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Annual Meeting of the Collective Consultation of NGOs on Education for All; 3rd; Rapport et recomman - PDF

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Annual Meeting of the Collective Consultation of NGOs on Education for All; 3rd; Rapport et recomman - PDF Powered By Docstoc
					ED/EFA/2006/14 2004 Original: English

L’Education pour tous Consultation Collective des ONG (CCONG/EPT)

Troisième réunion de la Consultation collective des ONG sur l’Education pour Tous (Beyrouth, Liban) Rapport et recommandations pour une action conjointe

Collective Consultation of NGOs
ON EDUCATION FOR ALL

Consultation Collective des ONG
SUR L’EDUCATION POUR TOUS

Consultación Colectiva de las ONG
EN EDUCACIÓN PARA TODOS

Troisième réunion de la Consultation collective des ONG sur l’Education pour Tous

Rapport et recommandations pour une action conjointe

Beyrouth, Liban 9-11 décembre 2004

TABLE DES MATIÈRES Paragraphe s Rapports et recommandations Introduction ................................................................................................... 1. Les grandes lignes de la réunion ............................................................ Cérémonie d’ouverture ............................................................................. Lancement régional du rapport mondial de suivi ...................................... 2. La CCONG/EPT depuis Dakar : principales initiatives ..................... 3. Analyse régionale du processus de participation de la société civile à l’EPT ..................................................................................................... Ateliers régionaux ..................................................................................... 4. Les enfants et les jeunes dans les zones de conflit ................................ 5. Initiatives de la CCONG/EPT pour le développement : participation à des rencontres et à des tribunes internationales ........ La Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (DNUA) ............. Le Rapport mondial de suivi ..................................................................... Le Sommet des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) .. Discussion ................................................................................................. 6. Analyse des principaux domaines d’action actuels de la CCONG ..... 7. Synthèse et désignation du nouveau Groupe de coordination ............ Synthèse .................................................................................................... Désignation du nouveau Groupe de coordination ..................................... 8. Clôture ...................................................................................................... Liste des annexes I. Ordre du jour ................................................................................................................. 16 18 20 24 1-6 7-13 7-9 10-13 14-23 24-33 25-33 34-35 36-43 37 38-39 40-41 42-43 44-53 54-57 54-56 57 58-59 1 2 2 3 4 7 7 9 9 9 10 11 11 12 14 14 15 15 Pages

II. Attentes et recommandations.......................................................................................... III. Synthèse des orientations de l’action future de la CCONG/EPT 2005-2006 ................ IV. Consultation régionale arabe .........................................................................................

-1Troisième réunion de la Consultation collective des ONG sur l’EPT RAPPORT ET RECOMMANDATIONS

Introduction 1. Au cours de la dernière décennie, l’implication de la société civile dans le développement durable et l’éducation s’est considérablement accrue, notamment au niveau national. La participation active des organisations de la société civile à l’évaluation et au suivi des objectifs de Jomtien s’est poursuivie en 1996 à la Réunion à mi-décennie du Forum international consultatif sur l’Éducation pour tous d’Amman, en 1997 à la 5e Conférence internationale sur l’éducation des adultes de Hambourg, et en 2000 au Forum mondial sur l’éducation de Dakar, où la communauté internationale s’est engagée à garantir la participation de la société civile à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi des stratégies relatives au développement de l’éducation. Dans le cadre de la mission qui lui est confiée de coordonner les partenaires de l’EPT et de s’assurer leur collaboration, l’UNESCO considère que le dialogue et la coopération avec la société civile sont essentiels pour la réalisation des objectifs de Dakar. À cette fin, l’UNESCO et les ONG ont réaffirmé leur volonté de travailler ensemble, dans un cadre adapté aux nouvelles formes d’organisation et d’expression de la société civile, afin d’apporter une contribution effective à la réflexion sur le concept d’éducation pour tous et sur sa mise en œuvre. 2. L’UNESCO a contribué à renforcer la participation des organisations, des réseaux et des coalitions de la société civile nationale au dialogue sur les politiques de l’EPT et au processus de leur formulation par le biais de la régionalisation de la Consultation collective des ONG sur l’éducation pour tous (CCONG/EPT). Ce mécanisme de partenariat a été mis en place pour faciliter la réflexion, le dialogue permanent et l’action conjointe des ONG et de l’UNESCO dans le domaine de l’éducation pour tous (EPT). Ses objectifs sont les suivants : (i) élargir et promouvoir le concept d’EPT dans la perspective de l’apprentissage tout au long de la vie ; (ii) faire mieux reconnaître le rôle, la contribution et les expériences des organisations de la société civile dans le domaine de l’EPT ; (iii) faire participer les organisations de la société civile au suivi et à l’évaluation des objectifs de l’EPT ; (iv) renforcer les diverses capacités des organisations de la société civile, notamment aux niveaux national et régional ; et (v) faciliter l’action conjointe et la coopération des organisations de la société civile dans le domaine de l’EPT par le travail en réseau et l’échange de données d’expérience. 3. Depuis Dakar, un nombre croissant d’ONG/réseaux nationaux du Sud sont associés aux travaux de la CCONG/EPT avec le soutien des points de contact1 régionaux pour les ONG. La CCONG/EPT a facilité le dialogue, la réflexion critique collective et la coopération entre plus de 6002 organisations de la société civile à travers le monde. Ces deux dernières années, les consultations ont porté principalement sur un premier bilan de la participation de la société civile et des partenariats dans les domaines liés à l’élaboration, la mise en œuvre et l’évaluation des
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À l’heure actuelle, les organisations assumant le rôle de points de contact régionaux pour la coordination de la CCONG/EPT sont le Réseau africain pour la campagne en faveur de l’éducation pour tous (ANCEFA), M. Gorgui Sow ; l’Arab Resource Collective (ARC), M. Samir Jarrar ; le Bureau d’éducation des adultes pour l’Asie et le Pacifique Sud (ASPBAE), Mme Maria Lourdes Almazan-Khan, et le Conseil latino-américain d’éducation des adultes, M. Carlos Zarco Mera. La CCONG/EPT regroupe environ 600 ONG du monde entier, qui sont reliées à un serveur pour le partage de l’information. Environ 120 d’entre elles participent - jusqu’à présent - aux réunions annuelles, qui ont lieu dans une région chaque fois différente. En moyenne, environ 70 % des participants viennent du Sud (organisations et réseaux nationaux et régionaux) et 30 % d’organisations internationales.

-2programmes et stratégies de l’EPT qui a débouché sur des activités concrètes de renforcement des capacités dans différentes régions. 4. La réunion de la CCONG/EPT tenue à Bangkok en 2001 a permis une meilleure appréhension des questions relatives à l’EPT, au niveau international et, plus particulièrement dans la région Asie. Elle a clarifié et fait avancer le processus de réforme de la CCONG/EPT et fourni un cadre pour une action collective aux niveaux régional et international. La réunion de Porto Alegre, tenue en 2003 à l’occasion du Forum social mondial a recommandé de favoriser les interconnections entre les problèmes de qualité de l’éducation, la participation de la société civile et l’altermondialisation afin de renforcer le mouvement de l’EPT et de lui donner plus de sens. Ce lien a fourni une plateforme sans équivalent pour renforcer davantage le mouvement de l’EPT parmi les organisations de la société civile, notamment en Amérique latine. 5. La troisième réunion, en 2004, visait à accroître le nombre des membres de la CCONG/EPT et ses activités menées avec la société civile de la région arabe ainsi qu’à favoriser la participation de la société civile à la formulation, la mise en œuvre et l’évaluation des stratégies de l’éducation afin de contribuer à la réalisation des objectifs de l’EPT, en mettant plus spécialement l’accent sur l’intégration de l’alphabétisation. Il s’agissait plus précisément : • • De tirer les enseignements de la dynamique de la société civile en matière d’EPT, notamment dans la région arabe. D’échanger des données d’expérience sur la participation de la société civile à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi des stratégies d’alphabétisation dans le cadre de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation et des Objectifs du Millénaire pour le développement, et dans la perspective de la réunion de 2005 du Groupe de haut niveau sur l’EPT et du Rapport mondial de suivi sur l’EPT de 2006. De déterminer la valeur ajout¨¦e de la participation de la société civile aux processus de définition des politiques nationales de l’EPT.

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6. La réunion de 2004 de la CCONG/EPT, organisée par l’UNESCO et ouverte par M. Ghazi Zaeiter, ministre des affaires sociales, a rassemblé au total 120 ONG et réseaux internationaux, régionaux et nationaux intervenant dans le domaine de l’éducation ainsi que huit spécialistes de l’UNESCO. Elle s’est tenue à Beyrouth (Liban) du 9 au 11 décembre 2004, à la suite du Séminaire international sur le renforcement des capacités aux fins d’un engagement de la société civile dans les politiques de l’EPT (7 et 8 décembre 2004) et en liaison avec la Consultation régionale arabe (10 décembre 2004). 1. Les grandes lignes de la réunion

CEREMONIE D’OUVERTURE 7. M. Bassam Mansour, représentant du Bureau de l’information du public de l’UNESCO, a souhaité la bienvenue aux participants et présenté les intervenants. M. Victor Billeh, directeur du Bureau de l’UNESCO à Beyrouth et Bureau régional pour l’éducation, et Mme Monique Fouilhoux, représentante de l’Internationale de l’éducation (IE) ont prononcé une allocution de bienvenue. M. Samir Jarrar, de l’Arab Resource Collective (ARC) et point de contact de la région arabe, a expliqué les objectifs et la finalité de la réunion, et souligné la nécessité de repenser le modèle éducatif en vue d’une coopération et d’une collaboration plus étroites entre la communauté éducative et la société civile.

-38. M. Ghazi Zaeiter, ministre des affaires sociales, a mis en relief dans l’allocution qu’il a prononcée à la séance inaugurale les activités et la politique générale de son ministère en soulignant la nécessité de travailler à la réalisation des objectifs de l’EPT et en insistant sur l’alphabétisation des adultes comme moyen de développement nécessitant des actions concertées et un état d’esprit institutionnel. Dans ce contexte, le rôle des ONG est capital et le ministère soutient leurs activités et leurs efforts, en particulier dans les zones rurales isolées. Le renforcement des capacités des ONG est sa préoccupation première. Le Ministre a transmis aux participants tous ses vœux de réussite pour la réunion et leur a souhaité un agréable séjour au Liban. 9. Dans son allocution, M. Abhimanyu Singh, directeur de la Division de la coordination internationale et du suivi de l’éducation pour tous de l’UNESCO, a rappelé le Cadre d’action de Dakar selon lequel le cœur de l’action se situe au niveau des pays de sorte que la clé de la réussite est l’impulsion donnée par les gouvernements, leur vision et leur engagement, avec l’appui de la communauté internationale. Un partenariat solide et dynamique entre gouvernements et société civile, dans un esprit d’ouverture et de transparence, est primordial pour atteindre les objectifs de l’éducation pour tous d’ici à 2015. M. Singh a reconnu les difficultés et les points de désaccord inhérents au processus de constitution de ce type de partenariat et admis qu’il était difficile de concilier ces divergences d’une manière positive et constructive. À cet égard, l’UNESCO était déterminée à jouer le rôle de catalyseur et de facilitateur de ce processus. L’ordre du jour de la réunion avec la CCONG devrait faciliter et renforcer la constitution de partenariats, d’alliances et de réseaux pour l’EPT. LANCEMENT REGIONAL DU RAPPORT MONDIAL DE SUIVI 10. À l’occasion du lancement régional du Rapport mondial de suivi 2005 M. Victor Billeh a déclaré que le Rapport donnait des indications sur les progrès accomplis vers la réalisation des six objectifs de l’EPT définis par le Cadre d’action de Dakar, en faveur desquels plus de 160 pays se sont engagés en 2000 au Forum mondial de l’éducation. Le Rapport passe en revue les résultats des recherches sur les facteurs multiples déterminant la qualité, dresse un bilan de l’aide internationale à l’éducation et décrit les politiques les plus à même d’améliorer le processus d’enseignement et d’apprentissage, notamment dans les pays à faible revenu. M. Billeh a également mentionné les avancées intervenues dans la région arabe en direction des objectifs de l’EPT. 11. Même si les chiffres ne peuvent traduire de manière satisfaisante la complexité du processus d’apprentissage, la plupart des indicateurs disponibles pour évaluer la qualité sont quantitatifs. Selon le Rapport, la majorité des pays du Sud risquent de ne pas atteindre plusieurs des objectifs quantitatifs, à savoir l’éducation primaire pour tous, l’alphabétisation des adultes, l’éducation de qualité et la parité entre les sexes. Seulement 41 pays, dont la plupart se trouvent en Amérique du Nord et en Europe, ont des chances d’atteindre ces quatre objectifs d’ici à 2015. Pour les enfants du primaire, faire une scolarité complète reste un problème majeur dans beaucoup de pays à faible revenu et le pourcentage net d’inscriptions dans de nombreux pays de l’Afrique subsaharienne et des États arabes est inférieur à 70 %. Les filles qui bénéficient de l’enseignement primaire sont sensiblement moins nombreuses que les garçons dans 71 pays sur 175. Le taux de survie en cinquième année du primaire s’est accru dans beaucoup de pays mais reste inférieur à 75 % dans 30 pays sur 91. Le rapport élèves/maîtres dans le primaire, qui est un indice de qualité, est d’un maître pour 60 élèves dans la plupart des pays en développement. L’alphabétisation reste une tâche difficile, avec près de 800 millions d’adultes analphabètes, soit 18,3 % de la population adulte. Près des deux tiers de ces personnes analphabètes sont des femmes. 12. En ce qui concerne les États arabes, le texte du Rapport dresse un sombre tableau de la situation : le nombre d’enfants non scolarisés s’élève à plus de 10 millions, dont 60 % sont des

-4filles. La disparité entre les sexes est déjà sensible à tous les niveaux d’inscription, même dans le primaire et le secondaire. Seulement 94 % des enfants font une scolarité complète dans le primaire. Il y a 70 millions d’analphabètes (âgés de 15 ans et plus) représentant 37,8 % de la population adulte, dont les deux tiers sont des femmes. Néanmoins, la qualité de l’éducation varie d’un pays à l’autre dans la région arabe. Douze pays arabes se situent dans la moyenne sur la voie de la réalisation des objectifs de l’EPT. Des progrès rapides dans ce domaine pourraient être faits même dans les pays les plus pauvres s’ils étaient vraiment déterminés et si des politiques appropriées étaient mises en place en matière notamment de gestion des écoles, de pratiques éducatives, d’installations dignes de ce nom, de lutte contre la corruption et d’obligation de rendre des comptes. Toujours est-il que le besoin d’aide à l’éducation reste important et que la communauté internationale devrait doubler les contributions annoncées pour atteindre les 7 milliards de dollars que l’on estime nécessaires pour assurer l’éducation primaire pour tous d’ici à 2015. 13. Lors de la séance de questions-réponses qui a suivi, les participants ont soulevé des points relatifs au contenu et à la couverture du Rapport mondial de suivi. Mme Ghada Al Jabi, du Réseau arabe pour l’alphabétisation et l’éducation des adultes, a signalé que le rapport ne mentionnait pas l’éducation non formelle, ni son rôle dans le processus d’apprentissage, et fait remarquer qu’il faudrait une information accrue pour aider les ONG à jouer un rôle important pour assurer l’EPT. M. Inayatullah, de l’Association pakistanaise pour l’éducation permanente des adultes, a soulevé la question du suivi de l’éducation non formelle et des initiatives de la société civile, et s’est demandé si c’était parce qu’ils faisaient intervenir la société civile que les pays du Nord étaient plus avancés dans le domaine de l’éducation. Il a par ailleurs demandé quelles seraient les conséquences pour l’UNESCO si 28 pays n’atteignaient pas les objectifs de l’EPT. M. Zahin Ahmed, des Amis du développement des villages du Bangladesh, a attiré l’attention sur les dangers de la privatisation du secteur social qui pouvait donner naissance à deux systèmes éducatifs, l’un pour les riches et les élites, l’autre pour les pauvres. Quelques participants ont évoqué le problème de l’enseignement dans une langue étrangère qui ne favorisait pas le processus d’apprentissage. D’autres ont dit que le transfert des systèmes et des programmes éducatifs du Nord au Sud n’était pas viable. Ces modes d’apprentissage ne favorisaient pas l’EPT. En réponse, il leur a été indiqué que le niveau et le rôle de l’éducation non formelle étaient liés aux compétences nécessaires dans la vie courante et à la conscience sociale qui variaient d’un pays à l’autre. En ce qui concerne les langues étrangères et le flux Nord/Sud des programmes éducatifs, il est nécessaire de renforcer les systèmes nationaux de contrôle des acquis. Le Rapport mondial de suivi identifie les pays qui sont loin d’avoir atteint les objectifs de l’EPT. Certains d’entre eux bénéficient de l’Initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA)3 menée par la Banque mondiale. Toujours est-il qu’il faut assurément davantage de ressources et de meilleures politiques de l’éducation. 2. La CCONG/EPT depuis Dakar : principales initiatives

14. M. Fulgence Kone, de l’Office international de l’enseignement catholique (OIEC), a présidé cette séance. Il a présenté les autres intervenants, membres du Secrétariat de l’UNESCO et du Groupe de coordination de la CCONG. 15. M. Abhimanyu Singh, directeur de la Division de la coordination internationale et du suivi de l’EPT, a présenté brièvement la CCONG/EPT en parlant du rôle de chef de file que joue l’UNESCO dans le mouvement pour l’EPT. Il a défini les tâches de l’UNESCO comme suit : (1) coordonner et mobiliser les partenaires de l’EPT et maintenir la dynamique de leur collaboration ; (2) contribuer directement à la réalisation des six objectifs de Dakar ; (3) évaluer les
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L’IMOA est destinée à accélérer les avancées en direction de l’enseignement primaire universel d’ici à 2015. Il s’agit d’un partenariat entre la Banque mondiale, plusieurs organismes multilatéraux et bilatéraux et des banques régionales de développement. L’aide fournie dans ce cadre, liée aux résultats, est plus efficace.

-5progrès réalisés vers l’EPT ; et (4) promouvoir, communiquer et sensibiliser en ce qui concerne tous les aspects de l’EPT. Il a souligné la nécessité d’ancrer l’EPT dans un large mouvement social soutenu par un partenariat viable entre les gouvernements et OSC partenaires. Il a également souligné que l’UNESCO reconnaissait que les OSC jouaient un rôle important dans l’EPT, en tant que prestataires de services alternatifs, critiques, avocats et partenaires en matière de politiques. Il a souligné l’importance des enseignements que l’UNESCO a tirés du dialogue avec la société civile, pour renforcer les partenariats, décrit des mesures tendant à l’établissement de partenariats intégrés avec les OSC et identifié les défis à relever pour instituer une coopération efficace. 16. Enfin, M. Singh a présenté la stratégie de l’UNESCO pour l’avenir, comme suit : • • • • • Renforcer la collaboration avec les OSC, pour accroître la transparence et la responsabilisation dans les processus d’EPT. Permettre une véritable participation de la société civile et des principales parties prenantes afin de créer une volonté politique en faveur de l’EPT. Accélérer la régionalisation et l’impact sur les pays de la CCONG/EPT. Augmenter le soutien au renforcement des capacités des OSC. Favoriser et soutenir un plus grand souci d’équité au niveau des politiques et des pratiques.

17. Mme Monique Fouilhoux de l’Internationale de l’éducation (IE) a rendu compte des principales activités menées par la CCONG/EPT au cours des dernières années dans le cadre des mécanismes de suivi de l’EPT, à savoir le Groupe de travail sur l’EPT, le Groupe de haut niveau pour l’EPT et le Comité de rédaction du Rapport mondial de suivi. Pour les activités à venir, elle a souligné l’importance : (1) de renforcer les liens établis au niveau mondial ; (2) de renforcer les capacités des ONG et de la société civile pour l’EPT ; (3) de créer des synergies avec d’autres initiatives de la société civile comme la Campagne mondiale pour l’éducation (CME), le Forum social mondial (FSM) ainsi qu’en relation avec les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ; (4) de simplifier et promouvoir les échanges d’informations ; et (5) d’améliorer le fonctionnement du Groupe de coordination de la CCONG/EPT. 18. M. Guntar Catlaks de l’Internationale de l’éducation (IE), a présenté une évaluation globale de la participation des OSC à l’EPT en 2004. Il a fait référence à l’étude réalisée conjointement par l’UNESCO et l’Internationale de l’éducation4. Cette étude était destinée à mesurer les progrès réalisés et les difficultés rencontrées par les membres de la Consultation collective des ONG dans les domaines de la planification et des modalités de l’EPT. Les réponses ont montré que les structures de l’EPT avaient été officiellement mises en place dans la plupart des pays mais que les forums sur ce sujet restaient le plus souvent inactifs. M. Catlaks a évoqué les difficultés à évaluer les pratiques réelles en matière de consultation de la société civile. Il a souligné par ailleurs que les gouvernements avaient tendance à être sélectifs en ce qui concerne la participation des OSC. Les consultations de la société civile sur la politique à mener étaient très limitées. Il a aussi fait observer
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Le questionnaire a été établi par l’UNESCO en vue de la mise à jour de l’information sur la participation des Organisations de la société civile (OSC) et des syndicats d’enseignants dans le processus d’éducation pour tous dans les pays en développement. Le Cadre d’action de Dakar mentionne expressément la nécessité pour les OSC de participer à la formulation, à la mise en œuvre et au suivi des stratégies relatives au développement de l’éducation. La première étude sur le suivi de la mise en œuvre de cet objectif a été réalisée en 2002. La présente et seconde étude, effectuée selon les mêmes méthodes et modalités, a comparé les résultats avec ceux de 2002.

-6que la situation variait beaucoup suivant les régions et les pays, ainsi que dans les pays. L’évaluation a montré que le dialogue est actif en Afrique occidentale, que les ONG internationales occupent une place importante en Afrique subsaharienne, que les considérations politiques semblent jouer un rôle important en Amérique latine, que l’information fournie par la région Asie-Pacifique est positive mais limitée et que dans les pays arabes, l’EPT et la société civile ont des progrès à faire. 19. Enfin, M. Catlaks a récapitulé les tâches accomplies ordinairement par les OSC et identifié un certain nombre de problèmes concernant leur participation, comme le fait que les gouvernements n’apprécient pas toujours un véritable dialogue et se contentent d’une consultation formelle, qu’ils ont tendance à sélectionner les OSC au lieu de rechercher une représentation complète de la société civile, que les Forums sur l’EPT peuvent rester inactifs, faute d’initiative de part et d’autre, que les programmes des OSC et des gouvernements ne coïncident pas nécessairement et qu’il y a un certain manque de coordination. 20. Mme Maria Lourdes A. Khan, du Bureau d’éducation des adultes pour l’Asie et le Pacifique Sud (ASPBAE), a évalué la participation des OSC à l’EPT aux niveaux international et national, et identifié les problèmes ainsi que les futurs domaines de travail comme suit : • • L’évolution des modèles de participation citoyenne à l’éducation vers la responsabilité sociale et la nécessité que d’autres acteurs sociaux assument des responsabilités. L’extension des capacités des OSC pour qu’elles s’adaptent à une vision plus large des politiques de l’éducation et pour définir avec d’autres des concepts communs et des alternatives concrètes. L’accroissement, pour la définition des politiques, de l’interaction entre les niveaux local et mondial pour que les réalités et les intérêts locaux soient pris en compte par les acteurs internationaux et que les politiques nationales et locales puissent bénéficier d’un soutien international. L’évolution vers une vision globale des six objectifs de Dakar en allant au-delà de la « collaboration technique » pour parvenir à un dialogue entre le gouvernement et la société civile sur les approches fondamentales et sur le contenu des programmes et des politiques.

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21. Au cours de la discussion, de nombreux participants ont formulé des observations sur l’action passée de la CCONG et ses futures orientations. M. Carlos Zarco Mera, du Conseil latino-américain d’éducation des adultes, a proposé, afin de renforcer le mouvement de l’EPT, que la société civile, en collaboration avec l’UNESCO, les gouvernements et les autres partenaires de l’EPT, réfléchisse à l’élaboration d’un cadre mondial permettant sa participation à l’EPT à différents niveaux. M. Gorgui Sow, du Réseau africain pour la campagne en faveur de l’éducation pour tous (ANCEFA), a souligné qu’il importe de renforcer les capacités des OSC. Les gouvernements doivent créer des espaces et des mécanismes visant à assurer la participation de la société civile non seulement en qualité de « techniciens », mais aussi de partenaires dans les processus de prise de décision et de formulation des politiques à tous les stades, depuis l’identification des problèmes à résoudre jusqu’à l’élaboration des textes proposés en fin de compte, leur permettant ainsi d’influer sur le contenu, les modalités et le budget alloué. M. Limbani Nsapato (Coalition de la société civile pour une éducation de base de qualité) a parlé du travail en réseau et de la formation de coalitions en tant que conditions du partage de l’information, des données d’expérience et des meilleures pratiques. Il est également indispensable de hausser le ton des plaidoyers. Lamine Kane, de l’Association panafricaine de l’éducation et de la formation des adultes (PAALAE), a souligné qu’il

-7importait de renforcer la capacité des OSC à utiliser les TIC, tandis que M. Bernard Lovegrove (ASPBAE) insistait sur la nécessité de mobiliser des ressources. 22. Un certain nombre de personnes sont intervenues de la salle pour souligner qu’il était important d’éradiquer l’analphabétisme et de créer des structures administratives pour atteindre les objectifs de l’éducation pour tous. M. Kazi Rafiqul Alam (Dhaka Ahsania Mission) a dit qu’une priorité élevée devait être accordée à l’alphabétisation. L’expérience montre qu’analphabétisme et pauvreté vont de paire. L’éducation formelle et non formelle et les nouvelles technologies de la communication sont des moyens importants pour s’attaquer au binôme analphabétisme-pauvreté. Cela demande un solide partenariat entre les gouvernements et les ONG. L’UNESCO doit jouer un rôle actif dans la promotion et l’institutionnalisation de ce type de partenariat. Mme Maria Lourdes A. Khan (ASPBAE) a déclaré que les partenaires de l’EPT négligent encore la question de l’analphabétisme et qu’il faut l’aborder concrètement au niveau national. Elle a dit également que les OMD ne faisaient pas mention de l’analphabétisme des adultes et qu’elle proposait donc que la réunion fasse une déclaration à l’intention des organismes régionaux et internationaux sur ce sujet, et notamment sur la corrélation entre l’analphabétisme et le genre puisque l’objectif de l’équité entre les sexes fera l’objet d’une évaluation en 2005. Mme Madeleine Castillo (Foro Educativo) a parlé de l’expérience du Pérou qui a conduit à l’institutionnalisation d’un Forum national de l’EPT auquel participent l’ensemble des administrations, ministères et ONG concernés, ainsi qu’à une reprise de la collaboration avec les pouvoirs publics. L’UNESCO doit préconiser et promouvoir activement les forums sur l’EPT au niveau national. 23. Plusieurs autres participants ont également demandé que l’UNESCO prenne une part plus grande à la formation et même à l’institutionnalisation de partenariats entre gouvernements et OSC. D’autres ont rappelé la nécessité du développement humain et d’autres formes de renforcement des capacités de la société civile, notamment en matière de mobilisation des ressources et de plaidoyer. D’autres encore ont demandé que soient instituées des bonnes pratiques accordant à la transparence et à l’obligation de rendre des comptes toute l’attention qu’elles méritent, au niveau des gouvernements comme au niveau des ONG. Le processus de planification et de suivi doit par ailleurs être continu et dynamique. 3. Analyse régionale du processus de participation de la société civile à l’EPT

24. M. Martin Itoua, de la Fédération africaine des parents d’élèves et étudiants (FAPE), a, en qualité d’animateur de la réunion, invité les participants à se répartir en un groupe international et quatre groupes régionaux. Les groupes ont identifié des points de contact aux niveaux régional et international pour la CCONG/EPT. Les discussions régionales ont porté sur les principaux enseignements tirés par la société civile et sur les attentes suscitées par le processus mondial de renforcement de sa participation et de ses attentes engagé par la CCONG/EPT. ATELIERS RÉGIONAUX 25. Le Groupe Afrique attend de l’UNESCO qu’elle soutienne les OSC dans leur rôle d’avocat et joue un rôle plus visible de coresponsable du processus d’EPT, notamment en renforçant la participation des commissions nationales au niveau local afin d’assurer le leadership et la coordination nécessaires. La CCONG doit favoriser une intensification du dialogue entre les parties prenantes, notamment pour soutenir et renforcer les coalitions nationales, sous-régionales et régionales d’OSC. 26. M. Andiwo Obondoh, du Réseau africain pour la campagne en faveur de l’éducation pour tous (ANCEFA), a fait observer que même si les gouvernements de certains pays ont reconnu l’importance du rôle des OSC et des coalitions dans le mouvement de l’EPT, les OSC continuent

-8d’agir en tant que prestataires de services, et non de défenseurs de droits. Il a également signalé que la majorité des pays d’Afrique sont encore loin d’œuvrer à la réalisation de l’ensemble des six objectifs de Dakar et que l’absence de structures formelles de consultation implique que les organisations de la société civile ne sont pas au courant des plans et activités en faveur de l’EPT au niveau national. 27. Frederick Mwesigye, du Forum des ONG actives dans le domaine de l’éducation en Ouganda (FENU), a rappelé que l’UNESCO a un rôle à jouer pour rapprocher les OSC et les gouvernements. Il a aussi mentionné les difficultés rencontrées en ce qui concerne : (a) la mobilisation des ressources ; (b) l’image des OSC comme prestataires de services et non comme défenseurs des droits ; (c) l’absence de structures formelles de consultation des OSC dans certains pays ; et (d) le fait que la majorité des pays sont encore loin d’œuvrer à la réalisation de l’ensemble des six objectifs de Dakar. De surcroît, si certains gouvernements reconnaissaient le rôle des coalitions d’OSC, les budgets limités alloués à l’éducation et les problèmes de collecte de l’information au niveau local freinent leur action. 28. Le Groupe Asie a insisté sur la nécessité de renforcer le partenariat entre l’UNESCO et la société civile. Mme Vera Razon (ASPBAE) a recommandé que les OSC et l’UNESCO travaillent ensemble à influencer le Sommet de 2005 sur l’examen à mi-parcours des Objectifs du Millénaire en soulignant l’importance des objectifs de l’EPT pour la réalisation des OMD. L’UNESCO doit aussi faire pression sur les organismes intergouvernementaux régionaux comme l’ANASE et la SAARC pour qu’ils associent des représentants de la société civile à leur action. De leur côté, les OSC doivent contribuer à l’élaboration de la Stratégie de communication sur l’EPT de l’UNESCO destinée à promouvoir l’EPT. 29. Le Groupe arabe a indiqué que le chômage et la stagnation économique dus à l’instabilité politique rendaient l’action visant à assurer l’EPT très difficile. Le manque de transparence, de responsabilisation, d’organisation, de suivi, d’évaluation et de fonds accentuent ces difficultés. Les OSC arabes doivent néanmoins reconnaître l’importance de l’autonomie et des partenariats, notamment au niveau local et avec les gouvernements. 30. Le Groupe arabe a également attiré l’attention sur la contribution qu’apporte l’UNESCO en facilitant le financement des OSC par des fonds internationaux et nationaux ; en reconnaissant le rôle et les réalisations des OSC pour l’EPT ; en s’attachant à promouvoir une vision, une stratégie réaliste et un plan assorti d’un échéancier pour les activités des OSC ; en rassemblant et diffusant des données sur les expériences réussies. L’Organisation est également invitée à concourir plus activement au renforcement des capacités et au soutien institutionnel. Le Groupe arabe l’encourage par ailleurs à lancer une campagne en faveur du libre accès à l’éducation pour les enfants palestiniens. 31. Représentant le Groupe latino-américain, Mme Madeleine Zúñiga Castillo (Foro Educativo) a déclaré que le nombre des forums nationaux de la société civile était passé de trois à seize. La société civile est aujourd’hui reconnue par certains États comme un partenaire valable. Elle a souligné l’importance de la qualité technique des projets proposés ainsi que du partage de l’information et de la mobilisation sociale. Le Groupe latino-américain espère que la CCONG activera son mécanisme aux niveaux régional et national et qu’elle explorera les possibilités de mise en place de programmes internationaux de renforcement des capacités. L’UNESCO doit jouer un rôle plus important dans la promotion de la coopération internationale et de la participation de la société civile à l’EPT.

-932. Les participants ont reconnu le rôle que joue l’UNESCO en faisant pression sur les gouvernements et les organisations internationales et attiré l’attention sur la nécessité d’influencer le Sommet des OMD de 2005 et les réunions du G-8. L’Organisation doit également prendre l’initiative de renforcer les coalitions, les forums et les réseaux nationaux, et d’œuvrer pour une relance des forums de parlementaires. Elle doit aussi être très active dans la diffusion de l’information et des meilleures pratiques. 33. Suivi, évaluation et mise en œuvre au niveau local ont été considérés comme les fonctions clés de la société civile. On a également mentionné le rôle important de la société civile au niveau national et, par conséquent, du renforcement des capacités des ONG à ces deux niveaux. En ce qui concerne l’analphabétisme il a été par ailleurs indiqué que non seulement les groupes parlementaires, mais également les médias devaient servir de forum. Sur la base des exposés régionaux et des débats qui ont suivi, une synthèse des recommandations et des attentes régionales formulées par les membres de la CCONG a été faite ; cette synthèse figure à l’annexe II. 4. Les enfants et les jeunes dans les zones de conflit

34. Mme Nour Dajani (Bureau de l’UNESCO à Beyrouth) a présenté un film produit par le Ministère palestinien de l’éducation sur les difficultés auxquelles sont confrontés les enfants palestiniens à l’école. Ce film montre l’impact des récentes mesures prises par les autorités israéliennes sur la vie quotidienne des enfants palestiniens et sur leur accès aux établissements scolaires. Face à cette situation, le ministère a pris un certain nombre de mesures, par exemple pour faciliter l’intégration des enfants handicapés dans certaines écoles, mettre au point en collaboration avec les médias un programme d’enseignement à distance utilisable pendant les couvre-feux et améliorer, dans le cadre d’un projet, l’état des élèves du point de vue nutritionnel. 35. Quelques participants ont demandé une déclaration ou une résolution exigeant le respect des droits des enfants palestiniens, notamment leur droit à l’éducation. D’autres, une campagne faisant intervenir des organisations internationales et régionales en faveur du plein accès des Palestiniens à l’éducation. Le rôle des ONG palestiniennes dans la promotion de l’EPT a été mis en lumière ainsi que les partenariats existant avec le Ministère de l’éducation, notamment dans les domaines de la formation des maîtres à l’apprentissage actif, des campagnes en faveur de la lecture et de la création de bibliothèques pour enfants. Il a également été fait mention d’autres situations où les enfants sont pris dans un conflit armé, comme en Iraq, au Rwanda, au Soudan et en Haïti. 5. Initiatives de la CCONG/EPT pour le développement : participation à des rencontres et à des tribunes internationales

36. Lors de la séance plénière de la deuxième journée, les intervenants ont développé trois thèmes choisis en vue d’accroître la participation et l’influence de la CCONG/EPT : la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (DNUA), le Rapport mondial de suivi et le Sommet sur les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Mme Maria Lourdes A. Khan (ASPBAE) a animé la séance. LA DÉCENNIE DES NATIONS UNIES POUR L’ALPHABÉTISATION (DNUA) 37. M. Shigeru Aoyagi, chef de la Section de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de l’UNESCO, a présenté l’Initiative pour l’alphabétisation : savoir pour pouvoir (LIFE). Il a expliqué que cette Initiative est l’une des trois actions pionnières de l’Organisation pour aider à atteindre les objectifs de l’EPT et un mécanisme opérationnel clé pour la mise en œuvre du programme de la Décennie des Nations Unies pour l’alphabétisation (DNUA). Mise sur pied au début 2005, LIFE a pour but de contribuer à la réalisation de l’objectif 3 de Dakar (répondre aux

- 10 besoins éducatifs de tous les jeunes et de tous les adultes en assurant des programmes adéquats d’acquisition des connaissances et des compétences nécessaires dans la vie courante), de l’objectif 4 (progression de 50 % de l’alphabétisation des adultes d’ici à 2015) et de l’objectif 5 (promouvoir l’égalité des sexes dans une éducation de base et une éducation permanente de qualité). LIFE portera sur 33 pays candidats ayant un taux d’analphabétisme de plus de 50 % ou une population analphabète supérieure à 10 millions. L’action cible aura trait à la mobilisation des autorités nationales et de la société civile, à la parité, à l’accroissement des niveaux d’alphabétisme, notamment chez les mères et les enfants, et aux interventions axées sur l’éducation non formelle et les communautés. L’Initiative définit les types d’activité à entreprendre, les modalités de mise en œuvre, les mécanismes de partenariat et de financement ainsi que les risques et les difficultés à prévoir. LE RAPPORT MONDIAL DE SUIVI 38. Mme Monique Fouilhoux, de l’Internationale de l’éducation, a donné quelques indications sur la façon dont la société civile pourrait contribuer au Suivi mondial de l’alphabétisation 20065. Elle a présenté les résultats des discussions régionales en ligne sur l’alphabétisation organisées par les points de contact de la CCONG/EPT, dans le cadre du projet UNESCO/Fonds-en-dépôt italien sur le développement de l’éducation non formelle par les TIC : • En Asie, l’ASPBAE a lancé une discussion en ligne sur les ressources pouvant être mobilisées pour une alphabétisation de qualité des adultes (17 septembre 1er octobre 2004). En Afrique, l’ANCEFA a organisé, en étroite collaboration avec PAALAE et PAMOJA, une discussion en ligne sur « La place de l’ENF dans les politiques de développement dans le cadre du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) » (3-23 octobre 2004). En Amérique latine, le CEAAL a animé une discussion régionale sur l’alphabétisation (25 novembre - 9 décembre 2004).

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•

Par ailleurs, des consultations en ligne sur Le renforcement des capacités aux fins d’un engagement de la société civile dans les politiques de l’EPT ont également été animées par les points de contact de la CCONG/EPT de chaque région. Mme Fouilhoux a fait observer que les consultations en ligne pouvaient être un moyen de rassembler les apports de la société civile pour contribuer au prochain Rapport mondial de suivi. À cet égard, elle a invité les représentants des ONG à participer à la consultation internationale en ligne sur le thème « Faire progresser l’alphabétisation des adultes d’ici à 2015, le rôle de la société civile ». 39. Mme Fouilhoux a rappelé qu’il était important que la société civile sache bien que la question de l’alphabétisation s’inscrit dans le cadre de l’EPT. Cela comprend les statistiques de l’alphabétisation, le rôle de la langue, la relation au développement, les compétences nécessaires pour la vie courante, les différences Nord-Sud, la pédagogie et les investissements consacrés à l’alphabétisation. Les OSC doivent être capables d’agir comme des catalyseurs aux niveaux national et international, et de rassembler des données de terrain quantitatives et qualitatives sur l’alphabétisation et l’éducation non formelle. LE SOMMET DES OBJECTIFS DU MILLÉNAIRE POUR LE DÉVELOPPEMENT (OMD)

5

Rapport mondial de suivi http://portal.unesco.org/education.

- 11 40. Mme Joanne Walker, de la Campagne mondiale pour l’éducation (CME), coalition d’organisations de la société civile réunies pour faire pression sur les gouvernements afin qu’ils reconnaissent l’éducation comme un droit fondamental de la personne humaine, a mis l’accent sur la contribution des OSC au Sommet des OMD et autres manifestations mondiales. Elle a expliqué comment la CME avait prévu que d’intéressantes possibilités de faire une campagne en faveur de l’éducation se présenteraient tout au long de l’année 2005 et comment la « Semaine d’action mondiale pour l’éducation » pourrait trouver place dans cette mobilisation mondiale. Elle a rappelé qu’en 2004, le plus gros lobby du monde avait fait intervenir 2 millions d’enfants pour faire pression sur les ministres et les chefs d’État. En 2005, le slogan de la « Semaine d’action mondiale » est Éduquer pour en finir avec la pauvreté. Les apprenants, tant enfants qu’adultes, seront les principaux acteurs de la campagne « Envoyez mon ami à l’école » dont le but est d’obtenir un engagement national signé des responsables politiques. En ce qui concerne les messages particuliers de chaque pays, chaque coalition nationale de la CME adoptera ses propres slogans (pour la suppression des frais de scolarité, l’arrêt des réductions budgétaires, la gratuité des repas à la cantine …) sur lesquels reposera l’engagement de chaque organisme national. 41. C’est également en 2005 qu’une gigantesque coalition d’ONG et de réseaux existants se mobilisera pour une campagne mondiale intitulée « Appel mondial à l’action contre la pauvreté ». De nombreuses manifestations et campagnes nationales seront organisées dans ce cadre tout au long de cette année. En Inde, par exemple, la campagne « Tenez vos promesses » s’inscrit dans le cadre de l’Appel mondial et fait écho à trois revendications de portée très générale : doublement de l’aide, annulation de la dette et promotion du commerce équitable. L’Appel offre une occasion unique de faire en sorte que les dirigeants mondiaux tiennent leurs promesses d’éradiquer la pauvreté et d’atteindre les OMD en s’adressant au Sommet du G-8 en juillet, au Sommet des OMD en septembre et à la Réunion ministérielle de l’OMC en décembre. Il s’agit là, comme dans les campagnes en faveur de l’EPT, de dire, dans le monde entier, que l’éducation peut mettre un terme à la pauvreté. Cela contribuera aussi à renforcer les engagements pris aux niveaux national et local. Il a été proposé que les OSC se joignent aux coalitions nationales et prennent part à cette campagne mondiale. DISCUSSION 42. Mme Maria Lourdes A. Khan (ASPBAE) a déclaré que l’accès de toutes les parties prenantes à l’information était primordial pour la promotion de l’EPT. La notion de partie prenante doit être étendue pour englober les communautés locales ainsi que les apprenants, et leur accès aux statistiques officielles doit être facilité. La contribution de la société civile doit être fondée sur des données fiables et c’est pourquoi Mme Khan a demandé un renforcement des capacités des OSC en ce qui concerne la collecte et l’analyse des données qui servent à définir les politiques. Elle a également jugé important pour les actions de plaidoyer d’établir des points de référence pour contrôler la qualité de l’alphabétisation des adultes. Il faut aussi mettre en place des systèmes d’équivalence et fixer les conditions de l’admission dans l’enseignement formel après avoir suivi avec succès un programme d’alphabétisation. 43. Mme Raquel Castillo (Education Network, Philippines) a attiré l’attention sur le fait que la réalisation des OMD n’était possible que si les six objectifs de l’EPT étaient atteints. D’où la nécessité de campagnes et de pressions mondiales ainsi que d’un meilleur partage de l’information, notamment sur les initiatives. Pour prendre des mesures concrètes en vue de la coordination et de la mise en commun de ces initiatives, le cadre d’action qui sera mis en place devra prévoir un nombre aussi grand que possible de forums et d’interventions auprès des pouvoirs publics bien avant les sommets, ainsi que des actions de la base pour faire prendre conscience de l'importance du rôle et

- 12 de la contribution des OSC. Une plate-forme de la société civile doit aussi être établie afin de regrouper toutes les campagnes et d’en contrôler les progrès. 6. Analyse des principaux domaines d’action actuels de la CCONG

44. Mme Jennifer Chiwela, du Zambia National Coalition Network (ZANEC), a présidé la séance consacrée aux objectifs et aux grands axes des quatre domaines d’action ci-après : (1) suivi de l’application des politiques ; (2) financement des programmes d’EPT ; (3) formation de coalitions pour les campagnes ; et (4) renforcement des capacités pour la promotion de l’EPT. 45. Dans l’exposé sur le « suivi de l’application des politiques », défini comme la capacité d’assurer le suivi indépendant d’une action en cours, l’étude de cas du Bangladesh réalisée par Education Watch a servi d’exemple. L’expérience du Bangladesh a montré que les études indépendantes ne donnaient pas les mêmes résultats que les systèmes de rapports officiels. Ce constat a débouché sur des discussions avec le gouvernement au sujet de la différence entre les deux systèmes de rapports et permis aux ONG concernées de savoir de quels moyens elles devaient se doter pour suivre efficacement l’application des politiques. 46. Dans l’exposé sur le financement des programmes d’EPT, M. Abhimanyu Singh a souligné que l’essentiel de l’action doit se situer au niveau du pays. La mobilisation des ressources nationales est la clé de la réalisation des objectifs en matière d’éducation, notamment d’EPT. Même avec l’Initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA), des ressources complémentaires sont nécessaires pour combler l’écart entre les ressources disponibles et celles dont il faut disposer pour atteindre les six objectifs de l’EPT d’ici à 2015. Un accroissement de l’aide extérieure est certainement nécessaire. En fait, l’annulation, l’exonération ou l’allègement de la dette sont demandés avec insistance. Bien que gigantesque, le volume de l’aide fournie pour atteindre les OMD n’est toujours pas à la hauteur des attentes. L’Aide publique au développement (APD) accordée par les donateurs bilatéraux s’est chiffrée à 60 milliards de dollars en 2002. Les contributions annoncées à Monterrey représentent 16 milliards de dollars supplémentaires. L’aide multilatérale apportée par la Banque mondiale et l’Union européenne devient aujourd’hui une source importante de financement de l’EPT. 47. M. Singh a également évoqué les problèmes qui se posent en matière de financement externe ; il a fait remarquer que la fragmentation de l’aide entraînait une dispersion des ressources et une perte d’efficacité. Pour que l’aide porte ses fruits, il faut une coordination entre les donateurs ainsi que des politiques nationales rationnelles pour éliminer la pauvreté par la mise en œuvre de programmes visant à atteindre les objectifs de l’EPT. Avec les 16 milliards de dollars promis à Monterrey et l’Initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA), on devrait disposer de fonds supplémentaires pour atteindre les objectifs de l’EPT. Les OSC de leur côté devraient avoir les capacités et les compétences voulues pour se procurer les fonds nécessaires à leur fonctionnement. 48. La formation de coalitions pour les campagnes passait, pour que la communication soit efficace, par des éléments fondamentaux comme : (1) la connaissance de la situation locale ; (2) une appréhension commune des enjeux, notamment des rapports de pouvoir ; (3) des compétences en matière de recherche, de travail en réseau, de plaidoyer et de négociation ; et (4) une marge de manœuvre opérationnelle, tant matérielle que politique. Les plans d’action régionaux pour le renforcement des capacités élaborés pendant le Séminaire devraient fournir des éléments pour mettre au point un programme international de renforcement des capacités. 49. Prenant pour lignes directrices les exposés susmentionnés, les participants se sont répartis en deux groupes de travail sur : (1) le suivi de l’application des politiques et le financement ; (2) la formation de coalitions et le renforcement des capacités. Les groupes se sont penchés sur trois

- 13 points : (1) le cadre conceptuel pour chaque domaine d’action ; (2) les principaux enseignements tirés des initiatives et programmes conduits dans chaque domaine d’action ; et (3) les principaux besoins en matière de renforcement des capacités pour accroître la contribution des OSC dans chaque domaine d’action. 50. M. Bernard Lovegrove (ASPBAE) a rendu compte des discussions du groupe sur le suivi et le financement qui, faute de temps, a limité ses échanges de vues à la question du suivi, en se fondant sur l’examen des études de cas du Bangladesh et des Philippines qui avaient démontré que les coalitions étaient capables de coordonner le travail et de collecter et diffuser les données. Les statistiques collectées par les OSC étaient souvent différentes des chiffres officiels. Le suivi entraînait par conséquent une plus grande responsabilisation des administrations. Le nombre des manuels fictifs et les coûts se sont réduits. Il est toutefois nécessaire de rassembler d’autres études comme celle du Malawi pour mieux connaître les meilleures pratiques, et découvrir d’autres idées effectivement applicables à la mise en place d’un cadre de suivi de l’application des politiques par la société civile. 51. Au cours des discussions sur le financement, il a été fait mention de l’Initiative de mise en œuvre accélérée (IMOA) et d’autres nouvelles initiatives concernant le financement. Outre les fonds du Programme ordinaire de l’UNESCO et l’initiative de la Banque mondiale, l’Union européenne et les donateurs bilatéraux doivent être pris en considération en tant qu’acteurs majeurs du développement. Les banques régionales de développement sont également des sources potentielles de financement pour atteindre les objectifs de l’EPT. Néanmoins, le financement externe ne dispensera pas les pouvoirs publics de mobiliser des ressources nationales pour l’EPT. Accroître la responsabilisation, l’efficacité et la transparence en ce qui concerne l’utilisation des ressources internes et externes est la seule voie menant à une augmentation du financement. La tendance est au financement intégré des programmes lié à l’élimination de la pauvreté. Les budgets de l’EPT liés par les gouvernements aux plans nationaux élaborés à cette fin auront plus de chance de bénéficier d’un soutien. L’IMOA en tant que nouvel instrument pour les pays à faible revenu, où les plans d’atténuation de la pauvreté sont associés aux plans du secteur de l’éducation, devrait permettre une action plus cohérente des donateurs au niveau des pays. Des actions de renforcement des capacités sont indispensables pour que les ONG puissent analyser les budgets, les suivre et former des coalitions. 52. Mme Adelaide Sosseh (Gambia Education for All) a fait rapport sur les coalitions et le renforcement des capacités. Elle a souligné que celui-ci et le travail en réseau étaient indissociables. L’un et l’autre contribuent à faire prendre conscience du rôle social et politique que la société civile peut jouer en influant sur les politiques en matière d’éducation et dans le domaine social. Le renforcement des capacités comprend notamment : le personnel (formation de formateurs), les capacités institutionnelles (ONG/OSC) et sociales, c’est-à-dire la prise de conscience de la mobilisation politique et sociale. Les capacités institutionnelles doivent être renforcées dans les domaines de la planification stratégique et de la rédaction de propositions de projet, dans les systèmes de gestion, y compris financière, et dans la mobilisation des ressources, notamment la collecte de fonds. Tout dispositif d’action doit être basé sur les recommandations relatives aux plans d’action régionaux présentés à la réunion, et renforcer les échanges d’informations entre pays et régions. Le programme international doit être élaboré à partir de l’actuel Programme de renforcement des capacités de l’UNESCO. 53. Lors de la discussion plénière qui a suivi, il a été rappelé qu’élèves, syndicats d’enseignants et conseils de parents d’élèves doivent être considérés comme des acteurs et des partenaires dans les actions des groupes de pression et de plaidoyer. De nombreux participants ont signalé que la société civile a besoin d’un renforcement des capacités de planification, de programmation et de plaidoyer.

- 14 D’aucuns ont évoqué la mondialisation, les pressions exercées pour une restructuration des politiques et leurs effets sur les salaires des enseignants qui ont besoin d’un soutien et d’une meilleure rémunération. L’UNESCO aide les pays à augmenter le nombre d’enseignants bien formés et qualifiés. La stratégie de lutte contre la mondialisation doit par conséquent cibler les organisations internationales et régionales puissantes pour qu’elles réorientent les politiques au profit des pauvres. Les ONG doivent par ailleurs s’impliquer dans les politiques de leur pays en soulignant la nécessité d’augmentations de crédits pour l’éducation et le développement social. Le renforcement de la capacité de pression aux niveaux politique et social et de collecte de fonds est une obligation absolue. À cet égard, l’UNESCO a reconnu qu’il lui incombait d’œuvrer en faveur du financement de l’EPT, conformément au Cadre d’action de Dakar et aux engagements nationaux. Il a aussi été indiqué que l’IMOA est favorable à la suppression de tous les frais scolaires au niveau du primaire et que le cadre indicatif est aujourd’hui plus souple puisqu’il prévoit même la prise en charge des dépenses de fonctionnement, y compris les salaires des enseignants, notamment en Afrique subsaharienne. 7. Synthèse et désignation du nouveau Groupe de coordination

SYNTHESE 54. Une synthèse des principales orientations concernant les futurs travaux de la CCONG/EPT au niveau international a été présentée. Au niveau régional, des plans spécifiques seront élaborés dans chaque région pour le plaidoyer et le renforcement des capacités. Cette synthèse a fourni les lignes directrices d’actions en faveur des cinq domaines prioritaires qui ont été définis à Porto Alegre et qu’elle a validés, à savoir : (1) le renforcement du mouvement de l’EPT ; (2) le renforcement des capacités pour l’EPT ; (3) la recherche et le plaidoyer en matière de politiques ; (4) la communication et la diffusion de l’information ; (5) le financement de l’EPT et la mobilisation des ressources. Elle contient également des recommandations pour l’UNESCO ainsi que des suggestions concernant LIFE et le Rapport mondial de suivi 2006. C’est sur la base de ces orientations et recommandations que le nouveau Groupe de coordination de la CCONG/EPT élaborera un plan de travail qui sera communiqué à tous les participants à la réunion et à tous les membres de la CCONG/EPT. 55. Après la lecture du compte rendu du rapporteur, des participants ont rappelé qu’il fallait aller au-delà des recommandations générales et fixer les grandes lignes d’un plan de travail ou d’une feuille de route portant sur des besoins concrets. Ils ont soulevé un certain nombre de questions importantes comme l’éducation des jeunes et des femmes ; l’éducation pour la paix et la démocratie ; la promotion des langues nationales et locales et des dialectes ; l’éducation des personnes défavorisées et marginalisées, y compris les populations rurales et autochtones ; l’éducation des enfants et l’emploi ; les conflits armés ; les parties prenantes telles que les conseils élus et les municipalités ; l’éducation pour la prévention du VIH/sida et autres besoins particuliers. D’autres ont mis l’accent sur une approche intégrée du renforcement des capacités des ONG couvrant la recherche, le suivi, l’évaluation, la mobilisation des ressources, le plaidoyer et le travail en réseau. À cet égard, l’accent a également été mis sur la formation, et plus particulièrement la formation de formateurs et la formation à l’élaboration de plans d’action nationaux. Il a aussi été fait mention du rôle du bénévolat dans les programmes d’éducation et d’alphabétisation ainsi que des besoins des petites ONG. Le rôle de l’UNESCO dans la collecte et l’apport de fonds a également été souligné. L’Organisation doit agir dans ce domaine en tant que catalyseur et médiateur. 56. La Synthèse des orientations de l’action future de la CCONG/EPT 2005-2006 (annexe III) tente d’intégrer les observations faites sur l’exposé oral ainsi que les échanges de vues qui ont suivi.

- 15 -

DESIGNATION DU NOUVEAU GROUPE DE COORDINATION 57. Points de contact régionaux : Réseau africain pour la campagne en faveur de l’éducation pour tous (ANCEFA) Réseau arabe pour l’éradication de l’analphabétisme Bureau d’éducation des adultes pour l’Asie et le Pacifique Sud (ASPBAE) Conseil latino-américain d’éducation des adultes (CEAAL) Office international de l’enseignement catholique (OIEC) Internationale de l’éducation (IE) Fédération internationale des centres d’entraînement aux méthodes d’éducation active (FICEMEA)

Afrique : Région arabe : Asie : Amérique latine : Points de contact internationaux : Comité de liaison UNESCO/ONG :

8.

Clôture

58. M. Victor Billeh a présenté Mme Bahia Hariri, ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, membre du Parlement et présidente de la Commission de l’éducation au Parlement libanais. Elle a, dans une allocution, souhaité aux participants la bienvenue au Liban et souligné le rôle de la société civile dans le secteur de l’éducation au Liban. Elle a signalé que la Fondation Hariri avait été élue comme point focal des ONG/EPT du Liban. La réalisation des objectifs de l’EPT est par conséquent une haute priorité pour la fondation et pour elle personnellement, et elle est déterminée à encourager le Parlement à prendre les mesures appropriées en faveur de l’EPT. Elle a félicité les participants pour les conclusions fructueuses de la réunion et leur a souhaité bonne chance dans leurs efforts de suivi ainsi qu’un bon voyage de retour dans leur pays. 59. M. Jarrar, point de contact sortant de la région arabe a remercié les participants et mis en évidence le rôle de la société civile arabe et l’incidence des conflits sur l’EPT dans la région. M. Singh a, quant à lui, remercié les membres sortants du Groupe de coordination de la CCONG et les participants, et souligné la volonté de l’UNESCO de travailler avec le nouveau Groupe de coordination. Il a déclaré que le forum avait fourni de précieuses indications sur ce qui est efficace au niveau local et demandé l’élargissement de la base de la CCONG au niveau des pays.

- 16 Annexe I ORDRE DU JOUR RÉUNION DE LA CCONG/EPT 2004 9-11 décembre 2004 (Beyrouth, Liban) 1re journée - Jeudi 9 décembre 2004 Introduction générale et allocutions de bienvenue, suivies d’une séance de questions-réponses
10 heures Maître de cérémonie Intervenants Cérémonie d’ouverture M. Bassam Mansour, Bureau de l’information du public de l’UNESCO M. Victor Billeh, directeur du Bureau de l’UNESCO à Beyrouth Mme Monique Fouilhoux, CCONG/EPT - Internationale de l’éducation (Comité de liaison UNESCO/ONG) M. Samir Jarrar, point de contact régional de la CCONG/EPT (ARC) M. Abhimanyu Singh, directeur de la Division de la coordination internationale et du suivi de l’EPT (UNESCO) Lancement régional du Rapport mondial de suivi 2005 M. Victor Billeh, directeur du Bureau de l’UNESCO à Beyrouth Discours de bienvenue de M. Ghazi Zaeitar, ministre des affaires sociales Questions-réponses 11 h 30 11 h 45 12 heures Intervenants Pause Description du programme de la réunion annuelle M. Samir Jarrar (ARC) Principales initiatives de la CCONG, Rapport du groupe de coordination suivi d’un dialogue ouvert M. Abhimanyu Singh, directeur de la coordination internationale et suivi de l’EPT (UNESCO) Mme Monique Fouilhoux (IE) M. Guntars Catlaks (IE) Mme Maria Lourdes A. Khan (ASPBAE) Animateur : M. Fulgence Kone (OIEC) Déjeuner Groupes de discussion régionaux et interrégionaux - Analyse des processus d’engagement de la société civile (a) Principaux domaines où des progrès ont été accomplis et des difficultés rencontrées ; (b) principaux enseignements tirés en tant que société civile ; (c) attentes concernant le processus de la CCONG/EPT ; (d) quelles ONG et quelles OSC pour les points de contact régionaux et internationaux ? Animateur : M. Gorgui Sow (ANCEFA) Pause Séance plénière - Évaluation globale de notre processus en tant que société civile Présentation des rapports régionaux Animateur : M. Martin Itoua (FAPE)

10 h 20

13 h 30 14 h 45

17 heures 17 h 15

- 17 18 h 30 Fin de la 1re journée 2e journée - Vendredi 10 décembre 2004 9 heures Thème régional - Les enfants et les jeunes dans les zones de conflit Mme Nour Dajani (Bureau de l’UNESCO à Beyrouth) Élaboration des initiatives de la CCONG/EPT - Participation aux tribunes et forums internationaux 10 heures Exposés en plénière (a) Initiative DNUA/UNESCO pour l’alphabétisation des exclus (LIFE) M. Shigeru Aoyagi, chef de la Section de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle de l’UNESCO (b) Contribution de la société civile au Rapport mondial de suivi 2006 Mme Joanne Walker (CME) Pause Groupes de discussion thématiques et préparation des rapports Animatrice : Mme Maria Lourdes A. Khan (ASPBAE) Séance plénière suivie de questions-réponses Présentation des rapports des groupes thématiques Animatrice : Mme Maria Lourdes A. Khan (ASPBAE) Déjeuner Exposés en plénière - Analyse des principaux domaines d’action actuels de la CCONG (a) Suivi de l’application des politiques ; (b) financement ; (c) formation de coalitions pour les campagnes ; (d) renforcement des capacités Travail de groupe sur ces thèmes (4 ateliers) Animatrice : Mme Monique Fouilhoux (IE) Pause Séance plénière suivie de questions-réponses - Rapports des groupes et discussions ouvertes Animatrice : Mme Monique Fouilhoux (IE) Fin de la 2e journée

10 h 30 10 h 45 12 h 15

13 h 30 14 h 45

16 h 45 17 heures

18 h 30

3e journée - Samedi 11 décembre 2004 Synthèse de la réunion annuelle et désignation du nouveau Groupe de coordination
9 heures Brève synthèse des principales orientations suggérées pendant la réunion Désignation des ONG qui feront partie du nouveau Groupe de coordination Choix du lieu de la prochaine réunion annuelle de la CCONG Séance de clôture Mme Bahia Hariri, ambassadrice de bonne volonté de l’UNESCO, membre du Parlement et présidente de la Commission de l’éducation au Parlement libanais Visites culturelles

11 h 30

12 heures

- 18 Annexe II ATTENTES ET RECOMMANDATIONS Synthèse des attentes et des recommandations des régions Groupe Amérique latine ? ? ? Poursuite de l’analyse et de la mise en commun des stratégies internationales concernant la question centrale posée par l’EPT Exploration des possibilités de programmes internationaux de renforcement des capacités Activation de ce mécanisme aux niveaux régional et national

Recommandations à l’ UNESCO ? ? ? ? Améliorer la coordination des initiatives avec les bureaux hors Siège Poursuivre et améliorer la coordination avec les autres organismes des Nations Unies Préciser la place de la CCONG au sein de la structure de l’UNESCO en tant qu’élément du processus d’EPT Jouer un plus grand rôle en faveur de la coopération internationale et de la participation de la société civile à l’EPT Groupe Afrique ? ? ? Intensification du dialogue avec les gouvernements, l’UNESCO et d’autres acteurs Établissement par l’UNESCO d’une passerelle entre les OSC et les gouvernements (soutien des ONG dans leur rôle de plaidoyer) Espoir que l’UNESCO jouera un rôle plus visible en tant que chef de file du processus d’EPT (renforcement de l’engagement des commissions nationales au niveau local pour assurer l’animation et la coordination) Nécessité que la CCONG œuvre à la consolidation et au renforcement des coalitions nationales, sous-régionales et régionales d’OSC Dispositions à prendre pour que la CCONG n’ait ni les mêmes activités ni la même structure que les forums nationaux de l’EPT Renforcement du rôle des points de contact régionaux Organisation de consultations régionales avant la réunion annuelle internationale de la CCONG Réactivation et renforcement du FAPED pour qu’il travaille en étroite collaboration avec la CCONG Groupe Asie Renforcement du partenariat OSC/UNESCO pour les plaidoyers en faveur de l’EPT ? ? En élaborant conjointement pour ce type de partenariat des lignes directrices portant sur les questions de collaboration, de communication et de ressources Grâce à la contribution que les hauts fonctionnaires de l’UNESCO accepteront d’apporter en interpellant les gouvernements, à un haut niveau, à la demande des coalitions d’OSC, au sujet de questions concernant l’EPT et la participation des OSC aux processus d’EPT

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- 19 ? Examen par l’UNESCO des systèmes internes garantissant une coordination et une communication efficaces au sujet des initiatives de l’EPT, notamment celles qui sont mises en œuvre en lien avec des OSC Organisation de réunions entre les représentants des OSC nationales et régionales et les bureaux nationaux et régionaux de l’UNESCO pour mettre au point de meilleures stratégies en matière de plaidoyer pour l’EPT Pressions de l’UNESCO sur les organismes intergouvernementaux régionaux comme la SAARC, l’ANASE et Pacific FIM et sur les réunions de ministres de l’éducation pour qu’ils fassent une place aux représentants de la société civile Mise à profit des possibilités offertes par l’Initiative LIFE de l’UNESCO qui fait intervenir des chefs d’État pour promouvoir les objectifs de l’EPT Contribution des OSC à l’élaboration de la Stratégie de communication sur l’EPT de l’UNESCO et à son utilisation pour promouvoir l’EPT Examen de la possibilité que l’UNESCO facilite la tenue d’une réunion de représentants des OSC et des donateurs pour parler de la mobilisation des ressources en vue du renforcement des capacités des OSC pour l’EPT Influence des OSC et de l’UNESCO sur le Sommet de 2005 sur les Objectifs du Millénaire en soulignant l’importance des objectifs de l’EPT pour la réalisation des OMD, par exemple en faisant pression sur les chefs d’État pour qu’ils mentionnent les objectifs de l’EPT dans leurs discours (contacter les rédacteurs de discours) Groupe des États arabes ? ? ? Accompagnement par l’UNESCO du processus de renforcement du réseau CCONG de la région arabe et de formation de coalitions Participation des ONG arabes au processus d’EPT afin qu’elles puissent nouer des relations avec d’autres OSC aux niveaux national et régional Établissement par la CCONG de liens dans la région arabe entre l’EPT et d’autres platesformes internationales, comme par exemple les OMD, les programmes de réduction de la pauvreté, etc. Aide de l’UNESCO à la CCONG pour qu’elle participe à l’élaboration de plans d’action nationaux en faveur de l’EPT, de l’alphabétisation, du développement durable et d’autres thèmes Collaboration de la CCONG pour renforcer les capacités de mise en œuvre, de documentation et de diffusion des meilleures pratiques grâce à des ressources mises à disposition par des partenaires locaux et internationaux

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- 20 -

Annexe III SYNTHESE DES ORIENTATIONS DE L’ACTION FUTURE DE LA CCONG/EPT 2005-2006 1. Prémisses et considérations générales • Les pages qui suivent présentent sous forme synthétique les principales orientations de notre action future dans le cadre de la CCONG/EPT au niveau international • Chaque région élaborera ses propres plans pour les actions de plaidoyer et de renforcement des capacités • Cette synthèse comporte également des recommandations à l’UNESCO • Elle contient aussi des suggestions concernant LIFE et le Rapport mondial de suivi 2006 • C’est sur la base de ces orientations et recommandations que le nouveau Groupe de coordination de la CCONG/EPT élaborera un plan de travail qui sera communiqué à tous les participants à la présente réunion et tous les membres de la CCONG/EPT • Nous invitons les participants à enrichir cette synthèse • Nous nous sommes fondés sur les cinq orientations principales adoptées par la réunion de Porto Alegre (2003) pour formuler les présentes recommandations 2. Domaines d’action prioritaires • • • • • 3. Renforcement du mouvement de l’EPT Renforcement des capacités pour l’EPT Recherche et plaidoyer en matière de politiques Communication et diffusion de l’information Financement de l’EPT et mobilisation des ressources

Renforcement du mouvement de l’EPT • Mise en place du mécanisme de la CCONG/EPT aux niveaux régional et national et soutien lié à des plans concrets et des séries de processus identifiées • Formation et renforcement par la CCONG de coalitions nationales, sous-régionales et régionales d’OSC • Renforcement des acteurs régionaux et élaboration de programmes régionaux • Effort particulier pour contribuer au processus de travail en réseau et de formation de coalitions de la CCONG dans la région arabe • Mise en place de mécanismes intégrés permettant à la CCONG/EPT de mieux évaluer son impact et son efficacité, comme par exemple les résultats des activités de renforcement des capacités • Organisation de consultations régionales avant la réunion internationale annuelle de la CCONG

4.

Renforcement des capacités des OSC • Formations nationales et régionales au renforcement et à l’actualisation du réseau EPT. Objectif : définir clairement l’EPT en tant que réseau contribuant à établir/renforcer les réseaux

- 21 • Renforcement de la capacité de regrouper les ONG et les syndicats d’enseignants pour améliorer les plaidoyers en faveur de l’EPT et des questions de qualité de l’éducation, en particulier dans la mesure où ils se rapportent aux droits et aux conditions d’emploi des enseignants • Adoption d’approches ciblées novatrices en faveur des apprenants dans les situations de conflit • Après les conclusions et les recommandations du Séminaire international sur le renforcement des capacités, élaboration d’un plan d’action international orienté vers la consolidation des processus régionaux et nationaux de renforcement des capacités • Soutien à la CCONG en tant qu’espace d’analyse et de réflexion au niveau international sur les questions centrales concernant l’EPT 5. Recherche sur les politiques et plaidoyer • Développement de nos travaux de recherche sur les politiques et plaidoyer : - Établissement de liens avec les universités et les instituts de recherche - Planification et conduite d’études de cas, notamment sur les bonnes pratiques dans le suivi de l’application des politiques et le plaidoyer - Organisation d’un groupe/réseau interdisciplinaire restreint de chercheurs travaillant dans les différents domaines de l’EPT • Collaboration avec les veilles citoyennes existantes et information en matière de politiques de l’éducation : concrètement, établissement d’un dialogue avec le réseau de Social Watch afin d’intégrer le cadre de l’EPT dans leurs rapports, notamment dans la préparation de la campagne en faveur des OMD • Instauration d’un dialogue sur les politiques avec différents acteurs : établissement de liens avec les partis politiques, les parlementaires, les groupes confessionnels, les mouvements sociaux pour accroître les pressions sur les pouvoirs publics • Indications aux représentants des gouvernements dans les forums internationaux sur la position des OSC, notamment en ce qui concerne le financement de l’éducation • Organisation de forums pour sensibiliser les responsables et les partis politiques aux questions qui se posent en matière de politiques de l’EPT • Pressions des OSC et de l’UNESCO sur les chefs d’État pendant le Sommet de 2005 consacré à l’examen des Objectifs du Millénaire pour souligner l’importance des objectifs de l’EPT dans la réalisation des OMD : les sept OMD ne seront atteints que si les six objectifs de l’EPT le sont • Établissement de liens entre les questions concernant les politiques de l’EPT et les plaidoyers en faveur de l’annulation de la dette et de l’élimination de la pauvreté • Renforcement des pressions sur les gouvernements et la communauté internationale pour accélérer l’action visant à atteindre les objectifs de parité dans l’EPT, notamment en 2005. Utilisation des plates-formes des différentes campagnes de 2005 pour plus d’efficacité 6. Communication et diffusion de l’information • Lancement de campagnes pour créer dans l’opinion publique un mouvement en faveur de l’EPT grâce aux médias, à la mobilisation sociale et à d’autres moyens • Création de bibliothèques virtuelles par le biais des nouvelles TIC afin de faciliter à tous l’accès à l’information • Action visant à faciliter la mise en commun des expériences novatrices dans les domaines de l’éducation et de sa promotion

- 22 • Contribution des OSC à l’élaboration de la Stratégie de communication sur l’EPT de l’UNESCO et mise en œuvre de celle-ci pour promouvoir l’EPT 7. Financement de l’EPT et mobilisation des ressources • Campagnes pour une responsabilisation et une transparence accrues en matière de budgets de l’EPT et de dépenses y relatives • Réorientation des priorités budgétaires en faveur de l’éducation, et plus particulièrement de l’EPT • Maintien des pressions sur les organismes internationaux d’aide pour faire en sorte que, comme il s’y sont engagés, aucun pays résolu à œuvrer en faveur de l’EPT ne soit, faute de ressources, dans l’incapacité d’atteindre ces objectifs • Rappel de ses responsabilités au secteur des entreprises, notamment dans le domaine de l’éducation • Poursuite du travail de mobilisation de ressources au niveau régional pour le renforcement des capacités des OSC en matière d’EPT, par exemple auprès de la Banque asiatique de développement et des bureaux régionaux de la Banque mondiale • Recherche effective et mobilisation de ressources en provenance de fonds arabes • Examen de la possibilité d’organiser sous les auspices de l’UNESCO une réunion avec des représentants d’OSC et de donateurs pour discuter de la mobilisation de ressources destinées à renforcer les capacités des OSC œuvrant pour l’EPT 8. Recommandations à l’UNESCO en tant qu’organisme politique chef de file pour l’EPT • Afin de jouer efficacement son rôle de chef de file dans le processus d’EPT, renforcement par l’Organisation des capacités des bureaux hors Siège en termes de compétences pour : - s’engager réellement avec tous les acteurs de l’EPT : gouvernements, donateurs et OSC - mobiliser l’opinion publique en faveur de l’EPT • Renforcement de l’engagement des commissions nationales à soutenir au niveau local les initiatives et l’action visant à assurer l’EPT • Maintien et amélioration de la coordination de l’UNESCO avec les autres organismes des Nations Unies • Contribution accrue à la promotion de la coopération internationale et de la participation de la société civile à l’EPT. Concrètement, lancement d’un processus d'élaboration de lignes directrices pour la coopération entre les OSC et les gouvernements • Aide de l’UNESCO pour faciliter le dialogue entre les OSC et les gouvernements et soutenir ainsi les ONG dans leur rôle d’avocat • Accroissement de la capacité du Siège de l’UNESCO à assurer l’efficacité de la coordination des initiatives de l’EPT avec les OSC, et de la communication aux OSC à ce sujet, compte tenu en particulier du rôle accru de la CCONG/EPT • Intégration de la CCONG/EPT dans le mécanisme de suivi de l’EPT au sein de l’UNESCO, tel que le Groupe de haut niveau pour l’EPT, le Groupe de travail sur l’EPT et le Rapport mondial de suivi • Participation accrue de l’UNESCO et des OSC aux forums régionaux afin de sensibiliser ces entités aux problèmes de l’EPT (par exemple l’Association de l’Asie du Sud pour la coopération régionale (SAARC), le MERCOSUR, le NEPAD) • Pression de l’UNESCO sur ces organismes intergouvernementaux régionaux pour qu’ils s’ouvrent à des représentants des OSC

- 23 9. Recommandations concernant LIFE • Accès à l’information : accès aux statistiques officielles et utilisation des autres données des OSC. Le renforcement des capacités est également nécessaire pour permettre aux OSC de rassembler les données et les statistiques dont la recherche sur les politiques a besoin • Qualité : liée au développement humain. Nécessaire pour déterminer les résultats à obtenir au minimum ; qualité définie en termes d’infrastructures ; formation de formateurs ; matériels didactiques • Équivalences et certification pour les apprenants adultes leur permettant d’intégrer les systèmes formels • Nécessité de se préoccuper aussi des groupes isolés et marginaux comme par exemple les nomades, les communautés autochtones, les populations déplacées - et non uniquement de la concentration de l’analphabétisme des adultes dans les pays à forte densité de population • Inclusion des communautés et des apprenants comme acteurs appelés à assurer le maintien des programmes • Participation des OSC à l’élaboration, à la mise en œuvre et au suivi de LIFE • Ciblage de LIFE sur le groupe d’âge des adultes analphabètes • Utilisation des centres d’éducation communautaires comme modèles • Accès des OSC aux fonds débloqués pour LIFE 10. Recommandations pour le Rapport mondial de suivi 2006 (A) • Le Rapport mondial de suivi 2006 doit prendre en considération les difficultés majeures suivantes : • La langue d’apprentissage (langue maternelle) • Les moyens d’atteindre et d’associer les communautés marginalisées (réfugiés, populations déplacées et silencieuses …) et de leur offrir les programmes d’alphabétisation correspondant à leurs besoins • Le contenu et la qualité des programmes d’alphabétisation • La contribution aux progrès des programmes et des méthodes d’alphabétisation grâce à la grande expérience acquise par les ONG • La collecte de statistiques fiables et mesures pour les rendre facilement accessibles pour les ONG (B) • Secteurs où les ONG peuvent contribuer au Rapport mondial de suivi : • Exemples d’actions réussies grâce à l’expertise et l’expérience acquises dans différents domaines : - Programmes complémentaires, notamment pour les filles qui ont abandonné l’école - Programmes de réinsertion des enfants dans l’éducation non formelle - Programmes d’alphabétisation au sein des entreprises • Exploitation des initiatives prises au Pakistan comme le projet BUNYAD, dont l’objectif est de former et de responsabiliser des groupes minoritaires (en particulier les femmes et les enfants des zones rurales) par le biais de programmes d’alphabétisation et d’activités génératrices de revenus

- 24 Annexe IV CONSULTATION REGIONALE ARABE Beyrouth, 11 décembre 2004 Synthèse Ont été élus coordinateurs régionaux et thématiques des ONG/EPT : 1. 2. Coordinatrice régionale des ONG/EPT Coordinateurs thématiques • Développement de la petite enfance • Éducation des filles • Alphabétisation et éducation des adultes • Besoins spéciaux • Éducation et développement durable Mme Suheir Mansour Mme Najima Thay Thay Mme Siham Nejm Mme Maha Hilaly M. Mahdy Abu Deeb Mme Siham Nejm

• Éducation dans les situations de pauvreté, Mme Jihan Helou de conflit armé et d’occupation La première réunion du groupe s’est tenue à Beyrouth le 11 décembre 2004 en présence du personnel des Bureaux de l’UNESCO à Beyrouth, au Caire et à Doha. Elle a fixé les priorités de l’action et les modes de coopération entre les coordinateurs. La coordinatrice régionale a remercié le coordinateur régional sortant - l’ARC - pour le bon travail accompli, et promis de mettre à profit les résultats obtenus à ce jour. La discussion a porté sur les priorités suivantes : • Création d’une base de données complète de toutes les ONG et institutions travaillant dans la région • Publication et diffusion électroniques du bulletin des ONG/EPT, dont le premier numéro a été produit par l’ARC • Information des commissions nationales par l’UNESCO de l’élection des six coordinateurs des ONG/EPT • Fourniture aux ONG travaillant dans le cadre de l’EPT du soutien technique et du renforcement des capacités qui leur sont nécessaires

Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004

Africa
Burkina Faso Mr. Jean KAFANDO Délégué Général Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) SNES 1, rue de Courty 75341 Paris Cedex 07 FRANCE Tel : 33 1 40 63 28 32 Fax : 33 1 45 51 85 28 E-mail : jeanjafando@yahoo.fr Cameroun Ms. Sarah Kala LOBE President Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF)/ Education des Filles BP. 4295 Douala CAMEROUN Tel: 237 / 42.77.03 E-mail : sarahbeboi@yahoo.fr R.D. Congo Mr. Jean Pierre KIMBUYA Secretary General Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) /Syndicats des Enseignants du Congo (SYECO) SNES 1, rue de Courty 75341 Paris Cedex 07 FRANCE Tel : 33 1 40 63 28 32 Fax : 33 1 45 51 85 28 E-mail : syercordc1@yahoo.fr Mr. Martin ITOUA President Fédération Africaine des Parents d'Elèves et Etudiants (FAPE/Reseau EPT du Congo)

BP 1113 Brazaville CONGO Tel: 242 51 56 13/82 17 94 E-mail : fape_bzv@yahoo.fr Gabon Ms. Christiane BITOUGAT Déléguée Générale Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) SNES 1, rue de Courty 75341 Paris Cedex 07 FRANCE Tel : 33 1 40 63 28 32 Fax: 33 1 45 51 85 28 E-mail: conceg2001@yahoo.fr The Gambia Ms. Adelaide SOSSEH Chairperson Gambia Education for All c/o Worldview The Gambia 49 Garba Jahumpa Road Bakau Newtown KM Banjul, The Gambia Tel: 220 4496 990; 220 4496 666; 220 9924 688; 220 9821 864 Fax: 220 4496 666 E-mail: asosseh@hotmail.com worldview@gamtel.gm Kenya Mr. Andiwo OBONDOH Capacity Building Coordinator for Eastern and Southern Africa African Network Campaign on Education for All (ANCEFA) PO Box 66090 00800 Nairobi KENYA Tel : 254 020 44 50 169 Fax : 254 020 44 50 170 E-mail: ancefa@wananchi.com

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List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Ms. Susan KARUTI Programme Officer Education Christian Children's Fund – Kenya P.O BOX 14038, 00800, Westlands, Nairobi KENYA Tel: 254 20 4 444890/3 Fax: 254 20 4 444426 E-mail: susank@ccfkenya.org Malawi Mr. Limbani NSAPATO Coordinator Civil Society Coalition for Quality Basic Education CSCQBE P.O.Box 30736 Capital City Lilongwe 3 MALAWI Tel: 265 827 875 94 E-mail: liensa@yahoo.com Mali Mamadou DIARRA President Conféderation Africaine des Associations, Centres et Clubs de l'UNESCO Secrétariat : Bureau Régional pour l’Education (BREDA) 12 Avenue Roume, Dakar SENEGAL Présidence : 396, rue 105, Badalabougou BP. 5354 Bamako MALI Tel : 223 222 28 42 Fax : 223 222 28 42 E-mail : mediarra@juripartner.com Maouloud BEN KATTRA Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) E-mail : kattramaouloud@yahoo.fr Niger Abdoua MAINASSARA President Reseau Education Pour Tous Niger (REPTNI) BP 708 Niamey NIGER Tel: 227 92 96 35/72 35 53 Fax: 227 72 35 54reptni@yahoo.com www.reptni.com E-mail : Mr. Ali ABDOULAYE President Réseau des ONG du secteur de l'Education du Niger (ROSEN) BP 349 Niamey Plateau NIGER Tel : 227 75 25 60 Fax : s/c Aide et Action 227 73 24 75 E-mail: viebayra@intnet.ne Senegal Mr. Gorgui SOW Regional CCNGO/EFA Focal Point African Network Campaign on Education for All (ANCEFA) BP 3007 Dakar –Yoff SENEGAL Tel: 221 824 22 44 Fax: 221 824 13 63 E-mail: gorgui@ancefa.org Lamine KANE Coordinator Pan African Association for Literacy and Adult Education (PAALAE) Dakar SENEGAL Tel: 220 684 03 84 E-mail:kane_lamine@hotmail.com

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Macissé LO Secretary Coalition Nationale des ONG et des Syndicats pour EPT Cite millionaire Dakar B.P. Dakar SENEGAL Tel : 827 1843 Fax : 827 1843 E-mail : coalept@yahoo.fr Souleye Gorbal SY President Coalition Nationale des ONG et des Syndicats pour EPT Golf Nord Dakar BP 19380 Dakar SENEGAL Tel: 221 18671843/6431354 Fax: 221 08273215 E-mail : coalept@yahoo.fr South Africa Mr. Ivor BAATJES Representative and coordinator Centre for Adult Education, University of Kwazulu-Natal Private Bag X01 Scottsville 3209 SOUTH AFRICA Tel: 27 33 26 06 186 Fax: 27 33 26 05 756 E-mail: Baatjes@ukzn.ac.za Uganda Mr. Frederick MWESIGYE National coordinator Forum for Education NGOs in Uganda (FENU) POBOX 70104 Kampala UGANDA Tel: 256 31 262 154; 256 41 543 344 E-mail: fenu@africaonline.co.ug

Zambia Ms. Jennifer CHIWELA Chairperson Zambia National Coalition Network (ZANEC) PO Box 33709 Lusaka ZAMBIA Tel: 260 1 23 1201 Fax: 260 1 23 6943 E-mail : paf@zamnet.net jennifer.chiwela@yahoo.co.uk

Arab Region
Bahrain Mr. Mahdy Essa Abu Deeb President Bahraini Teachers Association P.O. Box. 26492 BAHRAIN Tel: 973 1 772 7033, 3 946 4190 Mobile: 973 9 464 190 Fax: 973 1 272 499 E-mail: abudeebm@hotmail.com Egypt Ms. Leila Iskandar Managing Director CID (Community and Institutional Development) 17 El Mara'shly Street, 7th Floor, Apt. 16, Zamalek Cairo EGYPT Tel: 202 736 4479 Fax: 202 736 4476 E-mail: lail@cid.com.eg

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List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Ms. Siham Najem Secretary General Arab Network for fighting illiteracy and adult education 10 Raida Zeinab Kamal Hasan St. Giza EGYPT Tel: 202 731 1007 Fax: 202 3378 545 adult_education_net@hotmail.com Ms. Amani Kandeel Executive Director Arab Network for NGOs 5 Bahaa Eddine St. Qurqush, Zamalek, Cairo EGYPT Tel: 202 735 8011/12, 201 215 3488 Fax:202 735 8013 E-mail: chabaka@link.com.eg Ms. Maha Kamal Al Dine Halaly Administrative Director of LRC Advance (The Egyptian Society for Developing Skills of Special Needs Children), Learning Resource Center 28 Road 252 Across road 216 next to Victoria College Playground, Degla, Maadi EGYPT Tel:202 519 6119 Mobile:201 2310 0936 Fax: 202 520 3110 E-mail: mhelali@lrcegypt.org Mr. Wassim Mahmoud Eid Head of Psychomotor Therapy & Academic Dept. Advance (The Egyptian Society for Developing Skills of Special Needs Children) 28 Road 252 Across road 216 next to Victoria College Playground, Degla, Maadi EGYPT Tel : 202 519 6119 Fax: 202 520 3110 Mr. Mohammad Hannawi Senior Academic Tutor Advance (The Egyptian Society for Developing Skills of Special Needs Children), Learning Resource Center 34 Al-Nadi Al-Gadeed St., New Maadi, Cairo EGYPT Tel: 202 2232 9564 Fax: 202 520 3110 mohamedelhenawi@hotmail.com Jordan Ms. Reem Falouh (Zeban) Director of Social Development Training Centre, Jordanian Hashimate Fund for Human Development Queen Zein Al Sharaf Institute P.O. Box 230511 Amman 11123 JORDAN Tel: 962 6 505 2431 Fax: 962 6 582 7350 E-mail: reem.z@zenid.org.jo Ms. Asma Madanat Executive Director Women's Organization to Combat Illiteracy P.O. Box 17025 Amman JORDAN Tel/Fax: 962 6 534 8895 Fax: 962 6 652 3404 E-mail: waci@nets.com.jo

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Ms. Lubna Bajjali Coordinator for NGO Network for Education for All Women's Organization to Combat Illiteracy P.O. Box 17025 Amman JORDAN Tel: 962 6 534 8895 Fax: 962 6 652 3404 E-mail: waci@nets.com.jo Ms. Siham Youssef Eid Mazahra The Jordan National Commission for Education, Culture & Science P.O. Box: 1646 11118 Amman JORDAN Tel: 962 6 560 7181 Tel/Fax: 962 6 568 8061 E-mail: jounesco@wanadoo.jo Ms. Bayan Abdel Razzak Abou Al Athm The Jordan National Commission for Education, Culture & Science P.O. Box: 1646 11118 Amman JORDAN Tel: 962 6 560 7181 Tel/Fax: 962 6 568 8061 E-mail: jounesco@wanadoo.jo Mr. Munir Fasheh Arabic Educational Meeting/ Harvard University Tel: 962 6 569 4861 E-mail: mfasheh@fas.harvard.edu Kuwait Mr. Abdolla Al-Kindary Dean of College of Applied Education Kuwaiti Teachers Association Mobile: 965 2 760 2056 Fax: 965 2 820 000/102 E-mail: akandari@paaet.edu.kw Lebanon Ms. Amal Farhat Bassil Secrétaire Générale AFEL Association de l'Enfant Libanais Sin El Fil, Rue Youssef Karam, Imm. Yahia, 4th Fl. Beirut LEBANON Tel: 961 1 494 411 Fax: 961 1 481 690 E-mail : afel@dm.net.lb Ms. Zeina Hobeiche Educational Coordinator AFEL Association de l'Enfant Libanais Sin El Fil, Rue Youssef Karam, Imm. Yahia, 4th Fl. Beirut LEBANON Tel: 961 1 494 411 Fax: 961 1 481 690 E-mail : afel@dm.net.lb Ms. Joumana Marii Coordinator for Branch Office in LEBANON Institut Arabe des Droits de l'Homme (Arab Institute for Human Rights) French Law Section, Lebanese University, 4th Flr, Next to UAE Embassy, Jnah, Beirut LEBANON Tel: 961 1 856 140 E-mail : aihrbeir@cyberia.net.lb Ms. Rana Ismail, Principal of Al-Kawthar High School Al Mabarrat Association Assad Highway, Bir Hassan

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Beirut LEBANON Tel: 961 1 453 131 Mobile: 961 3 249 192 Fax: 961 1 455 252 E-mail: alkawthar@alkawtharschool.org Mr. Samir Jarrar Director Arab Resource Collective P.O. Box. 13-5916 Beirut LEBANON Tel: 961 1 834 708 Fax: 961 1 743098 E-mail: sajarrar@hotmail.com ; arccyp@spidernet.com.cy Mr. Ghanem Bibi General Coordinator Arab Resource Collective P.O. Box. 13-5916 Beirut LEBANON Tel: 961 1 742 075 Fax: 961 1 742 077 E-mail: arcleb@mawared.org Mr. Elie Abdouan Head of External Relations Dept. Arcenciel Jisr Al Bacha Kennedy St. Beirut LEBANON Tel: 961 1 495 561/5 Fax: 961 1 512 107 E-mail: relex@arcenciel.org arc@arcenciel.org Mr. Salah Farroukh Association de Beyrouth pour le Development Social P.O.Box. 136680 Beirut LEBANON Tel: 961 1 802 400 Fax: 961 1 807 400 E-mail: beirutassoc@hotmail.com Ms. Maha Masri Association de Beyrouth pour le Development Social P.O.Box. 136680 Beirut LEBANON Tel: 961 1 802 400 Fax: 961 1 807 400 E-mail: beirutassoc@hotmail.com Ms. Afife Al Sayed Association de Beyrouth pour le Development Social P.O.Box. 136680 Beirut LEBANON Tel: 961 1 802 400 Fax: 961 1 807 400 E-mail: beirutassoc@hotmail.com Ms. Mona Diab CNRDP P.O.Box : 55264, Sin El Fil, Beirut LEBANON Tel: 961 1 683 204/5 Fax: 961 1 485 233 E-mail: monax51@hotmail.com Ms. Faika Turquieh Présidente Conseil des femmes Libanaises PO Box: 113-7320 Beirut LEBANON Tel: 961 1 736 632 Fax: 961 1 752 435

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Tel: 961 6 431 035 Mobile: 961 3 216 932 Fax: 961 6 611 111/431 035 E-mail: akkarcom@idm.net.lb Ms. Soha Younes Friends of Disabled Association E-mail: fodnews@idm.net.lb Ms. Fatme Al – Rashidi Hariri Foundation P.O. Box. 13/5171, Chouran, Janah, in front of Samar Lind, Beirut LEBANON Tel: 961 1 853 003/4/5 Mobile: 961 3 706 330 Fax: 961 1 853 006 E-mail: hfb@cyberia.net.lb Ms. Rim Rabbah Head of Makassed Health Care Bureau Makaseed Hospital Tarek Al-Jadeede Beirut LEBANON Tel: 961 1 636 763 Fax: 961 1 636 715 E-mail: rerabah@hotmail.com Mr. Eli Mikhael Secretary General Higher Council for Childhood Badara St., Ministry of Social Affairs Bldg. Beirut LEBANON Tel: 961 1 381 436 Fax: 961 1 388 107 E-mail: hccleb@idm.net.lb

Mr. Khatoun Haidar Consultant to the President The Lebanese Council of Women (LCW) PO Box: 113-7320 Sanayeh, Medhat Pacha St. Beirut LEBANON Tel: 961 1 742 939 Mobile: 961 3 256 174 Fax: 961 1 736 632, 752 435 E-mail: k-haidar@mail.com Mr. Abdel Fattah Khoder CRDP (Educational Centre for Research and Development) P.O.Box : 55264, Sin El Fil, Beirut LEBANON Tel: 961 1 683 204/5 Fax : 961 1 683 090 E-mail: afkhoder@crdp.org Mr. Doreid Kinge President El Kinge Foundation for Development in Akkar P.O. Box. 191, Tripoli LEBANON Tel: 961 6 431 035 Mobile: 961 3 715 074 Fax: 961 6 611 111 E-mail: kingefound@hotmail.com pentamed@dm.net.lb Ms. Rouba Haddad President Association of Humanity and social services in North of LEBANON (AHSS) P.O. Box. 191, Tripoli, LEBANON

vii

Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Ms. Souad Janoun Khateeb Coordinator of Educational and Cultural Committee International Federation of University Women (IFUW) FIFDU Rue Mme Curie Imm. Borg Alsawbara, B.P. 13-6054 Beirut, Hamra LEBANON Mobile: 961 3 219 279 Tel/Fax: 961 1 803 801 E-mail: sojan@ul.edu.lb Ms. Véra Saliba Zeitouni Vice President and Professor International Federation of University Women (IFUW) P. O. Box 165039 Al-Hamra, Beirut LEBANON Tel/Fax: 961 1 332 936 Fax: 961 1 485 774 E-mail: nicolez@sodetel.net.lb Ms. Souheir Mansour Kadisha Al Kubra Association Verdun, Beirut LEBANON Tel: 961 1 786 409/10 Mobile: 961 3 861 062 Fax: 961 1 786 409 E-mail: souheirzm@hotmail.com Ms. Aruwa Halawi President Lebanese Autism Society P.O. Box. 113-5819 Beirut LEBANON Tel/Fax: 961 1 364 433 Mobile: 961 3 232 427 E-mail: autismlb@hotmail.com Ms. Zeinab Moussa Lebanese Cultural Union Tel: 961 1 552 695 Mr. Camille Chedid Les Cites 10, rue B.A. - BP 60291 JAL EL DIB LEBANON Tel/Fax:961 4 715 711 E-mail: sdevprol@idm.net.lb Ms. Roula Farid Al Helou Editor in the Echo of Disabled Magazine National Association for Rights of Disabled People in Lebanon P.O. Box. 113-5157, Beirut LEBANON Tel: 961 1 738 296 Fax 961 1 738 297 E-mail: nard@cyberia.net.lb Ms. Lina Alameddine National Democratic Institute (NDI) E-mail: linalam@hotmail.com Mr. Khalid El Mohtar National Director General Rehabilitation and Development Center P.O. Box. 11-7732, Beirut LEBANON Tel/Fax: 961 5 210 338/39 E-mail: nrdc@destination.com.lb Mr. Moussa Sheraf Eddine National Rehabilitation and Development Center P.O. Box. 11-7732 Beirut LEBANON Tel: 961 5 210 338/39

viii

Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Fax 961 1 630 134 E-mail: nrdc@destination.com.lb Ms. Amal Karaki, Responsible for Social Work Feminine Assembly for Social Solidarity Tel/fax: 961 1 552 695 Ms. Katia Haddad Higher Council for Children 3rd Floor of Ministry of Social Affairs Beirut LEBANON Tel: 961 1 381436 Fax: 961 1 388 107 E-mail: hccleb@idm.net.lb Ms. Dima El Hassan Project Officer, Deputy Coordinator for Civil Society in Lebanon for EFA Hariri Foundation Ein El Tineh, facing Librairie Chamaa, Soubra Bldg. 2nd flr. Beirut LEBANON Tel: 961 1 792 300/803 320 Mobile: 961 3 377 789 Fax: 961 1 793 300 E-mail: dimaelhassan@hotmail.com bhariri@cyberia.net.lb Ms. Najla Bashour Tala Association, AUB Beirut LEBANON Mobile: 961 3 605 159 Fax: 961 1 750 542 E-mail: talest@cyberia.net.lb Mr. Mohammad Hijjar Head of Literacy Programme Association for Human Rehabilitation to Combat against Illiteracy Ministry of Social Affairs Beirut LEBANON Tel: 961 1 855 133 Mobile: 961 3 713 549 Fax: 961 1 910 996 Ms. Bushra Adra Ministry of Education Office of Minister of Education, UNESCO Compound Beirut LEBANON Tel: 961 1 786 621 Mobile: 961 3 228 204 Fax: 961 1 786 621/ 6 211 324 E-mail: badra@lb.refer.org Ms. Suad Zougheib Assembly for Motherhood and Childhood Haret Hriek, Dakasch St, Abou Taam Building, Beirut LEBANON Tel/Fax: 961 1 552 695 Mauritania Mr. Al-Moukhtar Weld Weddo Mauritanian Association for Literacy and Education Commission nationale mauritanienne pour l'éducation, la science et la culture B.P. 5115 Nouakchott MAURITANIE Tel: 222 52 95302 Fax: 222 52 53609 E-mail: hmeyadamohamed@yahoo.fr cnmesc@mail.mauritania.mr

ix

Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Morocco Ms. Najima Taytay Présidente Centre National de Développement et d’Alphabétisation (CNDA) 115 Fondation Hassan II ; Harhoura ; Temara Maroc Tel: 212 3777 0495 Mobile: 212 61 48 08 19 Fax: 212 3764 0245 E-mail: najimathaythay@yahoo.fr Oman Ms. Masouma El-Saleh Director Association of Early Intervention for Children with Special Needs P.O. Box. 81, P C 116, Mina Al Fahal SULTANATE OF OMAN Tel: 216 1 593 960 Fax: 216 1 592 118 E-mail: earlyint@omantel.net.om masoomah@gmail.com Palestine Mr. Anis Gandeel Director Play and Education Children Elwehda St. Daour Building RimalGaza PALESTINE Tel: 972 59 971 4795, 972 8 282 7265 Fax: 972 8 286 3311 E-mail: anisgandeel@mtcgaza.com pechildren@yahoo.fr Mr. Issa Saba Director Kanan Institute of New Pedagogy 42 Shouhada St. Remal Gaza PALESTINE Tel: 972 8284 6511 Mobile: 972 59 738 778 Fax: 972 8 284 6501 E-mail: canaan@p-i-s.com Ms. Jehan Helou Director-General Tamer Insitute P.O. Box 1973, Al Zahra St. Ramallah PALESTINE Tel/Fax: 972 2 298 6121/2 E-mail: tamer@palnet.com Ms. Arham AlDamen Chairwoman of Board of Trustees Tamer Insitute P.O. Box 1973, Al Zahra St. Ramallah PALESTINE Tel/Fax: 972 2 298 6121/2 E-mail: tamer@palnet.com Mr. Nabil Sab El Laban Acting Director/Early Childhood Sector Early Childhood Resource Center Beit Hanina, Jerusalem, Ardashr St. P.O. Box. 25222 Jerusalem 91250 PALESTINE Tel: 972 2 656 7043 Fax: 972 2 656 7046 E-mail: info@ecrc-jer.org Mr. Omar Nofal Director, Education Network Center P.O. Box. 66 Ramallah, West Bank PALESTINE Tel: 972 2 295 8460, 970 599 278874 Tel/Fax: 972 2 2958460 E-mail: omar_n58@hotmail.com ednet@palnet.com

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Qatar Mr. Sabry Rebihat Office of the UN Special Rapporteur on Disability P.O. Box. 24299, Doha QATAR Tel: 974 447 7144 Fax: 974 447 7122 E-mail: info@srdisability.org Sudan Ms.Mawaheb Ahmad Abdel Al Raheem Sudanese National Commission for Education, Science and Culture Ministry of Education PO Box 2324 Khartoum SUDAN Tel: 249 11 779 888 Fax: 249 11 776 020 E-mail: sudannatcom@hotmail.com Ms. Fatima Othman Ali Ammar, General Manager National Organisation for EFA Tel: 249 91 260 3892 E-mail: fatimaoammar@yahoo.com Mr. Hashim Abu Zeid Elsafi Adult Educator Sudan Open Learning Organisation P.O. Box. 8370 Khartoum SUDAN Tel: 249 484 555/471 059 Fax: 249 1 83 471059 E-mail: solo123s@hotmail.com Syria Ms. Basma Khoury Executive Office for Syrian Women's General Union P.O. Box. 3207, Mahdy Bin Barka St, Abu Romana, Damascus SYRIA Tel: 963 11 331 3275 Tel / Fax: 963 11 333 5226 Fax: 963 11 331 1078 Ms. Ghada Al Jabi, President Arab Network for Literacy and Adult Education Damascus SYRIA Tel: 963 11 373 8022 Fax: 963 11 373 8022 Ms. Amal Mahasen Women's Commission/ Adult Education Damascus, Syria Tel: 963 93 230 907, 0115137 Fax: 963 11 444 8374 Tunisia Mr. Al Taher Safan Directeur General UTSS (Union Tunisienne de Solidarité Sociale) 1, Rue 8451- Cite El Khadhra, 1003 Tunis TUNISIE Tel: 216 71 808 066 Mobile: 216 98 445 543 Fax: 216 71 807 707 Ms. Fathia Zalila Tunisian National Commission for UNESCO 130 St. 9 April 1938-1006 Tunis TUNISIA Tel: 216 71 260 863 Fax: 216 71 260 567

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Mr. Mohamed HLAIEM Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) Tel/Fax : 21621671345381 E-mail : roger.ferrari@snes.edu Yemen Ms. Nidal Mahammad Al Aryani Yemeni National Commission for Education, Culture and Science P.O. Box. 12642 Sanaa YEMEN Tel: 967 1 214 615/12 Fax: 967 1 214 613 Ms. Jalila Shujaa El Din Social Development Fund Fij Attan, P.O. Box 15485 Sanaa YEMEN Tel: 967 1 449 670 Fax: 967 1 449 670 E-mail: jalila@y.net.ye Mr. Abd El-Kader Saeed Basaar Child Rights Association Tel: 967 1 360 114, 73 678 658 Fax: 967 5 301 117/323 Bangladesh Mr. Kazi Rafiqul ALAM Executive Director Dhaka Ahsania Mission House No.19, Road No.12 (New), Dhanmondi Residential Area Dhaka 1209 BANGLADESH Tel: 88 02 811 9521 / 22 88 02 811 5909 Fax: 88 02 811 3010 / 8522 E-mail: dambgd@bdonline.com Mr. Zahin Ahmed Executive Director Friends in Village Development House- 77, Road-7/A, Dhanmondi R/A, Dhaka-1209 BANGLADESH Tel: 02-8118903/9122207/ 8112118 E-mail: fivdbdhk@cgscomm.net India Ms. Maria Lourdes Almazan KHAN Secretary General Asian South Pacific Bureau of Adult Education (ASPBAE) c/o. MAAPL, 9th Floor, Eucharistic Congress Building No.3, 5 Convent Street, Colaba, Mumbai – 400 039 INDIA Tel: 91-22-2202 1391 / 2281 6853 Fax: 91-22-2283 2217 E-mail: aspbae@vsnl.com Indonesia Ms. Aquino Wreddya HAYUNTA Representative Education Network for Justice/ Circle of Alternative Education for Women JI Kalibata Utara I No. 18

Asia
Australia Mr. Bernard LOVEGROVE Coordinator of the Advocacy Program in the South Pacific Asian South Pacific Bureau of Adult Education (ASPBAE) c/o. CREEDAP. O. Box 1067 DicksonACT 2602 AUSTRALIA Tel: 612 6242 1356 Fax: 612 6241 5284 E-mail: blove.aspbae@effect.net.au

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Jakarta Selatan INDONESIA Tel: 62-21 7971629 Fax: 62-21 7971629 E-mail: aquino@indosat.net.id Pakistan Mr. Inayatullah President Pakistan Association for Continuing Adult Education (PACADE) 101, Block-J, Model Town Lahore PAKISTAN Tel: 92-42-5830148 Fax: 92-42-5830148 E-mail: pacade@brain.net.pk Shaheen ATTIQ-UR-RAHMAN Senior Director Bunyad Literacy Community Council 226 Munir Road Lahore Cannt Lahore PAKISTAN Tel: 042 5600621042 Fax: 042 5600293 E-mail: bunyad@brain.net.pk The Philippines Ms. Raquel CASTILLO Coordinator of Education Network Phillipines (E-net) 13 Dao St. Project 3Bgy Quirino 3-A Quezon City 1102 PHILIPPINES Tel: 632 421 4773/434 1368 Fax: 91 22 2283 2217 E-mail: secretariat@educ-net.org Ms. Vera RAZON Asian South Pacific Bureau of Adult Education (ASPBAE) 21 Ma. Manguiat Street Tierra Pura Homes, Culiat Quezon City 1128 PHILIPPINES Tel : 632 372 4991 / 92 / 94 / 96 Fax : 632 372 4995 E-mail: flyfisher66@yahoo.com Verarazon@yahoo.com

Latin America & the Caribbean
Brazil Mr. Pierre Toussaint ROY Executive Secretary of the LatinAmerican Campaign General Coordinator of PIDHDD (Plataforma Interamericana de Derechos Humanos, Democracia y Desarrollo) Rua Senador Dantas 44 Sala 01Centro Rio de Janeiro/RJ-CEP : 20031-2003 BRAZIL Tel: 55 21 2240 46 10 Fax: 55 21 2240 5873 E-mail: regional@pidhdd.org Salete VALESAN Technical Advisor in Education Instituto Paulo Freire Rua Cerro Corá, 550 cj.22. 2o. andar CEP 05061-100 São. Paulo SP BRAZIL Tel: 55-11 3021-5536 Fax: 55-11 3021-5589 E-mail: salete@paulofreire.org Dominican Republic Esperanza Ayala CRUZ Member of the Coordination Commission Foro Socio Educativo E-mail: ayalaesperanza@yahoo.com Ecuador Mr. Luis MONTALUISA Technical adviser

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Dirección de Educación Intercultural Bilingüe (DINEIB) Calle Murillo y San Gregorio Edificio DINAMEP 8 piso ECUADOR Tel: 593 22 50 30 45; 593 22 50 30 46 593 22 50 30 47 Fax: 593 225 03 038 E-mail: luiscaty@uio.satnet.net Guatemala Mr. Francisco Ricardo CABRERA ROMERO Regional coordinator of Central America for CEAAL Proyecto de Desarrollo Santiago (PRODESSA) Km. 15 Calzada de Roosevelt, Zona Mixco GUATEMALA Tel: 502 2435 4972/39 11 Fax: 502 243 53 913 E-mail: reforedu@intelnet.net.gt reforma_educativa@prodessa.net www.prodessa.net Haiti Ms. Anne-Marie CORIOLAN Executive Secretary Centre de Recherche et d'Action pour le Développement (CRAD) 29, Rue J. Pérez No. 6 BP. 13241, Delmas, HAITI Tel: 509) 2463385 509 2463496 Fax : 509 246 34 96 E-mail : cradhaiti@yahoo.com Mexico Mr. Carlos ZARCO MERA Ex-Secretary general of CEAAL Consejo de Educacion de Adultos de Latina America (CEAAL) Alfonso Esparza Oteo No.63 Colonia Guadalupe Inn, C.P. 01020 Mexico D.F. MEXICO Tel: 52 55 56 61 51 27 Fax: 52 55 56 61 68 08 E-mail : czarco@laneta.apc.org Ms. Margarita SALINAS BORJA Responsable del Area de Incidencia y Campañas – Oficina Regional América Latina Ayuda in Accion 5 de Mayo No. 407, Colonia CentroC.P. 72760, San Pedro Cholula, Puebla MEXICO Tel: 34 91 522 60 60 Fax: 34 91 532 84 02 E-mail: masalinasur@hotmail.com Epino@ayudaenaccion.org Panama Mr. Raul Alberto LEIS ROMERO President of CEASPA Secretary General of CEAAL Consejo de Educacion de Adultos de Latina America (CEAAL)/Centro de Estudios y Acción social Panameño (CEASP) Vía Cincuentenario No. 84 Coco del Mar, San Francisco El Dorado, Panamá PANAMA Tel/Fax: 507 2266602/ 2264529 Fax: 507 2265320 E-mail : ceaspa@cwpanama.net Peru Ms. Madeleine ZÚÑIGA CASTILLO Vice President of national EFA forum Foro Educativo

xiv

Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Comandante Gustavo Jimenez 165 Magdalena del Mar Lima 17 PERU Tel: 511 264 11 31 Fax: 511 264 11 31 E-mail: madzuniga@hotmail.com Venezuela Mariano Herrera Coordinator, Centre for Cultural and Educational Investigations Foro Nacional de EPT Avenida Paramacay No. 44 Urbanizacion Masaracuay Caracas 1071 VENEZUELA Tel: 58 212 993 4505 Fax: 58 212 993 8450 (Foro Nacional EPT) E-mail: miherrera@cantv.net Tel : 33 1 40 63 28 32 Fax : 33 1 45 51 85 28 E-mail : roger.ferrari@snes.edu International NGOs Mr. Fulgence KONÉ International CCNGO/EFA Focal Point Office Internationale de l'Enseignement Catholique (OIEC) 718 Avenue Houba de Strooper 1020 Bruxelles BELGIUM Tel : 32 2 230 7252 Fax : 32 2 230 9745 E-mail : f-kone@scolanet.org Ms. Monique FOUILHOUX Education International Education and Employment Coordinator and Member of the UNESCO NGO Liaison Committee Education International 5, boulevard du Roi Albert,8ème ètage 1210 Brusselles BELGIUM Tel : 32 2 224 06 43 Fax : 32 2 224 06 06 E-mail: monique.fouilhoux@ei-ie.org Ms. Claude VERCOUTERE International Focal Point CCNGO/EFA Féderation Internationale des Centres d'Entraìnement aux Méthodes d'Education Active (FICEMEA) 24 rue Marc Seguin 75018 Paris Cedex 18 FRANCE Tel : 33 153262424/61 Fax : 33 1 53 26 24 19 E-mail : ficemea@cemea.asso.fr

Europe
France Ms. Meriem HOUZIR Chargée de Programme Association 4D (Dossiers et Debats pour le Development Durable) Cite Europeenne au Recollets 150-154 rue du faubourg Saint Martin 75010 Paris FRANCE Tel : 33 1 44 64 75 02 Fax : 33 1 44 64 72 76 E-mail : m.houzir@association4d.org Mr. Roger FERRARI President Comité Syndical Francophone de l’Education et la Formation (CSFEF) SNES 1 rue de Courty 75341 Paris Cedex 007 FRANCE

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Huguette REDEGELD Vice President Representative to UNESCO Mouvement International ATD Quart Monde 107 avenue du General Leclerc 95480 Pierrelaye FRANCE Tel : 33 1 30 36 22 forum.permanent@atd-quartmonde.org Joanne WALKER Action Week Coordinator Global Campaign for Education 5 blvd du Roi Albert II 1210 Brussels (8th floor) BELGIUM Tel: 44 1865 313 311 Fax: 44 1865 313 133 E-mail: jo.walker@gmail.com Mr. Cameron BOWLES Director Education Action International 14 Dufferin St. London EC1Y 8PD UNITED KINGDOM Tel: 44 (0)207 4265820 Fax: 44(0)207 251 13 15 cameron.bowles@education-action.org Mr. Sulieman MLEAHAT Program Manager for the Middle East Department Education Action International 14 Dufferin Street London EC1Y 8PD UNITED KINGDOM Tel: 44 20 7426 5820 E-mail: sulieman.mlheahat@educationaction.org Mr. Dave PEARSON Permanent Representative to UNESCO SIL International 82 Brockwood Close Northampton NN5 6LY UNITED KINGDOM Tel: 44 7985 256581 E-mail: dave_pearson@sil.org UNESCO Mr. Abhimanyu SINGH Director, Division for International Coordination and Monitoring for EFA UNESCO 7 Place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP FRANCE Tel: 33 145 68 08 880 Fax: 33 01 45 68 56 26 E-mail: a.singh@unesco.org Mr. Shigeru AOYAGI Chief, Literacy and Non Formal Education Division of Basic Education UNESCO 7 Place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP FRANCE Tel : 33 1 45 68 1000 Fax : 33 1 45 68 56 26 E-mail: s.aoyagi@unesco.org Ms. Fabiana CHIANESE UNESCO Contact Team, CCNGO/EFA UNESCO 7 Place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP FRANCE Tel: 33 1 45 68 17 31 Fax: 33 1 45 68 56 26 E-mail: f.chianese@unesco.org

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Annex V

List of participants
Third Meeting of the Collective Consultation of NGOs on EFA Beirut, Lebanon, 9-11 December 2004 Ms. Fatima YOUSIF UNESCO Contact Team, CCNGO/EFA UNESCO 7 Place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP FRANCE Tel : 33 1 45 68 17 92 Fax : 33 1 45 68 56 26 E-mail : f.yousif@unesco.org Ms. Julia KORKMAN Associate Expert Section, Literacy and Non Formal Education Basic Education Division UNESCO 7 place de Fontenoy 75352 Paris 07 SP FRANCE Tel : 33 1 45 68 08 08 Fax : 33 1 45 68 56 26 E-mail : j.korkman@unesco.org Ms. Ghada Al Golam Programme Specialist UNESCO Cairo Office 8 Abdel Rahmen Fahmy Street, Garden City Cairo 11541 EGYPT Tel: 202 794 5599 Fax: 202 794 5296 E-mail: ggholam@mail.unesco.org.eg Ms. Gilane Elgewely Assistant Programme Specialist UNESCO Doha Office P.O. Box 3995 Doha QATAR Tel: 974 486 7707 Fax:974 486 7644 E-mail: g.elgewely@unesco.org Ms. Nour Dajani Shehabi Programme Specialist UNESCO Beirut Office P.O. Box. 11-5244, Bir Hassan Beirut LEBANON Tel: 961 1 850 013/4/5 Fax: 961 1 824 854 E-mail: n.dajani@unesco.org

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