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					  Méconnue, banalisée, sous-estimée.
Et si la perte auditive était à la source de
la souffrance psychologique de bien des
             personnes âgées?

                   Magali Mercier
                M.Sc et B.A Anthropologie
        Candidate à la maîtrise en administration de
             la santé et des services sociaux
                  Université de Montréal
         Boursière de la Fondation Gracia en 2008
            Remerciements
  -A la fondation Gracia

  - Aux membres de la vie scientifique du CSSS
de Bordeaux-Cartierville-Saint Laurent
                                 Plan
1. Levieillissement
   -Contexte actuel
   -Un regard socio-anthropologique

2. La perte auditive chez les aînés
   -portait
   -impacts physiques, émotionnels, communicationnels
   -regard socio-anthropologique: la stigmatisation et ses effets
   -le coping
   -relations avec le proche

3. Utilisation des services de santé
   -implications du sujet: la non utilisation et l’utilisation
   -implications des intervenants de première ligne
1. Le vieillissement
                   Contexte actuel

• Augmentation de la population âgée croissante
  et rapide au Québec

    augmentation considérable des maladies
    chroniques (91% en 2005, 87% en 2001)
    (IRSC, 2007)
• Inquiétude émergente: Comment gérer les
  nouveaux besoins de santé?

•    En 2003: la loi 25 priorise les personnes
    âgées en perte d’autonomie
      Une lumière différente

la conception socio-anthropologique
          En réalité des contradictions:

1.L’âgéisme: discrimination négative ou positive
      basée sur l’âge perçu ou exact (Kagan, 2008)

 2. contradiction dans les interventions:
 autonomie versus médicalisation (Kaufman, 1994)
               Mais aussi…
• la fragilité: une expérience vécue en lien avec
  l’environnement de la personne (Kaufman, 1994)

• Le point de vue des sujets âgés riche
  d’enseignements (Lebel et coll., 1999)
    2. Le problème émergent
de la perte auditive chez les aînés
        (la presbyacousie)
                  CONTEXTE
• Entre 7% et 10 % de la population est aux
  prises avec des problèmes d’audition
  (Respectivement, INSQ, 1998 et Santé et Bien-Etre social, 1988, National Academy on an ageing society,
  1999)

• Parmi eux: 43 % sont des personnes âgées
  (NAOAS, 1999)

• Nouvel enjeu de santé publique
• L’OMS (2006): le cadre général de prévention
  des maladies chroniques et de la promotion de
  la santé incluant ce problème
   Qu’est ce que la perte auditive chez les personnes âgées?
• L’altération du sens de l’audition lié au vieillissement

• Se distingue de la malentendance et surdité de naissance: la
  population touchée peut ou non pratiquer la langue des
  signes, participer à une communauté linguistique et
  culturelle particulière, ce qui n’est pas les cas des personnes
  âgées vivant avec une perte auditive (PAVPA)

• S’installe souvent de façon insidieuse

• Invisible

• A partir d’une perte de 25 dB

• Classification de léger, modéré à profond
                   Combien?
  Grande variation de chiffres

• 65-74 ans: 30%
  (National Institute of deafness, 2002; Tassé, 1997; Ciurlia-Guy et al., 1993 Parving et al., 1991; Rahkoet al.,
  1985)


• 75-84 ans: entre 40 et 66%
  (Parmet., 2007; NID , 2002; Jee J, et al. 2005; Cobbs EL, et al., 2002; Parving et al., Ciurlia-Guy et al,
  1993; 1991; Rahko et al., 1985;)


• Chez les plus               de 85 ans: 80%
  (Yueh et al., 2003; Ciurlia-Guy et al., 1993; Parving et al. .1991; Rahko et al., 1985)


 Chez les hébergés: entre 80 et 96 %
  (NIDOC, 2002; Jee J, et al. 2005; Cobbs, et al., 2002; Mahoney, 1992; Glass, 1986; Weinstein, 1986)
                   Mais…


 - La très grande majorité des personnes âgées
     vivant avec une perte auditive (PAVPA)
    est affectée par une perte légère à modérée
                             (Dalton et al., 2003; Mahoney, 1992)



- Le sujet peut entendre mais ne pas comprendre
                                          (Voeks et al., 1990 )
                                    Problème d’envergure

• Une des conditions chroniques les plus prévalentes
  (la 2e ou 3e selon les sources)
  (Mattos et al., 2007; Herth, 1998; Hamel et al., 1998)


• Le handicap le plus prévalent
  (Herth, 1998)


• Population qui a doublé dans les années 90

• Croissance plus rapide que celle du vieillissement de la
  population: le bruit, produits chimiques et maladies
  chroniques
  (Park, 2007; Gulya, 1995; Godlee, 1992)
                                   Elle touche plus :

 les hommes
(Hallberg et al., 2007; ISQ, 2000; Strawbridge et al., 2000, National Academy, 1999; Bridgwood, 1998;
     Appolonio, 1996;




 les blancs
(National Academy on an aging society, 1999, Appolonio, 1996)
                   Quels impacts?
                   Impacts physiques
• Moins bonne santé générale                 (Herbst, 1983)



  De nombreux problèmes de santé y sont
 associés
 -maladies du cœur (Crews et al., 2004)
 -congestion cérébrale (idem)
 -hypertension (idem)
 -fractures de la hanche (idem)
 problèmes de sommeil (Dalton et al., 2003)
 -tremblements essentiels (Benito-Leon et al., 2007)
 Scores AVQ moins bons: comorbidités
multiples (Crews et al., 2004; Reuben, 1999)

 Taux de mortalité plus forts (Reuben, 1999)
     Impacts sur la santé mentale
•   Une « perte sociale » (National Academy on an ageing society (1999)
•   Insatisfaction de la vie (Mulrow et al., 1990)
•   Pauvre estime de soi
•   Solitude
•   Isolement social
    (Arlinger, 2003; National Academy on an aging society, 1999; Herbst, Humphrey C, 1980)
• dépression; les femmes plus vulnérables

               des débats épineux…
• Accélération du déclin cognitif vers démence
• Démence
• Psychose
•  Schyzophrénie tardive
• Paranoïa
• “Condition systémique” de la maladie
  d’Alzeihmer
                      Impact sur la communication

• Qualité de vie réduite
  (Dalton et al., 2003, Erber et al., 2002;; Tsuruoka, 2001; Tassé, 1997; Mahoney, 1992)



• Liées aux AVQ: l’interaction avec    les
  environnements sociaux impliquant de la
  communication (Pichora-Fuller, 2003)

   Exemples: faire l’épicerie, la gestion financière,
  les appels téléphoniques…
• Le corps handicapé est:
    “un analyseur fructueux de la façon dont le
    groupe social vit sa relation au corps et à la
          différence”           Goffman (1972) (p. 92).



• Double discours social envers le “Handicap”:
  valeur éthique vs tendance dévalorisation

• Rappel double discours médical envers les
  personnes âgées: autonomie vs surveillance
• La double stigmatisation des PAVPA

1. Association perte auditive et déficience mentale:
-une image dévalorisante véhiculée par la littérature
   romanesque contrairement à la cécité
- des symptômes similaires mais deux
   problématiques bien différentes!

2. Association perte auditive et vieillissement:
     Banalisation de la problématique et de ses
   effets
 Les effets de la stigmatisation sur l’expérience
          individuelle de la perte auditive

• Parce que la PAVPA perçoit ce que les autres
  (la société, ses proches) pensent de lui (Goffman,
  1972)


• Son identité sociale et personnelle est menacée
• L’expérience de la perte auditive est un
  cheminement composé de plusieurs étapes
  s’étalant sur de nombreuses années

               Une PAVPA affirme:
 «(…) il y a la révolte, après il y a la dépression
    et après l’acceptation et l’adaptation, et se
  dire "je ne peux rien changer à ça mais, je vais
                  vivre avec (…)»

         (extrait d’une entrevue issu du mémoire de maîtrise de Mercier, 2004)
                      Le coping


• Gestion de l’interaction entre la personne et
  l’environnement

• Adpatation à une maladie, handicap

• Développement de stratégies de comportement:
  – Contrôler la scène sociale
  – Eviter la scène sociale
  – Danser
                 Effet sur la communication: son rôle
    social
•   Difficultés de communications rapportées
•   Le contrat social implicite? L’écoute!
•   Une interaction = des attentes + une définition
    sociale des interlocuteurs (Goffman, 1972)
•   La PAVPA transgresse les normes de la
    communication basées sur le canal auditif
    (Howes et Classen, 1991)

• Elle devient suspecte aux yeux de son groupe
  social
 Les ruptures communicationnelles
           et les proches
• la PAVPA:
- impression de déranger les proches (irritation
  perçue) (Malgivy, 1985)
- Problèmes émotionnels avec les proches
  (idem)
       • Le proche (mal connu) (Scarinci et al., 2008)

1.Des effets sur la vie quotidienne:
- Communication
- AVQ
- Emotions
- Relation
- Facteurs sociaux
• 2. le besoin constant de s’adapter

•   -utiliser des stratégies de communication
•   Toujours y penser
•   Protéger le conjoint
•   Frustration face aux efforts
•   Accepter la situation
3. Effet de l’acceptation
-si déni de l’époux
-si acceptation
-le rôle central des prothèses auditives
La perte auditive chez les aînés peut constituer
                   un catalyseur
   de la fragilité physique et psychologique

                                (Dalton et al.,2003; Tassé, 1997)
• La fragilité = émerge aussi des interactions
  avec les professionnels de la santé (Kaufman, 1994)


• Alors comment la PAVPA vit sa rencontre avec
  le professionnel de la santé?
3. Utilisation des services de santé
        La non utilisation des services
• La grande majorité des PAVPA n’est pas
  diagnostiquée ni traitée (Bevan et al., 2003; Dalton et al., 2003)

• Des ressources technologiques de qualité et
  disponibles

• Le port des prothèses améliore la qualité de vie
   (Gonsalves et al., 2008, Bevan et al., 2003; Mulrow, et al., 1990)




• Ecart entre le besoin et le recours à l’aide
                                    Pourquoi?
• Beaucoup de PAVPA ne déclarent pas leur
  perte auditive (Kricos, 2003, Mahoney, 1992; Santé et Bien être Canada, 1988)

• Le sujet peut ignorer sa perte, insidieuse
   (Gonsalves et Pichora-Fuller, 2008; Bevan et al., 2003;)



• Le sujet associe sa perte au processus du
  vieillissement (Mahoney, 1992)
• 60% des PAVPA sont conscientes du problème
  mais ne consultent pas: moins enclines que les
  jeunes (Duijvestijnet al., 2003)
– Peu d’encouragements des proches niant et
  repoussant la demande d’aide(Santé et Bien-être Canada, 1988).



  -Le remboursement très partiel des prothèses

• Croyance que les prothèses ne peuvent
  arranger les choses
• Le déni
• Consulter = avouer les difficultés
  émotionnelles reliées

• Sentiment de honte et culpabilité = un obstacle
  majeur ( rooks, 1994; Hétu et al., 1993;)

• Conséquences: le processus de consultation
  prend entre 5 et 20 ans!!
  (Hétu, 1996; Van Den Brink, et al. 1996; Hétu, 1995; Getty et al. 1994; Kyle, et al., 1985)
          Et ceux qui ont consulté?
• Une minorité porte un implant cochléaire ou des prothèses auditives
  entre 7.4% et 25%
    (Respectivement Statistique Canada, 2002 et Gonsalves et coll., 2008 et Yueh et coll., 2003)

•   Rappel: la perte auditive touche:
•   30 % des 74 ans
•   40 à 66 % chez les 75-84
•    80 % chez les plus des 85 ans
•   encore plus chez les hébergés
•   Donc des écarts énormes…

• Souvent poussés par leurs proches (Duijvestijnet al., 2003)
• Mais la démarche doit être personnelle

• La réhabilitation possible quand le sujet
  reconnaît sa perte auditive: une autre étape du
  cheminement

• Permet la revalorisation de l’image personnelle
  et sociale

• Permet de respecter les normes de
  communication: ne plus monter le volume de
  la télévision, ne plus faire répéter…
• Mais aussi refus de participer à un programme
  de lecture labiale et encore moins de langue
  des signes: trop associé au monde des sourds
  auquel ils ne veulent pas s’identifier
                                  (Mercier, 2004; Conway MC Davis, 1983-1984)



• Mais le sentiment de honte peut persister aussi
  avec le port des prothèses

• La participation à une association permet cette
  revalorisation sociale en partageant
  l’expérience avec des pairs (Mercier, 2004; Goffman, 1972)
             Mais…
    des implications aussi du côté
des intervenants de la première ligne
• Tests de décèlement disponibles dont un
  efficace (questionnaire simple)

• Mais les façons de procéder non standardisées:
  implantation de programmes systématique
  compliquée (Bevan et al., 2003; Gates, 1997)
• Sous-diagnostic au niveau des soins primaires:
  -9% des intervenants offrent l’examen
  (Gates et Rees, 1997; Ahlstrom, 1985;)




  -16% des PAVPA ont subi un examen:
  chute de 28 % depuis 20 ans (Sandridge et al., 2004; Kochkin, 2001)
• Pourquoi ce sous diagnostic?
1.Pénurie de main d’œuvre: manque de temps
  (Sandridge et al., 2004)

2.Sous estimation de l’importance de l’examen:
  les personnes âgées consultent pour des
  maladies multiples, la perte auditive non
  priorisée (Sandridge et al., 2004, Herth, 1998)
3.Grande méconnaissance:
  -croyance perte auditive = vieillissement(Mahoney,
  1987, dans Mahoney 1992)

  -croyance que rien ne peut être fait
- Erreur d’interprétation des symptômes associés
  à des problèmes de santé mentale: irritabilité,
  réponses inappropriées, absence
  Exemple: 14% des PAVPA rapportées
  « confus » (Mahoney, 1992)
- seules les PAVPA dont la perte est évidente
  sont référées
- Problème de l’invisibilité (a « silent
  disorder »)
- Négation de la PAVPA         la personne entend
  ce qu’elle veut
• Un certain désintérêt lié à un manque de
  volonté politique:

“ce n’est pas une question de vie ou de mort,
 cela fait peu appel aux émotions, cela produit
 rarement une crise, et n’est pas une incapacité
 qui produit en lui même de la dépendance
 physique ou financière sur les autres”
                           (traduction libre) (Herbst, 1983, p.196).
• Importance de la relation intervenant/sujet

• Importance de la prise en compte des enjeux
  psychosociaux dans l’évaluation

• Importance de la sensibilité interpersonnelle

• Recommandations d’impliquer les infirmières
  et les travailleurs sociaux
   Donc…

des implications

des deux côtés
                 Discussion
•   Une expérience qui peut s’avérer douloureuse
•   Un processus
•   Importance des proches
•   Importance de l’intervention médicale
           Questionnements

• L’arrivée d’une nouvelle génération de
  personnes âgées: les baby boomers
• Des aînés plus actifs
• Tendance à une meilleure acceptation du
  problème auditif (Kricos, 2003)
Mais aussi…
• Dans le contexte de la mondialisation, le
  CSSSS de BCSL accueille de nombreux
  immigrants qui vieilliront aussi

• Comment cette problématique sera vécue au
  sein des minorités culturelles?

• Quelles en seront les répercussions sur
  l’utilisation des services offerts?
• Augmentation de cette clientèle en raison du
  vieillissement de la population

• Nécessité de la mise en place de services
  répondant aux besoins des PAVPA

• Le Manoir Cartierville accueille des personnes
  sourdes de naissance gestuelles: une clientèle aux
  besoins particuliers à prendre en considération
  mais en baisse

• On doit penser l’adaptation des services face à
  ces transformations
• Une problématique à prendre en considération



• des recherches sont nécessaires pour éclaircir
  les nombreuses zones d’ombre
     Quelques recommandations
             pratiques
  Au contact des personnes âgées, être vigilant à

• La façon dont elle vous fixe
• Si elle vous fait répéter, répond adéquatement
• Si elle se rapproche de vous
                   Pratiques
• Parler doucement mais ne pas crier
• Se rapprocher de la personne
• Reformuler les phrases si la personne ne
  comprend pas
• Ecrire au besoin
• Utiliser le toucher
Exemples: pour l’interpeller, taper doucement sur
  l’épaule
Merci!
                                Bibliographie

Arlinger S. Negative consequences of uncorrected hearing loss-a review. International
    Journal of Audiology, 2003; 422S17-20.

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Jerger J, Chmiel R, Wilson N, Luchi R. Hearing impairment in older adults: new
    concepts. J Am Geriatr Soc 1995;43:928–935
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   Vancouver. School of Psychology.University of British Columbia

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