French Garland Film Festival Details

Description

Program details of the recent Judy Garland Film Festival in Paris, France.

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7/1/2009
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2009: Cela fait quarante ans que Judy Garland nous a quittés. Que reste-t-il? L'image qu'elle lègue de ses quinze ans à la MGM entre 1935 et 1950 est aussi extraordinaire que troublante. Elle ne correspond pas tout à fait à l'"entertainer" l'amuseur que l'on raconte ici et là. Engagée à 13 ans, virée à 28, elle fut interprète et parfois inspiratrice aussi bien de grands réalisateurs - Vincente Minnelli étant le plus connu de sa période MGM - que de compositeurs du Great American Songbook: ne citons que les frères Gershwin, Harold Arlen, Irving Berlin, Harry Warren et Cole Porter. Certes, elle est joyeuse, elle a une voix qui emporte au loin, qui entraîne, mais qui aussi interpelle. À 16 ans elle chante "Over the Rainbow" dans The Wizard of Oz (1939): mais d'où viennent cette maturité, cette voix de femme-enfant, ce besoin d'un ailleurs que l'on cherche tous? Sa joie de vivre dans "The Trolley Song" de Meet Me in St. Louis (1944) est celle d'une jeune femme on ne peut plus typique de l'Amérique du début du XXe siècle. Amoureuse du garçon d'à côté, elle l'accroche en feignant de ne pas s'y intéresser, mais au même moment l'actrice s'accroche peu à peu aux barbituriques pour supporter les longues journées de tournage. Dans The Pirate (1948), lorsqu'elle chante "Love of My Life", il y a un moment où l'on voit sa main trembler. Est-ce de l'émotion, est-ce ses nerfs? Le grand "Get Happy", le premier succès du tandem Ted Koehler-Harold Arlen, écrit en 1929, est réinventé par Garland pour son tout dernier film à la MGM, Summer Stock (1950). Filmée quelques semaines après la fin du tournage principal, elle y est beaucoup plus mince en smoking et fedora, d'abord prévus pour "Mr. Monotony" dans Easter Parade (1948), une séquence coupée au montage. Le bonheur qui s'en dégage n'est plus la joie de vivre d'antan, mais une sorte de connexion électrique avec son public, à la fois éblouissante, écrasante et effrayante. Elle a le pouvoir de faire se lever le public pour l'applaudir, mais elle le laisse aussi interdit par la force de sa prestation. Son seul film des années 1950 fut A Star is Born (1954). Fait à la Warner, à savoir pas dans le style nostagique et technicolorisé de la MGM, cette tranche de vie hollywoodienne traite de l'alcoolisme, de la déchéance et du suicide. Ce film montre une Garland plus intense qu'avant. La caméra de George Cukor, en la filmant dans "The Man That Got Away", perd le point pendant un court moment lorsqu'elle s'approche un peu trop vite de l'objectif. Il laissera la séquence telle quelle, tant l'impact de Judy Garland, nette ou floue, fascine. Pendant le tournage, Cukor lui demanda de reprendre la scène après la mort de Norman Maine, où son ami pianiste essaie de la faire sortir de chez elle pour aller à un gala prévu de longue date. Déconfite, elle déverse sa peine en un torrent déconcertant de mots aussi culpablisants que terrifiants. Après une deuxième prise aussi époustouflante que la première, Cukor lui demanda comment elle pouvait exhiber des émotions si puissantes deux fois de suite. Sa réponse fut: "Ce n'est rien. Venez chez moi n'importe quelle après-midi. Je refais la même scène tous les jours. Mais une fois seulement!" Cet humour noir, ce mélange d'ombre et de lumière, ce cynisme kitch interpelle et attire vers un personnage beaucoup plus complexe que la vedette qui divertit et amuse. Sa complexité imprègne tout ce qu'elle a fait. La voix de Judy Garland, à son sommet, fut un instrument qui pénétrait comme une flèche. Pleine de désir, puissante à l'extrême, elle semble s'adresser à l'individu et à lui seul. Elle le tient par la gorge. Orgasmique parfois, toujours profondément ancrée dans les paroles, elle dérange par une simplicité feinte qui touche le cœur, mais aussi l'âme. L'extase n'est pas loin. La beauté de cette voix confond. Elle porte une ombre sur nous, tout comme l'ombre de Judy Garland nous porte vers l'éternel. Lawrence Schulman Mount Desert Island, Maine, USA Directeur artistique, Judy Garland: Classiques et inédits 1929-1956 (Frémeaux & Associés, 2008) LAND DY GAR E À JU MMAG HO www.actioncinemas.com à l’ACTION CHRISTINE 4 rue Christine (6e) 01 43 25 85 78 (salles climatisées) LES FILMS (en VOSTF) LE MAGICIEN D’OZ (The Wizard of Oz) 1939 Réalisation Victor Fleming avec Judy Garland, Frank Morgan, Ray Bolger, Bert Lahr, Jack Haley, Billie Burke, Margaret Hamilton, Pat Walshe N&B et Technicolor 105 mn Dorothy, jeune orpheline, vit chez son oncle et sa tante. Tout irait pour le mieux si l'institutrice ne détestait pas son chien. Un typhon survient et Dorothy se trouve transportée au royaume magique des Munchkins… Un film qui depuis des décennies éblouit et fait rêver petits et grands. SUMMER STOCK (voir ci-contre) LE PIRATE (The Pirate) 1948 Réalisation Vincente Minnelli avec Judy Garland, Gene Kelly, Walter Slezak, Gladys action CINÉMAS en Réédition exclusive à partir du 24 juin 2009 JUDY GARLAND GENE KELLY Cooper, Reginald Owen, George Zucco, Harold Nicholas, Lester Allen, Ellen Ross Technicolor 102 mn Dans une île des Caraïbes au XIXe siècle, une jeune et jolie insulaire, Manuela, rêve du terrible pirate Macoco dont les aventures la font fantasmer. Elle rencontre Sérafin, un comédien ambulant, qui se fait passer pour le dit pirate afin de la séduire... Un des plus beaux musicals hollywoodiens, mais qui dérouta le public et la critiqe à sa sortie. Louis B. Mayer, lui-même, reconnaissait que le film avait vingt ans d’avance sur son époque. (La jolie fermiÈre) UN FILM DE CHARLES WALTERS AVEC LE CHANT DU MISSOURI (Meet Me in St Louis) 1944 Réalisation Vincente Minnelli avec Judy Garland, Margaret O’Brien, Mary Astor, Lucille Bremer, Leon Ames, Tom Drake Technicolor 113mn La famille Smith vit à Saint Louis depuis de nombreuses années. Alors que la célèbre fête internationale de Louisiane est dans tous les esprits, les deux filles aînées connaissent leurs premiers émois amoureux tandis que les deux cadettes deviennent les reines du quartier. Mais le soir d’Halloween, monsieur Smith leur annonce une terrible nouvelle, il vient d’être muté à New York… « Un petit joyau. L’atmosphère tour à tour drôle et mélancolique, la fluidité des numéros musicaux intégrés à l’action conservent à ce film tout son charme. » (N.T. Binh) [Avertissement : les couleurs de cette copie unique sont affadies] PHIL SILVERS RAY COLLINS NITA BIEBER CARLETON CARPENTER HANS CONRIED SCÉNARIO GEORGE WELLS & SY GOMBERG D’APRÈS UNE HISTOIRE DE SY GOMBERG IMAGE ROBERT PLANCK CHORÉGRAPHIE BOBBY CONNOLLY CHANSONS HARRY WARRON (MUSIQUE) & MARK GORDON (PAROLES) MONTAGE ALBERT AKST DIRECTION ARTISTIQUE CEDRIC GIBBONS & JACK MARTIN SMITH DÉCORS EDWIN B. WILLIS COSTUMES WALTER PLUNKETT PRODUCTEUR JOE PASTERNAK PRODUCTION MGM 1950 108MN DISTRIBUTION THÉÂTRE DU TEMPLE EDDIE BRACKEN GLORIA DE HAVEN MARJORIE MAIN PROGRAMME DU 24 JUIN AU 7 JUILLET 2009 Mer 24 Jeu 25 Ven 26 Sam 27 Dim 28 Lun 29 Mar 30 Mer 1er Jeu 2 Ven 3 Sam 4 Dim 5 Lun 6 Mar 7 SUMMER STOCK séances 14h 16h 18h 20h 22h SUMMER STOCK séances 14h 16h 18h 20h 22h SUMMER STOCK séances 14h 16h 18h 20h 22h SUMMER STOCK séance 14h LE MAGICIEN D’OZ séance 18h LE MAGICIEN D’OZ séance 14h LE PIRATE séance 20h LE PIRATE séance 14h LE CHANT DU MISSOURI séance 18h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 14h LE MAGICIEN D’OZ séance 20h LE MAGICIEN D’OZ séance 14h UNE ÉTOILE EST NÉE séance18h SUMMER STOCK séance 14h LE MAGICIEN D’OZ séance 18h LE CHANT DU MISSOURI séance 14h SUMMER STOCK séance 20h LE PIRATE séance 14h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 18h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 14h SUMMER STOCK séance 20h SUMMER STOCK séance 14h LE MAGICIEN D’OZ séance 18h LE PIRATE séance 14h UNE ÉTOILE EST NÉE séance18h LE PIRATE séance 16h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 20h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 16h SUMMER STOCK séance 22h SUMMER STOCK séance 16h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 20h SUMMER STOCK séance 18h LE PIRATE séance 22h LE PIRATE séance 16h SUMMER STOCK séance 22h LE PIRATE séance 16h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 20h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 16h LE PIRATE séance 22h LE MAGICIEN D’OZ séance 16h SUMMER STOCK séance 22h LE MAGICIEN D’OZ séance 18h LE PIRATE séance 22h LE PIRATE séance 16h UNE ÉTOILE EST NÉE séance 20h LE CHANT DU MISSOURI séance 16h SUMMER STOCK séance 22h TECHNICOLOR Jane Falbury (Judy Garland) est une jeune fermière de la Nouvelle-Angleterre luttant pour garder sa propriété. La soeur de Jane, Abigael (Gloria de Haven) est une apprentie comédienne qui persuade une compagnie théâtrale dirigée par Joe D. Ross (Gene Kelly) d'utiliser la grange de Jane comme théâtre... UN CINÉASTE MÉCONNU : CHARLES WALTERS | 1911-1982 " Peu de réalisateurs de comédie musicale ont su exprimer avec autant de bonheur le génie du genre. " (Bertrand Tavernier, Jean-Pierre Coursodon) Danseur et chorégraphe à Broadway, il entre en 1942 à la MGM, où il règle les ballets de La Du Barry était une dame, Le chant du Missouri, Ziegfeld Follies, Belle jeunesse, etc. Parrainé par le producteur Arthur Freed, il signe en 1947 l'exubérant Vive l'amour (Good News), pour lequel il conçoit un des premières chorégraphies en plein air. La comédie musicale, alors à son apogée, lui doit quelques-uns de ses joyaux : La Parade du printemps (Easter Parade, 1948), où Fred Astaire joue les Pygmalions auprès de Judy Garland, Entrons dans la danse (The Barkleys of Broadway, 1949), qui l'associe pour la dernière fois à Ginger Rogers, La Belle de New York (The Belle of New York, 1952), qu'il soustrait aux lois de la pesanteur, et, surtout, La Jolie fermière (Summer Stock, 1950), où Judy Garland quitte veaux, vaches et cochons pour Gene Kelly et sa troupe de comédiens. Autant de " défenses et illustrations " du genre : le conflit entre la réalité et l'illusion, la nature et l'artifice s'y résout toujours au profit du " show-business ". Fondant toujours ses marivaudages sur l'attraction des contraires, le cinéaste se plaît à célébrer le monde du spectacle en convertissant à sa magie, à son art de vivre un personnage qui lui est étranger ou même réfractaire.Après Lili (1953), gracieuse invitation au rêve et subtile éducation sentimentale d'une orpheline séduite par un marionnetiste, il se tire honorablement de deux fantaisies nautiques avec Esther Williams (Traversons la Manche et Désir d'amour, 1955), d'une version musicale du conte de Cendrillon (La Pantoufle de verre, 1955) et d'une comédie douce-amère avec Frank Sinatra (Le tendre piège, 1955). On lui doit, dans un registre plus grave, toujours à la MGM, deux mélodrames : La Madone gitane (Torch Song, 1953), où la danseuse Joan Crawford s'éprend d'un pianiste aveugle, et Anna et les Maoris (Two Loves, 1961), où Laurence Harvey se suicide pour Shirley McLaine. Le vibrato lyrique, les demi-teintes intimistes, s'accordent bien à sa sensibilité ; il paraît en revanche désarçonné par l'excès de moyens. Son talent ne peut sauver ni La Plus belle fille du monde (Jumbo, 1962), ni La Reine du Colorado (The Unsinkable Molly Brown, 1964), pièces montées trop sompteuses. Il avait auparavant tourné, sans être crédité, quatre des plus beaux ballets de Gigi (Minnelli, 1958). 2009: It has been forty years since Judy Garland left us. What remains of her legacy? The image we have inherited of her fifteen years at MGM between 1935 and 1950 is both extraordinary and troubling. It does not quite correspond to the make-‘em-laugh entertainer that has been concocted. Hired at thirteen, fired at twenty-eight, she was the interpreter for and sometimes the inspiration to the great directors – Vincente Minnelli was the best known in her MGM period – as well as the composers of the Great American Songbook: the Gershwin brothers, Harold Arlen, Irving Berlin, Harry Warren and Cole Porter, to name but a few. Yes, she was joyous, but her voice not only won you over. It got you involved. At sixteen, she sang “Over the Rainbow” in The Wizard of Oz (1939): but where did this maturity, this child-woman voice, this need for an elsewhere we all seek come from? Her joie de vivre in “The Trolley Song” from Meet Me in St. Louis (1944) is that of a young woman who could not be more typical of early 20th century America. In love with the boy next door, she gets hooked on him while pretending not to be. At the same time, she was slowly getting hooked on uppers and downers in order to handle the long hours of filming. In The Pirate (1948), when she sings “Love of My Life,” there is a moment when one sees her hand tremble. Is it emotion, or her nerves? The great “Get Happy,” the first hit by the team of Ted Koehler and Harold Arlen, written in 1929, was reinvented by Garland in her very last picture at MGM, Summer Stock (1950). Filmed a few weeks after the end of principal shooting, she is much thinner in her tux and fedora, first planned for “Mr. Monotony” in Easter Parade (1948), a sequence that was left on the cutting room floor. Her joyfulness is no longer the joie de vivre of earlier years, but a sort of electric connection with her public that is stunning, striking, and unnerving. She has the power to make her public stand up and cheer, but she also leaves it dumbfounded by the force of her performance. Her only film from the 1950s was A Star is Born (1954). Made at Warner Bros., that is no longer in the nostalgic and technicolorized style of MGM, this slice of Hollywood life deals with alcoholism, degeneration, and suicide. The film displays a Garland more intense than ever. George Cukor’s camera, in filming her for “The Man That Got Away,” loses focus for a short moment when she rushes forward a bit too quickly. He nevertheless left the take in the film as is; for, in focus or out, Judy Garland’s impact was mesmerizing. During filming, Cukor asked her to retake the scene after Norman Maine’s death, where her pianist-friend tries to get her out of the house to go to a gala she had accept to attend long before. Undone, she spills out her pain in a torrent of words that are as self-blaming as they are terrifying. Following a second take as mind-boggling as the first, Cukor asked her how she could exhibit such powerful emotion two times in a row. Her response was: “Oh, that’s nothing. Come over to my house any afternoon. I do it every afternoon. But I only do it once at home.” This black humor, this mix of shadow and light, this kitsch cynicism got you involved and drew you to a personality that was much more complex than the star who entertains and amuses. Her complexity impregnated everything she did. The voice of Judy Garland, at its peak, was an instrument that penetrated you like an arrow. Full of desire, powerful to the extreme, it seemed to speak to you and you alone. It held you by the throat. Sometimes orgasmic, always deeply rooted in the lyric, it disturbed by its feigned simplicity which touched not just the heart, but the soul. Ecstasy is not far. The beauty of this voice is confounding. It casts shade over us, just like the shadow of Judy Garland transports us to the eternal. LAWRENCE SCHULMAN

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