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Ecriture et technologie

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					                 « Ecriture et technologie »
      -De l’écrit à l’écran une révolution en marche-
             Sophia-Antipolis 6 et 7 Mai 2010
Remontée de Claude LABIT. Chef Etablissement diocèse de Marseille.

Jeudi 6 mai 2010

Lieu très adapté => Sophia Antipolis qui fête ses 40 ans.

80 personnes principalement Education Nationale + partenaires CG Alpes Maritime et CR
PACA. Salon des exposants (matériel numérique d’enseignement).

10 h : Présentation générale du colloque :

Christian NIQUE, Recteur => Début d’une modernité. Adoption de l’écran partout n’est pas
l’abandon de l’écrit. Modernisation de l’école par le numérique. Où en sont les savoirs et les
pratiques aujourd’hui ? Quels sont les partenaires ?

Roland MOREAU, Président des amis de la CLE => Pour la création d’une Cité du Livre et
de l’Ecriture. (L’écriture, mémoire et devenir des hommes). Travail sur la dématérialisation
de l’écriture. Projet => ce colloque et « Mon premier livre » ouvert aux classes. Comité de
parrainage avec 40 écrivains, Adler, Assouline …

Gilbert PIETRICK, Inspecteur Générale Nice =>TICE et pilotage pédagogique.
Ministère effort important dans l’incitation, l’accompagnement, une place importante dans les
lettres de rentrée.
TICE => approche plus personnalisée. L’intégration des médias numériques dans l’école est
une réalité. Mobiliser les énergies sur le champ de la formation.
L’académie de Nice pilote sur l’utilisation des livres numériques (2 établissements).
Objectifs : à 5 ans toutes les écoles et 3 ans collège et lycée pour accès et utilisations des
TICE. Pilotage de EN avec soutien matériel des collectivités territoriales.

Jean-Yves CAPUL. Sous directeur des TICE à l’E.N. Politique du EN => orientation forte et
durable de l’utilisation du numérique par l’élève dans et hors de l’école.
   1) Les élèves ont des compétences, mais il faut leur apprendre à développer des
       compétences, ne pas disqualifier l’école et légitimité des enseignants, insertion
       sociale, insertion professionnelle (outil demandé par l’entreprise), égalité des chances,
       accès universel même aux handicapés, BD2I et compétence du socle.
   2) Au service des apprentissages. Numérique obligatoire dans certaines disciplines.
       Interactivité et travail sur les processus même de l’apprentissage, individualisation des
       parcours. Enseignements d’exploration.
   3) Plans nationaux
                    ENT. Environnement numérique de travail Ile de France, Loire, Rhône.
                     Projet pédagogique et enjeux pédagogiques. Partenariat collectivités.
                    Tableau blanc Informatisé, ordinateur, formation (dotation d’école),
                     scénari pédagogiques à produire et le mutualiser PRIMTICE
                     (http://primtice.education.fr/)


                                             -1-
             Plan numérique national en route
4) Mise en place de différents réseaux.
5) Résultats pour l’instant : pas d’amélioration des résultats des élèves (PISA) en
   Angleterre qui est en avance.
6) Formation des enseignants par le numérique.
7) Manuel numérique (19 départements)
8) Ballado-diffusion => utilisation comme en aquitaine (pionnière) compétence orale
   avec un outil simple et pratique principalement en classe de langue
   (http://www.educnet.education.fr/)

Réflexions : Mieux pour apprendre ? Trop d’informations tuent l’information.
Compétences à développer. Eviter la coupure avec la jeunesse.
« Nous sommes ce que nous lisons ».

Questions de l’assistance :
- Cité du Livre à Sophia Antipolis. A ne pas comparer avec Cité du livre à Aix. Le projet
se veut planétaire avec circulation des connaissances et des livres.
- Ballado-diffusion. Pour les langues et en français. Pour l’oral pendant et après la classe.
Bibliothèque gratuite sur site ? Pas encore.
- Revue Ecole Numérique (5ème numéros en cours) (http://ecolenumerique.cndp.fr/)
- Média numérique permet la rencontre entre oral et écrit, exemple renforcer les
apprentissages sur des problèmes d’écrit.
- Serious games => « jeux sérieux » qui détournent un jeu pour certains apprentissages
pédagogiques. Aujourd’hui les modèles et objectifs pédagogiques sont peu développés.
Travail pédagogique à faire. (http://www.educnet.education.fr/dossier/jeuxserieux)


14 h : Interventions

Jean-François CERISIER. « Culture numérique et nouvelles pratiques de la langue. De
beaux défis pour l’éducation ».
http://rhrt.edel.univ-poitiers.fr/personne.php?id=396&type=auteur

Quelle culture enseigner dans ces conditions ? Maître de conférence. Groupe recherche
technologique sur l’appropriation par les acteurs éducatifs des technologies       de
l’information et de la communication. IRMA. (cerisier@univ-poitiers.fr)

Lire et écrire, un ensemble de technologies culturelles en évolution :

-3300 invention de l’écriture
                                                 -400 Platon critique l’écritue
1450 imprimerie                                  1535 François 1er interdit l’imprimerie
1543 invention de la police Garamont
1780 plume en acier
1950 machine de Tûring                           1960 On apprend à écrire à la plume
1980 micro ordinateur
2000 ADSL
                                                 2010 L’écriture est largement informatisée
                                                 sauf peut être à l’école.



                                           -2-
Le point sur i avant l’imprimerie n’est pas systématique indiqué sauf si il y a une possible
erreur avec lettre à côté exemple le u. Des métiers ont disparu … et disparaissent …
Les technologies de l’écriture ont modifié tout au long la culture à enseigner. C’est un
cadre qui impose une façon de lire et d’écrire.

Culture numérique : « Ensemble des traits distinctifs, spirituels, intellectuels et affectifs,
qui caractérisent une société ou un groupe social » UNESCO 1982
Articule une dimension individuelle avec une dimension collective
Articule une dimension patrimoniale (assuré par beaucoup par l’école) avec une dimension
processuelle
Les trois états du capital culturel : incorporé, objectivé, institutionnalisé – Bourdieu 1979
Vision anthropologique : rapport au monde, au temps, aux autres
Vision psychologique : spécificités individuelles, appartenances multiples
Vision sociologique : groupes sociaux, valeurs et comportements propres, différences,
inégalités.

Question personnelle : Une révolution en marche ? Un mai 68 du numérique …
Culture académique détenue par les « vieux », culture numérique détenue par les
« jeunes » ?

Quelques données :
1/3 des humains internautes en 2010.
66 % des français.
14, 2 h passées devant internet contre 11 h 5 devant TV
86 % des jeunes de 15 à 29 ans ne produisent pas de contenu (14 % en produisent donc !)
13 milliards de courriers en un an, 15,5 milliards de SMS en un trimestre
96 % jeunes de 12 à 17 ans internet à la maison et 84 % disposent d’un téléphone mobile
dont la moitié l’utilise durant les cours.

Pour les profs :
100 % établissements à internet
99,5 % profs internet à l’école
91,1 % pour préparer des cours
65,5 % en classe
55,1 % par les élèves dans les classes

Les défis :
Tonneau des Danaïdes.
Les TICE impossibles si on ne change pas les façons d’évaluer
Compétences langagières en dehors de l’école et aussi dans l’école avec des inégalités
Certaines compétences élaborées sans des activités d’apprentissage dédiées
Les référentiels restent attachés à l’écrit traditionnel dans un discours moderniste

« L’école fait en fait écran ». Acculturation de l’école nécessaire

Dactylographie => est-ce encore utile ? A l’école encore … Et la calligraphie ? Oui mais
pas une fin en soi.
A quand des cours de dactylographie pour donner un moyen de performance ?

Dans le B2I le numérique pas considéré comme objet mais comme moyen.


                                           -3-
Thierry BACCINO. Professeur de Psychologie cognitive et ergonomique (Université
Nice). Travaux sur différences entre lecture sur livre (en CP) et à l’écran.
http://www.educnet.education.fr/dossier/lecture-sur-ecran/processus-cognitifs/points-de-
vue-de-chercheurs-en-france/thierry-baccino

 Accélération depuis 1980 de technologies nouvelles. Au IXème siècle avec les moines
copistes irlandais apparition de l’écriture segmentée, avant les mots étaient collés les uns
aux autres. Cela permis à tous de lire la bible avant seuls les moines étaient capables de lire
le « scriptio continua ».
Aujourd’hui depuis le PC => IPAD => 3D
Bibliothèque du Congrès à 140 millions d’ouvrages mais 10 millions de fois moins que les
documents disponibles sur internet.

M. BACCINO travaille sur ce que se passe dans le cerveau lorsqu’il y a recherche
d’informations sur internet.
Les yeux font une lecture linéaire sur de l’écrit. Sur textes multimédias surf des yeux.
Etude des points de fixations, des yeux etc … donnent des indices sur le changement de la
lecture et de l’adaptation au texte proposé sur papier ou sur écran .

Remarques sur les différences entre, lecture papier et lecture écran :
Texte = marques noires sur du papier. Sur l’écran, ni papier ni lumière mais la lumière
vient de l’écran (rétro-éclairage)
Dans le papier, on tourne les pages (statique page à page). Sur écran mode dynamique
(scrolling).
Type de lecture linéaire sur papier, non linéaire (hypertexte) sur écran.
Source d’information texte/image sur papier plus complexe sur écran.

La rapidité de la lecture (nombre de fixations) peut être, rapide (500 mots mn), moyenne
250 mn et 100 mots mn très lent.

3 étapes de la lecture :
     - détecter des lettres (visibilité)
     - identifier les mots (discriminalité)
     - comprendre une texte (donner du sens)

L’œil se déplace parce que peu discriminant sur les côtés. L’empan visuel (partie non
floue) plus étendu à droite qu’à gauche car on lit de gauche à droite. Le floue = vision
fovéale.
L’empan visuel diminue avec le contraste, l’espace inter caractère, et l’emploi de colonnes
réduites. Tout ceci favorise la fatigue visuelle ?
Position du regard et position de l’attention pas toujours superposées. L’attention en
avance sur le regard.
Le regard sur le milieu du mot si dégradé (mise en page, couleur, contraste , typographie
…) au début puis au centre du mot …
L’œil lit le haut des lettres
Programme informatique loin d’être aussi performant que nécessaire
Perte de mémoire avec texte en scolling (instabilité spatiale)

Texte = tisser


                                           -4-
Si on ne tisse pas de liens entre les mots => donner du sens. Le mot dans un paragraphe, le
paragraphe dans un texte etc … Cohérence. Grâce à la syntaxe, mots de liaison, accords …
mais aussi et surtout grâce à la mémoire qui fait des liens qui donne sens qui résonne à
notre mémoire. Difficile à redonner cette mémoire sur l’écran.
Phase intégrative par la cohérence. Interrompue par l’hypertexte. Désorientation cognitive.
Hypertexte moins bons résultats qu’avec lecture linéaire.

La lecture devient superficielle, recherchée par une recherche d’information (immédiate et
efficace), surcharge cognitive (décision, mémoire).

Balayage 600 mots/mn
Ecrémage 450 mots/mn
Lecture 300 mots/mn
Apprentissage 200 mots/mn
Mémorisation 138 mots/mn

Multimodalité :
Plusieurs supports apportent-ils plus de compréhension ?
Etude montre une meilleure mémorisation à l’oral, moins avec juste le texte et encore
moins avec différents supports dont numériques.

Livre électronique :
Meilleure qualité de lecture
Mais pas de couleurs, …

Pour créer un site lisible et attirant il faut suivre certaines règles de l’ergonomie cognitive.
Bibliographies :
Mesure de l'utilisabilité des interfaces, avec C. Bellino et T. Colombi, Hermès science
publications, 2005
La lecture électronique, PUG, 2004
La lecture experte, PUF, 1995

Catherine BECCHETTI-BIZOT. Inspectrice Générale de Lettres. Membres de la
Commission TICE de l’inspection Générale de l’EN.
« Question du devenir de l’écrit et du livre »
Rapport au savoir des générations précédentes. Mode linéaire, déductible par opposition à
éclater, ouverte, relationnelle.

1) Nécessité à une formation des élèves sur écran et sur internet à des compétences
   spécifiques car risque d’illettrisme comme ignorance des règles et code de l’outil.
   Fracture culturelle et intellectuelle au niveau de l’intelligence de l’outil. Format
   uniformisé qui réduit le sens général. Professeur de français en première ligne même si
   B2I. Apercevoir des stratégies de dispositifs. Pour une pratique éclairée. Qu’est ce
   qu’un texte aujourd’hui ? Toutes les interventions verbales, numériques, écrites,
   disques …
2) Transformation de l’objet littéraire : le texte. Maniabilité du texte permet de l’utiliser
   de manière très souple. Son caractère combinatoire et illimité donne à l’écran un
   espace de va et vient. Livre clos et fermé, sur l’écran, éclaté illimité. Source
   d’enrichissement mais prolifération dangereuse sans éducation. La tendance entre
   « écriveur » et lecteur difficile à matérialiser.


                                            -5-
3) Efficacité des TICE pour les cours de français. Motivation et concentration car encore
   spectaculaire (spectacle) réduire le grand écart mental entre école et la vie. Accès
   multiplié par les multiples documents attractifs et de meilleures qualités. Ressources
   culturelles nouvelles. Accompagnement personnalisé de l’élève. Plus d’autonomie de
   l’élève. Enseignant devient l’expert. Nouveau rapport aux savoirs et aux enseignants.
4) L’écran démultiplie le pouvoir de l’écrit. Traitement de texte => approche multiple de
   la langue. Opérations manuelles de l’élève. Gestes qui développent la concentration et
   la présence au cours. Apprentissages scolaires tangibles.
       Expression écrite : revenir, corriger, partager et éditer son texte.
       Apprentissage de la lecture gagne en efficacité en repérant la construction, la
       syntaxe, le mouvement d’une pensée, le rythme, les liens grammaticaux qui font
       sens. Opérations rendues plus légères et mobiles. Elève plus rigoureux.
       Travail de l’oral facilité par la baladodiffusion. Prendre conscience de ses progrès.
5) Processus d’apprentissage mis en relief. L’élève devient le premier acteur de ses
   apprentissages. L’informatique n’est pas une fin en soi. Mais permet la cohésion entre
   plaisir et effort. En lien avec la logique des compétences et socle.

Correcteur d’orthographe => usage introduit dans compétences du socle comme outil qui
développe des opérations mentales.

Jean François MERRIAUX Directeur Actions Educatives France 5.
« Les médias parlent peu des TICES. Et les enseignants utilisent peu la TV »

Dissonance cognitive entre école et TV. Les enseignants pensent que c’est un outil de
divertissement.
France 5 => Décembre 1994. Objectif de créer des programmes avec CERENCRDP
format 5 minutes. Programmation sur les heures de récréations ! Vite abandonné.
Ensuite 13 minutes. Constat les programmes ne rencontreront pas leur public.
Année 2000 entrée dans le groupe de France télévision. Modification totale de la
programmation. 80 % de la grille. Nouveau format de 50 mn.
Idée du site point TV. Né en 2003 site pour favoriser la TV dans la classe avec une offre
qui fonctionne bien. 5000 établissements abonnés. Avec des pratiques qui changent et donc
adaptation nécessaire de l’offre.
Un des meilleurs outils d’éducation au média.
Rapport écrit écran est réel puisque chaque vidéo accompagnée d’écrits.
Orientation sur la formation aux médias.
Blogs d’enseignants Web pédagogique vrai succès. Réussite, vraie créativité.

Le numérique rapproche le « présentiel ». Nouvelles formes de rencontres. Réseaux
sociaux bons pour le partage d’expériences.
Web documentaire bien différent des DVD éducatifs.

Constats :
Les élèves en savent plus que les enseignants => révolution en cette période transitoire.
Pas d’argent pour vraiment développer de nouvelles créations interfaces etc …
Les médias ne parlent pas des TICE car le politique n’en parle pas, bien, assez …




                                           -6-
Vendredi 07 mais 2010

A lire : « Réussir l’école numérique » (rapport Fourgous, février 2010) et le
« Numérique à l’Ecole » (Haut Conseil de l’Education, Avril 2010)

Table ronde 1 : Convergence institutionnelle dans la mise en œuvre des TICE.

Daniel LELLI Rédacteur en Chef France 3 Côte d’Azur.
M. ROUX CG Alpes Maritime, Chantal BLANDEL ANDEV, Christiane HOOFLIGER
Ville de Nice,, JP ROUBY IEN.
Bilan aujourd’hui : Gros budget du C.G. Alpes Maritime. 2 M Euros matériel, 1 M Euros
entretien. 1,7 M sur plan de relance avec comme objectif toutes les classes collèges avec
vidéo projecteur. Equipements Ville et rural très hétérogène.
TBI dans les écoles et salles mobiles.
Réflexion car obligation scolaire sur le B2I, socle commun etc … Urgence.
Lycées, au national, assez homogène
PACA raccordement au haut débit + maintenance internalisée avec personnel titulaire et
réflexion sur ENT.
Pas que formation sur apprentissages fondamentaux donc autour de l’école … Comité de
pilotage commun pour donner du sens et notion de convergence. Convention EN +
collectivités + praticiens … et les utilisateurs ?
Observatoire départemental des TICES. Informations, suivi (à minima 1 spécialiste
conseiller pédagogique informatique par circonscription).
1 ordinateur par classe n’est pas intéressant. Une classe équipement mobile plus judicieux.
Accompagnement des enseignants où en est-on ?
Expérimentations d’Espace Numérique de Travail
Manque de temps des enseignants pour s’approprier l’outil.
Equipements immédiat et massif ? Non progressif mais enseignant demande massive.
Conseiller TICE par Académie
Comité de suivi => pour aller jusqu’au bout des usages

Investissements nécessaires et induits :
Tableau informatique
Video projecteur
Ordinateur
Hauts parleurs
Potence
Rideaux
Electricité
Abonnement internet
Etc …

Nécessité d’une construction commune des usages


Table ronde 2 : Enseigner dans un contexte renouvelé par les TIC : participation et
interactivité

René BLANCHET ancien Recteur , membre de l’Académie des sciences



                                           -7-
Catherine BECCHETTI-BIZOT Inspection Générale, Etienne CANDEL Université Paris
IV, Alain SERE Inspection générale

Participation et interactivité => notions qui tendent à se confondre, importantes dans
l’univers scolaire, associées par les TICE dans les classes. Mais est-il vrai que les TICE
induisent ces nouvelles postures ? Ou un simple effet de mode de vocabulaire ?

Définitions de ces notions :
Interactivité (actions et activités). Dialogue entre individu et information donnée par une
machine (années 1970). Mode dialogué. Aujourd’hui capacité à favoriser ce dialogue par
les machines. En fait dialogue bien faible entre machine et individu en revanche dialogue
par la machine entre individus.
Participation (partage collaboration). Qu’en fait-on au niveau social ?

Dans la classe :
L’innovation pose à nouveau la question de la relation à l’élève. La collaboration (comme
pour geogle) fait profiter l’ensemble par la collaboration individuelle.
Mais l’association des élèves à la constitution des savoirs pose question.
Même plan entre l’expert et le profane.
Attention à ne pas faire croire que « l’ancien enseignement était exclusivement frontal ».
Evaluation PISA montre que les petits français réutilisent mal les notions vues à l’école
dans la vie quotidienne.
Interactivité => part d’illusion. En revanche meilleure vision de la progression de
l’apprentissage. Avec dédramatisation de l’erreur.

Trait rouge sur papier différent de l’interaction.

Sur les 10 compétences de l’enseignant (document à venir) => développer l’interaction
avec les élèves.
Revoir le statut et rôle de chacun.
L’école doit être un sanctuaire car partout tout est connecté et/ou comment se situer ?
Quel modèle d’apprentissage avec les TICES ?

Question personnelle : Les TICES ne permettent-ils pas de se poser à nouveau la question
de l’acte éducatif, du rapport à l’élève mais aussi et surtout de l’évaluation (en rouge …) ?

Conclusion : Réflexions sur différents champs
    Parents => TICE aide-t-il le « lire écrire compter » ?
    Professeur => Comment aider les enseignants
    Elèves => Bons pour la pratique, en avance sur la famille, les enseignants. Mais
développer observation, écoute et apprentissage.
    Etat et collectivités territoriales => retard parfois mauvais souvenir laboratoires de
langues et informatique à l’école (1980)

    Laboratoire des usages => domaine de recherche sur l’enseignement scolaire à mettre
en œuvre en partant des professeurs.

    Formation des enseignants => capital surtout en formation continue, professionnelle.
Faire progresser l’utilisation des outils. Mais le système actuel est descendant et non pas
partant des enseignants.


                                            -8-
Table ronde 3 : Manuel numérique : Quels usages ?

Gilles BRAUN : Chef du programme Ressources Numériques au MEN.
Simone BERTRANDD Principal de collège. Yaël BRISWALTER IPER, Claude
JEANNERET IPR lettres, Corinne MARTIGNONI MEN.

Gros projet au MEN expérimentation de fond dans un contexte de nouveaux programmes
et apparition de manuels numériques. Mouvement général autour du livre numérique.
Inquiétude des éditeurs après les « échecs » de la vidéo et du DVD en milieu scolaire …

Cadre général de l’expérimentation MEN : En 6éme, 65 collèges TICE en classe, pas de
cartable, EMT et imaginer le manuel numérique demain. Depuis l’an dernier et pour 5 ans.
MEN (licences des manuels et Académie conseiller TICE et référent) et CG (équipement,
entretien, débits).
Disciplines Lettres et His/Géo + dans certains endroits Physique Chimie
Professeurs devant différentes problématiques. Il faut les accompagner pour
l’appropriation des outils. Remontées de décembre évaluées en ce moment.
 lecture à l’écran
 difficultés entre fonctionnalité entre livre numérique et TBI
 aspect spectaculaire du manuel numérique
 manuel élève très peu utilisé en fait pour l’instant

Exemple sur l’académie de Grenoble :
Pilotage national
Académique avec IPR + Conseiller TICE. Visite de l’IPR avec réunion d’équipe. Dans
chaque établissement enseignant référant. Dispositif de formation en fonction des besoins
des enseignants. Stages sur établissement ou inter établissements.
Résultats :
Utilisation collective du manuel
Pratiques très hétérogènes
Les observables sont à définir correctement (manuel numérique, ENT, autres outils
numérique, …)
Distinguer le manuel numérisé du manuel numérique (plus ouvert et où il peut se faire des
contenus …). Lecture à l’écran …

Freins remontés, crainte :
- technique. Mise en place du système, les locaux …
- crainte que les performances de la lecture à l’écran soit plus difficile moins
    performante
- peur de la disparition du livre (même si les élèves ont un version papier de leur livre)
- peut on étudier un texte lorsqu’il est sur le seul TBI
- tablette numérique permettrait de retrouver l’outil numérique dans les mains

Question personnelle : Pourquoi ne pas travailler avec APPEL et son IPAD en classe ?
Retour de l’ardoise ?

L’iPad dans les universités américaines
Seton Hill University, George Fox University et Abilene Christian University, trois universités américaines,
se sont ruées sur les iPad, la tablette numérique à la mode, comme de véritables Apple-maniacs. Elles y ont
vu le possible remplaçant à la fois du bon vieux classeur et des livres, si nombreux et si lourds. L’iPhone


                                                 -9-
était trop petit, les ordinateurs étaient trop gros, celui-ci serait parfait. Elles vont donc en offrir dès la
rentrée prochaine à leurs étudiants.
Une application permet aux professeurs de choisir des documents, des extraits de livres qu’ils mettent à
disposition des leurs étudiants pendant une période donnée, ils peuvent les annoter et les associer. Selon
Wired , Cette possibilité nouvelle d’associer et d’annoter facilement des documents ferait la force de l’iPad
face à ses concurrents comme le Kindle. D’un point de vue pédagogique, ce parfait “appareil mobile
d’apprentissage” permettrait de développer un savoir décloisonné et dynamique, plus en phase avec les
exigences de notre temps.
Ces expériences, et beaucoup d’autres (plus classiques) seront présentées et discutées à l’IntersTICE, le
“carrefour des usages pédagogiques du numérique” , les 10, 11 et 12 mai à Paris.

Exemples:
Depuis 5 ans formation à l’outil informatique dans un collège grâce à la convergence entre
matériel mis à disposition, les enseignants et le manuel numérique.
Préparer la formation par l’intermédiaire de la souplesse en interne et à l’intérêt des
enseignants.
Parents rassurés. Les éditeurs pas encore au point. Il y a des travers à faire travailler l’élève
dans une seule salle informatique. Il y a un problème à décentrer les apprentissages.
Tous les enseignants y participent plus ou moins, mais essentiel car les remarques
différentes et distanciées donnent sens.
L’expérimentation interroge quitte à remettre en cause certaines représentations.
Le I de TBI pas toujours utilisé correctement.
Problèmes des licences établissements. Editeurs un peu lents. Retard en début d’année.
Interactivités mal faite ou pas faite sur les livres numériques …
Il manque la présence d’éditeur pour le livre numérique.

Ateliers :
Espace numérique de travail : et si nous parlions usages ? Michel CADOR, CG et
André MARCANT conseiller TICE Recteur Nice
Correlyce, facilitateur de l’usage de ressources numériques pour la classe. Pierre
BARBAGELATA, CRDP Nice et Jessica MORENO, chargée de mission TICE et
Correlyce CR PACA
La mise en œuvre du manuel numérique. Juliette LASSALE professeur Hist/géo en
collège et Alain PROST IPR Académie Nice
L’insertion des TICE dans l’enseignement français. Ghislaine COTENTIN-REY
professeur en lycée de lettres Nice et Marie-Lucile MILHAUD IPR académie de Nice.

Conclusion du Colloque :
RDV l’an prochain. Veille et partage d’expériences.

Questions personnelles :
1) Où en sont nos rapports (Enseignement Catholique) avec l’EN, les Rectorats, Les
   Inspections Académique, les CG et CR sur le numérique à l’école et son financement ?
2) Va-t-on encore une fois assister à une politique très hétérogène en premier degré dans
   la mesure où il n’y a pas de forfait d’externat (payé par l’Etat) qui permettrait une base
   minimale nationale ? Encore dépendant des seules mairies et de leur volonté politique.

                                      Merci d’excuser le style parfois un peu « prise de note … ».

                                                                                 Marseille le 09/05/2010
                                                                                         Claude LABIT



                                                  - 10 -

				
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