LES MATHEMATIQUES A L'ECOLE MATERNELLE

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					       LES MATHEMATIQUES A L’ECOLE MATERNELLE

DEFINITION :
Le terme « école maternelle » rend compte de l’unité pédagogique de cette école et souligne la
cohérence des apprentissages qu’il faut mettre en place de la petite section à la grande section.

Le terme « mathématiques » évoque des apprentissages qui, par une découverte active du monde,
contribuent au développement logique de l’enfant et lui permettent de construire des
connaissances spatiales, géométriques, numériques, etc.

Aussi, faire des mathématiques à l’école maternelle, c’est rendre l’élève sujet de son activité et
responsable des transformations ainsi obtenues.

                                       (cf. Faire des mathématiques à l’école maternelle, p7)



UN PEU D’HISTOIRE :
Les instructions de 1855 indiquent que « l’enseignement du calcul comprend le connaissance des
nombres simples, leur représentation par les chiffres arabes, l’addition et la soustraction
enseignées à l’aide du boulier-compteur, la table de multiplication apprise de mémoire à l’aide de
chants, l’explication des poids et mesures donnée à l’aide de solides ou de tableaux. »

En 1881 la dénomination de calcul est encore présente.
De 1881 à 1977 aucun changement notable n’est perceptible. Des objectifs ambitieux sont fixés,
tels que connaître la numération écrite jusqu’à 100 (qui sera limitée à 50 en 1952) ou encore
effectuer les quatre opérations avec des nombres de deux chiffres. Cet enseignement est tel
qu’il ne peut être acquis que par mémorisation systématique et automatisation.

La circulaire de 1977 (M.E.N., L’école maternelle) propose de nouvelles orientations et met en
évidence l’importance de l’activité du sujet et valorise la construction de structures logiques au
détriment de l’étude du nombre. Ces apprentissages sont intégrés au chapitre portant sur le
développement cognitif. C’est la généralisation de la démarche d’apprentissage allant de la
manipulation à la symbolisation.

La circulaire de 1986 (M.E.N., L’école maternelle : son rôle, ses missions) intègre les
mathématiques dans les activités scientifiques et techniques et affirme que leur but est
toujours de poser et résoudre des problèmes. Le texte propose que l’enfant déploie, découvre et
organise des relations logiques et mathématiques qui fondent la construction des objets, le
repérage de leurs propriétés et l’établissement de classifications.

Le texte de 1991 (M.E.N., Les cycles à l’école primaire) le complète en présentant les
compétences à acquérir, grâce à la résolution de problèmes.

Les nouveaux programmes présentent le développement de la pensée logique dans le chapitre
« Découvrir le monde » en faisant référence :
 Aux compétences dans le domaine de la structuration de l’espace
 Aux compétences dans le domaine de la structuration du temps
 Aux compétences relatives aux formes et aux grandeurs
 Aux compétences relatives aux quantités et aux nombres

( cf. Faire des mathématiques à l’école maternelle, p11 à 13)



Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
Donc se pose la question : peut-on dire que l’on fait des mathématiques à l’école maternelle ?

Le terme mathématique n’est pas employé ; alors s’agit-il simplement d’acquérir des techniques et
de mettre en place des outils logiques nécessaires à un apprentissage ultérieur de cette
discipline ?
Dans les nouveaux programmes sont mélangées
 les compétences logiques habituelles à l’école maternelle
 des contenus traditionnellement référés aux mathématiques

Ces programmes affirment que, si l’appartenance de la GS au cycle 2 est maintenue, la nécessaire
unité-identité de l’école maternelle et la spécificité de sa pédagogie y sont fortement
réaffirmées.

A l’école maternelle il ne s’agit pas de construire un savoir mathématique formel ni une
progression linéaire rigide. Il s’agit ainsi de proposer aux élèves de multiples situations d’actions
référées à des contextes- jeux, défis, énigmes, projets, questionnement sur un objet complexe,
etc…- qui leur permettent de construire, à leur rythme, des connaissances logiques et
mathématiques.

A travers ces situations qui leur posent des problèmes cognitifs, les élèves vont apprendre à
résoudre des problèmes d’ordre mathématiques, c’est-à-dire qu’il vont progressivement pouvoir
mobiliser des connaissances logiques ou plus spécifiquement mathématiques dans l’action.

Les compétences énumérées par le texte réglementaire apparaissent ainsi comme un référentiel,
à l’usage du maître, de ce que l’élève peut s’approprier sur le plan intellectuel à son rythme,
durant toute sa scolarité à l’école maternelle.



En conclusion, parler de calcul comme jusqu’en 1977,c’est privilégier des techniques ; ne plus
parler de mathématiques depuis cette date, mais intégrer leur apprentissage aux rubriques plus
générales, c’est mettre en évidence qu’à l’école maternelle, les apprentissages mathématiques,
loin de tout conditionnement et de tout en enseignement scolastiques, favorisent, au même titre
que d’autres approches, la structuration par l’enfant du monde qui l’entoure.

Alors, fait-on aujourd’hui des mathématiques à l’école maternelle ?
 NON, si l’on fait référence à la discipline elle-même, qui nécessite postulats, axiomes,
    théorèmes, déductions,
 NON, si l’on pense au « cours de mathématiques » qui supposent que soit défini explicitement
    l’objet de l’apprentissage et que soit mise en place une progression démonstrative,
 NON, si l’on considère que faire des mathématiques, c’est essentiellement faire des calculs,
 OUI, si l’on évoque la construction progressive de compétences permettant à l’élève d’agir
    sur le monde en mobilisant les nombres, en articulant des formes, en organisant des
    collections. C’est dans cette perspective qu’il paraît souhaitable à l’école maternelle de parler
    plutôt d’ « activités mathématiques » que de « mathématiques ».

                                       (cf. Faire des mathématiques à l’école maternelle, p13 à15)




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
        APPROCHE DES QUANTITES ET DES NOMBRES


INTERET DE LA NOTION POUR LES ELEVES DE MATERNELLE :
C’est de « donner du sens aux nombres par leur utilisation dans la résolution de problèmes
articulés avec des jeux, des situations vécues, mimées ou racontées oralement ». Ce ne sont pas
des indications sur la manière dont se construit le nombre qui sont données mais des propositions
sur l’usage du nombre :
« Ces problèmes sont choisis pour que les nombres apparaissent comme des outils efficaces
pour :
        comparer les quantités, les mémoriser ;
        mémoriser et communiquer des informations sur les quantités sous forme orale ou écrite,
       les écrits étant d’abord ceux produits par les élèves, puis les écritures chiffrées
       habituelles ;
        réaliser une collection ayant autant , plus ou moins d’objets qu’une autre collection. » (cf.
       Programmes 2002).

Il ne s’agit donc pas d’enseigner les nombres aux élèves de l’école maternelle mais de leur
permettre de les utiliser pour résoudre un problème, pour pouvoir réaliser une production… bref
pour en faire quelque chose, afin que les mots et les signes qui les désignent s’imprègnent de
sens.




QUAND ET COMMENT ABORDER LA NOTION ? :


Dès leurs premières années, les enfants ont de nombreuses rencontres avec les
nombres :

 Chez eux
    - Ils entendent des conversations : il se couche à huit heures, il dort douze heures ; il a
        déjà trois ans, il pèse quinze kilos, il a marché à treize mois ; c’est à cent mètres, à cinq
        minutes ;…
    -   On leur apprend : à compter ; qu’ils ont deux mains, deux yeux, deux oreilles, que chaque
        main a cinq doigts ; qu’il habite à tel numéro, à tel étage ;…
    -   On les autorise : à jouer encore cinq minutes, à manger trois bonbons.
    -   Ils voient des chiffres : sur le téléviseur, sur les maisons, dans les ascenseurs, sur les
        horloges et les montres, sur les graduations de la toise et de la balance.
 A l’école
    - On se met par deux, par trois,
    - On prend trois cordes et quatre cerceaux, on avance de trois pas,
    - On compte les feutres, les présents et les absents,
    - On fête les anniversaires,
    - On tient à jour la date,
    - On appartient à l’équipe qui est deuxième.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
Les nombres apparaissent ainsi dans différents contextes, sous différentes
formes et avec différentes fonctions :

 Expression d’une grandeur
    - grandeur discrète : nombre d’éléments d’un ensemble ou d’une collection, nombre de pas,…
    - autres grandeurs : taille, durée, longueur, valeur,…
 Expression d’une position
    - position dans l’espace : numéro de maison, de page, de case,…
    - position dans le temps : le quinze mars, à neuf heures,…
    - position dans une hiérarchie : il est le premier,…
 Désignation d’une personne ou d’une chose : le cinq et le treize (joueurs), l’équipe deux, la chaîne
numéro deux,…



Beaucoup d’enfants établissent des relations et opèrent des synthèses entre
certains aspects du nombre et certaines de ses fonctions :

 Relation entre nombre cardinal et mot de la comptine numérique :
On sait que l’on a cinq doigts et « cinq » est le dernier mot énoncé lorsqu’on compte ses doigts ; si
on ajoute un objet à huit objets on a neuf objets car lorsqu’on compte , « neuf » vient après
« huit ».
 Relation entre deux nombres cardinaux
« Cinq », c’est moins que « huit » car lorsqu’on compte des objets on arrive à « cinq » avant
d’arriver à « huit. »
 Relation entre nombre ordinal et nombre cardinal
Pour atteindre l’étage 5, il faut gravir cinq étages ; si on est troisième, on a deux
personnes devant soi.
 Relation entre désignation orale et désignation écrite
Pour monter à l’étage 2, on appuie sur le bouton de l’ascenseur qui porte le
chiffre 2.

Mais ces approches techniques ne permettent pas à l’élève de comprendre l’intérêt des nombres.
C’est leur mobilisation dans des résolutions de problèmes ou leur usage dans des pratiques
sociales qui vont permettre à l’enfant d’en comprendre le sens. Ici, comme dans les autres
apprentissages de l’école maternelle permettant l’accès au symbolique, il est indispensable de
prendre en compte le rythme de développement de chaque enfant.
Dès le petite section, des situations de dénombrement de collections et de comparaison de
quantités d’objets sont proposées :
 Lors des rituels au cours de la gestion des présent/absents, de la date, des goûters ;
 lors des différents moments de la vie de la classe (constitution d’équipes, gestion du
matériel,…) ;
 au cours d’ateliers d’apprentissage ;
 lors de la mise en place de jeux mathématiques.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
QUELLES ACTIVITES PEUT-ON FAIRE ?

 RITUELS
    - Utilisation de la bande numérique
    - Calendrier
    - La date du jour
    - La gestion des présents/absents
    - Mettre à profit tous les moments de distributions (gâteaux, feuilles, ciseaux,…) par les
      enfants pour s’assurer qu’ils ont une bonne connaissance de la comptine ( y a-t-il autant de
       feuilles que d’enfants ? Combien a-t-on besoin de feutres ? Combien y a-t- il de crayons
       par enfants ?…)

 JEUX (quelques idées…)

   -  Fabrication d’un livre à compter (M.S. – G.S.) : faire connaître le nom et les écritures
      des premiers nombres (de 1 à 10), les associer à des quantités. Le livre comporte pour
      chaque nombre : l’écriture chiffrée, l’écriture en lettres, la correspondance avec la
      constellation du dé et des doigts de la main, et une quantité/collection d’objets découpés
      dans des magazines. Ce livre est réalisé par l’enfant lui-même et peut servir de référence
      par la suite pour lui.
   Objectifs :
    Maîtriser le dénombrement jusqu’à 10,
    Associer nombre et collection
    Reconnaître globalement certaines quantités,
    Maîtriser la suite orale et écrite de un en un,
    Lire et écrire en toutes lettres les nombres de 1 à 10.

   -   Jeu de loto : reconnaissance tant orale que chiffrée des nombres.

   -   « Boîtes et noisettes » : Remplir tous les trous d’une barquette (fond de boîte de
       chocolats découpée) avec des noisettes (ou pions).
   Compétence générale : « Construire une collection d’un nombre donné »
   Consignes possibles :
    « Tu mets une noisette dans chaque trou. »
    « Si tu as 6 trous, tu prends 6 noisettes, pas une de plus, pas une de moins. »
    « Tu prends le même nombre de noisettes que de trous. »
    « Tu prends autant de noisettes que de trous » ( ! : Selon Ermel, autant est un mot
   technique qui crée une inégalité chez les enfants quant à la compréhension de la consigne.
   Mieux vaut amener différentes formulations.)
   Objectifs :
    Dénombrer une collection d’objets en utilisant le pointage ou la vue
    Reconnaître globalement de petites collections/quantités
    Mettre en œuvre la correspondance terme à terme
    Associer le mot-nombre (« cinq ») à une quantité précise (5 noisettes)
    Construire une collection, anticiper
    Lier le comptage à la perception
   Variables :
    Nombre de trous à remplir (P.S : 4 / M.S : 6 / G.S : 8-10, par exemple)
    Barquette vide, ou déjà remplie et à compléter
    Proximité ou non des noisettes (à portée de main ou à l’autre bout de la classe)
    Ajout de règles :




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
   - Introduire un dé pour jouer à remplir sa barquette le premier, la constellation du dé
   correspondant au nombre de noisettes que l’enfant est autorisé à prendre.
   - Mettre en place une pioche avec des cartes à retourner, chacun son tour, comportant
   l’écriture chiffrée ou l’écriture en lettres de nombres ( « 5 » ou « cinq »).

   -   Jeu Comptotact (CDDP de Blois) : reconnaissance des nombres de 0 à 5 tant sous forme
       de quantités que dans leurs représentations chiffrées, orales et en constellations de dé ;
       présence de « sacs à cacher » qui permet d’imaginer mentalement les différentes
       représentations afin d’exercer la réflexion et la concentration et de permettre, à terme,
       à l’enfant d’opérer sur ces nombres sans recourir à l’écrit.

   -   Réalisation d’un arbre à nombres : les élèves forment des nombres en pâte à sel ou pâte
       Fimo, les décorent et les exposent sur un support (vieilles branches séchées).

   -   Le jeu « le robot » : jeu de pavage d’une surface (représentant un robot contenant plein
       de carrés tracés à l’intérieur) par des pièces formées d’assemblage de carrés de
                                                          ,
       dispositions différentes (exemple : 1 carré seul  2 carrés collés ensemble  , 3 carrés
                                                                                      
         ,
         4 ou 5 carrés collés et formant un angle droit). Ces assemblages peuvent comporter
       1, 2 ou 3 carreaux en moyenne section, ils peuvent aller jusqu’à 5 carreaux en grande
       section. Le but de ce jeu avec ses différentes variantes est d’obliger l’enfant à faire des
       échanges de pièces pour terminer le pavage : par exemple, quand il est bloqué pour paver
       une région du dessin, il peut échanger une pièce de 4 carreaux contre une pièce de 1
       carreau et une pièce de 3 carreaux. Ceci renvoie à la décomposition additive des nombres
       ou plus généralement à l’écriture d’égalités (4 = 3+1).

   -   Le jeu « se mettre par » en motricité : les enfants sont dispersés dans la salle, ils
       évoluent sur une musique. Au signal (visuel, arrêt de la musique, etc.), les enfants forment
       des petites rondes en respectant ce que dit ou ce que montre l’enseignant-e (ou un
       enfant) : par 2 , 3, 5…, demander de temps en temps tout seul, un.



 RECETTES

   -   Pour l’Epiphanie, réaliser une recette de la galette des rois (si il y a un four dans
       l’enceinte de l’école, bien sûr).
   -   Pour la Chandeleur, faire une pâte à crêpes (par groupe de 4 à 5 enfants pour que tout le
       monde puisse participer) : 5 pots de farine (pots de yaourts en verre), 6 grandes cuillères
       à sucre, 3 œufs, lait  remplir jusqu’à la moitié d’une bouteille d’eau vide (50 cl) avec un
       entonnoir, 2 petites cuillères d’huile (la recette fonctionne !). Et on mélange le tout dans
       un grand saladier (avec l’aide d’un adulte), puis les enfants versent et cuisent la pâte sur
       un « multi-crêpes party » (très pratique pour que tout le monde participe).
   -   Réaliser une salade de fruits : chacun apporte un ou deux fruit(s) ; c’est un bon prétexte
       pour compter combien la classe a de fruits : en tout, puis combien de pommes, de
       bananes, … ?



 ALBUMS

   -    « Au lit dans 10 minutes », Peggy Rathmann, l’école des loisirs, 1999 : un petit garçon a
       10 minutes pour aller au lit or toute une ribambelle de hamsters ,portant chacun un
       numéro, s’invite chez lui alors que le papa commence à crier haut et fort le compte à
       rebours. Chaque nombre est désigné par son écriture chiffrée en rouge. A chaque minute
       correspond une double-page avec des illustrations rigolotes.


Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
    -   « Trois petits indiens bleus », Alex Sanders, l’école des loisirs, 2000 : C’est l’histoire
        des trois petits indiens de couleur bleue qui s’appellent respectivement : « Plume »,
        « Deux-plumes » et « Trois-plumes », et que l’on peut reconnaître grâce au nombre de
        plumes que chacun porte sur la tête ! Une nuit (bleue bien sûr), ils s’invitent dans le salon
        d’un gros tigre pour regarder la télévision ; et tous les quatre vont entrer à l’intérieur du
        poste ….

    -   « A la six-quatre-deux », J. Yeoman et Q. Blake, éd. Kaléidoscope : Ce livre n’est pas
        tout jeune, il comporte plus de texte que les albums précédents mais il reste cependant
        intéressant pour aborder les nombres. Barnabé est à bord d’un radeau sur une rivière. Il
        est chargé de prendre des voyageurs. A chaque village, des personnes montent sur le
        radeau : une petite fille avec 3 institutrices, un monsieur avec 8 grenouilles,… Le radeau
        est bien chargé mais arrive quand même à destination. A la fin, un récapitulatif de toutes
        les personnes et de tous les animaux pris sur le radeau est fait en rappelant leur nombre
        exact ( 3 institutrices, 8 grenouilles,…).

    -   « Comptons les animaux », Jakki Wood, éd. Père Castor/Flammarion, 1994 : Ce livre est
        très attrayant pour les enfants car on y trouve nombre d’animaux à compter avec leurs
        illustrations rigolotes : « 6 chimpanzés endiablés », « 8 léopards tendres et câlins », « 9
        phoques insouciants », « 15 tigres paisibles et redoutables. Bigre, bigre ! », « 50
        hippopotames, gros et gras et sans soucis », « 101 éléphants. Pour le savoir, que vaut-il
        mieux ? Compter les trompes ou bien les queues ? Ils sont cent un, pas un de moins ! ».
        Les nombres sont écrits à la fois en chiffres et en lettres.

    -   « 1, 2, 3 avec petit tigre », Julie Sykes et Tim Warnes, éd. Gründ, 2001 : Ce livre est
        divisé en deux parties matérielles : les pages du haut présentent des animaux (un
        poisson… cinq hippopotames… dix oiseaux) et sur les pages du bas, qui sont indépendantes
        de celles du haut, on trouve « petit tigre » qui compte (le mot-nombre est écrit en
        chiffre et en lettres). Le but est d’associer le nombre dit par « petit tigre » sur les
        pages du bas avec la bonne quantité d’animaux dessinés sur les pages du haut.

    -   « La course aux nombres », Juliet et Charles Snape, éditions Gründ, 2001 : ce livre
        propose des labyrinthes et des jeux mathématiques parfois difficiles pour des élèves de
        grande section ; cependant il peut être intéressant pour le domaine de la structuration de
        l’espace.

Tous ces livres sont disponibles à la bibliothèque Abbé Grégoire dans les bacs classés par ordre
alphabétique des auteurs (prêt autorisé de 7 livres jeunesse).



 COMPTINES

Dans la cour de chez Dubois
Il y a sept oies
Une oie, deux oies, trois oies,
Quatre oies, cinq oies, six oies,
C’est toi !

Un petit cochon
Pendu au plafond,
Tirez-lui le nez,
Il donnera du lait.


Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
Tirez-lui la queue,
Il pondra des œufs.
Combien en voulez-vous ?
    - 9
    - 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9




1, 2, 3, je sais compter,
Même avec mes doigts de pieds.
Si je prends aussi mes mains,
Je compterai jusqu’à 20 !
1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 18, 19, 20 !



Quand trois poules vont aux champs
La première va devant
La deuxième suit la première
La troisième va derrière
Quand trois poules vont au champs
La première va devant.

J’ai une main (montrer la main, doigts serrés)
J’ai cinq doigts (montrer la main, doigts écartés)
En voici deux (montrer le pouce et l’index, les autres doigts sont repliés à l’intérieur de
la main)
En voici trois. (montrer le majeur, l’annulaire et l’auriculaire)

Un et un, deux
Un lapin sans queue
Deux et deux, quatre
Un lapin sans pattes.

Une, deux, trois
Il y avait sur le toit,
Quatre, cinq, six
Une poulette en chemise,
Sept, huit, neuf
Qui pondait des œufs .

Un, deux, trois
Pique le roi ;
Un, deux, trois
Tête d’oie.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
                         COMPTINES NUMERIQUES


Balle

Balle, balle, balle au bond,
Saute jusqu’à l’horizon.

A   la une, prends la prune.
A   la deux, le prunier.
A   la trois, le verger.
A   la quatre, la dune.
A   la cinq, le clocher.
A   la six, le village.
A   la sept, les rochers.
A   la huit, les nuages.
A   la neuf, l’arc-en-ciel.
A   la dix, tout le ciel.

Balle, balle, balle au bond,
Tu as pris tout l’horizon.                            Maurice Carême




Je fais du pain

Un, je fais du pain.
Deux, je fais du feu.
Trois, je cueille des pois.
Quatre, je mange des patates.
Cinq, je mange de la dinde.
Six, je mange des saucisses.
Sept, je fais des galettes.
Huit, je vais en visite.
Neuf, je fais cuire un œuf.
Dix, je te fais une bise.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
J’ai des œufs dans mon panier
J’ai des œufs dans mon panier (bis)
Combien en voulez-vous ?
Je vais les compter (bis)
1 2 3
J’ai des œufs dans mon panier (bis)
Combien en voulez-vous ?
Je vais les compter (bis)
1 2 3 4 5
J’ai des œufs dans mon panier (bis)
Combien en voulez-vous ?
Je vais les compter (bis)
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
J’ (n’) ai plus d’œufs dans mon panier (bis)
J’ai glissé sur une feuille
Et je suis tombé (bis)
« Vous voulez un peu d’omelette ? »

Ils étaient…
Cinq dans le nid,
Et le petit dit :
   - J’suis serré, poussez-vous !
Et l’un d’eux tomba du nid.

Ils n’étaient plus que…
Quatre dans le nid,
Et le petit dit :
   - J’suis serré, poussez-vous !
Et l’un d’eux tomba du nid.

Ils n’étaient plus que…
Trois dans le nid,
Et le petit dit :
   - J’suis serré, poussez-vous !
Et l’un d’eux tomba du nid.

Ils n’étaient plus que…
Deux dans le nid,

Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
Et le petit dit :
   - J’suis serré, poussez-vous !
Et l’un d’eux tomba du nid.

Il n’était plus que…
Un dans le nid,
Et le petit dit :
   - Je m’ennuie !

Merci
Un deux trois, dans le bois.
Un deux trois, tant de noix.
Un deux trois, tout pour moi !
Merci ! Merci ! dit l’écureuil,
J’en aurai, oui pour tout l’hiver.

Une comptine pour compter les ours
Cinq petits oursons (montrer les cinq doigts de la main)
Dorment sur une pierre (faire semblant de dormir avec gestes des mains)
Un tombe par terre (tourner ses mains comme un « moulin »)
Il en reste quatre (montrer les quatre doigts de la main)

Quatre petits oursons (montrer les quatre doigts de la main)
L’un d’eux escalade un arbre (faire le geste d’escalader)
Pour voir un nid d’oiseau(imiter des « jumelles » avec ses deux mains sur les yeux)
Il en reste trois (montrer trois doigts)

Trois petits oursons (montrer trois doigts)
Se demandent quoi faire (se « creuser » la tête avec l’index)
Un a vu une souris (avoir l’air étonné)
Alors il n’y en a plus que deux (montrer deux doigts)

Deux petits oursons (montrer deux doigts)
Jouent près d’un buisson
Un des oursons courent après un bourdon
Il n’en reste plus qu’un




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
Un petit ourson
Avec un poil aussi doux que la soie
Reste seul
Pour se régaler de miel. (toucher son ventre avec l’air gourmand)

Les moustiques (ou les araignées, les microbes, les fourmis,…)
C’est l’été (adapter en fonction des saisons), 3 petits moustiques
M’ont piqué
Un sur le front
Un sur le nez
Et le troisième au bout du pied

3 petits boutons ont poussé
Un sur le front
Un sur le nez
Et le troisième au bout du pied
Me voilà tout défiguré !!



UNE
La belle lune
DEUX
Les beaux yeux
TROIS
Les beaux rois
QUATRE
La belle dame
CINQ
J’appelle mon voisin
SIX
Le voici !



Petit oiseau
Qui vient de la mer
Combien de plumes
Peux-tu porter ?

Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
Une, deux, trois,
Quatre,
Cinq !




       DECOUVERTE DES FORMES ET DES GRANDEURS


       Parmi les activités quotidiennes, nombreuses sont celles qui conduisent
l’enfant à manipuler des objets de formes et de dimensions variées. L’examen de
leurs caractéristiques permet très rapidement de se doter de catégories simples
et, au début dichotomiques permettant de les classer : petit/grand, lourd/léger,
arrondi/pointu. En enrichissant les observations et en multipliant les
comparaisons, l’enseignant amène les enfants à mieux distinguer divers types de
critères(forme, taille, masse, contenance…) et à se livrer à des classements, des
rangements.




Compétences relatives aux formes et aux grandeurs :
Etre capable de :

-   différencier et classer des objets en fonction de caractéristiques liées à leur
    forme,
-   reconnaître, classer et nommer des formes simples : carré, triangle, rond,
-   reproduire un assemblage d’objets de formes simples à partir d’un
    modèle(puzzle, pavage, assemblage de solide),
-   comparer, classer et ranger des objets selon leur taille, leur masse et leur
    contenance.



                                               (cf. Qu’apprend-on à l’école maternelle ?)




LES FORMES

       Les activités géométriques proposées à l’école maternelle consistent à
distinguer et à caractériser divers objets géométriques dans le plan et dans
l’espace(par exemple en dénombrant sommets, faces et côtés). Il s’agit
également de désigner certaines formes(en particulier, carré, cercle, triangle,




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
rectangle).Si l’apprentissage du vocabulaire géométrique n’est pas un but en soi il
permet de distinguer des objets reconnus comme différents.




LA NOTION DE GRANDEUR

       La notion de grandeur est difficile à construire par les enfants. Selon
Piaget, ils n’accèdent à la conservation des longueurs que vers 7 ans, à celle des
aires vers 8 ans et à celle des masses et des volumes vers entre 8 et 12 ans. Les
diverses grandeurs apparaissent alnsi comme le résultat d’une longue maturation,
associant développement des grandes fonctions logiques et expériences vécues
et intériorisées. C’est pourquoi, tout au long de sa scolarité primaire, l’élève doit
être confronté à de nombreuses situations qui lui permettent d’approcher les
grandeurs.



Activités permettant de construire ces notions :

-   les puzzles : le nombre de pièces, leur taille, le fait d’avoir un modèle ou non
    sont tous autant de variables qui permettent de varier de degré de difficulté
    de l’exercice.



-   le tamgram : de même, le nombre de pièce et leur forme font varier la
    difficulté



-   les jeux de classement et rangement :il s’agit pour l’enfant dans un premier
    temps de différencier des objets( donc de les comparer), puis de les classer,
    par exemple, selon leur forme, en tenant compte des caractéristiques de leur
    contour : droit, courbe, plat, arrondi, etc. Le classement peut se faire en
    fonction de la taille, la masse ou de la contenance d’objets. On pourra ainsi
    demander à l’enfant de ranger ces objets du plus petit au plus grand, par
    exemple.



-   le jeu des frères : ce jeu peut se dérouler de différentes façons (en
    motricité, en ateliers, sur feuille ou en manipulant, sous forme de
    memory…).Les enfants disposent d’objets en doubles mélangés : 2 petits et 2
    grands ballons rouges, 2 petits et 2 grands cubes bleus, 2 petits, 2 moyens et
    2 grands triangles verts, etc. Ils doivent alors les mettre par couple en
    respectant formes et grandeurs.


Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
-   Dans le coin jeu : - En jouant à la marchande, disposer d’une balance à deux
                        plateaux!

                         - Dans la cuisine, lors du rangement, bien ranger couteaux
                           et fourchettes les uns avec les autres !



-   Les albums : quelques références :

      - Tailles de J.YORK, éd. Premier regard
      - Apprenons les formes de R. L.ALLINGTON, Bordas
      - Phil et Pam découvrent les formes de F. TEYSSEDRE, Hachette Jeunesse
      -…



-   Différentes mallettes vues en cours, disponibles au CDDP




                       STRUCTURATION DU TEMPS

    La notion de temps est primordiale dans le processus de développement de
l’être humain que ce soit d’un point de vue cognitif ou social. D’une manière
générale, il est important de considérer que la structuration du temps et celle de
l’espace sont indissociables. Une part importante du sentiment de distance, par
exemple, est liée à la représentation du temps nécessaire pour aller d’un point à
un autre et suppose donc que la vitesse soit prise en compte (programme 2002).

    Pour Piaget, la construction de la notion de temps se fait en 3 grands stades :
-   le stade des opérations qui permet de sérier les événements en terme de
    succession,
-   le stade des opérations de partition et emboîtements qui assurent le
    découpage des intervalles et des durées,
-   le stade des opérations de mesures qui établissent une métrique du temps,
    en prenant une unité de temps.

   Emilia Ferreiro a montré que ce développement cognitif est en relation direct
avec le développement de l’usage de la temporalité dans le langage de l’enfant.
On conçoit alors l’importance du travail sur le langage et l’apport du travail sur le
récit dans la construction du concept de temps.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
A l’école maternelle, l’élève apprend à :
 Distinguer l’avant, du pendant et de l’ après, ce qui le fait rentrer dans l’ordre
    temporel
 Différencier son temps subjectif et le temps objectif, d’où l’importance dans
    la régularité de l’organisation du temps de classe
 Repérer hier, aujourd’hui et demain, ce qui lui permet de s’approprier
    progressivement un découpage du temps social en journée, puis d’élaborer une
    chronologie( la semaine, le mois, l’année…).

   Ainsi l’enfant perçoit d’abord son temps vécu comme un temps cyclique, il va
progressivement s’inscrire dans un temps linéaire, en prenant conscience qu’il
grandit (importance de l’anniversaire) et qu’il s’inscrit dans une histoire.

   La construction du concept de temps est très longue et l’école maternelle ne
représente que la première étape d’un itinéraire qui, même chez l’adulte, peut
parfois être considéré comme non achevé.

   A l’ école maternelle, l’approche du temps est transversale à la plupart des
activités. Toutes les activités autour du récit, toutes celles qui nécessitent une
codification d’une suite d’actions participent à la compréhension de la succession
temporelle. Le travail sur le calendrier met en place immédiatement la notion de
cycle et la notion de repérage. Certaines activités permettent d’aborder la
notion de durée comme, par exemple, associer le temps du trajet et de sa
longueur. Il est possible également d’introduire dans certaines activités les
premiers outils de mesure du temps comme les sabliers ou les clepsydres.
                       ( cf. Faire des mathématiques à l’école maternelle. p 60-61)

LE TEMPS QUI PASSE… DANS LES PROGRAMMES 2002 :

Compétences dans le domaine de la structuration du temps :
Etre capable de :

 Reconnaître le caractère cyclique de certains phénomènes, utiliser des
  repères relatifs aux rythmes de la journée, de la semaine et de l’année, situer
  des événements les uns par rapports aux autres ( distinguer succession et
  simultanéité),
 Pouvoir exprimer et comprendre les oppositions entre présent et passé,
  présent et futur en utilisant correctement les marques temporelles et
  chronologiques,
 Comparer des événements en fonction de leur durée,
 Exprimer et comprendre, dans le rappel d’un événement ou dans un récit, la
  situation temporelle de chaque événement par rapport à l’origine posée, leurs
  situations relatives (simultanéité, antériorité, postériorité) en utilisant
  correctement les indicateurs temporels et chronologiques.


Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
COMMENT CONSTRUIRE LA NOTION DE TEMPS A LA MATERNELLE ?



 Les calendriers de divers types :
   - calendrier organisé horizontalement par semaine
   - tirette verticale. Travail possible sur hier, aujourd’hui, demain.
   - éphéméride (intéressant, car les enfants voient défiler les numéros des
     jours, ils se rendent compte du temps qui passe)
   - calendrier mensuel, faisant apparaître les événements importants tels les
     fêtes, les anniversaires, les sorties, les spectacles etc. Permet d’ employer
     les termes avant, après, dans le temps mais aussi dans l’espace de la
     représentation. Verbalisation intéressante.
   -…



 L’emploi du temps : il est très important, du moins au début de l’année, de
  respecter l’ordre des activités qui vont rythmer la journée et qui seront
  autant de points de repères ; comme la collation, la récréation, la cantine, la
  sieste, l’heure des mamans, etc. Les enfants y feront régulièrement
  référence pour se repérer dans la journée.



 Déroulement d’actions à ranger dans l’ordre chronologique :
  - l’emploi du temps constitué de photos prises en classe
  - photos prises lors d’une sortie, lors de la réalisation d’une recette simple, à
    classer dans l’ordre chronologique (motivant de par le rapport au vécu des
    enfants). Il est très important de faire verbaliser les enfants au sujet de la
    succession des événements, et de leur poser des questions pour situer les
    actions les unes par rapport aux autres.
  Ex : « On cuit les pommes avant ou après les avoir
découpées ? »
    - images séquentielles tirées d’un album lu en classe
    - verbalisation : en fin de demi-journée, essayer de se remémorer les
      activités vécues par les enfants (en regroupement par exemple)
    -…



 Observation du monde du vivant :
  - culture de plantes. Les lentilles reste un bon exemple, car leur évolution est
    très rapide. Il est intéressant de prendre des photos pour marquer cette
    évolution au fil des jours et des semaines. Peut s’en suivre un exercice de
    reclassement des photos.
  - A condition de disposer d’une couveuse dans la classe, il est possible
    d’observer des œufs de cailles, par exemple, voir l’éclosion et l’évolution des


Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
      oisillons. Même travail possible à partir de photos(associé à des livres
      documentaires).
    - Travailler sur les saisons en prenant par exemple des photos de l’arbre de la
      cour durant toute l’année scolaire.



 Les albums :
Les albums permettent d’aborder les notions de durées (minutes, jours, mois,
semaines,…), de générations , de chronologie des événements.
Ex : - Viens jouer avec moi, Petite Souris de R. KRAUS, L’école des loisirs
     - Eustache Plumeau et le voleur de saisons de M. LAFFONT&L. BOITOUT,
       réunion des musées nationaux
     - Le grand bébé d’A. BROWNE, kaléidoscope
     - L’arbre, le loir et les oiseaux de L.MARI, L’école des loisirs
     - On a volé le coffret à bisous de MUZO, L’école des loisirs
     - Au lit dans 10 minutes de P.RATHMANN, L’école des loisirs
      -…

 Les jeux de cour
Ex : Le facteur n’est pas passé

 Les comptines et jeux de doigts :
Nombreuses sont les comptines et les jeux de doigts qui traitent
des jours de la semaine…vous pouvez vous aussi vous amusez à en
inventer !

Ex : - L’empereur, sa femme et le petit prince

      - Bonjour lundi
      Comment vas-tu mardi ?
      Très bien mercredi
      Et toi jeudi ?
      Tu diras à vendredi
      Que je pars samedi
      Pour arriver dimanche.

      - JANVIER
      Janvier se donne de la peine.
      Il commence par des étrennes
      Et des cadeaux enrubannés
      En nous souhaitant la bonne année.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
   - La semaine
     LUNDI
     Bonhomme petit
     MARDI
     Bonhomme grandit
     MERCREDI
     Bonhomme s’ennuie
     JEUDI
     Bonhomme au lit
     VENDREDI
     Bonhomme crie
     SAMEDI
     C’est bientôt fini
     DIMANCHE
     Les mains sur les hanches
     Pour tout recommencer.

               P. HURE


      - La ronde des jours
      Le lundi est tout gris,
      Jaune clair est le mardi,
      Mais voici mercredi rose, on se repose.
      Jeudi bleu vient à son tour,
      Vendredi vert le suit toujours,
      Samedi rouge, dimanche blanc,
      C’est la joie pour les enfants !



      - Lundi matin, j’ai vu la petite souris
      grimper sur mon lit, elle avait mis
      son bel habit + couleur de l’étiquette
      - Mardi matin, j’ai vu la petite souris
      grimper sur mon lit, elle avait mis
      son bel habit + couleur…

       comptine en rapport au calendrier tout en couleur de la classe.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
 ATELIER « STRUCTURATION DU TEMPS »                                    (le 15 mars 2004)



VOS REPONSES


Description du matériel :

      7 étiquettes de couleurs différentes :

     Au recto :
     lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi, dimanche
      écrit en minuscule d’imprimerie.

     Au verso :
     Une courbe, continue lorsque les jours de la semaine sont placés dans le bon
     ordre.



      Un support permettant de tenir les étiquettes verticalement, de façon à
       pouvoir lire le recto et le verso des étiquettes en même temps.




1. Comment exploiter ce matériel ?
- Quelle organisation envisageriez-vous à partir de ce matériel ? (Quand et
   comment ?)
     En atelier, en début d’après midi
     Rituel du matin, complété d’un autre calendrier
- A quel niveau ?
     Moyenne section
- Quels sont les objectifs visés par cette situation ?
     Comprendre le caractère cyclique de la semaine
     Connaître les jours de la semaine et leur succession
     S’habituer à l’écriture des jours de la semaine
     Verbaliser : Hier, c’était…
                   Aujourd’hui, c’est…
                   Demain, ce sera…




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
2. Variables
- Quelles variables proposeriez-vous pour adapter cette situation aux
   différents niveaux de l’école maternelle ?

 PS :
    2 écritures : majuscules et minuscules d’imprimerie
    Distinguer jours d’école et jours sans école
    Vérification du même côté que les jours
    Autre moyen de vérifier :dominos de couleurs, serpent…
    Comptine (moyen mnémotechnique pour retenir les jours et leur couleur)

 MS :
   2 écritures : minuscules d’imprimerie, cursives
   Distinguer jours d’école et jours sans école
   Autres calendriers en parallèle
   Courbe cachée. Possibilité d’enlever le cache pour valider le travail.

 GS :
   2 écritures : minuscules d’imprimerie, cursives
   Une seule couleur
   Enlever la courbe
   Pas de distinction des jours d’école et des jours sans école

                certaines des variables sont valables pour plusieurs niveaux.




-   Quels sont les impacts de ces changements de variables sur les procédures et
    apprentissages des élèves ?

 PS :
    Se focalise sur la courbe, ou le moyen de validation(+accessible)
    Imprégnation des jours de la semaine grâce à la comptine.

 MS :
   Imprégnation progressive des jours de la semaine sous différentes formes
      d’écriture

 GS :
   Reconnaissance/lecture des jours
   Connaissance des jours sous différentes écritures




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004
3. Vos critiques :


DEFAUTS                                         QUALITES

-   Moyen de vérification pas adapté            -   Ludique

-   Plusieurs écritures seraient préférables -      Facilité de manipulation

-   Danger de l’association jour/couleur        -   Couleurs attrayantes

-   Pas de distinction jours avec/sans
    école

-   Préciser le sens de la lecture




4. Que disent les programmes ?
- Quelles compétences doivent être acquises en fin de cycle 1 dans le domaine
   de la structuration du temps ?

Cf. « Progammes 2002 », ou explications théoriques ci-dessus.



5. La notion de temps à la maternelle…parlons-en !
- Quels autres moyens d’aborder la notion de temps à l’école maternelle
   connaissez- vous, ou avez-vous appliqué en stage ?



 Cf. explications théoriques ci-dessus.




Elénore DUMAS, Sandrine LE ROY, Lenaig GUILLOU, PE2 Blois, mars 2004

				
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