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4/12/2011
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							        Le rôle de l’état (1 de 3)

Éléments d’économie contemporaine : cours 5
Plan de présentation
   Cours 1 de 3 : les « règles » du jeu.
       Cadre légal
       La banque du Canada
       La politique monétaire
   Cours 2 de 3 : les choix politiques.
       La politique budgétaire
       Dépenses et programmes sociaux
       La taxation
   Cours 3 de 3 : les enjeux modernes de l’état Québécois.
       L’endettement
       Les tarifs d’électricité
       Les frais de scolarité
       Le déséquilibre fiscal
Cadre légal
   Un condensé heuristique du système parlementaire
    Britannique :
       Les rois/reines tiraient leur pouvoir du « droit divin ».
           Leur habilité à parler à Dieu, d’où l’hérédité monarchique.
       Pour conserver/établir leur pouvoir sur un territoire, les
        monarchies devaient lever des taxes et impôts pour financer
        les armées et les guerres.
       Avec le temps, les bourgeoisies et les riches ont demandés à
        « parlementer » (négocier) en échange de leurs richesses.
           Établissement des premiers parlementaires.
       Le droit à ce pouvoir s’est par la suite étendu au plus grand
        nombre de gens (droit de vote aux femmes en 1918 au
        Canada, 1940 au Québec)
Cadre légal
   Un condensé heuristique du système parlementaire
    Britannique :
       Le pouvoir s’est tranquillement transféré du Roi aux parlementaires.
           Le pouvoir repose toujours formellement sur la Reine, cependant.
           Évolution de « l’indépendance » du Canada : rapatriement de la
            Constitution au Canada par Trudeau en 1982 (avant, elle était en
            Angleterre)
       Dans les colonies, le pouvoir Royal était originalement délégué à des
        représentants de sa Majesté.
           Sanction Royale pour approuver un projet de loi
               Lieutenant-gouverneur au Québec
               Gouverneur générale au Canada
           N’importe quelle loi Canadienne commence par « sa Majesté décrète ce
            qui suit »
           C’est également sa Majesté qui dissout la chambre des parlementaires
            (déclencher des élections).
Cadre légal
   Un condensé heuristique du système parlementaire
    Britannique :
       Le pouvoir s’est tranquillement transféré du Roi aux
        parlementaires.
       Des coalitions se sont formées à l’intérieur des parlementaires
        pour décider des affaires de la colonie : les partis politiques.
       Le parti politique recueillant le plus de sièges avait alors la
        majorité pour décider des affaires de la colonie.
       Des parlementaires se sont spécialisés dans l’ad-« ministra »-
        tion des dossiers : les ministres.
       Celui responsable de rendre des comptes au Roi en premier
        lieu est le « premier » ministre, le chef du gouvernement et du
        parti majoritaire.
Cadre légal
   Une approche historique du cadre légal :
         1534 : Jacques Cartier arrive en Amérique du Nord.
         1600 : première colonie française, la Nouvelle-France
             À l’époque, les lois des colonies servaient à alimenter les États-mères : le
              colonialisme.
             Le commerce colonial ne devait pas nuire aux commerces des États-mères.
             L’état est alors régi par les lois françaises. Le « code de Napoléon ».
         1608 : Fondation de Québec (400ème cette année) et du Québec
         1763 : Conquête britannique
             Passage au système britannique axé sur le « common law » (les décisions
              des tribunaux, la jurisprudence par rapport à la légifération).
             Toujours le colonialisme.
Cadre légal
   Une approche historique du cadre légal
         1791 : Acte constitutionnel. Formation du Haut-Canada (l’Ontario,
          formé de Loyalistes à l’Angleterre qui quittent les États-Unis après la
          révolution) et du Bas-Canada (l’ancienne Nouvelle-France, le Québec)
         1834 : Les patriotes envoient des résolutions à Londres pour le Bas-
          Canada, notamment l’indépendance politique. Premier « échec
          constitutionnel ».
         1840 : Acte d’Union formant le Canada Est (le Québec) et le Canada
          Ouest (l’Ontario)
         1867 : Formation du Dominion du Canada : le Qc, l’Ont, le NB et la
          NE.
         1982 : Rapatriement de la constitution Canadienne, plus besoin de
          l’Angleterre pour modifier la constitution.
             Québec refuse de signer la constitution : nuit des longs couteaux.
Cadre légal
   Le pouvoir législatif est réparti sur plusieurs niveaux
       Sa Majesté (pouvoir effectif faible)
       Le Lieutenant-Gouverneur (pouvoir effectif faible)
       La constitution (pouvoir effectif très fort)
       Le chambre des communes ou la « chambre basse » (pouvoir effectif
        très fort)
           lois et budgets : formation de sous entités aillant des pouvoirs et
            obligations.
               Ministères, municipalités, Banque du Canada, entreprises
       Le Sénat ou la « chambre haute » (pouvoir effectif faible)
       Le conseil des ministres (pouvoir exécutif très fort)
       Les règlements (pouvoir effectif marginal)
       Les décrets ministériels (pouvoir effectif marginal)
       Les ministres (pouvoir effectif fort)
       Les pratiques communes (pouvoir distribué)
Cadre légal
   La Constitution
       Établit les principes fondamentaux
           Libertés et droits fondamentaux
           Recensement, carte électorale et élections
           Répartition du pouvoir législatif et du pouvoir judiciaire (et leur
            séparation !)
               L’existence du Parlement : Chambre haute et chambre basse.
               Les compétences fédérales et les compétences provinciales (et les
                compétences partagées)
                   Fédéral : Défense, monnaie, banques, transport fluvial et ferroviaire, code
                    criminel, etc.
                   Provincial : Santé, éducation, municipalités, etc.
                   Partagées : environnement, transport terrestre, etc.
               Note : les compétences « résiduelles » (non prévues initialement)
                appartiennent au fédéral
                   Télécommunications
Cadre légal
   La Chambre des communes
       La chambre des communes vote les lois et les budgets.
           Constituée des députés élus.
       La prérogative des projets de loi engageant des dépenses publiques
        appartient aux ministres.
           Un projet est d’abord rédigé par un ministre (e.g. : un ministère).
           Il est ensuite déposé en chambre avec accord des Leaders parlementaires.
               S’en suit alors un débat sur le principe (l’idée générale), puis un vote sur le
                principe.
               Si le principe est adopté, le projet est déféré en commission parlementaire
                pour étude article par article (on examine les détails) et on suggère des
                amendements, puis on vote sur les articles.
               Le projet est ensuite ramené en chambre pour un vote sur les articles.
               Les projets adoptés sont alors sanctionnés par le Sénat et le pouvoir Royal
                (« rubber stamp »).
Cadre légal
   La Chambre des communes
       Le processus budgétaire est similaire :
           Dépôt en chambre des prévisions de revenus.
           Crédits budgétaires étudiés en commission parlementaire.
           Budget final adopté en chambre.
       Quelques exemples de Lois :
           La loi fédérale sur la monnaie
           La loi fédérale sur les postes
           La loi fédérale sur le ministère de l’environnement
           Code civil du Québec
           La loi provinciale sur les compagnies
           La loi provinciale sur l’aide financière aux études
Cadre légal
   Le conseil des ministres
       Les lois délèguent certains pouvoirs au conseil des ministres :
        c’est le pouvoir règlementaire. On l’appelle aussi le pouvoir
        exécutif (par opposition au législatif).
       Les règlements sont des précisions législatives qui sont vouées
        à évoluer avec le temps.
       Ils sont adoptés sur une majorité simple du conseil des
        ministres.
       Exemples de règlements :
           Un des treize règlement de la loi sur les compagnies
           Le règlement de la loi sur l’aide financière aux études
Cadre légal
   Les autres pouvoirs
       Les lois délèguent certains pouvoirs aux ministres ou à
        d’autres institutions.
           Ces pouvoirs sont généralement liés aux fonctions des
            organismes/ministères.
               Décrets ministériels (certains pouvoirs ministériels).
               Bureau de la concurrence (pouvoirs d’enquête).
               Gendarmerie royale du Canada (pouvoir d’application du code criminel).
               Banque du Canada (autorité monétaire).
               Etc.
Cadre légal
   Le pouvoir Québécois est très similaire à celui du Canada,
    avec quelques différences :
       Parlement = Assemblée Nationale
       Chambre des communes = Salon bleu
       Sénat = aboli ! (Anciennement le Salon rouge)
       Il n’y a pas de constitution Québécoise à proprement dit, bien
        qu’une loi de l’Assemblée Nationale existe.
       Le Québec est la seule entité juridique qui travaille à la fois
        avec le « common law » et le droit français (un Code Civil, par
        exemple). Ailleurs au Canada, c’est uniquement le common
        law.
Cadre légal
   Les champs de compétences : des guerres de pouvoir entre le
    gouvernement fédéral et les états provinciaux.
       Tendance à l’unification et au regroupement des pouvoirs au sein du
        fédéral.
           Le gouvernement fédéral n’avait originalement pas le droit de lever des
            impôts !
           Par exemple, dans d’autres provinces :
               la déclaration, récolte et gestion des impôts provinciaux se fait par le
                gouvernement fédéral.
               certains programmes (l’aide financière aux études, par exemple) sont gérés par
                le gouvernement fédéral.
           Les pouvoirs résiduels de la constitution originale ont donné beaucoup
            de pouvoir au fédéral (ni les télécommunications, ni l’énergie atomique
            n’existaient en 1867 !).
       Décision de la cour suprême du Canada : le pouvoir fédéral de
        « dépenser » dans les champs de compétence provinciaux est
        constitutionnel.
           Qui nomme les juges à la cour suprême du Canada ?
Cadre légal
   Certaines batailles de compétences sont parfois à
    l’avantage des provinces :
       Les provinces peuvent obtenir l’argent d’un programme fédéral
        si elles ont le même programme : droit de retrait avec pleine
        compensation. Ex. : Prêts et bourses.
       La « doctrine » Gérin-Lajoie : le Québec fait ce qu’il veut à
        l’international en matière d’éducation même si les relations
        internationales sont de compétences fédérales.
   Certaines batailles sont toujours en suspens…
       Système national de garderies ?
       Le Québec deviendra-t-il souverain ?
Cadre légal
   Le système Américain se compare au système Canadien, avec quelques
    différences :
       Le Sénat a un pouvoir réel aux États-Unis. Les sénateurs sont très influents.
       Puisque les États-Unis est un pays fondé sur une révolution se « libérant de la
        tyrannie britannique », ils ne relèvent pas du « pouvoir royal ». Ils ont remplacé
        « sa majesté » par un…Président. C’est une république (comme la France).
           Le conseil des ministres ne fait pas partie de la chambre basse (la chambre des
            représentants) : il est nommé par le Président. C’est le cabinet présidentiel (composé
            de secrétaires).
           Bref, le pouvoir exécutif (Président) est séparé du pouvoir législatif (Sénat et Chambre
            des représentants).
       La constitution donne un pouvoir plus faible à l’état fédéral.
           La constitution garantit que les pouvoirs résiduels appartiennent aux « provinces » (les
            États) et non au gouvernement fédéral.
           Le fédéral ne peut « empiéter » dans une juridiction d’État que si cette dernière n’a pas
            de loi.
           Toutes les branches du gouvernement (exécutif et les deux chambres législatives)
            doivent négocier entre-elles.
   Des institutions différentes amènent des comportements différents : les
    économistes analysent ces éléments : économie politique, théorie des jeux.
Cadre légal
   Le rôle des lois dans l’économie
       Améliorer l’efficience de l’économie
           Établir les droits de propriété (terrestre, intellectuelle, des ressources
            naturelles, ondes radio, etc.)
               Qui peut vendre ? Qui peut acheter ?
           Établir les règles de commerce
               La loi sur les compagnies, le code du travail, etc.
           Externalités de marché (environnement, éducation)
           Liquidités des marchés (bourses, diversité de presse)
           Établir les prix de certains « produits ».
               Le prix d’un meurtre = condamnation à vie x probabilité de se faire
                prendre. Est-il plus efficace de contrer le crime par des sentences sévères
                ou par une force policière plus nombreuse ?
       Établir certaines normes d’équité.
Cadre légal
   Quelques exemples de nouvelles juridiques aillant un
    impact sur l’économie :
       Arrêt Chaoulli : le privé en santé.
       L’état a le monopole des écoles : pas d’écoles religieuses.
       La certification de produits de marque : une hausse des prix.
       Des stations-services régionales font collusion sur le prix de
        l’essence (interdit par la loi).
       La Banque du Canada maintient son taux directeur.
       Un marché de l’éducation non protégé : des « moulins à
        diplômes ».
       Vincent Lacroix et Norbourg : des transactions illégales.
       L’UQAM et son déficit immobilier : des transactions illégales.
La Banque du Canada
   Pour comprendre ce que fait la Banque, il faut parler de
    monnaie.
   La monnaie est un intermédiaire pour acheter des biens.
       Ce n’est pas nécessairement des dollars ou des sous.
       Dans les prisons, les cigarettes constituent la monnaie la plus
        courante.
   La monnaie est également une unité de compte.
       Par exemple, si 1000 produits sont vendus à l’épicerie, il
        faudrait 999 « prix » différents s’il n’y avait pas une valeur
        commune (le prix en dollars).
   La monnaie est finalement une réserve de valeur.
       C’est une manière de « stocker » dans le temps la valeur de
        son travail, finalement.
La Banque du Canada
   Certains éléments sont toutefois de meilleures réserves
    de valeurs que la « monnaie courante ».
       Maison, obligations bancaires, œuvres d’arts.
       Ces éléments protègent non seulement la valeur, mais
        s’apprécient généralement avec le temps.
   Alors pourquoi les gens ont de la monnaie courante ?
       Parce que c’est un actif très liquide. La plupart des gens sont
        prêts à l’échanger contre des biens et services.
       Il est plus facile d’acheter une voiture avec de la monnaie
        courante qu’avec une œuvre d’art !
   La valeur de la monnaie repose donc en partie sur la
    confiance qu’on lui porte.
       Un billet de 100$ ne vaut certainement pas vraiment 100$ !
La Banque du Canada
   La monnaie est donc un concept « flou » qui dépend de
    notre vision de la liquidité.
   La mesure de la masse monétaire est donc un concept
    flou également.
   Les économistes emploient généralement plusieurs
    définitions d’aggrégats monétaires.
   M1 : la monnaie la plus liquide
       Les billets de banque en circulation (et les cents aussi);
       Les comptes chèques des individus;
       Les comptes courants des individus.
La Banque du Canada
   M2 : un peu moins liquide.
       Tout ce qui est dans M1;
       Comptes d’épargnes et de dépôt;
       Notes de dépôts non personnelles dans les banques à charte;
   M3 : toujours moins liquide.
       Tout ce qui est dans M2;
       Dépôts à terme dans les banques à charte;
       Monnaie étrangère dans les banques à charte;
   Il existe d’autres agrégats monétaires qui incluent d’autres
    types de banques (M1+, M1++, M2+, M2++, etc.)
       Desjardins, n’est pas une banque à charte. La majorité des épargnants
        Québécois sont donc exclus des définitions monétaires
        précédentes… M1, M2 et M3 sous-estiment donc la valeur du
        Québec dans l’économie Canadienne.
La Banque du Canada
   D’autres exemples courant de monnaie :
       Les obligations d’épargne des gouvernements;
       Les acceptations bancaires;
       Les papiers commerciaux;
       L’or;
       Les produits dérivés;
       Les actions boursières;
       Etc.
La Banque du Canada
     Indices de masse monétaire 1968 à aujourd’hui (2000 =100)
La Banque du Canada
          M2 et la croissance économique
La Banque du Canada
   Le problème fondamental de la monnaie est que son offre
    pourrait ne pas être reliée à la production réelle de biens et
    services dans l’économie.
   Imaginons une économie avec un seul bien : la pizza.
       Le prix d’équilibre de la pizza est de 3$ la pointe. À ce prix, les gens
        achètent 10 pizzas au total (et les producteurs font 10 pizzas
        également).
       La monnaie en circulation (imprimée) est de 30 billets de 1$.
   Imaginons maintenant, qu’on donne soudainement 30$ de plus
    aux consommateurs de pizza (pour un total de 60$) en
    imprimant de nouveaux billets de banques.
       C’est l’équivalent, à court terme, d’une expansion de leur budget de
        dépense. Ils ont deux fois plus d’argent pour acheter de la pizza.
La Banque du Canada
   Puisqu’ils ont plus d’argent, ils vont vouloir acheter plus de
    pizza.
   Pour produire plus de pizza, l’entreprise doit soit embaucher
    plus de travailleurs (et de capital) ou les faire travailler plus
    longtemps.
   Or, il n’y a pas plus de ressources dans l’économie.
    Conséquemment, les travailleurs demanderont plus d’argent
    pour travailler plus (car les salaires étaient à l’équilibre).
   Mais si les salaires augmentent, le prix de la pizza augmentera
    également. La demande de pizza diminuera donc.
   À long terme, le prix de la pizza finira par atteindre 6$ avec les
    mêmes quantités produites/vendues originales.
       En bref, doubler la masse monétaire, toute chose étant égale par
        ailleurs, fera doubler les prix.
La Banque du Canada
   Dans cette économie, supposons que quelqu’un avait
    travaillé deux heures, lui donnant un salaire de 6$ dans la
    situation initiale (avant d’imprimer de l’argent) et que cet
    argent était stockée dans son « bas de laine ».
   Cette personne pouvait initialement acheter deux pointes
    de pizza.
   Avec l’introduction de la nouvelle monnaie, la personne
    ne peut maintenant qu’acheter une seule pointe, même si
    elle a quand même travaillé deux heures !
   Où est allée la valeur de « l’heure perdue » ?
La Banque du Canada
   « L’heure perdue » est allé à celui qui a imprimé les
    nouveaux billets.
   En effet, ce dernier a introduit les nouveaux billets dans
    l’économie en achetant des choses (heures de travail, ou
    pizza, peu importe).
   Quand le gouvernement fait une telle chose, c’est ce
    qu’on appelle du seigneuriage. C’est une taxe indirecte.
La Banque du Canada.
   Revenons à la situation initiale. Il y a équilibre avec le prix de la
    pizza à 3$ la pointe pour 10 quantités produites/vendues.
   Cependant, il n’y a qu’un seul billet de banque de 1$ disponible.
   Pour garder l’économie efficiente, il faudrait que la monnaie
    circule plus vite que dans la situation originale pour garder les
    prix à l’équilibre. La vitesse de la circulation de la monnaie
    dépend de la technologie du marché monétaire (guichets
    automatiques, etc.).
   Si elle ne circule pas assez vite, le manque de monnaie rendra
    l’économie inefficiente (manque de liquidité).
       Les gens ne pourront pas acheter, faute de mécanisme de
        transaction.
La Banque du Canada
   Les exemples précédents illustrent :
       que l’équilibre des marchés dépend des forces réelles de l’économie
        (offre et demande) et ont peu de lien avec la valeur nominale de la
        monnaie;
       que le manque de moyen d’échange (de monnaie en circulation) peut
        avoir un impact sur l’économie réelle.
   L’offre de monnaie doit donc être en adéquation avec le
    fonctionnement de l’économie : il faut le « bon » niveau.
   Le premier exemple est ce qu’on appelle l’inflation : une hausse
    généralisée des prix sans lien avec les rapports d’offres et de
    demandes de biens et services.
   Bref, ne pas s’occuper de la monnaie engendre des coûts pour
    l’économie (l’information véhiculée par le marché n’est pas
    entièrement correcte).
La Banque du Canada
   Dans la situation précédente, un phénomène a attiré
    énormément l’attention des économistes (et des
    politiciens) : à court terme, l’introduction de nouvelle
    monnaie augmente la demande de travail (les producteurs
    de pizza on besoin de main d’œuvre).
       En d’autres terme, l’introduction de monnaie diminue
        (temporairement, du moins) le taux de chômage.
   La relation caractérisant la croissance de la masse
    monétaire est la diminution du taux de chômage est ce
    qu’on appelle la courbe de Phillipps.
La Banque du Canada
   Les coûts de l’inflation :
       Les « coûts de menu » : changer constamment les prix en fonction
        de la valeur « réelle » de la monnaie.
       Les coûts de transactions : les variations de la valeur de la monnaie
        font en sorte que les gens s’en préoccupent davantage
           vont plus souvent à la Banque;
           vont détenir moins de monnaie (car elle perd de sa valeur);
       Les coûts d’anticipation : quelle sera la valeur de la monnaie dans 10
        ans ?
   Anecdote : l’inflation comme stratégie de guerre.
       Pendant la deuxième guerre mondiale, les britanniques parachutaient
        des caisses de billets de banques allemands au dessus de l’Allemagne
        pour causer de l’hyperinflation, déstabilisant leur économie.
       À l’inverse, les Allemands achetaient leurs armes avec de faux billets
        de banques anglais.
    La Banque du Canada




   Si un item coûtait 1,00$ en 2002, il coûtait 6 cents en 1914 !
                La Banque du Canada
M1 (2000=100)




                               IPC (2002 = 100)
Le Banque du Canada
   Autrefois, les billets de banques n’ont pas toujours été un
    monopole gouvernemental.
       Première monnaie coloniale en 1685 : la monnaie de carte.
           Des « promesse de paiement » signés par le gouverneur à l’endos de
            cartes (pour financer les soldats).
       Monnaie gouvernementale en 1818 : la monnaie de l’armée.
           Toujours pour financer les soldats.
       Les premiers billets de banques au Canada ont été faits par la
        Banque de Montréal (1818).
La Banque du Canada
   15 août 1866 : sanction Royale de sa Majesté autorisant
    les provinces à émettre des billets de Banque.




   1867 : La gestion de la monnaie devient de compétence
    fédérale (les billets du « dominion »)
   1934 : Fondation de la Banque du Canada
   1935 : Premiers billets émis par la Banque du Canada.
La Banque du Canada
   La Banque du Canada a été créée (1934) dans un but très
    précis : maintenir l’inflation à des niveaux acceptables.
       Organisme indépendant du gouvernement (apolitique et
        surtout, neutre à la politique budgétaire).
   C’est l’organisme du gouvernement qui est responsable
    de la gestion de la monnaie et de la politique monétaire.
   La Banque est gouvernée par un conseil d’administration :
       12 administrateurs (2 Québécois, 2 Ontariens, 1 autre par
        province);
       le Gouverneur de la banque (gouverneur actuel : ???);
       le premier sous-gouverneur;
       le sous ministre des finances (sans droit de vote);
La Banque du Canada
   La Banque est une société par action.
       Propriétaire : 100 000 actions à 50$ appartenant au ministre
        des finances.
       En d’autres termes, les profits de la Banque vont au
        gouvernement du Canada.
       Profits :
           Gestion de la politique monétaire.
           Seigneuriage.
           Aux US, la banque centrale est détenue par des particuliers.
   Le siège social est à Ottawa.
   8 « agences » un peu partout au Canada.
La Banque du Canada

    Revenus (M$)
    Revenus de placement                        1978,3
    Dépenses (M$)
    Politique monétaire                           60,6
    Monnaie (billets de banque)                  113,7
          sans la valeur nominale des billets    (55,4)
    Système financier                             34,1
    Gestion financière                            37,5
    Profits (M$)                                1734,4
La Banque du Canada
   5 grandes fonctions :
       L’élaboration et l’exécution de la politique monétaire;
       Prêteur de dernier recours;
           Crise de liquidités, par exemple.
       Émission de billets de banque;
       Agent financier du gouvernement fédéral (trésorier);
           Gestion de la dette et du fonds des changes.
       Rôle de consultation, de représentation et de surveillance.
           FMI, OCDE, G-7, SADC, ACP.
La politique monétaire
   La politique monétaire est le moyen employé par la
    Banque pour maintenir l’inflation à un niveau acceptable.
       Objectif : réduire les coûts de l’inflation
           La stabilité des prix.
       La cible : une inflation comprise entre 1% et 3%.
   Problème fondamental de la Banque : les billets en
    circulation (ce qu’elle imprime) ne constituent qu’une
    infime partie de la masse monétaire.
La politique monétaire
   Quelques agrégats (en milliards de $, 2004)
   M1                      163,2
       Monnaie hors banque :   42,1
       Comptes chèques :       35,2
       Comptes courants :      86,1
   M2                          630,2
   M3                          885,2
   M2++                        1276,4
La politique monétaire
   La Banque ne contrôle pas non plus la vitesse de
    circulation.
   Les Banques contribuent à la création monétaire par les
    prêts qu’elles font.
   Par exemple :
       Vous avez 10$ et le déposez dans votre compte. Total : 10$.
       La Banque le prête à quelqu’un d’autre et ce dernier le dépose
        dans son compte. Total : 20$
       La Banque le prête à quelqu’un d’autre et ainsi de suite…
   La vitesse à laquelle un billet de banque crée de la
    monnaie s’apelle la vélocité.
La politique monétaire
            Vélocité et agrégats monétaires
La politique monétaire
   Bref, la Banque ne contrôle pas :
       L’offre de monnaie.
       La circulation de la monnaie.
   Alors, comment peut-elle contrôler l’expansion
    monétaire ?
   La monnaie est un produit comme un autre…
   …elle a un prix.
   Les gens ne prêtent pas et n’empruntent pas
    gratuitement.
   Ils prêtent/empruntent a un certain taux d’intérêt.
La politique monétaire.
   Le taux d’intérêt, c’est le prix de l’emprunt.
   Or, si le prix augmente, les gens en consomment moins.
       Taux d’intérêts élevés  diminution de la demande de
        monnaiediminution de la quantité offerte diminution de
        l’inflation.
   Inversement, si le prix diminue, les gens en consomment
    plus.
       Taux d’intérêts faiblesaugmentation de la demande de
        monnaieaugmentation de la quantité offerteaugmentation
        de l’inflation.
La politique monétaire
   Comment la Banque influence-t-elle les taux d’intérêts ?
   Elle a un rôle fondamental dans le système de paiement
    de grandes valeurs des banques canadiennes.
       Système bancaire pour les « règlements de
        comptes ».(S’assurer que les actifs des banques égalent aux
        passifs)
   À l’intérieur du système, il se fait des prêts et des
    emprunts (montants énormes).
   La Banque du Canada intervient sur ce marché en
    achetant ou en vendant de manière à ce que les taux de
    financement à un jour égalent le taux cible à l’intérieur
    d’une fourchette de 50 points de base.

						
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