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Le Christianisme Paganisé, par Frank Viola

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Description

« Pagan Christianity » ou « Le Christianisme Paganisé » révèle les influences qui ont donné à l’Église de Jésus-
Christ ses différents visages au travers de la progression de l’histoire jusque dans ces temps de la fin.
Je crois sincèrem ent que l’information qu’il révèle, fait table rase avec les traditions héritées de nos pères que
nous croyons inspirées de Dieu, en démontrant leur v éritable origine.
L’effet qui en d écoule, permet au coe ur qui l’accepte, non pas d ’haïr l’Église dans sa faiblesse, m ais plutôt fait
naître en celui-ci les sentiments qui étaient en Christ qui a donné sa vie pour Elle. À l’instar de notre Dieu et
Sauveur Jésus-Christ, je vous exhorte à recevoir cette grâce par les compassions qui sont en Dieu.
Le récit de l’histoire de l’Église permettra de comprendre quel est la puissance invisible qui lui donne la
victoire sur les forces des ténèbres. « Les portes du séjour des morts ne prévaudront pas contre elle. » Ce n’est
pas parce que nous baptisons nos oe uvres « du nom de Jésus » que celles-ci se qualifient comme divines, mais
plutôt leur source de puissance. « Car le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en puissance. »
Cette puissance est l’adoration, c ’est-à-dire, la reconnaissance de l’absolue Souveraineté de J ésus-Christ sur
nous et sur l’univers.
Je vous encourage donc à lire ce livre, non dans la crainte de perdre quelque bénédiction, mais dans la grâce
d’un rapprochement avec notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ.
Romains 14:11 Car il est écrit: Je suis vivant, dit le Seigneur, Tout genou fléchira devant moi, Et toute langue
donnera gloire à Dieu.

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7/30/2008
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LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 1 of 180 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Les origines de nos pratiques modernes d'églises Par Frank A. Viola m ise en page par Jean leDuc (Ce docum ent est d'une im portance capitale pour tous chr étiens sincères.) NO TES DU TRADUCTEUR AVANT-PROPOS INTRODUCTION Questions que nous ne pensons jam ais poser Une invitation terrifiante L'O RDRE DU CULTE : Les dimanche m atins figés dans le béton Dim anche l'ordre de m atin d u culte D’où vient l'ordre protestant du culte? La contribution de Luther La contribution de Zw ingli La contribution de Calvin et Com pagnie http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ La contribution puritaine LE SERMON : La vache la plus sacrée du protestantism e Le serm on et la Bible D'où est venu le serm on chrétien? L'arrivée d'un courant p ollué Chrysostom ee et Augustin Les Réform ateurs, les Puritains, et le Grand Réveil Com m ent le Serm on nuit à l’Église En som m e LE BÂTIM ENT D'ÉGLISE : L'héritage du comp lexe de l'édifice Tem p les, prêtres, et sacrifices Des Églises de Maisons aux Saintes Cathédrales La création des esp aces et des ob jets sacrés Constantin, le Père du bâtim ent d'église Program m e de construction de Constantin Explorons les premiers bâtim ents d 'église Influences im portantes sur le culte L'Évolution de l'Architecture d'Église Le Bâtim ent d'Église Protestante Le Clocher La chaire  Le siège et le balcon Architecture Moderne d'Église  L’Ex égèse du Bâtim ent Le coût de frais généraux outrageusem ent élevé Pouvons-nous défier cette trad ition ? LE PASTEUR : Voleur de fonctionnem ent de chaque m emb re Le pasteur Le pasteur est dans la Bible… vraie ? D'où est-il venu ? La naissance de la Règle de l'Évêque Unique Du pasteur au p rêtre Le Rôle du Prêtre L'influence de la culture Gréco-Rom aine Mais comm ent et p ourquoi est-ce arrivé ? Constantin et la hiérarchie rom aine Constantin et la Glorification du Clergé Une Fausse Dichotom ie L'erreur de l’ordination La Réform e Du prêtre au pasteur La Cure des Âmes La Prim auté du Pasteur Com m ent le pasteur détruit la vie du Corps Com m ent le pasteur se détruit lui-même Conclusion L'HABIT DU DIMANCHE M ATIN Dissim ule le problème S'hab iller p our l'église Alors quel est le problème ? La tenue du clergé Page 2 of 180 http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Ce que la Réform e a changé Les costum es cléricaux sont-ils p ernicieux ? MINISTRES DE LA M USIQUE : Le clergé de second rang Les origines du choeur Cortèges funèbres La contribution de la Réform e L'origine de l'équip e de culte Quel est le problème ? LA DÎME ET LE CLERGÉ SALARIÉ : Tâches d ouloureuses sur la bourse La Dîme est-elle biblique ? L'origine de la dîme et du salaire du clergé La racine de tout m al Conclusion LE BAPTÊME ET LE REPAS DU SEIGNEUR : Dilution des sacrem ents Dilution des eaux d u baptême La prière du Pécheur et un Sauveur personnel Rep as du Seigneur Troncation du repas Som m aire Rem arques sur l'abolition des O rdonnances ÉDUCATIO N CHRÉTIENNE : Bourrage de crâne Quatre étapes de l'éducation théologique Les prem iers séminaires Université Biblique École du dim anche Le pasteur de la jeunesse Le coeur du prob lème UN DEUXIÈME REGARD SUR LE SAUVEUR : Jésus, le révolutionnaire Considérez la conduite de notre Seigneur sur la terre Voyez votre Seigneur, le révolutionnaire ! UNE NOUVELLE APPRO CHE DU NT : La Bible n'est pas un puzzle Rencontrez M arvin Snurdly L'ordre des lettres de Paul L'addition des chapitres et des versets Com m ent nous ap prochons le NT Rencontrez Joe Housechurch L'effet net de l'approche presse-pap iers Mais il n'y a aucun souffle im pétueux et p uissant! Un rem ède pratique Défi final Alors m aintenant, la question qui se pose à la m aison est… ANNEXE : Som m aire d es sources Page 3 of 180 http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 4 of 180 Note du traducteur   « Pagan Christianity » ou « Le Christianism e Paganisé » révèle les influences qui ont don né à l’Église de JésusChrist ses différen ts visages au travers de la progression de l’ histoire jusque dans ce s tem ps de la fin.   Je crois sincèrem ent que l’in form ation qu’il révèle, fait table rase ave c les traditions héritées de nos pères que nous croyon s inspirées de Dieu , en dém on trant leur véritable origine.   L’effet qui en découle, perm et au cœ ur qui l’accepte, non pas d’haïr l’Église dans sa faiblesse , m ais plutôt fait naître en celui-ci le s sentim e nts qui étaient e n Ch rist qui a don né sa vie pour Elle. À l’in star de notre Dieu e t Sau veu r Jésus-Christ, je vous exhorte à recevoir cette grâce par les com passions qu i sont en Dieu . Le récit de l’histoire de l’Église perm ettra de com pren dre qu el est la puissan ce in visible qu i lui donne la victoire su r les forces des ténèbres. « Les portes du séjour des m orts ne prévaudront pas con tre elle. » Ce n’est pas parce que n ous baptisons nos œ uvres « du nom de Jésus » que celles-ci se qualifient com m e divin es, m ais plutôt le ur source de puissance.  « Car le royau m e de Dieu ne consiste pas e n paroles, m ais en puissance.  » Cette puissan ce est l’adoration, c’est-à-dire, la reconnaissance de l’absolue Souveraineté de Jésus-Christ sur nous e t sur l’unive rs.   Je vou s encourage donc à lire ce livre, non dans la crainte de perdre quelque b énédiction , m ais dans la grâce d’un rapprochem e nt ave c notre Dieu et Sauveur J ésus-Christ. Rom ains 14:11  Car il est écrit: Je su is vivant, dit le Seign eur, Tout genou fl chira devant m oi, Et toute lan gu e é donnera gloire à Die u.   Traducte ur Guy St-Pierre AVANT-PROPOS   Ce livre aurait dû avoir été écrit il y a 300 ans. S'il l avait été, le cou rs de l'h istoire chrétie nne serait ’ totalem e nt différen t de celui qu'il a pris.   Si chaque m inistre dans le m on de lisait ce livre au jourd'hui, ils laisseraient tou s tom ber le m inist dem ain ou ère vivraient une vie d'hypocrisie .   La plupart de n os pratique s de la foi chr tie nne n 'ont absolum ent rie n à voir avec le Nouve au Testam ent. é Pratiquem en t tou t ce que n ou s faisons aujourd'hui com m e chr tie n est venu chez nous com m e par hasard. é Pratiquem en t toutes n os pratique s principale s nous sont venue s dans un é lai de 50 ans sous l'em pereur d Constantin (A.D. 324) ou dans un délai de 50 ans du com m en ce m ent de la réform e (A .D. 1517).   M. Viola n ou s a ren du un grand se rvice en traant l'origine de toutes nos pratiques en m ati ç ère de protestantism e.   Mon seul regret est que ce livre sera seulem en t un su r 100.000 livres chr tie ns publiés dan s l'année où il a été é im primé.   Il y a trois cents ans ou mêm e deu x cen ts  — le Christianism e Pagan isé aurait été l'un de quelque cent livres seulem e nt… et, de ce fait, lu par une large partie des chr étie ns. V ou s pou vez aide r à rem édier à tou t ce ci en disant à tou s vos am is au sujet de ce livre.   D'ailleurs, vous aurez au ssi à faire face à une crise de conscience après avoir lu ce livre. Vous connaîtrez ainsi les origines païennes et n on bibliques de tout ce que nous faisons aujou rd'hu i. Vou s ne pou rrez plus jam ais dire, "nous som m es entièrem ent bibliques. Nous faison s tout selon le Nou veau Testam ent." Nou s n e faisons pratiquem en t rien qui est du Nouveau Testam ent, com m e vous le verrez.   Mais il y a u ne plus grande tragédie ici. Nous prenons le Nouveau Testam en t et n ou s le tordons, faisan t du Nouveau T estam ent l'endosseu r de  ce que nous faisons aujourd'hui. Ce tte m e ntalit qui est universelle, est é, http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 5 of 180 com m un e aux laïques et au cle rgé, … cette m entalité a et cette m entalité est, la destruction de la foi chrétie nne.   Nous som m es laissés dans une situation aujou rd'hu i où nous n'avons absolu m ent aucu ne idée com m en t notre foi devrait être pratiquée.   Que l est le nécessaire ? En ce qu i concerne notre pratique m oderne de la foi,  nous devons totale m ent recom m en cer depuis la fondation, en faisant table rase de tou t ce que nous pratiquons aujou rd'h ui. Deuxièm em ent, nous devons appren dre l'histoire du prem ie r si , et pu is la suivre  dans nos propres ècle pratiques.   Puis-je à Nouveau vous encourage r à non seulem en t lire ce livre, m ais à dire à chaque chrétie n que vous conn aissez de le lire égalem e nt.   Et puis ? Suive z votre con science. Faite s ceci, et nous verrons u ne éapparition de ces pratiqu es sim ples et r prim itives du prem ie r siècle .   Gène Edwards Jacksonville , Floride INTRODUCTION AVO NS-NO US VRAIMENT AGIT EN  CO NF ORMITÉ AVEC  LE LIVRE ?    La vie non exam inée ne m érite pas d'ê tre vécue.                           - Socrate "M ais l'empereur n'a rien du tout sur lui! "Dit un petit enfant. « Écoutez la voix de l'innocence ! »  hurle le père ; et ce que l'enfant a dit est chuchot de l'un à l'autre. « Mais il n'a rien ! » é s’exclament-ils tous  à la fin. L'empereur est vexé, parce qu' il sait que le peuple a raison ; mais il pense, « le cortège doit continuer maintenant ! » Et les seigneurs de la chambre des lits prennent de plus grandes mesures que jamais pour faire semblant de porter la traine, bien que, en r alité, il n'y é ait aucune traine à tenir.          - Hans Christian Anderson Nous faisons toutes choses par la Parole de Dieu ! Le nouveau testam ent est notre guide pour la foi et la pratique ! Nous vivons… et n ous m ourrons… fidèles à ce livre !  Voilà les paroles que clam e la bouche du pasteur Farley pendant qu'il livre son serm on du dim an che m atin. Winchester Spudchecker, un m e m bre de l' église du pasteur Farley , les a entendues des dou zaine s de reprise s auparavant. M ais cette fois c'est diff éren t. Habillé dans son costu m e ble u, congelé dans le banc arrière de l'église avec son épouse, Trudy Spudche cker, W inch ester fixe le plafond pendant que le pasteur Farle y rappliqu e su r "tout faire d'après le livre sacré."       Une heu re avant qu e le pasteur Farley ait com m enc son serm on, Winchester avait u ne dispu te enflam mée é  avec Trudy. C'é tait e n l'occu rren ce fréquent quan d Winchester, T ru dy, et leurs trois filles, Felicia, Gertrude , et Zanobia, s'apprêtaient pour l'église du dim an ch e m atin.       Il revoit le déroulem ent de l'événem ent dans son esprit….     " Truuuddyy ! Pourquoi les enfants n e son t -ils pas prêts ! ? Nous som m es toujours en retard ! Pourquoi ne pouvez-vous jam ais être prêts à l'heure ! ? " … sont le s m ots que lancent les lèvres de Winche ster.       La réponse de Trudy est typiqu e. "Si jam ais tu pensais à m 'aider ça n e se produirait pas tout le tem ps ! Pourquoi ne pas com m encer par m e donn er un coup de m ain dans cette m aison ! ? "L'argu m ent va dans les http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 6 of 180 deux sens jusqu'à ce que Winchester im plique les enfan ts : " Zanobia Spudchecker ! … pourquoi ne pouvez-vous pas nous respecter assez pour être prêtes à l'heure ! ? … Felicia, com bien de fois dois-je vous indiquer d'arrêter votre station de jeu avant 9 A.M.! ? » Souvent u n ou plusieurs de s trois enfants pleure pendan t que l'échauffourée atteint le point culm inant.       Portant leurs habits du dim anche, la fam ille de Spudche cke r se rend  l'église à une vitesse casse-cou. à (Winche ster déteste être tardif e t a reçu trois billets de vitesse cette année, et tous les trois, un dim anche m atin !)       A lors qu'ils se précipitent vers le bâtim e nt d'é glise, le silence dans la voiture e st assou rdissant. Winchester fulm ine hors de ses gongs. Trudy boude . Les têtes inclinées, les trois filles de Spudchecker essaie nt de pr épare r leurs e sprits pour quelque ch ose qu'elles détestent… supporter une heure ennuyeuse à l'école de dim anche !       Pendant qu'ils se garent dans le stationnem ent de l' église, Winchester et T ru dy se lèvent ave c élégance de leurs siège s de voiture, arborant de large s sourires. Ils se tien nent brasdessus bras-dessous, en saluant leurs am is m em bres de l'é glise, rian t à l'étou ffé et affich ant u ne façade que tou t va bien. Felicia, Gertru de, e t Zan obia suivent leurs pare nts avec les m entons retrouss és.       Voici les mém oires fraîche s, pourtant douloureuses qui parcou re nt l'esprit de W inchester ce dim an ch e m atin pendan t que le pasteur Farley continu son se rm on . Couvant la condam nation, W inchester  com m ence se à poser que lque s question s de con science: « Pourquoi suis-je habillé tiré à quatre épin gles afin de ressem bler à un bon chrétien quan d je viens tout juste d'agir com m e un  pa ïen il y a un e heure ? » … « je m e dem ande com bien d'autres fam illes ont eu cette mêm e expérience pitoyable ce m atin ? Pourtant n ous sentons tous bon et avons l'air bien pour Dieu. »       De telles questions ne sont jam ais venu es à la con scie nce de Winchester.     Pendant qu'il jette u n coup d'oeil pour voir l' épouse e t les en fan ts du pasteur Farley tir à quatre épingles és et proprem ent assis sur leur banc, Winchester r fléchit " Je m e dem ande si le pasteur Farley criait à son é épouse et à ses enfants ce m atin ! ? Hum m… "       L'esprit de W incheste r continu à s'em baller dan s cette direction pendant qu'il observe le pasteur Farley m arteler le pupitre et m ontre sa bible avec sa m ain droite. Le pasteu r continu de ses traits enflam m és… " nous à l'Église de la P rem ière Com m unauté du Nouveau Testam ent de la Bible  faisons tout par ce livre ! TOUT ! C'est la Parole de Dieu, et nous n e pouvons pas en dériver… mêm e pas un m illimètre ! "       Com m e les lèvres du pasteur Farley beu glent encore ces m ots, W incheste r a soudainem e nt une pené e qu'il s n'a jam ais eue auparavan t : "Je n e m e rappelle pas en lisant dans la bible avoir vu que les chr tiens sont censé é s'habiller spécifiquem en t pour allez à l'église. Est ce conform e au livre ! ? "     Cette pensée sim ple ouvre u n torre nt d'autres que stions épineuses. A lors qu e des grappes de pieux fid èles qui réchauffent les ban cs d'é glise con gelés rem plissent son horizon, l'esprit de W inch ester est inondé de ces question s. Que stions qu'aucun chrétie n n'est cen sé dem ande r. Des que stions com m e:     Est-ce que « reposer son derrière sur un siège non rem bourré et regarder le derrière de cinq rangées de têtes pen dant 45 m inutes est selon le livre ? Pourquoi d épensons-nous tout cet argen t pour m aintenir ce bâtim ent quand nous som m es ici seulem ent deux fois la sem aine pendant quelques heures ? Pourquoi la m oiti é de la congrégation est-elle à pein e éveillée quan d le pasteur Farley prêche ? Pourquoi m es enfants détestentils l'école du dim anche ? Pourquoi passons-nous par ce mêm e rituel prévisible et endorm ant chaque dim an che m atin ? Pourquoi est-ce que je vais à l'église quan d ça m 'en nuie à m ourir et ça n'a rien pour m oi de spirituel? Pourquoi dois-je porter cette cravate incon fortable chaque dim anche m atin o tout ce qu'elle sem ble faire est ù de couper la circulation du sang à m on cerveau ! ? »       Winchester lutte e n lu i-mêm e pendant que les qu estions con tin uent à se déverser dans son e sprit. Il se sent m alpropre et qu'il est sacrilège  de pense r de telles choses. Pourtant quelque chose se produit  justem entà l'intérieu r de lui qui le force à douter de son en tiè re expérien ce d'église. Ces pe nsées étaient restées dorm an tes dan s le subconscien t de W in ch ester pendant des années. A ujourd'hui, elle s refon t surface.       A ussi intéressant que cela puisse paraître, le s question s que Winchester se pose en ce jou r sont des question s qui ne pénètren t pratiquem ent jam ais la pensée conscien te de la plupart des chrétie ns. Ces replis n e paraisse nt sim plem e nt pas su r nos cerveaux. Pourtant la sobre é alité est que les yeu x de W incheste r se sont r http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 7 of 180 ou verts.       Aussi effrayan t qu e cela puisse para ître, la plupart de tout ce qui est fait dans n os églises m odernes n'a aucune base bibliqu e. Pendant que les pasteu rs hurle nt de le urs pupitres au su jet être " bibliques " d' et conform es à " la pu re Parole de Dieu" leu rs paroles le s trahisse nt. De fa çon alarm ante, très peu de ce qui est observé aujou rd'hu i dans le christianism e m ode rne se retrace  dans l' église du prem ier siècle .    Questions que nous ne pensons jam ais poser       Socrate (470-399 B.C.) est considéré par qu elqu es historiens com m e étant le père de la philosophie. Né et élevé à Athènes, sa coutu m e était de parcourir la ville en sou levant im placablem ent et en analysant de s question s pertinente s.[1][1][1] Socrate a hardim ent rem is en cause les vues populaire s de son tem ps. Il a pené s librem ent sur des sujets que se s concitoye ns A th éniens considéraient com m e fermés à tou te discussion.       L'inlassable habitude de Socrate de lan cer d' épineuses question s et de les entraîner dans des dialogu es critiqu es au sujet de leurs coutum es adm ise s lui a par la suite co té la vie . Son in terrogation harcelante au û sujet des traditions établies provoquait les chefs d'A thènes à l'accuser de « corrom pre la jeu nesse . » En conséquence, ils ont m is Socrate à m ort. Un m essage clair a été envoyé à ses concitoyens: Tous ce ux qui rem ettent e n cau se les coutum e s établies ren contreront le mêm e destin ![2][2][2]     Socrate n'était pas le seul philosoph e à récolte r des représailles grave s pour sa non-conform ité : Aristote a été exilé, Spinoza a été excom m u nié, et Bruno a été brûlé vivant. Je ne m entionnerai pas les m illiers de chrétie ns qui ont été torturés e t m artyrisés par l'é glise institutionnelle parce qu'ils ont os défier ses é enseignem e nts.[3][3][3]       Com m e chrétie ns, nos dirige ants n ous ense ign ent à croire ce rtaines idées et à se com porter de certaine s m anières. Nous avon s une bible, oui. Mais nou s som m es con ditionn à lire avec l'objectif qui nous est rem is és par la tradition chrétie nne à laquelle n ou s appartenons. On nous enseigne à obéir à notre dénom ination (ou m ou vem e nt) e t à ne jam ais éprouve r ce qu'on y enseigne .       (À ce m om en t, tous les cœ urs re belles applaudissen t e t com plotent pour utiliser les paragraphes ci -dessus pour faire du grabuge au sein de leurs églises. Si c'est toi, cher cœ ur re belle, vous ave z m anqué m on point par une distance considérable. Je n e te supporte pas dans ce tte d arche. M on conseil : Partez de votre église ém tranquillem en t, en refusant de causer la division, ou soyez en paix avec elle. Il y a un vaste écart entre la rébellion et prendre position pour ce qui est vrai.)       À dire vrai, n ous le s chrétie ns ne sem blons jam ais dem ander pourqu oi nous faisons ce qu e nous faisons. Au lieu de cela, nous répéton s gaiem en t n os traditions religieuses, ne dem an dant jam ais d'o elles sont venue s. La ù plupart des chrétie ns qu i prétenden t confirm er l'intégrité de la Parole de Dieu n'on t jam ais cherché à voir si ce qu'elles font ch aque dim anche a  qu elqu e support scriptural. Com m en t e stce que je sais cela ? Parce que s'ils le faisaie nt, ils seraien t am e nés à quelques conclu sions très inqu iétantes. Conclusions qui les con traindraient par m otif conscience à abandonner pour toujou rs ce qu'e lles font.       De façon saisissante , la pe nsée et la pratique ecclésiastiques contem poraines ont été in fluen cées par des événem ents historique s bien davantage parabibliques que par des im p ératifs et des e xe m ples du NT (n ouveau testam ent). Pourtant la plupart des ch r tie ns sont sans connaissance de ce tte influe nce. Non plus sont é -ils conscien ts du fait qu'elle a créé un groupe [4][4]4] de traditions bien aimées, calcifiées, de conception toute hum ain e [5][5][qui nous est transm is par habitude e n tant que " chr étie n. " [6][6][5]                   Une invitation terrifiante       Je vous invite m aintenant à m archer ave c m oi sur le chem in inexplor C'est un voyage terrifiant où vous é. serez forcé de poser des questions qu i n'on t probablem ent jam ais franchi le seu il de vos pe ns conscientes. ées Que stions dures. Questions harcelan tes. Qu estions m e effrayantes. Et vous serez confron té carrém ent à des êm réponses inqu iétantes. Pou rtant ces réponses vous mèneront en intim ité avec ce rtaines des ch oses les plu s riches qu 'un chrétie n puisse savoir.       En lisant les page s suivantes, vous serez assom m d'apprendre que les traditions qu e nous les chr tie ns é é suivon s le dim anche à l'église n e son t pas venues de Jésus Christ, des apôtres, ou de s Écritures. Non plus http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 8 of 180 vienn ent-elles du ju daïsm e.[7][7][6]Outrageusem ent, presque tout ce que nous faisons com m e é glise " a été " em prunté directem ent de la culture pa ïenne dans la période postapostolique.[8][8][7] Pour être plus spécifique, la m ajeu re partie de nos pratiques en m ati ère d'église a  été engendrée en trois périodes de tem ps : L'ère post-Constantinien (324-600), l'ère de la Réform e (XV Ie siècle ), et l'è re des Revivalistes (18e-XIXe siècle ).       Chaque chapitre retracera une pratique traditionnelle adm ise en m ati d'église. Il indiquera alors l'histoire ère d'où cette pratique est venue. Mais d'une m aniè re prim ordiale , il expliquera com m ent cette pratique supplante l'A utorité fonction nel de Jésus-Christ en tant que Tête et entrave le fon ctionne m ent de son corps.       Si vou s êtes peu disposé à  faire exam iner sérieu sem ent votre ch ristianism e, ne lisez pas au del de cette à page. Donnez ce livre en toute bonne volon té im m édiatem ent ! Épargn ez-vous l'ennu i d'avoir votre vie chrétie nne tou rnée à l'envers.       Cependant, si vou s choisissez " de prendre la pilule rouge " et qu'on vou s  m ontre " la profon deur du trou du lapin  " [9][9][8]… si vous vou lez appren dre la véritable h istoire de l'origine de vos pratiques chr tie nnes … si é vous êtes disposé à voir le rideau levé sur l'é glise m oderne et à voir ses présuppositions traditionnelles violem m e nt défiées… alors vous trouve re z ce travail dérangeant, éclairan t, et probablem ent transform ant.       Cependant, si vou s êtes un ch rétie n dans l'église institutionnelle qui pren d le NT sérieu sem ent, ce que vous êtes  su r le point de lire vou s forcera à une crise de conscien ce. Vous se re z con front à des faits h istoriques é in dubitables.       D'au tre part, si vous vous av érez justem en t être l'une de ces race s rares qu i se recueille avec d'autres chrétie ns en deh ors du ch ristianism e organis vous re découvrire z que non seule m ent l'É criture se tient de é, votre côté, m ais que mêm e l'histoire vous supporte.   Un jour, par le bois prim itif, Un veau m arche à la m aison, com m e tout bon veau se doit ; Mais il laisse un e traîne toute éparpillée et  de travers, Une traînée tordue com m e tout bon veau se doit.   Depuis lors trois cents ans se sont écoulés, Et, j'en déduis que le veau est m ort. Mais il laissait toujours sa traînée, Et sur ce  fait repose m on con te m oral.   La traînée est reprise le jour suivant Par un chien solitaire qui passait par là ; Et puis un sage bélier A suivi la traînée par-delà m on ts et vallées,, Tra înant le troupeau derrière lui, aussi, Com m e le font toujours les bons béliers. Et depuis ce jour, au-delà de la colline et la clairière, Par ces vieux bois un chem in a été frayé.   Et beaucoup d'hom m es s'y blessent dedans et dehors, Et esquivé, et tourné, et plié Et des m ots d'une juste colère y sont entendus Puisqu'il y avait un chem in si tordu. Mais toujours ils s'y aventurent,  n'en riez pas. Les prem ières m igration s de ce veau, dans ce sentier tortueux par le bois m archait de m ani re vacillante, è Puisqu'il vacillait  quan d il m archait. Ce chem in de forêt est devenu une ruelle, Qui pliée et tournée tourn e encore ; Cette ruelle tordue est devenue une route, http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Là où beaucoup plus d'un pauvre cheval avec sa charge Travaillé fort sous le soleil brûlant, Et parcouru environ trois m illes dans un . Et ainsi un siècle et une m oitié Ils ont m arché sur les traces de ce veau.   Les années ont passé à toute vitesse,, La route est devenue une rue de village ; Et ceci, avant que les hom m es se soient rendus com pte, La voie de com m unication achalandée d'une ville ; Et bien tôt la rue cen trale était celle D'un e m étropole renom mée ; Et les hom m es de deux siècles et une m oitié Marchent sur les traces de ce veau.   Chaque jour cent m ille déroutés suivent le veau en zigzag; Et par son chem in tordu circule Le trafic d'un continent. Cent m ille hom m es ont été guidés Par un veau m ort il y a près de trois siècles. Ils suivaient toujours sa m anière tordue, Et perdaient cent ans par jour ; Une telle vénération est accréditée à un précédent bien établi. Une leçon m orale que ceci pourrait enseigner, Si j'étais ordonné et ai appelé pour prêcher ; Car les hom m es sont en clins à m archer en aveugle Le long des chem ins des veaux de l'esprit, Et à travailler de soleil en soleil Pour faire ce que d'autres hom m es ont fait. Ils suivent dans le sentier battu, Et dehors et dedans, et en avant et en arrière,   Et poursuivent toujours leur cours détourné, Pour garder le chem in que d'autres ont tracé. Ils gardent en chem in le sillon sacré, Le long de ce que toutes leurs vies ils se déplacent. Mais com m e les anciens dieux des bois sages rient, Qui on t vu le prem ier veau originel! O ! Beaucoup de choses ce con te pourrait enseign er— Mais je ne suis pas ordonné pour prêcher.                                  - SAM W alter Foss Page 9 of 180 CHAPITRE 1   L'O RDRE DU CULTE: LES DIMANCHE MATINS FIGÉS DANS LE BÉTO N    La tradition sans vérité est l’erreu r à m aturité                      - Tertullien   En tant que chrétie n assidu à son église m oderne, vous observez le mêm e ordre superficiel de culte chaque fois que vous allez à l'église. Peu im porte à quelle se ction  du prote stan tism e vous appartenez  que ce soit Baptiste, Méthodiste, R eformé, Presbytérien , Libre Évangélique, Église du Christ, Disciples du Christ, de CM A, de la http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 10 of 180 Pentecôte, Charism atique, ou sans dénom ination— votre dim an che m atin est pratiquem e nt ide ntique à celui de tou tes au tre s églises protestante s.[1][1][1] Mêm e parm i les pr étendu es dénom inations «  avantgardiste s » (com m e la Chapelle de Vigne et du Calvaire), les variations sont m in eures.      Soit, quelques églises utilise nt des cantiques contem porains tandis que d'autres ont des h ym ne s. Dan s quelques églises, les m em bre s d'une congrégation lèvent leurs m ain s. Dans d'autres, leurs m ains ne d épassent jam ais le urs hanches. Qu elqu es églises observent un Repas du Se ign eur hebdom adaire. D'autres en ont u n trim estrie l. Dans quelques églises, la liturgie (ordre de cu lte) est écrite dans un bu lletin.[2][2][2] Dans d'autres, la liturgie est n on écrite, pourtan t elle e st tout ju ste mécaniqu e et prévisible com m e si e lle avait été copiée.      En dépit de ces légères variations, l'ordre du culte e st essen tie llem en t le m e dans toutes les églises êm protestantes d'un bout à l'autre.          Dim anche l'ordre de m atin d u culte      Épluchez les ch angem ents superficiels qu i diff ren cien t chaqu e office e t vous trouverez la m e liturgie é êm prescrite. V oici à quoi e lle ressem ble :   La salutation . (Quand vous entrez dans le b âtim e nt, vous êtes salué par un portier ou un hôte désigné qui devrait sourire ! On vous rem et alors une page de bu lletin ou d'annonce. Note : si vous faites partie de la dénom ination de la Vigne, vous pouvez boire du café et m anger des beignets alors qu e vous êtes assis.)   Prière ou le ctu re de s Écritures. (Habitu ellem en t don né par le pasteur ou le chantre.)   Le service de cantique . (Le rassem blem ent est condu it à chanter par un chantre, u n chœ ur, ou u ne équipe profession nelle de culte. Si vous faites partie d'une église ch arism atique , ceci durera typiquem ent 30 à 45 m in utes. Autrem e nt elle se ra plus cou rte .)   Les annonces. (Habituellem e nt données par le pasteur ou un autre responsable d' glise.) é   L'offrande . (Parfois appelé « l'offertoire, » elle est habitue llem ent accom pagnée de m usique spéciale par le chœ ur, l'équipe de culte, ou u n soliste.)   Le serm on. (Typiquem en t un discours solenn el de 30 à 45 m inute s livré par le pasteur.) [3][3][3]      Une ou plu sieurs des activités su ivantes après le serm on :         U ne prière pastorale  « après le serm on »,         Un appel à l’autel,         D’autres cantiques con duits par les chœurs ou le chef de culte,         R epas du Seigneur,         Prière pour les m alade s ou les affligés.                                Annonces de ferm eture (habituellem ent données par le pasteu r ou une « personne  chance use de l’assistan ce» qui obtient la parole.)   La bénédiction . (C'est la bénédiction ou la ch anson qui term ine le service.)      A ve c quelques re m ises en ordre m ineu res, c'est la liturgie ininterrom pu e qu e 345 m illions de protestan ts à travers le globe obse rvent religieu sem ent sem aine apr s sem aine.[4][4][4] Et pendant les 500 derni res è è années, personne n'a sem blé l'interroger.      Regardez e ncore l'ordre du culte. Note z qu'il con tient un e triple structure :   1) ch ants, 2) le serm on, 3) prière ou cantique de clôture .   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 11 of 180 Cet ordre de culte e st considéré com m e sacrosaint aux ye ux de la plupart des chr tie ns m odernes. Mais é pourqu oi ? Il est sim plem e nt dû à la puissan ce titan esqu e de la tradition.[5][5][5]    Nous avons hérité de cette liturgie par une tradition cohéren te pourtant évolutive. Et cette tradition a coulé l'ordre du cu lte du dim an ch e m atin dan s le béton pe ndant cinq siècle s… im possible à déplacer !       D’où vient l'ordre protestant du culte?      Le s pasteurs qui disent habitu ellem e nt à leurs rassem blem ents « nous faisons tou t selon le livre » et qui répètent toujours cette mêm e liturgie blindée ne sont sim plem ent pas corrects. (Je conc ède que le m anque d'e xactitude est dû à l'ignoran ce plutôt qu 'à la déception inte ntionnelle .)      Vous pouvez parcou rir votre Bible du com m encem ent à la fin, et jam ais vous ne trouvere z quoi que ce soit qui lu i re ssem ble. C'e st parce que les chr étie ns du prem ier siècle n'avaient aucune de ces ch oses. En fait, l'ordre protestant du culte a au tant d'appui biblique qu e la m esse catholique [ 6][6][6] Ni l'un ni l'autre n'ont de ! sim ilarité avec le NT .      Dans « Rethinking the W ineskin  », je décris les réunions de l'é glise origin elle. Ces réunions se caractérise nt par le fonctionnem ent de chaque m em bre, par la spontan éité, la liberté, la résonnance, et ouvertes à la participation.[7][7][7] C'é tait une réunion lim pide, pas un ritu el statique. Et il était im prévisible, à la différen ce de l'office m oderne.      De plus, la réunion d'église du prem ier siècle n'était m odelée d’après le service de synagogue juive ainsi que quelques auteurs récen ts l’on t suggéré.[8][8][8] Au lieu de ce la, elle était totalem en t unique à la cu lture.      A insi d'où vient l'ordre du culte protestant? Il a ses racines de base dans la m esse catholique. [9][9][9] De m anière significative, la m esse n'a pas com m encé avec le NT. Elle s'est plu tôt développée à partir du ju daïsm e et du paganism e antique .[10][10][10] Selon le célèbre h istorie n W ill Duran t, la m esse cath olique « a été basée en partie sur le service ju daïque du te m ple, en partie sur les rituels gre cs des m yst res de la purification, du è sacrifice par procu ration, et de la participation…  » [11][11][11]      Grégoire le Grand (540-604) est l'hom m e responsable de la form ation de la m esse m édiévale.[12][12][12] Grégoire était un hom m e incroyablem ent superstitieux don t la pen é e était influ encée par des con cepts s paganisés m agiqu es. Il a incarné l'esprit médiéval, un croise m ent entre le pagan ism e, la m agie, et le christianism e . Ce n 'est pas par accide nt que Du rant appelle Gr égoire « le prem ier hom m e com plè tem ent médiéval. » [13][13][13]      La m esse médiévale reflétait l'esprit de son père, Grégoire. Elle est  un mélange du païen et du rituel Judaïque arrosés avec la théologie catholique e t le vocabulaire chr étie n.[14][14][14] Durant précise qu e la m esse a été profondém ent trem pée dans la pensée m agique païenne aussi bie n que le dram e grec.[15][15][15] Il écrit, « l'esprit grec, m ourant, est venu tran sm igrer sa vie dans la th éologie et la liturgie de l'é glise ; la langu e grecque, ayant régn é pendan t des siècle s sur la philosophie, est deve nue le véhicu le de la littérature et du ritue l chrétie ns ; les m ystères grecs son t passé dans l’im pressionn ant m ystère de la m esse. » [16][16][16]      En effe t, la m esse catholique qui s'est d éveloppée à partir des quatrièm es et sixièm es siècle s était essentie llem ent païenne. Les chrétie ns ont volé aux païens les vêtem ents de cérém on ie des prêtres païens, l'utilisation de l'encens e t l'eau sainte dans les rites de purification , la lu m i des bougies dans le culte, ère l'archite ctu re de la basiliqu e rom aine pour leurs b âtim e nts d'église, la loi de Rom e com m e base de « loi canonique, » le titre Pontifex M axim us pour l'é vêque principal, et le s rituels païens pour la m esse catholique. [17][17][17]      Pe ndant que diverse s dénom inations protestantes ve naien t au m onde , e lles contribuaient toutesà aidé à rem odeler la liturgie catholique en con tribuant un élém ent un ique à elles. [18][18][18] En faire la chronique, serait un e t âche com plexe e t énorm ém ent vaste. Le traiter com plètem ent exige rait un volum e m assif.[19][19][19] En ce ch apitre , nous en exam in eron s l'histoire de base.      Après que Grégoire ait établi la m esse au sixièm e siècle , e lle fut gravée dan s la pierre, chan gean t peu pendan t plus de m ille an nées.[20][20][20] Mais l'im passe liturgique a subi sa prem è re révision quand M artin i Luther (1483-1546) m on ta sur la scène. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ   Page 12 of 180                La contribution de Luther      En 1520, Luther a lancé une violente cam pagne con tre la m esse catholique. 21][21][21] Le paroxysm e de la [ m esse catholique a toujours été l'eucharistie, [22][22][22] égalem e nt conn u com m e le « Repas du Seigneur »  ou « com m un ion  » Tout porte sur e t mène à ce m om ent m agique        où le prêtre brise le pain et le don ne au peu ple. Pou r l'esprit catholique m édiéval, l'offre de l'eucharistie était le renouvellem en t du sacrifice de Jésus-Christ. Dès Grégoire le Grand (540-604), l'église catholique a enseigné que Jésus-Christ est sacrifié à nouve au par la m esse.[23][23][23]      Luth er s’est souvent élevé contre le s m itre s et le personnel des papistes et de leur enseignem ent su r l'eucharistie. L'erreur cardinale de la m esse,  indiquait Luther, était que c'était u ne « œ uvre » hum ain e basée sur u ne m au vaise com préhension du sacrifice du Christ. [24][24][24] A insi en 1523, Luth er déterm in ait ses propres révisions à la m esse catholiqu e.[25][25][25] Ces révisions sont à la base de tout le culte protestant.[26] [26][26] Le cœur en est ceci : Luth er a fait de la pr édication, plu tôt que de l'eu ch aristie, le paroxysm e du rasse m blem e nt.[27][27][27]      En conséquence, dans le se rvice protestant m ode rn e du culte, c'est le chaire, plu ô t que la table de l'autel, t qui est l'élém ent central.[28][28][28] (la table de l'autel est l’endroit où l'eucharistie est placée dans les églises catholiques.) Luthe r obtient le crédit pour l’in stau ration du serm on com m e l'apogée du service protestant.[29] [29][29] Lise z ses paroles : « Un rassem blem en t chrétie n n e devrait jam ais se réunir sans prédication de la Parole de Dieu e t de la priè re, mêm e brièvem en t » [30][30][30]… « La prédication et l'enseigne m ent de la Parole de Dieu sont la partie la plus im portan te du service divin.  [31][31][31] »      La croyance de Lu ther dans la centralit de la prédication com m e le hau t-fait du service du culte a collé é jusqu'à ce jour. Pourtant e lle n'a aucun précédent bibliqu e quel qu’il soit.[32][32][32] Com m e u n h istorien l'a dit, « le chaire est le trône du pasteur protestant. » [33][33][33] c'est pour ce tte raison que des m in istres protestants ordonnés s'appellent par habitude « les prédicateu rs. » [34][34][34]      M ais encadrant ces changem en ts, la liturgie de Luth er a chang peu de la m esse catholique .[35][35][35] é Luther a sim plem ent essayé de sauver ce qu'il a pensé être les élém ents « chrétie ns » dans le vieil ordre catholique.[36][36][36] En conséquence, si vous com parez l'ordre du culte de L uther à la liturgie de Grégoire, c'est pratiquem e nt pareil ![37][37][37] Lu ther a principalem ent réin terprété plusieurs des rituels de la  m esse. Mais il a gardé la cérém on ie, la croyant appropriée.[38][38][38]      Par exem ple, Luther a m ainten u l'acte qui m arquait le m om ent crucial de la m esse catholique: Quand le prêtre élevait le pain et la coupe pour les consacrer.  Il  a sim plem ent r in terprété la signification de cet acte. é [39][39][39] La pratique de con sacrer le pain et la coupe en les élevant a com m encé au 13èm e siècle . C'e st un e pratique presque e ntiè rem ent établie sur la su perstition. [40][40][40] Pou rtant beaucoup de pasteu rs l’observent e ncore au jourd'hui.      De m anière sem blable, Luthe r a fait u ne ch iru rgie énergique à la prière de l'e ucharistie, conse rvant seulem e nt les paroles de l'in stitution.  [41][41][41] Les paroles de l'in stitution sont les m ots de 1 Cor. 11:23 « que le Se ign eur Jésus la nu it où il a été trahi prit le pain… et dit, « prenez et m angez, ceci est m on Corps »… » Jusqu’à ce jour, les pasteu rs prote stan ts r éciten t religieusem ent ce texte avant d'adm inistrer la com m un ion .      En fin de com pte, la liturgie de Luthe r n' tait rien de m oins qu'u ne version tronquée de la m esse cath olique ! é [42][42][42] Et elle a conservé les mêm es problèm es évidents : Les m em bres de la congrégation dem e uraient de passifs et im m obiles spectateurs (sau f qu'eux pou vaientt m aintenant chanter), et la liturgie enti était ère encore dirigée par un ecclésiastique ordonné (le pasteur avait rem placé le prêtre.)      Dans les propres m ots de Luther, « il n ’a ni  m aintenant ni jam ais été notre inte ntion de su pprim er le se rvice liturgique de Dieu com plètem ent, m ais plutôt d'épurer celui qui est m aintenant couran t des ajouts m is rables é qui le corrom pent… » [43][43][43] T ragiqu em ent, Luth er n e s'est pas rendu com pte que du nouveau vin ne peut être rem ballé dans de vieilles outres.[44][44][44 À aucun m om e nt Luther (ou l'un des autres r form ateurs é traditionn els) ne dém on tre un désir de retourner aux pratiques de l’ église du prem ier siècle . Ce s hom m es se sont m is sim plem ent à réform er la théologie de l'église catholiqu e. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 13 of 180     En som m e, les principaux  chan gem ents que Luther a fait à la m esse catholique se listent  com m e suit : 1) Il a  exécuté la m esse dans la lan gue du peuple, 2) il a donn au serm on la place centrale dans le é rasse m blem e nt, 3) il a introduit le chant e n assem bl e, [45][45][45] 4) il a supprimé l'idée qu e la m esse était é un sacrifice du Christ, et 5) il a perm is au rasse m blem e nt de participer au pain et la coupe (plut qu e ôt seulem e nt le prêtre com m e dan s la pratique catholiqu e). À part de ces différen ce s, Luthe r a gardé le m êm e ordre de culte qu’on retrouve dans la m esse catholique !      Pire encore, bien que Luth er ait beau coup parl au suje t du « sacerdoce de tous les croyants, » il n'a jam ais é abandonné la pratiqu e d'u n cle rgé ordonné.[46][46][46] En fait, si forte était sa croyance dans un cle rgé ordonné qu'il a écrit, « le m inistère public de la Parole doit être établi par une sainte ordination com m e la plu s haute et la plu s grande des fonctions de l'é glise. » [47][47][47] Sous l'influence de Lu ther, le pasteur protestant a sim plem ent rem placé le prêtre catholique . Et pou r la plupart, il y avait peu de diff ren ce pratique dans la é m anière que ces deux m inistres  fonctionnaient. [48][48][48] C'est toujours le cas aujourd'hu i com m e nou s le verrons plus loin.[49][49][49]      Ce qui suit est l'ordre du culte de Lu ther. 50][50][50] L’ordre général devrait vous sem bler très bien connu [ puisque c'est la racine de votre office du dim anche m atin. 51][51][51] [   Chant Prière Le serm on Exhortation du peuple Repas du Seigneur Chant [52][52][52] Prière après com m union La bénédiction                                La contribution de Zw ingli      Avec l'arrivée de la presse de Gutenberg (environ 1450), la produ ction en bloc de livres liturgiqu es  acc léra é les ch ange m ents liturgiqu es que les réform ateurs essayaient de m ette en place.[53][53][53] Ces chan gem ents étaient m ain tenan t opérés par des typographes m obiles et im primés en quantités m assives.      L e réform ateur suisse Ulrich Zw ingli (1484 -1531) a fait quelques u nes  de ses propres éform es qui r contribuèren t à  l'ordre m oderne de la form e du culte. Il a re m plac l'autel-table avec qu elqu e ch ose appe lé é « la table de com m union » de laquelle le pain et le vin étaient adm inistrés.[54][54][54] Il a égalem e nt fait porter le pain et la coupe au pe uple à leurs siège s à l'aide de plateaux et de cou pes en bois.[55][55][55]      La plupart des églises protestantes ont toujours une telle table. Deux bougies s y repose nt typiquem en t selon ’ la coutum e qui est venue directem ent de la cour c rém on iale des em pereurs rom ain s ![56][56][56] Et la é plupart portent le pain et la coupe aux personne s assise s à leurs siège s.      Zw ingli a égalem e nt recom m andé que le Repas du Seigneur soit pris par trim estre (qu atre fois par ann ée). Ce qui était  en opposition avec la façon h ebdom adaire com m e d'autres réform ateurs l’on t préconisé.[57][57][57] Beaucoup de protestants im iten t l'observation trim estrielle du Repas du Seigneu r aujou rd'hu i. Certains l'observen t de façon m ensuelle.      Zw ingli est égalem e nt crédité pour son soutien à  la vision « com m ém orative  » du repas. Cette vison est em brassée par le Protestantism e Américain tradition nel.[58][58][58] C'est la vision que le pain et la coupe sont seulem e nt de sim ples sym boles du Corps et du sang du Christ. 59][59][59] Néanm oins, horm is ces nou veautés, [ la litu rgie de Z wingli n 'é tait pas beaucoup différen te de celle Luth er. [60][60][60] Com m e Luther, Z wingli a soutenu la centralité de la prédication. Tellem ent qu e, lui e t se s coll gu es prêchaient aussi souvent que les è nouve lles à la télévision — quatorze périodes par sem aine ![61][61][61]                                   La contribution de Calvin et Com pagnie   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 14 of 180    Le s réform ateurs John Calvin (1509-1564), Joh n Knox (1513-1572), et Martin Bucer (1491-1551) ont ajouté au m odèle liturgique. Ces hom m es ont cr leurs propres ordres de culte entre 1537 et 1562. Qu oiqu'on ait éé observé leurs liturgies dans différen tes régions du m on de, elles étaient pratique m ent identiques.[62][62][62] Ils ont sim ple m ent fait quelques ajustem e nts à la liturgie de Luth er. Notam m ent la perception d'argent apr s le è serm on.[63][63][63]      Com m e Luthe r, Calvin a souligné la ce ntralité de la prédication pen dant le culte. Il croyait que ch aque croyant avait accès à Die u par la Parole prêchée plutôt que par l'eucharistie.[64][64][64] Étant don né son génie théologique, la prédication de Calvin dans l'é glise de Genève était inten sém ent théologique et académ ique. Elle était égalem e nt fortem e nt individualiste, une caractéristique qui n’a jam ais laissé le prote stantism e.[65] [65][65]      L'église de Genève de Calvin était reconnu e com m e le m odèle pour toutes les églises re form ées. A insi son ordre de cu lte se propageait. Ce qu i expliqu e le caract re cérébral de la plupart des églises protestantes è aujou rd'hu i, en particu lier reformée et presbytérien ne.[66][66][66]      Puisque des in strum ents m usicaux ne sont pas explicitem ent m entionn s dan s le NT, Calvin a élim iné les é orgues et les chœ urs.[67][67][67] T ou t le ch ant était a cappella. (Quelques protestan ts m odernes, com m e l'église du Christ, suivent tou jours le non strum entalism e rigide de Calvin.) Ce qui  changea au m ilieu du -in 19ièm e siècle   où les églises reformées com m en cèren t à em ployer la m usique instrum entée et les chœ urs.[68] [68][68] Cepen dant, les puritain s (calvin istes anglais) ont continu dans l'esprit de Calvin, vouant la m usique é in strum entale et le chan t de s chœurs à la con dam nation.[69][69][69]      L’aspect le plus préjudiciable de la litu rgie de Calvin est probablem ent qu'il a dirig la m ajeure partie du é service à partir de son chaire ![70][70][70] Le ch ristianism e ne s’en est  jam ais rem is. A ujourd'hui, c'e st le pasteur qu i est le M C e t le PRÉSIDENT du service d'é glise du dim anche m atin tout com m e le prêtre e st le M C e t le PRÉSIDENT de la m esse catholique !      Un autre aspect où Calvin a contribué à l'ordre du culte est l'attitude som bre en seigné au rassem blem ent à adopter quand il e ntre dans le bâtim e nt. Cette atm osphère en est une d'un sens profond d'avilissem ent devant un Dieu souverain et austère.[71][71][71]      M artin Bucer est égalem e nt recon nu pour en courager ce tte attitude. A u d ébut de ch aque service, il faisait lire les Dix com m an dem e nts haut et fort pour créer u n sens de vénération.[72][72][72] De cette m entalité sont issues qu elqu es pratiques plutôt indign es. La Nouvelle An gleterre puritaine a été rem arqu able pour taxer les enfants qui souriaient dans l'é glise ! A joutez à ceci la création du « m in istre de la dîm e » qui réveillait les m em bres d'une congrégation du som m eil e n les pou ssant ave c un lourd bâton à pom m eau ![73][73][73]      Une telle pensée e st un retour en arrière à la vision médiévale de la piété.[74][74][74] Pourtan t elle a été em brassée et m ainte nue vivante par Calvin et Bucer. Tan dis que beaucoup de Pe ntec ôtistes et de Charism atiques m ode rn es on t rom pu avec cette tradition, elle est stu pide m ent suivie dans la plupart des églises au jourd'hui. Le m essage est : « Soye z tranquille et respe ctu eux, parce qu ’ici est la m aison de Die u ! » [75][75][75]      Encore une autre pratique que les r form ateurs m ain tenaient de la m esse était la pratique du clergé é m archant à leurs bancs au début du service tandis que le s assistan ts se tenaient debout en chantant. Cette pratique a com m encé au quatrièm e siècle où les évêques m archaient dans leurs m agnifiques églises basiliques. C'était une pratique copiée directe m ent de la cérém on ie im périale de la cou r païenne![76][76][76] Quand le s m agistrats rom ains entraien t la salle de cour, les personn es de ’ assistan ce se tenaient de bout en chantant. On l observe toujours aujou rd'hu i ce tte pratique dans beaucoup d' églises prote stan tes. Pourtan t personn e ne la rem et jam ais en que stion.      Pendant qu e le Calvinism e s’étendait dans l'ensem ble de l'Europe, la liturgie de Gen ève de Calvin était adoptée dan s la plupart des églises protestante s. Elle était transplantée e t prenait racin e dans de m ultiples pays.[77][77][77] Voici ce à quoi e lle ressem blait :[78][78][78]      Prière    Confession http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 15 of 180    Chant (psaum e )    Prière pour la lum ière  de l'Esprit dans la prédication    Le se rm on    Collection de l’aum ône    Prière générale    Com m un ion (aux tem ps désignés) tandis qu’un psaum e est chanté    Bénédiction                                   Il convie nt de noter que Calvin a cherché à m odeler son ordre de culte d’après les pre m iers pères de l'Église [79][79]79] [en particulier ceux qui ont vécu du troisièm e au x sixièm es siècle s.[80][80][80] Ce qui explique son m anque de clarté sur le caractère de la réunion d'église du prem ier siècle . Les prem iers pères des troisièm es e t sixièm es siècle s étaient intensém ent litu rgiques, im pétueux, et ritualistes.[81][81][81] Ils n 'avaient pas un e m entalité de chrétie n du prem ie r siècle .[82][82][82] Ils étaient égalem e nt davantage des théoriciens que des praticiens.      Au tre m ent dit, les pères de l'église de cette période représentent le catholicism e naissan t. Et c’est ce que Calvin prit com m e m odèle principal pour établir un nouvel ordre de culte ! 83][83][83] Ce n'est donc pas [ surprenant que la prétendu e « réform e » n’ait apporté que très peu de réform e dans la pratiqu e en m atiè re d'église.[84][84][84] Com m e cela était le cas pou r l'ordre de culte de Luther, la liturgie de l' église re formée « n'a pas essayé de changer les structures de la litu rgie [catholique] officielle m ais plut e lle a e ssayé de ôt m ainten ir la vie ille liturgie tout e n cultivan t de s dévotions liturgiques supplém entaire. » [85][85][85]                                 La contribution puritaine      Les puritains étaient des calvin istes d'An gleterre. [86][86][86] Ils em brassaient un biblicism e rigoureu x et reche rchaient une rigoureuse adhésion à l'ordre de culte du NT.[87][87][87] Le s puritain s e stim aie nt que l'ordre du cu lte de Calvin n 'é tait pas assez biblique. En conséquence, quan d les pasteurs s’arrogent  de « tou t faire par la Parole de Dieu , » ils font écho à des sentim ents puritains. M ais l'e ffort pu ritain de recon stituer ’ assem blé l d'église du NT se transform a en un éche c dram atique.      L'abandon de s vêtem ents de cérém on ie,  des idole s, de s orn em ents, e t des eccl siastiques écrivant le urs é propres serm ons (par opposition aux lectures d ’homélies) étaient de s contributions positives données par les puritain s.[88][88][88] Cependant, en raison de leur em phase sur la pri ère spontanée, les pu ritains nous ont égalem e nt légué la longue « prière pastorale » qui précède le serm on.[89][89][89] Une prière pastorale du dim anche m atin au service puritain pou vait  facilem e nt durer plus d ’une h eure! [90][90][90]      Le se rm on  atteignait son zénith avec les puritain s américains. Ils pe nsaient que c’était presque su rn aturel. Et ils pun issaient les m em bres d'é glise qui m anquaient le se rm on du dim anche m atin [91][91][91] Les résidants de la Nouvelle An gleterre qu i n’assistaien t pas au cu lte du dim anche étaient taxés ou te nus à l’écart![92][92] [92] (la proch aine fois que votre paste ur vous m enace par la col ère déchainée de Dieu pour votre absen ce à  l'église, soye z sûr de re m ercier les puritains.)      Il vau t la peine de noter qu e dans quelques églises puritaines on perm ettait aux laïcs de parler à la fin du service. Juste après le serm on , le pasteur s'assoyait et répondait aux qu estions de l’assem blée.[93][93][93] On perm ettait égalem e nt à des m em bre s de la congrégation de donn er des tém oign ages.[94][94][94] M ais ave c l'arrivée du Re vivalism e américain, cette pratique s'est fan ée, pour n’être jam ais plus adoptée par le christianism e traditionnel.[95][95][95]      En som m e, la contribution puritaine en m ati re de  liturgie protestante a fait peu pour lib è érer le peu ple de Die u pour qu’il fon ctionn e sous l’autorité du Ch rist. Com m e les réform es liturgiques qui les ont précédées, l'ordre puritain du culte était forte m ent prévisible. Il est écrit en détail et un iformém ent suivi dans chaque église.[96][96][96]      Ce qui suit est la liturgie puritaine. 97][97][97] Com parez-la aux liturgies de Luth er et de Calvin e t vous [ noterez que les dispositifs cen traux n 'ont pas chang é.   Appel à l’adoration Prière d'ouve rtu re http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 16 of 180 Lectu re de s Écritures Chant de psaum es Prière de Pré-serm on Le serm on Prière d’après-serm on (Qu and la com m un ion e st observée, le m inistre exhorte instam m ent l’assem blée, bénit le pain et la coupe, et les passe au peu ple.)      Avec le tem ps, les pu ritains ont engendr leurs propres ram ifications de d é énom inations.[98][98][98] Certaines d'entre elle s faisaient partie de la tradition des « églises libres ».[99][99][99]. Les églises libres on t créé ce qui s'appelle l’ « hym n e-san dw ich . » [100][100][100] voici à quoi il ressem ble :   Trois hym nes Lectu re de s Écritures Musique de chœ ur Prières d'unisson Prière pastorale Le serm on L'offrande La bénédiction      N’est-ce pas fam ilie r? Je vous assure que, vous n e pou vez pas le trouver dans le NT.                                 Contributions des Méthodistes et du Revivalism e américain      Au 18èm e siècle , les méthodistes apportèren t à l'ordre protestant du culte un e dim ension ém otive. Les gens étaient invités à chanter fort avec vigueur et ferveu r.[101][101][101] De cette façon , les méthodistes étaient les précurse urs du Pentecôtism e.     T alonn ant les puritains, les m éthodistes ont épicé la prière de pré-serm on du pasteur. La pri re è ecclésiastique méthodiste était péniblem e nt longue et universelle dans sa port e. Elle engloutissait toutes é autres prières, couvrant le rivage de la con fession, l'interven tion , et la louange. M ais d'un e m ani ère prim ordiale, elle s’exprim ait toujours dans l'an glais élisabéthain (c.-à-d., Thee , le Th ou, le Thy, e tc.) ![102] [102][102]      A ujourd'hui mêm e, au 21èm e siècle , la prière pastorale élisab éthaine vit et respire toujours.[103][103][103] Un grand nom bre de paste urs m odernes prient toujours dans ce langage p rim é, un dialecte m ort depu is 400 é ans ! Pourqu oi ? En raison de la pu issance irréfléchie de la tradition.      Les méthodistes ont égalem e nt popularisé le se rvice de culte du dim anche soir.[104][104][104] La découverte du gaz incande scent en tant que m oyen d' éclairage a perm is à John We sley (1703-1791) de rendre cette in novation populaire.[105][105][105] Aujou rd'h ui, be aucoup d'é glises prote stan tes ont ce service du dim an ch e soir — mêm e s’il est en général très peu fréquenté.      Les 18èm es e t 19èm es siècle s ont apporté un n ouveau défi au protestantism e américain. C'était la pression de se con form er au x services américains toujours popu laires des Revivalistes Am éricain.[106][106][106] Aux 18èm es et 19èm es siècle s, ce s services ont con sidérablem ent influ encé l'ordre du culte pour un bon n om bre d'églises. Par la su ite, ils étaient injectés dans la circu lation sanguine du protestantism e américain.[107][107] [107] Regardons les chan ge m ents durable s que les Re vivalistes am éricains ont apportés.      D'abord, les Revivalistes américains ont changé le but de la prédication. Ils prêchaient exclusivem en t dans u n but : Pour conve rtir des âm es perdue s. À l'esprit d'un Revivaliste américain, on ne trouvait pas davantage dan s le plan de Dieu qu e le salut.[108][108][108] Cette em phase trouve ses sem ences dans la pr édication innovatrice de George White field (1714-1770).[109][109][109]      W hitefield était le prem ier évangéliste m oderne à prêche r aux foules extérieu re s e n plein air.[110][110][110] Il est l'hom m e qui a décalé l'em phase de la prédication du plan de Dieu pour l'é glise à celui de son plan pour l'individu. La notion populaire que « Die u vou s aim e et a u n plan m e rveille ux pour votre vie  a été présentée » http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 17 of 180 la prem ière fois par Wh itefield.[111][111][111]      En se cond lieu, la m usique Re vivaliste parlait à l'âm e et ch erch ait à obtenir une réponse ém otive au m essage du salut.[112][112][112] Tous les gran ds Revivalistes avaient un m u sicie n su r leuréquipe à cette fin.[113][113] [113] Le cu lte  com m ençait à être considéré com m e principalem e nt individualiste, subjectif, e t ém otif.[114] [114][114] Ce revirem ent dans l'em phase a été pris par les méthodistes, et a com m encé à pénétrer beaucoup d'autres cultures secondaires protestantes.      Prenant leur point de départ des réunions de cam p de s Re vivalistes, les services méthodistes deven aien t de s m oyens ju stifian t leu r fin. Le but est pass de l’adoration de Dieu et l’édification de s croyants à la fabrication é de convertis. Les se rm on s se sont d éplacés de la discu ssion sur la foi et des suje ts sur la vrai vieà la  proclam ation de l'É vangile au x perdus. Tou te l'hum anité a été divisée en deux cam ps désespérém ent polarisés : Perdu ou sauvé, converti ou incon verti, régénéré ou dam né.[115][115][115]      La théologie du revivalism e n'a m ontré aucune com préhension du but étern el de Dieu et de son plan pour l'église.[116][116][116] L a m usique chorale méthodiste a été conçue pour ram ollir les cœ urs durs des péche urs. [117][117][117] Le lyrism e des paroles de ces cantiques com m en çait à refléter l'expérien ce individuelle du salut aussi bien que son tém oign age personnel.[118][118][118] Ch arles W esley (1707-1788) reçoit le crédit pour être le prem ier à écrire des hym n es d'appel.[119][119][119]      Les pasteurs qui con struisent exclusivem ent leurs serm ons du dim anche m atin sur le gain desâm es perdue s reflètent toujours l'influence  R evivaliste.[120][120][120] Cette influence a infiltré la l'évangélisation grâce à la télévision et la radio d'aujourd'hui. Be aucoup d' églises protestantes (non seu lem ent Pen tec te et ô Charism atique) com m encen t leurs services e n  pr parant les assistants par des serm ons ém otionn ellem e nt é chargés. Mais peu de gens savent que cette tradition a com m enc par les Revivalistes il y a un peu plus d é ’un siècle .      Troisièm em ent, les méthodistes e t le s Revivalistes ont donn naissance à «l’appel à l'autel. » Cette é nouve auté a com m encé par les méthodistes au 18èm e siècle .[121][121][121] L’in vitation aux person nes qui veulent la prière de se leve r et de s’avancer pour recevoir la prière nous a été donnée par un évangéliste méthodiste appelé Loren zo Dow .[122][122][122]      Plus tard, e n 1807 en A ngleterre, les m éthodistes créaient le « banc du repentant. » [123][123][123] Les péche urs pénitents et im patie nts avaient m aintenant un endroit pou r pleu rer pour leurs p échés après avoir été in vités à descendre le sentier de la douleur. Cette méthode atte ign it le s États-Unis quelques années après e t fut n om mée «le banc du re pentant. » par Ch arles Fin ney (1792-1872).[124][124][124]      « Le banc du repen tant » se situait à l'avant où les prédicateu rs se ten aien t sur une plateform e sur élevée. [125][125][125] C'était là que des péche urs et les saints indigents étaient appelés à s’avancer pour recevoir le s prières du m inistre.[126][126][126] Finne y éleva l’ « appel à l'autel » au niveau de l’art raffiné. Sa m éthode était de dem an der à ceu x qui souhaitaient être sau vés de se le ver et de venir en avant. Finney a rendu cette méthode si populaire que « après 1835, sa méthode devint un aspect indispensable au x éveils r m odernes. » [127][127][127]                    Finn ey plus tard aban donna le siège du pénitent e t les péche urs étaient sim plem ent invités à s’avancer dans l’allée et à s’agenouiller devan t la plateform e pour recevoir le Christ. 128][128][128] Horm is la popularisation [ de l'appel à l'autel, Fin ney reçoit le crédit d'avoir inven té la pratique de la prière pou r des personnes par leur  nom , de m obiliser des groupes d'ou vriers pour visite r des m aisons, et de rem placer le s service s courants de l'église par des services spéciaux chaque soir de la sem ain e.      Avec le tem ps, « le banc du pénitent » lors de la réunion du  cam p à l’extérieu r a été rem placé par l’ « autel » dans le bâtim e nt d'église. Le « sentier de la douleur» a été rem placé par l’allée d'église. Et ainsi fut ren du célèbre « l’appel à l’autel. » [129][129][129]      Peu t-être qu e l'élém ent dom inant que Finne y a donné au christianism e m oderne était le  pragm atism e . Par le pragm atism e, je veux dire la croyance qu e si quelque ch ose fonctionne, elle devraitêtre adoptée. Finne y a cru que le NT n'en seignait aucune form e prescrite de culte.130][130][130] Il enseignait que le but unique de la [ prédication était de gagne r de s convertis. Tous les dispositifs qui aidaient à accom plir ce bu t étaient http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 18 of 180 acceptables.[131][131][131] Sou s Finney, le revivalism e du 18 e siècle a été transformé en science et èm in troduit dan s le s églises traditionn elles.[132][132][132]      Le christianism e m oderne n e s'e st jam ais rem is de cette id ologie charnelle. Le pragm atism e, n on le é Biblicism e ou la spiritu alité, régit les activités de la plupart des églises m odernes. Les églises « ou vertes aux che rcheu rs » on t été les m eilleures à suivre les traces de Fin ney. Le pragm atism e est nocif parce qu 'il enseigne que « le but  justifie tous les m oyen s. » Si le bu t est con sidéré « saint, » tou s le s « m oyens » sont acceptables.      C'est pour ces raisons que Charles Finn ey est appel « le réform ateur liturgiqu e le plus influent dans l'histoire é am éricaine. » [133][133][133]  Selon l'esprit protestant, la doctrine doit être vigoureusem ent vérifiée avec le s Écritures avant qu'on l'acce pte. M ais en m ati re de pratique d'église, on accepte n’im porte quoi en au tant que è cela fonctionne pour gagner des convertis !    De toute façon , le Revivalism e américain a transformé l'église e n station de prêche . Il a réduit l'expérien ce de l'ekklésia en une m ission évangélique.[134][134][134] Il a norm alisé les méthodes du Revivalism e de Finney et a créé des personnalités de chaire com m e attraction dom inante pour l' glise. Il a égalem e nt fait de l'é glise é une affaire individualiste plutôt qu e com m unautaire.     D’un autre côté, le but du Revivalism e américain était d'em m e ner de s péche urs à une décision personn elle pour un e foi individualiste .[135][135][135] En con séquence, le but de l’église prim itive où chaque m em bre fonction nait pour l’édification m utuelle et la m anifestation com m un e de J ésus-Christ devant les principau tés et les puissan ces— a été tou t à fait pe rdu.[136][136][136] Ironiqu em ent, John W esley, u n R evivaliste du d ébut, a com pris les dan gers du m ouve m ent  Revivaliste. Il écrit, « le christian ism e est essen tiellem en t une religion sociale… de le transform er e n religion pour solitaires devra en effet le d étruire. » [137][137][137]      Le coup fin al que le Revivalism e ajoutait à l'ordre protestant du cu lte clouait le prétendu « appel à l'autel » au som m e t du hym ne-san dw ich . C'est la liturgie qu i dom ine le protestantism e am éricain aujourd'h ui. Éton nam m ent, e lle a peu ch angé de l'invention de Luther de la m esse allem ande quatre si cle s auparavant. è      A vec l’in ven tion d'A lbert Blake Dick (1856-1934) du pochoir de reproduction en 1884, l'ordre du cu lte a com m en cé à être im primé sur des bulletins.[138][138][138] Ainsi est né « le célèbre bulletin du dim anche m atin. » [139][139][139]                                L'influence incroyable d e D.L. M oody      Les sem ences de «l’Évangile Revivaliste » on t été répandue s dan s tout le m onde occidental par l'in fluen ce gigantesque de D.L. Moody (1837-1899).[140][140][140] L'Évangile M oody, com m e celui de W hitefield, n ’avait qu’un se ul but « le salut du Péche ur ». Tout autre aspect n’était que secondaire.[141][141][141]      La technique de prédication M oody était dom inée par ce t intérêt uniqu e. Il a inven té l'hym ne solo qui suivait le se rm on du pasteur.[142][142][142] L'hym n e solo d'in vitation était chanté par un soliste ju squ à ce que ' George Beverly Sh ea suggère qu'il soit in terprété par un chœ ur. She a  a encouragé Billy Graham à em ployer un choeu r pou r chan ter des ch anson s com m e « juste com m e je su is » au m om ent où les gens s’avançaient pour recevoir le Christ.[143][143][143]      Moody nous a donné le tém oign age porte-à-porte et la cam pagn e d’évangélisation pu blicisée.[144][144][144] Il nous a donné la « chanson Évangélique » ou l’ « hym n e d'Évangile. » [145][145][145] et il a popularisé « la carte de décision, » une in vention d'Absalom B. Earle (1812-1895).[146][146][146]      En outre, M oody a été le prem ier à dem ande r à ceu x qu i voulaie nt être sauvés de se lever de leurs siège s et conduits dans une « prière du péche ur. » [147][147][147] Environ 50 ans après, Billy Graham   améliorait la tech nique M oody. Il présenta la pratique de dem an der à l’assistan ce de pen ch er  leurs têtes, ferm er leu rs yeu x (" sans que pe rsonne ne  nou s regarde»), et de lever leurs m ains e n réponse au m essage du salut.[148][148] [148] (toutes ces méthodes se sont heurtées à l'opposition féroce de ceux qui argum en tent le fait qu'elles n e sont qu’une m anipulation psychologique.) [149][149][149]      Pour Moody, l'é glise n’était juste qu’une association volontaire pou r les sauv és.[150][150][150] Si grande était son in fluen ce qu e dès 1874 on pouvait dire que l'é glise n’est « pas u ne com m un auté corporative, » m ais « seulem e nt une com pagnie d’in dividus. » [151][151][151] Cette em phase fut reprise par tous les  Revivalistes http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 19 of 180 qui l'on t suivi.[152][152][152] Et elle est par la suite entr e dans la m oe lle et les os du ch ristianism e é évangélique.      Il faut égalem e nt note r que M oody était fortem ent in fluen cé par les frères de Plym outh e nseignant le tem ps de la  fin. C'é tait l'e nseignem e nt que le Christ pe ut re venir à n'im porte quelle secon de avant la grande tribulation. (Cet enseigne m ent s'appelle égalem e nt le « dispensationalism e prétribulationel »).[153][153][153]      Le dispen sation alism e Prétribulationel a donné naissance à l'idée que le s ch rétie ns doivent sauver autant d'âm es et aussi rapidem ent que possible avant la fin du m onde. [154][154][154] Avec la fondation du Mouvem ent d'Étudiants V olontaires par John M ott en 1888, u ne id du mêm e genre  jaillit: « L'évangélisation ée du m onde dan s une génération. » [155][155][155] Le m ot d'ordre « dans un e génération» vit et respire toujou rs aujou rd'hu i dan s l'é glise m oderne.[156][156][156] Pourtan t il ne se retrace pas avec la m entalit des chrétie ns é du prem ier siècle .[157][157][157]                                 La contribution de la Pentecôte      Ayant com m e ncé autour de 1906, le m ouvem ent de Pe ntecôte n ou s a don né une expression plus ém otive du chant en assem blée. Ce qui inclut lever les m ains, danser dans les bancs, taper des m ains, parler e n langues, et l'utilisation des tam bou rine s. L'expression de la Pen tec te a bien résonné avec son em phase sur la ô m anifestation extatique de l'Esprit Saint.      Ce qu e peu de gen s réalise nt est que si vou s en levie z le s élém ents ém otifs d'un office de Pen tecôte, il ressem blerait tout juste à une liturgie de baptiste. Ainsi peu im porte ’in tensité des réclam ations de la l Pentecôte selon lesquelle s elle s suivent des m odèles du NT, le s Pe ntecôtistes et les Charism atiques suive nt le mêm e ordre du cu lte qu e tout au tre s protestants. Tout ce qu ’un Pe ntecôtiste offre du plus, c’est un peu plus d’espace pour se déplacer dans son banc!      Un autre élém ent intéressant de culte de la Pente côte se produ it pendan t le service des chan ts. Parfois le chant sera ponctué par un e expression occasion nelle dan s des langue s, une inte rpr tation de s lan gues, ou une é parole de « prophétie . » Mais de telles expressions ne durent rarem ent plus qu'une m inute ou deu x. Une form e aussi pincée de participation ouve rte n e peu t pas exactem e nt s'appeler le « m in istère du Corps. » La tradition de la Pentecôte nous a égalem e nt donné la m u siqu e en  solo ou en chorale (souvent étiquetée en tant que « m usiqu e spéciale ») qui accom pagne l'offrande .[158][158][158]      Com m e dans toutes les églises protestantes, le serm on est l'apog ée de la réunion de la Pen tecôte. Cependant, dans l'é glise de jardin-variété de la Pe ntecôte, parfois le pasteur aura la  « sensation de la m ou vance de l'esprit. » À  ce m om e nt,  il suspe ndra son serm on ju squ' la se m aine suivante. La congrégation à alors ch ante ra et priera pou r le reste du se rvice. Pour un   Pentec ôtiste, c'est le pin acle d'un grand office.      La m anière dont ces se rvices spéciaux sont généralem en t re portés est fascinante. Les m em bres d'une congrégation décrivent typiquem ent ce tte coupure dans la liturgie n orm ale e n disant,« l'Esprit Saint a m ené notre réunion cette sem aine. Le pasteu r Bu xm an n'a pas r ussi à prêche r. » Intéressant, personne ne pense é jam ais à dem ande r, « l'Esprit Saint n'est-t-il pas ce nsé m ener toutes nos réunions ? » Hum m ….      Néanm oins, en raison de sa n aissance dan s la post lum inescence du Revivalism e Am éricain, le culte de la Pentecôte est fortem ent subjectif e t individualiste . 159][159][159] Dans l'esprit de la Pentecôte, adorer Dieu [ n’est pas une affaire com m un autaire, m ais un e exp érien ce solo. A ve c l'influe nce dom inante du m ouvem ent charism atique, ce tte m entalité in dividualiste du culte a infiltré la grande m ajorité de traditions protestantes. [160][160][160]                                  Beaucoup d'ajustem ents, aucun changem ent essentiel      Notre étude de l'histoire litu rgique des Luth érien s (16èm e siècle ), reformée (16èm e siècle ), des pu ritains (16èm e siècle ), des méthodistes (18èm e siècle ), Revivalistes Américain- (18èm e-19èm es siècle s), et Pentecôtistes (20èm e siècle ) nous laisse découvrir un point indéniable : Pen dant les 500 de rn i res années, è l'ordre du cu lte protestant a su bi un changem ent m inim al ! 161][161][161] [      En bout de lign e, toutes le s tradition s protestantes partagent le s m es élém ents tragiques dan s leur ordre êm http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 20 of 180 de cu lte : Elles sont officiées et dirigées par un e cclésiastique, elle s donnent la place ce ntrale au se rm on, et les assistan ts sont passifs et exclus de participer.[162][162][162]      Les réform ateurs on t fait beaucoup en changeant la th éologie du catholicism e rom ain. Mais en te rm e s de pratique réelle, ils ont fait des réaménagem e nts m ineurs aux élém ents liturgiques. En dépit des nom breu ses catégories d’églises protestantes apparue s sur la toile de l'h istoire de l' église, l'ordre du culte du dim anche m atin reste gravé dans la pierre. Le résultat : Le peu ple de Dieu ne s’est jam ais  libéré de la cam isole de force liturgique héritée du cath olicism e rom ain ![163][163][163]      La réform e a fait peu pou r changer la stru cture de la m esse catholique. 164][164][164] Com m e un auteur le [ dit, « les réform ateurs ont en com m un la substance du m od èle du culte cath olique antiqu e[165][165][165]… les structure s de base de leurs se rvices ont été presque universellem ent em pruntées aux ordres médiévaux de diverses sorte s…  » [166][166][166]      Les réform ateurs on t produit u ne réform e à dem i-cuite de la liturgie cath olique. Leur con tribution principale a été de changer le point central. Dans les m ots d'un érudit, le « catholicism e a de plu s en plus suivi le chem in [des cu ltes païens] en faisant d’un rituel le cen tre de se s activités, et le protestantism e a suivi le chem in de la syn agogue en plaçant le livre au centre de ses service s… » [167][167][167] Malheu re usem ent, n i le catholicism e ni le protestantism e ont réussi à établir Jésus-Christ au centre de le urs rassem blem ents.      Oui, le livre a rem placé l'eucharistie, et le pasteur a rem placé le prêtre. M ais il y a tou jours un hom m e dirigean t le peuple de Dieu, faisan t d ’eux de s spectateu rs silen cieu x. La centralit de l'auteur du livre n'a é jam ais été reconstituée par l'un ou l'autre. Par conséquent, les réform ateurs n'ont nettem en t jam ais m is leur doigt sur le nerf du problèm e original : Un service de culte m ené par un cle rgé, assisté par des laïcs passifs. [168][168][168] Ce n 'est pas éton nan t, alors, que les réform ateurs se voyaient com m e catholiques reform és. [169][169][169]                               Quel est le problème avec cette image ?      Il est péniblem e nt clair que l'ordre du culte protestant n'a pas com m enc avec le Seigneur Jésus, les apôtres, é ou le NT .[170][170][6] Ce qui en soi ne le re nd pas faux. Cela ve ut  justes dire qu'il n'a au cu ne base biblique.      L'u tilisation des ch aise s e t des tapis dans les rassem blem en ts chr tie ns n'a aucun appui biblique non plus. Et é tou s les deux ont été in ven tés par des païens.[171][171][7] Néanm oins, qui clam erait qu e l utilisation de ’ chaises de tapis est « fau x » sim ple m ent parce qu'ils sont des inve ntions postbibliques inve nt ées par des païens ?      Le fait e st que nous faisons beau coup de choses dans n otre culture qui ont des racines pa ï ennes. Considérez notre calendrier com m u n. Les jours de notre sem aine et les m ois de notre an é e sont baptisés du n om des n dieux païens.[172][172][8] M ais em ployer le calendrie r com m un ne fait pas de nous des pa ïens.      Pourtant l'ordre de culte du dim anche m atin est une que stion diff te. Horm is le fait d’être non éren scripturaire et fortem ent influencé par le paganism e (qui fonctionne contrairem ent à ce qui e st prêché de la chaire), est spirituellem ent nocif.[173][173][9]      D'abord, l'ordre prote stan t du culte r éprim e la participation m utuelle e t la croissan ce de la com m unaut é chrétie nne. Il vient obstruer le fonctionnem e nt du Corps du Christ en am ortissant ses m em bres. Il n 'y a absolum ent aucune opportun ité pour que vous donniez un parole d'exhortation, partagiez une perception , débutiez ou présentiez un chant, ou m e niez spontaném ent une prière. V ous êtes forcé d'être un réchauffeur de banc d’église, am orti et sérieu x !      Com m e chaqu e autre pauvre, m alheu re ux « laïque, » vous pou vez se ulem en t ouvrir votre bou ch e pendant le chant en assem bl e. (Naturelle m ent, si vous vou s av é érez ju stem ent être qu elqu’un de la pentecôte/charism atique, vou s pouvez être autorisé à donner une expression extatique d'u ne m inute. M ais alors vous de vez vou s rasseoir et vous tenir tranquille.)    Quoique le partage ouvert lors d'u ne r union d'église soit com plètem ent scriptu raire, [174][174][10] vous é casseriez la liturgie si vou s osiez l'essai de qu elqu e chose d ’aussi indigne ! V ous seriez considéré « désordonné » et invité à vous com porter correctem e nt ou à partir. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 21 of 180      En second lieu, l'ordre protestant du culte étrangle l’Autorité et la Direction de Jésus-Christ.[175][175][11] Le se rvice e ntier est dirigé par un hom m e. Où est la liberté pour n otre Seign eur Jésus à parler libre m ent par son Corps? Où dans la liturgie peut-Il don ner à un frère ou une sœur un m essage à partager avec l’assem blée entière ? L'ordre du cu lte tie nt com pte d'aucune de ces choses. J ésus-Christ n'a au cu ne liberté pour s'exprim er par son Corps à sa discrétion . Il e st retenu captif par notre liturgie ! Il e st aussi rendu un spe ctateur passif !      D’accord, le Christ peut s'exprim e r par u n ou deux m em bre s de ’assem blée, habituellem ent par le  pasteur l ou le chantre. M ais c'est un e e xpression tr lim itée. Le Seigneur est réprimé de se m an ifester par les autres ès m em bres du Corps. En conséquence, la litu rgie protestante tord le Corps du Ch rist e n une m onstru osit . Elle le é transform e en une langue énorm e (le paste ur) et beaucoup de petites oreilles (le rassem blem ent) ! Ce qui  fait violence à la vision de Paul du Corps de Christ où chaque m em bre fonctionne lors de la réunion d'église pou r le bien com m u n.[176][176][12]      Troisièm em ent, pour beaucoup de chrétie ns, le service de dim anche m atin est honteusem ent ennuyeux. Il est sans variété ou spontanéité. Il est fortem ent prévisible, fortem ent superficiel, et fortem ent mécaniqu e. Il y a peu de place à la fraîche ur ou à l'innovation .      L'ordre du culte du dim anche est un violon à une se ule corde qui est re sté congelé dans l'im m obilité pendan t cinq siècle s. C'est la mêm e exposition de chiens et de poneys chaque sem aine. Pour ainsi dire, l'ordre du culte in carne la pu issance am biguë du par cœ ur. Et le par cœur se délabre très rapidem ent dans la routine, qui devient alternative m ent fatiguée, sans signification , et finalem ent invisible.      Les églises « ou verts au x chercheurs» on t reconnu la natu re stérile de l'office m oderne. Dan s leur réaction, elles ont incorporé un vaste choix de médias e t de m odernisations théâtrales à la liturgie. Le but e n e st de lancer le cu lte sur le m arché aux itinérants sans église. Utilisant la dernière technologie électron ique, les églises « ou verts aux chercheu rs » on t réussies à gon fler leurs rangs. En conséquence, elles  ont recueilli la plus grande part du m arché de tou te la tradition protestante <>.      M ais en dépit du divertissem ent supplém entaire qu'il apporte , le m ouvem ent « ou vert aux che rcheu rs » n’a pas su se libérer de la stagnan te, léthargiqu e, stérile et inflexible liturgie protestante stu pide m ent ritu aliste e t pro form a. Le service est encore retenu par le pasteur, le triple « hym n e-san dw ich  » dem eu re intact, e t le s m em bres de la congrégation continu ent à être les spectateurs am ortis (seu lem ent ils sont davan tage am u s s é par les spe ctacles).[177][177][13]      Qu atrièm em ent, la liturgie protestante par laquelle vous passez tranquillem en t chaque dim anche, ann ée après année, gêne réellem en t la tran sform ation spirituelle. C ’est ainsi parce qu e : 1) Elle encourage la passivité, 2) elle lim ite le fonctionne m ent, et 3) elle laisse croire que de m ettre une heu re par sem aine est la cle f à la vie ch rétie nne victorie use.      Chaque dim an ch e vous assistez au service pour être plâtré et re ch argé, com m e tous  les autres soldats naufragés. Cependant, ça n’arrive jam ais. La raison est tout à fait sim ple. Le NT ne fait jam ais de lien e ntre assister à un ritu el ossifié que nous étiquetons « église » et la tran sform ation spirituelle. Nous nous développons en fonctionnant, pas en obse rvant et en écoutant passivem ent.      Faites-y face. L'ordre prote stan t du culte est non scriptu raire, im praticable, et ch arnel. Il n'a aucune analogie dans le NT. Plutôt, il trouve ses racines dans la cu lture de l'h om m e d échu .[178][178][14] Il déchire le cœur du ch ristianism e prim itif qui était sans cérém on ie et exe m pt de rituel. Cin q si cle s après la réform e, è l'ordre protestant du culte diffère toujours peu du ritue l religieux catholique de la m esse qui est une fusion de paganism e et d'élém ents Judaïques.      Com m e le dit u n érudit, « l'histoire du culte chrétie n e st l'histoire de l’échange m utue l en tre le culte et la culture. Pendant que l'é vangile était prêché dans différen tes périodes et endroits, les m issionnaire s ont apporté avec eux les form es et les m odèles de culte avec le sque ls ils étaient fam iliers… en conséquence, la pratique des cultes populaires à m ystère a été parfois utilisée par l'église… » [179][179][15]      Dans m on livre R ethinking the W ineskin, je d écris une réunion d'église du pre m ier siècle . Je ne suis  aucune m ent liturgiste de fauteu il. Ce que j'ai écrit quan t aux réunions ouvertes sou s l’Autorité du Christ n'est http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 22 of 180 pas un e théorie fantasque. J'ai participé à de telles réunions pendan t les qu inze dernières années.      De telles réunions sont m arquées par une variété in croyable. Elles ne sont pas liées à un m odèle d’un seul qui dom ine le culte . Il y a beaucou p de spontan éité, de créativité, et de fraîche ur. Le cachet révélateu r de ces réunions est l’Autorité évidente du Christ et du fonctionne m ent libre et ordonn du Corps de Christ. é      Pour term iner, le NT n'est pas silencieux en ce qui concerne la fa on dont n ou s les ch rétie ns devons nous ç réunir. Opte rons-nous donc, pour la tradition de l'hom m e alors que celle est clairem ent contraire à la pen sée -ci de Dieu pour son église ? Devons-nous con tinuer à m in er le fonction nem ent de l’Autorité du Christ par respect pour notre liturgie sacrosainte ? L' glise de Jésus-Christ est-elle le pilier et la fondation de la v é érité ou le défenseu r de la tradition de l'hom m e ?[180][180][16]      La seule m anière sûre de dége ler le peuple de Dieu conge lé est de faire une coupu re dram atique avec le ritue l du dim anche m atin. L'autre option est d' être coupable des paroles fracassantes de n otre Seigneur : « Matthieu 15:3  Il leur répondit: Et vous, pourqu oi transgressez-vous le com m andem ent de Dieu au profit de votre tradition?» [181][181][17] Fils de l’hom m e, m on tre la m aison à la m aison afin qu’ils en éprouve de la honte . [182][182][1]… les structures de base de leurs services ont été presque universellem ent prises des ordres médiévaux de diverse s sortes… « [183][183][2]      Le s réform ateurs ont produit une réform e à dem i-cuite au four de la liturgie catholique. Leur contribution principale a été de changer l’élém ent central. Dans les m ots d'un érudit, le « catholicism e a de plus e n plus suivi le che m in [des cultes pa ïens] dans la fabrication d ’un rituel au centre de ses activit s, et le é protestantism e a suivi le m odèle de la synagogue e n plaçant le livre au centre de ses services… » [184][184][3] Malheu reu sem ent, ni catholicism e ni le prote stan tism e ont é ussi à placer Jésus-Christ au cen tre de leurs r rasse m blem e nts.      ***Oui, le livre a rem placé l'eucharistie, et le pasteu r a rem placé le prêtre. Mais il y a toujours u n hom m e dirigean t le pe uple de Dieu, faisan t d’eux des spe ctateurs silencieux. La centralité de l'au teur du livre n'a été jam ais reconstituée l'un ou l'autre. Par conséquent, les réform ateurs n ettem ent n'ont pas m is leur doigt sur le nerf du problèm e original : Un se rvice clergé-m ené de culte s'est occupé par des laïcs passifs.[185][185][4] Il n'éton ne pas, puis, que les réform ateurs se sont regardés en tan t qu e catholique s reformés.[186][186][5] [1][1] Il y a trois exceptions à ce point. Les frères de Plym outh (les Étroits et les Larges) ont une liturgie enchâssée où il y a partage ouvert entre les m em bres de la congr gation au début du service. Néanm oins, é l'ordre du service est le mêm e chaque sem aine. La vie ille école de s Quakers offre un e réunion ouverte où les m em bres de la congrégation dem eurent passifs jusqu'à ce que l'un d’entre eux « soit inspiré, » après qu oi ils partagent. L'autre exception est le s protestants de « haute église ». Ce sont ceux qui m ain tie nnent les « odeurs et les cloches » de la m esse catholique raffinée. [2][2] Le m ot « liturgie  » est dérivé de  leitourgia en grec qui veut dire « service public. » Les chrétie ns l'ont sélection né  pour se rapporte r au se rvice public à Die u. Une litu rgie e st, don c, sim ple m ent un service de culte ou u n ordre prescrit de cu lte. Leitourgia s'est rapporté à l'exécution d'un e tâche publique attendue des citoyens de l'A thènes an tique. Il était accom pli sou s des en gagem en ts civils. John F. W hite, Protestant Worship and Church Architecture (New York: Oxford University Press, 1964, p. 22); Everett Ferguson ,Early Christians Speak: Faith an d Life in the First Three Cen turies (Abilene: A .C.U. Press, Third Edition, 1999), p. 83; J.G. , Davies, The New W estm inster Dictionary of Liturgy an d W orship First Am erican Edition (Philade lphia: : Westm inster Press, 1986), p. 314. [3][3]        [3 ]        [2 ]        [1 ] Voir le chapitre 2 pour une discussion com plè te sur les racines du serm on. [4][4] À l'heu re actuelle, il y a  345.855.000 protestants environ dans le m onde : 70.164.000 son t en Amérique du Nord, et 77.497.000 sont en Eu rope (The World Alm anac and Book of Facts 2003, New York: World Alm anac Education Grou p, 2003, p. 638). [5][5] Un érudit définit la tradition en tant que « pratiques héritées en m atière de culte et croyance qui m on tre nt la continuité de génération en génération »  (Protestant W orship and Church Architecture, p. 21).            [5 ]            [4 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ            [6 ] Page 23 of 180 [6][6] La m esse médiévale est un mélange d’élém ents rom ains, galliques, et francs (voir l'essai de l'évêque d'Edm on, le Génie du Rite Rom ain et le Culte Chrétien: Son origine et évolution , de Monsign or L. Duch esne Ne w York: Society for Prowordin g Ch ristian Knowledge, 1912,, pp. 86227). Les aspects cérém on iels de la m e sse, tels que l'encen s, le s bou gie s, et l'arrangem en t du b âtim e nt d'église ont tou s été em pruntés à la cour cérém on ielle des em pereurs rom ains (Josef A . Jungm ann, S.J., The Early Liturgy: To the Tim e of Grégoire the Great, Notre Dam e: Notre Dam e Press, 1959, pp. 132-133, 291-292; M .A. Sm ith, From Christ to Constantin, Dow ner’s Grove: InterVarsity Press, 1973, p. 173). [7][7] A u chapitre 1 de Rethinking the W ineskin, je décris un e réunion d'église du prem ier siècle en détail. On observe aujourd'hui ce m odèle de réunion à petite éche lle. Tandis que de tels asse m bl es sont é souve nt con sidérés radicaux et révolutionn aires par le christianism e classique, ils n e sont pas plus radicaux ou révolutionn aires que l’église du prem ie r siècle . Pour une discussion savante sur la réunion de l'église prim itive, voir  Robert Ban ks, Paul’s Idea of Com m unity (Peabody: Hendrickson , 1994), Ch apters 9-11; Robert and Julia Banks, The Church Com es Hom e (Peabody: Hendrickson, 1998), Chapter 2; Eduard Schw eizer, Church Order in the New Testam ent (Ch atham : W. & J. Mackay, 1961), pp. 1-136. [8][8] voir Banks Paul’s Idea of Com m unity, pp. 106-108, 112-117; Paul F. Bradshaw’s The Search for the Origins of Christian W orship (New York: Oxford Unive rsity Pre ss, 1992 pp. 13-15, 27-29, 159-160, 186. ), Bradsh aw argu m ente contre l'idée qu e le christianism e du pre m ier siècle ait hérité ses pratiques liturgiques du judaïsm e. Il précise que cette idée a com m encé autour du 17iiè m e   siècle . David Norrington, nous dit « nous avons peu d'é vidence pou r supposer que les prem iers chr tie ns essayaient de perpétuer le m odèle de la é syn agogue » (David C. Norrington, To Preach or Not to Preach?, Carlisle: Paternoster, 1996, p. 48). D'ailleurs, la syn agogue juive était une in ven tion hum aine. Quelques érudits croient que la synagogue a été créée pendant la captivité babylonienne (sixiièm e siècle B.C.), qu and le culte au tem ple de J érusalem était un e im possibilité. D'autres croien t que les synagogues ont ém ergé après : Au troisiièm e siècle B.C. ou au deuxiièm e siècle B.C. avec l’apparition des Pharisiens. Qu oique la syn agogue soit devenue le centre de la vie juive apr qu e le ès tem ple de Jérusalem fut détruit en A .D. 70, il n'y a au cu n pr écédent dans l’Ancien Testam ent pour u n tel établissem e nt (David C. Norrington, To Preach or Not to Preach?, Carlisle: Pate rn oster, 1996, P. 28). [9][9] L e Parole m esse, qui sign ifie « ren voi » de l’assem blée (m ission, dism issio) est de ven ue, à la fin du qu atrièm e siècle , le m ot pour le se rvice de culte qu i c élébrait l'eucharistie (Philip Sch aff, History of the Christian Church: V olum e 3, M ichigan: Eerdm ans, 1910, p. 505). [10][10] L’histoire de l'origine de la m esse est lointaine au -delà de la portée de ce livre . Qu'il su ffise de dire que la m esse était e ssentiellem ent un mélange d'une réapparition de l’in térêt gentil pour le culte de syn agogue et de l'influence païenne qu i rem onte au quatrièm e siècle (Frank Senn, Christian Liturgy: Catholic and Evangelical, M inneapolis: Fortress Press, 1997, p. 54; The Early Liturgy, pp. 123, 130-144). [11][11]    [1 1 ]    [1 2 ]    [1 0 ]            [9 ]            [8 ]            [7 ] Will Duran t, Caesar to Christ, New York: Sim on & Schuster, 1950, p. 599. [12][12] Les gran des Réform es de Grégoire ont transformé la m e sse catholique en ce qu 'elle était tout au long de la période médiévale ju squ 'à la Réform e. Philip Schaff, History of the Christian Church: V olum e 4 (Michigan: Ee rdm an s, 1910), pp. 387-388. [13][13]    [1 3 ]    [1 4 ] Will Duran t, The Age of Faith, New York: Sim on & Schuster, 1950, pp. 521-524. [14][14] Philip Schaff décrit les dive rses liturgies catholique s qui culm ine nt dans la liturgie de Gr goire. La é liturgie de Grégoire a dom iné l'église latine pendant des siècle s et a été san ctionnée par le Concile de Trente. (Philip Schaff, History of the Christian Church: Volum e 3 M ichigan: Eerdm ans, 1910, pp. 531-535). Grégoire , est égalem e nt la personne qui a développé et a popularisé la doctrin e cath olique du « purgatoire, » bien qu'il l'ait extraite à partir de plu sieurs com m e ntaires sp éculatifs d'Au gustin (Justo L. Gon zalez, The Story of Christianity, Peabody: Prince Press, 1999, p. 247). En effet, Gr goire a fait des ense ign em ents d'Augu stin la é théologie fondam entale de l'é glise occide ntale . « Augustin , » dit Paul Johnson, « était le génie du ch ristianism e im périal, l'idéologu e de l'alliance d'É glise-État, et le constru cteu r de la m e ntalité médiévale. À côté de Paul, qui a fourni la théologie de base, il a fait plu s pour form er le christianism e que n'im porte quel autreêtre d'h um ain  » (A History of Christianity, New York: Sim on & Schuster, 1976, p. 112). Du rant indique que la théologie d'Augustin a dom iné la philosophie catholiqu e jusqu'au 13ièm e   siècle . Au gustin lui a égalem e nt don né une te in te Néo--platonique (l'âge de foi, P. 74). [15][15] [16][16] [17][17]    [1 5 ]    [1 6 ]    [1 7 ] Caesar to Christ, pp. 599-600, 618-619, 671-672; The Age of Faith, P. 1027. Caesar to Christ, P. 595. Ibid., pp. 618-619. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ    [1 8 ] Page 24 of 180 [18][18] Jam es F. W hite décrit n euf tradition s litu rgiques dans le cam p protestant dans son livre: W orship: Traditions in Transition (Louisville: W estm inster/John Knox Press, 1989). [19][19] Frank C. Sen n a donn un traitem ent techniqu e su r l'histoire des liturgies catholiqu es e t é évangéliques dans son travail sém in al Christian Liturgy: Catholic and Evangelical (Min neapolis: Fortress Press, 1997). À côté du travail de Se nn e st le volum e m onstre de Gregory Dix  The Shape of the Liturgy (Continuum Publishing House, 2000). Les deu x livre s fon t plus de 700 page s! [20][20] La m e sse m oderne a peu chang pendan t les 400 dern iè res an nées (Protestant W orship: é Traditions in T ransition, p. 17). La form e qui est em ployée aujourd'hui a été publiée dan s le Missel, rom ains de 1970 Sacram e ntaire et Le ctionn aire ( hristian Liturgy, p. 639). Néanm oins, la m esse du sixiè m e siècle C ressem ble à la m esse d’aujou rd'hu i (The Early Liturgy, P. 298). [21][21] Cette cam pagne a été articulée par le traité radical de Luthe r, The Babylonian Captivity of the Church. Ce livre était un e bom be lâchée sur le systèm e catholique m ettan t en doute le noyeau de la th éologie derrière la m esse catholique . Dans The Babylonian Captivity of the Church, Lu ther a attaqué les trois élém ents suivants de la m e sse : 1) Le refus de la coupe aux la ïcs, 2) T ranssubstantiation (la croyance que le pain et le vin se transform en t en corps et sang réels du Christ), et 3) le concept que la m esse est un e oeuvre h um aine offerte à Die u com m e sacrifice du Ch rist. Bien que Luther ait rejet le transsubstantiation, il a néanm oins cru é que la « vraie présence » du corps et du sang du Christ est dans, avec, et sous les élém ents du pain et du vin. Cette croyance s'appelle le « consubstantiation. » En The Babylon ian Captivity of the Church, Luther a égalem e nt n ié les sept sacrem ents, acce ptant seulem e nt trois : bapt m e, pénitence, et le pain (Christian ê Liturgy, P. 268). Il a plu s tard abandonné la pénitence com m e sacrem ent. [22][22] Le Parole « eucharistie » est dériv é du m ot grec eucharisteo qui signifie « ren dre grâce. » Il apparaît dans 1 Corinthiens 11:24. Là nous voyons Jésus prendre le pain, le briser et «ren dit grâce. » Les chrétie ns post apostoliques se référaient au Repas du Seigneu r com m e « eucharistie. » [23][23] Lu ther a écrit ses révisions liturgiques dans un traité appelé Form e de la m esse. Justo L. Gonzale z, The Story of Christianity (Peabody: Prince Press, 1999), P. 247. Notez que la plupart des théologie ns catholiques récen ts (pendant les 70 derni res années) on t dit que la m esse est une représentation d’un è sacrifice plutôt qu 'un nouveau sacrifice de mêm e que le pe nsait l'é glise catholiqu e médiévale.. [24][24] L’eucharistie a été souve nt m entionnée com m e u ne « oblation » ou « sacrifice » aux troisièm e et cinquièm es siècle s (Jam es Hastings Nichols, Corporate W orship in the Reform ed Tradition , Philade lphia: T he Westm inster Press, 1968 p. 25). Voir égalem e nt la Christian Liturgy, pp. 270-275. Lorain e Boettner a détaillé les erre urs de la m esse catholique médiévale en chapitre 8 de son livre Rom an Catholicism (Phillipsbu rg: The Presbyte rian and Reform e d Publishing Com pany, 1962). [25][25] [26][26]    [2 5 ]    [2 6 ]    [2 7 ]    [2 4 ]    [2 3 ]    [2 2 ]    [2 1 ]    [2 0 ]    [1 9 ] Le nom latin est form ula Missae. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp. 36-37. [27][27] Ibid., pp. 41-42. Tandis que Luther avait une vision tr élevée de l'eucharistie, il a dépouillé la ès m esse de tout le langage sacrificatoire , gardant seule m ent l'eucharistie elle -mêm e. Il croyait fortem e nt dan s la Parole et le sacrem ent. Ainsi sa m esse allem ande assu m ait la com m u nion sainte et la pr dication. é [28][28] Que lque s églises « liturgiques » dans la tradition protestante ont toujours l'autel table quelque part près de la chaire. [29][29] Avant l'âge médiéval, le serm on et l'eucharistie avaient la pr ém in ence dans la liturgie é chrétie nne. Cepen dant, le serm on est tom bé dans un déclin sérieu x pendant la période médiévale. Beau coup de prêtres étaient trop illettrés pour prêche r, et d'autres élém ents poussé au de hors la prédication de s Écritures. William D. Maxw ell, An Outline of Christian W orship: Its Developm ents and Form s (New York: Oxford University Press, 1936), P. 72. Grégoire le Gran d a cherché la re stau ration du serm on dans la m esse . Cependant, ses efforts ont échoué. Ce n'est pas avan t la Réform e que le serm on a repris la place centrale dans le se rvice de culte (History of the Christian Church: Volum e 4, pp. 227, 399-402). [30][30] « Pour ce qui concerne l'ordre du culte public,  les travaux de Luther, LIII, 11. Luth er a arrangé » trois services du dim anche m atin. Ils étaient tous accom pagnés d'un serm on (histoire de l'église : Volum e 7, P. 488). Roland Bain ton a com pté 2.300 serm ons existan ts prêchés par Luther dan s sa vie (Here I Stan d: A Life of Martin Luther, Nashville: A bingdon Press, 1950, pp. 348-349). [31][31] [32][32]    [3 1 ]    [3 2 ]    [3 0 ]    [2 9 ]    [2 8 ] The Germ an M ass,” Luther’s W orks, LIII, 68. Rethinking the W ineskin,  chapitre 1 ; Chapitre 2 de ce livre. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ    [3 3 ]    [3 4 ] Page 25 of 180 [33][33] [34][34]   History of the Christian Church: V olum e 7P. 490   Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 20 [35][35] Lu ther suivait toujours l'Ordo occiden tal historique. La diff ren ce principale était qu e L uther a é élim iné les prières d'offertoire et les prières du canon après le Sanctus qui parlaient d’offran des. En som m e, Luther a balayé de la m e sse tout ce qui rappelait le « sacrifice. » Lui, ainsi que d'autres réform ateurs, a enlevé une gran de partie des élém ents médiévaux décaden ts de la m e sse. Ils ont fait ainsi en rendant la liturgie au vernaculaire com m un, y com pris les cantiques en asse m bl (cantiques et chorals pour le s Luth ée érien s ; psaum es métriques pour les reformés), la ce ntralité du serm on, et la perm ission aux m em bres d'u ne congrégation de participer à la com m union sainte (Frank Senn , Christian W orship and Its Cultural Setting, Philade lphia: Fortress Press, 1983, pp. 84, 102pp 84, 102). [36][36] History of the Christian Church: V olum e 7, pp. 486-487. Le réform ateur allem and Carlstadt (14771541) était plu s radical que Luthe r. Pendant l'absence de Luthe r, Carlstadt a supprim la m esse e ntière, é détruisant les au tels avec les im ages. [37][37] Senn a publilé la liturgie catholique dan s son livre ( hristian Liturgy, P. 139). Luth er a mêm e C m ainten u le m ot « m esse, » qui e n est venu à signifier le service entier de culte (P. 486). [38][38] Luther s'est référé au cérém on ial de la cour du roi et a cru qu’il de vrait être appliqué au cu lte de Die u (Christian W orship and Its Cultural Setting, P. 15). Voir le chapitre 3 de ce livre pour la fa çon dont le protocole im périal a transformé à sa m anière la litu rgie chrétie nne pendant le quatrièm e siècle avec le règn e de Constantin. [39][39] [40][40] [41][41]   Q u and le p rêtre cath oliq ue élevait le sac rem en t, il fa is a it a in si po ur inau gu rer le sa cr ific e.    [4 0 ]    [4 1 ]    [4 2 ]   [3 8 ]    [3 6 ]    [3 5 ] Christian W orship and Its Cultural Setting, pp. 18-19.. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp. 41-42; An Outline of Christian W orship, p. 75. [42][42] Luther a m ainten u l'ordre de base de la m esse m édiévale avec les aspects cérém on ieux des lum ières, de l'encens, et des vêtem ents de cérém on ie (An Outline of W orship, P. 77). [43][43]    [4 3 ]    [4 4 ] Luther’s W orks, LIII, 20. [44][44] Ironiquem ent, Luth er a in sisté sur le fait qu e sa m esse alle m ande ne devait pas être adoptée légalem e nt, et si e lle devenait périm ée elle de vait être rejetée (Christian W orship and Its Cultural Setting, P. 17). T ragique m ent, ce ci ne s'est jam ais produ it. Les traditions durent ! [45][45] Am oureuxde la m usique, Luthe r a fait de la m usique la partie principale du service .Protestant Worship: T raditions in Transition, p. 41; Christian History, volum e XII, n o 3, issu e 39, pp 3, 16-19. Luther était un génie m usical. Si puissant était son don dans la m usiqu e que les jésuites ont dit qu e les cantiqu es de Luther « on t détruit plus d'â m es que ses écrits et discours. » Ce n’est pas éton nan t si un de s plus gran ds talents m usicaux dans l'histoire d'é glise s'e st avéré justem en t u n Luthérien . Son nom était Johann Sebastian Bach. Pour des détails sur la contribution m u sicale de Luther à la liturgie prote stan te voir Christian Liturgy, pp. 284-287; Protestant W orship: Traditions in Transition, pp. 41, 47-48; W ill Durant, The R eform ation (New York : Sim on and Schu ster, 1957), pp. 778-779. [46][46] [47][47]    [4 6 ]    [4 7 ]    [4 8 ]    [4 5 ] Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 41. « Pour ce qui concerne le m in istère, » Luther’s W orks, XL, 11. [48][48] Le prêtre adm in istrait sept sacrem e nts, alors que le pasteur adm inistrait seule m ent deu x (le baptêm e e t l'eucharistie). Cepen dant, le prêtre et le pasteur étaient considérés com m e autorité exclusive pour proclam er la Parole de Dieu. Pou r Luther, l'usage des robes longues de clerc, des bougies sur l'autel, e t de l'attitude de prière du m inistre étaient des suje ts de l'indifféren ce (History of the Christian Church: Volum e 7, p. 489). M ais bien qu'il ait été in différen t à leur sujet, il a conseillé qu'ils soient m aintenus (Christian Liturgy, P. 282). Par conséquent, ils sont tou jours avec nous au jourd'hui. [49][49] [50][50] [51][51]    [4 9 ]    [5 0 ]    [5 1 ]    [5 2 ] Voir le chapitre 4. Ce tte liturgie a été éditée dans la Germ an Mass and Order of Service en l'année 1526. Christian Liturgy, pp. 282-283. [52][52] notez que le se rm on était précédé et suivi de près  par le chant et la prière. Luthe r croyait que le  fait d’in sérer le serm on avec des cantiqu es renforcait le serm on et produisait une éponse dévotionelle r (Christian Liturgy, P. 306). La plupart des can tiques dans la m e sse allem ande de Luth erétaient de s http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 26 of 180 versifications de chants et credo de la liturgie latine. (Ve rsification est de faire des vers de la prose.) Luth er, il en a écrit lui-mêm e environ 36 hym nes (Luther’s Works, LIII). Et il était un génie à prendre des chants conte m porains et à les tran spose r en chants lyriqu es chr étie ns. Son sentim ent était, « pourqu oi laisse z au diable tous bons airs ? » (Marva J. Dawn , Reaching Out Without Dum bing Down : A Theology of W orship for the Turn-of-the-Century Culture, Grand Rapids: Eerdm ans, 1995, p. 189). [53][53]    [5 3 ]    [5 4 ] Christian Liturgy, p. 300.). [54][54] Oscar Hardm an, A History of Christian Worship (Tennessee : Pression de parthenon , 1937), P. 161. Sur ce point, Frank Senn écrit, « dans le s églises reformées, le pu pitre a tellem ent dom iné l'autel qu'avec le tem ps l'aute l a disparu et a été rem placé par une table utilisée pour la com m u nion sainte se ulem ent quelques fois par année. La prédication de la Parole a dom iné le service. Ce qui fu t considéré par la suite com m e la conséquence de la prétendu e redécouverte de la Bible. M ais la redécouverte de la Bible était la conséquence de l'invention de la presse, u n phénom ène cultu rel » (Christian W orship and Its Cultural Setting, p. 45). [55][55] [56][56] [57][57] [58][58]    [5 5 ]    [5 6 ]    [5 7 ]    [5 8 ]    [5 9 ] Christian Liturgy, p. 362; Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 62. Early Liturgy, pp. 132-133, 291-292; From Christ to Constantin, P. 173. Christian Liturgy, P. 363. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 60. [59][59] La vision de Zw ingli était plus com plexe. Cepe ndant, son id de l'eucharistie n'é tait pas aussi ée « élevée» que Calvin ou Luthe r (An Outline of Christian W orship, P. 81). Z wingli est le p ère de la vision protestante m oderne du Repas du Seigneur. Naturellem ent, sa vision ne serait pas repr ésentante des églises protestantes « liturgiques », qui célèbrent hebdom adairem e nt la Parole et le sacre m ent. [60][60] [61][61]    [6 0 ]    [6 1 ]    [6 2 ] L’ordre du service de Zw ingli est énum éré dans la Christian Liturgy, pp. 362-364. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 61. [62][62] Ces liturgie s ont été em ployées à Strasbourg, en A llem agne (1537), à Genève, e n Suisse (1542), e t en Ecosse (1562). [63][63] La colle cte était l’aum ône pour les pauvres (Christian Liturgy, pp. 365-366). Calvin a écrit, « aucune ensem blée ne de vrait être te nue sans la Parole prêchée, des prières offertes, le Repas du Seigneur adm inistré, et l’aum ône donnée » (Corporate Worship in the Reform ed Tradition P. 29). Bie n que Calvin ait , désiré avoir u n Repas du Seigneur hebdom adaire, ses églises reformées ont su ivi la pratique de Zw ingli de le prendre de façon trim estrielle (Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp 65, 67). [64][64] Dictionary of Pen tecostals and Charism atic Movem en ts (Grand Rapids: Zondervan, 1988), P. 904. La « Parole  » dans l'utilisation reformée désignait la Bible et la parole prêchée apportait la Parole incarnée. Le serm on et la le ctu re des Écritures étaient reliés et considérés com m e la « Parole  » (Corporate W orship in the Reform ed Tradition, P. 30). L'idée que la prédication de la Bible e st e xpress ent la « Parole de Die u » ém apparaît dans le Confe ssio He lve tica Posterior de 1566. [65][65] L’in dividualism e rabote ux de la Ren aissance a influe nc le m essage des réform ateurs. Ils étaient é un produit de le urs périodes. L'É vangile qu'ils ont prêché était porté sur les différen ts besoins et le développem ent personn el. Il n é tait pas com m unautaire de mêm e que le m essage de s chrétie ns du prem ie r ' siècle . Cette em phase individualiste a été reprise par les puritains, le Piétistes, et le Revivalistes, e t elle a in filtré tou s les secteurs de vie et de la pen sée am éricaine (Christian W orship and Its Cultural Settin g, pp. 100, 104; Joh n Mark Terry, Evangelism : A Concise History, Nashville: Broadm an & Holm an Pu blish ers, 1994, p. 125; Rethinking the W ineskin, Chapte r 4). [66][66]    [6 6 ]    [6 7 ]    [6 5 ]    [6 4 ]    [6 3 ] Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 65. [67][67] Ibid., P. 66. Z wingli, un m usicien lu i mêm e, partageait la conviction de Calvin que la m usique et les choeu rs ne doivent pas faire partie de l'office (P. 62). [68][68] Ibid., P. 76. Pour Calvin, toutes les cantiques devaient inclu re les Paroles de ’Ancien Testam ent, l ainsi les hym nes ont été exclues (P. 66). [69][69] [70][70] P. 8 3 ).    [6 9 ]Ibid ., P. 1 26 .    [7 0 ]Ibid ., P . 6 7 . C'é tait égale m e nt l a pr atiq ue du co nte m p ora in d e C a lvin , M art in B u ce r Protesta n t W orsh ip a nd C hu rc h A rc hite ctu re, (    [6 8 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ    [7 1 ] Page 27 of 180 [71][71] 56. [72][72] [73][73] Horton Davies, Christian W orship: Its History and Meanin g (New York: A bingdon Press 1957), P. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 74. Searching Together, vol. 11, no 4, 1982, pp. 38-39.    [7 2 ]    [7 3 ]    [7 4 ] [74][74]  Les chrétie ns médiévaux considéraient l’allu re som bre com m e la sainteté et la m orosité com m e la piété. En revan ch e, les pre m iers chrétie ns ont été m arqués par un e attitude de joie et d’allégresse (acte s 2:46 ; 8:8 ; 13:52 ; 15:3 ; 1 Pie rre. 1:8). [75][75] En revanche , les psaum e s exhortent le peuple de Dieu à franchir ses porte s avec la joie , l'é loge, et les actions de grâce. (Psaum e. 100.).   [76][76] Christian W orship and Its Cultural Setting, pp. 26-27. Ce prétendu « rite d'entrée » in cluait le psalm odie (introït), la prière de litanies (Kyrie), et un chan t de louange (Gloria). Il a été em prunté à la cérém on ie im périale de la cour (The Early Liturgy, pp 292, 296). Car Con stan tin se voyait com m e le cur de é Die u sur terre, Dieu e st venu pour être regardé com m e em pereur du ciel. Ainsi la m e sse s'e st transform en ée cérém on ial exécuté devan t Dieu et son re présentant, l’évêque, tout com m e le cérém on ial exécuté devan t l'em pereur et son m agistrat. Lévêque, revêtu de se s vêtem ents de haut m agistrat, se pr ' ésentait dans le bâtim e nt d'église dans un cortège solenn el précédé par des bougies. Il s’assoyait alors sur son trône, le sella curulis, le trône d'u n fonction naire rom ain. L'é glise du qu atrièm e siècle avait em prunté le ritue l et la saveur de l'adm inistration rom aine dans son culte (Richard Krauth eim er, Early Christian an d Byzantine Architecture , Middlesex: Penguin Books, 1986, p. 40; Christian Liturgy, p. 184). [7 7 ]    [7 6 ]    [7 5 ] [77][77] La liturgie de Genève était « une litu rgie reformée fixe utilisée sans variation ou exception non seu lem ent pour la c élébration des sacrem e nts m ais pour le culte ordinaire de dim anche aussi bien » (Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 69). [78][78] Jam e s M ackin non, Calvin and the Reform ation (Ne w York: Ru ssell and Russell, 1962), pp. 83 -84. For a m ore detailed ve rsion of the Gene va liturgy, see Christian Liturgy, pp. 365-366. [79][79] Hughes Oliphant Old, The P atristic Roots of R eform ed W orship (Zu rich: Theologische r Veriag, 1970), pp. 141-155. Calvin a égalem e nt pris les pères post apostoliques en tant qu e m od èle pour le gou vernem e nt d'é glise. Par conséquent, il a em brassé un pastorat sim ple (Un se ul évêque) (Calvin et la Réform e, P. 81). [80][80]    [8 0 ]    [8 1 ]    [7 9 ]    [7 8 ] [7 7 ][7 7 ] Jam e s Hastings Nichols, Corporate W orship in the Reform ed T radition, P. 14. [81][81] Les pères de l'é glise ont été considérablem ent influencés par leur cultu re Greco Rom aine. Bon nom bre d'en tre eux, en fait, étaient des ph ilosophe s et des orateurs pa ïens avant qu'ils n e soien t de venu s chrétie ns. Com m e déjà in diqué, c'est pourquoi leurs offices ont reflété le mélange de la cultu re païenne et de s form es de la synagogu e ju ives. De plus, une étude récen te a prouvé que les écritures de s pères su r le culte chrétie n ont été écrites plus tard qu 'assumées et rem odelées par diverses couches de tradition (The Search for the Origins of Christian W orship, Chapte r 3). [82][82] Les pères de l'église ont été forte m ent in fluen cés par le paganism e et Néoplatonism e. Will Durant, Caesar to Christ (Ne w York: Sim on & Schuster, 1950), pp. 610 -19, 650-51. See also Duran t’s The Age of Faith (Ne w York: Sim on & Schuster, 1950), pp. 63, 74, 521 -24. [83][83] Puisque ce tte étude se conce ntre sur les contribu tion s n on scriptu raires des éform ateurs, r énum érer leu rs contributions positives est au de à de la portée de ce livre. Néanm oins, soye z ce rtains que l l'auteur est bie n conscien t du fait que Luth er, Zwin gli, Calvin, et autres, ont contribu beaucoup de pratiques é positives et croyance à la foi chrétie nne. En mêm e tem ps, elles n e n ou s on t pas apport s à une Réform e é com plète. [84][84] La Réform e protestante était principalem e nt un m ouvem ent d'intelle ctu el ( rotestant W orship: P Traditions in Transition, P. 37). Tandis que la théologie était radicale com parée à celle du catholicism e rom ain, elle a à peine touché la pratique ecclésiastique. Ceux qui sont allés plus loin dans leu r Réform e, la laissant affecter leur pratiqu e d'é glise, son t désignés sous le nom « Réform e radicale. » Pour une discussion sur les réform ateurs radicaux, voyez The Pilgrim Church by E.H. Broadbent (Gospel Folio Press, 1999); The Reform ers and Their Stepchildren by Leonard Verduin (Eerdm ans, 1964); The Radical Reform ation by Ge orge H. William s (T he We stm inster Press, 1962); The Torch of the Testim ony by John Kennedy (Christian Books, 1984).    [8 4 ]    [8 3 ]    [8 2 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ    [8 5 ]    [8 6 ]    [8 7 ]    [8 8 ]    [8 9 ]    [9 0 ]    [9 1 ] Page 28 of 180 [85][85] [86][86] [87][87] [88][88] [89][89] [90][90] The Patristic R oots of Reform ed Worship, P. 12. Christian Liturgy, p. 510. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 118. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp. 119, 125; Christian Liturgy, p. 512. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 129. Christian History, Volu m e XIII, No. 1, Issue 41, p. 2. [91][91] Un che f puritain a écrit qu e « la prédication de la Parole e st le Sceptre du royaum e du Ch rist, la gloire d'une nation, et le char sur le quelle la vie et le Salut arrivent.  Un puritain pou vait en tendre 15.000 » heures de prédication dans sa vie. [92][92] [93][93] [94][94] [95][95] [96][96]    [9 2 ]    [9 3 ]    [9 4 ]    [9 5 ]    [9 6 ]    [9 7 ] Christian History, Volu m e XIII, No. 1, Issue 41, pp. 2, 23. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 126. Dou g Adam s, Meeting House to Cam p Meeting (Au stin: The Sharing Com pan y, 1981), p. 13. Ibid., p. 14.; Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 130. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp. 120, 127. [97][97] Christian Liturgy, pp. 514-515. La liturgie de base du puritain est contenue dans un travail appel é A Directory of the Public W orship of God écrit en 1644 (Protestant W orship: Traditions in Transition p. 127). C'était u ne révision du livre Anglican Book of Com m on Prayer qu i a été rédigée la prem ière fois en 1549. Directory a été em ployé par les presbytérien s (n on écossais) anglais et les congrégationalistes. [98][98] L es de scendants du puritanism e sont les baptistes, les presbyt rien s, et les con grégationalistes é (Protestant W orship: Traditions in Tran sition , P. 129). [99][99]    [9 8 ]L a La p réten du e tr adit ion « d'é glis e lib re » in cl ut d es pu rita in s, de s s pa rat iste s, d es b a p tist es , d es qu ake rs a u x 1 7èm es et é i 18 ièm es s iècle s, d es métho dis tes v ers la fin d u 1 8 iè m e siè cle , et de s érud its d u C hr ist a u 1 9 iè m e siè cle (Me etin g Ho us e to Ca m p M eetin g P . 1 0 ).    [9 8 ] [100][100] [101][101] [102][102]                    [1 0 0 ]                    [1 0 1 ]                    [1 0 2 ]                    [1 0 3 ] Protestant W orship: Traditions in Tran sition, P. 133. Ibid., P. 153. Ibid., P. 164. [103][103] Ibid., p.183. « La prière pastorale avant le serm on » ait été prescrit en détail dans Westm inster Directory of W orship. [104][104] Horton Davies, Worship an d Theology in England: 1690 -1850 (Prin ce ton : Princeton University Press, 1961), P. 108. Les se rvices de prière du soir étaient com m u ns dans l'é glise catholique depuis le qu atrièm e siècle . Les vêpres de dim anche (services de soirée) étaient u ne partie stable de la vie litu rgique de cathédrale et de paroisse pen dant be aucoup de si cle s. Cepen dant, les méthodistes sont reconnus pour è in troduire dan s la foi protestante le service de culte du dim anche de soir e. é [105][105] [106][106]                    [1 0 5 ]                    [1 0 6 ]                    [1 0 7 ]                    [1 0 4 ] Culte et théologie en Angleterre, P. 108. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 91. [107][107] Ibid., p. 171; Iain H. Mu rray, Revival and Revivalism : The M aking and Marring of Am erican Evangelicalism (Carlisle: Ban ner of Tru th Trust, 1994). [108][108] Le revivalism e américain a donné naissance à la « société de m issionnaire  » à la fin du 18ièm e siècle . Ce ci a inclus la Société Mission naire Baptiste (1792), la Société Mission naire de Londres (1795), le Général M ethodist Missionary Society (1796), et la Soci été Mission naire d'é glise (1799). Kim T an, Lost Heritage: T he Heroic Story of Radical Christianity (Godalm ing: Highland Books, 1996), p. 195. [109][109] W hitefie ld s'appelle « le père du revivalism e américain. » Le m essage ce ntral de Whitefield était « la nouvelle n aissance » du chrétie n in dividuel. Avec ceci il a m ené le Grand Réveil (17401741) en Nou velle-Anglete rre. En 45 jou rs, W hitefield a pr ché 175 serm ons. Un orateur supe rbe, sa voix ê pouvait être entendu par 30.000 personnes dans u n b âtim e nt. 50.000 personnes ve naien t pour l'enten dre parler. Rem arquablem ent, on dit qu e sa voix pouvait être entendue à un m ille san s am plification . Et sa puissance oratoire était si gran des qu'il pouvait inciter une assistan ce à pleu rer ave c sa pronon ciation. Whitefield est reconnu pour avoir récup érer la pratiqu e perdue du m inistère am bulant. Il a égalem e nt partagé                    [1 0 9 ]                    [1 0 8 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 29 of 180 le crédit avec le s puritains pour re constituer la pri re im prom ptue et la prêche (A Brief H istory of P reachin g, è p. 165; Christian History, Volu m e XII, No. 2, Issue 38; Christian H istory, Volu m e IX, No. 4, Issue 28, p. 47; Who’s Who in Christian History, Tyn dale, 1992, pp. 716-17; Evangelism : A Concise H istory, pp. 100, 110, 124125). [110][110] Worship and Theology in England, p. 146; Christian H istory, V olum e IX, No. 4, Issu e 28, p. 46; Christian History, Volum e VIII, No. 3, Issu e 23, p. 17. [111][111] Christian History, Volu m e XII, No. 2, Issue 38, p. 44; Christian History, Volu m e IX, No. 4, Issue 28, p. 47. Le grand réveil sous le protestantism e américain em bou ti par Wh itefield avec un caractère in dividualiste re vivaliste duqu el il n'a jam ais récupéré. [112][112]                    [1 1 2 ]                    [1 1 3 ]                    [1 1 1 ]                    [1 1 0 ] Christian Liturgy, pp. 562-65; Protestant W orship and Church Architecture, pp. 8,19 [113][113] Finney utilisait Thom as H astings. M oody a utilisé Ira B. San key. Billy Graham a continué la tradition en em ployant Cliff Barrow s and George Beverly Shea ( Christian Liturgy, p. 600)). La m usique était extrêm em ent in strum entale dans la prom otion de s buts du revivalism e . George W hitefield e t John We sley sont crédités pour être les prem iers à utiliser la m usiqu e pour induire la conviction e t une prom ptitude à entendre l'Évangile (Evangelism : A Concise History, P. 110). [114][114] [115][115] [116][116] [117][117] [118][118]                    [1 1 4 ]                    [1 1 5 ]                    [1 1 6 ]                    [1 1 7 ]                    [1 1 8 ]                    [1 1 9 ] Protestant W orship and Church Architecture, p. 11. Ibid., P. 180. pour un som m aire du but étern el, voyez Rethinking the W ineskin, Chapter 7. Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp. 165, 184-85. Ibid., pp. 164-65. [119][119] R. Alan Streett, The Effective Invitation (Old Yappan: Flem ing H . Revell Co., 1984), p. 190. Charles W esle y a écrit plus de 6.000 hym nes. Charles était le pre m ier auteur d'hym ne à présenter un m odèle de chant en assem blée qui  e xprim ait les sentim ents et les pensées du chrétie n individuel. [120][120] Les baptistes son t les plu s rem arqu ables pou r gagner les incon vertis lors du service du dim anche m atin . L'appel Revivalism e pour prendre « une décision personnelle » pour le Christ  reflétait et faisait appe l à l'idéologie cultu re lle de l'individu alism e américain tou t com m e les « nouve lles m esures » se reflétaient et faisaient appel au pragm atism e am éricain. Évangélisation : Evangelism : A Concise H istory, pp. 170-171. [121][121]                    [1 2 1 ]                    [1 2 2 ]                    [1 2 0 ] Revival and Revivalism, pp. 185-190. [122][122] The Effective Invitation, pp. 94-95. Le révéren d Jam es Taylor était parm i le s prem iers à appele r les intéressés à s’avancer dan s son église en 1785 au Tenne ssee. La prem i re utilisation enregistrée è de l'aute l en liaison avec une invitation publique s'est produite en 1799 lors d'un e é union de cam ps méthodiste r à Red Rive r, Kentucky.  Voir égalem e nt le Protestant W orship: Traditions in Tran sition , P. 174. [123][123] Finney était un innovateu r dans le gain des âm es et des réveils. Utilisan t ses prétendu es « nouve lles m e sures, » il argum en tait du fait qu’il n’existait aucune form e norm ative de culte dan s le NT. Mais que tou t ce qui pou vait contribuer à am ene r les  péche urs au Christ était approuvé (Christian Liturgy, p. 564; Protestant W orship: Traditions in Tran sition , pp. 176-177). [124][124] The Effective Invitation p. 95.  Finney a com m encé à em ployer cette méthode exclusivem ent après sa célèbre croisade de  Rochester, New York de 1830. La prem i ère utilisation historiquem ent retracable de l'expression « siège de repentance» vient de Charles Wesley :  « OH, ce siège de repen tance béni. » Pour un e critique com plète voyez J.W . Nevin’s The Anxious Ben ch (Cham ge rsburg: Wipf & Stock, 1843). [125][125] Protestant Worship: Traditions in Transition, p. 181; Christian H istory, Volum e VII, No. 4, Issue 20, pp. 7, 19. [126][126] Christian History, V olum e VIII, No. 3, Issu e 23, p. 30; Christian History, V olum e VII, No. 4, Issue 20, p. 7; Christian Liturgy, p. 566. [127][127] [128][128] [129][129]                    [1 2 7 ]                    [1 2 8 ]                    [1 2 9 ]                    [1 2 6 ]                    [1 2 5 ]                    [1 2 4 ]                    [1 2 3 ] Revival and Revivalism , pp. 226, 241-243, 277. The Effective Invitation, p. 96. Dictionary of Pentecostals an d Charism atic M ovem ents, p. 904. For furthe r study, see http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 30 of 180 Gordon L. Hall’s The Saw dust Trail: The Story of Am erican Evangelism (Philadelphia: M acrae Sm ith Com pany, 1964).  La « traînée de sciure » était plus tard com parée avec la pou ssière de la ten te de l'é vangéliste. Cette utilisation (" coup la traînée de sciu re  ») a été popu larisée par le m inistère du dim an che de Billy (1862-1935). Evangelism : A Concise History, p. 161. [130][130]                    [1 3 0 ]                    [1 3 1 ] Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 177. [131][131] Pastor’s Notes: A Com panion Publication to Glim pses, Volum e 4, No. 2 (W orceste r: Christian H istory Institute, 1992), p. 6. [132][132]                    [1 3 2 ]                    [1 3 3 ] Protestant W orship and Church Architecture, p. 7. [133][133] Protestant Worship: Traditions in Transition p. 176. Finne y a cru que se s méthodes  , revivalistes qui ont fon ctionné lors de ses réunions de cam p pourraient être im portées dans les églises protestantes pour y apporter le réveil. Cette n otion a été popu larisée et m ise dans la m entalité protestante par l'intermédiaire de ses Lectures on Revival 1835 (Min neapolis: Bethany House Publishers, 1989). Ce livre a vendu 1200 copies le jour où il est devenu disponible dans les librairies P astor’s Notes: A Com panion ( Publication to Glim pses, Volum e 4, No. 2, p. 6). . Iain M urray précise que les réunions de cam p sou s les méthodistes étaient u n précurse ur aux te ch niques évangéliques systém atiques de Fin ney ( Revival and Revivalism , pp. 184-185 ). [134][134] Correctem ent conçu, le but de la prédication n'e st pas le salut des âm es. C'est la naissance de l'é glise. Com m e un érudit l'a m is, la « conversion ne peut qu’en être le m oyen ; le but e st la prolongation de l'é glise» (Dictionary of Mission: Theology, H istory, Perspective M aryknoll: Orbis Books, 1998, , p. 431). L’érudit D.J. Tidball fait écho à la mêm e pensée indiquant, « l'intérêt prim aire de Paul était n on dans la conversion des individus m ais dan s la form ation des com m unaut s ch rétie nnes » (Dictionary of Paul and His é Letters, Dow ners Grove: InterVarsity Press, 1993, p. 885). L a Fron tie- Revivalists n'a eu aucun concept de r l'ekklesia. [135][135] [136][136]                    [1 3 5 ]                    [1 3 6 ]                    [1 3 7 ]                    [1 3 4 ] Protestant W orship and Church Architecture, pp. 121-124. Voir le 1 cor. 12-14 ; Eph. 1-3 ; Rethinking the W ineskin, chapitre 7. “Serm on on the Mou nt IV,” Serm on s on Several Occasions (London: Epw orth Press, [137][137] 1956), p. 237. [138][138] Ibid., P. 132. Voir le http://ww w .officem u seum .com /copy_m achines.h tm pou r des détails sur l'invention de pochoir du m iméographe de Dick. [139][139] Early Christians Speak, P. 84. Le s liturgies écrites se sont produ ites la prem ière fois au quatrièm e siècle . M ais elles n 'ont pas été m ises dans la form e de bulletin jusqu'au 19iè m e siècle . [140][140] M oody a voyagé plus d'un m illion de m ille s et pr ché à plus de 100 m illions de ê personne s. C'é tait aux jou rs sans avions, m icroph on es, t lévision, ou Internet. Com m e W hitefield, M oody a é prêché un Évangile individualiste. Sa théologie était encapsulée dans les trois r : R uiné par le péché, racheté par le Christ, et régénéré par l'esprit. Moody ne voyait rien au delà de ceci (Christian History, V olum e IX, No. 1, Issue 25; Who’s W ho in Christian History, Tyndale, 1992, pp. 483-485; Evangelism : A Concise History, pp. 151-152). [141][141] H. Richard Niebuhr an d Daniel D. W illiam s, The Ministry in Historical Perspectives (San Fran cisco: Harper and Row Pu blishers, 1956), p. 256. [142][142] [143][143] [144][144] [145][145]                    [1 4 2 ]                    [1 4 3 ]                    [1 4 4 ]                    [1 4 5 ]                    [1 4 6 ]                    [1 4 1 ]                    [1 4 0 ]                    [1 3 9 ]                    [1 3 8 ] The Effective Invitation, pp. 193-194 Ibid., P. 197. Evangelism : A Concise History, pp. 153-154, 185. David P. Appleby, History of Church Music (Chicago: Moody Press, 1965), p. 142. [146][146] The Effective Invitation, P. 97. « Chaqu e personn e qui s’avançait signait une carte pour in diqu er son engagem ent à vivre un e vie chrétie nne et m on tre r une préféren ce d'église. Cette partie de la carte a été m ainten ue par le personnel, ainsi une certaine form e de su ivi pouvait être établie. Un e autre partie de la carte indiqu ait au nouve au chrétie n un guide pou r le chrétie n vivant » (pp. 97-98). [147][147]                    [1 4 7 ] Ibid., P. 98. Pou r plu s d'inform ation sur la « prière du péche ur, » voir le chapitre 8. [148][148] Ibid., pp. 112-113. En sa quarante-cinquiièm e année du m inistère, Graham avait prêché à 100 m illions de person nes dan s 85 pays diff ren ts (Pastor’s Notes: A Com pan ion Publication to é                    [1 4 8 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Glim pses, Volum e 4, No. 2, W orcester: Christian History Institu te, 1992, p. 7). Page 31 of 180 [149][149] Ian Mu rray, The Invitational System (Edinbu rgh : Banner of Truth, 1967 Murray ). distingue entre la « ren aissance » authe ntique et spon tané qui est u n travail de l'esprit de Dieu et u n « revivalism e » selon les méthodes hum aines afin d'obtenir (au m oins dans l'aspect) le s sign es de la conviction, du repen tir, et de la re naissan ce. L'utilisation des pressions psychologiqu es et sociales pou r faire des conve rtis fait partie du « revivalism e » (p. xvii-xix). Voir égalem e nt Jim Ehrhard, The Dangers of the In vitational System (Ch ristian Com m un icator’s W orldw ide, 1999). [150][150]                    [1 5 0 ]                    [1 5 1 ]                    [1 4 9 ] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 256. San dra Sizer, Gospel Hym ns an d Social Religion (Philadelph ia: Tem ple University Press, [151][151] 1978), p. 134. [152][152] M oody com m e de grands prédicateu rs de réveil com m e George W hitefield a fortem en t fait appel au x ém otions. Elles son t influencées par la ph ilosophie du rom antism e, le corps de pens ée soum ettant à une contrainte la volonté et les ém otions. C'était une réaction au stress sur la raison qui a m arqué la pen sée chrétie nne d’autrefois pe ndant le siècle de s Lum ières (Christian History, volum e IX, non 1, issue 25, P. 23). L'em phase des pr dicateu rs de réveil était la réponse sincère de l'individu à Die u. La é conversion en était venue à être regardée com m e le bu t ultim e des activités divines. Com m e J. Stephen Lang et M arc A. Noll le précise nt, « en raison de la prédication du réveil, le sens de l'individu religieux s’in tensifiait. Le prin cipe du choix individuel est de ven u pour toujours enracin dans le prote stan tism e américain et est é encore aujourd'hui évident parm i des évangéliques e t beaucoup d'au tre s » (Christian History, volum e IV, n on 4, pp. 9-10). [153][153] Joh n Nelson Darby a engendré cet en seignem en t (voir le tem ps, 1er juillet 2002, pp. 41-48). L'origine de la doctrin e du prétribulationel de Darby fascine et choqu e. Voye z See Dave M acPh erson ’s The Incredible Cover-Up (M edford: Om ega Publications, 1975) pour u ne pleine discussion à -dessus. l [154][154]                    [1 5 4 ]                    [1 5 3 ]                    [1 5 2 ] Christian History, Volum e IX, No. 1, Issu e 25, pp. 23-24. Concise Dictionary of Christianity in Am erica (Dow ners Grove: InterVarsity Press, [155][155] 1995), p. 330. [156][156]                    [1 5 5 ]                    [1 5 6 ]                    [1 5 7 ] Exam ple: The AD 2000 and Beyon d m ove m ent, etc [157][157] Les apôtres sont re stés à Jérusalem pe ndant beaucou p d'années avant qu'ils « parte nt aux confins de la terre  » com m e Jésus l’avait com m andé. Ils n’étaient pas pressés pour évangéliser le m onde. Égalem e nt, l'é glise à Jérusalem n'a pas évangélisé n'im porte qu i pe ndant les h uit pre m ières années de sa vie. Ils n’étaient pas pressés non plu s pour évangéliser le m onde . En conclu sion, il n'y a pas la m oindre race dans les épîtres du NT où un apôtre dit à une église d'évangéliser parce qu e « l'heu re est venue et le s jours sont com ptés. » Les prem iers chrétie ns n’étaient au cun em ent pressés pour évangéliser le m onde. [158][158] [159][159]                    [1 5 8 ]                    [1 5 9 ] Protestant W orship: Traditions in Tran sition, p. 204. Protestant W orship and Church Architecture, p. 129. [160][160] Le grand réveil du 18ièm e siècle a donné la tonalité pour une foi individualiste, quelque ch ose d’étranger à l’église du prem ier siè cle . L'Amérique devenait rapidem e nt une nation in dividualiste, ainsi ce tte n ou velle em phase s'est bien adapt ave c le pays (Evangelism : A Concise History, pp. ée 122-123).   [161][161] Le Christian Liturgy de Sen n com pare la m e sse des diverses liturgies par les âge s. Quiconque les com pare découvrira aisém ent le urs élém ents com m un s. [162][162] Senn com pare cinq liturgies m odernes écrites côte à côte : Missel catholique, livre luthérien de culte, livre de prière com m une méthodiste, e t livre de culte com m u n. Les sim ilitudes choquent ! (Christian Liturgy, pp. 646-647). [163][163] Il convient de noter que quelques érudits ont e ssayé de trafique r les écritures des pères de l'église u ne litu rgie unifiée et m onolithiqu e observée par tou tes églises. M ais une étude récen te a prouvé que les écritures des pères sont pluri form es plutôt qu'uniform e. Ceci signifie qu'au cu ne de leurs écritures ne peut être universalisée pour représenter ce qui se produisait dans toutes églises à un m om ent donné (voyez The Search for the Origins of Christian Worship pp. 67-73, 158-183). En outre, les résultats , archéologiques on t dém on tré que les écritures des pères de l'église ne fournisse nt pas u ne vision d ’église précise des deu xièm e et troisièm e siècle s. Les pères de l'église étaient les théologie ns de leu r jour. Ils n e nous donnen t pas un cou p d'oeil de la croyance ou des pratiques vari es des chrétie ns de ces périodes. NT professor é                    [1 6 3 ]                    [1 6 2 ]                    [1 6 1 ]                    [1 6 0 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 32 of 180 Graydon F. Snyder’s An te Pacem : Church Life Before Constantine (M ercer U niversity Press, 1985) est une étude de l'évidence archéologique qui contredit le portrait qu e les p ères de l'église donnen t de la vie d'é glise avan t Constantin. Selon un auteu r de sém in aire, Snyder pose la question, « est-ce que les écrits des intellectuels du début du ch ristianism e don nent un  portrait proportionn de l'église de leurs périodes ? La question a é seulem e nt la réponse évidente « non », peut être en tendu e sur n os lèvres. Est-ce que les intellectuels de tou t âge disent ce qui se passe vraim e nt dan s les foss ? Barth, Tillich, ou mêm e le s Niebuhrs décrivent-ils com m e és tel ce qu e le christianism e populaire américain du vingtièm e siècle a été ? Nous savons tous que non, m ais nous avons supposé que le Nouveau Testam en t et les pr tendu s théologie ns « Patristiques » nous donnent é exactem ent une description du christianism e des trois prem iers si ècle s. En partie, naturellem e nt, ce ci a été assumé parce que nous avons pensé qu'ils étaient les seu les sources que nous ayons, e t largem en t c'est vrai, en ce qui con ce rn e les docum e nts littéraires » (Chicago Theological Sem inary Register, Fall 1985, V ol. 75, No. 3, p. 26). [164][164] Les réform ateurs ont traduit et ont adapt la m e sse, m ais ils ont pris très peu de é responsabilité créatrice en la changean t (Corporate W orship in the Reform ed T radition, P. 13). [165][165]                    [1 6 5 ]                                       [1 6 4 ] Ibid., P. 21. [166][166] Ibid., P. 13. « Beaucoup [c.-à-d., catholique] de term inologie th éologique traditionn elle et de concepts sont vraim e nt une partie de l'approche luth rien ne com m e e lles faisaien t partie é de l'approch e catholiqu e »  (Ke nan B. Osborne, Pre asth ood: A History of Ordained M inistry in the Rom an Ctholic Church, 1988, P. 223). [167][167] obert Banks, Paul’s Idea of Com m unity, Peabody: Hendrickson , 1994, p. 108; Edwin Hatch, The Influence of Greek Ideas and Usages U pon the Christian Church(Peabody: H endrickson, 1895), pp. 308-309. [168][168] L e ch apitre 3 discute de l'influence de l'arch itecture d' église du quatrièm e siècle sur le cle rgé actif et l’assem blée passive. Dans cette veine, H orton Davies écrit, « Trois ou quatre siècle s dém on tre nt un grand chan gem ent au caractère du culte chrétie n… au quatrièm e siècle , le culte n 'est pas célébré dans les m aisons privées, m ais dan s les cathédrales m ajestu euses et églises m agnifiques ; pas sou s les form es libres e t sim ple s de se rvice, m ais dans le culte fixe e t ordonné » (Christian W orship: It’s History and Meaning, P. 26). [169][169] Corporate W orship in the Reform ed T radition, P. 155. [170][170]             [6] Quelques érudits liturgiques, com m e le l’Anglican Grégoire DIX , ont essayé d'argum enter du fait qu e le NT contient un m odèle prim itif de la m esse. Cependant, un exam en soigneu x de leu rs argum en ts prouve qu'ils lisent sim plem ent le texte bibliqu e dan s leur tradition T he Search for the Origin s of Christian ( Worship Ch apitre 2). [171][171]          [7] Les chaises connues le s anciennes ont été fabriquées e n Egypte. Pou r de s m illiers d'années, elles on t été em ployées seu lem ent par la royauté, la n oblesse, les prêtres, et le rich e. Les ch aise s n'ont pas hérité l'utilisation com m une parm i la foule g énérale ju squ'au 16ièm e siècle (“Chairs,” En carta Encyclopedia, Microsoft, 1999 Edition). Des tapis ont été développés e n Inde dans le 11ièm es siècle et diffusés dan s tou t le reste du m onde oriental (Floor and Floor Coverings, En carta Encyclopedia, M icrosoft, 1998 Edition). ” [172][172]             [8] La sem ain e de se pt jou rs est provenue de la M ésopotam ie antique et est devenu e une partie du calendrier rom ain en A.D. 321. Janvie r e st baptis du nom du dieu rom ain Janus ; M ars e st appe é é l d’après le dieu rom ain M ars ; A vril vient d'A prilis, le m ois sacré de Ven us ; Mai est appe lé pour la déesse M aia ; et juin est appelé pour la déesse Jun o ; Dim anche célèbre le dieu du soleil ; Lundi est le jour de la d éesse lune ; Mardi e st baptisé du n om du dieu Tiw le guerrie r ; M ercredi est baptis du nom du dieu Wotan de é Teutonic ; Jeudi est baptisé du n om du dieu scandinave Thor ; Vendredi e st baptisé du n om de la déesse scandinave Frigg ; et sam e di est baptisé du nom de Saturne, le dieu rom ain de l'agricu lture (: Months of the Year at w ww .ernie.cum m in gs.net/calendar.htm ). [173][173]             [9] David Norrin gton fait la rem arque que bien qu'il n'y ait intrins quem e nt rie n de m al pour è l'église em brassant des idées de la cu lture environn ante , m ais parce qu'elles sont pa ïennes elles sont souvent contraire s à la foi biblique. A in si le syncretism et l'acculturation sont fr quem m e nt n ocifs à l'église (To Preach é or Not to Preach? p. 23). [174][174]             [10] 1 Corinthiens 14:26. Le NT enseigne qu e tous les ch r tie ns doiven t em ploye r leurs dons é en tant que prêtres pour le fonction nem ent et l’édification des autres quand ils se réunissen t en sem ble (ROM. 12:3, 6 ; 1 cor. 12:7 ; Eph. 4:7 ; Heb. 10:24 - 25 ; 13:15 - 16 ; 1 Pierre. 2:5, 9). [175][175]             [11] dans les Paroles d'Arthu r W allis, «les liturgies, an tiques ou m odernes, écrites ou non écrites, sont un dispositif hum ain pou r faire rou ler les roues religieuses en faisant ce qui est usu el, plut que ôt d'e xe rcer la foi en présence e t opération im médiate de l'Esprit. » [176][176]             [12] 1 Corin thiens 12:1 FF.                    [1 6 9 ]                    [1 6 8 ]                    [1 6 7 ] [1 6 6 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 33 of 180 [177][177]             [13] voir le chapitre 11 de Rethinking the W in eskin pour une critiqu e du m ou vem e nt « che rcheu r-sensible ». [178][178]             [14] Le but de la réunion d'église du prem ier siècle n'était pas pour l'é vangélisation, le serm on, le culte, ou la com m u nion. Elle était plutôt pour l'édification m utuelle en m anifestant le Corps de Christ. de (Rethinking the W ineskin, chapitre 1). [179][179]             [15] Christian W orship and Its Cultural Setting, pp. 38, 40. [180][180]             [16] 1 Tim . 3:15. [181][181]             [17] Marc 7:8. Voyez égalem e nt M at. 15:2 - 6 ; M ar 7:9 - 13 ; Col 2:8. [182][182]                    [1 ]                    [2 ] Ibid., P. 21. [183][183] Ibid., P. 13. « Beaucoup [c.-à-d., cath olique] de te rm inologie théologique tradition nelle et le s concepts font vraim ent  partie de l'approch e luth érien ne com m e elles faisaien t partie de l'approche catholique » Ke nan B. Osborne, Priesthood: A H istory of Ordained Min istry in the Rom an Catholic Church,New York: Paulist Press, 1988, p. 223). [184][184] Robert Ban ks, Paul’s Idea of Com m unity, Peabody: Hendrickson, 1994, p. 108; Edw in Hatch, The Influence of Greek Ideas and Usages U pon the Christian Church(Peabody: H endrickson, 1895), pp. 308-309. [185][185] Le chapitre 3 discute l'influe nce de l'arch itectu re d' église de qu atrièm e-siècle su r le cle rgé actif et le rassem blem en t passif. Dan s cette veine, Horton Daviesécrit, « le dépassem en t de trois ou quatre expositions de siècle s un gran d changem en t du caractère du culte ch rétie n… au quatrièm e siècle , culte n'est pas célébrées dans les m aison s priv ées, m ais dans les cath édrales m aje stueuses e t le s églises m agnifiques ; pas sous les form es libres e t sim ples de service, m ais dans le culte fixe et com m andé » ((Christian W orship: It’s History and Meaning, p. 26).). [186][186]                    [5 ]                    [4 ]                    [3 ] Corporate W orship in the Reform ed T radition, p. 155. CHAPITRE 2   LE SERMON : LA VACHE LA PLUS SACRÉE DU PRO TESTANTISME      Le christianism e n'a pas détruit le paganism e; il l'a adopté.                  - Will Duran t         Nous en arrivons m aintenant à une de s pratiques les plus sacrosainte s en m ati ère d’Église: Le serm on . En levez le serm on , e t l'ordre du culte protestant n ’est plus rien d’autre qu’un festival du cantique . Enlevez le se rm on , et l'assistance au service du dim anche m atin se com pte su r les doigts de la m ain .        Le serm on est la pierre de tou che de la liturgie protestante. Pendant 500 ans, il a fonctioné com m e le n rouage de l'horloge. Chaque dim an ch e m atin , le pasteur se ève dan s son pupitre et livre un discours l solenne l inspiré à une assistance passive et indolente. Si central est le se rm on que c'est la raison m e pour êm laquelle la plupart des chrétie ns vont à l’Église. En fait, le service entier e st typiquem en t jugé par la qualité du se rm on . Dem ande z à une personne com m ent l’Église était le dim anche passé et vous obtiendrez in variablem ent une description du serm on. Ce la ressem ble à de ceci :      Question : « Com m ent était l’assem blée la se m aine dernière ? »      Réponse : « OH, e lle était m erve illeuse . Le pasteur Peckm an a parlé au sujet de l'im portan ce de donne r des offran des en sem ence de foi pou r augm ente r notre revenu ; il était vraim ent be au. Il m 'a inspiré à offrir m on chèque de paye en entier la sem ain e prochaine. »        En bref, la m e ntalité chrétie nne m oderne m et le serm on sur le m e pie d  que le cu lte du dim an ch e êm m atin. M ais ça n e s’arrête pas là.        La plu part des ch rétie ns sont in toxiqués au serm on. Ils vienn ent à l’Église avec un se au vide et s'attendent à ce que le prédicateu r le rem plisse de « m essages agréables ». Pour le ch rétie n typique, le serm on est le m oyen prin cipal d’édification spirituelle. Il se classe au-dessus de la prière, de la lecture de s Écritures, et de la com m union avec d'autres croyants. Et si nous som m es un tant soit peu honn te, il se classe mêm e auê http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 34 of 180 dessus de la com m u nion avec Jésus-Christ (au m oins dans la pratique) !        Enle vez le serm on et vous avez élim iné la source la plu s im portante d'alim entation spirituelle pour la plupart des croyan ts (pe nse-t-on ). Pourtant la réalité ren versante est que le serm on n'a aucune racine dans les Écritures ! Plutôt, il a été em prunté à la culture païenne, n ourrie et adoptée par la foi chrétie nne. V oilà un rapport effrayant, n'e st ce pas ? M ais il y a plus.        Le serm on détériore réellem en t le but mêm e pou r lequ el Dieu a conçu le rasse m blem ent de l’Église. Et il a très peu à faire avec la croissance spirituelle véritable. Je prouverai ces paroles dans ce chapitre.   Le serm on et la Bible        Sans doute, après le ctu re de ce que j'ai écrit on répliquera : «Les gen s ont prêché dans tou te la Bible. Naturelle m ent le serm on est scripturaire ! »        D’accord, les Écritures m en tion nent des hom m es et des fem m es qu i pr che nt. Ce pendant, il y a un m onde ê de différen ce entre la prédication inspirée de l’Esprit décrite dan s la Bible et le serm on m oderne. Cette différen ce est pratique m ent tou jours négligée parce que nous avons été in conscie m m ent conditionnés à fondre nos pratiques m odernes en m ati re de prédication avec le s Écritures. Ainsi nous em brasson s de è m anière erronée le pupitre d'aujourd'hui en tant que biblique. Laissez oi développer un peu. Le serm on -m chrétie n m oderne m ontre les élém ents suivants :     C Il est régu lièrem ent livré loyalem en t du pupitre au m oin s un e fois par se m aine. C Il est livré par la mêm e personne typiquem ent le pasteu r. C il e st livré à une assistance passive ; c'est essentiellem ent un m onologue. C C'est un e form e cultivée du discours, possédant u ne structu re spécifique. Il contien t typiquem en t une in troduction, trois à cinq points, et une conclusion.        Com parez-le avec le ge nre de prédication m entionné dans la Bible. Dans l’Ancien Testam ent, le s hom m es de Dieu prêchaient et ense ign aien t. M ais leur langage n'est pas rep érable dans le se rm on m oderne . Voici les élém ents de la prédication et de l’enseignem e nt de l’Ancien T estam ent :   C La participation active et les interruptions de la part de l assistan ce étaient com m unes. ’   C Ils donnaient u n discou rt extem porané et à partir d'u n fardeau actuel, plutôt qu e d'un scripte. C Il n'est aucune in dication que les proph ètes ou les prêtres de l’Ancien Te stam ent aient donné des discours régu liers au peuple de Dieu. Au lie u de cela, la nature de la pr édication de l’Ancien Testam ent était sporadiqu e, lim pide, et s'ouvrait à la participation de l'assistance. La prédication dans la syn agogue antique a suivi un m odèle se m blable.        V oyons m ainte nan t le  NT. Le seigneur J sus n e prêchait pas régu lièrem ent un serm on à la mêm e é assistan ce. Sa prédication et son enseigne m ent prenaie nt beaucoup de form es diff éren tes. Il livrait ses m essages à une assistance différen te. (Natu rellem ent, il a con cen tré la m ajeure partie de son en seignem ent sur ses disciples. Pourtant les m essages qu'il leu r apportait étaient uniformém ent spontanés e t sans cérém on ie.)        D’après le mêm e m odèle, la prédication apostolique enregistrée dans les actes possède les caractéristiques suivantes :   C  Elle était sporadiqu e. C Elle était livrée à des occasions spéciales afin de traite r des problèm es spécifiques. C Elle était im prom ptue et sans structure rhétorique. C Elle était le plus souvent dialogiqu e (elle était rétroactive et perm ettait les inte rruptions de l assistan ce) ’ plutôt qu e m onologique (u n discours à sens uniqu e).        De m anière sem blable, les lettres du NT prouvent que le m inist re de la Parole  de Dieu provenait de è l’Église entière dans le urs assem blé es régu lières. Ce  fon ctionn em ent de « chaque m em bre » était égalem e nt con versationnel [14] et m arqué par des interruptions.[15] Égalem e nt ainsi, les exh ortations des aînés locaux étaient norm ale m ent im prom ptues.[16] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 35 of 180        En u n m ot, le serm on m oderne livr pour la consom m ation chrétie nne est étranger à l’Ancien et au  é Nouveau Testam ents. Il n'y a absolum ent rien dans les Écritures qui indiqu e son e xistence dans les prem i res è assem blées chrétie nnes.« [17]        D'où est venu le serm on chrétien?        La prem ière source ch rétie nne m entionnant le serm on régu lier est trouvée à la fin du de uxièm e siècle .[18] Clém ent d'Ale xandrie (150-215) a déploré le fait que les se rm ons faisaien t tellem e nt peu pour changer les chrétie ns.[19] Pou rtant en dépit de son éche c reconnu , le serm on est devenu u ne technique norm alis e é parm i les croyan ts autour du quatrièm e siècle .[20]        Ce qu i soulève u ne qu estion épineuse. Si les chrétie ns du prem ier  siècle n'étaient pas recon nus pour leurs serm ons, de qu i les chrétie ns postapostoliqu es ont-ils reçu le serm on ? La réponse n ous dit : Le serm on chrétie n a été em prunté directem ent à la cu lture grecqu e païenne!        Pour trouver l’origine du   serm on, n ous devons aller de nouveau au cin qui m e siècle avant Jésus-Christ avec è un groupe de professeu rs erran ts appelé s le s sophistes.[21] Les sophistes sont reconnus pou r ’ in ven tion de l la rhétorique (l'art du discours persuasif). Ils recru taient de s disciple s et exigeaient paie m ent pour livrer leurs discours solennels.[22]      Le s sophistes étaient des débateurs e xperts. Ils étaient m aîtres pour faire appel aux ém otions, à l'aspe ct physique, et à un  langage intelligent pour faire la  « vente  »de  leurs argum ents.[23] Avec le tem ps, le m od èle, la form e , et la com pétence oratoire des sophistes son t devenus plus estim que leu r exactitude. és [24] Ce qui engen dra u ne classe d’ hom m es de ven us m aîtres des expressions raffinées, « cultivant le m odèle dans l'intérêt du m odèle. » [25]  Le s vérités qu 'ils prêchaient étaient abstraites plu tôt que des vérités pratiquées dans leu rs propres vies. Ils étaient le s experts de la form e d'im itation plutôt que de la substance. [26]        Les sophistes s’identifiaient par leur habillem ent particulier.[27] Certains d'entre eux avaient une é sidence r fixe où ils donn aien t des serm ons régu liers à la mêm e assistance. D'autres voyageaient pour donne r leurs discours solenne ls e t polis.[28] (ils en tiraient beaucoup d'argen t.) [29] Parfois l'orateur gre centrait dans son foru m parlem en taire « vêtu de sa robe de pupitre. » [30] Il m ontait alors les m arches jusqu sa chaise ’à profession nelle pour s'y asse oir avan t d’apporter son serm on.[31]        Pour sa dém on stration, il citait le s vers d’Hom er.[32] (Quelques orateurs avaient étudié Hom er si bien qu 'ils pouvaien t le répéter par cœ ur.) [33] Le sophiste était si envoûtant, qu 'il incitait souve nt son assistance à battre des m ains pe ndant son discours. Si son discours était très bien reçu, on  disait son serm on « in spiré. » [34]        Les sophiste s étaient les hom m es les plus distingu de leur tem ps. Tellem ent que certains vivaien t du és denier public. D'autres avaient des statues publique s érigées à leur honn eur.[35]        (Tout ceci ne vou s rappelle-t-il pas beaucoup les prédicateu rs m ode rn e?)        Environ un siècle plu s tard, le philosophe grec Aristote (384 -322 B.C.) donna à la rhétorique le discours en trois-points. « Un ensem ble, » dit Aristote, « doit avoir un com m encem en t, un m ilie u, et un e fin.  [36] » Ave c le tem ps, les orateurs grecs ont fini par applique r le principe des trois -points d'A ristote dans leu rs discours.        Les Grecs ont été in toxiqués avec la rhétorique.[37] Ainsi les sophistes se sont bien d ébrouillés. Quand Rom e a succédé la Grèce, les Rom ains sont tom bés sous le charm e grec de la h antise de la rh étorique.[38] En conséquence, la cultu re Gréco -rom aine développa une convoitise insatiable pour écoute r quelqu'un donner un discours solennel éloquen t. C'était te llem en t à la m ode qu'une « serm onette » d'u n philosophe profession nel après le dîner était u ne form e régu lière de divertissem e nt.[39]        Les Grecs antiques et les Rom ains consid éraient la rhétorique  com m e une des plus grandes form es d'art. [40] En conséquence, les orateurs dan s l'em pire rom ain étaient glorifiés avec le mêm e statut fascinant qu e les Am éricains assignent aux stars des film s et aux ath l tes professionnels. Ils étaient le s étoiles brillantes è http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 36 of 180 de leur tem ps.        Les orateu rs pou vaient sou lever une foule jusqu la frénésie sim plem en t par leur puissante habilet de ’à é discours. Les professeurs de rhétorique, la principale scien ce de l' ère, étaient la fierté de chaque ville principale.[41] Les orateu rs qu 'ils ont produits on t re le statut de célébrité. En bref, les Grecs et les çu Rom ans étaient intoxiqués au se rm on païen —tou t com m e beau coup de chrétie ns m odernes sont intoxiqués au serm on « chrétie n ».        L'arrivée d'un courant p ollué       Com m ent le serm on grec a-t-il réussi à pénétrer l’Église chrétie nne ? V ers le troisièm e siècle un vide s’est créé quand le m inistère m u tuel disparu du corps du Ch rist.[42] À ce m om en t, l'ouvrier voyageu r (l’ apôtre) qui apportait un m essage spontané selon le fardeau sur sa conscience quitta les pages de l'histoire de l’Église.[43] Pour com bler son absence, la caste du clerg ém erge ait. Le s réunions libres et ouvertes é com m en cèren t à s'éteindre, et les asse m blées de l’Église devin re nt de plus en plus liturgique s.[44]        Au troisièm e siècle , la distinction clergé-laïcs s'élargissait à une vite sse casse-cou. Un e structure hiérarch ique pre nait racine, e t donnait n aissance à l'idée « du spécialiste religieux. » [45] Face à ces changem e nts, le chrétie n vivant avait pe ine à s’ajuster à cette structure ecclésiastique e n pleine évolution. [46] Il n'y avait aucune place pour l exercice de ses don s. Vers le quatri m e siècle , l’Église e st devenue ’ è entièrem ent institutionnalisée et le fon ctionn em ent du peuple de Dieu s’est paralysé.        En mêm e tem ps, beaucoup d'orateurs pa ïens de ven aient chrétie ns. En conséquence, les idées philosophiqu es païennes s’in filtraien t incon sciem m ent dans la com m unauté chrétie nne.[47] Quelques-uns de ces nouveaux conve rtis s avéraient justem en t d'an cien s philosoph es et orateurs pa ’ ïens.[48] Malheu reu sem ent, plusieurs de ces h om m es devinrent les th éologie ns de l’Église chrétie nne prim itive. Ils sont connus en tan t qu e « pères de l’Église, » et certains de leu rs écrits sont toujours avec nous.[49]        A in si la notion païenne d'un orateur professionn el qualifié livrant de s discours solenne ls pour des honoraires entra directem e nt dans la circulation sanguine chr tie nne. Notez que le concept du «  spécialiste de é l’enseignem e nt payé » n'est pas venu du judaïsm e. Il est ven u de Grèce. Il était d'usage chez les rabbin s juifs de prendre un métie r afin de ne pas charger des h on oraires pour le ur ense ign em ent.[50]        Le résultat de l'histoire est que ces anciens orateurs paens (chrétie ns m aintenant) com m encèren t à ï em ployer leu rs qualifications oratoires Gréco -rom aines pour des fins chrétie nnes. Bien assis dan s leur chaise officielle [51] ils« exposaient le texte sacré des Écritures, tout com m e le sophiste exposait une e x égèse [52]  du texte sacré d’Hom er…  » [53] Si vou s com parez un serm on païen du troisièm e siècle à un serm on don né par un de s pères de l’Église, vous trouverez que la stru ctu re et la phras ologie sont éton nam m ent é sem blables.[54]        Ainsi u n nouve au m odèle de com m unication était engendré dans le m odèle ch rétie n de l’Église, un style qui soulignait u ne rhétorique polie, un e gram m aire sophistiqu ée, une éloquen ce fleurie, et le m onologue. C'était un m odèle conçu pour am use r et m ontrer les qualifications oratoires du discoureur. C' était la rhétorique Gréco -rom aine.[55] Et seulem e nt ceux qui étaient formés avaient la perm ission de s'adresser à l'assem blée ![56] (fam ilier?)        Un érudit le dit de cette façon : La proclam ation originale du m essage chr tie n était une conversation é bidirectionnelle…, … m ais quand les école s oratoires du m onde occidental étendirent leur em prise sur le m essage chrétie n, elles fire nt de la pr édication chrétie nne quelque chose d’énorm ém ent différen t. L'éloquen ce tendait à rem placer la conversation. La grandeur de l'orateur rem pla çait l'événem ent éton nan t de Jésus-Christ. Et le dialogue entre l'orateu r et l'au diteur disparaissait dans un m onologue.[57]        Bref, le se rm on Gréco -rom ain a rem placé le partage prophétique libre et ouvert, et l'enseign em ent inspiré. [58] Le serm on e st devenu le privilè ge élitiste de s fonctionnaire s de l’Église, en particulie r des évêques.[59] Ces person nes devaien t être instruites dans les école s de la rhétorique pour appren dre com m en t parler.[60] San s un e telle éducation , un chrétie n n'était pas autorisé à parler au peuple de Dieu.        Dès le troisièm e siècle , les chrétie ns appelaient leurs serm ons par le mêm e nom qu e les orateurs gre cs ont http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 37 of 180 appelé leurs discours. Ils les appelaient « homélies ».[61] Aujourd'hui, on peut prendre u n cours de s in aire ém appelé hom ilétiques pour apprendre com m e nt pr êche r. Les hom ilétiques sont considérées com m e un e « scie nce, appliqu ant les règles de la rhétorique, qui n ous vienne nt de la Grèce et de Rom e . » [62]        De toute façon , ni les homélies (serm ons) ni les hom ilétiques (l'art du serm on) ne sont d’origine chrétie nne. Ils on t été em pruntés des païens. Un couran t pollué a fait son entrée dans la foi chrétie nne et a em poisonné ses eaux. Et ce courant coule au ssi forte m ent aujourd'hui qu'il le faisait au quatri e siècle . èm        Chrysostom ee et Augustin        Jean Chrysostom e (347-407) était l'un des plus grands orateu rs chr étie ns de son tem ps.[63] (Chrysostom e veut dire : «  lèvres d’or. ») [64] Jam ais Constantinople n’avait entendu «  des serm ons si puissants, brillants, et francs » que ceux prêchés par Ch rysostom e .[65] Les serm ons de Chrysostom e étaient si irrésistibles que les ge ns se bou sculaient parfois ve rs l'avan t pou r m ieux l'ente ndre.[66]        Naturellem ent doté du don d'orateur loquace, Chrysostom e apprit ’ art du  discours sous le prin cipal l sophiste du quatrièm e siècle , Libanius.[67] L'é loquen ce du pupitre de Chrysostom e était insurpassable . Si puissants étaient ses discours solenne ls que ses serm ons étaient souvent inte rrom pus par des applaudissem ents de l’assem blée. Chrysostom e donna u n se rm on condam nant les applaudissem ents com m e in appropriés à la m aison de Dieu.[68] M ais apr qu'il eu t fin i de le prêche r, le rassem blem en t avait ès tellem en t aimé le serm on qu'ils applau dirent.[69] Cette histoire illustre la puissance indom ptable de la rhétorique grecqu e.       Nous pouvons créditer Chrysostom e et Augustin (354-430), un ancien professeur de rhétorique, [70] pour l’in troduction de l'é loquen ce au ch apitre de la foi ch r tie nne.[71] Avec Chrysostom e, le serm on grec a é atteint son zénith. Le  serm on du m odèle Grec s'est livré à l’éclat de la rhétorique, à la citation des poésies, et s’est concentré à im pressionn er l’assistan ce. Chrysostom e a souligné que « le prédicateu r doit travailler fort longtem ps sur ses serm ons afin de gagner la puissance de l' éloquen ce . » [72]        En A ugustin, le serm on latin atteint son point culm inant.[73] Le m od latin du serm on était plus èle pragm atiqu e que le m odèle grec. Il se con ce ntrait sur « l'hom m e com m un  » et se concentrait  sur le sim ple point m oral. Zw ingli a pris Jean Chrysostom e com m e m od èle de la prédication, alors que Luthe r a pris Augustin .[74] Les m odèles latins et grecs incluaient tous deux un e form e de com m e ntaire verse t par verset ainsi qu'une form e de paraphrase.[75]        Il n’en dem eu re pas m oins que, Chrysostom e et Augustin se sont tenus dan s la lign des sophistes grecs. Ils ée nous ont donnés la rhétorique ch rétie nne lustrée. Ils n ou s on t donné le serm on « chrétie n ». Biblique dans le conte nu, m ais Grec dans le m odèle.[76]        Les Réform ateurs, les Puritains, et le Grand Réveil        Pendan t la période m édiévale, l'e ucharistie dom in ait la m esse catholiqu e, et le se rm on   perdit de l'int rêt. é Mais avec la venue de M artin Luth er (1483-1546), le serm on retrouvait la préém in ence dans le service du culte.[77] Luthe r a incorrectem ent conçu l’Église com m e étant le rassem blem en t du peuple qui écoute la Parole de Dieu qui leur est don née. Pour ce tte raison, il a appelé le bâtim e nt de l’Église un Mu ndhaus (La m aison de la bou che ou du discours) ![78]        Pre nan t le réveil de Lu ther, Je an Calvin (1509 -1564) affirm ait que le prédicateu r est la « bouche de Die u. » [79] (Iron iquem e nt, les deux hom m es ont énergiquem e nt com battu contre l'idée que le pape était le curé du Christ.) Il  n'est pas éton nan t qu e plusieurs des réform ateurs aie nt étudié la rhétorique et qu’ils aient été profondém ent influencés par les serm ons Gréco -rom ains d'A ugustin, de Chrysostom e, d'Origène, et de Grégoire le grand.[80]        Ainsi les failles des pères de l’Église étaient répliquées par les réform ateurs ainsi que par les cultures secondaires protestan tes qu’ils ont créées. Ce qui était particulièrem ent vrai des puritains.[81] En fait, la tradition du serm on évangélique m oderne trouve ses racines plus récen tes dans le m ouvem en t puritain du 17 èm e siècle et le Gran d Réveil du 18èm e siècle .      Les puritain s ont em prunté leur m odèle de prédication à Calvin . Quel était ce m odèle ? C'était l'exposition http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 38 of 180 systém atique des Écritures. C'était un m odèle pris des prem iers pères de l’Église et qu i devint popu laire pendan t la Ren aissance. Les érudits de la Renaissance donnaie nt un com m entaire ph rase par ph rase sur u ne écriture de l'antiquité classique. Calvin était un m aître de cette form e. Avant sa conversion, il utilisait ce m od èle sur un com m entaire par l'auteur païen Sénèque. Quand il se convertit et se tourna vers le se rm on , il  appliqua le mêm e m odèle analytique à la Bible.[82]      M archant sur les trace s  de leur p ère Jean Calvin , les puritains ont concentr tou s leurs efforts sur é l’enseignem e nt systém atique de la Bible . Pen dant qu'ils cherchaient à Protestantiser l’Anglete rre (l'épurant des failles de l'anglican ism e), les puritains concentraient tous leurs efforts sur ’exposition verset par verset l forte m ent structuré, m éthodiqu e et logique des Écritures. Leur em phase était que le protestantism e était une religion « du livre. » [83] (ironiquem ent, « le livre » ne connait rien d'u n se rm on !)        Les pu ritains ont égalem e nt in ven té une form e de serm on appelé le « m od èle plat. » Ce m odèle était basé sur la mém orisation des n otes de serm on. Leur division, subdivision, e t l'analyse d'un texte biblique ont élevé le serm on à un niveau scientifique.[84] Cette form e est e ncore em ploy au jourd'hui par des pasteurs ée in nom brables. En outre, le s puritains nous on t donn le serm on d'une heure, [85]  la pratique des m e m bres é d'u ne congrégation prenant des n ote s sur le serm on, le profil à quatre parties, e t l'utilisation par le pasteur de ses notes tout en livrant son discours solen nel.[86]        Un e autre influence, le Grand R éveil, est responsable du ge nre de pr che qu i était com m un dans les ê prem ières églises méthodistes et est toujours em ployé dans les églises de la Pentecôte m odernes. De forte s exclam ations  ém otionn elles, des cris, cou rse su r la scène, sont tous des transferts de cette tradition.[87]        Résum ant l'origin e du serm on m oderne, nous pouvons dire que: Le ch ristianism e avait pris la rh étorique Gréco -rom aine, l’avait rebaptisée, et l’avait enveloppée de vêtem ents am ples. L’hom élie s’in filtra dans l’Église chrétie nne autou r du deuxièm e siècle , e t atteignit sa m atu rité par les orate urs de pupitre (chaire) du quatrièm e siècle com m e Chrysostom e e t Au gustin.[88]        Le serm on chrétie n perdit de l'intérêt du cinquièm e siècle ju squ'à la Réform e, quand il est devenu em ballé et enchâssé com m e l’événem ent central du service protestant. Pou rtant pendant 500 ann ées, la plupart des chrétie ns n 'ont jam ais rem is en cause son origine ou son efficacit é.[89]                            Com m ent le Serm on nuit à l’Église        Mêm e s’il fut vénéré pendan t cin q siècle s, le serm on conve ntionnel a contribué au m auvais fonctionnem en t de l’Église de plusieu rs m anières.        D'abord, le serm on fait du prédicateu r l'interprète virtuose de l'office. En conséquence, la participation de l’assem blée est entravée et mêm e exclue. Le serm on tran sform e l Église en station de prédication. Le ’ rasse m blem e nt dégénère en un groupe de spectateu rs am ortis qui observent une ex écution. Il n'y a aucune place pour inte rrom pre ou interroger le pr dicateu r tandis qu'il livre son discou rs. Le se rm on g le e t é è em prisonne le fonction nem ent du corps du Christ. Cela encourage un sacerdoce docile en pe rm e ttant aux  prédicateu rs de passe-passe [90] de dom iner les asse m blées de  l’Église sem aine après se m aine.        En second lieu, le serm on inte rrom pt la croissan ce spirituelle. Puisque c'est une affaireà sens unique, il ém ou sse la curiosité et produ it la passivité. Le serm on invalide  le fon ctionne m ent de l Église. Il su ffoque le ’ m in istère m utuel. Il étou ffe la participation ouve rte . Ce qui fait prendre un plongeon à la croissance spirituelle du peuple de Dieu.[91]      Com m e chrétie ns, nous devons fon ctionn er pour nou s d évelopper.[92] Nou s n e n ous développons pas en reposant com m e u n pilier de sel pendan t qu'u n hom m e nous pr che sem ain e après sem ain e. En fait, u n des ê buts de la prédication et de l'enseigne m ent néote stam e ntaires est de vous obliger à fonction ner.[93] Il est de vous encourager à ou vrir votre bouche lors de la r union de l’Église.[94] Le serm on conve ntionnel é entrave ce processus mêm e.        Troisièm em ent, le serm on con serve la m entalit de clergé. Il crée un e dépendan ce excessive et é pathologique à l'égard du cle rgé. Le serm on fait du prédicateu r un spécialiste religie ux, le seul  ayant quoi ce soit de digne à apporter. T ou s le s autres Ch rétie ns sont considérés com m e deuxièm e-classe. (Mêm e si ce n'est pas habituellem ent e xprimé, c'est la réalité.) [95]   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 39 of 180      Com m ent le pasteur pe ut-il appren dre des autres m em bres du corps du Christ quand ils son t am ortis ? Com m ent l’Église peu t-elle appre ndre du pasteur quand ses m em bre s ne peu vent pas lui poser des question s pendan t son discou rs solenn el ?[96] Com m ent les fr res et les sœ urs peu ven t-ils appren dre les uns des è autres s'ils son t bâillonnés lors des réunions ?      Le serm on rend « l’église » éloignée et im personnelle.[97] Il prive le pasteur de recevoir la sustentation spirituelle de l’Église. Et il prive l’Église de recevoir l'alim en tation spirituelle r éciproque. Pour ces raisons, le se rm on est l'u n des plus grands barrages à un sacerdoce fonction nel![98]        Quatrièm em ent, plutôt que d'é quiper les saints, le serm on les tue. La force ave c laquelle le m inistre fait résonner la trom pette sur « équiper les saints pour l’œ uvre du m inistère, » la vérité est qu e les serm ons n'équipe personne pour le service spiritu el.[99] En é alité, le peuple de Dieu est com m e intoxiqu par r é l'audition des se rm on s, com m e les prédicateu rs sont intoxiqués à les prêche r. (Je m e ren ds com pte que quelques chrétie ns n'apprécien t pas la prédication chaque sem aine. M ais le s la plupart sem ble nt l'apprécier.) [100] En revanche, la prédication et l'e nseignem e nt du NT équipent l’Église de sorte qu'elle puisse fonctionne r sans la présence d'un ecclésiastique.[101]        Cinquièm em ent, le serm on m oderne est com plè tem ent im praticable. L a plu part des prédicateu rs son t des experts à ce qu'ils n'ont jam ais éprouvés. Qu’il soit abstrait/théorique, dévotionnel/inspiré, exige ant/contraignant, ou am usant, le serm on ne m et pas les audite urs dans une exp érien ce pratique directe avec ce qui a été prêché. Ainsi le serm on typiqu e e st une leçon de natation sur la terre sèche ! Il est vide de toute valeu r pratiqu e. Beaucoup est prêché, m ais jam ais rien ne s’accom plit. La m aje ure partie vise le lobe frontal. Le « serm onism e » m oderne ne va pas au delà de diffuser sim plem ent l'inform ation sur le rôle d'équiper les croyants pour éprouve r et u tiliser ce qu'ils ont entendu.        À cet égard, le serm on reflète sa véritable origine : la rhétorique Gréco-rom aine. La rhétorique Gréco rom aine était baignée dans l'abstraction.[102] Elle com prenait « des form es  conçues pou r am use r et dém on tre r le génie  plutôt que d'instruire ou développer des talents dans les au tres. » [103] Le serm on poli m oderne pe ut réchauffer le coeu r, in spirer la volonté, et stim uler l'e sprit. M ais il m ontre rarem e nt, sinon  jam ais, à l'équipe com m ent arriver à m aturité pour en fin laisser la bande !      De toute façon , le serm on ne favorise pas la croissance spirituelle. Au lieu de cela, il intensifie l'appauvrissem e nt de l’Église.[104] Le serm on agit com m e un stim u lan t m om entan Ses effets sont de é. courte durée au m ieux.        Soyons honnêtes. Il y a un e m asse de chrétie ns qui ont été « serm onnés » pendan t des décen nies, et ils sont tou jours des bébés im m obile s en Christ.[105] Nous les chrétie ns ne som m es pas tran sformés en e ntendant des serm ons. Nous som m es transformés par la rencontre régu lière avec le seigneur Jésus-Christ.[106] Ceux du m in istère, donc, sont appelés à ren dre le ur m inistère intensém ent pratiqu e. Ils sont appe lés à  révéler non seulem en t le Christ, m ais à dém on tre r à leurs auditeurs com m e nt L'é prouve r, Le con naître, Le suivre, e t Le servir.        Si un prédicateu r ne peut introduire ses auditeurs dans une exp érien ce spirituelle vivante de ce qu'il adm inistre, les résultats de son m essage seront de cou rte du r ée. Par conséquent, l’Église a besoin de m oins de se rm on s et davan tage d’auxiliaires plus spirituels. Elle est dans le grand besoin de ceux qui pe uven t proclam er le Christ e t savoir e m m ener le peuple de Dieu à vivre ce qui est prêché.[107]        Nous avons be soin d'un e restauration de la pratique du prem ier si cle en m atière d'exhortation m utuelle et è du m inistère m utuel.[108] Car le NT articule la transform ation spiritu elle su r ces deux choses.[109] Soit, le don de l'ense ign em ent est présent dans l’Église. M ais l'ense ign em ent doit venir de tous les croyants [110] aussi bien que de ceux qu i sont particuli rem ent doués pour enseign er.[111] Nous nous dépla çon s loin à è l'extérieu r des lim ites bibliques quand nous perm ettons à l'enseignem ent de prendre la form e d'un serm on conventionn el et de la relégu er à une classe pou r orateurs professionnels.       En som m e        Le serm on n'e st pas l'é quivale nt de la prédication que l’on retrouve dans le Écritures.[112] Il n e peut être trouvé dans le judaïsm e de l’Ancien Testam ent, le m inistère de Jésus, ou la vie de l’Église prim itive .[113] De plus, Pau l dit à ses con vertis grecs qu'il a re fusé d'être influencé par les m odèles de com m unication de http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 40 of 180 ses conte m porains païens.[114]        L e serm on est une vache sacrée qui a été conçue dan s l'utérus de la rhétorique grecque. Il a été généré dans la com m u nau té chrétie nne quand les ex-païen-m ainten ant Ch rétie ns com m en cèren t à in troduire le urs m od èles oratoire s dan s l’Église. Vers le troisièm e siècle , il est devenu com m un pour le s chefs chr étie ns de livrer u n serm on. Vers le quatrièm e siècle c'est de ven u la norm e.[115]        Le christianism e a absorbé sa cultu re environnante.[116] Qu and votre pasteur m onte à son pupitre portant son costum e de secrétaire e t livre son serm on sacré, il joue le rôle de l'orateur Grec antique.        Néanm oins, m algré le fait que le serm on n'a pas un lam be au de m érite bibliqu e pour m aintenir son existence, il continue à être adm iré san s critique aux ye ux de la plupart des ch r tie ns m ode rn es. Il est é devenu si in délogeable dans l'esprit chrétie n que la plu part des pasteurs et « laïques » de croyan ce Biblique ne voien t pas qu'ils supportent et perpétuent une pratique n on scripturaire par pure  tradition. Le serm on est deven u de m an ière perm anente in corporé dans une structure d'organisation com plexe qu i est loin de la vie de l’Église du prem ier siècle .[117]        En raison de tous ce que nous avons d écouverts au sujet du serm on m oderne , consid érez ces questions in cisives :        Com m ent un hom m e peut-il prêche r un serm on sur la fidélité à la Parole de Dieu qu and il pr êche u n serm on ! ? Et com m ent un chrétie n peut-il passive m ent s'asseoir dans un siège et affirm er le sacerdoce de tou s le s croyants quand il s'assied passivem ent su r un si ge ! ? è      Pour faire le point, com m en t pou vezvous, chers ch rétie ns, proclam e r votre soutien à la doctrine protestante « Sola Scriptura » Selon les Écritures Seulem ent, et quand mêm e su pporter le se rm on en ch aire?       Com m e un aute ur le dit éloquem m ent « le serm on e st, dans la pratiqu e, au -delà de la critique. C'est devenue une fin en soi, consacré, le produit d'u ne vénération tordue pour « la tradition de s anciens »…Il sem ble étrangem en t contradictoire qu e ceux qu i sont les plus dispos s à proclam er que la Bible est « la é parole de Dieu le gu ide suprêm e dans tous le s sujets de la foi et de la pratique » sont parm i les prem iers à   rejeter des méthodes bibliques en fave ur « des citernes crevassées » de leu rs pères (Jer. 2:13). » [118] Pour le dire autrem ent, il n'est aucune place dans le corral de l Église pour des vache s sacrées com m e le serm on ! ’ 1 Corinthien s 2:4  et m a parole et m a pr édication ne reposaient pas su r le s discours persu asifs de la sagesse, m ais sur un e dém on stration d’Esprit et de puissan ce .    - Paul de Tarse                     [1 ]                     Parfois les baisses d'assistan ce en raison du serm on… s'il s'avère juste m ent être ennu yeu x. « rien n'est plus caractéristique du protestantism e que l'im portance quil attache à la ’ prédication. » H. Richard Niebuhr and Daniel D. W illiam s, The Ministry in Historical Perspectives (San Fran cisco: Harper and Row Pu blishers, 1956), p. 110. [3 ] [2 ] En France, l'office protestant s'appelle l'a ller au serm on (culte protestant : (Protestant Worship: Traditions in Transition (Louisville: W estm inster/John Knox Press, 1989), p. 20.                       [4 ] De tem ps en tem ps, le pasteur peut faire place à des orateu rs invités, qui sont habituellem ent d'autres m inistres professionnels.                     [5 ] David C. Norrington, To Preach or Not to Preach? The Church Urgent Question (Carlisle: ’s Paternoster Press, 1996), p. 3                     [6 ]                     [7 ] Ibid., P. 3 Ibid., P. 4. La seule différen ce ave c le discourt de la synagogue est qu'u n m e ssage donn sur u n é texte biblique était une occu rren ce régulière. N éanm oins, quelques synagogues perm ettaie nt à n'im porte quel m em bre de prêche r au peuple qui le vou lait. Ce qui, naturellem ent, est en con tradiction directe au se rm on m oderne où seulem e nt des « spécialistes » religie ux ont la perm ission de   s'adresser au rassem blem ent.                     Le prétendu « serm on du Seigneu r sur la m ontagne  a reçu  ce nom dans la p » ériode postapostolique. Augu stin a été le prem ier à donner à Mat. 5-7 ce nom dans son livre Serm on du Seigneur sur la Montagne en A .D. 395. Mais le passage ne fut désigné généralem en t sous le nom « du serm on sur la Montagne » qu'au 16èm e siècle (Dictionary of Jesus and the Gospels, D ow ner’s Grove: In terVarsity Press, 1992, p. 736; J.D. [8 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 41 of 180 Dou glas, Who's W ho in Christian H istory, W heaton: Tyndale Hou se Publishe rs, 1992, p. 48). N éanm oins, le prétendu « serm on su r la m ontagne » est un e pâle copie du serm on m oderne dans le m odèle et la rhétorique.                     [9 ]                 [1 0 ] To Preach or Not to Preach?, pp. 5-7. Ibid., pp. 7-12. Norrin gton an alyse les discours dans le NT et les contraste avec les serm ons de m odernes                 [1 1 ] Le caractère spontané et non-rhétorique des m essages apostoliques trouv dans les A ctes est és évident lors d'une in spe ction m inutieuse. V oir par exem ple les actes 2:14- 35 ; 7:1 - 52 ; 17:22 - 34, et au tre s.                 [1 2 ] JJerem y Thom son , Preachin g as Dialogue: Is the Serm on a Sacred Cow ? (Cam bridge: Grove Books, 1996), pp. 3-8. Le m ot grec em ployé souve nt au prem ier siècle qui décrit prêche r et en seigner est dialegom ai (actes 17:2,17 ; 18:4,19 ; 19:8,9 ; 20:7,9 ; 24:25). Ce m ot signifie u ne form e bidirectionne lle de com m un ication. Notre m ot français « dialogue » en est dérivé. En résum é, le m inistère apostolique était plu s un dialogue qu’un m on ologue serm oneur (W illiam Barclay, Com m unicating the Gospel, Sterling: The Drum m ond Press, 1968, pp. 34-35).                 [1 3 ]                 [1 4 ]                 [1 5 ]                 [1 6 ] 1 cor. 14:26, 31 ; ROM . 12:4 FF.; Eph. 4:11 FF.; Heb. 10:25. 1 cor. 14:29. 1 cor. 14:30. Alan Kreider, Worship and Evangelism in Pre-Christendom (Oxford: A lain /GROW Liturgical Study, To Preach or Not to Preach?, p. 12. 1995), p. 37                 [1 7 ]                 [1 8 ] Ibid., P. 13. L e prem ie r serm on chrétie n enregistré est contenu dans la prétendu e deuxièm e lettre de Clém en t datée entre A .D. 100 et A.D. 150. Yn gve Brilioth, A Brief History of Preaching (Ph iladelphia: Fortress Press, 1965), pp. 19-20.                 [1 9 ] To Preach or Not to Preach?, p. 13.                 [2 0 ] Edw in Hatch, The Influen ce of Greek Ideas and Usages Upon the Christian Church(Peabody: Hendrickson, 1895), p. 109.                 [2 1 ] Dou glas J. Soccio, Archetypes of Wisdom : An Introduction to Philosophy (Belm ont: ITP W adsw orth Publishing Com pany, 1998), pp. 56-57.                 [2 2 ]                 [2 3 ]                 [2 4 ] Ibid. Ibid. Nous obtenons nos m ots « sophism e » et « sophistique » des sophiste s. Le sophism e se rapporte au raisonnem ent (fau x) spécieu x et fallacieux em ployé pour persuader (Archetypes of W isdom, p. 57). L es Grecs célébraien t le m odèle et la form e de l'orateur sans tenir com pte de l'exactitude de la teneur de son se rm on . Ainsi un bon orateur pouvait em ployer son serm on pour rouler son assistan ceà croire ce qu'il savait être faux. À l'esprit grec, le gain d'un argum en t était une plus grande ve rtu que la vérité distillée. Malheu re usem en t, un élém ent de sophism e n'est jam ais parti du bagage chr tie n (To P reach or Not to Preach?, pp. 21-22; The é Influence of Greek Ideas, p. 113).                 [2 5 ]                 [2 6 ]                 [2 7 ]                 [2 8 ]                 [2 9 ]                 [3 0 ]                 [3 1 ]                 [3 2 ]                 [3 3 ]                 [3 4 ] The Influence of Greek Ideas, p. 113. Ibid. Ibid., pp. 91-92. Ibid. Ibid., P. 112. Ibid., P. 92. Ibid. Ibid., P. 54. Ibid., P. 56. Ibid., P. 96. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ                 [3 5 ]                 [3 6 ] Page 42 of 180 Ibid., pp. 97-98 Aristote, sur Poétiques, chapitre 7. Bien qu'Aristote ait parlé de l'écriture com m e « in trigue  » ou « fable, » son prin cipe a été néanm oins appliqué à livrer des discours.                 L'am our de la parole était la deuxièm e nature des Grecs. « Ils étaient une nation de s causeu rs » (The Influence of Greek Ideas, p. 27).                 [3 8 ]                 [3 9 ]                 [4 0 ]                 [4 1 ]                 [4 2 ]                 [4 3 ]                 [4 4 ]                 [4 5 ]                 [4 6 ]                 [4 7 ]                 [4 8 ]                 [4 9 ] [3 7 ] To Preach or Not to Preach?, p. 21. The Influence of Greek Ideas, p. 40. A Brief History of Preaching, p. 26. Christian History, Volu m e XIII, No. 4, Issue 44, p. 7. To Preach or Not to Preach?, p. 24. The Influence of Greek Ideas, pp. 106-107, 109. To Preach or Not to Preach?, pp. 24-25. Ibid., pp. 24-25 ; Voir le ch apitre 4 de ce livre. Ibid., P. 25. Ibid., P. 22. From Christ to Constantine, p. 115. Parm i eux sont Tertullien , Chypriote, A nobium s, Lactantius, et A ugustine To Preach or Not to ( Preach? p. 22). Voir aussi The Influence of Greek Ideas, pp. 7-9, 109; Richard Hanson, Christian Priesthood Exam in ed (Guildford and London: Lu tterworth Press, 1979), p. 53.                 [5 0 ] FF.F. Bru ce, Paul: Apostle of the Heart Set Free (Grand Rapids: Eerdm ans, 1977), p. 220. Le rabbin juif rem arqu able Hillel a dit, « celui qui fait un e couronne m ondaine de la Torah se perdra  (pp. 107-108). »                 [5 1 ]                 [5 2 ]                 [5 3 ]                 [5 4 ] The Influence of Greek Ideas, p. 110. Une exégèse est une interprétation et une explication d'un texte biblique. To Preach or Not to Preach?, p. 22. The Influence of Greek Ideas, p. 110.                 [5 5 ] Un étudiant qui aurait étudié la rhétorique com plétait ses études quand il pouvait parler spontaném ent su r n'im porte quel sujet qui lui aurait été présenté. La logique, sous form e de discussion, était com m un e dans l'é tude de la rhétorique. Chaque étudiant  apprenait com m ent discuter et bie n discuter. La logique était n orm ale à l'esprit grec. M ais c'é tait la logique divorcée de la pratique et établie su r de s argu m ents théoriques. Cette m entalité entière s'e st infiltrée dans la foi chrétie nne dès le début (The Influence of Greek Ideas, pp. 32-33).                 [5 6 ] Ibid., P. 108. H atch écrit, « … avec la croissance de l'organisation s'est développée égalem e nt, n on seulem e nt u ne fusion de l'e nseignem e nt et de l'exhortation, m ais égalem e nt la re striction progressive de la liberté de la com m u nau té de s'adresser à la classe officielle. »                 [57 ]                 [5 8 ]                 [5 9 ] Wayn e E. Oates, Protestant P astoral Coun seling (Philadelphia: W estm inster Press), 1962, p. 162. Ibid., P. 107. A Brief History of Preaching, p. 26. Ibid., 27.            P. [6 0 ]                 [6 1 ] The In fluence of Greek Ideas, p. 109; Yngve Brilioth, A Brief History of Preaching (Philadelphia: Fortress Press, 1965), p. 18.                 [ J.D . D ou glas , Enc yc lope dia of Re ligiou s K now led ge(G ra nd R a pid s: B a k er B ook H ou se, 1 9 9 1 ), p . 4 0 5                 [6 3 ] Sur son lit de m ort, Liban iu s (le pr écepteur païen de Chrysostom e) a indiqué qu'il aurait été son plus digne successeur « si les chrétie ns n e l'avaie nt pas volé » (The Influence of Greek Ideas, p. 109).                 [6 4 ] Tony Castle, Lives of Fam ous Christians (Ann Arbor: Servant Books, 1988), p. 69; The Influence of Greek Ideas, p. 6.  Jean   (Chrysostom e) a été surnom mé bouche d'or en raison de sa prédication éloquen te et http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ in transigeante (Christian History, Volu m e XIII, No. 4, Issue 44, p. 7).                 [6 5 ]                 [6 6 ] Page 43 of 180 Will Duran t, The Age of Faith (New York: Sim on & Schuster, 1950), p. 63. Christian History, Volu m e XIII, No. 4, Issue 44, p. 3. De tous les serm ons que Chrysostom e a prêchés, plus de 600 surviven t.                 [6 7 ] Christian H istory, Volum e XIII, No. 4, Issu e 44, p. 7; Philip Schaff, History of the Christian Church: Volum e 3, (Michigan: Ee rdm ans, 1910), pp. 933-941; The Age of Faith, p. 9. Chrysostom e s’im prégn a de la rhétorique de Libanius, m ais était égalem e nt un étudiant de la philosophie et de la littérature païennes (l'âge de foi, P. 63).                 [6 8 ] Les applaudisse m ents enth ousiastes d'une assistan ce à une homélie de sophiste étaient u ne coutu m e grecque .                 [6 9 ]                 [7 0 ]                 [7 1 ]                 [7 2 ] History of the Christian Church: V olum e 3, p. 938. The Age of Faith, p. 65. Pour prêcher ou pour ne pas prêcher ?, P. 23. H. Richard Niebuhr and Daniel D. W illiam s, The M inistry in H istorical Perspectives (San Francisco: Harper an d Row Publishers, 1956), p. 71.                 [7 3 ]                 [7 4 ] A Brief History of Preaching, pp. 31, 42. Frank C. Senn, Christian Liturgy: Catholic and Evangelical (M inneapolis: Fortress Pre ss, 1997), p. 366. La prédication lu thérien ne et reformée on t tendance à être u ne exposition de ve rset-par-verset. C'était la caractéristique des pères patristiques com m e Ch rysostom e et d'A ugustin.                 [7 5 ]                 [7 6 ]                 [7 7 ]                 [7 8 ]                 [7 9 ] Private Em ail from Profe ssor John M cGuckin, 9/29/02. To Preach or Not to Preach?, p. 23 Protestant W orship: Traditions in Tran sition, pp. 46-47. The M inistry in H istorical Perspectives, p. 114. Preachin g as Dialogue, pp. 9-10.                 [8 0 ] Hughes Oliph ant Old, The Patristic Roots of Reform ed Worship (Z urich : Theologischer Veriag, 1970), p. 79ff.                 [8 1 ] L'évolution du contenu du serm on de la réform e est aujourd'hui un e longue h istoire qui va au del à de la portée de ce livre. Qu 'il suffise de dire qu e les serm ons pendant la Renaissance se sont d générés en des é discours m oraux stérile s. Ils sont devenus de s instru m ents pour améliorer la société hum ain e. Le s puritains ont ram ené l'exposition verset-par-verset qui avait com m encé avec les pères de l'é glise. Quelques pasteu rs puritain s ont exposé chaque ve rset dans la bible. Les thèm es de justice sociale sont deve nus proém in entes au 19èm e siècle Méthodiste. Et avec l'arrivée du revivalism e de fron ti re, la prédication dan s les églises è évangéliques était dom inée par un appel de salut. Les puritains ont égalem e nt apporté des contributions à la rhétorique serm onnée m oderne. Le serm on puritain était écrit avant l’heure dans un profil à quatre parties rangées avec un e structure d'organisation d étaillée. Le profil à quatre parties que tous le s pr édicateu rs puritain s u tilisaie nt se com posait du texte (la lecture d'une Écriture), la doctrine (rapport théologique), utilité (prouvant et illustran t la doctrine), et application ( rotestant W orship, pp. 53, 121, 126, 166, 183; Christian P History, Volu m e XIII, No. 1, Issue 41, pp. 24-25).                 [8 2 ] M eic Pearse and Chris M atthe ws, We M ust Stop Meeting L ike This (E Sussex: Kingsw ay Publications, 1999), pp. 94-95. .                 [8 3 ]                 [8 4 ]                 [8 5 ]                 [8 6 ] Ibid., pp. 92-93. Ibid. Bien qu e quelques serm ons puritain s aient duré 90 m inute s. Protestant W orship: Tradition s in Transition, pp. 53, 121, 126, 166, 183; Christian History, Volum e XIII, No. 1, Issue 41, pp. 24-25. Les fan tôm es de la prédication pu ritaine sont toujours avec n ous aujou rd'h ui. Chaqu e fois que vous en tende z u n pasteur protestant serm onner, en grattant, vous trouverez le m od èle puritain de serm on qui a ses racines dans la rhétorique païenne.                 [8 7 ] We M ust Stop Meetin g Like This, p. 95. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ                 [8 8 ]                 [8 9 ]                 [9 0 ] Page 44 of 180 A Brief History of Preaching, p. 22. L'historien du 19ièm e siècle Edw in H atch est u n des prem ièrs à défier le serm on. Le te rm e « signe de la m ain » est dérivé de la m agie de scène. Le m agicien ondule ses m ains et tire un lapin de n ulle part. De la mêm e m anière, le serm on se ven d com m e ingrédient principal de la croissance chrétie nne. Mais cette idée est fausse et trom peuse.                 [9 1 ]                 [9 2 ] Rethinking the W ineskin, Chapter 1. M arqu e 4:24 - 25 ; Heb. 10:24 - 25.                 [9 3 ] Eph. 4:11 - 16. Ce passage précise égalem e nt que le fonction nem ent est n écessaire pour la m aturité spirituelle.                 [9 4 ] Voir le 1 cor . 1 2-14 . La réunio n q u i es t décrite d ans ce p a ss a ge e st cla ire m e nt un e r unio n d 'églis e. é                 [9 5 ] Que lque s pasteurs ont été conn us pour donner la voix à l'idée étou rdie que « tou t ce que les m ou tons font est de « bêler » et de m anger de l'herbe . »                 [96 ] Ruel L. How e, Partn ers in Preaching: Clergy and Laity in Dialogue (New York: Seabury Press, 1967), George W. Sw ank, Dialogical Style in Preaching (Valle y Forge: Hudson Pre ss, 1981), p. 24. p. 36.                 [9 7 ]                 [9 8 ] Ke vin Craig, “Is the Serm on Concept Biblical,” Searching Together (D resser: W ord of L ife Chu rch, 1986, V ol. 15:1-2), p. 22.                 [9 9 ] Tandis que beaucou p de pasteurs parlen t  « d’équiper les sain ts » et de « libérer les laïcs, » les prom esse s de libérer le s laïcs flasque s et d’équiper l'é glise pour le m in istère s'avèren t pratiquem en t tou jours vides. Aussi longtem ps que le pasteur dom ine toujours l'office par son serm onn le peuple de Dieu ne sera pas és, libre de fonction ner. Par conséquent, « l’équipem ent des saints » est typiquem en t une rhétorique vide.             [1 0 0 ] Pour ceu x de nous qu i considèren t le serm on être en nuyeux exotique, n ou s com prenons le se ntim ent de la « prédication à la m ort. » La citation par Sydne y Sm ith capture le sen tim ent : « Il mérite d'être prêché à la m ort par les curés sauvages ! »             [10 1 ] Considérez la méthode de Paul de prédication à une église in fan tile la laissan t alors seule pendant de longues périodes. Pour des détails, voir le Gene Edw ards’ How to Meet in Hom es (Sargent: Seedsowers, 1999).             [1 0 2 ]             [1 0 3 ]             [1 0 4 ]             [1 0 5 ] “Is the Serm on Concept Biblical,” p. 25. To Preach or Not to Preach?, p. 23. Clyde H . Reid, The Em pty Pulpit (New York: Harper & Row, 1967), pp. 47-49. Alexande r R. Hay, The New Testam en t Order for Church and Missionary (New Testam ent M issionary Union, 1947), pp. 292-293, 414.             [1 0 6 ]             [1 0 7 ] On peu t rencontrer le Ch rist dans la gloire ou dans la souffrance (2cor. 3:18 ; H éb. 12:1 ). Actes 3:20 ; 5:42 ; 8:5 ; 9:20 ; Galates 1:6 ; Col 1:27 - 28. Que l’on prêche (kerygm a) aux incroyants ou que l’on en seigne (didache) aux croyan ts, le m essage au croyant et au  non -croyant est Jésus - Christ (C.H. Dodd, The Apostolic Preaching and Its Developm ents, London: H odde r an d Stoughton, 1963, p. 7ff).).                 Parlan t de l'é glise prim itive , M ichael Green écrit, « ils prêchaient une personne. Leu r m essage était franchem ent Ch ristocen trique. En effet, l' vangile est désigné sim ple m ent sous le nom de Jésus ou du Christ : É « Il lui a prêché Jésus … » Jésus l'hom m e, Jésus crucifié, Jésus ressucité, Jésus exalté à la droite de la puissance dan s l'u nivers… Jésus qui était en attendan t présent parm i ses disciple s en Esprit . Le Christ … ressucité était clairem ent central dans leu r m essage "( vangelism in the Early Church, Houder and Stoughton, E 1970, p. 150).             [1 0 8 ]             [1 0 9 ] Voye z Rethinking the W ineskin, Ch apter 1. Héb. 3:12 - 13 ; 10:24 - 26a. Notez l’em phase sur « les uns les autres » dans ces passages. C'est une exhortation m utuelle qu e l'aute ur a en vue .             [1 1 0 ]             [1 1 1 ] 1 cor. 14:26,31. Eph. 4:11 ; Jacques. 3:1. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ             [1 1 2 ] Page 45 of 180 « “Preache r an d Preachin g: Som e Lexical Obse rvation s, Journal of the Evangelical Theological ” Society (Decem ber, 1981, Vol. 24, No. 4).             [1 1 3 ]             [1 1 4 ]             [1 1 5 ]             [1 1 6 ] To Preach or Not to Preach?, p. 69. 1 cor. 1:17,22 ; 2:1 - 5. To Preach or Not to Preach?, p. 69. George T. Purves, “The Influen ce of Paganism on Post-Apostolic Christian ity,” The Presbyterian Review (No. 36, October, 1988), pp. 529-554.             [1 1 7 ] Pour une discussion détaillée sur la nature non scriptu raire de la stru ctu re d'organisation de l' église protestante m oderne , voir m on livre, Who is Your Covering? Chapitres 1-3. Voir égalem e nt le chapitre 4 de ce livre.             [1 1 8 ] To Preach or Not to Preach, pp. 102, 104. CHAPITRE 3   LE B ÂTIM ENT D’ÉGLISE : L’HÉRITAGE DU COMPLEXE DE L'ÉDIFICE   En rem plaçant les religions an ciennes, le christianism e est devenu un e religion. - Alexandre Schm em ann   Tout chrétie n m oderne e ntretient u ne liaison am ou re use avec la brique et le m ortier. Le com plexe d' édifice e st tellem en t en raciné dans notre pensée que si un grou pe de croyants com m ence à se réunir en sem ble, leurs prem ières pen sées se fixent sur u n bâtim e nt. Com m ent un grou pe chrétie n pe ut-il se réclam er église légitim e san s un bâtim e nt ? (Ainsi pense-t-on .)       Le bâtim e nt « église » est te llem en t lié à l'idée de l’Église que nous égalisons le s deux incon sciem m ent. Écoute z seu lem ent le vocabulaire du chrétie n m oyen d’aujou rd'hu i :     « Oh ! Chérie, avez-vous vu cette belle église que nous ven on s juste de passer ? »    C’est la plus grande église que j'ai jam ais vue ! Je m e dem ande ce que la facture électrique coûte pour la m ainten ir ? »     « Notre église est trop petite. Je développe la claustrophobie. Nous devons prolonger le balcon .  »     « L’Église est fraîche aujourd'hui ; Je m e gèle les brioches ici ! »     « Nous som m es allés à l’Église chaque dim an che cette derni re année excepté le dim an che où tante è Rotunda a laissé tom ber le four à m icro-on des sur son orteil. »       Ou, qu e diriez-vous du vocabulaire du pasteur m oyen :     « N'est-il pas m erveilleux d’être dans la m aison de Dieu aujourd'hui ? »     « Nous devons m ontrer la révérence quand nous entrons dans le sanctuaire du Seigneur.  »     Ou qu e diriez-vous de la mère qu i dit à son en fant he ureux (dans u n ton au toritaire), « efface ce sourire de ton visage, nous entron s dan s l’Église m aintenan t ! Nous devons m ontrer de bonnes m ani res dans la m aison è de Dieu ! »     Pour parler franche m ent, aucune de ces pens ées n'a  quoi que ce soit à faire avec le christianism e du NT. Elles reflètent plutôt la pensée des autres re ligion s prin cipalem ent du judaïsm e et du paganism e.                Tem p les, prêtres, et sacrifices       Le judaïsm e antique com portait trois élém ents : Le tem ple , le sacerdoce, et le sacrifice. Quand J sus est é venu , il a m is fin à tou s les trois, les accom plissant en Lui mêm e. Il est le tem ple [2 ] [2 ][2 ] [1 ] [1 ][1 ] qui incarne une http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 46 of 180 [3] m aison nouve lle et vivan te faite de pierres vivantes « san s l’aide des m ain s. » [5 ] [5 ][5 ] [6 ] [6 ][6 ] [3 ][3 ] [4 ] il est le prêtre [4 ][4 ] qui a établi un nouveau sacerdoce. Et il est le sacrifice parfait et final.       En conséquence, le te m ple, le sacerdoce, et le sacrifice du juda e sont tous accom plis avec la ven ue de ïsm Jésus-Christ. [9 ] [7 ] [7 ][7 ] [8 ] Le Ch rist est la com plète réalisation et la réalité de tout. [8 ][8 ] Dans le paganism e Gréco [1 0 ] [1 0 ][1 0 ] rom ain, [9 ][9 ] ces trois élém ents étaient égalem e nt présents : Les païens avaient le urs tem ples, [1 1 ] [1 1 ][1 1 ] leurs prêtres, et leurs sacrifices.       Seu lem ent les ch rétie ns avaient élim iné tou s ces élém ents. On peut correcte m ent dire qu e le christianism e était la prem ière religion à jam ais ém erge r sans tem ple . Dans les esprits des prem iers chr tie ns, é ce sont le s personnes qui constituent un endroit sacré, pas l'archite ctu re. Le s prem iers chrétie ns ont com pris [1 3 ] [1 2 ] [1 2 ][1 2 ] qu’eux-mêm es « collectivem en t » form aient le te m ple et la m aison de Dieu.       De façon saisissante, nulle part dans le NT nous trou vons les term es « église » (ekklesia), « tem ple , » ou « m aison de Dieu » utilisé pour se rapporter à un bâtim e nt. Aux oreille s d'un chrétie n du pre m ier de siècle , appele r un bâtim e nt un ekklesia (église) serait com m e appe ler un e fem m e un gratte-ciel !   [1 4 ] [1 4 ][1 4 ] [1 3 ][1 3 ]     La prem ière m en tion de l'e kklesia (église) se rapportant à un endroit de réunion ch rétie n a été écrite au tour d'A .D. 190 par Clém ent d'A lexandrie (150-215). [1 5 ] [1 5 ][1 5 ] Clém ent e st la prem iè re pe rsonne à em ployer [1 6 ] [1 6 ][1 6 ] l'expre ssion « alle r à l’Église » ; ce qui était un e pensée étrangère aux croyan ts des pre m iers siècle s. (vous ne pouvez pas aller à quelque ch ose que vous êtes ! Dan s tout le NT, l'e kklesia se rapporte toujou rs à un [1 7 ] [1 7 ][1 7 ] ensem ble de personne s, pas à un en droit.)     Néanm oins, la référen ce de Clém ent « alle r à l’Église » ne se réfère pas à un bâtim e nt particu lier pour le culte. Elle se rapporte plutôt à une m aison privée que les chrétie ns du deu xièm e-siècle em ployaient pou r leurs réunions. [1 8 ] [1 8 ][1 8 ] Le s ch rétie ns n'on t pas érigé de bâtim e nt particulier pour le culte avant l' re Constantin au è [1 9 ][1 9 ] [1 9 ] quatrièm e siècle . Non plus avaie nt-ils un e caste sacerdotale particulière m ise à part pour le service de Die u. A u lie u de cela, chaque croyant s’identifiait com m e prêtre de Dieu.       Les pre m iers chrétie ns on t égalem e nt élim iné les sacrifices. Ils avaient com pris que le sacrifice vrai et final (le Ch rist) était ve nu. Les se uls sacrifices qu'ils offraien t étaient les sacrifices spiritue ls de louange et d’actions de grâce.   [2 0 ] [2 0 ][2 0 ]     À la naissan ce catholicism e rom ain au x qu atriè m e et sixièm es siècle s, il absorba les pratiques religie uses du paganism e e t du judaïsm e. Il établit u ne prêtrise professionn elle. Il érigea des bâtim e nts sacrés. Et il transform a le Repas du Se ign eur en sacrifice m yst érieu x.       Im itant les méthodes des païens, le catholicism e adopta la pratique de br ûler l'en ce ns et d’avoir des vierges (sacrées) vestales. [2 2 ] [2 2 ][2 2 ] [2 1 ] [2 1 ][2 1 ] Heureu sem ent, les Protestants ont laissé tom ber l'utilisation sacrificatoire du Repas http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 47 of 180 du Seigneu r, l'encens, et les vierges ve stales. Mais ils ont m aintenu la caste sacerdotale (le cle rg) aussi bien é que le bâtim e nt sacré.       Des Églises de Maisons aux Saintes Cathédrales       Les pre m iers chrétie ns croyaient que Jésus est la présence mêm e de Dieu et que le corps du Ch rist, l’ Église, constitue un tem ple.       Quan d le Seigneu r Jésus m archait sur terre , il a fait qu elqu es rem arques radicalem en t n égatives au sujet du tem ple juif. Principalem e nt qu’il serait détruit !       T andis qu e Jésus désignait le tem ple dans son sens arch itectural, il parlait vraim ent de son corps. é sus dit J qu'après que le tem ple fut détruit, il le relèverait dans trois jours. D e m anière significative, il se référait au vrai tem ple, l’Église qu'il a relevée en Lui-mêm e le troisièm e jour.       Puisque le Christ s'e st rele vé, nous les chrétie ns som m es devenu s le tem ple de Dieu. C'est pou r cette raison que le NT réserve toujours le m ot « église » (ekklesia) pour le peuple de D ie u. Il n'em ploie jam ais ce term e pour se référer à un bâtim e nt quelconque.       L'acte de Jésus par lequ el il dégageait le tem ple sign ifiait qu e le « culte du tem ple » du judaïsm e était rem placé par Lui-mêm e. [2 6 ] [2 6 ][2 6 ] [2 5 ] [2 5 ][2 5 ] [2 3 ] [2 3 ][2 3 ] [2 4 ] [2 4 ][2 4 ] Avec sa ven ue, le Père ne serait plus adoré sur un e m ontagne ou un tem ple. [27 ] [2 7 ][2 7 ] Il serait plutôt adoré en esprit et en réalité.       Au début, le christianism e était la seule religion sur terre qui n 'avait aucun objet sacr , ni aucune personne é ou espace consacré. [28 ] [2 8 ][2 8 ] Bien qu'entouré par les synagogues juive s et les tem ples pa ïens, les pre m iers [2 9 ] [2 9 ][2 9 ] chrétie ns étaient les seu ls religieux sur terre à n’avoir pas érigé un bâtim e nt consacré au culte . La foi chrétie nne a été engendrée dans les m aisons, dehors dans les cours, le long des bords de la route, et dans les [3 0 ] salon s.   [3 0 ][3 0 ]     Pendant les trois pre m iers siècle s, les ch rétie ns n'ont adopté aucun bâtim e nt particu lier. Com m e le dit un érudit, « le christian ism e qui a conquis l'em pire rom ain était essentiellem ent un m ouvem ent concentré [32 ] [3 1 ] [3 1 ][3 1 ] dans les m aisons. » [3 3 ] [3 3 ][3 3 ] [3 2 ][3 2 ] Certains ont argum enté du fait que c'é tait par la force des chose s. M ais ce n'est [3 4 ] [3 4 ][3 4 ] pas vrai. C'était u n choix conscient de leur part.       Alors qu e le s rassem blem en ts chrétie ns se développaient en taille, ils transformèren t leu rs m aisons pour les adapter à leurs n om bres de plu s en plus im portants. Une des trouvaille s le s plus exceptionnelles de l'archéologie e st la m aison de Doura-Eu ropos en Syrie m ode rn e. C'est l'endroit de r éunion chrétie n identifiable [3 6 ] [3 5 ] [3 5 ][3 5 ] le plus ancien. [3 6 ][3 6 ] C'était sim plem en t une m aison privée transformée en endroit de rassem blem en t [3 7 ] [3 7 ][3 7 ] chrétie n autour d'A.D. 232.       La m aison chez Doura-Eu ropos était essen tie llem en t une m aison avec un m ur abattu entre de ux cham bresà http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [3 8 ] [3 8 ][3 8 ] Page 48 of 180 coucher pour créer u ne grande salle de s éjour. [3 9 ] [3 9 ][3 9 ] Grâce à cette m odification, la m aison pouvait accueillir environ 70 person nes. D es m aisons tran sformées com m e Doura-Eu ropos ne peuvent légitim e m ent s'appeler « bâtim e nts d'église. » Elles étaient sim plem ent des m aisons aménagées pour adapter [4 0 ] de plu s grande s assem blées. De plus, ces m aisons n e se son t jam ais appel es « tem ple s, » le te rm e é que les païens et les juifs on t em ployé pour leurs espaces sacrés. Les chrétie ns n'ont com m encé à appele r leu rs [4 1 ] [4 0 ][4 0 ] bâtim e nts « tem ple s » qu’après le 15èm e siècle !    La création des esp aces et des ob jets sacrés       Vers la fin des deuxièm es et troisièm e siècle s un décalage s'est produit. Le s chrétie ns ont com m en cé à adopter la vision païenne de révérer les m orts. [4 2 ] [4 2 ][4 2 ] [4 3 ] [4 1 ][4 1 ] Leur foyer était la mém oire des m artyres. [4 4 ] [4 4 ][4 4 ] [4 3 ][4 3 ] Ainsi com m en cèren t les prières pour les saints (qui plus tard devinrent des priè res aux saints).       Les chrétie ns prirent des païens la pratique des re pas e n l'honneu r de s m orts. chrétie n et le chant funèbre provienn ent dire cte m ent du paganism e du troisi m e siècle . è   [4 5 ] [4 5 ][4 5 ] [4 6 ] L'enterrem ent [4 6 ][4 6 ]     Les chrétie ns du troisièm e siècle se servaie nt de deux endroits pou r leurs réunions : Le urs m aisons privées e t le cim etière. [4 8 ] [4 7 ] [4 7 ][4 7 ] Ils se réunissaient dans le cim etière parce qu'ils souhaitaient s’approcher de leu rs frères m orts. [4 8 ][4 8 ]   L eur croyance de partage r un repas dans le cim eti ère d'un m artyre avait pou r bu t de le [4 9 ] [4 9 ][4 9 ] com m ém orer et d'adorer à sa com pagn ie.       Puisque le s corps des m artyres « saints » reposaient là, les endroits chrétie ns d'enterrem en t devinrent des « lieux saints. » [50 ] [5 0 ][5 0 ] Les chrétie ns ont alors com m e ncé à constru ire de pe tits m onum ents au-dessus de ces [5 1 ] [5 1 ][5 1 ] [5 2 ] lieux, particulièrem ent au-dessus des tom bes des saints célèbres. Construire u n tom beau au-dessus [5 2 ][5 2 ] d'u n tom beau et l'appeler « saint » était égalem e nt un e pratiqu e païenne.       C’est à Rom e que les chrétie ns ont com m encé à décorer le s catacom be s (e ndroits souterrains d'e nterrem ent) [5 3 ] [5 3 ][5 3 ] avec des sym boles chrétie ns. A in si l'art est venu s ’associé aux espace s sacrés. [5 4 ] Clém ent d'Alexandrie (150-215) a été un des pre m iers chrétie ns à préconiser les arts visuels dans le culte . [5 4 ][5 4 ]       (Entre parenthèses, la croix com m e référen ce artistiqu e pour la m ort du Christ ne pe ut pas être trouvée avant la période de Con stantin. [5 5 ] [5 5 ][5 5 ] Le crucifix, un e représentation artistique du sau veu r attach à la é [5 6 ] [5 6 ][5 6 ] croix, a fait son apparition au cinqui m e siècle . è La coutu m e de faire le « signe de la croix » avec les http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 49 of 180 [5 7 ] m ains rem onte au deuxièm e siècle .)   [5 7 ][5 7 ]     Aux environs du deu xièm e siècle , les chrétie ns ont com m encé à vénérer le s os de s saints, le considérant com m e saints et sacrés. Ce qui a par la suite donn naissance à la collection de reliques. é La vénération pou r les m orts était la force de rassem blem e nt com m unau taire la plus puissante dans l'em pire [5 9 ] [5 8 ] [5 8 ][5 8 ] rom ain. M ainten ant les chrétie ns l'absorbaient dans leur propre foi.       La fin du deuxièm e siècle apporta u ne variation dans la façon don t le Repas du Seigneur était considéré. Le Repas était passé d'u n repas com plet à une cérém on ie avec style appelée « la sain te com m union. »   [61 ] [6 1 ][6 1 ] [5 9 ][5 9 ] [6 0 ] [6 0 ][6 0 ]     A utour du quatrièm e siècle , cette te ndance est de ven ue ridicule. La coupe et le pain devaient inspirer un sentim ent de crainte et de m ystère. A tel point que les églises dans l'est plaçaient u ne ve rrière au-dessus de la table de l'autel [6 2 ] [6 2 ][6 2 ] [6 4 ] [6 3 ] où le pain et la cou pe étaient posés. [6 3 ][6 3 ] (A u XVIe siècle , des balustrades ont été placées sur l'autel. [6 4 ][6 4 ] Les balu strades signifiaient la saintet de l'autel et un objet saint m anipul é é [65 ] [6 5 ][6 5 ] seulem e nt par des personn es sainte s, i.e . le clerg !) é       Ainsi vers le troisièm e siècle , les chrétie ns non se ulem ent sanctifiaient des espaces, m ais avaient égalem e nt des objets consacrés. (Ils développeraient bientôt un sacerdoce sacré.) Tout bien con sidéré, les chrétie ns du Second e t troisièm e siècle ont assim ilé la m e ntalité m agique qu i caractérise la pensée païenne. Tous ces facteurs on t préparé le terrain chrétie n pour l'hom m e responsable de la création de bâtim e nts d'église.      Constantin, le Père du bâtim ent d'église       L'histoire de Constantin (285 -337) rem plit un e page t énébreuse dans l'histoire du christianism e. Les bâtim e nts d'église ont com m encé avec lui. L'h istoire est éton nan te.     A vant que Constantin ém erge sur la scène, l'atm osphère était m ûre pour que les chrétie ns s’échappent de leur statu t m inoritaire et de reje t. La tentation d' être accepté était sim plem ent trop grande pour résister au roulem ent de la boule de neige de Constantin .       En A.D. 312, Con stantin e st devenu César de l'em pire occidental. Ve rs 324, il est devenu em pereur de l'e m pire rom ain entier. Peu après, il a com m andé la construction de bâtim e nts d'église, favorisant ainsi la popu larité et l'acceptation du christianism e. Si le s chr étie ns arboraient leurs propres édifices sacrés, com m e les juifs et la foi païenne—leur foi serait con sidérée com m e légitim e .       Il e st im portant de com prendre la pens de Constantin qui était l'utérus qui donna naissance au bâtim e nt ée d'église. La pen sée de Constantin était dom inée par la superstition et la m agie païennes. Mêm e après qu'il soit devenu em pereu r, il a perm is aux établissem e nts païens de dem eurer ce qu 'ils étaient.       A près sa conversion au christian ism e, Con stantin n'a jam ais abandonn le cu lte du sole il. Il a gardé le soleil é sur ses pièces de m on naie, [7 0 ] [7 0 ][7 0 ] [6 9 ] [6 9 ][6 9 ] [6 8 ] [6 8 ][6 8 ] [6 7 ] [6 7 ][6 7 ] [6 6 ] [6 6 ][6 6 ] et a érigé une statue du dieu-soleil figu rant sa propre im age dans le forum [7 1 ] [7 1 ][7 1 ] de Constantinople (sa nouvelle capitale ). Constantin a égalem e nt construit une statue de la d éesse http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 50 of 180 [7 2 ] mère Cybèle. (Bien qu 'il la présenta dans une position de prière chrétie nne.)       (Les historiens continue nt à discuter sur la véracité de la foi de Constan tin . Le fait qu'on rapporte qu'il a fait exécute r son fils plu s âgé, son neveu, et son frère n’est pas en faveu r de sa conversion. sonderons pas ce sujet épineux trop profondém ent ici.)   [7 3 ] [7 3 ][7 3 ] [7 2 ][7 2 ] M ais n ous ne     En A .D. 321, Constantin a décrété que le dim an che serait un jour d’exception, u n congé férié. [74 ] [7 4 ][7 4 ] [7 5 ] Il s'avère que l'inten tion de Constantin derrière ce décret était d'honorer le die u M ithra, le Soleil Invincible. [7 5 ] [76 ] [7 6 ][7 6 ] [7 5 ] (Il a décrit le dim anche com m e « jour du soleil. » ) Pou r dém on tre r davantage son affinité avec le culte du sole il, des excavations de la rue Pete r à Rom e ont m is à jour une m osaïque du Christ com m e soleil [7 7 ] Invincible .   [7 7 ][7 7 ]     Ju squ’au jour de sa m ort, Con stan tin « a fonctionné com m e gran d prêtre du paganism e. » En fait, il a m ain tenu le titre pa ïen de Pontifex Maxim us, (Souverain Pontife) qui signifie « che f des prêtres [79 ] [78 ] [7 8 ][7 8 ] païens ! » [8 0 ] [8 0 ][8 0 ] [7 9 ][7 9 ] (au 15 ièm e siècle , ce mêm e titre est de ven u le titre honorifiqu e pou r le pape catholiqu e !)       Constantin a em ployé des rituels païens aussi bie n que chrétie ns com m e décoration s pour la con sécration de sa n ou velle capitale , Constantin ople. [8 1 ] [8 1 ][8 1 ] [8 2 ] Il avait l'habitude des form ules m agique s païennes pour protége r les récolte s et pour guérir les m aladies.   [8 2 ][8 2 ]     De plus, toute l'é vidence historique indique que Con stan tin était un e gocen trique. Il a constru it de s m on um ents au x 12 apôtres su r sa nouvelle « église des apôtres. » Ces 12 m on um ents entouraient u n se ul tom beau, qui se tenait au centre. Ce tom beau était réservé pour lui-mêm e se faisant le 13ièm e et l'apôtre en che f ! [8 3 ] [8 3 ][8 3 ] [8 4 ] A insi Constantin a non seule m ent con tin ué la pratiqu e païenne d'honorer les m orts, [8 5 ] [8 5 ][8 5 ] [8 4 ][8 4 ] il a égalem e nt cherché à en être un des plu s im portants !       Constantin a égalem e nt re nforcé la notion païenne du caractère sacré des objets et des e ndroits. [8 6 ] [8 6 ][8 6 ] [8 7 ] En gran de partie en raison de son influence, le trafic de reliqu es est devenu com m u n dan s ’Église. l Vers le quatrièm e siècle , la han tise des re lique s était de ven ue si gran de que qu elqu es dirigeants chr tie ns é s’érigeaient contre elle en disant, « une observance païen ne présentée dans les églises sous le m anteau de la [88 ] [8 7 ][8 7 ] religion… le travail des idolâtres. »       Constantin est égalem e nt reconnu pou r avoir ajouté à la foi chrétie nne l'idée « de lieux sain ts » qui était basée sur le m odèle du tom beau païen. En raison de l'au ra de « caractère sacré » attribué à la Palestine par les chrétie ns du qu atrièm e siècle , elle a été reconnu e com m e « la te rre sainte » vers le sixièm e [8 9 ] [8 9 ][8 9 ] [8 8 ][8 8 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 51 of 180 [9 0 ] siècle .   [9 0 ][9 0 ]     Encore plus su rprenant, après sa m ort, Constantin a été déclaré « être divin. » (La coutum e pou r tou s le s em pereurs païens m orts avan t lui.) Le sénat l'a déclaré dieu païen au jour de sa m ort. Et personne ne les a em pêchés de le faire .       En ce m om ent, u n m ot devrait être dit au sujet de la mère de Constantin , Helena. Cette fem m e était reconnu e pour sa hantise ave c le s reliqu es. Ve rs A.D. 326, He lena a fait un p èlerinage e n terre sain te. [9 3 ] [9 3 ][9 3 ] [9 4 ] [9 1 ] [9 1 ][9 1 ] [9 2 ] [9 2 ][9 2 ] En A .D. 327 à Jérusalem , elle a censém ent trouvé la croix e t les clous em ployés pour crucifier Jésus. On signale que Constantin a prom u l'idée que les m orceaux de bois ve nus de la croix du Christ poss daient des é [9 5 ] [9 5 ][9 5 ] [9 4 ][9 4 ] pouvoirs spirituels ! Vraim en t, un esprit m agique païen travaillait dan s l'em pereu r Constantin. V oye z, le Père du bâtim e nt d'église!      Program m e de construction de Constantin       Après le voyage d’Helena ve rs Jérusalem en A.D. 327, Constantin  é rigea les prem iers bâtim e nts d'églises dans tou t l'em pire rom ain. [9 7 ] [9 6 ] [9 6 ][9 6 ] [9 7 ] Il im ita les païens en constru isan t des te m ples en l’honneur de Dieu. [9 7 ]       Fait in téressant, c’est qu’il a don né à ses bâtim e nts d'église le nom des saints tou t com m e le s pa ïens qui appelaient leurs tem ples du nom de leurs dieux. Constantin a construit ses prem iers b tim e nts d'é glise sur le s â cim etières où les chrétie ns te naien t de s repas pour les saints m orts, [9 9 ] [9 8 ] [9 8 ][9 8 ] c'est-à-dire, sur le corps des saints m orts. [9 9 ][9 9 ] Pourquoi ? Parce que depu is au m oins u n si cle auparavant, les endroits d'enterrem en t è [10 0 ] [1 0 0 ][1 0 0 ] des saints étaient con sidérés com m e « des lieux saints. »       Plusie urs des plus gran ds bâtim e nts ont été constru its par-dessus les tom beaux des m artyres. Cette pratiqu e était basée su r l'idée que les m artyres possédaient les mêm es pouvoirs autrefois attribués aux [1 0 2 ] [1 0 2 ][1 0 2 ] [1 0 1 ] [1 0 1 ][1 0 1 ] dieux du paganism e. Bien que païen, les chrétie ns ont adopté le croch et, la ligne, e t l’appât.       « Les lieux saints » chrétie ns les plu s célèbres étaient : Saint-Pierre sur la colline du Vatican (là où reposait le supposé tom beau de Pierre), [1 0 4 ] [1 0 3 ] [1 0 3 ][1 0 3 ] Sain t-Paul Hors de s M urs (là où reposait le supposé tom beau de Paul), [1 0 4 ][1 0 4 ] la brillante et éton nan te église du Sain t-Sépulcre à Jérusalem (reposant sur le tom beau [1 0 5 ] [1 0 5 ][1 0 5 ] supposé du Christ), [1 0 6 ] e t l’Église de la Nativité à Beth léem (re posant sur la caverne su pposée de la Constantin a constru it neu f églises à Rom e et be aucoup d'autres à Jérusalem , à [1 0 7 ][1 0 7 ] naissance de Jésus). [1 0 6 ][1 0 6 ] [1 0 7 ] Beth léem , et à Constantinople.   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 52 of 180     Voyez les racine s du bâtim e nt « sacré » d'église, ch er chrétie n. C'est com plètem ent païen. Il a été in ven té par un ancie n païen qui avait toujours un esprit païen. Et il a été constru it su r l'idée païenne que les m orts créent un lieu sacré. Veuille z vou s en rappeler la prochaine fois que vous en tende z parler ’ un bâtim e nt d d'église désigné sous le nom de la m aison « sainte  » et « sacrée » de Die u !    Explorons les premiers bâtim ents d 'église       Puisque le bâtim e nt d'église était con sidéré com m e sacré, les m em bre s d'u ne con grégation devaient subir un ritue l de pu rification avan t d'y entrer. Ainsi au qu atri m e siècle , des fon taines étaient érigées dans la cour où è les chrétie ns pouvaient se purifier avant d’entrer dans le bâtim e nt.       Les bâtim e nts d’Église de Constantin s’élevaient spacieu x e t m agnifiques ; on les qualifiait de « dignes d'un em pereur. » Leur splendeur faisait dire à ses contem porains païens que ces « bâtim e nts énorm e s im itaie nt » la structure des tem ples païens ! [1 0 9 ] [1 0 9 ][1 0 9 ] [1 1 0 ] [1 0 8 ] [1 0 8 ][1 0 8 ] Pas surprenan t. Con stantin a profus ent décoré les nouveaux ém bâtim e nts d'église avec l'art païen ! [1 1 0 ][1 1 0 ] [1 1 1 ] [1 1 1 ]     Les édifices d'églises de Con stan tin ont été m odelés exactem ent d’après le m odèle de la basilique. [1 1 1 ] [1 1 2 ] La basilique était le bâtim e nt com m un du gouve rn em ent [1 1 3 ] [1 1 3 ][1 1 3 ] [1 1 2 ][1 1 2 ] et conçue d’après les te m ples païens grecs.       Les basilique s rem plissaient la mêm e fonction que le s salles de lyc ées aujourd’hui. Elle s accueillaien t m erveilleusem e nt les foules passives et dociles pour obse rver une excution. C'est l'une des raisons pour é lesquelles Constantin a choisi le m odèle de la basilique .       Il l'a égalem e nt favorisée en raison de sa fascination pou r le culte du soleil. L es basiliquesétaient conçues de façon que le soleil tom be sur le prédicateu r pendant qu'il fait face au rassem blem ent. [1 1 6 ] [1 1 5 ] [1 1 5 ][1 1 5 ] [1 1 4 ] [1 1 4 ][1 1 4 ] Com m e les te m ples Grecs et Rom ain s, la façade des basilique s chrétie nnes pointait vers l'est.       Explorons l'intérieu r de la basilique chrétie nne. Elle présente une reproduction exacte de la basilique rom aine em ployée pour le s m agistrats e t le s dirige ants rom ains. Les basiliques chr tie nnes possédaient u ne é plateform e élevée par plusieu rs m arches où le clergé exerçait son se rvice. [1 1 8 ] [1 1 7 ] [1 1 7 ][1 1 7 ] [1 1 6 ][1 1 6 ] Un e balustrade ou un écran séparait égalem e nt le clergé des laïcs.   [1 1 8 ][1 1 8 ]     L'autel, un e table ou u n coffre avec un couve rcle se trou vait au centre du b tim e nt. â Pour deux raisons on le considérait com m e l'e ndroit le plus saint dan s le b âtim e nt. D'abord, il contenait souvent les [1 2 0 ] [1 1 9 ] [1 1 9 ][1 1 9 ] reliques des m artyres. [1 2 0 ][1 2 0 ] (après le cinquièm e siècle , la présence d'un e relique dans l'autel de l' glise é [1 2 1 ] [1 2 1 ][1 2 1 ] était essentielle pour re ndre l’église légitim e .) pain et la cou pe).   e n second lieu , sur l'autel reposait l'eucharistie (le     L’eucharistie, m ainten ant considérée com m e un sacrifice sacré, était offerte su r l'au tel. Puisqu'ils étaient considérés com m e « des hom m es saints, » personne sauf le clergé ne pouvait re ce voir [1 2 2 ] [1 2 2 ][1 2 2 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 53 of 180 [1 2 3 ] l'eucharistie à l’in térieu r des balustrades de l'autel !   [1 2 3 ][1 2 3 ]     Devan t l'aute l se tenait la chaise de l' vêque appelée la cathedra. é [12 5 ] [1 2 4 ] [1 2 4 ][1 2 4 ] Le te rm e ex cathedra dérive de ce tte chaise. Ex cathedra veut dire « depuis le trône. » La ch aise de l'é vêque, ou « le trône » com m e on l’appelait, était le siège le plu s grand et le plus raffiné du bâtim e nt. Il rem plaçait le siège du juge [1 2 6 ] [1 2 5 ][1 2 5 ]  dans la basilique rom ain e [1 2 7 ] [1 2 7 ][1 2 7 ] [1 2 6 ][1 2 6 ] et était entou ré par deux rangées de ch aises réservées pour les ancie ns.       Le se rm on était prêché de la chaise de l'é vêque. La puissance et l'autorité reposaient su r la chaise. Un tissu de toile blanc recouvrait la chaise. Les a înés et les diacre s s’assoyaient de chaque côté en [1 2 9 ] [1 2 8 ] [1 2 8 ][1 2 8 ] dem i-cercle. La distin ction hiérarch ique incluse dans l'arch itectu re de la basilique était in dubitable.       Ce qui est intéressant, c’est que la plupart des bâtim e nts m odernes d'é glises contienn ent des chaises particulières pou r le pasteur et son personnel situés sur la plateform e derrière la chaire. (Com m e le trône de l'évêque, la chaise du pasteu r se dresse habituellem ent plus grande de toutes !) Tout ceci est éritablem ent v une transposition de la basilique païenne.       De plu s, Con stan tin n'a pas détruit à grande éche lle les tem ple s païens. Non plus les a-t-il fermés. [1 3 0 ] [1 3 0 ] [1 3 0 ] [1 2 9 ][1 2 9 ] À quelques endroits, des tem ples païens existants ont été vidés de le urs idoles et con vertis e n édifices [1 3 1 ] [1 3 1 ][1 3 1 ] chrétie ns. Les chrétie ns ont utilisé des m atériaux dépouillés des tem ples païens pour construire de [1 3 2 ] [1 3 2 ][1 3 2 ] nouve aux bâtim e nts d'églises sur le s em place m ents mêm es des tem ple s païens.           Influences im portantes sur le culte       Le bâtim e nt d'église a apporté des changem e nts cruciaux au culte ch rétie n. Puisqu e l'e m pereur occupait le « trône e cclésiastique » dans l’Église, une cérém on ie sim ple n'é tait pas suffisante . A fin de l'h on orer, on ajou ta à la liturgie chrétie nne le faste et le rituel de la cour im périale.       Il était d'usage au x em pereurs rom ains d’avoir des lum ières accom pagnées d'un bassin de feu re m pli d'é pices arom atiques défilées devan t eu x chaque fois qu 'ils paraissaie nt e n public. Tirant son origine de cette coutu m e, Con stan tin a introdu it les bougies et l'en cen s en tant qu' élém ents du cu lte. Ils apparaissaie nt [1 3 5 ] [1 3 4 ] [1 3 4 ][1 3 4 ] [1 3 3 ] [1 3 3 ][1 3 3 ] quand le cle rgé entrait dans la salle !       Sous le règn e de Constantin , le clergé, qui avait porté jusque-là des vêtem ents journaliers,  com m ença à s'habiller en vêtem ents particuliers. Quels étaient ces vêtem ents particuliers ? C’étaient les vêtem ents des fonction naires rom ains. De plus, diverses m an i res de respect com parables aux geste s em ploy pour honorer è és les fonction naires rom ains ont été in troduites dans l’Église pour honorer le clergé.   [13 6 ] [1 3 6 ][1 3 6 ] [1 3 5 ][1 3 5 ]     La coutum e rom aine de com m encer u n service par la m u sique processionnelle fut au ssi bien adopt À ée. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [1 3 7 ] [1 3 7 ][1 3 7 ] Page 54 of 180 cette fin , des chœ urs furent développés e t introduits dans l’Église ch rétie nne. Le culte de vint plus profession nel, dram atique, et cérém on ial.       Tou s ces dispositifs furent em prunt à la culture Gréco -rom aine et directem ent apportée dan s l’Église és chrétie nne. [1 3 8 ] [1 3 8 ] Le christianism e du Quatrièm e-siècle était profondém ent transformé par le paganism e gre c [1 3 9 ] [1 3 9 ][1 3 9 ] et l'im périalism e rom ain . Tous ces apports eurent pou r résultat une perte im médiate d'intim ité et de participation ouverte pendant les assem bl es. Le clergé profession nel  exécutait le s acte s du culte tandis é [1 4 0 ] que les laïcs regardaien t com m e spectate urs.       Ainsi qu’un érudit catholique l’adm et aisém ent, avec l’av ènem ent de Constantin les « diverses coutum es de la culture rom aine antique ont coulé dans la liturgie chrétienne… mêm e les cérém on ies im pliquées dans le culte antique de l'em pereur en tan t que déité réussissait à pénétrer le culte de l’Église, seulem ent dan s leur form e sécularisée. » [14 1 ] [1 4 1 ][1 4 1 ] [1 4 2 ] [1 4 2 ][1 4 2 ] [1 4 0 ][1 4 0 ]     Con stan tin apporta la paix pou r tous le s chr étie ns. Sous son règn e, la foi chrétie nne est de venu e [1 4 3 ] [1 4 3 ][1 4 3 ] légitim e . En fait, elle s'est élevée à un statut supérieu r au judaïsm e et au paganism e.       Pou r ce s raisons, les ch rétie ns perçure nt l'avènem ent de l’em pereur Constantin com m e un acte de Dieu. Voici l'instrum e nt de Die u qu i venait à leur délivrance. Le christianism e et la cultu re rom aine se con fondaient m ainten ant ense m ble.   [1 4 4 ] [1 4 4 ][1 4 4 ]     Le bâtim e nt chrétie n dém on tre que l’Église, qu'elle l'ait voulu ou n on , était entrée dans un e alliance étroite avec la cultu re païenne. [14 6 ] [1 4 5 ] [1 4 5 ][1 4 5 ] Com m e W ill Durant l'a dit, « les îles païen nes se sont propagées dans la  m er chrétienne. » L’Église de Jésus-Christ conn aissait ainsi un décalage tragique de la sim plicité prim itive du début.       Les chrétie ns du prem ier siècle se voyaient com m e con frontan t le m onde et évitaient tout contact avec le paganism e. Tout cela a changé pendan t le quatrièm e siècle quand l’Église ém erge a e n tant qu 'é tablissem e nt public dans le m onde où elle  « absorba et christianisa les idées et pratiques religieuses païen nes. » [1 4 7 ] [14 7 ] [1 4 7 ] [1 4 6 ][1 4 6 ] Com m e un h istorie n l'a dit, « les bâtim ents d'églises on t rem placé les tem ples ; les dotations d'é glises on t [14 8 ] [1 4 8 ][1 4 8 ] rem placé les terres et les fonds du tem ple. » [1 4 9 ] Sous Constantin, on accorda le statut d’exem ption d'im pôts pour toute propriété d'églises.   [1 4 9 ][1 4 9 ]     En con séquence, l'histoire du bâtim e nt d'é glise e st la triste saga de l'em prunt du ch ristianism e à la culture païenne. Un e m prunt qui a radicalem en t tran sformé le visage de notre foi. À dire franchem en t, le s bâtim e nts d'é glise de l'è re Constantinien et post-Constantinien son t essentiellem ent devenus de saints [1 5 1 ] [1 5 0 ] [1 5 0 ][1 5 0 ] tom beaux. Les chrétie ns ont em brassé le concept du tem ple. Ils ont bu l'idée païenne qu’il existe un en droit particulier où Die u dem eure d'u ne m anière particu lière. Et cet endroit e st fait « par des m ains [1 5 1 ][1 5 1 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 55 of 180 [15 2 ] d’hom m es. »   [1 5 2 ][1 5 2 ]     Com m e avec d'autres coutum es pa ïennes absorbées dans la foi chrétie nne (la liturgie , le serm on, les vêtem ents de cérém on ie du clergé, la structure hiérarch ique, etc.), les chrétie ns des troisièm es et quatrièm es siècle s on t ine xactem ent attribué l'origine du bâtim e nt d’Église à l’Ancien Testam ent. M ais c'était une pensée désorie ntée.       Le bâtim e nt d'église a été em prunté directem ent à la culture païenne com m e nou s l’avons vu. « Le rituel dign itaire et sacram en tel avait envahi le culte par ’en trem ise des m ystères [les cultes païen s], et était l justifié, com m e tant d'autres choses, en se référant à l’An cien T estam ent. »   [15 4 ] [1 5 4 ][1 5 4 ] [1 5 3 ] [1 5 3 ][1 5 3 ]     Il est non seulem ent im précis d'em ploye r l’Ancien Testam ent com m e justification pour le bâtim e nt d'église, m ais con dam nable. La vieille économ ie m osaïque des prêtres consacrés, des bâtim e nts sacrés, des ritu els sacrés, et des objets sacrés a été détruite pour toujou rs par la croix du Christ. En outre, elle a été rem placée par une organisation non hiérarch ique, non-ritualiste , non liturgique appe lée l'ekklesia (église).        L'Évolution de l'Architecture d'Église       Après l'ère Constantin ien, les bâtim e nts d'églises trave rsèren t différen tes étapes. (Elles sont trop com plexes pour le s détaille r ici.) Pour citer un érudit, « les chan gem en ts dans l'architecture d'é glise sont le résultat d’une m utation plutôt que d'une ligne régulière d'évolution . » [15 6 ] [1 5 6 ][1 5 6 ] [1 5 5 ] [1 5 5 ][1 5 5 ] Ces m utations ont fait peu pour ch ange r [1 5 7 ] [1 5 7 ] les élém ents architecturaux dom inan ts qui stim ulaient un clerg m on opolisant et une assem blée ine rte. é [1 5 7 ]       Rapidem ent exam inons l'é volution de l'architecture d'é glise :   C A près Constantin, l'architecture chrétie nne est passée de la phase de basilique à la ph ase byzantin e. [1 5 8 ] [1 5 9 ] [1 5 8 ] [1 5 8 ] Les églises byzantines avaient les dôm es cen traux larges et de s icônes et des m osaïques décoratives. [1 5 9 ][1 5 9 ]   X L'arch ite ctu re byzantine a été suivie par l'architecture rom anesque. Les bâtim e nts rom ans étaient caractérisés par une altitu de de trois -étages, des pilie rs m assifs soutenant des vo ûtes circulaires, et un [16 1 ] [1 6 0 ] [1 6 0 ][1 6 0 ] in térieu r coloré. Cette form e de bâtim e nt a surgi peu de tem ps après Charlem agne qui est de ven u em pereur du sain t em pire rom ain le jour de Noël A.D. 800.   C Après la période rom an esque, e st venue l'è re gothique du 12ièm e   siècle . L'architecture gothique a ou vert la voie aux cathédrales goth iques en voûtantes avec leu rs voûtes e n croix à nervures, leurs arches aiguës, et leurs contreforts volants. [1 6 2 ] [1 6 2 ][1 6 2 ] [1 6 1 ][1 6 1 ] Le term e « cathédrale » est dérivé de la chaise. C'est le bâtim e nt qui [1 6 3 ][1 6 3 ] [1 6 4 ] [1 6 3 ] loge la chaise, la chaise de l'é vêque. [1 6 4 ] C'est l’Église qui contient le « trône » de l'évêque ! [1 6 4 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 56 of 180       Le vitrail fut introduit la prem ière fois dans les bâtim e nts d'é glise au sixièm e siècle par Grégoire de La Tour (538-593). [1 6 5 ] [1 6 5 ][1 6 5 ] L e verre était placé dans les fenêtres étroites de quelques églises rom anes. Suger (1081[1 6 6 ] [1 6 6 ][1 6 6 ] 1151), abbé de St-Denis, a élevé le vitrail à un autre niveau . Il a orné le verre de peintures sacrées. Il est ainsi de ven u le prem ie r à em ployer des vitraux dans des bâtim e nts d'église, en les plaçant dans ses [1 6 7 ] cathédrales gothiques.   [1 6 7 ][1 6 7 ]     Les grands vitraux sont ven us rem plir les m u rs des églises gothiques pour perm ettre une lum i re colorée è brillante et lum ineu se. [1 6 8 ] [1 6 8 ][1 6 8 ] Des couleurs riches et foncées étaient égalem e nt utilisées pour créer l'e ffet de la Nou velle Jérusalem . Le s vitraux des 12ièm e et 13 iè m e   siècle s ont rarem ent été égalés dans leu r beauté et leur qualité. Ave c leurs cou leurs éblouissante s, les vitraux ont efficacem ent cr é un se ns ém otionn el de é [1 6 9 ] m aje sté et de splende ur. Elles indu isent des sentim ents li s au culte du Dieu pu issant et redoutable. é [1 6 9 ] [1 6 9 ]       Com m e c’est le cas pour le s basiliques de Constantin, l origine de la cathédrale gothique e st com plètem ent ’ païenne. Les arch itecte s goth iques se sont forte m ent inspir s des enseignem ents du philosophe grec pa é ïen Platon. Platon enseignait que le bruit, la couleu r, et la lum è re on t des signification s m ystiqu es élevées. Elle s i peuvent induire des am bian ces et aider au rapproch em ent « du Bien Étern el. » Les concepteurs goth iques on t pris le s ense ign em ents de Platon et les on t fa nés à la brique e t à la pierre . Ils ont créé un çon [1 7 1 ] [17 0 ] [1 7 0 ][1 7 0 ]  éclairage intim idant et inspirant pour obtenir u n sen s de splen deur accablante et d adoration. ’       La couleur est l'un des facteu rs ém otifs disponibles les plus puissants. Ainsi les vitraux gothiques ont été utilisées habilem e nt pour créer u n sens de m ystère e t de tran scendance. S’in spirant de dessin s de statues et des tours grandiose s de l' gypte an tique, l’architecture gothique a cherch à reprendre le sens de la É é sublim ation par ses dim en sions exagérées.       Il est dit de la structure gothique que « le bâtim ent entier sem ble enchaîné à la terre dans un envol fixe… . Il se lève du sol com m e une exhalation … aucune architecture ne  spiritualise, ne raffin e et ne m oule autan t la substance céleste  qu'elle m anipule. » C'était le sym bole fin al du cie l m ariant la terre.       Ainsi ave c son utilisation adroite de lum i re, de couleu r, et de taille excessive, la cath è édrale gothique a stim ulé un sens de m ystère, de transcendance, et de crainte. [1 7 6 ] [1 7 5 ] [1 7 5 ][1 7 5 ] [17 3 ] [1 7 3 ][1 7 3 ] [1 7 4 ] [1 7 4 ][1 7 4 ] [1 7 2 ] [1 7 2 ][1 7 2 ] [1 7 1 ][1 7 1 ] Tous ses dispositifs ont été em pruntés à Platon et se sont fait passer pour chrétie ns.   [1 7 6 ][1 7 6 ]     Le s bâtim e nts d'église basiliqu es, rom an s e t gothiques  sont u ne tentative hum aine de reproduire ce qui est m erveilleux, céleste et spirituel. D'une m anière véritable, le bâtim e nt d'église reflète à travers l'histoire le besoin m al orienté de l'hom m e de ressen tir le divin avec ses m ains et ses yeu x hum ains. Il exprim e le fait que, vers le quatriè m e siècle , la com m u nauté chrétie nne avait perdu le contact avec ces r alités é [1 7 8 ] [1 7 7 ] [1 7 7 ][1 7 7 ] m erveilleuses qu i ne peuvent être perçues par les sens, m ais seulem en t reçues par l'esprit hu m ain.   [1 7 8 ][1 7 8 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 57 of 180     Encore pire, le m essage principal de l'architecture gothique est :« Die u e st transcendan t et inatteignable, soyez intim idés par sa m aje sté. » Mais u n tel m essage contredit le m essage de l' Évangile qui n ou s expose u n Die u très accessible . Tellem ent qu'Il réside en n ou s !            Le Bâtim ent d'Église Protestante       A u 16èm e siècle , les réform ateurs ont hérité de la tradition de bâtim e nt m entionnée ci-dessus. Dan s une courte période, les m illiers de cathédrales médiévales sont devenus leur propriété.   [17 9 ] [1 7 9 ][1 7 9 ]     La plu part des réform ateurs étaient d'ancie ns prêtres. Par conséquent, ils avaien t été in conscie m m ent conditionnés par les m odèles de pensée du catholicism e médiéval. Ainsi quoiqu e les réform ateurs aient rem odelé leurs bâtim e nts d'église n ou vellem ent acquis, ils fire nt peu de changem en t fonctionne là [1 8 1 ] [1 8 0 ] [1 8 0 ][1 8 0 ] l'archite ctu re.   [1 8 1 ][1 8 1 ]     M êm e si le s réform ateurs voulaient apporter des changem ents radicau x à la pratique de l’Église, les m asses n'étaient pas prêtes pou r eux. [1 8 3 ] [1 8 2 ] [1 8 2 ][1 8 2 ] Martin Luthe r était bien certain que l’Église n'était pas un bâtim e nt ou un établissem e nt. [1 8 4 ] [1 8 3 ][1 8 3 ] Pourtant il était im possible qu’il déterre plu s d'un m illénaire de confusion sur le su jet.   [1 8 4 ][1 8 4 ]    Le principal ch angem e nt architectural des r form ateurs reflétait leur théologie . Ils firent de la chaire le é cen tre dom inant du bâtim e nt plutôt que l'autel. que les gens ne pouvaient con naître [1 8 5 ] [1 8 5 ][1 8 5 ] La vérité fondam entale de la Réform e était l'idée Dieu ni se développer spirituellem ent à m oin s d’entendre la prédication. [1 8 6 ] [1 8 6 ] Ainsi quan d les réform ateurs héritèren t des bâtim e nts d'église existants, ils les adaptèren t à cette fin. [1 8 6 ]                                Le Clocher       De puis que les habitants de Babel ont érigé une tour « pour atteindre les cieux, » les civilisations ont suivi le m ou vem e nt des structures à som m ets profilés. [1 8 7 ] [1 8 7 ][1 8 7 ] Les Babyloniens et les Égyptiens ont con struit les [18 8 ] [1 8 8 ][1 8 8 ] obélisqu es et les pyram ides qui reflétaient leur croyance de progression vers l'im m ortalit é. Lorsqu e apparu re nt la philosophie et la culture grecques, la direction de ’ architecture ascendante et verticale passa à l l’horizon tale du hau t ve rs le bas, reflé tant ainsi la croyan ce gre cque e n la dém ocratie, l'égalité hum ain e, et [1 8 9 ] des dieux attachés à la terre .   [1 8 9 ][1 8 9 ]     Cependan t, avec l’avènem ent de l’Église cath olique, la pratique d’ériger des couronnes pointues au x bâtim e nts d’églises réapparu t. Vers la fin de la période byzantine, le s pape s catholiques s spirèren t des ’in obélisqu es de l'É gypte antiqu e. Com m e l'architecture religieuse entrait dans la p ériode rom ane, les pointes com m encèren t à apparaître sur les surfaces et les coins de chaqu e cath édrale construite dans l'em pire rom ain. Cette te ndance atteignit son pinacle pen dant l' ère de l'architecture gothique avec la constru ction par l’abbé Suger de la cathédrale de Saint-Denis.   [1 9 0 ] [1 9 0 ][1 9 0 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 58 of 180     À la différen ce de l'architecture grecque, la ligne caract éristique de l'architecture gothique était verticale, ce qui suggérait une aspiration ve rs le hau t. Pendant cette p ériode, partout en Italie, des tours ont com m encé à apparaître près des e ntrées des bâtim e nts d'église. Ces tours logeaient de s cloch es pour appeler le peuple à l’adoration. Elles représentaient la com m un ion entre le ciel et la terre.       Pe ndant que le s années passaien t, les architectes gothiques (friands du ve rtical) cherchaientà ajoute r une grande flèche à chaque tour. [1 9 3 ] [1 9 3 ][1 9 3 ] [1 9 4 ] [1 9 1 ] [1 9 1 ][1 9 1 ] [1 9 2 ] [1 9 2 ][1 9 2 ] Le s flèche s (égalem e nt appelées cloche rs) [1 9 5 ] [1 9 5 ][1 9 5 ] [1 9 4 ][1 9 4 ] étaient un sym bole de l'aspiration de l'hom m e à s’unir à son créateur. Pen dant les siècle s qui suivirent, le s tou rs s’élevèren t plu s hautes et plus profil es. Elle s sont par la suite devenues un poin t focal pour é l'archite ctu re et ont égalem e nt été réduites en nom bre, de la « double-tou r » à la flèche sin gulière qui a ainsi caractérisé les églises de la Norm andie et de la Grande-Bretagne.       En l'an 1666, qu elqu e ch ose s'e st produit qui a chang le cou rs de l'architecture de la tour. Un feu a envahi é la ville de Londres e ndom m agean t la plupart de ses 97 édifices d'église. M onsieur Christopher W ren (1632-1723) fu t alors com m issionné de rem odeler toutes les églises de Londres. En utilisant ses propres in novations stylistiques pour m odifier les fl che s gothiqu es de la France et de l'A llem agne, W ren a cr é le è é [1 9 7 ] [1 9 6 ] [1 9 6 ][1 9 6 ] clocher m odern e. [1 9 7 ][1 9 7 ] En résum é, le cloche r m oderne est une invention médiévale trouvant ses racin es [1 9 8 ] [1 9 8 ][1 9 8 ] dans les flèche s et les tours goth iques. Il a été amélioré et popularisé par le program m e de constru ction de m onsieur Christopher W ren à Lon dres à la suite du grand feu de 1666. À partir de ce m om ent, le clocher est deven u un élém ent dom inan t de l'architecture anglo-saxonn e.       Lorsque les pu ritains sont arrivés, ils constru isire nt leurs bâtim e nts d'église de m an ière bie n plus sim ples qu e leurs prédécesseurs cath oliques e t A nglican s. Mais ils ont gard le cloche r et l'ont in troduit dans le nouveau é m on de des A mériques. Ainsi la plupart des églises américaines porte nt une structure de cloche r qui est en racinée dans l’architecture et la ph ilosophie prim itives des Babylonien s et des Egyptiens !       Le m essage du clocher en est un qu i contredit le m essage du NT. Les chr tie ns ne doivent pas atteindre les é cieu x pour trou ver Dieu. Il est ici ! A vec la ve nue d'Em m anue l, Die u est avec n ous. Et ave c sa résurrection, nous avons un Seigneur qui habite e n nous. Le cloch er d éfie ces réalités.                                         La chaire       Les ancie ns livraient le urs serm on s de la ch aise de l' évêque, ou de la chaise, qu i était placée derrière l'autel. [2 0 1 ] [2 0 1 ][2 0 1 ] [2 0 2 ] [2 0 0 ] [2 0 0 ][2 0 0 ] [1 9 9 ] [1 9 9 ][1 9 9 ] Plu s tard l'am bo, [2 0 2 ][2 0 2 ] un bureau surélevé du côté du chœ ur duquel on lisait des leçon s de [2 0 3 ] [2 0 3 ][2 0 3 ] bible, est devenu l'endroit d’où on livrait les serm on s. [2 0 4 ] [2 0 4 ][2 0 4 ] L'am bo a été extirpé de la synagogu e juive. Cependant, il a des racines plu s an cien nes dans les bureaux de lecture et le s plateform es de l'antiqu ité Gréco -rom aine. Jean Ch rysostom e (347-407) a été reconnu pour avoir fait du l'a m bo un endroit pour [2 0 5 ] la prédication.       Dès A.D. 250, l'am bo a été rem placé par la chaire . Cyprian (200-258) parle de placer le ch ef de l’Église dans le bureau public sur le pulpitum. [2 0 6 ] [2 0 6 ][2 0 6 ] [2 0 5 ][2 0 5 ] Notre m ot « chaire » est dériv é du Latin pulpitum qu i désigne http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 59 of 180 [20 7 ] « un plate au ! » [2 0 8 ] [2 0 7 ][2 0 7 ]  Le pulpitum , ou la chaire , a été in stallé dans l'endroit le plus élevé de la congrégation.       A vec le tem ps, l'expression « m on ter en chaire » (ad pulpitum ven ire) est devenue une partie du vocabulaire religie ux du clergé. [20 9 ] [2 0 9 ][2 0 9 ] [2 0 8 ][2 0 8 ] V ers A.D. 252, Cyprie n fait référen ce au plateau surélevé qui isole le clergé des [21 0 ] [2 1 0 ][2 1 0 ] laïcs com m e « le con gestum sacré et vénéré du clergé ! »       V ers la fin du M oyen Âge , la chaire e st devenue com m une dans les églises de paroisse. [2 1 2 ] [2 1 2 ][2 1 2 ] [2 1 1 ] [2 1 1 ][2 1 1 ] A vec la Réform e, la chaire est devenu e l’ élém ent cen tral du bâtim e nt d'église. La chaire a sym bolisé le rem placem ent de la centralité de l'action ritualiste (la m e sse) par l'instruction verbale du clerg (le serm on). é [2 1 3 ] [2 1 3 ][2 1 3 ]       Dans les églises luthérien nes, la chaire a été déplacée à l'avant de l'autel. Dans les églises reform ées la chaire a dom iné jusqu'à ce que l'autel disparaisse finalem ent e t soit rem plac par la « table de ée [21 5 ] [2 1 4 ] [2 1 4 ][2 1 4 ] com m un ion . » Aujourd'h ui il est im pensable d'avoir un office protestant sans la pr ésence « du plateau sacré ! »       La chaire est la pièce m aîtresse de l’Église prote stan te. De sorte qu'un pasteur bien connu qui parlait pendan t une conféren ce com m andité par l'A ssociation Évangélique de Billy Grah am revendiquait : « Si l’Église est vivante, c’est parce que la chaire est vivante et si ’ Église est m orte, c’est parce que la chaire est l m orte. »       La chaire est n uisible parce qu ’elle élève le clergé dans une position de proém in ence. Fidèle à sa signification, elle m et le prédicateu r « sur un plateau » le séparant et le plaçant au-dessus du peuple de D ie u.                           Le siège et le balcon       Pre nez m ainten ant votre si ge , le gran d in hibiteu r de toute com m u nion colective. Le si , le gran d è ège sym bole de la léthargie et de la passivité dans l’Église m oderne. Le siège qui a fait du culte corporatif u n objet de spectacle .       Le m ot « siège  » est dérivé du podium latin . Il signifie un siège élevé au-dessus du niveau du planche r ou d'u n « balcon . » Le s siège s étaient inconnu s au bâtim e nt d'église pen dant les m ille prem iè res années de l'histoire chrétie nne. A u début dans les basiliques, le rassem blem en t se tenait debou t pendant le [2 1 9 ] [21 8 ] [2 1 8 ][2 1 8 ] [2 1 7 ] [2 1 7 ][2 1 7 ] [21 6 ] [2 1 6 ][2 1 6 ] [2 1 5 ][2 1 5 ] service entier. [2 2 0 ]   [2 2 0 ][2 2 0 ] [2 1 9 ][2 1 9 ] (C'est toujours cette m anière aujourd'hui parm i beaucoup d'orthodoxes orie ntau x.)     Vers le 13èm e siècle , des anglaises. [2 2 1 ] [2 2 1 ][2 2 1 ] ban cs sans dossier ont été gradu ellem en t introduits dans les bâtim e nts de paroisses Ces ban cs étaient faits en pierre et placés contre le s m urs. Ils ont alors été in stallés dans http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 60 of 180 [2 2 2 ] le corps du bâtim e nt (le secteur appe lé la n ef). [2 2 2 ][2 2 2 ] Au début, les [2 2 3 ] ba n cs étaient arrangés dans u n dem i- cercle autou r de la chaire. Plus tard ils ont été fixés au planch er.       Le « siège  » m oderne a été présenté au 14èm e siècle . [2 2 5 ] [2 2 3 ][2 2 3 ] [2 2 4 ] [2 2 4 ][2 2 4 ] Mais il est seulem ent deve nu com m un au [2 2 6 ] [2 2 6 ][2 2 6 ] 15èm e siècle . [2 2 5 ][2 2 5 ] À ce m om ent-là, les ba n cs en bois on t supplanté les siège s en pierre. [2 2 7 ] [2 2 7 ][2 2 7 ] V ers le 18èm e siècle , le s siège s em boités sont devenu s populaires.     Le s siège s em boités on t u ne histoire com ique. Ils étaient cousinés et venaient avec les tapis e t d'autres accessoires. Ils étaient vendus au x fam illes et con sidérés com m e propriété privée. Le s propriétaires de siège em boités se sont m is à les ren dre aussi confortables que possible .       Certains les décoraie nt ave c des rideaux, des coussin s, des fauteuils capitonn des ch em inées, et des és, com partim ents particuliers pour les chien s et anim aux de com pagn ie ! Il n' était pas rare qu e les propriétaires m ainten aient leurs siège s scellés avec la serrure et la clef ! [2 2 9 ] [2 2 9 ][2 2 9 ] [2 3 0 ] [2 2 8 ] [2 2 8 ][2 2 8 ] Après beaucoup de critique du clergé, ces siège s em bellis ont été rem placés par des siège s ouverts.       Puisque le s siège s em boités avaie nt souvent les côtés élevés, les chaires devaient être élevées afin d’être vus par le peuple. Ainsi la chaire « verre à vin » a vu le jour pendan t la période colon iale. La chaire verre à vin perm ettait au pasteu r d’être « haut et élevé» com m e dans la  vision du tem ple d'É saïe. Les siège s em boités fam iliaux du 18èm e siècle on t été rem placés par des siège s à glissade de sorte que tou tes les personne s puissent faire face à la plateform e élevée nou vellem ent érigée où le pasteur conduisait le se rvice. [2 3 2 ] [2 3 2 ][2 3 2 ] [2 3 1 ] [2 3 1 ][2 3 1 ] [2 3 0 ][2 3 0 ]       A lors, qu’est-ce qu e le siège ? La signification du m ot l'indique et dit tou t. C'est un « balcon  » plus bas, un e place isolée de laquelle on observe des exécutions sur u ne scène (la chaire). Il im m obilise le rassem blem en t des saints et fait d’eux des spectateurs m u ets. Il em pêche la com m union et l'interaction face à face.       Les galerie s (ou balcons d'é glise) ont été in ven tés par les Allem an ds au 16èm e siècle . [2 3 4 ] [2 3 3 ] [2 3 3 ][2 3 3 ] Elles ont été popu larisées par le s puritains au 18èm e siècle . [2 3 5 ] [2 3 4 ][2 3 4 ] Depu is lors les balcons sont devenus la m arque déposée du bâtim e nt d'église protestante . [2 3 6 ] [2 3 5 ][2 3 5 ] Leur but est de rapproch er le rassem blem ent plus pr s è du chaire. [2 3 6 ][2 3 6 ] De plus, écoute r le prédicateu r a toujou rs été la considération principale dans la [2 3 7 ] [2 3 7 ][2 3 7 ] conception d'églises protestantes.                 Architecture Moderne d'Église       Depuis les 200 derni res années, les deu x m odèles architecturau x dom in ants utilisés par les églises è protestantes sont la form e divisée de chœ ur (utilisée dans les églises liturgiques) et la form e scène de concert (utilisée dans le s églises évangéliques). [2 3 8 ] [2 3 8 ][2 3 8 ] Le chœur est le secteur où le clergé (et parfois le chœ ur) http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 61 of 180 [2 3 9 ] conduisen t le se rvice. Dans l’Église m odèle de chœ ur, il existe toujou rs u ne balustrade ou une ligne de dém arcation qui sépare le clergé des laïcs.       Le bâtim e nt d'église de m odèle con ce rt a été profondém ent influ encé par le re vivalism e du 19èm e siècle . [2 4 0 ] [2 4 0 ][2 4 0 ] [2 3 9 ][2 3 9 ] C'est essentielle m ent un auditorium . Le b âtim e nt de m odèle conce rt e st structuré de façon à [2 4 1 ] [2 4 1 ][2 4 1 ] souligner l'exécution dram atique du prédicateu r et du chœ ur. Sa structure suggère im plicite m ent que le chœur (ou l'équipe du culte) s’exécute pour le rassem ble m ent afin de stim uler son culte ou pour les [2 4 2 ] am user. Elle attire égalem e nt un e attention e xcessive sur le prédicateu r qu’il soit debou t ou assis.       D ans le bâtim e nt de m odèle con cert, un e petite table de com m union apparat h abituellem e nt sur le î plancher au-dessous de la chaire. La table de com m union est typiqu em ent d écorée de ch andeliers e n laiton, d'u ne croix, et de fleurs. [2 4 3 ] [2 4 3 ][2 4 3 ] [2 4 2 ][2 4 2 ] Deux bougies sur la table de com m union son t devenue s le sign e de [2 4 4 ] [2 4 4 ][2 4 4 ] l'orthodoxie dans la plupart des églises protestantes d’aujou rd'hu i. Com m e beaucou p d’autres parties de l'office du culte, la pr sence des bougies a été em pruntée à la cou r cérém on ielle de l'e m pire é [2 4 5 ] rom ain.       Pourtant en dépit de ces variation s, toute l'arch itectu re protestante produit les m es effets stérile s êm présents dans les basiliques de Con stantin. Ils perpétuent le clivage non biblique entre le clergé et les laïcs, et ils en couragent le rassem blem en t à assum er un rôle de spectateurs. [24 7 ] [2 4 6 ] [2 4 6 ][2 4 6 ] [2 4 5 ][2 4 5 ] L'arrangem ent et l’am biance du bâtim e nt condition nent le rassem ble m ent à la passivité. [2 4 8 ] [2 4 7 ][2 4 7 ] La plateform e de la chaire agit com m e une scène, e t le rassem blem ent occupe le théâtre. En résumé, l'archite ctu re chrétie nne est dan s l’im passe depuis sa naissan ce au quatrièm e siècle .                        L’Exégèse du Bâtim ent       À ce point, vous de vez penser en vou s-mêm e, « qu’est-ce que cette affaire ? Qui s'inquiè te si les chrétiens du prem ier siècle n'avaient pas de bâtim ents ? Ou si les bâtim ents d'église étaient con struits sur la croyance et les pratiques païen nes. Ou si les catholiques médiévaux basaient leur architecture sur la philosophie païen ne. Qu’est-ce que cela a à  faire avec nous aujourd'hui ? »       Dans R ethinking the Wineskin, j'explique que l'endroit social de la réunion d'église exprim e et influence le caractère de l’Église. Si vous supposez que le lie u des rassem blem en ts d' église est sim plem en t u ne question de convenance, vous êtes tragiquem ent dan s l’erreu r. Vou s oubliez une r éalité essentie lle de l'hum anité. Tout bâtim e nt où nous entrons nous fait réagir. Par son in térieu r et extérieu r, il nous m on tre explicitem ent ce qu'est l’Église et com m ent e lle fonction ne.       Pour m ettre tout cela dans le s m ots de H enri Lefebvre, « l’espace n 'est jam ais vide ; il in carne toujours un e signification. » [25 0 ] [2 5 0 ][2 5 0 ] [2 4 9 ] [2 4 9 ][2 4 9 ] [2 4 8 ][2 4 8 ] Ce principe est incarné dans la de vise architecturale « la form e découle de la [2 5 1 ] [2 5 1 ][2 5 1 ] fonction . » La form e du bâtim e nt reflète sa fon ction particu lière.       L'arrangem ent social de l’endroit de réunion d'u ne église est un bon indice de la com pr éhension de cette église sur le but de Dieu pou r son Corps. La location d'une église nous e nseigne com m ent n ous réunir. Elle nous enseigne su r ce qu i est im portant et ce qui ne l'est pas. Elle nous ense ign e aussi ce qui est acceptable de dire et ce qui ne l'est pas. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 62 of 180       Nous appren on s ces leçon s de l'arrangem e nt dan s leque l nou s n ou s assem blon s, que ce soit unédifice d'église ou une m aison privée. Ces leçon s ne sont nullem ent « neutres. » En tre z dans n'im porte quel bâtim e nt et e xam inez-en l'arch ite ctu re . De m andez-vous ce qui est élevé et ce qu i est in férieu r. Dem andez-vous ce qui est à l'avant et ce qui est au fond. Dem andez-vous de quelles m anières il serait possible « de réagir » à ce qui arrive sur le m om ent. De m andez-vous si c’est facile ou dur pour qu'un m em bre d'é glise pu isse parler d’où il est assis de sorte que tous puissent le voir et l’entendre .       Si vous regardez l'arrangem ent des bâtim e nts d'église et vous de m andez ces qu estions (et d'autres com m e elles), vous com prendrez pourquoi l’Église m oderne a le caractère qu'elle a. Si vous posez le mêm e ensem ble de questions au su jet d’une salle de séjour, vous obtiendrez un en sem ble de r ponses très différen t. Vous é com prendrez pourquoi avoir l’église dan s un environnem en t dom e stique (com m e les prem iers ch é tie ns) a le r caractère qu'il a.       L'em placem ent social de l’Église e st u n élém ent crucial dans la vie d'é glise. On ne pe ut pas le con sidérer [2 5 2 ][2 5 2 ] sim ple m ent com m e « vérité accidente lle de l'h istoire . » Un endroit social pe ut ense ign er à de bonnes e t pieuses personne s de m auvaises le s et obstruer leurs vies d’ensem ble. Attirer l'attention sur çon l'im portance de l'endroit social de l’ Église (édifice de m aison ou d'é glise) nous aide à com prendre la pu issance énorm e de notre e nvironne m ent social.       Pour souligner le tout, disons que le bâtim e nt d'église est basé sur l'idée ignorante que le culte est un genre qualitativem en t différen t de s choses de la vie qu otidienne. Les opinions des gens diff ren t, naturelle m ent, sur è la profonde ur dont ils apprécien t ce tte différen ce . Quelques groupes sont allés jusqu’à in sister su r le fait que le culte n e pouvait se dérouler qu’à l’in térieu r d’espaces spécifiquem en t propres à procu re r une se nsation différen te de celle s que vous éprouve z dans la vie quotidien ne.       La différen ce entre le cu lte e t la vie quotidie nne caract érise le christian ism e occiden tal. Le culte est per çu com m e quelque ch ose de détaché du tissu en tie r de la vie e t em ballé pour la consom m ation en groupe. Des siècle s d'architecture gothique nous ont m al enseignés au suje t de ce qu’est le vrai culte. Peu de gens peuvent m archer dans une sublim e cathédrale sans être dans l’éton nem ent et l’adm iration de son espace.       L'éclairage est indirect et tam is. Les plafonds son t outrageusem ent élevés. Les couleurs sont terreuse s et riches. Le son voyage d'u ne m anière spécifique. Toutes ces choses collaborent ensem ble pour nous donne r un sens de crainte et d’ém erveillem ent. Elles sont con çues pour m anipuler les sens et pour cr er « une é [25 2 ] atm osphère d’adoration. »       Quelques traditions ajouten t des odeurs au m élange . M ais l'effet de m eure toujours identique : Nos sens in teragissent l'un sur l'au tre avec n otre environ nem ent pour n ous porterà un état d'âm e particulier. Un état [2 5 4 ] [25 3 ] [2 5 3 ][2 5 3 ] d’ém erveillem ent, de m ystère, e t de transcen dance qui vou s arrache du tou rbillon de la vie quotidien ne. [2 5 4 ][2 5 4 ]       Nous, les Protestants, nous som m es débarrassés de certains de ces élém ents e t les avons rem placés par un e utilisation spécifique de la m usique nous perm ettan t d'atte in dre le m e bu t. En conséquence, dans les êm cercles protestants, les « bons » dirigean ts du culte sont ceux qui peuvent em ployer la m usique pourévoqu er ce que d'autres traditions évoqu ent par la tran sform ation de l'e nvironne m ent. Ce qu'ils évoqu ent e st un sen s d’adoration ém otionn el. M ais tout ceci est loin de la vie quotidienn e. Pour ne pas dire irr éel. Jonath an Edwards a légitim e m ent précisé que le s ém otions sont passagères et ne peuvent être e m ployées pour [2 5 6 ] [2 5 5 ] [2 5 5 ][2 5 5 ] m esurer la relation avec Dieu.   [2 5 6 ][2 5 6 ]     Cette différen ce entre séculaire et le religie ux est acce ntuée par le fait que le bâtim e nt typique d'é glise exige de vous « de procéder » en m ontant des escaliers ou en traversant un vestibule. La raison e n est que vous passez de la vie quotidie nne à une autre vie. A insi u ne transition est exigée. T ou te ceci échou e à l’exam en de http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 63 of 180 lundi. Pe u im porte la splen deur du dim anche , le lundi m atin vient toujours m ettreà  l’épreuve la réalité de notre culte.       Observez les m em bres d’un chœur avant l'office. Ils sourient, rient, et mêm e plaisante nt. Mais u ne fois que le service com m ence, ils de vienn ent des personnes diff ren tes. V ous ne les attraperez pas souriant ou riant. é Cette fau sse séparation du séculaire et du sacré… cette « m ystique de vitrail » du dim an che m atin fait volte face à la vérité et à la réalité.       En ou tre, le bâtim e nt d'église n'e st pas un endroit am ical. Il e st froid, inconfortable , et im personn el. [2 5 8 ] [2 5 8 ] [2 5 8 ] [2 5 7 ] [2 5 7 ][2 5 7 ] Il n'est pas conçu pour l'intim ité ni la com m un ion . Dans la plupart des bâtim e nts d'église, l'allocation des places se com pose de siège s e n bois boulon nés au plancher. Les siège s (ou les ch aise s) sont en rangées, tournés vers la ch aire. La chaire repose sur une plate form e élevée où le clergé s'assied (vestiges de la basiliqu e rom aine).       Encore, l'arch itectu re protestante du b âtim e nt d'église dirige toute s ses flè che s dans la dire ction de la personne qui livre le serm on. Le bâtim e nt est approprié à une dom ination de la chaire. Il sou m et égalem e nt le rasse m blem e nt à des con traintes sur le fon ctionn em ent.   [2 5 9 ] [2 5 9 ][2 5 9 ]     Cet arrangem ent rend presque im possible tout regard d'un adorateur vers le visage des au tre s. A u lieu de cela, il crée une form e de cu lte « assieds-toi et tais-toi » qui transform e tou t chrétie n fonctionnel en « pom m es de terre ! » Autrem ent dit, l'architecture mêm e em pêche la com m union entre Dieu et son peuple exceptée par l'intermédiaire du pasteur ! Mais en dépit de ces faits, nous, chrétie ns, croyons toujou rs que le bâtim e nt est sacré.       D’accord, quelqu’un pe ut s’objecter à l'idée que le bâtim e nt d'église est sacré. Mais (pour la plu part d'entre vous) vos actions vous trahissent. Écoute z-vous parler du bâtim e nt d'église. Vous l'appele z toujou rs « église » et vous vous y référez parfois e n tant que « m aison de Dieu. » Le consensus général parm i les chrétie ns de toute s les dénom inations est que « une église est essentiellem ent un endroit réservé pour le culte. » Cela a prévalu pe ndant les 1700 derniè res années. Con stan tin est toujours vivant et respire dan s ’esprit de la l plupart des chrétie ns d’aujou rd'hu i.    Le coût de frais généraux outrageusem ent élevé       La plupart des ch rétie ns voient de m anière erronée le bâtim e nt d'église com m e partie intégrante au culte. Par con séquent, la question financière du bâtim e nt et de l'e ntretien devie nt obsolète.       L'édifice d'église e xige un vaste gaspillage d'argent. Aux États-Unis seulem en t, l’im m obilier possédé par les églises institutionn elles s'é lève aujourd'hui à plus de 230 m illiards de dollars. La dette, le service, et l'entretien du bâtim e nt d'é glise consom m e en viron 18% des 11 m illiards de dollars am ass s par la dîm e des é [2 6 2 ] [2 6 1 ] [2 6 1 ][2 6 1 ] [26 0 ] [2 6 0 ][2 6 0 ] églises annuellem ent. Point im portant : Les chr tie ns m oderne s gaspillen t un m ontant é astronom ique d'argent sur de s édifices inutiles !       Il n 'y a aucune bonn e raison de posséder u n bâtim e nt d'église. En fait, toutes les raisons traditionnelle s m ises en avan t pour « en avoir besoin » s’effondrent sous un exam en m inu tieux et soigneux. [2 6 3 ] [2 6 3 ][2 6 3 ] [2 6 4 ] [2 6 2 ][2 6 2 ] Nous ou blions telle m ent facilem en t qu e les prem iers chr tie ns ont tourné le m onde à l'envers san s eux. é Ils se sont développés rapide m ent pendant 300 an nées sans l’aide (ou obstacle) des bâtim e nts d'église.       Dans le m on de des affaires, les frais généraux tuent. Les frais généraux sont tout ce qui s’ajoute sur le « vrai » travail qu e le s e ntreprises effectuent pou r leu rs clients. L es frais g néraux paye nt le bâtim e nt, les é [2 6 4 ][2 6 4 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 64 of 180 crayons, e t le person nel de com ptabilit Les frais généraux tuent parce qu'ils dévaluent les m archés sans é. ajoute r à la valeur « réelle » que les ouvriers livren t à leurs clien ts.       Ceux qui choisissent de se réunir e n m aisons plutôt que dans les édifices d'église ont coupé deux très gros com ptes payables : Pasteurs salariés et bâtim e nts d'église. Con trastez ceci avec les frais généraux d'une église de m aison. Plu tôt que de payer le personnel et le b âtim e nt qui siphonnent 50-85% des dons m onétaire de l’Église de m aison, ses frais véritables se résum ent à un petit pourcen tage de leur bu dget. Une église de m aison peut em ployer plus de 95% de son argent de partage pour fournir de vrais services com m e le m inist ère, la m ission, et l’œ uvre dans le m onde.   [2 6 5 ] [2 6 5 ][2 6 5 ]     Le s bâtim e nts d'église (aussi bien que les pasteurs salari s) re présentent des dépenses élevées et courantes é plutôt que ponctuelles. Ce s crève-budget prennent leu r part m onétaire des don s d'u ne église non sim plem e nt aujou rd'hu i, m ais le m ois prochain, l'ann prochaine, et ainsi de suite. En enlevant ces de ux com ptes ée récurrents de la charge finan cière d'une église, celle-ci parviendra à ram ener ses frais généraux à quelques cen taines de dollars par an . Le re ste des finan ce s partag ées de l’Église peu t être em ployé pour fournir à la m ission de l’Église (un autre sujet entièrem ent).            Pouvons-nous défier cette trad ition ?                          Le bâtim e nt d'église e st u n obstacle pas une aide. Il d échire le cœ ur de la foi chrétie nne, qui a pris naissance dans les salles de séjour. Chaque dim anche m atin, vous vous asseyez dans u n b âtim e nt qui a de s origines païennes et qui est construit sur la philosophie païenne.       Il n'existe pas un lam beau de support biblique sur le btim e nt d'église. Pourtan t vous, cher chr â étie n, continu ez à payer un bon prix pour sanctifier votre brique et votre pie rre. En faisant ain si, vous soutenez u n m on tage artificiel où vous êtes bercé dans la passivité et em pêché d'être naturel ou in tim e. (M êm e si vous avez la douce com m union su r le terrain de stationn em ent, il s est évanoui une fois que vous franchissez ’ la porte e t entrez dans votre foye r.)       Nou s som m es com plètem ent ignorants de ce qu e nous avons perdu e n tan t que chr ns en créant le étie bâtim e nt d'église. Nous som m es de ven us les victim es de n otre pass La tradition nous a battus. é.       Nou s avons été engendrés par Con stan tin qu i nous a don né le statut pre stigieux de posséder un bâtim e nt. Nous avons été aveuglés par les Rom ains et les Grecs qu i n ous ont im pos s leurs basiliques h iérarch iquem e nt é structurées. Nous avons été captivés par le Goths qui nous ont im posé leur architecture platonique. Nous avons été détou rnés par les Égyptiens et les Babylonien s qui nous on t donn nos cloch ers sacrés. Et nous avons été é escroqués par les A théniens qui nous on t im posé leurs colonn es doriques.   [2 6 7 ] [2 6 7 ][2 6 7 ] [2 6 6 ] [2 6 6 ][2 6 6 ]     On nous a ense igné de façon ou d'un e autre à nous sentir plus saints quand nous som m es dan s « la m aison de Die u. » Nous avons hérité d'u ne dépendan ce path ologique sur u n édifice pour offrir notre culte à Die u. M ais la réalité est qu'il n'y a rie n plus de stagnant, artificiel, im personn el ou étou ffant qu'un clinique bâtim e nt d'église ! Dan s ce bâtim e nt, vous n'ê tes rien d’autre qu'un nom de statistique classé sur une fiche dan s le bureau du secrétaire du pasteur. Il n'y a rien de chaleureux ou de person nel à votre sujet.       Pour finir, le bâtim e nt d'église nous a m al enseignés au sujet de ce qu'est l’Église et de ce qu'elle fait. Le bâtim e nt est la négation arch itectu rale du sacerdoce de tous les croyan ts. C'est une contradiction de la nature mêm e de l'e kklesia, qui est une com m unauté contre cultu re lle. Le bâtim e nt d'é glise em pêche notre com préhension e t expérien ce du fonction nem ent de l’Église com m e corps du Christ qui vit et respire sous son Autorité et sa Direction.       L 'avènem ent du bâtim e nt d'église n'e st rie n d’autre que le judaïsm e et le paganism e ém erge ant sou s une nouve lle apparence. Les distinctions hié rarch iques im plicites actuelles dans son archite ctu re seraien t rejet es é par la plu part des protestants si elles étaient m ise s en m ots. M ais pe ndant des si ècle s nous les avons in conscie m m ent acce ptés. Pourquoi ? En raison de la puissan ce aveuglante de la tradition.   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 65 of 180     Il est grand te m ps de nou s r éveiller, nous les chrétie ns, au fait que nous ne som m e s pas bibliques ou spirituels en acce ptant et en supportant des b âtim e nts d'église. John New ton a correctem ent dit, « que celui qui adore sous un clocher ne condam ne pas celui qui adore sous une chem ine. » Je souh aite ajouter un e é question à cette citation : Quelle autorit biblique ou historique a u n chrétie n de se rassem bler sous un é clocher ? Que les chrétiens dans les m aisons particulieres érigées par âge apostolique du culte est inadm issible… com m e le sauveur du m onde est né dans une écurie, et s'est m onté au ciel d'une m on tagne, ainsi ses apôtres et leurs successeurs vers le bas au troisi m e siècle, prêché dans les rues, les m archés, sur des è m on tagnes, dans des bateaux, des sepulchers, des cavernes, et des d éserts, et dans les m aisons de leurs convertis. Mais com bien de m illiers d'é glises et de chapelles coûteuses ont été depuis construits et sont constam m ent établis dans toutes les régions du m onde à l'honn eur du rédem pteur crucifié, qui en jours de son hum iliation n'a eu aucun endroit de ses propres pour reposer sa t te ! ê          - Philip Schaff [1][1]       Com m e plus tôt indiqué, un mélange de judaïsm e et de religion païenne à m ystère ont fortem ent in fluen cé la form e de l'é glise après l'âge apostolique. Ilion T. Jones, u ne approche historique au culte évangélique (Ilion T. Jon es, A Historical Approach to Evangelical Worship (New York: Abingdon Press, 1954), pp. 94, 97. [2][2]       Je an 1:14 (le Parole grec pour dem euré veut dire littéralem en t « tabernacle ») ; 2:19 - 21. [3][3]       M arc 14:58 ; Actes 7:48 ; 1 cor. 3:16 ; Cor 2. 5:1, 6:16 ; Eph. 2:21 - 22 ; Heb. 3:6 - 9, 9:11, 24 ; 1 Tim. 3:15. [4][4]       Heb. 4:14 ; 5:5,6,10 ; 8:1. [5][5]       1 Pi. 2:9 ; Apoc 1:6. [6][6]     Heb. 7:27 ; 9:14,25 - 28 ; 10:12 ; 1 Pier. 3:18. Hébreux souligne continue llem ent que Jésus s'est offert « une fois pour toutes » soulignant le fait qu 'il n'a pas besoin d'ê tre sacrifié encore. Le sacrifice du Ch rist sur le Calvaire était tou t suffisant. [7][7]     Le m essage d’Étie nne dan s le s A ctes 7 indique que « le tem ple était sim plem e nt une m aison syn thétique ayant com m encé avec Salom on ; il n 'avait au cun lien avec la te nte de rencontre que M o avait ïse été com m andée d'établir sur u n m od èle divinem en t indiqué et qu i avait continué jusqu'au te m ps de David » (Harold W . Turner, From Tem ple to Meeting House: The Phenom enology and Theology of Places of Worship, T he Hagu e: Mouton Publishers, 1979, pp. 116 -117). Voye z égalem e nt la Parole contrastante du Seigneur dans M arc 14:58 quand Il dit que le te m ple de Salom on (et de Hérode) a été fait « avec des m ains, » tandis que le tem ple qu'il relèverait était fait « san s m ains. » Étie nne em ploie les mêm es Paroles dans les actes 7:48 que Dieu … ne dem e ure pas dans des tem ples « faits avec des m ains. » En d'autres te rm e s, notre Père m erveilleux n'est pas à loyer! [8][8]     Col. 2:16 - 17. Que le Christ soit ven u pour accom plir les om bres de la loi juive est le th m e central è du livre d'Hébreux. Tous les aute urs du NT affirm ent que Dieu n'a besoin d'au cu n sacrifice saint ni d'un sacerdoce de médiation . Tout a été accom pli dans Jésus, le Sacrifice e t le prêtre de médiation . [9][9]     Le paganism e a dom iné l'em pire rom ain jusqu'autour du quatrièm e siècle . Mais plusie urs de ses élém ents ont été absorbés par les chrétie ns aux troisièm e et qu atrièm es siècle s. Le term e « pa ïen » était une in ven tion de s apologistes chrétie ns afin d'essaye r de regrouper les n on Chrétie ns dans un paquet com m ode. Un « païen » est un habitan t de la cam pagne; un habitan t du pagus ou de la zone rurale. Puisque le christian ism e s'est principalem ent étendu dans les villes, les rustre s de pays, ou « païens, » étaient considérés en tant que ceu x qu i croyaient en de s dieux anciens. (Chrétiens and the H oly Places, P. 301). [10][10] Erne st H. Short consacre un chapitre entier à l'archite ctu re des tem ples grecs en son livre une History of Religious Architecture (London: Philip Allen & Co., 1936), chapitre 2. David Norrington écrit, « les bâtim e nts religie ux étaient, néanm oins, un e partie intégrale de la re ligion Gréco-Rom aine » (David C. Norrington To Preach or Not to Preach? The Church’s Urgent Question, Carlisle: Patern oster Press, 1996, p. 27). Les païens avaien t égalem e nt des tom beaux « saints ». Michael Grant, The Founders of the W estern W orld: The History of Greece an d R om e (New York: Charles Scribner’s Son s, 1991), pp. 232-234. [11][11] Robin Lane Fox, Pagans and Chrétiens (New York: A lfred  Knopf, 1987), pp. 39, 41-43, 71-76, 206. [12][12] Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 3 [13][13] 1 cor. 3:16 ; Gal. 6:10 ; Eph. 2:20 - 22 ; Heb. 3:5 ; 1 Tim. 3:15 ; 1 Pi. 2:5 ; 4:17. Tous ces passages se rapportent au peuple de Dieu, pas à un bâtim e nt. Dans le s Parole s d'A rthur Wallis, « dans l’Ancien Testam ent, Die u avait un sanctuaire pour son peuple ; dans le nouveau, D ie u a son peu ple com m e sanctuaire .  » http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 66 of 180 [14][14] Selon le NT, l'église est la fille la plus be lle au m onde : Jean 3:29 ; Cor 2. 11:2 ; Eph. 5:25 - 32 ; Apoc. 21:9. [15][15] Clém ent d'A lexandrie, l'instructeur, livre III, ch. 11. [16][16] Adolf Von Harnack dit des ch rétie ns des prem iers et deuxièm es siècle s, « une chose est claire , aucun endroit particulier pou r le culte n'avait encore surgi. L'idée chrétie nne de Dieu et du service divin non seulem e nt n'a pas favorisée cette idée, m ais l'a exclu, alors que les circon stan ce s pratiques de la situation retardaient son développem ent » (To Preach or Not to Preach? p. 28). [17][17] Robert Sau ce y, The Church in God’s Program, p. 12; A .T. Robertson, A Gram m ar of the Greek New Testam ent in the Light of Historical Research, p. 174. Le m ot anglais « chu rch » ainsi qu’en écossaise « kirk » ainsi que le m ot  kirche alle m and sont tous des form es dérivées du m ot grec kuriakon qui ve ut dire « apparte nan t au Seigneur. » Le m ot anglais « chu rch » vient de l’ancien cirice ou circe anglais qui est dérivé du kuriakon grec. Ave c le  tem ps, il a pris la signification de la « m aison de Dieu » et fu t com pliqué ou em berlificoté pour se rapporte r à un bâtim e nt. Les traducteurs de la Bible anglaise nous ont faits une in justice énorm e en tradu isant l'e kklesia en « église. » Ekklesia, en dan s ses 114 parutions dans le NT, signifie toujours une assem blée du peuple (The Church in God’s Program, pp 11.16). William Tyn dale devrait être recom m an dé parce que dan s sa traduction du NT, il a refusé d'e m ployer le m ot « église » pour traduire l'ekklesia. Au lieu de cela, il l'a traduit plus correctem ent e n tant que « rasse m blem e nt. » Malheu reu sem ent, les traducteurs du KJV on t choisi de n e pas suivre la traduction supérieu re de Tyn dale dan s cette M at.ière et ont recouru à « église » com m e traduction d'e kklesia. Ils on t rejeté la traduction correcte de l'e kklesia en tant que « rasse m blem e nt » parce que c'était la term inologie des puritains (“The Translators to th e Reader” from the Preface to the 1611 translation in G. Bray, Docum ents of the English ReforMat.ion, Cam bridge: Jam es Clarke, 1994, p. 435). [18][18] The In structor, Book III, Ch. 11 Clém ent écrit, « La fem m e et l'hom m e doivent aller à l'église vêtus décem m ent. » [19][19] Graydon F. Snyder, An te Pacem : Archaeological Evidence of Church Life Before Constantin (Me rcer University Press/Seedsowers, 1985), P. 67. Snyder écrit, « Il n'est au cu ne évidence littéraire n i indication archéologique qu'u ne telle m aison a été convertie en bâtim e nt d'é glise. Non plus y a-il  quelqu’église existante qui certainem e nt aurait été constru ite avant Constantin. » Dans un autre oeuvre Snyder écrit, « Les prem ières églises se rencontraient uniformém ent dans les m aisons. Jusqu'à l'an 300 nou s ne con naissons aucu n bâtim e nts constru it d'abord com m e église (First Corinthian s: A Faith Com m unity Com m entary, Macon: M ercer University Press, 1991, p. 3). [20][20]   Heb. 13:15 ; 1 Pi. 2:5 [21][21] « selon la loi canonique, un e église est un bâtim e nt sacré dédié au culte à Die u pou r l'utilisation de tou t fidèle e t à l'exercice public de la religion » (Peter F. An son, Churches: Their Plans and Furnishings , Milw aukee: Bruce Publishing Co., 1948, p. 3). [22][22] Pagans and Chrétiens, pp 71, 207, 27, 347, 355. Fox déclare que « dans le christianism e m oderne, il y a plus de 1.6 m illion d'adu ltes voués à la virginité » (P. 355). Ils s'appellent des nonnes et des prêtres. [23][23] Étie nne égalem e nt a parlé négativem ent au sujet du tem ple. Jésus et Étie nne ont été chargés du mêm e crim e, parler contre le te m ple (M arc 14:58 ; Actes 6:13 - 14). [24][24] Jean 2:19 - 21. De m anière significative, le voile du tem ple s’est rom pu par le m ilieu à la m ort de Jésus (Mat.. 27:50 - 51). [25][25] À sa résurrection, le Christ est deve nu « esprit vivifiant » (1 cor. 15:45). Par conséquent, il peu t prendre la résidence dans les croyan ts faisant d’eux de ce fait sa m aison. [26][26] Jean 2:12 - 22. Voir Oscar Cullm an, Early Christian W orship (London: SCM Press, 1969), pp. 72-73, 117.) [27][27] Jean 4:23. Les chrétie ns du NT croyaient qu e l'é glise, la com m unauté des croyants était le tem ple . Et ce cu lte n'était pas localisé à un bâtim e nt ni extrait de la totalité de la vie. Ainsi dan s leu rs esprits il n'existait pas l'idée « d'u n endroit saint. » La place « sainte  » des chrétie ns est aussi om niprésente qu e leur Seigneu r ascensionné ! Le culte n'est pas quelque chose qui se produit dan s u n certain endroità un certain tem ps. C'est un style de vie (J.G. Davie s, The Secular Use of Church Buildings, New York: The Se abury Press, 1968, pp. 3-4). [28][28] Jam e s D.G. Dunn, “The Responsible Congregation, 1 Corinthians 14:26 -40,” in Charism a and Agape (Rom e: Abbey of St. Paul before the W all, 1983), pp. 235 -236. [29][29] L'apologiste chrétie n Minu cius Felix du troisièm e siècle indique, « nous n 'avons aucun tem ple et aucun autel » (The Octavius of Minucius Felix, Chapter 32). See also R obert Ban ks, Paul’s Idea of Com m unity (Peabody: Hen drickson Publishers, 1994), pp. 8-14, 26-46. [30][30] Actes 2:46 ; 8:3 ; 20:20 ; ROM . 16:3,5 ; 1 cor. 16:19 ; Col 4:15 ; Phm. 1:12 ; 2 Jean 10. Il convien t de noter qu'occasionnelle m ent, les chrétie ns ont em ployé les bâtim e nts déjà existan ts pour des buts spécifiques et provisoires. Le porche et l'é cole de Salom on de Tyrannus sont de s exem ples (actes 5:12 ; 19:9). Leurs réunions norm ales d'é glise, cependan t, on t été tou jours placées dans une m aison privée. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 67 of 180 [31][31] An té Pacem , P. 166. Jean A .T. Robinson a écrit « dans les trois prem iers siècle s l'église n'a e u aucun bâtim e nt…  » (The New Reform ation, Philadelphia: The W estm inste r Press, 1965), P. 89. [32][32] Robert Banks, The Church Com es Hom e (Peabody: H endrickson Pu blish ers, 1998), pp. 49-50. La m aison che z Dura Europos a été détruite en A.D. 256. Selon Frank Senn, le s « chrétie ns des prem ie rs siècle s n’avaien t pas la publicité des cultes païens. Ils n'avaie nt aucun tom beau, tem ple , statue, ou sacrifice. Ils ne m ettaient en scène aucun festival public, dan se, exécution m usicale, ou pèlerinage. Leur rituel ce ntral incluait un repas qui avait un e origin e dom estique et une m ise e n sc ne héritée du judaïsm e. En effet, les chrétie ns des trois è prem iers siècle s se sont habituellem ent r éunis dans les résidences privées qui avaien t été converties en espaces aménagés pour la com m unauté chrétie nne… tou t ce ci indiqu e que le dénuem ent ritue l du prem ier culte chrétie n ne devrait pas être pris com m e sign e de prim itivité, m ais plutôt une com m e m anière de souligner le caractère spiritue l du culte chrétie n » (Christian Liturgy, P. 53). [33][33] Certains ont argué du fait que les chrétie ns pré Constantin étaient pauvres et ne pouvaient pas posséder de propriété. Mais c'est faux. Sous la persécution valériane (253-260), par exe m ple, tou tes les propriétés possédées par des ch rétie ns étaient saisies (Philip Sch aff, History of the Christian Church: Volum e 2, M ichigan: Eerdm ans, 1910, p. 62). L. Michael White précise qu e le s prem iers chrétie ns on t eu accès à de plus haute s strates socio-économ iques. En outre, l'environn em ent Gréco -Rom ain du deuxièm e et troisièm e siècle était tout à fait ouvert à beaucoup de groupe s adaptant de s b âtim e nts privés pour l'usage com m unal et religie ux (Building God’s House in the Rom an W orld, pp. 142-143) [34][34] Toward a House Church Theology (Atlanta: Ne w Testam ent R estoration Foun dation, 1998), pp. 29 -42. [35][35] An te Pacem, p. 67. These restructured hom es are called dom us ecclesiae. [36][36] Ibid., p. 46. L. Michael W hite, Building God’s House in the Rom an W orld (Baltim ore: John Hopkin s University Press, 1990), Vol. 1, pp. 16-25. [37][37] Ibid., p. 46. L. Michael W hite, Building God’s House in the Rom an W orld (Baltim ore: John Hopkin s University Press, 1990), Vol. 1, pp. 16-25. [38][38] Jam e s F. W hite, Protestant Worship and Church Architecture (New York: Oxford University Press, 1964), pp. 54-55. [39][39] Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 33. [40][40] To Preach or Not to Preach?, P. 25. En plus de transform e r les m aisons privées, Alan Kreider déclare que « vers le m ilieu du troisièm e siècle , les rassem blem ents se développaient en nom bres e t en richesse. Ainsi les chrétie ns qui se réunissaient dans les îlots, des blocs contenant des m agasins et des loge m ents, ont discrètem ent com m encé à convertir les e spaces privés en com plexes dom estiqu es pou r adapter les besoins de l’assem blée. Ils ont déblayé des m urs pou r réunir des appartem ents, créant de ce fait le s e spaces divers, grands et petits, qui étaient exigés par le s vies de leurs com m unautés grandissantes » (Worship and Evangelism in Pre-Christendom, Oxford: Alain/GR OW Litu rgical Stu dy, 1995, p. 5). [41][41] From Tem ple to Meeting House, P. 195. Les théoriciens Alberti et Palladio de la Renaissance ont étudié les tem ples de la Rom e antique et ont com m encé à em ployer le te rm e « tem ple  » pour se rapporter au bâtim e nt d'église chrétie nne. Plus tard, Calvin s'est référé aux bâtim e nts chrétie ns com m e tem ples, l'ajoutan t au vocabulaire de la Réform e (P. 207). Voye z égalem e nt The Secular Use of Church Buildin gs pp. 220-222 pour l’id ée qui a am ené l'utilisation du term e « tem ple  » com m e référen ce à un bâtim e nt d'église. [42][42] An te Pacem, pp. 83, 143-144, 167. [43][43] Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 2. [44][44] Ibid., p. 31. [45][45] An te Pacem, p. 65; Johannes Quasten, Music and W orship in Pagan & Christian An tiquity (W ashington D.C.: Nation al Association of Pastoral M usicians, 1983), pp. 153 -154, 168-169 [46][46] Music an d W orship in Pagan & Christian Antiquity pp. 162-168. Tertullien (160-225) dém on tre les , efforts im placables des chrétie ns pour élim iner la coutu m e païenne du cortège funèbre. Pourtan t les chrétie ns lui ont succom bé. Les rites funèbres chrétie ns, fortem e nt inspirés des form es païennes, com m e nce nt à apparaître au troisièm e siècle (David W . Bercot, ed., A Dictionary of Early Christian Beliefs, Peabody: Hendrickson, 1998, P. 80 ; Everett Ferguson, ED., ed., En cyclopedia of Early Christianity, New York: Garlan d Publishing, 1990, p. 163). La prière pour les m orts sem ble être apparu e au tou r du deuxièm e siècle . Tertullien nous indique que c'é tait une pratique courante en son jour ( he Oxford Dictionary of the Christian Church, T Third Edition , p. 456). Voir aussi Frank Senn Christian W orship and Its Cultural Setting (Ph iladelphia: Fortress Press, 1983), p. 41. [47][47] An te Pacem, p. 83. [48][48] Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 35; From Tem ple to M eeting House, pp. 168-172. [49][49] Christian History, Volum e XII, No. 1, Issue 37, p. 35; Josef A. Jungm ann, S.J., The Early L iturgy: To the Tim e of Grégoire the Great (Notre Dam e: Notre D am e Press, 1959), p. 141. [50][50] Protestant W orship and Church Architecture, p. 60. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 68 of 180 [51][51] Ces m onum en ts plus tard seraient transformés en bâtim e nts d'église m agnifiques. [52][52] The Early Liturgy, p. 178; From Tem ple to M eeting House, pp. 164-167.                  167. [53][53] Philip Schaff, History of the Christian Church: V olum e 2 (Michigan: Eerdm ans, 1910), p. 292 ), « L'utilisation des catacom bes a duré environ trois siècle s, du seconde à la fin du cin quièm e » (An te Pacem , P. 84). Con trairem ent à la croyan ce populaire, il n'y a pas u n lam beau d' évidence historiqu e dém on trant que les chrétie ns rom ains se sont cachés dans les catacom bes pour échapper à la persécution. Elles se réuniessaient là pour être près des saints m orts (Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 35). [54][54] Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 30. [55][55] An te Pacem , P. 27. « Jésus ne souffre pas ou n e m e urt pas dan s l'art pré-Constantinien. Il n'y a aucun sym bole de croix, n i aucun équivale nt » (P. 56). Philip Schaff in dique qu’après la victoire de Constantin sur Maxence e n A.D. 312, des croix ont été vues sur les casque s, les boucliers, le s cou ronn es, etc. (History of the Christian Church: V olum e 2, p. 270). [56][56] An te Pacem, P. 165. [57][57] History of the Christian Church: V olum e 2, pp. 269-270. [58][58] Une reliqu e est le reste d'un saint après sa m ort aussi bien que n'im porte quel objet sacr qui ait été é en contact avec son corps. Le m ot « relique » vient de reliquere latin, signifiant « laisser derrière. » La prem ière évidence de la vénération des re liques apparaît autour d'A.D . 156 dans le Martyrium Polycarpi. Dans ce docum en t, les reliques de Polycarpe sont considérées plus valable s que les pierre s précieu ses et l'or (The Oxford Dictionary of the Christian Church Third Edition, p. 1379); Father M ichae l Collins and Matthew A . , Price , The Story of Christianity (DK Publishing, 1999), p. 91; The Early Liturgy, pp. 184-187. [59][59] An te Pacem, p. 91. [60][60] From Tem ple to M eeting House, pp. 168-172. [61][61] Voir le chapitre 8 pour des détails. [62][62] C'est la table où la com m u nion sainte a été placée. L'autel-table signifie ce qui est offe rt à Die u (l'autel) et ce qui est donné à l'hom m e (la table). Protestant W orship and Church Architecture P. 40. Les , autels latéraux n 'ont pas été utilisées avant Grégoire le Grand (The H istory of Christianity: Volum e 3, p. 550). [63][63] Protestant W orship and Church Architecture, p. 63. [64][64] Ibid., P. 42. [65][65] Au qu atrièm e siècle , on a interdit les laïcs d’alle r à l'autel. Edw in Hatch, The Grow th of Church Institutions (Hodder and Stou gh ton, 1895), pp. 214-215. [66][66] Norm an Tow ar Boggs, The Christian Saga (New York: The M acm illan Com pany, 1931), p. 209. [67][67] A H istorical Approach to Evangelical Worship, p. 103; History of the Christian Church: Volum e 3, P. 542. Les m ots de l’in troduction de Schaff indique nt : « Après que le christian ism e a été reconnu par l'é tat et autorisé à la propriété, il a élevé des m aisons de culte dans toutes les parties de l'em pire rom ain . Il y avait probable m ent plu s de bâtim e nt de cette sorte au quatri m e siècle qu'il y a eu lieu dans n'im porte quelle è période, excepté peut-être le dix-neuvièm e siècle aux États-Unis…  » voir égalem e nt To P reach or Not to Preach?P. 29. Norrington précise que les évêques des quatrièm es et cinquièm es siècle s grandirent dans la richesse, ils dirigaient des program m es de con struction raffin d'église. Everett Ferguson écrit, « pas avant és l'âge de Constantin trouvent-nous des bâtim e nts particulièrem ent constru its, les halls au début sim ples et puis les basiliques de Constantin. » Avant Constantin, tou tes les structures utilis ées pour des rassem blem ents d'église étaient des « m aisons ou des bâtim e nts com m erciau x m odifiés pou r l'u sage d'é glise » (Early Christians Speak, P. 74). [68][68] En A .D. 312, Constantin a défait l'em pe re ur occiden tal Maxence à la bataille du pon t Milvien. Constantin a clamé que la veille de la bataille, il a vu un signe de la croix dans les cie ux eta été converti en Christ (Ke n Connolly, The Indestructible Book, Grand Rapids: Baker Books, 1996, pp. 39-40)  [69][69] Ceci inclut le s tem ples, le s bu reaux sacerdotaux, l'universit des pontifes, les vierges vestales, et le é titre (réservé) Pontifex Maxim us (ch ef des prêtres païens). Monsign or Louis Duchesne, histoire des débuts de l'église chrétienne : De sa base à la fin du cinquièm e siècle (Monsign or Louis Duche sne, Early History of the Christian Church: From Its Foundation to the End of the Fifth Century(L on don: John M urray, 1912), pp. 49-50; M.A . Sm ith, From Christ to Constantine (Dow ner’s Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 172. [70][70] Paul Joh nson, A History of Christianity (New Your: Sim on & Schu ster, 1976), p. 68. [71][71] Ibid., 68. [72][72] Ibid. [73][73] Il est égalem e nt chargé de la m ort de sa deu xièm e épouse, bien que que lque s h istorie ns croient que c'est une rum eur. Joan E. Taylor, Christians an d the Holy P laces: The Myth of Jew ish-Christian Origins (Oxford: Clarendon Press, 1993), p. 297; History of the Christian Church: V olum e 3, pp. 16-17; Ram say M acM ulle n, Christianizing the Rom an Em pire: A.D. 100-400 (London: Yale University Press, 1984), pp. 44-58. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 69 of 180 [74][74]  Il est égalem e nt chargé de la m ort de sa deuxièm e épouse, bien que quelques h istorie ns croie nt que c'est une rum eur. Joan E. Taylor, Christians an d the Holy P laces: The Myth of Jew ish-Christian Origins (Oxford: Clarendon Press, 1993), p. 297; History of the Christian Church: V olum e 3, pp. 16-17; Ram say M acM ulle n, Christianizing the Rom an Em pire: A.D. 100-400 (London: Yale University Press, 1984), pp. 44-58. [75][75] Constantin sem ble avoir pensé que le soleil inconquis (un dieu païen) et le Christ étaient de façon ou d'autre com patible (Justo L. Gonzalez, The Story of Christianity, Peabody: Prince Pre ss, 1999, pp. 122-123). [76][76] Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 20. [77][77] Ibid.; The Early Liturgy, p. 136. [78][78] The Story of Christianity (Gonzalez), p. 123. [79][79] Pagans and Christian s, p. 666; Caesar to Christ, pp. 63,656. [80][80] The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 1307. [81][81] Constantin a con sacré la nouvelle ville le 11 m ai 330. Il l'a orné avec des trésors pris des tem ples païens dans tout l'est. Robert M. Gran t, Early Christianity and Society (San Francisco: Harper and Row Publishers, 1977), p. 155. [82][82] Caesar to Christ, p. 656. [83][83] A History of Christianity, p. 69; Early History of the Christian Church, p. P. 69. Dans l'église orien tale , Constantin est appe lé le 13èm e apôtre e t est réellem en t vénéré en tan t que saint (The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 405; Christians and the Holy Places, p. 303). [84][84] Christians and the Holy Places, p. 316. [85][85] An te Pacem, p. 93. [86][86] Christians and the Holy Places, p. 308; The Secular Use of Buildings, pp. 222-237. [87][87] La notion qu e le s reliques avaien t une pu issance m agique ne peut pasêtre accréditée aux juifs, parce qu’eux croyaient que tout con tact avec un corps m ort était une pollution . Cette idée était com plètem ent païenne (The Christian Saga, P. 210). [88][88] A History of Christianity, p. 106. T his is a quote from V igilantiu s. [89][89]   Christians and the Holy Places, pp. 317, 339-341 [90][90] Ibid., p. 341. [91][91] The Christian Saga, p. 202. [92][92] The Story of Christianity (Gonzalez), p. 123. [93][93] The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 1379. Helena a fait son pèlerinage à la terre sainte ju ste après l'exécution du fils de Constantin et du « suicide » de son épouse (Pagans and Christians, pp. 670-671, 674). [94][94] Oscar Hardm an, A History of Christian W orship (Te nnessee: Parthenon Press, 1937).). Helena a donné à Constantin deux de ces clous : Un pour son diadèm e et l'autre pour son cheval (A History of Christianity, p. 106; Early History of the Christian Church pp. 64-65). « On a dit que la croix avait de s puissances , m iraculeuses, e t de s m orceau x de bois qu ’on prétendait lu i appartenir ont été trouvés partout dan s l'em pire » (The Story of Christianity, Gonzale z, p. 126). La lége nde de la découverte de la croix par Helena a pris son origin e à Jérusalem dans la deuxièm e m oitié du qu atrièm e siècle e t s’est rapidem ent réparti dans l'em pire entier. [95][95] Christians and the Holy Places, p. 308; The Christian Saga, pp. 206-207. [96][96] Certains de ces bâtim e nts d'église ont été érigés à un coût pu blic (Pagans and Christian s, pp. 667-668). [97][97] Christians and the Holy Places, p. 309. [98][98] An te Pacem, P. 65. Ces endroits étaient désignés sous le nom du m artyria. [99][99] Ibid., P. 92 ; Histoire chrétienne, volum e XII, non 1, issue 37, P. 35. [100][100]         Christians and the Holy Places pp. 340-341. Com m e J.G. Davies indique, « Com m e les , prem iers chrétie ns n'avaient aucune crypte sainte, le be soin de cons cration n 'a pas surgi. Ce n’est qu’au é quatrièm e siècle , avec la paix de l'é glise, qu e la pratique de consacre r des b âtim e nts a com m encée (The Secular Use of Buildings, pp. 9, 250). [101][101]         A History of R eligious Architecture, p. 62. [102][102]         A History of Christianity, p. 209. [103][103]         An te Pacem, P. 109. La ru e Pierre avait 835 pieds de long (Christian H istory, Volum e XII, No. 1, Issue 37, p. 35). [104][104]         The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 1442. [105][105]         Edw ard Norm an, The House of God: Church Architecture, Style, and H istory (London: Tham es and Hudson, 1990), pp. 38-39. [106][106]         Ibid., P. 31. [107][107]         Protestant W orship and Christian Architecture p. 56; Building God’s House in the Rom an , World, p. 150; Early Christianity and Society, pp 152-155. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 70 of 180 [108][108]         From Tem ple to M eeting House, p. 185. [109][109]         C'est une citation du Porphyre , auteu r anti-Chrétie n (The Secular Use of Church Buildings, p. 8). Porphyre a indiqué que les chrétie ns étaient contradictoires parce qu 'ils ont critiqu le cu lte païen, é pourtan t ont érigé les b âtim e nts qui ont im ité les te m ples païens ! (Building God’s House in the Rom an W orld, P. 129). [110][110]         The Story of Christianity (Gonzale z), P. 122. Selon le professeur Harvey Yoder, Constantin a constru it l'église originale de Hagia Sophia (l'église de la sagesse) sur l'em placem ent d'un tem ple pa ïen et a im porté 427 statu es païennes de l'autre côté de l'em pire pour le décorer (“From Hou se Churches to Holy Cathedrals,” Lectu re give n in Harrisburg, V A, Oct., 1993). [111][111]         The Founders of the W estern W orld P. 209. La prem ière basilique était l'église St-Jean , Lateran constru ite à partir d’un palais im périal donné en A.D. 314 (Building God’s House in the Rom an W orld,, P. 18). « Constantin, en décidant ce que l'é glise pion nière St-Jean Lateran devait être, a ch oisi la basilique com m e m odèle, l'établissant de ce fait en tant que norm e pour les endroits du culte   chr n de étie Rom e» (Lion el Casson, Everyday Life in Ancient Rom e, Baltim ore: The Johns Hopkins University Press, 1998, p. 133). [112][112]         Christian H istory, V olum e XII, No. 1, Issue 37, p. 19; The House of God, p. 24; The Early Liturgy, p. 123 Le m ot basiliqu e vient du basileus grec qu i veut dire « roi. » « Les architectes chrétie ns ont adapté le plan païen, installant un autel près de la grande apside arrondie à une extrém ité de l'édifice, où le roi ou le juge était assis ; l'évêque devait m ainte nan t rem place r l'honorable païen. » Father Michael Collins and Matthew A . Price, The Story of Christianity (DK Publishing, 1999), p. 64. [113][113]         Protestant W orship and Christian Architecture p. 56.  Un érudit cath olique dit, « longtem ps , avant l'époqu e chrétie nne, les diverses sectes païennes et les associations avaient adapté le type de basilique au culte » (The Early Liturgy, p. 123; From Tem ple to Meeting House, pp. 162-163. En outre, Gregory Dix précise que les églises de Constantin à Jérusalem et à Beth lehem , construites e ntre A .D. 320 e t 330, ont été m odelées su r les sanctuaires païens syriens (The Shape of the Liturgy, New York: The Seabury Press, 1982, p. 26). [114][114]         Michael Gough, The Early Christians (London: T ham es and Hudson, 1961), p. 134. [115][115]         The Early Christians, p. 134. [116][116]         The Early Liturgy, p. 137. [117][117]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 57. [118][118]         Ibid., pp 57, 73-74. « Le bâtim e nt d'église n'était plus la m aison du peuple de Dieu pour leur culte com m un, m ais la Maison de Dieu dans laquelle il était pe rm is d'entrer avec toute vénération. Ils doivent rester dans la nef (où les m em bres de la con grégation s'assoien t et se tiennen t) et s'abstenir d ’entrer dans le choeu r (la plateform e du cle rgé) qui était pou r le ch oe ur ou le sanctuaire r éservé pour le sacerdoce » (From Tem ple to Meetin g House, p 244; The Growth of Church Institutions, pp. 219-220). [119][119]         Les autels étaient faits de bois au début. Alors, au début du sixièm e siècle , ils étaient faits de m arbre, de pie rre, d’argent ou d’or. The H istory of Christianity: Volum e 3, p. 550 [120][120]         An te Pacem , p. 93; Protestant Worship an d Church Architecture, p. 58; W illiam D. M axw ell, An Outline of Christian W orship: Its Developm ents and Form s (New York: Oxford Unive rsity Press, 1936), p. 59. [121][121]         The H istory of Christianity: p.204 [122][122]         The H istory of Christianity: p.204 [123][123]         Ibid., p. 551 [124][124]         A History of R eligious Architecture, p. 64. [125][125]         The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 302. [126][126]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 57. [127][127]         The Secular Use of Church Buildings, p. 11; The Shape of the L iturgy, p. 28. [128][128]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 59. [129][129]         The Shape of the L iturgy, p. 28. [130][130]         The H ouse of God, pp. 23-24. [131][131]         Christian History, Volum e XII, No. 1, Issue 37, p. 19. Grégoire le Grand (540-604) e st le prem ier pour pre scrire l'utilisation l'e au et les reliqu es saintes de chr tie n pour épurer les te m ples païens à é l'usage chrétie n. Bede, A History of the Christian Church and People (Ne w York: Dorset Press, 1985), pp. 86 -87 (livre I, chapitre 30). Ces pages con tiennent de s instru ctions de Grégoire le Grand jusqu’à quel point les tem ple s païens devaie nt être sanctifiés pour l'usage chrétie n. Voir égalem e nt John Mark Terry, Evangelism : A Concise History (Nashville: Broadm an & Holm an Publishe rs, 1994), pp. 4850; The Secular Use of Church Buildings, p. 251. [132][132]         Ibid., p. 20; Protestant W orship and Church Architecture, p. 56. [133][133]         Ibid., p. 20; Protestant W orship and Church Architecture, p. 56 http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 71 of 180 [134][134]         The Early Liturgy, p. 132 [135][135]         Rich ard Krautheim e r, Early Christian and Byzantine Architecture (Middlesex: Penguin Books, 1986), pp. 40-41. Krautheim e r donne une description vive des parall les entre le service im périal rom ain et la è liturgie chrétie nne sous Constantin. [136][136]         The Early Liturgy, pp. 129-133. [137][137]         Voir chapitre 6 pour une pleine discussion. [138][138]         The Story of Christianity (Gonzalez), p. 125 [139][139]         Ke nneth Scott Latourette retrace l'in fluen ce forte du paganism e Greco-Rom ain dans la foi chrétie nne e n son livre A History of Christianity (New York: Harper and Brothers, 1953), pp. 201-218. [140][140]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 56 [141][141]         The Early Liturgy, pp. 130, 133. [142][142]         Les historiens appellent la période du règn e de Constantin « la paix. » La paix e st venu e réellem en t avec l'é dit de Galérien en A.D. 311. Elle a été alors popularisée par l'é dit de Milan dans A.D. 313. Ces édits ont arrêté la pe rsécution méchante de Dioclétie n d ébutée en A .D. 303. Juste 11 an s après l'édit de Milan, Constantin, le prem ier em pereur chrétie n, ces règles sont devenus règle unique de l'em pire rom ain (The Story of Christianity (Gonzalez), pp. 106-107; Caesar to Christ, p. 655). [143][143]         Adolf Von Harnack estim e qu'il y avait trois à quatre m illion s de chrétie ns dans l'em pire au début du règn e de Constantin. The Mission and Expansion of Christianity in the First Three Centuries Volum e , 2 (New York: G.P. Putnam’s Son s, 1908), p. 325.), D'au tre s l'estim en t à seulem e nt quatre ou cinq pou r cent de la population de l'em pire (Christians and the Holy Places, p. 298). [144][144]         A History of Christianity, p. 126; Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 19. [145][145]         The Early Liturgy, p. 123. [146][146]         Will Duran t, The Age of Faith (New York: Sim on & Schuster, 1950), p. 8. [147][147]         The Search for the Origins of Christian W orship p. 65. , [148][148]         Early Christianity and Society, p. 163 [149][149]         Constantin avait accordé l’exem ption de taxes en AD. 323 Caesar and Christ, p. 656 [150][150]         Christian History, Volu m e XII, No. 1, Issu e 37, p. 20. [151][151]         From Tem ple to Meeting House, pp. 167, 180. Constantin construisit des cryptes sur les sites d’histoire bibliqu e. (Pagans and Christian s, p. 674). [152][152]         Contrastez ceci avec la m arque 14:58, actes 7:48, le cor 2.5:1, Heb. 9:11, et Heb. 9:24. [153][153]         To Preach or Not to Preach?, p. 29 J.D. Davies écrit, « quand les chrétie ns on t com m encé à constru ire leurs grandes basiliques, ils ont cherché des con seils de leur Bible et bien tôt appliquaient tou t ce qui a été dit au sujet du tem ple de Jérusalem à leurs nouveaux édifices, apparem m ent ignorant du fait que ce faisant ils se com portaient contrairem ent aux perspe ctives du NT .  Davies continue pour dire qu e le culte des » saints [vénérant les saints m orts] e t son intégration régu lière dans les bâtim e nts d'église a finalem ent placé son sceau su r le s perspectives de l'é glise com m e e ndroit saint, « enve rs leque l les chrétie ns devaient adopter la mêm e attitude que les juifs envers le tem ple de Jérusalem et des païens à leurs crypte s » (The Secular Use of Church Buildings, pp. 16-17). Oscar Hardm an écrit, « le systèm e rom ain d'adm inistration et l'arch ite ctu re de ses plu s grandes m aisons et halls publics ont pr té des conseils su ggestifs à l'église dans la graduation de sa ê hiérarch ie et la définition de se s sphères de juridiction, et dan s la construction de b âtim e nts de culte » (A History of Christian W orship, pp. 13-14). [154][154]         The Christian Saga, p. 209 [155][155]         Marc 14: =58 ; Actes 7:48 ; 17:24 ; Gal. 4:9 ; Col 2:14 - 19 ; 1 Pi 2:4 - 9 ; Heb. 3-11. [156][156]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 51 [157][157]         Ibid., p. 57 [158][158]         Pour des détails voir le Richard Krautheim e r, prem ier chrétien et architecture bizantine (Middle sex : Pingouin Books, 1986). [159][159]         Pour des détails voyez The H ouse of God, pp. 51-71. La Hagia Sophia (L’Église de la Sainte Sage sse), qui s'est ouverte en A D 360 et a été reconstru ite dans A D 415, est réputée par l'église orientale pou r être l'in corporation parfaite d'u n bâtim e nt d'église. [160][160]         A History of R eligious Architecture, Ch apter 10. [161][161]         The H ouse of God, pp. 104-135. [162][162]         A History of Religious Architecture, Chapter 11-14 and Otto Van Sim on’s classic volu m e The Gothic Cathedral: Origins of Gothic Architecture & the Medieval Con cept of Order(Princeton: Princeton University Press, 1988). [163][163]         Early Christian and Byzantine Architecture, p. 43 [164][164]         The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 302. Fran k Senn explique com m en t la structure gothiqu e a dispersé le rassem ble m ent et a reflété le com partim entalisation du clergé sur http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 72 of 180 les laïcs (Christian Liturgy, pp. 212-216). [165][165]         The Age of Faith, p. 856 [166][166]         The Gothic Cathedral, P. 122. Senn écrit, « plus d'espace en tre les piliers pouvait être re m pli de plus grandes fenêtres, ce qui donnait une légèreté et u n éclat au x nou veaux bâtim e nts dont les A ncien bâtim e nts rom ans m anquaie nt. Les fenêtres pou vaient être rem plies de vitrau x, qu i pourrait m ontrer les histoire s bibliques ou utiliser les sym boles th éologiques qui on t été précédem m en t pein ts su r les m u rs (Christian Liturgy, P. 214). [167][167]         Ibid., p. 857. [168][168]         The Age of Faith, p. 856 [169][169]         The H ouse of God, pp. 153-154; Exploring Churches, pp. 66-67. [170][170]         Gothic Cathedral, pp. 22-42, 50-55, 58, 188-191, 234-235. Von Sim on m on tre com m ent la métaphysique de Platon a formé l'archite ctu re gothique . La lum ière et la lu m inosité atteignen t leur perfection dans le s fenêtres gothiqu es de vitraux. Des nom bres de proportions parfaite s harm on isent tous les élém ents du bâtim e nt. La lu m ière e t l'harm onie sont des im ages du cie l ; elles sont les principes de l’ordre de la création. Platon a enseigné que la lum ière est le plus notable des phénomènes, le plus près de la form e pure. Le Néoplatonism e concevait la lum iè re com m e réalité transcendantale qui illu m in e notre intellect pou r n ou s faire saisir la vérité. La conception gothiqu e était esse ntiellem e nt le mélange des visions de Platon, d'A ugustin, et de Denis, le pseu do Aréopagite (un Néo-platoniste re m arqu able). [171][171]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 6. [172][172]         Neil Carter, « l'histoire de Steeple, » m anu scrit non publié, 2001. L'à texte in tégral peu t être accédé che z w w w.christinyall.com /steeple.htm l [173][173]         From Tem ple to M eeting House, p. 190. [174][174]         L'architecture baroque des 17i m es  et 18ièm es siècle s a suivi le chem in du gothique en è séduisant le s sens avec sa rich esse et d écoration harm onieu ses (Exploring Churches, pp. 75-77). J.G. Davies déclare que dans l'oue st pe ndant le m oyen âge , les cathédrales étaient considérées com m e des m odèles du cosm os (The Secular Use of Church Buildings, P. 220). [175][175]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 131. [176][176]         Pour une discussion détaillée des spécificités h istoriques de l'architecture gothiqu e, voyez The Age of Faith, de Will D urant le chapitre 32. Bien que désuète, l'arch ite ctu re gothique a fait une r éapparition iè parm i les protestants ave c la renaissance gothique au m ilie u du 19 m e siècle . Mais la construction gothique a cessé après la deuxièm e guerre m ondiale (architecture protestan te de culte et d' église, pp. 130-142 ; The House of God, pp. 252-278 [177][177]         Christian Liturgy, p. 604. [178][178]         See 1 Cor. 2:9-16. [179][179]         Protestant Worship and Church Architecture, P. 64. Le prem ier bâtim e nt d'église protestante était le château chez Torgua construit en 1544 pou r le culte luthérien . Il n'y avait aucun choeur, et l'autel était devenu une table sim ple (From Tem ple to Meeting Place, p. 206). [180][180]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 78 [181][181]         A Historical Approach to Evangelical Worship pp. 142-143, 225. Intéressant, les 19ièm es et , 20ièm es siècle s ont vu une ren aissance im portan te d'architecture m édiévale parm i tou s le s corps protestants (Protestant W orship and Church Architecture, p. 64). [182][182]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 79 [183][183]         « de tous grands professeu rs du christianism e, M artin Luther a perçu le plus clair la différen ce entre l'Ecclesia du Nouveau Testam en t et l'é glise institu tion nelle, et a réagi le plus brusquem e nt con tre le quiproquo qui les identifierait. Par conséquent il a refusé de tolérer le m ot « église » il l'a appelée u ne term e am biguë obscure. Dans sa traduction de la Bible, il a rendu l'e cclesia par le « rasse m blem e nt »… il a réalisé que l'ecclesia du Nouveau Testam en t n’est pas « une chose, » une « in stitution, » m ais plutôt une un ité de personne s, un peu ple, u ne com m u nion… son aversion pour le m ot « église, » était si forte, mêm e les faits de l'histoire le prouvent davantage. L'utilisation lingu istique de la réform e et de l'è re post-R éform e a dû parvenir aux lim ites avec l'idée puissam m ent développée de l'église, et par conséquent toute confusion sur l'utilisation de ce » m ot am bigu  « obscur a pénétré la théologie de la Réform e. Il était im possible de recu ler l'horloge un m illénium et dem i. La conception « église » est restée irrévocablem en t m ou lée par ce processus historiqu e de 1500 ans… » (Em il Bru nner, The M isunderstan ding of the Church, London : Lutte rw orth Press, 1952, pp. 15 -16). [184][184]         Martin Luth er, Luther’s W orks (Philadelphia: Fortress Pre ss, 1965), pp. 53-54. [185][185]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 82. [186][186]         Exploring Churches, pp. 72-73. L'autel-table a été déplacé de la position élevée de « l’autel » et abaissé l’étage du choeu r (plateform e de clerg é), lui donnant une position de m oindre pro in ence. Le ém pupitre a été rapproché de la nef où le peuple est assis, afin de faire du serm on une partie fixe du service . http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 73 of 180 [187][187]         Voir Gen. 11:3 - 9. L'histoire du clocher est basée sur « l'histoire du clocher, » le m anu scrit non publié de Neil Carter, 2001. Le texte intégral peut être accédé che z w w w.christianityall.com /ste eple .htm l [188][188]         Zah i Havass, The P yram ids of Ancient Egypt (Pittsburgh: Carnegie M useum of Natural H istory, 1990), p. 1; Ern est H . Sh ort, A History of R eligious Architecture (New York: The M acM illan Com pany, 1936), p. 13 [189][189]         A History of R eligious Architecture, p. 167. [190][190]         The H ouse of God, p. 160. [191][191]         Charles W icks, Illustrations of Spires and Tow ers of the Medieval Churches of En gland (Ne w York: Hessling & Spielm eyer, 1900), p. 18. [192][192]         Paul and Teresa Clow ney, Exploring Churches (Grand R apids: Ee rdm an s Pu blish in g Com pany, 1982), p. 13. [193][193]         The Age of Faith, p. 865. [194][194]         Le term e britann ique anglican pour clocher est « flèche » [195][195]         Exploring Churches, p. 13. [196][196]         Gerald Cobb, Lon don City Churches (London: Batsford, 1977), p. 15ff. [197][197]         Viktor Furst, The Architecture of Sir Christopher W ren (Lon don: Lu nd Hum phries, 1956), P. 16. Puisque les églises de Londres étaient tellem e nt serrées entre d'autres bâtim e nts, peu de place était considérée pour l'em phase su r rien d ’autre que la flèche elle-mêm e. En con séquence, Wren a établi la tendance des bâtim e nts d’églises  avec les c ôtés re lativem ent régu liers com portant un e fl che è disproportion nellem e nt grande et fleurie sur une extr ité (Paul Jeffery, The City Churches of Sir Christopher ém Wren, London : The Ham bledon Press, 1996, p.88). [198][198]         The H ouse of God, p. 251 [199][199]         Peter W illiam s, Houses of God (Chicago: Un iversity of Illinois Press, 1997), pp. 79; Colin Cunn ingham , Ston es of Witn ess (Gloucestershire : Sutton Publishing, 1999), p. 60 [200][200]         Matt. 1:23 [201][201]         L'am bo est la term e latin pour le pupitre. Il est dérivé de l'am bon qui veu t dire la « crête d'u ne collin e. » La plu part de s am bos ont été élevés et atteints par des m arches (En cyclopedia of Early Christianity, p. 29; Peter F. A nson, Churches: Their Plans and Furnishings, Milw aukee: Bruce Publishing Co., 1948, p. 154 [202][202]         L'am bo est la term e latin pour le pupitre. Il est dérivé de l'am bon qui veu t dire la « crête d'u ne collin e. » La plu part de s am bos ont été élevés et atteints par des m arches (En cyclopedia of Early Christianity, p. 29; Peter F. A nson, Churches: Their Plans and Furnishings, Milw aukee: Bruce Publishing Co., 1948, p. 154 [203][203]         New W in e in Old W ineskin s, p. 76. [204][204]         The Early Christians, P. 172. En cyclopedia of Early Christian ity, P. 29. Le prédécesseur de l'am bo est le « m igdal » de la synagogue . « Migdal » signifie la « tou r » dans l'hébreu. [205][205]         En cyclopedia of Early Christianity, p. 29. [206][206]         Latin for “pulpit.” Building God’s House in the Rom an W orld, p. 124 [207][207]         Christian Sm ith, Going to the Root (Scottdale : Herald Press, 1992), p. 83. [208][208]         Building God’s House in the Rom an W orld, p. 124. [209][209]         Ibid. [210][210]         Ibid. [211][211]         New W in e in Old W ineskin s, p. 76. [212][212]         Exploring Churches, p. 26. [213][213]         Christian W orship and Its Cultural Setting, p. 45. [214][214]         Ow en Chadw ick, The Reform ation (Pengu in Books, 1968), P. 422. Au 16 ièm e siècle , le pu pitre était com biné avec le bureau de lecture (ou le lutrin ) pour faire sim ple structure un « double. » Le bureau de lecture était la pièce la plus basse du pupitre (New W in e in Old W ineskin s, P. 77).. [215][215]         Christian W orship and Its Cultural Setting, p. 45. [216][216]         “All Eyes to the Front: A Look at Pulpits Past and Present, Your Church, January/February ” 2002, p. 44. [217][217]         Jam e s F. W hite, The W orldlin ess of Worship (New York: Oxford Unive rsity Press, 1967), p. 43. [218][218]         The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 1271; Going to the Root, p. 81. [219][219]         The Secular Use of Church Buildings, P. 138. De tem ps e n tem ps quelques bancs en bois ou en pierre ont été donnés pour les vie illards et les m alades [220][220]         New W in e in Old W ineskin s, p. 73. [221][221]         Ibid., P. 74. Vers la fin du M oye n Âge , ces siège s ont été m in utieuse m ent décorés des im ages des saints et des anim aux de fantaisie ( To Preach or Not to Preach?, p. 31; J.G. D avies, The Westm inster Dictionary of Worship, Ph iladelphia: The Westm inster Press, 1972, p. 312). http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 74 of 180 [222][222]         Dou g Adam s, Meeting House to Cam p Meeting (Au stin: The Sharing Com pan y, 1981), p. 14. . [223][223]         Exploring Churches, p. 28. [224][224]         Christian Liturgy, p. 215. [225][225]         Exploring Churches, p. 28. [226][226]         The Secular Use of Church Buildings, p. 138. [227][227]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 101. [228][228]         Exploring Churches, p. 28 [229][229]         The Secular Use of Church Buildings, p. 139; [230][230]         The Secular Use of Church Buildin gs, P. 139. Que lque s ecclésiastiques on t attaqué l'abus du décorum des bancs. Un prédicateu r e st noté pour donn er un serm on déploran t de siège que le rassem blem ent « ne veut rien d’autre que des lits pour entendre le Parole de Dieu … » [231][231]         New W in e in Old W ineskin s, p. 74.. [232][232]         Meeting House to Cam p Meeting, p. 14. [233][233]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 85. [234][234]         Ibid., p. 107 [235][235]         Ibid., p. 85. [236][236]         Ibid., p. 107. [237][237]         Exploring Churches, p. 74. [238][238]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 118. [239][239]         Exploring Churches, p. 17. [240][240]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 121ff. [241][241]         From Tem ple to M eeting House, pp. 237, 241. [242][242]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 140 [243][243]         Protestant W orship and Church Architecture P. 129. Que lque s églises ont les baptistères , in tégrés derrière le pupitre et le choeur. Dans la tradition catholique, de s bougies n'ont pas été généralem en t placées sur l'autel-table avant le 11ièm e   siècle (The Early Liturgy, P. 133). [244][244]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 134 [245][245]         Ibid., p. 133. [246][246]         Ibid., pp. 120, 141. [247][247]         Ibid., p. 125. [248][248]         Ibid., p. 129 [249][249]         Rethinking the W in eskin, ch apitre 3. Com m e J.G. Davies in diqu e, « la question du bâtim e nt d'église est inséparable de la qu estion de l'é glise et de sa fon ction dan s le m onde m oderne  (The Secular Use » of Church Buildings, p.208). [250][250]         Leonard Sw eet, « Church A rch ite ctu re for the 21st Century » Your Church Magazine, , m ars/avril 1999, P. 10. En cet article, Swee t essaye d'envisage r les b âtim e nts d'église postm odernes qui éclatent l’ancien m oule l'architectural qui favorise la passivité. Ironiquem ent, cependant, Swee t lui- mêm e e st in conscie m m ent retenu captif aux anciens paradigm es de b âtim e nt d'église com m e espaces sacrés. Il écrit, « naturellem ent, vous n e construisez pas sim plem e nt un b âtim e nt quand vous constru isez une église ; vous constru isez u n espace sacré. » Cette sorte de pensée païenne dérange profondém ent ! [251][251]         Christian Liturgy, P. 212. Le bâtim e nt d'é glise de style au ditorium transform e le rasse m blem e nt en assistance passive tandis que le Gothique le disperse par u ne longue , étroite n ef ou dans les recoins et les fentes (P. 604). [252][252]         A quote from Gotthold Lessing (Lessin g’s Theological W ritin gs). [253][253]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 5. [254][254]         The W orldlin ess of Worship, pp. 79-83 [255][255]         Platon craignait d'exposer la jeunesse à certains types de m usique parce qu'il pouvait exciter les ém otions fausses (la R épublique, 3:398). [256][256]         Protestant W orship and Church Architecture, p. 19 [257][257]         Ces pe rspicacités doivent beaucoup à m on am i Hal M iller. [258][258]         R. Som m er parle « d'u n espace sociole cte » com m e e ndroit où les gens tendent à éviter le contact person nel entre e ux. Le bâtim e nt m oderne d'é glise adapte la description de Som m er plutôt bien Sociofugal Space,” Am erican Journal of Sociology, 72, 1967, p. 655). [259][259]         To Preach or Not to Preach?, p. 30. [260][260]         The Secular Use of Church Buildings, p. 206. [261][261]         Going to the Root, p. 95. [262][262]         Ibid. [263][263]         Howard Snyder dém olit la plupart des argum ents com m u ns pour « avoir besoin » des b âtim e nts http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 75 of 180 d'église dans son Radical R enewal: The P roblem of W ineskin s Today (Houston: Tou ch Publications, 1996), pp. 62-74. [264][264]         Acts 17:6. [265][265]         Pour une discussion sur le pou rquoi les prem iers ch r tie ns se sont réunis dans les m aison s et é com m en t les grands rassem ble m ents pe uve nt e ntrer dan s des églises de m aison, voyez Rethinking the Wineskin Chapte r 3. [266][266]         Un auteu r cath olique anglais l'a m is de cette fa , « s'il y a une méthode sim ple de sauver la çon m ission de l'église qu e c'est probable m ent la décision pour abandonn er des bâtim e nts d'église pou r e lles sont les endroits fondam entalem en t artificie ls… et ils ne corresponde nt pas à quelque chose qui e st norm al dans la vie quotidie nne » (du tem ple à en droit de réunion, P. 323). [267][267]         Rich ard Bush m an, The Refinem ent of Am erica (Ne w York : Alfred Knopf, 1992,) p. 338.  En tre 1820 et 1840, les églises américaines ont com m encé à apparaître avec les colonnes dorique s rém in iscentes du classicalism grec et des passages arqué rém in iscents de Rom e antique (Houses of God,, P. 12). CHAPITRE 4   LE PASTEUR : VO LEUR DE FONCTIO NNEM ENT DE CHAQUE MEM BRE   C'est une tendance universelle dans la religion chrétienne, comme dans beaucoup d'autres religions, de donner une interprétation théologique aux institutions qui se sont développées graduellement sur une période au nom de la practique, et d’intégrer cette interprétation dans les périodes primitives et d'enfance de ces institutions, les rattachant à un âge où en fait personne n'aurait imaginé qu'ils auraient eu une telle signification.            - Richard Hanson     Le pasteur   Il est la figure fondam entale de la foi prote stan te. Il est le chef, le cuisin ier, et le lave -vaisselle du christianism e m oderne. Le pasteur dom ine à ce point dans le s esprits de la plu part des chr étie ns qu 'il est plus reconnu , plus fortem ent adm iré, et plus forte m ent approuvé que Jésus-Christ lui-mêm e !       Retirez le pasteu r et le christianism e m oderne s ’effondre. R etire z le paste ur et pratiquem e nt chaque Église protestante est jetée dans la panique. Enlevez le pasteur e t le prote stan tism e com m e nous le connaissons m eurt. Le pasteur est le point focal, le fondem ent principal, et la pi èce m aîtresse de l'Église m oderne. Il est l'incarn ation du ch ristianism e protestant.       M ais voici l'ironie profonde. Il n'y a pas un seul verset dans tout le NT qui su pporte l'e xistence du paste ur m oderne ! Il n’existe sim plem e nt pas dans l'É glise prim itive.       (Notez que j'e m ploie le term e « pasteur » dans tout ce chapitre pour dépeindre le titre et le rôle du pasteur m oderne. Je ne parle pas des individus sp écifiques qu i rem plissen t ce rôle. G énéralem en t, ceux qui serve nt sous le titre de paste ur sont des person nes m erveilleuses. Ils sont des chrétie ns honorables, décen ts, et souven t doués qui aim ent Dieu et ont u ne ardeu r pou r servir son peuple. M ais c'est le rôle qu'ils accom plissent que Les Écritures et l’histoire de l'É glise contredisent, c’est ce qu e ce chapitre m on tre ra.)            Le Term e « pasteur » apparaît dans le NT :   Et il a donné les uns com m e apôtres, et les autres com m e prophètes, et com m e évangélistes, et com m e PASTEURS et docteurs (Éphésiens 4:11,). [2 ] [2 ] [1 ] [1 ]      Le pasteur est dans la Bible… vraie ? http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ   Les observations suivan tes doiven t être faites au sujet de ce texte.   Page 76 of 180 C Ici est le seul verse t du NT où le term e « pasteur » est em ployé .Un seul verset est une preuve m aigre sur laquelle on puisse fonde r la foi protestante au com plet! À cet égard, il y a plus de support bibliqu e pour la m anipulation de serpents qu 'il y e n a pour le paste ur m oderne. (M arc 16:18 et Actes 28:3- 6 m entionne nt tou s les de ux la m anipu lation des serpe nts. Ainsi la m anipulation de serpents ’em porte  à deux versets l [4 ] [3] [3 ] contre un.) [4 ]   C  Le te rm e e st em ployé dans le pluriel. C'est « pasteurs. » Ce qu i e st significatif. Que ls que puisse nt être ces « pasteurs », ils sont plu riels dans l'É glise, non singulie rs. En conséquence, il n'y a aucun su pport bibliqu e pour la pratique de Sola Pastora (paste ur unique).   C   « Pasteur » tradu it le term e grec poim en . Il signifie berge r. (« le pasteur » est le term e latin pour le berger.) « Le pasteur, » donc est un e métaphore pou r décrire u ne fonction particulière dans l'Église. Ce n'e st pas un office ou u n titre. Un berge r du prem ier siè cle n'avait rien à voir avec le sens spécialisé et profession nel qu 'il a revêtu dans le christianism e m ode rn e. Par cons équent, Éphésiens 4:11 ne dépeint pas un titre pastoral, m ais un iquem e nt un r ôle de plu sieurs fonction s dans l'É glise. Le s be rgers sont ceux qui fournissen t n aturellem ent la nourriture et les soins aux brebis de Dieu . C'est une erreur profon de, donc, de [6 ] [5 ] [5 ] confondre des bergers avec un office ou un titre com m e c ’est généralem en t le cas aujourd'h ui. [6 ]   C Tout au m ieu x, ce texte est oblique. Il n 'offre absolum ent au cun e d éfinition ou description de ce que sont les pasteurs. Il les m entionn e uniquem ent. Regrettablem en t, nous avons rem pli ce term e de notre propre concept occidental de pasteur. Nous avons int égré le concept m oderne du pasteu r dans le NT. Jam ais dans l'im agination d'un h om m e ayant des hallucinations ne verrait un chr tie n du prem ier siècle im agin er l’office é pastoral m oderne ! Les cath oliques ont fait la mêm e erreur ave c le te rm e « prêtre. » Vous trouvez le te rm e « prêtre » em ployé trois fois dans le NT pour se rapporter à un croyant . Pourtant un prêtre dans l’Église prim itive n’avait rien de l'hom m e qui s'habille en noir et qui porte un collet re nvers ! é       Rich ard Hanson fait le poin t quand il dit, « Pour nous les m ots évêques, prêtres, et diacres sont stockés avec les associations de presque deux m ille an s. Pour les gens qui les ont em ploy s la prem ière fois, les titres de é ces fonctions peuvent avoir signifié un peu plus que des inspecteurs, des hom m es plus âgés et des aides… c’est quand la signification théologique peu convenable a com m encé à leur être attachée que la déform ation du concept du m in istère chrétien a com m encé. »       Dans m es livres Rethinking the Wineskin et Who is Your Coverin g?, Je prouve que les bergers du prem ier siècle étaient les anciens locaux (presbytres) [9] [9] [10] [8] [8] [7 ] [7 ] et des surveillants de l'É glise [11] [11] [10] . Et leur fonction était com plètem ent en désaccord avec le rôle pastoral m oderne.                          D'où est-il venu ?          Si le paste ur m oderne était absen t de l'É glise prim itive, d'où est-il ven u? Et com m e nt s'e st-il élevé à une position aussi im portante dans la foi chrétie nne ? C'e st un conte douloureux, dont les racines son t em brouill es é et com ple xe s. Ses racines re m ontent à la ch ute de l'hom m e.       Avec la ch ute est venu un d ésir im plicite ch ez l'hom m e d'avoir un ch ef physiqu e par leque l il puisse s’approcher de Dieu. Pour ce tte raison, les soci tés hum aines à travers l'histoire ont constam m ent créé une é caste spiritu elle spéciale d’icônes religieuse s. Le cham an, le s sham an s, le rhapsodist, le faiseur de m iracle, le http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 77 of 180 [12 ] [12 ] sorcier, le devin, le sage-hom m e, e t le prêtre ont tous étés avec nous depuis la bourbe d'Adam .       L'hom m e déchu a toujours eu le désir d'ériger une caste sacerdotale particulière qu i soit spécialem en t douée pour sollicite r les dieux en son nom .Cette quête est dans notre sang. Elle vit dans la m oe lle de nos os. En tant que créatures déchu es, nous cherchons un e personn e qui soit dot e de pouvoirs spirituelles particuliers. Et é cette person ne se dém arqu e toujours par une form ation sp éciale, une ten ue particulière, un vocabulaire spécifique, et un m ode de vie exception nel.   [13 ][13 ]     Nou s pouvons voir ce t instinct sortir sa t te hideu se dans l'h istoire de l'Israël an tique. ê Il a fait son apparition pen dant la période de M oïse. De ux serviteurs du Seigneur, Eldad et M edad, re çure nt l'esprit de Dieu et com m en cèren t à prophétiser. Dan s sa réaction précipitée, un jeun e fan atique pressa M oïse «de les en [15] [14 ] [14 ] em pêche r ! » M oïse réprim an da le jeune réprobateur en affirm an t que tout le peuple de Die u peut prophétiser. M oïse se plaça contre un e sprit de cléricalism e qui e ssayait de contrôler le peu ple de Dieu.       Nou s le revoyons quand Moïse est m on té sur Horeb. Le peu ple voulait qu e M oïse fût un médiateur physique entre eu x et Dieu . Pour eux, ils craignaien t une relation pe rsonnelle avec le ToutPuissant.       Cet instinct déchu se m anifesta de nouveau pendan t la p ériode de Sam uel. Die u voulait que son peuple vécût directem en t sous son Autorité. Mais Israël réclam ait un roi hum ain à la place.       Le s graines du pasteu r m oderne peuvent mêm e être détectées dans l'ère du NT . Diotrephes, qui « aim ait la préém in ence » dans l'Église, a d’une m an ière illégitim e pris la com m an de de ses affaires. En outre, quelques érudits ont proposé que la doctrine de s Nicolaitains que Jésus condam ne dans la révélation 2:6 soit [19 ] [18 ] [18 ] [17 ] [17 ] [16 ][16 ] [15 ] une référen ce à l'élévation d'un clergé prim itif.       A vec la recherche de l'hom m e déchu e pour un médiateur spirituel hum ain vient sa hantise pour la form e de direction h iérarch ique. T ou tes les cultures antiques étaient hiérarch iques dan s leurs structures sociales à un degré ou un autre. M alheureusem ent, les chrétie ns postapostoliqu es ont adopté et adapté ces structures dan s leur vie d'Église com m e nous le verrons.    La naissance de la Règle de l'Évêque Unique          Jusqu'au deuxièm e siècle , l'Église n'avait aucune direction officielle. À cet égard, les Églises du prem ie r siècle étaient d’une singularité en effe t, des groupes religieux sans pr être, tem ple , ou sacrifice. Le s chrétie ns e ux-mêm es dirige aient l'É glise sou s l’Autorité directe du Christ.       Parm i le troupeau étaient les ancie ns (des bergers ou de s surveillants). Ces hom m es se ten aient sur un pied d’égalité. Il n'y avait aucune h ié rarch ie parm i eux. En outre étaient présents des ouvriers locaux supplém entaires qu i plantaient des Églises. Ce ux-ci étaient appelés « envoyés » ou apôtres. M ais ils ne [22 ] [21 ] [21 ] [20 ][20 ] [19 ] prenaient pas résidence dan s les Églises qu’ils édifiaient. Ni ne les dirigeaient. Le vocabulaire de direction du NT ne perm et aucune structure pyram idale. C'e st plut la com m unication de relations ôt [23 ] [22 ] horizon tale s qui inclut l'action exem plaire .       Tout ce ci dem eu ra vrai jusqu'à ce qu'Ignace d'Antioche (35-107) m onte sur la scène. Ignace a été le prem ier dans l'histoire de l'É glise à prendre l'initiative de la pe nte glissante vers un ch ef unique dans Église. Nous l' [23 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 78 of 180 pouvons retracer à lui l'origine de la hiérarch ie m odern e du pasteur et de l'É glise.       Ignace a élevé un des anciens au-dessus de tous les autres. Cet ancien élevé se fait m aintenant appeler « l'évêque. » Toutes les responsabilités qu i relevaien t de l'u niversalit des anciens étaient exercées par é l'évêque.       En A.D. 107, Ignace a écrit u ne série de lettres sur le che m in du  m artyr à Rom e. Six su r sept de ces lettres frappent la mêm e corde. Elle s sont rem plies d'e xaltations exag érées de l'autorité et de l'im portance de l’office de l'évêque.       Selon Ignace, l'é vêque a la puissance ultim e et devrait être obéi absolu m ent. Con sidérez ces extraits de ses lettres: « Tous suivent l'é vêque com m e Jésus-Christ su it le Père… personne ne doit faire quoi que ce soit dans l'Église sans l’évêque… là où l'évêque apparaît, là est le peuple … . Vous ne devez jam ais agir indépendam m ent de votre évêque et clergé. Vous devriez regarder à votre évêque com m e type du Père… celui qu'il approuve, cela est agréable à Die u…  »   [26] [26 ] [25 ][25 ] [24 ][24 ]    D’après Ignace , l'évêque tient la place de Dieu tandis que les prêtres tienn ent lieu des douze apôtres. Il in com bait seule m ent à l'évêque de célébrer le Repas du Seigneu r, de diriger les bapt m es, de donner des ê [28 ] [27 ] [27 ] Conciles, de discipliner des m em bres de l'É glise, d'approuve r des m ariages, et de prêche r des serm ons.       Les an cien s s’assoyaient avec l'é vêque au Repas du Seigne ur. M ais c'é tait l'évêque qui le présidait. Il prenait la charge de dirige r les prières e t le m inistère publics. [29 ][29 ] [28 ] Seulem en t dan s les cas les plus extrêm es pouvait[30 ] [30 ] on enten dre un prétendu « laïque » prendre le R epas du Se ign eur sans la pr sence de l’évêque. é Car l'évêque, dit Ign ace, doit « présider » sur les élém ents et les distribuer.       Dans l'esprit d'Ignace , l'é vêque était le remède pour dissiper la fau sse doctrine et établir l'unité  de l'Église. [31 ][31 ] Ignace croyait que si l'É glise devait survivre à l'im pact de l’hérésie, elle devait développer une structure [32 ] [32 ] de puissance rigide m odelée sur la structure politique centralisée de Rom e. [33 ] [33 ] La règle de l’évêque uniqu e sau verait l'Église de l’hérésie et des différen ds internes.       Ceci est hitoriquem e nt reconnu com m e le « m on oepiscopate » ou « épiscopat m onarchique. » C'est le type d'organisation où l'évêque se distingue des anciens (le presbytère) et se range au-dessus d’eux.       A u tem ps d'Ignace, la règle de l’évêque unique n e s'é tait pas propagée dans d'autres régions. le m ilieu du deuxièm e siècle , ce m odèle était ferm em ent établi dans la plupart des Églises. [36 ] [34 ][34 ] M ais vers [35 ] [35 ] Vers la fin du troisièm e siècle , il prévalait partout.   [36 ]     L'évêque est par la su ite deve nu l'adm inistrateur e t le distributeur principal de la richesse de Église. l' [37 ] [37 ] [38 ] Il était l'hom m e responsable d'enseign er la foi et de savoir ce que le christianism e com porte. L’assem blée autrefois active était m ainte nan t devenue sourde et m ue tte. Les sain ts observaien t sim plem en t l’exécution de l'évêque. [38 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ       En effet, l'évêque est deve nu le pasteur solo de l’Église [40 ] [39 ][39 ] Page 79 of 180 [40 ] , le profession nel dans le culte com m un. Il était con sidéré com m e  le porte parole e t le chef de l’ assem blée. Celui qui tenait tous le s fils. Tous ces rôles on t fait de l'évêque le précurse ur du paste ur m oderne .                        Du pasteur au p rêtre       V ers le m ilieu du troisièm e siècle , l'autorité de l'évêque pren ait la form e de l’office fixe de Carthage (200-258) est apparu, prom ou vant les dom m age s.   [42 ][42 ] [41 ][41 ] .Alors Cyprie n     Cyprien était un ancien orate ur et docteur de la rhétorique païenne .Qu and il est devenu ch rétie n, il se m it à écrire de façon prolifique. M ais certain es des id ées païennes de Cyprien n e furent jam ais [43 ] abandonnées.       En raison de l'influence de Cyprien, la porte était ouverte pour ressuscite r l'é conom ie de l’Ancien Testam ent des prêtres, des tem ples, des au tels, e t des sacrifices. [44 ][44 ] [43 ] Des évêques com m en cèren t à s'appeler [45 ] [45 ] « prêtres, »une cou tum e qui est deve nue com m une ve rs le troisi e siècle èm [46 ] . Ils se sont égalem e nt [47 ] appelés « pasteurs » occasionnelle m ent [47 ] [46 ] .Au troisièm e siècle , chaque Église avait son propre évêque [48] [48 ] .Les évêques et les prêtres ensem ble com m encèren t à s'appeler « le clergé. »       L'origine de la doctrine non biblique de la « couverture » peut être déposée aux pieds de Cyprien égalem e nt. [49 ][49 ] [50 ] Cyprien enseignait qu e l'é vêque n 'avait d’autre supérieu r que Dieu . Il n’est responsable qu’enve rs Dieu [50 ] seul . Quiconque se sépare de l'évêque se sépare de Dieu. Cyprien enseignait égalem e nt qu'un e partie du [51 ] [51 ] troupeau du Seigneur était affectée à chaque berger individu el (évêque).       Après le Concile de Nicée (325), les évêques com m en cèren t à délégu er la responsabilité du Repas du Seigneur aux prêtres dans ses Églises.   [52 ] [52 ] . Le s prêtres étaient un peu plu s que des députés de l'évêque, exerçant son autorité     Puisque les prêtres dirigeaient le Repas du Seigneur, ils com m enc èren t à s'appeler « prêtre. » Plu s effrayant encore, l'é vêque finit par être considéré com m e « le grand prêtre » qui pouvait pardonner les [54 ] [53] [53 ] péchés ! Toutes ces tendances ont obscurci la r alité du NT qui ense ign e clairem en t que tou s les é croyants sont des prêtres pou r Dieu.       Vers le quatrièm e siècle , cette hiérarch ie graduée dom in ait la foi chrétie nne .La caste du clergé était m ainten ant cim entée. À la tête de l'Église se tenait l'é vêque. Sous lui était le collège des prêtres. Sous eux se [56 ] [55 ][55 ] [54 ] tenaie nt les diacres .Et sous cette hiérarch ie ram paient les pauvres, m alheu re ux « laïques. » La règle de l’évêque un ique est devenue la form e de gouvernem ent d' Église adm ise dan s tout l'e m pire rom ain. (Pen dant ce [56 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 80 of 180 tem ps, certaines Églises com m encèren t à exercer l'autorité sur d'autres Églises, élargissant ain si la structure [57 ] hiérarch ique.)       Vers la fin du quatriè m e siècle , les évêques m archaient avec les grands. Ils re cevaient des privil s ège énorm e s. Ils devin re nt im pliqués dan s la politique, ce qui les séparère davantage des prêtres. Dans ses tentatives de ren force r l’office de l'évêque, Cyprien a plaidé en faveur d’ une succession ininterrom pue des [59 ] [58 ] [58 ] [57 ] évêques pouvant [60] rem onter jusqu ’à Pierre [59 ] .Cette idée est connue en tant que « succe ssion apostolique . »       Dans tou s se s écrits, Cyprien utilise la langue officielle du sace rdoce de ’ Ancien T estam ent pour justifier l cette pratique . [61 ] [61 ] [60 ] Com m e Tertullie n (160-225) et Hippolite (170-236) avant lui, Cyprie n em ploya le term e [62 ] [62 ] « sacerdoce » pour décrire les prêtres et les évêques. M ais il est allé une étape plus loin.       C'est aux pieds de Cyprien que nous pouvons é poser le con cept non biblique de la croyance au d sacerdotalism e— la croyance qu’il existe une personne divinem ent désignée com m e médiateur entre Dieu et le peuple. Cyprien sou tenait que parce que le cle rg chrétie n se com posait de prêtres qui offrent un sacrifice é saint (l'eucharistie ) ils étaient donc e ux-mêm es sacrosain ts (saints) !       Nous pouvons égalem e nt créditer Cyprien avec la notion qui dit que quand le pr tre offre l'e ucharistie, il ê offre réellem en t la m ort du Christ au nom de l assem blée. ’ [65 ] [64 ] [64 ] [63 ] [63 ] Dans l'esprit de Cyprie n, le Corps et le san g du Christ sont sacrifiés à nouve au par l'eucharistie [66 ] [66 ] [65 ] .En conséquence, c'est en Cyprien qu e nous trouvon s les sem e nces de la m esse cath olique médiévale .Cette idée a élargi la m arge entre le clergé et les laïcs. Elle a égalem e nt créé une dépendan ce m alsain e des laïcs sur le clergé.                          Le Rôle du Prêtre       Jusqu’au m oyen-âge , les prêtres (généralem en t appelés m ainten ant les « prêtres ») on t joué le deuxièm e violon de l'é vêque. Cependan t, du rant le m oyen- âge il y eut un décalage. Les prêtres com m encèren t à représenter le sacerdoce tan dis que les évêques étaient occupés par des fonctions politique s [68 ] [68 ] [67 ][67 ] .Les prêtres (local) de paroisse sont de ven us plus cen traux à la vie de l'Église que l'évêque. C'était le prêtre qui se ten ait m ainten ant à la place de Dieu et contrôlaien t les sacrem e nts.       Pen dant qu e le latin devenait le langage com m un au m ilieu du quatri m e siècle , le prêtre prononcait le hoc è est Corpus m eum . Ces m ots latins signifient « c'est m on Corps. »       Ave c ces m ots, le prêtre est devenu le su perviseur des n iaiseries hautaines qui com m en c ren t à donner la è form e à la m esse catholique. A m broise de M ilan (339-397) peut être crédité pour l'idée qu e la seule expression du hoc est Corpus m eum a com m e par m agie transformé le pain et le vin en Corps physique et sang du Seigneur [69 ][69 ] . (l’expression m agique « abracadabra » vient du hoc est Corpu s m eum .) Selon Am broise , le pr tre a été ê doté de pouvoirs particuliers pour appeler Dieu à descendre du ciel dans le pain !       En raison de sa fonction sacram e ntelle, le te rm e « presbyte ros »en est ven u à signifier « sacerdos » (prêtre). En conséquence, quand le term e latin « presbyte ros » a été repris en français, il a e u la sign ification de http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 81 of 180 « prêtre » plotôt que sa signification prim itive de « ancien. » Ainsi dans l'Église catholique, « le prêtre » était le term e em ployé couram m ent pour se rapporter au presbitre local ou ancien .      L'influence de la culture Gréco-Rom aine          La culture Greco-Rom aine qui enveloppait les prem ie rs chrétie ns renforcait la hiérarch ie érigée en systèm e qui infiltrait len tem ent l'É glise. La culture Greco-Rom aine était hiérarch ique par n ature. Cette in fluen ce s'est in filtrée dans l'Église quan d les nouveaux convertis ont introdu it leurs bagages cu lturels dans la com m un aut é croyante .       La hiérarch ie h um ain e et le m inist ère « officiel » on t institutionalisé l'Église de Jésus-Christ. V ers le quatrièm e siècle , ces élém ents ont durci les artères de l'ekklesia de Dieu, au tre fois vivante, respirante dans laquelle le m inistère était fonction nel, inspiré de l’Esprit, organique , et partagé par tous les croyants.                       Mais comm ent et p ourquoi est-ce arrivé ?       Nous pouvon s le retracer à la période de la m ort des ouvriers apostoliques itin érants (planteurs d'É glise). Vers la fin du prem ier et du début du deuxièm e siècle , le s anciens locaux com m e ncèren t à se dém arqu er com m e « succe sseurs résidents» au rôle un ique joué par les ou vriers apostolique s [73 ] [73 ] [72 ][72 ] [71 ] [71 ] [70 ] [70 ] .Ce qui donna naissance à une figure prin cipale uniqu e dans chaque Église. San s l’in fluen ce des ouvriers extra-locaux qui avaien t été in troduits par les apôtres du NT, l'É glise com m enca à dériver vers les m odèles d'organisation [74 ] présents dans sa culture e nvironnante.       Les docte urs prom inen ts dans l' glise qui avait adopté la pensée païenne avaient égalem e nt une grande É in fluen ce. M archant sur les traces d’Ignace d'A ntioche, Cyprien prétendait que l'organisation de l'É glise devrait être m odelée d’après celle de l'em pire rom ain. En con s équence, l'im périalism e et un e hiérarch ie irréfutable on t fait irruption dans la foi chrétie nne.       Com m e nous l’avons déjà vu, le rôle de l'évêque a débuté à la tête d'une Église locale jusqu’à devenir le représentant de tout le m onde dan s un secteur donn é. [76] [76 ] [75 ][75 ] [74 ] Les évêques régn aient su r le s Églises tout juste [77 ] [77 ] com m e les gouverneurs rom ain s régn aient sur leurs provinces. Éventu ellem e nt, presque toute l’autorité [78] [78 ] fut rem ise entre les m ains de l'é vêque de Rom e pour finalem e nt se tran sform er en « pape. »       Ainsi entre les années A.D. 100 et A .D. 300, la direction d' Église en est venu e à être m odelée d’après la direction du gouve rn em ent rom ain [80 ] [80 ] [79 ] [79 ] .Aussi, la hiérarch ie de l’Ancien Te stam e nt a été em ployée pour la justifier. La règle de l’évêque uniqu e avait en glouti le sace rdoce de tous les croyants.       Ignace a efficacem ent fait de l'é vêque l'autorité locale. Cyprien a fait de lui un représentant de tou tes les Églises par sa doctrine de succession apostoliqu e.           Constantin et la hiérarchie rom aine       Gardez à l'esprit que le m onde social dans leque l se répand le christianism e est régi par un dirigeant uniqu e, un em pe re ur. Peu après que Constantin eut pris le tr ône au début du quatrièm e siècle , l'Église devint une [81 ] [81 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [82 ] [82 ] Page 82 of 180 société organisée de haut e n bas et dan s tous ses détails .       Edw in Hatch écrit, « la plu part des Églises ch rétie nnes s'étaient associées e nsem ble selon l’organisation de l'em pire rom ain… [83] [83 ] . Le développem ent de l'organisation des Églises chrétie nnes était progressif et les [84] [84 ] élém ents dont cette organisation se com posait étaient déjà existan ts dans la société hum ain e. »       Nou s pouvons retracer la stru ctu re de dire ction h é rarch ique dès l’Egypte, Babylone, et la Perse antique s. i [85 ][85 ] Elle a plus tard été adoptée par la culture grecque et rom aine où elle s'est pe rfection née.       L'historien D.C Truem an écrit, « les Perses ont fait de ux con tributions exception nelles au m on de antiqu e : L'organisation de leur e m pire et de leu r religion. Ces de ux contribu tions ont eu une influ ence con sidrable sur é notre m onde occidental. Le systèm e d'adm inistration im périale a été hérité par Ale xandre le Grand, adopté par l'em pire rom ain , et par la suite légué à l'Europe m oderne . »       W ill Duran t fait u ne énonciation sem blable disant que   le christianism e « s'est développé par l'absorption de la foi e t du rituel païens ; c'e st devenue une Église triom phan te héritant des m odèles et du génie de l’organisation de Rom e… com m e la Judée lui avait don né l'éthique du christianism e, et La Grèce la théologie , m ainten ant R om e lui a donné l'organ isation ; tou t cela, avec des douzaines de croyan ce s absorb ées et rivales, est en tré dans la syn thèse chrétie nne. »         Au quatrièm e siècle , l'Église a suivi les mêm es voie s qu e l'e m pire rom ain. L'em pereur Con stantin a organis é l'Église en diocèses selon le m odèle de s zones régionales rom aines. [88 ] [88 ] [87] [87 ] [86] [86 ] (la Term e « diocèse » était un e [89 ] [89 ] lim ite séculaire qu i référait aux divisions adm inistratives plus gran des de l'e m pire rom ain.) [90 ] [90 ] Plus tard, le pape Grégoire form a le m inistère de l'Église en tière d’après la réglem entation rom ain e.      Encore un e fois D urant d éplore, « une fois que le christianism e avait  conquis R om e la structure ecclésiastique de l'Église païenne, le titre et les vêtem ents de cérém on ie du m axim us pontifex… et l'apparat de la cérém on ie im mém oriale, passa com m e le sang m aternel dans la nou velle religion, et Rom e captive captura son conquérant. »       Tout ce la était brutalem ent contraire à la m an ière de Dieu enve rs son Église. Quand Jésus est en tré dans le dram e de l'histoire hu m aine, il a e ffac l'ic ône professionnelle religieuse aussi bien que la stru cture de é direction hiérarch ique .En tant que prolonge m ent de la nature e t de la m ission du Ch rist, Église l' prim itive était le prem ier m ouvem ent à « direction-laique» dans l'histoire. M ais par la m ort de s apôtres e t des [93 ] [92 ] [92 ] [91] [91 ] hom m es qu'ils ont formés, les chose s ont com m e ncé à changer.       Depuis cette époqu e, l'Église de Jésus-Christ a cherché son m odèle d'organisation d'É glise dans les sociétés dans lesquelle s e lle était placée. Ceci en dépit de l'avertissem en t de n otre Se igneur qu'il initierait u ne nouve lle société avec un caractère unique. Dans un con traste saisissant au x dispositions de ’ Ancien Testam ent l prises au M on t Sin ai, ni Jésus ni Paul n'on t im posé de m odèle d'organ isation fixe pour le nouvel Israel.       Constantin et la Glorification du Clergé       À partir de A.D . 313-325, le christian ism e n é tait plus un e religion de lu tte essayant de survivre au ' [94 ][94 ] [93 ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 83 of 180 [95 ][95 ] gou vernem e nt rom ain. Elle se dorait au soleil de l'im p érialism e, chargée d'argent et de statut. Être chrétie n sous le règn e de Constantin n'é tait plu s u n h andicap. C'é tait un avantage. Il était à la m ode de devenir un m em bre de la religion de l'e m pereur, et de faire partie du clerg était de recevoir le plu s gran d des é [96 ] avantages .       Constantin a exalté le clergé. En A .D. 313, il don na au clergé chrétie n l'exem ption de payer des taxe s, ce que le s prêtres païens avaient traditionnellem ent apprécié [98 ] [97] [97 ] [96 ] .Il les a égalem e nt re ndus exem pts de l’office public obligatoire et de d'autres fonction s civiques. [99 ] [98 ] Ils ont été libérés de poursuite par le s cours séculaires et de servir dans l'armée. [99 ] (Le s évêques pouvaient être jugés seulem en t par la cour d'un [10 0] [10 0] évêque, pas par les palais de ju stice ordinaires.)       Dans toutes ces choses, le cle rgé a obtenu le statut de classe à part. Constantin était le prem ier à em ployer les m ots « cléricalism e » et « ecclésiastiques » pour dépeindre une classe sociale plu s élevée. Il estim ait égalem e nt qu e le clerg chrétie n méritait les mêm es privilège s que les fonctionnaires é [10 2] [10 1] [10 1] gou vernem e ntau x. Ain si les évêques siége aient com m e ju ge s séculaires.       Le s ecclésiastiques reçevaient les mêm es honneurs que les plus hauts fonctionnaire s de l'em pire rom ain et mêm e de l'em pereu r lu i-mêm e. [10 3] [10 3] [10 2]   Le fait brutal e st que Constantin don nait aux évêques de Rom e plus [10 4] [10 4] de puissance qu'aux gou verneu rs rom ains ! Il a égalem e nt com m an dé que le clergé reçoive des allocations annu elles fixes (salaire m inistériel) !       Le résultat net de cela était alarm ant : Le clergé avait le prestige d’officiers de l'Église, les avantages d'une classe privilégiée, et la puissance d'u ne riche élite [10 5] [10 5] [10 6] .Il était devenu un e classe isolée avec un état civil et un m ode de vie séparés. (Le célibat de clergé in clu.)   [10 6]     Ils s’habillaient mêm e et se toile ttaient différem m ent de s gens du com m un. Les évêques et les prêtres rasaient leurs têtes. Ce tte pratique con nue sous le nom de tonsure vient de la vieille érém on ie c rom aine de l'adoption. Tous ce ux qui avaient de s ê tes rasées étaient connus en tan t que « com m is » ou t [108] [10 7] [10 7] « cle rgé. » Ils ont égalem e nt com m encé à porter les vêtem ents des fonctionnaires rom ains.       Nul n e devrait être surpris qu e tant de gen s aux jou rs de Con stantin aient éprouvé un « appel soudain au m in istère. » [11 1] [11 1] [110] [11 0] [10 8] [10 9] [10 9] À leur esprit, être u n dirigeant d'É glise était deven u plu s une carrière qu'une vocation.                     Une Fausse Dichotom ie      Sous Constantin , le christian ism e a été identifié et honoré par l'état. Ce qu i a brouillé la ligne de dém arqu ation entre l'É glise e t le m onde . La foi chrétie nne n'était plus une religion de m in orité. Au lieu de http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 84 of 180 cela, elle était protégée par l’Em pereur. Par conséquent, l'adhésion à l'Église s'est développée rapide m ent. Un nom bre infini de nou veaux con vertis étaient faits dont la plu part à peine convertis. Ils on t introduit u ne grande variété d’id ées païennes dans l'Église. Dans les m ots de W ill Durant, « Tandis que le christian ism e convertissait [112] le m on de ; le m onde convertissait le christianism e, et d on trait le paganism e naturel de l'h um anit ém é. » [11 2]       Com m e nous l’avons déjà vu, on com m ença alors à utiliser la pratiqu e des religions à m ystère dans le culte de l'Église [11 3] [11 3] .La notion païenne de la dich otom ie en tre le sacré et le profane réussit à pénétrer la pen sée chrétie nne. On peut légitim e m ent dire que la distinction entre les classes de cle rg /laïcs s'est é développée à partir de cette dich otom ie mêm e. La vie ch rétie nne m ain tenant était divisée e n deux parties : Séculaire e t spiritu elle— sacrée et profane.      M ais vers le qu atrièm e siècle , cette idée fausse était universelle m ent em brassée par les Chrétie ns. Elle m enait à l'idée profondém ent confondue qu'il y a des professions sacr es (un appel au « m in istère ») et des é profession s ordin aires (un appel à une vocation m ondaine) .L'historien Philip Schaff décrit correctem ent ces facte urs com m e créant « la sécularisation de l'É glise » où « le pu r courant du ch ristianism e » était deve nu [116] [11 5] [11 5] [11 4] [11 4] pollué. Prenez note qu e cette dich otom ie erronée vit tou jours dans l’esprit de la plupart des croyants aujou rd'hu i. M ais le concept est païen, non chrétie n. Il nie la réalité du NT qu e la vie quotidienne est sanctifié e [11 7] [11 6] par Dieu.       Clém ent de R om e (m ort en l’an 100) a été le prem ier auteur chrétie n à faire une distinction entre le statut des chefs et des non-che fs chrétie ns. Il est le pre m ier à em ployer le term e « laïcs » en opposition aux m in istres. [11 8][11 8] [11 7] Clém ent prétendait qu e l'ordre de l’ Ancien Testam en t des prêtres devrait trouver sa [11 9] [11 9] réalisation dans l'É glise chrétie nne.       T ertullien est le prem ier aute ur à em ployer le term e « cle rgé » pour se rapporter à une classe séparée de chrétie ns. écrits.   [12 0][12 0] Tertullien et Clém ent d'Alexandrie (150-215) ont popularisé le term e « cle rgé » dans le urs [12 1] [12 1]     V ers le troisièm e siècle , l'écart clergés/laïcs s'est élargi au point de non retour. Les e cclésiastiques étaient les che fs qu alifiés de l’Église— les gardiens de l’orthodoxie—des docteu rs du peu ple. Ils possédaient les dons et le s grâces non disponible s au m oindre des m ortels.       L es laïcs étaient deuxièm e-classe, des chrétie ns non qu alifiés. Le grand théologie n Karl Barth a correctem ent dit, « le term e « laïcs » est une des plus m auvaises expressions du vocabulaire de la religion et doit être bani de la conversation chrétie nne. » [123] [12 3] [12 2][12 2]     Les term es « cle rgé » et « laïcs » n'apparaissent pas dans le NT.Non plus le concept qu'il y ait ce ux qui font le m inistère (clergé) et ceux à qui le m inistère est donné (les laïcs). A insi ce que nous avons en Te rtu llien et les deux Clém ents e st un e ruptu re claire de la pensée chrétie nne du prem ier siècle où tou s les croyants partagent le m êm e statut.       La distinction entre le clergé et le laïc — le pu pître et la congrégation appartienn ent à l'autre côté de la croix. A ve c la Nouve lle Alliance e n Christ, le cle rg et les laïcs sont supprimés. Il y a seu lem ent le peuple de é http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [12 4][12 4] Page 85 of 180 Die u.       Avec ces changem ents de pensée est venu un n ou veau vocabulaire. Les chrétie ns com m en caient à adopter le vocabulaire des cultes païens. Le titre de pontifex (pontife, un titre païen) e st devenu un te rm e com m un pour [125] le clergé chrétie n au quatrièm e siècle . Ain si qu e  « m aître de cérém on ie, » et « grand m aître de la loge. » [12 5] [12 6] Tout ceci ren forca la m ystique du clergé en tant que gardien des m ystères de Dieu. [12 6]       V ers le cinquièm e siècle , la pe nsée du sacerdoce de tou s les croyants avait com pl ètem ent disparu de l'horizon chrétie n. L'accès à Die u était m aintenant com m andé par la caste du clergé. Le célibat du cléricalism e com m en ca à s’im poser. La com m union peu fréquente est de ven ue u ne h abitude régu lière de s soi disants laïcs. Le bâtim e nt d'Église était m aintenant voilé avec l'encen s et la fumée. Les prières du clergé étaient dites dans le secret. Le petit m ais profond ent significatif écran de séparation en tre le clergé et les laïcs était ém in troduit.       En som m e, vers la fin du quatri e siècle jusqu’au cinquièm e, le clergé était de ven u une caste èm sacerdotale— «un groupe élite d'hom m es saints. » Ce qui nous mène au sujet épineux de l’ordination.                     L'erreur de l’ordination       A u quatrièm e siècle , la théologie et le m inistère étaient le dom aine des prêtres. L e travail et la gu erre étaient le dom aine des laïcs. [12 9] [12 9] [12 8] [12 8] [127] [12 7] Que l était le rite de passage dans le royaum e sacr du prêtre ? é L’Ordin ation.       Avant que nous n’ exam inions les racines historique s de ’ ordination, voyons com m ent la dire ction l s’identifiait dan s l'Église prim itive. Les ouvriers apostoliqu es (planteurs d' Église) du prem ier siècle revisitaien t une Église après une certain e période. Dans certaines de ces Églises, le s ouvriers reconnaîssaient publiqu em ent des ancie ns. Dans tou s les cas, les anciens étaient déjà « en place  » avant qu'ils soien t publiquem en t approuvés.       Les anciens ém erge aient natu re llem ent dans un e Église par le processus du tem ps. Ils n’étaient pas nom més à un office e xte rn e [13 1] [13 1] [13 0][13 0] .Au lieu de ce la, ils étaient identifiés en vertu de leu r ancienne té et con tribution à [13 2] l'Église. Selon le NT , l'iden tification de ce rtains m em bres dou s est une chose instinctive et organique é [13 2] .Il y a un principe interne ch ez chaque croyant d'identifier les dive rs m inist res dans l'Église. è       De façon saisissante, il y a seulem e nt trois passages dan s le NT qui nous indiquen t qu e des anciensétaient publique m ent identifiés. Des an cien s on t été reconnu s dans les Églises de Galatie. Pau l a dit à Tim othée de reconnaître des anciens dans Éphèse. Il a égalem e nt dit à Tite de les ide ntifier dans les Églises de Crète.       Les m ots « ordonnent » (KJV) dans ces passages ne signifien t pas éleve r au rang d’officiant [13 3][13 3] [13 4] . Ils . Ils portent plutôt l'idée prim itive d'approuver, de confirm er, e t de m ontrer ce qui s' était déjà produit [13 5] [13 5] [13 4] portent égalem e nt la pensée de la bénédiction .L'identification pu blique des ancie ns et d'autres m in istères était typiquem ent accom pagnée de l’im position des m ains par les ouvrie rs apostoliques. (D ans le cas http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 86 of 180 d’ou vriers devan t être envoyés, ceci était fait par l'Église ou les an cien s.)       Au prem ier siècle , l’im position des m ains signifiait uniquem ent l'approbation ou l'affirm ation d'u ne fonction, non pas l'installation dans u n office ou l’adm inistration d’un statut spécial. Re grettablem ent, elle en est venue à signifier exactem ent cela à la fin du deuxièm e et au début du troisièm e siècle .     Au troisièm e siècle , « l’Ordin ation » a pris une sign ification entièrem ent différen te. Elle est de ven ue un rite chrétie n form alisé. [138] [13 8] [13 7] [13 7] [13 6] [13 6] Vers le quatrièm e siècle , la cérém on ie de l’ordination a été em bellie par des [13 9] [13 9] vêtem ents sym bolique s et le rituel solennel. L’ordination a produit une caste eccl siastique qui a é usurpé le sacerdoce de la foi.       D'où supposez-vous que les chrétie ns aient obtenu le ur m od èle de l’Ordin ation ? Ils ont m odel leur é cérém on ie de l’Ordin ation d’après la coutu m e rom aine de nom m er des hom m es à l’ office civil [14 1] [14 1] [14 0] [14 0] .Le proce ssus entier jusqu’aux m ots mêm es est venu directem ent du m onde civique rom ain !       Vers le quatrièm e siècle , les te rm e s utilisés pour la nom ination à l’office rom ain et pour l’ ordination chrétie nne sont devenus synonym es .Qu and Constantin a fait du ch ristianism e la religion de choix, les structure s de dire ction d'É glise étaient étayées par san ction politique.  Les form es du sacerdoce de ’ Ancien l Testam ent étaient com binées ave c la hiérarch ie grecque . M alheureuse m ent, l'É glise était bloquée dans cette m ouvelle form e, tou t com m e elle l'est au jourd'hui.       A ugustin (293-373) abaissa la barre davan tage en enseign ant qu e ’ ordination confère « une im pression l in délébile » sur le prêtre, ce qui l'autorise à accom plir ses fon ctions sacerdotales !  [14 5] [14 5] [14 4] [14 4] [14 3] [14 3] [14 2] [14 2] Pour Augustin, l’ordination était u ne possession perm ane nte qui ne pou vait pas être retirée.       L’ordination ch rétie nne, alors, en est ven ue à être com prise com m e constituant la diff éren ce esse ntielle entre le clergé et les laïcs. Par elle, le clergé était autorisé à adm inistrer les sacrem e nts. On croyait que le prêtre, qui assure le service divin, de vrait être le plus parfait et sain t de tous les ch rétie ns.       Grégoire de Nazianzus (329-389) et Chrysostom e (347-407) ont élevé la norm e tellem ent h aut pour les prêtres que le danger est apparu in distinctem en t pour eu x s'ils ne vivaie nt pas selon la saintet de leur service. é [14 7] [14 7] [14 6] [14 6] Selon Ch rysostom e, le prêtre est com m e u n ange. Il n 'est pas fait de la m e su bstance frêle que le êm [14 8] [14 8] reste des h om m es !       Com m ent le prêtre devait-il vivre dan s un tel état de sainteté pure ? Com m ent se rait-il digne de servir dans « le choeur des anges » ? La réponse était l’Ordin ation. Par l’Ordin ation, le couran t de s grâces divines coulait dans le prêtre, faisant de lui u n réceptacle convenable à l'usage de Dieu . Cette idée, égalem e nt conn ue sous le nom de « dotation sace rdotale » apparaît prem ièrem ent en Grégoire de Nyssa (330-395).       Grégoire soutenait que l’ordination faisait invisible m ent m ais réellem en t du prêtre, « un h om m e différen t et m eilleur, » l'élevant haut au-dessus des laïcs. « La m êm e puissance de la Parole, » dit Grégoire, « ren d le prêtre vénérable et honorable, séparé… alors qu’ hier il était un de la m asse, un du peuple, il était soudainem en t transformé en guide, en président, en docteur de justice, en instru cte ur des m yst ères [14 9] [14 9] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 87 of 180 [150] cachés… »       Écoute z les term es d'un docum ent du qu atri m e siècle : « L'évêque est le m in istre de la Parole, le gardien è de la con naissan ce, le médiateur entre Dieu et vous dans plusieu rs partie s de votre cu lte divin . Il est votre … [151] [15 0] directeur et gouverneur…. Il se place juste après Dieu e t est votre dieu terrestre, que tu dois honorer.  » [15 1]       Par l’ordination, on accordait au pr être (ou à l'évêque) des pouvoirs divins particuliers afin d'offrir le sacrifice de la m esse. L’ordination faisait de lui égalem e nt une classe d’hom m es com plètem ent séparés et saints! Les prêtres en sont venu s à être iden tifiés en tan t qu e « curés de Dieu sur la terre. » Ils faisaient partie d'un ordre particulier d ’hom m es. Un ordre indépendan t des prétendu s « m em bres de la congrégation » de l'Église.       Pour dém on tre r cette différen ce , le style de vie du prêtre e t sa robe étaient différen ts de celui des laïques. [15 3] [15 3] [15 2][15 2] Malheu reu sem ent, ce concept de l’Ordin ation n'a jam ais quitté la foi chrétie nne. Il est bien vivant dans le christianism e m oderne. En fait, si vous vous de m andez pou rquoi et com m en t le pasteur m oderne en est venu à être ain si exalté en tant qu’«hom m e saint de Dieu, » ce sont là ses racines.       Eduard Schw eize r, dans son oe uvre Church Order in the New Testam e nt, soutien t le fait que Paul ne savait rien au su jet d'une Ordination con f rant de s pouvoirs m inistériels ou cléricals à un chrétie n. è Les bergers du  pre m ier siècle (an cien s, surveillants) n'ont reçu rie n qui ressem ble à l’ordination m oderne. Ils n’étaient jam ais placés au-dessus du reste du troupeau . Ils étaient ceux qui servent parm i eux.       Les anciens du prem ier siè cle étaient uniqu em ent approuvés pu bliquem ent par les ouvriers ext érieu rs en tant qu e ceux qu i pren aien t soin de l' glise. Une telle reconnaissance était uniqu em ent l'identification d'une É fonction . Elle ne  conférait pas de pouvoirs particuliers. Ni n’était un e possession perm anente com m e Augustin le croyait.       La pratique m oderne de l’ ordination crée une caste spéciale de chrétie n. Que ce soit le prêtre dans le catholicism e ou le pasteur dans le protestantism e, le r sultat est iden tique : Le m inistère le plus im portant est é réservé à quelques croyants « spéciaux ».       Une telle idée est aussi préjudiciable qu'elle est n on scripturale. Le NT nulle part ne lim ite de pr êche r, baptiser, ou distribue r le Repas du Se ign eur aux « ordonnés. » L’ém in ent érudit Jam es D.G. Dunn le dit bien qu and il dit que la tradition de clerg é-laïcs a fait plus pour m iner l'autorité du NT que la plupart des [15 7] [156] [15 6] [15 5] [15 5] [15 4] [15 4] hérésies !       Puisque l’office d'Église pou vait seule m ent être obtenu par le rite de l’ordination, la puissance d'ordonn er est de venu e la question cruciale en ce qui con cerne l'autorit religie use. Le conte xte biblique a été perdu . Et é des méthodes de « preuve contextuelle » on t été em ployées pour justifier la hiérarch ie clergé/laïcs. [15 8][15 8] [15 7] Le croyant ordinaire, généralem en t inculte et ignorant, était à la m ercie d'un cle rgé profession nel !                                La Réform e       Les réform ateurs du XVIe siècle ont re m is le sacerdoce catholique bru sque m ent e n question. Ils on t attaqu é l'idée que le prêtre possédait des pou voirs particu liers pour con vertir le vin en sang. Ils ont rejet la succession é [15 9] [15 9] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 88 of 180 apostolique . Ils ont encouragé le clergé à se m arier. Ils ont m is à jour la liturgie pou r don ner à l’assem blée plus de participation. Ils ont égalem e nt su pprimé l’office de l'évêque et ont réduit le prêtre à un ancien.       Malhe ureusem en t,  le s réform ateurs ont im porté la distinction cath olique cle rgé/laïcs directem ent dan s le m ou vem e nt protestant. Ils ont égalem e nt gardé l'idée catholique de l’ordination. Bien qu'ils aient supprimé l’office de l'évêque, ils ont ressuscité la règle de l’évêque uniqu e, le revêtant d’une n ou velle ten ue.       Le cri de rallie m ent de la Réform e était la restauration du sacerdoce de tous le s croyants. Cepe ndant, cette restauration était seulem ent partielle. Luth er (1483 -1546), Calvin (1509-1564), et Zw ingli (1484 -1531) affirm aient le sace rdoce du croyant e n ce qui concerne sa relation individuelle avec Dieu. Ils ont correctem ent enseigné que chaque chrétie n avait l'accès direct à Die u san s le besoin d'un médiateur h um ain. C'é tait une restauration m erveille use, m ais partielle.       Ce que les réform ateurs n'ont pas fait était de récup érer la dim ension Corporative du sacerdoce des croyants. Ils ont reconstitué la doctrin e du sacerdoce des croyants, se ulem en t en tant que relative au salut. Mais ils ne l'on t pas re constitué eccle siologiquem e nt—i.e., en rapport avec l'Église.       En d'autres term es, les réform ateurs ont seulem en t rétabli le sacerdoce du croyant (singulier). Ils nous ont rappelés que chaque chrétie n avait un accès individuel e t im médiat à Die u. A ussi m erveilleux que cela puisse être, ils n'on t pas récupéré le sacerdoce de tous les croyants (pluriel collectif). C'est la v érité bénie que chaqu e chrétie n fait partie d'une com m unauté qui partage la Parole de Dieu e nsem ble. (Ce sont les A nabaptistes qui on t rapatrié cette pratique. R egre ttablem ent, ce rétablissem e nt était l'une des raison s pour lesque lles le s épées prote stan tes e t cath oliques étaient rou ges du sang Anabaptiste.)       Tandis que les réform ateurs s'opposaie nt au pape et à sa hiérarch ie religieu se, ils se tenaient toujours la vue étroite du m in istère qu’ils avaie nt hérité. Ils croyaient que le « m in istère » était une institu tion réservée pour les peu qui « sont appelés » et « ordonnés. » Les réform ateurs soutenaient toujours ainsi la disparit é cle rgé-laïcs. Seulem ent dans leur rhétorique, ils déclarent que tous les croyan ts étaient des prêtres et des m in istres. Dans leu r pratique, ils l'ont nié e. Ainsi après que la pou ssière de la Réform e se soit dégagée, nous som m es revenu s à ce que les catholiques nous avaient légué—le sacerdoce sélectif !       Luthe r tenait à l'idée qui ceux qui prêche nt devaient nécessairem e nt être particu lièrem ent formés. Com m e les catholique s, les réform ateurs sou tenaie nt que seu lem ent « le m inistre ordonné » pouvait prêche r, [16 6] [16 6] [16 5][16 5] [164] [16 4] [16 3] [16 3] [16 2] [16 2] [16 1] [16 1] [16 0] [16 0] baptiser, et diriger le Re pas du Seigne ur. En con séquence, l’ordination a donné au m inistre une au ra spéciale de faveur divin e qui ne pouvait rem ettre e n cau se.       Tragique m ent, Luther et les autres réform ateurs ont violem m ent dénoncé les Anabaptistes pour la pratique du m inistère de chaque m em bre dan s l' Église. L'Anabaptiste croyait qu'il était le droit de chaque chrétie n de se lever e t parler lors d'un e réunion. Ce n'était pas le dom aine du clergé. Luther était ainsi opposé à cette pratique qu'il disait venir « du puits de l'enfe r » et ceux qui étaient coupables devraien t être m is à m ort ! (voyez votre héritage cher Chrétie n Prote stan t!)       En bref, les réform ateurs ont m ain tenu l'idée que l’ordination était la clef de la puissan ce dans l' Église. C'était le de voir du m inistre ordonné de donn er la révélation de Die u à son peuple. Et il était payé pour ce rôle.       Com m e le prêtre catholique, le m inistre reformé était considéré par l'Église com m e « l’hom m e  de Dieu » le [16 9] [16 9] [16 8] [16 8] [16 7][16 7] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [17 0][17 0] [17 1] Page 89 of 180 médiateur payé entre Dieu et son peu ple. Pas un médiateur pour pardon ner le s péchés, m ais un médiateur pour com m uniquer la volon té divin e. Ainsi dans le protestantism e un ancien probl m e a pris è une n ou velle form e . Le jargon a ch angé, m ais le poison e st resté.                        Du prêtre au pasteur       Jean Calvin n’aim ait pas le te rm e « prêtre » pour se référer à des m in istres. [173] [17 3] [17 2] [17 2] [17 1] Il préférait le term e «pasteur ». Dans l'esprit de Calvin, « pasteur » était le term e le plus élevé pour désigner le m inistère. Il l'aim ait parce que la Bible s'est rapportée à Jésus-Christ, com m e « le grand berge r des brebis » (Heb. 13:20). [17 4] [17 4] Ironiquem ent, Calvin a cru qu'il reconstitu ait l' vêque du NT (episkopos) en la personne du pasteu r ! é [17 5] [17 5]       Lu ther non plus n’aim ait pas le term e « prêtre » pour définir les nouveaux m inistres protestants. Il écrit, « nous ne pouvon s n i de vons don ner le titre de pr tre à ceu x qu i sont respon sables de la Parole et du ê sacrem ent parm i le pe uple . La raison pour laquelle il est appel prêtre est la coutum e des peuple païens ou é com m e vestige de la nation juive . Le résultat est nuisible à l'Église. » Ainsi il a aussi adopté les term es « prédicateu r, » « m in istre, » et « pasteur » pour se référer à ce nouvel office .       Zw ingli et M artin Bucer (1491-1551) ont égalem e nt favorisé le term e « pasteur. » Ils ont écrit des traités popu laires là-dessus. [17 8] [17 7][17 7] [17 8] [176] [17 6] En conséquence, le term e com m ença à im prégn er les Églises de la Réform e. Cependant, étant donné leur obsession pour la prédication, le term e préféré des réform ateurs pour le [179] [17 9] [18 0] m in istre était « prédicateu r. » [18 0] C’était aussi que les gen s du com m un le s appelaien t g énéralem en t.       Ce n'est pas avant le XV IIIe si cle qu e le term e « pasteur » a hérité de l'utilisation com m un e, éclipsant è « prédicateu r » et « m in istre. » [181] [18 1] [18 2] Cette influ ence est venue du Piétiste lu thérien . [18 3] [18 3] [18 2] Depuis lors le term e s’est répandu dans le christianism e tradition nel.       N éanm oins, les réform ateurs ont élevé le pasteur pour en faire le ch ef et la t ête de l'Église. Selon Calvin , « l’office pastoral est nécessaire pour préserver l'Église sur terre d'u ne plu s grande m an i re que le sole il, la è nourritu re, et la boisson sont nécessaires pou r nourrir et sou tenir la vie actuelle.  »       Les réform ateurs croyaient que le paste ur poss édait la puissance et l'autorité divin es. Il n e parle pas en son propre nom , m ais au nom de Dieu. Calvin a renforc la supériorité du pasteur en considérant les actions de é mépris ou de ridicule envers le m inistre e n tant qu'offense s publiques s rieu ses. é       Ce n’est pas dutou t surprenant quand vous réalise z de qu el m odèle Calvin s’est servi pour le m in istère. Il n'a pas considéré l'Église de l'âge apostolique. [18 6][18 6] [18 5] [18 5] [184] [18 4] Au lieu de cela, il s’est servi du m odèle la règle de l’évêque http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 90 of 180 [18 7] unique du de uxièm e siècle ! Cela vaut aussi bien pou r les autres réform ateurs.       L'ironie ici est que Jean Calvin reproch ait à l'Église catholiqu e d’avoir établi ses pratique s su r « des in ven tion s hum aines » plutôt que su r la Bible. Mais Calvin a fait la mêm e ch ose ! À cet égard, les protestants sont aussi cou pables qu e les cath oliques. Les de ux d nom inations basen t leurs pratiques sur la é tradition hum aine.       Calvin enseignait que la prédication de la Parole de Dieu et l'adm inistration appropri e des sacrem ents sont é les sign es d'une vraie Église. [18 9] [18 9] [18 8] [18 8] [18 7] Dans sa pen sée, la prédication, le baptêm e, et l'eucharistie devaient être [19 0] [19 0] célébrés par le pasteur e t n on par l’ assem blée. [19 1] [19 1] Pour tous les réform ateurs, la fonction prim aire d'u n m in istre est la prêche .       Com m e Calvin, Luth er a égalem e nt fait du pasteur u n office séparé et exalté. Tandis qu'il arguait que les cle fs du royaum e appartenaie nt à tou s les croyan ts, Luth er a confiné leur utilisation à ceu x qui ten aien t des offices dans l'É glise. « Nous som m es tous prêtres, » avait dit Luther, « autant que nous som m es de s chrétie ns, m ais ce ux qu e nous appelons prêtres sont des m inistres ch oisis parm i nous pou r agir en notre nom , [193] [19 2] [19 2] et leu r sacerdoce est notre m inistère. »       M alheureu sem ent, Lu ther a cru que tous son t dan s le sace rdoce , m ais pas tous peuvent exercer le sacerdoce [19 4] [19 4] [19 3] .C'est du sacerdotalism e, pu r et sim ple. Luther s'est s paré du cam p catholique du fait qu’il rejetait é un sacerdoce de sacrifice. M ais à sa place, il a cru que le m inistère de la Parole de Dieu appartenait à un ordre [19 5] exclusif.       Lise z bien ces quelques déclarations typiques de Lu ther dan s son e xaltation du pasteur : « Die u parle par le prédicateu r… un prédicateu r chrétie n e st u n m in istre de Dieu m is à part, oui, il est un an ge de D ie u, un évêque envoyé par Dieu, u n sauveur de beaucoup de gens, un roi et prince dans le royau m e du Christ là n'est rie n de … [196] [19 5] plus précieu x ou plu s noble sur terre et dans cette vie qu'un pasteur ou un pr édicateu r vrai et fidèle. » [19 6]       Il dit aussi, « nous ne de vrions pas perm ettre à notre pasteur de dire le s Paroles du Christ tout seul com m e s'il le s disait pour lu i-mêm e ;plutôt,  il est la bouche de tou s et nous les dison s avec lui dans nos coeurs . C'est … une chose m erve illeuse que la bouche de ch aque pasteur soit la bouche du Christ, donc vous devezécoute r le pasteur pas en tant qu'hom m e, m ais com m e Dieu.  » Vous pouvez en tendre l’écho d'Ignace résonner dans les paroles de Luth er.       Ces idées on t corrom pu la perce ption de Luthe r de l' glise. Il pensait qu'elle n'é tait d’autre qu 'une station de É prédication. « L’assem blée chrétie nne, » a dit Luth er, « ne devrait jam ais se réunir à m oin s que la Parole de Die u soit prêchée et la prière dite, pe ut im porte la durée. » Luther a cru qu e l'É glise était uniquem ent une réunion du peuple qui écoute la prédication. Pour cette raison, il a appelé l’édifice d'Église M undhaus, qui signifie une bouche ou une m aison de discours ! sont le s se uls organes d'un chrétie n. »   [19 9] [19 9] [198] [19 8] [197] [19 7] Il a égalem e nt fait cette déclaration : « Les oreilles http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [20 0][20 0] Page 91 of 180     Cher Chrétie ns Protestants, voyez vos racines !                                                              La Cure des Âmes       Calvin et Luth er partagaient l'opinion que les deu x fonctions principale s du pasteurétaient la proclam ation de la Parole (prédication) et la célébration de l'e ucharistie (com m union). M ais Calvin a ajout un troisièm e é élém ent. Il a souligné que le pasteur avait un de voir de prodiguer la cure à l’assem blée. pratique est connu com m e la « cure des âm es. »   [20 2] [20 2] [20 1] [20 1] Ce tte     La « cure des âm es » vient des qu atrièm e et cinquièm e siècle s. Nous la trouvon s dans l'enseignem ent de Grégoire de Nazianzus. Grégoire appe lait l'évêque un — « pasteur » un m édecin des âm es qui [20 3] diagn ostique les m aladies de son patien t et prescrit la médecine ou le cou teau.   [20 3]     Les pre m iers disciples de Luther ont égalem e nt pratiqué la cure des âm es. Mais dans la Genève de Calvin , elle a été élevée à une form e d'art. Chaque pasteu r et ancien étaient requis de visiter les m aisons des m em bres de leur congrégation. On a égalem e nt observé des visites régu lières au x m alades et aux prisonniers. [20 5] [20 5] [20 4] [20 4]       Pou r Calvin et Bucer, le pasteur n'é tait pas un iquem e nt un prédicateu r et u n distribute ur de s sacrem ents. Il était la « cure des âm es » ou le « curé. » Sa tâche était d'apporter le soin, la cure, et com passion   au peu ple souffrant de Dieu .     Cette idée vit dans le m onde protestant aujou rd'h ui. On le voit ais m ent dans les concepts m odernes « de é soin pastoral, » « consultation pastorale, » et « la pseudopsycho chrétie nne. » Dans l'Église m oderne, le fardeau d'un tel soin tom be sur les épaules d'un seu l h om m e : le paste ur. (Au prem ier si cle , il incom bait à è l'Église en tière et à un groupe d'hom m es chevron nés appelés « anciens. »)                       La Prim auté du Pasteur       En bref, la Réform e protestante a frappé un coup au sacerdotalism catholique. M ais ce n' était pas un coup m ortel. Les réform ateurs m ainte naien t toujours la r gle de l’évêque u nique. Elle a uniquem ent subi u n è changem e nt sém antique. Le pasteur va m ainte nan t jouer le r ôle de l'évêque. Il en est ven u à être considéré com m e la Tête locale, un principal ancie n de ’Église. l Com m e le dit un auteur, « dans le protestantism e, les prédicateu rs ten dent à être les porte-parole et les représentants de l'É glise et l'Église est souve nt l'Église du prédicateu r. C'e st un grand dan ger et m en ace à la religion chrétie nne, non sans relation au [209] [20 8] [20 8] [207] [20 7] [20 6] [20 6] cléricalism e. »       Les Réform es faites par les réform ateurs n'étaient pas assez radicales pour détou rn er la m arée encle nchée par Ignace et Cyprien. La Réform e a em brassé la structure hiérarch ique catholique ave c un e acceptation irréfléchie . Elle a égalem e nt m aintenu la distinction non scripturale entre ordonn et non ordonné. é       Dans leu r rhétorique, les réform ateurs ont décrié la séparation cle rgé-laïcs. M ais, dan s leur pratiqu e, ils l'ont entièrem ent m ainte nue. Com m e Kevin Giles l’in diqu e, «les différen ce s entre le clergé catholique et protestant on t été brouillées dans la pratique et la théologie . Dans le s de ux genres d'É glises, le clergé était un e classe à part ; dan s le s deux, leur statut spécial reposait sur des initiatives divines (négociées de différen tes m anières) ; et dans les deu x, certain es fonction s leu r étaient réservées. »       La longue tradition postbiblique de la r gle de l’évêque unique (m aintenant incorporée dan s le pasteur) è [210] [21 0] [20 9] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 92 of 180 règn e toujours dans l'É glise prote stan te d’aujou rd'hu i. Puisqu e la ligne de dém arcation clergés/laïcs est gravée dans la pierre, il existe des pressions psychologiques énorm e s qui oblige nt le prétendu peu ple à estim er que le m in istère est la respon sabilité du pasteur. « C'est son travail. Il est l'expert, » telle est la pensée.       Le term e du NT pour m inistre est diakonos. Il signifie « serviteu r. » Mais ce m ot a été prostitué parce que les hom m es ont professionn alisé le m inistère. Nou s avons pris le m ot  « m in istre »  et l'avon s superposé avec le pasteur sans justification scripturale que lquon que. De m ani re sem blable, nous avons supe rposé la prédication è et le m inistère avec le serm on de pupitre. Encore, san s ju stification biblique .       D’après la tendance de Calvin et de Luther, les au teurs puritain s Jean Ow en (1616 -1683) et Th om as Goodw in [21 3] [21 2] [21 2] [21 1][21 1] (1600-1680) ont élevé le Pastorat com m e l’ utilitaire un ique et  perm ane nt dans la m aison de Dieu [21 3] .Ow en et Goodwin ont influ encé les puritains à focalise r toute l'autorité dans le rôle pastoral.Selon eux, le pasteur a reçu « la puissan ce de s clefs. » Lui seu l est ordonné pour prêche r, adm inistrer les sacrem en ts, lire les Écritures publique m ent,et com pétent dans les langues bibliques originales, au ssi bien qu e la logique e t la [21 4] philosophie.       Les réform ateurs et le s puritains ont tous deu x retenus l'id qu e les m inistres de Dieu doivent être des ée profession nels com pétents. [21 5] [21 5] [21 4] Par conséquent, le s pasteurs doivent avoir la form ation scolaire sp écialisée pour rem plir leu r office.        Tous ces élém ents expliquent com m ent et pourquoi le pasteur est m ainte nan t trait com m e une classe é d'élite… un chrétie n exceptionn el… quelqu'un à vénérer (par con séquent le titre « révéren d »). Le pasteu r et son pupitre prédom inent sur le culte protestant.    Com m ent le pasteur détruit la vie du Corps       M ainte nan t qu e nous avons déterré les racines du pasteur m oderne, tournons notre attention sur les effets pratiques qu'un pasteur produit sur le pe uple de Dieu.       La distinction non scripturale de clerg é/laïc a fait un m al incalculable au Corps du Christ. Elle a divis la é com m un auté en croyants de prem ière et deuxièm e classe. La dichotom ie clergé/laïc perpétue un e fausseté terrible. À savoir, que quelques chrétie ns sont plus privilégiés que d'autres pour servir le Seign eur.       Notre ignorance de l'h istoire de l' Église nous a aveuglém ent volé une gran de partie de notre héritage collectif. Le m inistère individue l est entièrem ent étranger au NT, pourtant nous l'e m brassons tandis qu'il suffoque notre fonctionnem en t. Nous som m es de s pierres vivantes, non m ortes. Cependant, ’office pastoral l nous a transformés en pierres qui ne respirent pas.       Perm ettez-m oi deve nir personne l. L’office pastoral vous a volé votre droit de fon ctionn er com m e m em bre du Corps du Christ ! Il a fe rmé votre bou ch e et vous a attaché à un siège . Il a tordu la réalité du Corps, faisant du paste ur u ne bouche géante et vous un e oreille m inuscule . Il vous a ren du spectateu r m u et à peine com pétent à prendre de s notes de serm on et à passer u n plate au pour l’offran de !       M ais ce n'est pas tout. L’office pastoral m oderne a renversé la pen sée prin cipale de la lettre aux Hébreux—la fin de l’Ancien sacerdoce . Il a rendu ine fficace l'enseignem ent de 1 Corinthie ns 12 -14, que chaque m em bre a le droit et le privilège du service lors d'u ne réunion d'Église. Il a vidé le m essage de 1 Pie rre 2 qui révèle que chaque frère et sœ ur est un prêtre dans le service.      Un prêtre en service ne signifie pas que vou s pouvez seulem e nt ex écute r de s form es pincées de m in istère [21 8] [21 8] [21 7] [21 7] [21 6] [21 6] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 93 of 180 com m e nom m er des cantiques de votre si ge , le ver les m ains pen dant le culte, avoir ’ air transparents, ou è l enseigner un e classe d'é cole de dim anche. Ce n'est pas l'idée du m inistère du NT. Ce sont là seulem e nt des aides pour le m in istère du pasteur ! Com m e un disciple l'a dit, « beaucoup de cultes protestan ts, ju squà ' aujou rd'hu i ont égalem e nt été in fectés par une tendance accablante de considérer le cu lte com m e le travail du pasteur (et peut-être du choeur) avec la m ajorité des laïcs ayant très peu à faire sauf pour chanter quelques hym n es e t pour écoute r d'une m anière pieu se et atte ntive . »       Nous traiton s le pasteur com m e s’il était l'expe rt professionnel. Nou s nous atte ndons à ce que les docteurs et les m inistres n ou s servent, pas pou r nous apprendre à servir le s autres. Et pourquoi ? Parce qu 'ils sont les experts. Ils sont les profession nels qualifi s. M alheureusem ent, nous considérons le pasteur de la mêm e é m anière. Toute cette m anière de faire s’élève con tre le fait que chaque croyant est un pr être, non seu lem ent devan t Dieu, m ais les uns envers les autres.       M ais il y a quelque chose d’autre. Le Pastorat m ode rn e rivalise contre l Autorité fonction nelle du Christ dans ’ son Église. Il tient d'un e m anière illégitim e la place u nique de la centralité et de l’Autorité parm i le peuple de Die u, un e place réservée seu lem ent pour la Personne du Seigneur J sus. Jésus-Christ est le seul chef sur é l’Église et le m ot final. Par son office, le pasteur déplace et supplante l’Autorité du Christ en s'établissant com m e tête hum aine de l'É glise.       Pour cette raison, rien ne gêne autant la réalisation du but étern el de Dieu que le rôle pastoral m oderne. Pourqu oi ? Parce que ce bu t est de visiblem en t m anifeste r ’Autorité du Christ dans l'É glise par le libre l fonction nem ent de ch aque m em bre du Corps. Tant e t aussi longtem ps qu e ’office pastoral dem eure, vou s ne l serez jam ais tém oin s d'une telle m anifestation.       Com m ent le pasteur se détruit lui-même       Le pasteur m oderne n on seu lem ent endom m age le peuple de Dieu, il ’endom m age lui-mêm e. L’office s pastoral a l’habitude de gaspiller tout ce qui lui tom be entre les m ains. La d épression, l’épuisem ent, le stress, et la dépression ém otive sont terriblem e nt élevés parm i les pasteurs. À l'heu re où l’on se parle , il y a cen sém ent plus de 500.000 paste urs se rvant des Églises aux États-Unis. statistiques suivan tes qui m e ttent à nu le danger m ortel de l’office pastoral :   C 94% Ressenten t la pre ssion d’avoir une fam ille idéale. C 90% Travaillent plus de 46 heures par se m aine. C 81% Ont du te m ps insuffisant avec leurs conjoin ts. C 80% croie nt que le m inistère pastoral affecte leur fam ille négativem ent. C 70% n'ont personne qu'ils considèren t com m e am i intim e . C 70% ont l’estim e de soi inférieu r à quand ils on t débuté le m inistère. C 50% se sente nt incapable s de satisfaire le s besoins du travail. C 80% sont découragés ou traitent la dépression. [22 2] [22 2] [22 1][22 1] [22 0][22 0] [219] [21 9] De ce n om bre, con sidèrez les [22 3] C40%+ Rapportent qu'ils souffrent d’épuisem ent, de program m es effrénés, et d’espérances peu réaliste s. [22 3] [22 4] [22 4] [22 5] [22 5] C 33% considèren t le m inistère pastoral un risque pu re pour la fam ille. C 33% ont sérieu sem ent con sidéré laisser leu r position dans la dernière an née. C 40% des dém issions pastorale s son t dû à l’épuisem ent.   [22 6][22 6]     On s'atte nd à ce que la plupart de s pasteurs jongle nt 16 t che s principales à la fois. â Et la plu part s’effondrent sous la pression. Pour cette raison, 1.600 m in istres dans toutes le s d nom inations à travers les é [22 7][22 7] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 94 of 180 États-Unis sont re m erciés ou forcés de dém issionner chaque m ois. [22 8] [22 8] Au cou rs des 20 dernières années, la [22 9] [22 9] durée m oyenne d'un pastorat a dim inué de sept an s à seulem e nt deux ans !       Malheu re usem en t, peu de paste urs ont fait la relation pour d écouvrir que c'e st leur office qui cause cette turbule nce fondam entale. À vrai dire : Jésus-Christ n'a jam ais eu l'intention que person ne ne porte tou s le s chapeaux! Il n'a jam ais e u l'intention que qu i que ce soit ne porte un e telle charge .       Les exigences du pastorat sont écrasantes. Telle m ent qu’elles exténueront n’im porte quel m ortel. Im aginez un m om en t qu e vous travaillez pou r une com pagn ie qu i vou s paye sur la base de la fa on dont vou s incitez vos ç ge ns à se sentir ? Et si votre salaire dépendait de la façon dont vous les dive rtissez, su r votre con vivialit sur é, la popularité de votre épouse et de vos  e nfants, sur la façon don t ils s’habillent, et sur la perfection de votre com porte m ent ?       Pouvez-vous im aginer le stress non m itig que ça vous causerait ? Pouvez-vous voir com m en t une telle é pression vous force rait à jouer un role prétentieux pour garde r votre puissance, votre prestige , et votre sécurité d'e m ploi ? (Pour cette raison, la plupart de s pasteurs son t im perm éables à recevoir tout ge nre d'aide.)       La profession pastorale dicte des norm es de direction com m e n'im porte quelle au tre profession, que ce soit docteur, médecin, ou avocat. La profession dicte com m en t les pasteurs doive nt s'habiller, parler, et agir. C'est l'une de s raisons principales pour lesqu elles be aucoup de paste urs viven t de s vies tr s artificielles. è       À cet égard, le rôle pastoral stim u le la m alhonnêteté. Les m em bres d'un e congrégation s'attende nt à ce que leur pasteur soit toujours gai, disponible à l'appel du m om ent, jam ais irrité, jam ais am er, qu’il ait un e fam ille parfaitem e nt disciplinée, et soit com plètem ent spirituel à tou t m om ent. Les paste urs jouen t ce rôle com m e des acteu rs dans un dram e grec. Ce qui expliqu e le change m entétrange de voix quan d la plupart des pasteurs prient. Ce qui expliqu e aussi la m ani re pieu se quand ils joignent les m ain s. La m an i re unique qu’ils è è [23 2] [23 1] [23 1] [23 0] [23 0] disent « le Seigneur » (typiquem e nt pron on cé « le Seignur »). Et la m anière spéciale qu’ils s'habille nt.       Toutes ces choses sont en grande partie de la poudre aux yeux —vides de toute réalité spirituelle. La plupart des pasteurs ne peuvent pas re ster dans leur office sans être corrom pu à un certain n iveau. La pu issancepolitiqu e endém ique de l’office est un problèm e énorm e qui isole bon nom bre d'entre eu x e t e m poisonne leur rapport avec les autres.       D ans u n article pe rspicace destiné aux paste urs intitulé : « Preventing Clergy Burnout » , l'auteur suggère quelque ch ose qui effraye. Son conse il aux pasteu rs nous donn e un cou p d'oeil clair dan s la puissancepolitiqu e qui est assortie au pastorat. Il im plore les pasteu rs « d’avoir com m union avec le clergé d'autres dénom inations. Ce s person nes ne peuvent pas vous nu ire e ccl ésiastiquem en t, parce qu'elles ne sont pas de [234] [23 3][23 3] [23 2] votre cercle officiel. Il n’y a aucune contrainte politique qu'elles ne peuvent tire r pour vous d éfaire. »       La solitude professionn elle est un autre virus qui fon ctionn e largem e nt parm i des pasteurs. La peste de la solitude conduit quelques m inistres dans d'autres carri ères. Elle en conduit d'autres vers des destin s plu s cruels.       Toutes ces pathologies trouve nt leu r racine dan s l'histoire du pastorat. Il est« seul au som m et » parce que Die u n'a jam ais eu l'intention pour que n 'im porte qui soit au som m et e xcept son Fils ! En effet, le pasteur é m oderne e ssaye d'accom plir les 58 exhortations du NT «les u ns les autres » tou t seul.Ce n'e st don c aucun e surprise que la plupart d'entre eux soie nt écrasés sous le poids.      [23 6] [23 6] [23 5] [23 5] [23 4] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 95 of 180                              Conclusion       Le pasteur m ode rn e est l'é lém ent du christian ism e m oderne le m oins rem is en question. Pourtant il n'a pas un iota dans les Écritures pour dém on tre r son e xistence n i une feuille de figuie r pour le couvrir !       Plutôt, le pasteur m oderne a été créé à partir de la règle de l’évêque unique d'abord engendrée par Ign ace et Cyprien. L'é vêque s'est transformé en presbitre local. Au Moyen-Âge , le prêtre s'est développé en prêtre catholique. Pendant la Réform e, il a été transformé en « prédicateu r, » « le m in istre, » et fin ale m ent « en pasteur » l'hom m e sur qui tout le protestantism e s ’accroche. Pour rédiger tout cela à une seule phrase : Le pasteur protestant n'est rien d’autre qu'un prêtre catholique légèrem ent reformé !       Les prêtres cath oliques avaient sept fonctions à l'heu re de la Réform e : Prédication, les sacrem e nts, prières pour le trou peau, une vie pieuse, discipline, rites d' Église, soutient aux pauvres, et visite aux m alade s. Le paste ur protestant se charge de toute s ces re sponsabilit s en plu s de bénir parfois des événem ents civiques. é   [23 8][23 8] [23 7] [23 7]     Le célèbre poète Jean Milton a dit: Le « nouve au prêtre n’est rien d’autre que l’ancien agrandi ! » Ce qui veu t dire : Le pasteur m oderne n’est rien d’autre que l’ancien prêtre écrit dan s de plus grandes lettres !   Je m e suis accom pli à l’unive rsité de la  Bible . Je suis allé au sém in aire et je m e suis accom pli dan s la seule chose qu'ils en seignent là : le m inistère professionne l. Qu and j'ai reçu m on diplôm e, je m e suis ren du com pte que je pou vais parler latin, gre c, et h ébreu, et la seule chose sur terre pour laqu elle j’étais qualifié était d ’être pape . M ais qu elqu 'un d'au tre occupait déjà le poste.          - Pasteur anonym e [239] [23 9] [1][1] Je mets l’accent sur le mot « pasteur » dans ce chapitre pour attirer l'attention sur l’office plutôt que sur la personne qui l’accomplit. [2][2] La plupart des hommes et femmes qui deviennent des pasteurs n'ont jamais consid éré les racines de cet office. O n ne leur a jamais offert d’autre alternative pour servir Dieu. Ce qui, en effet, est une tragédie terrible. (Voyez la poésie de Calf-Path à la page 31.) Néanmoins, bien que leur office soit sans mérite scriptural, les pasteurs souvent aident le peuple. Mais ils aident le peuple en d épit de leur office, pas à cause de celui-ci.   [3][3] Le dérivé du mot poimen est employé dans les Actes 20:28 et 1 Pierre 5 :2 - 3.   [4][4] Il y a autant de support biblique pour pasteur qu'il y en a pour le bapt ême pour les morts. Tous les deux sont mentionnés seulement une fois dans la Bible entière ! (1 Cor.. 15:29).   [5][5] Le N T n'emploie jamais les m ots grecs séculaires des autorités civiles et religieuses pour dépeindre des ministres dans l'Église. De plus, quoique la plupart des auteurs du NT aient été trempés dans le système sacerdotal juif de l’Ancien T estament, ils n'emploient jamais le mot hiereus (pr être) pour se référer au ministère chrétien. L’ordination à l’office présuppose un rôle statique et défini de direction d'Église qui n'a pas existé dans les Églises apostoliques. Marjorie W arkentin, l’Ordination: Marjorie Warkentin, Ordination: A Biblical-Historical V iew (Grand Rapids: Eerdm ans, 1982), pp. 160-161, 166; Who is Your Covering? Chapitres 1-3.   [6][6] , il y a des hommes qui donneraient leurs dents pour être appelés « pasteur » ou « révérend. » Les termes de Job viennent à l'esprit : « Je n’aurai point égard à l’apparence, et je ne flatterai personne; 22  Car je ne sais pas flatter: Mon créateur m’enlèverait bien vite.32:21). [7][7] Révélation 1:6 ; 5:10 ; 20:6. Chaque croyant est un pr être selon le NT. R. Pau l Steve ns, The Other Six Days: Vocation, W ork, and Min istry in Biblical P erspective (Grand Rapids: Eerdm an s, 1999), pp. 173-181.   [8][8] Hanson, Christian Priesthood Exam ined (Guildford and London: Lu tterworth Press, 1979), pp. 34 -35 [9][9] Ce mot est l'épellation dans les lettres anglaises du mot grec pour « ancien » (des presbuteros). [10][10] Les termes « surveillants » et « serviteurs » furent plus tard ecclésiastisés dans les m ots ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 96 of 180 « évêques » et « diacres » (M. Sm ith, From Christ to Con stantin e, Dow ner’s Grove : InterVarsity Press, 1971, p. 32).   [11][11] Rethinking the W ineskin, Chapters 5-6; Who is Your Coverin g?,  Chapitres 1-2. [12][12]  Le « christianisme…a pris l'exemple des religions païennes que la plupart des hommes trouvent difficile de comprendre ou d’approcher Dieu sans l’aide d'un homme qui dans un certain sens représente Dieu, le représente, et se sent appelé pour se consacrer à ce ministère représentatif » (Christian Priesthood Exam ined, p. 100).   [13][13] La marque de distinction de toute religion est un sacerdoce humain s éparé.   [14][14] Walter Klassen, “New Presbyte r is Old Priest Writ Large, Concern 17, 1969, p. 5. See also W . ” Klassen, J.L. Burkholder, and Je an Yoder, The Relation of Elders to the Priesthood of Believers (W ashington: Sojourner’s Book Se rvice, 1969).   [15][15] nombres 11:26 - 28.   [16][16] exodes 20:19.   [17][17] 1 Samuel 8:19.   [18][18] 3 Jean 9-10. [19][19] F.W . Grant, Nicolaitanism or the Rise and Growth of Clerisy (Be dford: MW TB), pp. 3-6.. Les mots grecs de nicolaitane veut dire « conquérant du peuple. » Le mot N ikos veut dire « conquérir» et le Laos signifie « le peuple. » Grant croit que Nicolaites sont ceux qui font des « la ïcs » du peuple de Dieu en élevant un « clergé » qui règne sur lui. Voir également Alexande r Hay, What Is Wrong in the Church?, p. 54.   [20][20] D.G. Du nn, New T estam ent Theology in Dialogue (Philadelph ia: W estm inster Press, 1987), pp. 123, 127-129 [21][21] Dans les écrits des premiers Pères de l'Église, les mots « berger, » « surveillants, » et « ancien » sont toujours employés l'un pour l'autre, de même que dans le N T. F.F. Bruce, « que le language du nouveau Testament ne nous permette pas de faire une distinction entre le mot grec traduit « l'évêque » (episkopos) et celui traduit « ancien » (presbyteros) n'a pas besoin d' tre discuté ê longuement. Paul pouvait s’adresser aux anciens de l'Église d'Éphèse en tant que ceux que l'esprit saint avait fait évêques. Plus tard, dans les épîtres pastorales (celles à Timothée et à Tite), les deux termes semblent toujours être em ployés l'un pour l'autre » (The Spreading Flam e, Grand Rapids: Eerdm ans, 1958, p. 65). En fait, les évêques, les anciens, et les bergers (toujours dans le pluriel) continuent à être considérés comme identiques dans les écritures de 1 C lément, du Didache, et Hermas. Ils étaient considérés comme identiques jusqu'au début du deuxième siècle. Voyez également Jam e s M ackinnon, Calvin and the R eform ation (Ne w York: R ussell and R ussell, 1962), pp. 8081; Everett Fe rgu son, Early Christians Speak: Faith and Life in the First T hree Centuries(Abilene: A.C.U. Press, T hird Edition, 1999), pp. 169[22][22] voir le chapitre 5 de Who is Your Coverin g?pour des détails. [23][23] 1 Cor.. 11:1 ; 2 Thess. 3:9 ; 1 Tim. 4:12 ; 1 Pierre 5:3. [24][24] Early Christians Speak,, P. 173. [25][25] Spreadin g Flam e,pp. 66-67. [26][26] ces citations apparaissent dans les lettres d'Ignace aux Églises d'Asie mineure. Écritures chrétiennes primitives : The Apostolic Fathers (New York: Dorset Press, 1968), pp. 75-123.   [27][27] Edw in Hatch, The Organization of the Early Christian Churches (London: L on gm ans, Gre en, and Co., 1895), p. 185. p. 106; Early Christian W ritings: The Apostolic Fathers Le livre de Hatch prouve que l'évolution progressive de l'organisation de l' glise et de divers éléments de cette organisation ont été É empruntés à la société Greco-Romaine.   [28][28] Idem . [29][29] . A lastair Cam pbell, The Elders: Seniority Within Earliest Christianity (Clark T & T, 1994) p. 229. [30][30] The Organization of the Early Christian Churches, p. 124.   ]  http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 97 of 180 [31][31] Ibid., p. 100 [32][32] Ke nneth Stran d, “The Rise of th e M onarchical Episcopate, in Three Essays on Church History (An n ” Arbor: Braun-Brum fie ld, 1967); Ordination: A Biblical-Historical View, p. 175.   [33][33] Christian Priesthood Exam in ed, p. 69; Early Christian W ritings: The Apostolic Fathers, pp. 63-72. [34][34] The Spreading Flam e, pp. 66-69; H. Rich ard Nie buhr and Daniel D. William s, ed. The Ministry in Historical Perspectives (San Francisco: Harper an d Row Publishers, 1956), pp. 23 -25. Quand Ignace écrivit ses lettres,la règle de l’évêque unique était pratiquée dans des villes asiatiques telles qu' phèse, É Philadelphie, M agnésie, et Smyrne. M ais elle n'avait pas encore atteint la Grèce ou l'ouest, tel que Rome. Il s'avère que la règle de l’évêque unique s'est déplacée en direction de l'ouest de Syrie à travers l'empire.   [35][35] Christian Priesthood Exam ined, p. 67; The Spreading Flam e, p. 69. J.B. Lightfoot’s The Christian Ministry is the m ost satisfactory explan ation of the historical evidence of how the bishop gradu ally developed ou t of the presbytery.   [36][36] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 25.   [37][37] S.L. Gree nslade, Shepherding the Flock, p. 8.   [38][38] Christian Priesthood Exam in ed, p. 68.   [39][39] Edw in Hatch, The Growth of Church Institutions (Hodder and Stoughton, 1895), p. 35.   [40][40] Jam e s F. W hite, P rotestant Worship and Church Architecture (New York: Oxford University Press, 1964), pp. 65-66.   [41][41] The Early Christian Church, p. 92.. Pour une brève synthèse de la façon dont le clergé s'est développé, voyez The Other Six Days, pp. 39-48.   [42][42] St. Cyprian of Carthage (http://w ww .com eandseeicons.com /phm 12.htm ). [43][43] Jam e s Hastings Nichols, Corporate W orship in the Reform ed Tradition (Philadelph ia: The We stm inster Press, 1968), p. 25.   [44][44] Early Christian s Speak, P. 168. Cyprien normalement appelait l'évêque « sacerdos », qui est latin pour « prêtre. » Le language sacerdotale pris de l’Ancien Testament pour définir des offices d'Église fut rapidement propagé (Ordination: A Biblical-Historical V iew, p. 177; From Christ to Constantine, p. 136). J.B. Lightfoot a écrit que « l’aspect sacerdotal du ministère est l'un des phénom ènes les plus saisissants et les plus importants dans l'histoire de l' glise » (J.B. Lightfoot, Saint Paul’s Epistle to the Philippian s, É Lon don: M acm illian & Co, 1888, p. 144).   [45][45] Christian Priesthood Exam ined,, pp 35, 95. Il n'y a aucune évidence que quiconque ait pensé aux ministres chrétiens comme prêtres avant l'année A.D. 200. Tertullien est le premier à appliquer le terme « prêtre » aux évêques et aux prêtres. Dans toutes ses écritures, il appelle l'évêque et les anciens sacerdos (prêtres) et appelle l’évêque le summ us sacerdos (grand prêtre). Il fait ainsi sans aucune explication, indiquant que ses lecteurs étaient au courant de ces titres (P . 38). Voir également Hans V on Cam pen hau sen, Tradition an d Life in the Church (Philadelphia: Fortress Pre ss, 1968), p. 220 Cyprien est . également crédité pour dire que l'évêque est l'équivalent du grand prêtre de Ancien Testament (From Christ to Con stantin e, p. 136). L'historien Eusebius appelle régulièrement le clergé « prêtres » dans ses écritures volumineuses (Christian Priesthood Exam in ed, p. 61).   [46][46] «Ainsi c'était l'évêque, en tant que pasteur en chef de l' glise locale, qui en est  venu à É représenter la plénitude du ministère. Il était prophète, docteur, célébrant en chef à l'assemblée liturgique, et président du Conseil d'administration des surveillants de la « synagogue » chrétienne » (The Min istry in Historical Perspectives, p. 28). L’œ uvre de Grégoire le grand « le livre de la règle pastorale » écrit en A.D. 591 est une discussion sur les fonctions de ’ office de l'évêque. Pour l Grégoire, l'évêque est un pasteur, et la prédication est l'une de ses fonctions les plus importantes. Le livre de Grégoire est un classique chrétien et est toujours employé pour former des pasteurs dans les ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 98 of 180 séminaires protestants aujourd'hui. Voir également Philip Culbertson et Arthur Bradford Shippee, The Pastor: Readings from the Patristic Period (M inneapolis: Fortress Press, 1990).   [47][47] Notez que les évêques étaient essentiellement des têtes dirigeantes sur les Églises locales. Ils n'étaient pas les surveillants diocésains comme ils sont aujourd'hui dans le catholicisme rom ain. P our une discussion sur ce développem ent voir Early Christians Speak, pp. 13-14.   [48][48] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 28.   [49][49] pour une discussion complète de cette doctrine et de sa réfutation, voir  Who is Your Coverin g?.   [50][50] The Other Six Days, pp. 41-42.   [51][51] Organ ization of the Early Christian Churches, p. 171. [52][52] The M inistry in H istorical Perspectives, pp. 28-29.   [53][53] Elders, p. 231; The M inistry in H istorical Perspectives, p. 29. [54][54] J.G. Davies, The Early Christian Church: A History of Its First Five Centuries(Grand R apids: Baker Books, 1965), p. 131; The Apostolic Tradition of Hippolytus, trans. Burton S. Easton (Cam bridge: Cam bridge University Press, 1934). Hippolite distingue clairement les pouvoirs de l'é vêque et les anciens. Ses écrits donnent à l'évêque la puissance de pardonner des p échés et d’adm inistrer la pénitence (Christian Priesthood Exam ined, pp. 39-40). Les prêtres et les diacres pouvaient seulement baptiser avec l'autorit é de l'évêque (The Elders, p. 233)   [55][55] The Early Christian Church, p. 187. En A.D. 318, Constantin a identifié la juridiction de l'évêque. En A.D. 333, les évêques ont été placés sur une position égale avec les magistrats romains (P . 188).   [56][56] Hans Lietzm ann, A H istory of the Early Church, Volum e II (Ne w York: The W orld Publishing Com pan y, 1953), p. 247   [57][57] Selon les canons du Concile de Nicée, A lexandrie, Rome, et Antioch avaient l'autorité spéciale sur les régions autour d’elles ((From Christ to Constantine, p. 95).   [58][58] Christian Priesthood Exam ined, p. 72. Hanson explique comm ent la chute de l'empire romain au cinquième siècle a renforcé l’office de l'évêque (pp. 72-77).   [59][59] Ann Frem antle, ed., A Treasury of Early Christianity (Viking Press, 1953), p. 301.   [60][60] La succession apostolique apparaît d'abord dans les écrits de Clément de Rome et d'Irenaeus. Elle apparaît également dans Hippolite. Mais Cyprien l'a transform en doctrine logique (Robert M . ée Grant, Early Christian ity and Society, San Francisco: Harper and Row Publishers, 1977, p. 38; N. Sykes,Old Priest an d New Presbyter, Cam bridge, 1956, p. 240).   [61][61] G.S.M . W alke r, The Churchm anship of Cyprian, (London : Lutterw orth Press, 1968), p. 38. Plusieurs des Pères de l'Église ont pensé que l’Ancien Testament contenait une commande normative de l' glise. É L'utilisation de la terminologie de prêtre de l’Ancien Testament pour ceux qui remplissent un office dans l'Église est devenue commune dès le deuxième siècle (Ordination: A Biblical-Historical View, pp. 50, 161; Christian Priesthood Exam in ed, pp. 46, 51).   [62][62] Christian Priesthood Exam in ed, p. 59; Ordination: A Biblical-Historical View, p. 39 [63][63] Christian Priesthood Exam in ed, p. 54. [64][64] Ibid., p. 58. Autant dans la Didache que dans 1 Clément, l'eucharistie est mentionnée comme un « sacrifice » et une « offrande » exécuté par les (Tradition and Life in the Church, p. 220).   [65][65]   Le mot « sacrifice » utilisé dans un sens liturgique apparaît en premier dans la Didache (Tradition and Life in the Church, p. 220).   [66][66] L’idée que le prêtre offre le sacrifice du Christ par l'eucharistie est du sacerdotalisme. Sur ces ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 99 of 180 points, les remarques de Richard Hanson frappent intens ment, « ce concept sacerdotal semble é obscurcir, sinon supprimer réellement, la doctrine du sacerdoce de tous les croyants. Il transpose le sacerdoce de tous les croyants dans le sacerdoce du clergé » (Christian Priesthood Exam in ed, p. 98).   [67][67] Ibid., P. 79.   [68][68] Au troisième siècle, chaque prêtre choisissait un évêque pour surveiller et coordonner son fonctionnement. Au quatrième siècle, les choses sont devenues plus complexes. La surveillances des évêques était nécessaire. P ar conséquent c’étaient les archevêques et les metropolitains qui régissaient les Églises d'une province (Will Du rant, The Age of Faith, New York: Sim on & Schuster, 1950, pp. 45, 756 760).   [69][69] Concern ing the Mysteries, 9:52,54. Dans les Églises orientales une prière est offerte pour que l'esprit fasse la magie. Dans les Églises occidentales, la prière a été omise, parce que les m ots euxmêmes ont fait le tour (Gregory Dix, The Shape of the L iturgy, London: Dacre Press, 1964, p. 240-241, 275; Josef A. Jungm ann, The M ass of the Rom an Rite, New York: Benziger, 1951-55, V olum e 1, p. 52).   [70][70] The Elders, pp. 234-235. Le mot  « prêtre » est etymologiquement une contraction de « presbytre » Par la fin de l’ancienne période anglaise, le terme anglais « prêtre » était devenu le terme courant pour le « presbytre » et « sacerdos » (The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 1325).   [71][71] The Organization of the Early Christian Churches, pp. 30-31.   [72][72] Early Christians Speak, p. 172.   [73][73] Ibid., p. 172   [74][74] David N orrington donne une discussion détaillée de la façon dont les structures hiérarchiques et les spécialistes ecclésiastiques ont commencé à émerger dans l'Église (To Preach or Not to Preach? pp. 2425).   [75][75] Early Christianity and Society, p. 43.   [76][76] Christian Priesthood Exam in ed, p. 71.   [77][77] Robert F. Evans, One and Holy: The Church in Latin and Patristic Thought (London: Cam elot Press, 1972), p. 48.   [78][78] Avant Constantin, l'évêque romain n'exerçait aucune juridiction horm is R ome. Tandis qu'il était honoré, il n'avait pas ce genre d'autorité ecclésiastique (Church History in Plain Lan guage, p. 151). Le terme « pape » vient du titre « papa, » un terme employé pour exprimer la cure paternelle de tout évêque. Ce n’est pas avant le sixième siècle que le terme a com mencé à être employé exclusivement pour l'évêque de Rome. Voici un bref croquis de l'origine du pape catholique : À la fin du deuxième siècle, les évêques romains ont été attribués le grand honneur. Stéphane I (D. 257) était le premier à employer le texte de Pierre (Mathieu 16:18) pour soutenir la pr ééminence de l'évêque romain. Mais ceci n'a pas été universetellem ent retenu. L'apparition du pape moderne peut être retracée à Léo le Grand (440-461). Léo était le premier à faire une réclamation théologique et biblique pour la supériorité de l'évêque romain. Sous son règne, la supériorité de Rome a été finalement établie. Avec l’arrivée de Grégoire le Grand (540-604), « la chaise papale » était prolongée et augmentée. (Par ailleurs, Grégoire est devenu le propriétaire foncier de loin le plus important en Italie, créant un précédent pour que les papes riches et puissants lui succèdent.) Vers le milieu du troisième siècle, l'Église romaine avait 30.000 m embres, 150 ecclésiastes, et 1500 veuves et pauvres (Justo L. Gon zalez, The Story of Christianity: Volum e 1, p. 242; Philip Schaff, History of the Christian Church: Volum e 4 pp. 212, 218-219; Bruce Shelley, Church History in , Plain Language, W aco: W ord Books, 1982, pp. 150-151; The Early Christian Church, pp. 135-136, 250; The Age of Faith, p. 521; Christian Priesthood Exam ined, p. 76ff.). Grégoire est également le premier à employer le terme « serviteur des serviteurs de Dieu » (Philip Sch aff, History of the Christian Church: Volum e 3, Michigan: Eerdm ans, 1910, p. 534; Volum e 4, p. 329). http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 100 of 180   [79][79] Early Christianity and Society, p. 43; The Early Christian Church, pp. 188-189.   [80][80] Ordination: A Biblical-Historical View, pp. 35, 48. Les dirigeants d'Église étaient considérés comme les successeurs des Levites (P. 168).   [81][81] A Treasury of Early Christianity, p. 301. [82][82] Early Christianity an d Society, pp. 11-12. « L'organisation de l'Église s'est adaptée aux divisions politiques et géographiques de l'empire » (History of the Christian Church: V olum e 3, p. 7).   [83][83] Ce qui s’appliquait non seulement à la hiérarchie graduée qu'elle avait adoptée dans sa structure de direction, mais également à la manière dont l'Église s'est divisée en gradations des diocèses, des provinces, et des municipalités tous commandés par un système de direction du haut vers le bas (The Organization of the Early Christian Churches, p. 185). Comme Shelley l'a exprimé, « comme l'Église se développait, elle a adopté, tout à fait naturellement, la structure de l'empire » (Bruce She lley, Church History in Plain Language, W aco: Word Books, 1982, p 152).   [84][84] The Organization of the Early Christian Churches, p. 213.   [85][85] Will Duran t, Caesar to Christ (New York: Sim on & Schuster, 1950), pp. 670-671. [86][86] D .C. Truem an, The Pageant of the Past: The Origins of Civilization (Toronto: R ye rson , 1965), p. 105.   [87][87] Caesar to Christ, pp. 575, 618. Du rant écrit, “L’Église rom aine a m arché dans les traces de l’Em pire Rom ain” (p. 618).   [88][88] The Other Six Days, p. 44; The Pageant of the Past, p. 311; Robin Lane Fox, Pagans an d Christians (San Francisco: Harper, 1986), p. 573).   [89][89] The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 482.   [90][90] The Other Six Days, p. 44. Caesar and Christ, pp. 671-672.   [91][91] Caesar and Christ, pp. 671-672.   [92][92] Mat. 20:25 - 28 ; 23:8 - 12 ; Luc 22:25 -27. Dans Who is Your Covering?, J'explore la signification de ces passages en détail.   [93][93]  Paul a formé un certain nombre d'hommes pour prendre sa place. P arm i eux étaient Timothée, Tite, Gaius, Trophime, Tychique, etc. Voir Gen e Edw ards’ Overlooked Christian ity (Sargen t: Seedsow ers, 1997)  pour les détails. [94][94] Mathieu 23:8 - 11 ; Marc 10:42 FF.   [95][95] Christian Priesthood Exam in ed, p. 62.   [96][96] En fait, le terme « clergé » é largi pour inclure tous les fonctionnaires dans l'É glise (The Ministry in H istorical Perspectives, p. 29). See also Norm an Towar Boggs, The Christian Saga (Ne w York: M acm illan Com pany, 1931), pp. 206-207.   [97][97] Christian Priesthood Exam in ed, p. 62; Caesar and Christ, pp. 656-657, 668.   [98][98] Monsign or Lou is Duchesn e, Early History of the Christian Church: From Its Foundation to the End of the Fifth Cen tury (London: John M urray, 1912), p. 50; Paul Johnson , A History of Christianity (New Your: Sim on & Sch uster, 1976), p. 77; R obin L ane Fox, Pagans and Christian s (New York: A lfred Knopf, 1987), p. 667.   [99][99] De telles exemptions avaient été accordées à des professions telles que des médecins et des docteurs. Dave A ndrew s, Christian Anarchy (Lion Publications, 1999), p. 26.   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 101 of 180 [100][100] Father M ichae l Collins an d M atthew A. Price, The Story of Christianity (DK Publishing, 1999), p.74.   [101][101] A H istory of Christianity, p. 77. Un siècle plus tard, Julien l'Apostat employait ces m êmes termes (cléricalisme, ecclésiastiques) dans un sens négatif.   [102][102] Pagans and Christian s, p. 667.   [103][103] Josef A. Jungm ann, S.J., The Early Liturgy: T o the Tim e of Gregory the Great (Notre Dam e: Notre Dam e Press, 1959), pp. 130-131.   [104][104] Caesar and Christ, pp. 618-619. [105][105] The Organization of the Early Christian Churches, pp. 153-155.   [106][106] Ibid., P. 163. Dans les trois premiers siècles du christianisme, des prêtres n'étaient pas requis d'être célibataire. Dans l'ouest, le Concile espagnol d'Elivra tenu en A.D. 306 était le premier à exiger du clergé d'être célibataire. Ceci a été réaffirm é par le pape Siricius en A.D. 386. Tout prêtre qui était marié ou  continuait à vivre avec son épouse était défroqué. Dans l'est, les prêtres et les diacres pouvaient se m arier avant l’Ordination, mais pas après. Les évêques devaient être célibataires. Grégoire le Grand a fait beaucoup pour favoriser le célibat dans le cléricalisme, que beaucoup ne suivaient pas. Le  cléricalisme célibataire a seulement élargi l’écart entre le clergé et le peuple  de Dieu prétendu « ordinaire » (The Oxford Dictionary of the Christian Church, Third Edition, p. 310; History of the Christian Church, Volum e 1, pp. 441-446; The Story of Christianity: Volum e 1 (Gon zalez), p. 246; The Age of Faith, p. 45).   [107][107] La robe de l'évêque était la robe longue antique d'un magistrat romain. Le clerg ne devait é pas laisser leurs cheveux longs comme les philosophes pa ïens (The Organization of the Early Christian Churches, pp. 164-165).   [108][108] The Story of Christianity, p. 74.   [109][109] See Chapte r 5.   [110][110] Christian Priesthood Exam in ed, p. 62     [111][111] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 29. [112][112] Caesar and Christ, p. 657.   [113][113] See Chapte r 1. [114][114] Fran k C. Sen n, Christian W orship and Its Cultural Setting (Ph iladelphia: Fortress Press, 1983), pp. 40-41.   [115][115] Tout doit être fait pour la gloire de Dieu, parce qu’il a sanctifié le mondain (1 Cor.. 10:31). La fausse dichotomie entre le sacré et profane a été supprim ée pour toujours en Christ. Une telle pensée appartient au paganisme et au judaïsme antique. Pour le chrétien, « rien n'est impur en soi, » et «et qu’une chose n’est impure que pour celui qui la croit impure.  (Actes 10:15 ; R OM . 14:14). Pour une » discussion détaillée sur l'erreur de disjonction sacrée/profane, voir J.G. Davies, The Secular Use of Church Buildings (New York: The Se abury Press, 1968), pp. 222-237.   [116][116] The H istory of Christianity: Volum e 3, pp. 125-126. [117][117] New Testam ent Theology in Dialogue, p. 127.   [118][118] Clem ent 40:5. See also Early Christians Speak, p. 168; R. Paul Ste vens, The Abolition of the Laity (Carlisle: Paternoste r Press, 1999), p. 5.   [119][119] Ordination: A Biblical-Historical View, p. 38. [120][120] On Monogam y, 12. [121][121] The Abolition of the Laity, p. 28. ] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 102 of 180   [122][122] To Preach or Not to Preach?, p. 25.   [123][123] The Abolition of the Laity, p. 24. [124][124] Le terme « laïc » est dérivé du mot grec Laos qui signifie le peuple de Dieu (voir 1 Pi. 2:9 - 10). Le terme « clergé » est dérivé de kleros qui signifie beaucoup, une partie, ou un h éritage. Le N T n'emploie jam ais kleros pour désigner les dirigeants. Il l'emploie plutôt pour se référer au peuple de Dieu dans son entier. Car c’est le peuple de Dieu qui est l’héritage de Dieu (voir Col. 1:12 ; Eph. 1:11 ; Gal. 3:29 ; 1 P i. 5:3). À cet égard, il est ironique que Pierre dans 1 P ierre 5:3 recommande instamment aux anciens de l'Église de ne pas régner ou s’imposer au-dessus du kleros (« clergé ») ! Encore, les kleros et le Laos tous les deux se rapportent à la totalité du troupeau  de Dieu.   [125][125] Christian Priesthood Exam ined, p. 64.  Des termes comme coryphaeus (maître des cérémonies) et hierophant (grand maître de la loge) ont été librement empruntés aux cultes païens et employés pour le clergé chrétien. Tertullien était le premier à employer le terme « pontife souverain » (évêque des évêques) pour se rapporter à l'évêque de Rome dans son oeuvre écrit Sur la Chasteté D. 218. Tertullien, cependant, emploie le terme ironiquement (The Spreadin g Flam e, p. 322).   [126][126] Christian Priesthood Exam in ed, p. 64.   [127][127] Ibid., pp. 65-66; Tradition and Life in the Church, pp. 222-223.   [128][128] Ordination: A Biblical-Historical View, p. 40.   [129][129] Ibid., p. 167. [130][130] See Rethinking the W ineskin, Chapter 5; Who is Your Coverin g, Chapter 2. [131][131] Selon le commentateur Biblique Alfred Plummer, les mots grecs traduits « ordonner » dans le NT n'ont pas de significations eccl siastiques particulieres. Aucune d’elles n'implique le rituel é d’ordination ou d'une cérémonie spéciale (“The Pastoral Epistle s,” in The Expositor’s Bible, ed. W. Robertson Nicoll, New York: A rm strong, 1903, V ol. 23, pp. 219 -221). Se e also Who is Your Covering? Chapters 1-3.   [132][132] Actes 16:2 ; 1 Thess. 1:5 ; 5:12 ; 1 Cor.. 16:18 ; Cor. 2. 8:22 ; Php. 2:22 ; 1 Tim. 3:10. [133][133] Ordination: A Biblical-Historical V iew , p. 4. Les traducteurs de la KJV ont employé « ordonner » pour 21 mots hébreux et grecs différents. Le malentendu ecclésiastique du 17ème siècle a influencé ce pauvre choix de mot.   [134][134] Le mot grec cheirotoneo dans Actes 14:23 veut dire littéralement « d'étirer la m ain  en avant» comme dans le vote. Par conséquent, il est probable que les apôtres aient étendu les mains sur ceux que la majorité de l'Église considéraient com me fonctionnant déjà en tant que surveillants parm i eux.   [135][135] The Elders, pp. 169-170.   [136][136] Actes 13:2 ; 1 Tim. 4:14. Paul, un ouvrier plus âgé, a également étendue les mains sur Timothée, un plus jeune ouvrier (2 Tim. 1:6).   [137][137] Ordination: A Biblical-Historical V iew, pp. 104, 111, 127, 130.Warkentin fait une étude complète sur la signification du NT de « étendre les mains dessus» au chapitres 9-11 de son livre. Sa conclusion : « L’imposition des mains n'a rien à faire avec l'installation courante de l’ office dans l'Église, comme ancien, diacre, pasteur, ou missionnaire » (P. 156).   [138][138] La première mention du rite de l’Ordination est trouvée dans les traditions apostoliques de Hippolite (200-220). Vers le quatrième siècle, les références abondent (Ordination: A Biblical-Historical View, pp. 25, 41).   [139][139] Ordination: A Biblical-Historical View, p. 104.   [140][140] The Organization of the Early Christian Churches, pp. 129-133. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ ] Page 103 of 180 [141][141] Ibid. Cette même tendance a été reprise par le Judaisme dès le premier siècle. Les scribes juifs qui étaient compétents dans l'interprétation de la Torah et des traditions orales ont ordonn des é hommes pour l’office dans le Sanhédrin. Ces hommes étaient regardés comme médiateurs de la volonté de Dieu à tout l'Israel. Les « Ordonnés » du Sanhedrin sont devenus si puissant que vers le deuxi me è siècle les Romains mettainet à mort quiconque exécutait l’ordination juive ! (Ordination: A BiblicalHistorical View, pp. 16, 21-23, 25).   [142][142] Ibid., p. 35. This is eviden t from th e Apostolic Constitutions (A.D. 350-375). [143][143] Ibid., p. 45.   [144][144] Tradition and Life in the Church, p. 224.   [145][145] Ministry in Historical Perspectives, p. 75.   [146][146] Tradition and Life in the Church, p. 227.   [147][147] Ibid., p. 228.   [148][148] Ministry in Historical Perspectives, p. 71.   [149][149] Tradition and Life in the Church, p. 229.   [150][150] Ministry in Historical Perspectives, p. 75. L’ordination était considérée comme pouvant conférer sur le destinataire un caractère indelibilis. C'est-à-dire, quelque chose de sacré était entré dans lui (Ordination: A Biblical-Historical View, p. 42; History of the Christian Church: V olum e 3, p. 489).   [151][151] The Apostolic Constitutions II.4.26.   [152][152] Ke vin Giles, Patterns of Ministry Am ong the First Christians (M elbourne: Collins Dove, 1991), p. 195. [153][153] David D. Hall, The Faithful Shepherd (Chape l Hill: The Un iversity of North Carolin a Pre ss, 1972), p. 6.   [154][154] Eduard Sch weizer, Church Order in the New Testam ent (Ch atham : W. & J. Mackay, 1961), p. 207.   [155][155] Actes 20:28, ; 1 Pierre 5 :2 ou 3.   [156][156] New Testam ent Theology in Dialogue, p. 138ff.   [157][157] Ibid., pp. 126-129 [158][158] Ordination: A Biblical-Historical View, p. 45.   [159][159] Ordination: A Biblical-Historical View, p. 51; The Organ ization of the Early Christian Churches, pp. 126-131.  L’ordination s'est développée en un instrument pour consolider la puissance du cl ricalisme. é Par elle, le clergé pouvait gouverner le peuple de Dieu aussi bien que les autorit séculaires. L'effet net és est que l’ordination moderne établit des barrières artificielles entre les chrétiens et gêne le ministère mutuel.   [160][160] Christian Priesthood Exam in ed, p. 82.   [161][161] tandis que Luther rejetait l'idée que l’ordination change le caractère de la personne ordonnée, il a néanmoins retenu son importance. À l'esprit de Luther, l’ordination est un rite de l'Église. Et une cérémonie spéciale était nécessaire pour la mise en oeuvre des fonctions pastorales (Christian Liturgy, p. 297).   [162][162] « le sacerdoce de tous les croyants » se réfère non seulem ent à la relation de chaque croyant à Dieu et au sacerdoce à son prochain, com me dit Luther ; il se réfère également à l'égalité de toutes les personnes dans la communauté chrétienne en ce qui concerne la fonction formelle  (John Dillen berger, » Protestant Christianity: Interpreted Throughout Its Developm ent,p. 61). http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 104 of 180   [163][163] The Faithful Shepherd, p. 8.  Pour un exposé fascinant de l'histoire Anabaptiste, voyez Peter Hoover’s The Secret of the Strength: What W ould the Anabaptists Tell This Gen eration?(Shippe nsbu rg: Ben ch m ark Press, 1998).   [164][164] J.L. A in slie, The Doctrin es of Min isterial Order in the Reform ed Churches of the 16th and 17th Centuries (Edin burgh, 1940), pp. 2,5.   [165][165] Ordination: A Biblical-Historical View, pp. 57-58.   [166][166] Ibid., pp. 61-62. [167][167] L’injonction de Paul dans 1 Corinthiens 14:26, 30 -31 que chaque croyant a le droit de fonctionner à tout moment lors d'une réunion d'Église fut crue et pratiquée par les Anabaptistes. Aux jours de Luther, cette pratique était connue comme Sitzrecht— « le droit de celui qui est assis » (The Secret of the Stren gth, pp. 58-59).   [168][168] Luther a annoncé que « le Sitzrecht venait du puits de l'enfer » et était une « perversetion de l’ordre public et m inait le respect pour l'autorité. » En 20 ans, plus de 116 lois ont été passés dans les terres allemandes dans l'ensemble de l'Europe faisant de cette « hérésie Anabaptiste » une offense capitale (The Secret of the Strength, p. 59, 198).  De plus, Luther a estimé que si toute l'Église adm inistrait publiquement le R epas du Seigneur, ce serait « une confusion déplorable. » À l'esprit de Luther, une personne doit prendre cette tâche—le pasteur. (Paul A lthaus, The Theology of Martin Luther, Philade lphia: Fortress Press, 1966, p. 323).   [169][169] Ordination: A Biblical-Historical View, p. 105.   [170][170] Ibid., P. 105. Les protestants parlent aujourd'hui « du ministère » comme d’un corps médiatorial placé dans le Corps du Christ au lieu d'une fonction partagée par tous.   [171][171] Tout comme le clergé catholique était vu comme portier du salut, le clergé protestant était considéré en tant qu'administrateur de la révélation divine. Selon la confession d'A ugsbourg de 1530, le plus haut office dans l'É glise était l’office de prédicateur. Dans le judaïsme antique, le rabbin interprétait la Torah pour le peuple. Dans l' glise protestante, le m inistre est consid É éré comme le gardien des mystères de Dieu (Ordination: A Biblical-Historical View, p. 168).   [172][172] John Calvin , Institutes of the Christian Religion (We stm inster Press, 1960), Bk. 4, Ch. 8, No. 14.   [173][173] Le « pasteur » est du latin et était employé pour traduire le « berger. » William Tyndale a préféré le terme « pasteur » dans sa traduction de la Bible. Tyndale a discut avec Thomas More au é sujet de la question « pasteur » contre « prêtre. » Tyndale, un protestant, a pris la position que « pasteur » était correct selon l’exégèse (voyez The Parker Society Series on the English Reform ers for th is exch ange).   [174][174] The Faithful Shepherd, p. 16.   [175][175] Old Priest and New Presbyter, p. 111.   [176][176] Luther’s W orks, 40, 35.   [177][177] Un des livres les plus influents pendant la Réforme était la Pastorale de Bucer. Dans le même esprit, Zw ingli a édité un dépliant intitulé «  Le Pasteur. »   [178][178] L’ordre de l'Église de Calvin des pasteurs avec des anciens à Genève est devenu le modèle le plus influent pendant la Réforme. C'est devenu le m odèle des Églises protestantes en France, Hollande, Hongrie, Ecosse, aussi bien que parmi les puritains anglais et leurs descendants (Ministry in Historical Perspectives, p. 131, 115-117.). Calvin a également introduit l'idée que le pasteur et le docteur sont les seuls deux dirigeants « ordinaires » dans Éphésiens 4:11 - 12 qui se continuent perpétuellement dans l'Église (The Faithful Shepherd, p. 28). Pendant le 17ème siècle, les puritains ont employé le terme http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 105 of 180 « pasteur » dans certains de leurs travaux édités. Au 17ème siècle les travaux Anglicans et puritains sur la cure pastoral se référaient au clergé (local) de paroisse en tant que « pasteurs (Ge orge Herbert’s The Coun try Parson) and “Pastors” (Rich ard Baxter’s The R eform ed Pastor [179][179] Ministry in H istorical Perspectives, p. 116.  « Les réformateurs allemands ont également adhéré à l'utilisation médiévale et ont appelé le prédicateur P farrer, c.-à-d. pasteur (dérivé du parochia—parish et du parochus—ecclésiaste). Tandis que des prédicateurs luthériens s'appellent les « pasteurs » aux Etats-Unis, ils s'appellent toujours Pfarrer (chef de la paroisse) en Allemagne. Etant donn la transition é progressive du prêtre catholique au pasteur protestant, il n' tait pas rare que les peuple appelle é toujours leurs nouveaux prédicateurs protestants par les ancien titres catholiques comme le « prêtre. »   [180][180] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 116.   [181][181] Le mot « pasteur » est apparu en littérature théologique longtemps avant la période Patristique. Le choix de mot dépendait de la fonction que vous souhaitiez accentuer : U n pasteur guid é dans les affaires morales et spirituelles. Le pr tre a officié les sacrements. Néanmoins, le terme ê « pasteur » ne se trouvait pas sur les lèvres du croyant commun avant la Réforme.   [182][182] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 116.   [183][183] Ibid. Le mot « prêtre » appartient à tradition catholique/Anglicanne, le mot « ministre » appartient à la tradition reformée, et le mot « pasteur » appartient au Luthérien et à la tradition évangélique (P. viii). Les réformateurs ont parlé de leur ministre en tant que « pasteur, » mais ils l'ont la plupart du temps appelé « prédicateur. » Le mot « pasteur » plus tard a évolué pour devenir le terme prédominant dans le christianisme pour cet office. C' tait dû à la popularité de ces groupes qui ont é cherché à se départir du vocabulaire de la « haute Église ». Le terme « ministre » a été introduit graduellement dans le monde d'expression anglaise par les non -conformistes et les dissidents. Ils ont souhaité distinguer le « ministère » protestant du clergé Anglican (The M inistry in H istorical Perspectives, p. 116).   [184][184] Institutes, IV: 3:2, p. 1055.   [185][185] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 138.   [186][186] « Pour son m odèle du m inistère Calvin va de nouveau à l'Église primitive du deuxième siècle plutôt qu'à celle de l'âge strictement apostolique. Dans l'âge apostolique la communauté chrétienne locale n’était pas sous la charge d'un pasteur unique, mais d'un certain nombre de fonctionnaires connus comme prêtres (anciens) et évêques. C’est seulement au deuxième siècle que l'évêque ou le pasteur unique de la communauté chrétienne est venu à l'existence, comme dans les épîtres d'Ignace… . C’est de cette étape du développem ent de  l’office ministériel dans l'Église primitive du deuxième-siècle que Calvin a pris son modèle » (Calvin et la Réforme, pp. 81-82).   [187][187] James H. Nichols écrit, « les réformateurs acceptaient également le système du deuxièmesiècle d'un m inistère institutionalisé de pasteur ou des évêques pour diriger les laïcs dans le culte… . Ils n'ont pas essayé de retourner à l'âge des apôtres…  » (Corporate W orship in the Reform ed T radition, p. 21).   [188][188] Ministry in Historical Perspectives, p. 111. [189][189] Institutes, IV :1:9, p. 1023.   [190][190] John H . Yode r, “The Fulln ess of Christ,” Concern 17, 1969, p. 71.   [191][191] The Min istry in H istorical Perspectives, p. 131. La place prépondérante à la prédication est le mieux reflétée dans la messe allemande de Luther : Trois services du dimanche. Le matin à cinq ou six heures, un sermon était donné sur l'épître du jour. Au service principal à huit ou neuf heures, le ministre prêchait sur l'evangile du jour. Le serm on au service des Vespres l'apr s-midi était basé sur l’Ancien è Testament. Le reste des jours de la semaine étaient consacrés à la prédication aussi (P. 131). Luther était abrasif, puissant, et dram atique. Il communiquait sa propre personne dans ses sermons sans se surimposer au message. Il était un prédicateur vorace, pouvant livrer 4.000 sermons environ (Christian History, Volum e XII, No. 3, Issue 39, p. 27). Ses messages étaient étonamment inspirés, poétiques, et http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 106 of 180 créateurs. Zw ingli prêchait directement et naturellement, pourtant il était trop intellectuel. Calvin était conforme dans son exposition approfondie des passages, mais il était toujours impersonnel. Bucer était langoureeux et avait l’habitude de se prodiriger (P. 133). N éanmoins, la prédication protestante primitive était très doctrinaire, étant hanté par « la doctrine Correcte et pure. » Pour cette raison, les prédicateurs de la Réforme étaient principalem ent des docteurs de la Bible (P. 135).   [192][192] The Faithful Shepherd, p. 8.   [193][193] The Ministry in Historical Perspectives, p. 112. Les réformateurs ont substitué le mot « ministre » pour « prêtre. » Ilion T. Jones, A Historical Approach to Evangelical Worship (New York: A bingdon Press, 1954), p. 141.   [194][194] « Cette notion est devenue la propri té commune de la Réforme » (Ministry in Historical é Perspectives, p. 113).   [195][195] B.A . Gerrish, “Priesthood and Min istry in the T heology of Luther, Church History, XXXIV (1965), pp. ” 404-422.   [196][196] The M inistry in H istorical Perspectives, pp. 114-115.   [197][197] The T heology of Martin Luther, p. 326.   [198][198] “Concerning the Orderin g of Divine Worship in the Congregation, Works of Martin Luther ” (Philadelph ia: Mu hlenberg Press, 1932), VI, p. 60.   [199][199] The M inistry in H istorical Perspectives, p. 114.   [200][200] Luther’s W orks, Vol. 29, p. 224.   [201][201] John T . M cNeill, A History of the Cure of Souls (Ne w York: Harper and Row , 1951).   [202][202] Grégoire de Nazianzus, de Chrysostome, Augustin, et Grégoire le Grand ont écrit beaucoup sur la « cure des âmes » (A History of the Cure of Souls, p. 100). En A.D. 591, Grégoire a écrit un traité pour des pasteurs appelé « le livre de la règle pastorale. » Cette oeuvre est encore em ployée dans les séminaires aujourd'hui. Et il doit beaucoup à Gr égoire de Nazianzus (P. 109). Grégoire le Grand a été plus d'un pasteur à l'Église occidentale que tout autre pape. [203][203] A History of the Cure of Souls, p. 108. Grégoire N azianzus a articulé ces choses dans son deuxième discours solennel écrit en A.D. 362.   [204][204] A History of the Cure of Souls, p. 177. [205][205] The Ministry in Historical Perspectives, p. 136. En 1550, on a publié un ordre que les ministres devaient visiter chaque maison au moins une fois par an.   [206][206] Bucer a écrit le plus exceptionnel de tous les livres sur «la cure d'âmes » intitulé « La Cure des Âmes » en 1538. Ce livre est sorti dans les versions allemandes et latines (A H istory of the Cure of Souls, p. 177).   [207][207] voyez Rethinking the W ineskin, Chapters 5-6 and Who is Your Coverin g? Chapte r 1.   [208][208] Beaucoup d'Églises reformées distinguent entre les anciens « de l’enseignement » et les anciens « dirigeants ». Les anciens de l’enseignement occupent la position traditionnelle de l' vêque ou du é ministre, alors que les anciens dirigeants s’occupent de l'administration et de la discipline. Cette forme de régime d'Église a été apportée en Nouvelle Angleterre de l'Europe (David Hall, The Faithful Shepherd, Chape l Hill: Un iversity of North Carolina Press, 1972, p. 95). Par la suite, en raison de l'impopularité de l’office, les anciens régnants ont été laissés tomber et l'ancien de l’enseignement est resté. C'était également vrai dans les Églises baptistes des 18èmes et 19èmes siècles. Souvent ces Églises ont manqué de ressources financières pour soutenir un « ministre. » De cette façon, vers la fin du 19ème siècle, les Églises évangéliques ont adopté la tradition « du pasteur unique (Mark Dever, A Display of God’s Glory, 207] http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 107 of 180 Washington D.C.: Center for Church Reform , 2001, p. 20; R .E.H. Uprichard, Irish Biblical Studies Journal, June 18, 1996, pp. 149, 154). Ainsi le pasteur unique dans les Églises évangéliques a évolué d'une pluralité d'anciens dans la tradition reformée.   [209][209] The Ministry in Historical Perspectives, p. 114. Le prétendu « prédicateur-laique » a émergé des réveils évangéliques du 18ème siècle (P. 206).   [210][210]Patterns of Ministry Am ong the First Christians, pp. 195-196. [211][211] John Ow en, True Nature of a Gospel Church (Abridged Edition), pp. 41, 99.   [212][212] Ibid., p. 55 [213][213] The Doctrin es of Min isterial Order in the R eform ed Churches of the 16th and 17th Cen turies,pp. 37, 49, 59, 61-69.   [214][214] True Nature of a Gospel Church p. 68; The Doctrin es of Min isterial Order in the Reform ed , Churches of the 16th and 17th Centuries, pp. 56, 63, 65; Thom as Goodw in, Works, Vol. 11, p. 309.   [215][215] Baptist Reform ation Review: Vol. 10, No. 2, 1981, pp. 21-22.   [216][216] The Faithful Shepherd, pp. 28-29.   [217][217] The Doctrines of Ministerial Order in the R eform ed Churches of the 16th and 17th Centuries,p. 51.   [218][218] pour m ettre cette question sous forme de question biblique, « Si tous étaient un seul membre, où serait le corps? » (1 Cor.. 12:19).   [219][219] J.G. Davies, The New W estm inster Dictionary of Liturgy and W orship, 1st Am erican Edition (Philadelph ia: Westm inster Press), p. 292.   [220][220] À cet égard (et contrairement à l'opinion populaire), le pasteur n'est pas « le cervelet, le centre de communication des  messages, des fonctions de coordination et de r ponse de direction entre é la Tête et le Corps. » Il n'est pas appellé à communiquer « l’autorité de la vérité de la Tête au Corps. » Et il n'est pas « le communicateur exclusif des besoins du Corps à la Tête. » Le pasteur est décrit avec ces term es gonflées par David L. M cKe nna’s “The M inistry’s Gordian Knot,” Leadership, W inter, 1980, pp. 5051.   [221][221] Cette statistique vient du groupe de recherche Barna (East Hillsborough Christian Voice, February 2002, p. 3). La moitié de ces Églises ont moins de 100 membres actifs (“Flocks in Ne ed of Shepherds”, The W ashington Tim es, July 2, 2001).   [222][222] 1991 Su rvey of Pastors (Fuller Institute of Chu rch Grow th) quoted by London and W isem an,Pastors at Risk, Victor Books, 1993; “Is the Pastor’s Fam ily Safe at Hom e ?,” Leadership, Fall 1992; Physician Magazine, Septem ber/October 1999, p. 22.   [223][223] Com pilation of su rveys from Focus on the Fam ily P astors Gatherings.   [224][224] Fuller Institute of Church Grow th (Pasadena: Fulle r Theological Se m inary, 1991).   [225][225] “Flocks in Need of Shepherds,” The W ashington Tim es, July 2, 2001.   [226][226] Van tage Point, Denver Sem inary, June 1998, p. 2. [227][227] East Hillsborough Christian Voice, February 2002, p. 3.   [228][228] Ibid. du 2 juillet au 6 juillet 2001, le citoyen chr étien The Christian Citizen (Nove m ber 2000) a signalé que 1400 pasteurs laissaient leur pastorat chaque mois. Dans la m ême veine, The W ashington Tim es a diffusé une série de cinq articles sur la « crise du clergé » qui balaye l'A mérique (par Larry Witham). Elle a énoncé ce qui suit : Très peu de membres du clergé dans ce pays sont jeunes. Seulement 8% ont 35 ans ou moins. Des 70.000 étudiants  inscrits aux 237 séminaires théologiques accrédités dans http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 108 of 180 la nation, seulement un tiers veulent diriger une Église en tant que pasteur. Le pastorat attire des candidats plus âgés. Habituellement ceux qui arrivent à des fins de carrière ou des divorces. De manière semblable, un manque de clergé frappe la plupart des Églises protestantes majeures au Canada. « Tandis que le ministère pour un petit troupeau peut personnellement enrichir, c'est également intimidant— pour peu d’argent—de rencontrer les attentes en tant que th ologien, conseiller, orateur public, é adm inistrateur et d’organiseteur tout en un » (Christian Century, October 10, 2001, p. 13).   [229][229] Van tage Point, Denver Sem inary, June 1998, p. 2.   [230][230] En faisant la prom otion du The Zondervan 2002 Pastor’s Ann ual,, un distributeur célèbre de livre a employé cette promotion ironique : « Un homme travaille de soleil en soleil, mais le travail d'un pasteur n'est jamais terminé. C'est parce qu'il doit porter tant de différents chapeaux : prédicateur, docteur, conseiller, administrateur, chef de culte, et souvent am énageur de meubles aussi ! P our les pasteurs qui  aimeraient un coup de main avec certains de ces chapeaux, nous icià Christianbook.com avons juste la ressource pour vous. » Du même coup, un page W eb conçue pour encourager le clergé blessé et épuisé flotte sous le nom de w ww .w oundedshepherds.com . Ces ressources sont comme appliquer des bandelettes sur un cancer. Ils traitent le symptôme et ignorent le problème à sa racine : Le pastorat officiel.   [231][231] East Hillsborough Christian Voice, February 2002, p. 3.   [232][232] ] je me rends compte que non, tous les pasteurs ne jouent pas ce ôle. M ais le peu qui r parviennent à résister à cette pression incroyable sont exceptionnellem ent rares. Ils sont des exceptions dramatiques à une norme trop tragique. [233][233] De façon alarmante, 23% du clergé protestant ont été remerciés au moins une fois, et 41% de assemblées ont rem ercié au moins deux pasteurs (Survey done by Leadership prin ted in G. Lloyd Redige r’s Clergy Killers: Guidance for Pastors and Congregations Under Attack (Philadelph ia: Westm inster/John Knox, 1997).   [234][234] J. Grant Sw ank, “Preventing Clergy Burnout,” Ministry, Novem ber 1998, p. 20.   [235][235] Larry Yeagley, “The Lonely Pastor,” Ministry, Septem be r 2001, p. 28; M ichael L. Hill and Sharon P. Hill, The Healing of a W arrior: A Protocol for the Prevention and Restoration of Ministers Engaging in Destructive Behavior (Cybe rbook, 2000).   [236][236] pour une liste des exhortations « les uns les autres », voir Who is Your Coverin g?, Chapter 1.   [237][237] Searching Together, Volum e 23:4, W inter 1995  discute cette issue longuement.   [238][238] Johan n Ge rh ard in Church Min istry by Eu gene F.A. King (St. Louis: Concordia Publishing House , 1993), p. 181.   [239][239] From M ilton’s 1653 poem On the New Forces of Conscience. CHAPITRE 5   L’HABIT DU DIMANCHE M ATIN DISSIM ULE LE PROBLÈME       Marc 12:38  Il leur disait dans son enseignement: Gardez-vous des scribes, qui aiment à se promener en toges longues    Tous les dim anch es m atins plus de 300 m illions de protestants portent le urs m eilleurs ê tem ents pour aller à v l'église du dim anche m atin.1  Mais pe rsonne ne sem ble sin terroger sur le pourquoi. Des m illiers de pasteurs ’ portent la tenue spéciale qui les sépare des autres m e m bres de la con gr égation. Et person ne ne sem ble s'en in quiéter.     En ce chapitre, nous explore ron s l'origine de « s'habiller » pour l'église. Nous tracerons égalem e nt les racines http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ du « cle rgé costu m é. »   Page 109 of 180                    S'hab iller p our l'église       La pratique de « s'habiller» pour l'église est un phénomène relativem e nt récen t. Elle a com m encé vers la fin du 18ièm e siècle par la révolution in dustrielle, et s’est répandue jusqu’au m ilie u du 19ièm e. Avant cette heure, « s'habiller » pour des événem ents sociaux était connu seu lem ent parm i les très riches. La raison en était sim ple . [1][1]Seule m ent les aristocrates de la socié té pouvaien t se perm ettre un habillem e nt intéressant ! Les gen s du com m un avaient seulem ent deux e nsem bles de v tem ents : Vêtem ents pour travaille r dans le ê cham p et u n habillem ent m oins e n lam be aux pour alle r dans la ville.[2][2]     « S'habiller» pour l’occasion était se ulem ent une option pour la noblesse la plus riche3][3]. En Europe [ médiévale jusqu'au 18èm e siècle , l’habillem en t était une m arque claire de la classe sociale de qu elqu’un. Dan s certains endroits d'A ngleterre, il était interdit réellem en t aux pauvre s personn es de porter l'habillem e nt des personne s « m eilleures ».[4][4]       Tou t ceci a changé avec l'invention de la fabrication de m asse du textile et le d éveloppem ent de la société urbain e[5][5]. Les vêtem ents plus raffinés sont devenus accessibles au x gens du com m un . La classe m oyenn e est née et elle pouvait ém uler l'aristocratie en viée. Pour la prem ière fois, la classe m oyenne pouvait se distingue r des paysans. [6][6]Pour dém on tre r le ur statu t n ou vellem ent amélioré, ils pouvaie nt m ainte nan t « s'habiller» pour des événem ents sociaux tout com m e les biens nantis.[7][7]       Quelques grou pes de chrétie n vers la fin du 18e et début 19 e siècle s ont résisté à cette tendan ce culturelle. John W esle y a écrit contre l’habillem en t luxueu x ou attrayant. [8][8]Les pre m ie rs méthodistes ont résisté à l'idée de « s'habiller » pour l'église tellem ent qu'ils se détou rn aient de quicon que portait un habillem e nt excessif à leurs réunions.[9][9] Les pre m iers baptistes ont égalem e nt condam né l'habillem ent raffiné, enseignant qu'il séparait le s riches des pauvres.[10][10]       Néanm oins, en dépit de ces protestations, les ch rétie ns traditionne ls ont com m e ncé à porter de s vêtem ents raffinés toutes les fois qu'ils le pouvaient. L a classe m oyenne grandissante a prosp ré, créant de plus grandes é m aisons, de plus grands b âtim e nts d'églises, et un habillem ent plus fantaisiste. [11][11]Pendan t que l’enculturation victorien ne de la classe m oyenne se d éveloppait, des bâtim e nts d'église plus fantaisistes attiraie nt des personnes plus influentes dan s la soci été. [12][12]Ce qu i provoqua les rassem blem en ts plu s com m un s (méthodistes, baptistes, etc.) à travaille r plus dur afin de pou rsuivre les am éliorations de leurs propres bâtim e nts. [13][13]       Tout ceci en est ven u à un zénith quand en 1843, H orace Bush nell, un m inistre Congr gationaliste influe nt é dans le Connecticut, édita u n essai appelé Le Goût et la Mode. Bushnell argum entait du fait que la sophistication et l'amélioration étaient de s attributs de Dieu et qu e le s chrétie ns devaien t le s ém uler. [14][14] Ainsi est née l'idée de « s'habiller» pour l'église afin d’honore r Dieu ! Les m em bres d'é glise devaie nt m ainten ant adorer dans des bâtim e nts m inutieuse m ent décorés arboran t le urs vêtem ents form els pou r honorer Dieu . [15] [15]       Su ivant de près su r les talons de Bu shnell, u n presbyt érien de la Carolin e du Nord appelé William Henry Foote a écrit en 1846 que « un peu ple qui va à l’église est un peuple qui affection ne les vêtem ents. » [16][16] Cette déclaration a sim ple m ent exprimé le rituel d’habillem en t form el que les chrétie ns traditionnels avaient adopté en allant à l'église. La tendance était si virulente qu e vers 1850, mêm e les méthodistes « la résistance aux habits form els » étaient absorbés. Alors ils ont au ssi com m e ncé à porter leur « m eilleur pour le dim anche » pour l'église. [17][17]       En conséquence, com m e pratiquem ent tou t autre pratique adm ise en m ati re d'église, s'h abiller pour l'é glise è est le résultat du chrétie n influencé par sa cu lture environnante. A ujourd'hui, vous cher chr tie n, « vous vous é costu m ez » pour l'église du dim anche m atin sans jam ais dem an der pourquoi. Mais m aintenant vous savez l'histoire derrière cette coutum e étou rdie.       C'est purem ent le résultat des efforts de la classe m oye nne du 19e si cle pou r de ven ir com m e leu rs riches è aristocrates conte m porain s, paradant leur statut social am élioré par leur habille m ent. (Cette te ndance a été égalem e nt encouragée par les notions victorien nes de respectabilit .) Autrem ent dit, le fait de porter votre é « tenue du dim anche  » est sim ple m ent un produ it de la culture s éculaire. Cela n'a rien à voir avec la bible, http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Jésus - Christ, ou l'Esprit Saint !   Page 110 of 180                Alors quel est le problème ?       Ainsi pourquoi faire un plat au suje t de « s'habiller » pour l'église ? Je convien s que ce n'e st pas un suje t brûlant. En fait, je m 'inquiète peu au suje t de ce qu’une personne porte pou r assister à une réunion d'église. En fait, c’est ce que représente « la tenue » pour l'église qui est la question brûlante .       D'abord, il reflète la fausse séparation e ntre le séculaire e t le sacré. De penser que Dieu s'inquiète de ce vous portiez des vêtem ents élégants le dim anche « pour le re ncon tre r » est une infraction à la Nouvelle Alliance. Nou s avons accès à la présence de Dieu à tou t m om en t et dans toutes le s circonstances. S'atten d à -il ce que vraim ent son peuple s'habille pour un concours de beaut le dim anche m atin ? é       En secon d lieu, porter des vêtem ents attrayan ts et voyants le dim anche m atin d énonce un m essage faux : Cette église est un endroit où les chrétie ns cachent leu rs vraie s in dividualités e t « s’habillent» pour avoir l’air beaux e tgentils. [18][18]Pensez à cela. Le port de votre « tenue du dim anche m atin » pour l'église est un peu plus qu e la gestion d'im pression. Il donne à la m aison de Dieu tous les élém ents d'u ne m ise en scène : Costum es, m aquillage, appui verticaux, éclairage, souffleurs, m usique sp éciale, m aître de cérém on ies, exécution, et program m e écrit.[19][19]       « S'habiller» pour l'église viole la réalité que l'église se com pose de vraie s personnes avec des probl m es è m alpropres. V raies personnes qui ont peu t être eu une qu ere lle d’ordre m ajeu re avec leurs conjoints juste avant qu 'ils n’entrent dan s le stationnem en t et qui on t recouvert le tout d ’un sou rire colossal!       Le port de n otre « tenue du dim anche» cache un problèm e fondam e ntal. Il stim ule l'illusion enflée qu e nous som m es d’une façon ou d'une autre « bons » parce qu e nous nous habillon s pour Dieu. C'est une attitude de prétention qui déshum anise et constitue un faux tém oign age envers le m onde .     V enons-en aux faits. En tant qu'hu m ains déchu s, nous som m es rarem ent dispos à sem bler ce qu e n ous és som m es vraim en t. Nou s com ptons presque toujou rs sur notre perform ance ou h abillem en t pour don ner au x ge ns un e certaine im pression de ce que nous voulons qu'elles croien t de nous. T ou t ceci diff nettem en t de ère la sim plicité qui a m arqué l'église prim itive.       T roisièm em ent, « s'habiller» pour l'église s’érige contre la sim plicité qui était le cache t soutenant l'é glise prim itive. Le s chrétie ns des prem iers siècle s « ne s’habillaient» pas pour assister à des réunions d'église. Ils se réunissaient dans la sim plicité des salle s de séjour. Ils ne s’habillaient pas pour exhiber leur classe sociale. En fait, les pre m ie rs chrétie ns on t fait des efforts concrets pour dém on tre r leur dédain absolu pour les distinctions de classe sociale.[20][20]       Dans l'église, toutes les distinctions sociales sont effacées. Les prem iers chrétie ns savaie nt bien qu'ils étaient de nouvelles espèces sur cette planète. Pour cette raison, Jacqu es adresse un sérieu x reproche à ces croyants qui traitaien t les saints riches m ieux que les saints pauvres. Il é prim an de h ardim ent le s riches pour s'habille r r différem m ent des pauvres ![21][21]       Mais, beaucou p de chr étie ns sont sous l'illusion fausse qu'il est « irrévéren cieu x » de s'habille r sans cérém on ie pour assister à l'office du dim anche m atin . Ce n'est pas diff éren t de la façon dont les scribes e t les Pharisiens accusen t le Seigneu r et ses docteurs d' être « irrévéren cieu x » en ne suivant pas la tradition des anciens. [22][22]       En bref, dire que le Seigne ur s'attend à ce que son peuple s'h abille de be aux v tem ents dans les ê rasse m blem e nts d'é glises est d'ajoute r aux Écritures e t de parler où Die u n'a pas parlé.[23][23] Une telle pratique est tradition h um ain e à son m eilleur.                          La tenue du clergé       Maintenant chan geons de vitesse et regardons le d éveloppem ent du costum e de clergé. Le cle rgé chrétie n ne s'est pas h abillé différem m ent des ge ns du com m un jusqu'à la ven ue de Constantin.[24][24]       Contrairem e nt à l'opin ion populaire, le costum e du clergé (« vêtem ents de cérém on ie e cclésiastiques » de la http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 111 of 180 tradition de la h aute église) ne tire pas son origine de la toge sacerdotale de ’ Ancien Testam ent m ais plutôt l dans la toge séculaire du m on de Greco-Rom ain. [25][25]       Clém ent d'Ale xandrie (150-215) te nait au fait que le clergé devait porter de m eilleurs vêtem ents que le s laïcs. (Pendant cette période, la litu rgie d'é glise était considérée com m e un événem ent form el.) Clém ent soutenait que le s vêtem ents du m inistre devaient être «sim ple s» et «blancs. »[26][26]       Le blan c a été la couleur du clergé pendan t des siècle s. Cette coutum e se m ble avoir été em pruntée au philosophe païen Platon qui a écrit que le « blanc était la couleur des dieux. » À cet égard, Clém ent e t Tertullien (160-225) estim aient que les couleurs te in tes déplaisaie nt au Seigneur. [27][27]       Avec l’avènem ent de Constantin, les distinctions e ntre l' évêque, le prêtre, et le diacre s’enracinèren t.[28] [28] Quand Constantin déplaca sa cour à Byzance et la re nom m a Constantinople en A .D. 330, la toge rom aine officielle a été gradu ellem en t adoptée par le s prêtres et les diacres. [29][29]Le clergé était dorénavan t identifié en portant la tenue des fonctionnaires séculaires. [30][30]       Après les conquêtes germ an iques de l'em pire rom ain à partir du quatrièm e siècle , les m odes de la toge séculaire ch angèren t. L es vêtem ents débordants des Rom ans don nèren t lieu aux tuniqu es courtes des Goths. Mais le clergé, souhaitant rester distinct des laïcs, a continué à porter les costum es rom ains dém odés et archaïques ! [31][31]       Le clergé a porté ces vêtem ents périm és pour l'office d’après le m odèle du rituel de la cour séculaire. [32] [32]Quand les laïques ont adopté le nouveau m odèle de toge, le clergé a cru qu'u ne telle toge était « m on daine » et « barbare. » Ils ont m ain tenu ce qu 'ils considéraient com m e toge « civilisée » qui est devenu le costu m e clérical. [33][33]Cette pratique a été soutenue par les théologie ns contem porains. Par exem ple, Jérôm e (347-420) sou tenait que le clergé ne devait jam ais entrer dans le sanctuaire portant un v tem ent ê journalie r.[34][34]       À partir du cin quièm e siècle , le s évêques ont porté le pourpre. [35][35]Aux sixièm es e t septièm es siècle s, la tenue de cle rgé est devenue plus raffinée e t coûteuse.[36][36] A u Moyen Âge , leur habillem ent a pris des significations m ystiques et sym boliques. [37][37]Des vêtem ents de cérém on ie spéciaux on t été créés vers les sixièm es et septièm es siècle s. De là nous vient la coutu m e de m aintenir un ensem ble sp écial de vêtem ents dans la sacristie pour m e ttre par-dessus les vêtem ents journaliers.[38][38]       Durant les septièm e et h uitièm e siècle s, les vêtem ents de cérém on ie ont été reconnu s en tan t qu 'objets sacrés hérités des toges longu es des prêtres L evitiques de l’Ancien Testam ent.[39][39] (Un e rationalisation pour ju stifier la pratiqu e.) V ers le 12èm e siècle , le clergé a com m encé à porter les vêtem ents journaliers qu i les distinguaient du peuple.[40][40]                 Ce que la Réform e a changé       Pendan t la Réform e, la cou pure avec la tradition et les v êtem ents cléricaux fut le nte et progressive.[41] [41] Au lie u de s vêtem ents de clergé, les réform ateurs ont adopté la toge noire du docteur. [42][42]On la conn aissait égalem e nt sou s le nom de « m ante au du philosophe » car elle était u tilisée par les philosophes au x quatrièm es et cinquièm es siècle s. [43][43]Si répandue était la nouve lle tenu e séculaire qu e la toge noire du docteur est de ven ue le vêtem ent du pasteur protestant.[44][44]       Le pasteur lu thérien portait sa longu e toge noire dans les ru es. Il portait égalem e nt une « collere tte » autour de son cou qu i s'agrandissait avec le tem ps. Il s'est tellem e nt agrandie que vers le 17 m e siècle on lui è donna le n om de « la fraise à m eule. » [45][45](la fraise est encore portée dan s quelques églises luthérien nes aujou rd'hu i.)       Ce qui est intéressant, cependant, est que les réform ateurs conservaient toujours les vêtem ents cléricaux. Le pasteur protestant les portait quand il adm inistrait le R epas du Se igneur.[46][46]C'est toujours le cas aujou rd'hu i dan s la plupart des dénom inations protestantes. Le paste ur m e t sa toge cl ricale quand il lève le é pain et la cou pe. À ce m om ent, il se m ontre pour ce qu'il est vraim ent: Un pr tre catholique re formé ! ê       Néanm oins, la ten ue du paste ur reformé sym bolise l'autorité spirituelle. M ettre la toge noire m ontrait la http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 112 of 180 puissance spiritue lle du m inistre. [47][47]Cette tendan ce a continué tou t au long des 17èm es et 18èm es siècle s. Les pasteu rs ont toujours port l'habillem ent foncé, de préféren ce noir. (C'é tait la couleu r é traditionn elle pou r des avocats et des docte urs pendan t le 16 e siècle . C'était la couleur des èm « profession nels. »)       Le noir e st devenu la couleu r de tous les  m inistres dans toutes le s branches de église. [48][48]La toge l' noire du docteur s'est par la su ite transformée en « redingote » des années 40. La redingote plus tard a été rem placée par le « costu m e» noir ou gris du XXe siècle .[49][49]      Au début du XIXe siècle , tous les ecclésiastiques portaient le collet blanc ave c une cravate. En fait, on considérait fortem en t inapproprié qu'un ecclésiastique paraisse san s cravate . [50][50]Le bas clergé d'église (baptiste s, Pe ntecôtistes, etc.) portait le collet et la cravate . Le clerg de haute église (An glicans, é épiscopaliens, Luthérien s, e tc.) adopta le le collet clérical—souve nt appelé le « collet de chien. »[51][51]       L'origine du collet clérical rem onte à 1865. Ce n'é tait pas une invention catholique com m e on le croit popu lairem en t. Il a été in ven té par le s Anglicans. [52][52]Les prêtres aux XVIIIe et XIXe si cle s ont è traditionn ellem en t porté des soutanes noires (robes de longueur jusqu ’au plancher avec les collets qu i m on taien t directem en t vers le haut) par-dessus u n vêtem ent blanc  (parfois appelé aube).       A utrem ent dit, ils portaient un collet noir avec le blanc au m ilieu. Le collet cl érical était sim plem ent un e version dém on table de ce collet. Il a été in ven té de sorte que les prêtres, Anglicans et catholiques, pou vaient le glisser par-dessus leurs vêtem ents de rue et être reconnus en tant qu e « hom m es de Dieu » dans n 'im porte quel endroit !       Au jourd'hui, c'est le costu m e fon cé avec une cravate qui est le costum e clé rical de la plupart des paste urs protestants. Beau coup de pasteurs ne seraient pas vus sans lui ! Il est souvent port quand le pasteu r apparaît é aux événem ents publics non-religie ux. Que lque s pasteurs protestants porten t aussi le collet de clerg au cas où é les ge ns oublieraient qu'ils sont « un hom m e de Dieu. »    Les costum es cléricaux sont-ils p ernicieux ?       Un cle rgé costu mé est un affront aux prin cipes spiritue ls qui r égissent la m aison de Dieu. Il frappe au cœ ur de l'église en séparant le peuple de Dieu en deux classes : « Profession nel » et « non professionne l. »       Tout com m e « l’habit du dim anche » pour l'église, le costum e, qu e ce soit les v êtem ents de cérém on ie raffinés du m inistre de « haute église » ou le costu m e foncé des pasteurs évangéliques, sont enracinés dans la culture m ondaine. La tenue distinctive du clerg rem on te au qu atrièm e siècle , quand le s ecclésiastiques ont é adopté la toge des fon ctionn aires séculaires rom ains.       Le Seigneur Jésus e t ses disciples n'ont porté aucun habillem e nt particulier pour im pressionner Dieu ou pour se distingue r du peuple de Dieu. [53][53]La tenue particulière à des fins religieuses était caractéristique des Scribes et des Pharisien s. [54][54]Et ni le Scribe ou le Pharisien ne pouvait échapper au regard pénétrant du Seigneur quan d il a dit, « Gardez-vous des scribes, qui aim en t à se prom ene r e n robes lon gu es, et à être salués dans les places publiqu es; qui recherch ent les prem iers si s dan s les syn agogues, e t les pre m i res places ège è dans les festins;» [55][55] Colossiens 2:8  Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine trom perie, s’appuyant sur la tradition des h om m es, su r les principe s élém entaires du m onde, et non sur Christ.         - Paul de tarse [1][1]Les dénom inations telles que Vineyard sont l'exception . D e telles n éo--dénom inations em brassent une form e occasion nelle de culte qui in clut typiquem ent le caf et des brioches avant le service. Les shorts et les é T-shirts sont habillem ent com m un dans un office Vineyard. Des 347.000 églises protestantes aux États-Unis et des 22.200 églises au Canada com portan t 230 dénom inations, la plupart des m em bres d'une congr gation é « s'habillent en costum e» du dim anche m atin (cette figure vien t « du m arché religieux »— am ericanchurchlists@infoUSA.com ). Si nous ajoutons le n om bre de chr étiens non-Protestants qui s’ « se costum ent » pour l'église, le nom bre est astron om ique. http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 113 of 180     [2][2] Max Barsis, The Com m on M an Through the Centuries (Ne w York: Unger, 1973).   [3][3] Leigh Eric Schm idt, “A Church Going People is a Dress-Loving People,” Church History (58), pp. 38-39.   [4][4] Ibid.   [5][5] Jam es Hargreaves a in venté « le métier à tisser » en 1764 Des habillem en ts plus colorés et plus raffinés étaient ainsi accessibles aux m asses (Elizabeth Ewin g, Everyday Dress 1650-1900, London: Bratsford, 1984, pp. 56-57).   [6][6] Rich ard Bushm an, The R efinem ent of Am erica (New York: Knopf, 1992), p. 313.   [7][7] Henry Henry Warner Bow den and P.C. Kem en y, ed., Am erican Church History: A Reader (Nash ville , Abingdon Press, 1971), pp. 87-89. La toge et la hiérarchie ont été étroitem ent liées en Amérique coloniale. Une brochure anonym e a été édité à Philadelphie en 1722 suggérait : l’autorisé, la dignité et la puissan ce sont dévoilés, exprimés et souten us par les vêtem ents et la dign ité des tailleurs. Le lien entre la toge et la hiérarchie dans la société coloniale a investi les vêtem ents avec la puissance sym bolique. Cette m en talit s'est é par la suite infiltrée dans l'église chrétienne.   [8][8] Rupert Davie s, A H istory of the Methodist Church in Great Britain (London: Epworth, 1965), p. 193; Journals of Wesley, Nehem iah Curnock, ed. (London: Epw orth Press, 1965), p. 193.  L'enseignem ent de W esley sur l'habillem ent a été appelé « un évangile de sim plicité. » Son m essage principal était que les chrétiens devaient s'habiller sim plem ent, d'une m ani re ordonnée, et sim plem ent. W esley à ce sujet est tellem ent è souvent m entionné qu'il est crédité pour avoir in venté l'expression : La « propreté est soeur de la piété. » Cepen dant, il l'a em pruntée à un rabbin (Phine has Ben-Yair, Song of Songs, Midrash Rabbah, I.1:9).   [9][9] A History of the Methodist Church in Great Britain, p. 197.   [10][10] “A Church Going People is a Dress-Loving People,” p. 40.   [11][11] The R efinem ent of Am erica, pp. 335, 352.   [12][12] Ibid., P. 350. Les dénom inations avec un plus grand nom bre de m em bres riches é piscopal, unitarien, ( etc.) ont com m encé à vendre des sièges aux fam illes riches pour fonder des program m es raffin s de é construction d'é glise. « En plus du coût des sièges, les adorateurs devaient porter des v êtem ents en accord avec la splendeur du bâtim ent, et le m odèle du rassem blem ent est devenu une barri re in surm ontable pour è beaucoup. Un siècle plus tôt un ferm ier com m un pouvait s'habiller pour l' glise avec une sim ple chem ise bleue é bien repassée. Dans l'atm osphère distinguée des nouvelles belles églises, plus a été exigé. »   [13][13] Ibid., pp 335, 342, 346.   [14][14] Ibid., pp 328, 331 [15][15] Ibid., P . 350. [16][16] “A Church Going People is a Dress-Loving People,” p. 36.   [17][17] The Refinem ent of Am erica, p. 319. « Les prem iers méthodistes savaient que la toge à la m ode était l'ennem i, et m aintenant l'enn em i gagnait.  Schm idt écrit, les « gen s étaient concernés par le sabbat… pour » s'habiller dans leurs m eilleurs v êtem ents ; Dim anche était déjà proverbial. Mêm e les piétistes et les évangéliques qui insistaient sur la ten ue sim ple ont néanm oins insisté que leurs corps soient sérieusem ent et décem m ent vêtus » ((“A Church Going People is a Dress-Loving People,” p. 45).   [18][18] Dieu regarde le coeur ; Il n'est pas im pression n par la tenue que nous portons (1 SAM. 16:7 ; Luc é 11:39 ; 1 Pierre. 3:3 - 5). Notre culte est en esprit, pas sous les form es ext érieures physiques (Jean 4:20 - 24).   [19][19] Christian Sm ith, “Our Dre ssed Up Selves,” Voices in the W ilderness (Se pt/Oct. 1987), p. 2.   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 114 of 180 [20][20] En son livre An te Pacem : Archaeological Evidence of Church Life Before Constantine(M erce r University Press/Seedsowe rs, 1985), Graydon Snyder déclare qu'il y a environ 30 lettres existantes écrites par des chrétiens avan t Constantin. Ces lettres m entionnent seulem ent un n om , ce qui indique que les chr étiens n'ont pas em ployé les nom s et prénom s de leurs frères. La raison : Ainsi leurs ran gs sociaux seraient cach les és uns des autres ! (Em ail privés de Graydon Snyder, 10/12/2001 et 10/14/2001.)   [21][21] Jacques. 2:1 - 5. Ce passage indique égalem ent qu'un e person ne portant l'habillem en t à la m ode à la réunion d’églises était l'exception, pas la norm e.   [22][22] Marc 7:1 - 13 [23][23] Deut. 4:2 ; P rov. 30:6 ; Révélation 22:18.   [24][24] vêtem ents de c érém on ie, » The Catholic En cyclopedia 1913 On-Line Edition (ww w .new advent.org/cathen); “Sacred R ights Ce re m on ies: The Concept and Form s of Ritual: Christianity, ” En cyclopedia Britannica (On-line edition , 1994-1998). Peu avant Constantin, les ecclésiastiques portaient un m anteau de m atériel fin en officiant l'eucharistie.   [25][25] vêtem ents de cérém on ie, » dans l'encyclopédie catholique. Sous « origine » l'entrée lit : « Les vêtem ents de cérém on ie chrétiens ne provien nent pas de la toge sacerdotale de ’ An cien Testam ent, ils se l sont plutôt développés à partir de la toge séculaire du m onde Gréco -Rom ain. » Voir égalem ent Janet Mayo, une histoire de toge ecclésiastique (New York : Holm es et Meier Publishers, 1984), pp. 1112. Mayo écrit, « une considération des vêtem ents de cérém on ie ecclésiastiques in diquera qu'ils ont leurs origines dans la toge rom aine séculaire. L’idée que les vêtem ents de cérém on ie étaient d'origine lévitique et venus des vêtem ents sacerdotaux juifs est une idée postérieure… » pour une histoire rare du costum e religieux, voir Am elia Mott Gum m ere, The Quaker: A Study in Costum e (New York, 1901). [26][26] On Clothes” in The Instructor, An te-Nicene Fathers, Vol. 2, p. 284. [27][27] On Clothes” in The Instructor, Bk 2. Ch. 11; A History of Ecclesiastical Dress, p. 15. [28][28] A History of Ecclesiastical Dress, pp. 14-15.   [29][29] Ibid., pp. 14-15; Kenneth Scott Latourette, A H istory of Christian ity (Ne w York: Harper an d Brothers, 1953), p 211. The Westm inster Dictionary of Church H istory (Philadelphia: T he W estm in ster Press, 1971), p. 284.   [30][30] la toge de l'é vêque était la toge lon gue antique d'un m agistrat rom ain.  Edw in Hatch , The » Organ ization of the Early Christian Churches (London: Lon gm an’s, Gree n, an d Co., 1895), p. 164. La toge de l'évêque in diquait une structure spécifique de caste. Elle incluait une couverture ou un m appula frin gu é blan c, et des pan toufles n oires plates, le cam pagi, et des bas blancs.C'était la toge des m agistrats rom ains. (Paul Johnson, A History of Christianity, New York: Sim on & Schuster, 1976, p. 133).   [31][31] Fran k Senn, Christian W orship and Its Cultural Settin g (Philadelphia: Fortress Press, 1983), p. 41; “Sacred Rights Cerem onies: The Concept and Form s of Ritual : Christianity,” En cyclopedia Britannica (On-line ” edition, 1994-1998).   [32][32] Em ail privé d'Eugene TeSelle, professeur de l'histoire d' église et de la théologie, un iversité de Van derbilt, 1/18/2000.   [33][33] A History of Ecclesiastical Dress, p. 15; Ilion T . Jones, A Historical Approach to Evan gelical W orship (Ne w York: Abingdon Press, 1954), p. 117 [34][34] Jérôm e dit que Dieu est honoré si l'évêque porte une tunique blan che plus belle qu'habituelle. Em ail privé de Frank Senn 7/18/2000. V oir égalem ent le Jérôm e, le livre 2.34 « contre Jovinianus » (Nicen e and Post-Nicen e Fathers, Series II, Vol. VI) and “Lives of Illustrious M en,” Chapte r 2 (Nicen e/Post-Nicen e Fathers, Series II, Vol. III).   [35][35] Father M ichae l Collins an d Matthew A . Price, The Story of Christianity (DK Publishing, 1999), pp. 25, 65.   [36][36] A Historical Approach to Evangelical W orship pp. 116-117. Mayo’s A History of Ecclesiastical Dress , en tre dans le grand détail sur le développem ent de chaque m orceau des vêtem ents de cérém on ie par chaque http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ Page 115 of 180 étape de l'histoire dans chaque tradition. Aucun vêtem ent distinctif n’a été porté pendant les m ille prem ières années, et la cein ture n'a pas été conn ue jusqu'au huitièm e siècle (A Con cise Cyclopedia of Religious Kn owledge, New York: Charles L. W ebster & Com pan y, 1890, p. 943.)   [37][37] A History of Ecclesiastical Dress, p. 27; Isidore de Pelusium (D. autour de 440) a été le prem ier à attribuer des interprétations sym boliques aux pièces des vêtem ents de cérém on ie. La tenue sacerdotale en tière a reçue des significations sym boliques autour du huiti m e siècle dans l'ouest et autour du n euviè m e è siècle dans l'est (" vêtem ents de cérém on ie, » l'encyclopédie catholique). Les médiévaux avaient une liaison am oureuse avec le sym bolism e. Ainsi ils ne pouvaient pas r sister à donner aux vêtem ents de cérém on ie des é significations « spirituelles » religieuses. Ces significations sont encore aujourd'hui vivantes dans leséglises liturgiques.   [38][38] Christian W orship an d Its Cultural Setting, p. 41. Le vestibule, ou la sacristie, était un e salle spéciale dans le bâtim ent d'église où les vêtem ents de cérém on ie et d'autres vases sacrés étaient gardés. [39][39] A History of Ecclesiastical Dress, p. 27.   [40][40] The Story of Christianity, pp. 25, 65.   [41][41] A History of Ecclesiastical Dress, p. 64. Zwingli et Luther ont rapidem en t jeté les vêtem ents du prêtre catholique. David D. Hall, The Faithful Shepherd (Chapel Hill: T he University of North Carolina Press, 1972), p. 6.   [42][42] Zwingli a été le prem ier à présenter la toge de docteur à Zurich en autom ne de 1523. Luther a com m encé à la porter l'après-m idi du 9 octobre 1524 (The Ministry in Historical Perspectives, p. 147). See also George M arsden, The Soul of the Am erican University: From P rotestant Establishm ent an d Established Nonbelief (Ne w York: Oxford University Pre ss, 1994), p. 37.   [43][43] H.I. M arrou, A History of Education in Antiquity (New York: Sh eed an d W ard, 1956), p. 206. « Le philosophe pouvait être identifié par son m anteau, qui était court et foncé et fait du tissu brut. » Voir égalem ent M.A . Sm ith, From Christ to Constantine (Down er’s Grove: InterVarsity Press, 1973), p. 105.   [44][44] H. Richard Niebuhr et Daniel D. William s, le m inist re dans des perspectives historiques (San è Francisco : Harper et rangée Publishers, 1956), P . 147. La toge noire était « streetw ear de secrétaire » au 16èm e siècle (culte chrétien et son arrangem ent culturel), P. 42.   [45][45] Ow en Chadw ick, The R eform ation (Penguin Books, 1968), pp. 422-423.   [46][46] A History of Ecclesiastical Dress, p. 66. [47][47] Am erican Church History: A Reader, p. 89.   [48][48] A History of Ecclesiastical Dress, pp. 77-78.   [49][49] Ibid., p. 118. [50][50] Ibid., p. 94. [51][51] Ibid., pp. 94,118.   [52][52] The Ministry in Historical Perspectives, p. 164.. Selon le Tim es de Londres (le 14 m ars 2002), le collet clérical a été inventé par le  Ré. Dr. Donald McLeod de Glasgow. Une croyance populaire est que le collet clérical a été inventé par la Contre-R éform e catholique pour em pêcher les prêtres de porter de hauts collets com m e les pasteurs protestants les portaient (la R éform e, P. 423). Mais il sem ble être apparu bien après ceci.   [53][53] Luc 7:25 ; 2 Cor 2. 8:9. Il s'avère que les vêtem ents les plus intéressants que Jésus ait possédés sur terre lui aient été donnés par m oquerie Luc 23:11. Rappelez-vous que le fils de Dieu venu sur cette terre, pas en vêtem ents royaux, m ais en veloppé dans des vêtem ents de crèche (Luc 2:7). Notez que Jean-Baptiste est le cas le plus extrêm e de ceux qui n'on t pas cherché à im pressionner Dieu par leur habillem ent (Mat. 3:4).   [54][54] Mat. 23:5 ; M arc 12:38.   http://christobible.org/bible_et_souverainisme/christianisme_paganise.html 5/22/2008 LE CHRISTIANISME PAGANISÉ [55][55] Luc 20:46, Page 116 of 180 CHAPITRE 6   MINISTRES DE LA M USIQUE : LE CLERGÉ DE SECOND RANG     Nous ne pouvons pas éviter d'apporter notre culture à l'église avec nous ; cela fait partie de notre être. Mais à la lum ière de la tradition nous devons trier ces influen ces culturelles qui contribuen tà l'in tégrité du culte chrétien de celles qui l’am oindrissent.               -Frank C. Senn        Entrez dans n'im porte quelle église m oderne et la liturgie débutera pratiquem ent toujours par des hym nes, des chœ urs, ou des chants d’adoration et de culte. Il n'y a aucun e exception .       Dans tous le s cas, il y aura u ne personn e (ou une équipe) qui dirige et com m ande les chants. Dans les églises plus traditionnelles, ce sera le « directeur de chœ ur » ou le « m in istre de la m usique. »[1][1]  Ce peu t mêm e être le chœur lu i-mêm e. Dans les églises plus con tem porain es, ce sera le « che f de culte » ou   « l’équipe d'adoration et de cu lte. »       Pour aboutir au serm on, ce ux qui « mènent le cu lte » choisissent les can tiques. Ils introduisent ces cantiqu es. Ils décident com m ent ces cantiques doiven t être chantés. Et ils décident qu and. Le pe uple de Dieu ne décide n ullem e nt de la form e, ou la direction du chan t. Il est pluô t m ené par qu elqu 'un d'autre qui fait t souve nt partie du staff clérical ou quelqu’un qui reçoit un h onneur sem blable.       Tout ce la en contraste avec le déroulem ent du prem ier siècle . Dan s l'église prim itive, le culte et le ch ant étaient en tre les m ain s du peuple de Dieu . [2][2]L'église elle-mêm e m enait ses propre s cantiques. Le chant et les principau x cantiques étaient une affaire collective, pas un événem ent profession nel m e né par des spécialistes.                      Les origines du choeur       Tout cela a ch angé à l'arrivée du choeur ch rétie n. L'origine du choeur chrétie n rem on te au quatrièm e siècle . Peu de tem ps après l'édit de M ilan (A.D. 313), la pers écution des chrétie ns avait cessé. Sous le règn e de Constantin, des choeu rs ont été développés et formés pour aider à la célébration de l'eucharistie . La pratique a été em pruntée à la cou tum e rom aine, qui ou vrait ses cérém on ies im périales par la m usique processionn elle. Des école s spécialisées ont été fondées et des chanteurs de choeur ont re le statu t de clergé de deu xièm e çu ordre . [3][3]