Année 13, Numéro 39 15 avril 2009
Quand les « pompes à fric » stérilisent les dons et les actions
« Fund raising » : c’est le terme anglo-saxon pour désigner les actions de publipostage intensif destinées à recueillir des fonds en abondance. Depuis quelques années les actions de ce type se multiplient dans les milieux catholiques, ou plus largement dans les mouvances respectueuses des valeurs fondamentales que sont la promotion de la vie, de la famille, d’une éducation humaine et intellectuelle digne de ce nom, la défense des enfants contre la perversion ambiante, etc... La technique est bien rôdée : le modèle consacré est articulé autour d’un courrier plutôt long (4 pages en général), rédigé en caractères bien visibles, qui développe un sujet « porteur », en s’appuyant sur un fait fortement médiatisé : le viol d’une jeune fille dans un train ou un autobus, l’agression d’un professeur par l’un de ses élèves, la récidive et l’évasion d’un pédophile notoire, la publication de chiffres désastreux sur la formation scolaire de collégiens, la diffusion à la télévision, à une heure de grande écoute, d’un film ou téléfilm scandaleux… Le courrier s’attarde longuement sur les éléments les plus révoltants de l’affaire, met en évidence les manquements graves des pouvoirs publics, s’attache à susciter une réaction viscérale du lecteur. La présentation est étudiée pour mettre en évidence tel ou tel détail, et le texte revient « en boucle », tous les deux ou trois paragraphes, sur le même élément, afin que le destinataire du pli en soit bien pénétré. Vient ensuite l’aspect « proposition »: il faut faire quelque chose, est-il indiqué par ses auteurs, il faut protester largement auprès des autorités, faire connaître le scandale à la grande masse, qui est maintenue dans l’ignorance ! Pour cela une seule solution : un référendum, des pétitions, qui seront déposées auprès du gouvernement ou des députés. Et vient alors l’essentiel : l’envoi de fonds pour soutenir une telle action, qui ne sera efficace que si un très grand nombre s’y associe par un don. « Grâce à votre don, même minime, nous pourrons diffuser 50, 100, 1000 pétitions ! » constitue l’argument récurrent. Mais les montants proposés sont ensuite divers et parfois très importants, et une case à cocher accompagne le fameux « OUI, je m’associe, ou je proteste, ou je demande », l’appel à ne pas oublier l’envoi de l’argent étant répété à plusieurs reprises, sur tous les tons, en page 4 du courrier. Certains n’hésitent pas désormais à demander carrément le n° de carte bleue des lecteurs, avec leur code de verso, pour faire le don à leur place ! Envoyés à des dizaines de milliers, voire des centaines de milliers d’exemplaires, de tels plis permettent de lever des sommes extrêmement importantes, qui se chiffrent parfois en millions d’euros, car le lecteur a l’impression que l’action proposée est « pro-fessionnelle », et qu’elle change de celles habituellement mises en œuvres par d’autres organismes ou associations. Pour quels résultats ? Là est toute la question, car il n’y en a pas : et c’est pourquoi nous estimons désormais devoir intervenir dans ce débat.
Association de défense des Valeurs judéo-chrétiennes Membre de l’UPV BP 48, 84210 Pernes les Fontaines asspromouvoir@aol.com
ADHÉRENTS D’INFORMATION RAPIDE DES
PROMOUVOIR, lettre du 15 avril 2009, BP 48, 84210 Pernes les Fontaines
LETTRE
Cotisations 2009 - Familles : 25 €, Etudiants : 15 €
Notre contribution au combat pour la famille, contre la pornographie et les suites de nos actions diverses nécessitent des moyens. Nous nous refusons, contrairement à d’autres, à faire de notre Lettre de liaison un simple moyen de collecte, mais cela n’empêche nullement de rappeler que vos cotisations sont indispensables ! N’attendez pas pour vous en acquitter !
Un exemple récent et particulier : l’ « Institut pour la Justice » (1)
Valeurs Actuelles du 18 décembre 2008 publié l’article suivant, bien visible, faisant ainsi écho à d’autres publications du même type dans Famille Chrétienne et même dans Le Figaro (sous forme de tribune, le 20 décembre 2008): « Père d’Anne Lorraine (photo), assassiné en novembre 2007 dans le RER par un violeur récidiviste, et président du comité d’orientation de l’Institut pour la Justice (IPJ), Philippe Schmitt vient de lancer un référendum sur Internet afin de sonder les Français sur les criminels récidivistes. Résultat : en trois jours le site (www. Institutpourlajustice.com) a déjà reçu près de … 30 000 réponses ! La preuve que le thème de l’insécurité reste au cœur des Français. Ceux-ci se prononcent massivement contre le « laxisme » de l’institution judiciaire. Philippe Schmitt qui parraine, par ailleurs, le livre L’erreur judiciaire démasquée (www.dualpha.com) se félicite de ce succès (…) Une délégation de l’IPJ a été reçue par le chef de cabinet de Rachida Dati ». Cet article appelle plusieurs commentaires, car il permet de mettre en lumière certains des aspects les plus gênants de ce qui constitue désormais, il faut bien l’admettre, une « affaire ». L’illusion du référendum sur Internet Première constatation : le journaliste lui-même joue le jeu de l’illusion « référendaire », qui consiste à accorder un crédit à de tels « référendums » sur Internet, alors que l’on sait qu’une même personne, si elle est tant soit peu familière du réseau, peut signer plusieurs dizaines de fois la même pétition et que ce type de manifestation n’a dès lors aucune importance aux yeux des pouvoirs publics, qui le savent bien. Qu’on pense un instant à la manière dont le gouvernement actuel a refusé de tenir compte du véritable référendum sur la Constitution européenne, alors que ce dernier était juridiquement contraignant ! On comprendra alors que ce ne sont pas de simples signatures recueillies sans aucune garantie de représentativité, dans un milieu déjà acquis à la cause, qui peuvent impressionner les pouvoirs publics ! Ecrire donc, comme le fait Valeurs Actuelles, plus circonspecte pourtant d’habitude, qu’il découle de l’action de l’IPJ « que les Français se prononcent massivement contre le « laxisme » de l’institution judiciaire » relève donc de l’intoxication - par bienveillance envers le père d’Anne Lorraine - plutôt que de l’information. Mais de tels commentaires permettent aux lecteurs et donateurs potentiels de croire enfin à une réelle efficacité. Lutter contre les crimes sexuels mais encourager la diffusion d’ouvrages complaisants sur la pornographie ? Deuxième constatation : l’article relève le soutien étroit de l’IPJ à la diffusion d’un ouvrage des éditions Dualpha, dont les coordonnées sont fournies, et les courriers de cet institut sont effectivement en ce sens. Les sympathisants de l’action du colonel Schmitt, ou plus largement tous ceux, dont nous sommes, qui ont été profondément touchés par le drame qui a frappé sa famille, ne peuvent donc a priori que regarder avec sympathie cette maison d’édition. Or, il s’avère après enquête que cette société, dirigée par Philippe Randa, publie des textes proches de la Nouvelle Droite, que Philippe Randa luimême est l’auteur d’un ouvrage dénonçant la « répression anti-homosexuelle » (« BA-BA Homosexualité », coll. Pardes), qu’il publie également et présente personnellement un « Dictionnaire des curiosités érotiques et pornographiques » (500 pages), salé et complaisant, ou encore un livre consacré à « Jésus de Nazareth, le grand consolateur », qui s’attache à démontrer que le Christ n’a jamais prétendu être Dieu, qu’il ne l’était évidemment pas, et que les apôtres et Saint Paul en particulier ont volontairement défiguré son « message ». Cela est-il secondaire ? Nous ne le pensons aucunement, car le combat des valeurs ne se divise pas : en effet, on sait bien que la pornographie est à l’origine de l’explosion des crimes sexuels. L’arrestation de criminels de ce type est constamment accompagnée de la découverte de K7 et DVD pornographiques et/ou pédophiles à leur domicile. Comment peut-on dès lors entreprendre de lutter contre les crimes sexuels et leur récidive tout en promouvant des maisons d’éditions qui publient des dictionnaires pornographiques et érotiques au motif qu’il s’agit d’authentiques œuvres littéraires et que seule une censure misérable a entendu les mettre à l’index ? « Un tout petit milieu, financièrement exsangue, intellectuellement à l’agonie et politiquement inexistant » Par ailleurs, et ce n’est pas non plus anodin : les soutiens dont bénéficie l’IPJ étant très largement issus des milieux chrétiens, peut-on sans une certaine trahison les associer indirectement, sans le dire, à la diffusion des œuvres citées ci-dessus ? Peu importe donc la pertinence éventuelle de l’ouvrage précisément mis en avant par l’IPJ, consacré à l’erreur judiciaire, si la promotion de son éditeur favorise une telle diffusion ! D’autant que l’un des animateurs de l’IPJ, M. Vincent Laarman, (également créateur de « SOS Education ») indique luimême, dans un message du 10 décembre 2008 largement diffusé sur Internet, qu’il considère « le microcosme catholique de droite comme un tout petit milieu, financièrement exsangue, intellectuellement à l’agonie et politiquement inexistant », et qu’il place bien davantage d’espoirs dans la diffusion d’un numéro de « Détective » consacré à Cyntia Sardou...
2
Un exemple récent et particulier : l’ « Institut pour la Justice » (2)
Quel impact réel pour l’action de l’IPJ ? L’article de Valeurs Actuelles se clôt par l’indication qu’une délégation de l’IPJ a été reçue par le chef de cabinet de Rachida Dati. Ultérieurement, l’institut a fait savoir qu’il avait également été reçu par la commission de l’Assemblée Nationale chargée d’entendre divers mouvements intéressés à la réforme de la justice. De telles informations laissent penser qu’un objectif réel a été atteint. En réalité il n’en est rien. En effet, le simple fait d’être reçu par un chef de cabinet - qui n’est pas un directeur de cabinet - et qui gère les affaires matérielles courantes de ce cabinet et non les dossiers politiques pour le compte du ministre, ne signifie rien en soi (sinon la volonté de manifester des égards justifiés au père d’Anne Lorraine). De même, les commissions des assemblées (Sénat ou Assemblée Nationale) reçoivent chaque année des centaines de mouvements ou personnes d’opinions différentes, et cela n’engage en rien le gouvernement. Concrètement, s’agissant de la répression et de la prévention des crimes liés à la sexualité, rien n’est envisagé dans quelque domaine que ce soit : la télévision demeure livrée à des émissions de plus en plus « sexe et people », les films prétendument érotiques (en réalité souvent pornographiques au moins par séquences) se multiplient aux heures de grande diffusion, la commission de classification des films reste composée de manière arbitraire et libertaire (aucune recommandation d’interdiction aux moins de 18 ans depuis des années, alors que cette possibilité a été restaurée en 2003), et les revues pornographiques, y compris sadomasochistes demeurent affichées largement dans les maisons de la presse et kiosques sur la voie publique (« Hot Vidéo » et autres « Choix »). Quant à la loi elle-même, elle demeure inchangée. Et quand bien même le serait-elle, elle demeurerait inappliquée (l’article 227-24 du code pénal réprime lourdement depuis 1994 la « diffusion de tout message pornographique ou violent susceptible d’être perçu par un mineur », mais n’est jamais mis en œuvre ou presque). On dira que l’IPJ est de formation récente et qu’il est bien trop tôt pour juger de cette efficacité. Mais les méthodes en cause sont utilisées depuis 1992 par « Droit de naître » (qui revendique 200 000 signataires !), sans aucun résultat, et depuis 2001 par « SOS Education », sans davantage d’impact : au contraire, le gouvernement vient d’organiser un test manipulé des connaissances des élèves à l’entrée en sixième, dont il est censé résulter qu’il sont pour deux tiers d’entre eux … excellents en français mais un peu moins bons en mathématique, alors que le niveau général est désastreux et ne cesse de baisser et que, même en faculté, nombre d’étudiants savent désormais à peine rédiger, sans parler des myriades de fautes d’orthographe dont ils émaillent leurs copies ! Où va l’argent ? Les sommes récoltées par la méthode fund raising sont considérables, on l’a dit. Selon la fédération internationale des contribuables (World taxpayers), située au USA, le taux de collecte est de 2 à 5 % sur les envois adressés « au large » et de 8 à 12% pour ceux ciblés sur des fichiers triés et achetés. Cette fédération cite d’ailleurs en exemple M. Laarman pour son efficacité dans ce type d’opérations, ce dernier étant également associé aux activités de la société Score Marketing, basée à St Yon, et spécialisée dans ces opérations. Le système, de fait, fonctionne : ainsi, en 2004, SOS Education, qui fonctionne exactement comme l’IPJ, a récolté 1,9 millions d’euros (chiffre donné par l’association elle-même dans son bulletin n° 12), et 2,8 millions en 2006. L’importance même de ces sommes devrait permettre, une fois les frais de fonctionnement et de mailing réglés, de mener des actions spectaculaires et efficaces. Or il n’en est rien, les fonds étant le plus souvent affectés à des achats de locaux et autres dépenses « internes ». Cette affectation est décidée par le tout petit nombre des dirigeants privilégiés des associations en cause, parmi lesquels plusieurs membres de la famille Laarman, qu’il s’agisse de SOS Education ou de l’IPJ. Ce dernier, avec une moyenne de 5 € par signataire, pourrait avoir engrangé de l’ordre de 150 000 euros au bas mot en décembre 2008 (30 000 signataires revendiqués à cette date), beaucoup plus sans doute en réalité. Par ailleurs, s’agissant de l’IPJ, ce dernier n’a qu’une simple boîte aux lettres à Paris, l’adresse indiquée dans ses documents étant gérée par une société spécialisée. La véritable adresse se trouve à Rambouillet, mais elle n’est pas donnée aux destinataires des courriers. Les statuts n’autorisent pas l’adhésion de nouveaux membres participants, qui ont seuls vocation à participer aux AG, sans la présentation par deux autres « membres participants », le refus d’adhésion n’ayant pas à être motivé. Quant aux signataires et donateurs, ils sont seulement « membres actifs », sans pouvoir ni prérogative, et peuvent être radiés à tout moment et sans motivation (JO du 26 mai 2007), bien que l’IPJ revendique du coup 150 000 membres ! Cet état de choses a d’ailleurs conduit les services fiscaux à refuser à l’IPJ la possibilité de délivrer des certificats donnant droit à réduction d’impôt, en relevant au surplus que « l’association ne fonctionnait qu’au bénéfice de deux membres, élus au Conseil d'administration pour trois ans », (décision du 5 mai 2008). On doit remarquer en outre que l’IPJ ne peut, sans abus de langage, être dit « association », puisqu’un contrat de ce type n’existe qu’entre les membres participants et que les donateurs n’en sont pas, alors que ce sont ces seuls derniers qui lui permettent d’agir, et qu’ils devraient pouvoir être regardés comme associés d’office aux « buts communs ».
3
Un exemple récent et particulier : l’ « Institut pour la Justice » (3)
Tous les éléments qui précèdent démontrent qu’il existe une véritable ambigüité, pour ne pas dire plus, dans l’action de l’IPJ. Comme nous l’avons écrit en commençant, nous estimons donc de notre responsabilité de le faire savoir. En effet, le fund raising, instrumentalisé, risque de détourner les personnes vraiment soucieuses d’obtenir des résultats de celles des associations qui travaillent réellement et efficacement, avec de petits moyens. Soyons concrets : Promouvoir dispose chaque année de quelques milliers d’euros seulement. Or, c’est par notre action et par notre action seulement qu’ont été obtenus les résultats suivants:
• Création de la seule jurisprudence existante de la cour de cassation sur l’article 227-24 du code pénal, qui figure désormais en tête des commentaires du principal code pénal annoté de tous les juristes francophones (affaire PC loisirs, M. Kaminsky). Condamnation sur cette base de la FNAC pour diffusion de BD pornographiques, condamnation et disparition de la revue Micro-revue, suppression des kiosques de cinq autres revues diffusant des CD pornographiques. Annulation par le Conseil d'Etat des visas de deux films diffusés aux mineurs (Baise-moi et Ken Park). Réinstauration dans les textes en vigueur de la possibilité d’interdire un film aux moins de 18 ans, laquelle avait été supprimée par Jack Lang lorsqu’il était ministre de la culture. Poursuites couronnées de succès contre l’auteur de l’ouvrage pédophile, reconnu comme tel par le Conseil d'Etat, « Il entrerait dans la légende ». Annulation en 1999 de la décision de la SNCF de mettre en œuvre des tarifs « couples » pour les couples homosexuels. Arrêt des opérations d’art contemporain blasphématoire et pornographique dans le cadre de l’Eglise de France et rédaction d’un ouvrage clé sur la question (« L’église de France dans le piège », 2002). Conception et diffusion de deux ouvrages de référence consacrés au danger de la Constitution européenne, mettant en évidence la promotion organisée par ce texte des « familles homosexuelles », de l’avortement, de l’euthanasie, et son rejet de la liberté de création d’établissements d’enseignement hors contrat.
doit être organisé par le président de la République sur toute question proposée par 20 % des membres du parlement soutenus par 10 % des électeurs inscrits sur les listes électorales. C’est dans ce sens qu’il faut désormais agir, et le reste n’est que littérature. Les « juristes » de l’IPJ devraient le savoir... Pouvions-nous éviter de parler ? On nous reprochera peut-être de mettre en cause l’IPJ sans avoir tenté de faire connaître à ses promoteurs les aspects négatifs de leur action. En fait, nous avons tenté, mais sans succès, de rencontrer le colonel Schmitt, pour lequel nous avons le plus grand respect, et qui est à notre sens utilisé par les créateurs de l’IPJ. Indiquons d’ailleurs à cet égard que l’IPJ avait d’abord mis l’accent en 2007 sur de tous autres problèmes (les cambriolages), et qu’il a en fait saisi au vol l’occasion que lui donnait l’acte barbare dont a été victime Anne Lorraine pour récupérer un sujet mobilisateur. Concrètement, nous avons écrit d’abord au colonel, puis nous l’avons eu au téléphone, longuement. Ce dernier nous a alors indiqué qu’il estimait nécessaire une collecte importante de fonds, afin que des permanents puissent être rémunérés par l’IPJ, que l’urgence était d’alerter les Français sur le mauvais fonctionnement de la justice, ce qui nécessite d’importants moyens et enfin qu’il estimait secondaire que Dualpha diffusât des ouvrages critiquables par ailleurs, dès lors que l’action menée contre l’erreur judiciaire était, elle, fondée. C’est donc seulement après nous être heurtés à cette fin de non recevoir que nous avons pensé nécessaire de mettre en garde nos propres adhérents. Ces derniers, pour des informations complémentaires, se reporteront en outre avec profit au blog de Kéros (keros.centerblog.net) ou encore à Chrétiens dans la Cité, n° 218, 12 janvier 2009). Enfin, et pour conclure totalement, on peut aussi s’interroger sur l’existence éventuelle d’autres motivations chez ceux qui « tirent les ficelles » de ces multiples organisations de fund raising. Car le résultat est là : les multiples bonnes volontés susceptibles de se mettre en travers du processus de démolition de notre système de valeurs sont, par ce biais, concrètement neutralisées. Pour nos adversaires, ce serait d’un profit incalculable. HALTE DONC AUX DONS STERILES
• •
•
•
•
•
Soyons clairs : ce que nous avons fait avec si peu, comment se fait-il que le centuple ne soit pas mis en œuvre par des « associations » telles que celles dont il est ici question ? C’est une preuve évidente de leur stérilité. Davantage, si l’on veut utiliser des pétitions, il existe désormais un moyen de le faire efficacement, mais cela suppose une organisation différente, que nous allons d’ailleurs mettre en place en ce qui nous concerne : l’article 11 de la Constitution, depuis sa réécriture le 23 juillet 2008, prévoit en effet qu’un référendum politique
Notre assemblée générale annuelle est reportée à l’automne pour des raisons matérielles impératives.
4