Jour 03-123456

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					                           BEAUNE ET LA ROUTE DES VINS
                                               Jour 03 (150 km)

                                      Cette journée est consacrée à la Bourgogne du vin.

                                      Le matin, visite de Beaune : l'hôtel Dieu, merveille de l'art burgondo
                                      flamand, la cour d'honneur, la salle du Polyptyque avec le tableau du
                                      Jugement Dernier de Roger Van der Weyden, la Grand'salle ou salle
                                      des Pauvres avec ses lits à colonnes.
                                      On visitera également le musée du vin de Bourgogne qui retrace
                                      l'histoire du Vignoble bourguignon.
                                      Déjeuner.
                                      L'après midi, découverte du vignoble: Nuits Saint Georges, le Clos
                                      Vougeot. Visite du château avec l'ancienne cuisine, les pressoirs et
                                      le diaporama sur la confrérie des Chevaliers du Tastevin. Au cours
                                      de cette journée, dégustation des grands crus de Bourgogne.
                                      Retour à BUXY en fin d'après midi.



Beaune
A l'aube du troisième millénaire, les Hospices de Beaune constituent un ensemble unique : l'Hôtel-Dieu,
élément maître du patrimoine de la ville, ne joue plus comme jadis son rôle d'accueil, mais demeure un fleuron
de la Bourgogne.
A cette image s'ajoute celle des vignobles des Hospices (62 hectares). La vente des produits des domaines
assure à l'institution des revenus nécessaires à son entretien. Elle maintient par là même une tradition
séculaire de soins et de réconfort, qui se traduit aujourd'hui par un complexe hospitalier performant, au cœur
de la Bourgogne. Un patrimoine culturel.
Cette cité d'art et d'histoire illustre l'aventure spirituelle, culturelle, économique d'une région et d'une certaine
idée bourguignonne de l'Europe.
Beaune est la capitale des vins de Bourgogne. Elle est située au cœur de la Côte d'Or, entourée par de
multiples villages aux noms prestigieux pour tous les amateurs de vins : Pommard, Meursault, Pernand-
Vergelesses, Puligny-Montrachet…
Les origines de Beaune remontent à l'époque gallo-romaine où elle était déjà un grand centre de viticulture. Le
camp d’alors se dota d'une enceinte pour se protéger des invasions barbares. Cette enceinte fut démolie et
reconstruite à de nombreuses reprises.Les remparts actuels datent du XVème siècle. Les bastions datent du
XVIIème siècle.
Les toitures aux vives couleurs de l’Hôtel-Dieu de Beaune ont partout représenté la Bourgogne. Ce
monument, construit au temps où le pouvoir du duc s’étendait à la Flandre et aux Pays-Bas, a bénéficié d’un
luxe de moyens. Architecture et décoration doivent beaucoup aux artistes flamands fréquentant la cour de
Bourgogne. C’est un ensemble unique d’architecture civile médiévale, respecté et entretenu avec soin au
cours des âges.
Mais une visite de Beaune ne saurait être complète sans une découverte de ses caves, souvent
impressionnantes, car les maisons de vins de la ville ont su racheter nombre d'anciens couvents et étendre,
sous la vieille ville, tout un dédale de galeries abritant des millions et des millions de trésors liquides...
L'Hôtel-Dieu, monument historique
Si le développement a peu à peu conduit à un changement du site d'accueil, l'Hôtel-Dieu reste l'âme de la ville
de Beaune. Le bâtiment, à l'exception de quelques aménagements imposés par l'usage et le temps, n'a pas
véritablement changé, et les trésors accumulés au fil des siècles y sont pieusement conservés. S'il ne joue
plus aujourd'hui son rôle premier, l'Hôtel-Dieu demeure un site touristique incontournable, ouvrant chaque
année ses portes à plus de 400 000 visiteurs.
                                         L'Hôtel-dieu fut fondé en 1443 par Nicolas Rolin et Guigone de
                                         Salins, son épouse, alors que la famine et la peste faisaient rage
                                         dans la région. Il accueillit des malades jusqu'en 1971, date à laquelle
                                         un nouvel hôpital, plus adapté, fut mis en service.
                                         En visitant le musée, vous découvrirez la "salle des pôvres", la
                                         pharmacie, la cuisine et le fameux polyptyque du "jugement dernier"
                                         de Van der Weyden.
                                         La façade extérieure reste très sobre. Il s'agissait à l'époque de ne
                                         pas attirer la curiosité des brigands. Cette façade se distingue par sa
grande toiture d'ardoises surmontée d'une flèche abritant les cloches du carillon.
De la cour d'honneur, on peut observer les toits en tuiles vernissées, la galerie du premier étage, le cloître du
rez-de-chaussée et le puits surmonté d'une armature de fer forgée.
Au fil des siècles, de nombreux dons, et notamment des vignes, furent faits aux hospices. Actuellement,
l'Hôtel-dieu possède 62 hectares de vignobles. Le vin produit est alors vendu aux enchères comme le veut la
tradition. Cette vente se déroule le 3ème dimanche de novembre durant "les trois glorieuses". Toute la ville est
en fête et de nombreuses animations sont là pour le rappeler. Cet événement de portée internationale
rassemble des acheteurs des quatre coins du monde. La vente se déroule à la chandelle et le crieur fait
monter les enchères.
Cette manifestation constitue la plus importante vente de charité au monde. En effet, les ressources que la
Vente des Vins procure annuellement aux hospices de Beaune permettent de financer des travaux de
modernisation des installations existantes. De plus, chaque année, le résultat de la vente d'une pièce de vin
(228 Litres) est offert à une association caritative. En novembre 1999 celle qui en bénéficia fut l'association
"France Alzheimer".

Une activité touristique florissante
Plus de 400 000 visiteurs côtoient chaque année l'Hôtel-Dieu qui aujourd'hui couvre une aire importante de la
ville de Beaune avec son musée, ses trois cours, ses dépendances, son bastion du XV ème siècle et ses
centaines de mètres de caves conservant, notamment, la réserve personnelle des Hospices.
Les quatre bâtiments ouverts au public, cernant la cour d'honneur, représentent la configuration de l'Hôtel-
Dieu d'antan.
La beauté intérieure des pièces égale la beauté extérieure.
Dans la grande salle des pauvres ornée de poutres polychromes uniques au monde règne une sérénité qui ne
saurait laisser insensible. Les salles Sainte-Anne, Saint-Nicolas, Saint-Hugues et Saint-Louis regorgent de
trésors : statuaires, meubles, poteries, tableaux, tapisseries... et la cuisine a été reconstituée à l'image de celle
qui existait au siècle dernier.
Le Polyptyque du Jugement Dernier, œuvre magistrale du peintre flamand Rogier Van Der Weyden est tout
particulièrement mis en valeur dans une salle climatisée.

L'Hôtel-Dieu : "la gloire des pôvres"
Dans son œuvre comme pour le bâtiment, Nicolas Rolin ne laissa rien au hasard : l'Hôtel-Dieu se devait d'être
un édifice exceptionnel. L'observateur avisé notera une certaine ressemblance avec la magnificence des
Hôpitaux du Nord, à savoir l'Hôtel-Dieu de Valenciennes, l'hôpital Notre-Dame des Fontenilles et la Biloke de
Gand. Des modèles pour le ''Palais des Pôvres'' tel que le concevait son fondateur, qui opta pour la
surenchère. Plus beau, plus grand, l'Hôtel-Dieu de Beaune sera achevé en neuf ans, mobilisant les artistes les
plus prestigieux du pays des Flandres, associés à ceux du vieux cœur de la Bourgogne. Loin d'être passive, la
population prêta son concours à l'édification de ce chef-d'œuvre de l'architecture gothique.
Formant un vaste rectangle, les bâtiments s'articulent autour d'une cour centrale. On y distingue un puits,
antérieur à la construction de l'édifice, dont la ferronnerie est en soi un chef-d'œuvre. Le bâtiment lui-même
offre un singulier contraste : austère vu de l'extérieur, afin d'éviter les convoitises, on le découvre à l'intérieur
baigné de lumière, les toits couverts de tuiles vernissées aux couleurs chatoyantes. Brun, jaune, rouge et vert,
la polychromie se joue des motifs géométriques des toitures de l'édifice.
Fière comme au premier jour, la salamandre de fer qui orne le heurtoir de la porte d'entrée en chêne chasse
toujours la même mouche depuis cinq siècles. Fidèle compagnon du temps qui passe, le carillon sonne toutes
les heures, sans se soucier de savoir qu'il n'y a plus qu'un office hebdomadaire à la chapelle. Guidé par le
carillon, le visiteur peut déambuler à son aise dans les salles de l'Hôtel-Dieu.

La Grande Salle des ''Pôvres''
Aux dimensions majestueuses (46,30 m de long et 16 de haut), elle est soutenue par une voûte en carène de
navire. Elle abrite les couches des malades, toutes couvertes de rouge, et orientées vers la chapelle afin que
les pensionnaires puissent suivre les offices dans les meilleures conditions possibles. En sortant de la pièce,
l'œil est immanquablement attiré par le remarquable Christ aux liens du XV ème siècle, sculpté dans un seul et
même fût de chêne. La grande salle a fermé ses portes en 1952, mais l'Hôtel-Dieu est demeuré un refuge
pour les indigents jusqu'en 1971.

La salle Sainte-Anne
 Fermée au public, elle accueillait pour sa part les malades les plus aisés. On y trouve une tapisserie aux
couleurs vives, portant les armes et la devise des fondateurs.

La salle Saint-Hugues
Conçue par un mécène beaunois nommé Hugues Bétault, elle est le siège de l'infirmerie. Les différents
aménagements témoignent de l'évolution du confort apporté aux malades : tablettes pour les effets personnels
des malades, cordes de maintien, etc.…

La salle Saint-Nicolas
Elle permettait de préparer les mourants à entrer dans l'au-delà. En 1658, Louis XIV, de passage aux
Hospices, trouva inconvenant la promiscuité entre hommes et femmes dans la même pièce. Le souverain
accorda donc sur le champ une subvention pour aménager une autre pièce, et la grande salle fut dès lors
réservée à la gente masculine. La salle Saint-Nicolas présente désormais au public une exposition
permanente sur l'histoire du bâtiment.

La salle Saint-Louis
Construite à la fin du XVèmeII siècle à l'emplacement d'une grange, elle servait elle aussi à l'accueil des
malades. Elle rassemble aujourd'hui en son sein une partie des collections de mobiliers, tapisseries et objets
d'art des Hospices de Beaune. En son centre, la fontaine de marbre est l'ultime témoignage de sa vocation
d'origine : offrir aide et protection aux plus démunis.

La cuisine
Pour sa part, dotée d'une vaste cheminée, ce n'est pas la moins surprenante des salles du bâtiment : on peut
y voir le malicieux Messire Bertrand tourner inlassablement sa broche au-dessus du feu depuis 1698. Le
secret d'une telle longévité ?
Notre Bertrand est un automate, oeuvre de l'horloger De Fresne, un ingénieux enfant de la cité
bourguignonne.
Le visiteur peut également admirer les ustensiles de cuivre, dont faisaient usage les résidents de l'Hôtel-Dieu.

Le polyptyque à la loupe
Oeuvre magistrale, le polyptyque est empreint d'un profond symbolisme, en parfaite adéquation avec les
notions de salut, de jugement céleste telles qu'on les concevait au XV ème siècle. Installés au-dessus de l'autel
dans la grande salle des pôvres, les neuf volets du tableau inondent de lumière les visages des malades,
chaque dimanche et jour de fête. On y voit, dans un ciel étincelant de dorures, le Christ ressuscité entouré
des saints et des apôtres. Sous leurs pieds, dans les crevasses asséchées d'une terre brune, les hommes
rappelés à la vie s'adressent
 à leurs "juges".




Au centre du retable, le Christ siège, imperturbable, assis sur l'arc-en-ciel de l'Alliance. Vêtu d'un ample
manteau écarlate, il forme un triangle invisible avec deux intercesseurs incontournables : à sa droite sa mère,
Marie, dont le visage reflète la sérénité, et, à l'autre extrémité, implorant, voire tourmenté, Jean-Baptiste, son
précurseur.
Le Christ est secondé par l'archange, avec lequel il forme un axe vertical reliant la terre au ciel. L'archange, en
l'occurrence Saint-Michel, est également l'une des extrémités d'un autre triangle, celui des anges, dont
quatre, de part et d'autre du Christ, portent les instruments de la passion.
Sur la terre, hommes et femmes sont répartis des deux côtés du Christ : à sa droite, les purs se préparent à
gagner le paradis où les attend un ange bienveillant.
A l'opposé, les pêcheurs, tous ceux et celles qui refusent de suivre la parole du Christ, s'enfoncent dans les
ténèbres de l'Enfer, confirmant ainsi la phrase "Allez loin de moi, maudits''.
En semaine, le retable était fermé. Contrastant singulièrement avec la clarté des volets intérieurs, les
panneaux visibles représentaient, outre la vierge Marie et les saints patrons, les deux donateurs, exposés
complaisamment au regard des indigents.
L'histoire tumultueuse du retable le fit disparaître durant la révolution, puis revenir à Beaune, enfin scié pour
permettre aux spectateurs d'embrasser d'un même regard les deux côtés du chef-d'œuvre.
Le retable n'est plus désormais exposé en salle des Pôvres, mais dans une pièce qui lui est consacrée, juste à
côté de la salle Saint-Louis.
Véritable "compilation" d'œuvres d'art, l'Hôtel-Dieu est sans conteste un élément incontournable du patrimoine
français et le symbole d'une région attachée à ses racines et à ses valeurs.

Musée du Vin de Bourgogne
L'ancien hôtel des Ducs de Bourgogne (XIV - XVIème siècles), voisin de la collégiale, abrite le musée du Vin de
Bourgogne. Conçu dès 1946 comme un précurseur des écomusées, il raconte l'histoire de la vigne et du vin
depuis l'Antiquité, la vie traditionnelle des vignerons bourguignons ainsi que les arts et la symbolique liés au
vin. L'ancienne cuverie, qui abrite une série remarquable de pressoirs de différents types, rappelle le rôle que
jouait ce lieu comme centre d'exploitation des vignes ducales à la fin du Moyen-Age.

Le vignoble
"Don des dieux, peut-être, œuvre des hommes, sans nul doute, le vin n'est pas une boisson comme les
autres. Aucune autre n'a autant fasciné les hommes, mobilisé leur imagination et leur savoir-faire. Source
d'inspiration pour les artistes et les écrivains, la vigne et le vin ont profondément marqué l'économie et
l'histoire, les religions et les traditions, mais aussi les paysages [...]
Mais en définitive, c'est le vin lui-même qui doit être considéré comme une œuvre-d'art [...]"
Nuits Saint Georges
Au cœur d’un bassin de vie de 15000 habitants, à mi-chemin entre Dijon et Beaune, le canton de Nuits-Saint-
Georges doit sa renommée au prestige de ses vins.
 Partagé entre les Coteaux, qui culminent à 600m, connus pour leurs crus et leur pierre marbrière, et la Plaine
céréalière qui s’étend jusqu’à la forêt de Cîteaux, le canton a su se forger une identité propre.
Petite ville de 5689 habitants, à 243 mètres d'altitude, Nuits-Saint-Georges, véritable « place Vendôme » de la
Côte de Nuits, est réputée pour son dynamisme, le pittoresque de ses rues au pied du Beffroi, la cordialité de
son accueil.
A mi-chemin entre Dijon et Beaune, elle conjugue l'intimité et le pittoresque d'une cité ancienne avec le
modernisme de ses entreprises principalement axées vers les produits et matériels dérivés de la vigne et du
vin.
Le nom de Nuits-Saint-Georges est connu dans le monde entier. La mission Appollo XV ayant donné son nom
à l'un des cratères lunaires lui confère le titre de "Ville d'Espace". Toutefois, le cratère Saint-Georges n'est pas
une appellation officielle reconnue par la Nasa, même si c'est un des astronautes de la mission Apollo XV, au
cours d'un chapitre de la Confrérie des Chevaliers du Tastevin, qui l'a rendue publique. En juillet 1971, la
Mission Apollo XV déposa sur la lune une étiquette de la cuvée « Terre-Lune » de l'anniversaire 1959-1969,
en hommage à Jules Verne et à Félix Tisserand (né à Nuits). Le plus grand cratère lunaire porte ainsi le nom
de « Saint-Georges » (appellation non officielle).
Dès l'ère préhistorique, les grottes des Trous-Légers sont occupées. L'époque gauloise se concentre au pied
du bois de Charmois : les noyers et les noisetiers en cet endroit ont donné leur nom à Nuits et à sa rivière le
Meuzin (qui désigne une zone humide et la végétation qui y pousse : arbres, fleurs, herbes…).
A l'époque gallo-romaine, une première cité se construit, au sud, en un lieu-dit appelé plus tard « en Bolars »
ou « Les Bolards ». Au 14ème siècle, la construction de remparts crée le cœur actuel de la ville, réunissant
Nuits-Amont et Nuits-Aval.
En 1892, Nuits devient Nuits-Saint-Georges, du nom de son cru le plus ancien, constitué aux alentours de l'an
1000. Depuis, la renommée des vins de la Côte et des Hautes-Côtes de Nuits n'a cessé de se conforter…
jusque sur la lune !

Eglise Saint-Symphorien
Eglise romane construite au XIIIème siècle dans le quartier des vignerons de Nuits-Saint-Georges, et son
cimetière (tombes du XVIIème siècle).
Édifiée sur un plan en croix latine régulière, son architecture présente l'austérité des écoles byzantines et
romaine. Son entrée est abritée d'un porche datant de 1624. À la croisée du transept, un clocher carré et trapu
percé de deux étages de baies en plein cintre abrite un carillon manuel de 37 cloches.
À l'intérieur de l'église, se trouve un remarquable lutrin en bois sculpté du XVème siècle, une cage d'escalier en
bois sculpté et ajouré du XVIème siècle ainsi que des orgues de 1761.
Classé Monument historique, l’église Saint-Symphorien subit actuellement de lourds travaux de restauration et
son accès à l'intérieur est fermé. Mais en faisant le tour, on peut voir les croix posées sur le sol représentant
toute une famille victime de la peste.
Le beffroi de Nuits-Saint-Georges
Le beffroi de Nuits-Saint-Georges, contrairement à une idée reçue et la plaque de 1985 sur son flanc, n'a
jamais été une tour de garde et n'a pas été érigé dans l'esprit des Ducs de Bourgogne. La tour en elle-même a
été bâtie de 1619 à 1629 et le clocheton a été posé en 1633. La maison carrée qui jouxte le beffroi est
antérieure : elle a été dressée de 1610 à 1619 (date inscrite sur le fronton de la fenêtre la plus haute, côté rue
Crébillon actuelle). L'ensemble n'a pas été dressé au-dessus du Bailliage où se réunissaient les échevins,
mais légèrement derrière, avec des halles en bois qui séparaient les deux. Depuis la démolition du Bailliage et
des Halles (1832 et 1848), libérant une grande place, le beffroi est devenu et reste le symbole de la ville. En
1933 le buste de Paul Cabet, sculpteur nuiton, élève et gendre de Rude a été placé sur la façade au-dessus
d'une fontaine.
Le Clos Vougeot
Acropole de la Bourgogne vineuse, le Château du Clos de Vougeot est idéalement situé entre Dijon et
Beaune, au coeur même d'un des plus célèbres vignobles du monde : le Clos-Vougeot.
Dès le XIIème siècle, les moines de l'abbaye de Cîteaux, tout proche, cultivaient la vigne et il leur fallut
construire des bâtiments d'exploitation qu'exigeait déjà leur vaste domaine. De cette époque, datent la cuverie,
avec ses quatre pressoirs monumentaux, et le grand cellier prévu pour abriter 2000 pièces de vins.
En 1551, Dom Loisier, 48ème abbé de Cîteaux, décide d'ajouter à ces bâtiments agricoles, une vaste maison
de plaisance, véritable château dans les vignes, avec cuisine, celliers, et de très beaux salons Renaissance
auxquels on accède par un magnifique escalier.
L'Abbaye de Cîteaux et ses immenses domaines dont le Clos de Vougeot sont confisquées le 13 février 1790
au nom de la Révolution française et déclarée biens nationaux
Le domaine est vendu au plus offrant et passe par de nombreux propriétaires privés puis laissé à l'abandon
pendant une grande partie du XIXème siècle, jusqu'en 1891 ou il est acquis, sauvé de la destruction et restauré
dans le style d'origine à grand fret par Léonce Bocquet, un richissime négociant en vin.
En 1920, le château et le clos sont rachetés par Etienne Camuzet, député de Côte d'Or et important
propriétaire vigneron de Vosne-Romanée qui conserve le clos et vend le château le 29 novembre 1944 à la
société civile des Amis du Château de Clos de Vougeot qui accordent aux membres dirigeants de la Confrérie
des Chevaliers du Tastevin un bail de 99 ans.
Le clos Vougeot a pour prestigieux voisins les clos de Musigny, des Echézeaux, des Romanée-Conti et des
Chambertin et a été classé monument historique en 1949.
Depuis cette date, le Château du clos de Vougeot au milieu de 50 hectares de vignes est un des plus hauts
lieu de tradition, de convivialité, de patrimoine, de promotion internationale des vins de Bourgogne et de
gastronomique Bourguignonne animé par la confrérie des Chevaliers du Tastevin qui ne possèdent aucun
vignoble. Le vignoble du clos est partagé par environs 80 propriétaires voisins

Et également…
Grottes préhistoriques des Trous-Légers,
Site gallo-romain "Les Bolards",
Musée municipal de Nuits Saint Georges (Stèles de la nécropole des Bolards),
Le Cassissium, unique musée au monde à traiter du cassis.




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