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I- HISTORIQUE_ DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DU MARCHE - Free ASP

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I- HISTORIQUE_ DEFINITION ET CARACTERISTIQUES DU MARCHE - Free ASP Powered By Docstoc
					Marché financier marocain
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     Sommaire
     INTRODUCTION
     Première partie : le marché financier marocain
     I- HISTORIQUE, DEFINITION ET CARACTERISTIQUES
DU MARCHE FINANCIER
     II- LES PRINCIPALES FONCTIONS ECONOMIQUES DU
MARCHE FINANCIER
     A- Financement de l‟économie nationale
     B- Valorisation des actifs des entreprises
     C-      Organisation          de           la     liquidité      des
investissements
     D- Contrôle de la sûreté et de l‟intégrité du
marché
     E- La restructuration ou le regroupement des

entreprises
     III- ORGANISATION DU MARCHE
      IV- LE ROLE ET FONCTIONNEMENT DU MARCHE
FINANCIER
     A- Les instruments du marché
     B- Les acteurs du marché


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Marché financier marocain
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     V- REFORME INSTITUTIONNELLE DU MARCHE
FINANCIER


     Deuxième partie : Analyse du comportement du
marché financier marocain
     I- LE MARCHE BOURSIER EN 2003
     A- Les indices boursiers
     B- La capitalisation boursière
     C- Le volume des transactions
     D- Une année riche en événements
     II- ANALYSE DU MARCHE
     A- Un environnement économique propice
     B- Un marché actions plus attractif
     C- Une analyse rétrospective flatteuse du Marché Actions

     Troisième        partie :      Perspectives,        Critiques         et
Recommandations
     PERSPECTIVES 2004
     I- L‟éclaircie économique devrait perdurer en 2005
     II- Adaptation réglementaire, chantier de 2005
     III- Les perspectives sectorielles de 2005
     LES CRITIQUES
     LES RECOMMANDATIONS
     Bibliographie


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Marché financier marocain
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      INTRODUCTION

      Après plusieurs années d‟attente, le Maroc semble connaître une
accélération de sa croissance économique. En effet, la levée des
différentes pesanteurs, qui ont toujours obstrué la voie, a libéré le
potentiel de dynamisme de l‟économie nationale.


      L‟arrivée au pouvoir de M. Driss JETTOU comme premier ministre,
avec un programme économique ambitieux, a donné un coup de fouet à
l‟ensemble des secteurs économiques.
      Les priorités économiques et sociales ont ainsi été portées au devant
de la scène et les différents départements ministériels se sont attelés à
résoudre, sur le terrain, la délicate équation du développement.
      En ligne avec les grands équilibres macro-économiques définis par le
gouvernement, l‟économie marocaine semble commencer à entrevoir le
bout du tunnel, affichant en 2003 une croissance honorable de 5,5%1.
      Celle-ci a capitalisé sur le bon comportement de l‟agriculture et des
BTP ainsi que sur une bonne résistance du secteur touristique face aux
événements dramatiques du 16 mai.


      Dans ce climat porteur, un retour à la confiance a été enregistré à la
Bourse de Casablanca, dont le niveau de performance rappelle la période
anté crise.
      L‟année qui s‟achève a également été le théâtre de plusieurs
opérations stratégiques, dont la complexité et le timing de certaines
d‟entre elles ont surpris la communauté financière.




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         LE MARCHE FINANCIER MAROCAIN


               I- Historique, Définition Et Caractéristiques Du Marché
         Financier
                Rappel Historique

     Certes le marché financier marocain n'a pas été toujours en mesure
de résoudre les problèmes de financement de l'économie nationale, mais a
su se reconvertir et s'adapter aux mutations de l'économie mondiale. Et le
plus important est qu'il a su maintenir et sauvegarder l'esprit de ses
fondateurs, à leur tête feu SM Mohammed V qui annonça dès le 18
novembre 1959, la création d'un ensemble d'institutions financières de
grande envergure: Bank Al Maghrib, la Banque Marocaine du Commerce
Extérieur, la Banque Nationale pour le Développement Économique, la
Caisse d'Épargne Nationale, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et la
Caisse de Dépôt et de Gestion.

     Plusieurs options se sont imposées au lendemain de l‟indépendance,
et notre économie a connu une chute des investissements et une
aggravation de la fuite des capitaux.

     Devant cette situation, il était nécessaire de mobiliser les ressources
financières pour encourager l‟investissement. Ainsi, des mesures avaient
été prises pour arrêter l‟hémorragie des capitaux et favoriser l‟épargne
pour qu‟elle soit au service de l‟économie.

     De même qu‟il a été procédé à l‟adoption de mesures de nature à
consolider notre souveraineté économique. Parmi les plus importantes
mesures figuraient la rupture du lien avec le franc français le 28 décembre
1958, la restructuration de l‟Office des changes le 28 janvier 1958, la




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création de Bank Al Maghrib le 1er janvier 1959 et l‟instauration du
dirham le 17 octobre 1959.

      Il a été procédé par ailleurs à la création de structures à même de
financer l‟investissement, dont la Banque marocaine du commerce
extérieur en vue d‟encourager le commerce extérieur, et la Banque
nationale pour le développement économique en vue de financer les
projets d‟investissement.

      L‟autre aspect auquel le système financier marocain s‟est attelé, a
trait à la mobilisation des capitaux locaux afin qu‟ils contribuent au
financement de l‟économie, notamment par la création de la Caisse
d‟épargne nationale, de la Caisse nationale de sécurité sociale et de la
Caisse de dépôt et de gestion.

      Le processus de création d‟établissements financiers de nature à
impulser l‟économie marocaine s‟est poursuivi sous le règne de notre
vénéré père, Sa Majesté le Roi Hassan II, que Dieu bénisse son âme.
Ainsi, ont été créées la Caisse nationale de crédit agricole en 1962, les
sociétés d‟investissement et la société nationale d‟investissement en 1966.

      Depuis les années quatre-vingt, notre pays a connu des réformes
structurelles dans le sens de la libéralisation du secteur financier et de son
adaptation aux nouvelles donnes en vue d‟impulser le développement.
Partant de cette nouvelle approche, le secteur bancaire se devait d‟entrer
en compétition au sein même du système bancaire d‟une part, et avec
d‟autres sources de financement, de l‟autre.



      Notre économie fait face aujourd‟hui à de nouveaux défis, aussi bien
au niveau interne qu‟externe.

      Il est nécessaire, au plan interne, de réaliser un taux de croissance
soutenu à même de répondre aux besoins et exigences des populations en
matière d‟enseignement, de santé et d‟infrastructures. Pour ce faire, il est



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nécessaire d‟atteindre pour les prochaines années, un taux de croissance
de 6 %.

      Au niveau externe, la mondialisation de l‟économie implique une
plus grande compétitivité et une consolidation de notre système financier
afin que notre pays puisse tirer profit de cette orientation mondiale.

      La crise financière qui a ébranlé l‟Asie et l‟Amérique latine a montré
que pour réussir l‟intégration dans l‟économie mondiale et drainer les
investissements, il ne suffit pas d‟ouvrir les frontières au libre-échange, de
recourir   à    la   privatisation      et   de    maintenir    les   équilibres    macro-
économiques. En plus de ces mesures nécessaires, il convient en effet de
renforcer notre tissu productif, de mettre en place des centres de
développement autonomes, à même de doter les économies des moyens
de résister aux chocs extérieurs, et d‟instaurer un système financier fort
et efficient.

               Les     axes          d’efficience        du    marché        financier
marocain

      Compétitivité

      Le   rôle      efficient   et    essentiel    du    système     financier    dans   le
financement du développement économique s'est confirmé de manière
éloquente sous le règne de feu SM Hassan II. Un règne qui a connu de
grandes réalisations : création de la Caisse Nationale de Crédit Agricole,
en   1962,      et     la   Société      Nationale       d'Investissement,    en     1966.
Sous son règne, le système financier a connu des transformations et
réformes majeures allant dans le sens d'une plus grande libéralisation et
d'une plus grande ouverture à la concurrence étrangère, sans oublier la
consolidation des groupes financiers comme la Banque Marocaine du
Commerce Extérieur, et ce, grâce à une politique de privatisation avisée.
Politique de privatisation qui a insufflé une nouvelle dynamique au marché
boursier, autre outil efficient de financement des investissements.
Conscient du fait que l'étape actuelle de la globalisation financière exige

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plus de vigilance et de suivi, Sa Majesté Mohamed VI ambitionne de faire
du système financier marocain un outil "immunisé" et mobilisateur au
service non seulement d'une croissance durable dont le taux doit se
stabiliser aux environs de 6% mais aussi de lutte contre le sous-
développement et la pauvreté. Seul un tel taux de croissances est
susceptible de répondre aux besoins et exigences des populations en
matière d'enseignement, de santé et d'infrastructure. le système financier
national doit davantage intégrer les mutations et restructurations en cours
dans        le      nouvel          environnement         de      l'économie     mondiale.
Le Maroc se trouve, en effet, face à de nouveaux défis. L'heure est à la
compétitivité, à la transparence, à la créativité et à l'innovation. Le
système financier marocain est plus que jamais appelé à moderniser ses
structures, à créer de nouveaux produits financiers et à s'adapter au
nouveau contexte monétaire international notamment depuis l'avènement
de                                                                                   l'Euro.
Sur le plan interne, le système bancaire et financier doit jouer son rôle de
locomotive non seulement pour mobiliser l'épargne et la canaliser vers
l'investissement            mais    surtout   pour       "permettre    à   l'entreprise    -
particulièrement les petites et moyennes entreprises- de bénéficier du
financement et de l'accompagner d'un processus de mise à niveau afin
qu'elle soit en mesure de faire face à la concurrence étrangère,
notamment européenne .

       Credo

       Examiner parmi les quatre axes de réflexion celui "d'adapter le rôle
de la Banque Centrale aux évolutions que connaît le système financier
international, en créant des mécanismes permettant aux opérateurs
économiques de tirer profit de la grande mobilité des capitaux, d'améliorer
les mesures préventives nécessaires en vue d'immuniser le système
financier        national    face    aux   crises   et    chocs    financiers   extérieurs".
Bien que la globalisation financière soit accompagnée d'une instabilité
croissante des marchés des changes et d'une montée des phénomènes


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spéculatifs   qui    ont   quelque      peu   limité    l'autonomie   des    politiques
économiques        des   États,   les   autorités      monétaires    ne   restent   pas
totalement démunies pour parer aux effets pervers de cette globalisation.
Reste que cette marge de manoeuvre ne reviendra pas sur une ouverture
qui ne fait que traduire dans le domaine financier l'internationalisation de
l'économie                                                                      réelle.
Il n'est ni possible, ni souhaitable de remettre en cause tous les aspects
de   la   globalisation     financière.       La    mondialisation    des    échanges
commerciaux et financiers est une tendance lourde. Mais, contrairement à
ce qu'a affirmé le credo libéral, le système financier international est
intrinsèquement instable. Il ne peut s'autoréguler. Plutôt que davantage
de régulation publique nationale, le système financier international a
besoin d'une régulation publique supranationale qui, seule, est à même de
redonner une certaine efficacité aux politiques de stabilisation. Selon
l'image du célèbre économiste américain Tobin, il faut "mettre des grains
de sable dans les rouages " trop bien huilés du système financier
international.

      Vigilance

      Bien que notre système bancaire et financier soit resté à l'écart des
crises qui ont secoué nombre de pays, il n'en demeure pas moins que la
logique de la tourmente financière inhérente à l'étape actuelle de la
mondialisation exige plus de vigilance et de suivi, Tout en se mettant en
diapason de la culture financière mondiale, le système financier national
doit fournir davantage d'efforts pour intégrer "les secteurs et zones du
pays qui demeurent encore en marge des circuits de financement
institutionnel".
Les gisements d'épargne que recèlent l'économie et la société marocaine
nécessitent la mise en place, dans l'immédiat, de nouveaux circuits et
produits adaptés pour les canaliser vers des emplois productifs. Il n'a pas
manqué, à cet égard, de mentionner le tissu des PME-PMI et les activités




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en milieu rural comme leviers importants du développement global et
durable de l'économie nationale.

      Bref, Les axes sont :

      1- adapter le rôle de la Banque centrale aux évolutions que connaît
le système financier international, et ce en créant des mécanismes
permettant aux opérateurs économiques de tirer profit de la grande
mobilité des capitaux, d‟améliorer les mesures préventives nécessaires en
vue d‟immuniser le système financier national face aux crises et chocs
financiers extérieurs.

      2- mobiliser l‟épargne et réfléchir aux meilleurs moyens de l‟orienter
vers l‟investissement.

      3- définir les évolutions nécessaires sur le marché boursier afin qu‟il
devienne un outil efficient de financement des investissements.

      4- réfléchir sur les moyens de promouvoir le secteur bancaire, ce qui
est de nature à permettre à l‟entreprise -particulièrement les petites et
moyennes entreprises, de bénéficier du financement et de l‟accompagner
d‟un processus de mise à niveau- afin qu‟elle soit en mesure de faire face
à la concurrence étrangère, notamment européenne.



      L‟expérience du système financier marocain a démontré sa capacité
d‟adaptation, puisque le contexte protectionniste dans lequel il a été
établi, ne l‟a pas empêché d‟assumer sa mission dans un environnement
d‟économie libérale. La question qui se pose à nous avec insistance
aujourd‟hui, est de définir les restructurations nécessaires pour que ce
secteur   puisse   s‟acquitter   de   ses   responsabilités   dans   le   nouvel
environnement de l‟économie mondiale.



           Les principales caractéristiques



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      Le marché financier constitue un moyen essentiel de financement de
l‟économie permettant une confrontation directe entre offreurs de capitaux
à long terme.
      Ce financement de l‟économie se fait donc par voie d‟appel public à
l‟épargne et ce par émission de titres de propriétés (actions) ou de titres
de créances (obligations).
      Le     marché   financier   joue   depuis   quelques   années   un   rôle
déterminant et original dans le système financier :
      - Déterminant, car il constitue un lien de financement direct puisque
prêteurs et emprunteurs sont confrontés directement les uns aux autres.
      - Original, car sur ce marché       s‟échangent à la fois des titres de
créances et des titres de propriété ; C‟est ainsi qu‟il répond à des
problèmes de prises de contrôle d‟entreprises. En outre ce marché est
doublement original dans la mesure où la forte mobilité du capital
provoque des fluctuations de cours, source de spéculation de la part
d‟opérateurs.


      L‟influence de l‟Etat aussi bien dans la gestion que dans l‟évolution
des opérations distingue le marché financier marocain.
      En effet, l‟Etat joue un rôle de gendarme, de régulateur et d‟acteur
principal.
      L‟Etat gendarme, l‟Etat exerce un rôle de contrôleur afin d‟assurer le
maintien d‟une concurrence loyale entre tous les acteurs ainsi que la
légalité des opérations réalisées.
      Pour ce, le CDVM est un établissement public doté de la personnalité
morale et de l‟autonomie financière. Il a pour mission de veiller au bon
fonctionnement, à la transparence, à l‟intégrité et à la pérennité du
marché des valeurs mobilières.
      En parallèle, la Banque centrale (Bank al Maghrib) exerce un
contrôle sur les banques en tant qu‟établissements de crédit, dépositaires
des titres, intermédiaires pour la réalisation des opérations de bourse et
de gestion.

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          L‟Etat acteur
          Le marché financier marocain est compartimenté en deux parties
principales:
          • le marché boursier;
          • le marché obligataire.
          Dans les deux compartiments, l‟intervention de l‟Etat en tant
qu‟acteur, depuis 1993, a été décisive.
          • Sur le marché boursier
          La dynamisation de la bourse des valeurs est due principalement à
la campagne de privatisation des entreprises détenues précédemment par
l‟Etat.
          • Sur le marché obligataire
          Les principaux titres négociés sur le marché sont:
          • Les bons du Trésor;
          • Les bons des sociétés de financement;
          • Les billets de trésorerie;
          • Les bons d‟épargne nationale.
          De toutes ces catégories de titre, les bons du Trésor (BDT)
s‟accaparent la part principale comme le montre le graphique ci-dessous:
          Evolution des Encours des TCN (titre de créance négociables)99-03




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      Encours des bons du Trésor Encours des autres TCN (Millards de
dirhams)
      TCN: titres de créances négociables.
      L‟évolution des encours varie d‟une catégorie à une autre.
      Les bons du Trésor: l‟évolution des encours des BDT, entre 1999 et
2003, montre que le bon de Trésor s‟oriente plus vers le financement par
les BDT émis par adjudication (cession) dont l‟encours a connu une
importante évolution, passant ainsi d‟un volume de 94,5 milliards de
dirhams en 1999 à 187,2 milliards de dirhams au 31 décembre 2003, au
détriment   des   emprunts   nationaux    qui   ont   enregistré   une   baisse
considérable (9,6 milliards de dirhams, en 1999, à 2,16 milliards de
dirhams au 31 Décembre 2003).
      Certificats de dépôt: les encours de ce type de TCN ont chuté de 55
pour cent entre l‟année 1999 et le 1er trimestre 2003, ce qui est dû
essentiellement à la tendance des banques vers le financement sur les
marchés monétaire et obligataire.
      Bons des sociétés de financement: contrairement aux certificats de
dépôt, l‟encours des bons de sociétés de financement a évolué d‟une
manière positive, expliquée par l‟orientation de ces sociétés vers ce mode
de financement qui représente de meilleures opportunités.
      Billets de trésorerie: ils ont connu une importante évolution (0,13
milliard d'euros au 31 mars 2003 contre 0,02 milliard d'euros en 1999),
cette évolution s‟explique aussi par l‟importance de ces billets en tant que
moyen de financement à court terme (de 10 jours à 1 an) pour les
personnes morales non financières.
      En conclusion, le Trésor reste le principal émetteur sur le marché
des TCN, et cela à travers les émissions des BDT par adjudication qui
représentent à peu près 94 pour cent (18,72 milliards d'euros) des
encours des TCN au 31 mars 2003 contre 1 pour cent (0,21 milliard
d'euros) pour les emprunts nationaux et 5 pour cent (1,14 milliard
d'euros) pour les autres TCN, à savoir les certificats de dépôt, les bons
des sociétés de financement et les billets de trésorerie.

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      II- Les Principales Fonctions Economiques Du Marché
Financier
      A- Financement de l’économie nationale
                    Financement du secteur public
      Le marché financier permet de drainer une partie de l‟épargne qui va
contribuer au financement au moins d‟une partie des déficits du trésor et
donc les équipements publics.
                    Financement du secteur privé
      Le financement du secteur privé par la bourse se fait à travers les
émissions du marché primaire :
                 Introductions en bourse
                 Augmentation de capital
                 Emission de titres de créances


      B- Valorisation des actifs des entreprises
      Le marché financier permet une estimation permanente de la valeur
marchande de la société. Cette valeur est calculée à partir du cours de la
bourse.
      Cette mesure reflète les anticipations des professionnels, des
investisseurs institutionnels et des épargnants sur les perspectives de
croissance de l‟entreprise. En réalité, la bourse est très sensible à
l‟évolution   de   l‟environnement     politique,     économique,   nationale   et
internationale.
      C‟est pourquoi cette estimation de la valeur d‟une société peut
paraître, par moment, sur ou sous-évaluée.
      C- Organisation de la liquidité des investissements
      La    liquidité   des   investissements   est    assurée   par   le   marché
secondaire : ainsi, les placements sur le marché financier présentent



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l‟avantage d‟être facilement mobilisables. Il est possible de vendre un titre
côté en bourse à un autre investisseur à la bourse des valeurs.
      Plus le marché est large et liquide, plus il sera facile aux épargnants
et aux investisseurs de trouver une contrepartie à leurs opérations.


      D- Contrôle de la sûreté et de l’intégrité du marché
      La sûreté du marché veut dire rassurer le vendeur et l‟acheteur sur
la livraison des titres et le règlement du produit vendu dans les délais
préfixés.
      L‟intégrité du marché signifie la protection des épargnants et des
investisseurs à travers la définition des règles de fonctionnement du
marché ainsi que le contrôle des opérations et des intermédiaires.
      Par conséquent, le marché boursier fait l‟objet d‟un contrôle étroit de
la part des pouvoirs publics.


      E- La restructuration ou le regroupement des entreprises
      Le marché financier permet l‟apparition, dans une économie, de
grands groupes industriels par le biais d‟opérations de concentrations. Ces
opérations permettent le plus souvent aux unités de production, de
réaliser des économies d‟échelle, de mettre en œuvre des moyens
importants pour développer la recherche et de faire face ainsi à une
concurrence de plus en plus forte.

      III- Organisation du marché

      A- Le marché est scindé en marché primaire et marché
secondaire

      1- Marché primaire

      Ce marché est constitué de sociétés dont le capital est nouvellement
ouvert. Elles peuvent notamment émettre des actions ou des obligations.




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      Actions :   l‟émission se fait par syndication qui consiste en la

constitution d‟un groupement de banques et/ou sociétés de bourse qui se
propose d‟assurer le placement des titres. Les actions sont des titres émis
par des sociétés de capitaux. Ce sont des titres de propriété, représentatif
de la valeur unitaire du capital social. Ces titres sont émis sur le marché
financier après agrément des autorités boursières qui autorisent leur
introduction et leur négoce en bourse. Une partie seulement des actions
est cotée en bourse, celle des titres émis par appel public à l‟épargne ;
c‟est la partie appelée « capital flottant ».


      Les sociétés qui émettent des actions doivent souscrire à des
engagements quant à la diffusion de l‟information sur son activité et des
règles de bonne conduite. L‟émission de ces actions se fait sur le « marché
primaire » que l‟on appelle aussi « marché du neuf ».
      L‟acquéreur d‟actions devient propriétaire de l‟entreprise au prorata
de ses titres, et assume la totalité des risques de l‟entreprise. Les actions
sont des valeurs à revenu aléatoire et variable, qui donnent lieu à des
dividendes qui ne peuvent être versés que lorsque l‟entreprise réalise des
bénéfices mais pouvant varier selon l‟importance des résultats.


      Obligations :   l‟émission se fait par adjudication qui permet aux

établissements prêteurs de soumissionner à une émission en proposant
des taux et des montants sur différentes échéances, ce qui offre à
l‟émetteur la possibilité de se financer sur le marché en fonction de ses
besoins.
      Les obligations sont une autre variété de valeurs négociables en
bourse. Ce sont des titres de créances (dettes à long et moyen terme
émises par l‟état, les institutionnels, ou les entreprises) qui peuvent être
négociables en bourse. Comme pour les actions, l‟obligation est d‟abord
émise sur le marché primaire (marché du neuf) par opposition à la bourse
où les négociations forment le marché secondaire (marché de l‟occasion).

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     L‟acheteur d‟une obligation (l‟obligataire) participe à l‟endettement
de l‟entreprise émettrice ou de l‟état émetteur, en lui prêtant une certaine
somme d‟argent qui lui rapportera pendant toute la durée du prêt un
intérêt annuel, fixé au moment de l‟émission de l‟emprunt. Cet intérêt
annuel est représenté par un coupon.
     Lors de la souscription à une obligation émise par le secteur privé, il
est nécessaire de prendre en compte la signature (notoriété) de
l‟entreprise émettrice ; les emprunts émis par le secteur privé sont
considérés plus risqués que les emprunts d‟état ou emprunts garantis par
l‟état (l‟état ne peut être mis en faillite contrairement à une entreprise
privée).
     D‟une   part,   le   détenteur   d‟une   obligation   est   assuré   d‟être
remboursé du montant de sa mise, s‟il garde les titres jusqu‟à échéance.
D‟autre part, en achetant une obligation, l‟épargnant est assuré d‟un
revenu fixe. Les intérêts versés annuellement sont connus d‟avance.
     Enfin, le cours de l‟obligation varie en fonction du taux d‟intérêt du
marché, indépendamment de la situation de l‟émetteur. Si les taux
d‟intérêt du marché augmentent, le cours des obligations aura tendance à
baisser.


     2- Marché secondaire
     Scindé à son tour en 3 compartiments :


     Premier compartiment : réservé à des sociétés disposant d‟une taille
relativement importante et répondant à certaines conditions d‟admission :
     Capital minimum : 15 millions de DHS
     Capital diffusé : 20%
     Exercices certifiés : 3 années




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      Deuxième compartiment :     Réservé à des sociétés disposant d‟une

taille relativement moyenne (PME/PMI) et répondant à des conditions
d‟admission plus modérées :
      Capital minimum : 10 millions de DHS
      Capital diffusé : 15%
      Exercices certifiés : 3 années


      Troisième compartiment :        Compartiment réservé à des sociétés

opérant dans le secteur technologique (Start Up) et répondant à certaines
conditions d‟admission :
      Capital minimum :5 millions de DHS
      Augmentation de capital : 3 millions de DHS
      Capital diffusé : 40% (dont la moitié au moins provenant de
l‟augmentation de capital)
      Exercices certifiés : 1 année
      Contrat d‟animation : exigé pour une période de cinq années.


      3- Marché central/ Marché de blocs
      A la bourse de Casablanca, les titres sont échangés au comptant sur
deux types de marché :


      Le Marché central : Appelé aussi marché officiel, le marché central
est le lieu de confrontation de l‟ensemble des ordres sur les valeurs
mobilières inscrites à la cote. C‟est un marché au détail sur lequel tout
intervenant peut acheter des titres, soit à l‟unité soit en quantité. Le
règlement et la livraison des titres étant simultanés, le dépôt des titres et
la disponibilité des capitaux doit correspondre à l‟ordre de négociation.



      Le Marché de Bloc : Assimilé au marché de gré à gré, le marché de
bloc permet la négociation par entente directe des valeurs mobilières

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Marché financier marocain
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inscrites à la cote. Contrairement au marché central, les échanges
effectués sur le marché de bloc doivent respecter des quantités. Ces
quantités minimales d‟échange, appelées aussi Taille Minimum de Bloc
(TMB) sont calculées périodiquement par la SBVC en fonction du volume
de transaction historique de la valeur sur le marché. Les cours d‟échanges
sur ce marché sont déterminés en fonction des cours constatés sur le
marché central et sont inclus dans une Fourchette Moyenne Pondérée
(FMP) de prix.


     4- Ordres de bourse
     Les types d‟ordres de Bourses

     Ouverture (au mieux) :     le donneur d‟ordre accepte l‟exécution de

son ordre quelque soit le prix d‟ouverture, et ce dans la limite de la
variation tolérée (+/- 6%)


     Limité : le   donneur d‟ordre fixe le prix maximal qu‟il est disposé à

payer dans le cas d‟un achat et le prix minimal auquel il accepte de céder
ses titres dans le cas d‟une vente.


     5- Techniques de cotation
     Sur le marché central, on fait la distinction entre les valeurs cotées
en continu (plus liquides) et les valeurs cotées au fixing (moins liquides).

(cf. voir classement en annexe)


      Continu : les valeurs sont cotées et échangées pendant la séance.




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     Marché financier marocain
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                Ouverture
 9h                                                                   12h55         13h
                  10h



                                                                         Préclôture
      Préouverture
                                      Séance                             Calcul de
      Accumulation
                                      (transactions)                        PTC
       des ordres
      Calcul du PTO

             MultiFixing : (valeurs moyennement liquides).
           Dégager après confrontation de l‟offre et de la demande, un cours
     unique auquel le maximum de titres peut être négocié. Les transactions se
     font alors toutes au même cours.

                         Premier                         Second
                        multifixing                     multifixing
9h                                                        12h15                    13h
                           11h


         Pré ouverture
       Accumulation des
             ordres                      Préouverture
        Calcul du PTO



             Fixing : (valeurs très peu liquides)

                                           Fixing
                                            12h
9h                                                                                 13h



      Pré ouverture
      Accumulation des ordres
      Calcul du PTO




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Marché financier marocain
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      IV- Le rôle et Fonctionnement Du Marché Financier
      Quels sont les acteurs, comment ils interagissent, et surtout
comment fonctionnent leurs systèmes d'information.




                 La fonction du marché financier dans l'économie
                 Les banques
                 Les investisseurs institutionnels
                 L'émission des titres
                 Les dépositaires
                 Les opérations de marché
                 Les salles de marché
                 La spéculation et l'arbitrage
                 Conclusion




           La fonction du marché financier dans l'économie

      Un marché est le lieu où se rencontrent une offre et une demande
d'un certain bien. En l'occurrence le bien dont il s'agit est l'argent.

      Sur le marché des capitaux, les détenteurs de l'offre sont les agents
dits " à capacité d'épargne positive ", en l'occurrence les ménages
essentiellement et aussi les entreprises, quoique celles-ci préfèrent
généralement réincorporer leurs bénéfices dans leur propre activité ou
distribuer des dividendes à leurs actionnaires. Les demandeurs sont d'une
part les Etats, l'Etat providence moderne nécessitant des investissements
considérables et d'autre part bien sûr les entreprises : ce sont les agents
que l'on appelle " à besoin de financement ".

      Loin d'une entité abstraite et souvent présentée comme irrationnelle
et toute-puissante à la fois, le marché des capitaux représente en fait le
moteur de l'économie, puisque c'est le lieu où le carburant, l'argent, va


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Marché financier marocain
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être utilisé pour propulser de l'avant la machine, c'est-à-dire produire des
richesses.

     Tel est le    principe, mais     l'application pratique   présente   des
modalités évidemment plus complexes.

     La première pierre d'achoppement réside dans la possibilité qu'un
échange ait effectivement lieu entre les agents à capacité de d'épargne et
les agents à besoin de financement. En effet pour que le marché
fonctionne il faut non seulement que le bien, l'offre et la demande
existent, mais aussi que les agents aient envie de procéder à l'échange !
Or les agents à capacité d'épargne, les ménages rappelons-le, présentent
une profonde aversion pour le risque. Aversion d'ailleurs justifiée par le
sens commun, tout manuel du parfait boursicoteur qui se respecte
commence par un avertissement enjoignant le lecteur de ne placer
directement en Bourse que son superflu, c'est-à-dire ce dont il n'a pas
besoin aujourd'hui et n'aura pas besoin demain. Dès lors l'essentiel de
l'épargne dégagée par les ménages se trouve en dépôt sur des comptes à
vue ou des comptes d'épargne où l'argent est immédiatement disponible.

     En face, les agents à besoin de financement, à savoir les
entreprises, souhaitent trouver des financements à long terme pour
planifier leur développement. L'horizon des agents à capacité d'épargne
est généralement de quelques semaines (la prochaine paie) à quelques
mois (le prochain tiers provisionnel…). L'horizon des agents à besoin de
financement est de plusieurs années ! Cette différence rend l'échange
effectif quelque peu problématique.



            Les banques

     C'est ici qu'intervient une troisième catégorie d'agents économiques
: les banques. Les banques sont les seuls agents qui possèdent le pouvoir
de transformer des ressources à très court terme : les dépôts à vue (les
comptes courants) en emplois à moyen ou long terme : le crédit bancaire.


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Marché financier marocain
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Les banques établissent donc le pont nécessaire entre les ménages et les
entreprises ; historiquement elles ont joué et jouent toujours un rôle
essentiel dans le financement de l'économie.

      Chaque banque a le droit de distribuer sous forme de crédit la quasi-
totalité de l'argent ,mis en dépôt par ses clients sur les comptes à vue.
Mais ce crédit distribué par la banque n'annule pas pour autant le dépôt,
qui reste disponible pour le client. Il y a donc création de monnaie par la
banque. Ces crédits, octroyés sous forme de dépôts à vue, viennent
grossir l'encaisse des banques et donc leur possibilité de distribuer de
nouveaux crédits, etc. Les dépôts font les crédits, qui eux-mêmes font les
dépôts, …etc. C'est ce qu'on appelle le " multiplicateur du crédit ".

      Le pouvoir de création monétaire des banques n'est évidemment, et
heureusement, pas infini. Il est limité d'abord par le fait qu'une partie
seulement du crédit octroyé restera sous forme de dépôt. Le reste sera
converti en monnaie fiduciaire (billets) par des retraits . C'est d'ailleurs
pour garantir la capacité des banques à faire face aux retraits que la
banque centrale leur impose de bloquer un pourcentage de leurs dépôts
sous forme de réserves obligatoires, non utilisables pour distribuer du
crédit. Ce taux de réserves obligatoires est un des instruments de contrôle
par les banques centrales de la quantité de monnaie en circulation.

      De plus, une entreprise ne peut pas se financer uniquement par le
crédit : au-delà d'un certain niveau d'endettement, les frais financiers
finissent par pénaliser de manière insupportable les résultats et à ce
moment les banques n'acceptent plus de prêter. Les entreprises doivent
aussi trouver des moyens de financement à encore plus long terme, des
financements qui en fait ne deviennent exigibles qu'en cas de dissolution
de la société : des capitaux, ou à très longue échéance, des emprunts
obligataires par exemple. L'ensemble des capitaux et des dettes à long
terme constituent ce qu'on appelle les " fonds propres " d'une entreprise.

      Les banques, en particulier les banques d'affaires, interviennent
aussi dans le financement à long terme des entreprises, mais ce n'est pas

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Marché financier marocain
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leur vocation première qui est plutôt de faire circuler l'argent. Pour doter
les entreprises en fonds propres, il faut des agents économiques prêts à
immobiliser de fortes sommes sur de longues périodes, en vue bien
évidemment d'en retirer un bénéfice : des investisseurs.



           Les investisseurs institutionnels

      Les principaux investisseurs sur les marchés de capitaux aujourd'hui
sont ceux qu'on appelle les " investisseurs institutionnels " (familièrement
les " zinzins "), à savoir les compagnies d'assurance, les fonds (SICAV et
Fonds Communs de Placement), les caisses de retraite et leur équivalent
américain les fonds de pension. Eux aussi drainent de l'épargne publique,
mais cette épargne est immobilisée et n'est pas exigible immédiatement
comme les sommes en dépôt sur les comptes à vue. D'autre part les
organismes en question ont généralement une obligation réglementaire ou
contractuelle ou statutaire de faire fructifier cette épargne afin de pouvoir
verser dans le cas des compagnies d'assurance les indemnités, dans le cas
des fonds de pension les retraites à leurs souscripteurs.

      Au lieu de distribuer du crédit comme les banques, les investisseurs
institutionnels achètent les titres émis par les entreprises en quête de
financement. Ces titres sont représentatifs soit de capitaux propres : les
actions, soit de dettes à long terme : les obligations. Cet achat s'effectue
soit sur le marché primaire, c'est-à-dire dès l'émission du titre, soit sur le
marché secondaire, qu'on appelle plus communément " la Bourse ".

      Entre la décision des entreprises de trouver des financements sur le
marché d'une part, et la décision des investisseurs institutionnels de
placer l'épargne dont ils ont la garde d'autre part, il y a clairement cette
fois une offre et une demande qui ne peuvent que se rencontrer. Encore
faut-il que le marché s'organise pour faciliter au mieux cette rencontre ;
plusieurs sortes d'acteurs vont y contribuer. A ce niveau les banques
manifestent de nouveau leur présence en force, car en tant qu'organismes


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Marché financier marocain
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teneurs de comptes espèces et pourvoyeurs de liquidité, elles vont jouer
un rôle d'intermédiation primordial.



      L'émission des titres

      L'émetteur qui souhaite se financer sur le marché se tourne vers une
banque, ou un groupe de banques (le " syndicat ") qui joue le rôle d'agent
pour cette émission. L'agent prend en charge toutes les modalités
économiques de l'émission. Il s'engage à " prendre ferme ", en d'autres
termes à acheter les titres émis, à charge à lui de trouver ensuite des
investisseurs prêts à les racheter.

      Après l'émission, et une fois les titres sur le marché, l'agent payeur
de l'émetteur (qui peut être le même que l'agent financier ou un autre
établissement) aura en charge le bon déroulement de toutes les
opérations intervenant dans la vie du titre : paiement de coupons pour les
obligations    ou    de   dividendes   pour   les   actions,   remboursements,
augmentations de capital…

      Les agences de notation enfin sont des établissements indépendants
qui évaluent la qualité des émetteurs et leur attribuent une note
établissant leur fiabilité en tant que débiteurs.



             Les dépositaires

      L'agent financier de l'émetteur gère la relation avec le dépositaire
central, un acteur fondamental sur le marché des titres. Le dépositaire
central tient à jour dans ses comptes, pour chaque émission dont il a
connaissance, la quantité totale de titres émis et la quantité détenue par
chaque établissement inscrit en compte chez lui (la somme des quantité
détenues par chaque établissement devant bien évidemment égaler la
quantité totale ).

      Or le dépositaire central ne gère à peu près que les titres émis dans
son propre pays, tandis que les investisseurs tendent à internationaliser
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Marché financier marocain
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leurs placements. D'où le développement de la fonction de " dépositaire
global " ou " global custodian ". Le global custodian est désigné par
l'investisseur pour être son teneur de compte pour toutes ses opérations
d'achat-vente de titres sur tous les marchés. Pour ce faire le global
custodian se met en relation avec des dépositaires locaux sur tous les
marchés de la terre, les dépositaires locaux ayant chacun en charge la
relation avec le dépositaire central de leur pays.

      Pour être global ou local custodian, il faut être habilité à tenir non
seulement des comptes titres mais aussi des comptes espèces au nom des
investisseurs. Ces établissements sont donc généralement des banques.



             Les opérations de marché

      Les     investisseurs     achètent     des   titres   généralement   par
l'intermédiaire d'un broker ou courtier. Celui-ci assure plusieurs services
en direction des investisseurs. Les analystes financiers étudient le marché,
les   émetteurs      et   prodiguent   des   recommandations.   Les   vendeurs
répercutent les conseils des analystes en direction des investisseurs et
recueillent leurs ordres. Les traders enfin vont sur le marché acheter ou
vendre les titres.

      La négociation entre les brokers se fait soit directement " de gré à
gré ", soit par l'intermédiaire d'un marché organisé, une Bourse des
valeurs, soit sur une des places de marché électroniques qui connaissent
un fort développement actuellement.

      Une fois l'opération négociée, l'investisseur se tourne vers son
dépositaire afin que celui-ci prenne en charge la partie " post-marché ".
En effet pour que l'opération soit dûment enregistrée il faut procéder à
l'échange des titres fournis par le vendeur contre les espèces fournies par
l'acheteur.

      Le dépositaire aura également la charge de répercuter sur les
comptes de son client investisseur l'impact des multiples opérations sur

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Marché financier marocain
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titres intervenant sur son portefeuille : paiements de coupons ou
dividendes, remboursements, mais aussi détachement de droits de
souscription, OPA,… OPE…



             Les salles de marché

        Les   opérations   de   marché    effectuées   par   les   investisseurs
institutionnels ne se bornent pas à l'achat-vente de titres. Etant données
les sommes engagées, et la multiplicité des marchés où les investisseurs
interviennent, cette activité génère des besoins annexes. L'investisseur
doit se procurer des devises, d'où la nécessité d'intervenir sur le marché
des changes. Il peut avoir également besoin de crédit, ou au contraire
vouloir placer temporairement des liquidités, pour optimiser sa trésorerie.
Enfin il veut protéger son portefeuille d'actifs contre les fluctuations du
marché, d'où un besoin en produits dérivés.

        Les entreprises non financières (les " corporates ") font face au
même type de besoins : les importateurs veulent se procurer des devises,
les industries de transformation doivent se protéger contre les fluctuations
des prix des matières premières. Tous ont des besoins de gestion de
trésorerie, et de couverture contre les mouvements des cours ou des
taux.

        Les banques prennent en charge cette demande au niveau des
agences pour les petites ou moyennes entreprises, ou directement au
niveau de la salle des marchés pour les plus gros clients. Le cumul des
positions générées sur les différents produits est alors pris en charge par
les traders de la salle des marchés. L'activité d'une salle est d'abord
déterminée par la somme des demandes de tous les clients de la banque



             La spéculation et l'arbitrage

        Tous les établissements financiers ainsi que des fonds dédiés à cette
activité consacrent une partie de leurs ressources à la spéculation. Cette

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Marché financier marocain
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part de l'activité de marché, qu'elle soit ou non aussi intense qu'on tend à
le faire croire, n'en est pas moins une nécessité. Spéculer c'est en effet
prendre une position contraire à la tendance en cours : c'est se porter
vendeur quand on pense que les cours vont baisser, acheteur quand on
pense qu'ils vont monter. En prenant position, les spéculateurs apportent
de liquidité au marché : ils sont les vendeurs des investisseurs qui veulent
acheter, les acheteurs de ceux qui veulent vendre. C'est une activité
risquée, puisque contrairement aux investisseurs ou aux corporates, les
spéculateurs parient sur l'avenir.

      Les arbitragistes jouent également un rôle d'harmonisation : ils
profitent des différences de prix existant entre différents marchés pour
faire des plus-values. Par exemple sur le marché des devises, ils achètent
du dollar sur une place où celui-ci est moins cher et le revendent là où il
est plus demandé, donc plus cher. C'est une activité sans risque, puisque
les actifs achetés sont immédiatement revendus, mais qui nécessite des
fonds importants dans la mesure où les plus-values par opération sont
faibles . L'activité des arbitragistes a pour effet de gommer les
incohérences du marché.



      Conclusion

      La littérature économique, après avoir opposé le financement des
entreprises par le crédit bancaire (économie d'endettement) et le
financement par l'émission de titres (économie de marché), tend
désormais à attribuer un rôle complémentaire aux deux. Les études
tendent à prouver que pour se développer une économie a besoin d'un
marché financier actif et organisé et d'un système bancaire fiable.




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Marché financier marocain
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      A- Les instruments du marché

      Le marché financier est un marché sur lequel se négocient des
valeurs mobilières à savoir les     actions, les obligations, les certificats
d‟investissement ainsi que les bons de privatisation.
      1. Les actions
      L‟action    est un titre de propriété représentant une fraction de
capital d‟une entreprise. Ce titre ouvre droit à une rémunération appelée
dividende et à      une participation au pouvoir de décision. Le dividende
distribué varie en fonction du niveau des résultats et de la politique suivie
par l‟entreprise.     Les décisions sont prises en assemblée générale
d‟actionnaire, chaque action donne droit à une voix. Cependant, certaines
actions bénéficient de dividendes prioritaires, mais ne disposent plus de
droit de vote et d‟autres ont des droits de vote plural.
      Ces actions sont émises lors de la constitution des sociétés ou à
l‟occasion de toute augmentation du capital.
      Elles sont soit en numéraire, soit d‟apport ; leur montant nominal
ne peut être inférieur à 100 DH.
      Les actions ne sont      négociables qu‟après immatriculation de la
société au registre du commerce ou la réalisation de l‟augmentation de
capital.

      2. Les obligations

      Les obligations sont des titres négociables qui, dans une même
émission, confient les mêmes droits de créance pour une même valeur
nominale. Cette valeur ne peut être inférieure à 100 DH.
      L‟obligataire perçoit pendant la durée de l‟emprunt, un intérêt en
fonction du montant de l‟obligation, fixé à la souscription de l‟obligation.
Le remboursement de l‟obligation peut intervenir avant son terme par
tirage au sort.



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Marché financier marocain
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      Un        emprunt obligataire est caractérisé par sa durée, le prix
d‟émission de l‟obligation, le taux et les modalités d‟amortissement.
      Le prix d‟émission est le prix versé par les souscripteurs. Afin
d‟attirer les obligataires, ce prix       peut être la valeur contractuelle de
l‟obligation.
      Concernant la rémunération de l‟obligation, le taux nominal qui
représente le taux contractuel doit être distingué du taux de rendement
actuariel qui représente la rémunération réelle du titre en tenant compte
de tous les éléments caractéristiques du titre ( prix d‟émission , prix de
remboursement , modalités d‟amortissements ... )
      Le remboursement de la somme prêtée est appelé amortissement de
l‟emprunt. Il peut se faire :
               En totalité à l‟échéance (in fine)
               Par annuités constantes
               Par amortissements constants
               A zéro coupon


      Dans les comptes de l‟entreprise, l‟emprunt obligataire est inscrit au
passif du bilan parmi les dettes financières. Les intérêts servis aux
obligataires constituent des frais financiers pour l‟entreprise.
      Les obligataires ne sont pas traités comme des créanciers ordinaires
puisqu‟ils peuvent se regrouper en une masse dotée de la personnalité
morale pour défendre leurs intérêts.
      L „émission d‟obligations était, jusque là, réservée à l‟Etat et aux
entreprises publiques.
      Ces valeurs ont été introduites          dans la loi relative à la société
anonyme dans le but de promouvoir le marché obligataire. Désormais,
l‟émission       d‟obligations   est   permise       pour   toutes   les   sociétés
anonymes ayant deux années d‟existence et qui ont clôturé deux
exercices successifs et dont le capital social a été intégralement libéré.
      La cotation en bourse n‟est pas exigée. Par ailleurs, aucune
condition n‟est requise pour les sociétés qui bénéficient de la garantie de

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Marché financier marocain
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l‟Etat.



          3. Les certificats d’investissement

          Ce produit est issu du démembrement de l‟action en deux :
          - Le certificat d‟investissement représentatif des droits pécuniaires
de l‟action (Dividende), est cessible sans condition.
          - Le certificat de droit de vote qui représente les autres droits
attachés aux actions émises (droits non pécuniaires) ; ne peut être cédé
seul. Le porteur du certificat d‟investissement renonce à son droit de vote
et donc à l‟immixtion dans la gestion de la société.
          Le certificat d‟investissement est un titre négociable qui a une même
valeur nominale que les actions.
          Ce produit    permet aux actionnaires majoritaires d‟augmenter les
fonds propres de la société sans risque de perte de contrôle.
          Les   certificats   peuvent   également   se   transformer   en   actions
ordinaires :
          (Action = certificat d‟investissement + certificat de droit de vote)



          4. Les bons de privatisation

          Il s‟agit d‟un titre émis par le Trésor, et qui peut être échangé en
actions de toute société privatisable qui fera l‟objet d‟une offre publique de
vente (OPV). Jusqu'à leur échange, ils sont assimilables à des créances
sur le Trésor.
          Lors de leur échange, le propriétaire de ces titres bénéficie d‟un droit
prioritaire d‟acquisition d‟actions.
          En cas d‟échange, le bon donne droit à des intérêts calculés sur la
période écoulée.
          En l‟absence d‟échange        le détenteur du bon est remboursé du
nominale augmenté d‟une rémunération annuelle.
          Ces bons sont au porteur, dématérialisés (inscrits en compte) et


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Marché financier marocain
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côtés en bourse.


      B- Les acteurs du marché

      1- La Société de Bourse des Valeurs de Casablanca : SBVC

      La loi du 21 septembre 1993 a transformé la bourse des valeurs de
Casablanca qui était un établissement public, en une société anonyme,
société concessionnaire de service public et qui en vertu d‟un cahier des
charges approuvé par le Ministère des Finances, est chargée de
l‟organisation et la modernisation du marché :
                 Elle prononce l‟introduction des valeurs à la côte officielle.
                 Elle veille au bon fonctionnement du marché et informe le
          CDVM de toute infraction.
                 Elle   assure   l‟enregistrement,    la   consignation    des
          transactions, l‟organisation de la compensation, la livraison des
          titres et des moyens de paiement.
      A sa création, son capital était fixé à 10 Millions de Dirhams. Il doit
être souscrit et détenu à tout moment à parts égales par l‟ensemble des
sociétés de bourse.
      Ses statuts sont approuvés par le Ministère des Finances. La
désignation des administrateurs est aussi soumise à l‟approbation du
Ministère des Finances qui peut les démettre sur rapport du CDVM ou du
commissaire du gouvernement.
      Cependant, elle n‟est pas soumise au contrôle financier de l‟Etat,
mais un commissaire du gouvernement nommé par le Ministère des
Finances, est chargé de veiller au respect par cette société des
dispositions de ses statuts.


            La SBVC a pour mission de :


            Prononcer l‟introduction et la radiation des valeurs mobilières à
la cote officielle,

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Marché financier marocain
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          Fixer les règles de fonctionnement du marché,
          Veiller à la conformité des opérations effectuée par les sociétés
de Bourse au regard des lois et règlements en vigueur,
          Porter à la connaissance du CDVM toute infraction qu‟elle aura
relevée,
          Suspendre la cotation d‟une ou plusieurs valeurs mobilières et
l‟ensemble des transactions attachées.



     2- L’autorité de surveillance du marché : le CDVM


     Le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) est
l‟équivalent de la Security Exchange Commission (SEC) aux USA et de la
Commission des Opérations de Bourse (COB) en France.
     a-Les missions du CDVM
          Veiller à l‟amélioration de la qualité des informations fournies
par les sociétés cotées, par des vérifications et des investigations auprès
des entreprises concernées,
          Veiller au bon fonctionnement du marché par le contrôle du
fonctionnement de la BVC et de la variation des cours. Il s‟agit de
contrôler les réseaux de démarchage en valeurs mobilières,
          Veiller à la protection de l‟épargne           investie en valeur
mobilière ou en autre placement donnant lieu à un appel public à
l‟épargne (OPCVM).(voir OPCVM à la suite),
          Veiller   au   respect   de   la   procédure   de   déclaration   de
franchissement de seuils par les actionnaires de sociétés cotées.


     b- Les fonctions du CDVM
          Instruire les demandes d‟agrément des OPCVM,
          Effectuer des enquêtes auprès des personnes morales faisant
appel public à l‟épargne et des sociétés de Bourse,



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Marché financier marocain
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            Viser   les notes d‟information d‟introduction d‟actions        ou
d‟autres titres à la cote officielle,
            Prononcer des sanctions pécuniaires à l‟encontre de personnes
en infraction avec ses règlements,
            Publier chaque année un        rapport sur les activités et sur les
marchés placés sous son contrôle.



      3- Les sociétés de Bourse

      Leur rôle est similaire à celui des anciens intermédiaires de bourse,
soit la négociation des valeurs mobilières admises à la cote. Leur principal
objectif est l‟exécution des transactions sur les valeurs mobilières.


      a- Elles peuvent en outre
            Participer au placement des titres émis par des personnes
morales faisant appel public à l‟épargne,
            Assurer la garde des titres,
            Gérer des portefeuilles de valeurs en vertu d‟un mandat,
            Conseiller et démarcher la clientèle.


      b- Elles sont tenues de
            Constituer des dépôts de garantie destinés à couvrir les
positions nettes non dénouées,
            Contracter une assurance couvrant les risques de la perte, de
vol ou de destruction de fonds et des valeurs qui leur sont confiées,
            Instituer un fond de garantie destiné à indemniser la clientèle
des sociétés de bourse mises en liquidation.
            Adresser au CDVM: Les bilans, les comptes produits et
charges, les états de solde de gestion, les tableaux de financement, et de
publier ces résultats dans un journal d‟annonce légale ; la liste des
actionnaires ou porteurs de parts détenant une participation égale ou
supérieure à 5% du capital.

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Marché financier marocain
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      c- Les clients de la société de bourse
      Il existe deux types de clients :
              Les clients réseau : les agences du réseau bancaire collectent
les ordres et les transmettent au département des titres qui à son tour
transmet le carnet d‟ordre au négociateur.
              Les clients directs : sont démarchés directement par la société
de bourse. Ils sont généralement des patrimoniaux ou des institutionnels
nationaux ou étrangers. ( OPCVM, Assurances, Caisse de retraite, la CDG,
les fonds).


      d- Les ressources de la société de bourse
              0.6% commission d‟intermédiation, négociable et revient à la
société de bourse.
              0.1% impôt de bourse, non-négociable, dont 0.06% pour la
bourse et 0.04% pour la CDVM.
              0.2% commission du règlement, prélevé par le dépositaire,
négociable.
              0.3% taux annuel, les droits de garde, prélevé par le
dépositaire.

      4- Les Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières
(OPCVM)

      a- Historique
      Historiquement,      le   premier   OPCVM    ou   Mutual    Fund,   The
Massachusetts Investors Trust, a été créé aux Etats-Unis en 1924. Le
concept développé par ses fondateurs reposait sur une réflexion simple : il
est plus judicieux de détenir plusieurs titres que de parier sur quelques-
uns uns. La diversification peut s‟avérer difficile car acheter de nombreux
titres est onéreux. La sélection de ces titres est un travail à temps plein,
nécessitant des connaissances et compétences précises. En mettant en
commun leur capital, les épargnants se dotent d‟un pouvoir d‟achat

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Marché financier marocain
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supérieur qui leur permet de jouer un rôle plus significatif sur le marché
boursier que s‟ils investissaient “ en solo ”. En confiant la gestion à des
professionnels, ils augmentent leur chance de sélectionner les bonnes
valeurs et minimisent leur risque, celui-ci se trouvant réparti sur un
nombre de titres plus important.


     b- Le rôle économique des OPCVM
     Les OPCVM jouent un double rôle dans l‟économie à savoir,
          La Canalisation de l‟épargne vers le marché financier;
          Ils permettent à la petite et moyenne épargne d‟accéder au
marché financier dans les meilleures conditions.



     c- Définition
     Organisme : cadre juridique imposant des règles de gestion strictes
destinées à protéger l‟épargnant (Dahir du 21 Septembre 1993, arrêtés
ministériels, circulaires du CDVM,etc.)

     Placement : investissement de l‟épargne.
     Collectif : pot   commun (accessible à tous, égalité des traitements,

meilleur accès au marché     financier, diversification des risques.)

     Valeurs Mobilières :     les OPCVM investissent les liquidités qu‟ils

reçoivent dans des valeurs mobilières : actions et obligations




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Marché financier marocain
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      d- Formes d’OPCVM

                            SICAV                           FCP
      LIBELLE               Société                         Fonds Commun de
                      d‟investissement            à Placement
                      Capital Variable
      FORME                 Société anonyme                 Copropriété

JURIDIQUE
      TITRES                Actions                         Certificats
                      nominatives                      nominatifs
      ORGANE DE             La        SICAV    elle-        Etablissement   de

GESTION               même       ou    un     gérant gestion de FCP
                      mandaté
      Dans la pratique, la gestion d‟une SICAV ou d‟un FCP est
pratiquement identique.

      e- Classification des OPCVM
           LES OPCVM ACTIONS :
      Au moins 60% des actifs sont investis en permanence en actions

           Les OPCVM OBLIGATAIRES :
      Au moins 90% des actifs sont investis en permanence en obligations
et autres titres de créances. (Idem pour les OPCVM monétaires)

           Les OPCVM DE TRESORERIE: (Monétaire) :
      Investis à 100% en titres du marché monétaire, c‟est à dire à 100%
en obligation.

           Les OPCVM DIVERSIFIES :
      Le choix de placement est laissé aux gestionnaires, le pourcentage
d‟actions peut être compris entre 10% et 60% sans jamais dépasser ces
bornes.



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Marché financier marocain
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      f- Les principes d’un OPCVM
              La transparence fiscale
              Valorisation des actifs de l‟OPCVM sur la base des cours de
marché, ce qui donne lieu à la publication de la Valeur Liquidative (valeur
de l‟OPCVM).
              Sur la base de la valeur liquidative, l‟OPCVM a l‟obligation :
      -D‟émettre des actions nouvelles pour les clients qui souhaitent
investir.
      -De racheter les actions des clients qui souhaitent vendre.



      5- Le Dépositaire Central       MAROCLEAR

      Les valeurs mobilières étaient jusqu‟à récemment représentées
physiquement par un imprimé qui identifie son origine et les droits qu‟il
représente. Cette         existence sous forme de « papier » permettait aux
détenteurs de valeurs mobilières de conserver personnellement leurs
titres chez eux. Si cette pratique a des avantages tels que la possibilité de
palper et administrer les titres, elle comporte certains risques tels que le
vol, la destruction par incendie et une forte manipulation en cas d‟échange
sur le marché boursier ou à l‟encaissement des dividendes.
      La dématérialisation des titres signifie la disparition des titres
imprimés au profit d‟une inscription en comptes courants informatisés.
      MAROCLEAR, créé en juillet 1997, dépositaire central au Maroc, a
pour mission de renforcer la sécurité des transactions et d‟optimiser le
règlement-livraison des opérations de Bourse.
      D‟un capital de 20 000 000 MAD répartis entre l‟Etat et le Trésor
public      pour   45%,    les   intermédiaires   financiers   pour   25%et     les
institutionnels pour 30%, il assure la conservation de tous les types de
titres admis au régime du compte courant (actions et obligations cotées,
bons et obligations du trésor, autres titres de créances négociables, les
SICAV et FCP).Son dispositif comptable garantit, pour chaque émission



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Marché financier marocain
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admise à ses opérations, l‟égalité entre les titres conservés et les avoirs
comptabilisés chez les établissements teneurs de comptes.
      Le dépôt des titres devient ainsi obligatoire pour l‟ensemble des
valeurs mobilières marocaines inscrites à la cote du marché boursier. Une
fois inscrits en compte, les titres se transmettent par virement de compte
en compte. Cette procédure, a pour objectif de simplifier la circulation des
titres et de garantir les droits des détenteurs de titres.
      La dématérialisation des titres ne change en aucun cas la nature
juridique des titres puisqu‟ils restent soit au porteur soit nominatifs.



      V- la réforme institutionnelle du marché financier :

      Avant d‟aborder l‟examen de la réforme de la sphère financière, il
s‟avère nécessaire de rappeler, que dès les premières années de
l‟indépendance, le souci d‟assurer le financement de l‟économie avait
conduit à la création ou la réorganisation d‟établissements financiers
spécialisés, tels que la CDG, la BNDE, la CNCA, la Caisse d‟Epargne
Nationale, la CNSS et le CIH. Chacun de ces établissements s‟est vu
confier une mission bien déterminée dans la collecte de l‟épargne et le
financement des investissements ainsi que des diverses activités des
secteurs privé et public. De même, certains organismes bancaires ont été
chargés de missions spécifiques à l‟instar de la BMCE pour le financement
du commerce extérieur ou encore du Crédit Populaire du Maroc pour le
financement de l‟artisanat et de la petite et moyenne entreprise. II est
résulté de cette architecture un système d‟intermédiation certes complet,
mais compartimenté et où, de surcroît, les règles de fonctionnement et de
gestion sont devenues administrées suite à l‟instauration de l‟encadrement
du crédit (de 1969 à 1972 et de nouveau de 1976 à 1990) et à l‟institution
de nombre de coefficients d‟emploi obligatoires. Par le biais de ces
derniers, les banques étaient astreintes d‟assurer le financement du
Trésor et des secteurs économiques jugés prioritaires. L‟activité bancaire

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Marché financier marocain
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était d‟autant plus sévèrement contrôlée que les taux d‟intérêt débiteurs
et créditeurs étaient administrés, ce qui laissait peu de place au
fonctionnement des mécanismes de marché et à l‟émergence de la
concurrence.   En   raison   des   distorsions   qu‟il   n‟avait   pas   manqué
d‟engendrer, le système mis en place s‟était avéré en définitive inapte à
mobiliser les ressources financières et à leur assurer une allocation
rationnelle. Ces imperfections constituaient en fait une véritable entrave
pour le financement de l‟économie, surtout que le rôle du marché des
capitaux était marginal, son compartiment monétaire étant quasi-
inexistant et celui du long terme étant limité à une activité boursière
devenue léthargique.
     Pour surmonter ces handicaps, le secteur financier s‟est engagé à
partir des années 1980 dans un processus de modernisation qui a
concerné aussi bien les banques et les ex-Organismes Financiers
Spécialisés que le marché des capitaux. La réforme qui visait à faire
évoluer le système financier national d‟une « économie d‟endettement »
vers une économie de marchés financiers, plus efficace économiquement,
a été conduite dans le cadre de la mise en œuvre d‟un vaste programme
d‟ajustement structurel de l‟économie nationale appuyé par le FMI et la
Banque Mondiale. Celui-ci a cherché à la fois, sur le plan conjoncturel à
résorber les déséquilibres résultant de la politique expansionniste menée
pendant les années soixante dix et, à plus long terme, à accroître
l‟efficience de l‟ensemble du système financier marocain.
     Concernant le secteur bancaire, la réforme s‟est traduite par la
généralisation de la banque universelle, la libéralisation des taux d‟intérêt
et la déréglementation de l‟activité bancaire qui s‟est concrétisée par la
levée de l‟encadrement du crédit en 1991, la suppression des emplois
obligatoires entre 1992 et 1998 ainsi que par la libéralisation progressive
des taux d‟intérêt créditeurs à partir de 1985 et des taux débiteurs à
partir de 1990. Cette action a été consolidée par la refonte, en 1993, du
cadre juridique régissant l‟activité des établissements de crédit qui a
impulsé une nouvelle dynamique à ce secteur. Celui-ci a connu, en effet,

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Marché financier marocain
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un développement remarquable des crédits et des dépôts, une nouvelle
organisation basée notamment sur la filialisation de certaines activités
bancaires, telles que le crédit à              la consommation, le crédit-bail,
l‟affacturage, l‟immobilier et l‟intermédiation en bourse. En parallèle, les
banques ont développé la monétique et mis à la disposition de leur
clientèle de nouveaux produits, tels les certificats de dépôt, et adopté de
nouvelles techniques de crédit s‟inspirant de celles en vigueur sur le plan
international.
         Les améliorations constatées au niveau de la qualité des services
rendus à la clientèle ont été étayées par une politique d‟extension du
réseau bancaire permettant l‟accès à ses services à un nombre croissant
d‟entreprises      et   de   particuliers,     comme         l‟atteste    l‟augmentation
remarquable du nombre des guichets et des ouvertures de comptes
bancaires.
         Parallèlement, pour prévenir une fragilisation des établissements de
crédit accompagnant généralement la libéralisation de leur activité, les
autorités monétaires ont mis en place une réglementation prudentielle
rigoureuse afin de limiter les risques que ces établissements encourent.
De même, la consolidation de leur assise financière a été recherchée à
travers le relèvement du montant de leur capital social minimum et de
leurs     fonds    propres   nets.     S‟inspirant    des    normes       internationales,
notamment celles édictées par le Comité de Bâle, les ratios prudentiels
(ratio    Cooke,    coefficient   de    division     des    risques,     classification   et
provisionnement des créances en souffrance, etc.) cherchent in fine, à
travers la maîtrise des risques par les banques, à assurer la protection des
déposants et partant la renommée de la place. Cet impératif avait conduit
également à l‟alignement, en janvier 2000, de la comptabilité des
établissements de crédit sur les normes internationales en la matière et à
l‟institution des règles d‟audit et de contrôle interne visant à informer
davantage les organes dirigeants des établissements de crédit et donc à
les responsabiliser. Enfin, pour renforcer les procédures de contrôle, les
banques ont été astreintes depuis juillet 2002, à l‟obligation de se

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Marché financier marocain
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soumettre à une procédure d‟audit externe. Il convient de signaler que
pour veiller à l‟application de l‟ensemble de ces mesures par les
établissements de crédit, et pour s‟assurer d‟une façon générale du bon
fonctionnement     du   système    bancaire,    Bank     Al-Maghrib   procède
régulièrement à des contrôles sur place et sur pièces.
      Il est indéniable que la refonte de la loi bancaire en 1993, ainsi que
les effets des mesures prises dans son sillage au cours des années qui ont
suivi, ont joué un rôle décisif dans la mutation qu‟a subie le système
bancaire. Il n‟en demeure pas moins, qu‟à la lumière de l‟expérience
accumulée, des enseignements tirés de l‟évolution des systèmes financiers
des autres pays et des nouvelles tendances internationales en matière de
supervision, le processus mis en marche nécessite des efforts permanents
d‟ajustement et d‟adaptation. C‟est dans ce contexte, en particulier, que
s‟inscrit la révision en cours, aussi bien de la « loi bancaire » que des
Statuts de Bank Al-Maghrib, pour conférer à cette institution une plus
grande autonomie de nature à renforcer à la fois, l‟efficacité de ses
interventions et la crédibilité de sa politique monétaire.
      Concomitamment au processus de            modernisation du système
bancaire, il a été procédé à la rénovation du marché des capitaux, à
travers l‟application dès 1984, d‟une série de réformes qui ont abouti à
l‟émergence d‟un marché monétaire et à une refonte totale du cadre
institutionnel régissant le marché financier. Le but visé était de parvenir à
l‟édification d‟un vaste marché des capitaux, unique et décloisonné,
permettant à tous les intervenants d‟arbitrer instantanément entre titres
courts et titres longs dans un cadre de libre jeu des mécanismes de
marché et de sécurité renforcée.
      Ainsi, pour consolider le rôle du marché monétaire, il a été décidé en
1989 d‟amener le Trésor à lever les fonds nécessaires au financement de
son déficit par le canal de la technique des adjudications qui met en
concurrence les souscripteurs ou soumissionnaires aux bons du Trésor.
Réservé au départ aux seules banques, le marché a été ouvert,
graduellement, d‟abord aux établissements financiers et aux compagnies

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Marché financier marocain
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d‟assurance, ensuite aux entreprises publiques et privées, et enfin en
1995, aux personnes physiques ainsi qu‟aux non-résidents. En même
temps, le Trésor a initié une série de réformes et de techniques destinées
à améliorer les procédures d‟émission afin de rendre le marché des
adjudications plus attractif. L‟animation du marché a nécessité, par la
suite, la constitution d‟un réseau d‟intermédiaires en valeurs du Trésor,
choisis parmi les institutions financières les plus dynamiques sur le
marché. Parallèlement, le marché monétaire a été ouvert aux émetteurs
privés par la création, en 1995, des titres de créances négociables,
lesquels sont constitués par les certificats de dépôt émis par les banques,
les bons des sociétés de financement et les billets de trésorerie émis par
les entreprises non financières. L‟ouverture du marché monétaire à tous
les opérateurs ainsi que la diversification des instruments de financements
et d‟épargne constituent, en effet, les préalables à l‟amorce de la
désintermédiation financière, seule en mesure de favoriser l‟émergence de
circuits alternatifs aux crédits bancaires.
      Le marché boursier a connu, pour sa part, depuis 1993, des
mesures ayant débouché sur une nouvelle structure composée d‟une part,
de la Bourse de Casablanca, constituée sous forme de société de droit
privé et chargée, principalement, de la gestion et du développement du
marché des valeurs mobilières et d‟autre part, de sociétés de bourse,
actuellement au nombre de quinze, agréées par le Ministre des Financges,
et disposant du monopole de la négociation sur ce marché. Ces sociétés
assurent également la garde et le placement des titres, la gestion de
portefeuilles en vertu d‟un mandat, le conseil à la clientèle et l‟assistance
technique aux personnes morales faisant appel public à l‟épargne.
      Afin d‟assurer la conservation des valeurs mobilières inscrites en
compte et d‟en faciliter la circulation pour le compte des affiliés, il a été
procédé à la création en 1997 d‟un dépositaire central (Maroclear).
      Pour s‟aligner sur les standards internationaux, le marché boursier
marocain a basculé en 1998 de la cotation à la criée au système de



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Marché financier marocain
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cotation électronique et ramené récemment, de 5 jours à 3 jours, le délai
de dénouement des transactions.
      La poursuite du processus de l‟élargissement du marché financier
avait appelé l‟institution, en 1999, d‟un régime juridique prévoyant la
titrisation   des   créances   hypothécaires   inscrites   dans   le   bilan   des
établissements bancaires. Cette technique visait, in fine, à mobiliser des
ressources nouvelles pour le financement du logement. La bourse s‟est
par la suite dotée, en 2000, d‟un compartiment, « le Nouveau Marché »,
dédié aux PME-PMI à fort potentiel de croissance et a ouvert le marché
aux concessions de services publics.
      La supervision de l‟activité de la Bourse est assurée par le Conseil
Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM) qui intervient en tant
qu‟autorité de contrôle chargée de veiller au bon fonctionnement du
marché boursier. Cette institution est chargée, également, d‟assurer la
protection des épargnants et des investisseurs en veillant, notamment, à
la diffusion, par les personnes morales faisant appel public à l‟épargne, de
l‟information nécessaire à la transparence du marché.
      Exigeant plus de professionnalisme, les placements à la bourse ont
appelé la création, en 1995, des Organismes de Placement Collectif en

Valeurs Mobilières     (OPCVM) qui ont joué un rôle de
premier plan dans l‟animation de la bourse et la
canalisation de l‟épargne, notamment celle des
ménages, vers le marché boursier. De 5 en 1995,
ces organismes sont passés à 154 en 2001 et
gèrent actuellement un actif total net de l‟ordre
de 43,5 milliards de dirhams.



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Marché financier marocain
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  Marché financier marocain
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        I- Le marché boursier
        A- Les indices boursiers
                             Evolution des indices boursiers


               2000      2001        2002       2003     2003/2002     2004          2004
IGB            658.4     609.7       -          -              -                 -           -
MASI           -         -           3345       4426           32.3%   4463,29       0.84%
MADEX          -         -           2420.6     3064,2         26.6%    3.522,38 14%



        Après 4 années de vaches maigres, l‟indice MASI sort enfin du rouge
  et solde l‟année 2003 avec une progression de +32.31%, annihilant ainsi
  les pertes accumulées durant les exercices 2001 et 2002. L‟année 2003 a
  marqué ainsi le retour du marché à la croissance dans un contexte macro
  économique en voie d‟assainissement, avec une progression estimée du
  PIB à 5.5%.. Mais en 2004 la progression n`a atteint que 0.84%. par
  rapport a l‟année précédente

        Cependant,en 2003, la consolidation du marché était fragile car
  aucune entreprise n‟a franchi le pas de l‟introduction à la corbeille, voire
  même, la place casablancaise, en cette même année, a vu le retrait de
  trois sociétés en l‟occurrence la BNDE, GENERAL TIRE et LONGOMETAL.
  Cependant, certaines valeurs ont connu des performances extraordinaires
  à l‟image de CENTRALE LAITIERE (hausse des cours de +112%) saluée
  pour son dynamisme commercial et sa politique d‟innovation. De même, le
  marché a fortement acclamé le redressement en cours de la MAROCAINE
  VIE qui signe une progression de +98%., DIAC EQUIPEMENT et SOFAC
  enregistrent des replis significatifs respectivement de –75% et –47%.



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Marché financier marocain
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       La rétrospective de l‟année 2003 serait incomplète sans l‟évocation
de la réorganisation des mastodontes du système financier marocain, à
savoir notamment le renforcement de l‟actionnaire de référence dans le
groupe SNI-ONA, qui a précédé la fusion BCM- WAFABANK. La BMCE, pour
sa part, a vu la COMMERZBANK se retirer de son capital et le lancement
d‟une OPV réservée à son personnel pour la cession de 4.7% de son
capital. Soulignons également le retrait de la SNI du capital de
BRASSERIES DU MAROC et de BRANOMA pour un pactole de 1.7 milliards.
Afin de rééquilibrer leur structure financière et juguler leurs cours,
plusieurs sociétés ont procédé à un programme de rachat de leurs propres
actions à l‟image de BRASSERIES DU MAROC, UNIMER et SAMIR.



                  Les plus Fortes Hausses de Cours :

                                  200             200    Variation
                         2               3
Valeur
       société
       CENTRALE                   2               5
                                                         112,15%
LAITIERE                 470,00          240,00
       LA   MAROCAINE             123,            244,   98,37%
VIE                      00              00
       WAFA                       211,            395,   87,12%
ASSURANCES               10              00
       AGMA    LAHLOU-            1               2      75,60%
TAZI                     680,00          950,00
       LAFARGE                    1               1      74,47%
CIMENTS                  140,00          989,00
       ALUMINIUM    DU            357,            613,   71,71%
MAROC                    00              00


************************************************************************ 47
Marché financier marocain
***************************************************************************
     COSUMAR                   460,        780,           69,53%
                         10           00
     LGMC                      93,0        153,           65,38%
                         0            80
     IB MAROC.COM              77,0        125,           62,99%
                         0            50
                               150,        238,
     CREDOR                                               59,27%
                         00           90




                 Les plus Fortes Baisses de Cours


                               20          2003            Varia
                        02                         tion
Valeur
      société
     DIAC                      16                          -
                                           42,00
EQUIPEMENT              9,95                       75,29%
     SOFAC-CREDIT              36          194,2           -
                        5,00          5            46,78%
     LE CARTON                 63          50,00           -
                        ,32                        21,04%
     SCE                       22          179,0           -
                        5,80          0            20,73%
     ACRED                     30          244,3           -
                        5,00          0            19,90%
     TASLIF                    17          155,0           -
                        8,00          0            12,92%


************************************************************************ 48
Marché financier marocain
***************************************************************************

                               55        540,0        -
     SMI
                        6,00        0            2,88%




      Au niveau du marché monétaire, l‟année 2003 et 2004 ont été
quasiment similaires à l‟année 2002, à savoir une sur liquidité épongée
par des mesures de Bank Al Maghrib de manière à éviter une décrue des
taux d'intérêt. L'introduction en Bourse de Maroc Telecom a « soulagé » le
circuit monétaire de quelque 4 milliards de dirhams (part allouée aux
investisseurs marocains). L'opération a surtout montré clairement que ce

************************************************************************ 49
Marché financier marocain
***************************************************************************
circuit regorge de cash. Les demandes formulées par les investisseurs
marocains avoisinent les 36 milliards de dirhams.ces 36 milliards reflètent
tout de même le niveau de sur-liquidité sur le marché. Le contexte de sur
liquidité   est   consécutif   notamment   à   l‟accroissement   des   avoirs
extérieurs, et à l‟encaissement du chèque, en 2003, de la Régie des
tabacs pour un montant de 14 milliards. La progression de la masse
monétaire du système bancaire a cependant été enrayée par deux
mesures significatives et qui sont, le nouveau relèvement de la masse
monétaire de 14 à 16.5% et la rémunération des liquidités à un taux de
0.75%. Cependant, la persistance de la situation a amené l‟Institut
d‟Emission à prendre     une mesure radicale, à savoir le lancement d‟un
système de reprises de liquidités à un taux de 3.25% quotidiennement.
Cette dernière décision a permis le redressement des taux monétaires,
qui traitent désormais aux alentours de 3.25%.




      B- La capitalisation boursière

      La capitalisation boursière
      (en milliards de Dhs)




************************************************************************ 50
         Marché financier marocain
         ***************************************************************************
                      199        200              200           20               200          2004
                                                                                                      Moyenne
                9           0           1               02            3



     Capitali                    114              104           87.              115          203.3
                      138                                                                             127.26
sation                      .9          .7              1             .5               6



     Variatio                    -                -             -                32.
                                                                                              76.06   13.25%
n                           16.7%       8.9%            16.8%         6%
                                                                                       %




                    250


                    200


                    150


                    100


                    50


                     0
                          1999       2000        2001        2002         2003         2004



                Les 10 plus grandes capitalisations en 2003


                                                      Capitalisatio                    Poi
                                             n                               ds
         Valeur

         ************************************************************************ 51
Marché financier marocain
***************************************************************************

     société

                                                        12,
     ONA                          14 755,77
                                                  77%
                                  12 514,07             10,
     BCM
                                                  83%
     LAFARGE-                                           8,2
                                  9 476,20
CIMENTS                                           0%
                                                        7,9
     SNI                          9 145,10
                                                  2%
     CIMENTS          DU                                6,8
                                  7 939,80
MAROC                                             7%
     BMCE                                               5,4
                                  6 334,18
                                                  8%
     CENTRALE                                           4,2
                                  4 936,08
LAITIERE                                          7%
     WAFABANK                                           4,2
                                  4 907,80
                                                  5%
     BMCI                                               4,1
                                  4 790,57
                                                  5%
     HOLCIM-                                            3,6
                                  4 222,63
MAROC                                             6%
     TOTAL                                              68,
                                  79 022,21
                                                  41%

************************************************************************ 52
Marché financier marocain
***************************************************************************

       TOTAL                                                          10
                                       115 507,18
GENERAL                                                     0,00%


       C- Le volume des transactions

                                      19         20              20         20          20
                                 99         00         01              02         03
       Volume              des
transactions                          94.        37.             26.        21.         37.
       (En     milliards   de 3             7          7               1          00
Dhs)



       Globalement, les volumes se sont bien tenus en 2003, atteignant
MAD 45,5 milliards, soit une hausse de 116,3% par rapport à l‟année
précédente.
       Cette    performance       cache     cependant       le    faible    niveau     des
négociations sur le Marché Central ; celles-ci s‟étant inclinées de 4,1 %
comparativement à 2002, s‟établissant à MAD 6,8 milliards.
       Sur le premier compartiment, les valeurs les plus actives sont ONA,
BMCE BANK et SONASID, lesquelles polarisent des volumes respectifs de
MAD 823,4 millions, de MAD 749,0 millions et de MAD 592,0 millions,
représentant, à elles seules, 31,8% du négoce annuel. La moyenne
quotidienne des échanges sur le Marché Central s‟établit à MAD 28
millions environ.
       Le Marché de Gré à Gré a, quant à lui, connu une forte hausse
d‟activité sous l‟effet des opérations stratégiques et celles de fin d‟année.
Accaparant une proportion de 85,1% du chiffre d‟affaires




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Marché financier marocain
***************************************************************************
     annuel, les échanges du second compartiment se sont envolés de
177,3% à MAD 38,8 milliards comparés à leur niveau de MAD 14,0
milliards à fin 2002.


         1- Assurances, Agroalimentaire et BTP en tête d’affiche


     Al‟issue de l‟année 2003, 45 valeurs se sont orientées positivement
et seulement 7 ont affiché grise mine. Sur le plan sectoriel, les Assurances
se démarquent, affichant une progression annuelle de 83,36 %. De son
côté, l‟indice du secteur Agroalimentaire, favorisé particulièrement par la
bonne prestation de CENTRALE LAITIÈRE et, dans une moindre mesure,
de COSUMAR, s‟adjuge un bénéfice de 68,03% sur l‟année à 7923,92
points. Le secteur Bâtiment & Matériaux de Construction se renforce,
quant à lui, de 49,34 %, en particulier grâce aux bonnes performances de
AFARGE CIMENTS et d‟ALUMINIUM DU MAROC.
     Enfin, l‟indice bancaire présente un gain annuel de 23,16% à
2919,98 points. En revanche, seul le secteur Chimie clôture l‟année sur
une note négative, son indice ayant lâché 0,44% à 2741,51 points.
     Par valeur, CENTRALE LAITIÈRE occupe le peloton de tête des
hausses, s‟octroyant +112,15% à MAD 5240.
     La filiale produits laitiers du Groupe ONAtraite à 15,4x et à 14,8x
ses bénéfices 2003E et 2004P et offre un rendement de dividende estimé
à 3,0% en 2003. Nous maintenons notre recommandation de sur-
pondérer le titre, sachant qu‟il bénéficie d‟une pondération de 5% dans
notre Sélection des valeurs phares. LAMAROCAINE VIE, profitant du
rétablissement progressif de ses équilibres financiers au premier semestre
2003, s‟attribue, quant à elle, +98,37% à MAD 244. Sa concurrente
WAFAASSURANCE s‟affermit de 87,12% à MAD 395, non seulement en
raison de son acquisition par BCM mais également suite au redressement
de ses résultats semestriels 2003.




************************************************************************ 54
Marché financier marocain
***************************************************************************
     Dans la même lignée, LAFARGE CIMENTS bondit de 74,47 % pour
atteindre MAD 1 989. ALUMINIUM DU MAROC a également réalisé un bon
parcours boursier ; son cours ayant gagné 71,71 % à MAD 613.
     Les bons résultats annuels 2002 et semestriels 2003 ont été à
l‟origine des mouvements spéculatifs sur la valeur. COSUMAR se renforce
de 69,53 % pour s‟établir à MAD 780. Enfin, CREDOR se dresse de
66,67% à MAD 250. La société de financement traite à des PER
     2003E et 2004P de 12,9x et de 11,3x et offre un D/Y 2003E de 5,9
%.
     Côté baisses, DIAC EQUIPEMENT dégringole de plus de 75,29% à
MAD 42. LE CARTON glisse, pour sa part, de 73,68 %. Enfin, SOFAC
CREDIT abandonne 46,78% à MAD 194,25.
     ·      Le      titre          IAM        finit        l‟année       en     beauté
Pour la dernière séance de 2004, le cours de Maroc Telecom a fini sur une
hausse de 1,76% à 86,70 DH. Même tendance pour le Masi et le Madex

qui clôturent l‟année sur une note positive.                  Le Masi s‟est
apprécié          de        0,81%              à      4.521,98                points,
ramenant             sa        performance                       annuelle            à
14,67%. L‟indicateur des valeurs du continu
s‟établit, quant à lui, à 3.522,38 avec un
plus de 0,98%. Sa performance annuelle
s‟établit à 10,96%. Le volume transactionnel
s‟est monté à 674,8 millions de DH.
     ·       La          reprise         de           la        Bourse         continue

Ambiance    de    fête      depuis lundi dernier chez                               les

intermédiaires boursiers. Et pour cause, la Bourse renoue avec son cycle

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Marché financier marocain
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de croissance d‟il y a deux mois.   Pour sa deuxième séance de la
semaine, le Masi s‟est apprécié de 1,62% à 3.998,22
points, ramenant à nouveau sa performance annuelle
au territoire positif à 1,62%. Le baromètre des valeurs
les plus liquides de la cote, Madex, gagne de son côté
1,39% à 3.039,04 points. Selon des traders, c‟est
l‟entrée      de    la   CDG        à     côté     de     quelques        gros
institutionnels sur le marché qui suscite l‟engouement
des                                                           investisseurs.
Le volume de transactions a totalisé 76,86 millions de DH, dont 7,21
millions sur le marché de blocs. Plusieurs valeurs sont à la hausse. Ainsi
Managem gagne 5,99% à 237,05 DH, suivi de Sonasid et Centrale Laitière
qui s‟apprécient de 5,95 et 5,91% à 695 et 5.200 DH. De leur côté,
Aluminium du Maroc et Zellidja prennent 5,91% et 5,82% à 824 et 309
DH. Les victimes de la séance sont les titres Berliet, Papelera de Tetouan,
La Marocaine Vie, Eqdom et BCP qui enregistrent des pertes comprises
entre 1,15 et 6%.HB




      D- Une année riche en événements

      L‟année 2004 n‟a pas été en reste d‟événements catalyseurs, entre
les programmes de rachat d‟actions et les opérations stratégiques intra-
groupe   et   de   remaniement      de   portefeuilles   en   passant   par   les
changements intervenus au niveau des secteurs Holdings, Banques ou
encore Boissons.




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     1- Groupe SNI-ONA: Tournant stratégique en 2003 SNI-ONA:
     Le Groupe SIGER/ERGIS a conclu un accord avec le Groupe ONA
visant le rééquilibrage de la structure financière des Holdings ONAet SNI.
     Dans un premier temps, ONA et sa filiale à 100% DAN MAROC ont
cédé leur participation de 47,87% dans SNI à COPROPAR au prix unitaire
de MAD 800. Ensuite COPROPAR a été entièrement vendue au Groupe
SIGER/ERGIS. Parallèlement, SNI a acquis 20,3% du capital d‟ONA au
cours de MAD 855 l‟action, dont 13,51% provenant de SIGER et 6,79%
d‟autres investisseurs. De plus, certaines participations détenues par SNI
ont été transférées à ONA, notamment: BIMO, SOPRIAM, SOTHERMA,
CMB PLASTIQUE et MERCURE.COM.
     A l‟issue de cette opération, le Groupe SIGER/ERGIS détient 100%
de COPROPAR. Celleci, détenant auparavant 12,16% de SNI, en contrôle
désormais 60,03 %. SNI, dont les participations s‟élevaient à 9,54% dans
ONA, en devient l‟actionnaire principal avec 29,84%.
     Parallèlement, SIGER/ERGIS continue à contrôler directement 5,0%
du capital d‟ONA;


     2- Brasseries Du Maroc
      La cession par le Holding ONAde ses participations de 54,69% dans
BRASSERIES DU MAROC et de 12,77% dans BRANOMA, au Groupe
CASTELa été concrétisée le 20 mai 2003, générant des montants
respectifs de MAD 1659 millions et de MAD 47 millions ; SCE: SNI et
ATOFINA ont cédé, en date du 13 juin 2003, leurs participations
respectives de 39,19% et de 31,43% dans la SOCIETE CHERIFIENNE
D‟ENGRAIS – SCE- à HOLICHEM SARL, soit 435354 actions au prix
unitaire de MAD 115. L‟acquéreur est un Holding créé par les dirigeants de
la société via une opération similaire au Management Buy Out–MBO-;



     3- CARNAUD MAROC


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Marché financier marocain
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      Les Groupes CROWN CORK & SEAL et SNI ont conclu, en date du 24
juin 2003, un protocole stipulant le renforcement de la participation du
Holding européen dans le capital de CARNAUD MAROC.
      Il s‟en est suivi, en date du 4 septembre 2003, la prise de contrôle
direct, à hauteur de 68,12 %, du leader de l‟emballage métallique au
Maroc par CROWN moyennant une enveloppe de MAD 352,2 millions, soit
MAD 357,6 par action. Simultanément, SNI s‟est emparée du contrôle de
CMB PLASTIQUE.

      4- BCM : nouveau mastodonte du paysage bancaire marocain
BCM - WAFABANK:
      La filiale du Groupe ONA a acquis le 24 novembre 2003 auprès du
Holding KETTANI, SOPAR, 100% du capital d‟OGM au prix de MAD 2081,5
millions.
      BCM contrôle dorénavant 36,4% du capital et 47,7% des droits de
vote de WAFABANK et 70,5% du capital de WAFA ASSURANCE.
      Cette opération donne naissance au premier Groupe bancaire
marocain, disposant d‟un total bilan de plus de MAD 90 milliards, de MAD
73 milliards de dépôts, de MAD 40 milliards de crédits nets, de MAD 9
milliards de fonds propres et de plus de 445 agences.
      Par ailleurs, BCM a fait part de son intention de se porter acquéreur1
de 100% du capital de WAFABANK à travers une Offre Publique d‟Achat –
OPA- Celle-ci pourrait offrir au marché une prime de l‟ordre de 15% par
rapport à la moyenne des cours de WAFABANK sur une longue période.
      Enfin, signalons que BCM hérite également de WAFA ASSURANCE,
qui contrôle plus de 16% du marché national. Aterme, ONApourrait céder
sa participation dans AXA ASSURANCES MAROC pour recentrer ses
activités d‟assurances autour de WAFAASSURANCE;



      5- BCM - ATTIJARI IMMOBILIER


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     La Banque Commerciale du Maroc a conclu avec la CORPORACION
FINANCIERA CAJA DE MADRID un protocole d‟accord pour l‟acquisition de
sa part de 50% dans le capital d‟ATTIJARI IMMOBILIER. Le montant de
cette transaction a été fixé à MAD 108,3 millions.
     Cette    opération   vient        conforter   les   nouvelles   orientations
stratégiques de la banque visant notamment le renforcement de son
positionnement sur le crédit immobilier. ATTIJARI IMMOBILIER, détenu
dorénavant à hauteur de 100% par la BCM, sera probablement
     absorbé à terme par sa maison mère ;




     6- BMCE BANK
     Le Conseil National de la Monnaie et de l‟Epargne -CNME- a émis un
avis défavorable sur le projet de prise de participation de la part du
Groupe CAISSE D‟EPARGNE dans le capital de BMCE BANK.
     D‟après les autorités monétaires, cette opération aurait pour
conséquence directe un renforcement
     du contrôle des banques hexagonales de plus de la moitié du
système bancaire marocain. Les deux parties ont été invitées à proposer
un nouveau schéma. Rappelons que BMCE BANK avait reçu une lettre
d‟intention de la part de l‟ECUREUILdans laquelle ce dernier exprimait sa
volonté d‟acquérir 20% du capital de la Banque marocaine au prix MAD
500 par action.
     Sur un autre registre, BMCE BANK a procédé au courant du mois de
décembre 2003 à l‟émission
     d‟un emprunt obligataire de MAD 500 millions dans le cadre d‟un
programme de financement global de MAD 1 milliard étalé sur une durée
de   cinq    années,   visant     le     renforcement     des   fonds    propres
complémentaires de la banque.


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      7- Branle-bas de combat dans le secteur des boissons
      OULMES:     Dans le cadre de sa stratégie de diversification et des

accords de partenariat conclus en début d‟année avec PEPSI COLA Inc., la
filiale du Groupe HOLMARCOM a entamé, depuis fin juin dernier, la
production et la commercialisation des boissons PEPSI COLA, SEVEN-UP et
MIRINDA.
      L‟unité d‟embouteillage, construite en moins de six mois, aurait
nécessité un investissement de MAD 230 millions      ;
      Brasseries Du Maroc:   Après le rachat de SBM, le Groupe CASTE La

cédé, en date du 25 septembre 2003, 100% de ses participations dans la
SOCIETE CENTRALE DES BOISSONS GAZEUSES –SCBG- au Groupe
espagnol EQUATORIALCOCACOLA BOTTLING COMPANY pour un montant
de USD 73 millions. Le Groupe CASTEL se serait également séparé de sa
marque phare de boissons gazeuses, TOP‟S, détenue par sa filiale COBOMI
au profit de THE COCA COLA COMPANY.



      8- Fin de parcours boursiers pour les défavorisés de la cote
      BNDE: La banque a été repositionnée en tant que banque           d‟affaires

adossée à la Caisse de Dépôt et de Gestion –CDG- et son activité de
banque commerciale a été cédée à la CNCA. L‟OPAorchestrée par la CDG
au profit des petits porteurs s‟est soldée par l‟échange de 372 748 actions,
soit 6,2% du capital de la BNDE, au prix de MAD 50. Le titre a été radié de
la Bourse le 24 juin 2003.
      Afin d‟absorber une partie des pertes cumulées par la BNDE,
estimées    à   MAD   1   milliard   environ,   l‟actionnaire   majoritaire,   en
l‟occurrence la CDG, a procédé à l‟annulation du capital social de MAD 600
millions de la banque, avant de réaliser une recapitalisation de MAD 300
millions;


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     GENERALE TIRE MAROC: La            valeur GTM a été radiée de la cote

le 13 juin 2003. Cette mesure fait suite à la mise en liquidation judiciaire
de la société et à l‟illiquidité du titre, suspendu de la cote depuis janvier
2001 ;
     LONGOMETAL AFRIQUE:             SNI a réalisé du 27 octobre au 8

décembre      2003   une   Offre   Publique   d‟Achat   -OPA-    des   titres
LONGOMETALAFRIQUE au prix unitaire de MAD 25. Cette opération, visant
initialement le rachat de 36,4% du capital de la société, s‟est soldée par
l‟acquisition de 292592 actions soit 30,93% du capital. Il s‟en est suivi la
radiation du titre de la Bourse des Valeurs de Casablanca.
     En outre, la filiale armatures industrielles de la société aurait été
cédée à hauteur de 51% et de 33% respectivement à SONASID et au
Groupe français CANOVAS pour un montant avoisinant les
     MAD 10,5 millions.



     9- La valse des OPA-OPR
     BMCE BANK:       La bancaire a procédé au courant du mois de mars

2003 à une offre publique de vente -OPV- portant sur 4,72% de son
capital, soit 750 000 titres BMCE au cours unitaire de MAD 400,
exclusivement réservée au personnel de la banque. Cette OPV, qui s‟est
déroulée du 29 janvier au 6 février 2003, a généré MAD 300 millions ;
     BMCI:     La banque s‟est engagée depuis le 27 mai 2003 dans un

programme de rachat d‟actions. La filiale du Groupe BNP PARIBAS compte
ainsi régulariser son cours en acquérant jusqu‟à 5,0% de son capital. Les
conditions de l‟échange sont fixées aux cours unitaires plafond de MAD
750 à l‟achat et plancher de MAD 475 à la vente ;
     SAMIR:     La raffinerie a entamé le 13 juin 2003 un programme de

rachat d‟actions en vue de réguler son cours sur le marché pour une durée
de 18 mois.



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      La compagnie pourra ainsi acquérir jusqu‟à 5% de son capital, soit
594 983 actions. Les prix maximum d‟achat et minimum de vente se
montent à MAD 500 et à MAD 300 respectivement;
      BRASSERIES DU MAROC:            La filiale du Groupe CASTEL compte

mettre en œuvre un programme de rachat de ses propres actions en vue
d‟annulation, portant sur 19,46% de son capital, soit 550000 actions. Le
prix d‟achat est fixé à MAD 1 135 l‟action, coupon attaché. Cette opération
de réduction de capital est motivée par une trésorerie excédentaire de
près de MAD 700 millions, générée par les récentes cessions des
participations détenues dans SCBG, SOTHERMA et CMB PLASTIQUE.
      Cette transaction permettra également à la société d‟améliorer sa
rentabilité financière.



      10- Mouvements dans le secteur des sociétés de financement
      BSF:   Le Ministère des Finances a décidé par arrêté d‟assouplir les

conditions de financement des sociétés de crédit à tempérament.
      Ainsi, l‟encours des bons de sociétés de financement est porté à
hauteur de 50% de leurs encours de crédit contre 40% précédemment;
      EQDOM: Le     Groupe SOCIETE GENERALE a procédé à une opération

de fusion-absorption entre EQDOM et SOGECREDIT, dans le but de
profiter des synergies possibles entre ces deux filiales.
      Rappelons qu‟EQDOM a émis les 9 et 10 janvier 2003, des BSF pour
un montant de MAD 357,1 millions. Ces bons ont porté sur des maturités
de 3, 4 et 5 ans et bénéficient d‟un coupon de 4,95 %, 5,25% et 5,60%
annuellement;
      SOFAC CREDIT: La société de crédit à la consommation a opéré, du
3 au 25 novembre 2003, une augmentation de capital par souscription en
numéraire de MAD 66,7 millions via l‟émission de 666667 actions
nouvelles au prix unitaire de MAD 150. La CDG, principal souscripteur à




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l‟opération, s‟est vu renforcée, à hauteur de 67,5%, dans le capital de sa
filiale.



       11- Autres faits marquants
       SAMIR:   A l‟issue de son dernier Conseil d‟Administration, SAMIR a

confirmé sa volonté de poursuivre le renforcement des dispositifs de
sécurité au sein des installations de Mohammedia. La société compterait
ainsi mobiliser un investissement de MAD 7 milliards sur un horizon de 2 à
3 ans dans le cadre de ce projet. Toutefois, SAMIR conditionne la
réalisation de cet investissement par le rétablissement des droits
d‟importation, lesquels ont été suspendus suite au sinistre du 25
novembre 2002, ainsi que par la révision de la formule de calcul des prix
de reprise sortie raffinerie. Le pétrolier national s‟est en outre engagé à
couvrir, à moyen terme, 80% de la demande domestique. Par ailleurs,
parallèlement à ce programme de rénovation, la SAMIR serait disposée à
participer, en tant que partenaire minoritaire, à la construction d‟une
seconde raffinerie à JORF LASFAR pour répondre au développement futur
du marché;
       FERTIMA: Le    spécialiste des engrais a mis en service une nouvelle

unité d‟ensachage à KENITRA. Celle-ci, dotée d‟une capacité de production
quotidienne de 800 tonnes d‟engrais et d‟une capacité de stockage de 5
000 à 6 000 tonnes en produit vrac et de 30 000 tonnes en produit logé, a
nécessité un investissement de MAD 27,5 millions. Avec cette nouvelle
entité, FERTIMA pourrait amplement satisfaire les besoins en engrais de la
région du Gharb.
       8
       ®9


       II- Analyse du marché
       La combinaison de plusieurs facteurs, d‟ordres économique, financier
et stratégique a permis à la Bourse des Valeurs de Casablanca de sortir de



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son ornière. Toutefois, la reprise observée en 2003 semble être de nature
fragile du fait des volumes moyens dans lesquels elle s‟est accomplie.



      A- Un environnement économique propice
      2003   a   été   une   bonne   année    pour   l‟économie   marocaine.
L‟accélération de la croissance a été rendue possible grâce à plusieurs
actions d‟assainissement entreprises par les pouvoirs publics depuis
plusieurs années à l‟échelle de différents secteurs économiques.
      Les établissements publics ont été particulièrement ciblés par ces
mesures visant leur mise à niveau et leur préparation à tout éventuel
projet de privatisation, dans un nouveau contexte de libéralisation des
marchés.
      De même, la reprise des investissements décelée en 2003,
notamment ceux des étrangers, dopés par la privatisation de la RÉGIE
DES TABACS, par le foisonnement des projets touristiques ainsi que par le
lancement du chantier de construction du port de Tanger Méditerranée, a
procuré une aura favorable à la croissance économique.
      L‟impact sur le marché financier notamment Actions semble avoir
été immédiat, les investisseurs anticipant une répercussion directe et
rapide de la reprise économique sur les indicateurs financiers des sociétés
cotées. En effet, la bonne tenue des BTP, locomotive de l‟économie
nationale, a largement profité aux secteurs cimentier, sidérurgique et
métallurgique. De même, la réalisation d‟une année agricole satisfaisante
a insufflé une dynamique supplémentaire aux secteurs agroalimentaire,
chimique et para-chimique. Dans cette même lignée, les secteurs des
banques, des assurances et des sociétés de financement ont profité de la
vague d‟assainissement imposée par les autorités monétaires pour
améliorer leurs équilibres financiers, la qualité de leurs actifs ainsi que la
transparence de leurs comptes.
      La prorogation jusqu‟a fin 2006 par le Ministère des Finances et de
la Privatisation des avantages fiscaux accordés aux sociétés souhaitant


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s‟introduire en Bourse a été interprétée comme un signe positif de la part
du nouveau Gouvernement à destination de la communauté financière.
     Toutefois, le retard accumulé dans la promulgation des textes de
réformes en relation avec l‟organisation du marché et le renforcement des
pouvoirs de contrôle du Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières -
CDVM- continue à peser en défaveur de l‟émergence d‟une Place boursière
aux règles d‟éthique irréprochables.
     D‟autres facteurs endogènes au système financier local ont contribué
au retour des indicateurs du
     marché boursier au vert.
     ®


     B- Un marché actions plus attractif
     Ayant atteint un niveau plancher, consécutivement à une chute de
près de 50% entre septembre 1998 et fin 2002, le marché casablancais se
devait techniquement de redresser la barre en 2003. Cette reprise s‟est
trouvée appuyée par les éléments suivants :
     Une forte distribution de dividendes sur le Marché Actions:
Avec la baisse des cours, le niveau de rendement est devenu intéressant,
d‟autant plus que, dans un objectif de remontée des cash, les filiales
agroalimentaires cotées du Groupe ONA ont procédé à la distribution de
dividendes exceptionnels ;
     Un affaiblissement de la rentabilité des actifs monétaires: La
surliquidité quasi-permanente ayant caractérisé le système bancaire au
courant de l‟année 2003 aggravée par la diminution des besoins en
financement du Trésor s‟est traduite par une pression à la baisse sur les
taux court, moyen et long terme.
     Cet état de fait a favorisé le déplacement des investissements vers
d‟autres secteurs parmi lesquels le Marché Actions ;
     Des opérations stratégiques d’envergure: Le repositionnement
du Groupe SNI-ONA, à travers le réaménagement de son portefeuille de
participations et l‟optimisation de sa structure financière, auquel s‟ajoute
la prise de contrôle inattendue du Groupe WAFA par BCM, ont contribué

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Marché financier marocain
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au renouvellement de l‟intérêt des opérateurs pour le marché boursier.
Ces opérations devraient, par ailleurs, susciter un certain nombre de
remaniements stratégiques au niveau des autres Groupes nationaux et
étrangers opérant au Maroc.
     Au-delà de ces éléments, la remontée des cours sur le marché
boursier s‟explique par le déséquilibre persistant entre une demande
excédentaire et une offre réduite. L‟absence de nouveaux papiers et la
liquidité restreinte de la Place constituent actuellement les principaux
facteurs de risque du marché marocain dans la mesure où son efficience
même est remise en cause; celui-ci pouvant être enclin à une évolution en
déphasage avec les fondamentaux des valeurs cotées.




     C- Une analyse rétrospective flatteuse du Marché
Actions
     Sur la base historique des dix dernières années, l‟évolution du taux
de rendement -TR- brut du marché apporte un complément d‟éclairage
sur le comportement des investisseurs. Les arbitrages opérés par ces
derniers   découlent   d‟une   analyse   approfondie   des   performances
économiques et
     financières des marchés, des secteurs et des valeurs.
     L‟évolution en dents de scie du TR brut du marché sur la période
1994-2003 peut être ainsi scindée en trois phases :




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Marché financier marocain
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     Phase d’évolution favorable :   Durant cette période, le TR marché a

évolué entre un niveau plancher de 4% enregistré en 1995 et un plus haut
de 57% affiché en 1997.
     La modernisation du marché           financier amorcée en 1993, le
lancement des OPCVM en 1995 et la privatisation par l‟Etat de plusieurs
entreprises publiques par le biais d‟introductions en bourse ont contribué à
l‟essor de la Place boursière de Casablanca;
     Phase de correction : La   décrue du marché s‟est étalée sur la période

1999-2002, avec un plus bas de -16% enregistré en 2000. Les niveaux de
valorisation élevés atteint à fin 1998, ainsi que le repositionnement des
investisseurs étrangers suite à la crise asiatique sont à l‟origine de
l‟installation du marché boursier marocain dans un cycle baissier de
tendance longue;


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     Phase de reprise : Avec   un taux de rendement brut de 42% en 2003,

le MASI met fin à quatre années noires.
     Le marché boursier retrouve ainsi des niveaux de performances
comparables à ceux des années antérieures crise tandis que les volumes
restent situés dans la fourchette moyenne. Le TR annuel moyen de la
Place casablancaise, calculé entre 1994 et 2003, ressort à 9,9%, dénotant
du maintien des niveaux satisfaisants d‟attractivité du marché, en dépit
des différentes périodes de crises enregistrées L‟analyse par secteur r
enseigne sur les meilleurs investissements réalisés durant cette période.
Au   podium    des   investissements    les   plus   rentables,   le   secteur
Agroalimentaire se place en tête, avec un TR annuel moyen de 19,4 %,
tiré par la prestation remarquable de CENTRALE LAITIÈRE et dans une
moindre mesure celle d‟UNIMER. Dans la même tendance, l‟industrie
métallurgique, capitalisant sur la bonne performance de SONASID,
s‟adjuge un TR annuel moyen de 18,5%. Pour sa part, le secteur du crédit
à la consommation ne s‟en sort pas moins bien, présentant un TR annuel
moyen de 10,6%. Cette performance est étroitement liée à sa plus grande
capitalisation, EQDOM, sans laquelle le secteur aurait affiché un taux de
rendement négatif de 2,4%. Les cimenteries font également partie du
peloton de tête, laissant apparaître un TR de 10,4%.




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Marché financier marocain
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     Côté mauvais investissements, le secteur des GPL, représenté par
les deux filiales cotées   ‟AKWA GROUP, fait ressortir un TR moyen de -
11,5%. La branche Pétrole & Mines affiche également grise mine, avec un
TR moyen de -8,2%. Enfin, le leasing fait ressortir un taux de rendement
moyen de -4,9% par an.

     Sur   les 52 (il sont 53 mainan) valeurs
composant          la cote marocaine, 30 d‟entre elles présentent des TR

positifs. Introduite en 2001, UNIMER s‟octroie le meilleur TR, soit 42%. La
filiale du Groupe ALJ est suivie de CENTRALE LAITIÈRE, qui affiche un taux
de rendement moyen de 33% par an. Arrive ensuite le courtier en

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Assurances AGMA, avec un TR de 30 %, talonné par le brasseur BRANOMA
dont la rentabilité annuelle moyenne s‟élève à 29% sur la période 1994-
2003.




        A contrario, les valeurs faiblement liquides REBAB COMPANY,
PAPELERA de TETUAN et LE CARTON laissent apparaître des TR respectifs
de -39%, de -35% et de -31%.
        Sur le registre des blue-ships, l‟analyse menée révèle que seules
MANAGEM, SAMIR et WAFA ASSURANCE disposent d‟un TR annuel moyen
négatif sur la période étudiée, s‟établissant respectivement à -13%, à -7%
et à -6%.

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     À l‟inverse, SONASID et HOLCIM MAROC se distinguent avec des TR
de 20% et de 17%. La plus grande capitalisation de la Place, ONA,
présente, quant à elle, un TR moyen de +11% par an.




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Marché financier marocain
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      PERSPECTIVES 2005
      Pour l‟année 2005, les scénarios d‟évolution du marché boursier
marocain devraient dépendre une nouvelle fois du comportement
économique global ainsi que des performances financières des différentes
sociétés cotées.

      De même, l‟adoption d‟une réglementation moderne et adaptée aux
contraintes du contexte local pourraient renforcer le climat de confiance
et élargir le champs des perspectives de développement de la Place.



      I- L’éclaircie économique devrait perdurer en 2005
      Pour 2004, les différentes prévisions ressortent positives, même si

un léger ralentissement de la croissance économiq        ue devrait
être décelé.
      En effet, tablant sur une année agricole relativement bonne avec
une production céréalière de l‟ordre de 65 millions de quintaux, sur une
augmentation       de   4,2%   des   dépenses   de   personnel   de   l‟Etat,
consécutivement à l‟application des accords du dialogue social, et sur un
accroissement de 4,1% de la consommation des ménages du fait de
l‟amélioration des revenus, le PIB devrait enregistrer une progression de
3,0%*.

      Les autres agrégats devraient connaître :




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      -     Un élargissement de la contribution de la        FBCF     pour

s‟établir à 2,2 points, capitalisant sur la re-dynamisation de l‟effort
national d‟investissement dans ses deux dimensions publique et privée.

      -     Le rythme de croissance de la FBCF
devrait ainsi se consolider et améliorer le taux
d‟investissement brut, lequel serait porté à
24,2% du PIB en l‟an 2004;
      -     Un maintien de l‟épargne nationale brute à un niveau
favorable à l‟investissement, soit 25,4% du PIB;

      -     Une limitation du taux d‟inflation à 2% en 2004 contre 1% en
2003, favorisée par la baisse du prix du pétrole brut sur les marchés
internationaux et par un financement non inflationniste du déficit
budgétaire.

      Cependant, plusieurs incertitudes planent sur l‟environnement
international, notamment les aléas auxquels se trouvent exposés les pays
de l‟UE :

      - Le risque de la poursuite de l‟affaiblissement du dollar pourrait
peser sur la compétitivité de la zone Euro, et par voie de conséquence
sur celle du Maroc ;

      - La baisse de la demande en Europe Occidentale pourrait installer
la zone Euro dans une phase déflationniste néfaste pour l‟ensemble de
ses économies.



      II- Adaptation réglementaire, chantier de 2005




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        La forte hausse des indicateurs boursiers enregistrée en 2004
pourrait compromettre le potentiel de développement escompté pour
2005.

        Les niveaux relativement élevés de valorisation actuels peuvent, en
effet, conduire à une correction technique de moyenne ampleur ou au
mieux à une stagnation du marché.

        Pour éluder ce cas de figure, la Place aurait grand besoin de
l‟instauration de nouveaux outils de régulation de même que de
l‟impulsion d‟une dynamique de croissance émanant notamment de
l‟apport de nouveaux papiers de grande signature.

        Dans ce sens, la réforme des conditions d‟accès au marché boursier
a pour objectif d‟inciter la catégorie des grandes et moyennes entreprises
d‟enrichir la cote casablancaise.

        L‟avant projet de cette réforme apporte des changements en
profondeur des conditions d‟éligibilité à l‟introduction en bourse. Ainsi, le
critère    du    capital    social   se   voit   accordé   moins   d‟importance
qu‟auparavant au profit du montant minimum à lever et du nombre
d‟actions à diffuser dans le public.

        L‟objectif   visé    par     ce   réaménagement     réglementaire   est
assurément d‟améliorer la liquidité du marché et de faciliter aux
entreprises sous-capitalisées l‟accès au marché financier.

        L‟élargissement des pouvoirs de contrôle et de sanction du
gendarme de la Place comblerait un vide juridique, source de méfiance
des opérateurs locaux et étrangers envers le marché boursier marocain.

        Si les prémices d‟une sortie de crise ont été décelées en 2003 et en
2004 et ce avant la réalisation des réformes réclamées, toute autre
tergiversation dans la promulgation des textes de lois nécessaires à la
mise à niveau du système financier local pourrait compromettre les
perspectives d‟une reprise durable.



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       III- Les perspectives sectorielles de 2005


       Le fait marquant en 2004 sera incontestablement l‟émergence d‟un
acteur de référence aussi bien sur le crédit à la consommation que sur
leasing, fruit du rapprochement des filiales de BCM et du Groupe WAFA.



       S‟agissant du secteur des Assurances, celui-ci se trouve confronté à
l‟évolution des contraintes réglementaires –loi sur les AT, réforme de la
CIMR…–, à l‟acharnement de la concurrence dans un nombre important
de branches, à la recrudescence de la sinistralité et des risques,
auxquelles s‟ajoutent le repli des rendements du marché obligataire.



       Les perspectives sectorielles s‟inscrivent dans la lignée des enjeux
déjà identifiés : le développement de la bancassurance et la libéralisation
des segments encore administrés.



       En tout état de cause, le potentiel de développement du secteur
des assurances reste important eu égard au faible taux de pénétration
actuel.



       La récente opération d‟acquisition de WAFA ASSURANCE par la

BCM,   la fusion programmée pour 2005 entre les
deux filiales du Groupe FINANCE.COM, RMA et
ALWATANIYA, le projet de rapprochement entre
ATLANTA et SANAD au sein du même Groupe
HOLMARCOM et le retrait éventuel du Holding

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ONA du capital d‟AXA ASSURANCE MAROC,
traceraient les nouveaux contours d‟un secteur à
configuration oligopolistique.


        Pour les Holdings, l‟année 2004 et 2005 devrait apporter les
premiers fruits de la restructuration du couple ONA-SNI.

        Le nouveau Holding de tête, SNI, fort de son assise financière et de
la qualité de son portefeuille, s‟attellera probablement à redéfinir son
périmètre d‟intervention au niveau des secteurs porteurs à forte
contribution pour le Groupe.

        La politique de désengagement des activités faiblement créatrices
de valeur devrait se poursuivre en parallèle de prises de positions dans
de nouvelles niches : Tourisme, Energie et Télécoms.

        Pour        sa     part,    L‟ONA      s‟efforcerait     d‟optimiser   la   gestion
opérationnelle de ses filiales à travers une plus grande responsabilisation
et une allocation efficace et efficiente de leurs ressources financières.

        Le secteur pétrolier, représenté exclusivement par SAMIR, entame,

quant        à     lui,    une     période     charnière       pour   sa   pérennité.   La
réinstauration                      des        droits          de      douane           sur
l‟importation                      des       produits            pétroliers         n‟est
toujours pas à l‟ordre du jour, malgré la remise à
neuf par SAMIR de ses installations de raffinage.
        La       filiale   marocaine      du    Groupe     suédo-saoudien      CORRALest
confrontée, d‟une part, aux exigences des pouvoirs publics quant à la
mise en conformité aux standards de sécurité les plus avancés et, d‟autre



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part, aux contraintes technico-économiques dictées par des impératifs de
rentabilité.

      Le secteur minier a été marqué au courant de l‟année 2004 par la
poursuite du repli des prix des métaux de base à l‟international de même
que par la baisse du cours du billet vert. Le renversement de la tendance
baissière des cours mondiaux des matières premières à partir du
troisième trimestre n‟a profité que partiellement à MANAGEM et à sa
filiale SMI; une partie importante des ventes étant couverte par des
contrats à des cours inférieurs.

      Véritable locomotive de croissance tant pour l‟économie nationale
que pour le marché boursier, le secteur du Bâtiment & Matériaux de
Construction devrait continuer à afficher de bonnes performances. La
détermination de l‟Etat à lutter contre l‟habitat insalubre et l‟initiation de
plusieurs      chantiers   d‟envergure   sont   les   éléments   moteurs   d‟une
croissance durable.

      Emprunts de la même tendance, les investissements dans ce
secteur devraient se maintenir à un niveau stable pour faire face à une
demande sans cesse grandissante ainsi qu‟à l‟ouverture des marchés. Il
s‟agit pour les opérateurs de consolider leurs positions commerciales sur
leurs marchés respectifs, d‟améliorer leurs bases de compétitivité à
travers l‟investissement dans la technologie, et pour certains de
pérenniser leurs approvisionnements en matières premières.

      Pour les cimenteries, l‟accroissement des capacités de production
s‟érige en tant que priorité pour faire face à l‟éventualité de l‟installation
de nouveaux arrivants. Il en est de même pour l‟extruder ALUMINIUM

      Le secteur Agroalimentaire n‟est pas en reste. Pour le marché des
boissons, l‟année 2004 fut celle du recentrage de BRASSERIES DU
MAROC autour des bières et de la diversification d‟OULMES dans le
segment très disputé des boissons gazeuses.




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         Pour 2005, l‟intensification de la concurrence sur un secteur des
limonades      à    faibles   marges   jouera   en   défaveur   des   différents
compétiteurs.

         En revanche, SBM, désormais en situation quasi-monopolistique sur
les bières, dégagerait une meilleure profitabilité que par le passé.

         La filière sucrière représentée par son leader COSUMAR ne devrait
connaître, quant à elle, qu‟une croissance modérée dans les années à
venir.



         Toutefois, l‟année 2005 pourrait bien être celle de l‟achèvement de

la libéralisation de cette branche agroalimentaire ;      les enjeux de
privatisation des sucreries publiques militent
pour cette éventualité.
         Auquel cas, les opérateurs locaux devraient pouvoir améliorer
sensiblement leurs niveaux de rentabilité, mais seraient cependant
menacés par la concurrence des importations.

         L‟industrie oléagineuse, dont le processus de libéralisation est en
phase avancée, resterait toujours sous l‟emprise des variations des cours
des huiles brutes sur les marchés internationaux. Au niveau local,
l‟arrivée en puissance des groupes AMHAL, en partenariat avec le géant
saoudien de l‟agroalimentaire, SAVOLA, et BELHASSAN devrait modifier
en profondeur la donne sectorielle.

         Conscient de cette évolution alarmante de son environnement,
LESIEUR CRISTAL compte maintenir ses positions en poursuivant ses
investissements d‟extension de capacités et de modernisation de son
outil industriel.

         Pour le secteur laitier, la réglementation fiscale des coopératives
continue de pénaliser le leader CENTRALE LAITIÈRE.

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Marché financier marocain
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      Les enjeux futurs      de cette filière s‟articulent autour de la
diversification de l‟offre, la sécurisation de l‟amont agricole, l‟amélioration
continue de la qualité des produits et la veille technologique et
concurrentielle.

      La branche des conserves de poissons et celles végétales pourrait
connaître des évolutions mitigées.

      Pour la conserve de poissons, la baisse des prises halieutiques de la
pêche côtière couplée à la désorganisation de l‟amont de la filière se
traduiraient par une baisse d‟activité. Quant aux conserves végétales,
ceux-ci abritent un potentiel de développement non négligeable tant sur
le local qu‟à l‟étranger.



      Enfin, le secteur du montage et de la distribution Automobile laisse
apparaître des perspectives de développement contrastées. Ainsi, pour le
poids lourd, la levée progressive des droits de douane avec l‟UE laisse
planer une menace quant à la pérennité de l‟activité d‟assemblage à
l‟horizon 2012, d‟autant plus que l‟offre est pléthorique et les capacités

en sous-utilisation. Concernant les VP et les VUL,        la reprise en
2005 de la SOMACA par RENAULT,                            dont les ambitions

dépassent l‟échelle locale, pourrait dynamiser le montage domestique.

      Toutefois, le retrait de FIAT générera inévitablement un manque à
gagner important pour la chaîne d‟assemblage nationale pour les deux
années à venir, déplaçant une partie de la demande vers les importateurs
d‟autres marques.




     LES CRITIQUES


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Marché financier marocain
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      La combinaison de plusieurs facteurs, d‟ordres économique, financier
et stratégique a permis à la Bourse des Valeurs de Casablanca de sortir de
son ornière. Toutefois, la reprise observée en 2003 semble être de nature
fragile du fait des volumes moyens dans lesquels elle s‟est accomplie.
      D'aucuns se demandent si cette hausse vertigineuse est justifiée,
alors que le taux de croissance (qui est incontestablement respectable
dans un contexte international morose) demeure dopé par la bonne
campagne agricole. Les entreprises cotées, prises globalement, ont-elles
réellement créé de la valeur ? Cette «folle» reprise a-t-elle pour autant
susciter l'engouement du public pour le placement boursier ?.
      Bien des questions taraudent les observateurs, alors que la
réglementation des marchés, en l'occurrence celle relative aux OPA, OPE
et OPR, peinait à voir le jour.
            De même, l'innovation en matière financière (les options et
   produits dérivés ou autre PEA ou PER) semblait tout simplement
   inexistante ou du moins absente des agendas. En plus, la fièvre
   spéculative, vécue en 2003,a largement profité à quelques flibustiers
   de la finance, qui n'ont pas manqué de faire des ravages et de
   nouvelles victimes.


            Tandis que le CDVM (Conseil déontologique des valeurs
   mobilières), ou ce que l'on appelle, à tort ou à raison, le gendarme des
   marchés a choisi de siéger loin du bouillonnement de la place.
            Il est vrai aussi que paradoxalement l'économie financière est
   restée peu développée, alors que la part de la capitalisation boursière
   dans l'économie réelle ne cesse de se développer et dépasse
   aujourd'hui les 33% (ou un tiers du PIB).
            De même, le nombre des personnes ayant un portefeuille
   boursier demeure insignifiant, ne dépassant guère les 25.000. Ne pas
   comprendre les mécanismes de la bourse influe négativement sur le
   comportement. La société gestionnaire de la Bourse est bien consciente
   de cette lacune. Elle a entrepris de louables actions.

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      La société gestionnaire a, d‟une part, renforcé sa communication à
travers des événements (Les rendez-vous de la Bourse, le Salon de la
Bourse, le Championnat de la Bourse, l‟école de la bourse, les clubs
d‟investissement et d‟actionnaires, les capsules télévisées et la bourse on
line…), et s‟est aussi s'associée à plusieurs rencontres entre professionnels
de secteurs potentiellement cotables.         Ce qui permis à la Bourse de
Casablanca de sortir de sa tour de verre.
      C'est donc une démarche de proximité qui a été privilégiée,
soutenue, quand il le fallait, par des séances de formation et de visites
organisées à l'attention des entrepreneurs et surtout des prescripteurs de
l'introduction en Bourse (experts-comptables, déléguée des chambres de
commerce, de l'industrie et de l'artisanat…).
            La bourse de Casablanca a lancé un plan de développement
   étalé sur 3 ans. Validé par le Conseil de surveillance du 17 avril 2001,
   le plan d‟action de la société gestionnaire est censé permettre à la
   bourse des valeurs de Casablanca de redorer son blason en redonnant
   confiance aux investisseurs particuliers et en incitant les institutionnels,
   qu‟ils soient nationaux ou étrangers, à renouer avec la place de
   Casablanca. Ce plan de développement 2001-2003 est bâti autour de
   six grands axes : développer l‟actionnariat des particuliers, renforcer la
   base des investisseurs institutionnels domestiques, optimiser l‟accès
   aux investissements étrangers, faciliter et encourager la cotation en
   bourse, améliorer le rapport coût - efficacité des intermédiaires et
   organiser le marché des instruments de couverture. Mais malgré ces
   efforts, autant dire que la culture boursière (celle-ci a bon dos pour
   supporter    les   malheurs   boursiers)    est   encore   l'apanage   d'une
   proportion infime de la population, représentée généralement par une
   élite formée dans les grandes écoles françaises ou américaines, très
   BCBG mais aussi si discrète.
            A tout ceci s‟ajoute le manque de transparence.




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Marché financier marocain
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        La transparence est la capacité de pouvoir accéder librement à
toutes les informations propres à une activité déterminée. Pour le négoce
boursier, il s'agit essentiellement d'avoir accès:
                           Aux prix payés ;
                           Au volume de négoce ;
                           Aux cours acheteurs et vendeurs ;
                           Aux informations sur les sociétés cotées en bourse.
        Cette insuffisance d‟information s‟explique par ce qui suit. A
quelques      jours   des   dates      butoirs   de   la   publication     des   résultats
semestriels, certaines sociétés cotées ne rendent pas publics leurs
comptes ou s‟y résignent tardivement. Autre remarque de cet ordre, le
nombre de séances de présentation et de commentaire des résultats
réalisés, traditionnellement organisées par certaines entreprises inscrites
à la cote, a sensiblement baissé par rapport aux exercices précédents.


             Toutefois, le retard accumulé dans la promulgation des textes
   de    réformes     en    relation    avec     l‟organisation     du    marché   et   le
   renforcement des pouvoirs de contrôle du Conseil Déontologique des
   Valeurs     Mobilières    -CDVM-        continue    à    peser    en    défaveur     de
   l‟émergence d‟une Place boursière aux règles d‟éthique irréprochables.


             L‟absence de nouveaux papiers et la liquidité restreinte de la
   Place constituent actuellement les principaux facteurs de risque du
   marché marocain dans la mesure où son efficience même est remise en
   cause; celui-ci pouvant être enclin à une évolution en déphasage avec
   les fondamentaux des valeurs cotées.


             La consolidation du marché est encore fragile car aucune
   entreprise n‟a franchi le pas de l‟introduction à la corbeille, voire
   même, la place casablancaise a vu le retrait de trois canards boiteux en
   l‟occurrence la BNDE, GENERAL TIRE et LONGOMETAL. Cependant,
   certaines valeurs ont connu des performances extraordinaires à l‟image

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Marché financier marocain
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  de   CENTRALE     LAITIERE   (+112%)     saluée   pour   son   dynamisme
  commercial et sa politique d‟innovation. Côté flops, DIAC EQUIPEMENT
  et SOFAC    enregistrent des replis significatifs respectivement de –75%
  et –47% soulignant ainsi la fragilité de l‟ensemble des valeurs du
  secteur face à la nouvelle réglementation de Bank al Maghrib
  concernant la classification des créances en souffrance.


           Côté mauvais investissements, le secteur des GPL (Gaz Pétrole
  et leasing) représenté par les deux filiales cotées d‟AKWA GROUP, fait
  ressortir un Taux de Rendement moyen de -11,5% ; également la
  branche Pétrole & Mines affiche grise mine, avec un Taux de
  Rendement moyen de -8,2%. Enfin, le leasing fait ressortir un taux de
  rendement          moyen          de         -4,9%         par        an.




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      RECOMMANDATION

      politique des pouvoirs publics :
          -   politique monétaire non inflationniste,
          -   réduction du déficit budgétaire,
          -   déréglementation,
          -   privatisation des établissements publics dans un nouveau
   contexte de libéralisation des marchés. La           privatisation   a   été
   essentielle dans la croissance récente de la Bourse des valeurs
   de Casablanca1. Depuis l‟adoption de la loi sur la privatisation, la
   capitalisation de la Bourse a été multipliée par 24, passant de
   5,0 milliards de DH à 120,4 milliards de DH en septembre 1997.
   Au cours de cette même période, le chiffre d'affaires moyen en
   actions par séance boursière a été multiplié par presque 247, passant
   de 0,5 millions à 123,7 millions par jour. Tel est donc l‟impact d‟une
   privatisation sur la Bourse de Casablanca.
          -   promotion du libre-échange qui favorise l‟entrée de capitaux
   étrangers.
      les contrats-programmes sectoriels (BTP, textile et tourisme) visant
essentiellement à :
          -   résorber le déficit en infrastructures,
          -   résoudre l'habitat insalubre,
          -   la promotion et le développement du tourisme,
          -   la modernisation du transport portuaire et le renforcement ou
   l'extension du réseau routier et auto-routier.




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