elevator

Document Sample
elevator Powered By Docstoc
					Elevator                                                                                         www.reddragoon.com




                                            Elevator
Cette histoire comporte des prénoms et des personnalités variés. Si par hasard vous pensez que cela pourrait
correspondre à quelqu’un existant ou ayant put exister. Cela n’a rien de fortuit. Tous les personnages existent ou ont
existés un moment dans ma vie.

Index
Jour 00 : Introduction.
Jour 01 : Une journée aux portes de l’enfer.
Jour 02 : La disparition de l’espoir
Jour 03 : Contamination.
Jour 04 : Se débarrasser des corps.
Jour 05 : Un groupe de survivants…
Jour 06 : Une journée comme les autres pour les survivants.
Jour 07 : Chacun se détend comme il le veut…
Jour 08 : Obligés de se déplacer…
Jour 09 : Le départ.
Jour 10 : La galerie marchande.
Jour 11 : Dernier jour…

Selon vos réglages et votre logiciel, vous serez peut être amené à utiliser la touche Contrôle (Ctrl) de votre clavier pour
utiliser les liens.

Bonne lecture.




webmaster@reddragoon.com                                                                                Page 1 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com



Jour 0 : Introduction.

Dans un laboratoire, deux ombres s’agitaient. Elles semblaient porter des blouses comme les scientifiques. Et l’un d’eux
était une femme. Tout le courant avait été coupé et seul l’indicateur de sortie de secoure qui avait sa propre alimentation
était encore alimenté en électricité.
Malgré l’obscurité, les deux personnes semblaient savoir parfaitement où elles étaient. Leurs yeux avaient eu le temps
de s’habituer à l’ombre des lieux. Et ils se disputaient à voix basse comme si ils avaient peurs qu’ont puisse les
entendre. D’ailleurs l’un d’eux ne cessait de passer son regard de la personne à la porte. Comme si par peur de voir
quelqu’un arriver.
-Ces chiffres sont totalement improbable, dit l’homme. Nous savons tous les deux cela. N’est-ce pas ?
-Nous savions aussi que cela pouvait être dangereux, dit elle. Maintenant nous avons de gros soucis.
-Même si ces chiffres son justes. Nous n’avons qu’à nous en aller. Nous ne pouvons pas laisser l’armée s’emparer de
nos recherches. Ou pire les détruire. Ces recherches son importantes pour toute l’humanité.
-Tu dois reconnaitre que ce test tout entier était une erreur. Il était encore trop tôt, dit elle. Nous avons voulu aller trop
loin trop vite.
L’homme se mit à rire.
-Trop loin ? Mais nous ne sommes qu’au début de nos recherches… Nous ne pouvons pas nous arrêter.
-Des centaines de milliers de personnes vont mourir dans la nuit, dit-elle. Et beaucoup d’autres encore presque tout de
suite après.
-Et une partie de la population ne sera pas contaminé par le virus sous sa forme gazeuse, dit l’homme.
-Quelques centaines de personnes tout au plus, dit la femme. Et qui finiront par mourir à leur tour.
-Tu es beaucoup trop pessimiste, dit l’homme. Ce test va nous permettre de faire un bond dans nos recherches. Et
comme tout grand pas pour l’humanité, des sacrifices sont nécessaires.
L’homme parlait comme un fanatique. Il réunissait des documents. Cherchant partout dans les placards, les tiroirs et
ordinateurs.
-Et si nous cherchions un moyen de diffuser l’antidote dans l’air. Si nous le faisons dans les six heures…
-Vous voulez transformer l’antidote en gaz en moins de six heures et trouver un moyen de le diffuser ? Je crois que
vous êtes moins intelligente que ce que je croyais, dit l’homme. Vous feriez mieux de faire un choix rapidement.
Ils continuèrent cette discussion jusqu’à ce que la femme se mette à pleurer et que l’homme s’en aille avec un sourire
victorieux. Maintenant, le virus était dans l’air. Et pour les personnes présente, il ne restait que peu de solutions, fuir
tant que c’était possible. Ou mourir. Mais il fallait espérer que certains survivants choisiraient une toute autre solution.

Fin du premier jour – Début de la destruction.




webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 2 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com




Jour 1 : Une journée aux portes de l’enfer.

Ce matin là, comme tous les matins, Mickaël eu dut mal à se rappeler où il était. Ça n’avait rien d’anormal pour lui car
tous les matins, il avait besoin d’une bonne heure avant que ces pensés soient claires. Il tâtonna sur la table de nuit à la
recherche des lunettes de vue et regarda l’heure sur son réveil. Il avait encore un peu de temps.
Son écran d’ordinateur était éteint. Mais le bruit régulier des ventilateurs de sa tour d’ordinateurs. Et la lumière de la
diode de son clavier montrait que l’installation tournait toujours. Une manette était posée près de la souri. Ainsi qu’une
bouteille de soda au fruit et un paquet de gâteau. Il passait la plus grosse partie de ces nuits à jouer.
Il alluma son écran d’ordinateur pour lire ces mails. Il avait laissé le jeu tourné la veille avant d’aller se coucher. Sur
l’écran, un homme tenant un fusil de chasse était debout au milieu d’un tas de cadavres et d’un sol couvert de sang. Le
nombre de munition et de point de vie était affiché à droite. Mickaël ferma le programme. Puis il ouvrit son navigateur
pour voir ces mails en ligne. Sa connexion ne marchait pas. Il pourrait de toute façon lire son courrier une fois arrivé au
lycée. Et il éteignit son ordinateur.
En caleçon au milieu de sa chambre, il commença à fouiller dans le tas de vêtements que contenait son armoire. Le
rangement n’était pas sa priorité. Et surtout, il ne savait de toute façon, jamais quoi enfiler. Alors il prenait le premier
vêtement qui lui tombait entre les mains.
Il passa devant le modem, la connexion ne se faisait pas, alors il le débrancha et le rebrancha avant de s’en aller. Il
aurait put prendre un petit déjeuné, mais il savait que les placards étaient vides. Et il n’essaya pas de voir si un de ces
parents était là, ils passaient que peu de temps à la maison.
Mickaël sentit quelque chose de bizarre dans l’air ce matin là. La brume était vraiment épaisse. Et il ne se rappela pas
avoir vu qui que ce soit sur le chemin vers le lycée. Mais comme il ne faisait pas vraiment attention à ce qui se passait
tout autour de lui. Cela n’avait rien d’étonnant. Puis les magasins n’ouvraient pas si tôt.
Mais une fois dans la cour du lycée. La brume environnante n’ayant pas diminué depuis qu’il était sortit de chez lui.
C’était vraiment une matinée affreuse. Il n’y voyait pas à trois mètre. Mais il entendit des bruits de pas. Ainsi qu’une
complainte sourde qui semblait venir de partout en même temps.
Mickaël se tourna en entendant du bruit. Il vit l’ombre d’un élève qui arrivait. Pour une fois il ne serait pas le seul en
retard pour le début des cours. Mais vu le pas auquel l’autre avançait dans son dos. Il allait mettre du temps pour arriver
et serait vraiment très en retard. Cela prouvait qu’il n’était pas le seul à ne pas être motivé pour aller en cours.
Mickaël fini le chemin menant au bâtiment en courant. La dernière chose qu’il voulait, c’était devoir subir une leçon de
morale matinale de groupe de la part du surveillant principal du lycée. Il était beaucoup trop âgé pour accepter de subir
tout cela de la part d’un garde enfant. Mais le système d’éducation souhaitait que les étudiants de BTS soient mêlés aux
jeunes personnes passant leur BAC.
Mickaël rentra dans le bâtiment. Il vit tout de suite le souci dans la pièce. Même si il avait du mal à accepter ce qui se
trouvait devant ces yeux. Il y avait du sang partout sur le sol et sur les murs devant lui. Ainsi que des organes humains
et des membres un peu partout. Mickaël sentit son cerveau explosé sous les interrogations. C’était assez étrange mais il
n’avait même pas peur. Ou en tout cas pas de ce qu’il voyait. La situation le laissait stoïque. Mais ce qui pouvait arriver
et qui était arrivé à toutes ces personnes l’inquiétait.
Maintenant, il pensait à rentrer chez lui. Il n’avait pas envi de passer la journée en cours de toute façon au départ. Et il
n’avait pas non plus envi d’être impliquer là dedans. S’il partait vite. Ceux qui étaient responsable de cela ne le verrait
peut être pas. Et lui, il pourrait voir ce qui se passe aux infos.
Quand il se tourna pour partir. Mickaël vit que l’élève en retard presque à son niveau. Maintenant, il était bien assez
près de lui pour qu’il puisse le voir. Il n’était plus une ombre cachée dans la brume. Et la vision d’un homme au visage
à moitié dévoré qui était entrain de s’approcher de lui le fit reculer. Il était presque à la porte alors Mickaël la ferma
d’un coup de pied. Puis il regarda autour de lui. Il n’y avait rien pour la bloquer ou la verrouiller.
Ça allait vraiment mal finir. Mickaël arrêta de jouer avec la porte. Il avait vu quelque chose d’autre pendant qu’il
regardait partout. Cela allait mal finir pour lui s’il restait sur place.
Derrière lui, il y avait une femme qui rampait au sol. Faisant un petit bruit que dans la panique, il n’avait pas entendu.
La femme avait tout le bas du corps arraché. Une partie des membres et des entrailles devaient être les siens. Mickaël la
connaissait peu, mais il la connaissait quand même. C’était une des surveillantes de son lycée qui avait parlé avec lui
une ou deux fois lors de ces séjours au bureau de la surveillance.
Une femme qui avait été assez sympathique. Qui avançait maintenant vers lui avec le regard vide. Ces yeux bleus ne
montraient plus aucune intelligence. Elle n’était plus vivante. Elle était morte. Elle avait des blessures horribles sur tout
le corps. Ces entrailles étaient entrains de sortir de son tronc. Elle n’aurait pas dut être capable de bouger avec de tels
blessures. Ça ressemblait de plus en plus à un mauvais film.
Mickaël partit de devant la porte d’entrée. Il devait trouver un endroit pour se cacher et le hall n’était pas le meilleur
endroit où se trouver. Et trouver une arme était une priorité. Ce serait ce que ferait un héro de n’importe quelle série B
dans son cas. Il fit demi-tour au milieu de sa course. Ce n’était pas le bon couloir pour se cacher. Mickaël vit alors que
le premier Zombie était rentré. Il se tenait là, devant lui. S’approcha doucement, ces pieds trainant sur le sol.
Mickaël le repoussa d’un geste rapide. Faisant attention qu’il ne l’attrape pas ou ne le touche pas. L’homme tomba au
sol. Remuant pour se relever. Visiblement, les zombies avaient dut mal à se mouvoir. Ça expliquait pourquoi ils ne
couraient pas. Mickaël sauta au dessus du zombie. Puis il couru en direction de escaliers qui se trouvaient dans le hall.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 3 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Cela devrait les empêcher de le rejoindre. Ne pas lever les pieds ne permettait pas de prendre les escaliers. L’homme au
visage dévoré réussi à se relever. Mickaël l’entendit alors qu’il montait à l’étage sans se retourner. Il s’arrêta au palier.
Si c’était comme dans les jeux vidéo, les zombies ne pourraient pas monter dans les étages. Bien sûr, dans les jeux, ils
avaient oubliés plusieurs détails où avaient préféré choisir la facilité. Car l’homme même si il était incapable de plier les
genoux correctement tomba sur les marches d’escaliers. Et commença à grimper en utilisant ces bras. Et il avait la force
de le faire sans soucis. Il allait grimper les escaliers.
S’occuper des zombies dans les escaliers serait un bon avantage pour lui s’il devait combattre ces choses. Mais il n’était
surement pas en droit de tuer des zombies sans penser aux conséquences. Même si ils étaient surement morts aux vues
de leurs blessures. Dans certains films, les zombies étaient soignés avant la fin, c’était rare. Mais cela pouvait arriver.
Mickaël monta au premier étage. Il n’y avait pas de bruit dans les couloirs. Mais cela ne signifiait pas que l’endroit était
sûr pour autant. Alors il monta au second étage. Après cela, il n’y avait plus que le toit. Il serait en sécurité s’il bloquait
les escaliers. Alors il commença par aller dans une classe. Il prit des tables et commença à bloquer les escaliers.
Il mit sa barricade sur le pallier entre le premier et le seconde étage. Ça le bloquait aussi. Mais lui pouvait utiliser la
rambarde pour passer de l’autre coté. Les zombies ne pourraient certainement pas faire des acrobaties. En tout cas il
l’espérait. Mickaël fit de son mieux pour la faire solide. Cela lui demanda plusieurs voyages et des efforts pour ne pas
faire de bruit. Et beaucoup de réflexions pour la faire solide.
Quand il eu fini sa structure défensive. Mickaël s’arrêta devant le casier de secoure pour les incendies. Il l’ouvrit, il y
avait le tuyau qui permettait d’éteindre ou ralentir le feu. Et une hache à incendie. De toute façon, personne d’autre que
lui n’en aurait besoin avant un moment. Et il ne risquait pas d’avoir un incendie involontaire si tout le monde était dans
le même état que les deux d’en bas. Mickaël la prit et la soupesa. Ce n’était pas l’arme parfaite. Mais cela serait un bon
début. Il ne voulait pas rester sans défense plus longtemps.
Mickaël fit le tour des classes du coté gauche du bâtiment, il n’y avait rien. Pas même de quoi manger. Alors il alla dans
la salle de repos des professeurs et trouva quelques sucreries et deux boites de barres de céréales chocolatées. Dans le
frigo, il y avait du lait, de l’eau et une bouteille de vin. Les professeurs avaient eux aussi besoin de se relaxer.
Il lui restait tout un coté du bâtiment à nettoyer. Il devait prendre un peu de réconfort avant d’y aller. Il ferma les portes
coupes feu des deux cotés du bâtiment à cet étage. Au moins la cage d’escalier serait relativement sûre.
Du coté droit du bâtiment, au fond, il y avait d’autres escaliers. Cela signifiait que des zombies étaient peut être présent.
Depuis la fenêtre du couloir Mickaël vit alors que la brume n’avait pas encore diminuer dehors. Elle était toujours
extrêmement épaisse. Habituellement, à cette heure, elle avait été dissipée par le soleil. Ça n’avait rien de naturel. Mais
des zombies l’attaquant au lycée n’avaient rien de naturel non plus. Sa journée était vraiment horrible.
-Aller à l’école pour apprendre à vivre, dit Mickaël. C’est vraiment de la publicité mensongère.
-Parler seul est un signe de folie, dit une voix féminine.
Mickaël se tourna inquiet en levant son arme rapidement. S’il n’avait pas eu le contrôle de lui même et compris à temps
que les zombies ne parlaient pas. La jeune fille se serrait certainement pris un coup de hache.
Il la garda à distance en pointant sa hache vers elle. Elle semblait tout aussi inquiète que lui de la situation. Mais il ne
doutait pas que la hache n’aidait pas beaucoup à la calmer. Mickaël l’observa en réfléchissant. Il se rappelait l’avoir
déjà vu une ou deux fois. Elle était de l’école aussi c’était sûr. La chose à découvrir était si elle le mettait en danger ou
pas. Et dans ces cas là, les films et les jeux avaient des points communs.
-Tu as été mordue ? Demanda Mickaël et devant son silence, il haussa le ton. Répond !
-Non. Mais j’ai peur. Et ta hache me fait peur aussi.
Mickaël la prit à deux mains.
-Et elle n’est pas faite pour t’aider, dit Mickaël. Mais pour que je vive. Donc, tu vas me montrer tes bras, ton cou et tes
jambes. Si tu n’es pas d’accord. Je t’invite à t’en aller.
Mickaël observa attentivement la jeune fille ces vêtements n’avaient pas de marques, ni de traces et semblaient intacts.
Sa peau non plus et il la fit tourner sur elle même. Visiblement, elle avait réussi à éviter d’être blessé. Mickaël posa la
hache et lui montra ces bras et ces jambes à son tour. Il voulait montrer qu’il était au même niveau qu’elle.
-Pourquoi tu vérifie cela ?
-Dans les jeux et les films, être mordu signifie qu’on va mourir et tuer les autres survivants qui sont présents. Alors
comme je n’aime pas les zombies… Je n’ai aucune envie d’en devenir un.
La fille sembla plus ou moins convaincue par cette explication. Mais elle ne dit rien. Mickaël lui donna la hache pour
qu’elle puisse se défendre. Pendant qu’il faisait autre chose.
-Je vais visiter le coté gauche du bâtiment.
-D’accord, je te suis…
Mickaël la regarda. Ce n’était vraiment pas une très bonne idée. Mais elle semblait vraiment sérieuse à ce sujet. Ces
yeux étaient remplis par des leurs de peur. Même avec une personne vivante à ces cotés, si elle avait vu la même chose
que lui, il ne pouvait pas l’en blâmer.
-Je ne veux pas rester seule. S’il te plait.
-Bien, alors couvre-moi, dit Mickaël.
Mickaël commença à avancer. Il avait donné son arme en signe de confiance et pour la rassurer un peu. Mais si elle
fuyait, il n’aurait plus d’arme. Cela causerait leur perte à tous les deux de toute façon. Ils arrivèrent à la porte coupe feu
près des escaliers. C’était vraiment excitant. La peur faisait battre son cœur à mille battements par secondes. Et ainsi, la
monté d’adrénaline allait lui donner des ailes.

webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 4 sur 65
Elevator                                                                                         www.reddragoon.com

Mickaël regarda au premier étage en passant la tête au dessus de la rambarde. Son ami au visage dévoré était entrain de
tourner en rond sur le palier. Visiblement, l’intelligence n’était pas ce qui catégorisait le mieux les zombies.
Mickaël fit quelques signes à la fille pour qu’elle reste silencieuse. Puis il passa la porte coupe feu et commença à
avancer. La laissant de l’autre coté. Le regarder par la vitre de la porte. Il ouvrit la première classe, elle était vide en
dehors du matériel qu’on trouvait normalement dans une classe.
Alors il prit quelques tables et créa une nouvelle barricade dans le couloir. Cette fois, il créa une partie amovible Il
devait pouvoir passer de l’autre coté facilement. Mais pas les zombies. La question était de savoir si les zombies étaient
assez intelligents pour le savoir. Ils n’avaient pas montré une once de bon sens jusqu’à là.
Sa nouvelle construction était plutôt efficace. La partie amovible aurait put être plus efficace. Mais il n’était pas
vraiment expert dans la construction de barricades.
Mickaël avançait doucement, il voulait repérer les zombies avant d’avoir à les affronter. Et ainsi, réussir à éviter tout
combat inutile. Et chercher une source de bruit était le moyen le plus simple. Ne pas avoir à en tuer un zombie pour
vivre serait plus facile. Le premier serait le plus dur à tuer. Tuer un être humain, même un zombie. Ça signifiait qu’il ne
le considérait plus comme vivant. Et qu’ils ne pourraient plus être sauvés. Car une fois qu’il aurait passé le cap, il n’y
aurait plus de retour en arrière.
Alors qu’il montait une seconde protection dans le couloir, sa partenaire approcha.
-Pourquoi ?
-Au cas où, dit Mickaël. A l’étage d’en dessous, j’ai bloqué un zombie dans les escaliers.
-Mais tu n’as pas bloqué le toit, dit la fille.
-Tu es venu par là ?
Il n’avait même pas pensé qu’on pourrait passer par le toit. Personne n’utilisait la passerelle en temps normal.
-Oui. Je t’ai vu de l’autre coté.
-Je bloquerais le toit plus tard.
Mickaël créa son ouverture amovible et alla à la classe suivante. Un des monstres s’y trouvait et restait immobile. Il
regardait par la fenêtre comme un élève normal qui s’ennuyait. Mais tout l’arrière de sa tête était en sang.
Mickaël s’avança doucement. Les monstres ne devaient pas fonctionner à l’odorat. Car il ne se tourna pas vers lui. Le
monstre semblait passionné par ce qui se passait de l’autre coté. Mickaël regarda. Il y avait un homme qui courrait et
poussait les zombies loin de lui. Mickaël fit passer le zombie par la fenêtre. Le bruit attira l’attention de l’homme dans
l’autre bâtiment. Et il s’approcha d’une fenêtre.
Mickaël lui fit des signes depuis la fenêtre brisé. De l’autre coté de sa vitre, l’homme le vit et Mickaël lui fit signe de
venir. L’homme s’arrêta. Regarda Mickaël. Puis repartit vers les escaliers. Visiblement, il allait s’approcher. Mickaël
sortit de la classe, il ferma la barricade et prit la hache à sa partenaire assez violement. La fille le regarda de travers.
Mickaël fit comme si il ne voyait rien et partit pour le toit. L’homme venait d’arriver sur le toit et bloquait la porte
derrière lui en ce collant dos à elle. Il couru le rejoindre rapidement. Il passa la passerelle qui réunissait les deux
bâtiments par le toit. Et arriva près de l’homme.
Mickaël l’aida à bloquer la porte. Puis il utilisa le manche de la hache pour bloquer la poigné et empêcher les zombies
de passer. L’homme fit quelques mètres sur le toit et s’assit pour respirer. Mickaël la regarda. C’était un professeur. Il
ne le connaissait pas personnellement. Mais sa partenaire semblait le connaitre elle. Mickaël s’excusa en bloquant le
professeur au sol et vérifia ses bras. Puis lui fit tourner la tête pour regarder sa nuque.
-Qu’est ce que…
-Silence, dit Mickaël. Avez-vous été mordu ?
-Non mais je…
-Répond moi clairement !
Mickaël le foudroyait du regard et l’homme ne finit pas sa phrase. Mickaël avait vérifié ces jambes. Et maintenant il lui
fallait une réponse claire.
-Oui ou non ?
-Non.
Mickaël l’aida à se relever. Le professeur ne semblait pas des plus ravi. Mais il resta calme.
-Je m’appel Alexis.
-Mickaël.
-Pourquoi tu…
-Ce sont des basiques dans les films et les jeux vidéo. Mais mieux vaux plus de vérifications que pas assez. Tu es
d’accord ?
La fille restait loin d’eux. Alexis détourna le sujet et regarda la jeune fille qui restait loin.
-C’est Mathilde Gardin non ?
-Si tu le dis… Je ne la connais pas… Je suis tombé dessus par hasard…
-Vous avez trouvés d’autres survivants ?
-Vous les considérés donc comme morts ?
-Ils sont souvent assez… euh… abimés… En tout cas pour la plupart. Et les autres ne semblent pas plus conscients.
-Oui, dit Mickaël. Certes. Mais ils bougent…
-Est-ce que ça compte sachant qu’ils nous attaquent ? Tu avais une hache je te signale…
-Je ne l’ai pas utilisé. Mais j’en ai jeté un par une fenêtre.

webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 5 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Alexis sembla amusé par la morale qu’il montrait. Il suivit Mickaël qui l’emmena dans leur couloir plus ou moins
sécurisés. Ils allèrent dans la salle des professeurs. Comme cela, ils seraient relativement en sécurité et pourraient
discuter un peu.
-Tu as réunis des vivres, dit Alexis en voyant les réserves sur la table. Bien.
-J’étais avec Mathilde entrain de vérifier l’autre coté du bâtiment pour trouver des vivres quand je vous ai vu.
-Pourquoi réunir des vivres ? La police va régler cela ? Non ? Demanda Mathilde.
-Soyons raisonnable, dit Alexis. Il n’y a que peu de chances que les policiers soient encore en vie. Cela a dut toucher un
nombre important de personnes si nous sommes les seuls survivants ici.
-D’accord, dit Mathilde. On va…
Mickaël lui mit une main sur la bouche. Il aurait voulu être rassurant mais il pensait comme Alexis. Alors il mentit.
-Non, tout le monde n’est pas mort. Nous sommes vivant nous par exemple.
Alexis sourit.
-Bien. Repose-toi bien. Alexis et moi allons finir nos barricades. J’aimerais que tu répertories tout ce qu’il y a ici. Je
n’ai pas fouillé dans tous les placards. Si tu vas dans les classes. Vérifie tout de suite le sol. Puis, ne reste pas devant un
placard quand tu l’ouvre. Compris ?
-D’accord, dit Mathilde.
Mickaël et Alexis sortirent. Alexis accepta sans broncher de le suivre. Ils passèrent la porte coupe-feu. La barricade
n’avait pas bougé. Mickaël bougea la partie amovible. Puis il passa, Alexis le regarda, puis vérifia la barricade. C’était
un montage astucieux. Ça ne valait pas un élément unique. Mais la structure avait été très bien assemblée. Quelqu’un
qui taperait dessus mettrait un moment à la faire tomber.
-Tu aurais fait un très bon élément dans le génie civil.
-Je préfère la destruction à la construction en général, dit Mickaël tout bas.
Il chuchotait pour ne pas faire trop de bruit. Mais il n’y avait aucun signe qu’il y ai un autre zombie à l’étage. Mickaël
en avait balancé un par la fenêtre. Il espérait ne pas avoir à le faire trop souvent. Mickaël rentra dans la classe où c’était
trouvé le zombie. Il alla à la fenêtre et commença à fermer le volet.
-J’aimerais éviter que des zombies rentre par là. Des oiseaux par exemple.
-J’ai l’impression que tu passes trop de temps devant des écrans de télévision.
-Oui, dit Mickaël. Mais ça m’aide bien en ce moment.
Mickaël lui dit cela avec un pâle sourire sur le visage.
-Certes, dit Alexis. Et à long terme. Nous faisons quoi ?
-Je pense qu’après une ou deux semaines. Nous pourrons abandonner l’espoir d’un sauvetage. Mais dans ce cas là,
j’imagine qu’ils feront exploser toute la ville… Sinon le pays entier devrait être contaminé…
-Tu es optimiste, dit Alexis.
-Toujours, dit Mickaël. Au fait Alexis. Nous avons besoin d’armes… Il n’y a pas un endroit où nous pourrions en
trouver ici ?
-Si, dit Alexis. Un tas de couteau à la cuisine. Des haches par-ci par-là dans les couloirs. Et des javelots dans le
gymnase.
Mickaël regarda par la fenêtre. Il voulait réfléchir. Mais il n’y arrivait pas. Cela n’était pas clair pour lui.
-Si internet marche… on pourrait trouver de l’aide. Des informations. Et des mélanges pour faire des explosifs.
-Oui, dit Alexis. Mais dans l’autre bâtiment, il y a trois zombies au second étage et d’autres au premier.
-Donc, ça va nous demander des efforts importants…
Mickaël et Alexis montèrent la barricade.
-Salle suivante.
Ils le dirent en même temps et sourirent.
Quand ils eurent finis de vérifier l’étage. Condamner les escaliers comme il pouvait. Ils virent la porte d’un placard qui
bougeait. Ils n’avaient pas d’armes. Mais ils savaient tous les deux qu’ils ne pouvaient pas laisser un zombie en liberté.
Mickaël alla dans un salle de classe et s’appuya sur une chaise.
-Ça devrait être assez solide, dit Mickaël.
-Pourquoi faire ?
-Tu as déjà vu des dompteurs ? Ils tiennent l’animal à distance et utilisent la chaise pour les amener où ils veulent.
-Ça pourrait être une bonne idée… Mais on le met où ?
-Partout sauf dans un placard. Je pense qu’une défénestration s’impose. C’est le plus simple. Et nous ne pouvons pas le
garder à l’intérieur. Mais nous devrions commencer par ouvrir la fenêtre.
Ils se regardèrent et mirent plusieurs chaises dans le couloir. Ils voulaient pouvoir avoir le choix dans le cas où il finirait
par y avoir un souci. Ils savaient tous les deux que c’était risqué. Mais Mickaël se proposa pour jouer le rôle du
dompteur. Alexis attendit donc son signal pour ouvrir la porte.
Quand la porte s’ouvrit, le zombie qui les attendait dedans était plus large qu’ils ne l’avaient prévu. Alors Alexis attrapa
tout de suite une chaise et aida Mickaël dans son travail. Ils firent passer l’énorme zombie au travers de la fenêtre. Et ils
regardèrent le cadavre réanimer frapper le sol et sa boite crânienne exploser sur le sol.
Mickaël et Alexis retournèrent auprès de Mathilde qui dormait. Les émotions l’avaient épuisée. Mickaël la comprenait
assez. Même si lui ne réussissait pas à comprendre qu’elle puisse dormir. Mickaël et Alexis discutèrent un moment de
ce qu’ils devaient faire. Puis ce regardèrent dans les yeux.
-Un seul d’entre nous doit y aller, dit Mickaël. Mathilde est fragile pour le moment. Je ne veux pas qu’elle soit seule.
webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 6 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-Je suis d’accord, dit Alexis. On joue cela à pile ou face ?
-Non, dit Mickaël. Je vais y aller. On va monter un autre barrage sur le toit. Une plus solide.
-Et moi ? Demanda Mathilde.
Mathilde était encore à moitié endormie. Elle se frottait les yeux.
-Il y a de la peinture dans la salle de dessin, dit Alexis. Tu dois dessiner un SOS.
-D’accord, dit Mathilde.
Mickaël ne put s’empêcher de sourire. Elle était vraiment amusante. Une simple activité suffisait à lui faire oublier ce
qu’ils vivaient. Et la terreur que cela lui causait.
Ils se mirent au travail. Mathilde commença par dessiner la forme principale. Espérant qu’elle aurait assez de peinture
pour tout faire. Le SOS prendrait tout une partie du toit du premier bâtiment visiblement. Mickaël se demanda s’il y
aurait assez de peinture. Mais c’était plus pour occuper Mathilde que pour trouver de l’aide de toute façon. Cela avait
très peu de chance de fonctionner.
Mickaël et Alexis vérifièrent la barricade. Ils ne laissaient aucune partie amovible. Ils voulaient utiliser l’échelle comme
moyen de sortir et des tables empiler pour passer.
-Pierre Feuille Ciseau ? Demanda Alexis.
-Non, dit Mickaël. Je vais y aller. Il faut tuer ces choses. J’en ai déjà tué deux. Alors une de plus ou de moins
n’alourdira pas ma conscience.
-D’accord, dit Alexis. Mais dans dix minutes. Je te rejoins. Que tu ai fini ou non.
-Je bloque les portes coupe feu, je tue ceux qui se trouve sur mon chemin. Et je bloque les escaliers.
-Tuer ? Demanda Mathilde.
-Je ne vois malheureusement pas d’autres méthodes, dit Mickaël.
Mathilde semblait choquée par cette solution. Il aurait préféré qu’elle ne choisisse pas se moment pour s’approcher
d’eux. Elle semblait assez fragile et savoir qu’ils allaient tuer des gens qu’elle pourrait connaitre n’arrangerait rien.
-Mais il y a des gens que nous connaissons…
-Oui, dit Mickaël. Je sais…
-Et si on peut les soigner ?
-C’est toujours le souci, dit Mickaël. Si nous ne les tuons pas, nous risquons de mourir.
Mathilde retourna à sa peinture. Il dit à Alexis de faire attention à elle. Mickaël passa la barricade. Il retira la hache et
ouvrit la porte. Il y avait un zombie qui attendait en haut des escaliers. Mickaël utilisa le manche de sa hache pour le
faire tomber dans les escaliers. Puis il le rejoignit en bas. Leva la hache. Et la lui écrasa dans le crâne. Faisant gicler du
sang sur le sol et les murs. Il avait tourné la tête pour ne pas recevoir d’éclat de sang.
Mickaël remonta quelques marches. Attendant de voir si ça suffisait ou pas. Et reprenant son calme. Attendant que son
cœur arrête de lui faire mal. Son cerveau lui montrait des tas d’images. Le sang y circulait tellement vite. C’était entrain
de le tuer. Ces tempes frappaient aussi fort que son cœur. La culpabilité allait surement l’empêcher de dormir.
Après, il soupira. Il lui restait beaucoup de travail. Il ferma les portes coupe feu. Une partie du plan était finie.
Maintenant il devait monter une barricade dans les escaliers. Et vider les lieux. Mickaël ouvrit le coté droit. Il rentra
dans la première classe. Il n’y avait rien à première vue. Alors il vérifia le sol. Un zombie aurait put se trouver par terre.
Mais visiblement il n’y avait personne. Alors il commença à déplacer les tables dans le couloir. Puis, il vit l’évier et y
plongea le visage. S’il avait du sang dessus. Il ne voulait pas risquer une contamination.
Mickaël vit un zombie plus loin dans le couloir. Il prit sa hache, laissant le déménagement pour plus tard. Le bruit avait
dut l’attirer. Et il commença à avancer doucement vers lui. Ça le dégoutait quand même de devoir tuer des zombies.
Après tout, ils étaient quand même du même lycée. Il restait peut être une chance de les sauver.
Là, le dilemme fut même plus dur. Car le zombie était une amie proche de lui. Mickaël failli lâcher son arme sous la
surprise. Mais il devait vivre pour aider Alexis et Mathilde. Il prit une profonde inspiration.
-Désolé, dit Mickaël.
Mickaël frappa de toutes ces forces pour ne pas rater son coup. La hache décapita son amie de façon nette et rapide.
Mickaël se retourna pour ne pas la regarder tomber et s’éloigna doucement. C’est là qu’il vit qu’Alexis était là. Il avait
dut s’approcher silencieusement lui aussi.
-Ça fait dix minutes, dit Alexis.
-J’en ai compté deux ou trois…
-Tu la connaissais ?
-Oui, dit Mickaël. Et même très bien…
Mickaël fut surpris d’entendre sa propre voix s’éteindre.
-Désolé, dit Alexis.
-Pas la peine, dit Mickaël. Elle était morte. Pour les corps. Nous allons devoir prévoir quelque chose de spécial.
-Oui, dit Alexis. L’incinérateur par exemple.
-Oui, dit Mickaël. Bon. Faisons la barricade dans les escaliers.
-D’accord, dit Alexis.
Mickaël et Alexis commencèrent à monter la barricade. Le professeur observa l’élève avec attention en essayant de le
comprendre.
-Dit moi Mickaël. Tu le prends drôlement bien je trouve.
-Je suis bien obligé, dit Mickaël. Mais j’espère encore me réveiller dans mon lit et que tout ne soit qu’un rêve.
-Oui, dit Alexis. On l’espère tous arriver à ce stade.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 7 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Mickaël et Alexis visitèrent les autres classes. La salle des professeurs du second étage de se bâtiment si. Les deux
placards aussi vu qu’ils avaient trouvé un zombie dans un d’eux. Mais il n’y avait rien d’autre du coté droit du bâtiment.
Les autres étaient entrain de bouger de l’autre coté de la porte coupe feu. Alexis regarda par la vitre.
-Je ne vois pas le dernier…
-Peut être au niveau des escaliers, dit Mickaël.
-Tu veux qu’on bloque directement des escaliers ?
-Peut être faire une barricade dans le couloir en plus au milieu. Pour le cas où…
-Oui, dit Alexis. Tu as raison. Soyons prévoyant. Nous serons dans l’autre bâtiment après tout.
Ils vérifièrent les classes. Puis, les placards. Il n’y avait rien du tout. Alexis et Mickaël allèrent ensemble de l’autre coté
après avoir monté une barricade. Ils allèrent doucement, ils avaient pourtant fait attention. Mais une zombie leur sauta
dessus. Alexis se retrouva au sol. La zombie au dessus de lui et il la gardait à distance avec le manche de la hache.
-Ferme la bouche et les yeux ! Cria Mickaël en courant.
Mickaël ouvrit le placard. Il prit un balai. Puis revint en ne gardant que le manche. Puis, quand il fut à porté. Mickaël
enfonça le manche dans le crâne du zombie de toutes ces forces. Faisant gicler du sang partout. Mickaël dit à Alexis de
ne pas bouger alors qu’il rejetait le zombie loin de son partenaire.
Mickaël alla remplir un sot d’eau et arrosa Alexis. Lui nettoyant le visage. Mickaël répéta l’opération plusieurs fois et
après l’autorisa à ouvrir la bouche. Et le força à aller se nettoyer sous le robinet.
-Ça devrait aller…
-Merci, dit Alexis.
Alexis vit le travail de Mickaël avec le zombie. Le balai toujours planté dans sa tête.
-Tu t’y prends comme un pro, dit Alexis.
Alexis alla finir la barricade. Mickaël ramassa la hache.
-Je vais aller voir si Mathilde va bien, dit Mickaël.
-D’accord, dit Alexis. Je fini de nettoyer. On reviendra plus tard.
Mickaël rejoignit Mathilde. Elle peignait consciencieusement. Prenant soin de bien étaler la peinture. Il alla à la porte et
regarda. Il n’y avait rien. Mais ils devaient revérifier. Alexis arriva.
-Ça va Mathilde ?
-Oui, oui, dit Mathilde. Tu me dérange.
-D’accord, dit Alexis.
Alexis et Mickaël retournèrent fouiller. Il avait fini la barricade. Mickaël la vérifia quand même un peu car il ne pouvait
pas se permettre de faire confiance à qui que ce soit.
Quand la nuit tomba, Mickaël resta à observer le ciel depuis le couloir. Il était fatigué. Ils devaient nettoyer les couloirs
et les escaliers du premier étage de leur coté pour atteindre la cantine. Nettoyer le premier étage pour passer par le toit
de la cantine. Cela serait le plus facile. Après ils devraient trouver un moyen de communiquer. Et aussi de ce défendre.
Alexis serait surement d’accord avec lui. Mais ils devraient amener Mathilde. Pour le transport de nourriture si
nécessaire. Et aussi pour qu’elle ne soit pas seule.

Fin du premier jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 8 sur 65
Elevator                                                                                         www.reddragoon.com




Jour 2 : La disparition de l’espoir

Mickaël resta dans le couloir toute la nuit. Il ne réussi pas à dormir. Entre la situation qui n’était pas facile. Et ces
pensés qui ne cessait de tourner dans son esprit comme pour rendre les choses encore plus graves. Et surtout, le bruit qui
régnait partout dans le bâtiment qui le tourmentait. C’était très sourd comme bruit. Il était sûr d’avoir déjà entendu cela
quelque part. Mais il ne savait plus où.
Mathilde vint le voir au petit matin et posa une couverture sur lui. Mickaël l’écarta doucement. Il n’avait pas dormi et
cela ne servait à rien. Il ne cessait de penser à toutes les choses qu’ils pouvaient faire pour améliorer les choses. Et
toutes les fins possibles à leur situation actuel. Et il arrivait toujours à la même solution. Cela finirait très mal.
-On en a trouvé plein dans le placard, dit Mathilde.
-Je vais me laver le visage, dit Mickaël.
Mickaël laissa la couverture par terre après en avoir déchiré plusieurs morceaux. Les mettant ensuite dans sa poche.
Puis se leva en s’étirant.
-Tu as dormi ?
Mathilde semblait s’inquiéter terriblement à son sujet. Cela lui faisait plaisir même si c’était inutile. En tout cas, il
devait faire en sorte que les autres n’ai pas à se soucier de lui.
-Non. Mais merci de t’inquiéter.
-Ça va aller ?
-Je vais faire en sorte que ça aille, dit Mickaël.
D’accord, dit Mathilde. Mais mange un peu.
-Plus tard, dit Mickaël. Merci Mathilde.
-On fait quoi aujourd’hui ? Demanda Mathilde.
-On va se tailler un chemin vers la cuisine, dit Mickaël. C’est important.
Mickaël alla se laver le visage au robinet dans une classe. Mathilde le suivit en continuant à lui parler. Elle devait lui
parler juste pour essayer de se rassurer avec des discussions normales. Mickaël l’écarta après avoir fini pour secouer la
tête et envoyer l’eau voler autour de lui. Ne disant rien depuis un petit moment, il la coupa au milieu de son babillage.
-Dit moi, tu ne trouve pas cette façon de penser un peu superficielle ?
Mathilde devint toute rouge en entendant cette remarque. Elle avait reculé de deux pas au moins tellement elle était
surprise. Puis fini par se reprendre pour répondre.
-Tu m’écoutais ?
-Tu me parle, je t’écoute, dit Mickaël. C’est comme cela qu’on fait non ?
-Oui, dit Mathilde.
-Bien, dit Mickaël. Tu peux te dire que le souci n’existe plus de toute façon.
-Oui… Mais je ne voulais pas que cela se passe ainsi.
-Personne ne voulait. Mais on doit quand même ne pas oublier que ça nous aide d’un certain coté. Aussi cruel que cela
puisse paraitre aux yeux de la morale. De toute façon, au point ou nous en sommes.
-Oui, dit Mathilde. Mickaël. Alexis m’a dit que tu avais dut tuer une amie à toi…
Mickaël revit la scène. Quand la tête de son amie avait roulée au sol. Dire que quelques jours plus tôt, il passait un bon
moment avec elle. Mangeant dans un fast food avec d’autres amis et discutant de tout et de rien. Et maintenant, il
pouvait se considérer comme la personne l’ayant tuée.
-Ce n’est rien, dit Mickaël. Je n’y pense déjà plus.
Mathilde ne sembla pas convaincue par cette déclaration. Surement parce qu’il venait de passer quelques minutes dans
la lune avec des yeux tristes.
-Tu es sûr ?
-Nous devons les considérés comme étant morts. Car notre survie en dépend.
-Oui, dit Mathilde.
-Mickaël, dit Alexis. Tu prépare quoi ?
-Je me lave le visage, dit Mickaël.
-Mickaël…
Visiblement, le professeur n’était pas du matin lui non plus. Il avait une salle tête en ne comprenait pas la plaisanterie.
Sans parler de sa coiffure qui semblait partir dans tous les sens.
-Ce matin, on descend au premier étage, dit Mickaël. On a déjà oublié l’idée précédente tu vas me dire. Mais nous
nourrir et plus important. Donc cuisine du réfectoire.
-Bien, dit Mathilde. Je finirais la peinture.
Alexis arrêta de se passer la main dans les cheveux.
-Non, dit Alexis. Par sécurité. Tu viendras.
-Mais…
Le professeur lui fit les gros yeux et ça façons de répondre ne laissait pas place à la discussion.
- On ne veut pas s’en vouloir de t’avoir laissée seule.
-Et puis on a besoin de bras, dit Mickaël. Au cas où.

webmaster@reddragoon.com                                                                                Page 9 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Mickaël passa en premier la barricade des escaliers. C’était plus acrobatique qu’il ne l’avait pensé en construisant la
structure défensive. Mais il fit cela silencieusement. Il y avait un zombie qui l’attendait. Son ami de la veille. Le
premier zombie qu’il avait croisé. Au visage à moitié dévoré. Cette chose semblait ne pas avoir bougé d’un centimètre
depuis le moment où il l’avait vu. C’était surement un mécanisme de protection pour réduire les dégâts de la faim ou
quelque chose comme ça. Leurs cerveaux étaient le point faible. Alors il devait encore fonctionner même au ralenti.
Mickaël arrêta de penser. De toute façon, toute cette histoire finirait vraiment mal. Ça finissait toujours mal dans ce
genre d’histoires. Et se dire que leur cerveau fonctionnait encore ne ferait que l’empêcher de se défendre. Mickaël
savait qu’Alexis avait conscience de cela. Le professeur était beaucoup plus intelligent qu’il ne voulait le laisser
paraitre. Mais le souci était Mathilde. Elle pensait encore et toujours que quelqu’un viendrait les sauver.
Alexis secoua Mickaël. Visiblement il ne c’était pas rendu compte du temps qui avait passé pendant ces réflexions.
Mickaël regarda le zombie. Il descendit doucement et leva sa hache. C’était encore plus facile que la première fois. Et la
suivante serait surement encore plus facile. Mickaël tua le zombie d’un coup au sommet du crâne. Lui écrasant la boite
crânienne. Et lui éclatant le cerveau. Cela suffit à le tuer. Le zombie s’écroula. Comme une feuille tombant au sol.
Mickaël ouvrit la fenêtre. Alexis arriva et l’aida à jeter le zombie par la fenêtre. Mathilde était plus agile qu’eux. Passer
la barricade ne lui demanda aucun effort. Il ne doutait pas qu’elle avait dut être une bonne élève en sport. Le professeur
était entrain de se plaindre de ne pas avoir d’armes.
-Je sais où nous pourrions trouver des armes, dit Mathilde.
Les deux hommes se tournèrent vers elle. Visiblement, ils n’avaient pas pensés une seule seconde qu’elle pourrait
l’aider. Mickaël lui mit un doigt devant les lèvres. Pas qu’il ne pense pas qu’elle puisse avoir une bonne idée. Mais pour
la faire parler moins fort.
-Chuchote s’il te plait.
Mathilde hocha la tête.
-Dans la salle des casiers. Nous pourrions trouver quelques couteau je pense.
Alexis se tapa la tête avec la main. Ils auraient dut y penser. Mickaël sourit.
-Merci Mathilde. Nous sommes stupides.
La jeune femme n’en revint pas qu’on la remercie. C’était assez rare. Mickaël fit le tour du couloir de gauche pendant
qu’Alexis et Mathilde montaient la barricade sur le palier de l’escalier. Le plus urgent était de veiller à leurs sécurités.
Le reste pouvait attendre. Et impliquer la jeune femme permettrait de lui faire plaisir. Et d’avoir une nouvelle personne
capable de monter des barricades.
Mickaël vérifia les salles les unes après les autres. Il n’y avait rien de louche. C’était bizarre. La contagion avait
vraiment dut avoir lieu tôt dans la matinée. Sinon il y aurait plus de victimes dans les étages de l’école. Cela avait dut
arriver avant que les élèves ne soient montés vers leurs classes.
Ils devaient veiller à ce que plus de monstre ne rentre pas dans l’enceinte de l’établissement. Ils devaient bloquer les
portails. Les zombies ne semblaient pas arriver à ouvrir les portes. Mickaël ne fut pas attentif au moment où il aurait
dut. Un zombie l’attrapa par derrière. Mickaël se libéra en lui mettant un coup de coude en pleine figure.
Le zombie était un professeur. Son ancien professeur d’informatique. Un homme qui avait toujours été sympathique
avec lui. C’était d’ailleurs l’un des seuls professeurs dans ce cas. Les personnes travaillant dans l’éducation nationale ne
semblaient pas apprécier les élèves perpétuellement en retard.
Mathilde vit Mickaël devant un zombie. Mickaël semblait le connaitre et ne bougeait pas. Alors elle ramassa une chaise
et frappa de toutes ces forces sur le zombie. Elle ne voulait pas considérer les zombies comme étant morts. Mais elle
devait au moins aider Mickaël si elle le pouvait. Car lui le ferait très certainement pour elle.
Mickaël se réveilla. Si Mathilde était forcée à frapper sur un zombie. C’est qu’il c’était laissé aller trop longtemps. Il
reprit sa hache en main. Et profitant que le zombie soit en mauvaise position après le coup de Mathilde. Lui écrasa la
tête d’un coup de hache. Mathilde tourna la tête. Mickaël nettoya sa hache.
-Frappe la tête, dit Mickaël.
-Je ne veux…
-Je sais, dit Mickaël. Merci.
Mickaël lui frotta les cheveux avec la main. C’était un petit signe de réconfort. Mais cela suffirait pour le moment à la
réconforter. Mathilde le prit par le bras.
-Tu n’iras nulle part sans avoir manger cette barre de céréale, dit Mathilde. Tu es dans ton monde. Tu dois être entrain
de mourir de faim.
Elle n’avait pas tord.
-Je…
-Elle a raison, dit Alexis. Tu ne nous aide pas si tu restes comme cela.
Mickaël mangea la barre de céréales que venaient de lui tendre Mathilde. Alexis prit la hache et dit qu’il allait finir la
vérification. Alexis avait dut mal à considéré Mickaël comme un adolescent. Peut-être parce qu’il se montrait si efficace
dans la crise en cour et qu’il était le seul à sembler savoir ce qu’il fallait faire. Il trouva un zombie. Ce serait sa première
victime. Alexis frappa de toutes ces forces sur la tête du monstre. Il réussi à le décapiter d’un seul coup. C’était plutôt
étrange mais il ressentit une certaine satisfaction à ne pas être celui qui meurt. Et à avoir la force de le faire en un coup.
Alexis se sentit coupable de penser ainsi après avoir tué quelqu’un. Penser que sa propre survie était plus importante
que celle des autres était égoïste. Mais ce n’était pas sa faute à lui. A ce moment là, il se rendit compte qu’il avait retenu
sa respiration tout du long de l’opération. Il se remit à respirer. Ces poumons le brulèrent, puis, il alla un peu mieux.

webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 10 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Alexis savait ce qu’il devait faire du corps du zombie. Cela n’arrangerait les choses que temporairement, mais les jeter
dehors empêcherait de voir venir des insectes à l’intérieur. Le plus dur était de devoir ramasser la tête.
Alexis le fit. C’était plus dur seul. Mais Mickaël l’avait fait lui. Alors il devait le faire aussi. Il ne pouvait pas laisser
tout le sal travail à un élève.
-C’est vraiment un putain de bordel, dit Alexis.
Alexis rejoignit Mickaël et Mathilde. Ils montaient une barricade après les premières salles du coté gauche. Alexis fit
signe à Mickaël qu’il avait fini de tout nettoyer. Du coté droit du bâtiment.
-On va y aller Mathilde, dit Mickaël. Tu resteras dans le couloir jusqu’à ce que nous ayons vérifié et bloquer les accès à
la cantine. D’accord ?
Mathilde ne semblait pas d’accord. Mickaël continua à la foudroyer du regard jusqu’à ce qu’elle lui réponde.
-D’accord Mathilde ?
Il insista une nouvelle fois pour obtenir une réponse.
-D’accord, dit Mathilde. Mais je veux aider. Je ne veux pas rester à ne rien faire.
Ces yeux montraient sa détermination.
-Tu ne veux pas avoir à faire ce que nous faisons, dit Mickaël. Crois-moi.
Mathilde ne dit plus rien. Ils allèrent de l’autre coté. Alexis ouvrit la fenêtre. Il y avait quand même un espace entre le
toit de la cantine et la fenêtre. Mais rien d’impossible à traverser. Mickaël regarda le professeur passer en premier et
sauter sur le toit d’en face. Puis le suivit et sourit en réussissant.
Mickaël traversa le toit en regardant dans la cour. Il n’y avait plus de brume. Il voulait voir s’il n’y avait pas des
zombies dans la cour. Et il y en avait. Même si il se doutait que la plupart devaient être dans les halls. Ils avaient dut
l’entendre rentrer la veille. Et entendre les cadavres tomber aussi.
-Nous bloquerons les portails, dit Mickaël. Il est important qu’aucun zombie ne puisse rentrer ici. Si nous agissons
correctement. Cela nous permettra de nous balader où nous voulons.
-Tu n’espère même pas la venue de survivants, dit Alexis.
-Je ne veux pas me bercer de fausses illusions, dit Mickaël. Je sais déjà que très peu de personnes seront capables de
survivre. Et je sais aussi que l’armée ne maîtrisera pas la situation pacifiquement. Ils tueront juste les contaminés. Le
risque zéro tient à la destruction dans le cas présent.
-Et tu tiens ses déductions de jeux ?
-Pour les militaires ? Oui, mais c’est aussi de la logique. Il est clair que cette épidémie se diffuse rapidement. Pour que
la nouvelle ne se soit pas transmise dans les médias. Cela doit être une vingtaine d’heures. Quand au taux de survie.
Visiblement il est faible. Peut être parce que les contaminés attaques et contamine les autres.
Ils rentrèrent dans le réfectoire par le toit. Alexis n’aimait pas beaucoup cette idée. Mais Mickaël avait raison. Et ces
déductions étaient assez logiques. Il avait dut passer toute la nuit à y penser.
Il n’y avait personne dans le réfectoire. Ils vérifièrent tout l’endroit. Puis ils s’arrêtèrent. Mickaël alla fermer la porte
d’entrée. Il bloqua des tables renversées sur les vitres. Alexis fit de même. Ça l’inquiétait aussi de ce dire que des
zombies pourraient rentrer par là. Quand ils eurent fini. Ils empilèrent des tables pour pouvoir ressortir et Alexis alla
chercher Mathilde. Mickaël lui se contenta d’aller vérifier une nouvelle fois les lieux.
Puis, il ouvrit les frigos. Il y avait pas mal de produits. Ils pourraient subvenir à leurs besoins un long moment avec tout
cela. Ils devaient juste apprendre à se rationner un peu. Mathilde arriva toute contente et récupéra un yaourt.
-Nous commenceront par vider les frigos, dit Mickaël. Comme nous ne savons pas combien de temps l’électricité va
encore fonctionner. Toutes les conserves et les produits qui se gardent longtemps doivent être mis de coté Dans des
placards bien fermés.
-Il est important de prévoir pour le pire, dit Alexis. Mais pour une fois, nous allons juste prendre un peu de bon temps.
N’est ce pas Mickaël ?
Mickaël comprit ce qu’il voulait faire alors il acquiesça. Il ne fallait pas qu’ils perdent espoir après tout. Avec cette
découverte. Ils se sentiraient beaucoup mieux.
-Oui, dit Mickaël. Prenons un peu de repos.
Mickaël prit ce qui lui faisait envi mais avec modération et ils allèrent s’assoir dans le réfectoire. Ils rigolèrent
ensemble. Tout fut normal durant ce petit laps de temps que dura le repas. Puis alors qu’ils finissaient. Ils redevinrent
sérieux. Mickaël remonta sur le toit.
Il n’avait pas besoin d’eux pour vider le coté gauche du première étage. Mickaël ne voulait pas s’arrêter. Il ne voulait
pas commencer à ressentir les sentiments qui finiraient fatalement par remonter s’il restait à rien faire. La culpabilité
qu’il ressentirait d’avoir tué des gens.
En bloquant les escaliers du coté droit, Mickaël entendit de nouveau le son étrange. Comme le matin de son arrivé et la
nuit. C’était un bruit sourd. Il se rappela ce que ça lui rappelait. C’était le bruit que faisaient les zombies quand ils ne
bougeaient pas. Cela signifiait qu’il y avait des zombies au rez-de-chaussée. Cela leur demanderais plus de travail que
prévu de libérer toute l’école. Il vérifia encore une fois les pièces en retournant vers les escaliers, mais il n’y avait
vraiment rien.
-Ça va ? Demanda Alexis.
-Non, dit Mickaël. Il y a des zombies plein le rez-de-chaussée.
-Tu veux nettoyer les étages de l’autre bâtiment ? Demanda Alexis.
-Oui, dit Mickaël. Accéder aux salles informatiques et aux laboratoires. Nous devons finir le plus rapidement possible.
-Qu’est ce qu’il y a ?
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 11 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Plus vite nous irons, mieux ça sera, dit Mickael. S’il y a d’autres survivants dans l’autre bâtiment. Ils ne le resteront pas
longtemps…
-Dit moi une chose. Où as-tu trouvé ta hache ?
-Dans la boite à urgence anti-incendie, dit Mickaël.
-Il y en a une autre au second étage de l’autre bâtiment, dit Alexis. On aurait dut la prendre hier.
-On ne pensait pas à cela, dit Mickaël. On va devoir remettre Mathilde à la peinture. Elle doit finir son SOS.
Mathilde et Alexis avaient installé une table entre la fenêtre et le toi. Cela leur permis d’avoir une petite passerelle. Ça
serait moins risqué pour eux. Ils pourraient ainsi mettre des produits de coté et en sécurité. Il ferait cela durant la nuit. Il
ne pensait pas pouvoir dormir de toute façon. Entre la culpabilité et ces réflexions, il savait que son esprit ne prendrait
pas plus d’une heure de sommeil. De toute façon, il ne dormait jamais beaucoup.
La jeune femme fut plus réceptive à leurs arguments de la laisser seule quand ils mirent en avant la possibilité de sauver
d’autres vies. Visiblement, si ils étaient en mesures de sauver d’autres personnes. Cela suffisait à justifier tout acte de
sauvagerie. D’ailleurs elle encouragea l’initiative. Ils avaient commencé à nettoyer le second étage et à le fouiller.
-Je vais chercher la seconde hache, dit Alexis.
Mickaël le laissa y aller. Il alla au fond à gauche et après avoir vérifier les escaliers et les placards. Commença à amener
des tables pour créer une barricade. C’est là qu’il entendit des voix. Pas l’habituellement murmure. Des voix. Il siffla
pour qu’Alexis sache qu’il devait venir. Faire du bruit n’était certainement pas la meilleure idée. Mais sur le coup, cela
lui avait semblé la meilleure chose à faire.
Mickaël descendit au premier étage en courant. Il n’y avait pas de zombie dans le couloir. La première chose à faire
était de trouver d’où venaient les voix. Et il le trouva facilement. C’était le CDI. La bibliothèque du lycée. Il aurait dut
y penser. C’était la seule salle ayant sa propre porte coupe feu. Et dont les fenêtres étaient barrées.
Depuis le second escalier à droite du bâtiment, il ne pouvait pas voir l’entrée du CDI. Mais l’on pouvait entendre le
bruit de ceux qui n’était plus vraiment en vie qui s’agitaient devant la porte dans le couloir menant aux bruits. Mais les
portes coupe feu étaient bien trop lourdes pour eux. Même si savoir leur repas de l’autre coté les excitaient.
Mais cela l’étonnait qu’il n’y ai pas plus de monstres dans le couloir. Mickaël s’approcha des escaliers centraux le plus
silencieusement possible. Il vérifia du coin de l’œil qu’il ne s’y trouvait rien. Il donna un petit coup sur le bouton de
libération des portes coupe feu du couloir. Les aimants libérèrent les portes et elles bâtèrent dans l’air jusqu’à ce fermer
pour de bon. Il avait fait du bruit et ils allaient arriver.
Mickaël utilisa un morceau de couverture qu’il avait dans sa poche pour se couvrir le visage. Ils avaient déjà prit
beaucoup trop de risques comme cela. Et attendit dans les escaliers que ces adversaires arrivent. Le bruit de leurs pieds
qui trainaient sur le sol et le bruit sortant de leurs gorges indiquaient leurs approches.
Ils avaient déjà pris trop de risque, ils devaient faire plus attention. Alexis apparut derrière le hublot de la porte coupe
feu. Ils parlèrent par signe. Puis il comprit et regarda les zombies s’approcher.
Les zombies semblèrent prendre vie en le voyant. Ils n’étaient que deux. Mais ils s’approchaient. Comme il était dans
les escaliers, il avait l’avantage sur eux. Mickaël mit un grand coup de hache sur le premier zombie avant qu’il n’ai eu
le temps de tomber au sol. Lui ouvrant le crâne et frappant son cerveau.
Alexis en profita pour passer les portes et frapper le second. Mais celui-ci du l’entendre car il se tourna. La hache lui
coupa le bras. Mickaël utilisa le manche de sa hache et la mit dans la bouche du zombie avant qu’il ne morde le
professeur. Ensuite, ils le firent tomber au sol. Puis, avec sa hache mit un coup en évitant d’abimer l’autre arme.
-Dèso…
Mickaël lui fit les gros yeux et lui fit signe de ce taire. Puis ils retirèrent la hache de la tête du zombie.
-Prenons une table.
Alexis acquiesça et ils passèrent la porte coupe feu. La première classe était vide. Alexis souleva la table et la sortie de
la classe vers le couloir. Mickaël vérifia quand même qu’il n’y avait rien. C’était la salle d’informatique et il comptait y
aller plus tard. Il y avait toujours du courant. Et aucun zombie ne s’y cachait.
-Je voulais juste te dire que j’étais désolé, dit Alexis.
Mickaël sortit un bout de couverture de sa poche.
-Cache ton visage avec ça. Tu n’as pas besoin de t’excuser auprès de moi. Nous sommes partenaire non ?
Le professeur sourit en faisant lui aussi un masque avec le morceau de couverture. Ils portèrent la table jusque devant la
porte. Et au moment où ils regardèrent par le hublot. Le visage d’un zombie s’y trouvait. Ravagé par des marques de
morsures et de griffures. Les yeux vides. Et un air stupide. C’était le sang qui couvrait tout une partie de son visage qui
lui donnait son allure repoussante.
Mickaël mit un coup de pied dans la porte. La porte battante frappa le zombie de plein fouet et l’envoya au sol. Alexis
en profita. Il passa de l’autre coté et écrasa la tête du zombie avec le dos de sa hache.
Mickaël lui passa la table de l’autre coté des portes et la posa devant le couloir. Il restait encore deux zombies. Il aurait
vraiment pensé en trouver plus que cela. Peut être que l’ouïe des zombies était différente d’un homme à l’autre.
En entendant la table glisser sur le sol, les deux morts vivants se mirent en mouvement sur une nouvelle cible. Les deux
tueurs poussèrent la table dans le couloir et reculèrent. Les zombies trébuchèrent sur l’obstacle et se retrouvèrent au sol.
Mais pas au même moment. Alors quand Mickaël tua le zombie qui lui était désigné. Faisant couler le sang et la
cervelle sur le sol. Le second monstre essaya de lui attraper le pied. Mais Alexis était près et en mettant un puissant
coup de pied brisa la nuque du zombie. Celui-ci arrêta de bouger quelques secondes. Mais sembla reprendre vie. Alors
Alexis lui écrasa le crâne avec sa hache.
-Je crois que j’en ai au moins un d’avance, dit Alexis.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 12 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-Tu le comptes pour qui le gros du placard ?
-Je te signal que j’ai aidé, dit Alexis.
Derrière les portes coupe feu du CDI étaient apparus plusieurs visages. Des humains au vu de leurs visages et de leurs
yeux. Alexis retira son cache visage. Mickaël lui barra la route avec le manche de sa hache.
-Vérifie bien qu’ils n’aient rien, dit Mickaël. S’ils sont blessés, cela pourrait être dangereux pour nous. Tu risque ta vie.
Compris ?
-D’accord, dit Alexis. Et s’ils le sont ?
-Je ne sais pas, dit Mickaël. On devra séparer les contaminés des autres. Au moins pour une bonne journée. Puis, on
laissera passer. Mais sous surveillance. En tout cas, nous devons tout faire pour survivre.
-D’accord, dit Alexis. Et toi ?
-Je barricade les escaliers.
Alexis fit signes aux personnes dans le CDI de lui ouvrir. Mickaël le laissait faire. Il était professeurs. La plupart des
élèves devaient le connaitre. Il était après tout le professeur le plus respecté de l’école. Ils le laissèrent rentrer tout de
suite. Et il leur demanda de rester à distance.
-Je dois vérifier que vous n’avez aucune blessure. Un par un.
-Pourquoi ? Vous pensez qu’on ressemble à ces choses ?
-Ça n’a pas de rapports, dit Alexis. Si vous ne voulez pas. Je peux aussi m’en aller tout de suite.
Ils étaient quatre en tout. Et si cela le répugnait un peu de devoir se méfier. Il était conscient que c’était pour le bien de
tous. Il y avait Coralie, la bibliothécaire dont il avait du stopper les avances à plusieurs reprises. Elle était brune aux
cheveux courts. Et une discussion avec elle était rapidement fatiguant.
Deux jeunes filles étaient là aussi. Il se rappelait les avoirs déjà vus dans les couloirs. Raphaëlle et Emilie. Des élèves
qui ne devaient pas être amis. La première était châtain claire et avait des lunettes de vus sur le nez et un air supérieur
sur le visage. La seconde était brune aux cheveux longs semblait inquiète.
Et enfin, un élève qu’il connaissait. Johan. Un récalcitrant. Un garçon qui passait pour un fêtard et ne semblait pas ravi
de devoir suivre les ordres d’un inconnu. Jouant d’une main sur ces cheveux bruns coupés courts. Il fallu plusieurs
menaces pour qu’il obéisse et montre enfin ces bras, son cou et ces jambes. Puis tourne sur lui-même.
-Restez un peu ici, dit Alexis. Je vais aider mon partenaire et je reviens.
-Alors laisse-nous une hache, dit Johan.
-Tu n’en as pas besoin en restant ici. Moi si.
Alexis rejoignit Mickaël qui était entrain de monter la barricade dans le second escalier. Il l’avait déjà fait dans le
premier. Alors ils finirent la seconde barricade ensemble. Quand ils eurent terminés. Ils s’approchèrent des portes coupe
feu pour discuter sans faire trop de bruit.
-Je doute qu’ils soient utiles, dit Alexis.
-L’utilité n’est pas un critère dans la sélection de qui nous sauvons, dit Mickaël.
-Je sais, dit Alexis. Mais tu dois bien savoir que… Enfin, nos vivres sont limités.
-Et tu te propose de t’occuper d’eux ? Ou de les donner à bouffer aux abominations ?
Mickaël avait dit cela d’une voix calme et basse. Alexis savait que c’était une pensée horrible. Mais ils devaient
l’envisager quand même. Après tout, ils devaient gagner autant de temps que possible. Si son élève refusait d’y penser.
Lui devait réfléchir et chercher une solution.
-Je sais que tu vois toi aussi tous les soucis que nous allons créer.
-Et nous appliquerions cela à Mathilde ?
-Je…
-De toutes façons, nous ne pouvons pas rester que trois, dit Mickaël. Et les laisser mourir revient à tuer des personnes
vivantes cette fois. Et nous avons beaucoup de travail qui nous attend. Nous ne pouvons pas oublier cela après tout.
-Je préfère ta solution tu sais… Bon, ramenons-les à Mathilde.
-J’imagine que tu ne le feras pas sans moi ?
-Non, en effet, dit Alexis. Puis, tu es le chef. Faut bien que tu aide un peu.
-Je suis le chef ? Demanda Mickaël.
-Tu es calme et tu as de l’expérience, dit Alexis.
Mickaël ne dit rien. Cela n’aurait servi à rien. Il suivit Alexis et ils rentrèrent au CDI. A part Coralie qui en charge de
l’endroit devait être connu de tous les élèves ou presque. Il ne connaissait personne du groupe. L’élève retira le morceau
de couverture qui couvrait son visage.
-Bonjour. On va aller dans l’autre bâtiment. C’est plus sûr. Si vous pouviez emmener vos affaires. Tout ce dont vous
auriez besoin. Nous n’allons pas faire plusieurs voyages.
-Et, tu es qui toi pour donner des ordres ? Demanda Johan.
-Personne, dit Mickaël. Mais c’est moi qui ai nettoyé les cadavres devant la porte et j’ai une hache. Nous ne forçons
personne à nous suivre. Si vous le souhaitez. Restez ici !
Alexis sourit en entendant cela. Il avait choisi de leur laisser le choix. Puis, voir la tête de Johan qui restait sans voix
était vraiment amusant. Bien sur, ils le suivirent tous. Et obéirent quand il leurs expliqua comment passer la barricade.
Arriver au toit, il continua seul et rapidement vers Mathilde.
-Super il y a…
-Silence. J’ai une ou deux choses à te dire avant et je ne veux pas qu’ils entendent.
-Comment ça ?
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 13 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-Les provisions dans la cuisine seront notre secret. Ces nouveaux ne sont pas encore sûr. Alors pour l’instant. Et pour le
bien du rationnement, nous iront tous les deux en cuisines pour chercher à manger et nous ne leur laisseront pas s’en
approcher pour l’instant.
-Mais…
-J’ai confiance en toi, dit Mickaël. Eux, c’est autre chose. Puis, j’aimerais ne pas avoir à en tuer un.
Mickaël semblait sincère. Et ces mots lui coupèrent le souffle. Alors elle acquiesça pour signaler son accord. De toute
façon, ils ne resteraient surement pas longtemps alors cela ne lui faisait rien de mentir un peu. Ensuite, elle alla
accueillir les nouveaux arrivants et laissa Alexis faire les présentations.
Pendant ce temps, Mickaël regardait le ciel. Au vu des nuages qui avaient envahis le ciel tout entier et ne laissant pas
une seule trace de bleue dans tout l’horizon. La pluie tomberait bientôt. C’était de gros nuages noirs et gris.
Extrêmement menaçant. Ce serait un gros orage.
Ils devaient sortir des sceaux et tous les récipients possibles pour récupérer toute l’eau possible. Ils ne savaient pas pour
combien de temps ils avaient encore de l’eau courante. Sans réparations, des soucis pouvaient apparaître.
Il demanda donc à Alexis d’organiser cela et alla aux salles informatiques. Elles se trouvaient dans le bâtiment B, au
premier étage près des escaliers centraux. Quand il arriva, il alluma un ordinateur et réfléchi pendant que les
informations de démarrage défilaient.
Quand il voulu se connecter à internet, la connexion ne fonctionna pas. Il prit le temps de vérifier que tout était bien
régler. Puis alluma deux autres ordinateurs. Mais il n’y avait rien. Il suivit les câbles réseaux pour être sûr mais tout
était bien installé dans la pièce.
Si le net ne marchait plus, le téléphone ne devait plus fonctionner non plus. Et il se rappela que le matin de la veille, il
n’avait pas put se connecter non plus chez lui. Il frappa sur le clavier de colère.
Pour faire cela, il n’y avait que l’état et les militaires. Ce n’était certainement pas une très bonne nouvelle pour eux. On
ne viendrait pas les sauver. S’ils n’avaient pas encore atomisé toute la région, c’était surement qu’ils recherchaient
quelque chose ou quelqu’un. Une célébrité. La souche du virus. Les scientifiques. Dans tous les cas, il n’y avait pas de
quoi se réjouir de ce qui les attendait.
Alexis vint chercher Mickaël au bout d’un moment quand tout le monde s’inquiéta de ne pas le voir revenir. Il était
adosser à un mur. Ecrivant sur le sol devant lui avec un marqueur. Les yeux perdus dans le vague. Il fini par entourer
quelque chose et le professeur s’approcha pour lire.
-Alors ils ont coupé les communications ?
-C’est ce que je pense, dit Mickaël. Je ne vois pas d’autres solutions. Pour quitter cet endroit. On doit trouver une bonne
idée. On n’aura surement pas d’aide.
-D’accord, dit Alexis. Tu penses à quoi ?
-D’abord vérifier la salle serveur au rez-de-chaussée, dit Mickaël. On devra s’y risquer un jour ou l’autre de toute façon.
On va juste avancer cela.
-On va tout nettoyer non ? Alors bon…
-Nous devons veiller à rester le plus prudent possible.
-Mathilde t’attend au fait, dit Alexis.
-Pourquoi ?
-Le repas, dit Alexis.
-Ah oui… Allons-y.
-Pas de bêtises pendant la nuit Mickaël, ne fait rien tout seul.
Mickaël le lui promit d’un signe de tête. Ils rejoignirent ensuite le groupe. Ils ne comprenaient pas pourquoi on avait
besoin de lui pour aller chercher le repas. Alors il le leur expliqua tout de suite. En disant la vérité. Ils n’apprécièrent
surement pas, d’ailleurs Johan le leur dit. Mais il laissa les deux allers chercher de la nourriture.
Plus tard dans la nuit, Mickaël observait la pluie tomber par une fenêtre du second étage. Pas trop loin de la salle des
professeurs d’où tout le monde se reposait en essayant d’oublier tout ce qui se passait. Il n’arrivait pas à dormir. Pensant
sans cesse à ce qui pourrait arriver. Mais ce n’était pas grave, il voulait de toute façon pouvoir se tenir près. Et aussi
observer le magnifique spectacle que l’orage offrait. Eclairant le ciel. Offrant le spectacle visuel. Tandis que les goutes
d’eau rythmé par le souffle du vent créait la mélodie qui l’accompagnait.
Alors qu’un éclair tombait non loin de l’établissement. Sa lumière éclaira la cour. Et ensuite, tout redevint sombre. Puis
le bruit du tonnerre fut assourdissant. Avec le bruit de la pluie et du vent, il n’en fut pas certain. Mais il eu l’impression
que cela bougeait au rez-de-chaussée. Comme une vague de bruits de pas. Alexis et Emilie sortirent de la salle où ils se
reposaient. Ils avaient dut ressentir la même chose que lui.
Les monstres étaient sensibles au bruit et à rien d’autre à première vu. Alors le bruit terrible de l’orage devait les attirer
dehors. Ils ne faisaient pas preuve de beaucoup d’intelligence jusqu’à présent. Juste de l’envi de dévorer tout ce qui était
vivant. Alors avec un peu de chance, ils ne feraient pas la différence entre le bruit du tonnerre et celui d’humain et tous
les zombies sortiraient dehors où près des fenêtres.
Mickaël prit sa hache qui trainait au sol et monta sur le toit. La pluie tombait à torrent mais cela ne lui faisait rien. Ce
n’était pas grave car cela ne l’intéressait pas. Même alors qu’il ne suffit de quelques secondes pour le tremper.
Il alla vers la cour intérieure et se pencha au-dessus des barrières. Maintenant, il devait attendre la prochaine apparition
de la foudre. Observant avec attention cette étendue obscure. S’il ne se trompait pas, cela ne prendrait pas trop
longtemps. Et cela fut en effet rapide. Il y avait des dizaines de zombies. Ils n’étaient pas tous capable de l’atteindre car

webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 14 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

une partie d’entre eux ce trouvait dans le complexe sportif. Derrière des barrières. Mais le nombre était quand même
impressionnant.
Alexis arriva et vit avec lui le nombre de zombie. Puis, ils coururent de l’autre coté pour voir le devant de
l’établissement et les rues de la ville. Quand un éclair zébra le ciel, la lumière leur montra ce qu’ils n’avaient pas
prévus. En plus de ceux ce trouvant dans la cour devant eux. Il y en avait partout autour d’eux. Les immeubles en
étaient pleins. Les ombres les montraient aux fenêtres à chaque fois que la lumière d’un éclair illuminait les environs. Et
ils étaient légion. Peu de personne avait dut survivre à la contamination.
En partant du nombre d’habitant de la ville. On arrivait à 55000 personnes qui pouvaient avoir été contaminés. L’école
comptait cinq cent élèves. Et qu’ils étaient sept survivants. Il y avait aussi ceux qui c’étaient fait dévorer. Donc en
partant du principe qu’il y avait eu une vingtaine de survivants. Cela montait le pourcentage de non contaminé à 4
pourcent. Et si on reportait ces stat par rapport au nombre d’habitant de la ville. On arrivait à plus de 2000 survivants
sur toute une ville. Sur l’échelle du pays. Le désastre était encore plus important. Plus de 50000 morts étaient entrain de
hanter les rues et les immeubles de la ville.
L’heure sonna à l’horloge de l’église à deux rues du lycée. Sonnant en rythme les douze secondes avant minuit. Le bruit
du vent et de la pluie sembla disparaitre pour laisser place à celui de la cloche. Et après les douze coups, le son disparut.
En même temps que tous leurs espoirs. La journée se finissait.

Fin du second jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 15 sur 65
Elevator                                                                                             www.reddragoon.com

Jour 3 : Contamination.

Alexis sortit rapidement de ces pensées à cause du froid et du bruit du tonnerre. Mais Mickaël lui restait perdu. Comme
quand il l’avait trouvé dans la salle d’informatique. Il devait être entrain de chercher la meilleure solution possible. Le
professeur savait qu’ils devaient rester en bonne santé autant que possible. Alors il le tira vers l’intérieur tout en lui
parlant pour le réveiller. Mais ce n’était pas efficace.
Puis, ils entendirent tous les deux un bruit qui leur était familier. En temps normal, ils n’auraient pas été attirés par ce
bruit. Ils l’auraient même ignoré. Car c’était commun. Mais la situation actuelle n’avait rien de normal. Et le bruit qu’ils
entendaient était inattendu et surprenant. Alors ils retournèrent vers la barrière pour observer l’entrée du lycée et
l’extérieur. Et malgré la pluie et le vent. Ils virent l’anomalie de là où ils étaient.
Une voiture qui avançait dans la grande rue devant le lycée. Elle roulait. Plutôt vite même. Avec les phares allumés.
Elle semblait éviter les obstacles sur la route. Le moteur faisait un bruit rassurant dans le silence morbide qui régnait en
dehors du son que produisaient les zombies qu’on entendait quand aucun son ne faisait gêner le silence.
La voiture prit d’un coup un virage au niveau de l’entrée du lycée. Et elle se mit à accélérer en avançant vers le lycée. A
pleine vitesse. Grâce aux phares, ils purent compter le nombre de zombie. Et cela n’avait rien de rassurant. Même si la
voiture percuta plusieurs d’entre eux et leur passa dessus ou les envoya voler dans les aires.
La voiture ne s’arrêta pas devant les escaliers de l’entrée du bâtiment. Elle continua à avancer et sauta les escaliers pour
s’encastrer dans la porte d’entrée avec un bruit assez impressionnant qui fut à peine couvert par le bruit du tonnerre. La
voiture était à moitié rentrée dans le bâtiment. Toute la partie arrière était dans les escaliers.
Mickaël se mit à courir et Alexis le suivit. Les autres étaient sortis et regardait par les fenêtres du couloir. Le professeur
récupéra son arme en leur disant de bien rester en sécurité. Ils devaient avoir vus ce qui c’était passé, leur expliquer
serait une perte de temps. Car pour venir jusqu’à là, ils avaient dut être conscient et cela signifiait qu’ils étaient vivants.
Alors il comprenait pourquoi leur chef voulait se dépêcher.
Quand ils passèrent la barricade du palier entre le rez-de-chaussée et le premier étage, ils levèrent leurs armes et se
calmèrent. Ce n’était pas le moment de commettre une erreur. La voiture était toujours allumée. Les phares éclairaient
tout le hall. Et ils avaient du mal à voir ce qui se passait dans la voiture. Mais ils s’approchèrent. Alexis s’occupa tout
de suite d’un zombie qui était sur le capot de la voiture. Lui mettant un premier coup qui lui écrasa la cage thoracique.
Puis un second qui lui écrasa le crâne.
Mickaël lui passa du coté conducteur. Et il utilisa la poigné de la hache pour l’ouvrir. Puis, quand la lumière intérieure
s’alluma, il vit que les passagers du véhicule étaient un policier et une jeune femme et qu’ils étaient vivants. Il essayait
de se détacher mais il n’y arrivait pas. Mickaël passa la lame de son arme sur la ceinture et il put se libérer. L’homme le
remercia d’un signe de tête et puis aida la fille à se libérer à son tour.
Elle sortit tout de suite de la voiture qui ne lui semblait pas du tout sûr et l’homme fit de même. Elle regarda partout, il
faisait sombre. Le bruit était inquiétant. Et l’homme qui lui faisait face venait de tuer quelqu’un avec une hache. Elle vit
alors un des monstres. Il était tout près d’elle. Et il était horrible. Elle cria et utilisa ces bras pour l’éloigner. Mais il la
mordit. Alexis couru et d’un coup de hache coupa la tête du démon.
La jeune fille c’était évanouie. Le policier couru de l’autre coté de la voiture et ramassa la jeune fille. Mickaël lui rentra
dans la voiture et coupa le moteur et les phares. Tout ce bruit allait amener d’autres zombies. Il fallait qu’ils s’en aillent.
Rapidement. Avant que ces monstres se réunissent.
-Partons ! Immédiatement !
Alexis regarda le policier qui amenait la jeune femme avec lui, la tenant dans ces bras. Et puis Mickaël qui attendait et
fermait la marche et semblait ne pas vouloir s’en occuper tout de suite. La pire des choses à laquelle ils avaient songés
était entrain d’arriver. La jeune femme était contaminée.
Alexis aida le policier à faire passer la barricade à la jeune femme inconsciente. Mickaël lui tuait un zombie qui essayait
de les suivre dans les escaliers. Alexis ne doutait pas qu’il voulait veiller à ce qu’aucun monstre ne passe. Après tout, ils
n’avaient pas vraiment testé la solidité de leur barricade. Elle ne pouvait pas être sûre à cent pourcent.
Le policier passa la barricade à son tour. Il regarda Mickaël qui s’approcha et passa. Le chef s’agenouilla près de la
fille. Regarda sa blessure et ferma les yeux. Puis il la souleva et l’emmena avec lui en direction de l’infirmerie. Elle se
trouvait au premier étage du bâtiment A. Au fond à droite. Près des escaliers. Elle n’était pas très bien équipée, mais on
pouvait y soigner quelques blessures. Et il la posa sur un lit.
-Qu’est-ce que tu fais ? Demanda Alexis.
-Je ne sais pas si tu as remarqué, mais j’improvise, dit Mickaël. Va me chercher Mathilde ou Emilie. Ou quelqu’un
d’autre qui peu soigner cette blessure. Vite !
Alexis obéi. Mickaël se tourna vers le policier et une fois qu’il fut sûr que le professeur était sortit. Menaça l’homme de
sa hache. Celui-ci sortit son arme à feu.
-Etes-vous blessé ?
-Non…
-Vous as-ton mordu ?
-Non. Mais l’urgent c’est elle non ?
-Vous allez devoir me faire confiance, dit Mickaël.
Le policier regarda Mickaël dans les yeux. Puis il posa son arme sur un meuble. Mickaël la prit et retira le chargeur
qu’il lui donna.
-Je vais vous demander d’aller dans la pièce d’à coté, dit Mickaël. Vous devez attendre que j’arrive. Et on parlera.
webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 16 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-D’accord, dit le policier.
Le policier laissa Mickaël le guider vers la classe d’à coté. Il lui promit de ne pas être long et retourna dans l’infirmerie.
Alexis était revenu avec Mathilde et Coralie. La bibliothécaire cherchait de quoi soigner la jeune femme dans les
armoires. Et Mathilde nettoyait la plaie avec du coton et du désinfectant.
Mickaël sortit des couvertures du placard et les roula en corde avant de s’en servir comme lien pour attacher la jeune
fille au lit. Ils le fixaient et semblaient un peu outré par se qu’il faisait.
-Nous ne pouvons pas nous permettre de prendre des risques, dit Mickaël. Alors nous allons devoir veiller sur elle toute
la journée. N’approchez pas de son visage sans avoir bien regarder ces yeux. Et ne la libérez pas.
-Mais nous ne savons pas si elle est contaminée, dit Mathilde. Pourquoi ?
-Je ne veux pas avoir à la tuer, dit Mickaël. Alors ne m’y forcez pas. S’il vous plait.
-Et si tu te trompe ? Demanda Coralie.
-Ce n’est qu’une journée que je demande, dit Mickaël. Elle a été mordue.
-D’accord, dit Mathilde. Je vais commencer les tours de garde.
Coralie donna les bandages à Mathilde qui couvrit la blessure avec délicatesse.
-Je reste avec elle, dit Alexis.
-Merci, dit Mickaël. Merci Coralie. Tu peux dire aux autres qu’ils peuvent aller dormir sans s’inquiéter.
-Oui, dit Coralie. Bonne nuit.
Mickaël resta quelques secondes à regarder Alexis et Mathilde. D’un coté, il était assez content de la situation en fait.
Après tout, trouver quelqu’un avec qui partager cette situation difficile devait faire du bien. Et même si il ne le montrait
pas, le professeur en avait besoin. Il alla voir le policier et leurs offrit un peu de tranquillité.
Le nouvel arrivant était assis sur un bureau. Le poing collé au mur. Et regardant dehors. Lors d’un des éclairs, il vit son
visage se reflétant dans les vitres. Il était furieux. Contre lui même.
-Ce n’est pas ta faute, dit Mickaël.
-Et je pourrais en vouloir à qui ? Je n’avais qu’une personne à protéger. Et je n’ai même pas put y arriver.
-J’ai dut décapiter ma seule amie, dit Mickaël.
Le policier le regarda et ils sourirent.
-Tu sais que je suis vraiment content que tu sois là, dit Mickaël. On manquait de bras vigoureux et volontaires.
-Vous êtes nombreux ?
-Sept, sans te compter, dit Mickaël.
L’homme sembla réfléchir un peu. Puis il tapa sur le mur.
-Et tu ne la compte pas non plus j’imagine.
-Je dois t’avouer que non, dit Mickaël. Je n’en suis certes pas sûr à cent pourcent. Mais je suis certain que dans les jeux
vidéo et les films, ce n’est pas bon signe. Et que les morsures peuvent transmettre les virus.
Mickaël s’assit et mit une main devant ces yeux.
-Je pense que ce virus à une grande vitesse d’incubation. Sinon, tous les cas ne ce serait pas présenté si rapidement. Et
on aurait entendu parler de cela. Les cas se sont présentés tous en même temps.
Mickaël passa ensuite sa main dans ces cheveux. Il aurait besoin d’une bonne douche pour faire partir tout ce sang de
ces cheveux. Il y en avait dans le gymnase. Mais pour y aller, il devrait faucher une armée de zombie. Cela serait peut-
être une bonne idée pour mettre fin à son trouble.
-Et il y a des survivants, nous en sommes la preuve, dit Mickaël. Mais on ne voit que très peu de survivants. On peut se
dire qu’une partie des non-contaminé se fait tuer et se relève contaminés.
-Ça semble logique, dit l’homme. Je n’y avais pas pensé. Donc, on ne doit pas se faire mordre.
L’homme regarda Mickaël.
-Alors je vais te demander de retirer ta veste, de me montrer tes bras, ton cou et tes jambes, dit Mickaël.
Il obéi sans dire un mot. Mickaël observa avec soin. Puis au moment où il fut sûr que l’homme n’avait rien. Lui rendit
son arme.
-Elle te sera plus utile qu’à moi. Je me présente. Mickaël.
-Alexandre.
-J’aimerais que tu ne la montre pas trop, dit Mickaël. Bon, je vais te montrer l’endroit où tu pourras t’installer pour
dormir.
Alexandre accepta sans un mot. Il le suivit jusqu’à la salle de repos des professeurs. Les autres s’y trouvaient. Mais ce
qui impressionna le policier. C’était surtout les barricades et la sécurité qu’ils avaient pris.

Alexis et Mathilde étaient tous les deux ensembles pour attendre le réveil de la victime des monstres. Le professeur
remarqua qu’elle avait un peu froid et il s’approcha pour passer son bras autour de ces épaules. Elle lui sourit. La jeune
femme serra sa tête contre le torse de l’homme.
Bientôt, ils se regardèrent dans les yeux. Et s’ensuivit de court bisous encore un peu gênée avant d’arriver à des baisés
beaucoup plus sensuels. La jeune femme grimpa sur le professeur qui passa ses bras autour d’elle et commença à la
caresser. Passant doucement ces mains sous les vêtements de Mathilde.
Bientôt, ils se trainèrent jusqu’au second lit qui était vide. Alexis commença à déshabiller la jeune femme qui lui rendit
la pareille en débouclant sa ceinture. Il ne fut pas déçu par la grosseur de la poitrine de la jeune fille. Elle était encore
plus importante que ce que ça silhouette laissait croire.

webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 17 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Toute possibilité de culpabilité était effacée par le plaisir prit et aussi l’oubli temporaire de la situation dans laquelle ils
se trouvaient.

De l’autre coté de la ville. Des hélicoptères de transport des troupes étaient entrain de s’approcher du complexe de
laboratoire. Le bruit des engins de transports était dissimulé par celui de l’orage. Ils avançaient rapidement et à basse
altitude malgré le vent et la pluie. Et se posèrent sur le toit du bâtiment à deux étages.
Les soldats descendirent le long de cordes et se mirent en position pour sécuriser le toit le temps que d’autres soldats ne
les rejoignent. Ils portaient tous des combinaisons de combat noir. Aucune partie de leurs corps n’étaient visibles. Leurs
plastrons étaient particulièrement renforcés. Ils portaient des casques avec des filtres respiratoires.
-On avance, dit le chef de l’équipe Alpha.
Tout l’endroit était éclairé. Ils n’eurent pas de mal à voir les humains qui s’avançaient vers eux. Mais les soldats
continuèrent à avancer sans mal. Peignant en rouge les murs de tout l’endroit avec le sang et les entrailles des monstres.
Ils avançaient en criblant de balles les corps des êtres vivants qui se trouvaient dans l’endroit sans poser de questions.
Les groupes qui arrivèrent ensuite avancèrent et se retrouvèrent encerclé quand les zombies se levèrent du sol et
commencèrent à attaquer. Le premier attrapa la jambe d’un soldat par la jambe. Et malgré sa protection. Lui arracha un
morceau du mollet au moment où il le mordit violement.
Ces compagnons furent choqué de le voir tomber et hurler de terreur alors que la chose lui sautait dessus pour continuer
son travail. Mais ils n’eurent pas beaucoup de temps pour y penser. Bientôt, toute une armée de zombies se releva. Et ils
furent encerclés. Le bruit des coups de feu et des hurlements résonnèrent dans leurs radios. Mais bientôt il n’y eu plus
personne pour les entendre.
Dans les laboratoires souterrains, le premier groupe était entrain de se défendre. Ils avaient atteint l’endroit où ils
devaient trouver le but de leur mission. Mais il ne restait plus rien. Les radios ne marchaient plus depuis qu’ils étaient
descendus. Et ils voyaient les hommes et femmes qu’ils abattaient se relever, les balles semblaient inutiles.
Le chef d’équipe était en colère à cause de la mauvaise réception. Puis remarqua que certains monstres ne se relevaient
pas et tira dans la tête de l’un d’entre eux.
-Visez la tête !
Ces hommes obéirent tout de suite. Le chef regarda l’heure. Il ferait bientôt jour. Et ils devaient disparaitre rapidement.
Sous sa montre. On voyait un tatouage. En forme de fleurs. Un de ces hommes le fixa et il remit sa manche en place.
-On évacue rapidement.
Le laboratoire avait déjà été nettoyé. Il ne restait plus rien de leur objectif. Cette mission était un échec. Et quand ils
remontèrent et ne trouvèrent plus que des morts et des zombies qui les dévoraient. Ils virent l’étendu de leur soucis. Et
jetèrent des grenades pour nettoyer le chemin.

Au levé du jour, Mickaël vint relayer Mathilde et Alexis. Visiblement la jeune femme victime des zombies ne c’était
toujours pas réveillé. Et entre la jeune fille et le professeur, la situation semblait avoir bien avancé. Enfin, ils avaient
bien fait de trouver un moyen de rester éveillés. Il sourit en voyant qu’ils évitaient son regard. Puis, il ramassa la petite
culotte de Mathilde et la lui tendis. L’homme prit le sous-vêtement alors qu’elle fuyait rapidement.
Mickaël prit une chaise et s’assit près du lit. Il c’était lavé comme il avait put et lavé aussi ses sous-vêtements. Il avait
par contre fallut près de six heures à son caleçon pour sécher. Il se sentait bien mieux. Mais ce qui l’énervait c’était de
ne pas pouvoir laver le reste. Il ne pouvait pas passer une journée sans vêtements.
La fille ouvrit les yeux. Mickaël approcha la chaise du lit. Mais comme il ne savait pas trop par quoi commencer, il se
contenta de rester non loin d’elle et de ne rien dire. Et ce ne fut pas long. Car en sentant qu’elle était attachée et que tout
son corps était serré au lit. Elle fut prise de panique.
-Pourquoi ? Vous voulez profiter de moi ? Où est Alexandre ?
-Il doit être entrain de dormir. Ou d’essayer en tout cas.
-Pourquoi je suis attaché ?
-Tu es sûr que tu veux vraiment le savoir ? Demanda-t-il et elle hocha la tête. Tu es dangereuse.
-Dans ces yeux, il vit qu’elle ne comprenait pas de quoi il parlait.
-La morsure que tu as reçu hier soir et certainement infectieuse.
La jeune fille se mit à pleurer. C’était la preuve qu’elle comprenait maintenant parfaitement la situation. Elle était plutôt
intelligente après tout. C’était dommage de devoir la perdre si tôt alors qu’ils venaient tout juste de se rencontrer. Peut
être que les histoires d’amour qui se créaient étaient entrain de le rendre sentimental. Ou qu’il avait besoin de quelque
chose pour ne pas penser au sal travail qu’il aurait bientôt à faire.
-J’ai quand même une chance de survivre ?
-Oui, dit Mickaël. Nous ne sommes pas certains de ce qui se passera. Alors depuis quand tu sors avec Alexandre ?
Elle se mit à rire. Il espérait bien que de changer de sujet permettrait de rendre la situation moins pesante pour elle.
Quelques discussions banales seraient plus agréables pour elle.
-Je ne sors avec personne, dit-elle.
-Bah alors, une jolie femme, dit-il. Les hommes doivent pourtant se jeter à tes pieds.
-Ça arrive, dit-elle. Mais jamais les bons. Alexandre m’a juste prit sous son aile. Il aurait voulu protéger tout le monde
si il avait put.
-Il a l’air d’un chic type, dit Mickaël.
Ils continuèrent à parler comme cela de tout et rien pendant une bonne heure. Puis elle reprit son sérieux.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 18 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Je veux que tu me tue si je deviens comme ces choses, dit-elle.
-Tu te rends compte de ce que tu me demande ?
-La pitié, dit-elle. Si je dois mourir, je veux que mon âme repose en paix sans avoir causé la mort de qui que ce soit.
-D’accord, dit Mickaël.
-Comment tu t’appelle ?
-Mickaël…
-Je m’appelle…
Mickaël la coupa de suite.
-Je ne veux pas savoir. Pas si je dois te tuer.
Un peu plus tard, Alexandre arriva accompagné par Raphaëlle et Emilie.
-Désolé, dit Alexandre. Je ne savais pas trop comment revenir ici. Hier soir j’étais épuisé.
Mickaël se leva et prit sa hache.
-On va vous laisser un peu de temps pour parler.
Mickaël fit sortir Emilie et Raphaëlle en même temps que lui et s’adossa à la porte.
-Ça va ? Demanda Emilie.
-Si on veut. Vous voulez quelque chose ?
-Une activité pour ne pas rester à ne rien faire, dit Emilie.
Mickaël y réfléchi. Les faire travailler leur permettrait de ne pas penser au désordre qui régnait dans leurs vies. Cela ne
marcherait certainement pas longtemps. Mais bon, si elles demandaient.
-Peindre un SOS sur le bâtiment B, dit Mickaël. Il vous faudra passer la serpillère pour que le sol soit sec avant, sinon
vous ne pourrez pas peindre.
-Tu m’as prit pour une servante ? Demanda Raphaëlle. Je ne vais pas aller passer la serpillère.
-Je ne te demande rien, dit Mickaël. Si vous ne le faites pas, vous ne pourrez pas peindre. C’est tout.
Mickaël monta et vit Johan qui regardait par la fenêtre comme si il pouvait trouver un moyen de partir.
-Tu peux les aider à porter du matériel dehors ? Demanda Mickaël.
-Ouais…
Le ton sur lequel il lui répondit dénotait d’un méprit totale. Mais il s’en moquait de toute façon. Il avait comprit que si il
n’obéissait pas ils allaient lui couper la nourriture et même si cela l’emmerdait. Obéir était plus facile que de mourir
seul. Puis, cela n’était pas dit que ces deux types restent les chefs bien longtemps. S’ils continuaient à chasser des
monstres. Ils finiraient par mourir. Et Johan sourit à cette pensé tout en suivant Emilie et Raphaëlle.
Mickaël retourna à l’infirmerie. Alexandre était debout près du lit et écoutait la jeune femme qui lui racontait une
histoire marrante. En voyant la façon de se tenir du policier et malgré son sourire. On voyait qu’il s’en voulait pour ce
qui se passait. Pourtant, il n’était pas entièrement responsable de se qui se passait. Après tout, il avait choisi la meilleure
option en venant à un endroit plus ou moins sûr à la recherche de survivants.
-Alexandre et moins drôle que toi Mickaël, dit-elle. Il a l’air tout abattu.
-Les gars bien avec une morale ont souvent tendance à ne pas accepter de ne pas sauver tout le monde, dit Mickaël.
-Alors que toi qui n’as pas de conscience tu t’en moque, dit elle.
-Disons que c’est plus facile à accepter pour moi.
-Tu sais qu’Alexis m’a sauvé alors que des monstres me courraient après ?
-Ah ? Le vrai chevalier servant alors, dit Mickaël.
Ils rigolèrent tous les deux et Alexandre ne put s’empêcher de sourire. C’est alors que le visage de la jeune femme se
crispa. Elle changea d’expression. Et ces yeux semblèrent se voiler.
-Eh ?
-J’ai faim… Tellement faim…
Mickaël serra les poings sur le bord du lit.
-Sort de là Alexandre, dit Mickaël. S’il te plait.
-Je… Je…
-Je vais m’en occuper, je lui ai promis, dit Mickaël. Sort juste de la chambre s’il te plait.
-Tellement… Tellement… J’ai faim…
Alexandre s’en alla. Mickaël prit sa hache à deux mains.
-Tu peux me dire ton nom ?
-J’ai faim…
-Finalement, j’aurais aimé le savoir avant de te tuer…
Mickaël leva sa hache. Puis il l’abattit d’un coup et lui ouvrit le crâne. Cela stoppa ces mouvements pour se libérer tout
de suite. Et il retira tout de suite l’arme du crâne de la jeune femme et la planta dans le mur.
-J’aurais vraiment aimé connaitre ton nom…
-Elle s’appelait Carole, dit Alexandre.
-Merci, dit Mickaël.
Mickaël reprit sa hache et la posa comme il faut au pied du lit. Puis, il s’assit.
-Je crois que je suis un peu fatigué en fait… Ça doit bien faire deux jours que je n’ai pas dormis.
-Tu as fait du bon travail ici, dit Alexandre. Tu as sauvé ces gens. Non ?
-Je n’ai pas sauvé tout le monde, dit Mickaël. L’un des premiers que j’ai tué. C’était une amie à moi. Je n’ai rien put
faire pour elle. Je ne sais même pas si elle c’est fait mangé ou si elle est morte…
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 19 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

-Quand j’ai vu tous mes collègues tombés autour de moi, je n’ai rien compris à ce qui se passait. Je pensais au début que
c’était une blague. Un gaz et qu’on nous attaquait. Mais non. Ils se sont relevés. Mon ami c’est fait mordre et ils ont
tous sauté dessus. J’ai sortit mon arme et j’ai fait feu. J’ai vite compris que je devais viser la tête… Pour mon ami, j’ai
dut le faire aussi. Il venait de mourir et sa main c’est mise à bouger…
Mickaël se doutait déjà de la fin de l’histoire. Il ne la trouva pourtant pas inintéressante. Cela lui apprenait comment les
zombies étaient apparut. Et aussi une nouvelle chose sur la contamination. Ainsi, il avait eu raison. La première vague
de contamination avait été soudaine. Cela signifiait que le virus avait été libéré dans l’air. Et que certaines personnes ne
subissaient pas ses effets.
Et maintenant il savait aussi que pour une personne mordue, il y avait une période d’incubation qui se trouvait entre dix
et douze heures. Et que si la personne contaminée mourrait, cela se faisait presque immédiatement. Ainsi, ils devaient
être encore plus prudent qu’il ne l’avait pensé avec les contaminés. Ils allaient devoir installer une salle avec des
protections. Il en parlerait avec Alexis plus tard.
-Tu sais Alexandre, je suis content que tu sois là, dit Mickaël. Mais pour ton arme. J’aimerais que ça ne se sache pas
trop. Et comme ce n’est pas silencieux. J’ai peur que cela attire des zombies à nous quand nous irons chasser.
-Tu sembles certains que je vais accepter de vous suivre…
-Parce que je sais que tu vas le faire, dit Mickaël. Les gens gentils sont faciles à manipuler.
Alexandre grogna mais il suivit Mickaël au second étage. Il comptait emprunter la hache du professeur pour emmener le
policier avec lui pour nettoyer le rez-de-chaussée. Mais Alexis était debout et nettoyer son visage avec un chiffon
humide en regardant dehors. Il semblait encore moins bien réveillé que la veille.
-Tu sais ce qui est pire que de voir ta tête au réveille Mickaël ?
-J’ai l’impression que je ne vais pas apprécier, dit Mickaël. Mais vas-y.
-Voir des putains de zombies se balader par la fenêtre.
-Je suis quand même content de passer après les zombies, répondit-il.
-Pourquoi vous ne surveillez pas la jeune fille ?
-Carole n’a plus besoin de surveillance, dit Mickaël.
-Ah ? Tu l’as déjà laissé partir ? Je pensais que tu comptais la garder une bonne journée en observation avant de la
laisser sortir.
-L’observer ne servirait plus à rien.
-Si tu le dis… Attend… Je ne dois vraiment pas être réveillé pour ne pas avoir compris… Désolé Alexandre.
-Chacun sa croix, dit le policier. Je crois que Mickaël voulait m’amener nettoyer le rez-de-chaussée.
-Et tu comptais y aller sans moi ? Demanda Alexis. Après tout le travail que je me suis déjà tapé ?
Alexis s’étira.
-Le truc, c’est que je ne sais pas du tout si nous pourrons nettoyer tout le rez-de-chaussée.
-Faudrait une arme pour Alexandre, dit Mickaël.
-Un balai ? Demanda Alexis. Tu en as utilisé un assez efficacement je trouve.
-Tu as utilisé un balai ? Demanda Alexandre.
-On te racontera ça, dit Mickaël. N’empêche, ils auraient put mettre une hache à chaque étage.
-Et si on allait en cuisine pour trouver quelque chose ? Proposa Alexis.
Ils allèrent tous les trois en cuisine à la recherche d’une nouvelle arme et Mickaël regarda la porte qui permettait
l’approvisionnement des vivres. De cette porte, on pouvait accéder au complexe sportif. Cela pourrait être un moyen
d’accéder au stade en essayant d’éviter les monstres. Il avait bien regardé la veille. Si il ne se trompait pas, la plus part
des monstres se trouvaient non loin du gymnase.
-Mickaël ? Demanda Alexandre.
-Ne t’inquiète pas, il est juste perdu dans ces pensés, ça lui arrive assez souvent.
-Dites, vous voulez faire un truc vraiment fou ?
-On est sortit deux minutes, le soleil n’a pas put frapper si fort sur ta tête même si c’est midi.
-Non, je pensais à aller jusqu’au gymnase, dit Mickaël. En courant.
-Ce ne serait pas une bonne idée, dit Alexis. Nous devons déjà nettoyer le rez-de-chaussée et fermer l’entrée de
l’établissement.
Mickaël lui retourna dans le monde de ces pensées. Si ils ne comptaient pas aller nettoyer jusqu’au gymnase, fermer
cette porte devenait une précaution à prendre. Après, tout, ça ne demanderait que peu d’efforts. Ils avaient des tables à
disposition et bien assez de temps pour faire cela.
-Mickaël ?
Mickaël sortit de nouveau de ces pensés. Il fut surpris par ce que ces deux compagnons venaient de créer. Ils avaient
fabriqué une arme. Et même si elle ne serait pas aussi solide qu’une hache. Sa réparation ne demanderait pas de
matériel. Avec un couteau et un tuyau, ils avaient fais une lance. Avec, ils pourraient tenir les zombies à distance ou
bien les faire tomber au sol pour s’en occuper.
-Bien, dit Mickaël. Et qui va s’occuper de la lance ? Et qui du cassage de crâne ?
-Une lance, dirent-ils. C’est vrai.
-Je vois… Vous auriez put y penser en la créant…
Mickaël était vraiment navré de voir que deux hommes aussi intelligents ne prennent même pas le temps de penser à ce
qu’ils faisaient. Mais après tout, si cela leurs permettaient de mieux vivre la situation il n’avait rien à dire.
-Tu vois, dit Alexis. C’est pour cela que c’est lui le chef et pas moi.
webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 20 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Alexis et Alexandre se moquèrent de lui un petit moment encore. Il leur laissa se moment de plaisir tout en déplaçant
des tables pour bloquer la porte. Quand il fut satisfait. Ils regardèrent l’assemblage.
-Ça pour bloquer, ça bloque… Mais du coup, vu comment tu as forcé pour bloquer les tables…
-On ne risque plus de l’utiliser, dit Alexandre.
Mickaël se tourna vers eux et leva sa hache.
-Vous voulez que je me mette en rogne ?
Mickaël rigola avec eux. Puis ils allèrent direction de la barricade qu’ils avaient montée pour remonter sur le toit.
Mathilde était là et semblait fâchée.
-Tu mets des restrictions et vous venez manger ? Tu n’as pas honte ?
-Nous n’avons rien mangé, dit Alexis. On est venu chercher une arme pour Alexandre.
-Je vais vérifier, dit Mathilde. Si vous me mentez. Vous allez voir !
Mathilde était sérieuse. Quand ils lui dirent qu’ils devaient aller nettoyer le rez-de-chaussée, elle leur fit les gros yeux et
leur cria de ne pas bouger. Alors ils se soumirent à son caprice. Elle vérifia qu’ils n’aient pas laissés des traces. Mais
visiblement ils n’avaient rien fait alors elle fini par croire leur version des faits.
-En tout cas, dit Mathilde. Dorénavant, je veux être là quand vous allez dans la cuisine. J’espère que l’on se comprend
bien.
-Tu dois me faire confiance, dit Mickaël. Sinon, les autres n’auront pas confiance.
-Oui, dit Mathilde. Mais les hommes n’ont aucune tenue.
-Je ne veux pas être mêlé à vos affaires à tous les deux, dit Mickaël en montrant Alexis du pouce.
Mathilde devint écarlate alors que le professeur souriait.
-Et que je me rappel, il faut être deux pour faire quoi que ce soit qui puisse aller contre la morale, continua Mickaël.
Mais faire cela dans la même pièce qu’une jeune femme endormie qui souffre de mille douleurs. Cela c’est…
-C’est bon ! S’écria Mathilde. Vous n’aviez pas quelque chose à faire ?
Ils profitèrent de la gêne qu’éprouvait la jeune fille pour s’en aller. Alexis ne savait pas vraiment quoi dire et cherchait
un moyen de justifier tout cela. Il devait avoir oublié que tout le monde se moquait des règles professeur/élève dans ce
genre de cas. Et Alexandre semblait trouver amusant d’entretenir la gêne en le regardant de travers.
Quand ils arrivèrent à la barricade, Mickaël leur proposa d’arrêter les bêtises pour un petit moment. Ils avaient tous
conscience du danger qu’ils courraient. Aucun d’eux n’avait envi de devenir un monstre. Surtout que maintenant, ils
avaient la certitude qu’une morsure entrainerait leur mort.
Dans le hall tout était calme et silencieux. Même le bruit que faisait les zombies avait disparut. La plupart avaient dut
sortir avec l’orage. Tout était calme maintenant. Après seulement une demi-journée. Les lieux semblaient totalement
différents. Pourtant, la seule différence c’était que maintenant ils voyaient mieux.
Le sol était couvert des débris de verres et de bois qui avaient volés de la porte d’entrée. Et il y avait les traces de sang
du zombie se trouvant sur le capot de la voiture. Et de celui qui avait tué Carole. C’était vraiment assez étrange mais il
trouvait cet endroit plutôt triste en fait.
Après avoir écarté le danger des cadavres au pied de l’escalier pour pouvoir s’enfuir plus rapidement. Ils se montrèrent
très efficaces. Leur première cible fut la salle de détention. Comme c’était là que les personnes en colle devaient aller. Il
y avait des tables et ils pourraient bloquer les portes menant à la cour intérieure.
Il n’y avait pas zombie dans la pièce, c’était trop tôt. Mais cela fut plus simple pour eux. Alexandre portait une table en
sortant de la salle et vit le conseiller principal d’éducation qui approchait depuis son bureau. Le policier utilisa donc ce
qu’il avait en main pour le frapper plusieurs fois et le faire tomber au sol. Puis, avec la table, il lui explosa la tête sur le
sol à plusieurs reprises. Le crâne du monstre s’ouvrit faisant couler du sang. Mais il se redressa, le cerveau menaçant de
tomber de sa tête. Alexis arriva et plongea sa lame dans le cerveau.
Mickaël qui portait une table lui aussi soupira.
-Vous ne voulez pas arrêtez de jouer avec les zombies et travailler un peu.
-Mais si, dirent-ils.
Ils bloquèrent la porte en montant une barricade devant et en veillant à ce que la poignée de la porte soit totalement
immobilisé. La porte menant à l’arrière du bâtiment B était fermée à clé mais ils la bloquèrent elle aussi. Maintenant ils
devaient vérifier le bureau de la vie scolaire.
Le conseiller principal d’éducation n’était peut être pas le seul à se trouver devant. Derrière le comptoir, deux
surveillants étaient bloqués. Mais en voyant de la nourriture. Ils se hissèrent au dessus de l’obstacle et tombèrent au sol.
Alexandre planta sa lance dans l’un d’eux pour le garder au sol. Le second fut tout de suite attaqué par Alexis et
Mickaël qui le renvoyèrent de l’autre coté du comptoir. Ensuite, le professeur fini le zombie du policier.
-Vous prenez trop de risques, dit Alexandre. Vous pourriez faire attention quand même.
Mickaël mit un coup de hache au zombie qui essayait de revenir vers eux.
-Tu crois ?
Ils se regardèrent, puis haussèrent les épaules. Ils avaient encore du travail.

Coralie avait peur. Elle avait vu ces créatures qui se baladaient tout autour d’eux dans l’établissement. Elle avait aussi
vu leur façon de se nourrir des personnes vivantes qu’ils attrapaient. Elle ne voulait pas rester plus longtemps dans cet
endroit. Pas mourir parce qu’ils se pensaient en sécurité.


webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 21 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Quand elle fut sûre qu’il n’y avait personne. Et monta sur le toit, Mathilde était entrain de travailler sur son propre SOS.
Et le second groupe avait fini de nettoyer le sol et traçait l’autre SOS. Johan était entrain de regarder le ciel sans
travailler. Ayant passé toute une journée avec lui, cela ne l’étonnait pas vraiment. Elle grimpa la barricade et rentra.
Elle retourna au CDI. Poussant la barricade qui bloquait l’escalier central du bâtiment B entre le second et le premier
étage. Après avoir un peu fouillé dans les tiroirs de son bureau, elle trouva les clés de l’établissement. Avec cela, elle
pourrait s’en aller par le portail se trouvant à l’arrière du bâtiment et qui donnait directement dans la rue. Comme cela,
elle pourrait aller rejoindre les secours. Toute la ville ne pouvait pas être contaminée. C’était impossible que tout le
monde soit dans le même état.
Elle poussa la barricade entre le rez-de-chaussée et le premier étage. Passer sur la rambarde était une idée stupide.
C’était juste bon à ce rompre le cou. Dans le hall, il n’y avait personne de vivant. Pas un seul bruit. Elle allait aller à la
porte quand la lumière d’un distributeur attira son regard. Ça faisait près de seize heures qu’elle n’avait pas mangé et
sortit son porte feuille.
Elle aurait dut penser que le distributeur déconnerait. Il avala ses pièces et ne lui donna rien. Alors il reçu des coups et
des invectives. Puis Coralie vit un corps non loin d’un autre distributeur. Il devait avoir un porte feuille et surement de
l’argent. Alors après avoir tourné le corps, elle fouilla dans ces poches.
Le zombie se réveilla et attrapa le bras de la bibliothécaire avant de lui arracher la gorge d’un coup de dents. Coralie
voulu hurler mais ce n’était plus possible. Elle se tint la gorge en regardant avec horreur des zombies s’approcher
venant de tous les cotés. Elle marcha jusqu’aux escaliers et commença à remonter. Laissant des traces de mains
ensanglantés sur le mur alors que son sang se déversait sur le sol. Un zombie l’attrapa et lui arracha un bout de bras.
Au vu du nombre de créature qui avançait vers elle. Il ne resterait bientôt plus rien d’elle. Finalement, rester avec les
autres auraient surement été une bien meilleure idée.

Le soleil commençait tout juste à se couché. Le ciel se tintant d’un rose pastel. C’était plutôt étrange de voir que tout
continuait à fonctionner comme si de rien était. Mickaël se demanda quelle excuse ils allaient utiliser pour dissimuler ce
qui se passait. Le plus simple et qui écarterait rapidement les gens serait une menace nucléaire. Même un journaliste
aventureux ne voudrait pas risquer sa vie dans un nuage de radiation. Et s’ils avaient quelques images de personnes
contaminés cela serait encore plus facile.
La salle des casiers leur permit de vérifier une des théories qu’ils avaient avancées. Les communications avaient étés
coupés. En effet, ils avaient trouvés des portables dans certains casiers. Mais ils ne servaient plus à rien. On ne pouvait
plus capter de réseau et donc pas appeler. Alexandre allait jeter le portable au sol mais Alexis l’arrêta.
-Il n’y a pas le câble d’alimentation pour le recharger par hasard ?
-Si, dit Alexandre après avoir fouillé.
-On va pouvoir le brancher au second étage. Au cas où le réseau reviendrait.
-Bonne idée, dit Mickaël.
Mickaël regarda ce qu’ils avaient récupéré. Il continuait de se poser des questions sur les autres élèves et leurs raisons.
Ils venaient à l’école avec un tazer. Une arme défensive pour aller au lycée. C’était vraiment une idiotie. Et surtout, ce
n’était pas une seule personne. Ils en trouvèrent trois. Sachant que peu d’élève par rapport au chiffre total avait un
casier. C’était vraiment beaucoup. Il y avait aussi tout un tas de couteaux. Mais pas d’arme à feu.
-Heureusement que j’ai pensé à prendre des armes en partant du commissariat, dit Alexandre.
Alexis et Mickaël se tournèrent vers lui surpris.
-J’ai oublié de vous le dire ? Demanda Alexandre. Le coffre de ma voiture est plein d’armes.
Mickaël entendit Mathilde qui les appelait. Si il ne c’était pas inquiéter de voir des zombies rentrer dans le hall. Il aurait
très certainement engueulé Alexandre. Mais c’était une très bonne nouvelle malgré tout. Ils coururent tous les trois vers
les escaliers. Comme ils l’avaient pensé. Les zombies dehors avaient commencé à bouger. Alors ils passèrent la
barricade et rejoignirent le premier étage. Mathilde était là. Elle était visiblement inquiète.
-Coralie a disparut, dit-elle.
-Comment ça ?
-Personne ne l’a vu depuis un moment et elle n’ai plus dans ce bâtiment. J’ai fouillé.
-Les cuisines ? proposa Alexandre.
-Non plus, dit Mathilde.
Mickaël se mit à courir. C’était vraiment stupide de sa part. Il aurait dut savoir que quelqu’un ne supporterait pas la
pression des événements actuels. Après tout, accepter de vivre dans la peur de la mort était vraiment difficile.
Alexis et Alexandre se mirent eux aussi en mouvement. Mickaël passa la barricade rapidement et rentra dans le
bâtiment B. Il vit que la barricade sur le pallier du dessous avait été touché et s’arrêta. Il entendit le mouvement des
zombies et le bruit qu’ils faisaient.
-La barricade à été bougé, dit Mickaël à ces deux compagnons.
-Nous devrions attendre demain, dit Alexis. La lumière des couloirs est minutée. Si on se retrouve dans le noir…
-Si elle est en vie, nous devons y aller tout de suite, dit Mickaël.
-Je suis d’accord avec toi, dit Alexandre. Et remettre la barricade en place.
Alexis s’occupa de la barricade entre le rez-de-chaussée et le premier étage pendant que Mickaël et Alexandre était
entrain de contrôler tout le premier étage. Les portes étaient toujours fermées. Mais au cas où, il était important de bien
vérifier. Le professeur vit quelque chose d’étrange pendant qu’il montait la barricade.

webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 22 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Outre le nombre de zombie qui s’approchaient des escaliers. C’était le corps ravagé de Coralie qui l’horrifia. Il vérifia la
barricade. Des zombies étaient entrains de monter. Ils avaient du le voir. Et tous les autres le suivaient. Les monstres
avaient donc un moyen de communication entre eux.
Mickaël et Alexandre le regardèrent revenir et comprirent qu’ils étaient arrivés trop tard. Ils se mirent dans le CDI pour
discuter en atténuant le bruit.
-Coralie est morte. Ils n’en ont quand même pas laissé grand-chose.
-Merde !
-Ils vont bientôt grimper. Et ils sont nombreux.
-Est-ce que vous avez de l’acide dans cette école ?
-Dans la réserve du laboratoire. Mais c’est au rez-de-chaussée, répondit Alexis.
Le professeur partagea ces pensés au sujet des risques que les zombies pouvaient amener. Surtout s’ils avaient vraiment
un moyen de communiquer entre eux. Mickaël fronça les sourcils. Puis il enfoui la tête entre ces mains et regarda le sol
fixement. C’était vraiment un souci énorme.
-Il va pleurer ? Demanda Alexandre.
-Je crois qu’il y pense surtout, dit Alexis. Il pense…
Alexis se frappa sur le front.
-Je sais où nous pouvons obtenir de l’acide, dit Alexis. J’en avais donné aux gardiens. Mais pour le mélange, il faut
aussi de l’aluminium non ?
-Ah… Il nous faut de l’aluminium et des bouteilles en plastique.
-La cuisine, dit Alexis. Tu n’as qu’à demander à Mathilde de te demander.
Alexis s’approcha de Mickaël et lui fit relever la tête.
-On va chercher quelques petites choses, alors tu feras attention.
-Oui oui.
Alexis sourit. Ce gamin avait une capacité à oublier son environnement vraiment impressionnante. S’il n’était pas
toujours dans la lune. Et avait plus de facilitées à s’exprimer. Il aurait vraiment fait un très bon chef. En attendant,
c’était quand même lui qui avait les meilleures idées et gardait toujours son calme.
La barricade tenait relativement bien. Alexis et Alexandre passèrent en silence pour ne pas attirer l’attention des
zombies et ne pas qu’ils s’agitent. Ils se dépêchèrent pour aller chercher ce dont ils avaient besoin pour finir avant qu’il
ne fasse nuit. Après cela, tout deviendrait plus risqué.
Mathilde accepta tout de suite d’accompagner Alexandre aux cuisines s’il l’aidait à remonter de quoi manger pour le
repas. Et ils y allèrent. Elle ne posa pas de question sur ce qui était arrivé à la bibliothécaire. De toute façon, vu la tête
qu’ils faisaient ce n’était pas un mystère.
Alexis lui fouillait le placard du second étage et trouva plusieurs bouteilles d’acide. Emilie vint poser la question au
professeur au sujet de la survie de Coralie. Et il chercha une façon de répondre sans lui faire de peine. Mais après une
minute sans trouver. Il se contenta de dire la vérité sans donner de détails.
-Je vois, dit Emilie. C’est notre faute. Nous avions bien vu qu’elle avait peur.
-Vous faisiez quelque chose pour aider, dit Alexis. Elle non. Vous ne pouvez pas vous sentir coupable de cela. Elle
avait choisi de rester seule dans la salle des professeurs. Chacun doit prendre lui même soin de lui même.
-Vous prenez bien soin de nous, dit Emilie.
-Tu parles, on ne sait pas ce qu’ils font vraiment, dit Raphaëlle.
-Si ça se trouve, ils tuent des gens vivant, dit Johan. Vous avez vu tout le sang qu’il y avait devant le CDI.
-Je voulais t’y laisser moi, dit Alexis. Tu ne dois ta survie qu’à Mickaël qui a dit qu’on ne choisissait pas qui ont devait
sauver.
-Et la fille qui est arrivé avec le policier ? Demanda Johan. Elle était en vie.
-Elle était contaminé, dit Alexis. Nous avons dut la tuer quand elle a finie par changer.
Alexis aurait bien voulu lui mettre un coup de hache. Mais ça aurait été une erreur. Ils auraient peut être besoin de lui.

Mickaël c’était levé et avait commencé à dessiné sur des feuilles des plans des lieux et écrit des idées. Ils devaient plus
s’organiser pour que les choses n’empirent pas. Ils devaient maintenant établir plusieurs règles et s’y tenir. Dont la
protection pour le visage. Le mieux aurait été des cagoules et des lunettes. Mais Alexis et Alexandre n’en avait pas. Et a
part en journée, ils ne pourraient pas porter de lunettes de soleil.

Alexis et Alexandre c’étaient réunis dans le hall près du CDI. Ils se cachaient tous les deux dans le couloir menant à la
bibliothèque et se préparait pour l’opération suivante.
-Tu devrais aller voir Mickaël pendant que je prépare le mélange. Si ça me pette à la figure. Autant qu’on ne soit pas
deux à mourir, dit Alexandre.
-C’est un mélange risqué, mais en faisant attention…
-Faire des bombes chez soit et toujours risqué, dit Alexandre. Alors fait moi plaisir.
-Bon, si tu veux, mais fait attention.
Alexis s’en alla. Alexandre ouvrit le premier bidon d’acide et regarda ce qui restait dedans. Comme il n’était plus qu’à
moitié rempli. Il referma le bidon et commença à rouler le papier aluminium. Ce mélange étant dangereux, il fit
extrêmement attention. Quand il eut fini, il mit les morceaux d’aluminium dans le bidon d’acide. Puis commença à
remuer en cercle doucement.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 23 sur 65
Elevator                                                                                         www.reddragoon.com

Quand le gaz commença à se créer. Le policier se leva et jeta le bidon sur le premier palier près des zombies. Puis il se
jeta derrière le mur. Il n’avait pas vraiment envi de voir de l’acide lui sauter dessus. L’explosion fut assez importante.
Pas assez pour détruire un mur. Mais ça explosa la barricade et fit voler les zombies violement. Il espérait que cela
suffirait pour les tuer pour de bon.
Mickaël sortit de la bibliothèque et regarda le policier qui semblait ravi de lui même. Allonger sur le sol. Un grand
sourire aux lèvres. Il avait l’air d’un enfant qui venait de faire une bêtise.
-Ça faisait longtemps que je voulais essayer, dit Alexandre. C’est plus puissant que je le pensais.
-Alors faites attention, vérifiez bien chaque zombie, dit Mickaël. Et remettez la barricade en place.
Mickaël venait de regarder le résultat de l’explosion. Avec cela, ils pourraient peut être créé des barrages ou libérer des
chemins. Mais les murs n’avaient pas bougé. Alors il en doutait un peu. Ça resterait une arme contre des tas de zombies
réunis au même endroit. Avec un peu réflexion, ils pourraient nettoyer la cour avec cela.
-Tu vois, c’est bien un chef. Il donne des consignes et nous laisse le sale travail.
Ils rigolèrent et allèrent vérifier que tous les zombies étaient bien morts. Après cela, ils remirent les tables en places.
Mais plusieurs étaient trop abimés pour servir de nouveaux et ils allèrent en chercher.
Se fut Mathilde qui vint les chercher et leur dit qu’ils ne pouvaient pas faire attendre tout le monde durant dix ans.
Quand Alexis et Alexandre dirent qu’ils attendaient Mickaël. La jeune femme alla dans le CDI.
-Eh, tu as finis ?
Mickaël ne la regarda pas et continua à écrire.
-Je te dérange ? Demanda Mathilde.
-Non, dit Mickaël. Je viens de finir. Vous allez vous installer dans une autre salle avec Alexis ?
-Je… Pourquoi tu me demande cela ?
-Comme cela, dit Mickaël. Mais bon, vous allez pas vous lancer dans des séances d’exhibitionnisme. Je n’ai pas envi
que Johan commence à ce dire qu’on a droit de forcer les filles à faire ce qu’on veut.
-Mais Alexis ne m’a pas forcé, dit Mathilde.
-Moi je le sais, dit Mickaël. Mais je n’ai pas envi de voir germé cette idée chez ce type.
-Pourquoi il se dirait cela ?
-Bah vu que tu ne semble pas très a l’aise avec cette situation, il pourrait en arriver à cette conclusion.
-Donc tu fais tout pour me rendre encore moins à l’aise ?
-J’aurais dut m’y prendre différemment. Je suis désolé. Mais je ne comprends pas de quoi tu as honte ?
-C’est un professeur, dit Mathilde.
-Tu crois vraiment que quelqu’un va s’en inquiéter ? Franchement, je vais te dire, actuellement, le seul souci et surtout
que vous avez fait cela à l’infirmerie près d’une fille endormie.
Mathilde ne put s’empêcher de sourire.
-Bon, en tout cas, nous mangeons, dit Mathilde. Tu as fini alors viens.
Ils allèrent manger et se séparèrent dans plusieurs classes du second étage du bâtiment A pour dormir. Mickaël ne
dormait pas, mais il avait promit de ne rien faire de stupide pendant que tout le monde se reposait.

Fin du troisième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                               Page 24 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Jour 4 : Se débarrasser des corps.

Au petit matin, Mathilde demanda à Mickaël de venir l’aider à préparer des boissons pour tout le monde. La veille dans
ses vérifications elle avait trouvé l’endroit où ils conservaient les réserves pour le petit déjeuné et des thermos aussi
pour garder les boissons au chaud le plus longtemps possible. Au moins, ils auraient du café et du thé chaud pour tout le
monde le matin et cela ferait plaisir à tout le monde.
Comme Johan était réveillé quand elle le lui demanda dans le couloir. Le jeune homme demanda à venir avec eux. Et
comme il n’y avait aucune bonne raison de refuser. Mickaël accepta sa requête et il suivit jusqu’aux cuisines de
l’établissement. Il ne montra aucune surprise de voir leurs installations. Ils avaient montés des barricades un peu partout
et montré un talent assez étrange à tuer ces monstres.
Quand Mathilde lui dit de ne toucher à rien. Il fit les yeux méchants. Mais comme Mickaël était là et avait sa hache à
porté de main. Il obéi à l’ordre donné et ne toucha à rien.
-Pourquoi je ne pourrais pas moi aussi avoir le droit de fouiller et me servir ?
-Mathilde ne se sert pas, dit Mickaël. Nous appliquons un rationnement pour que tout le monde ai assez à manger
jusqu’à ce que l’on soit secouru.
-Tu crois encore à un sauvetage ? Moi qui te pensais intelligent.
-Oui, j’y crois, dit Mickaël. Sinon, je me serais déjà suicidé.
Mathilde fit tomber sa cuillère de surprise.
-Maintenant, ça suffit ! J’ai besoin d’aide pour porter. Allez-vous disputer dans le réfectoire.
Johan et Mickaël la laissèrent dans la cuisine. Les paroles de leur chef avait quand même quelque chose de rassurant.
Jusqu’à présent, il avait toujours eu raison dans tout ce qu’il avait dit. Mais avait aussi dit que les secours ne viendraient
surement pas. Et là, savoir qu’il continuait à croire et ce donner du mal dans l’espoir de survivre et d’être secouru. Ça
lui redonnait du courage. Surtout maintenant qu’elle avait trouvé quelqu’un à aimer.
Tout le monde accueilli avec plaisir les boissons chaudes pour le petit déjeuné. Comme une partie du pain qu’ils avaient
entamé était dur. Ainsi, ils purent aussi manger et cela leur fit du bien. Cela fit vraiment du bien à tout le monde de
pouvoir retrouver un peu de normalité. Et la boisson leur réchauffa le cœur et leur redonna courage.
Après cela, ils furent tous vraiment heureux et Mickaël demanda au groupe de dessinateur de faire attention et de ne pas
se disperser. De rester ensemble autant que possible. Et de se balader par groupe de deux.
Quand ils furent enfin seul, Mickaël expliqua toutes les nouvelles règles qu’il avait décidé. Puis leur expliqua le
programme de la journée. Et cela commençait par une visite dans le coffre de la voiture du policier. Celui-ci espérait
qu’ils oublieraient vite qu’il ne leur avait pas dit tout de suite au sujet de toutes les armes qu’il avait prises dans
l’armurerie du commissariat avant d’en partir.
Ils n’en firent pas d’allusions directes. Juste quelques changements d’intonation et des regards en biais en disant les
mots stock d’armes, ou coffre. Alexis trouvait quand même le plan de Mickaël un peu limite. Après tout, ils savaient
qu’il y avait beaucoup de zombie et Alexandre était le seul à savoir utiliser une arme. Mais le chef était confiant.
Mais à lui, Alexandre lui avait fait un inventaire plus ou moins complet de ce qu’il avait prit. N’avait pas caché d’avoir
prit beaucoup plus de munitions par rapport aux nombres d’armes. Mais ce n’était cela qui l’intéressait. C’était le fusil à
lunette qui avait intéressé le plus le jeune homme. Et Mickaël avait avoué vouloir jouer les snipers.
Alexis était allé chercher la chaine et le cadenas qui tenait les deux grandes portes du portail fermés durant les vacances.
Et mit la clé dans la poche de son jean.
Ils ne sortirent pas dans la cour pour ouvrir le coffre de la voiture. Ils ne voulaient pas avoir à faire reculer les zombies
tout en fouillant dans le stock d’arme. Ainsi, Alexis avait eu l’idée de replier la banquette arrière pour atteindre le
contenu du coffre de la voiture. Alors ils passèrent à l’arrière de la voiture et agirent doucement pour ne pas faire de
bruit. Faisant passer les armes et les munitions à Alexandre qui était resté à l’extérieur du véhicule.
Quand ils eurent sortit quelques armes et des munitions. Ils retournèrent vers les escaliers pour parler de la suite du
plan. Puis Alexandre donna un petit cours sur les armes, leurs fonctionnements et quelques astuces sur comment s’en
servir et comment ne pas se tirer dessus.
-Bon, j’ai une idée, dit Alexandre. Un avec la lance et l’autre avec le pistolet.
-Si c’est pour faire cela, se serra plus propre avec la hache, dit Alexis.
-On va devoir accepter de sacrifier quelques balles pour apprendre, dit Mickaël. Mais pas d’héroïsme.
Il semblait inquiet que l’un d’entre eux puisse vouloir jouer le héro de film américain avançant sur l’ennemi. Mais eux
avaient plutôt peur des balles perdus. Mickaël souleva le fusil à viseur et sourit en visant une photo sur un présentoir.
Alors que les deux hommes étaient un peu inquiets par le sourire du jeune homme quand il tenait le fusil.
-Faut que vous compreniez que depuis le début on joue avec une hache. Dans les jeux et les films. Ils ont toujours des
armes et c’est pour cela qu’ils gagnent.
-Eh bien ne soit pas trop content et fait attention.
-Laissez-moi me réjouir, dit Mickaël. Ça fait dix ans que j’entends que les jeux vidéos et les films c’est dangereux.
Alors maintenant laissez-moi me moquer de cette façon de penser. Bon on y va ?
-Et tes mesures de sécurité ?
-Ah oui ! Attaché vos chiffons. Et taché de ne pas mitrailler !
Mickaël prit des balles de fusil dans ces poches. Alexis prit un pistolet avec un viseur laser et le policier lui donna des
chargeurs qui allaient avec. Quand à lui, il prit son arme de service et des chargeurs.

webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 25 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

Ils poussèrent la voiture après avoir fermé les portes. Et elle se laissa pousser dehors. Elle fit un bruit assez horrible en
tombant dans les marches. Et les zombies commencèrent à s’approcher.
Il s’avéra qu’avec beaucoup de précautions. Utiliser une arme à feu n’était pas trop difficile. Mais Alexandre qui avait
plus l’habitude en tua deux fois plus que ces deux compagnons réunis. Mais entre le bruit des armes, de plus en plus de
monstres s’approchèrent. Mais sans arriver au pied des marches.
Alexis n’avait eu qu’un peu de mal à ne pas être gêné par le recul de son arme. Mais après deux tirs, il avait ajusté sa
prise sur la crosse de l’arme. Mickaël lui eu besoin de plus de temps pour ne pas reculer à chaque tir. Mais chacune de
ces balles fit sauter la tête d’un des zombies.
Quand tous les zombies en vue furent morts. Ils se mirent à courir au portail d’entrée du lycée. Deux grandes et vieilles
portes en acier qui n’étaient pas souvent fermée. Alexandre se mit en couverture au cas où un zombie s’approcherait.
Tandis que ces deux partenaires poussaient les deux portes avant de mettre la chaine et le cadenas. Maintenant, ils
étaient relativement en sécurité des zombies venant du dehors. Même si il restait deux autres entrés pour la cour.
-Bon… Ça passe plutôt bien jusqu’à là. Et vous n’avez pas gaspillé trop de balles.
Alexandre semblait plutôt content de jouer les professeurs.
-On retourne dans le hall pour vérifier que la barricade vers la cour intérieur tiens bien. Puis, nous aurons le parking et
les champs et la serre à nettoyer.
-Il y avait beaucoup d’élèves qui étudiaient la botanique dans ce lycée ?
-Une branche de BEP, dit Alexis. Pourquoi ?
-Je me disais que ça devait être plutôt sympa.
Mickaël de son coté n’écoutait déjà plus la discussion et faisait une tête étrange.
-Pourquoi cette tête ?
-Dans les films et les jeux de zombies, les animaux sont presque toujours touchés. Mais il y a aussi certains d’entre eux
où la contamination touche les plantes.
Alexis se mit la main sur la tête et soupira.
-Tu essaye de nous déprimer ? Demanda Alexis.
-Non, répondit rapidement Mickaël. Mais bon. Autant que nous fassions un peu attention.
-Il y a aussi la probabilité qu’avec se que nous allons trouver dans la serre. Nous puissions améliorer notre quotidien.
-Je ne suis pas fan des salades, dit Alexandre.
-J’avais fait de l’engrais pour le professeur avec mes élèves de première…
-Professeur de chimie, dit Alexandre. Je me demandais comment tu avais appris ce mélange explosif.
Mickaël se racla la gorge.
-Si j’avais le net je vous aurais trouvé le plan d’une bombe H. Mais franchement, je crois qu’on devrait se remettre en
mouvement.
Les deux adultes acquiescèrent. Mickaël ne voulait pas qu’ils s’enfoncent dans leurs souvenirs. Cela ne causerait que
plus de soucis. Ils se mirent en mouvement et allèrent vérifier la barricade. Un zombie avait cassé une fenêtre derrière et
passait la main pour essayer d’attraper quelque chose. Alexis mit son arme devant la main et fit feu. Le zombie dut
reculer en tout cas, il retira son bras.
-Ils sentent la douleur, dit Alexis.
-Ou c’est un reflexe conditionné, dit Mickaël.
Ils remirent quelques tables devant la barricade. Ils ne voulaient aucun souci. D’ailleurs, Mickaël demanda à Alexandre
de vérifier les armes pendant que lui et Alexis portaient les tables. Quand ils eurent finis, le professeur s’approcha d’un
des distributeurs et vérifia dans ces poches.
-Je n’ai plus de monnaie, dit Alexis. Mickaël ?
-Tu taxes souvent tes élèves ? Demanda Mickaël.
Mickaël attrapa la hache et frappa sur le distributeur. Il frappa à l’endroit où on mettait normalement la clé. Et le
distributeur s’ouvrit tout seul. Alexis sourit et prit une cannette.
-Merci, dit Alexis. Je ne te rends pas la monnaie, tu ne m’en voudras pas.
-Promis, dit Mickaël.
Mickaël ne le leur aurait certainement pas dit. Mais depuis le début de cette histoire, c’était la première fois qu’il
s’amusait. Jouer le sniper avait vraiment quelque chose de plaisant. Puis, c’était son arme favorite dans tous les jeux
auxquels il jouait. C’était beaucoup plus propre qu’un combat au corps à corps.
Comme ils devaient nettoyer le reste de la cours, Mickaël avait callé son fusil sur le toit de la voiture du policier et il
visait du coté des jardins. Ça demanda pas mal de temps de trouver une cible. Il observa le zombie dans le viseur
quelques secondes. Son visage était intact. Ses yeux étaient vitreux. Ainsi, elle devait être l’un des contaminés de
départ. Il se demanda ce qu’ils avaient ressentit avant de devenir des zombies. Avaient-ils comme Carole commencé par
perdre l’esprit ? En tout cas, il lui mit une balle entre les deux yeux.
Le zombie s’écroula et d’autres apparurent soudains, attirés par le bruit. C’était une façon de combattre nettement moins
intime que de les affronter au corps à corps. Mais on ressentait quand même de la douleur en pensant à la vie qu’on
venait de prendre. Tuer des personnes même en les sachant mortes était vraiment difficile. Et là, on ne pouvait pas
utiliser la menace possible pour sa vie.
Alexis et Alexandre eux étaient entrain de naviguer entre les voitures du parking. Vérifiant qu’il n’y avait plus personne
dans chacun des véhicules. Espérant qu’avec un peu de chance, ils trouveraient un survivant. Ils avaient vérifiés le sol
pour être sur que rien ne se cachait sous les véhicules.
webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 26 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Alors qu’il s’approchait d’une des voitures, un zombie frappa à la fenêtre depuis l’intérieur. Alexis sursauta de surprise.
C’était un des professeurs qui était toujours attaché à son siège. Il ne portait pas de marques. Il avait dut mourir en
premier par la contamination dans l’air. Et n’avait pas eu le temps de se détacher. Le professeur mit le pointeur laser
près de la fenêtre et visa le front. Il fit feu deux fois. Et son ancien ami mourut.
-Ça va ? Demanda Alexandre.
-Oui, dit Alexis. Continuons.
Ils finirent leur inspection du parking. Alexandre s’approcha du mur d’enceinte et regarda de l’autre coté. Dans la rue
devant le lycée. Il y avait une enfant qui était dans le même état que les autres monstres. Elle se mit à avancer vers le
mur avec le regard vide. Il n’y avait pas pensé jusqu’à ce qu’il voie cette horreur. Mais les enfants, les bébés, ils
devaient eux aussi être infecté. Quand elle fut juste en dessous de lui. Le policier fit feu. Puis il se laissa retomber dans
la cour. Son visage portait le voile de la tristesse et de la douleur.
-Repose en paix.
-Tu crois vraiment qu’il y a quelque chose après la mort ?
-Sinon, ce serait encore plus difficile de tuer ces pauvres innocents.
-Je crois que tu devrais parler de cela avec Mickaël, dit Alexis. Il aurait vite fait de te faire oublier ces idées.
Mickaël rechargeait son fusil quand les deux hommes arrivèrent vers lui. Il y avait une douzaine de douilles qui
trainaient par terre près de lui.
-Tu crois en quelque chose après la mort ? Demanda Alexis.
Mickaël soupira.
-On en a déjà parlé non ? Tu crois vraiment que s’il y avait un dieu ? Il laisserait un truc comme cela arriver ?
-La bible le prédit, dit Alexandre.
-Ils n’étaient pas dans leurs tombes, dit Mickaël. On les a tués. C’est différent je trouve.
-Mais ils sont morts et ils bougent !
-Dieu ou autre n’a rien à voir dans tout cela. Il n’y a que les hommes pour êtres capables de tant d’atrocités.
-Il est rassurant notre chef, dit Alexis en riant. Tu ne trouve pas Alexandre ?
De nouveaux zombies apparaissaient dans le jardin. Mickaël vit le professeur en charge de la serre. Le visage couvert de
marques. Elle avait été à moitié dévorée par des zombies. Surement des élèves qu’elle aurait vu s’écrouler et aurait
voulu aider. Dans son viseur, on voyait bien les dégâts que cela avait causés sur la pauvre femme.
-Regarde par toi-même si dieu est responsable…
Alexandre prit en main le fusil et regarda par le viseur. Il ne pouvait pas contredire cette argument, elle faisait partie des
gens qui auraient survécus si ils n’avaient pas étés dévorés. Le policier fit feu. Si ce n’était pas un acte de dieu. Ils
pouvaient au moins permettre à ces pauvres âmes de reposer en paix.
Ils mirent encore pas mal de temps pour finir de nettoyer. Ils n’auraient pas pensés avoir à en tuer autant. La serre
contenait encore trois créatures. Visiblement, les plantes n’étaient pas touchées par le virus. C’était déjà une chose pour
laquelle ils pouvaient se réjouir.

A la mi-journée, ils avaient finis leur travail. Alors ils remontèrent voir les autres pour savoir ce qui se passait. Ils
avaient très certainement entendus le bruit qu’avaient fait les armes à feu. Et puis depuis le toit, ils pourraient vérifier
qu’il ne restait plus de zombies sur le devant de la cour.
Comme il fallait s’en douter, les autres se posaient pas mal de questions. Ils avaient tout vus depuis le bord du toit. Et ils
avaient envi de savoir où ils avaient trouvés des armes. Et ce qui allait se passer. Mickaël n’avait pas envi de répondre à
toutes ces questions. Alors il se contenta d’aller sur le bord du toit pour vérifier.
-Je veux une arme, dit Johan.
-Tu vas venir nous aider à t’occuper des zombies ?
-Non, dit Johan. Je ne suis pas suicidaire moi.
-Alors tu n’as pas besoin d’arme, dit Mickaël.
-Pourquoi c’est toi qui en déciderait ?
-Parce que j’ai une arme ? Proposa Mickaël. Ou parce que nous prenons des risques pour diminuer le danger.
-Et si je n’ai pas envi de mourir en jouant les héros ?
-Je ne t’y force pas, dit Mickaël. Mais je ne te donnerais pas d’armes. Cela serait inutile si tu reste sur le toit ou au
second étage. Et en plus, ça risquerait d’entrainer des accidents.
-Tu ne me fais pas confiance ?
-Tu as montré un mauvais esprit depuis notre rencontre, dit Mickaël. Mais il ne tiens qu’à toi de me prouver que j’avais
tort.
-Je vois, dit Johan.
Mickaël visait en bas dans le jardin. A la recherche de tous mouvements suspects. Il savait que de toute façon, il
n’aurait plus qu’à bruler les corps dans l’après midi. Une partie des cadavres qu’ils avaient jetés par la fenêtre se
trouvait dans la cour extérieure. Mais il en restait beaucoup dans la cour intérieure.
Pour bruler les corps, ils allaient devoir utiliser les voitures. En faire sauter une ou deux ne serait pas trop difficile. Et
s’ils en siphonnaient d’autres, cela leur donnerait assez d’essence pour se débarrasser de tous les corps. Mais ils
devaient veiller à rester loin de la fumée. Juste au cas où. Et aussi prendre soin de vérifier tous les zombies avant de les
trainer et d’en faire un tas.

webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 27 sur 65
Elevator                                                                                         www.reddragoon.com

Alexis et Emilie discutaient près de la passerelle et le professeur avait un grand sourire. Mickaël espérait vraiment qu’il
n’était pas entrain de séduire la jeune femme. Et ils lui firent signe de s’approcher. Elle avait eu une idée assez
intéressante pour s’occuper des zombies. En utilisant l’attrait des zombies pour tout ce qui faisait du bruit pour les
réunir au même endroit. C’était vraiment une très bonne idée.
-C’est parfait, dit Mickaël. Je te prête Alexis pour cela.
-Me prêter ? Demanda Alexis. Pourquoi…
Emilie c’était écarté plutôt contente.
-Johan m’a demandé une arme, dit Mickaël. J’aimerais que tu le surveille un peu. Et puis, tu es professeur de chimie. Tu
sais faire le mélange nécessaire. Rajoute des clous ou ce genre de chose dans le mélange.
-Tu veux en faire une bombe à fragmentation ?
-Oui.
-Tu ne l’aime vraiment pas ?
-Il semble vouloir beaucoup de chose, sauf aider. Donc…
-Et tu veux rester le chef ?
-Je m’en serait passé, répondit le jeune homme. C’est toi qui m’as donné ce rôle.
-Et j’ai bien fait je trouve, dit Alexis. Tu es efficace. Et tu t’inquiète pour tout le monde.
-Pas assez visiblement, dit Mickaël. Coralie est morte après tout.
-Tu te sens coupable de cela ?
-Tant que je n’aurais pas la certitude qu’elle est morte pour de bon, oui, dit Mickaël.
-Ne t’inquiète pas, dit Alexis. Nous veillerons à ce que son âme repose en paix dans peu de temps.
Ils se réunirent tous pour discuter. Mickaël alla avec le groupe bien qu’il n’en ai pas vraiment envi. Mais bon, il était
bon pour tout le monde de pouvoir parler et de donner son avis. Johan redemanda à avoir une arme. Mais Alexis lui
signala qu’il serait avec eux toute la fin de la journée pour aider Emilie.
-Je veux venir aider à porter les corps, dit Mathilde.
De Mickaël et Alexis, ce ne fut surement pas le professeur le plus surpris, mais cette demande l’inquiéta. Le jeune
homme lui outre le moment de surprise était plutôt ravi que quelqu’un se propose pour leur donner un coup de main.
Car s’il laissait le professeur pour aider au mélange. Ils allaient avoir deux fois plus de travail.
-Je ne suis pas très forte, mais je peux aider.
-D’accord, dit Mickaël. Mais tu me promets de faire attention et suivre nos consignes.
-J’obéirais, dit Mathilde.
-Alors va te chercher quelque chose pour mettre devant ton visage.
Mickaël s’appuya sur son fusil pour se lever. Et il s’écarta pour laisser à Alexis la possibilité de venir lui parler.
Alexandre se leva en même temps que le professeur.
-Tu penses vraiment que cette femme peut nous aider ? Demanda Alexandre. Elle va être une gêne plus qu’autre chose.
-Il a raison, dit Alexis. Mais surtout. Elle n’est pas faite pour cela. Elle a peur.
-Je ne vais pas lui demander de tuer des zombies, dit Mickaël. Mais nous avons besoin d’un peu d’aide.
Après quelques discussions ils finirent par être d’accord. Enfin, ils finirent par accepter que Mathilde vienne donner un
coup de main. Mickaël prit sa hache en plus de son fusil. Et ils descendirent dans le hall. Il posa son fusil dans le tas
d’arme qu’ils avaient mis dans le bureau de la vie scolaire. Puis il donna un pistolet à la jeune femme avant de lui
apprendre ce qu’Alexandre leur avait appris le matin même. Le policier fut plutôt impressionner.
-Tu pourrais devenir professeur, dit Alexandre.
-Trop de gens qui peuvent te mettre en colère, répliqua Mickaël.
-Ce n’est pas faux, ricana le policier.
La suite des opérations était assez simple. Cela commençait par une vérification des corps qu’ils allaient devoir
trimbaler. Il était peut probable que les zombies ne soient pas morts. Mais juste au cas où, il était préférable de voir si
ces choses ne simulaient pas en attendant que quelqu’un approche.
Mickaël utilisa sa hache pour vérifier le premier zombie. Lui mettant le manche dans la bouche. Puis, il attrapa les
jambes du zombie et le tira vers la terre battue des jardins. Ils devaient faire cela assez loin des bâtiments pour que la
fumée ne parte pas directement dessus.
Mathilde s’approcha du premier zombie et utilisa la lance pour voir s’il était mort. Quand elle le tourna. Voir son
visage, voir ces blessures. Cela lui donna envi de vomir et elle s’écarta pour ne pas en mettre partout. Mickaël revint et
la vit entrain de pleurer.
-Si tu ne peux pas le faire, ce n’est pas grave, dit Mickaël.
-Je vais le faire, dit Mathilde. Je n’étais pas prête.
-Le moins qu’on puisse faire et de ne pas les laisser pourrir comme ça, dit Mickaël.
Mathilde attrapa les jambes et commença à tirer le corps vers l’endroit où Mickaël avait tiré le sien. Celui-ci la regarda,
elle semblait maintenant prête à agir. Il alla au corps suivant et le traina à son tour.
Alexandre était entrain de fouiller les coffres. Il avait trouvé un jerrican et cherchait un tuyau pour siphonner une ou
deux voitures. Il fini par trouver ce qui lui fallait. Il siphonna les voitures les plus proches du mur du fond. Il comptait
utiliser la voiture où le chauffeur était encore dedans pour alimenter le feu. Quand il ouvrit le réservoir de la première
voiture, il soupira. Puis il prit le tuyau en bouche et aspira fort. L’essence commença à arriver et il mit le tuyau dans
l’ouverture du bidon en crachant de l’essence sur le coté.
-Ça a vraiment un sale gout !
webmaster@reddragoon.com                                                                                Page 28 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Alexandre rempli le bidon entier. Puis il alla à la voiture du professeur. Celui-ci était toujours à la même place. Le
policier le détacha et le poussa à l’arrière du véhicule avant de démarrer. Il se gara près de Mickaël qui vérifiait un
corps.
-Un coup de main ?
-On va la charger, dit Mickaël.
Alexandre acquiesça et il alla aider Mickaël. Mathilde qui venait d’amener un cadavre vint donner un coup de main elle
aussi. Elle allait plus vite qu’au début. Bien que la tache soit toujours dégoutante aussi dégoutante à ces yeux.
Maintenant, elle comprenait bien que c’était une mission nécessaire.

Alexis avait porté des tables sur le toit. Il avait pris celles de la salle qu’il utilisait avec Mathilde. Ils n’en avaient pas
besoins et cela prenaient de la place. Le plan était de créer une arme qui fasse du bruit. Un marteau pilon qui tomberait
de la passerelle vers le sol. Et écraserait la tête des zombies assez violement pour les tuer.
Il fallait donc créer une structure solide. Réunir plusieurs tables et les serrer les unes contre les autres. Il fallait donc de
la corde. Ou un équivalent. Et aussi quelque chose de solide pour remonter les tables. Il trouva de la corde. Des chaines.
Et du scotch. Ils allaient utiliser tout cela et créer la structure.
Emilie était plutôt efficace. On voyait bien qu’elle était prête à tout pour aider. La situation était critique. Tout le monde
voulait intervenir. Arranger les choses. Elle voulait surement se changer les esprits aussi. Faire quelque chose empêchait
de penser à la mort qui risquait d’arriver.
Raphaëlle était entrain de finir le second SOS. Johan lui était assit tranquillement contre une grille. Alexis serait bien
allé lui dire ce qu’il pensait. Mais Mickaël avait précisé que tout le monde était libre de choisir ce qu’il voulait faire ou
pas. Et même si clairement, le professeur n’était pas d’accord. Pour l’instant, cela ne changerait rien.
-Pourquoi vous ne lui dites rien ?
-Pour l’instant continuons cela, dit Alexis. Plus nous en tuons maintenant. Mieux c’est.
Maintenir les tables ensemble demanda tout un rouleau de scotch. Et pour être sûr que cela tiendrait bien malgré le
choc. Ils utilisèrent les cordes pour maintenir le tout ensemble. Les chaines elles devaient servir à remonter le tout
quand ça se serait écrasé au sol. Le premier essai servait à attirer les zombies et la solidité de la structure.
Alexis pria pour que la chaine ne soit pas trop courte. Et après en avoir attacha le bout à la barrière. Laissa tomber
l’installation dans le vide depuis la passerelle. La chaine fut suffisamment longue. Et le bruit fut important. Car ils
avaient remplis l’intérieur de verres et d’assiettes prisent en cuisines.
Le tout fut suffisamment solide et resta en un seul morceau. Les zombies commencèrent à bouger. C’était tout ce qu’ils
souhaitaient. Alexis commença à remonter le tout doucement. Ce n’était pas vraiment lourd, mais pas léger non plus. Et
il commençait à avoir mal aux mains.
Emilie laissa Alexis seul un moment et alla demander à Johan de venir les aider. Mais il se mit à rire en lui disant de ne
pas compter dessus. Quand elle s’en alla en l’insultant et en bougonnant. Le jeune homme arrêta de rire.
-Ils veulent juste que tu donne un coup de main, dit Raphaëlle.
-Et bien, qu’ils se débrouillent, dit Johan. Tout cela ne sert à rien de toute façon.
-Alors pourquoi tu restes ici ?
-Je vais aller me balader.
Johan se leva. Il avait faim. Alors il alla chercher à manger dans les cuisines. De toute façon, ils étaient tous entrain de
faire autre chose et n’avaient pas le temps de s’occuper de lui. Il sortit du pain et commença à manger. Puis il prit du
jambon. Et il laissa le pain dehors avant de s’en aller. Il n’aurait pas fallut que les autres lui fasse des problèmes pour
avoir mangé un bout de pain sans avoir la permission.
Dans la cuisine, un rat grignota le pain laissé dehors. Puis retourna dans son trou quand son estomac fut plein. Puis
d’autres vinrent et continuèrent le travail. Ne laissant que peu de traces sur le pain qu’ils laissèrent en s’enfuyant.

Les zombies c’étaient réunis là où la table avait touché le sol. Alexis attendait qu’Emilie ai finie de vérifiée que les
cordes et la chaines tenaient le coup. Et quand elle lui fit signe. Il lâcha le tout. Le premier coup ne toucha pas beaucoup
de monstres. Seulement trois. Mais ils furent étalés pour de bon.
Ce qui se passa à ce moment là, Mickaël l’avait prévu. C’était pour cela qu’il lui avait demandé de rester. Les zombies
s’accrochèrent aux tables. Comme si elles contenaient un être vivant. Remonter un tel poids serait impossible. Mais ils
étaient tous réunis au même endroit.
-Dommage, dit Emilie. J’aurais aimé voir si ça pouvait continuer à marcher longtemps.
-Ce n’est pas fini, dit Alexis. On va faire un peu de chimie maintenant.
-Comment ça ?
-Est-ce que tu sais ce que de l’acide et de l’aluminium produisent ?
-Non, dit Emilie.
-Une jolie explosion.
Alexis alla chercher de quoi faire plusieurs bombes. Il rempli les bouteilles en plastiques. Les attacha les unes avec les
autres avec de la corde. Puis il s’approcha du bord et demanda à Emilie de tenir la corde. Alors que les bouteilles étaient
dans le vide. Il mit l’aluminium et ferma le bouchon. Puis ils firent descendre les bouteilles lentement jusqu’à ce
qu’elles soient presque à porter de main des zombies.
-Maintenant, quand on tourne un peu.

webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 29 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Alexis donna un mouvement à la corde pour faire tourner les bouteilles. Bientôt, les bouteilles exploseraient. Alors il se
cacha derrière la barricade et Emilie fit de même. Ça explosa et fit beaucoup de bruit.
-Eh bien, on peu dire que ça marche bien, dit Alexis. Si on avait eu des clous à attacher autour de la bouteille…
Dommage…
-En effet, dit Emilie. Mais on a eu pleins de zombies…
Alexis sourit. Emilie semblait prête.

Mickaël ne leva même pas la tête en entendant l’explosion. Il savait déjà que cela allait arriver de toute façon. Mathilde
et Alexandre eux levèrent les yeux. Ça les inquiétait. Mais ils avaient des choses à faire maintenant. Il restait encore à
mettre le feu à tout cela. Le jeune homme mit un chiffon dans le réservoir de la voiture. Il voulait qu’au moment de
prendre feu. La voiture explose. Ils avaient mit entre et sur les corps tout ce qu’ils avaient put trouver et qui les tiennent
en place. De la corde. Des branches. Une palette.
Ils firent en sorte de ce mettre à distance pour allumer. Mickaël envoya Mathilde dire à tout le monde de rentre et de
fermer les portes. Ils ne devaient pas respirer directement la fumée. Quand elle leur fit signe avec tout le monde depuis
l’intérieur. Mickaël regarda Alexandre.
-On doit ranger les armes, dit Mickaël. Je ne veux pas tout laisser dans le coffre dehors. On va mettre cela dans une
classe du premier.
-Tu crains vraiment qu’on puisse en prendre sans nous le dire ?
-Oui, dit Mickaël. On le saura toi et moi. Alexis quand il aura besoin de le savoir.
-D’accord. Alors. Tu l’allume se feu ?
Mickaël sortit le briquet qu’il avait emprunté à Raphaëlle. Elle le lui avait donné en lui disant que de toute façon sans
cigarette cela ne lui servait plus à rien. Il mit le feu à un bout de tissu et le jeta sur le sol sur la ligne d’essence. Les
flammes se levèrent tout de suite et partirent en direction du tas de cadavres. Bientôt, il prit feu et la voiture explosa.
Les flammes faisaient s’élevé un nuage noir et épais.
Le jeune homme ne regarda pas le spectacle et alla à la voiture pour finir de la vider. Elle était toujours dans les
escaliers et cela faisait que c’était moins long de tout porter à l’intérieur. Alexandre le rejoignit peu de temps après.
L’explosion de la voiture n’avait pas déplacé trop les corps. Et la fumée montait doucement.
-Et pour Carole ?
-Je l’enterrais en début de soirée quand le feu sera éteint.
-Pourquoi tu ne…
-Je n’ai pas parlé à tout ces gens, dit Mickaël. Carole ce n’est pas pareil.
-Tu es tombé amoureux ?
Alexandre semblait vraiment surpris par cela. Il n’aurait pas pensé cela possible. Après tout, Mickaël lui avait bien dit
de ne pas penser qu’elle pourrait survivre. Qu’elle était déjà morte. Et qu’il n’y avait presque pas de chance que la
morsure ne soit pas contaminée. Mais lui c’était attaché.
-Je suis un crétin, dit Mickaël. C’est pour cela que je ne suis pas rentré en courant chez moi quand j’ai vu du sang dans
le hall.
-Tu aurais dut me laisser la tuer, dit Alexandre.
-Je le lui avais promis, dit Mickaël.
Ils finirent de vider le coffre.
-Alors tu me laisseras t’aider, dit Alexandre. On trouvera tout le nécessaire dans la serre.
-Oui, dit Mickaël. Merci.
Ils remontèrent les armes avec l’aide de boites qui se trouvaient dans le bureau de la vie scolaire. Puis, ils fermèrent la
classe à clé avec le passe qu’ils avaient récupéré.
-Et maintenant ? Demanda Alexandre.
-On a nettoyé le devant. Nous avons toute la cour extérieure à nettoyer. Je me demande combien ils en ont eu.
-Une explosion, dit Alexandre. Il a joué avec l’acide… J’espère surtout qu’ils ont fait attention.
Mickaël et Alexandre rejoignirent tout le monde. Ils observaient tous les flammes depuis les fenêtres de la salle des
professeurs. Alexis serrait Mathilde contre lui d’une manière protectrice. Savoir qu’elle avait eu à trainer des corps et
voir l’horreur des morts avait inquiéter le professeur.
Mickaël quitta la pièce et il monta sur le toit pour aller du coté de la cour intérieur. Là où le pilon était resté au sol. On
pouvait voir deux ou trois zombies entrain de bouger. Mais surtout, plus d’une douzaine au sol. Mickaël regarda le ciel.
Plus loin la fumée montait tout doucement. Et le soleil traversait le ciel doucement.
-Combien de jours je vais tenir avant de craquer ?
Mickaël baissa la tête et après avoir réfléchi un moment à ce qu’ils devaient faire par la suite. Réussi à dormir un peu. Il
n’avait besoin que de quelques heures. Le temps que le feu ne s’éteigne et il pourrait aller mettre en terre Carole. Alors
il s’endormi.
Alexis trouva Mickaël sur le toit et le regarda dormir.
-Ce n’est qu’un enfant après tout, dit Alexandre.
-Ce n’est pas un enfant, dit Alexis. Il m’a sauvé la vie. Celle de Mathilde. D’Emilie. De Raphaëlle. La tienne. Et celle
de Johan aussi. Je n’ai pas accepté qu’il soit mon chef pour rien.
-J’ai put voir cela, dit Alexandre. Laissons le tranquille encore un moment. Nous avons le temps avant de devoir
enterrer Carole.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 30 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-Il t’a expliqué pourquoi il ne voulait pas la bruler ?
-Oui, dit Alexandre. Tu veux savoir ?
-Il me le dira lui, dit Alexis. Bon, je vais aller voir Mathilde.
-Elle a montré beaucoup de courage elle aussi, dit Alexandre. Les lycéens de nos jours sont vraiment surprenants.
-Trop de télévision dans le cas de notre Mickaël.
-Chacun son vice, dit Alexandre en haussant les épaules.
Ils retournèrent à l’intérieur et allèrent se reposer eux aussi.

Mickaël se réveilla en sentant que le vent chaud laissait sa place à un vend froid désagréable. En regardant le ciel, il
remarqua alors que la nuit n’allait plus tarder à tomber. La fumée noire s’élevait encore. Mais même si elle était
beaucoup moins épaisse qu’avant. Les corps devaient toujours être entrain de bruler.
En tout cas, il était important de se dépêcher. Avant que la nuit soit tombée, il voulait enterrer Carole. Il lui devait bien
cela après tout. En se levant, il ramassa sa veste dont il c’était servi comme couverture et se dirigea vers les escaliers.
Quand il fut au premier étage, il allait à la classe où il avait posé le corps de Carole. Mais elle n’était plus là. Alors il
regarda partout en faisant attention. Il était pourtant sûr de l’avoir tuer. En passant devant la fenêtre, il vit qu’Alexis et
Alexandre creusaient. Ils avaient quand même eu le bon sens de ne pas se mettre près des flammes. Carole était posée
non loin. Toujours emballée dans la couverture. Quand il arriva à eux, ils avaient finis le trou.
-Il arrive comme une fleure quand on a terminé, dit Alexis.
Mickaël souleva le corps de Carole et il la déposa doucement dans le trou. Après avoir regardé son visage une dernière
fois, il sortit du trou.
-Merci les gars, dit Mickaël. Je ne sais vraiment pas comment vous remercier.
Alexandre lui donna sa pelle.
-Tu rebouche le trou tout seul, répondit le policier. Ça nous suffira.
-Bonne idée, s’exclama Alexis.
Mathilde sortit de la serre avec des fleurs. Mickaël la laissa poser les fleurs sur le torse de Carole.
-Emilie arrive avec une plante à mettre au-dessus de la tombe.
-Merci Mathilde.
-Pourquoi ne pas l’avoir brulé ? Demanda Alexis.
Le professeur venait de se rappeler qu’il devait le demander.
-Je connaissais son nom, dit Mickaël. Je lui ai parlé et je…
Mathilde avait mit ces deux mains sur ces joues. Elle semblait soudain ravie. Et Mickaël ne réussi pas à finir sa phrase.
Quand elle poussa une petite exclamation triste. Alexis ouvrit de grands yeux en essayant de comprendre.
-Qu’est-ce que je n’ai pas compris ? Demanda Alexis.
-Il était amoureux, dit Mathilde.
Mickaël reboucha le trou en essayant de faire comme si ils n’étaient pas là et ne lui parlaient pas. Malheureusement
pour lui, en plus de leurs commentaires sur lui et ses sentiments. Ils avaient aussi beaucoup de choses à dire au sujet du
comportement de Johan et de sa façon de ne rien faire sauf manger et râler.
-Vous voulez faire quoi ? L’enfermer dans une classe et le laisser mourir ? Le tuer ? Le donner aux zombies ? Nous ne
pouvons pas faire cela. Vous le savez. Ne dites pas des choses qui pourraient faire de nous des monstres.
Mickaël fini de reboucher la tombe. Il laissa Emilie planter la plante sur la tombe. Et ils recommencèrent à lui poser des
questions sur sa façon de tomber amoureux.
Le soleil était presque couché. Ils avaient beaucoup travaillé et méritait une bonne nuit de repos après un bon repas.
Quand à Mickaël, il savait qu’il avait à prévoir la suite des opérations. Cela lui prendrait une partie de la nuit.

Fin du quatrième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 31 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Jour 5 : Un groupe de survivants…

Alexis fut réveillé par le bruit répété du pilon qu’ils avaient fabriqué la veille et dont les autres devaient se servir. Le
soleil était déjà haut dans le ciel. Quand il vérifia sa montre, elle lui indiqua qu’il était déjà neuf heures. Mathilde c’était
déjà levé. Il ne pouvait pas se reposer toute la journée et laisser tout le travail aux autres.
Alors il se redressa sur les couvertures qui leur servaient de lit et commença à reboutonner sa chemise tout en
réfléchissant. Mickaël leur ferait certainement nettoyer le second rez-de-chaussée pour avoir un point d’accès vers la
cour intérieur. Ce serait la meilleure façon de faire pour ne pas rouvrir le rez-de-chaussée du bâtiment A et mettre les
autres en danger. Alexandre et Mickaël était surement entrain de l’attendre.
Dans le couloir, près des portes coupe feu, on avait installé une table et mit des thermos de boissons chaudes et des
tasses dessus. Le professeur prit une tasse et se servit du café après avoir prit le temps de sentir les parfums des deux
containers. Une bonne boissons chaude réchauffait le cœur et donnait la force d’affronter toute une journée sous les
ordres de Mickaël.
Quand il monta sur le toit, il vit Mathilde et Alexandre qui jouaient avec le pilon et faisaient un bruit à tout casser. On
avait surement rajouté des choses entre les tables car la structure semblait encore plus lourde qu’avant.
-Vous ne voulez pas faire cela après que tout le monde soit levé ?
-Mais non, nous travaillons dur ! dit Mathilde.
Alexis voyait très bien que c’était Alexandre qui faisait le plus d’effort pour remonter l’arme. Il était couvert de sueur et
ces mains semblaient aussi rouges que le visage d’une jeune fille innocente lors de sa première fois.
-On en a déjà eu plus d’une vingtaine, dit le policier en attachant la chaine à la rambarde.
-Où est notre chef ?
-Il a demandé à Emilie de lui donner un coup de main, dit Alexandre.
-Et non, dit Mickaël. Ce n’est pas ce que tu penses. Nous ne sommes pas tous à la recherche de réconfort.
-Ce n’est vraiment pas mon genre de penser… Si en fait. Mais j’aurais dut savoir que tu étais trop sérieux. J’ai eu de
l’espoir à ton sujet vu que tu peux tomber amoureux…
-Il a fini par comprendre, dit Mickaël.
-Je le lui ai expliqué, dit Mathilde.
Mickaël s’écarta du groupe. Ils penseraient tous que ce serait de tristesse. Mais cela leur apprendrait à ne plus parler de
cela. Ils devaient garder la tête à ce qu’ils vivaient et garder les histoires pour le moment où ils mangeaient et se
reposaient. Chasser des zombies demandait beaucoup de vigilance. Il ne voulait perdre personne stupidement.
En regardant du coté de la cour extérieur, il vit le tas de cendre qui se trouvait à l’endroit de la serre. Ils avaient brulé
une bonne cinquantaine de zombies. Et cela ne représentait que la moitié de ce qu’ils avaient tués. C’était vraiment un
gaspillage pas possible. Ils traitaient tous la vie avec trop de légèreté.
L’expérience qui avait amené à ce désastre devait être vraiment retorde pour ranimer le cerveau d’un corps mort et le
maintenir en état de fonctionner durant déjà cinq jours. Et comme lorsqu’ils étaient blessés, le sang de ces monstres
giclait, alors d’autres organes comme le cœur devaient être eux aussi actifs. Etudier un zombie aurait été assez
important si cela n’avait pas une solution aussi sadique.
Il leva les yeux en dehors de murs d’enceinte du lycée vit un groupe de trois véhicule qui avançaient doucement en
évitant les obstacles. De là où il était, il ne pouvait pas voir ce qu’ils faisaient. Mais il était sûr que ces véhicules
avançaient dans leur direction. Ils devaient avoir vu la fumée et voulaient vérifier si il y avait vraiment un survivant.
-Alexis. Alexandre. Prenez des armes. Nous avons des invités.
Mickaël se mit à courir. Il avait une arme sur lui. Il avait utilisé du tissu pour créer ce qui pourrait passer pour un holster
de poitrine. Comme il avait beaucoup de temps libre durant la nuit, il avait fait cela. Comme la travail à main nue n’était
pas son fort. Il mit un moment avant de réussir à obtenir un résultat satisfaisant. Et ainsi, il avait une arme à feu toujours
sur lui si un problème finissait par se montrer.
Alors qu’il allait sortir. Sa mémoire sembla tout d’un coup lui crier de ne pas aller plus loin. Alors après avoir pensé à
de nombreuses reprises à tout ce dont la mission actuelle allait demander. Il se rappela soudainement que le portail était
fermé à clé et qu’ils l’avaient mise dans le bureau de la vie scolaire. Alors il alla la chercher.
Alexis et Alexandre finirent par arriver. Ils avaient des armes avec eux. Et semblaient tout aussi impatient que lui de
voir de nouveaux survivants. Le professeur avait pensé à lui et lui donna son fusil à lunette.
-Tiens !
-Merci, dit Mickaël.
-Tu penses vraiment qu’ils viennent vers ici ?
-Je ne sais pas encore, dit Mickaël. Dans tous les cas, nous devons être bien d’accord sur certaines choses. La politique
sur la vérification des morsures ou blessures doit s’appliquer à tous. S’ils ne le veulent pas. Nous devrons les empêcher
de rentrer. Et s’ils sont contaminés. Ou présumés contaminer. Les emmener à l’infirmerie.
-Bien, dirent-ils.
Ils avaient quelques petites choses à mettre en place. Mais surtout, ils devaient être vigilant et attendre l’arrivée des
camionnettes.

Johan avait été réveillé plusieurs fois depuis le levé du jour. Par le bruit que faisait leur jouet pour tuer des zombies
d’abord. Et maintenant par le bruit qu’ils faisaient dans les couloirs. C’était vraiment à se demander s’ils ne le faisaient
pas exprès pour le mettre en colère. Cela n’était pas impossible vu qu’il c’était mit tout le monde à dos.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 32 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Quand il eut l’esprit assez clair pour se lever. Il alla vérifier que ces vêtements étaient secs. Il avait lavé un peu ces
vêtements avant d’aller se coucher. S’habiller de vêtements sales après c’être lavé aurait rendu inutile son ablution.
En sortant dans le couloir, il vit Raphaëlle dans le couloir. La jeune femme était debout dans le couloir. Elle regardait
les monstres dans la cour intérieure tout en buvant une tasse de café.
-Il semblerait qu’un groupe de survivant s’approche.
-Et ils font tant de bruits pour cela ?
Johan alla dans la classe qui lui servait de chambre. Il vit les trois volontaires au suicide qui se prenaient les chefs. Et les
deux cruches qui les suivaient partout. Ils étaient tous les cinq dans la cour et discutaient. Ils allaient certainement
laisser tout un groupe de survivant rentrer alors qu’ils appliquaient déjà un rationnement. Si cela ne montrait pas leur
stupidité, rien ne le pouvait. Dire qu’ils souriaient de voir arriver des survivants qui joueraient les pique-assiette et
surement quelques contaminés dans le tas.
Johan prit la décision de faire ce qu’il voulait. Et il prit le chemin des cuisines. La jeune femme le suivit
silencieusement, intriguée de le voir se déplacer sans rien lui dire. Quand elle comprit que leur destination était les
cuisines, sa curiosité fut encore plus grande et ce fut sans inquiétude qu’elle le suivit.
-Tu fais quoi ?
Johan prit le pain qu’il avait laissé dehors la veille et puis se dirigea vers le frigo pour prendre d’autres choses à manger.
-Ils vont laisser des pique-assiettes rentrer. J’ai faim et je ne compte pas laisser ma part à des inconnus.
Quand il eut les bras chargé il alla vers le réfectoire.
-Prend à boire. On va se faire un bon repas.
Johan commença par couper le pain en deux. Puis il se servi dans tout ce qui se trouvait sur la table pour se préparer un
bon sandwich. Raphaëlle arriva avec des verres et du jus de fruit et ce mit à table elle aussi.

Mickaël finissait de donner ses ordres pour les préparatifs avant l’arrivée des nouveaux survivants. Il voulait garder le
contrôle de la situation jusqu’à ce que la vérification soit finie. Et pour cela, il ne pouvait que tricher un peu sur les
apparences. Il avait fait mettre la voiture d’Alexandre sur le passage pour qu’ils ne puissent pas se garer tout de suite.
Alexandre s’occupait de montrer à Emilie comment ce servir d’une arme. On ne pouvait pas laisser la moindre chose
aller mal. La situation était déjà suffisamment désastreuse comme cela. Mais savoir que d’autres survivaient à la
situation actuelle était vraiment important pour eux. Cela offrait un nouvel espoir.
Les camionnettes arrivèrent près du lycée vers midi dans la rue devant le lycée. Mickaël déverrouilla le portail et aida
ces compagnons à ouvrir les deux lourdes portes. Ils devaient faire attention à ce qu’aucun zombie ne rentre. Alors ils se
postèrent devant près à faire feu. Mais le bruit du véhicule et de leurs armes à feu attirait les monstres.
Quand les véhicules rentrèrent, Mickaël compta neuf survivants. Ce n’était pas autant qu’il l’aurait espérer. Mais une
dizaine de survivants étaient toujours mieux qu’aucun. Cela laissait l’espoir de voir d’autres groupes de survivants.
Le convoi s’arrêta au niveau de la voiture de police qui empêchait son avancé. Cela permis aux trois hommes de fermer
le portail. Emilie Et Mathilde étaient près de la voiture avec des armes à la main. Elles devaient empêcher quiconque de
passer jusqu’à ce que tout soit près.
Quand ils se placèrent devant la voiture de police, un homme sortit de la première camionnette avec l’air un peu
contrarié. Il était grand. Les cheveux châtain et mal coiffés. Il tenait un fusil à pompe d’une main.
-Qu’est ce que vous faites ?
-Je m’appel Mickaël. Je suis un peu le chef de ce groupe. Et nous avons une condition avant de vous laisser aller plus
loin dans cet établissement.
-Ne compte pas une seconde nous faire poser nos armes, dit l’homme qui s’énervait.
-Ce n’est pas ce que je veux, répondit calmement Mickaël. Les armes ne nous intéressent pas. Nous se que nous…
Une femme venait de passer la tête par la fenêtre de la seconde camionnette et son cri coupa Mickaël.
-ALEXANDRE !
Le policier montra autant de joie que de surpris, mais quand il fit un pas en avant. Mickaël se retourna et l’arrêta avec
une main.
-Non, dit Mickaël. Pas tout de suite.
-Elle est ma femme, dit Alexandre. Elle est en vie… VANESSA ! Ne t’inquiète pas.
-Quand tout comme els autres, nous serons sûr qu’elle n’est pas contaminée, dit Mickaël.
Mickaël se tourna vers l’homme qui semblait entrain de penser. Il devait être le chef du groupe.
-Je demande juste à vérifier s’il y a des personnes mordues ou des personnes blessées. Si c’est le cas, nous voudrions les
mettre à l’infirmerie pour une journée entière. La contamination se fait en douze heures selon mon expérience.
L’homme ne semblait pas vraiment surpris. Il devait connaitre ces informations. S’il était son homologue dans l’autre
groupe. Il comprenait mieux qu’ils aient survécus. Car cet homme était intelligent.
-Et si nous refusons ?
-Nous ne vous mettrons pas dehors, nous ne vous tirerons pas non plus dessus, dit Mickaël. Mais vous ne mettrez pas un
pied dans le bâtiment avant demain midi.
Mickaël voulait arrêter tout de suite les discussions inutiles.
-Pour ce que j’en dis. Moi je veux juste vous épargner une nuit dehors.
-Nous acceptons, dit l’homme.
Il lui tendit la main.
-Je m’appel Matthieu.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 33 sur 65
Elevator                                                                                         www.reddragoon.com

Mickaël sourit. Mais ne lui prit pas la main.
-Tes bras, tes jambes et ta nuque s’il te plait, dit Mickaël. Puis, retire ta veste.
Mickaël posa son arme sur le toit de la voiture en guise de bonne foi et commença l’inspection. Quand le chef fut passé.
Ils se serrèrent la main.
-Vous avez eu un contaminé ? Demanda Matthieu.
-Oui, dit Mickaël. Une femme que nous n’avons pas sauvée.
-Vanessa, je crois que tu es pressée de revoir cet homme. Non ?
La jeune femme se laissa faire sans dire un mot. Mickaël lui sourit et fit signe à Alexandre que c’était bon. Il savait que
laisser le policier s’amuser au lieu de les aider était une erreur, mais montrer de la méfiance envers de nouveaux alliés
serait une plus grosse erreur encore.
Les vérifications prirent du temps. Mais tout le monde s’y plia. Même une petite blonde pour qui Matthieu semblait
avoir le coup de foudre. En tout cas, la façon dont il regarda Mickaël pendant l’inspection était très protectrice.
-Je crois que c’est fini, dit Mickaël. Matthieu ?
-Oui ? Demanda-t-il.
-Tu es le chef de ce groupe n’est-ce-pas ?
-En quelque sorte, dit Matthieu.
-Si tu veux bien que nous discutions tous les deux.
-D’accord, dit Matthieu. Je te suis.
Mickaël avança vers les portes et Alexis lui tandis une arme.
-Je n’en aurais pas besoin, dit Mickaël.
Mickaël baissa les yeux pour lui rappeler qu’il en avait une sur lui. Le professeur devait se rappeler pourquoi il lui avait
donné le rôle de chef.
Quand ils rentrèrent dans le bâtiment, Matthieu fut surpris par les installations. Mickaël lui donnait des explications à ce
sujet et au sujet de son groupe. Sur la façon dont ils avaient survécus avant de se prendre en main. Maintenant, il
comprenait pourquoi ce jeune homme était le chef du groupe. Car malgré son jeune âge, il avait sut donner des ordres. Il
était intelligent. Même si il n’était pas sportif.
Matthieu vit deux autres personnes quand ils arrivèrent au second étage. Ils buvaient du café.
-Reste-t-il quelque chose ? Demanda Mickaël.
-Du thé, dit Raphaëlle. Le café est fini.
-Tu ne voulais pas me parler ? Demanda Matthieu irrité.
-Je voulais juste t’offrir une boisson chaude, dit Mickaël. Enfin… Mathilde en refera surement.
-Non merci.
-Mickaël. Je vais aller finir mon SOS.
-Merci Raphaëlle.
Mickaël emmena Matthieu dans la pièce qui lui servait de chambre. Comme il ne dormait pas, les couvertures étaient
entassées dans un coin de la salle. Des groupes de tables avaient étés réunis au milieu alors que les autres étaient
entassés près des fenêtres. Mickaël s’arrêta devant une table sur laquelle était posés des plans fais à la main.
-Voila le plan du lycée. Je ne suis pas un très bon dessinateur. Mais tu as vu comment les lieux sont agencés. Et tu dois
pouvoir te faire une idée de ce qui est représenté.
-En effet.
-Nous avons le contrôle de tout le bâtiment A, celui ou nous nous trouvons. Ainsi que la cour extérieure par laquelle
vous êtes arrivés. Le hall du Bâtiment B est envahi de zombies aux dernières nouvelles. Et bien-sûr, la cour intérieure et
la zone des terrains de sport.
Matthieu suivait les explications tout en observant les plans que Mickaël lui montrait.
-Si j’ai tout compris, tu t’es donné comme occupation de récupérer tout le lycée ?
-Je comptais verrouiller le bâtiment B. Et tenter de fermer les portails. Cela nous aurait offert un semblant de sécurité.
Le temps que les secours se décident et choisissent s’ils viennent nous sauver…
-Ou nous font exploser, fini Matthieu. Je vois.
-C’est en effet l’autre solution, dit Mickaël.
-Tu as semble-t-il des théories ou des explications, dit Matthieu. J’aimerais bien entendre cela.
-Si tu participes activement…
Mickaël et Matthieu commencèrent à confronter leurs idées. Visiblement, sur plusieurs points ils étaient arrivés aux
mêmes conclusions. Le nouvel arrivant était la personne parfaite pour se genre de discussion car il restait toujours calme
et ne s’emportait pas. Même pas à l’idée que la mort était surement entrain d’attendre au détour d’un couloir qu’ils
arrivent. Avec Alexis ou Alexandre, il aurait eu à prendre des pincettes et ne pas réduire leurs espoirs à zéro. Mais là, ce
n’était pas nécessaire. Il était très réaliste.
Matthieu fini par prendre la décision de prendre place dans le bâtiment B. Son groupe avait pillé deux boutiques. Un
armurier. Et une superette. Comme il l’avait promit. Mickaël leur laissa leurs armes. Mais il demanda à ce que toute la
nourriture soit mise en commun et que tout le monde mange ensemble. Après y avoir pensé, il accepta la demande.
Tout le monde se mit au travail pour mettre la nourriture en sécurité dans la classe près de la fenêtre qui donnait accès
aux cuisines. Ils avaient enlevé la barricade de l’escalier pour faciliter le transport. Et comme tout le monde s’y mit.
Cela facilita la rencontre entre les gens des deux groupes. Sauf pour Raphaëlle et Johan qui étaient sur le toit.

webmaster@reddragoon.com                                                                                Page 34 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

A part leur chef, ils étaient encore huit dans le petit groupe de nouveaux arrivants. Seul trois d’entre eux portaient des
armes. Visiblement, dans ce groupe aussi, tout le monde n’avait pas décidé de se battre. Mais avec Matthieu, cela
portait leur groupe d’assaut à quatre. Et ils pourraient nettoyer la cour entière sans risquer trop leurs vies.
Dans le groupe, il y avait une jeune femme au casque blond qui tombait au niveau de son cou. Ces yeux étaient
sombres. On sentait une certaine tristesse se cachant derrière son calme. C’était une femme dont la taille était dans la
moyenne. Elle portait une arme à sa ceinture et ne semblait avoir besoin de personnes pour se défendre. Pourtant
Matthieu restait toujours à porté de vue et faisait très attention à elle. Comme tout homme amoureux. Surtout quand
Mickaël lui parla pour en savoir plus sur elle. A ce moment là, l’amoureux lui fit les gros yeux.
La seconde personne dont le chef du lycée s’approcha pour faire les présentations. Ce fut Vanessa. La femme
d’Alexandre. Qu’elle soit toujours en vie relevait du miracle pour tout un tas de raisons. Déjà, les statistiques que cela
arrive étaient si proche de zéro que personnes n’aurait parié dessus. Mais en plus, elle était assez petite. Mais en lui
parlant, on comprenait vite qu’elle avait un caractère bien trempé. Elle ne se laisserait pas marcher sur les pieds. Pour
survivre à de telles conditions, c’étaient de toute façon indispensable.
Alors qu’il portait un carton plein de conserve, Mickaël eu la surprise d’être aider par un homme qui était plutôt taillé
sec mais visiblement plus costaux et sympathique. Il cachait derrière un sourire enjoué son trouble au sujet de la
situation qu’ils subissaient. Son nom était Jérémie. Et il avait survécu avec sa compagne.
Ce groupe était vraiment un nid de contradiction dans son genre. La probabilité que le conjoint de quelqu’un est survécu
était vraiment faible. Et eux, ils créaient deux anomalies. Enfin, le destin faisaient surement se genres de choses tout le
temps. Elle s’appelait Inès. Une jeune femme de taille normale aux cheveux noirs. A l’aire sérieuse. Tout ce qui fallait
pour calmer un peu un caractère comme celui de son compagnon.
Ils restaient quatre hommes. Parmi eux, deux étaient visiblement plus intéressé par les armes que par le reste. Ils
rigolaient en parlant de la façon dont ils avaient tués des zombies et sur le nombre de monstres qu’ils avaient abattus. Et
là, Mickaël eu honte de lui. Il avait fait la même chose avec Alexis. Tout ce qu’il espérait c’était ne pas leur ressembler.
L’un s’appelait Brice, un grand aux cheveux bruns. Et l’autre Aymeric, plus petit mais qui semblait plus agile.
Les deux derniers hommes étaient quand à eux plus normaux, si l’on pouvait employer ce mot dans ce cas précis.
Anthony était camionneur, c’était surement un stéréotype, mais il était bien charnu et adorait la mécanique. Quand au
dernier, Koil, il était plutôt grand, mal rasé et malgré une allure musculeuse il n’aimait pas l’idée de se battre.
Mickaël était certain qu’il lui faudrait au moins un an pour se rappeler de leurs noms. Mais ce n’était pas grave, il ferait
avec. Il avait bien réussi à apprendre ceux de son groupe.
Deux personnes demandèrent à rester avec eux dans le bâtiment A. Il y eu bien sûr Vanessa qui souhaitait rester auprès
d’Alexandre. C’était une demande légitime après tout. Ils étaient mariés. Et aussi Koil, qui visiblement n’appréciait pas
beaucoup Matthieu et son petit groupe. Mickaël ne demanda pas d’explication à se sujet. Cela n’était pas nécessaire.
Chacun avait droit de faire ses propres choix.
Mathilde avait établi le planning des repas pour les jours à venir avec tous ceux qui voulaient en parler. Mickaël lui
s’inquiétait un peu de l’ardeur que Matthieu et son groupe montraient pour la chasse aux zombies. Ils parlaient déjà
d’aller visiter le rez-de-chaussée du bâtiment B.
Ils partiraient surement dès qu’ils auraient rangés leurs armes. Avec ou sans l’aide du groupe de Mickaël. Alors celui-ci
alla voir ces compagnons et leur demanda ce qu’ils voulaient faire.
-Nous ne pouvons pas rester derrière, dit Alexandre. On va avec eux.
-Je suis d’accord, dit Alexis. C’est surement un peu téméraire d’y aller comme ça. Mais ils ont l’habitude. Faisons leur
confiance. Au moins pour une fois.
Mickaël voyait bien qu’ils attendaient qu’il prenne une décision mais il n’était pas sûr de ce qui serait le mieux pour le
groupe. En tout cas, s’ils laissaient les nouveaux arrivants mourir. Tout ce qu’ils avaient fait durant la journée n’aurait
servi à rien. Et ce n’était pas une solution envisageable.
Ils se préparèrent donc tous les trois pour aller avec eux. Mickaël avait attaché le fusil dans son dos. Mais pour un lieu
aussi réduit que le hall, il lui fallait une arme qui puisse faire feu plus d’une fois alors il prit deux pistolets. Et dans un
sac, deux boites de balles.
-Je vous rappel notre façon de faire, dit Mickaël. L’un de nous doit toujours garder des balles pour quand les deux
autres seront entrain de charger. Compris ?
-Et tu joue ce rôle ? Demanda Alexis.
-Oui, dit Mickaël. Je joue se rôle.
-Je viens avec vous, dit Mathilde en rentrant dans la salle des armes.
-Mickaël, dit quelque chose.
La demande d’Alexis mettait Mickaël dans une mauvaise position. Il ne pouvait pas empêcher Mathilde de faire ce
qu’elle voulait. Mais en même temps, il doutait que la jeune femme puisse vraiment leur être d’une grande aide. Elle
avait déjà été vraiment retournée par le fait de bruler des zombies.
-Désolé Mathilde.
-Tu ne peux pas m’en empêcher juste parce qu’Alexis ne veut pas que je participe.
-Ce n’est pas cela, dit Mickaël. Mais quelqu’un doit prendre soin des nouveaux arrivants. Et leur indiquer le chemin.
Leur donner de quoi s’installer. Et je m'inquiète pour Vanessa et Emilie. Je ne connais pas Koil.
Mickaël donna une arme à feu à Mathilde.
-Il a l’air sympa. Mais je ne le connais pas du tout. Compris ?
-Bien, dit Mathilde. Si je dois veiller sur Vanessa. Ça va.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 35 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Les trois hommes montèrent sur le toit et Mickaël s’arrêta sur la passerelle.
-Je ne mentirais pas à chaque fois, dit Mickaël. Si Mathilde veut venir la prochaine fois. Je ne l’empêcherais pas.
-Je sais, dit Alexis. Merci.
-Et aussi parce qu'elle ne sait pas tirer.
Mickaël sourit en avançant. Avoir Mathilde avec eux aurait aussi put devenir un souci. Surtout si le groupe de Matthieu
était tel qu’il l’imaginait et qu’ils se retrouvent avec plus de soucis qu’autre chose. Mais après tout ce n’était que son
ressentit personnel. Et il pouvait toujours se tromper.
Le groupe de Matthieu avait tout de mercenaires. Ils avaient prit plus que des armes dans l’armurerie qu’ils avaient
pillés. Ils avaient aussi des gilets et tout le nécessaire pour tenir leurs armes et leurs munitions. Ils se mirent à rire en
voyant les bouts de tissus qui servaient aux trois hommes pour cacher leurs visages.
Mais ils acceptèrent quand même de prendre un groupe de débutant avec eux. Ce fut les termes qu’ils employèrent
avant de se mettre à rire. Ils semblaient se trouver amusants. Mais Mickaël avait demandé à Alexis et Alexandre de tout
laisser passer pour le moment.
Comme ils semblaient sûrs d’eux, les mercenaires passèrent devant. Aymeric et Brice tenaient à passer la barricade en
premiers pour en avoir plus à tuer. Ils avaient le comportement d’enfants voulant jouer à un jeu amusant. Mickaël allait
intervenir mais Alexis l’arrêta.
-Tu as dit de rester calme, non ?
-Oui, dit Mickaël. J’imagine que j’aurais dut me le dire à moi…
Mickaël ne pouvait pas s’empêcher de penser qu’ils étaient entrain de faire une chose ignoble. Ils tuaient quand même
des humains. Et même si ils devaient le faire. Ce réjouir de cela n’avait rien de correct.
-Tu as ton propre sens de la morale, dit Alexandre. Ce n’est pas le même que le leur.
Mickaël était quand même furieux à l’idée que ces types puissent tuer sans rien ressentir et en oubliant ce qu’ils avaient
été lui faisait éprouver de la honte pour ce qu’il avait lui même.
Aymeric ouvrit le bal. Il tenait ce qui ressemblait à un fusil de chasse, mais comme il tira cinq fois d’affilé, cela devait
être autre chose. Un fusil de combat. Dire qu’un armurier vendait ces choses là, il y avait vraiment des craintes à ce
faire. En tout cas, même si il ne visait pas la tête, il était efficace, car les zombies tombaient en masse.
Tout un groupe était réuni dans le hall. Les zombies avaient dut rester depuis qu’ils avaient tués Coralie et aussi à cause
de l’explosion qu’ils avaient produit peut de temps après.
Brice passait en second. Mais avec son pistolet, il mettait une balle dans la tête de tous les zombies au sol. Au moins ils
étaient bien organisés. Les deux hommes partirent tout de suite à droite. Sans attendre. Ils allaient dans la direction du
couloir menant à l’autre escalier et à l’administration.
Anne-Charlotte et Matthieu eut partirent par la gauche. Vers les salles de repos qui servaient aux élèves durant des
heures de permanence. Ils ne semblaient pas s’inquiéter plus que cela. Ils travaillaient comme une équipe et se
couvraient l’un l’autre. La jeune femme fit sauter la porte d’un coup de pied et Matthieu rentra en vérifiant le sol.
Comme il n’y avait personne dans la première salle, ils se mirent en position à la seconde porte. Depuis la vitre, Anne-
Charlotte vit un zombie et le visa avant de faire feutre. La balle sortit du canon. Passa au travers du verre, le brisant et le
faisant tomber au sol. Et traversa la tête en faisant gicler du sang sur le mur et le plafond avant que le monstre ne
s’écroule. Matthieu ouvrit la porte d’un coup de pied et vérifia le cadavre.
-Un pour toi, dit il en souriant.
-Il reste une salle pour toi, dit Anne-Charlotte.
Aymeric et Brice eux étaient rentrés dans les bureaux de l’administration. Le premier avec son fusil attendit qu’un des
zombies ne s’approche et lui mit le canon du fusil dans la bouche avant de faire feu. Tout l’arrière du crâne du monstre
fut arracher et éclaboussa les autres êtres qui s’approchait.
-Tache de ne pas me couvrir de cervelle cette fois, dit Brice en s’avançant.
-Ne reste pas sur mon chemin.
Brice mit un coup de pied à un zombie et quand il tomba au sol lui mit une balle dans la tête. Un autre s’approcha.
L’homme utilisa une matraque qu’il avait à sa ceinture et en forçant le zombie à baissa la tête mit le canon de son arme
sur la tempe du monstre et fit feu une nouvelle fois.
-Deux à un, dit Brice.
Aymeric se mit à rire et fit feu plusieurs fois pour faire tomber des zombies.
Mickaël ne s’intéressait qu’à une pièce. Ils se dirigèrent tous les trois vers la salle de maintenance informatique
contenant le serveur. Dans le couloir se trouvait deux zombies et Alexis fit sauter la tête du premier zombie d’une balle
dans l’oreille pendant qu’Alexandre visait le second et lui mettait une balle dans la tête.
Le policier mit un coup de pied dans la porte de la salle serveur, mais elle ne s’ouvrit pas tout de suite. Elle était à
moitié ouverte et il remit un second coup pour ouvrir pour de bon. Mickaël utilisa son fusil pour éloigner le zombie de
devant les ordinateur pour il laissa Alexis finir le travail.
-Surveiller la porte.
Quand il eu vérifié le câblage et le modem. Toutes ces questions ou presque trouvèrent une réponse. Le gouvernement
était responsable de tout se gâchis. Tous ces morts. Et ils se couvraient en coupant les communications de toute la ville.
Ainsi la logique voulait que toutes les routes de sorties soient elles aussi bloqués. Tout cela n’annonçait rien de bon.
Mickaël se leva et mit plusieurs balles dans l’écran de l’ordinateur devant lui.
-Fait chier !
-Hum, je t’avais dit qu’il finirait par virer définitivement cinglé, dit Alexis.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 36 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-C’est officiel, il y a de moins en moins de chance pour que nous survivions, dit Mickaël.
-Tu abandonne ? Demanda Alexandre.
-C’est plus compliqué que ce que tu penses, dit Mickaël. Mais pour nous en sortir vivant, nous devrons surement nous
débrouiller seuls.
-Bien, dit Alexis. On survit seuls. Autant que cela continue ainsi non ?
Mickaël savait qu’il ne devait pas trop en dire pour qu’ils ne s’inquiète pas trop non plus. Ils avaient surement encore
une ou deux possibilités pour survivre à cette situation. Il devait juste trouver rapidement un moyen pour qu’ils sortent
tous en vie de cette histoire. Ou en tout cas, pour en sortir le plus de monde.
Matthieu tomba nez à nez avec Coralie, il ne la connaissait pas et n’hésita pas une seule seconde à lui faire subir le
même sort qu’aux autres. Il tira le fusil qu’il avait dans le dos. Le pointa sur le zombie et lui fit un trou dans le ventre
pour le faire reculer et tomber. Et après, cela, lui mit une balle en pleine tête.
Anne-Charlotte était devant un zombie qui devait faire un bon mètre quatre vingt, car, il la dépassait largement. La
jeune femme avait les doigts crispés sur ces deux pistolets. Elle leva ses armes et se mit à tirer comme une forcenée.
Sans prendre le temps de viser la tête. Elle perçait de ces balles le corps du zombie et il s’écroula. Elle continua à tirer.
Mais elle n’avait plus de balle et le bruit que faisait la détente en frappant dans le vide la réveilla.
Matthieu semblait habituer par cela. Il s’approcha du zombie au sol et le fini d’une balle dans la tête.

Raphaëlle venait de finir de peindre le dernier morceau de son S. Ça l’aura occupé et fait penser à autre chose pendant
un temps. Elle n’aurait plus qu’à chercher autre chose à faire à partir du maintenant. De toute façon, comme le soleil se
couchait. Et que sa montre indiquait déjà vingt heures. Elle n’aurait plus qu’à s’en soucier le lendemain.
Elle regarda Johan qui fixait le ciel depuis des heures maintenant. Il n’en secouait pas une depuis qu’ils étaient sortis de
la bibliothèque du lycée de toute façon. Mais d’un autre coté, elle n’aurait pas voulu avoir un incompétent dans ces
pattes. Et avoir un être vivant près de soit avait quelque chose de rassurant. Surtout avec toutes les abominations qui se
baladaient encore en liberté dans l’établissement.
-Pourquoi tu reste ici ? Quitte à ne rien faire, autant rester dedans non ?
-Parce que je peux rester près de toi si je suis ici, dit Johan. Et c’est tout ce que je veux pour l’instant.
-Comment cela ?
-Tu me plais Raphaëlle, dit Johan. Je t’aime. C’est pour cela que je veux être prêt de toi et te défendre si une de ces
choses arrive.

Quand le groupe remonta de sa chasse aux monstres, ils utilisèrent les sauts remplis d’eau de pluie pour se laver un peu.
Mickaël compta les gens présents. Il n’aurait pas dut être surpris de ne pas voir Raphaëlle et Johan, mais comme il était
sûr de ne pas les avoir vu non plus à l’endroit du SOS ça l’inquiétait un peu.
-Mathilde ? Où sont les deux manquant ? On va bientôt manger, ils devraient être là non ?
-Je les ai vus, dit Emilie. Ils rentraient dans la salle où c’est installé Raphaëlle. Ils se tenaient la main.
Mickaël soupira. Il avait comme un sentiment de frustration qui commençait à ressortir.
-Il n’y a donc que moi qui ne baise pas ici ?
-Et oui, dit Matthieu. Il n’y a que toi.
Mickaël regarda le chef du second groupe avec de la fureur dans les yeux. Puis il se leva et demanda ce qui avait été
préparé pour le repas.

Raphaëlle et Johan eux ne s’inquiétaient pas le moins du monde du repas à venir. Ils avaient tous els deux d’autres
projets en tête qui demandaient plus de force mais allait leur procuré plaisir et paix de l’esprit. Johan n’aurait pas pensé
une seule seconde que son plan marcherait si efficacement.
Ils avaient préparé ce qui pouvait ressemble à une couche en faisant un tas avec tout ce qu’ils avaient put récupérer
comme couvertures. Il en avait récupéré dans chaque pièce où quelqu’un vivait. Il était sûr que personne ne
remarquerait le manque de toute façon. Ou en tout cas, on ne viendrait pas les déranger.
Johan avait une faim qui montait en lui, il avait de plus en plus envi de Raphaëlle. Il lui sauta donc dessus. La faisant
tomber sur la couche. Puis il commença à l’embrasser. Les femmes aimaient être embrassées. Et après avoir joué le
jeune homme amoureux pour arriver à son but, il comptait bien continuer à jouer son rôle jusqu’à ce qu’il y arrive.
Alors qu’il commençait les préliminaire pour la décoincée un peu. Il ressentait cette faim qui se faisait de plus en plus
présente. Il avait de plus en plus envi d’elle. Ça devenait une obsession. Maintenant qu’il avait gouté. Il voulait l’obtenir
totalement. Et descendit entre ces cuisses pour lui faire perdre ces dernières défenses.
Cela ne fut pas trop long, mais ne fit pas diminuer la faim qui parcourrait son corps. Il en voulait plus. Il la voulait toute
entière. Et il fit remonter sa bouche vers celle de la jeune femme pour lui souffler quelques mots doux et obtenir ce qui
l’obsédait. Elle accepta avec une jolie teinte rouge.
Son plaisir augmenta encore quand il se rendit compte que c’était la première fois de la jeune femme. Alors que son
visage crispé laissait passer un peu de douleur à cause de la pénétration. Mais même cela, ça ne fit pas diminuer sa faim.
Au contraire, elle ne faisait qu’augmenter encore et encore. Devenant de plus en plus enivrante. A chaque mouvement
de bassin il se sentait plus en lien avec la jeune femme. Et il en voulait plus. Il en voulait beaucoup plus.
Sa faim finie par le prendre totalement. Il vit le visage de la jeune femme affiché de l’horreur et de la douleur. Il
ressentait maintenant un plaisir sans fin. Raphaëlle voulu hurler de douleur. Mais elle fut déconcentré par la vague de

webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 37 sur 65
Elevator                                                                                        www.reddragoon.com

plaisir qui la traversa au moment ou Johan bougeait de nouveau son bassin. Et même si les dents du jeune homme
déchirait sa chair en même temps, elle ne réussi qu’à pousser un petit gémissement.
Johan avait déjà perdu une partie de son esprit. Et il commençait à dévoré Raphaëlle tout en lui faisant l’amour. Plantant
ces dents dans la femme tout en continuant à lui faire l’amour. Le sang giclait et elle perdit connaissance alors qu’il
continuait encore et encore jusqu’à ce que la couche soit couverte du liquide vermillon. Il eut une dernière pensée avant
de perdre totalement sa conscience.
« Elle était vraiment délicieuse… »

Fin du cinquième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                              Page 38 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

Jour 6 : Une journée comme les autres pour les survivants.

Dans une des salles de classe du bâtiment A, alors que le jour se levait doucement. Ce qui restait de Johan était entrain
de s’approcher de la porte. Etrangement, il ne réussissait pas à se rappeler comment ouvrir. Pour lui, ce n’était plus
qu’un mur qui se mettait sur le chemin de son repas.
Derrière lui, le corps de Raphaëlle c’était remit en mouvement lui aussi. Ils étaient tous les deux nus. Mais la jeune
femme était en plus atrocement mutilée au niveau de la poitrine. Elle s’était mit à bouger en entendant du bruit dans le
couloir comme Johan. Car cela annonçait de la nourriture qui n’attendait qu’eux.

Mathilde était entrain de prendre les thermos pour préparer des boissons chaudes. Elle allait devoir en faire plus avec
tous les nouveaux arrivants. Alors elle rentra dans la salle qu’utilisait Mickaël et le trouva entrain de jouer avec un stylo
en soupirant. Il ne devait plus rien avoir à faire et s’ennuyais.
-J’ai besoin de bras, dit Mathilde. Viens donc m’aider.
-Je peux vous aider ?
C’était Koil qui se tenait dans un coin de la pièce. Visiblement, Mickaël avait trouvé un autre insomniaque pour passer
du temps avec lui la nuit. En y pensant, le nouvel arrivant était peut être responsable de l’état de leur chef. Après tout,
jusqu’à présent, il avait put profiter de la nuit pour faire ces plans.
Quand ils descendirent dans le réfectoire, Mickaël regarda la pièce. Quelque chose était étrange. La veille en aidant
Mathilde, il n’y avait pas fait attention. Mais en même temps, il faisait noir à ce moment là, alors il ne pouvait pas en
être sûr. Il laissa les deux autres aller dans la cuisine et vérifia les barricades. Mais ce n’était pas cela.
-Tiens, Mickaël. Vous ne mangez pas tous ensemble ?
Koil lui montrait une table avec des miettes dessus. C’était cela, quelqu’un avait utilisé la salle et avait mangé en
passant outre le rationnement qu’il avait imposé. Le souci était moins la nourriture utilisé que le fait que visiblement, il
restait des gens qui n’avaient pas compris la raison du rationnement.
Mathilde hurla à se moment là. Les deux hommes levèrent les yeux l’un vers l’autre. Puis ils se mirent à courir dans la
direction de la cuisine. Ça les inquiétait vraiment. La jeune fille n’était pourtant pas le genre de personne à hurler pour
rien. Après tout, elle avait aidé au nettoyage de la cour et vivait entourée de zombie depuis le début.
Quand ils arrivèrent, la jeune femme avait sauté sur un plan de travail et hurlait à en perdre haleine. Koil vit le sujet de
la frayeur de la jeune femme, il attrapa un couteau et planta le monstre directement à l’endroit où il était. Mais la souri
continua à bouger alors que le couteau était planté dans son corps. Mickaël s’approcha et regarda le monstre avant de
voir des miettes de pain.
-Tu as laissé du pain dehors ? Demanda Mickaël.
-Certainement pas, dit Mathilde. Mais il y en avait hier. Je n’y ai pas touché. Je ne savais pas qui s’en était servi.
-Alors nous avons deux problèmes, dit Mickaël. Koil, tu peux t’occuper des rats et bloquer leur trou ?
-Je vais rester avec Mathilde jusqu’à ce que tu reviennes ou qu’on ai fini ici.
-Merci, dit Mickaël.
Mickaël aida Mathilde à descendre et lui demanda à l’oreille si elle avait pensé à prendre son arme. Quand elle lui fit
signe que oui, il s’en alla. Il aurait besoin d’Alexandre et Alexis. Même si les réveillés semblait être une mauvaise idée.
Koil utilisa un bocal vide pour enfermer le rat zombie. Puis il tira le plan de travail et trouva leur cache. Le plus rapide,
aurait été d’enfumé le trou et de le boucher. Les rats seraient morts asphyxiés. Mais il devait d’abord vérifier que le
manque d’air était fatal pour ces créatures aussi.
Comme il devait attendre de voir comment la bête réagissait. Il accepta la demande de Mathilde de nettoyer le sang avec
du détergeant et de vérifier avec elle les placards.

Comme prévu, Alexandre et Alexis prirent plutôt mal le fait de devoir se lever plus tôt que prévu. Le policier parce qu’il
aurait voulu rester plus longtemps au lit maintenant que sa femme était là. Et le professeur était toujours mal luné de
bon matin. Comme ils avaient passés toute la journée précédente ensemble. Mickaël était sûr qu’ils n’avaient pas
touchés à de la nourriture dans la cuisine. Mais il leur posa quand même la question alors qu’ils se préparaient.
Emilie était enroulée dans une couverture et faisait sécher ces vêtements quand ils rentrèrent dans la classe où elle
vivait. Elle ne fut pas des plus ravie de voir des garçons rentrer dans la pièce sans attendre qu’elle le leur permette. Et
fâché en entendant qu’ils la suspectaient d’avoir put voler de la nourriture. Mais quand elle leur cria dessus. Le policier
lui mit le canon de son arme devant le visage. Et elle répondit quand même à la question vexante.
-Vas-y plus doucement, dit Mickaël. Surtout avec Johan. Il est déjà chiant… Si en plus tu le vexe.
Alexis soupira.
-Pourquoi on n’est pas allé directement le voir ? Demanda Alexis. Après tout, c’est quand même lui qui est le plus
susceptible d’avoir fait quelque chose de se genre.
-On n’accuse pas sans preuve, dit Mickaël.
-Tout ça pour pouvoir dire que nous n’avons pas tout de suite foncé l’accuser, dit Alexandre. Franchement Mickaël, ce
n’est vraiment pas courageux.
-Je n’ai pas envi d’avoir à supporter ces accusations durant deux heures si ce n’est pas lui, dit Mickaël.
Ils frappèrent à la porte de la classe qu’utilisait Raphaëlle. Ils étaient censés s’y trouver tous les deux. Et là, Matthieu
arriva en ce frottant derrière la tête.
-Vous faites quoi avec toutes ces armes de bon matin ? Demanda Matthieu.
webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 39 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-On a un souci de contamination possible, dit Mickaël.
-Ah ?
Matthieu sortit un pistolet qui était accroché à sa ceinture dans son dos et l’arma.
-Je peux me joindre à vous ?
Mickaël lui laissa l’honneur d’ouvrir la porte. Et ils se retrouvèrent devant l’horrible spectacle. Ils étaient tous les deux
nus. Et mort. Raphaëlle avait des blessures de morsures assez graves sur toute la poitrine. Et aussi quelques unes au
visage. Et du sang sécher au niveau des cuisses.
-Hum, ils se sont visiblement éclatés…
Matthieu avait vraiment le chic pour faire des commentaires déplacés. Mais son humour devait cacher sa surprise de
voir cela. Alexis réagi tout de suite lui. Il mit une balle en pleine tête à Johan et s’écarta.
-Voila, j’ai fait ma part de travail, dit il.
-Je veux la tuer, dit Matthieu en se mettant dans l’ouverture de la porte pour viser. Ça me mettra en forme pour toute la
journée.
-Matthieu, dit Mickaël en lui faisant baisser son arme. Ce n’est pas un jeu. C’était des humains.
Matthieu et Mickaël commencèrent à discuter. Ce disputant sur la façon dont ils voyaient les choses. Anne-Charlotte
qui passait vit que Raphaëlle était entrain de s’approcher de la porte. Elle sortit son arme et lui mit une balle dans la tête.
-Tu crois que la fille qui fait les boissons pourrait faire du cappuccino ? Demanda Matthieu.
-Content que ça ne te traumatise pas, cracha Alexandre.
-Ça ? Demanda Matthieu en montrant la porte. J’ai dut tuer mon frère. Alors une fille que je ne connaissais pas… Puis
Alexis a tué votre ami et tu ne semble pas le critiquer.
-Johan c’est autre chose, dit Alexandre. Bon…
Mathilde arriva avec les boissons. Koil demandait au chef de venir. Alors Mickaël redescendit dans les cuisines et
Matthieu le suivit. Il voulait voir si il n’y avait pas du cappuccino dans les cuisines.
-Techniquement, c’est moi son chef, dit Matthieu.
-Tu me dis cela pour essayer de lancer une discussion ou pour voir si j’en ai quelque chose à faire ?
Matthieu sourit. Ils descendirent en cuisine et trouvèrent Koil qui avait enfermé cinq ou six rats dans des bocaux.
Mickaël regarda celui qui était couvert de sang et où le rat que l’homme avait poignardé se tordait de douleur.
-Tu te lance dans l’élevage ? Demanda Matthieu. Parce que tu devrais faire cela ailleurs.
-Tu crois ? Demanda Koil vexé. Non, je ne me lance pas dans l’élevage. Je suis entrain de faire une expérience. Je
voulais savoir si enfumé serait efficace. Et visiblement, oui.
-Bien, dit Mickaël. Et tu vas les enfumés avec quoi ? Je te préviens tout de suite, pas d’incendie.
-Il n’est pas drôle, dit Matthieu. Alexis n’est pas professeur de chimie ? Il devrait savoir quoi faire.
-Je vais lui demander, dit Koil.
-Si c’est toxique, prévenez tout le monde avant, dit Mickaël.
Koil remonta. Mickaël n’était pas vraiment heureux de voir cela. Il avait pensé faire des recherches lui aussi. Mais ces
créatures avaient déjà assez souffert à son point de vue. Alors il prit les bocaux et sortit sur le toit avec.
-Je sens d’ici ton envi de sauver tout le monde, dit Matthieu. Tu ferais mieux de penser à toi. Tu ne sauveras pas tout
ces gens même avec la meilleure volonté du monde.
-Alors toi non plus, dit Mickaël. Et pourtant, tu as quand même prit la peine de te balader avec des poids morts pour
venir jusqu’ici. Il reste encore un peu d’espoir. Nous devons avoir confiance.
-Je suis déjà près à mourir, dit Matthieu. Mais j’aimerais bien voir comment tu vas te débattre avant cela.
Mickaël ouvrit le premier flacon et mit une balle dans la tête du rat. Il ne donnerait pas à Matthieu le loisir de le voir
mourir. Jamais il n’accepterait la défaite tant qu’il resterait une personne à sauver.

Après le petit déjeuné, ils se préparèrent tous à aller nettoyer la cour intérieure. Ils avaient déjà prévus deux groupes. Le
premier, celui de Matthieu, devrait courir en direction du portail au nord et fermes les grilles. Bloquant l’accès à la cour
extérieur pour les zombies du dehors. Et le second groupe, celui de Mickaël. Devrait quand à lui courir vers les grilles
du domaine sportif et les bloquer pour isoler définitivement la cour intérieure. Cela leur offrirait une protection
minimum pour pouvoir nettoyer correctement l’endroit. Et allonger leur temps de survie.
Comme Alexis devait aider Koil dans la fumigation des nuisibles. Mickaël et Alexandre ce retrouvèrent à deux pour
cette mission. Mais Mathilde vint proposer son aide une nouvelle fois. Et cette fois, ils ne pouvaient pas se permettre de
refuser. Et en plus, le professeur n’était pas là pour leur faire les gros yeux. Alors le policier donna un cours
supplémentaire sur le maniement des armes à la jeune femme.
Pendant ce temps là, Mickaël lui monta sur le toit et observa Jérémie, Inès et Emilie qui utilisaient le pilon pour attirer
les zombies et en tuer un certain nombre. Cela faciliterait grandement la mission des deux groupes. Il observa les trois
entrains de se coordonner et sourit. Ça faisait plaisir de voir que tout le monde travaillait dans un même but.
Sur le toit du bâtiment A, Anthony et Vanessa eux dessinaient un nouveau SOS. Ce n’était qu’une tache en attendant
que Koil et Alexis en ai fini. Et que le professeur puisse le concocter un liquide qui ne brule pas trop vite pour créer des
feu qui bruleraient sur le toit. Une idée de la jeune femme pendant le petit déjeuné pour que leurs messages soient aussi
visibles la nuit.
Mickaël s’assit sur le sol et utilisa son fusil pour regarder les zombies dans la cour. Il en connaissait plusieurs. Mais il
souhaitait qu’ils meurent de façon paisible. Alors il arma son arme et leur fit exploser le crâne. Le bruit commença à
attirer les autres monstres dans leur direction. Ils seraient ensuite attirer vers le pilon.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 40 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Tu t’amuse ? Demanda Anne-Charlotte derrière lui.
-Tu veux essayer ?
-Non, dit elle. C’est pour te venger d’eux que tu fais cela ?
-Me venger ? Mais de qui ?
-De ceux qui se sont moqué de toi parce que tu es gros…
-Non. Ils sont déjà morts de toute façon. Ce serait donc inutile.
Vu la façon dont la jeune femme le regardait, elle ne le croyait pas. Mais ça ne lui faisait rien.
-Matthieu voulait que je te dise que nous allions y aller.
-Faites attention, dit Mickaël.
-C’est toi qui t’es entouré d’amateurs, dit Anne-Charlotte.
Mickaël avait dut mal à cerner l’esprit de cette jeune femme. Mais si Matthieu était avec elle. Tout devrait bien se
passer pour leur groupe. Et avec leur façon bien à eux de faire, ils survivraient surement longtemps.
Alexandre et Mathilde arrivèrent pendant que leur chef était entrain de jouer les tireurs d’élites pour nettoyer un peu le
chemin qu’ils allaient devoir parcourir. Il lui avait fallut encore puiser dans ces forces au début. Car il connaissait la
plus part des visages sur lesquels il tirait. Mais ils étaient déjà morts. Les balles ratés qui ne les empêchaient pas de se
relever le lui prouvait à chaque fois.
-On va y aller, dit Alexandre. Je pense que le groupe de Matthieu ne serait pas ravi d’avoir plus de monstres sur le dos
qu’ils n’en ont déjà.
-Oui, dit Mickaël.
Il reprit le fusil, le chargeant avant de le mettre sur son dos et de suivre le policier et la jeune femme. Ils descendirent
dans le hall. Comme ils n’avaient pas verrouillé la grande porte pour pouvoir continuer à intervenir dans la cour
intérieure ils firent attention à ce qu’aucun zombie ne s’y soit glissé. Puis ils sortirent.
Matthieu et son groupe marchaient déjà sur un tas de cadavre. Ils ne laissaient aucun monstre en vie sur leur chemin.
Mais ils se moquaient du nombre de balle qu’ils utilisaient. Alors ils mettaient du temps à avancer. Surtout qu’ils
devaient veiller à ce qu’il y ai toujours l’un d’entre eux pour tirer si un zombie était trop proche.
En arrivant au portail, Matthieu et Aymeric fermèrent rapidement les grilles. Les zombies ne savaient pas ouvrir les
portes. Mais ils firent en sorte que plus personne ne puisse ouvrir à moins de défoncer les grilles. Heureusement pour
eux, tous les lycées avaient tout le matériel nécessaire. Dont un chalumeau dont Brice se servit pour souder le cadenas.
-Regarde moi ces débutants, dit Aymeric. Ils en laissent derrière eux.
-Ne te plaint pas, dit Matthieu. Comme cela tu pourras en avoir plus.
Matthieu n’avait pas envi de s’arrêter tout de suite. Ils avaient tous bien assez de munitions pour continuer à s’amuser.
Et il restait des zombies. Alors il se dirigea vers l’arrière du bâtiment. Il y avait un autre portail. Mais plus petit. Il tua
quelques zombies et y arriva. Il connaissait les petites rues qui lui faisaient face. Par là, ils pourraient aller jusqu’à la
galerie marchande qui se trouvait au bout.
En ce tournant, il vit un zombie qui était déjà à porté pour le mordre. Mais l’homme avait l’habitude maintenant des
combats. Et il utilisa son arme pour bloquer la bouche du zombie. Celui-ci mordit dedans et bloqua l’arme. Alors quand
Matthieu lui mit un coup de pied pour le faire reculer. Le monstre partit au sol avec son arme.
Il alla dans la petite cabane près du portail. Il voulait y trouver une arme. N’importe quoi ferait l’affaire. Une barre de
fer, une planche. Mais il ne voulait pas laisser le monstre garder son arme plus longtemps. Et il trouva l’instrument
parfait pour se venger de l’humiliation qu’il venait de subir. Alors il attrapa un masque en affichant un grand sourire.
Le zombie avait essayé de manger le pistolet qui était resté entre ces dents. Mais c’était beaucoup trop dur pour lui.
Alors il le laissa tomber et se releva. Il n’y avait plus de nourriture en vue. Mais il devait surement en rester quelque
part. Et un bruit de moteur se fit entendre alors le monstre s’en approcha. Quand il fut devant la porte de la cabane, la
porte s’ouvrit d’un coup, l’envoyant au sol et la nourriture apparut.
Matthieu était debout devant la porte. Il portait le masque de protection et tenait dans ces mains une tronçonneuse. Le
moteur tournait et faisait un bon bruit régulier. La chaine était prête à tout découper. Et il avança sur le zombie pour
plonger la lame dans le cou du monstre et lui couper la tête. Mais cela ne le calma pas et il coupa les bras du zombie et
ces jambes avant de se mettre à rire de son propre orgueil.
Finalement, un bon petit combat au corps à corps pouvait être amusant. Il reprit son pistolet et le rangea. Maintenant
qu’il avait commencé, ça lui disait bien de s’amuser plus longtemps avec la tronçonneuse.

Inès ne vit pas le zombie qui était remonté avec les tables. Elle fut celle qui se fit attraper au moment où elle fixait la
chaine sur la barrière. Le monstre l’attrapa et planta ces dents dans son bras. Jérémie regarda avec horreur le monstre
qui avait attrapé sa femme et qui après l’avoir tiré vers lui, la mordit à la gorge.
Il attrapa la hache qui trainait sur le sol et couru vers eux. Espérant pouvoir tuer le monstre avant qu’elle ne se
transforme. Mais il glissa et s’écroula. Tombant sur la hache qui lui transperça la poitrine. Mais avant de mourir il eu le
temps de voir Inès mourir quand le zombie en continuant de la tirer vers lui brisa sa nuque. Il n’avait servit à rien
jusqu’à la fin.
Emilie cria à Vanessa et Anthony de rentrer à l’abri et ils obéirent tout de suite. Elle bloqua aussi la porte par sécurité.
Maintenant, elle s’inquiétait surtout pour les deux groupes dehors qui ne savaient pas. Et ils n’avaient pas de moyens de
communication. Ce serait un gros problème.
-Nous pouvons leur faire des signes depuis la cantine. Ceux près de la grille devraient pouvoir nous voir.
-Oui, dit Emilie.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 41 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Jérémie…
Anthony était assit dans les escaliers et se tenait la tête. Il en avait marre de voir ces amis mourir les uns après les
autres. Il ne connaissait pourtant cet homme que depuis six jours. Mais cela ne comptait pas, ils avaient survécus
ensemble. Et maintenant, il était mort.
-Je suis désolé, dit Vanessa. Mais tu dois te ressaisir. Viens avec nous !

Mickaël et Alexandre couvraient Mathilde. Ils avaient les clés et comptaient se contenter de verrouiller la grille. La
jeune femme fit d’ailleurs ce qu’ils avaient prévus tandis que le policier tirait sur les zombies de l’autre coté pour
empêcher les monstres de s’attaquer à elle. Mickaël lui avait ressortit le fusil et tirait tous les zombies qui essayaient de
s’approcher. Il était devenu plutôt bon avec cette arme et tirait rapidement.
Quand ils eurent fini, Mathilde vit les signes que faisaient Emilie et Vanessa depuis le toit de la cantine. Elle tapota
l’épaule de Mickaël avant de lui indiquer le souci. Celui-ci soupira. Ils avaient tout fait pour que personne ne s’intéresse
de trop près à la cantine car c’était un endroit important et fragile à cause de toutes les baies vitrées.
Quand il comprit le souci, il visa vers le toit et vit trois zombies. Inès et Jérémie c’étaient déjà relever. Ainsi, ils
devaient une nouvelle fois oublier deux de leurs partenaires. Il visa la tête de l’homme et puis se ravisa et visa la jeune
femme. Il avait vu tout l’affection que celui-ci lui portait et était certain que cela lui ferait plaisir que l’on s’occupe
d’abord d’elle. Quand il eut fini se sale travail il chargea son fusil.
-Il se passe quoi ? Demanda Mathilde.
Elle était trop loin pour comprendre. Mais il n’était pas sûr de vouloir le lui dire.
-Alors ? Demanda Alexandre en tirant sur un zombie.
-Jérémie et Inès sont morts, dit Mickaël. Mais nous ne pouvons pas nous lamenter pour l’instant. Alors je vous demande
de vous remettre au travail.
-Je sais que tu t’inquiète pour nous, dit Alexandre. Mais essaye d’être moins stoïque.
Mickaël soupira. Ils ne pouvaient pas comprendre. Il avait décidé de lui même qu’il ne pouvait pas ressentir de
sentiment quand cela concernait leur survie. Il devait tuer les zombies sans rien ressentir. Même si il avait prit son repas
précédent avec eux. Même quand il ne resterait plus que lui. Que quelqu’un au moins puisse témoigner de l’horreur.

Quand ils eurent nettoyé la cour entière. Le bilan n’eut rien d’heureux. Ils avaient tout un tas de corps à bruler et
Matthieu ne prit pas bien la disparition de deux de ces survivants. Pourtant, en voyant les blessures d’Inès et la hache
planter dans le torse de Jérémie, il n’avait pas vraiment le choix.
Ils étaient tous les deux pendant que le reste des survivants étaient entrain de préparer un tas de corps. Cette fois, ils
attendraient la nuit pour faire le feu. Car en plus de la fumée. La lumière servirait à ce qu’on les repères de loin.
-Je pensais que tu te moquais des morts, dit Mickaël.
-Ils n’étaient pas entrain de se battre contre des zombies… Ils sont morts parce qu’ils ne faisaient pas attention, dit
Matthieu. Ça m’énerve. On ne peut pas perdre tant de monde comme cela.
-Je sais ce que tu ressens. Je te rappel que j’ai moi-même dut appuyer sur la gâchette…
-Ça m’étonne d’ailleurs.
-Je ne pouvais pas laisser des personnes que j’ai connues dans cet état. Ça aurait été…
Matthieu sourit. Il savait très bien ce que Mickaël voulait lui dire.

Plus tard dans la soirée, Mickaël était toujours tout seul sur le toit. Il avait besoin de tranquillité. Alexandre arriva et lui
tendis une radio. Ils se regardèrent et le policier tourna le bouton.
« Message à la recherche de survivants… » Il y eut quelques grésillement « Nous sommes de l’armée et nous
recherchons des survivants parmi la population »
-J’ai pensé que cela pouvait t’intéresser, dit Alexandre. Ça ne faisait que de la friture jusqu’à là.
Mickaël regarda le policier.
-Je ne te l’ai dit qu’à toi, dit le policier. J’ai pensé que tu voudrais garder cela secret.
-Merci Alexandre. Tu as bien fait. Tant que nous n’en savons pas plus en tout cas.
Le policier vit que Mickaël hésitait. Puis le garçon s’écarta de lui et s’approcha de la passerelle. Il voulait visiblement
être tranquille et seul pour répondre.
Mickaël s’inquiétait de la réponse que pourrait donner la voix à ses questions et aux réactions que le policier pourrait
avoir maintenant qu’il avait Vanessa à défendre.
-Je suis un survivant.
« Enfin. Nous commencions à désespéré. »
Même si la voix semblait sincère. Il voulait voir jusqu’où il pouvait aller.
-Vu que vous êtes responsable de cette horreur. Je me demande ce que vous attendiez.
« Je ne comprend pas ce que vous essayez de me dire. »
Mickaël s’attendait à cette réponse.
« Combien de personnes se trouvent avec vous ? »
-Nous sommes six, dit Mickaël. Quand allez vous venir nous secourir ?
« Avant cela, nous devons envoyer un groupe vérifié que vous êtes sains. »
Ça aussi il l’aurait parié. Ils étaient à la recherche de quelque chose de précis. Et ils espéraient le trouver dans son
groupe.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 42 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

« Communiquez nous les noms des personnes de votre groupe »
-Hors de question.
« Comment cela ? »
Cette fois la voix avait laissé passer son exaspération.
-Hors de question. Vous ne voulez pas nous sauver. Je ne sais pas ce que vous cherchez. Mais vous feriez mieux d’être
honnête avec moi.
« Nous ne pouvons juste pas laisser des personnes infectés partirent »
-Bien. Quand allez-vous venir ?
« Le groupe de vérification arrivera demain dans la nuit. Indiquez nous votre position.»
-Lycée Monge. Le toit est sécurisé et vos hommes pourront y descendre sans risques.
Ils avaient besoin de ce groupe pour partir de là. S’ils cherchaient quelqu’un, il devait maintenant se méfier de tout le
monde. Alexis et Mathilde étaient de l’établissement. Tout comme Emilie. Mais les autres pouvaient tous êtres la cible
des militaires. Et s’ils avaient besoin de l’un d’eux. C’était qu’il était lié à l’incident.
« Bien, veillez à rester en sécurité. Nous allons faire aussi vite que possible. »
Mickaël devait aller réveiller Matthieu. Tout ce qu’il espérait c’était qu’Anne-Charlotte ne serait pas avec lui, sinon il se
ferait surement réprimander par le chef de l’autre groupe. Puis il soupira. Cela pourrait attendre le matin. Et comme
cela, ses plans seraient déjà près quand il lui en parlerait.

Fin du sixième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 43 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Jour 7 : Chacun se détend comme il le veut…

Que la conversation avec les soldats ai eu lieu sans qu’on demande sa présence énerva Matthieu plus que ce que
Mickaël aurait pensé. D’ailleurs il le lui répéta plusieurs fois pour bien que celui-ci le comprenne. Et quand Mickaël eu
fini de lui raconter ce qui c’était passé. Son humeur ne s’arrangea pas.
-Je comprends pourquoi tu penses qu’ils essayent de récupérer quelqu’un ou quelque chose, mais ils ne sont pas sûr que
notre groupe le possède non ?
-En effet, dit Mickaël. Mais tout dépend de sa valeur. Ils voudront le savoir. Et surtout, je pense que leurs ordres seront
de nous tuer si nous n’avons rien d’intéressant à offrir.
-Alors tu propose quoi ?
-De cacher nos armes, et quand ils seront sur le toit, nous récupérons les leurs.
-D’accord, dit Matthieu. Ça me semble bien.
-Et surtout, quand nous aurons prit le contrôle. Séparer les membres du groupe. Pour les interroger.
-Ça me plait bien, dit Matthieu. Je n’ai jamais interrogé quelqu’un.
-J’aimerais avoir le chef si tu veux bien.
-J’imagine que je ne peux qu’accepter. De toute façon, ça ne changera pas grand-chose.
-Tout le monde devras être en forme ce soir, alors demande à ton groupe de faire une sieste, dit Mickaël. Nous aurons
du travail.
-Bien, dit Matthieu. Nous allons nous reposer. Je commence à me dire que j’ai accepté trop facilement de suivre tes
ordres et que tu en profite.
-Si peu, dit Mickaël. Je ne te force à rien en même temps.
-Non, toi tu me laisse le choix entre ta proposition et la mort, dit Matthieu.
-C’est quand même un choix.
Mickaël avait un grand sourire. Il espérait que Matthieu resterait dans le même état d’esprit assez longtemps pour
trouver un plan efficace pour tous les sortir de là. Les soldats l’aideraient à décider de la marche à suivre quand ils
arriveraient. Et le chef du second groupe devait surement penser la même chose lui aussi.

Vers dix heures Mickaël se reposait sur le toit, la radio posée près de lui au cas où un message arriverait. Et il entendit
le bruit d’un moteur. Ce devait être quelqu’un qui s’amusait avec une voiture. Il avait vit Alexandre, Alexis et Koil faire
une course avec des vélos qui se trouvaient dans la cour. Comme il avait dit à tout le monde de se reposer. Il ne voulait
surtout pas intervenir. Même si les bruits de moteurs allaient surement faire bouger les zombies.

-Vas-y Aymeric, dit Matthieu.
Ils venaient d’ouvrir le portail du complexe sportif et ils attrapèrent un zombie avant de refermer le portail. Ils ne le
tuèrent pas mais mirent un sac opaque sur sa tête pour le désorienté avant de l’attacher avec une corde Anne-Charlotte
referma le portail à clé et suivit les trois hommes qui trainèrent le zombie.
Ils avaient sortis une broyeuse à feuille et elle tournait plutôt bien. Matthieu arracha le sac de la tête pour que le zombie
voie bien ce qui se passait. Puis ils le poussèrent dans la broyeuse à feuille la tête la première. Ils avaient placé
l’instrument de sorte que tout ce qui ressortait était soufflé sur le mur en face. Et le sang et ce qui restait des chairs et
organes allèrent s’y coller pour faire une fresque.
Ils répétèrent l’opération à plusieurs reprises jusqu’à ce que Mickaël arrive. Celui-ci était décoiffé. Avait une allure
débraillé qui ne lui ressemblait pas et portait deux pistolets, dont celui dans le holster qui était visible vu qu’il ne portait
pas sa veste.
-Sympa… Tu n’en veux pas un vrai ? Demanda Aymeric. Je crois qu’il en reste un dans nos affaires.
-Pourquoi pas, dit Mickaël. Dites, vous ne voulez pas arrêter ?
-Comment ça ? On fait trop de bruit ?
-Non, ça va le bruit, dit Mickaël. Je sais qu’on a dit que tout le monde pouvait faire ce qu’il voulait. Mais certains, dont
moi. Trouvons cela plutôt horrible. Je sais que ce ne sont plus vraiment des êtres vivants. Mais ils l’étaient.
-Et c’est repartit, dit Anne-Charlotte. Si ça ne vous plait pas. Vous n’avez qu’à regarder ailleurs un moment.
-Je ne veux pas de soucis, dit Mickaël. Mais sérieusement, votre sens moral me semble un peu limite.
-Et je pense que tu devrais te taire, dit Matthieu. Nous faisons ce que nous voulons. Et si tuer des monstres nous amuse.
Je ne pense pas que tu ai quoique ce soit à dire.
-C’est vrai, dit Mickaël. Je n’ai rien à vous dire.
Mickaël sortit son arme et tira dans le moteur. Ils sortirent tous leurs armes près à tuer Mickaël. Mais celui-ci ne bougea
pas d’un millimètre. Il se contenta de regarder le sol avec un sombre regard.
-Tu me prends pour un débile Matthieu ?
-Comment cela ?
-Tu crois vraiment que je n’aurais pas couvert mes arrières ?
Il y eu une détonation. Puis une balle frappa le sol devant Anne-Charlotte.
-Je ne vous demande pas grand-chose, restez juste correct avec la vie de ces personnes. Les tués est suffisant. Il n’est
pas nécessaire d’en faire un jeu. Surtout un truc aussi répugnant.
Matthieu avait comprit le message. Mickaël pouvait le voir au travers de la frustration qu’affichait son visage.
L’inquiétude qu’il ressentait pour la jeune femme était réelle. Quand aux autres, ils attendaient seulement les ordres.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 44 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

-Bien, de toute façon, tu as cassé le moteur, on n’a pas tellement le choix.
Mickaël s’en alla en rangeant son arme. Il fit signe à Alexandre qui était sur le toit et celui-ci lui fit un signe pour lui
dire que ce n’était rien. Mathilde et Vanessa étaient venues se plaindre en voyant ce que faisait le groupe de sadique que
dirigeait Matthieu. Sinon il ne serait pas intervenu. Il n’était pas à son avantage de mettre le groupe en colère.

Vers midi, ils trouvèrent une nouvelle idée pour s’amuser. Ils avaient trouvés une tête de zombie intact. Celle de
Matthieu quand il avait joué avec la tronçonneuse. Et Anthony avait déniché un équipement complet pour jouer au golfe
dans le bureau du directeur de l’établissement.
Et ils avaient décidé de revoir les règles du golf pour en faire un sport plus proche du hockey. Ils mettaient des grands
coups dans la tête en l’envoyant vers les cages que gardaient Brice. Celui-ci c’était quand même équipé de la protection
pour le visage pour ne pas recevoir du sang sur une partie sensible.
Mickaël était sur le toi et était surpris et amuser par leur talent pour trouver une occupation. Même si celle-ci une fois de
plus était plutôt ignoble. Au moins, ils ne jouaient plus avec des zombies vivants. Il soupira. Ils n’allaient surement pas
tarder à venir se plaindre. Et comme il n’avait pas envi de s’occuper de cela alla se cacher dans le CDI.
Quand il entendit dut bruit dehors. Il vit Mathilde qui était allé se plaindre directement auprès du groupe. Il espérait
vraiment qu’ils n’allaient pas mal le prendre. Avec leur caractère, ils allaient encore faire une bêtise. Mais comme
Alexis était sur le toit avec le fusil, ils réfléchiraient surement un peu avant.
Elle réussi quand même à leur faire arrêter leur jeux. En même temps, cela faisait déjà une heure qu’ils y jouaient et ils
devaient en être fatigués. De toute façon, avec leur état d’esprit actuel, il ne faisait aucun doute qu’ils allaient trouver
une nouvelle idée pour embêter ceux qui les dérangeaient en plein jeu.
Enfin au moins, cette partie ce serait passer sans aucun dommage et sans l’utilisation d’armes à feu.

Au milieu de l’après midi, ils trouvèrent pourtant un jeu horrible une nouvelle fois. Ils avaient sortit une grande cuve
dehors et l’avait rempli. Puis, ils avaient mit le contenant près du portail du complexe sportif. Et ils avaient attrapé un
zombie. Ils commençaient à être rodé pour l’exercice et n’avaient aucun mal à attrapé les monstres.
Ce qui se passa quand ils firent tomber le monstre dans le récipient n’eut rien de plaisant même vu du bâtiment B.
Mickaël observa la scène. Alors que le monstre battait frénétiquement des pieds et que de la fumée commençait à s’en
échapper. Tout le groupe avait reculé et regardait le spectacle en riant.
Mickaël descendit et vit que la porte de la réserve du laboratoire de chimie avait été ouverte. Ainsi, ils avaient mit la
main sur de l’acide et c’était ce qu’ils utilisaient pour tuer des zombies. Le traitement n’était surement pas humain. Mais
au moins c’était propre. Mais il ne faisait aucun doute que cela pouvait être dangereux. Alors il resta aux pieds des
escaliers en mangeant des sucreries prises dans les distributeurs du hall en attendant que quelqu’un arrive. Autant que
possible, le moins de personnes possibles devaient s’approcher de la fumée. Et il ne voulait pas d’accident stupide.
-Tu ne vas rien faire ? Demanda Alexandre.
-Non, dit Mickaël. Si nous nous approchons de la fumée, nous risquons une contamination. Tu vois comme ils en
restent loin. Et en plus, je ne pense pas vraiment qu’ils continuent longtemps.
-Et pas de quarantaine forcé pour eux ?
-On va réduire nos contacts, dit Mickaël. Mais on a besoin d’eux se soir. On ne peut pas se permettre d’accrochage trop
sévère. Si tu pouvais expliquer cela à ma femme. J’en serais ravi…
-Je vais venir, dit Mickaël. De toute façon, je ne vois pas ce que je pourrais faire d’autre. Un mars ?
-Non merci, dit Alexandre. Je fais attention.
-Si on meurt demain, on sera tous content que tu ai fait attention.
Alexandre prit la sucrerie. Il était un peu déprimé lui aussi d’un coup. Et ils discutèrent en remontant. Mickaël avait
refusé la réouverture du hall du Bâtiment A, disant que par sécurité, c’était plus facile de veiller à ce que les zombies ne
circulent pas de tous les cotés.
Expliquer à Vanessa et Mathilde pourquoi il ne comptait pas intervenir fut plus difficile. Surtout que ni Koil, ni Alexis
et encore moins Alexandre ne vint l’aider. Ils préférèrent rigoler dans le dos des deux femmes. Et lui faire des signes.

Les soldats arrivèrent plus tard qu’ils ne l’avaient prévus. Il était dix heures et ils avaient allumés des brasiers pour
pouvoir voir. Ils n’étaient pas tous sortis. Seul Mickaël, Matthieu, Alexandre et Brice étaient dehors. Ils avaient tous
dissimulés leurs armes pour ne pas être sûr que les soldats ne se méfient pas.
L’hélicoptère les survola en faisant un bruit pas possible. Les zombies de tous les environs allaient se masser devant
leurs portes avec cela. Surtout qu’ils avaient fait plusieurs tours autour avant de s’arrêter. Puis des cordes furent lancer
et des soldats descendirent.
Ils étaient trois. Portaient des tenues noires et imposantes. Elles devaient très certainement être faites pour résister aux
coups et aux morsures. Ils portaient aussi des masques à gaz surement pour filtrer l’air. Et ils étaient bien équipés et
armés comme pour une guerre.
-Je suis le capitaine de ce groupe, qui est votre chef ?
Mickaël s’avança et sortit son arme pour la pointer vers le visage du soldat qui venait de parler. Tout de suite, tous les
autres sortirent leurs armes et tous ceux qui se cachaient arrivèrent en courant et ils mirent en joue les nouveaux
arrivants. Alexandre avança et passa une menotte au capitaine avant d’accrocher l’autre au bras de son chef.
-C’est moi, dit Mickaël. On va avoir une petite discussion. Matthieu. Je te laisse les deux autres.
-Bien, dit Matthieu. Mais tu as tord. C’est moi qui ai la femme.
webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 45 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

-Je te rappel que ce ne sont pas des prisonniers sexuels.
-Tu ne peux pas plaisanter un peu ? Demanda Matthieu. Tu es vraiment un rabat joie.
-J’ai rien dit quand vous avez fait un golf je te rappel.
Mickaël emmena le capitaine avec lui. De toute façon, il n’avait pas le choix il l’avait menotté à lui pour l’empêcher de
s’en aller.
-Chef ? Demanda le soldat qui envoya un coup à Brice pour l’éloigner.
-Obéissez, dit le capitaine. Je sens que cela va être intéressant.
Mickaël sut maintenant que le capitaine était beaucoup plus intelligent que ce qu’il pensait au sujet des militaires. Avec
quelqu’un comme cela, il lui restait surement une chance de pouvoir trouver une solution à leurs problèmes.
Alexis rentra dans la pièce de Mickaël en même temps que lui et le soldat. Il devait veiller à ce que leur invité reste
calme le temps que son chef ai le temps de vérifier qu’il n’avait aucune blessure.
Après avoir défait ces menottes, Mickaël demanda au capitaine de bien vouloir retirer ses protections pour qu’il puisse
vérifier qu’aucun zombie ne l’avait mordu. La possibilité que ces soldats soient à la recherche de leur objectif en ville et
ai seulement été héliporté restait une possibilité.
Quand le capitaine retira la veste rembourré qui leurs donnaient l’allure de gorilles. Ils furent surpris de voir que le
soldat ne portait qu’un petit bustier noir qui maintenait sa poitrine réduite bien en place. Elle avait un tatouage qui
partait de son poignet et remontait tout le long de son bras, puis sur son épaule et redescendait sur ces seins sous son
bustier. Elle ne semblait pas gênée du tout ce qui n’était pas le cas d’Alexis et Mickaël qui se regardait.
-Moi je m’en vais, dit Alexis. Si Mathilde apprend cela. Je vais avoir des soucis.
-Dites, vous voulez peut être qu’on fasse venir une femme pour ça ?
-Non, ça ira, dit le capitaine.
Alexis sortit avec un grand sourire. Mickaël était beaucoup trop lent pour comprendre là. Mais il avait une bonne
occasion de se changer les idées. Et d’oublier Carole qui lui trottait au bord de l’esprit. Le professeur espéra juste que la
jeune femme était un peu plus douée que ne l’était le jeune homme.
Elle retira son pantalon. Elle avait de longues jambes fines et athlétiques. Des fesses bien galbées. Et elle retira son
masque. Montrant une chevelure brune qui tombait dans son cou.
-Satisfait ?
-Je n’irais pas jusque là, mais je ne suis pas déçu.
-Et si tu revenais à la réalité ? Demanda le capitaine.
-Pardon. Montre-moi ta nuque s’il te plait.
Elle obéie. Mickaël lui donna sa veste à lui. Puis il prit la veste de la femme et la posa sur une table près de la porte.
Pour l’instant, il voulait être sûr qu’elle n’avait pas d’arme. Elle mit la veste. Puis remit son pantalon.
-Si tu recherches des armes, je pense que tu…
-Les couteaux à tes chevilles ? Je te les laisses. Pour que tu puisses te défendre si je ne suis pas là et qu’un idiot aurait
de mauvaises pensées.
-D’accord, dit-elle.
-Si tu veux bien t’installer. Nous avons des choses à nous dire.
-J’imagine que tu ne me séquestre pas sans raison.
-Il y en a en effet une ou deux, dit Mickaël. En commençant par mon expérience des films et des jeux. Les soldats ne
sont jamais de bons alliés. Ils ont tendance à ne pas vouloir de témoin.
-D’accord, dit-elle. Tu es l’homme de la radio n’est-ce pas ?
-En effet, dit Mickaël. Et je sais que vous n’avez pas été amené ici pour nous aider. Ni pour vérifier que nous soyons
sains avant de nous sauver. Vous cherchez quelque chose. J’aimerais savoir quoi.
-Je ne comprends pas, dit-elle. Nous sommes ici pour vous sauver.
-Nous pouvons jouer à cela longtemps vous savez, dit Mickaël. Moi, j’ai tout mon temps. Et vous vous êtes enfermée
ici jusqu’à ce que je change d’avis.
-Bien, dit elle. Je suis le capitaine Maria Venti…
-Mickaël, la coupa-t-il.
-Tu évites les attaches ?
-Si je dois te tuer, ce sera plus facile, dit Mickaël. J’espère que d’ici là, j’aurais récupéré ma veste quand même. Ça
m’ennuierais d’avoir à la tacher.
-Tu ne veux pas croire que les militaires ne veuillent que te sauver ?
-Non, car vous êtes responsable…
-Comment cela ?
-La seule raison qui pousserait les soldats à couvrir une bavure de cette taille en coupant les communications serait que
l’erreur viendrait d’eux. Sinon, ils utiliseraient cela pour justifier de plus gros crédits. C’est logique.
-Très, dit-elle. En effet. L’erreur est de nous. Enfin. D’un laboratoire militaire.
-Enfin une chose vraie, dit Mickaël. On va enfin pouvoir parler un peu. Qu’est ce que vous recherchez ?
-Le scientifique responsable de tout cela, dit Maria. Nous pensons qu’il est toujours en vie. Le matin avant de nous
prévenir. Il a tout effacé à son sujet. Quand nous sommes arrivés au laboratoire. Il n’y avait plus rien sur lui. Ces
recherches avaient disparus. Il ne restait qu’un nombre impressionnant de morts. Et ils sont revenus en vie. Nous avons
étés trois à survivre. Rein ne me ferais plus plaisir que de retrouver ce type et le tuer.
-Sauf le retrouver et le ramener à vos chefs peut être. Qu’est-ce que vous recherchez ?
webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 46 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Il a l’antivirus et ces recherches avec lui.
-Il ne peut pas être ici alors, dit Mickaël. Je doute que cela prenne moins de place qu’un porte feuille.
-Les données pourraient, dit Maria. Mais l’antidote doit certainement faire la taille d’une fiole.
-Et vous n’avez pas de photos ?
-Non, dit Maria.
-Alors ça pourrait-être moi non ?
-Vu qu’il travail dans se laboratoire depuis dix ans, je ne pense pas, dit Maria. Et je ne pense pas non plus qu’il soit
courageux au point de ce battre.
-Comment cela ?
-J’ai vu que vous aviez tous des armes. Mais certains ne s’en étaient jamais servis. Ça ce voyait.
-Alexis est professeur dans se lycée, je le sais, dit Mickaël. Alexandre est un policier et manie très bien les armes. De
plus, j’ai parlé avec une jeune femme contaminée qui m’a parlé de lui avant de mourir. Mathilde est une élève de se
lycée tout comme Emilie. Vanessa et la femme d’Alexandre. Ainsi, eux, je leur fait un peu confiance.
Mickaël se leva et alla fouiller la veste de la jeune femme.
-Donc, il reste, Anthony, Matthieu, Aymeric, Brice et Anne charlotte. Tiens, des grenades. Tu permets ?
-Ça ferait une différence si je disais non ?
-Non.
-Ce que je sais, c’est que c’est un homme.
-Donc il te reste cinq suspects et Alexis, Alexandre et moi, dit Mickaël. Que je me rappel le principe. C’est dégoupiller.
Lancer. Plonger ?
-Plonger ?
-Enfin ce mettre à couvert, dit Mickaël.
-C’est cela, dit Maria.
Mickaël continua à fouiller.
-Et si nous le trouvons, est-ce que nous pourrons avoir une chance de sauver nos vies ?
-Je ne penses pas, dit Maria. Pas sans notre aide en tout cas.
-Bien, dit Mickaël. Alors on va jouer cela différemment.
Maria fut plutôt surprise.
-Ça ne te donne pas envi de me tuer ?
-Non, dit Mickaël. Mais j’ai peur que Matthieu ne tue tes deux partenaires.
-Si nous avons un hélicoptère, je pourrais arranger cela, dit Maria.
-Votre plan d’évacuation ?
-Tu es aussi malin que je le pensais.
Maria se leva et sortit d’une poche un plan.
-Tiens.
Mickaël regarda cela. Il connaissait bien l’endroit. Un centre commercial. Non loin. Mais ils ne pourraient pas y arriver
sans prendre des risques.
-Combien de place dans l’engin ?
-Six, sept si on ne charge pas pour aller loin.
-Sortir de votre zone de quarantaine, dit Mickaël.
-Alors sept maximum.
Mickaël réfléchi. Garder cette femme près de lui était une priorité. Et garder le groupe de cinglé dans l’ignorance aussi.
-Vos partenaires le savent ?
-Non, dit Maria. Je suis la seule à connaitre le plan d’extraction.
Au moins, il avait reçu une bonne nouvelle avant la fin de cette journée horrible. Minuit approchait à grande vitesse. Ils
avaient un moyen de s’en sortir vivant. Mais la question était de savoir qui devait survivre à cette horreur. Ce n’était
certainement pas à lui de choisir. Mais il ne pouvait pas non plus laisser les gens du groupe décider seuls. Personne ne
serait capable de laisser sa place et rester en arrière. Même pour sauver d’autres gens. Sauf peut être Alexandre pour
Vanessa, Alexis pour Mathilde et Matthieu pour Anne-Charlotte.
Mickaël s’excusa auprès de Maria avant de l’attacher à un tuyau. Puis il s’assit contre un mur de l’autre coté de la salle
et commença à y penser sérieusement.

Matthieu venait tout juste de vérifier que Brice et Aymeric étaient bien entrain de surveiller les deux soldats. Et qu’ils
savaient qu’ils devaient attendre ses ordres pour les détachés. Il tenait encore de la corde dans sa main et jouait avec.
Ces deux prisonniers n’avaient rien dit d’intéressants.
Anne-Charlotte ferma la porte à clé. Il entendit le bruit de la serrure et se rappela qu’il avait laissé la clé sur la serrure.
Soudain il réalisa que des bougies avaient étés allumés pour l’éclairage. Elle s’approcha ensuite en ouvrant la veste que
Matthieu lui avait donnée pour remplacer celle qu’il lui avait empruntée.
-Je crois que nous pourrions passer le temps ensemble.
Matthieu s’approcha d’elle sans un mot. Il en avait marre de jouer les gentils avec elle. Cela ne lui ressemblait pas de
materner ainsi une femme. Quand Anne-Charlotte fut près de lui, il l’embrassa. Et en profita pour lui attacher les mains
avec la corde avant de la pousser sur les tables.

webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 47 sur 65
Elevator                                                                                              www.reddragoon.com

Elle le laissa prendre les choses en main. Elle avait vu dans son regard une lueur qui lui plaisait. Il allait lui faire
l’amour sans se soucier de ce qu’elle pensait. Violement. Sans retenue. Elle était penchée au dessus d’une table et elle
sentit la main de son amant la pousser pour qu’elle soit bloquée par les tables.
Il lui baissa le pantalon et la culotte en même temps et la pénétra d’un coup sans attendre. Commençant à bouger, il
n’hésitait pas une seconde à y aller de toutes ces forces. Les cuisses d’Anne-Charlotte frappaient le bord de la table. Sa
poitrine frottait sur le bois et son bustier laissa ressortir ces seins. Ces tétons frottant à leur tour à chacun des coups de
bassin qu’elle recevait. Il continua ainsi jusqu’à ce que son sperme la remplisse.
Après cela, il la fit se retourner. Ces seins portaient des marques et ces tétons étaient passés de leur couleur chair foncée
à un rouge foncée. Il passa un doigt dessus et elle laissa entendre un petit gémissement. Alors il continua à jouer avec
ces seins en tirant ou en appuyant sur ces tétons pour lui faire pousser des petits cris.
Bientôt, sa chatte commença à devenir humide. Laissant sortir de la mouille mélangé à du sperme. Anne-Charlotte avait
le visage d’une jeune fille vierge la nuit de son mariage. Un peu inquiète, mais excité par ce qui allait arriver. Il
continua à appuyer sur ces seins. La douleur et le plaisir se mélangeaient et chaque fois une nouvelle coulée se
produisait. Bientôt, la trace des doigts du jeune homme marquèrent la peau des ces seins. Elle le repoussa doucement.
Ces mains toujours attachés.
-Continue, dit-elle. Ne t’arrête pas si tôt.
-Parce que tu penses que je comptais m’arrêter à cela ?
Matthieu lui grimpa dessus sur la table il l’embrassa. Il lui prit les mains et la força à les passer au dessus de sa tête. Elle
lui mordit la langue pour le punir d’avoir osé la faire attendre. Elle voulu se libérer de sa prise. Mais il la tenait bien et
serra plus la corde à ses poignets.
-Tu vas être une gentille fille, dit-il. Je vais devoir te punir pour cela.
Sa langue était en feu. Mais il n’y pensait pas vraiment son esprit plus envahis par ce qu’il allait faire ensuite que par
une toute petite douleur. Mais avant de recommencer le jeu, il voulait la punir un peu. Après l’avoir de nouveau
retournée pour qu’elle soit face à la table. Il alla chercher quelque chose près du tableau. Il s’y trouvait une grande règle
jaune que les professeurs utilisaient pour tirer des trais sur le grand tableau noir. La jeune femme ouvrit de grands yeux
en voyant l’instrument. Puis il commença à lui en donner des petits coups sur les fesses. La jeune femme poussa des
gémissements tout en laissant couler un fin filet de bave. Elle essayait de dire pardon. Puis, dans un soupire de plaisir.
Elle réussi à dire le mot.
-Et si je m’occupais de cela maintenant ?
-T’occuper de ?
Matthieu utilisa ses mains pour lui écarter les fesses. Puis il laissa un peu de salive tomber sur son anus. Elle ouvrit de
grands yeux. Puis sentit la verge de son amant rentrer sans aucune délicatesse en elle. Et la douleur de cette pénétration
fut plus importante qu’elle ne le pensait. Ces fesses étaient plus sensibles et chaque coup de bassin faisait comme une
fessée de plus. Mais la douleur augmentait son excitation et lui procurait plus de plaisir encore. A ces pieds, une petite
flaque c’était formée. Et lorsqu’il mit le coup final, elle jouit et ses pieds glissèrent alors sa poitrine et son visage
s’écrasèrent totalement sur la table.
-Tu sembles prendre beaucoup de plaisir, dit Matthieu. Passons à la suite.
Anne-Charlotte était dans son monde à elle. Mais elle en voulait plus et se réveilla tout de suite en entendant cela. Elle
se laissa tomber à genou sur le sol et regarda Matthieu la fit se relever doucement. L’embrassant tendrement en
l’emmenant vers le mur. Au moment où ils atteignirent le mur. Le jeune homme souleva les mains de la femme. La
libérant avant de passer la corde derrière un tuyau qui partait vers le plafond. Il lui attacha les mains au dessus de la tête.
Elle sourit en demandant des baisés. Alors il l’embrassa avant de reculer.
-Tu fais quoi ?
-Je vais jouer un peu avec toi.
Matthieu prit une des bougies posés non loin. Il revint vers elle. Puis il la fit bouger devant ces yeux. Anne-Charlotte ne
savait pas vraiment ce que son amant avait en tête. Puis il pencha la bougie et fit tomber deux goutes de cire sur ces
seins. Elle s’agita un peu. Faisant ouïr des petits gémissements de plaisir. Elle avait une poitrine sensible. Après tout ce
qu’il lui avait fait avant. Et la mouille commença à couler le long de ces cuisses.
Après un petit moment à faire tombé de la cire tout doucement sur ces seins. Quand la jeune femme montra des signes
de fatigue à force de s’agiter avec ces mains attachés au dessus de la tête. Il la libéra et la guida vers la table où les
couvertures qu’il c’était réservé étaient entreposés. Elle avait l’esprit perdu dans ces sensations contradictoires et le
plaisir qu’elle éprouvait.
Il l’attacha à la table en lui disant qu’il allait revenir. Puis il alla vers la porte. Elle lui demanda de revenir lui faire
l’amour. Et il lui dit qu’il reviendrait très vite si elle ne faisait pas de bêtise. Après s’être habillé, il ferma la porte de la
classe à clé. Si quelqu’un voulait le voir. Ils attendaient qu’ils reviennent.
Anne-Charlotte s’ennuya durant le quart d’heure qu’il fallut à Matthieu pour revenir. Elle en voulait en avoir plus. Avec
ces mains attachées, elle ne pouvait pas déplier une couverture pour rendre la table moins froide. Ni ajouter un peu de
confort. Elle regarda donc les lumières des bougies. Elle n’avait jamais joué se genre de jeux.
Il revint avec des glaçons dans un petit pichet et l’embrassa.
-Pour mes seins ? Demanda Anne-Charlotte.
-Non, tes tétons sont déjà écarlates, dit Matthieu. Ils ont besoin d’un peu de repos.
Il passa sa langue dessus et elle sourit.

webmaster@reddragoon.com                                                                                     Page 48 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Matthieu posa le pichet près d’elle. Puis il prit un glaçon et le fit glisser sur le ventre d’Anne-Charlotte vers clitoris. Il
s’y arrêta. Faisant glisser le bloc d’eau gelée dessus avant de descendre sur son vagin et d’y faire rentrer doucement le
glaçon. Elle sentit le froid rentrer en elle. Puis il prit un autre glaçon et se remit à jouer sur son clitoris.
-Tu en veux un autre ?
Elle ne réussi pas à formuler une réponse claire. Mais elle fit oui d’un signe de tête. Et ils continuèrent comme cela un
moment. Son ventre était tout froid. Ça lui faisait bizarre. Mais bientôt, les glaçons furent plus fin et Matthieu les
ressortis avec ces doigts. Il sourit en la regardant.
-Hum, tu es prête pour un second tour ?
Elle fit oui de la tête et il la pénétra de nouveau. Sentir la chaleur du sexe de Matthieu dans son vagin fut un délice. Elle
aurait voulu s’agripper à lui mais ces mains étaient toujours attachées à la table. Et il lui grimpa dessus. Quand elle
commença à jouir un peu fort. Il prit un glaçon dans le pichet tout en continuant à bouger le bassin et le lui mit dans la
bouche pour la faire taire. Alors qu’il la regardait jouer avec le glaçon, la question de savoir ce que sa langue pourrait
faire à son pénis lui vint. Ils avaient encore des heures devant eux pour s’amuser. Il pourrait voir cela un peu plus tard.

Fin du septième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 49 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Jour 8 : Obligés de se déplacer…

Au petit matin, Alexis ouvrit la porte de la pièce où ce trouvait Mickaël avec l’espoir de le trouver entrain de s’amuser
avec la femme soldat. Mais ces espérances furent vite détrompées par la vue de la jeune femme entrain de dormir. Puis
il vit qu’elle était attachée à un tuyau. Ce qui pouvait être amusant. Mais il était de l’autre coté de la pièce et était dans
son état habituel entrain de réfléchir. C’était toujours la même chose avec lui. Mais le professeur voulait lui apprendre
qu’il y avait bien d’autres choses à vivre.
-Dit Mickaël, tu as une femme plutôt jolie sous la main, attachée à un radiateur, et tu ne fais rien ?
-Je ne fais rien, dit Mickaël. Mais elle est techniquement en quarantaine. Donc au vu de ce que j’ai vu avec le dernier
couple créé. Je pense qu’attendre est préférable.
-Tu parles de Raphaëlle et Johan… Oui… Imagine qu’elle change avec ta queue dans la bouche ?
Alexis ne put s’empêcher d’être prit de tremblement.
-Je dormais si ça ne vous dérange pas trop…
Mickaël se leva.
-Et il a raison, continua Maria. Tu es trop sérieux. Je me serais bien amusé hier soir au lieu de t’entendre parler dans ta
moustache.
-Alexis, on va devoir bouger d’ici.
-Et il y a une raison pour cela ? Demanda le professeur
-Un hélicoptère de transport doit venir dans plusieurs jours. Mais pas ici. Il ne peut pas se poser. Alors on va à lui.
-Et si on coupait les arbres dans la cour ?
-Non, nous partons, dit Mickaël. Pour un supermarché. Préviens tout le monde. Et demande à Matthieu de me rejoindre
s’il te plait.
-Une galerie commerciale. C’est une bonne idée ça.
-Tu vois Alexis. Je n’ai que des bonnes idées…
Alexis s’en alla et referma la porte.
-Alors tu ne vas pas tout lui dire ? Releva Maria.
-Tu es la seule qui ai sa place pour l’instant, répondit Mickaël. Pour les autres. J’espère que le destin va choisir pour
nous rapidement.
-Tu prévois quoi précisément ? Tuer des gens ?
-Non, dit Mickaël. Mais il y a six rues pour arriver au centre commercial. Et près de 500000 zombies autour de nous
dans cette ville. Nous ne survivrons pas tous au voyage. C’est impossible.
-Et si on est plus de sept ?
-Je ne veux pas y penser pour l’instant, dit Mickaël. Tu étais sérieuse pour jouer tous les deux ?
-Plutôt, dit Maria. Je n’ai rien fait en dix jours. Et tu es amusant.
Mickaël espérait que les choses allaient continuer comme cela. Mais le destin avait déjà été trop gentil avec eux jusqu’à
présent. Quelques coups de bâtons allaient surement bientôt arriver pour équilibrer la balance karmique. On ne pouvait
pas avoir que de la chance après tout. A un moment ou un autre cela finirait par changer. Une catastrophe terrible. A
moins que la chance ne soit l’effet de la tragédie qui leur tombait dessus en se moment.
-On a un peu de temps si tu veux, dit Mickaël.
-Je ne suis plus en quarantaine ?
-Je préférerais mourir heureux, dit Mickaël.
-Dommage que tu ai fait venir ton ami Matthieu.
-Ce n’est pas vraiment un ami, dit Mickaël déçu. Mais tu as raison. C’est bien dommage.
Mickaël savait qu’il ne pouvait pas avoir trop de chances trop longtemps. Mais il pourrait toujours prendre du temps
avec le capitaine plus tard. Ce n’était pas comme si il comptait la détacher avant midi.
-L’idée de faire cela menotter m’intéresse beaucoup, dit elle.
Il sourit, elle avait dut voir la façon dont il la fixait.
Matthieu arriva avec un sourire tendu sur les lèvres. Visiblement, l’idée de pouvoir massacrer des zombies lui plaisait.
Ais il restait des choses qui le dérangeaient. Surement le fait que les probabilités pour que tout le monde survive à la
sortie était très faibles. Mais aussi que ce soit Mickaël qui le propose.

Aymeric était assit tranquillement sur une table et observait son prisonnier qui lui regardait par la fenêtre. Le soldat
s’appelait Sofiane. Un jeune soldat maigrichon qui n’avait pas beaucoup parler depuis la veille et le moment où ils
avaient utilisés de la corde pour lui attacher les mains et l’enchainer à un radiateur.
Il restait encore du temps avant sa libération. Mais Aymeric ne voyait pas en quoi cela pourrait être utile. Ces soldats
venaient d’arriver et n’étaient certainement pas contaminés. Surtout qu’ils avaient prit le temps de bien vérifier qu’ils ne
portent aucune blessure ou morsure.
-Tu veux que je te remplace ? Demanda Anthony. Que tu ai le temps d’aller boire un coup ou manger ?
-Non, dit Aymeric. Matthieu est revenu de son entrevue avec l’autre emmerdeur ?
-Non, dit Anthony.
-Je me demande ce que leur capitaine a bien put lui apprendre, dit Aymeric. Celui-là ne parle pas beaucoup.
-Je n’ai pas d’informations, dit Sofiane. Je ne suis qu’un soldat. On ne nous donne ces informations. Ils ont surement
peur qu’on ne veuille pas lui obéir.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 50 sur 65
Elevator                                                                                             www.reddragoon.com

Anthony voyait come un souci dans cette information. Mais depuis plusieurs jours, il était inquiet de tout. Comment
pouvait-on rester calme alors qu’une armée de mort vivant tournait autour d’eux. Que les créatures qui hantaient les
cauchemars de l’humanité depuis plusieurs siècles étaient soudainement devenues réels.

Brice lui avait eu une très bonne surprise en s’occupant du jeune soldat qui avait été mis sous sa surveillance. La jeune
femme avait un corps de rêve. Un peu timide. Elle c’était quand même pliée à sa vérification. Et il avait eu le plaisir de
passer ces doigts sur sa peau.
La jeune femme avait vite montré que même si elle était timide. Elle avait aussi des instincts naturels et que cela faisait
longtemps que son groupe n’avait pas eu une permission. Brice n’eut pas à s’en plaindre. En fait, c’était même le
contraire. Car la jeune femme était plutôt douée dans ce qu’elle faisait. Et après le sexe. Elle lui apprit des choses sur les
armes. Leurs entretiens et des astuces pour ne jamais rater sa cible.

Emilie était entrain de marcher dans la cour. Elle voyait toujours les traces de sang sur le sol. Elle savait ce qui c’était
passé et ce qui se passait dans toute l’école et même pour toute la ville. Mais pour une raison obscure. Etre entrain de
marcher dans un endroit sûr lui faisait du bien. L’air frais. Un lieu où elle avait vécu de bons moments. Même si toutes
les personnes qui les avaient vécus avec elle étaient mortes maintenant. Elle était encore en vie. Le monde continuait à
tourner. Il y avait des oiseaux dans le ciel qui volaient comme si de rien étaient.
Alors qu’elle s’approchait de la passerelle, elle entendit un drôle de bruit. Elle leva les yeux. Soudains ses pupilles
s’ouvrirent en grand. Elle recula un peu terrifiée. Mais il était bien trop tard pour cela. Son corps fut totalement broyé.

Mathilde leur apporta deux fois des boissons dans la journée. Chaque fois, elle trouva les deux hommes en pleine
discussion alors que le soldat toujours attaché faisaient des commentaires sur leurs stratégies. Ils n’avaient pas quitté la
pièce et si elle n’avait pas ouvert pour faire de l’air ils n’auraient surement pas remarqué le temps qu’ils avaient passés à
discuter et établir leur stratégie. Ni que l’air frais leurs feraient du bien.
-Je crois que je peux te détacher maintenant, dit Mickaël. Bienvenue parmi nous.
Mickaël la libéra et mit les menottes dans sa poche tendit qu’elle se frottait le poignet.
-Je peux avoir mon arme ?
-Je ne suis pas d’accord, dit Matthieu.
-Tu as entendu ? Demanda Mickaël. Il ne veut pas. Bon…
-Pourquoi tu le laisse décider ? Demanda Maria.
-Parce que je t’ai laissé tes couteaux, répondit Mickaël. Bon. Je vais aller marcher un peu.
-Mickaël, cria Alexis en rentrant dans la salle. Un accident vient de survenir.
-Quoi ?

Mickaël couru pour voir ce qui c’était passé. Emilie était là. Ecrasée par les tables. Le pilon avait été lâché sur elle. Son
corps était en partit encore sous les tables. Le sang avait giclé. On voyait les traces fraiches par rapport aux précédentes.
Mais il vit tout de suite qu’il y avait un souci et fit reculer tout le monde.
Il attrapa Koil et Alexandre qui étaient tout près d’elle et les fit reculer violement. Puis il sortit son arme et fit feu. Une
balle dans la tête. La seule partie de son corps qui n’avait pas été touché par le piège qu’ils avaient fabriqué pour
exterminer des zombies. Si elle était devenue un zombie, quelqu’un aurait put se faire mordre. Et c’était la moindre des
choses qu’il pouvait faire pour elle après le temps qu’ils avaient passés ensemble.
-Désolé Emilie, j’aurais aimé pouvoir te sauver…
Mickaël commença à partir.
-Mickaël ! cria Alexandre. Pourquoi tu as fait cela ?
-Elle est morte, dit Mickaël. J’ai juste fait en sorte qu’elle le reste. Je ferais cela pour chacun de vous. Et j’espère que
vous ferez de même si un jour c’est nécessaire.
Il aurait voulu hurler. Il aurait voulu tout casser. Mais cela ne changerait pas leurs situations. Ni la mort de la jeune
femme qui n’avait pourtant pas mérité une telle chose. En plus, avec une arme qu’ils avaient fabriquée pour survivre. Le
destin avait vraiment un sens de l’humour.
Quand il arriva sur le toit, Maria était entrain de regarder la chaine. Il s’approcha et comprit presque tout de suite ce qui
la dérangeait dans la scène. Quelque chose qu’il aurait remarqué lors de son premier passage s’il n’avait pas été aussi
inquiet par la situation. La chaine ne c’était pas brisé et la barrière ne portait pas les traces qu’elle aurait du porter si les
tables avaient finis par se défaire. Elles n’étaient pas tombées seules. L’une des personnes en bas était responsable..
-Tu as compris, dit Maria. Tu as un nouveau souci. Quelqu’un a dut entendre qu’on ne pouvait pas tous partir.
-Tu crois que quelqu’un…
Mickaël n’en revenait pas vraiment de penser que les humains pouvaient être bons. Avoir trouvé des survivants et vécu
avec eux l’avait changé. Lui qui avait toujours pensé que les humains ne pensaient qu’à faire du mal à leurs semblables.
Maintenant, il avait des sentiments partagés pour les gens. Comme si ils pouvaient être plus que ce qu’ils étaient.
-Je suis devenu beaucoup trop gentil, dit Mickaël.
-Comment cela ?
-Avant j’aurais déjà fait la liste de toutes les personnes coupables, mais maintenant, je suis là, à me dire que personne ne
ferait cela… Je suis juste un crétin j’imagine.
-Il parait que ceux qui ne changent pas son voués à disparaitre, répondit Maria en souriant.
webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 51 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Et c’est censé me rassurer ? Demanda Mickaël. Changer pour devenir un abrutit, je pense que je préfère encore
disparaitre.
-Tu ne devrais pas dire se genre de choses. Sans toi, une partie de ces gens serait déjà morts. Comme Alexis ou
Mathilde. Et surement ceux que tu as trouvés ensuite.
-Et qui sont tous morts, dit Mickaël. Aucun n’a survécu. Je n’arrive à sauver personne. Juste m’a vie à moi. C’est plutôt
pathétique. Non ?
-C’est ce plaindre qui est pathétique, dit Alexandre. Ne viens tu pas de mettre une balle dans la tête d’une jeune femme
juste pour que nous ne risquions rien ?
-Non, dit Mickaël. Tu ne comprends pas, ce n’est pas pour vous que je fais cela. Je ne fais cela que pour moi.
Finalement, je ne suis qu’un fichu égoïste. J’ai juste besoin de tout le monde pour survivre.
-Voila que tu nous fais une crise ? Demanda Alexis. Imagine que les autres te voies ? Tu es leur chef. Tu dois te
montrer fort.
-Je ne voulais pas de ce titre moi, je suis un enfoiré, je ne suis pas fait pour penser aux autres.
-Tu n’y crois pas toi-même, dit Alexis. Comment veux-tu nous le faire croire ?
Mickaël frappa le mur. Ça aurait été plus facile s’il était resté comme il avait été à l’origine. Juste un garçon normal qui
se moque des autres. Maintenant, il devait assumer ces responsabilités jusqu’au bout.
-J’aimerais vous parler à vous deux. Et pour cela. Nous devons nous isoler un peu. Et toi. Tu viens avec nous. Tu es
censé être sous ma garde.
Maria haussa les épaules et suivit le groupe. Mickaël ne s’arrêta pas dans sa salle. Si quelqu’un l’avait déjà entendu lors
d’une discussion, il voulait être sûr que les autres n’entendraient pas. Quand ils furent dans la cour extérieure et près de
ce qu’il restait de leur premier braiser. Personne ne pourrait entendre ce qu’ils allaient se dire sans qu’il ne le voie avant.
-Donnez-moi vos armes, dit Mickaël.
Alexis et Alexandre obéirent. Mickaël en donna une à Maria puis pointa le professeur avec son arme. Le capitaine fit de
même pour le policier et les deux hommes furent vraiment surpris.
-J’ai une question simple à poser. Répondez-y sans faire d’histoire. Sinon, je serais forcé de vous faire mal.
-Il est marrant. Il nous dit cela après avoir mit des armes sous nos nez, dit Alexis.
-Je ne plaisante pas, dit Mickaël. Où étiez-vous quand Emilie est morte ?
-Nous étions avec Vanessa et Mathilde, dit Alexis. Au CDI. Il y avait aussi Anne-Charlotte. Mais elle lisait dans son
coin. Pourquoi ?
-La réponse la plus logique serait que le pilon n’est pas tombé seul, dit Alexandre.
Maria tendit l’arme à Alexandre.
-En effet, dit-elle.
-Vive la confiance, dit Alexis. Franchement Mickaël.
-Tu es ici et au courant, dit Mickaël. Si je n’avais pas confiance. J’aurais enquêté dans mon coin.
Mickaël leur parla un peu de leur situation. Mettant de coté le fait qu’ils allaient être beaucoup trop pour pouvoir partir
tout ensemble dans l’hélicoptère. Ce détail aurait put causer de plus gros soucis. Et pour l’instant, ils avaient bien assez
de soucis comme cela. Savoir que le chemin serait difficile. Surtout avec quelqu’un qui souhaitait perturber leurs plans.

Matthieu vint le voir un peu plus tard, le soleil commençait à se coucher et Mickaël observait le spectacle depuis le toit
avec les yeux dans le vague. Tout cela lui mettait quand même un coup au moral. Mais savoir que le chef du groupe de
psychopathe n’était pas responsable était en soit une bonne chose. Cela leur faciliterait bien les choses.
-J’aimerais te parler un peu, commença-t-il.
-Tu ne semble plus du tout près à mourir toi, dit Mickaël avec amusement. Me voir m’agiter pour sortir la tête de l’eau
ne t’amuse plus maintenant ?
Matthieu le fixa en colère. Il leva son arme et la pointa sur Mickaël.
-Non, en effet, dit Matthieu. Je ne veux plus mourir.
Mickaël s’avança jusqu’à ce que le canon de l’arme soit sur son front. Il se moquait de mourir. Cela ne changerait
surement pas beaucoup ce que le destin préparait pour lui. Les derniers événements lui avaient fait comprendre qu’il ne
survivrait pas à cette situation. Mais ça ne le dérangeait pas.
-Je crois que si tu me tue maintenant, je souffrirais beaucoup moins. Alors Matthieu ?
-J’ai besoin de toi pour sortir Anne-Charlotte en vie de tout cela.
-Elle… Comment dire… Elle a un souci ta copine.
-Comment-cela ?
-Tu vas me faire croire que tu n’as pas remarqué sa crise de nerfs lorsqu’on s’occupait de libérer le hall ? Si tu ne la
contrôle pas. Nous aurons des soucis sinon.
-Elle a… Tous ceux qui ont survécus ne se sont pas retrouver dans la même situation. Elle c’est retrouvée devant un
grand homme brun et élancé. Un livreur ou quelque chose. Toute sa famille à été dévoré par lui. Et après l’avoir tuer à
coup d’une grande lampe sur pied. Elle a vue sa famille lui arriver dessus.
-J’ai tué ma meilleure amie, j’ai tués pleins de personnes, dit Mickaël. Je suis désolé pour sa famille. Mais la famille de
la plus part des membres du groupe ont aussi succombés.
Matthieu ne répondit pas. Ils savaient tous les deux cela. Mais les autres n’avaient pas envi d’y penser.


webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 52 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Quand la nuit tomba, Mickaël n’avait toujours aucune idée de qui pouvait être le coupable. C’était embêtant. Partir dans
les rues était déjà risqué. Des zombies pouvant sortir de partout. Mais en plus, ils devraient aussi se méfier d’une
personne souhaitant tuer le plus de personnes possibles pour pouvoir partir.
Maria s’assit sur la table près de lui et regarda elle aussi par la fenêtre.
-Nous parlions d’activités récréatives ce matin, dit Maria. Tu t’en rappel ?
-Tu sembles vouloir prendre soin de moi tout d’un coup…
-J’aime bien ta façon de penser, dit Maria. Et ton inquiétude pour tous ces gens. Alors que la plupart ne peuvent que te
ralentir. Je trouve cela vraiment amusant.
-Tu es une femme cruelle. Mais tu sais déjà que je ferais tout pour que tu survives.
-Oui, dit Maria. Tu as trop besoin de moi. Et je suis certainement la seule que l’assassin ne touchera pas.
Mickaël sourit. Ce serait plus que surement le cas en effet. Après tout, personne n’était capable de piloter sauf elle. Et
sans pilote. Il serait impossible de sortir de la ville. Il regarda le ciel lui aussi. Les nuages s’approchaient. Il pleuvrait
surement le lendemain dans la soirée. Ou plus tard. Tout ce qui était à espérer, c’était que la pluie ne tomberait pas
durant leur voyage vers la galerie marchande.
-Bien, dit Maria. Je vais préparer les couvertures. Tu devrais fermer la porte.
Il sourit et alla ferma la porte. Il aurait bien d’autres moments pour penser à cela.

Fin du huitième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 53 sur 65
Elevator                                                                                             www.reddragoon.com

Jour 9 : Le départ.

Plus tard, il s’endormi tranquillement. Il était apaisé. Maria se serra contre lui. Il espérait voir les choses d’une façon
nouvelle au petit matin pour bien partir dans leur voyage. C’était la première fois qu’il n’écoutait pas le bruit des
zombies toute la nuit.
Quand il se réveilla, le soleil ne c’était pas encore levé. Mais ça allait beaucoup mieux. Dans sa tête et tout son corps
aussi. Maintenant, la priorité était de tout mettre en place pour leur départ. Car tout ce qu’ils feraient pour se préparer à
leur voyage ne serait pas perdu. Cela pourrait sauver des vies.
Alors qu’il se levait, Maria fut tirée avec lui et lui lança un regarda fâchée. Elle n’était pas bien réveillée et son visage le
montrait bien. Il ne se rappelait pas avoir été attaché en allant dormir. Il fouilla sa poche et il se libéra.
-C’est encore tôt, dit Maria. Reste un peu allongé. Le temps que je me réveille.
-J’ai du travail, dit Mickaël. Tu comprends ?
-Plus tard, dit Maria.
Elle lui fit une prise de judo. Et une fois qu’il fut au sol, le serra doucement pour être sûr qu’il ne partirait pas sans elle.

Les préparatifs pour le départ demandèrent toute la matinée. Ils avaient beaucoup de choses à emmener. Et finalement,
ils devaient faire des choix difficiles sur ce qui serait laissé derrière. L’important être les armes. Et quelques vivres. Ils
ne savaient pas ce qui pourrait ce passer sur la route. Et comme le voyage ne pouvait pas se faire en camionnette sans
que cela prenne plus de temps. Ils devaient veiller à ce que chacun ne soit pas trop chargé.
-Tu pourrais faire un peu plus attention, dit Anne-Charlotte à Anthony qui avait fait tomber le sac contenant des
munitions. Maintenant, il y a des balles partout sur le sol.
-Aide-moi au lieu de faire des commentaires.
-Elle n’a pas à t’aider, dit Matthieu. Ton rôle est de veiller sur les munitions. Prends donc ta mission au sérieux.
Matthieu fit signe à Anne Charlotte d’avancer. Et Anthony commença à ramasser seul jusqu’à ce qu’Alexandre l’aide.
-Ne t’inquiète pas, dit Alexandre. Tout ira bien. Ils sont un peu stressés. Fait juste attention.
Ils avaient tout préparés. Les soldats avaient remis leurs équipements et étaient près eux aussi. Ils avaient acceptés de
porter un sac eux aussi. Mickaël avait essayé de répartir correctement tout ce qu’ils devaient porter. Espérant qu’ils
n’auraient pas trop de pertes au début.
Alexandre avait donné un cour accélérer sur les armes à ceux qui n’avaient pas l’habitude de les utiliser. Tout le monde
avait une arme. Ils ne pouvaient pas prendre le risque que quelqu’un ne puisse pas se défendre. Même si cela faisait que
le meurtrier d’Emilie obtenait de quoi recommencer.
Le plan était d’une simplicité peut commune. Même si cela faisait qu’ils prenaient de gros risques en y allant à pied. Ils
n’avaient que sept rues à traverser pour atteindre leur cible. Mais cela signifiait devoir affronter des zombies tout le long
du chemin. Mickaël veilla à bloquer l’entrée au lycée. Cela n’arrêterait pas un humain. Mais au moins, l’endroit
garderait une certaine sureté s’ils devaient retourner en arrière.
A peine eurent ils ouvert la grande grille de l’entrée que le groupe de Matthieu commença à avancer. Nelly et Sofiane
c’étaient joins à eux. Ils étaient l’avant-garde et étaient chargés de veiller à ce que tous les zombies sur le chemin
meurent avant que le second groupe n’arrive.
-Bien, dit Matthieu. Commencer à avancer doucement jusqu’à la ruelle. Et si ça bouge. Ça doit mourir pour de bon.
Ils trouvèrent assez vite des cibles pour s’amuser. Alexandre avait prit le fusil à lunette et tirait depuis l’entrée de
l’école. Comme ils n’avaient pas été très discrets depuis le début. Un grand nombre de zombie entourait le lycée. Et le
bruit du portail s’ouvrant avait attiré tout les zombies.
Matthieu utilisa son pistolet pour s’approcher d’une voiture. Anne-Charlotte le couvrit ensuite pendant qu’il démarrait
le véhicule. Heureusement pour lui, Anthony était un camionneur et connaissait toutes les astuces pour démarrer des
voitures. Et les lui avait apprises. Ils allaient bloquer la rue au possible avec les voitures. Il roula sur deux zombies qui
passèrent sous ses roues avant de la mettre de travers et de la coller à un mur. Aymeric tua les zombies écrasés.
De l’autre coté. Les deux soldats et Brice faisaient de même. Tout ce passait bien. Le sang des zombies finissaient au
sol avec des parties de leurs cervelles. Et très peu de balles ne touchaient pas les monstres à la tête. Bien qu’une ou deux
finissent dans des murs ou dans des carrosseries de voitures. Plusieurs zombies étaient entrain de monter sur les
voitures. Ils firent feu dessus sans prendre de risques.
Mickaël fit quelques signes à Alexis. Celui-ci sortit une voiture du parking du lycée et la gara pour bloquer la ruelle
qu’ils allaient emprunter. Cela protégerait leurs arrières. Et pour eux, passer sur un capot n’avait rien de difficile.
D’après sa montre, le chef vit qu’il ne leur restait plus que cinq heures avant la nuit. Et vu le temps qu’ils avaient pris
pour bloquer la première rue. Il faudrait faire plus vite pour les rues suivantes. Matthieu dut voir son visage vu qu’il lui
fit un signe de tête puis hurla à son groupe de passer dans la ruelle. D’ailleurs, ils y allèrent tous avec enthousiasme.
Dans la ruelle, rien de dangereux ne pourrait arrêter leurs avancé. Alors ils vérifièrent les portes, elles étaient toutes
fermées. Et Sofiane fit signe au second groupe d’avancé.
Un peu plus tôt, Mickaël avait demandé à Alexandre et Alexis de veiller sur la vie de Maria. Ils c’étaient tout d’abord
moqués de lui en lui disant que même si coucher avec elle en faisant une fille spécial. Ils ne pouvaient pas veiller plus
sur elle que les autres. Mais quand il leur dit que sans elle ils ne pourraient pas partir, même eux ne trouvèrent pas
quoique ce soit d’amusant à dire.


webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 54 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

Dans la seconde rue, Aymeric s’approcha d’une voiture de police à la fenêtre ouverte pour l’utiliser et bloquer le
chemin. Il tira sur deux zombies un peu plus loin. Puis attrapa la poignée de la porte quand une balle siffla à son oreille
et tua un zombie de l’autre coté du véhicule.
-Eh Aym ! Fait un peu attention.
Sofiane se mit à rire. Il avait exprès de tirer en choisissant un angle où la balle passerait près de son ancien surveillant
pour l’ennuyer. Et alors que celui-ci lui faisait un bras d’honneur. Un zombie l’attrapa et le tira par la fenêtre. La voiture
devait en être pleine. Car elle s’agita énormément. Et un bruit terrible en sortit. Le corps d’Aymeric était à moitié dans
la voiture et ces jambes s’agitaient dans les airs frénétiquement.
Le soldat s’en voulu un peu. Mais il attrapa sa mitrailleuse et commença tout de suite à faire feu. Il se moquait d’user
des balles. Tout ce qu’il espérait c’est que les monstres dans la voiture mourraient vite. Nelly le fit s’arrêter. Puis attrapa
une grenade attachée à sa combinaison. Et la jeta sous la voiture.
Tout le monde s’écarta. La grenade explosa sous la voiture. Soufflant le véhicule par le dessous. La voiture de police
vola à deux mètre du sol avant d’exploser dans les airs. Puis elle s’écrasa sur d’autre véhicule en faisant un barrage plus
efficace que ce qu’ils auraient put faire eux même. Mais le souci c’est que le feu entraina plusieurs autres explosions.
Aux fenêtres on voyait les zombies. Plusieurs vitres furent même brisées par des zombies qui finirent par se laisser
tomber. Parfois, ils ne s’écrasèrent pas sur la tête. Mais dans tous les cas, ils ne pouvaient plus bouger. Même eux ne
pouvaient pas bouger des membres cassés.
Mickaël prit le fusil à lunette. Il voulait voir combien de zombies étaient aux fenêtres. Puis il vit Sofiane qui ramassait
l’arme d’Aymeric et les munitions dans la sacoche qui se trouvaient dans sa ceinture. Tout le bas de l’homme était au
sol. Lors de l’explosion. La partie qui n’était pas dans la voiture avait été détachée du reste et saignait sur le bitume.
Pour arriver à la rue avant le centre commercial, ils mirent plusieurs heures. Le souvenir de la façon dont Aymeric était
mort resta dans la mémoire de tout le monde. Et la peur fut un bon élément de motivation pour eux.
La cinquième rue était un vrai champ de guerre. Avec des corps mort un peu partout. Ils avaient visiblement étés
écrasés. Quoi que ce soit qui ai fait cela. C’était plutôt efficace. Ils vérifièrent chaque zombie qui se trouvait sur le
chemin. Puis ils avancèrent en riant de ne pas avoir trop de travail pour cette rue là.
-On va être en avance, dit Matthieu en riant.
-Ce serait bien, répondit Mickaël. Il va bientôt pleuvoir.
Un bruit de moteur se fit entendre. C’était comme cela que les zombies avaient étés tués. Un énorme camion rouge et
noir. Avec des morceaux de zombies sur le pare buffle qui y était installé.
-Eh ! C’est un Scania ! Joli machine.
-C’est sûr, dit Alexis en secouant la tête navré. C’est sûr. Une très jolie machine.
Sofiane observait la ruelle où ils allaient devoir aller. Il n’y avait rien. Le camion était entrain d’approcher. Tout le
monde se mit sur le coté de la route. Personne ne voulait finir sous les roues de l’énorme véhicule. Car ils auraient étés
tués très rapidement. Ils firent signe au chauffeur pour qu’il s’arrête. Avec un peu de chance. Il aurait une route pour les
amener au centre commercial avec moins de dégâts.
Alors qu’il était à leur niveau. Le camion partit sur le coté. Pas celui du groupe. Celui de Sofiane. Celui-ci ne le vit pas
à temps pour courir dans la ruelle. Quand il se tourna. Le camion était déjà sur lui. Et l’écrasa sur le mur de l’immeuble.
Le faisant rentrer dans le mur et le broyant totalement. Puis la cabine explosa et la remorque partit sur le coté.
Entrainant des corps dans son chemin et bloquant l’accès à la ruelle.
Mickaël failli hurler de colère devant cette situation. Il n’y avait plus d’autres chemins avant trois kilomètres. D’un coté
comme de l’autre. C’était une nouvelle situation encore plus horrible. Le destin continuait à leur jouer des tours.
Maintenant, ils avaient deux morts. Tout le monde était en stress. Ces yeux allaient exploser. Ils n’arrêtaient pas de
regarder de tous les cotés à la recherche d’une solution.
Le groupe d’assaut avait plutôt bien avancé dans la rue. Ils essayèrent de regarder si Sofiane avait put échapper à la
mort. Mais le camion était enfoncé dans l’immeuble. Le soldat était mort. Nelly était furieuse. Alors que Maria tentait
de trouver une solution. D’un coup, un grand nombre de zombies se levèrent un peu partout tout le long de la grande
rue. Le camion avait vraiment merdé en fin de compte. Sur toute la ligne. Ils étaient plus d’une cinquantaine à venir de
la gauche et au moins autant de la droite. La rue en était remplie. Et ils ne les laisseraient pas passer.
-Mickaël ! Hurla Matthieu. Trouve-nous une idée !
-Tire sur tout ce qui bouge ! Cria Mickaël en réponse. Faites exploser des voitures sur le bord de la route.
Tout le monde se mit à tirer sur les zombies. Ils devaient tous s’y mettre pour pouvoir survivre. Rester dans la ruelle ne
les sauverais que temporairement des zombies. Ils finiraient par être déborder. A un moment ou un autre. Ils devraient
faire quelque chose. Avancer. Car reculer n’était plus du tout une option. Pour la sureté du groupe. Et pour honorer ceux
qui étaient mort. Ils devaient trouver un plan rapidement.
Mickaël tirait sur les zombies, essayant de trouver une solution. Ça lui permettait de diminuer sa culpabilité de penser
que trop peut de personnes étaient mortes aussi. Puis, il vit une solution.
-Matthieu ! On ne pourra pas passer. On ouvre la porte.
Matthieu comprit tout de suite de quoi Mickaël était entrain de parler. C’était la porte de l’immeuble près de là où le
camion avait défoncé le mur. Une énorme porte en bois d’un immeuble. Suffisamment solide pour réussir à empêcher
les zombies de rentrer un moment.
Les deux groupes se rejoignirent devant en continuant à faire feu de tout les cotés. Maria utilisait de longues tiges en
métal pour ouvrir la porte sans l’endommager. Cette porte en bois serait leur dernière barrière de protection le temps
qu’ils trouvent un plan pour repartir pour le centre commercial.
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 55 sur 65
Elevator                                                                                             www.reddragoon.com

Le sang volait partout. Les corps tombaient au sol tout autour d’eux. Alexandre tirait sur les réservoirs des voitures avec
le fusil à lunette. Cela soufflait tous les zombies autour et les empêchaient de s’approcher. Tant que ces monstres
restaient loin, ils avaient toutes leurs chances de rester en vie.
Bientôt, ils purent rentrer. Tout le monde se précipita vers la porte pour se mettre en sécurité le plus vite possible. Sauf
Anne-Charlotte qui avait de nouveau les mêmes yeux que lors de sa crise durant la libération du hall du lycée. Elle était
entrain de perdre l’esprit. Et elle commença à tirer de tous les cotés. Essayant de tuer des zombies. A ce moment là, le
conducteur du camion sortit des flammes. Il avait les traces du volant incrusté sur le visage. Il attrapa la gorge de la
jeune femme avec ces dents et lui arracha la trachée violement.
Matthieu couru vers elle en hurlant. Il tua le zombie et attrapa Anne Charlotte en compressant sa gorge pour arrêter le
flux de sang. Il savait que c’était stupide. Totalement inutile. Mais il ne pouvait pas laisser les choses ainsi.
Mickaël s’approcha. Défendant les deux des zombies qui voulaient les manger. Alexis le couvrant depuis la porte.
-Tue là ! Cria Mickaël. Elle va mourir de toute façon !
Matthieu ne pouvait pas le faire. Même si ces yeux lui demandait la libération de toutes ces douleurs passés et
présentes. Mais il ne pouvait pas la tuer. Son cœur se déchirerait.
-Met lui une balle dans la tête ! Hurla Mickaël.
-Je ne peux pas ! Hurla Matthieu en réponse. Je ne peux pas !
Mickaël s’approcha bien décidé à le faire pour lui s’il ne pouvait pas le faire. Mais il était déjà beaucoup trop tard. Elle
était déjà un zombie et mordit Matthieu à l’épaule. Et la il n’hésita plus du tout à lui mettre une balle entre les deux
yeux. Maintenant qu’elle était morte ce n’était plus un souci pour lui. Mais il garda le corps d’Anne-Charlotte contre
lui. Il jeta les sacs de provisions en direction de Mickaël.
-On dirait que finalement, tu survivras plus longtemps que je ne le pensais, dit Matthieu en riant. Finalement je ne
verrais pas le moment où tu arrêteras de te débattre.
Mickaël sortit une grenade de sous sa veste. Et la lui mit dans la main.
-Merci pour tout Matthieu. Je vais continuer à me débattre jusqu’à ce que je meure.
-Dégage crétin, tu auras le temps de jouer les sentimentales en me rejoignant en enfer.
Mickaël prit les sacs et alla à la porte.
Matthieu tira sur plusieurs zombies pour les attirer vers lui. Attirant des zombies dans sa direction. Puis il dégoupilla la
grenade d’une main et souleva son arme de l’autre. La mettant au niveau de sa tempe.
Il n’aurait pas pensé une seule seconde que ce qui regretterait le plus serait de ne pas pouvoir vivre dans une maison,
dans une petite ville tranquille. Avec Anne-Charlotte assise à ces cotés sur un canapé. Discutant tout en regardant des
émissions stupides. Ou cuisinant ensemble.
Rien que cette pensé le fit rire. Finalement, le danger, le sexe sauvage. C’était mieux. Et cette fin avait quelque chose de
romantique. Comme une vieille romance impossible. Et il se tira une balle dans la tête. La grenade glissa de sa main et
roula à ces pieds entre lui et Anne-Charlotte. Les zombies étaient tout proches de lui. A la recherche de viande fraiche.
Mickaël passa la porte. Il ferma derrière lui et s’y appuya pendant qu’Alexis la verrouillait. Maria et Alexandre
arrivaient avec de quoi la fortifier. Et là, il y eut une explosion. La porte trembla sous le souffle. Mickaël frappa
violement le sol. Puis se leva et recommença avec le mur.
-Enerve-toi tant que tu veux, dit Alexis. Une fois en haut. Tu devras retrouver ton calme devant les autres. Compris ?
-On a perdu quatre personnes justes en traversant cinq rues… Bordel !
Mickaël laissa les autres s’occuper du travail pour une fois. Ils savaient tous comment monter une barricade maintenant.
Cette porte ne leur servirait plus a rien vu que la rue ne pouvait plus être utilisé. Il y avait trop de zombie de l’autre coté.
Et alors qu’il arrivait en haut des escaliers. Au premier étage. Leur plan de secoure lui vint à l’esprit. Comme il était
devant l’appartement que le groupe avait choisi, il pensa à le leur faire savoir.
Puis finalement, ce contenta de défoncer la porte d’en face et de nettoyer l’appartement. Dans la cuisine, il trouva deux
zombies. Les deux habitants de l’endroit. Cela ne lui demanda pas beaucoup de temps pour les tuer. Une balle chacun.
Puis, il alla s’assoir sur le canapé et regarda la pluie qui tombait dehors. Maria vint s’assoir près de lui. Et sans dire un
mot. Elle lui prit la tête entre les mains et le tira vers elle.

Anthony se lavait la figure dans l’évier. Il était terrifié. Il avait du sang partout. Sur le visage. Les cheveux. Il avait peur.
Il était en colère. Et aussi terrifié qu’un enfant croyant au croque mitaine. Mais le démon était apparut dans le monde
réel. Jusqu’à présent, l’espoir que tout cela allait s’arranger était toujours possible. Mais ils étaient tous mort. Ils allaient
tous souffrir. L’espoir n’était qu’une plaisanterie pour que les humains souffrent plus. Bientôt, lui aussi mourrait comme
les autres. De façon douloureuse.

Matthieu ne sut plus dut tout où ce mettre quand elle vint prévenir Mickaël et Maria pour le repas. Et trouva la jeune
femme entrain de le chevaucher. Ils étaient tous els deux nus. Tous les deux arborant une expression de plaisir. Elle
ressortit en courant. S’excusant. Et soupira.
-Ils font l’amour ? Demanda Alexandre en souriant.
Le policier et le professeur étaient dans le couloir et avaient de grand sourire.
-Elle le chevauche. Ils mangeront plus tard.
-Je pense aussi, dit le policier. Laissons-les tranquille. La journée a été difficile pour notre chef.
-Je suis sûr qu’elle va nous le remettre sur pied, dit Alexis. Tu sais Mathilde. Je ne me sens pas vraiment en forme.
-Eh-bien ne compte pas dessus !
webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 56 sur 65
Elevator                                                                                             www.reddragoon.com

Plus tard, Alexis rentra dans l’appartement sans frapper. Ils avaient eu deux bonnes heures et la nuit commençait à
tomber. Tout le monde espérait que leur chef aurait une nouvelle idée brillante à leur proposer. Quelque chose qui
pourrait calmer tout le monde en tout cas.
Mickaël et Maria étaient allongés sur le canapé. La jeune femme était toujours sur lui mais dormait. Une couverture
posée sur eux.
-Désolé de te dérangé. Mais nous commençons à nous inquiéter un peu. Tu ne peux pas t’habiller et venir parler à tout
le monde ?
-Je ne suis pas très bon pour les discours.
-Alors dit moi le plan au moins.
-Regarde par la fenêtre Alexis.
Alexis s’approcha et regarda par la fenêtre. De l’autre coté, il y avait le supermarché. Ils n’avaient qu’une double route
à traverser. Sauter par-dessus le grillage. Puis traverser le parking presque totalement vide et ils seraient enfin arriver à
destination. C’était en effet un très bon plan. Et il alla le dire à tout le monde.
-Tu lui as dit de regarder par la fenêtre et il a comprit quoi ? Demanda Maria.
-Le centre commercial est de l’autre coté de la rue, dit Mickaël.
Maria se mit à rire.
-J’imagine que le fait que tu ais profité du fait que je m’inquiète pour toi pour avoir du sexe de consolation devrait être
puni. Tu ne penses pas ?
Mickaël embrassa Maria. Puis il inversa les places.
-On a bien un petit moment avant de devoir repartir.

Pour passer la rue dans la nuit, ils auraient besoin de lumière. Et ils firent le tour de tous les appartements du coté nord
du bâtiment pour allumer toutes les lumières et porter toutes les lampes pour les faire éclairer la rue. Alors ils firent le
tour des appartements et allumèrent. Ils récupèrent toutes les lampes possibles et les mirent aux fenêtres.
L’orage allait les aider. Car en plus de permettre de passer les zombies occupés par autre chose. Ça allait aussi couvrir
leur bruit. De plus, la pluie avait quelque chose de rassurant. Le monde ne c’était pas arrêté malgré tout ce qui arrivait.
Il ne leur fallut que peu de temps pour tout mettre en place. Mickaël et Anthony allèrent chercher l’échelle qui se
trouvait au dernier étage. Normalement elle servait à monter sur le toit. Mais là, ça servirait à descendre dans la rue sans
se faire mal. Ils durent réorganiser les sacs pour ne rien laisser derrière eux.
Mickaël demanda à Alexandre, Maria et Nelly de vérifier les armes de tout le monde. Puis ils purent enfin y aller. La
pluie tombait fort et tout le monde fut très vite trempé. Mais cela n’était pas si important que cela. Ils voulaient tous être
en sécurité. Escalader la grille demanda beaucoup d’effort pour certains. Et surtout, ils furent forcés de veiller à ce
qu’aucun zombie ne s’approche.
Comme l’apparition des zombies avait eu lieu avant neuf heures du matin, le centre commercial était vide de client. Les
voitures sur le parking étaient donc celles d’employés des magasins de la galerie marchande. Ainsi, le nombre de
zombies à affronter serait surement faible.
Ils furent devant les portes assez rapidement. Mickaël s’arrêta inquiet. Les grilles avaient étés ouvertes. Et on avait
laissé l’accès par la porte tournante. C’était une bonne idée. Cela empêcherait les zombies de rentrer. Mais ça signifiait
aussi que quelqu’un de vivant se trouvait dans la galerie commerciale.
-Alexis, Maria et Alexandre. Nous allons vérifier que le lieu et sûr. Vous autres, reposez vous un peu. Nelly, Brice,
Anthony. Je compte sur vous pour protéger tout le monde.
Quand ils furent assez loin du reste du groupe. Il leur expliqua ce qui le dérangeait. Et ils ne firent aucun commentaire.
Même si ils trouvaient surement bizarre que Mickaël soit inquiet par la présence d’humains.
-Dit, tu ne crois pas que ces humains pourraient être dangereux ?
-Non, dit Mickaël. Mais s’il y a des gens, je veux être sûr de ne pas prendre de risques.
-Voila notre chef, dit Alexis. Bientôt, il va nous refaire une allusion à un jeu vidéo et là tout sera redevenu comme
avant.
-Un jeu… Hum… Dans Silent Hill, ce n’est pas vraiment un jeu de zombie. Mais le centre commercial est aussi un
endroit dangereux. Sinon, il y a aussi les films de zombies. Et là, on retrouve toujours des survivants dans un centre
commercial. Mais il y a toujours des soucis.
-Pas mal, dit Alexandre. J’aime beaucoup se genre de références. C’est beaucoup plus amusant que des rapports
officiels. Et en plus, ça t’a maintenue en vie jusque là.
-Quand même, dit Maria. Si un jour on m’avait dit que ce serait un geek qui me donnerait des ordres.
-Vous avez fini de parler de moi ? Demanda Mickaël.
Ils se mirent à rire. Pouvoir rigoler dans la situation signifiait que tout n’allait pas encore trop mal. Si tout était fini, ils
ne rigoleraient pas.
Ils finirent par trouver les personnes encore en vie. Il y avait un gardien de la sécurité. Il tenait un fusil et ne semblait
pas content de voir des gens. Mickaël n’avait pas sortit son arme et avança.
-Vous êtes seul ici ?
-Pourquoi ils me mettent en joue ? Demanda l’homme.
-Je vais vérifier si vous avez été mordu, dit Mickaël. Après cela, ils baisseront leurs armes.
-Je n’ai rien, dit l’homme en râlant. Qu’est ce que vous faites ici ? J’espère que vous n’avez pas attiré les zombies ici.
-Non, dit Mickaël. Nous avons étés prudents. Alors, y’a-t-il d’autres survivants ?
webmaster@reddragoon.com                                                                                    Page 57 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

L’homme se mit à rire et s’éloigna. Mickaël prit son pistolet. L’arma et le mit dans son dos. Les autres purent le voir. Ils
devaient comprendre ce que cela signifiait. Le vigile avait vraiment un comportement étrange. Mais dans les films et les
jeux, des personnes finissaient par perdre l’esprit à cause de l’horreur ou de la solitude. Lui semblait avoir fini par pensé
que le centre commercial était à lui.
Ils rentrèrent dans une petite boutique de meubles. A un endroit, un fauteuil avait été posé sur une estrade. Derrière il y
avait trois femmes. Elles étaient toutes les trois nues. Une femme qui devait avoir la quarantaine, les cheveux blonds.
Une femme à la trentaine avec de longs cheveux bruns. Et une fillette qui ne devait pas avoir plus de dix ans.
Ce sal type était vraiment cinglé. Il se prenait pour un roi.
-Bienvenu dans mon centre commercial.
-Qu’est ce que tu as fait ? Demanda Mickaël.
La colère transperçait le masque de son visage neutre par sa voix. Il ne montrait aucune colère. Pas même aux travers de
ces mains qui restaient dans l’air sans bouger. Mais sa voix était celle d’un homme furieux. Il avait même laissé tomber
la politesse.
-Comment cela ?
-Est-ce qu’il vous a touché ? Demanda Mickaël.
-A qui parle…
-Ta gueule ! Hurla Mickaël en sortant son arme et en tirant près de sa tête. Tu pourras parler quand je te le permettrais.
L’homme ne bougea plus.
-Maria, Alexandre, Alexis. Emmener ces femmes. Donnez-leur des vêtements.
Mickaël s’approcha de l’homme et lui mit le pistolet dans la bouche. Quand tout le monde fut partit. Il prit l’arme du
vigile.
-Maintenant, tu vas répondre à mes questions en faisant un signe de la tête. Si tes réponses ne me plaisent pas. Tu risque
de vivement le regretter. Compris ?
Le vigile fit oui de la tête. Avec le temps, il avait fini par oublier que l’homme était une créature monstrueuse. Mais il
ne l’oublierait plus.

Fin du neuvième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 58 sur 65
Elevator                                                                                             www.reddragoon.com

Jour 10 : La galerie marchande.

Mickaël revint après un moment, il était couvert de sang, mais ne souhaitait pas parler et après avoir prit des sacs. Alla
dans le centre commercial. Tout le monde le suivit dans la galerie marchande. Il s’installa sur un lit en démonstration et
se cacha sous une couette. Il ne voulait parler à personne. Tout le monde s’installa calmement.
-Sors de sous les couettes, dit Maria. Tu dois te changer.
-Laisse-moi, dit Mickaël. Ne fais pas l’enfant.
-Mademoiselle, dit la femme de trente ans. Il…
-Il vous a vengé, dit Maria. Tout le monde en a conscience ici Mickaël. Alors arrête de jouer le martyre.
-Avec une fille comme cela pour le soutenir, il va passer de mauvais moment s’il pense ne rien faire.
Alexis souleva la couette et mit un coup à Mickaël.
-Tu as sauvé des gens Mickaël. Ce n’était pas tout ce que tu voulais ?
Mickaël se leva et regarda la fillette qui se cachait derrière la femme d’une quarantaine d’année. Ils étaient arrivés trop
tard pour la sauver de tout ce que l’autre enfoiré lui avait fait. Si elle sortait de tout cela. Elle garderait les souvenirs de
ce qu’il lui avait fait pour toujours. A ce moment là, elle s’approcha et lui prit la main.
-Merci.
Mickaël posa sa main sur sa tête et lui frotta les cheveux.
-Ça te dit une crème glacé ? On est dans un centre commercial, il doit y en avoir.
Mickaël l’emmena avec lui et ils allèrent prendre une glace. Avant d’aller chercher de quoi se changer. Mathilde les
avait rejoint et prenait soin de la petite qui maintenant refusait de s’éloigner de leur chef.

Dans l’ombre, le scientifique et sa partenaire d’expérimentation c’étaient retrouvés. Ils se disputaient. L’homme était
vraiment furieux. Visiblement, la jeune femme avait volé le virus et le vaccin et refusait de les lui donner.
-Vous n’allez pas continuer ? Vous n’avez pas tué assez de personnes ?
-Avec ou sans je vais continuer. La question est de savoir si vous souhaitez que je reprenne tout du début. Ça ne me
prendra pas tant de temps que ça.
-Vous avez vu dehors ? Vous avez vu tous ces morts ? Le massacre que cela a causé ? Et bientôt, ils vont commencer à
s’effondre. Après deux semaines leurs corps vont commencer à ce désagrégé…
-Ce n’est qu’une étape dans notre travail, dit l’homme. Avec toutes les informations que nous avons réunies. Nos
recherches vont prendre dix ans d’avance.
-500000 milles vies pour dix années de recherches, dit la femme. Et tu trouves cela normal ? Je ne te donnerais pas le
virus. Ni le vaccin. Jamais. Tu n’en ferais rien de bien.
-Nous en reparlerons, tu ne vois pas combien tu es dans l’erreur !
Ils se séparèrent. L’homme se moquait complètement d’elle. Mais il pouvait encore lui faire changer d’avis.

Anthony se réveilla en entendant le bruit que faisaient tous les autres survivants autour de lui. C’était étrange la façon
dont ils essayaient de vivre comme si de rien était et de se lever si tôt le matin. Ils commençaient tous à vraiment le
mettre en colère. On aurait dit qu’ils ne remarquaient pas que la situation était une catastrophe. Lui il voulait juste
dormir pour faire passer le temps jusqu’à ce que la mort vienne les prendre.
Nelly était assise non loin et semblait elle aussi trouver tout ce bruit dérangeant. Il se leva et s’approcha. Il ne savait pas
trop pourquoi. Il avait juste envi de s’approcher d’elle. A ce moment là, il fondit sur lui et colla sa bouche à celle de la
femme.
Nelly vit juste avant que les yeux du camionneur n’étaient plus les même. Il lui dévora la bouche avant qu’elle n’ai put
se défendre. Mais elle put le repousser et ensuite lui tirer dessus. La douleur était terrible. Mais ce n’était pas le pire.
Elle savait que même si ces blessures n’étaient pas mortelles. Le virus la tuerait bientôt. Sans aucun doute avant qu’elle
ne puisse trouver un anti-virus. Alors elle leva son arme et se mit une balle dans la tête.

Mickaël avait vu la scène. Quand il comprit ce qui se passait. Il mit sa main devant les yeux de la petite fille. Il voulait
être sur qu’Aurore ne verrait plus d’horreur. Tant qu’il serait là en tout cas. Veiller à ce qu’une personne au moins
ressorte de cette horreur.
-Non Nelly ! Cria Alexis.
Mais il était déjà trop tard. La jeune femme ne comprenait plus vraiment. Elle ne pouvait pas plus rien sentir que la
douleur de sa blessure et sa peur de devenir un monstre. Alors elle fit feu. Mathilde passa devant lui, alors il lui donna la
fillette. Il aida Alexis à vérifier qu’ils étaient bien mort et à les déplacés. Ils ne voulaient pas plus de soucis.
-Il c’est passé quoi ? Demanda Alexis. Il ne porte aucune trace…
-Il n’était pas bien depuis hier… Il a dut avoir du sang dans la bouche ou les yeux, supposa Alexandre.
-Ça reste une possibilité. Demander à tout le monde s’ils n’auraient rien vu. Et on va faire une quarantaine jusqu’à midi.
Evitez de rester trop proche les un des autres.
Tout le monde accepta. Sauf Aurore. La fillette n’était pas du tout d’accord. Elle refusait totalement de rester loin de lui.
Mais Vanessa ne voulu pas rester loin d’Alexandre de toute façon. Alors ils ne furent pas de quarantaine.

Après avoir regardé les accès pour le toit. Ils durent abandonner l’idée des escaliers. Ils étaient remplis de cadavre. Des
morceaux étaient détruits. Les soldats qui étaient arrivés par là n’avaient pas étés très délicats. Toute la cage d’escalier
webmaster@reddragoon.com                                                                                   Page 59 sur 65
Elevator                                                                                         www.reddragoon.com

menaçait de s’effondrer. Le souci était que l’ascenseur qui montait à l’étage était endommagé lui aussi. Les portes
s’ouvrait et se fermait à une vitesse folle et à cause des chocs. Les deux portes étaient aussi aiguisées que des couteaux
de cuisines. Si seulement le temps d’ouverture des portes avaient étés plus longues ils auraient put passer.
-Quelqu’un s’y connait en réparation d’ascenseur ? Demanda Alexis.
-Non, dit Mickaël. Koil ? Brice ?
-Moi je suis banquier tu sais, dit Brice.
-Et je travaille comme paysagiste, dit Koil.
-On est vraiment inutile, dit Mickaël. Vous savez quoi ? On va se reposer aujourd’hui.
-Encore ? Demanda Alexis. On ne devait pas chercher une façon de sortir d’ici ?
-Je vais y penser, dit Mickaël. Et vous amusez vous un peu.
Mickaël descendit à la cave. Il voulait couper le courant de l’ascenseur. Koil le rejoignit. Il jouait avec un jeton de
poker. Ce n’était pas la première fois qu’il faisait cela. D’ailleurs, le chef avait fini par pensé que c’était un accro aux
jeux. Ça devait être un moyen de se détendre.
-Tu jouais beaucoup ?
-Non pas vraiment, dit Koil. C’est le cadeau d’une amie. J’y tiens plus qu’à ma vie.
-Alors fait attention.
-Tu vas faire quoi ?
-Veiller à ce que personne ne se blesse.
-Notre moyen de transport n’est pas sur le toit ?
-Si, dit Mickaël.
-On pourrait essayer de passer par l’extérieur ?
-Trop risqué, dit Mickaël. Ne t’inquiète pas. Nous allons trouver.
Ils avancèrent dans les sous sols. Le bruit faisait comprendre que des créatures hantaient les lieux. Mickaël sortit son
arme. Il arma son pistolet et soupira.
-Fait attention Koil.
Celui-ci sortit son arme à son tour. Ils avancèrent doucement et finirent par trouver le disjoncteur.
-Pourquoi faut-il toujours que tout soit éloigné ? C’est pareil dans les jeux. Tu dois toujours faire tout le tour d’un
édifice pour trouver l’objet nécessaire. Comme si on s’amusait toujours à mettre la clé d’une porte le plus loin possible
de la porte.
-Dit moi Mickaël. Dans tes jeux, le virus est jamais efficace ? C’est toujours une erreur ?
-Dans la plupart des jeux, le virus est créé pour réveiller les morts. Pour un usage militaire. Ou en essayant de rendre
l’humain immortel ou meilleur. Mais oui. C’est toujours une erreur de vouloir jouer avec la vie. Avec tous les auteurs et
tous les cons qui n’avaient rien d’autres à faire que de penser à tout cela. Je ne comprends pas qu’on essaye encore de
faire des trucs pareils.
-Je vois, dit Koil. Moi, je me dis que c’est surement une bonne chose de vouloir changer les humains. Même si il y a des
morts. Rien n’a été créé sans la mort d’humains.
-On regrette toujours les nouvelles inventions, dit Mickaël. Mais là, c’est quand même horrible.
-J’imagine, dit Koil.
Mickaël éteignît l’ascenseur. Ils pourraient vérifier l’ascenseur ou bricoler quelque chose en tout cas. Il ferait cela
pendant que tout le monde se reposait. Les portes devaient pouvoir rester ouverte pendant que l’ascenseur montait.
-Il y a des rats, dit Koil. Des tonnes et des tonnes de rats.
Mickaël regarda dans la même direction que Koil et soupira. Ils devaient s’occuper de cela aussi. Fermer la porte serait
une solution temporaire. Le reste pourrait attendre. Décidément, ils n’avaient jamais beaucoup de temps pour eux.
-Ça fait peur cet endroit, dit Aurore. Pourquoi on est là ?
-Tu n’étais pas censé rester avec Mathilde toi ? Demanda Koil.
-Je fais ce que je veux, dit Aurore.
-Koil a raison, dit Mickaël. Tu ne devrais pas rester ici. Viens. Nous sortons d’ici.

Alexandre et Alexis avaient trouvés une très bonne idée pour s’amuser. Cela n’avait rien de très intelligent. Mais ce
n’était pas vraiment important du moment qu’ils pouvaient rigoler.
Pour cela, la première chose qu’il fallait, c’était un chariot. Et dans un centre commercial ce n’avait rien de difficile à
trouver. Même si ils durent quand même aller les chercher dehors. Ça n’avait rien de discret, mais comme ils ne
pouvaient pas faire autrement, ils en prirent assez pour ne pas avoir à se balader dehors trop souvent.
Ensuite, ils installèrent un tas de matelas devant et contre un mur pour ne pas se faire trop mal. Le jeu était plutôt
simple. Ils devaient pousser le chariot aussi vite que possible jusqu’à la ligne. Sauter dedans et le premier au bout
gagnait. Mais le chariot avait toutes les chances d’envoyer le conducteur volé une fois qu’il tamponnerait la petite
barrière. Ils avaient prit plusieurs chariots pour quand un des leurs finiraient par s’abimer.
Bientôt, ils furent rejoints par Brice et Maria qui trouvaient cela amusant eux aussi. Aurore voulu essayer elle aussi,
mais Mickaël lui conseilla de ce contenter de regarder et de ne pas faire de bêtises qui pourraient la blesser.
-Alors pourquoi tu ne leurs dit rien ?
-Je ne donne les ordres que quand il y a une situation qui nécessite que j’en donne. Et puis, il est bon que tout le monde
s’amuse. Sinon, ils risquent de ne plus supporter la pression.
-Et nous ont fait quoi ?
webmaster@reddragoon.com                                                                                Page 60 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

-Moi je vais jouer avec l’ascenseur. Et toi ! Tu vas aller voir si Mathilde ou Vanessa ne veulent pas jouer avec toi.
-Je ne veux pas, dit Aurore.
-Je ne peux pas m’occuper de toi maintenant, dit Mickaël. Tu comprends ?
-Pas vraiment, dit Aurore.
-Comment on fait pour négocier avec une enfant de huit ans… Si tu me laisse tranquille un moment, je promets de jouer
à tout ce que tu veux avec toi. Même cette idiotie avec le chariot.
-C’est vrai ? Demanda Aurore. Bien, je vais aller jouer avec Mathilde et Vanessa.
Aurore s’en alla. Mickaël lui alla au rayon bricolage et rempli une caisse à outil avec tout ce qu’il trouva et qui
pourraient lui servir.

-Capitaine ! Dit Aurore. Nous sommes à cour de munition.
-Arf… Nous allons devoir courir. Trouver un nouvel endroit, répondit Maria.
Aurore acquiesça. Elles sourirent et attrapèrent chacune un des derniers ballons qui étaient à leurs pieds avant de les
jeter sur leurs adversaires. Ils utilisaient des marchandises du centre commercial pour se faire des petites barricades et
jouer à une bataille de bombes à eau. Alexandre et Alexis se cachèrent pour ne pas être mouillés par les deux ballons. Et
ils ne virent pas tout de suite que leurs deux adversaires avaient disparus.
Ils avaient fais des équipes. Maria était avec la petite Aurore. C’était pour ce mettre au niveau de tout le monde vu
qu’elle avait le plus d’expérience. Il y avait Alexis et Alexandre. Vanessa et Mathilde avaient accepté de joués elles
aussi. Et Brice lui c’était mit avec Sonia. La nouvelle du groupe qui n’avait que trente ans. Koil et Sabine avaient
clairement refusés de venir.
Brice vit Mathilde et Vanessa qui avançaient doucement en observant bien les rayons. Il était monté au-dessus des
rayons lui pour pouvoir tout observer sans qu’on le voie. Sonia elle était en bas et devait jouer l’appât. Quand les deux
femmes furent justes en dessous de lui. Il leur jeta des ballons pleins d’eau. Elles crièrent à cause du froid de l’eau. Et le
temps de se reprendre. Il avait déjà disparut avec sa partenaire. Alexis et Alexandre visaient Maria et la gamine. Ils
voulaient battre la militaire sur son terrain dans se jeu de guerre. Quand ils trouvèrent Maria, elle était derrière un tas de
paquet de rouleau de papier toilette. Elle jeta une bombe et repartit en courant. Ils la poursuivirent et se mirent derrière
leur barricade.
-C’est un piège, dit Alexis. La morveuse doit être cachée sur le chemin en embuscade.
-Surement.
Ils passèrent leur barricade. Ils entendirent du bruit derrière eux. La fillette sortit de sous les paquets de papier WC et
leur jeta des bombes à eau avant de s’en aller en riant et se moquant d’eux.
-Elle nous a eu, dit Alexandre.
-Quelle sale morveuse !
Alexis se mit à courir après la gamine pour l’arroser. Il voulait se changer.
Mickaël ramassa ces outils. Il avait réussi à bloquer temporairement les portes. Cela n’aurait rien d’une réparation
définitive. Mais c’était mit que rien. Il revenait dans le magasin quand il entendit du bruit. Il sortit son arme. Et se
retrouva à mettre en joue Aurore qui arrivait vers lui en courant. Alors en tournant sur lui, rangea son arme et la prit
dans ces bras en courant.
-On joue à quoi ?
-Alexis et Alexandre veulent m’arroser parce que je viens de les avoir ! Dit Aurore.
-Alors allons plus vite !
Il se mit à courir plus vite. Ils ne pouvaient pas se laisser attraper par le professeur et le policier quand même.

Un peu plus tard, Alexis avait empilé un bon millier de verres. Il avait fait cela dans un coin du magasin pour ne
déranger personne. Brice arriva et regarda le professeur qui empilait délicatement tous les verres. Puis recula pour
observer son propre travail.
-Ça devrait être bon, dit Alexis.
-Ah ? Demanda Brice. Tu vas en faire quoi de ta pyramide ?
Alexis sourit. Il attrapa le chariot avec lequel il avait tout emmené à cet endroit et le poussa violement vers les verres.
Le bruit des verres se brisant et de voir tout les morceaux voler fit rire le professeur.
-Je vois, dit Brice. Ça te dit un petit baseball ?
-Bonne idée, dit Alexis.

-Tu ne connais pas Bill Murray ? Cria Mickaël.
Il n’en revenait pas que Maria ne puisse pas connaitre une telle légende. Aurore ouvrait elle aussi de grands yeux.
Mickaël leur donna tout de suite l’ordre d’aller chercher du popcorn et à boire et de le rejoindre au rayon hi-fi. Il trouva
Alexandre qui l’aida à porter un canapé devant un écran tellement grand qu’ils étaient tous les deux qu’ils ne rentraient
chez personne. Le policier se mit à rire en entendant l’histoire de Mickaël. Puis le laissa.
Quand les filles arrivèrent. Il leur dit de s’assoir et leva une boite de DVD.
-Voici Ghostbusters, un monument du cinéma. Bill Murray y incarne le professeur Peter Venkman.
Elles se mirent à rires alors que lui sérieux mettait le dvd dans le lecteur. Puis il vint s’assoir avec elle. Quand après
plusieurs minutes sur le menu, il ne lança pas le film, elles le regardèrent. Il avait un petit sourire crispé et se leva tout
de suite en jetant la télécommande sur le canapé.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 61 sur 65
Elevator                                                                                          www.reddragoon.com

- Ils n’ont pas mit de pile dans la télécommande, dit il. Je reviens.
Elles le regardèrent partir en courant. Maria se leva et alluma le film depuis le lecteur avant de revenir s’assoir.
-Ces hommes, aucun sens pratique, dit Maria en prenant des popcorns.
Après le film, Mickaël attendit les réactions, elles avaient bien rigolés.
-Alors mettons la suite ! Ghostbusters deux !
-Cool !
Aurore était si ravie que Maria sourit aussi. La femme trouvait la situation bizarre. En fait, c’était surtout que tout cela
paraissait si normal alors qu’aucun d’eux ne savait si ils allaient survivre que cela rendait les choses si bizarres. Elle
avait toujours pensé que l’armée était sa famille mais en fait non, c’était une famille comme cela dont elle rêvait.
-Toi et Mickaël allé vous marier ?
-Pourquoi ? Demanda Maria alors que Mickaël s’étouffait avec sa boisson. Regarde-le, tu viens de lui faire la peur de sa
vie. Je suis si horrible que cela que tu ne te marierais pas avec moi ? Tu sais que dans beaucoup de culture, ce que nous
avons déjà fait s’apparente à un mariage !
-Ce n’est pas cela…
-Comme cela vous pourriez prendre soin de moi, dit Maria. Quand nous serons partit d’ici…
-Je m’occuperais de toi, dit Mickaël. Je te le promets. Allé regarde le film.
Aurore regarda l’écran. Maria elle continua à fixer son amant. Il lui prit la main et sourit.

Mathilde avait préparé une petite table pour que tout le monde mange ensemble. Alexis l’aidait à tout installer.
-Et après, quand nous serons enfin sortit de tout cela ?
-Nous pourrions avoir un vrai rendez-vous ? Proposa Alexis. Puis sortir ensemble. Je vais devoir trouver un nouveau
poste. Dommage, j’aimais bien se lycée…
-Moi aussi, dit Mathilde. Tu crois qu’on reverra tout le monde ?
-On est tous devenus amis, dit Alexis. Je suis sûr qu’on restera non loin les uns des autres.
-Bien, dit Mathilde rassurée. Ce serait triste.
-Ce sera notre dernier repas ici, dit Alexis. Demain, nous partons. Loin de tout cela.
Mathilde se serra dans ses bras. C’était vraiment agréable de se dire que bientôt, tout cela serait fini pour de bon.

Au travers du plafond vitré, on voyait les étoiles dans le ciel, l’éclairage était minimum dans cet endroit à ce moment
précis. Mais les deux ombres qui parlaient n’avaient pas besoin de lumière.
-Je n’ai pas changé d’avis, dit la scientifique. Il est hors de question que je vous donne quoique ce soit.
-Nous n’avons plus le temps, la journée est bientôt finie, nous allons partir d’ici.
-Et je refuse de …
Le scientifique menaça la femme d’une arme.
-J’ai été gentil, maintenant tu vas me dire où tu as mit le virus et le vaccin. Sinon je te tue. Tu veux finir comme tout ces
gens.
Elle vit bien qu’il ne plaisantait pas. Et personne ne pouvait la protéger. Elle lui montra où elle avait caché la petite
valise de protection contenant les deux produits. Il avait le sourire d’un dément.
-Merci.
L’homme fit feu sur elle sans se soucier des balles. Mettant plusieurs balles dans la tête pour être sûr qu’elle ne ce
relèverait pas. Et là, un homme apparut non loin, tenant une arme.
-Un zombie, dit le scientifique. Elle a failli me mordre.
-Il y en a peut être d’autres, répondit l’homme.
-Non, mais des morts oui.
Le scientifique tira une balle dans l’arrière de la tête de l’homme. Maintenant, il devait se cacher jusqu’au bon moment.
Il ramassa le fusil à pompe de l’homme et sans alla en courant.

Fin du dixième jour.




webmaster@reddragoon.com                                                                                 Page 62 sur 65
Elevator                                                                                           www.reddragoon.com

Jour 11 : Dernier jour…

Mickaël et Alexandre arrivèrent en premier sur le lieu du bruit. Le corps de Sabine était là, criblé de balle. Et l’arrière
du crâne de Brice avait été percé d’une balle. Leur sang coulait doucement sur le sol. Ils se regardèrent. Le centre
commercial avait pourtant été fouillé à leur arrivée. Personne n’aurait dut s’y trouver. Et les zombies ne tiraient pas des
balles. Encore moins de façon rageuse comme pour la jeune femme. C’était leur tueur. Le chef prit la radio.
-Maria, Alexis. Veiller sur le groupe. Nous avons un…
Mickaël eu un flash. C’était si limpide. Comment il avait fait pour rater tous les indices. Depuis le début, il aurait dut le
voir. Ça ne pouvait être qu’une personne. Il n’y avait qu’une personne qui avait montré tous les trais du scientifique fou.
Et un seul qui possédait un objet sur lequel pouvait se trouver les données volés.
-Maria. Koil est ton scientifique. Les données se trouvent sur le jeton de poker. C’est une clé USB.
-Les clés de stockage informatique… Bien-sur.
La radio grésillait même si ils n’étaient pas loin. Décidément, on ne vendait vraiment plus rien d’efficace dans les
supermarchés.
-Il a tué Emilie. Et vient de tuer Sabine et Brice. Mais il doit encore tuer une personne pour être sûr de pouvoir prendre
l’hélicoptère.
-Comment cela ? Demanda Alexandre.
Mickaël avait oublié que personne ne savait au sujet de cela.
-Il n’y a que sept places dans l’hélicoptère, dit Mickaël. Ceux qui n’auraient pas put monter seraient resté ici jusqu’à ce
que les zombies meurent d’eux même. Dans trois ou quatre jours.
-Pourquoi tu nous a caché tout cela ? Demanda Alexandre.
-Justement pour éviter des situations comme celles que Koil vient de… Non… Il n’est pas… Ce n’est pas pour libérer
de la place qu’il a tué Sabine.
Mickaël en était maintenant sûr, la femme avait passé toute la journée à éviter le plus possible Koil. Ils se connaissaient.
Elle était la femme que Maria recherchait. L’assistance du laboratoire du scientifique qui avait disparut au début de la
contamination. Le destin était de plus en plus amusant. Il avait réunis des survivants. Et dedans, il y avait les deux
responsables de cette situation. Le virus, le vaccin. Le seul soldat qui pouvait piloter l’hélicoptère. Et lui.
Alexandre lui mit une claque derrière la tête pour le réveiller. Visiblement le policier commençait à être à cour de
patience envers leurs chefs. Mickaël ne pouvait pas lui en vouloir pour cela. Ça aurait été plutôt injuste. Il avait après
tout agis comme un salop en ne leur disant rien. Mais il mit Alexandre en joue.
-Je ne peux pas me permettre de te laisser perdre ton calme, dit Mickaël. Alors si tu ne peux pas te calmer, tu vas devoir
me donner tes armes. On ce comprend ?
-Oui, dit Alexandre. Mais je ne compte rien te donner.
Alexandre avait pointé Mickaël. Il était sérieux au sujet de leur survit. Et ils restèrent comme cela un moment. Jusqu’à
ce que tout le groupe arrive.
-Qu’est-ce que vous faites ? Demanda Alexis.
-Ça va être la guerre, dit Mickaël tout bas. Tu le sais aussi bien que moi. Qui devraient-ont laissé derrière à ton avis ?
Tu peux choisir toi ?
Alexandre regarda Mickaël. C’était vraiment énervant. Ce gamin était surement intelligent. Mais sa façon de faire
n’était pas la bonne. Ils baissèrent leurs armes.
-Nous partons, dit Mickaël. Maintenant. Nous ne pouvons plus attendre. Nous allons prendre l’ascenseur. Tout de suite.
Les autres ne comprenaient pas ce qui se passait. Mais ils avaient tous hâte de partir. Tout le monde alla prendre son sac
de voyage. Ils prirent leurs armes et montèrent dans l’ascenseur.
Cela demanda plusieurs minutes à cause du poids mais ils montèrent à destination. Quand ils entendirent les zombies,
tout le monde arma leurs armes. Puis ils attendirent. Comme il fallait s’y attendre tout une partie des troupes d’assaut
était morte. Cela expliquait les dégâts dans toute la partie administrative de l’endroit. Ça devait être le seul endroit où il
y avait eu des gens. Et donc des monstres dans le centre commercial.
Ils firent feu, mais ne s’attardèrent pas sur les zombies. Ils coururent aux escaliers et montèrent sur le toit pour
l’hélicoptère. Quand ils ouvrirent les portes du toit, les zombies de l’équipe d’assaut étaient là aussi. Mickaël en tua un à
bout portant. Et cria à tout le monde de courir vers leur moyen de transport. S’occupa de tous les monstres puis
s’approcha doucement des autres membres du groupe.
-Donne-moi le fusil à lunette Alexis s’il te plait, dit Mickaël.
-Qu’est ce que tu fais ? Demanda Alexandre.
-Je viens d’avaler une giclé de sang, dit Mickaël. Je ne peux pas vous suivre.
Il faisait sombre. Mais Alexandre ne fut pas dupe. Pas plus que Maria. Mickaël prit le fusil et recula.
-Nous ne pouvons pas prendre le risque d’emmener quelqu’un de contaminer, dit Mickaël. Mathilde, prend soin
d’Aurore. Merci pour votre aide.
-Mickaël, dit Alexandre. Qu’est ce que tu vas faire ?
-J’ai très envi d’attraper Koil. Il n’a pas payé pour ce qu’il a fait.
-Tu ne viens pas ? Demanda Aurore. Alors je ne pars pas moi non plus.
Mickaël ne put pas l’empêcher de s’accrocher à ses jambes. Mais il utilisa la crosse du fusil pour lui taper derrière la
tête. Aussi doucement que possible même si c’était pour l’assommer. Alexandre la souleva.
-Je ne suis pas d’accord, souffla Alexandre. Tu ne vas pas encore jouer le héro.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 63 sur 65
Elevator                                                                                            www.reddragoon.com

-Tu l’as dit toi-même, dit Mickaël. J’ai passé mon temps à vous mentir. J’ai tué se type. J’ai tué des zombies. J’ai été
content de me débarrassé de tant de monde sur le chemin vers le centre commercial. Je suis un con. Puis, j’ai peut être
passé mon temps à vouloir me sauver. Mais j’aime bien cette histoire de zombie. Je vais continuer à jouer. J’ai encore
pleins d’arme en bas après tout.
Alexandre monta dans l’hélicoptère. Mickaël s’en alla sans regarder derrière lui. Il ne voulait pas regretter de rester en
arrière. Celui qui allait regretter serait Koil d’avoir osé lui mentir. Il ne descendit pas. Trouver le scientifique était le
plus important. Alors après avoir tué tous les zombies du couloir, alla à la salle de surveillance.
A partir des caméras de surveillance. Trouver un homme dans cet endroit ne devrait pas être un souci. Il y en avait de
partout dans le centre commercial. Dans tous les coins. Pour attraper les voleurs. Mais rien ne bougeait. A part quelques
zombies dans l’entrepôt où se trouvaient les réserves. Koil était donc ailleurs. Le seul endroit sans caméra. Les cabines
d’essayage. D’ailleurs, c’était plutôt étonnant. Il avait toujours pensé que les mecs travaillant à la surveillance
trouvaient un moyen d’en planquer une où deux.
-Houlà, je dois vraiment être contaminé pour ne plus penser à mon objectif.
Il se leva, arma le fusil à lunette, vérifia ses deux pistolets. Puis soupira.
-J’aurais vraiment dut réfléchir un peu plus avant de décider de rester en arrière. Je suis vraiment un crétin.
Mickaël se remonta le moral en se disant que Koil allait payer. Et regretter de ne pas avoir gardé son identité secrète
jusqu’à la fin. C’était vraiment crétin de sa part. A moins qu’il ne pense pouvoir quitter l’endroit quand les zombies
seraient tous morts. Cela serait fort possible. L’armée ferait tout pour l’avoir en vie. Alors il devait mourir.
Mickaël prit l’ascenseur et descendit au rez-de-chaussée. Il alla prendre quelques balles dans leurs réserves d’armes et
vit un rayon avec des gilets de sauvetage. Avec un peu de chance, cela ferait le même effet qu’un gilet pare balle. Il tira
dessus. La balle en traversa plusieurs avant de s’arrêter. Et il ne se voyait pas porter autant de gilet sur lui.
Après cela, il passa devant l’accueil. Une idée lui vint à l’esprit. Alors il sauta derrière et prit le micro.
-Eh Koil ! Tu as perdu ! Ils sont partis en hélicoptère. Il ne reste plus que toi et moi !
Mickaël se mit à chanter au micro. Il c’était assit sur le comptoir de l’accueil. Attendant que le scientifique en ai marre
et vienne le voir. Cela mit moins de temps qu’il ne l’aurait pensé.
-Je pensais que tu serais trop furieux pour parler, dit Koil en approchant.
-Tu es ma seule chance de sortir d’ici, dit Mickaël. Et puis, il ne reste que nous deux. On a des bières. Et plusieurs jours
à passer. Alors profitons-en.
-Tu me rassure, dit Koil. Tes armes ?
Mickaël lui montra le petit tas un peu plus loin. Koil sourit, il posa le fusil et vint prendre une des bières. Ils ne
discutèrent pas vraiment. Ils se contentèrent de boire jusqu’à ce qu’ils ne soient plus en état de réfléchir.
Koil se réveilla, il était attaché avec des chaines. Très sérés. Si ça tête ne lui faisait pas mal, il aurait très certainement
hurlé de douleur à cause de cela. En plus, Mickaël avait bien ajouté une bonne dizaine de cadenas. Le scientifique hurla
de rage en voyant qu’il était sur le sol du centre commercial.
-Arrête de gueuler, dit Mickaël. J’ai mal à la tête. Si tu hurle encore. Je te mettrais des coups.
-Qu’est ce que tu vas faire ?
-Comme j’ai déjà récupérer ta clé USB et la petite valise. Je pense que je vais maintenant m’amuser avec toi.
-J’étais sûr que je n’aurais pas dut les laisser dans le sous-sol, dit Koil.
-Merci, dit Mickaël.
Mickaël le traina dans le supermarché en le tenant par le col de sa chemise. Il ne comptait pas le ménager. De toute
façon, Koil ne resterait pas en vie plus longtemps que nécessaire. En arrivant devant la porte des caves. Il le balança
dessus. Bien sûr cela ne l’ouvrit pas, mais ça le détendit un peu. Une fois la porte ouverte, il jeta le scientifique dans les
escaliers. Celui-ci tourna plusieurs fois sur lui même avant de s’écraser parterre. Les coups reçus alors qu’il frappait les
marches, la rambarde et le mur furent suffisant pour lui faire comprendre que sa vie était en danger.
Mickaël trouva rapidement ce qu’il cherchait, puis une idée pour s’occuper du responsable de tout cela lui vint à
l’esprit. C’était plutôt simple. Il le tira dans les souterrains en direction du faussé où les rats c’étaient réunis. Koil
regarda le jeune homme.
-Une dernière chose à dire ? Demanda Mickaël.
-Tu es entrain de tuer la plus grande découverte des dernières centaines d’année, dit Koil. Ça sauvera l’humanité.
-Ou la détruira, dit Mickaël.
-Je te donnerais beaucoup d’argent Mickaël. Tu n’auras plus jamais de soucis. Tu pourras passer ton temps devant tes
jeux vidéo.
Mickaël la balança dans la fausse sans attendre. Il entendit le scientifique hurler à plein poumon alors que les rats se
jetaient sur lui. Le jeune homme attendit que les zombies aient totalement dévorés Koil avant de partir. Il voulait
commencer à s’installer sur le toit. Pouvoir faire signe aux secours quand ils arriveraient. Et se débarrasser du virus.
Il remonta et alla à l’ascenseur. C’est à ce moment là que les réparations temporaires qu’il avait effectué cédèrent. Alors
qu’il allait rentrer dans l’ascenseur la tête déjà passé par les portes. Les portes acérées comme des couteaux se
refermèrent violement sur lui.
Le destin avait vraiment un drôle de sens de l’humour…

L’hélicoptère était entrain de s’éloigner de la ville. Les survivants regardaient tous le ciel. Ils avaient réussis à survivre
jusqu’à maintenant. Ils avaient passés tous les sales coups du destin. Ils avaient étés chassés par des zombies. Ils avaient
survécus aux rats. A la tristesse. La déprime. Ils étaient allés plus loin que quiconque.
webmaster@reddragoon.com                                                                                  Page 64 sur 65
Elevator                                                                                        www.reddragoon.com

Mathilde ne se demandait plus que ce qu’elle ferait après. Surement reprendre ces études. Elle ne pouvait pas s’arrêter
avant d’avoir finis sa licence. Alexis lui espérait juste pouvoir retrouver un poste tranquille où on ne l’ennuierait pas.
Alexandre se demandait si il pourrait rentrer dans l’armée après cela. Il serait certainement mieux payer que dans la
police. Et Vanessa voulait juste pouvoir vivre tranquillement et oublier tout ce qu’elle avait vécu dans cet enfer. Sonia
ne voulait qu’une chose, pouvoir enfin aller se laver dans de l’eau bien chaude. Aurore était toujours inconsciente. Et
Maria pensait que maintenant que Mickaël était resté derrière. C’était à elle de s’occuper de la fillette.
Et alors que l’hélicoptère s’en allait rejoindre le soleil levant. Un missile passa au dessus de la ville. L’armée avait
décidé de mettre fin à cet horreur pour camoufler toutes les preuves.

Fin du onzième jour et de l’histoire.

Next Story Coming Soon…




webmaster@reddragoon.com                                                                              Page 65 sur 65

				
DOCUMENT INFO
Shared By:
Categories:
Tags:
Stats:
views:8
posted:8/22/2011
language:French
pages:65