Docstoc

CE QUE RADIO CANADA NE DIT PAS SUR PASCUA LAMA

Document Sample
CE QUE RADIO CANADA NE DIT PAS SUR PASCUA LAMA Powered By Docstoc
					                         LE MÉGAPROJET MINIER PASCUA LAMA :
                       L'OR PLUS IMPORTANT QUE L'EAU ET LA VIE ?

Le cas du mégaprojet minier Pascua Lama est bien plus complexe et inquiétant de ce que nous avons
pu voir au programme «Une heure sur terre» de Radio Canada, le vendredi 16 avril dernier.
Ce projet de la transnationale canadienne Barrick Gold Corporation est situé à cheval entre
l’Argentine et le Chili à environ 4700 mètres d’altitude. Comme le programme de T.V. le signalait, il
effacera effectivement deux montages de la Cordillère des Andes, mais aussi, et cela n’a pas été dit, il
en créera une autre, de deux millions de tonnes de résidus miniers. De plus, trois glaciers seront
gravement affectés, Toro 1, Toro 2 et Esperanza au-delà des sérieux dommages qu’ils ont déjà subi
durant les travaux de prospection réalisés jusqu’à maintenant. Un rapport de la Direction générale des
eaux du Chilii signalait que ces travaux ont déjà fait disparaître près de 70% de leur volume. D’autres
glaciers de la région, plus éloignés de la mine, n’en ont perdu que 14%, indiquait le rapport, montrant
ainsi que les dommages de ces trois glaciers ne sont pas causés seulement par le réchauffement
global, comme signalait Barrick. Par ailleurs, du côté argentin, le glacier Conconta a été gravement
endommagé par le tunnel «privé» de 6 kilomètres de long que Barrick a construit pour relier
l’Argentine et le Chili afin transporter le minerai vers le port de Huasco, dans la côte Pacifiqueii. Le
système de glaciers est fragile et il constitue le réservoir d’eau de la régioniii; il n’est pas seulement
formé par la «partie visible de l’iceberg», car des glaciers de roche se trouvent sous la surface
contribuant à plus de 50 % de l’eau de la régioniv. Ils constituent une réserve pour le futur. Or
l’existence et l’importance de ces glaciers de roche ne sont pas considérées. La détérioration du
système de glaciers compromet sérieusement l’équilibre hydrique de toute la région.
Il est regrettable que Radio Canada effleure à peine la véritable envergure et gravité des impacts
socioécologiques et culturels de ce projet minier. C’est l’écosystème au complet et les communautés
qui y habitent qui sont atteints dans leur intégrité, et ce, des deux côtés de la Cordillère des Andes v.
Le projet minier est installé dans un milieu aride, semi-désertique et montagneux, à la porte du désert
d’Atacama, l’un des plus arides du monde. Mais du côté chilien, la vallée du Huasco, arrosée par la
rivière du même nom est fertile et riche. C’est de cet endroit que proviennent le raisin d'exportation,
les olives, les avocats, les abricots et les eaux de vie les plus prestigieuses du pays et les légumes et
fruits qui approvisionnent la communauté locale. Ces cultures sont mises en péril par la mine. Les
activités traditionnelles d’élevage et de production de fromage de chèvre s’y voient également
menacées. Le projet touche également les 66500 personnes des 23 villages et une ville qui se
trouvent parsemés le long de la rivière Huasco et ses affluents. Aussi, le projet occupe une partie du
territoire de la communauté autochtone Diaguita affectant directement son patrimoinevi. Une
réclamation à ce sujet a été déposée en 2007 auprès de la Commission interaméricaine de droits
humains qui vient de la déclarer admissible déclenchant ainsi un procèsvii. Du côté argentin, le projet
affecte environ 24000 personnes le Parc National et la réserve de la Biosphère San Guillermo de
l’UNESCO. De part et d’autre de la frontière, les communautés développent des activités agricoles,
sylvicoles et touristiques (économie de subsistance, micro et petites entreprises), qui se trouvent
désormais menacées par Pascua Lamaviii. La récente disparition d’une des rivières de la vallée du
Huasco, qui était mentionnée au programme de Radio Canada, illustre les problèmes grandissants
d’assèchement à cause du projet minierix. Des situations critiques semblables ont déjà été vécues
dans des régions voisines. Le Nord du Chili est le scénario de fortes confrontations entre les
communautés et les entreprises minières qui se sont approprié les droits d’approvisionnement en eau
et qui contrôlent sa gestionx. Les communautés de la région manquent d’eau et sont confrontées à ce
qui est considéré de plus en plus, comme une crise hydriquexi. Pascua Lama n’a pas encore
commencé ses opérations, mais on constate déjà une forte diminution des cours d’eau dans le bassin
versant de la rivière Huasco. Qu’adviendra-t-il lorsque les procédés d’extraction du riche minerai qui
requièrent 370 litres d’eau par secondexii seront démarrés ? Cela est dramatique pour une région qui
affronte continuellement la sécheresse.
De plus, l’obtention des minerais se réalise à l’aide de produits extrêmement toxiques pour la santé xiii.
Les particules en suspension des roches concassées, dispersées par le vent, sont toxiques. Les eaux
issues des procès de lixiviationxiv risquent grandement de polluer les nappes phréatiques et les cours
d’eau atteignant ainsi la vallée entière et la chaîne alimentairexv. Par ailleurs, le transport de ces
produits à risque est assuré par de gros véhicules qui circulent par les chemins sinueux et étroits de
la région, peu appropriés pour une telle circulation, mettant en danger le milieu de vie et la population
qui y habitexvi. Plusieurs accidents ont déjà eu lieuxvii. Aussi, en 2000 les activités de Pascua Lama ont
provoqué une fuite de 65000 litres de pétrole dans les eaux souterraines et c’était la deuxième fois
que cela arrivaitxviii. L’impact de ce projet minier sur la biodiversité est également à signaler. Notons
entre autres, que 5 de 10 espèces endémiques chiliennes se trouvent dans cette régionxix.
L’envergure, la diversité et la nature des impacts soulèvent l’alarme et inquiètent les acteurs locaux
qui tentent de développer des projets d’écotourisme ou d’agriculture biologique qui valorisent le
patrimoine naturel et culturel de la régionxx. Rien n’est dit au programme de Radio Canada sur ces
aspects et moins encore sur les conflits sociaux, les divisions et les rupturesxxi que l’arrivée d’un tel
projet provoque au sein des communautés des régions affectées. Récemment, la Commission
régionale de l’environnement du Chili a initié un processus de sanctions contre Barrick, après avoir
accueilli les allégations soulevées par la Direction régionale des eaux et la Direction régionale de
Santé concernant diverses irrégularités des activités minièresxxii.
Barrick a été très habile pour la promotion de son projet minier. Elle a déployé diverses stratégies
pour obtenir l’appui requis faisant, entre autres, du lobbying politiquexxiii pour la formulation et
l’approbation d’un traité minier binational entre le Chili et l’Argentine qui permet l’exploitation minière
par des investisseurs étrangers dans la zone frontalière chilienne - argentine qui était avant cela
souverainexxiv. Aussi, on signale l’utilisation par Barrick de stratégies de séduction, d’achat des
volontés, de cooptation, de pression et de menaces sur les communautés concernées et on lui
attribue aussi, la responsabilité de divers attentats contre des opposants à ce projet minierxxv. Par
ailleurs, les communautés des régions directement concernées par le projet développent des attentes
face aux promesses de création d’emploi qui ont été largement publicisées. La population est dans
l’expectative de la création des 5000 emplois annoncés pour la construction de la mine et des 1600
durant les opérationsxxvi. Mais les faits montrent une réalité nuancée à cet égard. Les emplois qui
seront générés requièrent une main d’ouvre hautement qualifiée, sauf pour l’étape actuelle de
construction de la mine. Mais, on fait appel à des sous contractants qui ne comblent pas
nécessairement leurs besoins de main d’œuvre en privilégiant la population locale et font aussi venir
des travailleurs de l’extérieur de la région. Les conditions de travail sont en général précaires. Il y a eu
plusieurs protestations pour des congédiements injustes et des salaires inadéquats, et qui témoignent
des chiffres horaires exténuants et des conditions extrêmesxxvii. Plusieurs accidents de travail ont eu
lieu, signale-t-on, il y a eu des blessés et plusieurs morts dans des circonstances qui apparaissent
peu clairesxxviii. Une grève a été déclenchée en début de cette année pour un millier de travailleurs
pour revendiquer des meilleures conditions de travailxxix.
Les expressions du mécontentement social contre le projet de Barrick on été très nombreuses. La
mobilisation sociale de résistance à Pascua Lama s’est maintenue très active depuis près de 10 ans.
Elle a joué un rôle déterminant pour freiner le processus d’installation de la mine en défense des
écosystèmes, plus spécifiquement, de l’eau et des communautés affectées, et ce, autant en Argentine
qu’au Chili. «L’eau est plus importante que l’or», disent les acteurs de la mobilisation sociale. Cette
dernière a pris des proportions importantes au niveau local, national et international impliquant des
agriculteurs, des communautés religieuses, des communautés autochtones, des organisations de
voisins, des organisations non gouvernementales, des politiciens, des chercheurs, des groupes
d’investisseurs, des artistes, etc.xxx donnant lieu à des réseaux très dynamiquesxxxi. En opposition à ce
que Radio Canada affirmait, le projet Veladero de Barrick a fait face à un processus d’opposition
citoyenne organisée. De nombreuses activités d’une grande diversité ont été réaliséesxxxii, incluant des
interventions sociales et communautaires, politiques, religieuses, juridiques, culturelles, artistiques, de
recherche, de formation, de diffusion, etc. À Montréal, il y a un groupe de travail sur le projet Pascua
Lama et la Coalition québécoise sur les impacts socio environnementaux des transnationales en

                                                     2
Amérique latine, qui sont activement engagés au sein de cette opposition. Il est regrettable que le
programme «Une heure sur terre» ne fait aucune mention de tout cela et donne à peine la parole à
ces acteurs qui travaillent activement à la sensibilisation des populations.
Le plan de restauration de la mine El Indio (or, argent et cuivre) au Chili, présenté par Radio Canada
comme un exemple de l’agir responsable de Barrick, s’est réalisé selon un Plan de fermeture
environnementale convenu avec la Commission de l’environnementxxxiii. Ceci constitue une expérience
pilote. Bien que ces opérations aient été bien accueillies dans la région et par les autorités nationales,
on constate que certains des dommages provoqués par les activités minières contaminantes durant
environ 23 ans d’opération de cette mine sont de caractère irréversiblexxxiv. Les processus naturels
continueront à agir sur les roches altérées et concassées et sur toutes les composantes qui ne seront
pas neutralisées par les activités de restaurationxxxv. De plus, l’eau contaminée continue à circuler
dans les 130 kilomètres de souterrains creusés pour les activités minièresxxxvi.
Signalons aussi que l’achat de cette mine par Barrick en 1994 (après avoir été consécutivement
acheté par St. Joe Minerals, Fluor, Bond Gold International Inc. et Lac Minerals Ltd) xxxvii a été
stratégique pour pénétrer la région et démarrer les explorations menant au projet Pascua Lama, situé
à 48 kilomètres au nord de El Indio. Ces explorations auraient été démarrées avant l’approbation en
l’an 2000 du Traité minier binational qui autorisait ces travaux. La richesse des gisements découverts
ont été, en fait, le déclencheur d’un fort lobbying par Barrick afin de configurer ce traité qui permet la
réalisation d’un vaste scénario de développement de mégaprojets miniers par cette compagnie à la
frontière entre le Chili et l’Argentine, le long de la Cordillère des Andes. L’acquisition récente d’autres
projets miniers dans la zone sont une confirmation de la stratégie de longue mire de Barrick dans
cette région. Finalement, signalons que durant les années d’exploitation de la mine El Indio aucun
impôt a été payé par cette entreprise à l’État chilienxxxviii. On s’interroge donc sur la «philosophie
d’exploitation minière responsable»xxxix qu’affiche Barrick qui aurait motivé la restauration du site et les
véritables intentions et intérêts qui l’ont motivée. Les questionnements se sont multipliés à la lecture
du dossier qui fait état de la sérieuse dégradation environnementale, «an unacceptable risk of
extensive and irreversible damage to the natural environment»xl, causée par le projet minier Porgera
Gold de Barrick en Papouasie-Nouvelle-Guinée, qui a mené le Gouvernement de la Norvège à
exclure cette entreprise de son fonds de pension, par recommandation de son Comité d’Éthiquexli.

Combien de montagnes en moins faudra-t-il encore comptabiliser pour un regard vraiment
responsable? La question se pose sérieusement. L’apport local de tels projets en est-il un réellement?
L’histoire montre bien que ce qui reste après le passage de ces géants avides de richesses, ce sont
des paysages dévastés, des communautés déprimées et des cultures détruites. Les cadeaux que
Barrick distribue à droite et à gauche et qui accompagnent la mise en place du mégaprojet minier
Pascua Lama rappellent étrangement les babioles apportées par les conquistadores pour éblouir et
séduire les autochtones des Amériques l’instant de mettre la main sur leurs biens et d’assurer le
déclenchement du saccage. La liste des transnationales implantées au Chili et en Argentine au long
de la Cordillère des Andes dépasse la centaine et plusieurs d’entre elles détiennent plus d’un projet
minierxlii. On y retrouve, entre autres, Anaconda, Rio Tinto, Anglo American, Anglogold, Xstrata BHP
Billiton, Exxon Minerals Co, Falconbridge, Glencore, Gold Corp, Hochschild Mining, JOGMECPan
American Silver, Silver Standard, Teck Cominco, Yamana Gold Inc. Plusieurs sont canadiennes.
Assistons-nous à une nouvelle forme de colonialisme ? Tout porte à croire que c’est le cas.
Finalement, un dernier élément de réflexion pour mieux illustrer nos préoccupations : pourquoi faut-il
extraire les richesses des entrailles de la terre, et de plus, jusqu’à leur épuisement ? Pour quelle
raison ces richesses sont-elles nécessaires ? Pour répondre à quels besoins? D’après le World Gold
Council (2010) environ 68% de l’or est employé dans l'orfèvrerie et la bijouterie, 20 %, pour la
production de pièces et de lingots comme forme de stocker des richesses et de se protéger des divers
risques du marché, c’est-à-dire, comme «valeur refuge» (seul l’or métal, physique, est une réelle
valeur refuge, disent les experts). Finalement, seulement environ 14% de l’or est utilisé dans divers
autres domaines comme l’électronique, la dentisterie, les nanotechnologies, la médecine,
                                                     3
l’aéronautique, etc. Qui sont donc ceux qui bénéficient des projets miniers des transnationales ? En
tout cas, surtout pas les pays où elles s’implantent considérant les maigres impôts et redevances
qu’elles payent, et ce, si ce paiement se concrétise, car les transnationales ont développé des
stratégies habiles pour éluder cette responsabilité.

Est-ce qu’il est nécessaire encore d’autres arguments pour démontrer l’aberration de l’escalade dans
laquelle nous sommes entraînés par des projets tels que Pascua Lama de Barrick Gold Corporation ?


                                                                                                        QuickTime™ et u n
                                                                                             décompresseur TIFF (non compressé)
                                                                                            sont requis pour visio nner cette image.




Isabel Orellana                                                            Gerardo Aiquel
Chercheure associée                                                        Coordonnateur
Chaire de recherche du Canada en éducation                                 Coalition québécoise sur les impacts des
relative à l’environnement                                                 transnationales en Amérique latine
Université du Québec à Montréal

Avec la collaboration des membres du Groupe de travail No à Pascua Lama-Montréal, Marie-Eve
Marleau, Rolando Labraña, Juan Carlos Chirgwin et Gloria Pereira ainsi que de Franchezca Serrano,
de la maîtrise en sciences de l’environnement de l’Université du Québec à Montréal.


27 avril 2010



NOTES
i
   Escobar, F. (2005). Informe de la Comisión de Servicio a la III Región, visita Pascua Lama, 12 de enero de 2005. Chili : Departamento de Hidrología,
Dirección General de Aguas, Ministerio de Obras Públicas.
ii
    Ce tunnel frontalier soulève de sérieuses questions en termes de contrôle douanier, Alcayaga Olivares, J. (2009). El país virtual. El lado oscuro del
Tratado minero chileno-argentino. Santiago : Eds Tierra mía.
iii
    Borquez R. (2006). Glaciares chilenos. Reservas estratégicas de agua dulce para la sociedad, los ecosistemas y la economía. Santiago : LOM Eds.
iv
    Brenning, A. et G.F. Azócar (2008). Mapping and modeling rock glacier distribution in the dry Andes: a progress report. Abstracts, 4th Alexander von
Humboldt International Conference, The Andes - Challenge for Geosciences, 24-28 November 2008, Santiago, Chile.
v
    Orellana, I. et Marleau, M.-E. (2007). Le projet minier Pascua Lama-Veladero. Document de synthèse. Groupe de travail Non à Pascua Lama - Montréal.
vi
    Yáñez, Nancy (2005). Las implicancias del proyecto minero Pascua Lama desde la perspectiva de los Derechos Indígenas. Chili: Observatorio de
derechos de los pueblos indígenas; Jofré Canobra, J. (2005). Proyecto Pascua Lama y comunidades indígenas. Explotación minera dañará
ambientalmente los terrenos ancestrales. Revista Ser Indígena. Consulté en juin 2008 sur : http://revista.serindigena.cl.
vii
     Observatorio latinoamericano de conflictos ambientales (2010).Por denegación de justicia en aprobación de Pascua Lama. Reclamo huascoaltino es
admitido por la Comisión interamericana de derechos humanos. Comunicaciones OLCA, febrero, 2010.
viii
     Salinas Rivera, B. Implicancias territoriales del conflicto Pascua Lama. Universidad de Chile, Facultad de arquitectura y urbanismo : Memoria inédita
de maestría.
ix
    Marín, P. (2008). Chile: Explotación minera : el agua, el impacto ambiental y cultural. Crónica Digital. Consulté le 20 avril sur
http://www.olca.cl/oca/chile/mineras/mineras034.htm
x
    Observatorio latinoamericano de conflictos ambientales (2004). Los costos de la actividad minera en Chile. Documento especial.
xi
    González San Martín, A. (2008). Uso del agua desata pugna entre agricultores de Coquimbo y minera canadiense. El Mercurio, 20 abril 2008.
xii
     www. Barrick.com
xiii
     Rodríguez Pardo, J. (2010).Envenenando a la gente - Tecnología letal para extraer minerales. Eco-sitio. Portal de medio ambiente y ecología.
Consulté en mars 2010 sur : http://www.eco-sitio.com.ar./node/619; González, S. (2006). Impactos ambientales y en la salud humana de la minería a
cielo abierto para la extracción de oro utilizando lixiviación con soluciones de cianuro. Consulté en février 2009 sur:
http://www.noapascualama.org/default.asp
xiv
     Lavage de la roche concassée avec du cyanure de sodium.
xv
     Ramírez Torrejón, P. (2005). Pascua Lama, el oro y el cianuro. AtinaChile. Consulté en juin 2008 sur :
http://www.atinachile.cl/content/view/2457/PASCUA_LAMA_EL_ORO_Y_ EL_CIANURO.html; González opcit.
xvi
     Pastoral Salvaguarda de la Creación (2010). Pascua Lama nuevamente deja sin luz a un pueblo. Accidente vehicular de Barrick corta electricidad a
Alto del Carmen. Semillas de agua, febrero 2010.
xvii
      Pastoral Salvaguarda de la Creación (2010). Pascua Lama nuevamente deja sin luz a un pueblo. Accidente vehicular de Barrick corta electricidad a


                                                                           4
Alto del Carmen. Semillas de agua. Consulté en avril 2010 sur http://www.olca.cl/oca/chile/region03/pascualama449.htm
xviii
      Observatorio latinoamericano de conflictos ambientales (2005). Argumentos para la acusación en el «Tribunal a la Minería Transnacional : el caso
de Barrick Gold Corporation en Latinoamérica (Chile, Perú y Argentina)».
xix
     Villagrán, C. (2006). Pascua Lama : Amenaza a la Biodiversidad. Santiago : OCEANA.
xx
    Un exemple de ceci est le Sentier Chili : Territorio Chile (s/d). Programa Sendero de Chile. 2005-2008. Habilitación de circuitos etnoturísticos en
territorio Diaguita de Huasco Alto. Consulté en mars 2010 sur : http://www.territoriochile.cl/1516/article-76400.html; Municipalidad de Alto del Carmen
(s/d). Plan de desarrollo turístico. Destino Alto del Carmen, Región de Atacama, 2008-2011. Consulté en abril 2010 sur
www.munialtodelcarmen.cl/index.php?option=com_docman&task.
xxi
     Lowy, M. (2005). Écologie et investissements étrangers au Chili: mobilisations contre des méga projets miniers. Association pour le Contrat mondial
de l'eau; ; Salinas, M. et Karmy. J. (2008). Pascua Lama: conflicto armado a nuestras espaldas. Chile : Quimantú.
xxii
      Ainsi informait le journal Diario Atacama le 21 janvier 2010 à travers l’article Aprueban inicio de proceso de sanción a Pascua Lama.
xxiii
      Hurtado, A. M. (2008). Pascua Lama, una investigación periodística. Consulté en mars 2009 sur :
http://www.olca.cl/oca/chile/region03/pascualama308.htm
xxiv
      Luna Quevedo, D., Padilla Ormeño, C. et Alcayaga Olivares, J. (2004). El exilio del cóndor : hegemonía transnacional en la frontera. El Tratado
Minero entre Chile y Argentina. Santiago : OLCA. Consulté en avril 2010 sur: http://www.olca.cl/oca/octext.htm#1; Alcayaga Olivares opcit
xxv
      Salinas et Karmy opcit
xxvi
      Barrick opcit
xxvii
       Salinas opcit; Karmy, J. (2008). Barrick Gold en Pascua Lama: Las migajas del oro. Consulté en avril 2010 sur
http://www.olca.cl/oca/chile/region03/pascualama336.htm
xxviii
       Karmy opcit Un rapport faisant état de plusieurs accidents mortels dans les travaux de Pascua Lama aurait été publié par la firme Extend
Communications, au nom de Barrick.
xxix
      Más de mil trabajadores paralizan faenas de polémica mina de Pascua Lama. Crónica Digital, Consulté en février 2010 sur:
http://www.olca.cl/oca/chile/region03/pascualama447.htm
xxx
      Urkidi Azkarraga, L. (2008). Gold’s insustainability. Institute for Environmental Science and Technology Autonomous. University of Barcelone ; Luna
Quevedo et al. opcit
xxxi
     . Fundación Uñopatún (2004). No todo lo que brilla es oro. Escándalo en San Juan por el proyecto minero Veladero. NewsLetter Eco2site.
xxxii
       Orellana, I. Sauvé, L. Marleau, M-E. et Labrana, R. (2008). La recherche critique en éducation relative à l’environnement au sein du mouvement de
résistance sociale face au projet minier Pascua Lama. Regards-Recherches-Réflexions. Éducation relative à l’environnement, 7:23-47 ; Colombo
Campos, O. (2006). Pascua Lama y el rol de la prensa. Universidad internacional Sek, Facultad de ciencias sociales: Memoria de maestría inédita.
33
    Lagas Canales, R. (2010). Mina El Indio culmina plan de cierre de faenas. Revista Nueva Minería & Energía, Avril :14


xxxiv
       Guevara S., Maturana, H. et Oyarzún, J. (2006). Geoquímica de las aguas del río Elqui y de sus tributarios en el período 1975-1995 : factores
naturales y efectos de las explotaciones mineras en sus contenidos de Fe, Cu, y As. Agricultura técnica, 66: 57-69.
xxxv
      Guevara S., Maturana, H. et Oyarzún, opcit.
xxxvi
       Rappelons que trois villes importantes de la région avaient été affectées par la contamination de l’eau potable pendant plusieurs mois à cause du
cyanure et de l’arsenic en provenance des activités de cette mine.
xxxvii
        Lagas Canales, opcit
xxxviii
        Alcayaga opcit
xxxix
       Barrick opcit
xl
    Ministry of Finance, Norway Gouvernement (2009). Mining company excluded from the Government Pension Fund – Global due to contribution to
serious environmental damage. Press release No.: 13/2009, 30.01.2009 Consulté en avril 2010 sur : http://www.regjeringen.no/en/dep/fin/press-
center/Press-releases/2009/mining-company-excluded-from-the-governm.html?id=543107
xli
     Ministry of Finance, Norway Gouvernement, opcit; Council on Ethics The Gouvernement Pension Fund-Global (2008). To the Ministry of Finance
 Recommendation of 14 August 2008. Consulté en avril 2010 sur : http://www.regjeringen.no/upload/FIN/etikk/recommendation_barrick.pdf
xlii
     Argentina Mining (2009). Empresas mineras en Argentina. Consulté en avril 2010 sur: http://www.argentinamining.com/es/empresas-mineras-en-
argentina/; Mbendi Informations services (2009). Mining in Chile. Consulté en avril 2010 sur:
 http://www.mbendi.com/indy/ming/sa/cl/p0005.htm#Companies




                                                                            5

				
DOCUMENT INFO