TABAC_ ALCOOL

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                                                                               CANNABIS


Le cannabis est la porte d'entrée dans les drogues.

         HASCHICH (appelé aussi SHIT, TOSH)

C'est de la résine de cannabis séché … Il s’achète sous forme de barrettes, plaquettes de 3 à 5 grammes ou de
savonnettes (save), morceaux de 250 grammes.

Il se fume pur ou mélangé à du tabac, roulé dans deux feuilles de papier à cigarette. Il peut aussi s’inhaler, on parle
alors de bang, de douille ou de narguilé.
Le shit peut être coupé à l’héroïne, au LSD.

Le haschich peut avoir un taux de THC très variable (THC : TetraHydroCannabinol, un des principes actifs du
cannabis). Cela dépend de son origine et du mélange réalisé. Le THC perturbe le Système Nerveux Central. Le
cannabis, actuellement très consommé par les jeunes, peut contenir jusqu’à 35% de THC. Le THC est un
hallucinogène. L’Organisation Mondiale de la Santé a lancé un appel pour prévenir des cas de plus en plus
nombreux de schizophrénies irréversibles liées au cannabis. Comme toutes les drogues, une utilisation régulière
mène à la dépression.

         HERBE, BEU, MARIJUANA

Ce sont des feuilles et des fleurs de cannabis séchées et hachées : comme pour le haschich, la nocivité du produit
est liée à son taux de THC.
Elle se fume en pétard, joint, fumette comme pour le haschich. En narguilé, etc…

         HUILE DE CANNABIS

Elle est obtenue par la distillation de feuilles ou de résines de cannabis. Sa toxicité est très élevée : elle peut
contenir jusqu’à 60% de THC.
Elle se fume après avoir été déposée sur une cigarette.

CONSEQUENCES DE LA CONSOMMATION DE CES PRODUITS :

 des problèmes respiratoires (toux, bronchites                    l’état de conscience
  chroniques)                                                     l'échec scolaire
 de la fatigue                                                   l'ivresse cannabique
 une déshydratation (soif intense)                               des troubles de la mémoire
 un affaiblissement des défenses immunitaires                    des difficultés de concentration
 une diminution anormale des spermatozoïdes,                     une perte de la volonté
  une baisse de la virilité                                       des actes de violence
 chez les femmes enceintes, le cannabis passe la                 modification de la perception du temps et des
  barrière placentaire et agit sur l’enfant à naître.              distances
 des schizophrénies, idées fixes et hallucinations
 désorganisation de la pensée
 la perte des repères sociaux, l'affaiblissement de

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Temps d’élimination du cannabis
Pour éliminer 50% de l’alcool absorbé, il faut à l’organisme 6 à 8 heures. C'est la demi-vie de l’alcool.

De la même façon, la demi-vie du cannabis est de 96 heures (4jours). Néanmoins, il reste stocké dans les graisses
pendant 28 jours, période pendant laquelle le consommateur aura du mal à s’en passer si on lui en propose. Le
produit sera réactivé en cas de stress, de peur (ce qui explique certains accidents de scooters et de voitures) ou de
colère.. Au fur et à mesure des prises, les stocks dans les graisses s’additionnent.

L'organisme tente de s'adapter aux perturbations provoquées par le produit et devient rapidement tolérant, puis
dépendant.


Attention à la désinformation !
Nous sommes loin des joints de 1968 : le cannabis contenait 0,6% à 6% de THC et il était consommé la plupart du
temps en pétards qui tournaient à l'intérieur du groupe.
Ce qui a changé :
Depuis 1995, le taux de THC a énormément augmenté (manipulations génétiques et cultures sous abris) : il peut
atteindre jusqu'à 35%. Maintenant, les jeunes recherchent la "défonce".


                          Rapport de l’Académie des Sciences, France 1997
"Les effets nocifs du cannabis sur la santé tant sur le plan psychique que physique existent. Le
cannabis altère la mémoire en affectant le système cérébral servant à filtrer les informations et
intervenant dans le processus de mémorisation. Le cannabis affecte le système reproductif. Le
cannabis affaiblit le système de défense immunitaire de l’organisme. Le cannabis provoque chez le
consommateur un syndrome caractérisé par l’indifférence à la vie, la démotivation, le désintérêt
pour toutes activités qu’elles soient scolaires, sportives, culturelles. Le cannabis prédispose à
consommer des drogues plus puissantes tout simplement parce que l’organisme s’habitue. "

Quelques réflexions :
                Docteur Koopman, directeur du centre de réhabilitation "l'espoir" en Hollande :

"Tout gros fumeur de cannabis ne va pas fatalement s'adonner à l'héroïne. Cependant, nous constatons que 90% des
drogués à l'héroïne étaient, d'abord, des consommateurs de cannabis […] On assiste en même temps à une montée
spectaculaire de la criminalité chez les jeunes, liée à l'abus de drogues dites douces."

                Professeur Ashton, School of Neurological Sciences, University of Newcastle (GB)

"Le fumeur de cannabis à haute teneur en T.H.C. devient très demandeur rapidement. […]Des joints à haute teneur
en T.H.C. développent chez le consommateur une accoutumance telle qu'il voudra une teneur de plus en plus
élevée pour pouvoir planer comme à son habitude. […] Pour la première fois, nous voyons apparaître les
symptômes de l'état de manque. […] En Hollande, 70% du cannabis consommé dans les coffee shops sont du
Nederweit qui contient jusqu'à 35% de T.H.C., alors qu'en 1979, le cannabis en contenait 0,6% à 6%."

                Courrier International (n°493 avril 00)

"Aux Pays-Bas, des voix de plus en plus nombreuses s'élèvent en ce moment contre la tolérance des autorités vis-à-
vis de la toxicomanie."
La Hollande est le pays qui connaît le plus grand taux de criminalité d'Europe.

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                Claude Olievenstein (La Drogue, 30 ans après, octobre 2000)

En 1970 : "…coexistaient deux groupes bien distincts : les amateurs de drogues douces, expérimentales, genre
L.S.D. 25, qui n'entraînaient pas de dépendance, disait-on, où l'on conservait la maîtrise de soi, et les junkies,
adeptes des drogues dures."

LES DROGUES DOUCES N'EXISTENT PAS! Nous connaissons aujourd'hui les terribles effets du L.S.D. sur la
personne. En 1970, on accusait les personnes qui luttaient contre cette substance de diaboliser.

Extraits du livre « Et si on parlait du haschich », Marie-Christine d’Welles, Presses de la
Renaissance
Clotilde, 17 ans, milieu social artistique, Nancy :
« Quand on fume tout le temps, ça nous paraît impossible d’arrêter. Quand on a décidé de faire le premier pas, c’est
à ce moment là qu’on se rend compte qu’on était loin de notre état normal. On a l’impression de redevenir nous-
mêmes. Vous pouvez souligner « nous-mêmes ». (silence) C’est très difficile d’arrêter. »

Sabrina, 18 ans, milieu social cadre, Toulon :
« Fumer ça démotive. On est intéressé par rien… par rien. Dès le matin, on est vaseux. La journée commence, on
fume un p’tit joint… et ce sera pareil, on sera intéressé par rien et par personne… ça il faut le dire. »

Deux exemples en Europe :
        -   En Suède, il y a eu libéralisation du cannabis de 1970 à 1980 : les résultats ont été la hausse de la
            toxicomanie et de la criminalité. De 1980 à 1990, une politique de répression a été mise en place : les
            jeunes fumeurs de haschich sont passés de 14,5% en 1972 à 3% en 1995.

        -   Les Pays-Bas, qui ont légalisé le cannabis depuis des années ont actuellement le taux de criminalité
            d’Europe le plus élevé.

Remarque :
Il faut 6 à 8 mois à un consommateur régulier pour arrêter complètement sa consommation de cannabis. Ne jamais
oublier qu’un consommateur contaminé par le cannabis est sous l’effet du produit. Il n’a donc plus la volonté de s'y
soustraire.

Il faut diminuer puis arrêter sa consommation de soi-même. Seule l'abstinence permet un sevrage total et sans
danger. Les antidépresseurs ne peuvent pas servir de substituts, ils compromettent gravement le sevrage.




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Il s’agit d’une drogue synthétisée en laboratoire, liquide inodore et incolore. Il se présente sous forme de liquide,
comprimés, gélules , buvards appelés aussi timbres qui fondent entre les gencives (attaquent irrémédiablement les
dents). Sur les buvards, des dessins attirent et mettent en confiance les jeunes (stratégie marketing) : Bart Simpson,
le Roi Lion, Idéfix… Sont imprimés aussi les jeux vidéo les plus à la mode.

Cette drogue est recherchée chez les très jeunes puisque l’acide est moins cher que d’autres produits. Le buvard,
par exemple, s'achète 50 francs environ.

Les drogues synthétiques sont très avantageuses pour les fabriquants : elles sont produites près des lieux de
consommation et génèrent d'énormes profits


Effets du LSD :

                Le professeur Olivenstein explique :

« En secouant le système nerveux, l’acide favorise une décompensation psychique qui entraîne une bouffée
délirante chez son consommateur. Il peut amener certaines personnes jusqu’à la maladie mentale. Cette
décompensation peut aussi bien survenir dès le premier trip qu’après de nombreuses années de consommation. Une
décompensation psychique, mauvais trip peut avoir des conséquences désastreuses pour le mental »

Le LSD provoque des manifestations schizophréniques et des hallucinations qui peuvent amener le
consommateur à des actes de violence, à l’automutilation et au suicide.

Il y a une accoutumance très rapide au LSD. Pour obtenir les mêmes effets, le consommateur doit sans cesse
augmenter les doses (Observatoire Français des Drogues et des Toxicomanies-1998).

Un trip dure de 6 à 16 heures. Un grand nombre d'utilisateurs subit un flash-back ou retour d’acide. Le trip peut
donc être revécu à distance sans nouvelle prise d’acide. Terrible phénomène qui provoque de nouvelles crises
d’angoisse et de nouvelles hallucinations (*). Ceci peut arriver 1 mois, 6 mois, 1 an, 10 ans après la prise.

Mauvais délire : la personne a l’impression de ne plus pouvoir sortir de son cauchemar peuplé de démons.
(*) le consommateur croit qu'il vole et saute par la fenêtre
(*) le consommateur prend la personne qui est avec lui pour un monstre et cherche, par tous les moyens, à s'en
débarrasser (meurtre, défenestration pour lui échapper).

"Scotchés" : à l’heure actuelle, des témoignages de jeunes lycéens nous parlent de copains "scotchés", "gogols",
"des pas redescendus". Il faut comprendre qu’ils nous parlent de jeunes irrémédiablement détruit par le LSD, mais
aussi par l'ecstasy ou d’autres drogues.


Extrait du livre "Et si on parlait du haschich", Marie-Christine d'Welles, Presses de la
Renaissance
Armand, 15 ans, milieu social médias et artistique, Paris :
(au sujet du "trip") "C'est un petit carré de 1 cm de côté où il y a de l'encre chimique qui te speede et tu tiens une
nuit debout sans problème. T'as vraiment l'impression d'être autre part. J'en connais qu'ont fait des badtrips, des
mauvais trips. C'est à dire qu'à la fin de l'effet y a redescente, ça fait mal au dos, à la nuque, c'est ce qu'on appelle


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descente."



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Utilisées en psychiatrie, elles sont aussi consommées par les sportifs, les étudiants, les armées en temps de guerre…
Toxicité particulière des amphétamines : un comprimé peut être fatal. L'instauration de la tolérance à la substance
est très rapide : pour rester efficace, il faut multiplier la dose par 10 en deux à trois semaines.

Effets des amphétamines :
         inhibition du sommeil
         forte stimulation
         anorexie
         psychoses (idées suicidaires, paranoïas), hallucinations tactiles par exemple (démangeaisons des
          extrémités)
         hypertensions artérielles, infarctus du myocarde…
         embolies pulmonaires. Les amphétamines sont soupçonnées d'induire, même à dose thérapeutique, des
          hypertensions artérielles pulmonaires et des dépressions respiratoires.
         insuffisance rénale aiguë

Comme tout sevrage de drogue de laboratoire, il faut être très prudent. L'arrêt brutal des prises peut être mortel.



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                                                                       MDMA

Présentation
C'est une amphétamine. Elle présente donc toutes les caractéristiques décrites ci-dessus pour les amphétamines.
La molécule MDMA (méthylène-dioxy-méthamphétamine) est extrêmement dangereuse (plus le produit est pur,
plus il est dangereux). Elle est d'une facilité d'utilisation redoutable : le comprimé d'ecstasy se "gobe".

Il se présente sous différentes formes (comprimés, gélules, cachet…). Les couleurs varient. L'ecstasy est aussi
appelé pilule d'amour, cadillac, ecsta, sucette…

Il est fabriqué en Europe (dans des laboratoires clandestins) pour le monde entier. La quantité de MDMA
(substance active) varie de 9 à 117 mg par comprimé. D'autres drogues peuvent y être associées : cocaïne,
antidépresseurs, amphétamines, LSD…


Les effets de l'ecstasy sont les suivants :
L'ecstasy est un excitant.

Pure ou non, la MDMA peut entraîner des lésions de cellules cérébrales, des incidents cardiaques, des nausées, des
crises de panique, des dépressions, des paranoïas...
A forte dose, elle provoque des effets hallucinogènes analogues à ceux du LSD.

C’est un toxique pour les cellules nerveuses.

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La température interne des consommateurs lors d’une soirée « techno » ou d’une rave partie, peut monter jusqu’à
43°C.
A forte dose, elle provoque des convulsions pouvant entraîner la mort.

Un des risques est de dépasser les limites de sa résistance physique, sans ressentir la moindre sensation de fatigue.
Le bruit et la chaleur augmentent la toxicité du produit, des décès ont eu lieu par épuisement de l'organisme.

Lorsque les effets de l'ecstasy se dissipent, on ressent de la dépression, de la confusion, des douleurs. C'est à ce
moment là que certains dealers en profitent pour proposer de l'héroïne pour masquer le phénomène de la descente
(after hours).

Attention :
L'ecstasy peut déclencher des dépressions, une incapacité à réfléchir, des pertes de mémoire… Ces graves
perturbations peuvent se produire des mois, voire des années après la prise des pilules (4 à 7 ans).

La consommation d'ecstasy et d'autres amphétamines est de plus en plus répandue. Les intoxications sévères et les
décès sont en constante augmentation depuis 10 ans. Des décès surviennent souvent après ingestion de doses
modérées.

Un seul comprimé peut être mortel, ou peut détruire les reins irrémédiablement laissant la personne sous dialyse…


Un consommateur peut présenter les signes suivants :
   douleurs musculaires                                           grosses difficultés scolaires
   fatigue et mauvaise humeur                                     diminution de la sensation de fatigue…
   sentiment de perte de contrôle de soi                          déformation des perceptions sensorielles
   insomnies                                                      excitation
   hyperthermie                                                   insuffisances rénales aiguës
   manque d'appétit (anorexie)                                    hépatite toxique
   transpiration                                                  tachycardies, hypertensions
   très forte déshydratation                                      oedèmes pulmonaires
   angoisses


Extrait du livre "Et si on parlait du haschich", Marie-Christine d'Welles, Presses de la
Renaissance
Elsa, 17 ans, milieu social cadre supérieur, Brive la Gaillarde :
« J’ai vu un gars scotché. Tous les matins, il regarde dans le vide. On dirait un attardé. Il a eu ça après avoir gobé.
J’en connais plusieurs qui sont allés en hôpital psychiatrique. Les parents savent pas pourquoi ils vont en
psychiatrie. Autour du jeune, personne comprend comment ça a pu arriver. Nous, on peut rien dire, on le sait tous."

Patrick, toxicomane
"Les rave-parties, ça va tant que tu touches pas à l'ecsta. Mais dès que tu commences, tu prends les gens qui te
conseillent d'arrêter pour des cons. Tu crois que tu as trouvé quelque chose de génial et faut pas essayer de te dire le
contraire. Quand tu te mets à aimer l'ecsta, c'est trop tard, t'es foutu".



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L'héroïne peut êre inhalée, fumée ou prise sous forme d'injections.

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L'héroïne brune (brown sugar) est la plus consommée dans nos pays. Peu soluble, les toxicomanes la dissolvent en
la faisant chauffer en milieu acide (jus de citron) dans une petite cuillère.

L'héroïne a pour effet de provoquer une forte détente psychique et physique, des "flashs", une "défonce".
La recherche du produit devient très vite l'activité essentielle de l'héroïnomane. En cas de manque, celui-ci peut
ressentir une anxiété intense, des insomnies, des douleurs, des dépressions respiratoires et cardio-vasculaires
pouvant entraîner le décès.
A fortes doses, l'héroïne provoque des bouffées délirantes, hallucinatoires.

TOUS les organes sont touchés, TOUTES les fonctions de l'organisme sont affectées.

La dépendance est extrêmement forte vis à vis du produit, il est donc nécessaire de renouveler fréquemment les
prises. L'alternative ne peut pas être un traitement de substitution mais l'abstinence totale. Le sevrage à l'héroïne est
spectaculaire mais ne fait pas courir de risques à l'individu.

Le speed-ball, héroïne sniffée mélangée à de la cocaïne, est de plus en plus répandu en Europe. Très fréquemment,
on rencontre de l'héroïne associée à la cocaïne, au haschich, à l'ecstasy, aux amphétamines ou aux benzodiazépines.

Un héroïnomane est toujours à la recherche de son trip initial qu’il ne retrouvera jamais. C’est une quête absurde de
l’extase absolue.


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La cocaïne est un excitant puissant. La cocaïne provoque une très forte dépendance.

Les effets de la cocaïne :
   excitant du Système Nerveux Central                          convulsions, infarctus
   anorexie                                                     perforation de la cloison nasale
   paranoïa                                                     tachycardie
   attaques et hémorragies cérébrales (redoutables
    du fait de l’hypertension artérielle)
 atteintes pulmonaires                                          hypertensions massives
 perturbations hormonales                                       vasoconstriction
 déficiences du système immunitaire


LE CRACK

C'est la "cocaïne du pauvre". L'effet est rapide et éphémère. Il s'agit d'un cailloux que l'on chauffe, qui dégage de la
fumée que l'on inhale.
La dépendance est immédiate : une à trois prises suffisent.
Un cracker ne peut plus être scolarisé. Sa vie est devenue un enfer ; incompatible avec une vie sociale. Il passe son
temps à rechercher de l’argent pour satisfaire son besoin du produit. Pour supporter l’attente entre les prises, il
survit en consommant de la bière à 10-12° d’alcool ou en prenant du cannabis.




                             Action des mères pour une Enfance Sans Drogue - B.P.320 - 75723 Paris Cédex 15
                                       Tél : 01.48.28.08.69 (association apolitique et non confessionnelle)                7
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                                        CONCLUSION

Ne jamais oublier que :

les réactions aux drogues sont imprévisibles

-   alcool et drogue multiplient leurs effets
-   le drogué recherchera en vain l'état de plaisir initial.
-   les toxicomanes vivent dans la misère physique, affective et matérielle
-   c'est le produit qui gère la personne et non l'inverse, ce qui amène un drogué au non respect du code moral
    (famille et amis ne comptent plus), au vol, au mensonge. Il ne peut malheureusement pas agir autrement
-   le trafic de drogue est la deuxième activité économique dans le monde derrière l'industrie de l'armement. Le
    cannabis et ses dérivés sont aujourd'hui consommés dans toutes les régions du monde.
-   quand le toxicomane arrête le produit, après une longue et difficile période d'abstinence, il retrouve
    une vie normale (le sevrage peut demander des précautions particulières, notamment pour certaines
    drogues de laboratoire).




Synthèse de Marie-Christine d'Welles sur les drogues psychotropes
(extrait de "Alors, c'est quoi la drogue", Editions Presses de la Renaissance - annexes)

Les caractéristiques des drogues psychotropes (psychotrope : qui agit sur l'esprit)

1. Ce sont des poisons biochimiques qui perturbent l'équilibre chimique normal du corps ou interfèrent
   avec ses processus chimiques, déréglant ou arrêtant toutes ses fonctions vitales (les glandes, le
   cerveau, le foie, le cœur, la vision, les défenses de l'organisme…)
2. Ce sont des poisons de l'esprit qui, en provoquant ou en aggravant des perturbations mentales,
   entravent la survie de l'individu, de sa famille et de la société dans laquelle il vit. Ces produits finiront
   par dégrader sa personnalité, détruire ses aptitudes et réduire à néant sa conscience du bien et
   du mal.

Une forte dose de n'importe lequel de ces produits peut tuer.
L'accoutumance (nécessité d'augmenter la dose pour obtenir l'effet initial), la dépendance (souffrance
physique ou mentale lors de leur arrêt) et les problèmes de sevrage témoignent de l'importance des
perturbations provoquées par ces poisons.

Ces drogues peuvent être réparties en trois groupes en fonction de leur effet mental - excitant, sédatif ou
hallucinogène - à la dose dite thérapeutique pour les médicaments et active pour les drogues de la rue.

Chacun de ces trois groupes comprend plusieurs catégories.
Chaque catégorie comporte de nombreux produits ou principes actifs.
Dans le tableau suivant, les drogues de la rue apparaissent sous le nom de leur principe actif. Les
médicaments, en caractère gras, sont désignés sous leur nom de spécialité donné par le laboratoire.

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Quand l'exclusivité du laboratoire expirera après une dizaine d'années, d'autres laboratoires pourront sortir
le même produit sous d'autres noms ou sous celui de son principe actif.
Aucune action ciblée des drogues psychotropes n'existe vraiment et les effets excitants, sédatifs et
hallucinogènes des produits s'entremêlent selon l'importance de la dose et la sensibilité de chacun.
Ils ont tous de multiples effets physiques et mentaux imprévisibles et dangereux, appelés "effets
secondaires" par les fabricants.


Tableau des drogues psychotropes :


                                           Exemple de classification


GROUPE                        : EXCITANT
CATEGORIE                     : ANTIDEPRESSEUR
PRINCIPE ACTIF                : FLUOXETINE
NOM DE SPECIALITE             : PROZAC




                            EXCITANTS PSYCHOSTIMULANTS
                            AMPHETAMINES
                            (RITALINE, MDMA...)
                            ANTIDEPRESSEURS
                            (PROZAC, ZYBAN, ELAVIL, ZOLOFT, EFFEXOR…)
                            COCAINE
                            SEDATIFS PSYCHODEPRESSEURS
                            SOMNIFERES (HYPNOTIQUES)
                            DIVERS
                            (STILNOX, IMOVANE, NOCTRAN…)
                            BENZODIAZEPINES
                            (ROHYPNOL, HALCION, MOGADON…)
                            TRANQUILLISANTS (ANXIOLITIQUES)
                            DIVERS
                            (ATARAX, ATRIUM…)
                            BENZODIAZEPINES
                            (VALIUM, XANAX, LEXOMIL…)
                            ANESTHESIQUES (NARCOTIQUES)
                            (GHB, ETHER, PCP…)
                            NEUROLEPTIQUES - qui dépriment le système nerveux
                            (HALDOL, LARGACTIL, DOGMATIL, NOZINAN...)
                            OPIACES
                            (HEROINE, CODEINE, SUBUTEX, METHADONE...)
                            ALCOOL ETHYLIQUE
                            HALLUCINOGENES PSYCHODYSLEPTIQUES *
                            LSD
                            SOLVANTS
                            (ACETONE, ETHYLENE, BENZENE…)
                            CHAMPIGNONS et AUTRES PLANTES
                            (PSYLOCIBINE, MESCALINE…)
                            TETRAHYDROCANNABINOL (THC)
                            (CANNABIS, HASCHICH…)



*qui perturbent l'esprit


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