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					                   LES « CONSPIRATIONNISTES » ET WIKILEAKS

                                   Robertbibeau@hotmail.com

                           http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

                                            5.12.2010

C’est dommage, mais ils se discréditent eux-mêmes, les « conspirationnistes ». À trop vouloir
en faire, ils s’isolent et ils perdent la confiance de leur auditoire. Que les politiciens
américains soient méchants, prévaricateurs, hypocrites et menteurs, à-peu-près tout le monde
en convient. Il y a, bien entendu, une frange de la petite bourgeoisie qui le nie, mais ce n’est
que pour conserver sa valeur marchande sur la bourse des petits boulots intellectuels dans le
souk des media.

Attribuer tous les crimes du monde aux sionistes israéliens n’est pas utile (2). Les sionistes ne
sont pas tout-puissants, ils ne sont pas aussi intelligents qu’on voudrait nous le faire croire, ils
n’ont pas le don d’ubiquité et il existe d’autres criminels de guerre sur Terre. Enfin, ils ne sont
pas invincibles (comme le Hezbollah l’a prouvé) et ils font des erreurs quand leurs alliés les
trahissent (comme l’attentat de Dubaï l'a démontré).

Jeff Gates est un spécialiste de la politique israélienne et une source fiable de rumeurs sur les
complots ourdis par les sionistes israéliens et leurs suppôts. Analysons ses propos, tenus sur le
site web Criminal State sous le titre « Wikileaks The Tel-Aviv Connection» (1).

Le titre de l’article en dit long : le coup fumant de l’équipe Wikileaks serait une machination
sioniste-israélienne pour détourner les regards des exactions qu’ils commettent en Palestine
occupée. L’allégation de machination machiavélique de Jeff Gates est basée sur trois
observations, que l’auteur présente comme des évidences.

Première remarque que nous livre Jeff Gates : « Que va faire Tel-Aviv, maintenant que
tout le monde sait que ce sont les Israéliens et les pro-israéliens qui ont « mis au point » les
rapports de renseignement ayant incité les États-Unis à faire la guerre à l’Irak ? ». Vous
comprenez la supercherie ? Non ! C’est pourtant l’évidence. George W. Bush, ex-président
américain, ne s’est pas laissé entraîner dans l’invasion irakienne par des renseignements
erronés. C’est tout le contraire, Bush voulait envahir l’Irak puis l’Afghanistan et il a ordonné
à ses alliés sionistes de préparer les documents, les fausses preuves, les artéfacts trafiqués
(comme cette ridicule bouteille d’anthrax qu’a exhibée Colin Powell) requis pour vendre ce
projet guerrier aux citoyens américains.

Bush et son équipe gouvernementale ne se sont pas laissé duper : ils ont délibérément trompé
les Américains et les Israéliens, leurs hommes de mains, ont fabriqué le bobard qu’on leur
avait commandé. C’est ainsi que s’est construit le complot pour justifier l’attaque de l’Irak.

Deuxième remarque que nous présente le zélé conspirationniste. Il écrit, dans cet article
du Criminal State : « Le rôle d’Israël dans le processus de paix a disparu des infos. (…)
Obama a-t-il hésité un seul instant à soutenir la stratégie récente d’Israël consistant à
saboter les négociations de paix ? ». Depuis 1948, date de la première invasion sioniste, il
n’y a jamais eu de processus de paix en Palestine, c’est l’auteur lui-même qui l’affirme deux
paragraphes plus loin dans son texte.
Les pourparlers directs en cours entre Netanyahu et Mahmoud Abbas ne visent qu’à lui faire
parapher son renoncement final aux droits du peuple palestinien. Barak Obama le sait et il ne
pense pas que Netanyahu réussira ce coup. Et, même si Abbas signait le parchemin de la
trahison, le mandat du Président de l’Autorité sans autorité est échu depuis vingt mois et il ne
prétend «pourparler » qu’au nom de la population de Cisjordanie (ce qui est en soi un
mensonge), sans Gaza et sans les camps de réfugiés de la diaspora (ce qui, en revanche, est
une vérité). La signature d'Abbas au bas de ce parchemin ne vaudra rien du tout : elle sera
rejetée par le peuple palestinien.

Finalement, Jeff Gates ne nous convainc que d’une seule chose, sa naïveté. Il est pratiquement
le seul « ami » des Palestiniens qui croie encore à ces «pourparlers de paix». Barak Obama
lui, n’y croit pas, et pourtant il n’est pas, il n’a jamais été et il ne sera jamais l’ami du peuple
palestinien, contrairement à ce qu’allègue M. Jeff Gates.

Troisième remarque que nous assène le journaliste. Il écrit : « En échange d’un gel de
quatre-vingt-dix jours (de moratoire), qu’Obama propose, quelle forme de pot-de-vin
l’Amérique fournira-t-elle ? Vingt avions supersoniques F-35 à 150 millions de dollars pièce
(sans compter les pièces de rechange, l’entretien, la formation et l’armement). ».

On a vraiment l’impression, à lire ces lignes, que l’on observe, d’un côté, le bon président
américain Barak Obama, qui aimerait bien ne pas armer, ne pas équiper, ne pas entraîner, ne
pas payer le contingent installé sur la base américaine israélienne en Méditerranée et, de
l’autre côté, on observerait un commandant retors qui, par ses manigances et son entêtement,
parvient à arracher l’armement, la solde et la formation pour ses hommes.

M. Gates, tous les présidents américains, depuis Eisenhower, après l’invasion du Canal de
Suez par l’armée israélienne, ont toujours équipé, armé, entraîné et payé le contingent
israélien installé sur la base américaine au Levant. Barak Obama suit la tradition
américaine et le prochain président américain, que ce soit Hillary Clinton ou un autre, fera de
même. Tout cela ne fait pas partie d’une trahison ; c’est la politique officielle, connue et
affirmée des États-Unis d’Amérique. Vous êtes presque le seul à ne pas l’avoir observé, M.
Gates ! Mahmoud Abbas, le président échu de l’Autorité sans autorité, lui, le sait.

Le congrès annuel de l’AIPAC, où se pavanent tous les hommes politiques américains, n’est
pas une contrainte que s’imposeraient ces politiciens agressifs, c’est une vitrine qu’ils se sont
donnée pour s’exhiber et afficher leur puissance et leur hargne vindicative. Si L’AIPAC ne
l’organisait pas, une autre organisation du grand capital américain le ferait et chaque
politicien américain s’y précipiterait, chaque année, entre les primaires visant à désigner les
candidats à la présidence.

Wikileaks fait un excellent travail en exposant au grand jour les mensonges dont on nous
abreuve quotidiennement et il n’est pas étonnant que son site web soit attaqué et son président
pourchassé par Interpol. Espérons qu’il saura leur échapper et qu’il continuera à nous
informer des manigances et des complots qui se trament dans notre dos (3).

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(1) http://www.robertbibeau.ca/palestine/jeffgates2.doc et
http://criminalstate.com/2010/11/wikileaks-the-tel-aviv-connection/
(2) http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14671&type=analyse Il paraît que l'on ne
parle pas beaucoup d'Israël sur Wikileaks, on ne parle pas non plus du Népal. Je le savais
depuis longtemps : il y a un lobby pro-népalais tout puissant à Washington qui
dirige le monde en cachette…

(3) http://wikileaks.info/




Salutations cordiales************
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http://www.robertbibeau.ca/palestine.html
robertbibeau@hotmail.com

				
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