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Semaine 13-19.72009.doc

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Semaine 13-19.72009.doc Powered By Docstoc
					Éphémérides G.L. – Semaine du 13 au 19 juillet 2009



RESUME : En RDC, l’état-major des FARDC, dont la hiérarchie est
accusée par Human Rights Watch de couvrir ou d’être complice des crimes
sexuels endémiques dans l’armée (RDC_3), ce que cette hiérarchie dément
avec vigueur (RDC_3_1), menace une nouvelle fois de recourir à la force
pour neutraliser les bandes armées de l’est du pays (RDC_1). Par ailleurs,
l’opération Kimya 2, qui n’a pas encore véritablement débuté, serait
désapprouvée par une majorité de la population, selon une enquête menée
par OXFAM (RDC_7).

Sur le terrain, des affrontements entre les FARDC et des milices Maï-Maï
ont encore eu lieu au Nord-Kivu où une localité a été reprisé par l’armée
(RDC_4) (RDC_8), tandis qu’au Sud Kivu ces affrontements ont opposé la
MONUC, toujours démunie de moyens et à laquelle la Belgique vint de
fournir un C-130 (RDC_2), les FARDC et les FDLR (RDC_5) (RDC_6)
(RDC_9).

En Ituri, des groupes de miliciens non identifiés ont attaqué plusieurs
localités en territoire d’Irumu (RDC_10), tandis qu’en Province Orientale,
les bandes armées de la LRA continuent leurs attaques meurtrières en
territoire de Niangara et de Faradje (RDC_11) (RDC_12).

Dans le domaine politique, un conflit est né au sein du PALU où Thérèse
Pakassa, un ancien ténor du parti, prétend remplacer Antoine Gizenga au
poste de secrétaire général du parti (RDC_13).

Dans le domaine de la justice, alors qu’une ONG congolaise salue la
position des évêques sur la corruption omniprésente, le ministre de la
Justice entend pratiquer la tolérance zéro en matière de corruption
(RDC_14). Dans la même matière et dans la foulée de son discours du 30
juin, le chef de l’Etat a révoqué une centaine de magistrats dont le premier
président de la CSJ et le procureur général de la République (RDC_15).

Dans le domaine économique, l’actualité est surtout minière. Selon le
Centre d’expertise des matières précieuses, 125 kilos d’or ont été
officiellement exportés par la RDC qui en a pourtant produit cinq tonnes
(RDC_16). Par ailleurs, les organisations de la société civile oeuvrant dans
le domaine des ressources naturelles appellent une fois encore le
gouvernement à promouvoir la transparence dans le processus de
négociation des contrats miniers (RDC_17), tandis que l’ASADHO-
Katanga accuse les autorités de Likasi et de Kambove de favoriser
l’exploitation illicite de l’uranium de Shinkolobwe (RDC_18). Enfin, un
fonds vautour s’est attaqué au Groupement traitement du terril de
Lubumbashi qui est incapable d’honorer un solde d’impôts du fait de la
saisie-arrêt sur les comptes de cette société (RDC_19).

Dans le domaine social, une grève a éclaté à l’ONATRA : les travailleurs
accusent les responsables d’ « incapacité notoire » (RDC_20).

En ce qui concerne les relations extérieures, la Chine et la RDC ont décidé
de renforcer les liens entre leurs parlements et leurs partis dirigeants
respectifs (RDC_21_1). Par ailleurs, la justice helvétique a ordonné le
déblocage des fonds de l’ancien président Mobutu (5,2 millions d’euros) au
profit des membres de sa famille (RDC_21).

Dans le domaine de la coopération internationale, on signalera que le
ministre belge de la coopération a octroyé un budget complémentaire pour
deux ONG belges qui sont spécialisées dans le domaine de la justice
(RDC_22).

Au Burundi, sept partis déplorent le forcing du gouvernement en matière
de réforme du processus électoral (BUR_1). Par ailleurs, la Commission
nationale pour la vérité et la réconciliation lance une enquête sur les
mécanismes possibles de justice transitionnelle appropriée au Burundi
(BUR_2).

En Ouganda, le procureur de la CPI estime que le chef de la LRA, Joseph
Kony, ne signera jamais des accords de paix et qu’il doit à tout prix être
arrêté (OUG_1).

En ce qui regarde le Rwanda, le TPIR a condamné à la prison à vie l’ancien
gouverneur de Kigali impliqué dans le génocide de 1994 (RWA_1).



BURUNDI

Vie politique…

(BUR_1) BINUB – 13/7

Sept partis politiques à savoir le Frodebu, l’ADR, le MSD, le CNDD, le MRC, le FNL et le
Radebu exhortent le Président de la république à constater que le forcing réalisé par le Conseil
des ministres de jeudi dernier compromet la promesse qu’il avait faite le 01 juillet 2009 au
peuple burundais de réaliser des élections apaisées en 2010.
Ils demandent en outre à la CENI de mettre en place dans les meilleurs délais un cadre
permanent de consultations entre les différents acteurs politiques, la société civile ainsi que
les bailleurs de fonds. Ce cadre devrait prévenir tout dérapage et toute menace contre le
processus électoral.

Lire la déclaration des partis politiques sous :
http://binub.turretdev.com/index.php

Justice, Droits de l’homme…

(BUR_2) Panapress – 14/7

La Commission nationale pour la vérité et la réconciliation (CVR) a lancé, mardi, une
campagne visant à recueillir les avis de différentes catégories de la population sur la forme de
justice à instaurer dans le pays pour recoudre le tissu social qui a été déchiré par plusieurs
années de crise socio- politique au Burundi, apprend-on de source officielle à Bujumbura. La
CVR est prévue par l'accord d'août 2000 à Arusha, en Tanzanie, sur la paix et la réconciliation
au Burundi.

La commission compte atteindre un échantillon de plus de 4.000 personnes, avant de produire
un rapport-synthèse sur les mécanismes d'une justice transitionnelle appropriée au Burundi, a
fait savoir à la presse au lancement de la campagne, le président de la CVR, Festus Ntayungu.

Les entretiens seront strictement confidentiels dans le souci de protéger et stimuler les sources
à parler librement, a-t-il encore tenu à rassurer l'opinion.

La période qui intéresse la commission va de 1962, date de l'indépendance nationale du
Burundi, à nos jours.

Le Burundi est également demandeur d'un Tribunal pénal international ayant pour mission
d'enquêter et punir les coupables des crimes de guerre, de génocide et contre l'humanité qui
pourraient avoir été commis dans le pays.

L'histoire du Burundi a été jalonnée par des cycles de violences souvent aiguës, sur fond de
rivalités ethniques, et les dates repères des différentes tragédies nationales sont les années
1959, 1965, 1972, 1988, 1991 et 1993.

Le travail de la commission risque néanmoins de pâtir des lectures différentes de cette histoire
sanglante selon l'appartenance politico-ethnique des burundais, estime-t-on dans les milieux
des analystes politiques à Bujumbura.

Certains acteurs-clé, encore en vie, de la politique nationale conservent toujours des positions
dominantes dans la société et risquent, de ce fait, de constituer des obstacles majeurs à
l'éclosion de toute la vérité sur les crimes de sang qui ont endeuillé le Burundi, ajoutent les
mêmes sources.

OUGANDA

Sécurité, Armée…
(OUG_1) Reuters – 14/7

Ugandan rebel leader Joseph Kony will never sign a peace agreement so international efforts
should focus instead on arresting him, the International Criminal Court prosecutor said.

ICC prosecutor Luis Moreno-Ocampo said late on Monday that past mediation efforts in 2007
and 2004 had failed and served only to allow Kony to recruit and re-arm. "This is a fantasy,
Kony will never make peace," he said in the interview with Reuters and BBC. "When he is
weak, he goes for peace negotiation. Then he gets money, he gets food, he buys weapons and
he attacks again. How many times will he cheat ?".

Kony, a self-styled prophet, has said he will surrender only if the ICC warrants are
withdrawn.

"The retaliation shows that Kony has to be arrested," Moreno-Ocampo said. "They tried the
Juba talks (in 2007), they offered him everything and he refused."

Last year's multinational offensive, which was launched with logistical and intelligence
support from the United States, failed because it attempted to destroy Kony's army, and had
not addressed the root of the problem, he said. "If you just kill more soldiers ... Kony will
abduct more children," Moreno-Ocampo said, adding that the rebel group will likely collapse
if Kony is arrested.

Congo's army has "no control", he said, but improving regional cooperation could help finally
capture him. "It's not about attacking the group as such, it's arresting Kony himself (that
matters), and I think no one has ever tried," he said. "The international community has to be
stronger and more precise in how they conduct operations."

Uganda was the first country to refer a case to the ICC when it secured indictments for Kony
and four other LRA lieutenants. However, critics say the warrants are the main hurdle to
ending the insurgency, which killed tens of thousands and forced over two million people in
northern Uganda to flee their homes.

Kony has said he wants to rule Uganda according to the 10 Commandments. However,
according to Moreno-Ocampo, his raison d'être is just to kidnap children for sex slaves and
soldiers. "Kony is a criminal, who likes to commit crimes ... He's been doing it for 22 years,
he will keep doing it for the rest of his life," he said.

RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Radio Okapi – 14/7

Le porte-parole des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), le
colonel Léon Richard Kasonga a lancé, mardi à Kisangani, un appel aux FDLR, aux LRA et
certains congolais qui se déguisent en rebelles ougandais de déposer les armes.
Les FARDC utiliseront la force pour neutraliser ceux qui ne vont pas obtempérer, menace le
colonel Kasonga. " Il se trouve que des bandits congolais qui, à l’époque, étaient otages, soit
opéraient avec les éléments ougandais de la LRA, commettent des bêtises, font n’importe
quoi. La population locale a l’obligation de dénoncer ces gens-là. Mais, nous Forces armées
de la République, nous avons l’obligation constitutionnelle de les localiser, de les identifier
avec l’aide de la population; mais de les traquer et de les neutraliser. Quoi qu’il en coûte,
parce que c’est notre devoir sacré", ajoute-t-il.

Le colonel Kasonga affirme, en outre, avoir été mandaté par les FARDC pour adresser ce
message aux FDLR: «Partout où vous vous trouvez, regroupez-vous. Rendez-vous, soit aux
FARDC, soit aux forces de la Monuc, soit aux ONG qui ont en en charge ce genre de
problèmes. À ce niveau-là, il sera très facile d’organiser votre rapatriement (au Rwanda).»

Par ailleurs, le chef d’état-major général des FARDC, le général Didier Etumba, séjourne à
Kisangani depuis dimanche dernier, en mission d’inspection des troupes. Selon le porte-
parole des FARDC, cette mission consiste à rappeler à tous les militaires congolais que les
règles de discipline doivent être scrupuleusement respectées par tous les hommes en
uniforme, aussi bien en temps de guerre qu’en temps de paix.

(RDC_2) Belga – 14/7

Un avion de transport militaire C-130 "Hercules" s'est envolé mardi de l'aéroport de
Melsbroek à destination de Kisangani où il renforcera la MONUC, toujours à la recherche de
moyens aériens, a annoncé le ministère de la Défense.

"Pour une période de six mois, la Belgique va engager 25 militaires ainsi qu'un avion de
transport C-130 au profit de la MONUC", a indiqué le ministère sur son site internet.

De Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale et troisième ville de l'ex-Zaïre, cet appareil -
qui a conservé sa livrée de camouflage grise, mais dont la dérive porte les lettres "UN" (pour
Nations Unies) en noir, a constaté un journaliste de l'agence BELGA - effectuera des vols de
transport tactiques et stratégiques. Appareil et détachement seront placés sous le contrôle
opérationnel du commandant de la force de la MONUC, le lieutenant-général sénégalais
Babacar Gaye.

(RDC_3) AFP – 16/7

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a accusé jeudi la hiérarchie des forces armées de
République démocratique du Congo (FARDC) de couvrir ou d'être complice de crimes
sexuels "endémiques" dans le pays, réclamant un tribunal "mixte" international et congolais
pour les juger.

Quelque 7.703 cas de violences sexuelles ont été enregistrés par l'ONU en 2008 dans l'est du
pays. Et depuis janvier dernier, les cas de viols dans les provinces du sud et nord Kivu "ont
doublé ou triplé", selon ce rapport de l'organisation de défense des droits de l'Homme intitulé
"Les soldats violent, les commandants ferment les yeux". HRW a plus spécifiquement
examiné 250 cas survenus entre janvier et mai 2009 au Nord-Kivu, et conclut que 143 étaient
des viols perpétrés par des soldats de l'armée congolaise. Les FARDC "comptent parmi les
principaux auteurs de ces actes, contribuant au climat d'insécurité et d'impunité qui règne
actuellement dans l'est du Congo", dénonce l'ONG.
Certes, "le gouvernement congolais, l'ONU et d'autres ont fait beaucoup en matière d'aide aux
victimes de violences sexuelles", note l'auteur du rapport, Juliane Kippenberg. "Mais pour ce
qui est de mettre fin au climat permissif qui engendre ces violences, leurs initiatives se sont
avérées limitées". "La responsabilité pénale des officiers supérieurs, et notamment leur
responsabilité du commandement, fait rarement l'objet d'enquêtes de la part des procureurs
militaires", dénonce encore HRW, regrettant que les commandants militaires restent des
"personnages puissants et intouchables traités comme tels par les dirigeants politiques et
militaires".

Human Rights Watch suggère la création d'une "chambre mixte" composée de juges et de
procureurs congolais et internationaux, "qui aiderait à remédier aux faiblesses du système
judiciaire national". L'organisation appelle également le Conseil de sécurité de l'ONU à
adopter des "mesures sévères" à l'encontre des gouvernements et groupes armés qui
commettent des violences sexuelles au Congo et ailleurs", notamment des interdictions de
voyager.

Lire le rapport sous :
http://www.hrw.org/fr/news/2009/07/16/rd-congo-les-commandants-de-l-arm-e-doivent-tre-
tenus-pour-responsables-des-viols

(RDC_3_1) AFP – 16/7

Le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a jugé
"dénué de tout fondement" un rapport de l'ONG Human Rights Watch (HRW) accusant la
hiérarchie militaire de couvrir ou d'être complice de crimes sexuels "endémiques" dans le
pays.

"Ce rapport est dénué de tout fondement", a déclaré jeudi le colonel Léon-Richard Kasonga,
selon qui les autorités militaires ne sont pas restées "muettes" et ont "décrété la tolérance-zéro
face aux actes répréhensibles".

"Certains commandants ont déjà déférés quelques soldats devant la justice. Il y a en ce
moment deux procès à Kavumu (Sud-Kivu) et à Walikale (Nord-Kivu) dans lesquels
comparaissent des militaires présumés auteurs de viols et tortures", a répondu le porte-parole
militaire à l'AFP. "Si ces soldats comparaissent, c'est parce qu'ils ont été traduits en justice par
leurs commandants. Comment ces commandants seraient-ils en train de fermer les yeux dans
ce cas? ", s'est-il interrogé. Ces accusations ne sont qu'une façon pour cette ONG de "se faire
(vendre)" a simplement réagi le ministre de la Défense, Charles Moando Nsimba, interrogé
par l'AFP.

   -   Kivu

(RDC_4) Radio Okapi – 12/7

Les forces armées de la RDC ont repris vendredi dernier le contrôle de Lunyasenge, localité
située à plus de 200 kilomètres au nord de Goma, au bord du lac Edouard, dans la partie sud
du territoire de Lubero. Les FARDC y ont délogé, après de violents combats, les Maï-Maï du
Pareco qui occupaient cette partie du Nord Kivu.
La population du secteur Kamandi-Lunyasenge qualifie de précaire le calme qui règne dans
leur région après les affrontements qui ont délogé les combattants Pareco vendredi dernier.
D’après ces habitants, les affrontements ont commencé jeudi soir sur les collines surplombant
Lunyasenge, dans la localité de Taliha.

Le vendredi matin, face aux combattants Maï-Maï qui battaient en retraite, la population de
Lunyasenge ont fui le milieu avant l’arrivée sur place des militaires FARDC. Les uns se sont
dirigés vers Kirumba à l’ouest, les autres sont arrivés par pirogue à Vitshumbi vers le sud.
D’après les sources administratives de Kikuvo, les Maï-Maï du Pareco, délogés de
Lunyasenge, ont longé le lac Edouard au nord vers Kisaka, à environ 30 kilomètres de
Kamandi.

Les responsables de la 2e brigade intégrée confirment la nouvelle, mais ne fournissent aucun
bilan. Pendant ce temps, les habitants de Kamandi-Lunyasenge, affirment qu’ils ont peur pour
leur sécurité. Ils demandent aux FARDC d’établir des positions permanentes dans le secteur
pour empêcher toute tentative de retour des combattants Pareco.

(RDC_5) Radio Okapi – 13/7

Des bandes armées assimilées aux FDLR ont brûlé 25 maisons dans la nuit de vendredi à
samedi dans 2 localités. Les faits se sont déroulés au Sud-Kivu, précisément dans la chefferie
de Kalonge, en territoire de Kalehe.

Plusieurs milliers de personnes ont fui en direction de Butwashenge à Irambo, d'autres vers
Cifunzi aux côtés des positions des FARDC. L'autorité locale parle aussi de 18 personnes
emportées vers une destination inconnue.

(RDC_6) Reuters – 13/7

Rwandan Hutu rebels attacked a United Nations peacekeepers' base in eastern Congo on
Monday, wounding one Pakistani soldier, the U.N. said.

The attack by the Democratic Forces for the Liberation of Rwanda (FDLR) was repulsed after
exchanges of heavy weapon and machine-gunfire. It was likely to be linked to the U.N.
mission's attempts to intervene over the weekend when the rebels attacked civilians near the
town of Mwenga, in South Kivu province, a U.N. military spokesman said.

"Our base in Mwenga came under intense fire from small arms, rocket launchers and machine
guns by FDLR elements from south and south-eastern directions," U.N. military spokesman
Lieutenant-Colonel Jean-Paul Dietrich said. U.N. troops fought back with mortar and
machine-gun fire, he said. One U.N. soldier was wounded in the arm by rebel fire. Dietrich
gave no details on rebel casualties.

Over the last two days, Dietrich said peacekeepers from the base in Mwenga had been
pursuing FLDR rebels reported to have attacked civilians nearby. "It is highly possible that
there is a link. I believe so," he said on Monday's attack.

Voir aussi sous :
http://www.radiookapi.net/index.php?i=53&l=0&c=0&a=23971&da=&hi=0&of=0&s=&m=2
&k=0&r=all&sc=0&id_a=0&ar=0&br=qst
(RDC_7) Reuters – 14/7

Most civilians in eastern Democratic Republic of Congo disapprove of the current military
strategy being used to try and pacify their region, according to a survey by aid group Oxfam.
Some 85 percent of those interviewed said security conditions had got worse, not better,
during United Nations-backed military operations launched this year to defeat Rwandan,
Ugandan and local gunmen in Congo's east.

As in Congo's previous conflicts, civilians rather than soldiers are bearing the brunt of the
killings, rapes and abuses, which analysts and aid groups say are committed by government
soldiers as well as those they are attacking.

Oxfam undertook the survey in May and canvassed 764 people in 27 communities across
Congo's eastern provinces, where 1 million people have fled their homes this year. "My
conclusion is that nobody asked the opinion of the people most concerned, which are eastern
Congo's civilians, before launching military operations that have had catastrophic
humanitarian consequences so far," Marcel Stoessel, head of Oxfam's Congo office, told
Reuters.

According to Oxfam's survey, just two of the 14 communities which are affected by Rwandan
Hutu rebels supported the attacks, which began in January when Rwanda sent its army across
the border but have continued with U.N. support. Ten of these communities preferred a policy
of voluntary disarmament while nine of them also suggested Rwanda should open talks with
rebels based in the Kivu provinces.

Oxfam added to the criticism of the U.N. for supporting army operations which are being led
by rights abusers, and Congo's government for failing to arrest officers responsible for them.
"Army support must be conditioned to the withdrawal of known authors of human rights
abuse and the release of child soldiers," Stoessel said. General Bosco Ntaganda, one of the
Congolese commanders directing operations in the Kivus, is wanted by the International
Criminal Court on war crimes charges.

Lire le rapport d’Oxfam (en français) sous :
http://www.reliefweb.int/rw/rwb.nsf/db900sid/VDUX-7TXMPM?OpenDocument

(RDC_8) Radio Okapi – 14/7

Les FARDC et les combattants Maï-Maï de l'ex-groupe armé Kifua-Fua se trouvent face à
face, depuis ce lundi à 2 km du village Musenge dans le territoire de Walikale, au Nord Kivu.
Prise de peur, la population locale évacue le village.

Selon les fugitifs, les affrontements sont imminents entre deux groupes. Un paysan de
Musenge a d’ailleurs été blessé, dimanche, par balle. Et les Casques bleus de la Monuc ont dû
s’interposer dans la zone tampon de 2 km entre les deux camps.Les Maï-Maï empêchent les
FARDC de reprendre le contrôle du village où ils perçoivent 1 500 Francs congolais sur des
civils à une barrière illégale.

« Nos soldats FARDC cherchent à entrer dans Musenge, alors que les autres (les Maï-Maï
Kifua-Fua) ne veulent pas abandonner cette position. Nous préférons alors nous en aller et
leur laisser le village. De sorte que, si jamais ils se battaient, qu’ils le fassent alors derrière
nous.», témoigne un habitant en fuite.

Depuis jeudi dernier, la Monuc, informée de la situation, a dépêché à Musenge, une équipe
des Casques bleus uruguayens pour protéger la population civile. Anthony Banbury, Assistant
du Secrétaire général de l’ONU chargé des opérations de terrain, en provenance de New
York, s’est également rendu à Musenge ce lundi.

La présence des Casques bleus rassure les habitants de Musenge. Mais ces derniers souhaitent
que les FARDC prennent effectivement le contrôle de la localité et que l’intégration des Maï-
Maï Kifua-Fua soit accélérée dans l’armée nationale.

(RDC_9) Radio Okapi – 15/7

Les habitants de Lemera-centre, près de 80 Kms au nord-ouest de la cité d'Uvira, se sont
réveillés ce mercredi matin sous les détonations d’armes lourdes, de bombes et de
mitraillettes. Les coups de feu ont duré près de 2 heures, selon les sources sur place. Bilan,
une femme tuée par balle, un FARDC blessé et plusieurs habitants qui désertent leurs
villages.

C'est la deuxième attaque surprise contre les FARDC depuis leur déploiement dans ce
sanctuaire des combattants rwandais FDLR. Selon des sources militaires locales relayées par
les acteurs locaux, c'est une position des FARDC située à Mahungubwe qui a été attaquée par
des éléments FDLR venus de Bwagwa. Une femme qui tentait de fuir de sa maison a été tuée
par balle, un soldat FARDC blessé, et certains habitants, sous la panique, se sont dirigés vers
Kibanga dans les périphéries de Lemera-centre. Le staff des médecins de l'hôpital de Lemera
qui confirment l'information se disent inquiets pour leur sécurité et demandent la protection
de la Monuc.

Sur l’autre axe de Rubanga. La majorité des habitants de Langala et Katiaza continuent à
déserter les villages, craignant toujours un éventuel combat entre les FARDC et les FDLR.
Rappelons que dans la nuit de lundi à mardi, les FARDC sont tombés dans une embuscade sur
la route de Lemera. D’après le porte-parole de l'opération Kimya 2 au Sud-Kivu, une position
des FDLR a été incendiée, un élément FDLR tué, 3 autres capturés et des armes et munitions
récupérées. Selon d’autres sources, un soldat FARDC aurait également été tué lors de cette
attaque.

   -   Ituri

(RDC_10) Radio Okapi – 14/7

Des miliciens ont attaqué le week-end dernier deux villages en territoire d’Irumu. Il s’agit des
localités de Sililo et de Sidabo situées respectivement à 25 et 30 kilomètres au Sud de Bunia.
Les autorités coutumières proches de ces villages affirment que ces assaillants ont tué deux
civils, incendié des cases et pillé les biens des habitants qui ont déserté leurs villages
d’origine.

Les localités de Sililo et Sidabo, à environ 80 kilomètre au sud-ouest de Bunia, ont été
dernièrement le théâtre des actes de pillage perpétrés par des miliciens. Selon le chef de la
collectivité de Basilia, ces miliciens ont tué deux jeunes garçons d’une même famille, âgés de
17 et 20 ans. Ce dernier affirme que les assaillants ont également incendié certaines cases
dont le nombre n’a pas été précisé.

D’après le chef de Tshai, un autre groupe de miliciens ont envahi le samedi dernier le village
de Sidabo et organisé un pillage systématique. Là aussi, ces inciviques ont emporté des habits,
des téléphones et de la volaille. Comme si cela ne suffisait pas, ils ont encore tué des vaches
et emporté leur viande dans la brousse. Suite à ces exactions, les habitants ont abandonné
leurs villages dont certains tentent de regagner présentement, a encore signalé le chef de la
localité de Tshai.

Déplorant l’activisme de ces miliciens depuis environ un mois, le chef coutumier de ces deux
entités sollicite le renfort des FARDC en vue de sécuriser la population locale.
Les autorités militaires locales sont restées injoignables.

   -   Province Orientale

(RDC_11) Radio Okapi – 13/7

Les attaques perpétrées par les rebelles ougandais de la LRA (Armée de Résistance du
Seigneur), du 24 juin au 6 juillet dernier dans les localités de Nambia, Kpanga, Nawe,
Bangalu et Yangoma, dans la chefferie de Manziga, ont entraîné un déplacement de plus de
11 000 habitants vers le centre de Niangara, à environ 700 kilomètres au nord-est de
Kisangani, a déclaré, ce lundi, le président de la société civile de Niangara.

Dominique Samwetu résume le bilan établi, à l’issue d’une évaluation la semaine dernière,
par la société civile locale, des attaques de la LRA dans le territoire de Niangara : « Le 4 juin
dernier, il y a eu incursion de rebelles de la LRA dans la collectivité Manziga à Nambia, où
l’on a incendié le marché. Il y a eu 2 morts, on a enlevé certaines personnes et la résidence du
chef (du village) a été mise en moule. Au niveau du centre de santé, tous les médicaments ont
été emportés. Le 26 juin, ils sont arrivés à Kpanga. Ils ont pillé, enlevé 5 femmes qu’ils ont
relâchées plus tard après les avoir violées. Alors, le 27 juin, c’était le tour de la localité Nawe,
où il y a eu 2 morts. Le 6 juillet, ils sont sortis vers la localité de Yagoma : même scénario.
Cette chefferie compte au moins 11 800 habitants. Ils ( les rebelles) sont maintenant dans la
cité de Niangara. Bien avant, il y a eu des déplacés qui sont venus du territoire de Dungu
(environ 30 000 personnes) vers la cette cité….».

(RDC_12) Radio Okapi – 15/7

Les rebelles de la LRA ont organisé ces tueries et enlèvements ainsi que le pillage de biens
ces quatre derniers jours, au cours des attaques signalées dans les localités de Lopa, de Doya
et Vurani à plus de 25 kilomètres du chef-lieu du territoire de Faradje.

Les rebelles de LRA ont attaqué lundi matin la localité de Lopa, à environ 40 kilomètres de
Faradje centre. Ils ont, en effet, tué un homme de 60 ans à coup de machette dans son champ
avant de piller des vivres et des chèvres dans une autre localité proche.

Selon le président de la société civile locale, plus de 200 habitants de cette entité ont fui à
Tadu centre. Ces assaillants avaient également abattu, le samedi dernier, sept autres personnes
au village de Doya. Le même jour, les éléments de LRA ont enlevé plus de dix enfants et tué
cinq personnes à Vurani, un village voisin. Des témoins rapportent qu’un élément de LRA a
été abattu par les autochtones et les autres ont été chassés par des militaires de l’armée
ougandaise basés dans la région. Cette situation a occasionné la fuite de certains habitants à
Djabir où se trouve une position des FARDC. D’autres se sont installés à Krupata et à Ali, à
environ 25 kilomètres de leur lieu d’origine.

Vie politique…

(RDC_13) Radio Okapi – 14/7

Un des ténors du Palu dans les années 80 - 90, Thérèse Pakassa, déclare avoir remplacé
Antoine Gizenga au poste de secrétaire générale. Or, selon un des secrétaires permanents du
parti, Joseph Dovel Mpango, Mme Pakassa ne fait plus parti du Palu depuis 1995. Difficile de
savoir pour l’instant qui occupe ce poste.

Thérèse Pakassa affirme avoir été désignée à ce poste à l’issue d’une cérémonie organisée le
week-end dernier par le comité exécutif de crise dirigé par Jackson Bofunda. Pour elle,
l’ancien Premier ministre n’a plus les capacités physiques d’animer le parti: «Maintenant, il
(Gizenga) dit qu’il est fatigué physiquement. Ce n’est que normal que je prenne les choses en
main. Il ne peut pas forcer la nature.»

Mais que répond Thérèse Pakassa à la frange des membres du Palu, qui pense que la
succession ne devrait pas se passer ainsi ? « Non, ces gens-là, il faut savoir qu’ils n’ont jamais
lutté sur le terrain. Ils ont eu le gâteau sur un plateau. Ce n’est que normal qu’ils puissent
protester… Je compte organiser le parti, donner des leçons politiques aux militants pour que
les gens puissent se réveiller et qu’il y ait prise de conscience au sein des militants. Nous
devons préparer la population aux prochaines élections.»

Le comité directeur du Palu ne reconnaît pas, pour sa part, cette nomination ni encore moins
le comité exécutif de crise qui a organisé la cérémonie sus évoquée. «Je dois d’abord vous
dire que Mme Pakassa est leader d’un autre parti, qui s’appelle : « Palu progressiste » et qui
est enregistré au Ministère de l’Intérieur. Elle n’est plus militante du Palu, mais de son propre
parti. Alors, on voit mal comment un leader d’un parti politique vernir diriger un autre parti.
Le parti Lumumbiste unifié est régi par les textes, qui définissent le mode de succession des
pouvoirs. Donc, c’est inimaginable que des gens qui n’ont ni qualité ni compétence puissent
se permettre de jouer avec une haute personnalité. Je dois vous dire que le comité exécutif du
Palu est intact», soutient Joseph Dovel Mpango

Justice, Droits de l’homme…

(RDC_14) Radio Okapi – 14/7

La ligue contre la corruption et la fraude, Licof, une ONG opérant au Katanga, salue la
position de la conférence des évêques catholiques du Congo qui estiment, dans leur dernier
message aux fidèles, que la corruption est devenue le cadre général de vie et d’action
politique dans en RDC. Le ministère de la Justice, de son côté, affirme faire de la lutte contre
la corruption son cheval de bataille.

Rachidi Akida, responsable de la Licof déplore le fait que ceux qui devraient lutter contre ce
mal ne font rien pour l’arrêter : « Aujourd’hui si les évêques prennent le taureau par les
cornes, je crois que c’est une bonne chose pour la société civile. Je dirais d’ailleurs que (…) la
société civile va publier un rapport dans lequel la société civile, les ONG et les églises ont
travaillé ensemble dans la dénonciation de la corruption »

Comment peut-on diminuer ce phénomène de la corruption en RDC ? À ce sujet, M.Rachidi
estime qu’il est difficile de diminuer ce mal en RDC dans la mesure où ceux qui devraient le
réprimer, ce sont eux-mêmes qui sont en train de favoriser la corruption. C’est très difficile,
parce que, dit-il, c’est le gouvernement, dans les pays civilisés, qui réprime et cherche à
éradiquer la corruption. Alors qu’ici en RDC, ce sont les membres du gouvernement et les
autorités du pays qui favorisent la corruption.

Au ministère de la Justice, le combat contre la corruption se résume dans le slogan «
Tolérance zéro », affirme Rufin Musubao, conseiller du ministre de la Justice. « Le plan du
ministre de la Justice pour lutter contre la corruption, tourne autour de la répression, donc la
tolérance zéro. Le ministre l’a annoncé plusieurs fois. La tolérance zéro. C’est pourquoi, après
avoir trouvé ces résultats que la population salue contre le « kuluna », le ministre a annoncé
que les « kuluna » en cravate, tolérance zéro. Et comme le ministre de la Justice ne peut pas
lui-même arrêter les gens, nous avons mis tout notre espoir sur l’indépendance du pouvoir
judiciaire. Maintenant que les magistrats ont crié, toute la nation a réclamé que le magistrat
soit libre d’arrêter qui il veut, si le présumé coupable est ceci ou cela, qu’il considère comme
étant dans les filets. », ajoute Ruffin Musubao.

Toujours selon ce conseiller du ministre, le gouvernement a consacré l’indépendance de la
magistrature au travers le Parlement pour que le magistrat arrête toute personne coupable de
corruption.

(RDC_15) AFP - Belga – 16/7

Une centaine de magistrats de la RDC ont été révoqués ou démis d'office par le président
Joseph Kabila, qui dénonçait fin juin la corruption dans la magistrature, a-t-on appris jeudi
auprès du ministère de la Justice.

Dans un document transmis à l'AFP, le ministère de la Justice souligne que ces magistrats ont
été "démis de leurs fonctions pour infractions", sans autre précision. Le président Kabila a
signé mercredi une série d'ordonnances, révoquant ces magistrats et en nommant d'autres.
Elles ont été diffusées mercredi soir par la radio-télévision nationale congolaise (RTNC).

Parmi les personnes révoquées, qui appartiennent à toutes les instances judiciaires, figurent le
premier président de la Cour suprême de Justice (CSJ) et le procureur général de la
République.

Selon ces ordonnances, le chef de l'Etat a pris ces décisions en concertation avec le Conseil
supérieur de la Magistrature (CSM).

Le nouveau 1er président de la cour suprême de justice s'appelle Bemuenzi Kenga tandis que
le nouveau chef du parquet général de la République a pour nom Kabange Numbi, a précisé la
radio onusienne Okapi.

À l’occasion de la célébration, le 30 juin, du 49ème anniversaire de l'indépendance de l'ex-
Zaïre, le président Kabila avait déclaré que le magistrat abusait de "l'indépendance liée à la
délicatesse et la noblesse de sa charge, se rendant lui aussi coupable de concussion et de
corruption avec une facilité déconcertante". "Je suis déterminé à mettre fin à cet état de choses
(...) Il est temps que les opérateurs judiciaires choisissent leur camp: celui de servir ou de
martyriser davantage un peuple meurtri et éprouvé par plusieurs années de conflits et
violences", avait-il ajouté.

Interrogé par l'AFP, le président du Syndicat autonome des magistrats congolais (Synanmac)
et membre du conseil supérieur de la Magistrature (CSM), Nsambayi Mutenda, a déploré "la
manière rocambolesque" dont est dirigé le CSM, l'organe qui a proposé à M. Kabila les noms
des magistrats révoqués et nommés. "La loi et la procédure de révocation n'ont pas été
respectées. On n'a pas été entendu dans des chambres disciplinaires pour savoir ce qu'on nous
reproche", a affirmé un magistrat révoqué, sous le couvert de l'anonymat. En février 2008, 92
magistrats avaient été mis en retraite et plus d'une centaine d'autres nommés, dont le premier
président de la Cour suprême et le procureur général de la République révoqués mercredi.

Économie, Finances…

(RDC_16) Radio Okapi – 13/7

En 2008 la RDC a exporté seulement 123 kilo d’or sur près de 5 tonnes produites
annuellement, selon les sources proches de Centre d’expertise et d’évaluation des matières
précieuses du Congo, CEEC. Le reste sort frauduleusement vers les pays voisins. Pour arrêter
cette hémorragie, l'État congolais a divisé par dix la hauteur des taxes en applications dans
cette filière.

Six mois après ce train de mesure, les exportations d'or ne décollent toujours pas. Les
opérateurs économiques du domaine affirment qu’il est vrai que l'État a baissé ces taxes, les
fonctionnaires de l'État eux n’ont pas du tout baissé le niveau de leurs tracasseries et de
demandes de pots de vins. Conséquences: les orpailleurs et les négociants d'or préfèrent aller
vendre leur précieux métal dans les pays voisins où les conditions sont plus favorables.

De 50 000 dollars américains exigés pour ouvrir un comptoir d'or en RDC, l'État a ramené ce
prix à 5 000 dollars. De 25 000 dollars exigés comme caution pour opérer dans la filière or,
l'État congolais ne demande plus que 2 500 dollars américains. Conséquence, le nombre de
comptoir a augmenté. Mais jusqu'ici les retombées pour les caisses de l'État sont encore
attendues.

Ce gros rabais, appliqué à partir de janvier 2009, avait pour but d'inciter l'orpailleur et
négociant d'or de ne plus faire passer leurs précieuses matières par la fraude. 7 mois plus tard,
l'or exporté ne dépasse guère les 300 kilos.

Un négociant de la Province Orientale affirme que les fonctionnaires de l'État sont devenus
plus gourmands qu'avant dans leurs demandes de pots-de-vin. Ce qui a pour effet de les
décourager et de les remettre sur les chemins de la fraude.

Le président de la fédération des entreprises du Sud-Kivu, dit avoir demandé aux autorités
publiques de punir les corrompus et les corrupteurs qui agissent dans cette filière.Mudekereza
Olive dit avoir également demandé que les biens des opérateurs économiques, convaincus de
fraude, soient saisis et vendus aux enchères. Aucune action de ce genre n'a eu lieu. Selon lui,
cette impunité pousse ceux qui choisissent le droit chemin à se lancer également dans la
fraude. Avec un prix qui oscille entre 25 000 000 et 30 000 000 dollars la tonne, selon la
qualité et la zone de production, les exportations de l’année dernière, représente une perte
sèche de près de 70 millions de dollars américains. Ceux de cette année sont encore à évaluer.

(RDC_17) Radio Okapi – 15/7

Les organisations de la société civile, oeuvrant dans le domaine des ressources naturelles,
appellent le gouvernement congolais à promouvoir la transparence dans le processus des
renégociations des contrats miniers ainsi que la bonne gouvernance des ressources minières.
Ces ONG parlent d’un véritable marché de dupes qui fait perdre au peuple congolais la
jouissance de ses ressources naturelles. Ce plaidoyer est contenu dans un rapport rendu public
mardi à Kinshasa par 14 ONG du secteur des mines.

Ces ONG sollicitent l’implication des organisations internationales pour amener les
entreprises Tenke Fungurume Mining et Kingamyambo talings à signer des contrats
équilibrés avec l’Etat congolais. Ces ONG dont la ligue contre la corruption au Congo,
l’Asadho-Katanga, la Nouvelle dynamique syndicale, trouvent excessifs les 2 ans que dure la
renégociation. Selon ces organisations, si Tenke Fungurume Mining et Kingamyambo
Mousonoi Tallings refusent encore de renégocier, la cause est à trouver dans la manière dont
ces contrats ont été signés à l’origine.

Pour ces organisations non gouvernementales, il est curieux de voir d’anciens dirigeants de la
Gecamines qui ont signés ces contrats, se retrouvent comme cadre dans certaines de ces
entreprises créées. À la fin, l’Etat congolais se retrouvent, par exemple avec 17 % de part,
dans un contrat où il devait avoir 45 %.

Ces organisations souhaitent que l’Etat congolais rende public les contrats qui sont déjà
renégociés et recourir à l’aide internationale en cas de besoin. Un représentant de la
communauté internationale présent dans la salle, a indiqué que l’Etat congolais a rejeté leur
offre pour une assistance financière et technique dans ce domaine.

Le directeur de cabinet adjoint du ministre des mines, a affirmé que le gouvernement
congolais a décliné cette offre pour éviter les pressions. L’assistance a souhaité pour sa part,
que ces ONG se penchent aussi sur les contrats chinois.

(RDC_18) Radio Okapi – 15/7

L’Association africaine de défense des droits de l’Homme, Asadho/Katanga, accuse les
autorités de Likasi et de Kambove de favoriser l’exploitation illicite des minerais de la mine
de Shinkolobwe. Accusations continues dans un rapport publié par cette ONG mardi à
Lubumbashi.

Ce rapport est intitulé “Mine uranifère de Shinkolobwe, d'une exploitation illicite artisanale à
l'accord avec le Groupe nucléaire français Areva”. Selon ce document, les minerais qui
proviennent de Shinkolobwe sont pour la plupart récuperés par ces autorités et revendus à des
acheteurs sur place. Pourtant le site de Shinkolobwe est reputé zone interdite compte tenu de
la présence dans cette mine des produits uranifères. C’est ce qu’explique le vice-président de
l’Asadho Katanga, Timothée Mbuya. « Il y a des barrières officielles qui avaient été hérigées
pour surveiller tout accès à cette mine. Mais, il y en a aussi de non-officielles, dressées par x
personne pour permettre à tel ou tel autre individu d'y accéder. Pour accéder à la mine de
Shinkolobwe, il faut payer 500, 1 000 ou 5 000 Francs congolais aux militaires commis à la
garde. Il y a un autre fait qui implique les différentes autorités : dans la plupart des cas, quand
on met la main sur des personnes transportant de minerais en provenance de Shinkolobwe,
non seulement ces personnes sont renvoyées chez elles, mais aussi les différentes autorités
sont impliquées notamment en revendant ces minerais (saisis). Il y a donc un circuit mafieux,
qui permette à ce que les minerais soient évacués de manière inaperçue », explique-t-il.

La plupart des autorités de Kambove et Likasi, contactées, rejettent ces accusations.
L'administrateur du territoire de Kambove qualifie le rapport de l'Asadho de calomnieux. Le
maire de Likasi, quant à lui, indique que le site de Shinkolobwe est securisé par les forces de
l'ordre. L'auditeur de Likasi et le commandant de la police des mines Likasi, eux, sont restés
injoignables.

(RDC_19) Africa Mining Intelligence – 15/7

Le fonds vautour FG Hemisphère cible les compagnies minières congolaises. Le 7 juillet, la
Direction générale des Impôts (DGI) congolaise a annoncé que le Groupement pour le
traitement du terril de Lubumbashi (GTL) était dans l'impossibilité "d’honorer un solde
d’impôt sur les bénéfices et profits de l’exercice fiscal 2009" s'élevant à 6,56 milliards de
francs congolais (environ 10 millions $). GTL compte comme actionnaires OM Group (55%),
le groupe Georges Forrest International (GFI, 25%) et la Gécamines (20%). La DGI a
indiqué qu'une "saisie-arrêt" opérée sur les comptes de GTL était à l’origine de cette
situation, sans préciser qui en était l'initiateur.

La santé financière de GTL ne serait pas en cause. Contacté par Africa Mining Intelligence, le
groupe Forrest explique qu'il s'agissait en fait d'une tentative - infructueuse - du fonds vautour
américain FG Hemisphere de saisir des sommes qui, normalement, devaient revenir à la
Gécamines et à l’Etat congolais. Selon le conseiller en communication de GFI : "Il y a eu un
blocage aux alentours du mois de mars mais celui-ci n’est nullement lié à une impossibilité de
la part de GTL d’honorer ses impôts". Le consortium est d’ailleurs parvenu à régler depuis ses
taxes auprès de l’Etat. GTL et sa filiale STL (Société pour le traitement du terril de
Lubumbashi) constituent par ailleurs la première source de revenus de la compagnie publique
Gécamines (environ 100 millions $ par an, soit près de la moitié de ses ressources).

FG Hemisphere s’est attaqué au consortium GTL après l’échec d’une tentative de saisine,
devant un tribunal de Hongkong en décembre 2008, des pas-de-porte versés par le China
Railway Group à Kinshasa (accord "infrastructures contre matières premières"). Après le
rachat d'une dette de 104 millions $ contractée dans les années 80 par la Société Nationale
d’Electricité (SNEL) congolaise auprès du bosniaque Energoinvest, le fonds vautour tente
désormais par tous les moyens d'obtenir le remboursement de sa créance.

Conditions sociales, grèves…

(RDC_20) Radio Okapi – 16/7

À Kinshasa, les travailleurs de l'office national de transport, Onatra, sont en grève depuis 3
jours. Ces agents accusent le comité de gestion d'incapacité notoire à relancer les activités de
cette entreprise. Mission que lui a assignée le gouvernement il y a 15 mois. Selon eux, cette
entreprise est beaucoup plus malade aujourd'hui par rapport au moment où les actuels
dirigeants sont entrés en fonction.
Le syndicat affirme que le comité de gestion actuel a trouvé un trafic de près de 20 000 tonnes
mois. Alors qu’actuellement l'Onatra ne transporte que près de 1 500 tonnes. Le syndicat
trouve aussi scandaleux les salaires que ce sont attribués les gestionnaires en ce moment de
crise. Pour le syndicat qui encadre la troisième journée de crise, il n y a plus qu'une solution :
le départ immédiat du comité de gestion.

Pour André Vatala Agbayo, président du comité syndical, il n'est pas concevable que dans
cette situation de crise, l’administrateur directeur général se fasse payer un salaire de 60 000
dollars américains par mois. Sans compter d’autres avantages dont des frais de logement de
8500 dollars américains par mois. Selon le syndicat, l’actuel comité de gestion qui travaille
sous un contrat programme avec le gouvernement, devait, dans un premier temps, stabiliser
l’entreprise. Dans un deuxième temps, relancer les activités. Au contraire le trafic a
sensiblement baissé et le matériel se dégrade. Le syndicat affirme que le gouvernement a
donné 10 millions de dollars américains à l’actuel comité de gestion lors de son entrée en
fonction. Ce montant n’a pas été utilisé à bon escient, selon le syndicat. Ce montant pouvait
acheter 10 locomotives d’occasion dans des pays qui ont la même configuration de rail que la
République démocratique du Congo.
Le syndicat affirme qu’au mois d’avril, le Premier ministre avait déclaré que dans les 10
jours, il allait prendre une décision. 3 mois plus tard, rien n’est fait. Raison pour laquelle les
travailleurs ont déclenché ce mouvement de grève.

Relations extérieures

(RDC_21) AFP – ATS – Belga – 14/7

Les fonds bloqués en Suisse de Mobutu Sese Seko vont devoir être remis à la famille de
l'ancien dictateur du Zaïre, aujourd'hui la RDC, aux termes d'une décision publiée mardi par
la plus haute instance pénale helvétique. Ces fonds sont estimés à près de 8 millions de francs
suisses (5,2 millions d'euros). Le gouvernement suisse avait décidé en avril dernier de
prolonger leur blocage jusqu'au 31 octobre, en l'attente d'une décision du Tribunal pénal
fédéral (TPF).

La plus haute instance pénale du pays avait été saisie quelques jours auparavant par un
professeur de droit pénal de l'Université de Bâle, Mark Pieth, "agissant en tant que
particulier".

Le TPF a confirmé une décision du Parquet helvétique qui avait estimé que les faits de
blanchiment d'argent en Suisse allégués par le gouvernement de RDC étaient prescrits. Les
fonds déposés dans des banques suisses par le maréchal Mobutu et ses proches avaient été
bloqués pour la première fois en 1997. Le Conseil fédéral avait prolongé à plusieurs reprises
ce blocage après le rejet d'une demande d'entraide déposée par la RDC. Le gouvernement
suisse entendait ainsi donner la possibilité à l'avocat mandaté par la RDC d'effectuer les
démarches nécessaires pour faire bloquer l'argent. En janvier, le représentant de Kinshasa
avait déposé auprès du Ministère public de la Confédération (MPC) une plainte contre des
membres de l'ancien régime dirigé par le maréchal Mobutu.

Le MPC avait toutefois rejeté cette plainte, estimant que les actes de blanchiment d'argent
éventuellement commis en Suisse étaient prescrits. Mobutu avait en effet été renversé en mai
1997 par Laurent-Désiré Kabila, le père du président actuel Joseph Kabila.
Interrogé par l'agence de presse suisse ATS, le juriste a affirmé que cette décision marque "un
jour noir" pour la RDC, la place financière suisse et pour tous ceux qui se sont battus pour la
restitution des fonds des potentats. Les autorités suisses bloquent depuis la chute de Mobutu
en 1997 les avoirs placés dans la Confédération par l'ancien dictateur, mais plus rien ne
s'oppose désormais à leur remise à ses héritiers, selon M. Pieth. Selon lui, cette décision est
particulièrement problématique pour les populations frappées par la guerre civile dans l'est de
la RDC.

(RDC_21_1) Xinhua – 16/7

China and the Democratic Republic of Congo agreed on Wednesday to strengthen bonds
between parliaments and ruling parties. The agreement was reached in a meeting between
China's top legislator Wu Bangguo and Evariste Boshab, speaker of the DR Congo's National
Assembly and secretary general of the People's Party for Reconstruction and Democracy
(PPRD), the country's ruling party.

Wu praised the progress of bilateral ties, citing vibrant exchanges between governments,
parliaments and political parties, trade, military and education cooperation and close
coordination in regional and international affairs. Wu, chairman of the Standing Committee of
the National People's Congress (NPC), China's top legislature, expressed appreciation for the
support the DR Congo offered on major issues concerning China's core interests. He vowed to
continue support for the African nation's efforts to maintain national security and social
stability.

The DR Congo was an important cooperative partner of China in Africa, and the Chinese
government and the ruling party were ready to strengthen bilateral exchanges and explore
new ways to step up cooperation, Wu said.

Boshab told Wu the DR Congo's government and ruling party had made a strategic decision
to develop relations with China. His country appreciated China's domestic and foreign
policies and expected to learn more from the country. He called for closer bilateral
cooperation in the areas of trade, infrastructure construction, energy and resources.

The two also expressed hope that the Chinese NPC and the DR Congo National Assembly
would strengthen dialogue among specialist committees while maintaining high-level
exchanges.

Boshab is visiting China from July 13 to 19 at the invitation of the Communist Party of
China.

Coopération internationale

(RDC_22) Belga – 16/7

Le ministre de la Coopération au développement, Charles Michel, a annoncé mercredi l'octroi
d'un budget complémentaire d'1,5 million d'euros pour 2009 et pour 2010 à deux ONG,
Avocats Sans Frontières (ASF) et le Réseau des Citoyens en République démocratique du
Congo et dans la région des Grands lacs (RCN) afin de renforcer la lutte contre l'impunité
dans l'est de la RDC.
Ces deux organisations non gouvermentales "internationalement reconnues" pour leur travail
dans ce domaine crucial en Afrique centrale notamment", complètent les efforts de la
Coopération belge qui reste active dans ce domaine fondamental de la gouvernance et de la
démocratie notamment à travers le programme de Restauration de la Justice à l'est de la RDC
(REJUSCO), auquel la Belgique contribue à hauteur de 3,7 millions d'euros, a indiqué M.
Michel dans un communiqué. Selon lui, la lutte contre l'impunité et le renforcement de l'Etat
de droit restent le meilleur moyen de prévenir et de mettre fins aux violences contre les
populations dans l'est de la RDC, toujours victimes d'exactions six ans après la fin officielle
de la dernière guerre dans l'ex-Zaïre.

ASF assure l'appui aux personnes, le droit à la défense, la formation des avocats et des
défenseurs judiciaires, la vulgarisation des droits et RCN appuie le service de la justice (juges,
procureurs, enquêteurs, greffiers, secrétaires de parquets) pour que les justiciables soient
convaincus de lui faire confiance. Ces activités, comme par exemple, le renforcement des
capacités des juridictions pour mener à bien les enquêtes et les procès d'une part et assurer la
défense des justiciables lors des procès d'autre part, sont déployées au Burundi, au Rwanda,
en Ouganda et en RDC. C'est pour appuyer leur action que M. Michel leur a octroyé un
budget complémentaire d'1,5 million d'euros à chacune pour 2009 et pour 2010.

RWANDA

Justice, Droits de l’homme…

(RWA_1) Reuters – 14/7

A U.N. court trying the architects of Rwanda's 1994 genocide jailed a former Kigali governor
for life on five counts including ordering the killing of 60 Tutsi boys in a church-run pastoral
centre.

The Arusha-based International Criminal Tribunal for Rwanda (ICTR) had indicted Tharcisse
Renzaho of genocide, complicity in genocide, murder and rape in the massacres in which
800,000 minority Tutsis and politically moderate Hutus were killed. The court found him
guilty of all except complicity in genocide. "He has been imprisoned for life. He has been
found guilty on five counts, that is of genocide, two counts of murder as crimes against
humanity, two counts of rape as crimes against humanity, " Danford Mpumilwa, associate
information officer, said from the northern Tanzanian town of Arusha, the court's seat.

Prosecutors said he was one of the massacre's main perpetrators. His name figured among
nine major suspects for which the U.S. government had put out a $5 million bounty.

The court said Renzaho took part in arming participants of the genocide. He had pleaded not
guilty to all the charges. The court accused him, along with others, of ordering the removal
and killing of 60 Tutsi boys from a church-run pastoral centre. Prosecutors say Renzaho was
near a Kigali hotel when an army tank shot at Tutsi houses, killing at least 40 people. He did
not try to intervene.

The 65-year-old was also accused of broadcasting orders over Radio Rwanda asking police,
soldiers and militia to construct and supervise roadblocks to intercept, identify and kill Tutsis.
The former army colonel was arrested in the Democratic Republic of Congo in 2002.
Six other prime suspects with bounties are still at large including Félicien Kabuga, said to be
the main financier of the genocide.

Renzaho's sentencing brings the number of ICTR's judgements to 39. Six of these were
acquittals. The court had until the end of last year to complete all trials, and until 2010 to hear
all appeals before winding up.

				
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posted:9/2/2011
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