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					Le courant du sport fédéral

       Quelques traits.
      UE.5.317

Le courant sportif fédéral
     Diaporama n°2
         Le courant sportif
   Délimitation de son territoire.
   Les fonctions sociales du sport fédéral.
   Le sport fédéral et la science.
   Le technocentrisme sportif fédéraliste.
   Le pragmatisme de la formation sportive
   L’éclectisme des pratiques d’interven-
    tion.
   Le sujet sportif dans le courant fédéral.
    Le territoire social du sport
               fédéral
• Le sport moderne ou sport coubertinien
• Une « ethnomotricité » liée à la société
  anglaise industrielle du 19ème siècle.
• Le sport comme moyen d’éducation non
  « didactisé ».
• Un phénomène social tentaculaire (12
  millions de sportifs recensés au sein des
  fédérations.
• Un phénomène aujourd’hui éclaté
       Le sport de haut-niveau
• Olivier Bessy voit dans le système sportif
  de loisir deux sous-systèmes :
   – celui centré sur la performance,
   – celui centré sur l’AP de façon ludique.
• Paul Yonnet (1998, Systèmes sportifs) est
  moins tendre. Deux sous-systèmes aussi :
   – le système du sport-spectacle : le haut-
     niveau.
   – Le sport de masse « sport à la queue leu
     leu »
   Le sport spectacle (P.Yonnet)
• Produire un spectacle, un récit.
• Le théatre sportif est concentrique :
  – Au centre, la scène avec ses acteurs.
  – Les spectateurs du premier cercle = supporters.
  – Les spectateurs du deuxième cercle = la télé
• les ingrédients pour fonctionner :
  – incertitude = il faut une égalité au départ.on pose
    des challenges si nécessaire, pour Sampras, le grand
    Chelem ou des rivalités en duel : Prost-Senna ; France -
    Angleterre.
  – Identification = supporters ; nationalisme.
      Le sport de masse

• Pour Yonnet, ce qui opère alors, ce
  n’est plus l’égalité, mais la
  diversité.
   Un sport de compétition aux
     pratiques différenciées.
• Le sport de haut niveau relatif aux pratiques
  intensives visant les compétitions
  internationales.
• Le sport de compétition traditionnel de
  niveau départemental, régional et national.
• La pratique de compétition de loisir où l’on
  recherche à concourir contre d’autres mais
  sans visée de performance (Equipe 3, Vétérans,
  corpo…).
 La vitrine du sport fédéral reste le
            haut-niveau
• Il reste la composante du sport la plus clairement
  identifiable (comparée aux autres modes d’expres-
  sion sportive
• La référence au sport doit beaucoup au sport de haute
  compétition.
• L’événement médiatique est créé par le seul sport de
  haut niveau avec quelques cas de sports à haut risque
  (source garantie de fusion avec le spectateur).
• Le sport de haut niveau est le banc d’essai des
  technologies de pointe dont les acquis sont réinvestis
  autre part : F1, cardio-fréquence mètre de Mozer
  Les fonctions sociales du sport
             fédéral.
• C. Pociello et J. Defrance (1992) proposent quatre
  fonctions sociales.
   –   La fonction éthique et intégrative.
   –   La fonction éducative.
   –   La fonction ludique et récréative.
   –   La fonction marchande et « consommatoire »,
       spectaculaire et communicationnelle
• Nos lectures nous incitent en ajouter deux autres
  fonctions.
   – La fonction politique.
   – La fonction mythologique.
La fonction éthique et intégrative

• Produire et gérer une élite sportive.

• Reproduire les structures pour développer la
  puissance sociale.

• Augmenter les profits symboliques et
  sociaux.
  Le rôle intégrateur du sport est
       ainsi assumé grâce :
• A une action de contrôle et d’unification sociale
• A une concentration du pouvoir
• A cette fonction s’associe logiquement l’état qui
  est producteur de règles et de normes...
• La concentration du pouvoir est parfois telle
  qu’elle subsume les états eux-mêmes (CIO,
  fédérations internationales…) l’exemple du
  dopage dans certains sports est symptomatique de
  ce type de phénomènes
  La fonction éducative : scolaire et
             didactique.
• Construite sur une logique de démocrati-
  sation des APS et d’intégration aux normes
  scolaires orthodoxes.
• Adaptation spatiale et morale des sports aux
  valeurs scolaires (les sports individuels et
  olympiques sont plus faciles à évaluer).
• La didactisation des sports vers une valeur
  éducative universelle au point d’en arriver à
  une dénégation du social et des influences
  économiques
  La fonction ludique, récréative
• Elle est toujours transgressive.
• Usages sportifs informels, reposant sur la logique
  de la liberté, du plaisir et de la distraction (culture
  fun).
• Organisation faible, apprentissages mutuels,
  rapidité des acquisitions.
• Contre les institutions autoritaires et
  contraignantes.
• Renouvellement de la symbolique sportive
• Rejet de la technique apprise classiquement.
    Fonction marchande, consom-
      matoire, spectaculaire et
        communicationnelle
• Fonction liée à la production, la distribution
  et la gestion des biens et des services
  spécialisés.

• Fonction en plein développement.

• Les collectivités locales sont devenues des
  acteurs à part entière.
Liaisons et synergies, concurrence et
     conflits entre les fonctions
• Depuis que le sport moderne est né, ces 4
  fonctions coexistent peu ou prou.
• Les conjonctions d’intérêts amènent des
  rapprochements/conflits.
• Des idéologies différentes peuvent s’allier
  objectivement : fédé et école.
• Les 4 fonctions s’opposent, s’allient, s’ajus-
  tent mutuellement, assurant la dynamique
  du système et réglant ses évolutions
       La fonction politique
• Il s’agit de cerner l’utilité du sport
  dans l’impact qu’il peut avoir sur
  les règles de vie en commun, la
  répartition des pouvoirs, leur mode
  et leur accessibilité.
• La politique c’est ce qui régit la vie
  dans la cité.
         La fonction politique
• Le sport est une vitrine permanente pour la
  démocratie parlementaire régie par le
  suffrage universel dans la mesure où par
  sa présence quotidienne et indiscutée le
  sport finit par naturaliser l’idée de ce sys-
  tème politique propre à l’occident
  industrialisé.
• Cette fonction repose sur deux dimensions :
• l’idée de progrès de l’humanité,
• l’idée de suffrage universel.
           Fonction politique
• Erhenberg (1991, Le culte de la performance) ,
  montre que le sport est le phénomène social
  qui réconcilie l’écart perçu par l ’acteur
  social entre :
• 1) une égalité de droit qui est un principe au
  fondement des démocraties occidentales.
•                   et
• 2) les inégalités de fait = observables dans
  le quotidien par tous les acteurs sociaux.
 Le sport met en scène l’image de la
       démocratie occidentale
• Le sport est la seule activité sociale à
  « théatraliser » dans un spectacle de masse
  le mariage harmonieux de la concurrence et
  de la justice.

• Il met en scène l’image populaire de
  l’équité des concurrents au départ de
  l’épreuve sportive.
La thèse de Yves Vargas (sport et
            philosophie, 1994)
• Le sport a réussi là où penseurs et
  politiciens n’ont pas eu autant de résultats :
  rendre évidente, voire, naturelle l’idée de
  suffrage universel et l’idée de progrès.

• « Le sport structure notre pensée afin de
  nous rendre capable d’accueillir la politique
  moderne sans problème, sans même songer
  qu’il pourrait y avoir le moindre problème »
 Chaque système politique s’est appuyé
  sur une mise en spectacle du corps
  • Cela justifiait et rendait « digestible » le
       système par la pensée collective.
• L’esclavagisme romain s’est étayé sur les jeux du
  cirque;
• La féodalité sur les tournois.
• La monarchie absolue sur les supplices publics.
• Le libéralisme sur le sport.

   • Chacun des spectacles a disparu avec son
                système politique
Le suffrage universel a 5 caractéristiques
 • 1) Périodicité des élections.
 • 2) Identification des prétendants au pouvoir
   (ils sont connus).
 • 3) Le comptage des votes.
 • 4) La proclamation des résultats.
 • 5) La revanche = la vacance du pouvoir
   périodique et les chances de tous sont au
   départ identiques.
Le système démocratique exige :
• Que l’adhésion des peuples soit acquise.

• Qu’il soit évident pour tout le monde.

• Comment mieux éduquer les masses
  autrement que par un spectacle régulier qui
  serait isomorphe à la loi du suffrage
  universel ?
    Sport/ suffrage universel =
         mêmes figures.
• 1) Les titres sportifs.
• 2) Identification des combattants.
• 3) Encadrement réglementé des rencontres.
• 4) La désignation des vainqueurs est
  quantitative et non qualitative.
• 5) Revanche = remise en jeu des titres.
   Une Antinomie selon Vargas
• Le sport permet de penser la politique
  démocratique libérale en donnant au suffrage
  universel l’évidence d’une chose naturelle.
• D’autres outils de la politique moderne n’ont pas
  une telle mise en scène quotidienne « droit de
  l’hô », « état de droit », « politique mains
  propres ».
• Mais le sport roule pour la démocratie mais
  il ne roule pas à la démocratie.
            Une autre antinomie
• Parlebas (1992) a démontré que le sport moderne
  avait déjà servi par le passé des systèmes
  politiques autres que démocratiques : totalitaires
  comme le fasciste, le nazisme ou encore le
  stalinisme…

• Pour J.M. Brohm le système sportif étant homo-
  morphique au système capitaliste sa fonction
  politique est plutôt de cautionner celui-ci,
  aliénation, infantilisation...
             L’idée de progrès
• Le progrès de l’humanité est issu du siècle des
  lumières. C’est une valeur fondamentale de la
  bourgeoisie du 18ème siècle (pro-grès politique) et
  de la bourgeoisie industrielle du 19ème siècle
  (progrès technique).

• Idée compliquée et qui faute d’exemple a eu du
  mal à devenir populaire.

• Seul le spectacle sportif a offert un exemple
  simple et populaire de cette idée de progrès, où les
  performances sont sans cesse repoussées.
 L’impact social du sport est de diffuser
           « hors du sport »

• N’importe qui dans les années 1990, selon
  A. Erhenberg, peut devenir quelqu’un.
  Chacun est invité à construire sa vie comme
  une véritable performance.

• S’opère à cette période la jonction entre
  deux systèmes sociaux jusqu’alors éloignés
  : le système entrepreneurial et le système
  sportif.
     La fonction mythologique
• Pour Erhenberg on peut parler d’héroïsme
  démocratique c’est à dire populaire car le
  sport est un modèle d’action à la portée de
  tous et que tout le monde peut s’approprier.
• De plus il participe à structurer l’imaginaire
  social.
• L’anthropologie qui travaille sur l ’homme,
  ses coutumes, les faits sociaux au travers de
  l’imaginaire social, peut nous aider à
  décoder le mythe sportif, le héros sportif.
   René Garassino : 1992, « Les demi-
           dieux du stade ».
• Malgré ses formes modernes technologisées, le
  sport reste un phénomène mû par un sens humain
  et sur-humain qu’investissent et idéalisent les
  sportifs et que mythifient leurs publics et la
  société dans son ensemble.
• Les aspects de la modernité sportive n’ont
  d’autre but que d’alimenter le mythe sportif et
  non de le terrasser.
• C’est la composante humaine qui surdétermine
  tous les adjuvents dont se pare le sport (médiatiques;
                 Les mythes.
• Les mythes sont un récit sur les origines de
  l’homme.
• Ils traitent dans leur sens caché de deux thèmes.
• 1) La cause première de la vie. C’est le thème
  métaphysique qui réfère à la création et au
  créateur.
• 2) La conduite sensée de la vie. Thème éthique
  renvoyant aux choix de l’homme pour sortir de la
  banalité de la condition humaines.
• Deux thèmes articulés dans des idéaux visant à
  régler les conduites humaines.
 Les deux racines du mythe sportif
• Dans l’association de deux autres mythes.
• Le mythe grec sportif ancien = comme un idéal
  d’excellence humaine consacrée solennellement
  par la valeur de l’exploit physique.

• Le mythe français républicain humaniste =
  dont la déclaration des droits de l’homme est la
  traduction.
Le sport repose sur une dialectique entre
            la vie et la mort
• Le sport est la problématique de la mort jouée ou du jeu
  avec la mort.
• La gymnastique sportive donne un bon exemple de cette
  idée : les prises de risque maximales dans les exercices
  aériens et le maintien de l’intégrité vitale du gymnaste.
• Le sport est une prise de risques multiforme par laquelle
  les hommes s’affrontent pour surmonter ces risques.
• Le sport crée sa propre valeur originelle en symbiose
  avec le mythe. La valeur naît de cette maîtrise des
  conduites dans le rapport au monde.
     Dans le sport le sportif est
        construit en héros

• Par le sport l’homme se détache de la
  tendance à la banalisation et à lui-même.



• Il peut se construire un idéal (identification)
  3 images composent le mythe
             sportif

• L’image du sublime. Qui va constituer le
  socle de cet idéal surhumain du sport. Hors
  du commun des passions humaines. Le
  sportif est un surhomme. C’est le héros
  appolinien : Borg, Séréna Williams,
  Mickael Schumarer, M.J. Pérec, Mickael
  Johnson, ...
  L’image orphique.(Orphée aux
            enfers).
• Le surhumain reste enraciné dans l’humain
  il ne procède pas de la pureté divine. Il
  s’élabore par des pratiques et des rituels de
  persévérance de ténacité et d’ascèse que
  l’on retrouve dans l’entraînement moderne.
• ‘(R.Gabaniou, Luc Alfan, A. Prost,
  Poulidor, JPP)
           L’image maudite.
• Celle de l’invulnérabilité illusoire du héros.
• Héros qui est encore plus humain.
• Ici l ’idéal sportif renvoie aux imperfections
  de l ’homme malgré ses exploits.
• Maradona (drogue) ; Ben Johnson (dopage)
  ; C. Monzon, M. Tison (violence) ; Cantona
  MJ. Pérec (caractériel) Marion Jones
  (dopage).
      Trois images du mythe sportif
• Figures qui construisent des variations entre le héros
  cottoyant les divinités et le sportif ramené à sa banalité
  humaine.

• Le mythe moderne a introduit une rupture avec le mythe
  ancien dans sa forme sociale élitique. La république a
  offert un nouvel idéal car tout homme a accès au mythe
  sportif.

• Le mythe sportif permet de produire pour tous des figures
  identificatoires et donc la possibilité de se construire
  personnellement et socialement. (Conversion au culte de la
  performance : Erhenberg)
     La fonction centrale du mythe n’a
          pas changé ni ses rites.
• Malgré le brouillage des cartes induit par la
  multiplication des interventions scientifiques et
  technologiques aux sein des pratiques sportives
  les valeurs centrales du mythe restent inchangées.
• La sur-médiatisation ne fait que rendre plus
  opaque le mécanisme social du mythe.
• Au point de se demander s’il peut encore servir à
  construire une identité sociale. N’est-il pas devenu
  une futilité moderniste une fausse valeur de la
  modernité ?
  Qu’en est-il du pouvoir social du mythe
                  sportif ?
• Vivre un projet sportif oriente-t-il vers une
  individualisation radicale ou cela appelle-t-il la
  mobilisation de liens sociaux nouveaux ?
• Les deux espaces sociaux sportifs pratique de haut-niveau
  et pratique de masse ne sont-ils pas en train de se cliver
  définitivement ?
• D’un côté apparaît une nouvelle élite sociale.
• De l’autre des consommateurs/spectateurs sportifs véritables
  prothèses imaginaires à de pratiques réelles défaillantes ou égarées.
• Le sport semble perdre son pouvoir intégrateur
  social antérieur.
Le sport perd son pouvoir intégrateur
          social antérieur.
Il semble que les symboles structurants ne sont plus issus de l’éthique
courbertinienne, mais du monde industriel.
J.C Seznec (psychiatre, médecin du sport) écrit en 2004 que les trois
univers qui aujourd ’hui entrent dans la structure la symbolique sportive
à savoir :
1 - la réalité sportive structurée comme une mécanique industrielle,
2 - la fonction « mythologique »du sport,
3 - le symbolisme comptable (records, temps, classements…).
Ces 3 univers en totale disparité ne permettent plus de construire du
sens autre que celui de représentations psychiques individuelles visant à
satisfaire les besoins immédiats des uns et des autres.
« Le sport est devenu un terrain de jeu mortifère où l’on tente d’exister
au milieu de cette arène sociale vampirisante, mais bien seul »
     Le sport fédéral et les sciences.
• Pour asseoir l’idéologie de progrès qui traverse le
  sport celui-ci par une approche racoleuse va
  solliciter les apports scientifiques.

• Au départ, sur la base de services mutuels, un
  rapprochement se réalise qui confine à l’union
  « fusionnelle » dans certains secteurs du champ
  sportif.

• Aujourd’hui le vocable de « sciences du sport » est
  revendiqué.
      Les rapports sport/sciences
• Dans un premier temps les sciences se sont mises au
  service de la recherche de perfomance.
• De plus en plus elles deviennent prescriptives et
  indispensables.
• Par le biais des nouvelles technologies elles (les
  sciences) deviennent créatrices de nouvelles formes
  sportives. Cela, autant dans les instruments que dans les
  règlements et les techniques corporelles.
• C’est par l’entrée dans une véritable interactivité avec les
  pratiques et les connaissances empiriques, qu’est rendu
  possible un tel projet.
              Sport et sciences
• Claude Genzling dans « sports et sciences en
  compétition » (le corps surnaturé, 1992).

• L’auteur pour se repérer classe les sciences
  sportives en quatre classes.
• 1) les sciences physiques et mécaniques.
• 2) les sciences de l’ergonomie.
• 3) les sciences biologiques et médicales.
• 4) les sciences humaines.
Les sciences physiques et mécaniques
• Elles permettent d’élaborer, de mettre en œuvre et
  de perfectionner les savoir-faire concernant les
  matériaux, les objets techniques et les machines
  sans lesquels certaines disciplines n’existeraient
  pas.
• « les avaleurs de bitume ne seraient plus rien
  aujourd’hui sans leurs prothèses pédestres
  sophistiquées ». (ski, athlétisme, surface de jeu
  sports collectifs, ballons, canoé-kayak, KL,
  gymnastique…).
     Les sciences de l’ergonomie.


• Qui donnent à l’athlète la maîtrise parfaite de ses
  outils. Elles apprennent à fusionner littéralement
  avec la machine de ses exploits, jusqu’à en faire
  le prolongement de son propre corps. En
  cyclisme : la manivelle du pédalier en rapport à
  la longueur du fémur et du tibia.
   Les sciences biologiques et
           médicales
• Convoquées pour la préparation physique
  du sportif mais aussi pour ses récupérations
  post-traumatiques. (programmes
  d’entraînement, le génie génétique est
  même utilisé actuellement….)
          Les sciences humaines
• Elles visent à placer l’athlète dans les conditions
  mentales adaptées à la réussite.
• La lecture du « Manuel de psychologie du sport »
  Tome 2 : l’intervention auprès du sportif, (paru en
  novembre 2003, et coordonné par C, Le Scanff,
  édit. Revue EPS) est tout à fait explicite des
  connaissances et techniques utilisées aujourd’hui
  dans la perspective sus-nommée. Les approches
  cliniques sont peut-être à rajouter...
             Sport et sciences
• La multiplicité des domaines scientifiques qui
  collaborent avec le sport ne semble pas gêner le
  monde sportif.
• Il est demandeur de tous les apports d’où qu’ils
  viennent, pour pérenniser la marche en avant du
  progrès, de la performance sans cesse repoussée,
  dépassée.
• Cet appui scientifique moins prompt à la
  cohabitation dans bien d’autres domaines sociaux
  tombe, parfois dans ce que Alain Midol (1992)
  qualifie de dérive idéologique.
 Sport et sciences : la dérive idéologique
• Dérive propre aux domaines scientifiques caractérisée
  par deux processus : la simplification et la réduction.
• 1) la simplification : revient à ramener la performance
  sportive à la simple application des connaissances
  scientifiques ou technologiques, souvent érigée en
  recette miracle.
• 2) La réduction : limite la réalisation sportive à l ’objet
  ordinaire d’un domaine scientifique particulier et rend
  cette science hégémonique en affirmant que la solution
  optimale n’est que mécanique, biomécanique ou
  biologique voire psychologique.
Vers des liens fusionnels sport-sciences
 • Pour échapper à ce type de dérive A. Midol
   propose de construire un modèle intégrateur de
   toutes les sciences pour prédire de façon
   optimale la performance.
 • Ceci n’est pas la première tentative dans le genre.
   Dans les ex-pays de l’Est dans les années 1970 il
   a été question d’anthropo-maximologie.
 • Plus proche d’aujourd’hui Demailly et Fernadez
   (1985, Revue STAPS, n°12) poursuivaient un
   objectif du même ordre.
 Un lien plus fusionnel entre sport et
               sciences
• La proposition de Demailly et Fernandez s’inscrivait
  dans « le paradigme du STI ».
• Les auteurs invitaient à travailler sur le modèle des
  sciences de l’artificiel et non sur celui des sciences du
  naturel. Il s’agit non plus d’avancer en aveugle et de
  découvrir au hasard des coups de génie scientifique.
  Mais d’identifier les chaînons manquants et de se
  pencher dessus. On sait à l’avance les caractéristiques
  générales de ce que l’on cherche à découvrir. Il va falloir
  combler les lacunes par des connaissances nouvelles et
  adaptées.
       La proposition de A. Midol.
• Il s’agit de mettre dans un même système explicatif les
  quatre registres évoqués antérieurement.
• Un modèle systémique qui vise à anticiper des
  stratégies de formation et de préparation des sportifs.
• Une approche pluridsciplinaire où se voit tracée la
  liaison théorie (connaissance)-action pour déboucher
  sur une véritable science prédictive où le modèle
  précède la performance et lui invente ses limites.
• La performance ne serait alors que la réalisation des
  prévisions scientifiques. Le sportif l’applicateur de
  directives en amont, pensées par d’autres que lui-même.
   De la science de la performance à
          la science sportive.
• Deux grandes traditions qui nourrissent l’idéologie
  sportives se voient perturbées :
• 1) celle du héros (qui dépasse la condition
  humaine). Parfois il triche, ou est amené à le faire...
• 2) Celle de l’homme à l’écoute de son équilibre
  naturel.
• Car la science sportive c’est aussi celle qui cherche
  à sortir le sportif de ses limites naturelles.
Le rapport du sport à la science reste
      médié par la technique.
• En sport la dimension technique reste plus
  prégnante que la rationalité scientifique. La
  collaboration est parfois surprenante...



• Elle lui préexiste dans la mesure où elle est
  génétiquement première dans son lien à la
  performance.
Du côté des modalités d’intervention
• Après avoir questionné le courant sportif sur ses
  utilités sociales.
• Après avoir envisagé ses rapports entretenus avec
  les sciences.

• Voici quelques réflexions sur les caractéristiques
  de ses modes d’intervention, autrement dit, sur le
  pôle pédagogique de l ’intervention en conduites
  motrices sportives. Les rapports entretenus entre
  les experts formateurs et les pratiquants.
 Le sport fédéral est technocentré
• Formation sportive et entraînement sportif sont
  polarisés par la dimension technicienne.
• Technocentrisme qui porte à la fois sur les métho-
  des d’intervention-formation et sur l’analyse et la
  conception même du geste sportif.
• S’agissant de pédagogie sportive les progressions
  d’apprentissage sont standardisées. Les chrono-
  logies des connaissances techniques à maîtriser
  sont codifiées. Les formations aux brevets d’état et
  aux brevets fédéraux sont normatives.
Le sport fédéral est techno-centriste
• Le technocentrisme sportif peut même porter
  celui-ci sur les rives du technicisme.
• Oublier qu’une réalisation technique sportive est
  avant tout autre chose l’expression physique d’un
  individu engagé de façon totale dans une
  recherche de performance.
• La dérive reviendrait à laisser penser que l’acteur
  importe moins que l’acte lui-même.
• La technique est conçue comme le geste efficace
  idéal.
           Techno-centrisme (suite)
On ne saura bientôt plus que Fosbury est le nom d’un sportif
prénommé Richard Douglas (Dick). Champion olympique en
1968. Non conformiste et têtu. Qui va imposer son style à une
époque où la majorité des aires de réception de sautoirs sont en
occident, notamment européen, en sable,

Les techniciens se focalisent sur les productions gestuelles au
détriment des processus qui les sous-tendent.
Les thèses associationnistes et béhavioristes sont reprises.
Elles ne sont pas exclusives mais fréquentes. Le corps est
conçu comme une machine de premier ou second type(bio-
mécanique ou bio-énergétique)...
   Le technocentrisme du sport fédéral
• Attention il s’agit ici d’une tendance du monde sportif. Mais
  il existe aussi des innovations et des créations permanentes
  de la part de bien des techniciens sportifs.

• Le technocentrisme a comme cause ou conséquence de
  préserver le pouvoir du côté des experts techniciens, de
  déposséder le sportif du fait qu’il est le créateur de sa propre
  technique.

• Maurice Houvion pense qu’il n’est qu’un maillon du
  processus de co-construction technique l’acteur principal
  reste à ses yeux le sportif lui-même. Il est atypique.
    Le pragmatisme du sport fédéral
          (s’agissant d’intervention).
         • Quelques idées pragmatiques :

• Toute théorisation n’a d’utilité que celle de servir
  la pratique.
• La théorie pour la théorie n’est qu’une perversion
  de celle-ci.
• Ce qui est premier c’est l’action et son efficience.
• La théorie devient alors un moyen pour l’action.
• Elle est seconde sans devenir secondaire.
    Le pragmatisme du sport fédéral
• Les propos antérieurs le font ressortir, une des
  conséquence du pragmatisme : la méfiance à l’égard des
  théories et des théoriciens. Aujourd’hui étranges rapports
  entre Ministère des Sports et STAPS en France.
• Ici aussi on peut y voir la préservation de zones de
  pouvoir (techniciens, responsables…).
• Nous l’avons déjà dit le pragmatisme sportif est d’étendre
  son poids social à la fois dans la population au sens large
  au niveau de l’état-nation mais aussi auprès des jeunes.
  L’école est un lieu convoité par le secteur fédéral. Les
  fédérations y sont en concurrence qui passent des
  conventions avec l’institution scolaire. Cela permet ainsi
  de pouvoir espérer détecter la perle rare.
       Le sport fédéral est éclectique
• Conceptions, méthodes et outils parfois antinomiques
  cohabitent sans réelle difficulté au sein du monde sportif.
   –   Amateurisme et professionnalisme,
   –   profit et bénévolat,
   –   conformisme sportif et épanouissement personnel,
   –   béhaviorisme et cognitivisme…
   –   approche clinique et approche expérimentale.


• On garde le meilleur de chaque système qui peut apporter des
  solutions au sport de compétition. Cela amène parfois des
  cohabitations surprenantes,voire, grotesques, sur le plan des
  idées
    L’éclectisme du courant sportif
• Eclectisme dans les finalités plus ou moins avouées :
   – Education - recherche d’une éthique (nombreux cas de hors-jeu) -
     socialisation. Il faut parfois faire la faute. « faire péter les plombs »
   – Recherche de la performance en jouant avec les limites des
     règlements (les règles de l’emploi en Europe).
   – Compétition des systèmes politiques par sports interposés.
   – Recherche du spectaculaire et du profit économique et social.
• Eclectisme dans les appuis scientifiques.
• Tout savoir qui peut augmenter la performance est bon à
  prendre.
• Eclectisme dans les démarches de formation des jeunes
  sportifs.
       Le sujet sportif : son statut ?
• Le statut de l’individu au sein du système sportif fédéral est
  très variable.

• Peu accompagné à ses débuts il peut être choyé quand il a
  fait ses preuves.Ceci est modulable en fonction de la
  demande en sport. Les sports dominés sont plus
  « choyeurs ».

• Le sujet peut entrer au service d’intérêts qui dépassent le
  sport lui-même (nationalismes, argent, sponsors...). Nous
  avons dit par ailleurs que le sportif réalise ce que les
  prévisions lui enjoignent de faire.
      Le sujet sportif : son statut ?
• Parfois au nom d’un intérêt supérieur non nommé on ne
  respecte plus l ’homme sportif. Pour J. Personne
  « aucune médaille ne vaut la santé d ’un enfant ».
• Aller chercher de jeunes talents dans les pays dits
  «émergents» n’est pas guidé par un unique but
  humaniste, voire humanitaire. Il y a sûrement des raisons
  économiques...
• Le ministère de la jeunesse et des sports depuis quelques
  années conscient de la fragilité humaine et sociale des
  jeunes sportifs poursuit ce qu’il appelle le « double
  projet ». Projet sportif (la carrière sportive) et projet de
  vie professionnelle.
  Pour conclure sur le courant
        sportif fédéral
• Courant mondialisé mais « protéiforme »
  dont les enjeux contemporains lui font
  parfois perdre le sens initial de la pratique
  sportive qui est d’être librement consentie et
  en vue de se divertir en s’éprouvant
  physiquement.