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Semaine 27.8-2.9.2007

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Semaine 27.8-2.9.2007 Powered By Docstoc
					Éphémérides G.L. - Semaine du 27 août au 2 septembre 2007



RESUME : En RDC, la semaine écoulée a été marquée par de sérieux
affrontements dans les territoires de Rustshuru et de Masisi entre les
FARDC et plusieurs centaines d’éléments des anciennes brigades « mixées »
fidèles au « général » Nkunda et qui refusent le brassage (RDC_2) (RDC_3)
(RDC_4) (RDC_6). En fin de semaine, un proche de Laurent Nkunda, qui
déclare que le gouvernement congolais n’a pas respecté ses engagements en
matière de « mixage », a proposé une trêve pour autant que le
gouvernement n’envoie pas des renforts en provenance de Bunia (RDC_8).
Ce dernier, par la voix du ministre de la Défense, annonce que le brassage
est l’unique voie pour former une armée républicaine et a décidé d’envoyer
des renforts militaires au Nord-Kivu (RDC_9). De son côté, la MONUC, qui
« déplore » les affrontements entre factions militaires et appelle « à la
retenue », a renforcé son dispositif dans la région (RDC_5). Les
organisations de la société civile du Kivu lancent quant à elles un signal
d’alarme et craignent de nouveaux déplacements de population (RDC_10).
Quant au FDLR, il accuse Kigali d’avoir envoyé 12.000 soldats rwandais
pour prêter main-forte au général Nkunda (RDC_7). En fin de semaine, un
calme précaire est revenu au Nord-Kivu et des populations déplacées
commençaient à rentrer chez elles (RDC_10bis), bien que des affrontements
entre les fidèles de Nkunda et des FDLR étaient encore signalés en certains
endroits (RDC_10quater).

Le retour à la normalisation reste toujours aussi difficile dans la région.
Une réunion à Kigali des responsables des armées congolaise, ougandaise et
rwandaise -- ces derniers ont demandé un feu vert pour « neutraliser les
forces négatives » -- (REG_1) n’a rien produit d’autre que la création d’une
« cellule conjointe de planification » et un engagement « à renforcer leurs
relations » (REG_2). À Kinshasa, le Conseil Supérieur de Défense s’est réuni
et a décidé de lancer « une conférence pour la paix dans les jours qui
viennent (?) » et a prôné le retour des bandes armées dans leurs pays après
leur désarmement (RDC_1).

Ailleurs, la situation sécuritaire reste contrastée. En Ituri, où aucun
incident n’a été signalé, un sénateur américain de passage dans la région a
déclaré que son gouvernement soutient le programme de désarmement,
démobilisation et réintégration du PNUD (RDC_11). En Province Orientale,
où la 15ème brigade vient de terminer le processus de brassage à Kisangani
(RDC_1bis), l’autorité de l’Etat est absente dans la région d’Ubundu en proie
aux menaces des Maï-Maï qui y font la loi (RDC_12). Au Nord Katanga, la
situation est calme après les affrontements du début août entre les
populations locales et la MONUC à propos du retour des Banyamulenge
(Tutsi congolais) à Moba (RDC_13). Dans le Sud-Kivu, une forte tension
existe entre Maï-Maï et FDLR dans le territoire de Fizi qui a été le théâtre
d’affrontements la semaine dernière (RDC_10ter).

Sur le plan politique, l’actualité est surtout provinciale. Au Bandundu a eu
lieu une rencontre de la société civile, de l’administration locale et du milieu
politique sur la thématique de la décentralisation (RDC_14). Au Katanga, le
président national de l’UNAFEC a été démis de sa fonction pour « avoir
déshonoré le parti » dans l’affaire de la « fausse nomination » d’un
candidat du parti au gouvernement central (RDC_15). Au Sud-Kivu, le
gouvernement a ordonné l’arrestation de conseillers municipaux, de
militaires et d’hommes d’affaires accusés de mener des « actes de
déstabilisation » (RDC_17). Enfin on signalera qu’à l’issue d’un compromis
entre le ministre du Budget, les présidents d’assemblées provinciales et les
exécutifs provinciaux, les provinces auront droit à des allocutions
mensuelles du gouvernement central en attendant de pouvoir retenir à la
source 40 % des recettes publiques (RDC_16).

En matière sociale, il n’y aura pas de rentrée scolaire du réseau catholique,
la reprise des cours étant conditionnée par l’octroi de frais de
fonctionnement et le respect des barèmes salariaux (RDC_18).

Dans le domaine des droits de l’homme, la principale nouvelle concerne le
verdict du tribunal militaire de Bukavu condamnant à la peine capitale 4
civils, dont deux amis de la victime, pour leur participation au meurtre du
journaliste Maheshe (RDC_20). Ce verdict a créé la surprise : les ONG
Journalistes en Danger (JED) et Reporters Sans Frontières (RSF) se disent
« stupéfait » et « abasourdi » (RDC_21) (RDC_22), tandis que la MONUC se
déclare « préoccupée » et met en question le caractère impartial du procès
(RDC_23). Signalons enfin que JED a dénoncé de nouvelles arrestations de
journalistes pour avoir interviewé le « général Nkunda » il y a quelques
semaines (RDC_19).

En matière de relations extérieures, le ministre des Affaires Etrangères du
Rwanda se prépare à effectuer une visite de travail en RDC pour
« raffermir » et « consolider » les relations entre les deux pays (RDC_24), un
rapprochement dans lequel l’Union européenne dit vouloir fortement
s’impliquer (RDC_25).
Dans le domaine de la coopération internationale, le chef de la délégation de
l’UE à Kinshasa a annoncé que le soutien de son institution aux
administrations financières était une priorité (RDC_26).

Au Burundi, l’Union Africaine insiste pour que le FNL rejoigne l’équipe
chargée du maintien de cessez-le-feu (BUR_3). Par ailleurs, on signalera la
parution de deux rapports : le premier effectue un « update » de la crise
politique et institutionnelle au Burundi depuis deux mois (BUR_1), le second,
qui émane de l’International Crisis Group, évoque la nécessité de trouver
une solution durable et négociée avec le FNL (BUR_2).

En Ouganda, le président Museveni rencontrera dans deux semaines le
président Kabila pour discuter des tensions aux frontières (OUG_1) où des
mouvements de troupes ont été observés (OUG_2).

Enfin, sur le plan régional, les travaux préparatoires au troisième sommet
des chefs d’Etat et de gouvernement de la région des Grands Lacs ont eu
lieu à Kinshasa (REG_3)

REGION

(REG_1) AFP - 27/8

Les responsables des armées rwandaise, burundaise, ougandaise et de la RDC sont réunis
lundi et mardi à Kigali pour discuter de la sécurité dans leurs zones transfrontalières, très
troublées, a-t-on appris de source militaire rwandaise. Cette réunion est la deuxième du genre,
après celle d'avril à Bujumbura, qui avait débouché sur l'adoption d'une stratégie militaire
commune contre les groupes armés actifs dans la région africaine des Grands Lacs.

Lors de la réunion de Kigali, le Rwanda va "émettre le souhait de collaborer avec l'armée
congolaise, pour combattre les forces génocidaires menaçant la sécurité du Rwanda à partir de
la région est de la RDC", a expliqué le porte-parole de l'armée rwandaise, le major Jill
Rutaremara, à l'AFP.

"Le Rwanda souhaiterait que l'armée congolaise lui accorde un feu vert pour intervenir dans
les opérations de neutralisation de ces forces négatives", notamment les Forces démocratiques
de Libération du Rwanda (FDLR), a-t-il ajouté. Kigali va aussi proposer la "création d'une
force commune qui devra veiller à la sécurité transfrontalière", a-t-il encore dit.

Le Rwanda, la RDC et l'Ouganda sont représentés par le chef d'état-major de leur armée, et le
Burundi par le numéro 2 des forces armées, à la réunion de Kigali.

(REG_2) AFP - 28/8

Les armées du Rwanda, d'Ouganda, du Burundi et de la RDC ont réaffirmé mardi "leur
engagement à chercher la paix en neutralisant" les rebelles qui opèrent dans cette région
troublée, selon un communiqué publié après une réunion de deux jours à Kigali.
Cette neutralisation doit se faire dans le respect des "mécanismes" de la commission
"tripartite plus" qui regroupe les quatre pays de la région africaine des Grands Lacs, précise le
texte. Les armées de ces Etats ont aussi mis en place une "cellule conjointe de planification
pour développer des plans opérationnels", selon le communiqué. Cette cellule, qui sera
"composée des responsables des opérations et des services de renseignement" de chaque pays,
doit se réunir le 20 septembre à Kisangani, ville du nord-est de la RDC, ajoute le document
sans plus de précision.

Enfin, les quatre pays ont "réaffirmé leur engagement à renforcer leurs relations".

(REG_3) Xinhua - 31/8

Le ministre de l'Intégration régionale de la République démocratique du Congo (RDC),
Ignace Gata Mavita, a ouvert, jeudi à Kinshasa, les travaux préparatoires du 3ème Sommet
des Chefs d'Etat et de gouvernement de la région des Grands Lacs et du 29ème Sommet des
Chefs d'Etat et de gouvernement de la SADC (Communauté de développement de l'Afrique
australe).

Dans la recherche des solutions visant à mettre fin à la guerre qui a secoué la République
démocratique du Congo, a expliqué le ministre Gata, des négociations et des concertations ont
été engagées entre les Etats de la région, le 24 novembre 2004 à Dar Es-Salaam (Tanzanie).
Celles-ci ont abouti, lors de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, le 15
décembre 2006, à Nairobi (Kenya), à la signature du Pacte sur la sécurité, la stabilité et le
développement dans la région des Grands Lacs.

Selon le ministre, l'une des grandes décisions prises lors de ce sommet, après la signature
dudit Pacte, prévoyait l'organisation du 3ème Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de
la région des Grands Lacs à Kinshasa, en République démocratique du Congo durant le
dernier trimestre de l'année 2008. Il a, par ailleurs, déclaré que ce sommet serait une grande
opportunité pour la République démocratique du Congo, qui n'a plus connu ce genre de
manifestations depuis de longues années, de marquer son retour sur l'échiquier africain.

"Notre pays n'a donc pas le droit de la manquer. D'où la nécessité de la préparer
minutieusement", a souligné le ministre, avant d'annoncer également la tenue du 29ème
Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernements des Etats membres de la SADC en 2009 à
Kinshasa.

Pour M. Gata, cette réunion préparatoire, à laquelle prennent part les experts de plusieurs
services de l'administration publique du pays, devra mettre en place deux Commissions de
travail chargées respectivement l'une du Sommet des Chefs d'Etat et de gouvernement de la
région des Grands Lacs et l'autre de celui de la SADC.

Les experts vont devoir également mettre en place une coordination unique pour la
supervision de la préparation de ces deux sommets ; mettre en place les sous-Commissions de
travail; définir le calendrier des travaux et élaborer urgemment les budgets des travaux
préparatoires et ceux de deux sommets.

BURUNDI
Vie politique

(BUR_1) Swisspeace - Fast Update, n°3 - July-August

Below is the last update of the crisis in Burundi during the last two months :
http://www.swisspeace.ch/typo3/fileadmin/user_upload/pdf/FAST/Updates/2007/FAST_Buru
ndi_Update_3_2007_final.pdf

Armée, Sécurité…

(BUR_2) International Crisis Group - 28/8

Le dernier rapport de l’International Crisis Group, souligne la nécessité de trouver une
solution négociée avec le PALIPEHUTU-FNL, de façon à sortir d’une dangereuse impasse
qui pourrait sérieusement remettre en cause la consolidation de la paix et de la démocratie.
Peu de progrès ont, en effet, été accomplis dans la mise en œuvre de l’accord de cessez-le-feu
signé le 7 septembre 2006. Fin juillet 2007, le départ précipité de Bujumbura de la délégation
du PALIPEHUTU-FNL a fait craindre une reprise imminente de la guerre.

« Alors que le contexte politique interne se caractérise déjà par de très fortes tensions entre la
présidence et les formations de l’opposition parlementaire, la rupture du processus de
négociation avec le PALIPEHUTU-FNL pourrait servir de prétexte à certains pour justifier le
recours à des mesures d’exception et fragiliser les institutions démocratiques », explique
David Mugnier, le directeur de projet de Crisis Group pour l’Afrique centrale.

Les efforts déployés depuis deux ans par la communauté internationale en faveur de la
conclusion d’un accord de paix entre le gouvernement et le PALIPEHUTU-FNL n’ont pas
abouti. Cela tient à la difficulté de négocier avec un mouvement rebelle qui conserve une
lecture encore ethniciste du conflit et qui pense que le temps joue en sa faveur, notamment en
raison du retour attendu des 350 000 réfugiés de Tanzanie, parmi lesquels il compte de
nombreux partisans. Le gouvernement a toutefois aussi sa part de responsabilité pour n’avoir
pas su créer les conditions d’une application effective de l’accord du cessez-le-feu.

La communauté internationale doit prendre acte de cette impasse et des risques qu’elle
comporte. Un nouveau round de discussions doit être initié, sous la conduite d’une nouvelle
équipe de facilitation, dirigée par une Haute personnalité travaillant sur ce dossier, à temps
plein, en étroite concertation avec la communauté diplomatique locale, les représentants à
Bujumbura de l’Afrique du Sud, de la Tanzanie, de l’Union africaine et des Nations unies.
Tout en veillant au respect de la Constitution, le gouvernement doit reconnaître la nécessité de
relancer le processus de négociation à un niveau politique et non purement technique.

De son côté, le PALIPEHUTU-FNL doit exprimer, en termes clairs, ses revendications en
matière d’intégration dans les forces de défense et de sécurité et les institutions. Une fois
l’accord additionnel signé, les pays de la région et de la communauté internationale devront se
préparer à imposer des sanctions sévères contre le PALIPEHUTU-FNL au cas où il ne
respecterait pas ses engagements et refuserait de désarmer.

« Si le gouvernement continue d’ignorer les demandes d’intégration répétées des rebelles, il
est peu probable que le PALIPEHUTU-FNL accepte de désarmer, ce qui risque de fragiliser
la consolidation de la paix au Burundi », affirme François Grignon, le directeur du
programme Afrique de Crisis Group.

Pour le rapport complet, voir sous :
http://www.crisisgroup.org/library/documents/africa/central_africa/french_versions/131_buru
ndi___conclure_la_paix_avec_les_fnl.pdf

(BUR_3) Reuters - 29/8

The African Union has asked the last rebel group fighting the Burundian government to rejoin
a truce monitoring team and help salvage the peace process by the end of the year, the chief
mediator said on Wednesday.

Senior members of the Hutu Forces for National Liberation (FNL) quit the team last month
and disappeared from the capital Bujumbura, igniting fears that they could have returned to
the bush to restart a decade-long rebellion.

"We have instructions from the African Union to complete our mission by Dec. 31 this year,
which means that the FNL and everybody else has to go back to the joint ceasefire monitoring
team," South African mediator Charles Nqakula told journalists.

The team, comprising FNL members, government officials and South African mediators, was
set up after the FNL agreed to a peace deal in September ending more than 10 years of ethnic
conflict that killed 300,000 people. "We are ready to respect that deadline, we ask the FNL to
do the same," Burundi's President Pierre Nkurunziza said after meeting with Nqakula.

The rebels, whose insurgency is seen as the final barrier to lasting peace in the coffee growing
nation of 7 million, have said they are ready to return to the truce team once their security is
guaranteed. "We had security around them all the time, we were giving them maximum
security 24 hours and we will continue to give them that protection, because it is part of our
mandate to do that," Nqakula said. He said a regional summit would be held soon to speed up
implementation of the peace deal.


OUGANDA

Relations extérieures

(OUG_1) AFP - 26/8

Le président ougandais Yoweri Museveni et son homologue de la RDC Joseph Kabila se
rencontreront "dans deux semaines" en Tanzanie pour discuter des tensions à leur frontière, a-
t-on appris samedi de source officielle ougandaise. Cette annonce a été faite lors de la visite
en Ouganda du ministre congolais des Affaires étrangères, Mbusa Nyamwisi, qui est arrivé
vendredi à Kampala.

Le chef de la diplomatie congolaise "termine sa visite aujourd'hui (samedi) après avoir
rencontré le président Museveni. Ils ont convenu que les deux présidents se rencontreraient à
Arusha (nord de la Tanzanie) dans deux semaines", a déclaré à l'AFP le secrétaire permanent
du ministère ougandais des Affaires étrangères, James Mugume. Il s'est toutefois refusé à
donner une date précise pour cette rencontre.

La situation est tendue à la frontière entre l'Ouganda et la RDC, en raison notamment de
l'exploration de pétrole sur le lac Albert, situé à la frontière entre ces deux pays d'Afrique
centrale.

Début août, un Britannique travaillant pour une compagnie pétrolière canadienne avait été tué
sur le lac Albert. Quelques jours plus tôt, l'armée congolaise avait arrêté quatre soldats
ougandais dans cette région, et trois personnes avaient été tuées par des hommes armés de
machettes et de fusils qui avaient pillé des magasins et violé des femmes après être entrés en
Ouganda depuis la RDC voisine.

Le 10 août, l'Ouganda avait menacé d'intervenir militairement en RDC si les attaques de
Congolais à l'intérieur de son territoire se poursuivaient.

(OUG_2) Radio Okapi - 30/8

Les habitants de villages congolais le long de la frontière avec l’Ouganda affirment avoir
constaté ces derniers jours un mouvement inhabituel des militaires ougandais. Cette situation
inquiète les autorités militaires et politico-administratives des territoires frontaliers avec
l'Ouganda, rapporte radio Okapi.

Ces renforcements militaires des UPDF sont constatés du côté ougandais, notamment en face
du village congolais de Koboko, dans la collectivité des Kakwa, en territoire d’Aru, indique le
chef de cette collectivité. Il précise que les troupes déployées disposent également d’engins
militaires lourds.

Une situation similaire est signalée à Rukwanzi, village situé à deux heures de navigation à
partir de Kasenyi sur le lac Albert. L'administrateur du territoire de Mahagi, Emile Uzinga,
signale les mêmes mouvements à Urusi, un village ougandais en face de Djakanja, localité
congolaise située à 10 kilomètres de Mahagi-centre.

« C’est depuis pratiquement 2 ou 3 semaines que cette situation existe. Mais avant-hier on a
assisté aussi à ces renforcements dans un village voisin, ça nous inquiète parce que c’est une
situation qui ne regarde pas seulement Mahagi. Même au niveau national c’est déjà connu.
C’est depuis un mois que nous ne cessons de communiquer à la hiérarchie », a-t-il déclaré.

De son côté, le commandant de la zone opérationnelle des FARDC en Ituri, le général André
Kinkela, affirme ne pas être au courant de cette situation.


RDC

Sécurité, Armée…

(RDC_1) Le Potentiel - 27/8

Le Conseil supérieur de la Défense s’est réuni le samedi 25 août dernier, au Palais de la
Nation, en vue de faire le point de la situation sécuritaire en RDC.
Au cours de cette rencontre présidée par le chef de l’Etat et commandant suprême des
FARDC, Joseph Kabila, il a été porté à la connaissance des membres du Conseil que la
situation sécuritaire est relativement calme sur l’ensemble du territoire national, sauf dans le
district de l’Ituri et dans les deux Kivu, où l’insécurité est persistante. À en croire le ministre
de la Défense nationale relayé par la Radio Télévision nationale congolaise (RTNC), les
populations civiles du Nord et celles du Sud Kivu sont les plus concernées par la récurrence
de l’insécurité dont on déplore depuis un temps dans cette partie de la RDC. Des vols de biens
appartenant aux civils, des viols de femmes et de mineures et tant d’autres actes dégradants
sont parmi les maux infligés aux populations locales par les hommes armés, a fait remarquer
le ministre Chikez. Conséquence, on assiste au déplacement massif des civils vers les milieux
les plus sécurisants.

Pour ce qui est des conditions de vie de ces déplacés, il a indiqué qu’ils sont déplorables. Que
faire pour que les filles et fils de l’Ituri et de deux Kivu retrouvent la paix ? Dans le but de
rétablir l’autorité de l’Etat dans la partie orientale du pays, le Conseil supérieur de la Défense
a pris un certain nombre de mesures urgentes.

Au plan politique, il a instruit le ministre d’Etat en charge de l’Intérieur, d’organiser dans les
jours qui viennent, une conférence provinciale sur la paix aux Kivu. Sur le plan militaire, il a
été demandé à la Police nationale congolaise, aux militaires et agents des services de sécurité
de tout mettre en oeuvre pour rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national
et singulièrement en Ituri, au Nord et Sud-Kivu. Dans ce même registre, le Conseil supérieur
de la Défense a demandé aux autorités militaires de poursuivre le processus d’intégration de
toutes les troupes combattantes au sein des FARDC.

La poursuite des contacts avec les pays faisant partie de la Tripartite Plus 1, à savoir le
Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la RDC, a été recommandée. « L’avantage de cette
approche est de voir les Etats concernés, œuvrer ensemble en vue de renforcer la paix et la
sécurité le long des frontières communes ».

Par ailleurs, le Conseil supérieur de la Défense a également évoqué la question des groupes
armés étrangers qui opèrent encore dans la partie Est du Congo/Kinshasa. À ce sujet, les
membres du Conseil ont décidé du retour de ces bandes armées dans leurs pays d’origine. Une
opération qui, selon eux, doit se faire après leur désarmement.

L’on se souviendra que le problème relatif à la neutralisation des forces négatives qui
entretiennent l’insécurité dans la Région des Grands Lacs a été au centre de la Tripartite Plus
1 qui s’était tenue, du 14 au 16 mars dernier à Kigali, au Rwanda. Lors de ces assises, les
ministres des Affaires étrangères des pays précités avaient convenu de s’appuyer sur
différentes « stratégies », en vue d’éradiquer l’insécurité que créent les mouvements armés
qui sévissent dans la région.

Les décisions prises par le Conseil supérieur de la Défense sont saluées à juste titre par
nombreux analystes. Cependant, leur souhait le plus ardent est de voir le gouvernement mettre
sur pied, un programme cohérent sur la restructuration de l’Armée nationale congolaise tant
attendue.

(RDC_1bis) Radio Okapi - 31/8
Les éléments de la 15e brigade ont quitté jeudi le centre de brassage Lukusa, six mois après la
fin de leur formation. Le bac de l’Office des Routes a fait plusieurs rotations pour assurer la
traversée des 4.000 hommes en uniforme de la rive gauche à la rive droite du fleuve Congo.
Aucune cérémonie officielle n’a été organisée pour leur sortie, a constaté radiookapi.net

Bien des curieux ont assisté au beach de l’Office des Routes à la traverse de ces hommes en
uniforme. Impeccablement habillés, sacs au dos, arme à la main, certains militaires
transportaient également des effets personnels.

Une fois sur la berge, ils ont été acheminés directement à l’aéroport international de
Bangboka où ils doivent prendre un avion pour une destination inconnue, selon le colonel
John Tshibangu, l’un des commandants de cette brigade. Toutefois, il a déclaré que lui et ses
hommes ont accompli leur devoir, celui de passer par le centre de brassage, voie obligée pour
tout militaire avant d'intégrer l’armée nationale.

Le lieu de leur déploiement reste inconnu. John Tshibangu a indiqué que la 15e brigade est
prête à débarquer dans n’importe quelle ville du pays, quelles que soient les circonstances. Par
ailleurs, aucune cérémonie n’a marqué la sortie de cette brigade du centre de brassage. À ce
sujet, le commandant de la 9e région militaire, le général de brigade Jean Claude Kifwa a
déclaré que cela dépend de la structure militaire d’intégration (SMI).

-   Kivu

Pour un synopsis de la situation au Nord-Kivu pour les mois de juin et juillet, voir sous :
http://www.swisspeace.ch/typo3/fileadmin/user_upload/pdf/FAST/Updates/2007/Kivu_FAST
_Update_3_2007_final.pdf

(RDC_2) AFP - 27/8

Au moins quatre militaires congolais ont été tués lundi dans l'attaque de leur véhicule par des
"hommes en uniforme" sur une route du Nord-Kivu, a-t-on appris de source militaire
congolaise. "Selon les premières informations que nous avons, il y a au moins quatre morts
(parmi les militaires des Forces armées de RDC, FARDC). Il y aurait aussi des pertes du côté
des assaillants", a déclaré à l'AFP un officier des FARDC joint au Nord-Kivu et qui
s'exprimait sous couvert d'anonymat.

L'armée congolaise n'a encore donné aucun bilan officiel de cette attaque, qui a eu lieu dans
l'après-midi à Matanda, une localité du territoire de Masisi située à environ 50 kilomètres au
nord-ouest de Goma, capitale du Nord-Kivu.

De son côté, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) a confirmé une attaque, probablement
meurtrière, sans disposer de bilan chiffré ni de plus de précisions. "Nous avons envoyé des
patrouilles pour sécuriser la population sur les lieux de l'incident", a déclaré à l'AFP Sylvie
van den Wildenberg, porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu.

Plusieurs officiers des FARDC joints à Goma ont affirmé à l'AFP qu'il s'agissait d'une
"embuscade" menée par des hommes en tenue militaire, dans une zone où la situation est
extrêmement tendue ces derniers jours entre différents groupes de militaires, dont d'ex-soldats
insurgés ralliés au général déchu tutsi congolais Laurent Nkunda et des soldats dissidents sans
affectation.
"Des hommes en uniforme ont attaqué la jeep d'escorte du commandant de la brigade "mixée"
Charlie, le colonel (Philémon) Yav (qui n'était pas présent). Il y avait 17 soldats, qui
ramenaient un malade de Masisi vers Goma", a expliqué l'officier des FARDC.

Depuis une semaine, une partie des éléments issus des rangs de Nkunda au sein de ces
brigades ont quitté leurs positions dans différentes localités du Nord-Kivu. Ces mouvements
de troupes, qui ont fait immédiatement monter la tension dans la région, ont débuté après que
l'état-major de l'armée eut décidé de confier la mission de traquer les rebelles hutus rwandais
basés dans la région depuis 13 ans à des brigades "intégrées" - formées dans le cadre du
processus national de réforme de l'armée - et non "mixées".

La situation sécuritaire s'est fortement dégradée au Nord-Kivu depuis le déploiement des
brigades mixées. Depuis janvier, plus de 150.000 personnes ont fui des combats entre des
rebelles hutus et l'armée, ou leurs villages passés sous l'autorité des brigades "mixées"
commandées par des officiers fidèles de Nkunda.

(RDC_3) AFP - 28/8

"Une position de la brigade Charlie a été attaquée tôt ce matin à Rubaya (à environ 60 km au
nord-est de Goma) par un groupe important d'hommes en armes", a déclaré à l'AFP Sylvie
van den Wildenberg, porte-parole de la Monuc au Nord-Kivu. "D'après les informations que
nous avons obtenues auprès des FARDC, ils ont été obligés de se replier vers Masisi (à
environ 20 km à l'ouest de Rubaya) pour chercher des renforts", a-t-elle ajouté,, indiquant ne
disposer encore d'aucun bilan de cette attaque.

Les militaires de la brigade "mixée" Charlie attaqués sont issus de bataillons loyalistes au sein
des FARDC.

Dès lundi soir, craignant de nouveaux combats entre les soldats loyalistes et ceux alliés à
Nkunda, des habitants de la région de Sake ont commencé à fuir leurs villages pour se
rapprocher de Goma, à une trentaine de kilomètres, a rapporté la radio Okapi, parrainée par
l'ONU. "Nous avons envoyé plusieurs patrouilles, pour sécuriser les populations et éviter des
mouvements de panique", a indiqué Mme van den Wildenberg.

(RDC_4) AFP - 29/8

Des soldats ralliés à l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda contrôlent depuis mardi
matin la localité de Rubaya au Nord-Kivu, a affirmé à l'AFP un proche de l'officier déchu qui
a accusé l'armée régulière de "provocations".

"Rubaya est sous contrôle du CNDP (Congrès national pour la défense du peuple, le
mouvement politico-militaire de Nkunda). Ce sont les FARDC (Forces armées congolaises)
qui ont attaqué nos troupes et le CNDP a prouvé sa force", a déclaré le "général" Bwambale
Kakolele, chargé des opérations au CNDP. Il a affirmé que les combats avaient fait quatre
morts dans les rangs des FARDC, sans donner de bilan du côté de ses troupes.

Plus tôt dans la journée, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) a indiqué qu'une position de
la brigade Charlie avait été attaquée tôt mardi matin à Rubaya (à environ 60 km au nord-est
de Goma, capitale du Nord-Kivu) par un groupe important d'hommes en armes.
Les soldats des FARDC ont "été obligés de se replier vers Masisi (à environ 20 km de
Rubaya) pour chercher des renforts", a déclaré à l'AFP Sylvie van den Wildenberg, porte-
parole de la Monuc au Nord-Kivu, précisant ne disposer d'aucun bilan de ces combats. L'état-
major des FARDC au Nord-Kivu était injoignable mardi.

Le "général" Kakolele a reconnu que les troupes occupant Rubaya étaient d'anciens éléments
de la brigade Charlie, qui avaient quitté leurs positions pour rejoindre les rangs du CNDP. Il a
accusé les FARDC de faire de la "provocation" et d'avoir voulu "désarmer" les soldats fidèles
à Nkunda au sein de la brigade "mixée" Charlie.

(RDC_5) MONUC - 29/8

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 29 août 2007, la MONUC a déploré les
accrochages depuis la semaine passée, opposant des factions rivales de la Brigade des
FARDC mixée, Charlie, au Nord-Kivu. La MONUC s’est dit engagée à tout mettre en œuvre
pour contribuer à la résolution pacifique de ces conflits afin d’éviter que les populations
civiles ne paient le prix d’une nouvelle spirale de violence.

Pour atténuer la tension dans la zone d’accrochage de l’axe Sake-Masisi, la Brigade du Nord-
Kivu et le Commandement de la 8ème Région militaire des FARDC ont déployé d’importants
efforts, a rapporté le Porte-parole militaire de la MONUC, le major Gabriel de Brosses.

Le Commandant de la 8ème Région militaire a, en outre, demandé à tous les éléments des
Brigades mixées de regagner leurs positions initiales, abandonnées récemment sans
instruction de l’Etat major FARDC. Cela fut le cas des bataillons 1 et 3 de la Brigade Charlie
dans le Masisi, et des bataillons 2 et 4 de la Brigade Bravo, dans le Rutshuru, a ajouté M. de
Brosses.

Les derniers accrochages au Nord-Kivu n’ont pas occasionné de mouvements majeurs de
populations. Mais selon OCHA, la situation humanitaire demeure très préoccupante dans la
province avec plus de 170,000 personnes déplacées depuis janvier 2007.

Pour rappel, la brigade de la MONUC au Nord Kivu dispose de cinq bases militaires
opérationnelles (MOB) à Kishero, Mirangi, Rwindi, Nyamilima et Nyanzale. La MOB de
Kibua a été désengagée.

(RDC_6) AFP - 30/8

Des militaires ralliés à l'ex-général Laurent Nkunda ont attaqué tôt jeudi une position de
l'armée régulière à Katale (Nord-Kivu), a-t-on appris auprès de l'armée congolaise et de la
Monuc. "Les combats ont repris à Katale, à environ 9 km au sud de Masisi", chef-lieu du
territoire du même nom situé à plus de 60 km au nord-ouest de Goma (capitale du Nord-
Kivu), a déclaré à l'AFP le colonel Delphin Kahimbi, commandant en second des Forces
armées congolaises (FARDC) dans la province.

"Les insurgés ont attaqué à 4H00 du matin (02H00 GMT) une position de la brigade Charlie à
Katale. Pour le moment, nous avons 30 blessés dans nos rangs", a-t-il poursuivi. Les combats,
"de très forte intensité", ont cessé vers 09H00 (07H00 GMT), a déclaré à l'AFP la porte-
parole de la Monuc au Nord-Kivu, Sylvie van den Wildenberg. "La Monuc n'a cessé, pendant
la nuit, d'appeler les deux parties à la cessation immédiate des hostilités et à mettre fin à une
situation où les populations civiles sont prises en otage", a-t-elle indiqué. L'"offensive
d'envergure" menée par des soldats ralliés au dissident tutsi congolais Laurent Nkunda est
"une violation flagrante de l'engagement des deux parties à un cessez-le-feu, pris mardi en
présence de la Monuc", après de premiers affrontements lundi et mardi dans le Masisi, a-t-elle
déploré.

La Monuc a "renforcé ses troupes dans le Masisi", a-t-elle ajouté, sans toutefois donner
d'indications sur le positionnement des Casques bleus. Selon le colonel Kahimbi, "les insurgés
étaient très nombreux" mais ont échoué à s'emparer du quartier général de la brigade Charlie à
Katale.

Selon des informations concordantes des FARDC et de la Monuc, les assaillants, entre 1.500
et 2.000, selon les estimations, ont encerclé le quartier général, défendu par un millier de
militaires loyalistes. Les échanges de tirs à l'arme lourde ont duré plus de quatre heures, avant
une accalmie. "Des renforts sont en cours d'acheminement. Il y aura une riposte. Cette
situation est inacceptable", a prévenu le colonel Kahimbi.

(RDC_7) AFP - 30/8

Les rebelles rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) ont accusé
Kigali d'avoir envoyé, depuis début 2007 en RDC, 12.000 soldats en renfort de l'ex-général
congolais Laurent Nkunda, selon un communiqué reçu jeudi.

"Le régime fasciste de Kigali a mobilisé plus de 12.000 militaires et les a mis à la disposition
du général Laurent Nkunda. Ce renflouement vise à soutenir les opérations de déstabilisation
et de reconquête des territoires de l'est de la RDC (frontaliers du Rwanda) et de contrôle des
zones riches en minerais", affirme le communiqué daté de Paris. "Dans la nuit du 18 au 19
juillet 2007, une quinzaine de camions remplis de matériel et d'hommes ont quitté le Rwanda
et ont traversé la frontière rwando-congolaise pour rejoindre les troupes de Laurent Nkunda
via Bunagana", localité congolaise à la frontière avec l'Ouganda, accusent les FDLR. "Ces
militaires portaient des uniformes de l'armée rwandaise si bien que la Monuc elle-même l'a
remarqué", affirme le groupe rebelle rwandais.

Le communiqué des FDLR cite nommément plusieurs personnes présentées comme des
officiers de l'armée régulière rwandaise faisant partie des troupes du dissident Nkunda.

Les FDLR "appellent la communauté internationale à prendre ses responsabilités et agir vite
afin d'empêcher le régime fasciste de Kigali de mettre encore une fois à feu et à sang la région
des Grands Lacs", conclut le communiqué.

(RDC_8) AFP - 30/8

Un proche de l'ex-général tutsi congolais Laurent Nkunda a déclaré jeudi à l'AFP que leurs
troupes observaient une "trêve" au Nord-Kivu, conditionnée à la satisfaction de
revendications et qui sera rompue en cas d'engagement de renforts de l'armée. "Nous
observons une trêve maintenant parce que nous sommes au courant de la venue de troupes
gouvernementales en provenance de Bunia (nord-est) et d'autres qui sont en train de venir de
Kisangani", a déclaré le "général" Bwambale Kakolele, joint à Kirolirwe, quartier général de
Nkunda dans les montagnes du Masisi.
Il a prévenu que si ces renforts gouvernementaux étaient envoyés "au front", Nkunda
engagerait ses troupes "une fois pour toutes", sans plus de précision. Il a affirmé que le
Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), le mouvement politico-militaire de
Nkunda, se battrait "jusqu'à ce que les accords conclus avec (le général) John Numbi (envoyé
par le président congolais Joseph Kabila) à Kigali soient respectés par le gouvernement".

En janvier, le général Numbi avait passé un accord avec Nkunda pour intégrer les troupes
insurgées à l'armée régulière au sein de brigades "mixées", après de violents combats fin 2006
dans la région.

Nkunda estime que le gouvernement n'a pas respecté ses engagement, en ne formant que cinq
brigades sur les six prévues, en refusant de "mixer" le commandement de l'armée au Nord-
Kivu et en retirant aux brigades mixées la tâche de traquer les rebelles hutus rwandais qui
sévissent dans la région.

Les éléments pro-Nkunda accusent l'armée congolaise de pactiser avec les rebelles hutus
rwandais, tandis que cette dernière dénonce leur défection au sein des brigades mixées et leur
"attaques" contre les soldats loyalistes. Joint dans le Masisi depuis l'AFP à Kigali, René
Abandi, un des porte-parole du CNDP a affirmé que le mouvement de Nkunda était "sur le
qui-vive, car l'armée loyaliste semble nous avoir déclaré la guerre". "La seule chose qui
préoccupe actuellement notre mouvement, c'est d'assurer la sécurité des communautés
rwandophones (Tutsis et Hutus congolais parlant le Kinyarwanda, langue du Rwanda) qui
sont menacées d'exactions (...) par l'armée gouvernementale", a-il dit.

(RDC_9) AFP - 30/8

Le ministre de la Défense de la RDC a annoncé jeudi l'envoi de renforts militaires au Nord-
Kivu après les attaques de positions loyalistes par "les insurgés du général déchu Laurent
Nkunda", au cours d'un point presse à Kinshasa.

Après de violents accrochages lundi et mardi, les combats ont repris jeudi matin dans le
territoire de Masisi (Nord-Kivu), où le quartier général d'une brigade défendu par des soldats
loyalistes a été le théâtre d'échanges de tirs à l'arme lourde pendant plus de quatre heures,
avant une accalmie. "Ces incidents ont été provoqués par les insurgés du général déchu
Laurent Nkunda" qui ont à plusieurs reprises "attaqué les positions des FARDC", a déclaré
Chikez Diemu.

Il a regretté les "pertes inutiles en vies humaines" causées "une nouvelle fois" alors que le
gouvernement venait de renouveler "son engagement à favoriser une approche pacifique (...)
pour une solution concertée avec les pays de la région des Grands Lacs (africains) ainsi
qu'avec les partenaires internationaux". "La patience a ses limites, la RDC ne va pas continuer
à subir la loi des hommes sans foi", a prévenu le ministre qui a par ailleurs promis que le
général déchu répondrait un jour de ses actes, notamment des massacres commis pendant la
dernière guerre en RDC (1998-2003) à Kisangani et de crimes perpétrés par ses hommes en
2004 à Bukavu - pour lesquels Nkunda est visé par un mandat d'arrêt.

"Face à cette nouvelle situation grave, les FARDC réitèrent l'engagement du gouvernement
pour la consolidation des acquis des élections" de 2006, qui ont porté au pouvoir pour la
première fois en 41 ans un gouvernement légitime, a souligné le ministre. Il a réaffirmé que le
"brassage", processus national visant la formation et l'intégration de tous les combattants de la
dernière guerre au sein de brigades dites "intégrées", restait l'unique voie pour former une
armée républicaine.
\
M. Chikez a indiqué que "la relève des éléments non encore traités" dans l'est - dont ceux des
brigades "mixées" constituées pour moitié de soldats ralliés à Nkunda - serait assurée par les
6e et 15e brigades intégrées, en cours d'acheminement vers le Nord-Kivu. Il a enfin répété la
volonté de l'armée de "ne ménager aucun effort pour rétablir la paix et restaurer l'autorité de
l'Etat", estimant que l'immense majorité des Congolais aspiraient à la sauvegarde ces acquis
communs.

(RDC_10) Radio Okapi - 30/8

Les organisations de la société civile du Nord-Kivu lancent un cri de détresse à Kinshasa à la
suite des affrontements enregistrés ces trois derniers jours dans les territoires de Rutshuru et
de Masisi. Elles interpellent particulièrement le Premier ministre Antoine Gizenga pour que le
gouvernement prenne à cœur la situation sécuritaire dans cette province, rapporte radio Okapi.

Dans un mémo adressé au Premier ministre Antoine Gizenga, la société civile demande au
gouvernement de tout faire pour mettre immédiatement fin aux hostilités qui se déroulent
actuellement dans le territoire de Masisi. Ces affrontements causent de nombreux
déplacements parmi les populations, selon le président de cette société civile. " Il y a deux
jours que la population est dans la brousse. Les hostilités sont maintenant aux portes du
territoire de Masisi, la population a quitté Masisi vers Nyabiondo, et celle de Nyabiondo se
dirige vers Kashebera en territoire de Walikale", se plaint-il.

"Une catastrophe humanitaire est en vue", avertit la même source qui affirme que le
gouvernement fait montre d'une fuite de ses responsabilités par rapport à la question
sécuritaire au Nord-Kivu. "Il y a non-assistance, non-protection des populations. Le
gouvernement doit gérer aussi les troupes qui sont sur le terrain. Ceux-ci sont privés de
moyens matériels et moraux nécessaires", dénonce le président de la société civile de la
province.

(RDC_10bis) IRIN - 31/8

Thousands of villagers who had fled the first clashes between the army (FARDC) and militias
close to renegade general Laurent Nkunda in the Masisi hills, North Kivu province, in the
eastern part of the Democratic Republic of Congo (DRC), are starting to return home,
according to UN sources. "We have heard that the displaced are starting to return to their
homes," said Christophe Illemassene of the UN Office for the Coordination of Humanitarian
Affairs (OCHA).

It is estimated that about a third of the population has been displaced. Since Masisi has about
26,000 people, that would mean about 8,500 displaced people returning home. According to
Illemassene, however, it is impossible to estimate accurately the numbers involved because
the area remains inaccessible. However, as the first clashes stopped, new conflicts flared up
on 30 August, causing many new displacements.
The FARDC and the UN Mission in the DRC (MONUC) have reinforced their presence in
two cities in Rutshuru territory where clashes took place with Nkunda militia, said MONUC
sources.

According to MONUC spokesman, Major Gabriel de Brosses, all was quiet on 31 August in
the cities of Masisi and Katale, both about 50 km from the regional capital, Goma, where
FARDC and rebel groups had fought for six hours the previous day. "MONUC deployed two
Mi-25 helicopters over the fighting zones, preventing the fighters from starting again," he
said. He said the regular army held two positions that were fought over on Thursday and had
sent reinforcements. MONUC has also reinforced its presence in the area.

"The city of Masisi is still being held by an Indian regiment of MONUC Blue Helmets, which
have been reinforced with 400 men but there are still soldiers close to Laurent Nkunda in the
area," he said. He added that FARDC also held another position in Katale where there had
been some fighting the previous day.

"The Congolese government opts for dialogue to resolve the conflict in both Kivus as
dialogue does not kill anyone, but there are some people who do not want to understand it like
that," defence minister Chikez Diemu told reporters.

(RDC_10ter) Radio Okapi - 31/8

Depuis leurs affrontements du 12 août dernier, la tension est vive entre FDLR et dissidents
Mai-Mai dans la localité de Kagembe, à 165 kilomètres du territoire de Fizi, dans la province
du Sud-Kivu, rapporte radio Okapi.

Les principaux marchés ainsi que les voies menant vers les hauts plateaux de Minembwe sont
bloqués par des éléments Mai-Mai commandés par le capitaine Yakutumba, selon le président
de la société civile de Lulenge. À la base de la tension, le refus des éléments FDLR stationnés
dans la même localité d’obtempérer aux ordres du chef dissident Mai-Mai, qui leur avait
interdit le port d’armes. Ce qui a provoqué la fusillade du 12 août au cours de laquelle 4
éléments FDLR et 1 Mai-Mai, ont été tués.

Depuis lors, les camps se regardent en chiens de faïence. Plus d’une centaine d’habitants de
Kagembe ont déjà quitté la localité pour se mettre à l’abri à Kilembwe. Deux députés
nationaux en vacances parlementaires dans cette partie de la province du Sud-Kivu, disent
avoir observé et dénoncé la prolifération des armes légères sur l’ensemble du territoire de
Fizi.

(RDC_10quater) AFP - 31/8

Quatre civils ont été tués et six blessés vendredi lors d'accrochages à Ngungu, une localité de
l'est de la RDC occupée depuis des semaines par des troupes ralliées à l'ex-général Laurent
Nkunda, a-t-on appris de sources locales. "Il y a eu des échanges de tirs tôt ce matin. Quatre
personnes sont mortes. Il y a six blessés", a déclaré à l'AFP Louis Mashagiro, député du
Masisi, le territoire où se trouve Ngungu. Il a affirmé que, d'après des habitants joints sur
place, les "insurgés fidèles à Nkunda" avaient été "attaqués par des FDLR (rebelles hutus
rwandais) qui sont très nombreux dans la région".
Un officier des Forces armées de RDC (FARDC) joint à Ngungu par l'AFP a de son côté
affirmé que les hommes de Nkunda avaient été délogés par des troupes loyalistes de la 14e
brigade. "Nous sommes venus du Sud-Kivu (voisin) avec pour instruction de prendre position
à Ngungu. Il y a eu quelques accrochages, mais qui n'ont pas duré longtemps. Les insurgés
n'ont pas opposé beaucoup de résistance et ont fui vers le nord-ouest", a déclaré cet officier,
sous couvert d'anonymat.

"Nous n'avons pas croisé de FDLR sur la route. Il n'y a ici que des militaires de la 14e
brigade", a-t-il insisté, démentant fermement une quelconque connivence entre FDLR et
FARDC. Il a aussi indiqué que ces combats n'avaient pas fait de victimes parmi les
belligérants et dit ignorer si des civils avaient "reçu des balles perdues".

Interrogée par l'AFP, la Mission de l'ONU en RDC (Monuc) a indiqué avoir envoyé une
patrouille sur le terrain mais n'était pas encore en mesure de donner des précisions sur le bilan
et les acteurs de ces accrochages.

Les FARDC ont commencé jeudi à acheminer des renforts au Nord-Kivu, tandis que les
"nkundistes" se regroupent dans des positions stratégiques à travers la province. D'importants
mouvements de groupes de FDLR ont également été signalés dans la région.


-   Ituri

(RDC_11) Radio Okapi - 27/8

Le sénateur américain Russ Feingold, expert des questions africaines, a déclaré dimanche que
le gouvernement américain continuera à soutenir le Programme National de Désarmement,
Démobilisation et Réinsertion en Ituri. C’était à l’issue d’une visite éclair au site de transit de
Bunia, rapporte radio Okapi.

Le sénateur Russ Feingold promet de plaider auprès du Sénat américain pour que son
gouvernement continue de soutenir le programme de désarmement en Ituri. « Il est très
important que ces miliciens soient démobilisés. La démobilisation et la réinsertion est pour
moi un moyen par lequel le pays peut se stabiliser et connaître des changements utiles. Je vais
aller auprès du peuple américain pour pouvoir défendre ce programme, qui est un programme
extraordinaire. Je vais encourager ce programme auprès du Sénat américain. Les USA ont
financé ce programme. Nous allons continuer à le faire parce que nous sommes fiers de ce
programme qui se porte très bien. »

Le sénateur américain était accompagné lors de sa visite à Bunia par le représentant spécial du
secrétaire général des Nations Unies en République Démocratique du Congo, William Lacy
Swing.

-   Province Orientale

(RDC_12) Radio Okapi - 27/8

L’autorité de l’Etat est absente dans la quasi-totalité du territoire d’Ubundu, à 125 kilomètres
de Kisangani, affirme le député national Gaston Musemena. Il demande notamment le
renforcement de la présence policière, rapporte radio Okapi.
Le député a fait ce constat dimanche à Kisangani, chef-lieu de la Province Orientale après une
visite dans sa circonscription électorale de ce territoire. D’après lui, il n’y a aucune présence
policière dans une grande partie d'Ubundu. En revanche, la contrée est à la merci des
démobilisés Mai-Mai qui font la loi et sèment l’insécurité parmi les populations de la place,
signale-t-il. La plupart de ces anciens Mai-Mai viennent d’Opala et se livrent notamment au
braconnage dans cette région où il y a beaucoup d’éléphants ajoute le député. « C’est la
jungle. Je souhaiterais que le gouverneur de province fasse un effort pour se déplacer dans ce
territoire de plus de 40 000 kilomètres carrés, ou envoyer une équipe, afin de voir comment y
faire sentir la présence de l’autorité étatique », suggère-t-il. Gaston Musemena ajoute que ces
ex-Mai-Mai se servent des armes qui circulent encore çà et là dans cette partie de la province.
Ils seraient sous le commandement d’un certain « colonel Thoms ».

Contacté, l'inspecteur provincial de la police nationale, le général David Massandi reconnaît
le problème d'effectifs qui se pose, non seulement à Ubundu, mais aussi dans l'ensemble de la
province, dit-il. Il affirme cependant qu’un plan de renforcement des unités est en cours pour
y faire face.

-   Katanga

(RDC_13) MONUC - 27/8

The situation in North Katanga remains calm, at least on the surface, after the incidents on 1
August 2007, when locals targeted MONUC and UN property, causing much damage
following unfounded rumours of a return of the Banyamulenge to Moba. We spoke to
MONUC Kalemie chief Hendrik Bruyn, who explained the current situation in Kalemie
sector and MONUC’s efforts to bring calm to the local population adversely affected by
rumours.

Lire l’interview sous :
http://www.monuc.org/News.aspx?newsID=15255

Vie politique

-   Vie politique provinciale

(RDC_14) Radio Okapi - 26/8

Une quarantaine de personnes, déléguées de la société civile, des milieux politiques ainsi que
de l’administration publique de la province de Bandundu ont pris part à des journées de
réflexion sur la décentralisation territoriale, administrative et politique. Les participants
étaient venus notamment de Kahemba, de Kenge et de Feshi, rapporte radio Okapi.

Ces journées ont été organisées à Kikwit par le CRONG, Conseil Régional des ONG de
développement du Bandundu. Elles se sont clôturées samedi. L’objectif était de réveiller les
consciences et l’engagement des acteurs de la société civile et d’autres patriotes sur les
avantages et désavantages que présente la prochaine décentralisation du pays.

Au cours des travaux, les participants ont passé au crible le contenu du projet de loi organique
sur la décentralisation et procédé à l’identification des actions pouvant conduire à des
propositions de son amélioration. Ainsi, ils ont notamment relevé, entre les compétences
reconnues respectivement aux provinces et au pouvoir central, les points susceptibles de créer
des conflits. La cooptation de certains responsables au suffrage indirect sans tenir compte des
critères objectifs a également été relevée comme l’une des faiblesses du projet.

Néanmoins, les participants ont apprécié la démarche du CRONG Bandundu, et se sont
réjouis de voir les instances nationales les associer dans l’élaboration des propositions
susceptibles d'améliorer le projet de loi sur la décentralisation.

(RDC_15) Belga - 27/8

Le président du parti ayant désigné en février dernier un ministre "fantôme" au sein du
gouvernement congolais, Honorius Kisimba Ngoy, s'est fait destituer ce week-end par la
branche katangaise de sa formation, l'Union des nationalistes fédéralistes du Congo
(UNAFEC), a rapporté lundi la radio onusienne Okapi.

M. Kisimba a été destitué de la présidence du parti lors d'un congrès extraordinaire qui s'est
terminé dimanche à Lubumbashi après avoir été convoqué par Gabriel Kyungu Wa
Kumwanza. Ce dernier a été élu par acclamation nouveau président national de l'UNAFEC, a
précisé Radio Okapi, parrainée par l'ONU.

Le congrès s'est aussi prononcé pour l'exclusion de M. Kisimba "pour avoir déshonoré le parti
en présentant un membre fictif de l'UNAFEC au poste de ministre national du Commerce
extérieur". Le secrétaire général de la section katangaise du parti, Bamoina Baynamboka, a
toutefois précisé que l'UNAFEC n'exigerait pas la déchéance de M. Kisimba de son mandat
de député national. Le congrès a enfin décidé le transfert du siège national du parti de
Kinshasa vers Lubumbashi.

Une partie du parti restée fidèle à M. Kisimba a toutefois récusé lundi ces décisions, qualifiant
le congrès de Lubumbashi d'"assise de dissidents". Selon le secrétaire général de l'UNAFEC
Katanga nommé par M. Kisimba, Bella Mako, il n'y avait aucune nécessité de convoquer un
congrès électif, le dernier s'étant tenu en 2006 à Lubumbashi, a ajouté Radio Okapi.

M. Kisimba, un ancien ministre de la Justice, s'était largement discrédité en proposant au
Premier ministre Antoine Gizenga un inconnu - un certain André (ou Victor, selon les
sources) Kasongo Ilunga - pour le portefeuille du Commerce extérieur attribué à l'UNAFEC.
Mais ce ministre s'était révélé introuvable, ne participant à aucune réunion du Conseil des
ministres. Dès le lendemain de cette nomination, M. Kisimba avait envoyé une lettre au
Premier ministre pour l'informer de la démission de Kasongo Ilunga, "pour raisons
personnelles".

L'hypothèse retenue par la presse congolaise était que le président du parti avait tenté
d'obtenir le poste pour lui-même en présentant un candidat "fantôme". Plus de trois mois plus
tard, un véritable ministre avait été nommé, en la personne Denis Mbuyu Manga.

(RDC_16) Radio Okapi - 29/8

De juin à décembre 2007, les provinces auront droit aux allocations mensuelles du
gouvernement central. C’est le compromis auquel sont arrivés les gouverneurs de province,
les présidents des assemblées provinciales et le ministre du Budget mardi à Kinshasa, a
indiqué le gouverneur de la Province Orientale à radio Okapi.

Médard Autshai Senga, doyen et porte-parole des gouverneurs de province, a déclaré que ces
allocations seront proportionnelles à l’apport financier de chaque province, à l’exception du
Bas-Congo, du Katanga et de la ville de Kinshasa dont la contribution est importante au
Trésor public. Des arrangements particuliers seront appliqués à ces 3 provinces, a-t-il ajouté.

L’Assemblée nationale devra voter de la loi sur la décentralisation et la loi financière pour
permettre la retenue à la source des 40 % des recettes par les provinces dès 1er janvier 2008, a
encore précisé le gouverneur de la Province Orientale.

(RDC_17) Radio Okapi - 30/8

Une série d’arrestations ont été opérées par le gouvernement provincial à Bukavu. Selon
l’Exécutif provincial, les cinq premiers suspects ont été arrêtés à Nindja dans la nuit de mardi
à mercredi et transférés à Bukavu. D'autres suspects décelés dans l'administration municipale,
l'armée et le monde des affaires sont également aux arrêts. Toutes ces personnes sont accusées
de mener des actes de déstabilisation des institutions élues, rapporte radio Okapi.

Cette vague d’arrestations a commencé la semaine dernière avec l’interpellation et la
suspension du bourgmestre de la commune de Bagira à Bukavu. Ce dernier est accusé
d’atteinte à la sécurité et de manque de loyauté envers les institutions légalement établies,
selon un arrêté du gouverneur de province. A suivi une série d’arrestations de militaires et
civils. Ces personnes sont entendues à la division provinciale de l’Agence Nationale de
Renseignements (ANR).

Le ministre provincial de la Justice et porte-parole du gouvernement provincial, parle d’un
réseau organisé qui a pour objectif de perturber la quiétude et la paix. « Réseau structuré ou
pas, ce sont des ennemis de la paix. Et pour autant que les enquêtes continuent, nous ne
voulons pas devancer le résultat de ces enquêtes », précise-t-il.

Pour l’instant, les autorités se réservent d’avancer le nombre d’inculpés. Cependant, le porte-
parole reconnaît qu’une dizaine d’officiers est impliquée dans le réseau.

Conditions sociales, grèves …

(RDC_18) Radio Okapi - 29/8

Il n'y aura pas de rentrée scolaire dans les écoles du réseau conventionné catholique de la
RDC. La décision a été prise mercredi à Kinshasa à l'issue de l'assemblée générale du Synecat
(Syndicat national des enseignants des écoles catholiques), rapporte radio Okapi.

Selon le secrétaire général de cette organisation syndicale, la reprise des cours est
conditionnée par certains préalables dont l'application du premier palier du barème de Mbudi,
la suppression des zones salariales ainsi que l'allocation aux écoles des frais de
fonctionnement par le gouvernement.

" Les enseignants réunis en assemblée générale aujourd'hui, ont décidé de la non-reprise du
travail à la date du 3 septembre 2007 dans le secteur de l'EPSP, et ce, sur toute l'étendue du
territoire national", a déclaré Jean-Bosco Puna, secrétaire général du Synecat. "L'application
du premier palier du barème de Mbudi, la suppression des zones salariales, l'allocation des
frais de fonctionnement aux écoles, la libération de la paie des enseignants le 20 de chaque
mois, le respect de la réglementation sur le calcul des salaires, ainsi que la suppression de la
prise en charge des enseignants par les parents, sont des préalables à la rentrée scolaire 2007-
2008", a-t-il ajouté.

Justice, Droits de l’homme

(RDC_19) AFP - 27/8

L'organisation locale de défense de la presse Journaliste en danger (JED) a dénoncé lundi
dans un communiqué la brève interpellation la veille de quatre responsables de médias de la
RDC et la coupure du signal d'une télévision.

Stéphane Kitutu OLeontwa, directeur général de Canal Congo télévision (CCTV) - une chaîne
appartenant au chef de l'opposition Jean-Pierre Bemba -, Thierry Musenepo, Christophe Ali et
Tutu Kazadi, respectivement directeur général, directeur de production et régisseur d'antenne
de Business Radio Télévision (BRTV), une chaîne de télévision privée, ont été interpellés
dimanche par des membres de l'Agence nationale des renseignements (ANR).

D'après des renseignement obtenus par JED auprès de responsables de CCTV et de BRTV,
"l'ANR reproche à ces deux organes d'avoir diffusé le vendredi 24 août 2007, à des heures
différentes, une interview du général (déchu tutsi congolais) Laurent Nkunda".

L'ex-général expliquait dans cette interview datant de 2006 "son choix" d'envoyer ses troupes
(alors estimées à environ 3.500 hommes par l'armée congolaise) au "mixage", un processus
d'intégration rapide à l'armée régulière au Nord-Kivu, "en lieu et place du brassage", le
processus national de réforme de l'armée, impliquant démobilisation, formation et
redéploiement des troupes à travers le pays.

"Les journalistes interpellés ont été longuement interrogés sur l'origine et l'opportunité de la
diffusion de cette interview, avant d'être instruits de rester disponible pour toute enquête
complémentaire", indique JED.

Le signal d'émission de BRTV avait été "brutalement interrompu" quelques heures avant
l'interpellation de ses responsables et la cassette de l'interview a été "confisquée", précise
l'ONG.

JED "condamne ces interpellations et regrette cette tentative d'imposer une censure étatique
aux médias".

CCTV et Canal Kin TV, deux chaînes appartenant à M. Bemba dont les installations avaient
été partiellement détruites par un incendie en septembre 2006, puis pillées par des militaires
en mars 2007, ont recommencé à émettre fin juillet.

(RDC_20) AFP - 28/8
Le tribunal militaire de Bukavu a condamné mardi à la peine de mort deux civils reconnus
coupables de l'assassinat du journaliste Serge Maheshe et deux amis de la victime, a rapporté
la radio onusienne Okapi.

Freddy Bisimwa et Masasile Rwezangabo, deux civils qui avaient avoué avoir tué le
journaliste, ont été condamnés à la peine capitale pour "assassinat" tandis que les deux
témoins du crime, Serge Mohima et Alain Shamavu, qui n'ont cessé de clamer leur innocence,
ont été condamnés à mort pour "association de malfaiteurs".

Le tribunal militaire de garnison de Bukavu a acquitté la plupart des huit autres accusés,
poursuivis pour leur complicité supposée, à des degrés divers, avec les meurtriers ou pour
avoir fourni des informations aux principaux accusés après leur arrestation.

Deux militaires, arrêtés avec une quinzaine d'autres personnes au lendemain du crime, ont été
lavés de toute accusation d'assassinat, après avoir été présentés au début du procès comme les
principaux suspects par l'accusation. L'un d'eux a néanmoins écopé de six mois de prison pour
"destruction d'arme". Un autre accusé civil a été condamné à six mois ferme pour s'être évadé
après son interpellation au début de l'enquête sur cette affaire.

Le procès avait débuté le 14 juin, au lendemain même du crime. Ajourné à de multiples
reprises, il avait été très critiqué par des organisations de défense des droits de l'Homme, qui
dénonçaient "la précipitation" de la justice militaire.

Bisimwa et Rwezangabo, les deux civils condamnés pour assassinat, avaient été arrêtés en
cours de procès et avaient avoué le crime. Ils avaient désigné les deux amis du journaliste,
Serge Mohima et Alain Shamavu, comme étant "les commanditaires" du crime, sans être en
mesure d'en indiquer le mobile.

À la barre, la mère de la victime avait jugé "peu convaincantes" ces allégations, soutenant que
son fils n'avait "jamais eu des problèmes particuliers avec ses amis". Les avocats des amis de
la victime ont dénoncé un verdict "absurde" et ont annoncé leur intention d'interjeter appel
dans le délai de cinq jours prévu par la loi congolaise. "C'est invraisemblable, je n'ai jamais vu
cela", a déclaré à l'AFP Me Wilson Ntabarusha, qui a dénoncé un décision fondée sur des
"déclarations contradictoires ou qui invalident les affirmations des assassins, (...), des
vérifications incomplètes" et l'absence de preuves matérielles.

La mère de Serge Maheshe, seule membre de la famille présente à l'audience, s'est dite
consternée. Des étudiants en Droit qui ont suivi les péripéties du procès, ont eux aussi
exprimé leur déception de constater que les juges ont fondé toute leur conviction sur des
simples aveux.

La mort de Serge Maheshe, journaliste respecté qui dirigeait la rédaction de la station de
Bukavu de Radio Okapi, avait semé la consternation parmi les professionnels des médias, au
sein du gouvernement congolais et des chancelleries. Tous avaient condamné cet assassinat, le
quatrième en moins de deux ans parmi les professionnels des médias en RDC, dont le mobile
reste pour le moment un mystère.

Le procès devrait se poursuivre dans les jours qui viennent.

(RDC_21) AFP - 28/8
Une organisation congolaise de défense de la presse s'est dite "abasourdie" par la
condamnation à mort mardi par un tribunal militaire de deux amis du journaliste Serge
Maheshe, accusés d'être les commanditaires de son assassinat à Bukavu.

Journaliste en danger (JED) a déploré dans un communiqué un verdict "fondé uniquement"
sur les déclarations des principaux accusés, qui "avaient avoué avoir effectivement tué le
journaliste" contre, selon eux, la promesse de se voir remettre 15.000 dollars chacun par les
témoins. Un proche d'un des témoins contacté par JED "s'est étonné du fait que le tribunal a
admis qu'il persistait encore d'innombrables zones d'ombres dans cette histoire et avait
reconnu que les déclarations de Bisimwa et Rwezangabo n'étaient pas cohérentes".

"Abasourdi par ce verdict inattendu, et à la suite de la volonté exprimée par les avocats de la
partie civile", JED plaide pour la tenue d'un procès en appel "devant un tribunal indépendant",
regrettant que ce premier procès n'ait "pas été à même d'établir le mobile réel du crime".

(RDC_22) AFP - 29/8

Reporters sans frontières s'est dit mercredi "stupéfait" par le verdict d'un tribunal militaire de
Bukavu qui a condamné à mort deux amis du journaliste Serge Maheshe, accusés d'avoir
commandité son assassinat au terme d'un procès "truffé d'aberrations".

"Nous ne pensions pas que le tribunal militaire de Bukavu irait aussi loin dans l'incohérence et
le déni de justice", s'indigne l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters sans
frontières (RSF) dans un communiqué. "Le jugement, fondé sur les seules accusations
contradictoires de deux inconnus, aucun élément matériel et une absence totale de mobile, est
aberrant. Les autres pistes ont été négligées ou inexplorées", déplore l'ONG, rappelant que "le
tribunal a reconnu lui-même la persistance de zones d'ombre dans le dossier".

RSF appelle à la tenue d'un nouveau procès "devant un tribunal indépendant, sur la base d'une
enquête sérieuse et complète".

(RDC_23) Communiqué MONUC - 31/8

La MONUC a suivi de près le déroulement du procès des présumés assassins et
commanditaires du meurtre de Serge Maheshe, Secrétaire de rédaction de Radio Okapi,
survenu le 13 juin 2007 à Bukavu. La MONUC est très préoccupée par le verdict rendu par le
Tribunal militaire de garnison de Bukavu, qui condamne à la peine capitale les présumés
auteurs et commanditaires de l’acte, dont deux pour assassinat et deux autres pour association
de malfaiteurs.

La MONUC rappelle que « les garanties des Nations Unies pour la protection des personnes
passibles de la peine de mort », approuvées par le Conseil Economique et Social dans sa
Résolution 1984/50 du 25 mai 1984, exigent que la culpabilité de la personne accusée d'un
crime repose sur des preuves claires et convaincantes ne laissant place à aucune autre
interprétation des faits. Cette condamnation doit être le fruit d’une procédure juridique offrant
toutes les garanties possibles pour assurer un procès équitable.

La MONUC, tout en respectant l’indépendance judiciaire, estime que le Tribunal militaire de
garnison de Bukavu n’a pas été en mesure d’appuyer son opinion sur un rapport d’autopsie et
sur une expertise balistique. En fait, le Tribunal a constaté que les aveux des deux principaux
accusés contenaient des contradictions et que certaines allégations faites par ceux-ci n’ont pas
été corroborées. Le Tribunal ayant d’ailleurs lui-même souligné que des zones d’ombre
subsistaient.

Prenant note du fait qu’un appel a été interjeté, la MONUC recommande que toutes les
garanties d’un procès juste et équitable soient respectées et que tous les éléments de preuves
soient exploités. La MONUC réaffirme sa disponibilité à fournir aux autorités judiciaires
toute l’assistance technique et logistique nécessaire, dans le cadre de son mandat et de ses
capacités opérationnelles.

Relations extérieures

(RDC_24) AFP - 27/8

Le ministre rwandais des Affaires étrangères, Charles Murigande, effectuera début septembre
une visite de travail en République démocratique du Congo (RDC), a affirmé lundi à l'AFP un
porte-parole du ministre congolais des Affaires étrangères, Claude Kamanga.

M. Murigande a confirmé sa visite prochaine à Kinshasa, mais sans préciser de date. "C'est
vrai que je dois me rendre bientôt à Kinshasa. Je vais y aller, mais la date de la visite n'a pas
encore été confirmée officiellement", a-t-il déclaré lundi à l'AFP à Kigali.

Cette visite, initialement prévue fin juillet, avait été reportée à la demande de la partie
rwandaise. M. Murigande devrait venir à Kinshasa "les 3 et 4 septembre", selon M. Kamanga.

Cette visite doit permettre de "raffermir" et de "consolider" les relations entre la RDC et le
Rwanda, avait écrit le ministre congolais des Affaires étrangères Antipas Mbusa Nyamwisi,
dans une lettre adressée à la mi-juillet à M. Murigande, qui avait "accueilli favorablement"
cette invitation.

M. Mbusa Nyamwisi avait alors "salué" la volonté de Kigali de "tout mettre en oeuvre pour
développer des relations d'amitié et de coopération bilatérale et explorer ensemble la
possibilité d'entamer un dialogue bilatéral franc (...) pour vider tout contentieux" existant
entre les deux pays voisins.

En dépit d'un réchauffement des relations bilatérales depuis l'organisation en 2006 d'élections
générales en RDC, les rapports sont encore parfois tendus entre Kigali et Kinshasa, qui n'ont
pas ouvert d'ambassades chez le voisin.

(RDC_25) Xinhua - 29/8

L'envoyé spécial de l'Union européenne (UE) dans la région des Grands Lacs, Roland Van de
Geer, a annoncé mardi à Kinshasa, l'implication de son institution dans le rapprochement
entre Kinshasa et Kigali, dans le cadre de la rencontre prévue les 3 et 4 septembre prochains
entre le ministre d'Etat aux Affaires étrangères et à la Coopération internationale, Antipas
Mbusa Nyamwisi et son homologue rwandais Charles Murigande.

La rencontre annoncée est très importante dans le cadre du dialogue constructif pour le retour
de la paix entre la RDC et le Rwanda, a dit le diplomate européen, précisant que l'UE serait
aux côtés des deux pays pour les assister à trouver des solutions durables aux problèmes
sécuritaires qui se posent dans la région. Il a annoncé la tenue de la table ronde sur la situation
sécuritaire dans les Grands Lacs en octobre prochain, à une date à fixer par la voie
diplomatique.

Qualifiant de « très préoccupante » la situation à l'Est de la RDC, l'envoyé spécial de l'UE
dans les Grands Lacs a indiqué qu'il a séjourné au Rwanda et au Burundi et aujourd'hui en
RDC pour sensibiliser les autorités de ces trois pays à trouver des solutions durables pour la
stabilité et le développement au service des populations respectives.

Coopération internationale

(RDC_26) Xinhua 25/8

Le chef de délégation de la commission européenne en RDC, Carlo De Filippi, a indiqué
samedi à Kinshasa, à l'occasion de l'inauguration du Guichet Unique de l'OFIDA (Office de
Douane et Accise) que le soutien aux administrations financières était l'une des priorités de
la coopération entre l'Union européenne (UE) et la RDC dans son programme d'Appui
Institutionnel.

Pour M. De Filippi, l'aménagement de ce Guichet, dont le coût est évalué à 550.000 euros, est
la marque de l'effort constant de l'UE pour améliorer le circuit de collecte des ressources
publiques dont la RDC a besoin pour sa reconstruction.

   Il a, à cet effet, promis de poursuivre cet effort dans le cadre du 10e FED (Fonds
européen de développement).

    La réhabilitation et la modernisation des administrations financières et fiscales, a-t-il
souligné, répondent aux exigences des échanges internationaux et sont encouragés par
l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pour qui le guichet unique a pour vocation de
mettre en place une fiscalité permettant à toutes les parties impliquées dans le commerce et le
transport de disposer en une seule fois de l'ensemble des informations et des documents
normalisés auprès d'un point d'entrée unique ou peuvent être remplies toutes les formalités.

RWANDA

Relations extérieures

(RWA_1) Panapress - 27/8

L'Armée rwandaise a catégoriquement rejeté lundi à Kigali, les allégations selon lesquelles le
Général Major Karenzi Karake a pris part aux massacres perpétrés dans les camps de réfugiés
au Rwanda et en RDC.

Karenzi Karake, récemment désigné commandant adjoint de la force hybride ONU-UA
(Organisation des Nations unies - Union africaine) au Darfour, est accusé par Force
Démocratique Unie (FDU - Inkingi), une association d'expatriés rwandais, d'avoir ordonné
des assassinats politiques et supervisé des massacres au Rwanda notamment dans les camps
de réfugiés de Kibeho (sud du pays) en 1995 et à l'est de la RDC en 1997.
"C'est une allégation gratuite pour discréditer l'image de l'officier supérieur rwandais et de
l'Armée rwandaise en général", a déclaré le porte-parole de l'Armée rwandaise, le Major
Rutaremara dans un communiqué transmis lundi à la PANA à Kigali. "L'allégation selon
laquelle le Général Karake aurait pris part aux massacres perpétrés dans les camps des
réfugiés est un pur mensonge diffamatoire, car l'officier rwandais n'a jamais été cité nulle part
comme responsable de ces meurtres dans un rapport publié par une commission internationale
sur ces tragédies en 1995".

"Dire que l'officier supérieur rwandais aurait commandé les massacres dans les camps de
réfugiés en RD Congo, serait une autre manière d'occulter les raisons qui ont poussé l'armée
rwandaise à envahir la RD Congo pour combattre les forces génocidaires", a déclaré le Major
Rutaremara dans le même communiqué.

"Toutes ces allégations font partie des stratégies adoptées récemment par les forces
génocidaires qui cherchent à tout prix à anéantir les efforts au retour de la paix dans la sous-
région et au Darfour en particulier", a assuré à la PANA à Kigali le porte parole de l'armée
rwandaise.