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CAP-VERT - FICHE PAYS

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									Cap-Vert
1   PRÉSENTATION

Cap-Vert, en portugais Cabo Verde, pays insulaire d’Afrique de l’Ouest, situé dans l’océan
Atlantique. Sa capitale est Praia.


L’archipel du Cap-Vert se situe à plus de 500 km au large du cap Vert, la pointe la plus occidentale
de l’Afrique. Il est constitué de dix îles et de cinq îlots. Au nord, les îles au vent (Barlavento)
comprennent Santo Antão, São Vicente, São Nicolao, Sal et Boa Vista. Au sud, São Tiago (ou
Santiago), Brava, Fogo et Maio forment les îles sous le vent (Sotavento).



2   LE PAYS ET SES RESSOURCES

Le Cap-Vert couvre une superficie totale de 4 033 km². D’origine volcanique, la plupart des îles de
l’archipel se caractérisent par un relief montagneux. Seules les îles Sal, Boa Vista et Maio ont un
relief peu marqué. Le pic Fogo (2 829 m), situé sur l’île de Fogo, point culminant de l’archipel, est
le seul volcan encore en activité, sa dernière éruption remonte à 1951.


L’archipel est soumis à un climat sahélien, c’est-à-dire à un climat subtropical aride. La
température moyenne oscille entre 20 et 25 °C. Le climat est entièrement conditionné par les
vents, l’alizé du nord-est, peu humide, l’harmattan chaud et sec qui souffle de l’est, d’octobre à
juin, et la mousson humide de l’Atlantique qui souffle en été et amène la pluie salvatrice. Les
précipitations annuelles, concentrées durant la période d’août à octobre, n’excèdent pas 230 mm.
Depuis 1968, l’archipel connaît de fréquentes sécheresses. La dernière remonte à 1994.


La végétation, essentiellement arbustive, est clairsemée. La faune se limite à des lézards, des
singes, des chèvres sauvages et des oiseaux.


Les ressources minérales sont peu importantes : la pouzzolane, extraite des anciennes coulées de
lave, est utilisée dans l’industrie du ciment ou sert d’isolant thermique. Les terres cultivables,
soumises depuis des siècles à une agriculture intensive et aux aléas du climat sont dans l’ensemble
peu productives.



3   POPULATION ET SOCIÉTÉ

3.1     Démographie

En 2008, la population cap-verdienne est estimée à 426 113 habitants, dont plus de 50 p. 100 sont
concentrés sur l’île de São Tiago. La densité moyenne est de 106 habitants au km². Mais la
diaspora cap-verdienne forme une population plus nombreuse que celle de l’archipel puisque plus
de 700 000 Cap-Verdiens vivent à l’étranger, principalement aux États-Unis (260 000) et en
Europe (dont 100 000 personnes au Portugal).
Le pays a commencé sa transition démographique dans les années 1980. Le taux de fécondité a
diminué de 7 enfants par femmes en 1980 à moins de 4 en 2005. De manière générale, les
indicateurs démographiques ont fortement progressé depuis l’indépendance, avec une mortalité qui
est passée de 10 décès pour 1 000 habitants dans les années 1970 à 6,50 p. 1 000 en 2008, et
une espérance de vie qui atteint 71,3 années en 2008 (contre 56 ans en 1970). Plus de 60 p. 100
de la population a moins de 25 ans en 2005. La croissance démographique est estimée à environ
1,8 p. 100 par an en 2008.


À l’instar de son système de santé, le Cap-Vert dispose d’un bon système d’éducation. Tous les
enfants sont scolarisés à l’école primaire, et le taux d’alphabétisation atteint 78 p. 100 en 2005. S’il
dispose de quelques instituts supérieurs, le pays ne possède cependant pas d’universités publiques.


Plus de la moitié de la population (57 p. 100) habite les centres urbains, dont les principaux sont
Praia, la capitale, établie sur l’île de São Tiago, et Mindelo, sur São Vicente. Cette situation est le
résultat d’un exode rural qui a en particulier entraîné dans les années 1990 le doublement de la
population de Praia, qui atteint en 2005 quelque 100 000 habitants. Les problèmes de logement
qui en découlent, combinés à un chômage important (estimé à 25 p. 100 de la population) et à une
pauvreté en hausse — au début des années 2000, 37 p. 100 des Cap-Verdiens sont pauvres,
contre 30 p. 100 à la fin des années 1980 — contribue à une augmentation de la criminalité.



3.2     Langues et religions

La population est essentiellement composée de métis descendants des anciens esclaves africains et
des colonisateurs européens, les créoles (blancs) représentent 2 p. 100 de la population. La langue
officielle est le portugais ; mais les Cap-Verdiens parlent une langue véhiculaire, le crioulo (créole
portugais), forgé à partir du portugais et de différentes langues d’Afrique. La religion dominante est
le catholicisme (98 p. 100 de la population) ; le protestantisme concerne moins d’1 p. 100 de la
population.



3.3     Culture

Les îles du Cap-Vert ont donné naissance à une intéressante littérature de langue portugaise. Dès
1936, la revue Claridade (Clarté), fondée par Jorge Barbosa (1902-1971), Manuel Lopes (né en
1907) et Baltazar Lopes (1907-1990), marque la naissance d’un mouvement d’affirmation
culturelle et sociale. Très dynamique, la création littéraire cap-verdienne se caractérise par
l’importance de la poésie, représentée notamment par Virgilio de Lemos (né en 1929) ou encore
Mário Fonseca (né en 1939) ; Germano Almeida (né en 1945), explore quant à lui dans ses romans
les dessous de la bonne société cap-verdienne. Le Cap-Vert connaît aussi des formes musicales à
part entière, comme la morna, un style musical sophistiqué empreint de saudade (littéralement :
« nostalgie »), qui est au Cap-Vert ce que le fado est au Portugal. Cesaria Evora, Morgadinho et
Teofilo Chantre en sont les meilleurs représentants. Le niveau culturel est plus élevé que dans les
autres anciens territoires portugais, ce qui a valu à de nombreux Cap-Verdiens d’occuper des
postes de petits fonctionnaires dans ces territoires à l’époque coloniale, mais aussi d’être à l’avant-
garde de la lutte anticoloniale.
4   INSTITUTIONS ET VIE POLITIQUE

4.1     Historique

En 1975, l’archipel du Cap-Vert devient indépendant et constitue un État unitaire avec la Guinée-
Bissau, l’ancienne colonie portugaise la plus proche. Cet État est dirigé par le parti unique qui avait
catalysé les sentiments nationalistes, le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et
du Cap-Vert (PAIGC), mouvement d’orientation marxiste. En 1980, les deux pays se séparent et le
PAIGC se scinde en deux mouvements. La section cap-verdienne (Parti africain pour l’indépendance
du Cap-Vert, PAICV) demeure le parti unique jusqu’en 1990, date à laquelle est introduit le
multipartisme.


La République du Cap-Vert devient alors le premier État africain à passer d’un régime de parti
unique à un système démocratique pluraliste. Cette transition pacifique se traduit par l’arrivée au
pouvoir, en 1991, du principal parti d’opposition, le Mouvement pour la démocratie (MPD), qui
remporte les élections législatives (Carlos Veiga succède à Pedro Pires au poste de Premier
Ministre) et le scrutin présidentiel (Antonio Mascarenhas Monteiro succède à Aristides Pereira avec
72 p. 100 des suffrages). Le MPD dirige le pays jusqu’à ce que les élections de 2001 consacrent
une véritable alternance politique avec la victoire du PAICV, converti à la social-démocratie —
Pedro Pires est élu à la présidence de la République contre Carlos Veiga avec seulement une
dizaine de voix d’avance, et José Maria Neves est nommé Premier ministre. Lors des élections de
2006, l’ancien parti unique conserve le pouvoir — Pedro Pires est réélu avec près de 51 p. 100 des
suffrages contre Carlos Veiga. Le Cap-Vert se caractérise ainsi par une stabilité politique
remarquable.



4.2     Organisation des pouvoirs

La Constitution adoptée en 1992 instaure un régime parlementaire. Le pouvoir exécutif est aux
mains du président de la République et du gouvernement. Le président de la République est le chef
de l’État mais non du gouvernement, lequel est dirigé par le Premier ministre. Il est élu au suffrage
universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une fois. Il nomme le Premier ministre
au sein de la majorité parlementaire. Le gouvernement est politiquement responsable devant le
Parlement. Il définit, conduit et exécute la politique intérieure et extérieure du pays.


Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement monocaméral, l’Assemblée nationale, qui est la clé
de voûte des institutions. Elle est composée de 72 membres élus au suffrage universel direct pour
un mandat de cinq ans. La Constitution cap-verdienne présente une grande originalité : en raison
du poids des émigrés dans la vie économique et politique du pays, ceux-ci élisent six députés à
l’Assemblée législative et ne peuvent perdre leur nationalité s’ils se font naturaliser dans un pays
étranger. À l’issue des élections législatives de 2006, le PAICV obtient 41 députés et le MPD 29.


La Constitution de 1992 consacre l’indépendance du pouvoir judiciaire.


L’organisation administrative du pays repose sur un processus de décentralisation initié en 1991.
La Constitution de 1992 reconnaît à la fois le caractère unitaire de l’État et l’autonomie d’un
pouvoir local, qui repose sur l’existence de collectivités locales. Ces collectivités locales sont les
municipalités, chaque municipalité comprenant une assemblée élue et un organe exécutif. Le Cap-
Vert est divisé en 22 municipalités.



5   ÉCONOMIE

Avec un produit intérieur brut (PIB) de 1 144 millions de dollars en 2006, soit un revenu annuel par
habitant de 2 206,10 dollars (contre 275 dollars au moment de l’indépendance, en 1975), le Cap-
Vert se distingue favorablement dans l’Afrique du Sahel. Ces chiffres s’expliquent en grande partie
par les transferts de devises provenant de la diaspora cap-verdienne et par l’aide internationale,
qui représentent ensemble environ un tiers du PIB — respectivement, 12 p. 100 et 20 p. 100.
Cette situation rend cependant le pays très largement dépendant de l’extérieur.


Le Cap-Vert présente une croissance économique annuelle moyenne de plus de 7 p. 100 sur la
période 1993-2003, qui en fait l’un des pays les plus dynamiques d’Afrique. Selon les analystes, ce
dynamisme est le fruit d’une aide extérieure considérable mais aussi de l’investissement privé,
ainsi que de la gestion rigoureuse conduite par l’État depuis la démocratisation du régime, en
1991. La libéralisation économique entreprise par le Mouvement pour la démocratie (MPD) de 1991
à 2001 a été poursuivie par l’ancien parti unique, le PAICV. La croissance bénéficie surtout au
tourisme, au secteur financier, aux transports et aux télécommunications. C’est la raison pour
laquelle, en dépit de cette croissance soutenue, la pauvreté et le chômage, qui concernent surtout
le secteur primaire (en particulier l’agriculture), continuent de toucher une partie importante de la
population, avec une aggravation des inégalités (notamment entre populations rurales et
urbaines).



5.1     Agriculture et pêche

Si elle occupe environ la moitié de la population active, l’agriculture ne contribue que pour environ
9,1 p. 100 au PIB (2006). En raison de leur exposition aux aléas climatiques et de leurs sols
globalement peu productifs, 80 à 90 p. 100 des besoins alimentaires des îles sont couverts par les
importations et l’aide alimentaire internationale. Maïs, patates douces, haricots et manioc, cultivés
dans les vallées plus humides, sont les principales cultures vivrières. Le café, la canne à sucre et
les bananes sont cultivés, dans les zones irriguées, pour l’exportation. Les ressources halieutiques
ne sont pas très abondantes et la pêche n’a de perspectives de croissance que limitées. Elle
entretient cependant une importante industrie de transformation.



5.2     Industries

L’industrie, qui représente 16,9 p. 100 du PIB en 2006, est en progression. Elle concerne
essentiellement les industries de transformation alimentaire (raffinage du sucre, conserverie de
poisson) et textile (confection, chaussures).



5.3     Services
L’économie cap-verdienne est dominée par le secteur des services, qui représentent 74,1 p. 100 du
PIB en 2006. Ces activités concernent principalement les importations, les transports, l’hôtellerie et
les télécommunications. Les ports de Mindelo, sur l’île de São Vicente, et de Porto-Novo, sur l’île de
Santo Antão, constituent des escales transatlantiques pour l’approvisionnement des navires en
carburant. L’île de Sal abrite un aéroport international.


La monnaie du pays est l’escudo du Cap-Vert, divisible en 100 centavos.



6   HISTOIRE

6.1     La période coloniale

Les îles du Cap-Vert étaient probablement inhabitées lorsque des navigateurs y abordent en 1456.
Leur découverte est sujette à controverse, tantôt attribuée au Vénitien Ca’ da Mosto, tantôt au
Portugais Diogo Gomes. C’est en tout cas ce dernier qui en prend possession au nom du Portugal
en 1460, avant que les droits portugais sur les îles ne soient consacrés par le traité de Tordesillas,
                                                e
en 1494. Terre de marins, recrutés dès le   XVII    siècle pour la pêche à la baleine, escale pour les
navires portugais en route vers le Brésil, le Cap-Vert devient également un important centre de la
traite des Noirs vers l’Amérique. Les colons de l’archipel font également venir des esclaves du
continent africain pour les faire travailler dans les plantations. Le peuplement des îles est tardif,
São Vicente restant inhabitée jusqu’en 1727 et Sal jusqu’en 1781.


L’abolition définitive de la traite en 1866 puis le détachement de la Guinée-Bissau en 1879
détruisent l’économie des îles et entraînent une forte émigration : émigration libre vers les États-
Unis et forcée vers les colonies portugaises d’Angola et de São Tomé et Príncipe. Cette émigration
                                                                             e
permanente est liée aux sécheresses meurtrières (16 au cours du        XIX       siècle) que connaît l’archipel
— celle qui sévit de 1831 à 1833 est la plus meurtrière, avec 30 000 morts. C’est dans l’exil que se
constitue le nationalisme cap-verdien, dont le père fondateur est le poète Eugénio Tavares (1867-
1930). Les métis cap-verdiens jouent également un rôle important dans les autres colonies
portugaises d’Afrique, en Angola et au Mozambique, où ils sont souvent employés comme cadres
administratifs en raison de leur niveau d’éducation élevé — le régime administratif discriminatoire
de l’indigénat n’a pas été appliqué aux îles du Cap-Vert.



6.2     La lutte pour l’indépendance

Néanmoins, les sécheresses du début du siècle (1903-1904, 1914), la fascisation du régime de la
métropole avec l’arrivée au pouvoir des militaires en 1926 puis de l’Estado Novo de Salazar en
1933, la limitation de l’immigration aux États-Unis et en Europe interdisent toute autonomisation
du pays. Le Cap-Vert connaît une des périodes les plus noires de son histoire dans les
années 1940. Les portes de l’Amérique closes, le quadrillage policier des Portugais, les famines
successives (1941-1942, 1946-1948) qui tuent, selon certains historiens, environ
20 000 personnes (sur 150 000 habitants) dans l’indifférence générale, car le pays est fermé aux
étrangers, entraînent des départs clandestins massifs de Cap-Verdiens vers le Sénégal, puis dans
les années 1950 et 1960, vers l’Europe, notamment vers la France, les Pays-Bas et la Belgique, où
se forment la plupart des cadres du mouvement indépendantiste.
En 1951, à l’instar des autres possessions portugaises, le Cap-Vert devient un territoire d’outre-
mer. Cinq ans plus tard, en septembre 1956, Amilcar Cabral, un ingénieur agronome cap-verdien
né au Cap-Vert, formé à l’université de Lisbonne, fonde le Parti africain pour l’indépendance de la
Guinée portugaise et du Cap-Vert (PAICG). À partir de 1959, il s’engage dans la lutte armée contre
le colonisateur. Bien qu’Amilcar Cabral ne soit pas lui-même marxiste, le mouvement prend une
orientation nationaliste révolutionnaire et marxisante qui s’accentue après l’assassinat de son
leader à Conakry en janvier 1973. S’appuyant sur des sanctuaires situés en territoire sénégalais et
en Guinée, la guérilla réussit à contrôler les deux tiers de la Guinée-Bissau, tandis qu’au Cap-Vert
le mouvement reste clandestin.



7   LE CAP-VERT INDÉPENDANT

En 1975, après la révolution des Œillets au Portugal, le Cap-Vert et la Guinée-Bissau accèdent à
l’indépendance et constituent un État commun, dirigé par Luis Cabral, le frère d’Amilcar. Des
frictions opposent cependant assez vite îliens et continentaux. Après la séparation des deux pays,
lors du coup d’État du 14 novembre 1980 en Guinée-Bissau, l’archipel est maintenu sous le régime
du parti unique (le PAICV, la section cap-verdienne du PAICG).


Bien qu’appartenant à la mouvance communiste, le Cap-Vert se rapproche des pays occidentaux
— il dépend toujours de leur aide — et de l’Afrique du Sud. L’aérodrome de Sal sert notamment de
lieu de ravitaillement aux avions sud-africains interdits d’escale dans les autres aéroports africains,
en raison du boycottage lancé contre le régime d’apartheid. Une très forte opposition au régime se
manifeste quand le PAICV décide d’autoriser l’avortement et de mettre en œuvre une réforme
agraire. L’opposition se regroupe autour de l’Église catholique et du journal Terra Nova, tandis que
les émigrés font pression économiquement sur le régime en cessant de rapatrier leurs devises (en
moyenne, 20 000 escudos par habitant entre 1990 et 1994).


En 1990, le PAICV accepte d’organiser des élections libres, persuadé de les remporter. Les
élections démocratiques du 13 janvier 1991 sont finalement remportées par le Mouvement pour la
démocratie (MPD), le premier parti d’opposition, dirigé par Carlos Veiga. Le 17 février 1991,
Antonio Mascarenhas Monteiro est élu président de la République. Le pays s’engage dans une
transition démocratique réussie tandis que, sur le plan économique, le MPD entreprend des
réformes de libéralisation et de développement, axées sur l’investissement privé, et met en place
une gestion rigoureuse du budget public. Cette politique est poursuivie par le PAICV lorsqu’il
revient au pouvoir en 2001 (avec son leader José Maria Neves au poste de Premier ministre et
Pedro Pires, ancienne figure de la lutte pour l’indépendance, élu à la présidence de la République).
Combinée à une aide extérieure aussi indispensable que considérable (aide internationale et
devises en provenance des émigrés cap-verdiens), cette politique mène l’archipel sur la voie de la
croissance économique. Reconduits lors des élections de 2006, le gouvernement de José Maria
Neves et le président Pedro Pires doivent cependant faire face à une situation sociale difficile, avec
un taux de chômage qui touche 25 p. 100 de la population et une aggravation de la pauvreté et
des inégalités. Sur le plan international, le Cap-Vert déploie une diplomatie active et cultive ses
liens avec l’étranger. En 1996, il participe à la constitution de la Communauté des pays de langue
portugaise, avant d’adhérer à l’Organisation internationale de la francophonie. Il est également
membre de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

								
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