Plan du rapport intermédiaire

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Mission d’assistance pour la définition d’un système de formation continue des enseignants du Ministère de l’Education Nationale PAPS : « Soutien à l’éducation de Base – Phase II » Convention de Financement N° MEDA 87-4100/IB/96/259 Contrat n° 2008/160469 signé entre ECO et La Délégation de la CE au Maroc Rabat le 12 novembre 2008 Rapport intermédiaire I- Contexte de la mission Tout le monde s’accorde à dire que la formation continue (FC) des enseignants est indispensable et urgent pour donner un nouveau souffle à la réforme du système éducatif bien sûr mais aussi pour mettre les compétences de l’enseignant au diapason des évolutions sociétales et professionnelles. Le rehaussement de la qualité de l’enseignement et l’amélioration de son rendement passent nécessairement par une politique volontariste et une stratégie adaptée de FC. Cette préoccupation fait de la FCE une priorité nationale dans la cadre de l’amélioration de la qualité affirmée dés la Charte nationale d’éducation et de formation (1999) et confirmée par le Plan d’Urgence (PU). L’absence d’une stratégie claire et d’une vision nationale de la FC des enseignants est soulignée par tous acteurs de la communauté éducative. C’est ainsi qu’en octobre 2007, La Déclaration Gouvernementale effectuée par le Premier Ministre devant les deux chambres du Parlement, suite à la constitution du nouveau gouvernement, plaçait l’Education au premier rang des priorités nationales, et annonçait la mise en place d'un Plan d'Urgence pour le secteur. En effet, malgré les moyens déployés et les progrès opérés au cours des dernières années, d'importants défis doivent encore être relevés afin d'atteindre les objectifs fixés par la CNEF, comme le souligne, entre autre, le premier rapport du Conseil Supérieur de l'Enseignement, intitulé "Etat et perspectives du système d'Education et de Formation" publié au mois d'avril 2008. Un des bilans établis par ce rapport est la rénovation du métier d’enseignants à travers le renforcement de la formation continue tout au long de la vie scolaire. L’enquête menée en ce sens révèle que "les enseignants ne bénéficient pas d’une formation continue planifiée, visant leur recyclage et leur mise au diapason récent du développement de leur métier " et que la formation continue "concerne surtout les personnes qui vont intégrer l’enseignement sans formation préalable". En effet, le système éducatif ne dispose pas encore d’un système de formation continue qui place la formation continue dans une position stratégique, répondant aux besoins réels du corps enseignant, notamment aux vues de la réforme du secteur. C’est pourquoi, « le programme d’Urgence ambitionne de mettre en place une politique claire et pérenne en termes de formation continue du personnel de l’éducation. L’objectif de cette politique est double. D’une part, elle permettra de mettre à niveau les effectifs actuels d’enseignants et d’administratifs, pour aligner leur profil sur les meilleurs standards en termes de compétences pédagogiques et de qualifications professionnelles. D’autre part, la formation continue permettra d’optimiser le redéploiement des personnels, en leur assurant des sessions de requalification et en leur offrant ainsi la possibilité de se reconvertir Une rénovation du métier d’enseignant, nécessaire aujourd'hui, requiert la mise en place d’un système de formation continue pour rapprocher les méthodes, les moyens et les intervenants et ainsi assurer l’efficience et l’efficacité de la réforme. Cette mission d’assistance s’inscrit dans le cadre de la présence de la coopération de l’Union européenne dans le secteur de l’éducation jugée par tous comme stratégique et essentielle. Elle a un objectif global et un objectif spécifique L’objectif global de la mission d’assistance technique est le soutien à la réforme du secteur de l'Education nationale, et notamment l'amélioration de la qualité de l'éducation et de la formation. L’objectif spécifique vise l'amélioration de la performance des ressources humaines du secteur de l'Education à travers la définition d'un système de FCE. II - Méthodologie de l’étude Après avoir pris connaissance et analysé les informations et la documentation relatives à l’objet, aux objectifs et résultats de la mission et après avoir pris contact avec les membres de l’équipe restreinte désignée par le Ministère de l’Education Nationale (MEN) et composée de Madame Belarbi Dalila administratrice, de Monsieur Khiri Mustapha administrateur à l’Unité Centrale de la Formation des Cadres (UCFC) ainsi que de Messieurs Bouzeggar Norddine et Belmehdi Abdelmalek administrateurs à la Direction de la Stratégie, des Statistiques et de la Planification (DSSP) du MEN. Nus avons, dès notre première réunion, rencontré les membres de cette équipe de travail ainsi que leurs responsables hiérarchiques. Nous avons ensuite travaillé sur la méthodologie de la mission avec l’équipe restreinte qui, associée aux Experts devient groupe projet. La méthodologie est le résultat d’un travail collectif des membres de ce groupe. Les instruments et les entretiens ainsi que l’organisation des différentes rencontres ont été coproduits et réalisés par les membres du groupe projet Dispositif de participation active Les échanges opérés et les différentes interrogations ont permis de privilégier l’approche participative dans la conception, la conduite et la réalisation de la mission. Ce dispositif vise aussi bien l’implication des acteurs que la conception et la réalisation des outils d’investigation 1) Repérage et implication des acteurs Après le repérage du système d’acteurs et de leurs institutions concernés par la mission notre première préoccupation a été en effet de concevoir un dispositif de participation active de ces acteurs au travers de focus groupes et de commissions ad hoc et/ou de groupes de pilotage en plus des rencontres, contacts et entretiens individuels. L’analyse des politiques mises en œuvre et des directives institutionnelles, est sans cesse confrontée avec les pratiques réelles par le dialogue avec les personnes concernées. En effet, la constitution d’un processus permettant le dialogue et l’échange est nécessaire. Une fois cette architecture de la mission mise en place, nous avons veillé à échanger sur quelques idées et respecter quelques principes méthodologiques énoncés ci-dessous: 2 - - - Impliquer l’ensemble des acteurs depuis le diagnostic sur la formation continue des enseignants jusqu’à la définition de la vision nationale de cette formation qui devra être de qualité. Associer également l’ensemble des acteurs dans la définition de la qualité et la délimitation des attentes (tout n’est pas mesurable) jusqu’à l’évaluation de cette qualité. Faire participer les principaux acteurs à la définition des cahiers de charges et à la réalisation de certains contenus pour aboutir, enfin, à un système performant de FCE. Ces principes méthodologiques et ces premières idées sont, bien évidemment, en lien avec la conception que l’on a de la qualité de l’enseignement. Ils serviront de base à l’établissement des propositions d’un nouveau système de formation continue des enseignants. 2) Les outils utilisés et les objectifs poursuivis Analyse documentaire : Cette analyse nous a permis de nous imprégner du contexte institutionnel et politique ainsi que des objectifs assignés système de FCE. Les textes règlementaires, organisationnels, les notes ministérielles, les bilans, études… ont été examinés et analysés. Ce travail se poursuivra tout au long de la mission. Entretiens : Nous avons entamé ensuite une première série de rencontres par des réunions de travail avec quelques Directions Centrales telle que la DSSP, la Direction des Ressources Humaines et de la Formation des Cadres (DRHFC), l’UCFC, la Direction des Curricula, la Direction du programme GENIE, la Direction de l’Evaluation, de l’Organisation de la Vie Scolaire et des Formations Interacadémiques. Notre préoccupation principale dans ces rencontres était essentiellement de connaître la position et la place de chaque Direction dans la FCE ainsi que l’avis des personnes rencontrées lors de ces réunions sur l’état de cette formation. Des entretiens ont été menés sur la base de guides semi directifs. Ils avaient pour objectifs - de confronter les pratiques réelles aux dispositions règlementaires prescrites. - de saisir les représentations des différents acteurs sur la formation continue telle qu’elle transparaît chez eux - de mieux cerner les attentes des différents acteurs compte tenu de leur situation, statut et fonction Dans une deuxième phase, une autre série d’entretiens est prévue. Elle aura pour objectif la définition d’une vision nationale de la FCE. Questionnaires : Nous avons privilégié les échanges oraux en focus groupes. La taille raisonnable de ces groupes a facilité ces échanges. Les questionnaires, pour des populations ciblées (enseignants, formateurs, inspecteurs…) n’ont pas été utilisés. Nous gardons la possibilité d’avoir recours à des questionnaires si le besoin se faisait sentir dans la deuxième phase de l’étude. 3 Focus groupe : Nous avons organisé des rencontres avec la mise en place de Focus groupe dans les trois Académies Régionale d’Education et de Formation (AREF) que nous a désignées l’UCFC ; Il s’agit de l’AREF de Tadla Azilal, de Meknes Tafilalet et de Doukkala – Abda. Nous avons établi un planning des visites (cf. annexe n°) Les focus groupes ont été organisés avec les Staff des AREF et des Délégations désignées avec une attention particulière pour les questions liées à la gestion des ressources humaines et à la FCE avec les Divisions et Services en charges de ces questions. D’autres focus groupes ont été réunis avec - les Inspecteurs coordinateurs au niveau régional, - les Inspecteurs de zone au niveau provincial, - les Chefs d’établissement, - les Formateurs, les Directeurs des Centres de Formation des Instituteurs (CFI), les Centres pédagogiques Régionaux.(CPR) les Ecoles Normales Supérieures(ENS) de Meknès et Ecole Normale Supérieure de l’Enseignement Technique(ENSET) de Rabat. - les Enseignants Nous avons veillé à ce que la composition de ces focus groupes de chaque catégorie de personnes soit la plus représentative du corps de métiers concerné. C’est ainsi que les Inspecteurs coordinateurs représentaient diverses disciplines et divers types d’établissement (Ecole, Collège Lycée). De même, les Inspecteurs de zone représentaient non seulement les différents établissements et disciplines mais couvraient également les deux secteurs géographiques, le rural et l’urbain. Les Chefs d’établissement représentaient les différents établissements mais aussi les deux secteurs géographiques. Les Formateurs de diverses disciplines ont été choisis dans les trois établissements de formation des cadres (CFI, CPR et ENS). Nous avons rencontré les directeurs de CFI et de CPR et les équipes de l’ENS de MEKNES et de l’ENSET de Rabat. Quant aux Enseignants, nous leur avons consacré plus de temps que les autres personnes. Il s’agit bien évidemment de notre population cible. Nous avons veillé, dans chaque AREF et Délégations visitées à ce qu’ils soient les plus représentatifs des établissement, des corps d’enseignants (professeurs d’écoles, professeurs de collège, professeurs de lycée), du rural et de l’urbain, de disciplines, d’ancienneté et donc d’âges. Dans tous les focus groupes nous avons insisté auprès des responsables régionaux et provinciaux pour que, autant que possible, la dimension genre soit représentée. Une grille d’entretien semi directif pour chaque focus groupe a été réalisée (cf. annexe n°). Les questions posées peuvent se résumer à deux thèmes principaux qui sont l’état des lieux et les suggestions que chacun, en fonction de la position et du statut qu’il occupe devait évoquer. Les enseignants, public cible et en dernier ressort bénéficiaires du nouveau système de formation continue ont été au centre de préoccupations du groupe et des investigations menées tant au niveau central (Directions centrales, UCFC, DRHFC, Direction de l’Evaluation et de la Vie scolaire etc.), au niveau régional (AREF et Services concernés), au 4 niveau provincial (Délégation) qu’au niveau local (Etablissements) sans oublier les CFI et les CPR ainsi que les deux ENES visitées. Toutes ces réunions ont donné lieu à d’excellents échanges, empreints d’une très grande franchise et d’une participation active et passionnée qui montre, si besoin est, combien la formation continue est désirée. Atelier de consolidation A la fin de la mission, un atelier sera organisé à un niveau central avec les principaux interlocuteurs de la mission. Il aura pour objectif d’examiner et, éventuellement, de consolider les propositions d’un système de FCE formulées par les Experts. L’ensemble du dispositif d’investigation mis en place dans cette mission est sous la supervision d’un groupe de pilotage au niveau central qui est composé de responsables de structures directement concernées par la mission. Son rôle consiste à valider la démarche, à faciliter la réalisation jusqu’à l’accomplissement de la mission. III – Objet de l’étude L’objet principal de la mission est la formation continue des enseignants en vue de produire, conformément aux termes de références de la mission : 1) un diagnostic sur cette formation 2) une définition de la vision nationale en matière de formation continue des enseignants du système éducatif marocain 3) une proposition de système de formation continue des enseignants Pour mener à bien cette mission deux niveaux d’investigations ont été désignés dans les termes de références. niveau central pour analyser tant les politiques et directives établies au MEN que les pratiques mises en place par les CFI, les CPR et les ENS niveau décentralisé pour rencontrer dans les AREF et Délégations toutes les personnes impliquées directement ou indirectement dans la formation continue des enseignants sans oublier bien évidemment les enseignants eux-mêmes. - IV - Les Constats Rappelons que les constats résultent du travail réalisé aussi bien au niveau de la centrale (avec des entretiens dans les Directions du MEN) qu’au niveau des Régions et Provinces dans les focus groupes organisés. A- La formation continue des enseignants initiée par les Directions du Ministère de l’Education Nationale Un certain nombre d’actions de FCE sont ou ont été menées par quelques Directions centrales. C’est le cas de la Direction des Curricula (DC) pour le programme de rénovation de l’enseignement du Français (PREF) en formation initiale et formation continue. Partant du constat établi par le MEN que le niveau des élèves en français est alarmant, la DC a ciblé les élèves des écoles primaires et des Collèges. Elle a identifié les besoins de FCE 5 grâce à la collaboration d’experts français. L’assistance de ces mêmes experts s’est faite également depuis deux ans afin de mettre en place, au niveau des AREF, des Plans Académiques de Formation (PAF). Des enseignants ont été formés ainsi que des animateurs démultiplicateurs. Des modules de formations ont été élaborés et une validation de ces modules est en cours. D’autres actions importantes ont été organisées sur l’approche par compétences et la pédagogie de l’intégration. Pour cette dernière, un comité de pilotage comprenant l’UCFC a été organisé. La Direction des Curricula est impliquée également dans le projet Majalis en partenariat avec l’UNESCO et dans GENIE pour les formations en TIC. Notons au passage que les relations en matière de FCE entre la Direction des Curricula et l’UCFC sont moins importantes qu’auparavant. La collaboration entre cette Direction et l’UCFC est réduite. En ce qui concerne l’enseignement technique, la FCE est entièrement prise en charge et organisée par la Direction de l’évaluation, de l’organisation de la vie scolaire et des formations interacadémiques en collaboration avec le Centre National des Innovations Pédagogiques et de l’Expérimentation (CNIPE) et les deux ENSET de Mohammedia et de Rabat, avant le refus de ces dernières de toute action de formation continue en raison de mot d’ordre syndical. Il n’existe pas de lien entre cette Direction et l’UCFC. En revanche, les relations sont assez étroites entre l’UCFC et la direction du programme GENIE. Le programme GENIE consiste à initier les enseignants aux Technologies de l’Information et de la Communication. Le partenariat entre l’UCFC et la Direction du programme GENIE a existé depuis la réflexion initiale jusqu’à l’organisation et le pilotage du programme. L’UCFC accompagne le programme GENIE depuis la première stratégie et est associé comme expert dans la deuxième stratégie. Les relations entre l’UCFC et la DRHFC se limitent aux questions relatives aux affectations dans les AREF, aux mouvements des personnels des Centre de formation initiale des enseignants (CFI, CPR, ENS) et aux admissions aux différents concours. Elles ne concernent pas la FCE des enseignants. Les liens de l’UCFC avec les AREF en matière de FCE se limitent bien souvent au suivi par l’UCFC des bilans de formations. Ce suivi n’est par régulier ni exhaustif en raison de difficultés de communications entre les deux échelons. Au niveau central, il n’y a pas, de ce fait, de connaissances fines des actions de FCE entreprises dans les AREF. La DSSP, dont le rôle principal est, entre autre, d’évaluer la pertinence stratégique des actions de FCE et d’établir des statistiques sur ces formations à tous les niveaux, se plaint de l’absence de dispositif d’institutionnalisation de la FCE, d’une véritable ingénierie de formation aussi bien au niveau central que régional et déplore que, bien souvent, on procède en matière de FCE au coup par coup. Les liens avec l’UCFC sont assez épisodiques. En réalité, il existe une forte dispersion et une grande diversité des actions de FCE menées ou initiées. Sans cohérences entre elles et sans toujours de concertations entre les différents initiateurs, les actions de FCE, tant au niveau national qu’au niveau régional donnent une image floue et peu lisible. L’absence de structure centrale de régulation effective explique en partie cette situation. L’ambiguïté statutaire et fonctionnelle du positionnement actuel de l’UCFC, en attendant l’application des orientations prévues dans le plan d’urgence en matière d’organisation de la FCE, place cette dernière dans une position « flottante » et se traduit par 6 une absence de plan de formation national, de chevauchements et d’empiètement des différentes directions en matière de FCE. B - La Formation Continue des Enseignants dans les Régions et Provinces La logique de la décentralisation qui préside à la création des AREF va se poursuivre et s’accentuer conformément au plan d’urgence. Elle commence à toucher la FCE au niveau régional avec des difficultés dues en grande partie à une absence d’une ingénierie de formation assumées par des personnels compétents en charge de la FCE et des structures dédiées à celle-ci. D’une façon générale les directions des AREF obéissent davantage à des logiques budgétaires, problème de décentralisation et déconcentration, absence de Ressources humaines qualifiées, insuffisante capacité d’absorption qui se traduit parfois par une non consommation de la totalité du budget etc.). La mission a été l’occasion de mettre en œuvre les principes méthodologiques et de tester puis de valider et d’utiliser les instruments d’investigation élaborés pour les besoins de l’étude. C’est ainsi qu’il a été procédé aux entretiens avec les différents groupes de responsables administratifs de l’AREF, de la délégation et des différentes catégories de partenaires et bénéficiaires des programmes de la formation continue. Les Inspecteurs de zone des différentes spécialités, les chefs d’établissements et les formateurs (CFI) et les enseignants des cycles primaire, collégial et secondaire qualifiant ont particulièrement été ciblés. a) Situation actuelle de la FCE dans les AREF Trois documents produits par l’UCFC sont exploités dans l’examen de la situation de la formation continue dans le secteur de l’éducation Nationale. Il s’agit de : - Eléments de programme de travail dans le domaine de la formation des Cadres, Décembre 2005 - Bilan du programme de la formation Initiale et Continue 2006-2007 - Diagnostic de la situation de la formation continue dans les AREF 2008 /2009 Si le premier document donne un cadre et des éclairages sur les processus recommandés pour l’établissement des programmes, le troisième, tout en établissant un constat sur la conduite , l’encadrement , les modalités de suivi et les différentes contraintes qui entravent la formation continue, est très riche en informations . Il reste limité dans sa portée du fait de l’importance du nombre des structures qui n’ont pas répondu à l’enquête, soit 06 Aref sur16. Par ailleurs des réponses incomplètes qui biaisent considérablement l’exploitation de certaines réponses. D’une façon générale, ces documents ont été d’un apport certain à la compréhension de la situation de la formation continue. Ils seront exploités de manière plus approfondie dans l’établissement du rapport final de la mission. Pour les visites effectuées aux trois Aref désignées par l’administration centrale de l’éducation nationale certains indicateurs puisés dans les documents cités sont révélateurs de l l’ organiganisation des services des AREF et de qualité des formateurs: Personnel Chargé de la FC DOUKALA ABDA : MEKNES TAFILALET : TADLA AZILAL : 05 complètement déchargées 04 dont 01 déchargée complètement 03 dont aucune n’est déchargée 7 Caractéristiques des Formateurs DOUKALA ABDA : MEKNES TAFILALET : TADLA AZILAL Principaux problèmes rencontrés DOUKALA ABDA : MEKNES TAFILALET TADLA AZILAL Perspectives de la formation(manque de projets ) Pb liés aux ressources humaines Infrastructures-Formateurs pédagogiqueEncadrement administratif Inspecteurs +Universitaires+Formateurs des Centres Inspecteurs+Formateurs Inspecteurs+universitaires+Formateurs+Professeurs Problèmes dont l’origine serait l’Administration Centrale DOUKALA ABDA MEKNES TAFILALET TADLA AZILAL Management administratif +Pb de programmation Perturbation en relation avec les Formateurs Pb liés au manque de coordination+absence de stratégie et de programme national à long terme Au titre des propositions avancées par les AREF, dans le cadre de cette enquête, il est recommandé : la création d’une base de données nationale spécifique à la FC, la multiplication des supports classiques et multi média et des modes d’organisation de la formation continue (formation par alternance, à distance, résidentielle,…).. 8 EFFECTIF ES ENSEIGNANTS BENEFICIARES DE FORMATION CONTINUE Selon AREF et selon thèmes 2006/2007 Tadla Azilal Doukkala Abda Meknès Tafilalet Total des AREF APC 2006/07 2007/08 4082 0 0 966 62 70 0 0 180 142 480 0 36 0 0 0 1054 0 0 0 0 72587 0 452 6889 2332 2179 734 851 Manuel scolaire 2006/07 2007/08 Enseig Amazigh 2006/07 Préscolaire 2006/07 2007/08 28 0 0 Ens.Technique 2006/07 2007/08 0 Génie/Initiation 2006/07 2007/08 0 111 0 112 87 3599 135 Génie/Intel 2006/07 2007/08 81 346 16 279 2153 1791 TOTAL 5 354 1381 1445 88710 Source : Bilan annuel de la carte de formation Formation initiale et continue 2006/2007 A l’exception de l’enseignement de Tamazight et du programme GENIE ; les autres thèmes ne semblent pas avoir reçu toute l’attention nécessaire en raison, sans doute, de l’appui supplémentaire d’autres institutions. 9 b) Enquête de terrain Les constats établis à travers les entretiens avec les responsables des Aref et des Délégations et les conclusions des focus groupes se distribuent ainsi Dispositif organisationnel de la FCE Les AREFS et Délégations visitées ont toutes procédé à la mise en place de Conseils Régionaux de la Formation Continue ou de Commissions Régionales de la Formation Continue. Le degré d’opérationnalisation de ces conseils est variable d’une AREF à l’autre. A TADLA-AZILAL, ce conseil est créé depuis trois ans mais n’est pas totalement opérationnel. La Cellule de la FC et les inspecteurs Coordinateurs par discipline regroupés en (Conseil Régional des Inspecteurs Coordinateurs) constituent l’ossature du dispositif actuel de la gestion du dossier de la formation continue. Une nouvelle organisation est en train de se mettre en place au niveau de l’AREF. Elle prend appui sur une plus grande coordination entre les différentes structures ou services : Cellule formation continue composée du Manager du Plan d’Urgence, d’un représentant de la DRH renforcée par le recrutement d’un spécialiste en Management. Cette nouvelle structure veut adopter une nouvelle stratégie fondée sur une plus grande fluidité de la circulation de l’information. L’Aref a entrepris un mouvement d’ouverture sur l’Université dans la perspective de renforcement de ses capacités de réalisation des programmes de formation continue de qualité en lien avec la Recherche. Dans l’AREF de MEKNES-TAFILALET, Il n’est pas mis en place de dispositif particulier pour la FC. Le directeur de l’AREF et ses collaborateurs considèrent qu’en l’état actuel, ils ont surtout besoin d’un accompagnement en matière d’identification des besoins et d’ingénierie de la formation. Pour eux, le problème ne se situe pas au niveau de la disponibilité de crédits mais bien dans l’incapacité des services à réaliser de véritables analyses de besoins par profil d’enseignants. Au niveau de la Délégation de Meknès aucune action de formation continue n’a été réalisée depuis un an. Toutes les opérations sont réalisées par l’AREF. Le rôle des services de la Délégation se limiterait au seul soutien administratif sans aucune autre forme d’intervention ni suivi des opérations. Le responsable de la Cellule de la Formation Continue rattachée au Service des Ressources Humaines assure la coordination et le soutien administratif des différentes initiatives émanant de l’Administration Centrale, des services Administratifs et des centres locaux (Centre de documentation et animation pédagogiques - Centre d’Alphabétisation et de l’Education non Formelle - Service du préscolaire –coordonateur Génie). L’ouverture sur l’université de Meknès amorcée depuis peu tant pour la participation à l’encadrement de sessions que pour la formation contractuelle des cadres (en partenariat avec l’université de Toulouse) est de nature à renforcer les capacités institutionnelles de l’AREF. La direction de l’AREF de DOUKALA ABDA accorde une attention particulière à la FC. L’action de structuration et d’organisation entreprise prend appui à la fois sur la mobilisation des différents partenaires et sur la sensibilisation des enseignants et des syndicats. La tenue d’un colloque international sur la FC organisée par l’Académie en partenariat avec le rectorat de l’Université de Nantes, les universités marocaines et l’USAID s’inscrit dans cette perspective. 10 La principale préoccupation du directeur de l’Aref « est de travailler sur le quotidien de la classe pour arriver à une objectivation des besoins, renforcer l’acceptabilité de la FC et développer l’éthique chez les enseignants ». La stratégie adoptée en matière de FCE semble, selon la documentation exploitée, prendre appui sur un dispositif qui se construit et se consolide. La démarche globale s’articule autour d’un Conseil Régional de la Formation qui a, déjà, tenu quatre sessions au cours de cette année 2008. La définition des besoins, l’élaboration d’un plan régional de la FC, l’opérationnalisation, le suivi, l’évaluation et l’archivage sont les principales étapes retenues d’un processus qui est en train de se mettre en place. Au cours de la session d’octobre 2008, le Conseil a examiné un projet de cahier de charges et s’est prononcé sur l’application du programme de l’exercice budgétaire 2008. Une projection de ce dispositif au niveau de la délégation de JADIDA est retenue. En dehors de déclaration d’intentions et de certaines orientations de portée générale relevées dans des documents de certaines Arefs (document de la sixième session 2008 des travaux du conseil d’administration de Tadla Azilal) les entretiens avec les différents responsables et les échanges réalisés au sein des groupes n’ont pas permis de percevoir l’existence de programmes pluriannuels de formation continue ni de stratégie particulière pour le développement d’une Formation Continue basée sur une identification de besoins. Un bilan des actions réalisées par AREF, par thème de formation et par projet est présenté en annexe. La logique budgétaire – la contrainte de la consommation des crédits alloués dans les délais fixés par la règlementation - semble être l’élément déterminant dans l’exécution d’actions de Formation Continue. Sur le plan budgétaire, si les crédits alloués par la Centrale étaient jusqu’en 2006 insuffisants au regard des besoins en Formation Continue, les augmentations conséquentes des crédits affectés à la formation, depuis, sont révélateurs de la place accordée à celle-ci dans le cadre de la politique de développement des capacités de l’encadrement pédagogique et de la qualité de l’éducation. Selon les informations recueillies auprès des AREF, ces crédits ne sont totalement pas consommés du fait, notamment, du sous encadrement technique et administratif des Régions et de l’absence d’une véritable politique de formation. Au plan des infrastructures, seule l’AREF de Béni Mellal a pu inscrire à son budget la réalisation d’un centre d’accueil des enseignants appelés à suivre des sessions de Formation Continue. Les responsables des structures administratives (Aref-Délégation) considèrent que l’absence de structure équipée dédiée à la Formation Continue au niveau de l’AREF est un facteur démotivant pour les enseignants. Ce besoin d’une structure totalement consacrée à la FC est apparu dans tous les focus groupes, qu’il s’agisse des responsables administratifs des AREF et des Délégations, des inspecteurs, des chefs d’établissements ou des enseignants. Le corps d’inspection INSPECTEURS COORDINATEURS Les inspecteurs coordinateurs de disciplines restent, en l’absence de structures opérationnelles, les principaux acteurs de la définition et de l’exécution des programmes de formation. La cellule de formation continue rattachée à la DRH collabore avec eux en leur apportant son soutien en termes de logistique matérielle et administrative. 11 L’institutionnalisation de la formation continue et l’élaboration de programmes régionaux à moyens et longs termes sont ressenties comme une condition incontournable à une véritable stratégie de développement de la FC. Selon les inspecteurs coordinateurs, les priorités définies par le Ministère, compte tenu des innovations introduites dans le système éducatif, servent de support aux programmes annuels de formation continue. Les thématiques traitées sont centrées, jusqu’à présent, sur : - Les directives pédagogiques - L’utilisation des manuels scolaires - L’Approche Par Compétences (APC) - L’intégration de l’enseignement de Tamazight - L’évaluation (utilisation du Cadre de Référence) - Les TICE dans l’éducation. Il n’existe dans aucune des AREF et des délégations visitées de dispositifs systématiques de recueil et d’exploitation des besoins réels des enseignants. Il est donc rarement procédé à une analyse des besoins des enseignants préalablement à l’élaboration des contenus des modules et à l’organisation de sessions de formation. Les inspecteurs estiment que les thèmes proposés par le Ministère ne couvrent pas les besoins réels des enseignants. Ce constat partagé a obligé les inspecteurs, d’une des AREF visitée, à avoir recours à l’envoi de questionnaires à plus de 4000 professeurs (tous niveaux confondus) de la Région. Malheureusement, le dépouillement et l’analyse n’ont pu être effectués faute de capacités suffisantes. L’enquête a été abandonnée. Par ailleurs, les rapports des inspecteurs et les recommandations formulées par les directeurs d’écoles primaires établis à l’issue des visites de classes ne sont pas exploités à cette fin. Il en est de même des rapports des conseils d’enseignement qui sont régulièrement tenus et dont les conclusions sont transmises aux différentes autorités administratives mais qui ne sont que peu ou pas exploités. Les contenus des modules de formation sont élaborés, généralement, par les inspecteurs coordinateurs. Des formateurs de CFI–CPR et des universitaires sont occasionnellement associés à la conception des contenus de modules de formation et à la réalisation des formations. L’absence de structures dédiées complètement à la FC a constitué un obstacle à la création de conditions matérielles acceptables pour la réalisation des formations .Un projet de création d’une structure spécialisée est retenu (Tadla-Azilal). Cette situation est appelée à connaitre des développements encourageant. Les autres Aref continuent à utiliser des structures sous équipées ou non fonctionnelles souvent dans les locaux des CFI ou CPR. La mauvaise coordination entre les services et l’absence d’une stratégie de la communication et de la circulation de l’information aussi bien entre les services qu’à destination des bénéficiaires potentiels de la FC perturbent sérieusement la réalisation des objectifs recherchés. L’absence d’une vision stratégique de la FC (analyse des besoins - Programmation-Evaluation – suivi), de mécanismes de consultation et de prise en charge des besoins réels des enseignants est aggravée par les contraintes organisationnelles liées à la vie scolaire (emplois du temps, remplacement…) qui constituent des obstacles objectifs au développement intégré de La FC. Ces facteurs participent de manière significative à la démobilisation des enseignants des directeurs d’établissements et des inspecteurs. Par ailleurs, les inspecteurs coordinateurs soulignent la nécessité de confier le pilotage des programmes de FC à une instance unique tant au niveau central que régional. 12 INSPECTEURS DE ZONE La séance de travail organisée avec les inspecteurs de zone en contact direct avec les enseignants a permis de connaitre leurs représentations et leurs pratiques de la FCE. Certains inspecteurs ne font pas de distinction claire entre le travail habituel d’encadrement des enseignants de leurs circonscriptions respectives et les opérations relevant de programmes de la formation continue. La création d’une instance de pilotage, au niveau régional, qui pourrait prendre en charge l’élaboration d’un programme régional de formation continue sur la base d’une véritable étude des besoins des enseignants est vivement ressentie par les inspecteurs. La FC est organisée, selon les inspecteurs, de manière conjoncturelle et non en fonction des besoins réels des enseignants mais selon des thématiques émanant de plusieurs centres de décision de l’administration. Elle est totalement tributaire de la disponibilité des crédits et de leur mise à la disposition des AREF et des Délégations par le MEN. La FC est occasionnelle voire aléatoire. Elle est souvent théorique et non contextualisée. Il n’existe pas de plan à long terme pouvant installer et consolider une culture de la FC. Les actions proposées aux enseignants ne sont pas centrées sur les besoins de l’amélioration de la pratique de la classe. Cette situation est plus nuancée dans certaines AREF. Ainsi, on peut noter, à titre d’exemple, qu’à El Jadida , l’inspectrice de la langue amazighe, après avoir identifié les besoins de formation des enseignants, réalise des actions de formation continue en coordination avec la cellule de la formation ainsi qu’avec l’IRCAM. Les contenus des formations prenant en compte les besoins des enseignants sont élaborés par l’IRCAM. Ce dernier participe également à l’encadrement des formations. La réalisation d’actions de FC diffère également selon les disciplines. Des actions de FC ont été réalisées par les enseignants de langues arabe et Amazigh. En revanche, d’autres disciplines comme l’enseignement du français ou des sciences économiques, pour lesquelles le nombre d’enseignants à encadrer est très élevé, il n’y a pas eu d’actions de FC. Les programmes de la FC doivent prendre en compte les besoins spécifiques des générations d’enseignants. Si certains ont besoin d’une meilleure maîtrise de la discipline qu’ils enseignent, les autres, plus jeunes, ont surtout besoin d’une formation en pédagogie générale et en didactique de la discipline. Certains regroupements d’inspecteurs en associations professionnelles ; (LanguesMathématiques et Physique-Chimie …) ont pu réaliser des formations relatives à des problématiques purement pédagogiques directement liées aux besoins pratiques des enseignants. La FC n’est pas intégrée dans l’organisation de la vie des institutions scolaires (temps, durée, périodicité, remplacement des enseignants). Les inspecteurs ont exprimé le besoin de bénéficier de programmes de formation continue pour mieux leur permettre d’encadrer les formations destinées aux enseignants. Ils suggèrent les thématiques suivantes pour leur mise à niveau : Ingénierie de la formation, TICE, approches pédagogiques, cadre logique d’un projet, formation en évaluation, déontologie,….. Ils souhaitent, également, être associés à l’ensemble du processus de conception, de réalisation et de suivi des programmes de FC destinées aux enseignants. Cependant, l’impact de la FC sur l’amélioration des performances du système éducatif est très limité du fait, notamment, des mouvements de mutation des enseignants. L’investissement formation devient alors très aléatoire. 13 Les inspecteurs souhaitent que l’administration de l’Education Nationale amorce une réflexion sur la création d’une structure dédiée à la FC au niveau de chaque région. Cette structure devrait être autonome au plan budgétaire, en relation directe avec le terrain (besoins effectifs de la classe) et ouverte à toutes les compétences capables d’assurer des formations à la carte et des formations « sur mesure ». Ils souhaitent la conception d’un plan de formation à long terme, l’établissement des priorités et l’intégration des moyens de motivation des enseignants (gestion de carrières) sont considérés par les inspecteurs comme des éléments fondamentaux de la nouvelle stratégie à mettre en place. La valorisation de la FC passe par une certification de cette formation, la capitalisation de l’expérience et sa prise en compte dans la gestion des carrières et les promotions. Institutionnalisation de la FC et sa généralisation aux inspecteurs par la mobilisation des ENS et des CPR autour d’une stratégie claire de la FC peuvent consolider le mouvement de réforme du système éducatif. Des dispositions de motivation des bénéficiaires pour les inciter à participer aux programmes de la formation continue doivent être retenues; Rechercher une articulation entre la formation initiale et la formation continue d’une part et les exigences du poste d’enseignement d’autre part sont les leviers de la recherche de la qualité. LES CHEFS D’ETABLISSEMENTS Les chefs d’établissements occupent la position stratégique d’interface entre les enseignants et les corps d’inspection. Leur positionnement en fait des partenaires privilégiés dans la connaissance des besoins, le suivi et l’évaluation de la formation continue. Leurs rapports sur les besoins des Professeurs, au titre des conseils d’enseignement pour le secondaire et des visites de classes pour l’enseignement primaire, ne sont pas du tout exploités par les différentes instances techniques et administratives chargées de la gestion du dossier de la formation continue. Les chefs d’établissement regrettent qu’ils n’aient aucun rôle à jouer dans l’organisation actuelle de la FC. Ils ne sont chargés que de la transmission des convocations et autres dossiers administratifs. Leur implication est souvent occasionnelle .Elle se limite à l’organisation matérielle et administrative des sessions. On aurait tendance à oublier leur formation de pédagogues puisque bien souvent ils ont été enseignants avant de devenir des Chefs d’établissement. Ils font remarquer que les contenus de la FC sont imposés par les instances administratives. Ces derniers ne résultent pas d’une analyse des besoins des enseignants; ce qui en limite considérablement l’impact et participe à leur démotivation. La FC doit être un processus continu et motivant. Dans la pratique, la formation dispensée est conjoncturelle et ne concerne pas l’ensemble des disciplines ni l’ensemble des Professeurs. La FC se limite, parfois, à la reconversion des enseignants à la suite de la restructuration de l’enseignement technique. Par ailleurs, certaines formations dont la direction a été confiée à des personnes non qualifiées ont été boycottées et /ou rejetées par les enseignants. -Bien que les enseignants soient demandeurs de FC compte tenu des changements introduits dans les curricula, les chefs d’établissements notent que les rares actions proposées sont loin de répondre aux attentes. Ces pratiques démobilisent et démotivent les enseignants. 14 L’absence de structure propre à la formation continue est également regrettée. Les chefs d’établissements doivent être formés à leurs tours sur toutes les nouveautés pédagogiques pour assurer une assistance aux niveaux des enseignants ; La FC ne doit pas déranger le fonctionnement des établissements ni se faire au détriment du temps d’enseignement. La collaboration entre les chefs des établissements et les inspecteurs pour détecter les vraies lacunes est souhaitée; Les CPR constituent également des espaces de formation et d’échanges qu’il faut réhabiliter. Ils disposent d’un potentiel de formateurs qui attendent la sollicitation des organisateurs de la FC. Les Chefs d’établissement, dans leur grande majorité, souhaitent que : - la FC soit systématique, continue et concerner tous les professeurs. -l’analyse des besoins des enseignants, par questionnaire ou par tout autre moyen scientifique doit servir de base à l’élaboration des programmes de FC qui ne doit pas se dérouler pendant les vacances ni gêner le déroulement des cours. -un coordonnateur ou correspondant pour chaque matière au sein de chaque établissement soit désigné pour être l’interlocuteur en matière de formation continue (conseillé pédagogique ?) -soit mis en œuvre des dispositions prévues par la Charte de l’éducation formation. -soit organisée la FC sous la forme d’universités d’été (10 jours en juillet et 10 jours en Septembre) ; -soit créé un établissement dédié à la FC avec un encadrement spécialisé dans l’ingénierie de formation capable d’apporter des réponses pratiques aux problèmes rencontrés en classe sous la forme de FC; -les enseignants soient motivés et indemnisés et que les formations soient évaluées et suivies; -la durée des sessions de FC n’excède pas quatre jours par trimestre. -Une attention particulière soit accordée aux problèmes spécifiques de l’école rurale ; -La FC de proximité ne soit pas négligée. Elle permet d’assurer une plus grande homogénéité des équipes et des secteurs scolaires. LES ENSEIGNANTS Les enseignants notent qu’ils n’ont pas ou peu bénéficié de FC les préparant à intégrer les innovations introduites dans les curricula (PPO-APC et pédagogie de l’intégration). Les enseignants ont dû s’adapter aux différents changements par leurs propres efforts d’autoformation Des enseignants recrutés à partir de 1988 affirment n’avoir jamais été concernés par les programmes de FC. Pour certains, il n’y a pas eu de FC depuis 1980 (marocanisation).. Pour d’autres Professeurs, ils n’ont eu que trois jours de formation à la PPO en 1990 et depuis ils n’ont été conviés à aucune formation. La FC n’est pas systématique et ne concerne que quelques enseignants même en ce qui concerne l’Approche Par Compétence qui est une option du Ministère et une option pédagogique fondamentale. Certains enseignants affirment, par contre, avoir bénéficié de plusieurs formations (APCGénie-Lecture). Pour certains enseignants du secondaire, l’arabisation des disciplines scientifiques a été pour eux l’unique occasion de FC. 15 Dans certains cas, les associations professionnelles, l’action des institutions étrangères et certains projets (MEDA-GENIE) ont offert des occasions de formation et de remise à niveau qui ont été pleinement profitables. Les enseignants, unanimement, considèrent que la prise en compte de leurs besoins réels doit servir de base à l’élaboration des programmes de FC. Pour certains enseignants, les inspecteurs doivent être écartés des équipes d’encadrement de la FC du fait de la relation hiérarchique qui les lient aux enseignants. Toutes les modalités d’organisation : à distance- correspondance-résidentielle-de proximité doivent être envisagées. Même si les avis sont relativement partagés en ce qui concerne la durée et le calendrier de l’organisation de la FC, les enseignants estiment nécessaire de les motiver selon des modalités diverses (indemnisation-intégration dans la gestion de la carrière …).Ils proposent de programmer les formations durant les premières semaines de Septembre et de Juillet pour ne pas perturber la scolarité des élèves. Des thèmes de contenus de la FC sont proposés : - Psychologie de l’enfant et de l’adolescent - Les technologies de l’information et de la communication (TIC) - Approche par compétence / Pédagogie de l’intégration - Méthodes pédagogiques des classes multi-niveaux (rural) - Evaluation LES FORMATEURS Les formateurs notent l’absence d’une stratégie de la formation continue. Ils ne sont que rarement sollicités pour l’encadrement de la FC. Les CPR disposent d’un potentiel de formateurs qualifiés mais qui n’est pas exploité. Les inspecteurs font très peu appel aux formateurs des CPI et CPR Les formateurs souhaitent lier les contenus de la FC à ceux de la formation initiale dont la durée est trop courte. Ils proposent d’installer une cellule d’observation ou un observatoire de l’évolution du métier d’enseignant. Ils souhaitent adopter la planification stratégique pour la FC et intégrer à sa réalisation l’ensemble des intervenants y compris des compétences étrangères. V- Synthèse des constats et Diagnostic Des actions de formation continue pour les enseignants dans différentes Directions Centrales sans cohérence et menées de manière isolée. Absence d’une politique claire de formation continue des enseignants au niveau national en dehors de quelques actions considérées comme stratégiques Rôle « flottant » et attributions floues de l’UCFC dans ses relations avec les autres directions centrales et avec les AREF, en matière de formation continue des enseignants. A l’exception de quelques projets de formation (Génie) l’UCFC ne maîtrise pas les formations continues des enseignants qui sont réalisées au niveau régional et provincial. Elle n’est même pas informée. Liens non clarifiés entre l’UCFC et la DRH Formations insuffisantes et au coup par coup Formations souvent inadaptées ou inappropriées dans la forme et dans le fond - 16 - - - - Absence de dispositif cohérent et structuré de formation Absence de planification annuelle et pluriannuelle de la formation Absence de personnels compétents en FC et d’ingénierie de formation : dispositif d’identification des besoins souvent inexistant ou insuffisant ave confusion des fonctions de l’inspecteur comme encadrant, comme formateur et parfois comme ingénieur de formation, absence de véritable évaluation et de suivi Absence de structure de formation Peu ou pas de prise en compte des besoins locaux en formation Pas de politique de formation au niveau académique ou provincial Faute de mieux, la logique budgétaire est prégnante avec parfois un souci consumériste malgré la volonté de faire mieux. Une articulation Centrale, régionale et provinciale qui laisse à désirer et qui montre que la logique de décentralisation ne se confond pas avec une simple déconcentration budgétaire Absence d’explication du lien entre les formations proposées et les besoins exprimés des enseignants Absence de système de motivation ou d’incitation à la formation pour les enseignants (pas de défraiement, pas d’incidence sur la promotion etc.) Chez les enseignants et chez les inspecteurs, confusion entre les fonctions d’encadrement pédagogique et les actions de FC Les centres de formations, CFI et CPR ont des actions marginales de FC se plaignant bien souvent que leurs locaux ne sont pas adaptés aux sessions de formation continue. Le choix et les critères de choix des formateurs est bien souvent aléatoire et/ou arbitraires. Absence de véritable formation de formateurs Absence étrange des ENS dans la FC des enseignants Aucune recherche sur la FC des enseignants et surtout aucun lien perceptible entre la recherche sur la FC et ses incidences sur les pratiques de FC des enseignants VI - Conclusion Les focus groupes et les entretiens avec les responsables administratifs au niveau des AREF et des Délégations visitées permettent de relever les constatations suivantes :  Absence d’une politique claire, cohérente et stratégique de la Formation Continue  La formation continue telle qu’organisée actuellement est loin de répondre aux immenses besoins des enseignants et des inspecteurs.  Les innovations introduites dans le système éducatif ne sont pas suffisamment soutenues par des programmes appropriés de FC. Elles participent, en fait, à accentuer la situation d’inconfort professionnel et pédagogique des enseignants.  La multiplicité des intervenants, des centres de décision, des modes d’organisation et d’encadrement de la formation continue est de nature à décrédibiliser les actions et programmes de cette Formation.    les problèmes du vieillissement du corps d’inspection et de sa mise à niveau risquent d’avoir une influence sur la mise en œuvre de nouvelles stratégies de FC. Des convergences de points de vue et des pistes communes se dégagent des constats et propositions des différents partenaires et bénéficiaires de la FC. Il est noté : 17 Premières recommandations - La nécessité de la création d’une structure régionale dotée de budget et de l’encadrement totalement dédiée à la FC. - la mise en place de plans de formation pluriannuels basés sur une véritable étude de besoins. - la diversification des supports et modalités d’organisation de la FC. - la motivation des enseignants par l’intégration de la FC dans la gestion des carrières nous incitent à dégager quelques pistes de recommandations que nous souhaitons approfondir dans le rapport final En effet, les besoins objectifs (1) importants de formation des enseignants sont évidents. Leur insuffisante satisfaction fait naître des légitimes attentes, voire des frustrations. La réponse ne peut consister, uniquement, en une augmentation des moyens alloués à la formation au coup par coup. Si l’on veut faire de la formation un levier du changement pour accompagner les évolutions du contexte sociétal et mondial et d’accompagner la nécessaire adaptation des compétences des enseignants, il faudra alors l’inscrire dans une véritable ingénierie à trois niveaux : - une ingénierie sociale pour fixer les objectifs stratégiques et politiques auxquels la formation doit contribuer et qui sont, entre autre, « la rénovation du métier d’enseignant afin de les mettre au diapason récent du développement de leur métier - une ingénierie de formation pour lier la formation aux besoins de compétences des enseignants et donc une véritable dispositif d’identification et d’analyse des besoins en lien avec un REC des enseignants - une ingénierie pédagogique pertinente permettant de concevoir les meilleurs modes de formations (organisation et mode de travail pédagogique, supports adéquats, calendrier…). Au-delà, il ne s’agit pas, selon nous d’un simple ajustement de la formation par rapport à l’emploi mais plus fondamentalement, il faut inscrire une véritable ingénierie de la formation entendue comme l’ensemble des procédures et des méthodes mises en œuvre dans la conception, la réalisation, l’évaluation et la validation d’un dispositif de formation, au cœur de la gestion des ressources humaines au sein du ministère de l’éducation nationale et de ses académies régionales ainsi que de ses délégations provinciales. En effet, les mutations engendrées par les missions de l’enseignant évolueront constamment au gré des évolutions structurelles de la Société, de la technologie, des innovations et des exigences de plus en plus élevées du métier d’enseignant. Pour accompagner, à défaut d’anticiper ces changements, la rénovation du métier d’enseignant passe par le renforcement de la formation continue tout au long de la vie scolaire. C’est pourquoi la formation doit s’inscrire dans la durée et faire partie intégrante de la gestion des ressources humaines. Le recours ponctuel aux différents types de formation, fut-il budgétairement satisfaisant, ne peut constituer une solution efficace aux différents problèmes et difficultés rencontrés par les enseignants dans l’exercice de leurs missions. La formation, dans ce cadre, sera toujours confrontée aux risques de l’inappropriation et de l’inadéquation des contenus et des méthodes pédagogiques par rapport aux besoins en compétences professionnelles des enseignants. Elle sera également confrontée au risque de l’inexistence de professionnalisme de l’offre de formation, de l’obsolescence des outils et des contenus et de l’inefficience malgré la relative suffisance des moyens financiers. 18 Par conséquent, la mise en place, avec des personnels compétents, d’une démarche d’ingénierie de formation, au sein de la future Direction de la Formation Continue (DFC) du Ministère de l’Education Nationale au triple niveau central, régional et provincial nous semble indispensable pour accompagner les mutations professionnelles et sociétales relatives au métier d’enseignant. Une véritable ingénierie de formation appliqué par des personnes formées agissant dans des structures autonomes et dotées de moyens humains et matériels adéquats opérant le plus prés des territoires et des lieux d’exercice professionnels des enseignants est ardemment souhaitée par l’ensemble des membres de la communauté éducative. Les composantes de cette démarche d’ingénierie de formation, sont au-delà d’une veille sectorielle et professionnelle1, un référentiel d’emploi, d’activités et des compétences existant sur lequel doit reposer et découler en grande partie tout référentiel de formation. Le développement de la FCE doit comprendre aussi un dispositif d’incitation à la FC pour les enseignants. Des acquis importants en faveur des enseignants en particulier et des personnels de l’éducation nationale par la mise en œuvre du dialogue social entre le Gouvernement et les syndicats enseignants qui s’est traduit par une revalorisation du statut du personnel enseignant et de l’augmentation des indemnités salariales ont été obtenus ces dernières années. D’autres acquis en matière de promotion d’une échelle à une autre au cours de la carrière professionnelle par ancienneté ou par participation aux examens professionnels ont été également obtenus. Il faudra sans doute, si l’on veut inciter les enseignants à se former tout au long de leur carrière, envisager d’incorporer la FC dans le système de promotion. En plus de ces incitations financières le système de motivation doit aussi comprendre des certifications qui attestent des compétences acquises et/ou développées par l’enseignant. Tout cela représente une aide, une reconnaissance et une valorisation nécessaires à l’épanouissement de l’enseignant dans l’exercice de son métier. 1) nous entendons par besoins objectifs de formation, les besoins qui découlent objectivement des compétences requises par l’emploi occupé et des exigences de l’environnement indépendamment de la consciences que les personnes concernées (enseignants) en ont. Les demandes de formation exprimées par ces personnes correspondent à des besoins subjectifs et/ou à la compréhension par ces personnes des besoins objectifs 2) Cette veille a pour but d’analyser les évolutions économiques et professionnelles et leurs conséquences au niveau de l’emploi et de la formation. Ce faisant elle pointe les besoins de formation et facilite les prises de décision d’étudier ou de mettre un dispositif de formation. On pourra réfléchir à un dossier sectoriel et professionnel constitué d’indicateurs relatifs au secteur professionnel choisi, d’une analyse des conséquences des données précédentes en matière d’emploi, de qualification et de formation et d’une synthèse proposant des préconisations et des orientations pour le dispositif de formation. 19 ANNEXES 20 BILAN DES ACTIONS DE FORMATION CONTINUE 2006-2007 DOUKALA ABDA Thématique -Evaluation /Examen Utilisation moyens audio-vis -Expression orale « Games » -Malette Pédagogique -Apprent .de l’Ecriture -Formation de diplômés sup -Ed.Citoyenneté/Anglais -Didactique L.Amazighe -Marionnettes/Ens. du Franç -TIC et Enseigt des Maths -Didactique L.Amazighe -NTIC et enseigt du Français -Formation spécif Anglais -For.en Sc.Sociale -F/Tech/commerciales -NTIC/ Pro Logo Bénéficiaires Prof du Primaire Prof du Primaire ‘’ ‘’ ‘’du Préscolaire Prof du Primaire Nouv. recrutés Prof d’anglais Prof Amazighe Prof du prim/Mo Prof du Second Prof . Amazighe Prof de Français Frof d’Anglais Prof N recrutés Prof du Techniq Prof En Collège Date 30/03/06 04/05/06 27/05/06 10-11 /11/06 07/12/06 18-22/12/06 28/02/07 12-16/03/07 09-14/04/07 23-25/04/07 14-18/05/07 16-18/05/07 15/05/07 28.07.07 25/06 au 06/07/07 02-05/07/07 nombre 30 30 30 30 30 90 80 47 20 22 47 19 45 21 13 45 Durée 01 01 01 02 01 05 01 05 06 03 05 03 01 01 10 07 Nbre Encadr 01 02 01 05 01 06 04 03 02 03 03 03 04 03 03 06 599 53 BILAN DES ACTIONS DE FORMATION DU PROGRAMME GENIE Délégation JADIDA ASFI bénéficiaires Professeurs tous cycles Professeurs tous cycles Nbre 126 114 240 Note/ 02 professeurs par établissement disposant d’une salle multi média Source/ Synthèse réalisée à partir des bilans de la DRH –Bureau des formations et du partenariat Durée 10 par grpe 10 par grpe Formateurs 02/Gpes 02/Gpes Obs 3groupes 3groupes En chiffres absolus, le programme Génie a concerné à lui seul prés de la moitié des effectifs formés par l’ensemble des autres thèmes de formation. 21 BILANS DES ACTIONS DE FORMATION CONTINUE 2007-2008 AREF Doukala Abda Thématiques -Les réseaux informatiques programmation Logo -Didactique L.Amazighe -Référenciel des Programmes Sciences Sociales et préparation de fiches de cours -Formation de Proximité -Formation de proximité -Méthodologie -Didactique L.Amazighe 2ème session -Sciences de l’éducation/Didactique et analyse des curricula -Formation des Professeurs Docteurs Intégrés en 2008 -Evaluation pédagogique/préparation de fiches -Préparation des Prof Docteurs aux examens professionnels -Didactique de la langue Amazighe (3ème session) -Les contes et le théâtre en L.française -Evaluation et remédiation et gestion des classes multigrades Bénéficiaires Prof informatique de collège Prof L.Amazighe Prof Nouvellement Recrutés Prof tous cycles Prof Tous cycles Nouveaux Prof Prim Prof L.Amazighe Prof diplômés nouvellement recrutés Prof intégrés 2008 Prof Diplômés Profs docteurs Professeurs de la langue Amazighe Professeurs du Primaire/péscolaire Profs du Primaire bilingues/arabisés date 29/10 au 1/11 07 19 au 23/11/07 22/11 et 06/12/07 28 et 29/12/07 28 et 29/12.07 13/02/08 10 au 14/03/08 10 au 14/03/08 17 au 21/03/08 14 au 25/04/08 14 au 18/04/08 05 au 09/05/08 05 au 09/08 30/06 au 03/07/08 Nbre durée Nbre Enc 27 04 03 70 24 05 02 05 02 2423 02 2609 02 50 70 63 01 05 15 43 53 50 05 10 30 63 38 49 20 05 10 05 05 05 05 06 11 05 02 34 2920 04 PROGRAMME GENIE Thématique Formation à l’utilisation des tableaux interactifs Bénéficiaires Formateurs et coordinateurs Génie Date 02 au 04/04/08 Nbre Durée Encadr 16 03 1 Source/ Synthèse réalisée à partir des bilans de la DRH –Bureau des formations et du partenariat 22 PLAN D’ACTION ANNUEL -2008/2009 EN FORMATION CONTINUE THEMATIQUES -Langue et culture Amazighes Session I -Langue/culture Amazighe session 2 -Langue/Culture Amazighe Session 3 -A l’initiative des inspecteurs -Réalisation d’un cyberjournal -L’Approche par Compétences -Techniques de l’expression orale Bénéficiaires Date Prof de l.Amazighe 27 au 31/10 /08 09 au Prof de l/Amazighe 13/02/09 13/04 au 17/04/09 Février2009 Mars 2009 Nbre Durée 70 03 Encadrt 03 15 70 15 800 400 2 2 Prof de collèges Profs de français Prof de français Primaire EducatricesPrescol 23/24mars09 120 09 au 12 mars 2009 15 15 8sessions 6 4sessions 4 T/ 66Jours 02 02 03 04 10 PROGRAMME GENIE(1) REPARTITION 1er GROUPE 2ème Groupe 3ème Groupe 4ème Groupe Bénéficiaires 2 Profs /Etablissemt 2 Profs/Etablissemt 2 Profs/Etablissemt 2 Profs/Etablissemt Date 13-17/10/08 24-28/11/08 15-19/12/08 19-24/01/09 09-13/02/09 23-27/03/09 20-25/04/09 19-23/05/09 Nbre Durée Encadret 346 80 8 346 80 8 1. Sous réserve de l’équipement des établissement 23 BILAN DES ACTIONS DE FORMATION CONTINUE DES ENSEIGNANTS AREF MEKNES TAFILALET- Années 2006 et 2007 THEMATIQUES Approche par Compétences BENEFICIAIRES -Enseignants tous cycles Confondus -Inspecteurs du Primaire -Inspecteurs du Secondaire -FormateursCFI (national) -Inspecteurs AREF -Professeurs tous cycles -Inspecteurs Coordinateurs -Professeurs du Primaire -directeurs du Primaire -Tous les personnels concernés Professeurs des sciences de la vie et de la terre Nbre 12030 60 91 410 254 2259 16 3742 30 160 387 Durée 66 jours 02 jours 02 17 04 04 Curricula et manuels scolaires TICE Didactique de la langue Amazighe Méthodologie de la prise en charge des classes du préscolaire Santé scolaire 61 04 12 05 BILAN DES OPERATIONS DE FORMATION CONTINUE 2006 et 2007 (Coopération) PROJET DOMAINE DE FORMATION Projet d’Etablissement Programme d’adaptation Bénéficiaires Profs tous cycles Inspecteurs Profs des établissements intégrés au projet Profs Tous les cycles Prof des établissements intégrés Profs du Primaire concernés Directeurs et Inspecteurs concernés Formateurs –Animateurs et encadreurs administratifs Nbre 602 Durée 26 ALEF -TICE -Soutien socio-pédagogique MEDA -Gestion des classes multigrades 770 180 46 09 713 08 -Méthodologie de l’évaluation des apprentissages Education non Andragogie-Communication et formelle et Activités d’enseignement Alphabétisation Le système informatique 2398 148 24 PROJET DE PROGRAMME DE LA FORMATION CONTINUE AU TITRE DE LA DOTATION BUDGETAIRE 2008-MEKNES/TAFILALET CADRE THEMATIQUE Développement des FORMATION capacités des Enseignants CONTINUE Utilisation des manuels scolaires Didactique de la langue Amazighe Intel bureautique Techniques de communication Andragogie BENEFICIAIRES -Profs tous cycles -Profs Etablissements Privés -Enseignants du Préscolaire -Profs tous cycles -Profs de la Amazighe nouvellement recrutés -Profs tous cycles Animateurs Directeurs Ecoles Primaires Enseignant chargés du soutien Nbre 5618 500 200 Durée sessions 09 15 03 05 5618 1000 679 1494 2363 15 20 30 60 112 05 04 05 10 44 GENIE EDUCATION NON FORMELLE PROJET DE PLAN D’ACTION ACADEMIQUE – 2008/ 2009 – MEKNES-TAFILALET CADRE THEMATIQUE Initiation à l’Informatique Maintenance GENIE Réseaux Informatiques Profs 259 BENEFICIAIRES Inspecteurs – directeursd’ecoles Profs Nbre 844 259 Durée 04 Date 11/08 à 07/09 11/08 à 07/09 11/08 à 07/09 25 AREF TADLA –AZILAL BILAN DES ACTIONS DE FORMATION CONTINUE -ANNEE 2006-2007 – THEMATIQUE -Préparation des examens professionnels -Enseignement de la langue Amazighe -Innovations pédagogiques BENEFICIAIRES Profs tous cycles Profs Profs du Primaires et sortants des centres de formation -Enseignement Préscolaire Profs de ce cycle -Approche par compétences Profs formateursprofs tous cycles -Formation pédagogique des enseignants Enseignants contractuels contractuels -Formation pédagogique Profs diplômés Nbre 713 966 368 Date Durée 45 13 15 Encad - 28 4082 86 49 - 5 12 20 17 - Source/bilan de la formation initiale et continue-UCFC2007 BILAN DES ACTION DE FORMATION CONTINUE –SEMESTRE I Année 2008DATE 11 au 16/02/08 Profs du Qualifiant 25/02 au 01/03/08 Profs du collégial 10/03 au 15/03 Profs du Collégial 24/03 au -Utilisation pédagogique des TICE 29/03/08 Profs du Collégial 14/04 au 19/04/08 Profs du Primaire 24/04 au 30/04/08 Profs du Primaire 05/05 au 10/05/08 Profs Diplômés(Docteurs) 18/02/08 affectés au secondaire au -Formation en législation scolaire ; 23/02/08 Pédagogie et didactique des Profs diplômés affectés au 11/2/08 disciplines. primaire au 16/02/08 THEMATIQUE BENEFICIAIRES Profs Qualifiant Nbre Durée Encad 20 06 02 18 18 18 17 18 16 45 06 06 06 06 06 06 06 02 02 02 02 02 02 18 36 06 21 206 Source/ Document AREF-Cellule Informatique 54 53 26 27 Enseigner est un métier que l’on doit exercer avec compétence et de façon éthique et responsable Objectifs de la formation continue des enseignants (FCE) : Accompagner, dès débuts dans le métier, ainsi que de faciliter son adaptation, tout au long de sa carrière, de façon à le rendre apte à maîtriser les évolutions et les changements dans le domaine éducatif au plus prés des lieux où s’exerce le métier d’enseignant Centres Régional de formation (CRF) Présidé par le Directeur (rice) de l’académie, il est composé de tous les partenaires ou de leurs représentants de la communauté éducative régionale : parents d’élèves, enseignants, inspecteurs coordinateurs, formateurs ou ingénieurs de formation, délégués, chefs d’établissement, partenaires éducatifs. En matière de FCE, il traduit en académie les orientations et stratégies nationales et définit les orientations régionales de la FC et responsable de la gestion budgétaire des moyens alloués al FCE. Il prend en compte les besoins des établissements et des personnels enseignants au niveau régional et provincial afin de satisfaire les besoins de formation des enseignants au plus prés des territoires où ils exercent leur métier. Le Directeur (rice) de l’AREF arrête le cahier des charges du Plan Académique de Formation (PAF) et adopte, après avis, du Service Régional de Formation. En liaison avec les Délégués (es), les inspecteurs coordinateurs, les Chefs de Divisions et services académiques et l’ensemble des membres du CRF, le Directeur (rice) assure la coordination de l’ensemble du dispositif académique de FCE et en garantit la cohérence. Structure Régionale de formation (SRF). « L’optimisation des moyens, la coordination de l’offre des CRF et la mise en œuvre opérationnelle de la formation continue seront effectués par les SRF, qui représenteront le relais au niveau régional de la future Direction centrale de la formation des cadres. » Sous la responsabilité d’un un ingénierie de formation, elle est placée sous l’autorité directe du Directeur (rice) de l’académie. Il (elle) est chargé(e) de l’opérationnalisation des décisions en matière de formation continue des enseignants prises par le CFR aussi bien pour les formations nationales que pour les formations régionales et provinciales. Le (la) responsable, ingénieur de formation, du SRF travaille en étroite collaboration avec les Délégations et plus particulièrement avec les services et Divisions en charge de la FC des 28 enseignants. Sous l’autorité du Directeur de l’académie, il (elle) est aussi le correspondant formation des Directions centrales au niveau national. Il (elle) peut se faire aider par un réseau de correspondants RH-Formation au niveau des provinces éloignées. Ces correspondants doivent être aussi formés en ingénierie de formation Le (la) Responsable SRF, aidé(e) par les correspondant(e)s RH-FC, prend en compte des besoins identifiés par le corps d’inspection (coordinateurs et de territoires) qui procède à l’analyse permanente des besoins de FCE. Il (elle) intègre aussi les besoins repérés par les chefs d’établissement ainsi que les souhaits exprimés par les enseignants sous la forme qu’il s’agira d’établir. Il (elle) contribue avec les personnes concernées (inspecteurs, enseignants) à l’élaboration de contenus pour les formations définies localement en veillant, autant que possible, à la conformité des actions de formations avec le référentiel des emplois et des compétences (REC) et des besoins exprimés par les enseignants. Dans ce cadre on peut aussi envisager, en plus, la possibilité, à terme, une identification des besoins sur la base d’un bilan de compétences permettant à chaque enseignant de faire valider ses acquis professionnels et de déterminer ses besoins de formation. Aidé(e), le cas échéant par des correspondant(e)s RH-FC, il (elle) met en œuvre le plan académique de formation et organisera concrètement les stages prévus dans ce plan en élaborant les cahiers de charge des actions de formations prévue et en viellant à procéder à une informations la plus large possible auprès de tous les partenaires et auprès des enseignants. Il (elle) établit en concertation et en tenant compte des contraintes et de la réglementation en vigueur en matière de service des enseignants, le calendrier annuelle des stages de FC. Il (elle) assure la logistique et se charge de l’envoie aux Délégations et aux établissement les convocations adressées aux enseignants concernés Il (elle) veillera à assurer un suivi administratif, financier et pédagogique de toutes les actions du PAF ainsi que des FCE décidées par le CRF. Il participera à l’élaboration des dispositifs d’évaluation des actions de FCE. Sous l’autorité du Directeur (rice) de l’académie, il gère le budget arrêté par le CRF pour le financement de la FCE. Le plan académique de formation : Le PAF est composé d’actions de FCE définies nationalement par les Directions centrales conformément aux orientations nationales et de formations définies au niveau régional et provincial par le CRF en réponses aux besoins de formations des enseignants et aux orientations locales. Les stages de formation continue sont établis en concertation avec les formateurs, les représentants des enseignants et les instances institutionnelles nationales et académiques et provinciales. Ils permettent de faire évoluer les connaissances et d’élaborer des ressources et aussi de préparer aux concours. Le PAF est consultable dans les établissements et en ligne. Il permet aux enseignants de prendre connaissance des formations proposées dans leur académie et/ou province dès le mois de mai en vue d’une inscription pour l’année suivante. L’organisation des actions de formation ainsi que les modalités de désignation des stagiaires sont adaptées aux objectifs définis. La formation de formateurs Elle représente un des axes prioritaires de la politique des Centres Académiques de Formation Continue (CAFC) puisqu’elle a pour mission de favoriser la maîtrise des mutations en cours et à venir dans le vaste champ de la formation et de l’éducation. 29 Pour mieux servir cette mission, elle se situe à l’articulation entre les travaux de la recherche universitaire et les pratiques pédagogiques dans les écoles, collèges et lycées et s’inscrit dans un large dispositif de formation diversifiées qui se concrétise par des offres de formation selon un plan de formation spécifique à chaque CAFC ou regroupées par pôle Contenus de la FI et de la FCE - approfondir la connaissance de sa discipline et de sa didactique - s’ouvrir vers d’autres disciplines et développer une culture général : maîtrise de langue étrangère et maîtrise de l’usage professionnel des TIC pour l’enseignement - Connaître les publics scolaires : psychologie du développement, théories des apprentissages, sociologie de l’école - Connaître l’école et son contexte social et culturel : dimensions institutionnelles, sociologiques, historiques, éthiques, philosophiques, politique, environnements sociaux. Les enseignants doivent pouvoir comprendre les caractéristiques du milieu scolaire dans lequel ils interviennent - Réinstaurer les stages d’immersion dans le contexte local du lieu d’affectation et articuler lors de ces stages, l’observations en milieu scolaire et les enseignements et stages de FC cités ci-dessus. 30 Le Référentiel des emplois et des Compétences (REC) des enseignants Le REC constitue l’outil à partir duquel la formation, quelle soit initiale ou continue, se prévoit et s’organise. Au niveau de l’enseignement scolaire, la formation continue sera dispensée au niveau des SRF qui disposent de moyens matériels et des ressources humaines requis. L’évaluation des besoins en formation continue sera effectuée par les SRF au niveau des Académies. Des programmes de formation continue à la carte pourraient également être dispensés par les universités (FUE) sous forme de conventions ou de contrats de formation passés entre Académies et Universités. 31

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