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					                                        Pinet Jean-Pierre
                                          Oudet Bruno


             Version préliminaire du rapport final du projet
                           « Internet de rue »

Compte rendu de fin de recherche d'opération d'une recherche financée par le
ministère de la recherche

DATE : novembre 2006                              Décision d'aide CONVENTION N° 04 L 400
                                                  Notification 10 novembre 2004


Nom de l'organisme bénéficiaire

Association ATD Quart Monde
Association Loi de 1901
SIRET n° 7766314900059
33, rue Bergère
75009 PARIS - FRANCE


Nom du responsable du projet : Jean-Pierre Pinet

Nom du responsable scientifique : Bruno Oudet

Nom du laboratoire :
Laboratoire LEIBNIZ                               Décision 04 L 401
46,avenue Felix Viallet
38031 GRENOBLE - FRANCE

Adresse : le programme (Convention 04 L 400) a été exécuté à
ATD Quart Monde
107, Avenue du Général Leclerc
95480 PIERRELAYE – FRANCE



                                                               Numéro d'identification




Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                          Page 1
                                                        Résumé signalétique.
Ce projet a validé une démarche, celle qui consiste à aller à la rencontre de personnes très pauvres,
dans des contextes différents (Paris et Val d'Oise) avec un ordinateur connecté. Il a montré que ces
personnes sont intéressées à l'informatique, à ses usages et sont prêtes à s'y former. Il a montré
surtout que cette démarche, au-delà de l'outil, mais lié à sa présence, permet de recréer des liens
sociaux, dans la mesure où le contexte le permet et où les facteurs globaux ne les entravent pas.

Par ailleurs, à travers les sites web créés et leur contenu, les contacts, partenariats, interventions et
publications, il a contribué à renforcer un mouvement de prise en compte de cette population. La
démarche d'aller à la rencontre des personnes les plus pauvres, de les prendre en compte dans les
projets progresse.

Cette action a cependant des limites dues à l'exclusion elle-même dont font l'objet les personnes
rencontrées et à leur situation d'extrême pauvreté, à la difficulté des partenariats, aux manques de
contenus existant sur Internet susceptible d'intéresser ces personnes, au matériel et à la connectivité
disponibles. Si l'engagement personnel des acteurs de ce projet a permis de lever, contourner ou
atténuer une partie de ces difficultés, il n'a évidemment pu venir à bout des facteurs globaux et des
variables contextuelles.




                                                     Table des matières
Compte rendu de fin de recherche d'opération d'une recherche financée par le ministère de la
recherche .............................................................................................................................................. 1
Résumé signalétique. ........................................................................................................................... 2
Table des matières ................................................................................................................................ 3
Rapport scientifique final ..................................................................................................................... 4
   Description des expériences réalisées. ............................................................................................ 4
   Discussion des résultats ................................................................................................................... 4
   Publications issues du projet. .......................................................................................................... 5
Fiche signalétique ................................................................................................................................ 6
   I – IDENTIFICATION.................................................................................................................... 6
   II – CONFIDENTIALITE ............................................................................................................... 6
   III – RESUME SIGNALETIQUE .................................................................................................. 7
   IV – COMPTE RENDU .................................................................................................................. 7
       1. Les enjeux ............................................................................................................................... 7
       2. Les objectifs fixés à l'origine .................................................................................................. 8
       3. Les résultats effectivement atteints......................................................................................... 8


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                                                                Page 2
          3.1. Résultats et réalisations proprement dits. ....................................................................... 8
          3.2. Publications, conférences, ouvrages ............................................................................... 9
          3.3. Relations de coopération scientifique ou technique ..................................................... 12
   V. - FICHE BIBLIOGRAPHIQUE ............................................................................................... 13
ANNEXE 1
Conclusions du séminaire « Internet de rue » .................................................................................... 14
ANNEXE 2
Rencontre de Brest ............................................................................................................................. 16
ANNEXE 3
Internet in the street project: helping the extremely poor to enter the Information Society .............. 17
   Abstract. ........................................................................................................................................ 17
   1. Introduction ............................................................................................................................... 17
   2. The social-digital exclusion process ........................................................................................ 18
       2.1 The inputs ........................................................................................................................... 18
       2.2 The process: moving from "digital exclusion" to "participant in the knowledge society" . 19
       2.3 The outputs ......................................................................................................................... 19
   3. The “Internet in the street” project ............................................................................................ 20
       3.1 The approach: collaborative learning with the very poor ................................................... 20
       3.2. Collected Stories ............................................................................................................... 20
   4. What we have we learnt so far .................................................................................................. 22
   5. Conclusion ................................................................................................................................. 23
   References ..................................................................................................................................... 23
ANNEXE 4
Intervention au Forum e-gouv. Table-ronde 4 ................................................................................... 25



                                                   Rapport scientifique final

Description des expériences réalisées.
En dépit de la croissance des revenus globaux par habitant, les nombres de familles faisant face à la
pauvreté chronique dans les pays les plus riches augmente. Pour cette population, le développement
de la société de l'information est une source additionnelle d'exclusion, aussi longtemps qu'ils
manquent aussi de l'accès et des qualifications pour participer efficacement. Le combat contre cette
nouvelle source d'exclusion exige un effort prolongé et continu. Dans notre projet nous avons
travaillé pendant une période courte (24 mois dans un processus mobile très lent) avec un nombre
limité de personnes. Prendre contact avec la personne la plus pauvre, acquérir leur confiance,
trouver un terrain d'intérêt commun est un processus long et délicat. D'ailleurs nous sommes
confrontés à un obstacle permanent : individus et familles qui essayent de traiter une accumulation
des problèmes liés à la grande pauvreté ont peu de temps à distraire de ce combat pour la survie1.
Nous avons pu voir, à travers des exemples concrets, vrais et personnels, ce que l'Internet peut
apporter aux communautés à faible revenu. Cependant, en faisant ainsi nous avons aussi pointé des
difficultés rencontrées par d'autres populations exclues, y compris les populations illettrées, les
chômeurs, les vieillards, et les personnes avec des handicaps.

Durant la seconde période du projet, nous avons également complété notre approche individuelle

1          Joseph Wresinski, Chronic Poverty and Lack of Basic Security, Report of the Economic and Social Council
of France, 1987. http://www.movimiento-cuartomundo.org/Grande-pauvrete-et-precarite.html
(26/10/2006)


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                                                              Page 3
(une personne, une famille, quelques personnes dans un camp) par des formations collectives plus
près de celle fournie dans des télécentres. Les groupes participant aux formations étaient des
personnes très pauvres et des personnes d'autres milieux connaissant et souvent engagées avec les
premières. Cette 'mixité' préexistante a permis de donner un aspect très ludique à ces formations,
dédramatisant l'outil et les usages, permettant ainsi une meilleure progression et une plus grande
efficacité. Le fait de toucher d'autres milieux sociaux (populations maghrébines en cité de banlieue,
salariés pauvres) a confirmé les résultats acquis précédemment.

On retrouvera au point IV.3.1. Les résultats et réalisations proprement dits.

Discussion des résultats
Les difficultés rencontrées lors du projet se situent à plusieurs niveaux (voir Tableau 1), ainsi
qu'abordé dans l'annexe 3
Table 1.   Entrées et sorties du pocessus d'exclusion numérique et sociale.

               ENTREES                                      SORTIES
               Barrières à l'entrée                         Participation à la Société de l'Information
               accès à l'équipement                         accès à l'information
               accès au réseau                              communication
               savoir faire                                 accès à des opportunités (offre d'emplois )
               difficulté de lecture/écriture               accès au savoir (formation…)
               crainte de l'inconnu, de l'impact des TICs   accès au travail collaboratif, réseautage
               manque de contenus de qualité adaptés aux    création de contenus adaptés
               besoins de ces populations
               motivation                                   participation au processus démocratique
               sentiment d'exclusion des réseaux sociaux
               existants


Elles vont des problèmes matériels (matériel d'occasion d'efficacité moyenne -Pentium III sans
lecteur/graveur DVD-, problèmes logiciels) ou d'accès (pas d'accès possible à un Wifi gratuit sur les
lieux de visite, problèmes liés aux infrastructures 3G peu performantes) aux facteurs de contexte
(dégradation globale de l'accès aux droits pour les plus pauvres, xénophobie croissante vis-à-vis des
populations nomades, tensions inter-communautaires, stagnation du marché de l'emploi pour les
personnes peu ou pas qualifiées, problèmes globaux d'accès au logement social, diminution du
nombre de sections d'adaptation en milieu scolaire,...) en passant par les difficultés qu'ont les
personnes rencontrées liées à leur situation propre (problèmes de santé, illettrisme, ignorance,...).

Néanmoins l'engagement des personnes, leur régularité, leur continuité et leur durabilité, ainsi que
leur formation permettent de rejoindre les aspirations des personnes rencontrées et d'aboutir à des
résultats non seulement individuels mais aussi collectifs par la diffusion de ceux-ci dans le milieu.
On a, par exemple, particulièrement observé autour de l'usage de la photographie, à partir d'un lieu
situé en Val d'Oise et concernant une quarantaine de personnes, il a été possible d'atteindre
indirectement une centaine d'autres à Nantes, Orléans, Lyon, Bruxelles (Belgique) et dans le
Mehedinţi (Roumanie).

Publications issues du projet.

Les publications issues de ce projet sont en deux parties :
   les trois sites web réalisés figurent sur un CDRom joint au rapport. Ils concernent :
              le site même du projet : http://reso.blogs.com/crealiens/

Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                           Page 4
          le site bibliographique : http://www.internetderue.net/
          le site « carnet d'expression » : http://www.carnet-expression.org/
    tous trois dans l'état où ils se trouvent au moment de la remise de ce rapport.
   Les publications reprises en annexes et au point IV.3.2.




                                          Fiche signalétique
I – IDENTIFICATION

Décision n° 04 L 400                                              Montant 71,760,00 € TTC
Date de Notification 10 novembre 2004         Durée : 24 mois
Prolongation éventuelle : trois mois demandés en prolongation
Bénéficiaire :
Association ATD Quart Monde
Association Loi de 1901
SIRET n° 7766314900059
33, rue Bergère
75009 PARIS - FRANCE

Objet de la décision :




Mots cléfs : Exclusion sociale, Grande pauvreté, Internet, lien social

Nom du responsable scientifique : Bruno Oudet

Adresse, n° Tél. & Fax du laboratoire :
Laboratoire LEIBNIZ                                 Tel: +33 (0)4 76 57 45 90
46,avenue Felix Viallet                             Port +33 (0)6 80 85 65 88
38031 Grenoble - France                             Fax: +33 (0)4 76 57 46 02

II – CONFIDENTIALITE
Les documents fournis ont-ils un caractère de confidentialité ?

NON


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III – RESUME SIGNALETIQUE
Ce projet a validé une démarche, celle qui consiste à aller à la rencontre de personnes très pauvres,
dans des contextes différents (Paris et Val d'Oise) avec un ordinateur connecté. Il a montré que ces
personnes sont intéressées à l'informatique, à ses usages et sont prêtes à s'y former. Il a montré
surtout que cette démarche, au-delà de l'outil, mais lié à sa présence, permet de recréer des liens
sociaux, dans la mesure où le contexte le permet et où les facteurs globaux ne les entravent pas.

Par ailleurs, à travers les sites web créés et leur contenu, les contacts, partenariats, interventions et
publications, il a contribué à renforcer un mouvement de prise en compte de cette population. La
démarche d'aller à la rencontre des personnes les plus pauvres, de les prendre en compte dans les
projets progresse.

Cette action a cependant des limites dûes à l'exclusion elle-même dont font l'objet les personnes
rencontrées et à leur situation d'extrême pauvreté, à la difficulté des partenariats, aux manques de
contenus existant sur Internet susceptible d'intéresser ces personnes, au matériel et à la connectivité
disponibles. Si l'engagement personnel des acteurs de ce projet a permis de lever, contourner ou
atténuer une partie de ces difficultés, il n'a évidemment pu venir à bout des facteurs globaux et des
variables contextuelles.




IV – COMPTE RENDU


1. Les enjeux
Les enjeux de cette recherche / action sont la participation des personnes les plus pauvres et les plus
exclues à la « Société de l'information ». Ils étaient décrits ainsi dans la réponse à l'appel à projet
« Usages de l'Internet » :

Une des réponses à la fracture numérique est le déploiement de points d'accès publics numériques.
Ceux-ci montrent leur limite lorsqu'il s'agit de toucher les familles les plus pauvres qui le plus
souvent ne voient pas l'intérêt de ces lieux et/ou s'en sentent exclues. Il faut dans ce cas avoir
recours à une démarche individuelle en allant au-devant des personnes, souvent dans la rue. On
peut alors, à partir des projets créés au moyen de l’ordinateur et des ressources de l'Internet,
contribuer à faire "exister" ces personnes dans la société ou leur permettre d’avoir accès à leurs
droits. Elles peuvent, comme les autres, en tirer parti ou s’appuyer sur l’expérience pour rebondir
dans d’autres directions.

Ce projet, par une recherche-action, se propose de valider la démarche et le poste de travail
itinérant (ordinateur, logiciels, et connexion à l’Internet), d'établir les conditions de succès et de
minimiser les risques d'échecs afin de dégager des pistes pour sa reproduction. Cette démarche
inclut aussi la collecte de cas concrets actuellement éparpillés sur le web et leur référencement sur
un site Web qui a l’ambition de devenir le site de référence francophone sur l’utilisation des TIC
pour développer le lien social des personnes en difficulté. Enfin une enquête sera conduite en
décembre 2006 auprès des points d’accès publics pour connaître leurs actions auprès des
personnes très défavorisés.

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2. Les objectifs fixés à l'origine
Dans la réponse de l'appel à projet « Usages de l'Internet », les objectifs étaient décrits de la façon
suivante :

Il s'agit de développer et de valider par une recherche/action une démarche de sensibilisation et
d’utilisation des TIC par des parents ou des jeunes adultes de familles en situation de grande
pauvreté afin de contribuer à la [re]-création du lien social. Cette démarche sera au départ
individuelle et mise en œuvre au plus proche des lieux de vie de ces personnes et notamment dans la
rue, sur les pas de porte… Elle tirera le meilleur parti de l'expérience déjà accumulée tant dans les
points d'accès publics que dans l’approche des plus pauvres par ATD Quart Monde. Ce travail de
terrain sera mené parallèlement à une veille (que sait-on sur le sujet de l’exclusion et utilisation
des TIC dans une démarche pour la combattre), une enquête auprès des points d’accès publics à
l’Internet en France. Enfin, un site Web collaboratif sera développé pour faire connaître notre
projet, solliciter des contributions externes, rassembler les connaissances, des témoignages, des
bonnes pratiques.

3. Les résultats effectivement atteints
3.1. Résultats et réalisations proprement dits.

   « Mise en place d'un site, d'un blogue du projet, recherche documentaire » :
        Le blog de la vie du projet est à l'adresse : http://reso.blogs.com/crealiens/
        le site bibliographique est à l'adresse : http://www.internetderue.net/
        un site d'expression pour les personnes rencontrées est à l'adresse : http://www.carnet-
           expression.org/
   « Recherche sur le lien pauvreté et TIC dans laction des EPN » :
        Une enquête, dans la suite du rapport sur l'Accès public à Internet2, réalisée en 2006 par
           Artési est en cours en collaboration avec le Laboratoire Marsouin3 (Brest / projet
           Psaume4).
   « Définition des postes de travail itinérants (matériels, logiciels) et suivi de l'évolution »
        3 postes de travail ont été mis sur pied. Ils comportent chacun : un ordinateur portable
           (Pentium III, Windows XP, logiciels de bureautique, de navigation et messagerie, de
           retouche photo, antivirus), une imprimante portable (sur batterie), un appareil photo
           numérique, une carte 'Business Everywhere' d'Orange permettant un accès Wifi ou
           3G/EDGE ainsi que la connectique et les accessoires nécessaires.
           Ces trois postes de travail ont dû être remplacés chacun au moins une fois (dégradation
           du matériel, problèmes logiciels). L'absence de lecteur de DVD et de graveur a limité
           une part de l'action. L'utilisation du Wifi a été exceptionnelle : les seuls réseaux
           accessibles étant payants et d'autre part la dégradation des réseaux GPRS / 3G / EDGE
           suite au lancement du 3G en région parisienne a limité fortement les possibilités de
           connection dans les 12 derniers mois.
   « Action sur deux lieux (Paris et Val d'Oise / ATD Quart Monde) : atteindre les plus pauvres
    pour (re)créer des liens sociaux et comprendre avec eux ce qui leur est utile ».
    - Au niveau de l'action, nous avons poursuivi les liens engagés en 2005 avec des personnes,

2 http://www.anetville.com/public/dossier.tpl?id=10697 (25/10/2006)
3 http://www.marsouin.org/ (25/10/2006)
4 http://psaume.infini.fr/ (25/10/2006)



Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                   Page 7
        isolées ou en groupe dans les différents lieux (Paris 19° et 1° arrondissement, Val d'Oise) et
        développé l'aspect "expression", sur le site du projet comme sur d'autres (Journée mondiale
        du refus de la misère du 17 octobre)
    -   Des collaborations se sont nouées avec d'autres associations et ont donné lieu à des temps
        d'atelier commun
            - dans le Val d'Oise :
                    - à Saint-Ouen L'Aumône (dans un projet multi-culturel du quartier de
                        Chennevières),
                    - à Sartrouville (Cité des Indes) par une participation à un temps fort culturel et
                        des liens avec un théatre ayant des projets de receuils de la mémoire des
                        habitants,
                    - à Méry-sur-Oise dans un processus de concertation avec le Maire de Méry,
                        président de l'Association de communes pour la gestion de la Plaine
                        (situations des Roms).
            - sur Paris, par des liens le Centre social de Belleville, avec les Universités Populaires
                (Belleville et Les Halles), et par la participation de personnes fréquentant le café-
                rencontre au projet de bagagerie menée par l'association "Accomplir5" en lien avec
                d'autres organismes.
            - les formations se sont poursuivies à Ermont (MQM) et ont donné lieu à la mise en
                place d'une salle informatique (3 postes fixes et 2 portables) à destination de
                formation et d'usage pour les personnes en grande précarité fréquentant le lieu.

   « Organisation de trois séminaires de recherche où les différents acteurs mettent en commun ce
    qu'ils ont appris.
         15-17 juin 2005 : Séminaire Internet de rue à Méry-sur-Oise, ATD Quart Monde (8
            participants)
         25-27 octobre 2005, Séminaire 'Solidarités numériques' à Brest, ENST (30 participants)
         3 – 7 juillet 2006, Séminaire Internet de rue à Méry sur Oise, ATD Quart Monde (8
            participants)
         en outre, les différents acteurs de ce projet se sont rencontrés mensuellement la première
            année et régulièrement la seconde (avec plus de lien par messagerie électronique).

3.2. Publications, conférences, ouvrages

Interventions (internes / externes) et productions de documents.
11 septembre    Accès au net et publics fragilisés (TFT - Besançon)        Intervention
2003
décembre 2003 « Contribution du Mouvement International ATD Quart          Contribution écrite
                Monde au Sommet mondial sur la société de l’Information.
                Une société de la connaissance pour tous » (SMSI - Genève)
7-10 Janvier    Rencontres d'Autrans (Reso, Autrans)                       Table-ronde le fossé des connaissances
2004                                                                       avec la participation à distance de Mme
                                                                           ARENA, Ministre belge
15 janvier 2004 Espace 19, rue de Crimée (EPN)                             Visite, échanges
22 janvier 2004 Reseau2000, 45, rue d’Aubervilliers                        Visite, échanges
Février 2004    Réponse appel à projet (Ministère de la Recherche - Paris) Projet écrit par Bruno Oudet et JP Pinet
05 mars 2004 Groupe Sciences Po - Travail sur les actions informatiques    Suivi du groupe (6 personnes) jusque
                d'ATD Quart Monde (Sciences Po - Paris)                    juin.
12 octobre 2004 Rencontre SMSI (Ministère des Affaires Etrangères - Paris) Participation.
12 octobre 2004 Rencontre M. Abehassera, directeur Mécénat (Microsoft -    Présentation du projet

5 http://www.accomplir.asso.fr/dossiers/dossiers.php?PHPSESSID=8b4b20d38da0592ae5eb10f6ecfb223d#renovation
  (02/11/2006)


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                            Page 8
11 septembre     Accès au net et publics fragilisés (TFT - Besançon)            Intervention
2003
                 Paris)




19 octobre 2004 « Les EPN : facilitateurs locaux des démarches en ligne ? », Intervention dans la table-ronde
                 Forum Régional Ile-de-France sur la e-administration
                 territoriale (Institut Pasteur - Paris ; JLR)
28 octobre 2004 RV Travail de thèse (Nathalie Boucher-Petrovic) :                   Interview
                 « Education populaire et NTIC »
Novembre 2004 « Guide pédagogique N°2 : Comment toucher et intéresser les Article et collaboration au guide.
                 publics les plus éloignés ? » (Créatif - Internet)
Décembre 2004 « une nouvelle facon de voir les bibliothèques » ( bibliotheque Article sur le projet
                 departementale du Val d'Oise )
14 décembre      Interview par Aurelie Sobocinski (rue Bergère - Journal du Interview
2004             Dimanche)
15 décembre      Forum européen de l'administration électronique (La Vilette - Participant
2004             Paris)
15 décembre      Commission programmatique mixte « La communication :               Présentation du projet.
2004             donner la parole aux sans voix» (Unesco - Paris ; Jeanine
                 Marin)
7 janvier 2005 Rencontre Eric Boespflug - élaboration projet Alcatel-ATD Présentation du projet et des contacts au
                 sur les nouvelles technologies (Pierrelaye - IRFRH)                cours de son élaboration.
11 janvier 2005 Article 01Net (Paris) repris Yahoo.com Actu/Multimédia              Interview à Autrans
(parution)
12-15 janvier    Rencontres d'Autrans 6(Reso - Autrans)                             Plénière « Nécessité de
2005                                                                                l'intermédiation » + fichier vidéo
14 janvier 2005 Article le Dauphiné Libéré (Jean-Paul Fritz)                        Interview à Autrans
20 janvier 2005 Article générationCyb - J Chr. Sarrot                               Interview à Autrans
25 janvier 2005 Article « Journal de la GMF » (Paris)                               Projet, engagement
28 février 2005 Article « Le Pélerin » (Paris) - paru 24 mars 2005                  Présentation du projet
1er février 2005 « Les formes d'engagement civique » (Café citoyen Paris 1er) Présentation du projet
03 mars 2005     Contribution SMSI Tunis (Abstract ½ p)                             Abstract
15 mars 2005     CHRS Pré Saint Gervais (Emmaüs - Pré St Gervais)                   Présentation du projet - visite
26 mars 2005     Colloque à Belleville (EPN CS Belleville - Paris ; )               Intervention dans la Table-ronde
11 avril 2005    Attribution du Label « Parvis »7 (Mairie de Paris)                 Participation
12 avril 2005    « Ils connectent la rue à Internet » (article Le Parisien - Paris) Interview
(parution)
26 mai 2005      Rencontre équipe Aubervilliers (ATD Quart Monde - Paris) Echange - présentation du projet
15-17 juin 2005 Séminaire « Internet de rue » (ATD Quart Monde - Méry)              Séminaire interne
8 juillet 2005   Démarches de recherche de financement (Véolia                      Présentation du projet
                 environnement - Paris)
8 septembre      Rencontre M. P. Pecastaings (SDAE)                                 Bilan du projet
2006
25-29 septembre Séminaire méditerranée ( Forum permanent - La Baume)                Participation - assistance technique
2005
4-5 octobre 2005 Préparation du Sommet de Tunis (Min. Aff. Etr. - Paris)            Participation
25-27 octobre    @Brest - solidarités numériques                                    Participant / interventions
2005
11 novembre      « Bilan d'étape » (Ministère de la Recherche - Paris) - 2 p.       Rapport administratif / action.
2005

6 http://autrans.crao.net/index.php/La%20N%E9cessit%E9%20de%20l'interm%E9diation (25/10/2006)
7
        http://www.paris.fr/portail/Economie/Portal.lut?page_id=105&document_type_id=2&document_id=22978&p
  ortlet_id=824 (25/10/2006)




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15 décembre      Journée de travail multidisciplinaire « Interfaces Innovantes et Intervention
2005             Illettrisme informatique »8 (Fing / La Vilette - Skype/Paris)




12-14 janvier   Rencontres d'Autrans « L'Internet dans 10 ans »9 (Reso - Participants
2006            Autrans)
28-29 janvier   Salon ATD Quart Monde (ATD Quart Monde - stand              Stand
2006            Internet)
11 mars 2006    3èmes rencontres conviviales 'Autour des EPN portés par les Intervention
                Centres Sociaux de Paris' (Fédération des Centres Sociaux - Podcast
                Paris)10
14-15 mars 2006 Formation internationale (ATD Quart Monde - Pierrelaye)     Dialogues
23 mars 2006    Faciliter l’accès à Internet aux résidants de               Interview11
                 logements sociaux (master de recherche - Marguerite
                 Gouyou-Beauchamps )
25 mars 2006     « Roms, Gitans, Manouches, citoyens à part …                     Visite avec des familles, rencontres
                 entière ! » (CCFD - Argenteuil)12                                individuelles
29 mars 2006     “Internet in the street project: helping the extremely poor to   Contribution IFIP13
                 enter the Information Society” (10 p.)                           (voir annexe 1)
12 avril 2006    Rapport d'étape (DRAC - Paris ; 5 p.)                            Rapport
25 avril 2006    Réunion de préparation du G8 par des associations (Paris)        Contribution pour le Mouvement ATD
                                                                                  Quart Monde
13-14 mai 2006 Week-end « Découverte du Centre International » / groupe           Atelier
               français. (ATD Quart Monde - Méry-sur-Oise)
30 mai 2006    L'Internet dans 10 ans14 (Réso - Sénat, Paris)                     Séance de restitution, participant
2 juin 2006    Rencontre entre des représentants des familles Rroms de la         Préparation de la rencontre en lien.
               plaine et Jean-Pierre Pernot, Maire de Méry, Président de
               l'association de communes de la Plaine
2-3 juin 2006  Séminaire Art et Familles - (Maison des Savoirs - Bruxelles)        Participation animation d'un atelier
9 juin 2006    Contribution écrite (Injep - Paris)                                 Contribution (reprise interview)
15 juin 2006   Forum des territoires numériques15 (Artesi - Paris)                Participation (interventions orales dans
                                                                                  les débats)
Juillet 2006     Populations Socialement défavorisées et TIC :    Contributions
                 Analyse des (non-) Usages, des Médiations et des
                 Expériences16
3 – 7 juillet    Séminaire Internet de rue, Méry sur Oise                         Séminaire interne : équipe + invités.
29 septembre     Participation au groupe Usagers/Citoyens SDAE (Min. des          Participation

8
         http://www.fing.org/jsp/fiche_pagelibre.jsp?STNAV=&RUBNAV=&CODE=86530217&LANGUE=0&RH=I
   nterfaces (25/10/2006)
9 http://wiki.autrans.net/CompteRendus2006/Accueil?from=CompteRendus2006.Index (25/10/2006)
10 http://epn.centres-sociaux-paris.org/article.php3?id_article=243 et http://blog.belleville-
   paris.info/dotclear/index.php?2006/03/12/360-podcast-atd-quart-monde (25/10/2006)
11 http://www.amenagement-numerique.net/article.php3?id_article=118 (25/10/2006)
12
         http://www.ccfd.asso.fr/ewb_pages/e/edu_roms_citoyens_a_part_entiere.php?PHPSESSID=66d2728b5cf171a
   ee61934ccc49f9a1c (25/10/2006)
13 http://www.hcc7.org/index.php?vie=cnt&gr1=cfp (25/10/2006)
14 http://dansdixans.org/ (25/10/2006)
15 http://www.forum-idf.com/public/frae/ (25/10/2006)
16 http://www.psaume.infini.fr/ dont contributions : http://www.psaume.infini.fr/rubrique.php3?id_rubrique=14
   (25/10/2006)


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                                  Page 10
2006            Finances), Paris
18 octobre 2006 Table-ronde « Servicesaux citoyens accessibles à               Intervention17
                  100% de la population » World e-gouv forum, Issy             reprise aussi sur le site de Creatif

Voir aussi en annexe 1 la contribution au Conférence IFIP18 7th Intl. Conf. Human Choice and
Computers : « Internet in the street project: helping the extremely poor to enter the Information
Society ».




3.3. Relations de coopération scientifique ou technique

Des relations de coopération (scientifique et d'action) se sont nouées avec divers organismes.

Partenariats :
 Fondation Véolia Environnement http://www.fondation.groupve.com/ (lien 25/10/2006)
 Orange http://www.orange.fr/ (lien 25/10/2006)
 Paris, Ville Numérique http://www.paris.fr/fr/economie/innovation_tic/programme_parvi.asp
    (lien 25/10/2006)
   Microsoft (la première année) http://www.microsoft.com/france/associations/default.mspx (lien
    25/10/2006)

Relations de recherche, d'étude
 MARSOUIN : Mole Armoricainde Recherche sur la société de l'Information et les Usages de
   l'Internet. http://www.marsouin.org/ (lien 25/10/2006)
 PSAUME : Populations Socialement défavorisées et TIC : Analyse des (non-)Usages, des
   Médiations et des Expériences. http://psaume.infini.fr/ (lien 25/10/2006)
 CREATIF : Accès public et appropriation citoyenne des technologies de l'information
   http://www.creatif-public.net/ (lien 25/10/2006)
 Rencontres d'Autrans http://wiki.autrans.net/Pr%e9paration2007/Accueil?from=Site.Index (lien
    25/10/2006)

Relations locales
 EPN de Belleville(Paris 19°) dont http://blog.belleville-paris.info/dotclear/index.php (lien
    25/10/2006)
   Centre Emmanuel (Paris 19°)
   Café-rencontre « Aux Captifs la Libération » (Paris 1°) http://www.captifs.asso.fr/ (lien
    25/10/2006)
   Association « Accomplir » http://www.accomplir.asso.fr/admin/edito.php (lien 25/10/2006)
   Culture du Coeur (Val d'Oise – 95) http://www.culture.fr/ (lien 25/10/2006)
   Association « Soutien 78 - 95 » regroupant divers organismes de soutien aux Rroms : Médecins
    du Monde, Seccours catholique, Casnav 95, ASET 78 et 95, Asav,... (Val d'Oise 95)
   diverses bibliothèques et EPN : Pierrelaye, Méry-sur-Oise,... (Val d'Oise - 95)



17 http://www.worldegovforum.com/article.php3?id_article=10 dont intervention :
   http://reso.blogs.com/crealiens/2006/10/accs_lectroniqu.html et http://www.creatif-public.net/article590.html
   (25/10/2006)
18 http://www.hcc7.org/ (25/10/2006)


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                             V. - FICHE BIBLIOGRAPHIQUE
Numéro de la décision d'aide : Convention n° 04 L 400 / 401

Objet de la décision :

Réponse à l'appel d'offre sur les Usages de l'Internet : Programme de recherche « Internet de rue »,
(RE)création du lien social à partir des TIC en allant au-devant des familles les plus pauvres. »


Auteurs : Jean-Pierre Pinet (responsable de projet), Bruno Oudet (responsable scientifique)

Titre : Projet « Internet de rue »

 Organismes bénéficiaires :
Association ATD Quart Monde                         Laboratoire Leibniz
33, rue Bergère                                     46, avenue Félix-Viallet
75009 Paris                                         38031 Grenoble Cedex




Envoi de rapport préliminaire le :



                                       ANNEXE 1
                       Conclusions du séminaire « Internet de rue »
                                    15-17 juin 2005
Sur le concept 'Internet de rue', 'Internet dans la rue'

   -   Il ne faut pas négliger les problèmes techniques : batterie, accès sans fil à l’Internet, solidité
       des machines, nécessité de travailler sous XP ou équivalent. Pendant plusieurs semaines le
       projet a été retardé (et l'est encore) en raison de l’un ou l’autre de ces problèmes
   -   La venue avec un ordinateur facilite le contact avec les personnes qui vivent dans la rue.
       Dans notre démarche actuelle, le volontaire n’intervient qu’après avoir été introduit par une
       personne déjà connue.
       En réalité, toute relation demande un temps « pour faire connaissance », plus ou moins long
       selon les milieux sociaux, l'histoire... Ici, la présence de l'ordinateur favorise -et quelque fois
       raccourcit- ce temps de prise de contact. Il est en quelque sorte ce « terrain neutre » qui
       permet à deux personnes d'histoire différentes de commencer la rencontre.
   -   Les personnes vivant à la rue ressentent l’arrivée du volontaire d’ATD Quart Monde avec
       son ordinateur comme une marque de confiance et de reconnaissance. « Eux aussi » peuvent
       découvrir l’Internet dont ils ont tous entendu parler. C’est un bon sujet d’introduction pour
       la personne qui vient les voir et qui a ainsi un sujet pour lancer la discussion.
   -   Il faut cependant d’abord être attentif aux sujets de préoccupation nombreux et variés des
       personnes. Souvent « ouvrir » l’ordinateur (portable) est être « à côté de la plaque »
   -   Même si l’approche se fait plutôt du volontaire à une ou deux personnes le groupe joue son
       rôle. Par exemple la visite à une personne ayant vécu à la rue et hospitalisée est perçue,

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       attendue par tout le groupe
   -   Un volontaire avec un ordinateur se fait bien remarquer par les personnes du quartier qui
       assimilent alors le volontaire à un « responsable » ou un médiateur vis-à-vis des personnes
       vivant à la rue. Il faut se préparer à cette fonction.
   -   La sensibilisation et le niveau de connaissances des personnes vivant à la rue sur les usages
       de l’ordinateur sont très variables. On trouve dans la rue des personnes qui seraient tout à
       fait susceptibles d’épauler le volontaire ATD Quart Monde dans l’initiation de leurs
       compagnons.
   -   Quand on commence une relation, la dynamique de celle-ci peut conduire dans des
       directions imprévisibles. Par exemple la prise de conscience de l’hostilité du quartier
       conduit à proposer des actions pour que personnes vivant à la rue et personnes vivant dans
       un logement du quartier puissent se côtoyer dans des actions communes (participation à une
       brocante, séance de formation ouverte aux deux groupes…)
   -   C’est bien dans la rue que l’on ressent immédiatement chez certains le sentiment de n’être
       pas au niveau pour apprendre à utiliser les ordinateurs. « Ce n’est pas mon truc, je suis un
       manuel ». Il y a donc toute une sensibilisation à faire pour montrer que l’ordinateur est
       l’affaire de tous et que, de plus en plus, un travailleur manuel voulant continuer à ignorer
       l’usage d’un clavier risque d’être coupé du monde du travail.
   -   Créer un lien social commence souvent d’abord par aider à re-créer la confiance en soi. La
       sensibilisation à l’utilisation de l’ordinateur contribue à ce processus.
   -   Le projet Internet de rue est dans la continuité de l’approche d’ATD Quart Monde, créer des
       liens avec les pauvres au plus proche de leurs lieux de vie : rue, caravane, appartement. Pour
       les personnes à la rue, il semble clair que l’étape de sensibilisation dans la rue doit être
       prolongée par un travail dans des lieux « sous un toit » comme les cafés d’accueil etc. Les
       sensibilisations dans les caravanes gagnent aussi à être poursuivies par des utilisations dans
       les lieux publics comme les bibliothèques, les centres sociaux. Amener les pauvres à utiliser
       ces lieux publics c’est contribuer à développer le lien social.

    - Les personnes très pauvres, comme d'autres, cherchent à communiquer, en premier avec ceux
       où les relations sont les plus sûres, quand il y en a : leur famille proche, mais aussi en dehors
       de leur milieu. Nous ne connaissons pas très bien toutes ces stratégies que les plus pauvres
       ont pour nouer des liens hors de leur milieu et souvent nous n'en voyons que la partie
       « émergée » et violente. Comprendre ces stratégies permettrait sans doute de mieux
       comprendre quels pourraient être les outils pour les développer (plutôt que d'essayer de faire
       coller les gens aux outils existants).
       D'autre part, ces personnes nous entraînent aussi parfois dans des défis : une communication
       importante pour elles serait de pouvoir se relier (par la voix et l'image) à leur famille (pour
       les tziganes roumains à leur village en Roumanie). Mais le lien n'a pu encore être établi du
       fait que nous n'avons pas localisé des relais pour les personnes en Roumanie.
    - Nous n'avons pas assez travaillé sur l'impact "collectif" de nos actions. Celui-ci est
       particulièrement visible chez certaines familles tziganes : les gens se parlent, se donnent des
       nouvelles. Et comme Internet est un sujet de conversation "neutre" (= qui n'amène personne
       sur des domaines qui fâchent), il est normal que cela fasse partie des conversations. De ce
       point de vue, il me semble que le rayonnement de l'action (en étant "au plus proche des
       gens") est différent (pas meilleur ni pire, autre) de ce qu'il pourrait être dans un local. La
       différence de population joue ici, mais aussi le type d'action.

Quels sont les usages les plus demandés ?

   -   Trouver des nouvelles du pays et écrire aux personnes restées au pays


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    -    Aide aux formalités administratives
    -    La prise de photos et constitution d’un album
    -    L’écriture

Les exemples et citations marquants

    -    La carte d’identité
    -    Les personnes pauvres ont tout à fait conscience de l’intérêt et de la valeur de l’ordinateur
    -    Réactions très différentes face à l’ordinateur : du familier à la personne qui se sent exclue de
         ce monde très « techno »



                                                   ANNEXE 2
                                                Rencontre de Brest
                                               25 – 27 octobre 2005

Outre le groupe présent en juin, elle a rassemblé d'autres personnes de Brest, mais aussi de Moulins
(projet Moulins-Habitat), de Paris (Espace 19), soit une quinzaine en tout. Une partie du séminaire a
été consacré à des visites sur le terrain. puis en réflexions en plénière. Deux séances ont eu lieu à la
Mairie de Brest, en particulier celle de la séance finale de l'appel à projet de la Mairie de Brest qui
regroupait une cinquantaine de porteurs de projets.

Ce séminaire a été centré sur la rencontre des personnes et surtout ce que cela permettait pour les
usagers (souvent pauvres ou très pauvres). Bien plus que des questions techniques ou d'animation,
ce qui est apparu, c'est que le lien social ne peut se renouer qu'en prenant en compte les projets de
vie, d'action des usagers et en cherchant avec eux les moyens de les mettre en oeuvre par le biais
des outils à notre disposition.

De cette rencontre est née l'idée d'un réseau de personnes utilisant dans le cadre de leur action des
outils informatiques et en lien avec des personnes très pauvres. Un comité va être mis en place
(ATD Quart Monde -Mairie de Brest) qui cooptera les membres sur base de leurs liens avec les
populations. Ce réseau aura pour objectif, les échanges, la réflexion commune et éventuellement la
mise en oeuvre d'actions communes.

                                      ANNEXE 3
        Internet in the street project: helping the extremely poor to enter the
                                  Information Society
                  Contribution to IFIP19 7th International Conference on Human Choice and Computers
                   Corinne Chevrot1, Emmanuelle Comtat2, Gwenaël Navarette1, Bruno Oudet2 Jean-Pierre Pinet1
1 ATD Quart Monde 114, avenue du Général Leclerc – 95480 Pierrelaye, jeanpierre.pinet@atd-quartmonde.org WWW home page:
http://www.atd-quartmonde.org
2 Leibniz Laboratory 46, avenue Félix-Viallet, 38031 Grenoble Cedex, France, bruno.oudet@imag.fr, WWW home page:
http://www-leibniz.imag.fr



Abstract.
The most common measures so far to reduce the digital divide has been the development of

19 http://www.hcc7.org/ (25/10/2006)


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                                Page 14
telecentres (internet public access points) where internet access and specific trainings are provided.
But the extremely poor very rarely enter the telecentres. In this paper we propose a more specific
approach suited to this population. We first describe the social-digital exclusion process facing the
extremely poor, its inputs, its outputs, and our approach to help the poor to start to integrate the
Information Society. We then present stories collected during our field actions in our “Internet in
the street” project. We conclude by presenting what we have learnt so far.

Keywords: digital divide, extremely poor

1. Introduction
It is now obvious that what we call the Information Society will have a growing impact on
communication, education, knowledge acquisition and the development of social relations. It is thus
a matter of respect of human rights to work so that no one is left behind, especially the persons who
may need it most. Among those experiencing exclusion are illiterate populations, people with
disabilities, inhabitants in remote areas and the extremely poor. In the literature the gap that exists
between communities taking advantages of the information society and those excluded from it has
been called the digital divide [1]. Numerous actions have been proposed to reduce the digital divide
during the United Nations Word Summit on the Information Society in Geneva (2003) [2] and
Tunis (2005) [3]. The Digital Divide Network [4] coordinated by Andy Carvin is the online forum
where one can share experiences and knowledge on the subject.
In the digital divide debate we can distinguish at least two schools of thought. One school embraces
the working of the market forces to close progressively the digital divide.; organizing and
encouraging a true competition and providing training will do the job. For others, the digital divide
is not an isolated symptom; it is just another expression of the social divides facing society.
Fighting against the digital divide implies undertaking actions to reduce social exclusions. This
second approach is the one retained by the eEurope Advisory Group in its July 2005 report [5].
The project presented in this paper is in line with this second approach. Our objective is the
reduction of the digital divide for the extremely poor. These persons are in “chronic poverty and
lack of basic security.” They are also “Geographically segregated and socially isolated, they are cut
off from the cultural, political and civil life of the country” [6]. The extremely poor cannot be
reached via a top-down approach. It requires a collaborative approach that embraces the notion, “let
us learn together what Internet can bring in your daily life.” While working with the extremely poor
we cannot avoid basic questions. Why are we emphasizing the use of Internet for the very poor?
Don’t the poor have other priorities such as finding jobs, keeping their families together? In truth,
the poor themselves must provide answers to these questions. “The best informed experts on
poverty are the poor ” [6].
We first describe what we call the social-digital exclusion process facing the extremely poor: its
inputs (causes), its outputs (consequences) and our approach to help the poorest to start to take
advantage of the Information Society. We then present the Internet in the street project and our
approach before telling stories collected during our action in the field. We conclude by presenting
what we have learnt so far.

2. The social-digital exclusion process
Table 1 lists the Inputs and the Outputs of the social-digital exclusion process.

Table 2.   Inputs and outputs of the social-digital exclusion process

INPUTS                                       OUTPUTS
Barriers to entry                            Participation to the IS
access to equipment                          access to information

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INPUTS                                         OUTPUTS
Barriers to entry                              Participation to the IS
access to the net                              communication
know-how                                       access to opportunities (employment, )
illiteracy                                     access to knowledge (training…)
fear of the unknown, of ICT's impact           access to collective work, networking
lack of quality, culturally relevant content   creation of relevant content
motivation                                     participation in the democratic process
feeling of exclusion
existing social networks

2.1       The inputs
Lack of access to equipment and to the net is of course a factor of exclusion of the Information
Society. Much effort is devoted in the world to reduce these two sources of exclusion. The
computer + connectivity mix is however not sufficient. They are other major causes to the exclusion
process. The lack of know-how to use a computer is one of them. Much work remains to be done to
simplify the computer interface, to make it more easily accessible and user friendly.
“I am not intelligent enough to use a computer” “I am a hand worker, it is not for me” are reaction
we often hear. This reaction concern more than just basic ICT literacy or general literacy, as well as
not understanding ICT's relevance in improving their quality of life.
The lack of motivation is another important obstacle. The very poor families are often facing
difficult situations. Their interest for using Internet such as discovering images from their
homeland, sending messages can disappear suddenly when they are faced with problems which take
their full attention.
The feeling of exclusion - “it’s not for me” - is another major obstacle. The majority of the persons
we are meeting in our project have a strong feeling that the 'outside world' is not accessible. One
person told us that the only places outside their homes where they felt safe are the shopping centers
because they are looked upon as potential customers and not as strangers. The feeling of exclusion
has its own dynamic: it increases with the development of the Information Society. In the 1980’s, a
very poor person said to Father Joseph Wresinski, the founder of ATD Fourth World movement “I
don’t know to read, but I think that it will be even worst with Informatics”. The very poor realized
at that time that this was a new important challenge facing them, and they felt excluded from this
new world. The very poor social links are generally limited to their families and to their immediate
neighborhood. They have more difficulties than others to realize that Internet can help to develop
social relations. Migrants are an exception, though, because they often perceive the benefits of e-
mail and the web to keep contact with their homeland.
In our project it is relatively easy to bypass the material obstacles, and we are relatively successful
in providing the sufficient know-how to use the computer. What is very time consuming is the
required human investment. The socioeconomic situation of the poor has been so deteriorated for
such a long time that the action team need first to rebuild the trusted relationship between
themselves and with people they meet. It takes even more time to reconcile the extremely poor with
their social environment (schools, libraries, administration), overcoming racism, social exclusion,
creating relationship,....
We also realize that our effort can be easily interrupted or even destroyed. For example the relations
with a group of persons leaving in mobile homes were interrupted because an expulsion decision
from the leaving quarter was decided during the summer 2005 by the local administration. Extreme
poverty and social exclusion are like waves that unceasingly come to erase the sand castle built on
the beach.

2.2 The process: moving from "digital exclusion" to "participant in the
knowledge society"
In the heart of the process are the commitments of persons from the civil society who are external to

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the world of extreme poverty. By the word commitment, we point at these voluntary acts of
working with very poor populations despite all the many challenges associated with working in
overcoming these situations.
But the commitments are not sufficient. Situations should be created where the social links are
restored, where the people we met have the possibility of meeting others, with whom, thereafter,
they will be able to interact over the Internet. For example, a person once active in our project in the
Paris suburbs area left for Algeria. She started email exchanges with the poor communities she had
encountered in Paris. Another example is a person who, touched by the situation of prisoners in
Ivory Cost, started to send postcards to a volunteer working in that prison. This volunteer was later
assigned to Bangui, in Central Africa, and the dialogue quite naturally continued with email.
A third aspect is the necessity of implying the very poor in the creation of robust, relevant content
for the web. One of the obvious reasons for which a certain number of people do not use
information and communication technologies is that they do not find content that interesting or
relevant to them. Helping people to develop content to the Net contributes to fighting digital
exclusion.

2.3 The outputs
They are listed in column 2 of Table1. We need to emphasize that these persons are facing many
difficulties that are far away from the digital world. The Internet is not the sole solution to their
problems. We thus have always to look for digital outputs that can be of interest to them.
One of the objectives currently put forward by UNESCO in its Community Multimedia Centers
program [7] is to initiate changes that will increase the level of income of the community. This
program stresses the potential economic impact on the poor communities, their access to their own
rights and their cultural development. But does this approach have an impact on those who are
excluded from their community?
We have always to remember that the inclusion into the Information Society is only one little
contribution to the difficulties facing the very poor. It is a true challenge to develop a dynamic that
can bring concrete benefits. For example many Roma from Romania do not have the necessary
documents to stay legally in France, despite the fact they will become European citizen in 2007.
Their situation as illegal immigrants prevents them to have access to employment, healthcare, and
even to school for their children. Unfortunately, this is a matter of political decision making which
is outside the Internet domain even if Internet can be used to draw public attention on these
situations.



3. The “Internet in the street” project
In France, as in other countries, many efforts are devoted to reduce the digital divide. They focus on
providing computer and Internet access, as well as training. A recent report [8] on the public access
point in the Ile de France region provides a good presentation on what is presently done. A
department within the French Ministry of Education is in charge of the follow-up of the public
telecentres [9]. A description on the ongoing research on the digital divide can be found in [10].
Several initiatives were launched recently with objectives close to the ones of our project: in Paris,
the telecentre in the Emmaüs NGO Agora [11], “Le dire pour agir” web site of the Secours
Populaire Français [12], “paroles de rue”', web site of the NGO “aux captifs la liberation” [13] and
“Couleur Quartier” in Brest [14].
The "Internet in the street" project [15] was launched at the end of 2004. Its goal is to conduct
research to study how the Internet can help to create or restore the socials links for very poor
communities. We choose the “Internet in the street” appellation to refer to the library in the street

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which is an on going ATD Fourth World project for many years. In addition, we wanted the project
to be a continuation of “computer in the street” projects that was carried by ATD Fourth World with
children in the 80’s [16]. In our project we focus on helping adults, who generally are not as
receptive to technology as young people.
The research team in the field is made up of three volunteers (name given to ATD Fourth World
full time collaborators). Two researchers in Grenoble are in charge of the follow-up and of the links
with the scientific world. We keep two web sites: one blog [17] and a web site open to various
contributions and testimony [18]. We have weekly exchanges through a mailing list and we meet
once a month in Paris. We hold in June and in October seminars with the team of the PSAUME
project [19] which is studying how to reach the excluded persons in the Brest region.
The ATD volunteers have the same equipment: a computer with only one battery (access to
electricity is still a problem), a card for multiple wireless accesses to Internet (WIFI, GPRS, 3G,
EDGE), a color printer with battery, a digital camera.
Despite the title of our project only one volunteer spend a limited part of her time in the street with
a computer to reach homeless persons. The action toward homeless takes place more easily “under
a roof” in places where they usually go by for a coffee, getting their postal mail…Two volunteers
meet the very poor in their living quarters, mostly mobile homes or very low-rent apartments. All
the volunteers have the same approach: they go to meet extremely poor people in their living places.

3.1 The approach: collaborative learning with the very poor
It has been a long working tradition of ATD-Fourth World volunteers to learn in the field together
with the very poor [20]. This approach of ethnographic nature observes and contributes to practices
of everyday life. This contributes to a long immersion in the field and differs from the classical top-
down research where the scientist puts forth assumptions and seeks to check them. In our project we
observe what the persons we meet consider as “successful” actions; we then collect them and try to
make sense of them [21].

3.2. Collected Stories
One of the main outputs of our project is the collection of stories written in our blog after our field
work[17]. They are “success stories” for people we meet: they express their way of finding a place
in society. Based on these stories we shall provide in our final project report concrete suggestions
for other NGO’s willing to help the extremely poor persons to take advantage of the Information
Society.

    - Voice over Internet
A volunteer tested voice communication by Internet with families in mobile homes using Skype.
The objective was to speak to a person who visited their families last year. During the conversation
a connected Romanian friend sought to speak to this volunteer. It was impressive for these families
in the Val d’Oise (a remote suburb of Paris) to realize that they were able to speak with somebody
living in Romania, only with this computer.

    - Information on the floods back home
From the very start of the project, Rrom families have shown great interest in obtaining news from
their home country. At nearly each meeting, we look at newspapers online. Sometimes, we print an
article which makes the tour of the camp. Since the beginning of the summer, a succession of floods
had damaged Romania. They were all anxious for their families. This time, the newspaper posted a
gallery of photographs on the floods in New-Orleans. The person who was in front of the screen
took much time to look at each photograph, asked the volunteer to translate the English legend. It
was not simple curiosity; it was the glance of a person who knew the misfortune that strikes the
poorest people. The Internet can reinforce people's compassion for others.

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    - Looking for a job
A volunteer met in a community center a person living in the street. This person shared how
invaluable Internet was in his search for jobs. He sent its Curriculum vitae, motivation letter by
Internet to the e-mail address indicated on the job offers of the ANPE (the national agency in
France in charge) web site, saving on post, train and subway travel expenses. He noticed that
companies quickly answer his mail whether it was negative or positive which is usually not the case
when you contact the Company by postal mail. You also don’t show them that you do not posses a
permanent address, which is key for people combating homelessness. He found some short time
jobs by this way.

    - Obtaining ID papers using Internet
One person a volunteer have been meeting for months did not have his French national ID card,
despite of the fact that he was born as a French citizen. He has been reluctant to contact the
administration due to his others difficulties: living in a mobile home, isolated from the outside
world. With the volunteer, they had already gone together to fulfill a few administrative procedures.
He had gone to the town hall on several occasions, in vain, unable to get his new ID card for lack of
the necessary papers. He had lost hope of obtaining it. They started our search on Internet and filled
an electronic form for getting a copy of his birth certificate. He obtained it by postal mail within
two days without having to pay for a stamp. It gave him the feeling that finally he will be able to
reach his goal. He now has his ID card, which gives him motivation for applying to a driving
license.

     - Taking a picture and printing it on paper: a simple application to develop social links
On mid-september 2005 a volunteer visited the Rrom families. They have recently been working on
taking pictures. But, this time, it was a veritable festival! Inside the mobile home ten people were
around the computer and the printer. We printed on a A4 page a picture taken during our last
meeting: it was almost "magic" to them. Then, there was this "old" digital camera, found
somewhere, for which I had never succeeded in finding the driver. By chance with my flash reader I
was able to “extract” and print the pictures. The pictures made the tour of the camps. The young
person which returned them to me then had an idea: “I will send the camera to my mother who is
still in my country. She will take photographs, and specially the one of my son whom I have not
seen any more for 2 years. He was 5 years old when I left him. She will return the camera to me,
and we will print them here.”

    - Side effects
Even while paying attention, we do not always realize the type of change we are initiating.
Recently, at the time of a meeting with other volunteers in the field, one of them told us: “You do
not imagine what you initiated with your Internet. Mr. X (out of the employment world for a long
time) gets up generally very late. As he knows that you are coming, he gets up earlier seeking an
activity, a work to make him busy when you arrive”. Within the framework of our cultural activities
with children, it has been difficult to tackle the question of administrative papers with the parents,
and especially with the men. With the help of our computer we carry to their homes, we can speak
more easily about their papers.


These stories clearly validate the exclusion process presented in Table 1. We are very far from a
simple digital divide process. Providing computer, access and basic training is not sufficient; we
need to bring IT to the very poor at the point which is the closest both to their living quarters and to
their places of employment. By doing so we fight against their feeling of exclusion; we help them to


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recover confidence, starting a dynamic process that hopefully could help them to better face their
difficult and delicate situations.


4. What we have we learnt so far
We provide below a first list of findings after one and half year of this experimental project.

   -   Even if they do not constitute major obstacles we should not neglect common technical
       problems: batteries, wireless access to the Internet, maintenance of the machines, need for
       working under XP or equivalent (our 3G card recognizes only XP system). During several
       weeks the project was delayed (and is still) because one or the other component was
       deficient;
   -   The presence of a laptop computer facilitates contact with the people who live on the street.
       However, volunteers can intervene only after being introduced by an already accepted and
       trusted person. It takes time and energy "o make this acquaintance. The length of time to do
       so varies according to social backgrounds… In our case, the presence of the computer helps
       and some time shortens the time necessary to establish the contact.
   -   The computer brings in some way a "neutral ground" that allows people with different
       history to begin exchanges. People living in the street feel the arrival of the ATD volunteer
       with a computer is a proof of confidence and of recognition They also can discover the
       Internet, about which they have often heard a lot on TV. Internet is a good subject for
       introductions and launching discussions.
   -   We have always to be attentive to the concerns of the people we meet. People are often
       more demanding discussion than internet use.
   -   People living in the street have very different sensibility and knowledge on the use of the
       computer due to their past history. One can find in the street other persons who are able to
       help the ATD volunteer in the discovery and training of their companions.
   -   Once a relationship has been established, the dynamics can lead in unforeseeable directions.
       For example, as a by=product of our work we were able to convince NGO leaders who were
       very reluctant regarding our work. (They said it was a luxury the poor persons did not need!)
       Eventually, they became Internet pushers.
   -   The most popular applications: taking and printing pictures, finding news and writing to the
       family at home, help to obtain administrative papers, contributions to content on the web.
   -   We succeeded in creating relationships with libraries and NGOs, but we are also facing the
       lack of training of their staff to accept in their activities extremely poor people.
   -   After a time of discovery and learning on computer and Internet with extremely poor people,
       we continue our visits. Some ask us to participate to other activities. Because of the acquired
       trust, others ask us to undertake a more collective action.

5. Conclusion
Despite the overall growth of per capita incomes, the numbers of families facing chronic poverty in
the wealthiest countries is increasing. To this population the development of the Information
Society is an additional source of exclusion, as long as they too lack access and the skills to
participate effectively. The fight against this new source of exclusion requires a lengthy, ongoing
effort. In our project we have been working for a short period of time (16 months in a very slow
moving process) with a limited number of persons. Getting in contact with the poorest person,
acquiring their trust, finding common ground of interest is a lengthy and delicate progress.
Moreover we are faced with a permanent obstacle: Individuals and families who are trying to deal

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with an accumulation of poverty-related problems can think of little else but meeting their basic
needs [6]. We have to show concrete, real and personal examples of what Internet can bring to low-
income communities. However, by doing so we are able to point to difficulties encountered by other
excluded populations, including illiterate populations, the unemployed, senior citizens, andpeople
with disabilities.

In the following months we plan to complement our individual approach (one person, one family, a
few persons in a camp) with a collective training closer to the one provided at telecentres. The
group attending the training will be a combination of ATD Fourth World members and extremely
poor persons keeping on the approach of collaborative learning. Our findings will complement the
ones presented in this paper.

References
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    2. WSIS Geneva Plan of Action, http://www.itu.int/wsis/docs/geneva/official/poa.html
        [3/29/2006]
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        http://www.itu.int/wsis/documents/index2.html [3/29/2006]
    4. The Digital Divide Network, http://www.digitaldivide.net [3/29/2006]
    5. eEurope Advisory Group, e-Inclusion: New challenges and policy recommendations, July
        2005,
        http://europa.eu.int/information_society/eeurope/2005/all_about/advisory_group/document
        s/index_en.htm [3/29/2006]
    6. Joseph Wresinski, Chronic Poverty and Lack of Basic Security, Report of the Economic
        and Social Council of France, 1987. http://www.atd-
        quartmonde.org/intern/fondam/Wres_JO87en.pdf [3/29/2006]
    7. The UNESCO Community Media Centres, http://www.unesco.org/webworld/cmc
        [3/29/2006]
    8. Etat des lieux du web public communal en 2005, ARTESI, http://www.artesi.artesi-
        idf.com/public/anv/dossier.tpl?preview=1&nolog&id=10933 [3/29/2006]
    9. Délégation aux usages de l’Internet , Qu'est ce qu'un espace public numérique?,
        http://delegation.internet.gouv.fr/netpublic/index.htm [3/29/2006]
    10. Alain Rallet (Editeur) La fracture numérique, Revue Réseaux , 22/127-128 (2005)
    11. Bilan d’activités des 18 premiers mois du cyberespace Agora-Emmaus, paris,
        http://www.a-brest.net/article1530.html [3/29/2006]
    12. “Le dire pour agir” website, http://www.ledirepouragir.net [3/29/2006]
    13. Paroles de rue website, http://www.captifs.asso.fr/parolesrue/index.html [3/29/2006]
    14. “Couleur quartier” website, http://www.couleurquartier.infini.fr/ [3/29/2006]
    15. The Internet in the street project, http://reso.blogs.com/crealiens/Usesofinternet.rtf
        [3/29/2006]
    16. Bruno Tardieu, High Technology and Low-Income Communities: Prospects for the positive
        use of advanced Information Technology, 1985 MIT seminar on High Technologies and
        Low income,
        http://www.mit.edu/afs/athena/org/s/sap/www/colloquium96/papers/12tardieu.html
        [3/29/2006]
    17. The Internet in the street blog, http://reso.blogs.com/crealiens, [3/29/2006]
    18. The Internet in the street expression space, http://www.carnet-expression.org/ [3/29/2006]
    19. Le site du projet PSAUME "Populations Socialement défavorisées : Analyse des Usages et
        des Moyens de les Étendre", http://www.psaume.infini.fr/ [3/29/2006]


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                           Page 21
     20. « Le croisement des savoirs : quand le Quart Monde et l'Université pensent ensemble »
         Collection Des Livres contre la misère, Éditions de l'Atelier/ Éditions Quart Monde, 1999
     21. Jona Rosenfeld, Emergence from extreme poverty, editions Quart Monde, 1989,
         http://www.editionsquartmonde.org/live/detail_produit.php?parm_produit=149&parm_cat=
         98-NOUV&mots=emergence [3/17/2006]


                                         ANNEXE 4
                        Intervention au Forum e-gouv. Table-ronde 420
« ... Comment faire pour qu’aussi 100% de la population puisse accéder à ces services ?
La baisse des coûts de connexion a permis une extension rapide des utilisateurs de l’internet, et il
faut s’en réjouir. Mais au fur et à mesure que les services électroniques se développent, l’exclusion
des 40 à 50% de français qui n’y ont pas accès s’accroît et devient inacceptable... »


Permettre à 100 % des citoyens d'accéder aux services en ligne, aux démarches administratives, à
leurs droits en ligne est une utopie. Nous aimerions que ce soit une utopie créatrice. Je vais m'en
expliquer.

Le regard que je vais développer sur l'accès aux services en ligne est un regard qui part de ce que
vivent les personnes les plus pauvres en France et en Europe : personnes sans abris, allocataires de
'minima sociaux', personnes sans-papiers.

Quelques éléments de cadrage.

   Au fur et à mesure que la pauvreté s'accroît en France, le nombre de « sans droits » augmente21.
    Dans l'opinion publique, le terme « sans papiers » renvoie souvent à des immigrés. Mais, pour
    des français, ne pas avoir de carte d'identité, c'est-à-dire d'existence civile, interdit l'accès aux
    autres droits. En outre, nombreux sont les Comités locaux d'ATD Quart Monde qui nous
    signalent une dégradation des droits pour les personnes les plus vulnérables.
   La pauvreté, l'illettrisme, l'ignorance, l'isolement, l'enfermement sur soi ou son groupe social, la
    honte font que des personnes n'imaginent pas ce à quoi elles ont droit ou n'osent pas entamer
    des démarches.
   Même si l'information existe – sur papier ou sur le web –, déjà dans la vie courante une
    médiation est souvent indispensable pour faire le lien entre des personnes et leurs droits.

Les points positifs.

   Le projet 'Internet de rue' que nous avons mené dans deux départements en France, ainsi que
    beaucoup d'autres démarches et projets (y compris dans les Espaces Publics Numériques) ont
    permis de progresser dans l'accès aux droits en ligne pour les populations les plus pauvres.
   Lorsque la proposition leur est faite, de nombreuses personnes rencontrées sont tout-à-fait prêtes
    à apprendre à faire ces démarches sur Internet.
   Dans l'accès aux services en ligne, celles-ci utilisent surtout les sites web concernant les droits
    civils et l'accès à l'emploi. Elles y voient des avantages importants :

20 http://www.worldegovforum.com/article.php3?id_article=10 (25/10/2006)
21 Baromètre des inégalités et de la pauvreté, édition 2006 ( http://www.bip40.org/fr/article.php3?id_article=164
   (12/10/2006)


Projet « Internet de rue » (Conv. 04 L 400/401)                                                               Page 22
           les coûts sont moins élevés : pas besoin de se déplacer, d'acheter papiers, enveloppes,
            timbres, etc...
         l'accès à une information complète permet de mieux constituer ses dossiers et évite de
            nombreux allers et retours, si toutefois l'ergonomie des pages et le language utilisés
            permet d'avoir une vue d'ensemble de là où on en est de ses démarches.
         il est plus facile d'obtenir des réponses sur une adresse électronique que sur une boîte
            aux lettres physique. En outre, l'adresse email n'est pas marquée socialement.
         L'ordinateur ne porte aucun jugement sur vous-même, ce qui n'est pas toujours le cas au
            guichet (qu'il s'agisse de jugement réel ou ressenti).
   Nous avons aussi pu observer tant chez des personnes vivant à la rue que chez d'autres un
    « retour vers l'administration » : nous avons rencontré des personnes qui, grâce à Internet, ont
    repris des démarches qu'elles ne faisaient plus au guichet.
   Dans le cadre de notre participation à un groupe de travail de la Direction de la modernisation
    de l'Etat, nous avons engagé une action de sensibilisation à laquelle les personnes répondent.

A côté de ces quelques points positifs qui montrent que l'utopie est possible, il existe encore de très
nombreux obstacles à franchir.

Les obstacles à surmonter.

   La question de « l'accès » aux services en ligne compte, même si elle n'est pas le seul facteur
    important. Et « l'accès », c'est à la fois :
        accéder à un ordinateur et apprendre à l'utiliser
        accéder à une connection internet
        avoir les moyens financiers de cela et, s'il est impossible d'avoir 'chez soi' l'ordinateur et
           la connection, pouvoir accéder à un espace équipé qui vous y accueille.

Cependant pour les familles que nous connaissons, la question se pose souvent autrement :

   Le poids du passé, l'exclusion sociale font que des personnes doutent d'avoir des droits ou
    l'ignorent ou se découragent de chercher à les obtenir. Ou, au contraire, comme dans le cas de
    « sans-papiers », elles jugent ces démarches non-relevantes et même dangereuses.
   En général les hommes seraient prêts à tenter l'expérience, mais souvent, ce sont les femmes qui
    « s'occupent des papiers ».
   La démarche en elle-même demande un effort :
         oser se mettre sous le regard des autres en allant dans un espace numérique,
         apprendre à utiliser l'ordinateur alors que l'on a une mauvaise vue, les doigts gourds par
            le froid, le travail ou la maladie, alors qu'on vous a répété votre vie durant que vous êtes
            ignorant...
         comprendre ce qu'est une page web, une navigation...
    Cet effort est d'autant plus grand lorsqu'on est illettré ou peu instruit et compte-tenu que le web
    demande des capacités supplémentaires par rapport au lire-écrire-compter.
   La démarche vers l'outil ne suffit pas. Encore faut-il trouver sur les sites webs des contenus
    importants pour vous, pour votre vie ou celle de votre famille. Des progrès ont été faits. Mais on
    attendrait par exemple, de pouvoir déposer en ligne une demande de logement social de façon
    simple et surtout de pouvoir suivre ses dossiers en cours, ce qui réduirait l'angoisse des
    personnes. On attendrait aussi que l'accès aux droits dits « sociaux » et dont dépendent les
    ressources de nombreuses familles soient facilités au même titre que l'accès à d'autres droits.

Pour surmonter ces obstacles, à côté des actions de modernisation, la médiation nous semble


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indispensable. Mais elle doit avoir plusieurs caractéristiques :

   Ne prendre en compte que la fracture numérique est une erreur. C'est la fracture sociale (les
    individus en entier) qu'il faut prendre en compte. Le numérique devient alors un des outils de
    l'accès aux droits et devoirs de ces personnes.
   Cet accès aux droits prime sur l'usage informatique. Mais je suis conscient qu'affirmer cela
    entraîne une nécessaire réflexion sur la position et les statuts des médiateurs, des
    accompagnants.
   Il nous semble aussi important, comme cela commence à se mettre en place, que ces médiateurs
    aillent au devant des personnes, sur leurs lieux de vie, tout en étant formés à leur rencontre (des
    formations et des formateurs existent dans ce domaine).
   A l'expérience, il y a un équilibre à trouver entre accompagnement et libre-service.
    L'accompagnement est nécessaire pour apprendre, mais le libre service est indispensable dès
    qu'il s'agit de données personnelles. L'assistance ne doit pas créer la dépendance.
   Enfin la médiation doit avoir les moyens de s'inscrire dans la durée. Elle repose d'une part sur
    des questions de confiance entre personnes et d'autre part elle a pour enjeu l'utilisation courante
    de ces outils, qui devraient être accessibles en mode multi-plate-forme.




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posted:7/7/2011
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