Strategie Marketing Bouyges - DOC

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					                      Demande de label CARNOT



                      Consortium pour l’innovation
                                     dans
                La Ville, les Infrastructures de Transports,
               les Réseaux, l’Environnement et les Services


                                  VITRES

                         http://or.lcpc.fr/vitres/

         Consortium créé par Convention entre les institutions fondatrices


                     Université de Marne la Vallée
                 École nationale des Ponts et chaussées
               Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
    École Supérieure d’Ingénieurs en Électronique et Électrotechnique


                                                Responsable du dossier de candidature

                                                                M. Philippe TOUZÉ,
                                               Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
                                            58 Boulevard Lefèbvre, 75 732 Paris cedex 15
Le 20 décembre 2006                                           philippe.touze@lcpc.fr



                                                                                        1 / 24
                               Dossier de candidature du Consortium pour l’innovation dans

           La Ville, les Infrastructures de Transport, les Réseaux, l’Environnement et les Services


                                                          - Consortium VITRES -



                                                                    SOMMAIRE




Résumé de la demande de label Carnot .................................................................................................... 3
Introduction ................................................................................................................................................. 5
      3.1 Description de la structure candidate........................................................................................... 5
      3.2 Stratégie et objectifs Carnot à 4 ans ............................................................................................. 7
      3.3 Gouvernance ................................................................................................................................... 8
      3.4 Positionnement concurrentiel des activités de recherche conduites ........................................ 10
      3.5 Revenus tirés des activités de recherche partenariale et de valorisation de la recherche ..... 12
      3.6 Qualité de la gestion de la recherche partenariale .................................................................... 13
      3.7 Aptitude au « ressourcement » scientifique et technologique .................................................. 15
      3.8 Existence d’une culture et d’une pratique de la propriété industrielle ................................... 16
SIGLES....................................................................................................................................................... 17
Annexe 1 : Les unités de recherche du Consortium VITRES. .............................................................. 18
Annexe 2 : Les trois groupes de compétences du Consortium VITRES .............................................. 19
Annexe 3 : Les compétences des unités de recherche du Consortium VITRES .................................. 21
Annexe 4 : Recettes 2005 de VITRES sur projets de recherche partenariale ..................................... 22
Annexe 5 : Recettes 2006 de VITRES sur projets de recherche partenariale ..................................... 23
Annexe 6 : La liste détaillée des ressources en 2005 ............................................................................... 24
Annexe 7 : La liste détaillée des ressources en 2006…………………………………………………... 24
Annexe 8 : La Convention constitutive du Consortium VITRES……………………………………. 24




                                                                                                                                                           2 / 24
                                       - Consortium VITRES -
                                Résumé de la demande de label Carnot

Domaine d’activité
  Innovation dans la Ville, les Infrastructures de Transport, les Réseaux, l’Environnement et les Services

Partenaires (ci-après dénommées « institutions fondatrices »)
  Université de Marne la Vallée (UMLV),
  École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC)
  Laboratoire Central des Ponts et Chaussées (LCPC)
  École supérieure d’Ingénieurs en Électronique et Électrotechnique (ESIEE)

Données de base
  Consortium créé par convention du 16 juin 2006
  26 laboratoires ou unités de recherche
  307 chercheurs et ingénieurs permanents (ETP)
  379 doctorants et chercheurs contractuels à durée déterminée (ETP)
  124 H.D.R.
  Budget recherche 2006 :                              39.963 k€
  Recherche contractuelle 2006 :                        7.865 k€
  Recherche contractuelle éligible 2006 :               6.493 k€
  Taux contrats éligibles/Dépenses recherche :           16,2%

Des objectifs précis au service d’une stratégie ambitieuse.
       L’enjeu est de créer, à partir des besoins des entreprises et des maîtres d’ouvrages du domaine
d’activité de VITRES et d’une situation très favorable en recherche amont, des liens structurels capables
d’apporter aux entreprises et au tissu économique un avantage concurrentiel décisif dans la compétition
mondiale.

      L’organisation structurelle permet de coordonner les activités du consortium et, en organisant les
partenariats avec les entreprises, d’optimiser leur contribution à la résolution de grands problèmes du
développement durable liés à la ville et la mobilité, enjeux et marchés de long terme.

     Pour répondre à ces enjeux, les institutions fondatrices ont fixé des objectifs clairs dans la
convention constitutive :
   Créer une offre mutualisée de recherche, de développement et d’expertise de dimension
     internationale à destination des entreprises industrielles et de service,
   Accompagner le volontarisme des équipes qui s’engagent dans des actions de recherche en
     partenariat avec des entreprises dans la perspective de valoriser leurs résultats, de dégager de
     nouvelles pistes de recherche et de contribuer à la réalisation de produits et de services innovants,
   Partager de bonnes pratiques de contractualisation, de valorisation et d’assurance qualité.

Un pôle de premier rang européen, au service des entreprises.
      VITRES est un centre de référence de dimension européenne et mondiale pour les recherches dans
les domaines du génie civil, de l’urbanisme, de l’aménagement urbain et de l’aménagement territorial. Ces
domaines sont abordés suivant la thématique du "Vivre ensemble" avec une palette de méthodes allant de la
modélisation au terrain en passant par l'expérimentation en laboratoire.

      L’association des institutions fondatrices permet de mettre au service des entreprises industrielles et
de services du secteur un potentiel de plus de 300 chercheurs et ingénieurs et près de 400 doctorants. BTP,
entreprises de services aux collectivités et à l’industrie, opérateurs de transports, industriels et opérateurs du
secteur de l’énergie et de l’environnement, opérateurs des télécommunications et sociétés d’ingénierie
bénéficient aujourd’hui de ce potentiel de recherche et d’expertise.



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Un label qui vient conforter une dynamique de coopération.
       Les institutions fondatrices sont à l’origine du pôle de compétitivité « Ville et mobilité durables »
(Ile de France). Le laboratoire central des ponts et chaussées est par ailleurs un des acteurs principaux du
« Pôle Génie Civil Ouest » (Pays de la Loire). VITRES apporte une contribution majeure à ces deux pôles
de compétitivité. Il est le porteur naturel des synergies entre ces pôles, en s’appuyant notamment sur
l’expérience acquise au cours des dernières années dans la coopération inter établissements
(Polytechnicum, réseau scientifique et technique du ministère chargé de l’équipement et des transports…).

       En parallèle, les institutions fondatrices convergent autour d’une intégration plus ambitieuse pour
formant, dans le cadre de la Loi de programme pour la recherche, un établissement public de coopération
scientifique. Un tel établissement vise dans le domaine de la recherche à définir une stratégie commune en
matière de recherche et de valorisation de la recherche et de faire référence à une appellation unifiée, celle
d’université Paris Est, dans ses publications. Il est de nature à fortifier la dimension professionnelle de la
formation par la recherche. Comme VITRES a anticipé le mouvement, l’aboutissement de la procédure
engagée ne pourrait que confirmer sa fonction de service pour la recherche partenariale dans son domaine
de compétence.

Des points forts qui permettront à l'ensemble de progresser rapidement.
      Dès l’origine, les institutions fondatrices ont convenu de s’appuyer sur les acquis divers de chacun.
La diffusion des pratiques et savoir-faire en matière de recherche contractuelle et de développement de
nouvelles compétences doit permettre une progression rapide de l’ensemble des partenaires. Au nombre des
acquis, on peut citer :
       - la valorisation et la culture de la propriété intellectuelle et/ou industrielle (brevets, licences…) ;
       - les activités de certification et de normalisation ;
       - les démarches d’assurance qualité ;
       - l’excellence académique permettant un ressourcement rapide ;
       - les liens avec les formations permettant une autre forme de diffusion.

Une gouvernance claire et lisible mutualisant la politique de recherche partenariale des
établissements.

       Définie dans le cadre de la convention, la gouvernance de VITRES relève d’un directoire de cinq
membres regroupant notamment les représentants des institutions fondatrices, d’un directeur
(Philippe Touzé – LCPC) et d’un bureau (directeur assisté des responsables de la recherche partenariale des
trois autres établissements). Elle est complétée par un comité d’orientation stratégique et des instruments
d’analyse des performances.

       La crédibilité du consortium implique un mode d’élaboration unifié des orientations stratégiques et
des modalités partagées de contractualisation avec les partenaires économiques. Cette cohésion repose sur
un équilibre entre les délégations de responsabilités conférées au directeur et sur le contrôle et l’appui
collectifs de ce dernier par le directoire.

      Le Directeur apporte un service aux équipes du Consortium et c’est la qualité du service rendu
auprès de ces équipes qui constitue le garant de l’autorité qui lui est déléguée pour engager la qualité
des prestations du Consortium vis-à-vis des entreprises.

      Le directeur exerce des responsabilités dans les domaines de :
      - la garantie du professionnalisme du consortium dans le champ de la recherche partenariale
          auprès des entreprises,
      - la transmission des informations relatives au volume des recherches partenariales et à la
          répartition des abondements,
      - le repérage des nouvelles opportunités et la diffusion des offres de recherche partenariale,
      - l’élaboration de stratégies pour accroître le volume et l’efficience des recherches partenariales à
          moyen terme.



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                                   - Consortium VITRES -
Consortium pour l’innovation dans la Ville, les Infrastructures de Transports,
               les Réseaux, l’Environnement et les Services
                                           Introduction
   Le positionnement singulier de VITRES au sein de la Cité Descartes de Marne-la-Vallée

Les acteurs constitués en Groupement d’Intérêt Public « Polytechnicum de Marne la Vallée »
ont creusé un sillon très original qui se traduit aujourd’hui dans une offre massive de parcours
de formation professionnelle et dans une recherche structurée en thèmes pluridisciplinaires à
finalité économique ou sociale. C’est en suivant le fil rouge de la genèse, puis de la
progression de cet ensemble, qu’on situe le mieux le positionnement de VITRES et la portée
du label Carnot sollicité dans le présent dossier.

Ce fil rouge sert de guide et de transition entre les premières initiatives conjointes aux
institutions en place dans le champ de la formation et de la recherche, notamment les écoles
doctorales ou les premiers laboratoires communs (notamment le LATTS, l’institut Navier ou
le LVMT), qui ont servi de terrain d’expérimentation préliminaire aux regroupements
beaucoup plus ambitieux d’institutions de recherche et d’enseignement supérieur sur le point
d’aboutir aujourd’hui. Il s’agit désormais d’édifier, avec la perspective de rassembler sur le
site près de deux mille chercheurs et ingénieurs, le premier centre mondial public par sa taille
d’études et de R&D dans le domaine de la ville, des infrastructures de transports, des réseaux,
de l’environnement et des services. Telle est bien l’ambition de l’initiative du ministère
chargé de l’équipement et des transports visant à rassembler à Marne-la-Vallée la quasi-
totalité de ses composantes franciliennes d’études et de R&D, ambition coordonnée avec la
création d’un établissement public de coopération scientifique (EPCS) « Université de Paris
Est ». Dans cet itinéraire, le Consortium VITRES, créé par convention entre quatre entités
fondatrices (LCPC, ENPC, UMLV, ESIEE), a joué un rôle de révélateur des convergences et
de la volonté partagée de se présenter de manière unifiée devant l’ensemble de ses partenaires
publics et privés. À partir de là, il est aisé de profiler l’effet d’entraînement probable de
l’obtention d’un label Carnot.


                        3.1 Description de la structure candidate
3.1.1. Un consortium créé par convention entre les quatre institutions fondatrices

Les établissements publics ci-après désignés sous le vocable « institutions signataires »,
     l’Université de Marne la Vallée (UMLV) représentée par son Président,
     l’École nationale des ponts et chaussées (ENPC), représentée par son Directeur,
     le Laboratoire central des ponts et chaussées (LCPC), représenté par son Directeur
        général,
     l’École supérieure d’ingénieurs en électronique et électrotechnique (ESIEE)
        représentée par son Directeur général,
ont créé en leur sein, le 16 juin 2006, le Consortium VITRES pour l’innovation dans la Ville,
les Infrastructures de Transports, les Réseaux, l’Environnement et les Services, candidat au
label Carnot. La liste des unités de recherche figure en Annexe 1, avec la mention de leur
implantation géographique. Cette liste est susceptible de mises à jour ultérieures pour tenir
compte des évolutions du périmètre des équipes et d’inflexions durables de leur engagement
en recherche partenariale.


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VITRES est donc un Consortium constitué par voie conventionnelle entre les quatre institutions qui
s’impliquent directement et solidairement dans sa gouvernance conformément à l’article 1 de la
Convention figurant en Annexe 8. Ces unités forment, à ce jour, un ensemble de 307 ingénieurs ou
chercheurs permanents (en ETP), dont 124 HDR, et de 379 doctorants et chercheurs contractuels à
durée déterminée (toujours en ETP). Les unités du consortium participent activement à deux pôles
de compétitivité, « Ville et Mobilité Durables » en Ile de France (4/5 des effectifs) et « Pôle Génie
Civil Ouest » en Pays de la Loire (1/5 des effectifs).

3.1.2. Un champ d’intervention original

VITRES est un centre de référence de dimension européenne et mondiale pour les recherches dans
les domaines du génie civil, de l’urbanisme, de l’aménagement urbain, de ses réseaux et de
l’aménagement territorial. Il intervient dans les domaines de la ville dans sa complexité
géographique, économique, sociale, juridique et organisationnelle, notamment en matière de
communications ainsi que de déplacements des personnes et des biens. Il intervient aussi dans celui
des infrastructures et de leurs usages, notamment des infrastructures de transport, de la
géotechnique, des ouvrages d’art, du génie urbain, des réseaux de distribution d’énergie et de
fluides, ainsi que de leurs impacts sur l’environnement. Dans chacun des domaines visés, les unités
de recherche du Consortium occupent une position centrale entre recherche « académique » et
besoins « opérationnels », tant par l’implication dans les réalisations, ouvrages et produits ou dans
l’expertise que l’identification et l’analyse de nouveaux services.

- Fondé sur trois groupes de compétences imbriquées autour de l’objectif du « Vivre ensemble en
  milieu urbanisé », les recherches conduites dans le Consortium VITRES associent réflexions
  théoriques, modélisations, expérimentations de laboratoire et mesures de terrains. Les
  productions sont constituées de connaissances nouvelles ou compétences qu’il est commode de
  répartir en trois groupes explicités en détail en Annexe 2. Les deux premiers sont spécifiques du
  Consortium : il s’agit des technologies du « vivre ensemble, durablement et en sécurité » d’une
  part, des services du « vivre ensemble, en harmonie et de plus en plus nombreux » d’autre part.
  Un troisième groupe est porteur de compétences transversales, moins spécifiques certes, mais
  souvent indispensables pour élaborer des produits ou des services réellement innovants ; elles
  sont rassemblées dans le titre générique de « sciences et technologies au service du vivre
  ensemble ». L’annexe 3 est consacrée à une présentation croisée des compétences et des unités
  de recherche et à une estimation du potentiel du Consortium.

- Une production scientifique répondant aux attentes de la diversité des acteurs de ses domaines
  d’intérêt, une part importante de la production scientifique porte sur des méthodologies de
  conception, de mesure ou d’évaluation, comportant des logiciels, des matériels de démonstration
  ou de contrôle et des bases de données ou d’enquêtes de terrain, avec le souci de leur
  appropriation par des publics « ingénieurs » ou « administrateurs ». Les institutions fondatrices,
  le l’UMLV, l’ENPC, LCPC et l’ESIEE, s’impliquent également dans l’expertise, qui est une
  composante nécessaire de leur activité pour assurer la pertinence des priorités de recherche et de
  la production des unités retenues comme composantes de VITRES.

De fait, les travaux de VITRES bénéficient à l’ensemble des acteurs de ses domaines d’intérêt,
maîtres d’ouvrages, maîtres d’œuvre ou gestionnaires d’infrastructures, sociétés d’ingénierie,
entreprises de construction, producteurs de matériaux ou d’équipements, de transport, de
distribution d’énergie ou de fluides et d’industries associées. Les attentes sur la qualité des travaux
du consortium sont d’autant plus fortes qu’ils concernent des objets ayant une longue durée de vie,
un caractère souvent public et dédiés à des services collectifs impliquant une exigence forte de
sécurité. Il résulte de ce qui précède une longue tradition de recherche partenariale et contractuelle,
tant avec des institutions publiques françaises et européennes qu’avec des entreprises.


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                         3.2 Stratégie et objectifs Carnot à 4 ans
3.2.1. Une opportunité pour les recherches partenariales avec les entreprises en prenant appui
sur la dynamique collective de Marne-la-Vallée.

Le consortium VITRES se situe en amont d’un ensemble d’initiatives qui s’attachent à concilier le
développement des échanges et la croissance soutenue des déplacements de personnes et de biens,
notamment dans les très grandes agglomérations, avec la nécessité de contrôler et de réduire les
consommations de ressources naturelles et les nuisances d’origine anthropogénique. L’explosion
du phénomène urbain, le renchérissement des ressources naturelles et l’impératif de relever les
défis du changement climatique prévu à l’horizon de quelques décennies placent les entreprises du
secteur des matériaux, du BTP ou de l’énergie comme les opérateurs de communications ou de
transports dans l’obligation d’innover. Ces entreprises savent depuis longtemps capter des
ressources humaines bien formées dans les différentes institutions de Marne-la-Vallée ; il leur est
donc naturel de s’attacher à tisser de nouvelles alliances dans le domaine de la recherche et du
développement.

Par ses complémentarités avec le centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB) et avec
l’institut national de recherche sur les transports et leur sécurité (INRETS), VITRES offre une
solution de continuité dans le dispositif public de R&D mobilisable pour apporter des réponses
aux entreprises qui s’inscrivent dans le contexte du développement durable du cadre de vie dans la
multiplicité de ses dimensions temporelles et géographiques. Parmi les défis scientifiques et
technologiques les plus souvent sollicités figurent les procédés et produits recyclables à propriété
spécifique et contrôlable dans la durée, l’introduction des méthodes industrielles dans
l’aménagement ou la construction, la liaison nécessaire entre produits innovants et services
innovants. Ceci sans oublier d’appréhender le caractère équitable et l’acceptabilité sociale de ces
nouveaux produits et services et les effets de ségrégation sociale qui sont, trop souvent, la
contrepartie de politiques à visée environnementale. Il convient aussi d’identifier des nouvelles
compétences et des nouveaux métiers capables d’assurer une réelle exploitation des produits et
d’accompagner un recours croissant aux méthodes de modélisation ou de simulation multi -
échelles ou de conception virtuelle. Au caractère multidimensionnel de chaque problème, VITRES
est à même d’apporter des réponses par une mobilisation croisée de ses compétences et, très
souvent, l’association de compétences extérieures, notamment au CSTB ou à l’INRETS.

3.2.2. Un positionnement thématique original au carrefour de trois secteurs économiques, gage
d’une croissance soutenue des recherches partenariales

À l’instar du spectre de ses partenaires actuels, la recherche partenariale de VITRES s’adresse à
trois secteurs économiques, la construction et ses fournisseurs en termes de matériaux ou de
process, les opérateurs de communications ou de transports et les producteurs d’énergie, de
distribution d’eau, de traitement et de recyclage des déchets. Ces trois secteurs partagent plusieurs
caractéristiques communes et, en premier lieu, l’omniprésence des pouvoirs publics dans la
maîtrise d’ouvrage ou la régulation des services, le poids considérable des très grandes entreprises
et la faiblesse relative des PME, surtout dans le champ de l’innovation. Cet état de fait permet de
mieux comprendre l’importance relative des conventions de recherche avec des donneurs d’ordres
nationaux ou régionaux qui échappent – et nous le regrettons – à la comptabilisation de la
recherche partenariale au sens de Carnot, et la faiblesse relative des actions conduites avec des
PME. Il serait très préjudiciable à l’intérêt collectif de réduire l’effort du côté de la maîtrise
d’ouvrages. En revanche, la première des priorités pour les quatre ans à venir, au-delà d’un effort
quantitatif moyen supérieur à 1 point par an en pourcentage des ressources dans la perspective de
porter à plus de 20% le taux de recherches partenariales dans le budget de VITRES, ira du côté des
PME et, en particulier, du soutien de PME innovantes et de la création d’entreprises.


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3.2.3. L’éclairage dynamique d’un comité d’orientation stratégique

Il est prévu un Comité d’orientation stratégique réunissant plusieurs responsables de services
d’études et recherches d’entreprises ou de fédérations ainsi que des maîtres d’ouvrage, notamment
parmi les partenaires industriels des deux pôles de compétitivité (VMD et PGCO) qui œuvrent
dans les mêmes domaines. Ce Comité aura pour mission de surveiller les avancées de VITRES
dans ce domaine et faire toute suggestion utile pour réaliser le plus rapidement possible la montée
en charge des recherches partenariales avec les PME.


                                       3.3 Gouvernance
Il convient de distinguer la présentation du dispositif prévu dans la Convention constitutive du
Consortium, les responsabilités confiées aux différents organes, des exemples de réalisation et les
pistes ouvertes pour en améliorer l’efficience de l’ensemble.

3.3.1 Le dispositif de gouvernance : le Directoire, le Directeur et l’Équipe de Direction, le
Comité d’orientation stratégique

La Convention entre les établissements fondateurs (ENPC, ESIEE, LCPC, UMLV) qui a créé le
Consortium VITRES définit tout d’abord un Directoire composé des quatre Directeur, Directeurs
généraux ou Président des composantes, respectivement M. Philippe COURTIER, M. Dominique
PERRIN, M. Jacques ROUDIER et M. Yves LICHTENBERGER, et d’une personnalité qualifiée
choisie d’un commun accord. La Présidence du Directoire, assurée par M. Bernard DECOMPS, a
pour mission de prendre toute initiative entre deux réunions du Directoire pour suivre la
réalisation des objectifs définis d’un commun accord et assurer une liaison permanente avec
l’équipe de direction et le Directeur de VITRES.

Le Directoire nomme le Directeur du Consortium et trois Adjoints au Directeur qui, ensemble,
composent l’équipe de direction du Consortium. Le Directeur est M. Philippe TOUZÉ (LCPC),
les trois Adjoints au Directeur sont respectivement Mme Geneviève BAUDOIN (ESIEE), Mme
Laurence FRACHON (ENPC) et M. Pascal JANOTS (UMLV). Ainsi, chaque composante
participe à l’équipe de direction et garantit le concours administratif des services, la qualité des
informations et s’assure de leur transmission aux unités de recherche qui en dépendent. En cas
d’absence ou d’indisponibilité du Directeur du consortium, ce dernier désigne un des trois
Adjoints pour assumer les responsabilités qui lui sont déléguées.

Un Comité d’orientation stratégique, composé de personnalités extérieures au Consortium,
complète le dispositif de gouvernance. La liste de ses membres est en cours de définition.

3.3.2. Responsabilités déléguées au Directeur du Consortium

-   Le directeur représente la structure vis-à-vis des entreprises partenaires, de l’administration
    centrale et la fédération Carnot. Il a délégation pour fournir toute information sur les pratiques
    des institutions composantes en matière de recherche partenariale. Dans le respect de la
    confidentialité prévue pour les opérations de recherche partenariale, il est également habilité à
    diffuser des informations sur la nature et l’importance des résultats obtenus.

-   Le Directeur est chargé d’assurer les relations avec l’agence nationale de la recherche et la
    fédération Carnot, notamment en ce qui concerne la fourniture des informations relatives aux
    montants des recherches partenariales et, en sens inverse, la diffusion des directives de la
    fédération auprès des équipes de recherche.


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-   Le Directeur est chargé d’apposer les visas préalables à la comptabilisation des contrats de
    recherche partenariale ainsi qu’aux factures qui permettent de calculer les contributions des
    équipes. L’apposition du visa préalable assure l’unicité de présentation des différents contrats
    et le respect des conditions générales définies dans la Charte Carnot : engagement sur les
    fournitures et leurs échéances, référence au coût complet dans la facturation des travaux,
    fixation du périmètre de la propriété intellectuelle sur les résultats attendus. Celle du visa sur
    les factures garantit la conformité des fournitures et de leur agenda aux engagements
    contractés. Elle fournit la base des informations attendues par la fédération sur la réalité des
    montants annuels de recherche partenariale réalisées au sein des équipes de VITRES.

-   Le Directeur prépare les délibérations du Directoire et met en œuvre les décisions de ce
    dernier avec le concours des Adjoints au Directeur. Il propose et met en œuvre les actions de
    communication auprès des partenaires potentiels de VITRES ainsi que les actions de
    formation des directeurs d’unité et les chercheurs seniors susceptibles de proposer et de
    conduire des opérations de recherche partenariale en vue d’accroître leur professionnalisme.

-   Le Directeur instruit le dossier préparatoire à la répartition des allocations de l’abondement au
    titre des recherches partenariales et, après décision conforme du Directoire, il transmet les
    propositions à la fédération Carnot. Comme indiquée ci-après (chapitre 3.7), la première
    priorité de l’affectation de l’abondement va au ressourcement des compétences préalable à la
    dissémination d’ingénieurs et de cadres formés par la recherche dans les entreprises du
    secteur. La seconde priorité (voir chapitre 3.8), quant à elle, porte sur des actions de
    sensibilisation ou de formation de responsables des unités de recherche sur des sujets
    sensibles comme la propriété industrielle ou le montage de projets internationaux.

-   Le Directeur apporte un service aux équipes du Consortium selon des modalités décrites au
    chapitre 3.6.2 et c’est la qualité du service rendu auprès de ces équipes qui constitue le garant
    de l’autorité qui lui est déléguée pour engager la qualité des prestations du Consortium vis-à-
    vis des entreprises. Ces garanties sont explicitées au chapitre 3.6.3 ci-après.

3.3.3. Premières réalisations de l’équipe de direction

Depuis le mois de mars 2006, l’équipe de direction a mis en place un site commun
(http://or.lcpc.fr/vitres/) qui permet l’échange d’informations et de données relatives aux contrats
de recherche partenariale tout en conservant les niveaux de confidentialité requis. Elle est
notamment parvenue à harmoniser les procédures de signalement des contrats et la vérification des
factures adressées aux clients.

Elle a réalisé, par ailleurs, plusieurs cycles de formation destinés aux responsables d’unité et aux
chercheurs seniors sur la propriété intellectuelle des logiciels et sur la préparation des réponses au
7ème PCRD.

Elle a organisé au mois de juillet une séance de présentation des recherches engagées avec les
partenaires industriels du pôle VMD par les unités de VITRES, première manifestation de cette
entité et de son potentiel. Sur sa lancée, l’équipe de Direction est désormais en phase pour prendre
en main les différentes responsabilités qui lui sont confiées.




                                                                                                     9 / 24
3.3.4. Pistes de progression pour les quatre ans à venir

Le dispositif de Gouvernance permet d’optimiser le potentiel de réaction du Consortium, de
fournir une réponse aux attentes des partenaires dans le cadre de Charte Carnot, notamment dans
des délais définis au départ, et d’orienter les demandes non satisfaites auprès d’autres institutions
de la fédération ou d’autres fédérations. Les pistes de perfectionnement touchent à la préparation
du moyen terme, notamment par une analyse plus fine des compétences acquises au sein du
Consortium et, par voie de conséquence, des compétences qu’il serait prioritaire d’acquérir,
notamment par une mobilisation des abondements Carnot. Dans cette perspective, il convient de
distinguer un outil d’analyse et un outil d’évaluation. Or, c’est dès maintenant qu’il convient de
préparer ces perfectionnements.

L’analyse des compétences acquises repose sur l’identification de mots clés sur les contrats de
recherche, en amont au moment de la signature du contrat et, en aval, au moment de l’envoi de la
dernière facture au partenaire. Ces mots clés sont destinés à préciser le domaine de compétences
mobilisées et les gains de compétences acquis par l’équipe au cours du contrat. Dans les contrats
bénéficiant d’un soutien de l’ANR ou du FCE, les fiches résumées seront exploitées dans cette
perspective, éventuellement en mobilisant à cet effet une société d’ingénierie spécialisée.

Le Comité d’orientation stratégique est chargé d’une fonction d’évaluation de ces gains de
compétences, dans la perspective de dégager des priorités en termes de ressourcement des
compétences à acquérir.


      3.4 Positionnement concurrentiel des activités de recherche conduites
3.4.1. Le positionnement de VITRES dans ses domaines d’excellence

Le consortium VITRES a des compétences de recherche reconnues dans le domaine du génie civil
et urbain, des infrastructures de service et des matériaux, dans le domaine de l'urbanisme et des
réseaux et de façon transversale dans le domaine de la modélisation, de la simulation, des
systèmes d'information, et des sciences économiques sociales ou politiques. Les équipes sur
lesquelles s'appuie le consortium sont particulièrement visibles sur le plan international dans le
champ du génie civil, des matériaux et « géo-matériaux », dans celui de l'environnement urbain
notamment en ce qui concerne la qualité de l'air et de l'eau et dans celui de la socio-politique des
articulations « réseaux-territoires ».

Le consortium VITRES en tant que tel est le numéro 1 de son secteur en France et, avec ses
quelque 300 chercheurs et 400 doctorants, est très comparable aux meilleurs campus mondiaux.
On peut notamment citer :
 - l'université de Berkeley avec dans ses collèges de génie civil et environnemental et de design
    environnemental comprenant 400 chercheurs et 500 étudiants,
 - Trail à Delft (NL) avec 120 chercheurs et 80 doctorants environ,
 - le département de génie civil et environnement du Massachusetts Institute of Technology
    (MIT) couplé au Volpe Center avec 1000 chercheurs et ingénieurs,
 - la faculté ENAC (Environnement naturel, architectural et construit) de l'Ecole Polytechnique
    Fédérale de Lausanne (EPFL) avec 600 chercheurs et 1500 étudiants.




                                                                                                   10 / 24
3.4.2. L’intégration dans les réseaux internationaux

Les établissements qui composent VITRES sont insérées dans de nombreux réseaux
internationaux. On peut naturellement citer le FEHRL (Forum of European National Highway
Research Laboratories), l'AIPCR (Association mondiale de la route) ou EUCEET (EUropean Civil
Engineering Education and Training).
Par ailleurs, les différents laboratoires de recherche sont très impliqués dans la recherche
européenne. On peut, par exemple, citer le réseau d'excellence PRIME (Policies for Research and
Innovation in the Move towards the European Research Area) ou les projets intégrés Daywater
(Management de la qualité de l'eau), CVIS (Coopération véhicule infrastructure), Floodsite
(qualité de l'eau), Sustainable bridges (génie civil) ou NR2C (New road construction concepts).

3.4.3. Les attentes des acteurs socioéconomiques

Pour prendre anticiper et prendre en compte les attentes des acteurs socioéconomiques, les
membres du consortium participent de façon très active aux exercices de prospective de leurs
domaines, tels que ceux organisés par les ministères de l'équipement ou de l'environnement mais
aussi par le CNRS. Ils sont par ailleurs très actifs dans un certain nombre de pôles de compétivité
aux instances desquelles ils participent. C'est notamment le cas de « Ville et Mobilité Durables »
ou du « Pôle Génie Civil Ouest ».

De plus, les membres du consortium VITRES ont également une interface forte du côté des
services de ressources humaines des entreprises à travers leurs activités de formation. Cette
interface structure une approche centrée sur les compétences et renforce l'osmose entre les deux
mondes à travers la mixité des équipes pédagogiques.

Enfin, un certain nombre de chercheurs seniors sont des experts reconnus internationalement
auprès des administrations et des entreprises. Ils interviennent au plus près des acteurs de terrain,
sur des questions qui sont souvent à fort enjeu. On peut ainsi citer des participations à la
normalisation dans le cadre des Eurocodes, de l'expertise sur accidents pour des tunnels ou des
pôles d'échange importants par exemple, mais aussi du conseil auprès de grandes régions pour
leurs schémas directeurs. Toutes ses actions permettent au consortium VITRES de comprendre et
d'anticiper la demande sociale de façon très concrète et circonstanciée.




                                                                                                   11 / 24
3.5 Revenus tirés des activités de recherche partenariale et de valorisation de la
                                    recherche

Les composantes du Consortium VITRES tirent d’ores et déjà des ressources appréciables des
activités de recherche partenariales et, pour une part plus réduite, d’activités de valorisation,
comme le démontrent les tableaux de synthèse des recettes 2005 (réalisé) en Annexe 4 et 2006
(prévisionnel) en Annexe 5, indiquant le montant des recettes sur projets de recherche partenariale
par type de partenaire/financeur :
     Type 1 : Grandes entreprises (EDF, Renault, Bouyges, AIRBUS,…),
     Type 2 : PME (Lhoist, Vectra, Silicomp,…) ,
     Type 3 : Structures publiques ou privées (CEA, Agence de l'eau, ATILH, BRGM, Centres
        Techniques, …),
     Type 4 : Collectivités, Directions d’Administration Centrale (commandes avec partenaires
        industriels) et Agences Nationales (Appels d’offres ANR 2005 avec partenariat industriel),
     Type 5 : Agences et organismes européens (6 et 7ième PCRD, …),
     Type 6 : Directions d’Administration Centrale (commandes sans partenaires industriels).

Pour l’exercice 2005, le niveau de ressources liées à la conduite de recherche partenariale (de type
1 à 5) s’élève à 5 642 791 € HT, soit 15,1 % des ressources de VITRES. Le tableau de synthèse
est complété, en Annexe 6, par la liste détaillée des recettes 2005 de VITRES sur projets de
recherche partenariale.

Concernant l’exercice 2006 et sur les mêmes bases de calcul, le niveau de ressources liées à la
conduite de recherche partenariale (de type 1 à 5) s’élève à 6 493 449 € HT1, soit 16,2% des
ressources de VITRES. Le tableau de synthèse est également complété, en Annexe 7, par la liste
détaillée des recettes 2006 de VITRES sur projets de recherche partenariale.

                    Ressources liées à la conduite de projets de recherche partenariale
              Budget        Total des recettes       Taux de          Recettes      Total des recettes
Année
             recherche         de type 1 à 5        ressources        de type 6       de type 1 à 6
2005        37 480 343 €        5 642 791 €           15,1 %         1 794 378 €        7 437 169 €
2006        39 963 820 €        6 493 449 €           16,2 %         1 371 711 €        7 865 160 €

L’objectif pour les quatre années à venir est de maintenir un effort quantitatif moyen supérieur à 1
point par an en pourcentage des ressources du Consortium dans la perspective de porter à plus de
20% le taux de recherches partenariales dans le budget de VITRES. Cette croissance est
appelée à se poursuivre et à progresser à partir de 2007 et au-delà, notamment en raison de la mise
en œuvre des deux pôles de compétitivité avec lesquels VITRES est en prise directe, « Ville et
Mobilité Durables » et « Pôle Génie Civil Ouest ». Au-delà des relations déjà tissées au sein du
Conseil d’administration et des Conseils scientifiques de chaque pôle, le Consortium est plus
particulièrement attendu pour dynamiser et concrétiser dans des projets communs les synergies
entre les deux entités.

Ce constat sur le passé récent et les perspectives sur le futur proche sont de nature à crédibiliser
l’objectif de porter à 20% la part de l’activité contractuelle éligible dans les ressources du
Consortium au terme de la première période quadriennale de labellisation Carnot, ce qui
correspond à une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 6% du volume des contrats en
euros constants.



1
    Le montant exact ne sera naturellement connu qu’après la clôture de l’exercice.
                                                                                                   12 / 24
                   3.6 Qualité de la gestion de la recherche partenariale
La qualité de la gestion de la recherche partenariale doit se traduire sur quatre dimensions, la visée
d’un label de qualité des prestations vis-à-vis des entreprises, une aide efficace des composantes
internes, une optimisation du potentiel collectif de partenariat entre le consortium et le secteur des
entreprises concernées et, pour finir, un effet d’entraînement sur la formation des ingénieurs et
cadres du secteur.

3.6.1. Un label de qualité vis-à-vis des entreprises.

Le label Carnot exprime un standard de qualité, autrement dit, un engagement pris vis-à-vis des
clients. Pour une entreprise, l’engagement d’un Consortium revêtu du label Carnot est synonyme
de :
     - Un partenaire très compétent au plan scientifique et technique ;
     - Un partenaire qui tient ses engagements en termes de moyens mis en œuvre (notamment
        une mobilisation de moyens humains en qualité et en quantité), de fourniture de résultats
        sous un format défini au départ et de délais de livraison ;
     - Un partenaire réactif et proactif2 ;
     - En résumé, un partenaire avec qui l’entreprise s’engage en confiance (“professional” au
        sens anglo-saxon), ce qui implique que les risques d’échec ou de défaillance sont prévus
        dans toute la limite du possible, que le partage de la propriété intellectuelle est bien défini
        au départ, que la valorisation des résultats est correctement encadrée.
En clair, on vise un slogan : « pour une entreprise, essayer le consortium, c’est l’adopter ». Une
autre façon pour le Consortium d’approcher de cet objectif, c’est de profiter de l’autorité
intellectuelle acquise par l’équipe de direction pour parfaire une mutation des esprits largement
engagée au sein des équipes concernées.

3.6.2. Une qualité de service garantie aux équipes du Consortium

L’expression « qualité de la gestion » se décline également sous une forme d’engagement
symétrique, celui du Consortium vis-à-vis de chacune des composantes, c’est-à-dire les équipes de
recherche et les chercheurs seniors susceptibles de prendre la responsabilité scientifique d’une
prestation de recherche. Pour une équipe de recherche du Consortium, la qualité du service
signifie l’offre des prestations suivantes :
    - Quand une entreprise cherche un partenaire ou sollicite une prestation, un appui logistique
        pour l’élaboration du projet et la formulation du contrat, notamment pour définir le
        périmètre des apports initiaux des partenaires et identifier celui des résultats nouveaux sur
        lesquels porte la propriété intellectuelle et, en fin de course, le périmètre à valoriser. Avant
        de fixer le prix de la prestation, le Consortium apporte son concours à l’estimation de sa
        « valeur » qui doit être comparée aux moyens nécessaires et aux coûts correspondants.
    - L’identification d’opportunités pour attirer de nouvelles entreprises susceptibles de
        solliciter le concours d’une équipe du Consortium, notamment au travers d’une démarche
        proactive qui s’accompagne parfois d’opérations de « marketing ».

2
   Quand une entreprise émet une proposition de recherche partenariale au Consortium entrant dans les
compétences de ce dernier, le Directeur accuse réception et fixe un délai de réponse. Dans l’intervalle, il
identifie l’équipe la mieux placée au sein de VITRES pour répondre à la demande. En cas d’indisponibilité,
il recherche un partenariat extérieur au consortium et informe l’entreprise des résultats de sa recherche dans
le délai prescrit. Il tient à jour la liste des questions sans réponse dans la perspective d’identifier les besoins
récurrents de compétences supplémentaires et de proposer au Directoire des perspectives pour dégager des
solutions nouvelles, notamment en termes de ressourcement. Les responsables d’Unité de recherche et les
chercheurs qui la composent sont invités à faire part au Directeur de VITRES de toute proposition émanant
d’une entreprise.
                                                                                                                 13 / 24
   -   L’offre d’une estimation du potentiel de recherche partenariale de l’unité et, en tant que de
       besoin, la formulation de suggestions pour accroître ou diversifier le potentiel de l’unité.

C’est de la qualité du service aux unités que découle, pour une large part, l’autorité intellectuelle
de l’équipe de direction du Consortium. Et, en un cercle vertueux, cette autorité contribue, à son
tour, à la qualité des prestations aux entreprises.

3.6.3. Une dimension collective

La qualité de la gestion évoque en troisième lieu une dimension collective, celle d’une
optimisation de la relation entre le Consortium et le secteur des entreprises partenaires. Or, ces
relations partenariales sont appelées à une croissance soutenue : VITRES est un acteur majeur de
deux pôles de compétitivité (VMD et PGCO) qui facilitent les relations avec les entreprises
partenaires, comme en témoigne notamment les succès rencontrés en 2006 dans les appels à
projets de l’ANR. La visibilité supplémentaire apportée par le label Carnot doit profiter à tous,
notamment en attirant des entreprises étrangères et des PME. Le Consortium doit préparer la
confrontation avec des choix de partenaires et, par conséquent, à la définition de priorités.

Au sein du Consortium, en effet, la ressource humaine et la compétence pour élaborer de
nouveaux projets de recherche partenariale ou coopérative sont finies et relativement lentes à
développer. Si on n’y prenait garde, le succès même du Consortium auprès des entreprises serait
de nature à saturer sa capacité de réaction à de nouvelles opportunités. La qualité de la gestion
signifie donc aussi anticipation des blocages, construction d’équipes – projets avec un autre
Consortium labellisé et recours à des partenaires extérieurs pour élargir le cercle de telles
constructions.

Sous ce regard, la participation de VITRES aux pôles de compétitivité est rassurante dans la
mesure où apparaissent des réserves existent chez d’autres partenaires de ces pôles. L’arrivée sur
le site de nouvelles composantes de l’équipement et des transports va également dans le sens
d’une progression de la saisine de opportunités de recherche partenariale.

3.6.4. L’effet d’entraînement d’un label Carnot sur la formation des ingénieurs et cadres

Dans ce contexte, l’obtention du label Carnot, synonyme d’un professionnalisme dans la recherche
partenariale à l’égal du professionnalisme reconnu à ses composantes enseignantes sur le terrain
de la formation, est, à coup sûr, un gage précieux pour convaincre de nouveaux partenaires
industriels et construire, avec eux, les solutions de demain.

C’est cela l’effet d’entraînement, mais c’est plus que cela. Au plan national, c’est un signal
adressé à un secteur économique encore rétif à compter dans ses effectifs des cadres issus de la
recherche, capables de capter des idées innovantes dans des activités partenariales pour relever de
nouveaux défis. Cette attitude se forge au cours de la formation initiale, du moins dans les
institutions où la recherche partenariale est à l’honneur. L’obtention d’un label Carnot aidera les
« institutions fondatrices » à démultiplier les parcours de formation incluant de la recherche.




                                                                                                   14 / 24
          3.7 Aptitude au « ressourcement » scientifique et technologique
Les établissements composant le consortium VITRES ont une activité de recherche amont de par
leur nature (deux d’entre eux sont EPSCP, un troisième est EPST) et lui permettent de renouveler
ses compétences scientifiques et technologiques par la conduite de ses propres activités de
recherche fondamentale.

Les actions destinées à former par la recherche, essentiellement dans le cadre d’actions de
recherches collaboratives ou partenariales, des ingénieurs et cadres susceptibles de tisser des liens
durables avec les entreprises du secteur, constituent la priorité de l’affectation de l’abondement
Carnot.

Les « institutions fondatrices » se sont mises en situation pour en faire le meilleur usage. Cette
capacité est confirmée par le nombre de doctorants (379) et celui des HDR (124) participant à leur
encadrement au sein des unités de recherche de VITRES. Il est à noter que l’Université et l’Ecole
des Ponts ont mis en place une procédure d’obtention du titre de docteur à des ingénieurs en
entreprise dans le cadre de la validation des acquis de l'expérience (VAE) dans la perspective de
resserrer les liens existants.

Par ailleurs, la co-appartenance de certaines unités de recherche à plusieurs établissements du
Consortium et/ou en commun avec d’autres établissements scientifiques externes, en particulier
avec le CNRS et l’INRETS, qui sont :
               CEREVE (ENPC-PARIS12),
               CERMES (ENPC-LCPC),
               ESYCOM (UMLV-ESIEE),
               G2I         (UMLV-ENSMP),
               LAMI        (ENPC-LCPC),
               LATTS       (UMLV-ENPC-CNRS),
               LGUEH       (UMLV-CNRS),
               LMSGC       (LCPC-ENPC-CNRS),
               LPMDI       (UMLV-CNRS),
               LVMT        (ENPC-UMLV-INRETS),
témoigne d’une bonne insertion du Consortium en recherche fondamentale, insertion
indispensable pour alimenter la recherche et développement. Il est à noter que six des unités de
recherche de VITRES sont fédérées dans l’Institut Navier qui est une Structure Fédérative de
Recherche (FED 10), l’Institut Navier étant lui-même membre de la Fédération Francilienne
FM2SP (FR CNRS 2609).

De plus, les établissements de VITRES ont des activités de recherche dans d’autres domaines que
ceux du Consortium mais dont certains peuvent être en synergie avec VITRES. Il s’agit par
exemple des Unités de recherche dans les domaines des mathématiques (LAMA, UMLV-
PARIS12-CNRS, UMR 8050), de l’informatique (LABINFO-IGM, UMLV-ESIEE-CNRS, UMR
8049), de la modélisation et simulation multi-échelle (LCT, UMLV, EA 2180 et LETEM, UMLV,
EA 2546), de l’économie et de la gestion (OEP, UMLV, EA 2550), le laboratoire Paris Sciences
Economiques (PSE, EHESS-ENPC-ENF, UMR 8545).

La participation des unités de recherche du Consortium à de nombreuses coopérations et échanges
internationaux est à souligner. Ces unités sont impliquées dans 20 programmes européens et la
capacité d’expertise internationale se recense dans des domaines aussi variés que le génie civil,
l’électronique embarquée ou les sciences humaines dédiées à l’urbain.


                                                                                                   15 / 24
    3.8 Existence d’une culture et d’une pratique de la propriété industrielle
L’activité des établissements du Consortium dans le domaine de la propriété intellectuelle est très
variée du fait de la diversité de ses partenariats, de ses pratiques liées aux champs disciplinaires et
de ses productions technologiques.

L’expérience technologique du LCPC et de l’ESIEE, celle de la direction du développement de
l’ENPC et la création du SAIC de l’UMLV en 2005 sont autant de points d’appui pour consolider
les bonnes pratiques de propriété intellectuelle telles qu’elles ont été définies par l’accord de
Consortium de juin 2006 :

      Les bonnes pratiques supposent que chaque contrat de recherche débouche soit sur une
       propriété partagée des résultats, soit sur une rémunération des institutions contractantes au
       moins égale aux coûts complets investis, en cas de cession des résultats au partenaire.
      La mise en oeuvre de la présente convention ne donne lieu à aucun transfert ni à aucune
       cession de droit de propriété intellectuelle entre les institutions membres du Consortium.
      Les bonnes pratiques nécessitent également que chaque contrat de recherche contienne des
       clauses de confidentialité et de publication tant pour les connaissances antérieures que pour
       les résultats.
      Les institutions membres du Consortium respecteront les clauses de confidentialité des
       contrats. En particulier, les instances du Consortium définies à l’article 3 seront tenues au
       strict respect des clauses, vis à vis des partenaires extérieurs au Consortium et vis à vis des
       membres non signataires des contrats.

Par ailleurs, le SAIC de l’UMLV et le Polytechnicum ont organisé en 2006 trois séances de
formation sur la propriété intellectuelle, les logiciels et les contrats européens. Cette initiative sera
poursuivie en 2007.




                                                                                                       16 / 24
                                       SIGLES
                                   ---------------------



ATILH    Association Technique de l’Industrie des Liants Hydrauliques
ANR      Agence Nationale de la Recherche
BRGM     Bureau de Recherches Géologiques et Minières
CEA      Commissariat à l’Energie Atomique
CNRS     Centre Nationale de la Recherche Scientifique
CSTB     Centre Scientifique et Technique du Bâtiment
EDF      Électricité de France
ETP      Equivalent Temps Plein
ENPC     École nationales des Ponts et Chaussées
EPCS     Établissement Public de Coopération Scientifique
EPST     Établissement Public à caractère Scientifique et Technologique
EPSCP    Établissement Public à caractère Scientifique, culturel et Professionnel
ESIEE    École Supérieure d’Ingénieurs en Électronique et Électrotechnique
FCE      Fonds de Compétitivité des Entreprises de la Direction Générales des Entreprises
HDR      Habilitation à diriger des recherches
INRETS   Institut National de Recherche sur les Transports et leur Sécurité
LCPC     Laboratoire Central des Ponts et Chaussées
PCRD     Programme Cadre de Recherche et de Développement de l’Union Européenne
PME      Petite et Moyenne Entreprise
UMLV     Université de Marne la Vallée
PGCO     Pôle de compétitivité « Pôle Génie Civil Ouest »
SAIC     Service d’Activités Industrielles et Commerciales
VITRES   Consortium pour l’innovation dans la Ville, les Infrastructures de Transports, les
         Réseaux, l’Environnement et les Services
VAE      Validation des Acquis de l'Expérience
VMD      Pôle de compétitivité « Ville et Mobilité Durables »




                                                                                              17 / 24
                Annexe 1 : Les unités de recherche du Consortium VITRES
          Etablissements de                                                                                                                 Nbre     Nbre       Ingénieurs
 Sigle                                                 Dénomination de l’Unité                                      Pôle de                 HDR    doctorants   chercheurs
                                                                                                                                                                             Autres
           rattachement*                                                                                          compétitivité
BCC      LCPC                     Division Bétons et Composites cimentaires                                    Ville et mobilité durables    1         4            7          13
                                  Centre d’enseignement et de recherche sur l’environnement
CEREA    ENPC, EDF                                                                                             Ville et mobilité durables    2         10           8          1
                                  atmosphérique
CEREVE   ENPC, ENGREF, Paris      Centre d’enseignement et de recherche sur l’eau, la ville et                                               6         18           11         3
         XII, CNRS                                                                                             Ville et mobilité durables
                                  l’environnement
CERMES   ENPC, LCPC               Centre d’enseignement et de recherche en mécanique des sols                  Ville et mobilité durables    6         19           12         5
                                  Centre d’enseignement et de recherche en mathématiques et calcul
CERMICS ENPC, INRIA                                                                                            Ville et mobilité durables    11        33           11         2
                                  scientifique
                                  Centre d’enseignement et de recherche des technologies de
CERTIS   ENPC                                                                                                  Ville et mobilité durables    2         13           4          1
                                  l’information et systèmes
DG       LCPC                     Direction scientifique et Direction des affaires internationales             Ville et mobilité durables    4         2            23         14
EAU      LCPC                     Division Eau                                                                  Pôle génie civil ouest       4         7            14         16
ESAR     LCPC                     Division Entretien, sécurité et acoustique des routes                         Pôle génie civil ouest       3         6            17         17
ESE      LCPC                     Division Exploitation, signalisation, éclairage                              Ville et mobilité durables    0         3            10          8
ESYCOM                            Institut Gaspard Monge : Equipe systèmes de communication et
         UMLV, ESIEE                                                                                           Ville et mobilité durables    10        46          19,7       2,2
IGM                               microsystème
FDOA     LCPC                     Division Fonctionnement et durabilité des ouvrages d’art                     Ville et mobilité durables    2         6             7         7
G2I      UMLV                     Laboratoire Géomatériaux et Géologie de l'Ingénieur                          Ville et mobilité durables    6         30            8         0
LAM      UMLV                     Laboratoire de Mécanique                                                     Ville et mobilité durables    5         31            8        0,5
LAMI     ENPC, LCPC               Laboratoire d’analyse des matériaux et identification                        Ville et mobilité durables    9         23          16,5        7
LATTS    ENPC, UMLV, CNRS         Laboratoire techniques, territoires et sociétés                              Ville et mobilité durables    12        38           20         9
LGUEH    UMLV, CNRS, Paris VIII   Laboratoire de Génie Urbain, Environnement et Habitat                        Ville et mobilité durables    1         6            3,5        0
LIVIC    LCPC, INRETS             Laboratoire sur les interactions véhicules / infrastructures / conducteurs           MOVE’O                2         6             5         1
LMSGC    ENPC, LCPC, CNRS         Laboratoire matériaux et structures pour le génie civil                      Ville et mobilité durables    12        23           20        13
LPMDI    UMLV, CNRS               Laboratoire de Physique des Matériaux Divisés et des Interfaces              Ville et mobilité durables    4         5            7,8        4
LVMT     UMLV, ENPC, INRETS       Laboratoire Ville, mobilité, transports                                      Ville et mobilité durables    8         14          18,5        2
MSC      LCPC                     Division Matériaux et structures de chaussées                                 Pôle génie civil ouest       1         5            11        18
MSRGI    LCPC                     Division Mécanique des sols et des roches, et géologie de l’ingénieur        Ville et mobilité durables    4         9            14        15
RMS      LCPC                     Division Reconnaissance et mécanique des sols                                 Pôle génie civil ouest       4         10           14        12
STRE     ESIEE                    Système Temps Réel Embarqués                                                 Ville et mobilité durables    3         6            7,7        0
TGCE     LCPC                     Division Technologies du génie civil et de l’environnement                    Pôle génie civil ouest       2         6             9        17
                                                            Total                                                                           124      379         306,6       187,7

   * Le rattachement aux organismes fondateurs de VITRES figure en caractère gras

                                                                                                                       18 / 24
                   Annexe 2 : Les trois groupes de compétences du Consortium VITRES
Le cœur de compétences du Consortium - les composantes qui déterminent sa spécificité – s’organise en deux groupes relativement distincts, un premier
groupe lié aux technologies et un second groupe lié aux services. De plus, ces composantes prennent appui sur des compétences transversales qui forment
un troisième groupe moins spécifique dont les apports sont vitaux dans les processus d’innovation.

Groupe 1.
Un cœur de compétences techniques en génie civil, génie urbain et infrastructures de services (services de transport, énergie, fluides, qualité de l’air,….).
                                                   1. Technologies du « vivre ensemble, durablement et en sécurité »
1.1 Des compétences géophysiques et géotechniques indispensables à l’utilisation rationnelle des territoires, aux méthodes de contrôle et de surveillance de leurs
    propriétés sous l’effet des différentes constructions et infrastructures de transport, ainsi que de la prévention à plus long terme.
1.2 Des compétences d’ingénierie de construction et de travaux publics, de durabilité et de recyclage des matériaux, incluant les phases de réalisation initiale et de
    maintenance, les phases d’exploitation harmonieuse et respectueuse de la vie des riverains et, en cas de fin programmée de l’usage des investissements réalisés, les
    moyens de retrouver un état de nature.
1.3 Des compétences en matière énergétique et en matière de protection des nuisances chimiques, biologiques, thermiques et acoustiques dont l’origine est attribuable
    aux infrastructures ou à leur usage, en particulier dans les transports
1.4 Des compétences en recueil et traitement de l’information : capteurs, micro-technologies, métrologies appliquées aux services de transport et à l’environnement
1.5 Des compétences sur le contrôle et la prévision de la qualité de l’air, de l’eau et du sol, sur la prévention, l’information et la maîtrise des suites d’accidents naturels
    ou d’origine anthropique ainsi que la réactivité à des situations de crise.

Groupe 2.
Compétences en matière d’urbanisme et de réseaux.
                                               2. Les services du « vivre ensemble, de plus en plus nombreux et en harmonie »
2.1   Des compétences sur la ville, les formes urbaines et la gestion de l’espace, incluant les questions relatives à l’appropriation des résultats des recherches par
      l’ensemble des acteurs du débat public préalable à tout investissement nouveau.
2.2   Des compétences sur l’aménagement de l’espace urbain et non urbain, sur le tracé des grandes infrastructures incluant les conséquences des choix sur la mobilité des
      espèces vivantes.
2.3   Des compétences sur les transports, leur fluidité et leur accessibilité, incluant les questions d’économie et de gestion, de sociologie, et d’anthropologie induites par
      telle ou telle forme individuelle ou collective des différents modes de transport.
2.4   Des compétences pour pointer le lien entre les questions relatives à la ville avec ses différents réseaux, les questions relatives aux constructions et les questions
      relatives aux transports. En particulier, il faut explorer les phénomènes de ségrégations urbaines afin d’en comprendre les origines et, si possible, d’en prévenir les
      conséquences sur le tissu social.
2.5   Des compétences, enfin, pour élaborer des modèles de politiques publiques permettant de vivre en harmonie dans un monde où les grandes et très grandes
      agglomérations sont appelées à devenir, sinon la norme, du moins, le sort du plus grand nombre.
2.6   Des compétences pour montrer et démontrer les suites de telle ou telle décision publique et privée sur la vie des concitoyens. Le développement de la « réalité
      virtuelle » et ses applications au « génie des territoires et à leur durabilité » figurent sous cette rubrique.

                                                                                                                    19 / 24
Groupe 3.
Une assise de compétences transversales, en amont des groupes précédents
                                                       3. Sciences et techniques au service du vivre ensemble
3.1 Des compétences en matière de modélisation, de simulation et de contrôle appliquées à des domaines aussi différents que les dynamiques urbaines,
    l’effet des infrastructures de transports sur l’urbanisme et l’habitat ou encore le recours à des grappes de capteurs pour optimiser l’exploitation, la
    maintenance et concourir à la sécurité des personnes et des biens.
3.2 Des compétences sur les matériaux, notamment sur leurs propriétés mécaniques et physiques, ainsi que sur les précurseurs, les étapes et procédés
    d’élaboration, de contrôle ou de fin de vie de ces matériaux.
3.3 Des compétences en matière de communications et télécommunications à haut débit, sous de multiples formats, au rythme d’évolution des
    Technologies de l’Information et de la Communication, notamment par la maîtrise de l’inter communicabilité de réseaux fixes ou mobiles et de
    développement des applications nomades, la sécurité informatique et la prévention des nuisances et pollutions électromagnétiques.
3.4 Des compétences en matière d’image, de multimédias et de logiciels,
3.5 Des compétences en matière d’économie – et pas seulement d’économie des transports ou des services – en matière de sociologie et de sciences
    politiques – et pas seulement sous l’angle des ségrégations du milieu urbain



À ces compétences, il convient d’adjoindre les objectifs complémentaires d’un ensemble d’institutions de formation de spécialistes, d’écoles doctorales ainsi
que la mise à disposition de différents plateaux techniques.




                                                                                                        20 / 24
       Annexe 3 : Les compétences des unités de recherche du Consortium VITRES

          Les unités de recherche sont repérées dans la première colonne par le sigle figurant dans le
           tableau de présentation de l’annexe 1. Dans la seconde colonne dédiée au rattachement de
           l’Unité ne figurent que les organismes fondateurs de VITRES.
          Les compétences sont indexées par les items de l’annexe 2.
          Les deux dernières lignes fournissent une estimation, exprimée en « équivalents
           chercheurs », du potentiel de VITRES dans les compétences du Consortium, sur la base
           des 686 chercheurs répartis entre les 307 doctorants et les 379 ingénieurs/chercheurs.


                                          Technologies du        Services du « vivre         Compétences
Identification des compétences dans      « vivre ensemble,    ensemble, de plus en plus     transversales :
       les unités de recherche           durablement et en   nombreux et en harmonie »       « Sciences et
      du Consortium VITRES                   sécurité »                                 techniques au service
                                                                                         du vivre ensemble »
   Unités       Organisme (s)          1.1 1.2 1.3 1.4   1.5 2.1 2.2 2.3 2.4   2.5 2.6 3.1 3.2 3.3 3.4 3.5
  BCC           LCPC                        X       X                                   X X
  CEREA         ENPC                            X        X        X                 X X                     X
  CEREVE ENPC                                   X        X        X             X X X                       X
  CERMES ENPC, LCPC                     X       X        X                              X
  CERMICS ENPC                                                                          X
  CERTIS        ENPC                                                                X                   X
  DG            LCPC                   X    X   X    X   X                 X    X       X X X X
  EAU           LCPC                            X        X                 X    X
  ESAR          LCPC                        X   X    X                          X
  ESE           LCPC                                 X                          X       X               X
  ESYCOM UMLV, ESIEE                                 X                X                            X
  FDOA          LCPC                        X        X                                  X X
  G2I           UMLV                   X        X        X                                    X
  LAM           UMLV                   X    X   X        X                                    X
  LAMI          ENPC, LCPC             X                                                X X
  LATTS         ENPC, UMLV                                   X    X   X    X    X X X                       X
  LGUEH         UMLV                   X    X   X            X        X                 X
  LIVIC         LCPC                                 X                                  X          X X
  LMSGC         LCPC, ENPC             X    X                                           X X
  LPMDI         UMLV                   X                                                      X
  LVMT          ENPC, UMLV                                   X    X   X    X    X X X                       X
  MSC           LCPC                        X
  MSRGI         LCPC                   X             X   X                                X
  RMS           LCPC                   X    X        X                                    X
  STRE          ESIEE                                X                                    X  X
  TGCE          LCPC                       X              X                        X              X
Nbre d’unités compétentes par items    10 10 9 10 9 3 4 4 4               7 5 17 9     3 5 5
Nbre d’unités compétentes par groupe     Technologies : 48  Services : 27       Transversal : 39
   Potentiel de VITRES                 71 60 47 58 49 13 19 35 19 32 27 126 60 27 21 22
   Potentiel global de VITRES           Technologies : 285  Services : 145      Transversal : 256




                                                                                                                21 / 24
Annexe 4 : Recettes 2005 de VITRES sur projets de recherche partenariale




                                                                           22 / 24
Annexe 5 : Recettes 2006 de VITRES sur projets de recherche partenariale




                                                                           23 / 24
                             Annexe 6

Liste détaillée des recettes 2005 sur projets de recherche partenariale



                             Annexe 7

Liste détaillée des recettes 2006 sur projets de recherche partenariale



                             Annexe 8

                            Copie de la
           convention constitutive du consortiumVITRES
                       signée le 16 juin 2006




                                                                          24 / 24

				
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posted:8/19/2011
language:French
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Description: Strategie Marketing Bouyges document sample