CSP Workshop Summary Report - Dubrovnik, Feb 09

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					Ma1 2009



Atelier sous-régional pour les
points focaux du FEM en
Afrique de l’Est et en Afrique
australe

Nairobi (Kenya)
19-21 mai 2009
DRAFT - Workshop Report
                                   Rapport sommaire de l’atelier


On notera que tous les matériels et le texte des exposés de l’atelier sont disponibles sur le site web du
PAP/FEM à la page de l’Atelier sous-régional 2009 pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à
http://www.gefcountrysupport.org/report_detail.cfm?projectId=226

Jour 1 : Mardi 19 mai 2009

Session 1 : Introduction et aperçu général

Président : M. Parkinson Ndonye, Kenya
Vice-président : M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM
Rapporteurs : M. Alexis Mariani, Secrétariat du FEM, et Mme Tehmina Akhtar, PAP

Allocutions de bienvenue :
M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM
M. Parkinson Ndonye, au nom de M. A. M. Mwinzi, PFO/P du FEM-Kenya

Intervenants :
M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM
   - Reconstitution des ressources du FEM pour le FEM-5 »
M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM
   - Le PMF : suivi de l’évaluation
M. David Todd, Bureau de l’évaluation du FEM
   - Constats de l’examen à mi-parcours du DAR


Au nom de Mme Monique Barbut, M. Sékou Touré, Commissaire du Secrétariat du FEM pour la
résolution des conflits, a accueilli les participants à l’atelier. Il a noté l’importance de l’événement, étant
donné que le processus de reconstitution des ressources du FEM pour le FEM-5 venait de commencer,
dans le contexte de la crise financière internationale et de ses répercussions possibles sur les institutions
de financement telles que le FEM. Par ailleurs, des négociations sont en cours pour la préparation de la
réunion de Copenhague sur les changements climatiques et de nombreuses options font actuellement
l’objet de débats, telles que l’établissement de nouveaux financement pour l’adaptation aux changements
climatiques et l’atténuation de leurs effets. Mais il est utile, dans ce contexte, de se rappeler le processus
d’établissement du fonds pour l’adaptation et le fait qu’il a fallu dix ans depuis la décision de créer ce
fonds avant son opérationnalisation. Ainsi, même si les gouvernements conviennent à Copenhague de
créer un nouveau fonds, la mise en place de celui-ci ne sera pas immédiate et, dans l’intérim, le FEM
restera un mécanisme unique de financement de projets environnementaux des pays en développement.
M. Touré a suggéré que les points focaux interviennent auprès de leurs représentants participant aux
négociations de manière à ce que durant cette période intérimaire, une solide reconstitution permette au
FEM d’apporter son concours à un grand nombre de projets dans les pays d’Afrique de l’Est et d’Afrique
australe.

Au nom du PNUE, M. Alexander Juras (PNUE-DGEF) a souhaité brièvement la bienvenue aux
participants à Nairobi, où est établi le siège de son organisation. Il a invité les participants à profiter de
l’occasion qui leur était offerte de rencontrer des représentants du PNUE qui pourraient répondre à leurs
questions.

Au nom de M. A. M. Mwinzi, PFO/P du FEM pour le Kenya, M. Parkinson Ndonye a ouvert l’atelier et
remercié les organisateurs. Il a exprimé l’opinion que l’atelier sous-régional du PAP était d’une grande
utilité pour les points focaux de la sous-région, en ce qu’il leur permettait de partager leurs expériences et
les pratiques optimales dans le domaine de l’environnement. Les pays subissent les impacts négatifs des
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changements climatiques et constatent la survenue de phénomènes tels que la pollution de leurs masses
d’eau, la surexploitation des espèces et la dégradation des ressources côtières. Un vigoureux effort
commun est donc nécessaire. S’agissant du Kenya, le pays a bénéficié de concours du FEM dans tous les
domaines thématiques : forêts, biosécurité, efficacité énergétique, POP et gestion durable des sols . Les
projets ainsi mis en œuvre ont apporté des bénéfices pour l’environnement mondial de même que pour les
communautés locales.

Les allocutions ont été suivies de la présentation des participants à l’atelier, où étaient réunis 26 points
focaux et représentants désignés venus de 17 pays. Au nombre des participants figuraient également 18
représentants du Secrétariat du FEM, du Bureau de l’évaluation du FEM, du PNUE, de l’ONUDI, de la
FAO, de la Banque mondiale et du PAP. Étaient présents également 6 observateurs représentant des
bureaux locaux d’organismes, le PMF du FEM et des projets financés par le FEM.

Le Programme d’appui aux pays (PAP) du FEM (Mme Tehmina Akhtar), a informé les participants sur le
processus de préparation de l’ordre du jour de l’atelier, qui comprenait des retours d’information des
points focaux de la région sur l’atelier de l’année précédente ainsi que les renseignements communiqués
par ceux dans le cadre d’un sondage en ligne mené par le PAP en mars 2009. Elle a expliqué le plan
général de l’atelier de cette année et a présenté les principaux objectifs de celui-ci :
    -   S’informer sur les nouvelles orientations et les nouveaux développements du FEM, interagir avec
        les partenaires du Fonds et débattre des diverses mesures de suivi;
    -   Partager les connaissances et tirer des enseignements des expériences et des bonnes pratiques des
        pays/de la région sur les thèmes et sujets prioritaires, tels que l’intégration des activités du FEM
        dans les plans nationaux de développement et les éléments constitutifs d’un bon projet du FEM
        dans le contexte régional;
    -   Gérer les charges de travail et partager les informations relatives aux outils et aux ressources dont
        disposent les points focaux;
    -   Obtenir des retours d’information des pays sur une grande évaluation du Fonds en cours, à savoir
        le bilan global.

Le Secrétariat du FEM (M. Touré) a donné un bref aperçu du processus de reconstitution des ressources
du Fonds pour le FEM-5. Il a noté qu’au cours des 15 ans écoulés, le FEM était devenu le mécanisme
financier de quatre conventions. De nombreuses réformes ont été mises en œuvre au FEM : conception
du DAR, rationalisation du cycle des projets, gestion axée sur les résultats, simplification de la question
des surcoûts, communications avec les pays, introduction de la notion d’avantage comparatif pour les
entités d’exécution, établissement du Fonds du FEM pour la Terre (partenariat avec le secteur privé),
introduction de la notion d’approche-programme, révision des normes fiduciaires, etc. S’agissant de la
reconstitution des ressources, il a noté que la priorité pour le FEM-5 était d’accroître le montant des
financements et de poursuivre les réformes. Il a indiqué qu’un montant cible de 8 à 10 milliards de
dollars avait été fixé pour la reconstitution des ressources du Fonds.

Le Secrétariat du FEM (M. Jaime Cavelier) a présenté le Programme de microfinancements (PMF) du
FEM et les questions en rapport avec ce programme durant le FEM-5. L’un des principaux sujets de
préoccupation est la notion du « reclassement » des pays bénéficiaires. Il a expliqué que quatre catégories
de pays seraient envisagées lors de la prochaine réunion du Conseil du FEM. Il est proposé que tous les
PMA et les PIED ainsi que les pays ayant un programme du PMF depuis moins de 5 ans continuent
d’avoir accès aux fonds. Les programmes de pays en activité depuis 5 à 15 ans progresseraient vers le
reclassement et les programmes en activité depuis plus de 15 ans seraient reclassés.

Le Bureau de l’évaluation du FEM (M. David Todd) a présenté les constats de l’examen à mi-parcours du
DAR, effectué par le Bureau et dont celui-ci a rendu compte au Conseil du FEM en novembre 2008.
Parmi ces constats, il a été noté que le DAR n’avait pas offert d’encouragement à une amélioration des
performances, que les pays appartenant à un groupe n’avait eu qu’un accès limité aux fonds et que leur
appropriation était restée faible, et que le système semblait trop complexe. Le Bureau de l’évaluation du

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FEM a recommandé qu’il soit apporté des améliorations aux indicateurs, que l’allocation de groupe soit
supprimée et que le DAR soit étendu à d’autres domaines thématiques.

Débats :

Le Soudan (M. Yassin Eissa) s’est enquis de l’impact de la crise financière et a posé la question de savoir
si un montant que 8 à 10 milliards de dollars pour la reconstitution des ressources du Fonds était réaliste.
Il a également demandé des compléments d’information sur le Fonds pour l’adaptation. Le Secrétariat du
FEM (M. Touré) a répondu que la cible de 8 à 10 milliards de dollars était ambitieuse, mais qu’il fallait
viser haut pour permettre au FEM d’avoir une influence transformative. Il a ajouté que le Fonds pour
l’adaptation était encore en cours de mise en place et qu’il faudrait donc un certain temps avant qu’il soit
opérationnel.

Le Botswana (M. David Aniku) a demandé des explications supplémentaires sur les réformes juridiques
et institutionnelles envisagées pour le Secrétariat du FEM. Il a demandé si le FEM-5 s’efforcerait d’être
sensible aux besoins des pays, compte tenu de l’expérience du FEM-4. Le Secrétariat du FEM
(M. Touré) a expliqué que le Secrétariat du FEM n’avait pas d’existence juridique, qu’il ne disposait pas
de moyens de conclure des accords et qu’il devait passer par la Banque mondiale pour tout. Il a noté que
si cet arrangement était satisfaisant il y a 15 ans, lors de l’établissement du FEM, il ne répondait plus aux
besoins actuels du Secrétariat. Le Fonds du FEM pour la Terre a été mis en place en tant qu’initiative
pilote pour le secteur privé, doté de 50 millions de dollars ($50m) et qu’il serait administré par la SFI. Il a
également signalé que le Secrétariat du FEM souhaité recueillir le soutien des pays en faveur d’un rôle
spécial pour le PNUE.

Le PNUE (M. Alexander Juras) a indiqué en réponse au Secrétariat du FEM que son institution
considérait elle aussi qu’elle devrait se voir confier un rôle spécial, mais que ce rôle restait à déterminer.
Il a ajouté que des aménagements juridiques et administratifs seraient sans doute nécessaires à cette fin et
qu’il conviendrait de se pencher sur la question.

La Tanzanie (M. Daniel Nkondola) a suggéré qu’en raison de l’expérience du FEM-4, il conviendrait
durant le FEM-5, d’accorder une attention accrue au renforcement des capacités des points focaux.
Contrairement à la situation actuelle, où ils doivent s’en remettre aux Entités d’exécution, il faudrait
accroître l’aptitude des points focaux à élaborer des projets pouvant être financés par le FEM.

Djibouti (M. Samatar Douale) a demandé des informations supplémentaires sur le FEM-5, s’il y aurait des
allocations de ressources individuelles ou collectives et quels seraient les niveaux de ressources fournis
aux pays

Le Secrétariat du FEM (M. Touré) a répondu qu’un accès direct des pays aux ressources du FEM serait
proposé au Conseil, auquel il appartient d’en décider, pour le FEM-5. Parmi les changements envisagés
pour le FEM-5, figurent notamment des mesures visant à renforcer les capacités des pays. M. Touré a
précisé que tous les pays disposeraient de leur propre allocation, qu’ils devraient programmer. Il a signalé
toutefois que les points focaux ne seraient pas seuls à prendre les décisions de programmation des
ressources et qu’il y aurait un comité de direction qui leur apporterait son appui pour ce faire.

L’Éthiopie (M. Shimelis Fekadu Admasu) a demandé comment le FEM entendait associer les pays
bénéficiaires au processus menant au FEM-5. Il a également demandé des explications sur l’expansion du
DAR aux autres domaines thématiques. Le Secrétariat du FEM (M. Touré) a noté que les pays avaient un
rôle très important à jouer dans le processus de reconstitution des ressources. Il a ajouté que le Secrétariat
du FEM avait beaucoup appris grâce au Bureau de l’évaluation du FEM et qu’il œuvrait avec les Entités
d’exécution pour développer des idées clés. Les pays ont été informés que tous les documents relatifs à la
reconstitution des ressources et au FEM-5 seraient affichés sur le site web du Fonds, d’où ils pourraient
être téléchargés. Les pays ont été invités à prendre connaissance de ces documents, à en débattre sur le
plan intérieur et avec leurs mandants, et à émettre des remarques et des retours d’information, y inclus des
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suggestions sur la façon d’améliorer le processus et d’accroître la participation des pays, sur le processus
de reconstitution des ressources et à les communiquer au Conseil du FEM.

L’Érythrée (M. Mogos Woldeyohannes) a demandé des explications sur ce que l’on entendait par le
« reclassement » des programmes de pays du PMF au lieu de « graduation ». Maurice (Mme Soodevi
Soobron) a aussi demandé ce que signifiait le « reclassement des programmes de pays du PMF, et si cela
voulait dire que des financements supplémentaires seraient mis à la disposition de ces programmes ? Elle
a noté que la limitation des ressources avait eu un impact négatif sur le suivi-évaluation du programme du
PMF dans son pays.

Le Secrétariat du FEM (M. Cavelier) a répondu aux questions sur le PMF en indiquant que les
dispositions actuelles resteraient en vigueur jusqu’à la fin du FEM-4. Pour le FEM-5, un document de
politique en cours d’élaboration contenant un certain nombre d’options sera présenté au Conseil du FEM
à sa réunion de juin. Les PEID et les PMA continueraient de recevoir des ressources de base du FEM
pour leur programme de PMF sans changements au cours du FEM-5, de même que les pays où le
programme du PMF était en activité depuis moins de 5 ans. La situation des pays dont le programme est
actif depuis 5 à 15 ans serait examinée au cas par cas. Les pays ayant participé au PMF depuis plus de 15
ans n’auraient plus accès aux ressources de base du programme, mais ils pourraient continuer de recevoir
des financements pour poursuivre la mise en œuvre de leurs activités par le biais de projets standard du
FEM et d’autres sources de cofinancement.

Le Lesotho (M. Stanley Damane) a noté que le DAR avait été mis en œuvre initialement à titre pilote sur
une période de 2 ans et qu’il avait fait l’objet d’un examen. Elle a demandé pourquoi le DAR était
maintenu, puisque l’examen avait conclu qu’il n’avait essentiellement pas donné les résultats escomptés,
quand la décision de la maintenir avait été prise et pourquoi il était étendu à un autre domaine thématique
(POP) en sus de la biodiversité et des changements climatiques.

Le Secrétariat du FEM (M. Touré) a convenu avec le Lesotho que le DAR n’avait pas fonctionné de
manière très satisfaisante et il a noté que le Bureau de l’évaluation avait fourni de nombreux
enseignements utiles. Il a noté qu’en raison des sentiments négatifs provoqués par le DAR, le Secrétariat
du FEM avait proposé une phase entièrement nouvelle, dite STAR, qui apporterait des améliorations
significatives. Il a été mentionné que les indices employés pour déterminer les avantages mondiaux et les
résultats des pays seraient révisés pour tenir compte d’un grand nombre des critiques émises; par
exemple, les indices pour les changements climatiques tiendront compte de la vulnérabilité aux
changements climatiques et intégreront également les objectifs du Millénaire pour le développement
(OMD).

Session 2 : Actualités sur le financement au titre du DAR, les fonds d’adaptation et les stratégies
de cofinancement

Président : M. Shimelis Fekadu Admasu, Éthiopie
Vice-président : M. Alexander Juras, PNUE
Rapporteur : Mme Jessica Troni, PNUD

Intervenants :
M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM
   - État présent de la mise en œuvre du DAR
M. Alexis Mariani, Secrétariat du FEM
   - État présent des fonds d’adaptation
M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM
   - Questions de cofinancement du point de vue du Secrétariat du FEM
Mme Grace Ohayo-Mitoko, ONUDI
   - Règles et procédures de cofinancement et étude de cas

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La session a commencé par les trois exposés de l’équipe du Secrétariat du FEM, portant sur un état
présent de la mise en œuvre du DAR (M. Touré), la perspective du Secrétariat du FEM sur les questions
de cofinancement (M. Cavelier) et un état présent des fonds d’adaptation (M. Mariani).

Le Secrétariat du FEM (M. Cavelier) a noté que le FEM octroyait des financements complémentaires et
que les projets devaient être cofinancés. Ce cofinancement peut être apporté en espèces ou en nature et il
est préférable qu’il provienne de sources multiples car cela est indicatif de l’engagement du pays.
M. Cavelier a donné certaines indications sur la conception des projets, en signalant notamment :
    -   Que les idées claires sont convaincantes et qu’elles facilitent la mobilisation de cofinancements;
    -   Qu’un champion pouvait apporter son aide pour obtenir des cofinancements;
    -   Qu’un suivi concerté auprès des sources de cofinancement des projets était nécessaire dès les
        premières étapes.

L’ONUDI (Mme Grace Ohayo-Mitoko) a exposé brièvement la stratégie du FEM en matière de
cofinancement. Elle l’a illustrée par l’exemple d’un projet mis en œuvre par l’ONUDI au Viet Nam qui
était parvenu à mobiliser des cofinancements de la Chine ainsi que fonds de diverses sources
gouvernementales. Elle a évoqué le cas d’un autre projet régional auquel participaient 10 pays, en
signalant que les donateurs reculaient parfois devant les petits projets, qu’ils trouvent coûteux, et que dans
ce cas, en rassemblant plusieurs initiatives de petite envergure dans le cadre d’un projet régional,
l’ONUDI avait pu obtenir des financements significatifs de l’UE.

Débats :

La Namibie (M. Kalumbi Shangula) a demandé des explications sur la justification du principe du
cofinancement. Quand le cofinancement en espèces est-il une condition préalable du financement d’un
projet ? Quelle est la base des ratios de cofinancement ? Sont-ils flexibles ? Quelles preuves y a-t-il que le
cofinancement renforce l’engagement des pays ?

Le Lesotho (M. Damane) a noté que la mobilisation de cofinancement des projets du FEM présentait des
difficultés pour les PMA et il a demandé si les ratios de cofinancement étaient fixés fermement une fois
sans dérogation possible.

L’ONUDI (Mme Ohayo-Mitoko) a exprimé l’opinion que les cofinancements étaient facilement
disponibles en Chine, avec des ratios de 1 à 4 ou même de 1 à 6, mais que les PMA éprouvaient de
grandes difficultés à trouver et à engager des cofinancements. Mme Ohayo-Mitoko a noté que le FEM
devrait en tenir compte et ne pas s’attendre à des ratios élevés de la part de tous les pays.

La FAO (Mme Kuena Morebotsane) a noté que selon son expérience, les ratios de cofinancement
n’étaient pas immuables, qu’ils variaient selon les projets et selon les domaines thématiques, et qu’ils
étaient appliqués avec une certaine souplesse compte tenu du contexte.

Le Soudan (M. Yassin Eisa) a fait remarquer que l’État avait tant de priorités à prendre en considération
qu’il pouvait éprouver des difficultés à financer l’environnement mondial. Il a noté que les pays devraient
pouvoir fournir des cofinancements en nature quand ils n’étaient pas en mesure de le faire en espèces.

Le PNUD (Mme Jessica Troni) a signalé que dans son expérience en Afrique australe et en Afrique de
l’Est dans le cadre de projets d’adaptation financés par le FPMA et le FSCC, on appliquait toujours les
valeurs du barème glissant.

Le Secrétariat du FEM (M. Cavelier) a noté que le FEM était une institution à rôle catalytique et qu’en
conséquent le cofinancement occupait une place importante et centrale dans ses interventions. Il n’existe
pas de règle stricte concernant le montant, mais si le cofinancement est de moins de 1 à 1, cela soulève
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des questions sur la solidité de l’engagement et le projet risque de devenir un projet « isolé et ponctuel ».
Les apports du FEM servent à subvenir aux surcoûts visant à l’obtention d’avantages pour
l’environnement mondial, alors que le cofinancement est essentiel pour parvenir à un niveau de
réalisation supérieur auquel le concours du FEM ne suffit pas à lui seul. Le concept des surcoûts est d’une
importance fondamentale.

Le PNUD (Mme Veronica Muthui) a indiqué qu’il expliquait les questions du cofinancement et des
surcoûts par le fait que le FEM apporte son concours en vue de l’amélioration de l’environnement
mondial au titre des conventions environnementales, en sus des activités nationales en cours. Il considère
le financement parallèle, à savoir le financement existant provenant de divers donateurs, en tant que
situation de référence à laquelle les apports du FEM peuvent se joindre. Le financement du FEM devient
donc un complément qui vient s’ajouter aux financements d’autres sources en vue d’assurer l’obtention
d’avantages pour l’environnement mondial.

L’ONUDI (Mme Ohayo-Mitoko) a mentionné de nouveau les taux de cofinancement élevés qui peuvent
être atteints dans des pays tels que la Chine et d’autres. Mme Ohayo-Mitoko a demandé si cela impliquait
que les pays qui ne peuvent pas mobiliser des cofinancements au même niveau étaient défavorisés.

Le Secrétariat du FEM (M. Cavalier) a précisé que ce n’était pas le cas et que la situation et le contexte
des pays étaient pris en considération lors de l’examen des projets, y inclus de leur cofinancement. Les
projets possédant plusieurs sources de cofinancement sont normalement appelés à avoir un impact plus
grand sur le terrain, du fait d’une meilleure adhésion des parties prenantes. De tels projets paraissent plus
robustes à l’équipe du FEM, mais cela n’a pas nécessairement de répercussions sur les procédures
d’approbation.

Le PNUD (Mme Muthui) a convenu qu’il n’était pas de la politique du FEM de comparer les ratios de
cofinancement entre les pays, mais il a noté que les projets à ratio élevé pouvaient ipso facto être
approuvés plus rapidement étant donné qu’il est plus facile d’obtenir des engagements de cofinancement
dans certaines régions, en Asie notamment.

Le PAP (Mme Akhtar) a noté que les engagements de cofinancement sont également une réflexion de la
formation de partenariats au niveau des pays. Ceux-ci sont importants du point de vue de l’impact et de la
durabilité et cette situation est préférable à celles des projets isolés et ponctuels qui se retrouvent sans
appui financier à l’expiration de la participation du FEM.

Le PNUE (M. George Manful) a indiqué que le FEM était le mécanisme financier de plusieurs
conventions mondiales et qu’il recevait des instructions des organes des conventions. Il est des cas où le
FEM est ainsi chargé par lesdits organes d’appuyer certaines activités (tels que les projets d’activités
habilitantes) en subvenant pleinement à leurs coûts, alors que dans d’autres, il ne fournit qu’un
cofinancement.


Session 3 : Défis de l’environnement mondial : programmes et problèmes dans la sous-région
Président : M. Kalumbi Shangula, PFP du FEM-Namibie
Vice-présidente : Mme Veronica Muthui, PNUD
Rapporteur : Mme Tehmina Akhtar, PAP

Intervenants :
M. George Manful, Programme d’appui aux Communications nationales du FEM
   - Emploi des Communications nationales pour intégrer les politiques climatiques dans les plans de
       développement en Afrique
M. Daniel Nkondola, Tanzanie
   - Examen des processus et des constats de la Seconde Communication nationale : Études de cas de
       pays
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M. Mogos Woldeyohannes, PFO/P de l’Érythrée
M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM
Examen des activités dans les domaines de la dégradation des sols et de la biodiversité dans la région
M. Alexis Mariani, Secrétariat du FEM
  - Examen des activités relatives aux POP dans la région



La session a commencé par un exposé du PNUE (M. George Manful) sur l’emploi des communications
nationales à la CCNUCC et sur l’intégration systématique des questions relatives au climat dans les
politiques.

La Tanzanie (M. Daniel Nkondola) a ensuite présenté une étude de cas portant sur son expérience de
l’élaboration de sa Seconde Communication nationale.

L’Érythrée (M. Mogos Woldeyohannes) a fait un exposé sur son expérience de l’élaboration de son
Programme d’action national pour l’adaptation aux changements climatiques (PANA). Dans son PANA,
l’Érythrée a identifié 10 domaines d’action prioritaires, l’un d’eux étant actuellement financé par le
FPMA. Parmi les contraintes évoquées, figurait la difficulté d’obtenir l’adhésion d’un responsable
officiel de haut niveau aux résultats du processus du PANA.

Le Secrétariat du FEM (M. Jaime Cavelier) a donné un bref aperçu de la situation actuelle du portefeuille
de la biodiversité et de la dégradation des sols , ainsi que sur le programme d’investissements sectoriels. Il
a indiqué qu’environ 40 % du portefeuille de la biodiversité consistait de projets portant sur le
renforcement du système d’aires protégées, que 18% portaient sur l’intégration systématique de la
biodiversité, 14 % sur la biosécurité et 4 % sur l’accès et le partage des bénéfices. Environ 25 % des
fonds alloués à la biodiversité l’ont été au PMF-FEM et un projet a été financé au titre du guichet
multisectoriel de la gestion forestière durable.

Le Secrétariat du FEM (M. Alexis Mariani) a décrit rapidement la situation du portefeuille des POP. Il a
noté que pour l’ensemble du FEM-4 les allocations aux projets consacrés aux POP avaient atteint les 80
millions de dollars qui avaient été programmés et avaient été accompagnées de 100 millions de dollars de
cofinancements.

Les principaux points évoqués au cours des débats ont été les suivants :

Le Soudan a souligné le fait que les Communications nationales ne pouvaient pas être perçues comme un
projet appartenant au gouvernement, mais que le processus devait au contraire établir un dialogue entre
les diverses instances gouvernementales et les autres parties prenantes du pays, de manière à susciter un
large appui en leur faveur.

Le PNUE (M. Manful) a opiné en disant que l’élaboration des communications nationales d’un pays
devrait être un processus interministériel et interorganismes. Il a noté que le PNUE et le PNUD, en tant
qu’Agents d’exécution du Programme mondial d’appui aux communications nationales étaient déterminés
à faciliter ce dialogue.


Session 4 : Groupes de travail : L’intégration systématique des questions relatives à
l’environnement mondial dans les politiques et plans nationaux de développement

Session plénière
Président : M. Jameson D. Vilakati, PFO du FEM, Swaziland
Vice-président : M. Stephen Danyo, Banque mondiale
Rapporteur : Mme Grace Ohayo-Mitoko, ONUDI
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Groupe de travail 1 : Intégration des conclusions des SCN et des PANA dans la planification et les
processus de définition des priorités au niveau national
Facilitatrice : Mme Suzanne Lekoyiet, point focal de la CCNUCC, Kenya
Co-facilitateur: M. George Manful, PNUE
Rapporteur: Mme Anju Ghorah, Maurice

Groupe de travail 2 : Intégration des questions relatives à la biodiversité et à la dégradation des sols
dans la planification et les processus de définition des priorités au niveau national
Facilitateur : M. David Aniku, PFO du FEM, Botswana,
Co-facilitateur : M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM,
Rapporteur : M. Shimelis Fekadu Admasu, Éthiopie


Rapport du Groupe de travail 2 : Intégration des questions relatives à la biodiversité et à la dégradation
des sols dans la planification et les processus de définition des priorités au niveau national

Le rapporteur du Groupe de travail 2 a présenté le bref compte rendu suivant des principaux constats du
groupe :
    - Les plates-formes ou conseils nationaux peuvent faire fonction de mécanismes de promotion
        d’une coordination interorganisations concernant les questions de biodiversité et de gestion des
        terres;
    -   L’établissement d’entités chargées de l’environnement au sein des organisations sectorielles et
        l’affectation d’experts environnementalistes à ces organisations peuvent faciliter les approches et
        les échanges intersectoriels;
    -   Il faut un engagement politique afin d’obtenir des allocations budgétaires pour assurer la mise en
        œuvre des stratégies et plans environnementaux;
    -   Le manque d’instruments économiques et d’évaluations économiques fait obstacle aux efforts de
        conservation de la biodiversité;
    -   L’écotourisme et les autres approches gagnantes sur tous les tableaux peuvent offrir des
        encouragements à l’intégration systématique de la biodiversité;
    -   Le dialogue est nécessaire à tous les niveaux, dialogue avec les décideurs politiques ainsi qu’au
        niveau des communautés de base;
    -   Les plans et règlements nationaux peuvent être des instruments d’intégration des questions de
        biodiversité et de dégradation des sols (par exemple, entre autres, par le biais d’un zonage
        environnemental);
    -   Il est nécessaire d’accroître la sensibilisation à la biodiversité et à la gestion durable des terres et
        de mieux faire comprendre leur valeur.

Débats :

Le Lesotho (M. Damane) a souligné la nécessité d’élaborer des outils aux fins d’assurer l’intégration
systématique de la biodiversité et de la dégradation des sols dans les politiques et plans nationaux de
développement. Il manque toutefois la volonté politique de ce faire ainsi que des fonds suffisants pour
accélérer le processus.

L’Éthiopie (M. Admasu) a fait remarquer que l’appui du Secrétariat du FEM pouvait avoir un effet
catalytique, de même que le rôle que peuvent jouer les Entités d’exécution pour aider les instances
gouvernementales à prendre systématiquement en considération l’environnement mondial, par exemple
en incluant les questions relatives à la biodiversité et à la dégradation des sols dans le Plan-cadre des

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Nations Unies pour l’aide au développement (UNDAF), et dans les stratégies d’aide-pays lorsqu’il s’agit
de la Banque mondiale et de la BafD. Ces questions devraient être reflétées dans la coopération nationale
pour encourager les gouvernements à en tenir compte.

La Banque mondiale (M. Stephen Danyo) a indiqué qu’il fallait déterminer qui étaient les champions de
l’environnement, institutionnels et individuels, afin de solidifier les dialogues relatifs aux politiques et
aux investissements et, en dernière analyse, de maximiser l’impact. Il est essentiel que les responsables
gouvernementaux élaborent des cadres de politiques solides et offrent les encouragements voulus. C’est
ainsi, par exemple, qu’il a suffi que les autorités du Niger ont adopté des dispositions législatives
autorisant la propriété privé des arbres, ce qui a fourni un remarquable incitatif à la plantation d’arbres
dans le Sahel. Cet acte, à lui seul, a produit une amélioration de l’environnement de vastes régions du
pays, sans exiger de ressources extérieures. S’agissant des stratégies d’aide des donateurs, M. Danyo a
noté qu’il fallait que le gouvernement émette des messages sans équivoque sur les priorités nationales
dans tous les secteurs, ce qui est particulièrement important dans le domaine des changements
climatiques. Les priorités des ministères distincts, tels que ceux de l’agriculture, de l’environnement ou
des finances, doivent être alignées sur une vision nationale des objectifs en matière de développement et
d’environnement, vision dont les organismes de développement doivent tenir compte.

Rapport du Groupe de travail 1 : Intégration des changements climatiques dans les plans et politiques de
développement nationaux

Le Rapporteur du Groupe 1 a présenté le bref compte rendu suivant des principaux constats du groupe :

Le groupe a identifié les difficultés et les défis principaux en matière d’intégration des questions relatives
aux changements climatiques :
      -   Absence d’environnement porteur,
      -   Manque de volonté politique et de sensibilisation parmi les décideurs politiques,
      -   Contraintes financières,
      -   Problèmes de sécurité,
      -   Insuffisance des communications et de la coordination,
      -   Centralisation excessive des processus décisionnels,
      -   Présence simultanée d’intérêts trop nombreux qui fait que les questions identifiées dans les
          Communications nationales n’aboutissent parfois pas à l’élaboration de projets du FEM,
      -   Absence de mesures incitatives.

Le groupe a également émis les recommandations suivantes :
      -   Il faut que les relations entre les changements climatiques, les secteurs du développement et les
          priorités nationales soient clairement visibles;
      -   Les points focaux devraient œuvrer plus étroitement avec les ministères techniques (ce qui
          pourrait aussi aider à mobiliser des cofinancements dans les secteurs correspondants);
      -   Il faudrait organiser une réunion des ministres (pas seulement une réunion des points focaux);
      -   Il faut améliorer les communications et faciliter l’organisation institutionnelle entre les points
          focaux du FEM et les points focaux de toutes les conventions;
      -   Il faudrait encourager la décentralisation des processus décisionnels;
      -   Les communications doivent être ciblées plus efficacement et les informations relatives aux
          changements climatiques doivent être présentées de manière à ce qu’elles soient utilisables par les
          responsables de l’élaboration des politiques et les décideurs (les communications nationales et
          autres rapports environnementaux ne doivent pas être trop techniques);
  -       Une attention particulière doit être accordée au cadre temporel de manière à ce que les activités
          coïncident avec le cadre de planification gouvernemental;
  -       Il faudrait que le secteur privé intervienne dans le domaine des changements climatiques et qu’il
          existe un environnement porteur.


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Débats :

La Namibie (M. Shangula) a noté qu’en ce qui concerne le « manque d’engagement », les gens ne
comprennent pas toujours les problèmes de la même façon. À qui incombe alors la responsabilité
d’influer sur le processus, de sensibiliser et de diffuser l’information et les connaissances ? Il est
nécessaire d’apporter et d’utiliser « les connaissances » pour induire une « sensibilisation » qui, à son
tour, pour mener à une « conviction », cette dernière étant nécessaire pour que la société s’attaque aux
questions relatives aux changements climatiques. Il faut se garder d’assumer que tout le monde comprend
les problèmes aussi bien que les experts.

L’Afrique du Sud (M. Mosima) a commenté les remarques du Groupe 1 sur la nécessité pour les points
focaux de coordonner leurs actions avec les autres organismes. M. Mosima a donné l’exemple de
l’Afrique du Sud où un Comité de coordination environnementale (CEC) réunit des représentants de tous
les organismes gouvernementaux concernés. Les projets sont élaborés par les ministères techniques, puis
présentés au CEC, qui doit donner son aval avant l’approbation définitive. Bien que ce processus puisse
induire des retards, il assure l’implication des organismes gouvernementaux appropriés.

Le Lesotho (Mme Malie) a noté que les PMA peuvent avoir de multiples défis à relever en matière de
coordination. S’agissant du Lesotho, les points focaux n’ont qu’une influence limitée auprès des
ministères techniques. Ceux-ci participent rarement aux réunions. Mme Malie a exprimé l’opinion qu’un
soutien des décideurs au plus haut niveau était nécessaire pour obtenir une implication accrue des
ministères techniques. Les politiciens devraient être associés au processus et sensibilisés à l’importance
des programmes. Le gouvernement devrait également associer le secteur privé aux activités et projets
dans le domaine des changements climatiques et encourager par ailleurs la participation des ONG et des
organisations communautaires.


Jour 2: Mercredi 20 mai 2009

Session 5 : Ce qui constitue un projet réussi : examen des expériences de la région

Président : M. Mogos Woldeyohannes, Membre du Conseil du FEM et PFO/P de l’Érythrée
Vice-président : M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM
Rapporteur : Mme Kuena Morebotsane, FAO

Intervenants :
Mme Alice Mascarenhas, Seychelles
  - Le portefeuille du FEM aux Seychelles : planifier pour réussir

Panel d’experts : Points de vue des entités du FEM sur ce qui constitue un projet réussi
M. Stephen Danyo, Banque mondiale
M. Geordie Colville, PNUE
Mme Jessica Troni, PNUD
Mme Kuena Morebotsane, FAO


Le président, M. Mogos Woldeyohannes (Érythrée), a ouvert la session en soulignant l’importance qu’un
partage des expériences sur ce qui constitue un projet du FEM réussi.

Exposé

Mme Alice Mascarenhas (Seychelles) a fait un exposé sur l’expérience des Seychelles et sur les leçons à
retenir de la coordination du portefeuille du FEM du pays. Dans cet exposé intitulé « Le portefeuille du
FEM aux Seychelles : planifier pour réussir », Mme Mascarenhas a donné un bref aperçu de la riche
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biodiversité du pays et de son portefeuille de projets dans les divers domaines thématiques du FEM. Elle
a signalé que dans ce contexte, il est essentiel que le pays dispose d’un mécanisme de coordination
robuste. Les Seychelles ont établi une Unité de coordination du programme (UCP) pour la biodiversité,
centralisée et guidée par le Plan de gestion de l’environnement. L’UCP assure la prise en compte des
synergies entre projets visant des objectifs complémentaires, ce qui aide à éviter les redondances
d’activités, facilite les relations avec les autres domaines thématiques et offre une plate-forme pour les
échanges d’expériences et de connaissances entre gestionnaires de projets. Pour renforcer la coordination,
le Secrétaire permanent à l’environnement siège au comité de direction de chaque projet. L’une des
principales leçons à retenir est qu’un apprentissage vital a lieu durant les premiers stades du cycle des
projets et qu’il faut donc prévoir un temps suffisant pour planifier au cours de la phase initiale.

Un certain nombre de questions ont été posées à la suite de l’exposé. L’Éthiopie (M. Admasu) a demandé
à Mme Mascarenhas ce qu’elle considérait comme le facteur clé parmi tous les autres dont dépend le
succès de la coordination et de la mise en œuvre du portefeuille. Maurice (Mme Ghoorah) a demandé s’il
existait des arrangements de coordination analogues pour les projets relevant d’autres domaines
thématiques, question qui a également été posée par le Kenya (M. Ndonye), et où l’UCP se situait dans la
hiérarchie des instances gouvernementales. Le PAP (Mme Akhtar) a fait remarquer qu’un problème
susceptible de se présenter du fait que l’UCP avait été établie en tant qu’entité distincte était qu’elle en
arrive à fonctionner de manière isolée, ce qui ne permettrait pas le transfert de connaissances et
d’expérience aux autres entités gouvernementales.

S’agissant du facteur clé contribuant au succès de la coordination et de la mise en œuvre du portefeuille
du FEM aux Seychelles, Mme Mascarenhas a réitéré l’importance d’une concentration spécifique durant
la phase initiale sur un affinement de la définition de la portée du projet, pour déterminer ce qui est
faisable de manière réaliste et ce qui a déjà été fait. Elle a indiqué que l’UCP était supervisée par le
ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles et que le Secrétaire permanent présidait les
réunions du comité directeur des projets. La présence de l’UCP facilite les communications et l’échange
de connaissances entre les parties prenantes concernées. Mme Mascarenhas a reconnu que le transfert de
connaissances aux autres entités gouvernementales et leur sensibilisation, ainsi que la coordination
intersectorielle présentent des défis. À ce stade précoce (l’UCP n’a été créée qu’en 2007), le pays en est
encore à déterminer ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas.

Panel d’experts des entités d’exécution du FEM

Le président a invité un panel de représentants des Entités d’exécution à donner leur point de vue sur ce
qui constitue un projet réussi et à partager leurs expériences en la matière.

La Banque mondiale (M. Stephen Danyo) a noté qu’un projet réussi est un projet qui donne des résultats.
Selon lui, un projet réussi appuyé par le FEM réunit les éléments suivants :
       Appropriation du pays : il est important de se rappeler que l’appropriation n’est pas limitée à un
        seul ministère technique. D’autres ministères, notamment le ministère des finances qui est chargé
        des plans et allocations budgétaires aux divers programmes et activités, doivent aussi être
        associés aux projets du FEM.
       Un plan de financement de projet complet est nécessaire; les apports du FEM ne couvrent que les
        surcoûts et il faut donc les employer de manière stratégique, dans le cadre d’un plan de
        financement global.
       Durabilité : le projet doit, à sa clôture, laisser un impact. Il est bon de situer les projets au sein de
        structures et de programmes existants pour en assurer la durabilité.
       Les activités auxquelles le FEM apporte son concours doivent non seulement appuyer les
        priorités du ministère de l’environnement des pays, mais qu’elles ne s’y limitent pas, tant s’en
        faut, et les projets doivent tenir compte des questions et priorités multisectorielles d’autres entités
        gouvernementales.
       Un bon plan de S&E élaboré lors des phases initiales du projet est important; par ailleurs une
        bonne évaluation d’impact peut indiquer ce qui est efficace et ce qui ne l’est pas. Le. S&E peut
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        être un instrument utile pour réunir et impliquer les parties prenantes, ainsi qu’un outil de
        conception et de gestion adaptative des projets.
       Une gestion efficace et efficiente des connaissances, telles que l’expérience acquise, ne doit pas
        être conservée dans le cadre du projet mais être employée pour informer d’autres projets, en cours
        et futurs.
       Trouver des champions, des gens capables de diriger et de faciliter le processus.
       La bonne gestion, le suivi des mesures prises et la réactivité sont également d’une importance
        primordiale.

Le PNUD (Mme Jessica Troni) a souligné les points suivants comme constituant des éléments importants
et des facteurs de succès des projets dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques :
     Les projets doivent être focalisés et réalistes, compte tenu des budgets disponibles; beaucoup de
         projets tendent à surprogrammer et à répartir le financement sur un nombre excessif d’activités,
         ce qui affecte l’obtention des résultats et des effets principaux.
     Compte tenu du fait que les pratiques et mesures d’adaptation ne sont pas nécessairement
         nouvelles, il s’agit de savoir comment l’on peut accroître leur échelle. Les projets d’adaptation
         devraient se concentrer en grande partie sur la façon d’éliminer les obstacles à l’accroissement
         d’échelle. Les interventions pilotes devraient être fondées sur les réalités du pays considéré et
         tenir compte de ce qui est efficace et de ce qui ne l’est pas dans le pays. Le rôle catalytique des
         projets du FPMA et du FSCC est d’une importance essentielle.
     Les dons ne couvrent généralement qu’une petite part des coûts de l’adaptation. Il faut donc que
         les projets examinent les modifications optimales à apporter aux politiques financières et aux
         règlements pour encourager le secteur privé à investir dans l’adaptation.

Le PNUE (M. Geordie Colville) a noté que le succès d’un projet devait être considéré dans la perspective
globale du cycle des projets, que l’accent ne devrait pas être mis seulement sur la qualité au démarrage du
projet et qu’il fallait éviter la tendance à la sur-conception. M. Colville a signalé un certain nombre
d’éléments importants au cours de la phase de la conception :
     Un budget réaliste
     Un bon plan de suivi et évaluation
     Des termes de référence clairs pour tous les partenaires intervenant dans le projet
     Il est important de songer au cofinancement lors de la conception du projet étant donné que cela
        force les concepteurs à établir des relations avec les initiatives connexes
Au cours de la mise en œuvre, les facteurs suivants sont importants :
     Avant tout, un bon gestionnaire/directeur de projet.
     Un appui soutenu du gouvernement tout au long du cycle du projet (quels que soient les
        changements de gouvernement). Cet appui doit partir de la base.
     Flexibilité et capacité du projet de s’adapter à l’évolution des circonstances, étant donné que les
        changements des facteurs extérieurs peuvent influer sur la réalisation des objectifs du projet.

La FAO (Mme Kuena Morebotsane) s’est déclarée d’accord avec ses collègues sur les points évoqués et a
souligné les éléments suivants :
     Le projet doit être motivé principalement par les priorités et besoins nationaux. Il a plus de
        chances d’être durable s’il s’inscrit dans le cadre d’un programme existant ou planifié, où il
        complémente d’autres activités.
     Un projet bien conçu doit prendre en considération les risques susceptibles d’affecter la
        réalisation de ses objectifs et mettre en place des mesures d’atténuation de ces risques. La
        conception du projet doit reposer sur des informations et des données de référence solides et
        exactes.

Débats :

Le PNUD (M. Eddy Russell), en plein accord avec les intervenants, a ajouté les points suivants comme
ayant leur importance pour le succès des projets du FEM :
                                                                                                         13
       Le respect du calendrier établi dans la réalisation des extrants du projet.
       Le projet doit être aligné sur les priorités locales et impulsé au niveau local.
       L’information fournie aux décideurs doit leur être présentée sous une forme utilisable par eux.
       Il convient d’établir des synergies entre les projets et les autres initiatives/institutions concernées
        pour faciliter l’échange des connaissances et des leçons à retenir, ainsi que la reproduction du
        projet.

Le président a noté qu’il apparaissait clairement qu’il y avait de multiples raisons pour lesquelles les
projets réussissaient et il a invité les pays à partager leurs opinions sur ce qui constitue un projet réussi.

Le Bureau de l’évaluation du FEM (M. David Todd) a signalé que le Conseil du FEM avait fixé la cible
ambitieuse de 80 % pour la proportion de projets réussis ou modérément réussis dans leur mise en œuvre
au cours du FEM-4 (ces notations étant fondées sur le rapport d’évaluation annuel). Toutefois, si l’on tien
également compte des évaluations finales des projets, la probabilité de durabilité des impacts des projets
se situe à environ 60 %. Le Conseil du FEM n’est pas réaliste et même si les projets sont réussis, en ce
sens spécifique qu’ils parviennent à réaliser leurs effets prévus, ce serait là un succès très limité. Pour
obtenir véritablement des avantages mondiaux pour l’environnement, il faut que les projets soient
reproduits, amplifiés et intégrés systématiquement dans les politiques et plans gouvernementaux. M. Todd
a noté qu’il y avait une tendance à se montrer excessivement ambitieux dans les descriptifs de projets (en
ce qui concerne ce que les projets peuvent accomplir), tendance résultant peut-être de la cible ambitieuse
à l’excès fixée par le Conseil du FEM.

Le PNUD (M. Russell), en commentaire complémentaire des remarques du Bureau de l’évaluation du
FEM, a noté qu’il semblait injuste de juger du succès d’un projet d’après son impact étant donné que cet
impact ne dépend pas de la volonté du directeur du projet et qu’il intervient d’autres variables qui limitent
le contrôle de celui-ci. En outre, les projets sont limités dans le temps et les impacts se manifestent
souvent bien après la date d’expiration des projets. En réponse, le Bureau de l’évaluation du FEM a
indiqué que des méthodes d’évaluation des impacts étaient en cours d’élaboration pour tenir compte des
facteurs évoqués et que le Conseil du FEM prenait conscience des complexités du processus d’évaluation.

Le PAP (Mme Akhtar) a mentionné que l’un des facteurs essentiels du succès d’un projet était l’exercice
du leadership de la part du gouvernement. Plus les projets sont solidement axés sur les problèmes à
résoudre dans le pays, plus ils seront en mesure de modifier les attitudes et d’emporter l’adhésion des
décideurs. Mme Akhtar a donné l’exemple d’un projet d’environnement montagnard en Asie, dont une
évaluation a constaté qu’il ne serait pas durable en tant qu’initiative ponctuelle et qu’il conviendrait de
l’inscrire dans le cadre d’une approche-programme plus large, appuyée par l’État. Dans le cas en
question, le PFO a tenu compte des constats de l’évaluation et, deux ans plus tard, un programme
concernant toute la région montagneuse a été établi par le gouvernement.

Le Lesotho (M. Stanley Damane) a noté que le succès ne dépendait pas uniquement du gouvernement et
qu’il ne suffisait pas que celui-ci soit le seul partenaire attaché au projet. Il a signalé que les Entités
d’exécution et toutes les parties prenantes du projet avaient un rôle à jouer. S’agissant des commentaires
du Bureau de l’évaluation du FEM sur les projets excessivement ambitieux, il a suggéré que le
financement devrait peut-être être optimisé en reliant les apports du FEM à ceux d’autres donateurs, au
lieu de la situation actuelle où les financements parallèles prolifèrent.

Le Kenya (M. Parkinson Ndonye) a souligné l’importance de l’appropriation des projets, non seulement
au niveau national mais aussi au niveau local, point avec lequel le Malawi a opiné. Le Kenya a noté que
le DAR semblait avoir abouti à une définition des priorités au niveau national, l’association des
communautés restant très limitée.

L’Éthiopie (M. Admasu) a ajouté que pour assurer la durabilité des effets et des impacts des projets, il
fallait veiller à un équilibre des avantages mondiaux et des avantages locaux. Le suivi-évaluation
participatif est également un élément important qu’il ne faut pas considérer comme un simple outil visant
                                                                                                            14
à surveiller l’avancement des activités mais aussi comme un moyen d’acquisition de connaissances par la
pratique. Il a aussi noté l’importance de l’établissement de synergies avec les initiatives connexes en
citant l’exemple d’un projet régional d’élimination des obstacles à la prévention et à la gestion efficaces
des espèces invasives dont les effets remarquables ont attiré la participation d’autres projets et de parties
prenantes.

Le Soudan (M. Ali Elfadil) a déclaré lui aussi que l’appui et l’appropriation des instances
gouvernementales étaient essentiels pour assurer la durabilité des effets des projets. Il a noté que les
activités des projets devaient être menées dans le cadre des règles et règlements des autorités nationales.

La Tanzanie (M. Daniel Nkondola), à propos du Programme de microfinancements, a souligné le fait que
les projets du FEM devraient s’attaquer aux problèmes de terrain au lieu de se concentrer sur les ateliers
et les voyages, point qui a également été évoqué par les Comores (M. Ahamada Hassani). Celui-ci a
également noté l’importance essentielle de l’implication des communautés au stade d’élaboration des
projets.

L’ONUDI (Mme Grace Ohayo-Mitoko) a fait remarquer que les pays devraient se rappeler que le rôle des
Entités d’exécution était de faciliter l’élaboration et la mise en œuvre des projets. Les pays peuvent
choisir l’entité avec laquelle ils travailleront et il leur appartient d’insister sur ce qu’ils souhaitent.

Pour clore la session, le co-président (M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM) a complimenté tous les
participants de leur participation active aux débats et a souligné les points suivants en tant que facteurs de
succès des projets du FEM :
      L’appropriation du projet au niveau de la communauté est cruciale; le projet doit être orienté de
         la base vers le sommet et les communautés doivent y être associées dès les premiers stades;
      Les rôles et les attributions de chacun des partenaires du projet doivent être compris et convenus
         d’entrée de jeu;
      Les objectifs des projets doivent être réalistes et réalisables.

Sur ce dernier point, il a assuré les pays que le Secrétariat du FEM s’efforçait de faire en sorte que les
projets ne soient pas trop optimistes et soient capables de tenir leurs promesses.


Session 6 : Outils et ressources disponibles pour appuyer les points focaux

Group A / C : Composante 1 du PAP – Appui direct
- Personnes-ressources : M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM; M. Justus Mutiga, PNUE

Groupe B : Facilité de partage des connaissances du PAP
- Personne-ressource : Mme Tehmina Akhtar, PAP

Groupe D : Directives de S&E
- Personne-ressource : M. David Todd, Bureau de l’évaluation du FEM


Cette session consistait deux séries de mini-ateliers menées en parallèle sur les outils et ressources
spécifiques conçus pour aider les points focaux à s’acquitter de leur tâche. L’horaire permettait aux
points focaux de participer à deux mini-ateliers.

Groupes A et C: Fonds d’appui direct du PAP

M. Jaime Cavelier (Secrétariat du FEM) et M. Justus Mutiga (PNUE) ont donné des informations sur
l’accès aux fonds d’appui direct disponible pour les points focaux par l’entremise du PAP et ont répondu
aux questions spécifiques intéressant les pays posées par les participants.
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Groupe B : Facilité de partage des connaissances du PAP

Mme Tehmina Akhtar a présenté une démonstration de la Facilité de partage des connaissances du PAP
pour les points focaux du FEM (www.gefcountrysupport.org), en se concentrant sur les pages des pays et
des groupes de pays, l’accès à ces pages, leur élaboration et leur utilisation, ainsi que sur le forum de
débats; elle a également signalé brièvement les matériels d’information et de connaissances et les liens
disponibles sur le site.

Groupe D : Suivi et Évaluation

M. David Todd (Bureau de l’évaluation du FEM) a facilité cette session consacrée aux préoccupations des
pays relatives au Suivi et évaluation. Parmi les points traités ont figuré les points suivants :

       Tous les points focaux ne semblent pas bien connaître la politique de S&E;
       Les ressources disponibles à l’appui du S&E ne sont pas non plus bien connues;
       Y a-t-il une approche standard du S&E que les pays devraient adopter pour leurs activités
        financées par le FEM ?
       Articulation médiocre entre les systèmes de suivi des Entités d’exécution et les besoins des points
        focaux;
       Nécessité d’une pertinence directe du suivi pour la mise en œuvre des projets au niveau national;
       Nécessité d’inclure le système de S&E dans la conception des projets;
       Nécessité de connaître un ensemble d’outils et d’indicateurs pour appuyer le S&E au niveau
        national.


Session 7 : Contributions des pays au Bilan global du FEM-4

Président : M. David Todd, Bureau de l’évaluation du FEM
Rapporteur : M. David Todd, Bureau de l’évaluation du FEM

Intervenant :
M. David Todd, Bureau de l’évaluation du FEM
   - Présentation des termes de référence et de la portée du Bilan global du FEM-4


La session a commencé par un exposé présenté par le Bureau de l’évaluation du FEM (M. David Todd)
sur les objectifs et la portée du Quatrième Bilan global du FEM et sur l’avancement de l’étude à ce jour.
Il a été noté que celle-ci porte sur les cinq grandes questions ci-dessous :
            -   Le rôle du FEM dans le contexte international, face aux problèmes environnementaux;
            -   Les résultats et les impacts des interventions;
            -   La pertinence par rapport aux conventions et aux cadres de développement durable des
                pays bénéficiaires;
            -   Les performances du FEM à tous les niveaux;
            -   La mobilisation des ressources du FEM.

L’exposé a été suivi par des débats qui ont porté sur les principaux domaines du rôle du Fonds, la
pertinence, les performances et les résultats obtenus directement ou indirectement du fait de l’appui du
Fonds. Certaines questions spécifiques ont été soulevées par les pays et débattues :
       Le changement de la place du concours financier du FEM dans le contexte général de l’appui
        disponibles pour les activités environnementales;
       L’effet de levier des fonds du FEM;

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       La contribution des fonds du FEM à l’amélioration des politiques et de la législation
        environnementale;
       Les changements associés au DAR;
       Les rôles relatifs des Entités d’exécution et leurs relations avec le gouvernement;
       L’appropriation nationale et les procédures applicables pour la renforcer;
       La contribution des projets du PMF, de taille moyenne et de taille standard;
       Les conventions et le FEM au niveau national;
       Le rôle des points focaux, les difficultés à résoudre et les ressources disponibles;
       Les résultats obtenus, leur durabilité et leur effet catalytique.

Cette session était une session privée réservée aux points focaux du FEM et au Bureau de l’évaluation du
FEM.

Session 8 : Conclusions, mesures de suivi et clôture

Présidente : Mme Mamoruti Malie, PFP du FEM, Lesotho
Vice-président : M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM
Rapporteur : M. Eddy Russell, PNUD

Intervenants :
M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM
   - La résolution des conflits au FEM


La présidente (Mme Malie, Lesotho) a souligné l’importance de la dernière session des deux journées de
délibérations de l’atelier sous-régional des points focaux du FEM.

Le Secrétariat du FEM (M. Touré) a fait un exposé sur « La résolution des conflit au FEM », dans lequel
il a souligné les point suivants :
     - Le Bureau de la résolution des conflits est un organe nouveau du Secrétariat du FEM qui a pour
         objet de traiter des différends et des plaintes ayant trait aux questions relatives au FEM.
     - Le FEM est, de par sa nature, un partenariat qui réunit le Secrétariat, les pays et les Entités
         d’exécution. La nature des travaux est telle qu’il est raisonnable de prévoir la survenue de
         difficultés.
     - Dans le passé, les différends avec les Entités d’exécution devaient être réglés directement avec
         celles-ci et sans autres voies de recours. L’absence de processus de gestion des différents
         clairement défini était source de frustration. Il en était ainsi tout particulièrement de la
         CCNUCC.
     - Le FEM a souhaité « huiler les rouages » du système, s’associer plus étroitement avec les parties
         prenantes et établir une confiance accrue au sein de la « famille du FEM » et à l’égard du FEM.
     - Tous les systèmes doivent faire l’objet de réforme et le FEM ne fait pas exception à la règle. Les
         pressions au sein du système étaient inévitables, mais il faut y faire face.
     - La résolution des conflits a donc été acceptée au sein de tout le système du FEM et la préférence
         a été donné à l’aménagement de passerelles et de dispositifs d’action préalable concernant les
         différends, plutôt qu’à des tentatives de réparation des dégâts une fois ceux-ci survenus.
     - C’est en fait un système de gestion des différends, et pas nécessairement de résolution des
         différends, qui est nécessaire. Ceci concerne toutes les parties et constitue un processus
         permanent au sein du FEM.

Les chiffres relatifs au suivi des cas sont les suivants (se reporter au texte de l’exposé pour plus de
détails) :
     Plus de150 cas dont 100 ayant fait l’objet d’un enregistrement officiel.


                                                                                                      17
       Nature des plaintes les plus fréquentes : les retards prolongés (35 %), le manque de réactivité
        (22 %) et l’absence de consultation des pays sont les difficultés les plus fréquentes.
       Une cinquantaine de cas graves.
       Origine des plaintes : près de 40 % émanent de sources autres que les points focaux du FEM.

Il a été reconnu que, du point de vue stratégique, la prise en considération des plaintes devait faire l’objet
d’un effort général au sein du FEM. Il a donc fallu établir un processus et un cadre général de procédures
avec d’une part des relations avec activités du FEM (cas) d’autre part un suivi attentif. L’objectif de la
résolution des différends est de protéger l’intégrité du FEM ainsi que d’accroître la sensibilité du Fonds
aux besoins de ses membres et la qualité de ses prestations. Un certain nombre de règles et de
procédures pour le dépôt des plaintes a été évoqué, notamment le portail de dépôt de plaintes en ligne. Il a
été noté que des efforts étaient également en cours pour mettre en place davantage de mesures
préventives, avec des extrants et des directives opérationnelles clairement définis.

Débats :

Le Lesotho (M. Damane) a noté que la résolution des conflits était un domaine nouveau pour le FEM. Il a
demandé depuis combien de temps il existait, d’où venaient les données sur les différends et sur quelle
période elles portaient, et comment les gens autres que les points focaux (les « autres ») demandent au
Fonds de se saisir des différends.

Le Botswana (M. Aniku), faisant référence au point évoqué par le Lesotho, a fait remarquer que le fait
que les plaintes proviennent de sources extérieures n’avait pas de quoi surprendre. Il a ajouté qu’il fallait
s’assurer, dans la conception des projets, que les Entités d’exécution ne se contentent pas d’agir selon
leurs propres modalités comme bon leur semblait. Il a demandé ce que le Secrétariat du FEM attendait
des pays, compte tenu de cet exposé.

L’Éthiopie (M. Admasu) a considéré qu’il y avait là un bon mécanisme de prévention des conflits au sein
de la famille du FEM, mais il a demandé à qui, du DG ou du Conseil, la Commission de résolution des
conflits rendait compte de ses actes. Il a ajouté que les conflits peuvent provenir de n’importe quelle
source et qu’il était important de savoir quelle était l’autorité responsable de leur résolution.

Réponses aux questions (M. Sékou Touré, Secrétariat du FEM) :

M. Touré a répondu au Lesotho que les plaintes inscrites sur la liste étaient des plaintes qui avaient été
émises par le biais de lettres officielles adressées au DG, et pas de simples rumeurs. Il a ajouté que les
problèmes doivent être documentés et que l’on ne saurait s’en tenir aux rumeurs. Il a noté que certains de
problèmes mentionnés l’avaient été lors d’une réunion récente avec des points focaux de conventions. Il
a indiqué que le Secrétariat du FEM devait encore se montrer plus actif en procédant à des sondages.

S’agissant de la question soulevée par le Botswana, M. Touré a répondu que le Secrétariat du FEM avait
appris récemment à quel point il est important de garder les voies de communication ouvertes à tous, y
inclus aux communautés. Le Secrétariat du FEM a reçu une plainte d’un chef de village pakistanais
concernant l’impact d’un projet financé par le FEM sur la communauté. Il est important qu’il ait eu accès
au mécanisme de dépôt des plaintes, et que ce mécanisme soit à la disposition de tous et pas seulement
des points focaux du FEM.

En réponse à l’Éthiopie, M. Touré a noté que c’était le DG qui avait décidé de créer le poste de
Commissaire à la résolution des conflits. En conséquence, les rapports sont actuellement transmis au DG,
mais cela pourrait changer à l’avenir. Le Secrétariat du FEM souhaite que les points focaux du FEM
sachent que ce poste existe et connaissent ses fonctions en tant que mécanisme supplémentaire permettant
de présenter les problèmes. Les plaintes et les difficultés doivent être abordées en premier lieu avec
l’Entité d’exécution. Les points focaux du FEM doivent également mener des consultations aussi larges
que possibles dans le pays et en particulier auprès d’autres organismes et services gouvernementaux clés.
                                                                                                           18
Il s’est déclaré tout disposé à recevoir des suggestions des points focaux du FEM concernant la structure
et les fonctions du poste.

Récapitulation des questions abordées et prochaines étapes :

Le PAP (Mme Akhtar) a fait une brève synthèse des questions débattues et des conclusions tirées au cours
des deux journées écoulées. Elle a noté que le rapport de l’atelier, fondé sur les enregistrements, serait
diffusé et que le texte de tous les exposés seraient affichés sur le site du PAP
(www.gefcountrysupport.org) d’où ils pourraient être téléchargés. Elle a également rappelé les
arrangements relatifs aux visites sur le terrain du lendemain, en signalant que pour la première fois, les
visites sur les terrains avaient été organisées pour les points focaux dans le cadre de l’atelier pour apporter
d’autres possibilités d’échange et d’acquisition de connaissances. Il a été annoncé que la réunion du
groupe de pays de l’Afrique de l’Est se tiendrait au même endroit que l’atelier les vendredi et samedi
suivant les visites sur le terrain.

Le Botswana (M. Aniku) a demandé au Secrétariat du FEM des compléments d’information concernant le
statut des fonds du DAR. Il a été noté que l’année dernière, les points focaux avaient été informés à
Windhoek de ce que la fin de l’année était la date limite fixée pour les FIP, mais que tous les fonds
n’avaient pas été retirés et qu’il y avait encore des allocations en mars 2009.

Le Secrétariat du FEM (M. Touré) a expliqué brièvement que la question était que le Secrétariat du FEM
ne voulait pas arriver à la fin du FEM-4 sans avoir engagé tous les fonds. Étant donné que la session
touchait à sa fin, le Secrétariat du FEM a invité le Botswana et les autres pays qui souhaitaient parler des
questions de financement du DAR de poursuivre le débat dans une salle distincte, dans le cadre de la
session de consultations bilatérales faisant suite à la clôture de la session plénière.

Il a été demandé aux participants de remplir les questionnaires d’évaluation de l’atelier, en tant que
dernière activité de celui-ci.

M. Touré a conclu en exprimant des remerciements au Gouvernement du Kenya et à tous les délégués et
organisateurs.


Session 9 : Consultations avec le Secrétariat du FEM, les Entités d’exécution du FEM, le Bureau
de l’évaluation du FEM et le PAP

Secrétariat du FEM : M. Sékou Touré, M. Jaime Cavelier, M. Alexis Mariani, Mme Susan Matindi
FAO :     Mme Kuena Morebotsane
PNUD : Mme Veronica Muthui, M. Eddy Russell, Mme Jessica Troni
PNUE : M. Alexander Juras, M. Geordie Colville, M. George Manful, Mme Jyoti Mathur-Filipp,
            M. Justus Mutiga, M. Steve Twonlow
ONUDI : Mme Grace Ohayo-Mitoko
Banque mondiale : M. Stephen Danyo
Bureau de l’évaluation du FEM : M. David Todd, Mme Evelyn Chihuguyu
PAP :      Mme Tehmina Akhtar


Les points focaux ont rencontré, dans le cadre de réunions bilatérales, des représentants du Secrétariat du
FEM, d’Entités d’exécution du FEM – le PNUE, le PNUD, l’ONUDI, la Banque mondiale -, le
Programme d’appui aux pays (PAP) et le Bureau de l’évaluation du FEM et se sont entretenus avec eux
de questions et de problèmes spécifiques des pays.




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Jour 3 : Jeudi 21 mai 2009

Session 10 : Visites de projets du FEM :

Option A:
   - Dégradation des sols :
       Programme de microfinancements du FEM : Projet de lutte contre la dégradation des sols de
       Makueni à Kilome
   - Facilitatrice : Mme Nancy Chege, Coordonnatrice nationale du PMF/FEM au Kenya

Option B :
   - Adaptation aux changements climatiques :
       Projet de taille intermédiaire du FEM : Intégration de la vulnérabilité et de l’adaptation aux
       changements climatiques dans la planification et la mise en œuvre des politiques de
       développement durable (ACCESA)
   - Facilitatrice : Mme Sarah Nderitu, Centre africain pour les études de technologie (ACTS)



              Annexe 1 : Rapports des visites de projets sur le terrain (Session 10)


Option A : Visite du site de projet de lutte contre la dégradation des sols de Kilome financé par le
PMF-FEM à Makueni

Facilitatrice : Mme Nancy Chege, Coordonnatrice nationale du PMF-FEM au Kenya
Rapporteur : M. Jaime Cavelier, Secrétariat du FEM


Les participants ont eu l’occasion de visiter personnellement un projet de lutte contre la dégradation des
sols financé par le PMF dans le sud-est du Kenya à Kilome. Au cours de la journée, les points focaux du
FEM se sont entretenus et ont échangé des idées avec les dirigeants et les membres de dix organisations
communautaires (OC) participant au projet. Ils ont également pu observer certaines des activités et des
résultats obtenus sur le terrain.

Les réunions ont eu lieu au nouveau Centre communautaire de Kavuko, cofinancé par le PMF-FEM, et les
visites sur le terrain se sont déroulées dans les zones supérieures et inférieures de petits bassins versants.
Certaines de leçons à retenir sont décrites ci-dessous.

    1. L’appropriation des projets par les OC était évidente. Chacune des OC était représentée par ses
       dirigeants et par certains de ses membres. Chacun, hommes et femmes, avait joué un rôle dans la
       mise en œuvre du projet et en était très fier. Les réunions organisées au Centre communautaires
       ont permis aux points focaux de s’informer sur leurs réalisations ainsi que sur leurs difficultés.
       Parmi les activités menées par les OC en divers lieux de la zone, figuraient l’aménagement de
       tranchées à flanc de coteau, la construction de gabions le long de ravines, la mise en place de
       barrages sur des cours d’eau, la production d’arbres de semis pour le reboisement, et des activités
       d’apiculture. Ces activités étaient présentées au moyen d’affiches de grandes dimensions
       comportant des dessins illustratifs et des légendes en langage simple qui constituaient des
       instruments de communication très efficaces. La présence de photos des OC sur chaque affiche
       était une excellente idée en ce qu’elle offrait un point de référence supplémentaire pour les
       membres de l’OC concernée ainsi que pour les destinataires des explications.

    2. Les OC comprenaient clairement les enjeux des interventions. Étant donné que tous leurs
       membres sont locaux et que leur existence dépend de la terre d’une manière ou d’une autre, elles
                                                                                                           20
        sont très sensibles aux effets de l’érosion des sols. L’élargissement des ravines, les inondations et
        la charge sédimentaire toujours croissante des cours d’eau durant la saison des pluies sont des
        symptômes particulièrement évidents des pratiques non durables du passé. Les dirigeants et les
        membres des OC savaient bien que l’érosion des sols était le résultat de pratiques inappropriées
        sur place mais aussi dans les régions irriguées en amont par les cours d’eau. Le concept du bassin
        versant et ses composantes amont et aval était bien compris et il en était dûment tenu compte dans
        les activités mises en œuvre par les membres des OC. En l’absence d’interventions de certaines
        des OC pour reboiser les terres en amont, les travaux entrepris par d’autres en aval n’avaient que
        très peu de chances de réussir; les OC comprenaient la nécessité de s’attaquer parallèlement à
        toutes les sources d’érosion.

    3. Les activités menées par les OC se répartissaient en deux catégories, à savoir l’ingénierie et les
       bio-entreprises. Parmi les activités d’ingénierie figuraient la construction de gabions, de barrages
       et de dispositifs de filtration de l’eau. Parmi les activités de bio-entreprise figuraient la plantation
       de sisal (agaves), la production d’arbres de semis (diverses essences) et la construction de ruches.
       Les OC savaient que ces activités visaient à une rentabilité des investissements aussi bien dans le
       court terme que dans le long terme. Sans l’appui initial du PMF, les communautés auraient
       éprouvé des difficultés bien plus grandes pour lancer ce projet. La question de l’accès aux
       marchés pour leurs produits, notamment les arbres de semis et le miel, a été mentionnée plusieurs
       fois. Il est possible que ces deux produits soient commercialisés par le point de vente situé sur la
       route, devant le Centre communautaire, comme cela se fait dans certains autres projets du PMF le
       long de la côte du Kenya.

La visite sur le terrain a ainsi offert aux points focaux du FEM la possibilité de prendre contact avec des
gens qui font face aux réalités de la lutte contre une dégradation des sols extrême et de vaste portée. Étant
donné que les points focaux proviennent de pays possédant des écosystèmes comparables dominés par la
savane, les enseignements tirés de cette visite pourraient s’avérer très utiles pour eux.



Option B : Visite du site du projet de taille intermédiaire du FEM : Intégration de la vulnérabilité
et de l’adaptation aux changements climatiques dans la planification et la mise en œuvre des
politiques de développement durable (ACCESA)

Facilitatrice : Mme Sarah Nderitu, Centre africain pour les études de technologie
Rapporteur : Mme Tehmina Akhtar, Programme d’appui aux pays du FEM


Les participants se sont rendus sur divers sites d’un projet d’adaptation aux changements climatiques
appuyé par le FEM/PNUE. Exécuté par le Centre africain pour les études de technologie (ACTS), le
projet mène des activités dans trois pays, dont le Kenya. Ses objectifs sont les suivants : 1) accroître la
sécurité alimentaire des ménages par un renforcement de la résistance des moyens d’existence et par la
réduction de la vulnérabilité à la sécheresse; 2) réduire la pauvreté par l’amélioration des moyens
d’existence; 3) faciliter l’intégration des changements climatiques et de l’adaptation dans l’élaboration et
la planification des politiques.

La visite sur le terrain s’est concentrée sur les activités pilotes menées au niveau local dans le district de
Mboni East (région qui faisait précédemment partie du district de Makueni). Les participants étaient
accompagnés par des représentants de l’ACTS et du PNUD ainsi que par plusieurs responsables du
district de l’Administration régionale de Makueni. La visite s’est concentrée sur les composantes
suivantes du projet :
     - Activités de microcrédit communautaire pour compenser les pertes de revenus des ménages;
     - Assistance : fourniture d’informations climatiques et amélioration de l’accès aux semences;

                                                                                                            21
    -   Amélioration de la disponibilité de l’eau au moyen de barrages de sable et de puits de faible
        profondeur.

Visite au Groupement féminin de Bidi Linga (microcrédit)

Le Groupement s’est vu octroyer 42 000 shillings pour lancer un programme de microcrédit dans le cadre
des activités du projet visant à aider les communautés à faire face à la baisse des revenus agricoles
occasionnée par la variabilité climatique. Ces groupements sont composés de femmes et sont conçu pour
aider les femmes à se procurer des moyens d’existence de substitution. Le Groupement de Bidi Linga a
commencé à fabriquer des cordes en sisal. Chaque femme adhérant au groupement doit effectuer une
contribution initiale consistant d’une corde ou de 20 shillings (prix d’une corde). Le groupement a été
fondé au départ par 21 femmes. Outre les cordes, le groupement confectionne également des sacs à main
en sisal. Le sisal, qui provient d’une plante succulente résistant à la variabilité du climat, est de ce point
de vue un bon matériau. En outre, les femmes cultivent également du mil rouge qu’elles commercialisent.

Le projet fournit son appui à 60 groupements de microcrédit tels que celui de Bidi Linga, qui sont pour
leur quasi-totalité des groupements féminins. Il dispense des formations à l’élaboration de plans
d’entreprise et fournit des conseils sur les types d’opportunités commerciales pouvant être exploitées. Des
propositions commerciales ont été présentées par 10 groupements et 5 de ceux-ci ont été sélectionnés
pour bénéficier d’un financement. Une formation approfondie a été dispensée à 5 femmes de chaque
groupement, formation à la comptabilité, à la dynamique de groupe, à l’élaboration de statuts constitutifs
et à la planification des affaires.

En coopération avec les fonctionnaires du district, le projet analyse les propositions qui lui sont soumises.
Il tient compte, pour sélectionner les bénéficiaires, de facteurs tels que la cohésion du groupement et
l’efficacité des activités envisagées pour améliorer les revenus, ainsi que de la capacité des activités
envisagées, telles que la plantation d’arbres, à attirer des pluies et à accroître la résistance au climat.

Le montant total du financement octroyé au groupement de Bidi Linga doit s’élever à 90 000 shillings, la
moitié ayant déjà été décaissée. Ce montant sera reversé ultérieurement au fonds autorenouvelable.

Visite au Groupe d’agriculteurs de Sakai (assistance agricole)

Ce groupe, fondé en 2006 avec 40 membres, se compose d’agriculteurs locaux, en majorité des hommes.
Les membres du groupe ont suivi une formation dispensée par le projet sur le choix des variétés
appropriées pour les terres marginales, la fumure et la prise en considération d’informations
météorologiques. Les points focaux participant à la visite ont été accueillis par le président du groupe
ainsi que par des exploitants agricoles, des administrateurs du district et des fonctionnaires chargés des
cultures.

Les agriculteurs locaux avaient planté du maïs, mais qui n’avait pas germé en raison de la sécheresse des
années précédentes. Ils s’intéressaient alors à diverses autres cultures dont ils faisaient l’essai pour
déterminer si elles donneraient de meilleurs résultats. Une stratégie de sécurité appliquée par le groupe
consiste à faire des cultures pérennes en sus des cultures annuelles et saisonnières. C’est ainsi qu’ils
avaient planté des arbres fruitiers, principalement des manguiers, qui poussent bien dans la région et qui
sont également une culture commerciale leur offrant des revenus pour s’acheter des produits alimentaires.
Ils cultivent aussi bien des variétés locales de manguiers, plus résistantes, que des variétés exotiques qui
ont un rendement supérieur et dont le goût plus sucré est apprécié sur le marché.

Les agriculteurs ont expliqué qu’il y avait deux saisons de pluie par an, la plus brève de la mi-octobre à la
mi-décembre, généralement la plus fiable, et la seconde, de la mi-mars a la mi-mai, plus longue mais
moins fiable. La communauté avait fait une bonne récolte en 2006 grâce à de bonnes pluies associées à la
formation dispensée par le projet. Depuis 2006, toutefois, la pluviosité avait diminué et la communauté


                                                                                                           22
n’avait pas obtenu les mêmes résultats en 2007 bien qu’elle ait continué d’appliquer les mêmes pratiques
culturales. La situation avait empiré en 2007 et en 2008.

En collaboration avec les fonctionnaires du district, le projet a fourni des bulletins de prévision climatique
simplifiés à la communauté, traduits en langues locales et fournissant des conseils simples sur le type de
culture à planter compte tenu des prévisions. Malheureusement, ces bulletins ne sont pas avérés toujours
fiables et les pluies prévues ne se sont pas toujours produites, car, comme il a été expliqué, les prévisions
étaient effectuées à une station distante d’une centaine de kilomètres et située dans une différente zone
éco-climatique. Ceci illustre les difficultés de l’accès à des informations climatiques fiables pouvant aider
à la prise de décision, notamment au niveau des exploitants distincts.

Le groupe gère également une banque de semences. Les agriculteurs conservent une partie de leur récolte
en tant que semences pour l’année suivante, qu’ils déposent dans cette banque. Chaque année, les
membres du groupe retirent des semences de la banque et ils doivent redéposer une quantité double de
celle qu’ils en ont retirée. Parmi les autre problèmes évoqués par les exploitants figuraient les attaques de
nuisibles tels que le grand capucin du grain qui se nourrit de céréales. Bien que le régime alimentaire de
base des membres de la communauté consiste principalement de maïs et de haricots, ils ont compris
l’importance de la diversification, étant donné en particulier le risque élevé de destruction de la récolte de
maïs par la sécheresse lors des phases de croissance critiques.

Au cours des débats avec les participants à la visite sur le terrain, les représentants du ministère de
l’Agriculture ont indiqué qu’ils fournissaient à présent des variétés indigènes, notamment de mil et de
sorgho, résistantes à la sécheresse. Toutefois, ils ont noté que les agriculteurs n’étaient pas encore
convaincus, en partie parce qu’ils préfèrent le maïs pour leur alimentation et en partie parce qu’ils
craignent que le sorgho ne soit mangé par les oiseaux. Il a été suggéré qu’une sensibilisation
socioculturelle accrue était nécessaire pour amener un tel changement d’habitudes culturales. L’exemple
du Ghana a été évoqué : les agriculteurs cultivent des variétés locales de riz, de mil et de sorgho et
emploient des épouvantails pour protéger leurs cultures. Il a été précisé que ces épouvantails sont parfois
munis de clochettes ce qui chasse les oiseaux plus efficacement. Il a également été noté que des cultures
plus résistantes permettraient aux communautés de faire de meilleures récoltes qui pourraient être
vendues pour acheter du maïs provenant de régions où la pluviosité ne posait pas de problèmes.

Visite au Groupement féminin de Moonlight (microcrédit)

Il s’agissait ici d’un autre groupement féminin de microcrédit semblable à celui de Bidi Linga. Celui-ci
comptait 24 adhérentes. Chacune d’elles avait été encouragée initialement à élever un poulet. Puis, avec
le soutien du groupement de microcrédit, les familles dont le revenu agricole avait été affecté par les
changements climatiques ont pu se procurer 10 poulets. L’un des problèmes auxquels se heurtait les
membres de la communauté dans les activités d’élevage de volaille était le manque de vaccins ainsi que
l’absence de techniciens formés à la vaccination.. Le groupement prévoyait de s’équiper d’un
réfrigérateur pour pouvoir conserver les vaccins en prévision des besoins.

Visite à un site de projet communautaire d’aménagement des ressources en eau (petite infrastructure
hydraulique)

Les membres d’un groupe communautaire avaient construit près de Sakai en octobre et novembre 2007
un barrage de sable opérationnel depuis sa construction. Le barrage permet à la communauté de stocker
de l’eau et il est d’un entretien facile pour la communauté. Le sable empêche l’eau de s’infiltrer dans le
sol et réduit l’évaporation. Les particules de sable font aussi fonction de filtre qui retient les sédiments et
les habitants peuvent recueillir de l’eau propre au pied du barrage, eau qui est utilisée pour l’irrigation
ainsi que pour abreuver les animaux. Deux puits de faible profondeur ont également été aménagés et ils
sont entretenus par la communauté.



                                                                                                            23
« Barraza » communautaire

La visite sur le terrain s’est conclue par une « barraza » communautaire, à savoir une consultation où les
participants à la visite ont pu rencontrer les dirigeants et les membres de la communauté, notamment les
adhérents des groupes de femmes et d’hommes. Le chef de zone assistant a expliqué que toutes la région
faisait partie de la sous-zone de Sakai, du district de Mboni East. Le Sakai a une population de 4 800
personnes réparties en 5 villages; il est d’une superficie totale de 24,5 km2.

Il a été noté que les communautés bénéficiaient de l’appui du projet pour mener trois types d’activités,
ainsi que les visiteurs avaient déjà pu le constater :
- Assistance agricole;
- Projets d’aménagement des ressources en eau et de petite infrastructure hydraulique;
- Fonds de microcrédit autorenouvelables.

Ces activités s’étaient avérées utiles pour la population du Sakai. Les systèmes de microcrédit avaient
bénéficié principalement aux groupements de femmes pour leur permettre d’entreprendre des activités de
génération de revenus de substitution et les groupes d’agricultures, comprenant des hommes ainsi que des
femmes, avaient bénéficié des conseils et des formations dispensées par le projet. Les barrages de sable
construits par les communautés offrent à celles-ci une bonne source d’eau.




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