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					Nouvelles technologies et les jeunes
I. Le contexte
Les jeunes sont une catégorie démographique particulièrement confrontée aux évolutions
sociales, culturelles et éthiques des cinquante dernières années. En effet, l‘avenir de la
citoyenneté européenne passe d‘abord par ceux qui en seront les promoteurs et les acteurs de
demain. Ils doivent être convaincus de l‘importance de ce qui ne saurait être envisagé comme
une menace, mais comme un enjeu déterminant.

Tout naturellement, la préoccupation désormais centrale que constituent les nouvelles
technologies de l‘information dans le domaine culturel ne saurait ignorer le problème que pose la
confrontation de la jeunesse européenne à ces nouvelles technologies, dans la mesure où il
apparaît clairement que cette génération figure parmi les principaux utilisateurs des nouvelles
technologies de l'information (NTI).
Une attention particulière est à apporter aux avantages potentiels pour les jeunes offerts par les
nouvelles technologies de l‘information pour qu'ils se livrent à un travail créatif qui engendre des
productions individuelles ou collectives. De plus les nouvelles technologies de l‘information sont
un outil pour stimuler l‘autodidaxie et la participation à de nouveaux réseaux et ainsi rendre les
jeunes capables de jouer un rôle plus complet dans une société en développement.


II. Méthodes de travail et activités

Méthodes de travail
    Estimer la participation des jeunes (jusqu‘à 30 ans) dans les nouvelles technologies de
      l‘information.
    Evaluer l‘impact des nouvelles technologies de l‘information sur les jeunes ainsi que
      l‘impact des jeunes sur les nouvelles technologies de l‘information.

Activités
    Finalisation du rapport " New information technology and the young" : inventaire
        ("mapping") des tendances, anomalies et des caractères majeures de la participation des
        jeunes dans le nouvelles technologies, complété par des études de cas (disponible
        uniquement en anglais).
    Consultation sur le web à partir du rapport "New information technology and the young".


III. Rapports d‘experts et documents de travail
      "New information technology and the young". Prepared by Screen Digest Limited,
        London (United Kingdom) - Uniquement disponible en version anglaise format PDF
        ..\..\en/Axe5/CC-CULT(2001)20_E_Screen
        Digest_Text.pdf..\..\en/Axe5/CC-CULT(2001)20_E_Screen Digest_Text.pdf.
      Veuillez télécharger le logiciel Adobe Acrobat Reader pour visualiser et imprimer les
        fichiers en format PDF.
      Website pour les jeunes : Forum "NTI et les jeunes".
Nous venons des quatre coins de la Terre.

Multicolores, différents jusqu‘à l‘extrême, nous parlons pourtant tous la même langue.

Lorsque le monde pense à la vitesse de la lumière, ton idée, sur le réseau, devient la mienne en
temps réel, comme ta main sur mon épaule, comme ton sourire; et notre nouveau corps virtuel
tressaille à l‘autre bout du monde; et notre intelligence, désormais collective, invente une
nouvelle conscience globale.

Sur le réseau, j‘irai mille fois plus loin, partout, et en même temps; et aujourd‘hui, à Shippagan,
Nouveau-Brunswick, nous sommes venus penser mille fois plus vite, ensemble.

«Nous ferons de notre terre virtuelle le terrain privilégié de nos échanges et de notre commerce.»
I.    Stratégies pour que les inforoutes servent d'outils de développement pour les jeunes
      entrepreneurs

• création d'un fonds pour les jeunes entrepreneurs dans le domaine de l'inforoute;
• stage de formation de courte durée;
• foire commerciale virtuelle;
• création d'un site web pour échanges commerciaux.


«Notre colonne vertébrale, nerveuse et invisible, se déploiera du Sud au Nord et d‘Est en Ouest.»

II. Stratégies pour augmenter l'accès aux inforoutes

• brancher les participants du forum qui ne le sont pas par l'entremise de centres d'accès
informatiques communautaires;
• lancement d'un satellite pour l'Afrique francophone;
• promotion de clubs d‘internautes francophones à une échelle internationale.

«Nos intelligences connectées s‘échangeront cultures et savoir»



III. Stratégie de formation et d'éducation par voie virtuelle

• jumelage et coopération entre les institutions d'enseignement dans le domaine de la formation à
distance;
• élaboration d‘une infotec servant de base globale de données francophones de ressources
humaines;
• ouverture de centres régionaux sur le modèle du CIDIF (centre international pour le
développement des inforoutes en français).

«Nos voix feront entendre aux oreilles des instances aînées nos espoirs et nos doutes.»

IV. Stratégie pour une plus grande participation des jeunes à la francophonie
 que le Forum Jeunesse devienne un événement permanent;
 que le Forum Jeunesse ait un siège permanent auprès de l'Agence de la Francophonie.
Charte des Jeunes Internautes Francophones
1. Je m‘engage à promouvoir le français et ma culture sur les inforoutes.
2. Je m‘engage à mettre en place sur mon serveur des pointeurs vers les autres serveurs
   francophones.
3. Je m‘engage à encourager mes pairs à utiliser le français sur les inforoutes.
4. Je m‘engage à incarner l‘essence du français dans l‘espace francophone créé sur les
   inforoutes.
5. Je m'engage à faire des inforoutes un agent de développement de la francophonie.
6. Je m‘engage à favoriser les conditions de diffusion d‘une information honnête et loyale.


«L’inforoute et la Francophonie, c’est avec vous avant tout »


Au nom de tous les participants au Forum Jeunesse et Inforoutes.

Kacou Serge-Parfait DIOMAN
Côte d'Ivoire

Pierre Gérard MANGIN
France

Buffy ST-AMAND
Nouveau-Brunswick Canada

  ***************************************************************


Le cinéma et les jeunes
Jean Petaux, Institut d‘Etudes politiques, Bordeaux
Introduction
Présenté à la 16e réunion du Comité de la culture du Conseil de l'Europe, le 8 avril 1998, le
rapport intitulé "Le Cinéma européen : un héritage culturel pour les jeunes" a donné lieu à un
échange de vues entre les représentants des Etats membres qui a abouti à la décision suivante :
l'étude devait être complétée par la prise en compte de nouvelles réponses au questionnaire
envoyé aux Etats en juin 1997 et dont le taux de réponses était demeuré limité et, parallèlement,
avait comme objectif de préciser les différentes propositions pouvant être formulées dans le
domaine des rapports entre cinéma et jeunesse.
Invités à répondre au même questionnaire que celui précédemment envoyé, les représentants des
Etats disposaient d'un délai de deux mois pour ce faire. Dix Etats-membres du Conseil de
l'Europe avaient répondu de manière complète au questionnaire envoyé en 1997 : Bulgarie,
Chypre, Croatie, Estonie, Finlande, République Tchèque, Turquie, Suède, Suisse et Ukraine ; un
onzième Etat avait répondu de manière partielle : la Pologne et trois Etats ont formulé des
observations en dehors du questionnaire par la transmission de documents ayant trait au
problème posé. Quatorze Etats, d'une manière ou d'une autre, avaient donc accepté, pour le
précédent rapport, d'apporter leur contribution au débat.
Cette seconde partie à l'enquête menée à la demande du Comité de la culture a généré les
réactions de dix Etats membres supplémentaires qui ont fait connaître leur position soit en
répondant précisément au questionnaire soit par un document spécifique. Les Etats qui ont
répondu aux questions posées sont les suivants : Danemark, Espagne, Italie, Hongrie, Lettonie,
Pays-Bas et Slovaquie. Un Etat n'a pas répondu au questionnaire mais a transmis un document
particulier sur un programme national concernant les rapports entre le cinéma et la jeunesse en
donnant une position globale sur le questionnaire : le Portugal. Deux autres Etats ont réagi au
premier rapport : la Finlande et la Suisse. Ils avaient déjà répondu au questionnaire et
souhaitaient soit apporter des corrections à certains éléments du rapport précédent (c'est le cas de
la Finlande), soit faire connaître leur position sur ce même document (cas de la Suisse).
L'Espagne a, également, réagi au premier rapport par un courrier spécifique annexé aux réponses
fournies au questionnaire.

Au total, il faut donc rappeler en préambule de ce rapport complémentaire que 24 Etats membres
ont fait connaître leur position, d'une manière ou d'une autre, sur la question des relations entre
cinéma et jeunesse en Europe : Allemagne, Autriche, Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark,
Espagne, Estonie, Finlande, Italie, Hongrie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République
Tchèque, Slovaquie, Suède, Suisse, Turquie, Ukraine et Vatican. Parmi ces 24 Etats, 19 ont donc
finalement répondu au questionnaire de manière partielle ou exhaustive : Bulgarie, Chypre,
Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Italie, Hongrie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne,
Portugal, République Tchèque, Slovaquie, Suède, Suisse, Turquie et Ukraine.
En guise d'introduction au rapport complémentaire, il convient également de rappeler la
méthodologie adoptée pour l'élaboration du questionnaire en précisant ainsi les différents axes de
l'enquête. Cette dimension générale avait déjà été présentée en préambule du premier rapport,
mais il n'est pas inutile de la rappeler ici, pour une meilleure compréhension des réponses
enregistrées.

La première partie du questionnaire, elle-même subdivisée en deux sous-parties, avait pour objet
de repérer "l'action en direction du marché et des médias" et "l'action en direction des jeunes".
La première sous-partie s'intéressait à plusieurs dimensions : l'existence d'actions spécifiques en
faveur des films pour les jeunes ; les mesures législatives et réglementaires spécifiques (autres
que les quotas) visant à promouvoir les films pour les jeunes ; les mesures d'aide et d'incitation
établies en faveur des professionnels pour le développement d'un cinéma pour les jeunes ;
l'existence de manifestations visant à promouvoir le développement d'un cinéma pour les jeunes
organisées au niveau national et/ou régional ; la présence de textes législatifs ou réglementaires
visant à protéger les jeunes contre la violence et la pornographie à l'image et, finalement, en
quatre rubriques différentes, une interrogation sur les tendances émergentes en matière de
cinéma et jeunesse ces dernières années, un questionnement sur les débats en cours dans les
Etats, sur les perspectives d'avenir et sur les éventuelles initiatives à l'échelon européen.

La seconde sous-partie intitulée "l'action en faveur des jeunes" s'attachait essentiellement à
rassembler un certain nombre d'éléments objectifs portant sur les différents pourcentages de
films produits et diffusés en direction des jeunes par rapport à l'ensemble de la production
nationale et/ou à l'importation de films comparables, tout en cherchant à identifier les mesures
mises en place pour éveiller l'intérêt des jeunes pour les films, y compris certaines mesures
d'ordre structurel ou financier.

La seconde partie du questionnaire, se présentant sous une forme plus "fermée" dans la collecte
des réponses, cherchait à vérifier si un certain nombre de mesures présentées correspondaient à
des actions développées d'ores et déjà à l'échelon national et si celles-ci étaient susceptibles,
quand elles n'étaient pas mises en œuvre, de recueillir un certain consensus pour être préconisées
et adoptées. Trois séries de mesures étaient envisagées : au plan national, au niveau européen,
dans la prise en compte de l'intérêt des jeunes.
Les solutions complémentaires nationales portaient à la fois sur le cinéma et la télévision.
Pour le cinéma à proprement parler, il était fait mention de "mesures de soutien" (soutien au
marché cinématographique, création d'un fonds spécial sur le modèle d'EURIMAGES, mise en
place d'une assurance-risque pour les producteurs et les distributeurs, recherche de sponsors,
accords producteurs-distributeurs et soutien aux associations privées non lucratives s'intéressant
aux relations entre "jeunes" et "cinéma") et "mesures d'incitations" (convaincre de l'intérêt
financier à produire et distribuer des films pour les jeunes, mesures directes ou indirectes de
soutien à la programmation, subventions ciblées pour les salles spécialisées, allègement de taxes
pour compenser une politique systématique de réduction tarifaire pour la jeunesse, préachat de
copies).

Pour la télévision, quatre orientations étaient retenues : encourager la "coproduction
cinéma-télévision" de films en direction de la jeunesse, développer les films auto-produits par les
chaînes de télévision elles-mêmes en fonction de critères de qualité précis pour un public jeune,
prévoir une programmation spécifique de films dans le cadre du service public télévisuel et
promouvoir des émissions télévisées particulières destinées à mieux sensibiliser le jeune public
télévisé au cinéma le concernant.
Les "mesures envisageables au niveau européen" étaient regroupées en deux parties: d'un côté
l'uniformisation des politiques visant au développement d'un cinéma spécifique pour les jeunes
(pourcentage minimum pour les subventions nationales octroyées en faveur du développement
d'un cinéma pour les jeunes et mise en place de normes de qualité au niveau européen), de l'autre
l'encouragement apporté à un cinéma de qualité pour les jeunes (coproductions européennes ;
accroissement des fonds européens spéciaux préexistants et spécialisation dans les productions
pour les jeunes; constitution de réseaux de salles spécialisées ; mise en place d'un réseau
d'information sur les films européens).

La "prise en compte des intérêts des jeunes", troisième sous-partie de la dimension
"propositions" du questionnaire élaboré, reposait sur la formulation de neuf initiatives :
lancement d'une enquête européenne pour cerner les attentes des jeunes en matière de cinéma de
qualité ; développer l'information et de la promotion des films; améliorer l'accueil dans les salles
pour le jeune public ; instaurer une tarification réduite plus importante et systématique,
développer l'ouverture de "cinémas de proximité" à l'échelon local; sensibiliser les jeunes au
patrimoine cinématographique européen; mieux prendre en compte les effets de "calendrier"
dans la programmation (vacances scolaires, périodes de loisirs) ; aider les jeunes adolescents à
participer eux-mêmes à la production de films; organiser une concertation entre le public jeune et
les responsables de la programmation.

Le présent rapport complémentaire verra sa structure divisée en deux parties distinctes : la
première a pour objet de présenter de manière détaillée les réponses fournies à la deuxième partie
du questionnaire par les 19 Etats précédemment cités qui ont réagi partiellement ou
exhaustivement aux propositions formulées ; la seconde, s'appuyant, sur l'ensemble des
réflexions recueillies auprès des 24 Etats qui ont manifesté un intérêt pour le sujet s'efforcera,
conformément au vœu qui s'est manifesté lors de la dernière réunion du Comité de la culture, de
formuler quelques orientations susceptibles de correspondre aux nouvelles priorités du Conseil
de l'Europe, précisément à la suite du 2e Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement. De sorte
que la question des relations entre la jeunesse européenne et le cinéma se verra réinscrite dans
une dimension plus globale allant dans le sens des préoccupations à court et moyen termes du
Comité de la culture en matière de Nouvelles technologies de la communication par exemple.
Chapitre 1
Présentation et analyse des réponses aux propositions d'action
La première partie du présent chapitre reprend les réactions enregistrées par les réponses au
questionnaire concernant la mise en place de mesures complémentaires à l'échelon national ; la
deuxième se consacrera ensuite à la présentation des positions des différents Etats ayant participé
à l'enquête et portant, celles-là, sur les mesures envisageables au niveau européen ; la troisième
partie portera, quant à elle, sur les propositions d'action prenant en compte "l'intérêt des jeunes".
C'est dans une quatrième et dernière partie que nous dresserons la synthèse de ces propositions.
Le plan de ce premier chapitre reprend formellement la démarche adoptée dans le point 1 du
chapitre 3 du rapport "Un héritage culturel pour les jeunes" pour faciliter les éléments de
comparaison avec la première exploitation du questionnaire envoyé aux Etats membres.

1. Mesures nationales complémentaires
Deux secteurs ont été formellement distingués : le cinéma d'une part, la télévision d'autre part.
1.1 Cinéma
La réflexion sur le cinéma s'ouvrait sur une proposition générale:"Accroître les mesures de
soutien et d'incitation des pouvoirs publics au marché cinématographique, afin de permettre une
politique d'investissement plus audacieuse dans les films pour les jeunes".
Neuf Etats 1 ont répondu "Non" à cette proposition (Chypre, Espagne, Finlande, Hongrie,
Lettonie, Pologne, Suisse, République Tchèque et Turquie). Neuf Etats ont répondu "Oui"
(Bulgarie, Danemark, Croatie, Estonie, Italie, Pays-Bas, Slovaquie, Suède et Ukraine). Le
Portugal n'a pas répondu.
Nous avons distingué deux types de mesure : les unes pouvant être regroupées sous le titre :
"mesures de soutien", les autres "mesures d'incitation".
Concernant les "mesures de soutien", une première proposition portait sur un accroissement
des fonds de soutien : "Favoriser la prise de participation des pouvoirs publics dans les
productions de films pour les jeunes, par la mise en place au niveau national d'une structure
comparable à celle d'Eurimages; autrement dit par la création d'un fonds spécial pour la
production et la diffusion de films pour les jeunes". Six Etats ont marqué leur accord (Bulgarie,
Croatie, Danemark, Italie, Suède et Ukraine), onze ont notifié leur refus (Chypre, Espagne,
Estonie, Finlande, Hongrie, Lettonie, Pays-Bas, République Tchèque, Slovaquie, Suisse et
Turquie). La Pologne et le Portugal, pour cette idée et pour toutes celles portant sur le soutien,
n'ont pas répondu.
La deuxième proposition formulée était : "Mettre en place un système d'assurance-risque pour
les distributeurs et les producteurs". Cinq Etats ont répondu "Oui" (Bulgarie, Croatie, Estonie,
Italie et Ukraine), douze ont répondu "Non" (Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, Hongrie,
Lettonie, Pays-Bas, République Tchèque, Slovaquie, Suède, Suisse et Turquie).
La troisième idée se présentait ainsi : "Favoriser les interventions financières extérieures par le
biais du mécenat ou de la recherche de sponsors". Neuf Etats ont manifesté leur accord
(Bulgarie, Croatie, Estonie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Slovaquie, Suisse et Ukraine), huit leur
refus (Chypre, Danemark, Espagne, Finlande, Hongrie, République Tchèque, Suède et Turquie).
La quatrième réflexion visait à "favoriser l'accord entre les producteurs et les distributeurs
quant aux films à promouvoir". Dix Etats ont répondu "Oui" (Bulgarie, Croatie, Danemark,
Estonie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Slovaquie, Suisse et Ukraine), six ont répondu "Non"
(Chypre, Espagne, Finlande, Hongrie, République Tchèque et Turquie). La Suède s'est ajoutée à
la Pologne et au Portugal pour ne pas répondre.
La cinquième et dernière mesure nationale complémentaire de soutien envisagée consistait à
"favoriser le développement d'institutions spécialisées non professionnelles (structures de
projection parallèles à but non-lucratif, telles que les cinémathèques et les associations)".
Cette idée a recueilli, parmi les cinq propositions de soutien formulées, l'adhésion la plus forte
puisque quinze Etats ont manifesté leur accord (Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie,
Finlande, Hongrie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, République Tchèque, Slovaquie, Suède, Suisse et
Ukraine) quand seulement deux ont répondu "Non" (Chypre et Turquie) et deux autres ne
répondant pas (Pologne et Portugal).
Concernant les "mesures d'incitation", cinq items étaient présentés.
Le premier portait sur l'information : "Accroître l'information des professionnels, par la
multiplication des festivals de films pour les jeunes et des colloques. Il s'agit de convaincre les
producteurs, distributeurs et exploitants de l'intérêt, notamment financier, de la programmation
de films pour les jeunes (merchandising, cassettes vidéo...)". Douze Etats ont répondu "Oui"
(Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Suède,
Turquie et Ukraine), cinq par la négative (Chypre, Hongrie, Slovaquie, Suisse et République
Tchèque). La Pologne et le Portugal, pour cette proposition comme pour les quatre suivantes,
n'ont pas répondu.
Le deuxième item était formulé ainsi : "Adopter des mesures financières directes ou indirectes
visant à encourager la programmation" a obtenu neuf "Oui" (Bulgarie, Croatie, Estonie, Italie,
Lettonie, Pays-Bas, Suisse, Turquie et Ukraine) et sept "Non" (Chypre, Espagne, Finlande,
Hongrie, République Tchèque, Slovaquie et Suède). Le Danemark s'est joint à la Pologne et au
Portugal pour ne pas répondre.
Le troisième item consistant à "développer des subventions ciblées pour les salles" a obtenu le
même soutien que le précédent (neuf "Oui") (Bulgarie, Croatie, Danemark, Estonie, Italie,
Lettonie, Suisse, Turquie et Ukraine) et les huit refus (Chypre, Espagne, Finlande, Hongrie,
Pays-Bas, République Tchèque, Slovaquie et Suède) et deux "non-réponses" (Pologne et
Portugal).
Le quatrième portant sur "la compensation du manque à gagner dû à la mise en place d'une
tarification réduite pour les jeunes; par exemple, par le biais d'un allègement consécutif de
certaines taxes", l'autre sur "l'influence pouvant être faite sur le nombre et la qualité des copies
de films grâce, par exemple, au préachat des copies" a obtenu plus de refus : dix (Chypre,
Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Hongrie, Pays-Bas, République Tchèque, Slovaquie et
Suède) que de soutien : sept (Bulgarie, Croatie, Italie, Lettonie, Suisse, Turquie et Ukraine).
Le cinquième et dernier item de cette proposition avait trait à la mise en place d'un système de
préachat de copies destiné à influer sur le nombre et la qualité des copies. Il a obtenu autant de
soutiens que de refus : huit. "Oui" : Bulgarie, Croatie, Estonie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Suisse
et Ukraine, et "Non" : Chypre, Espagne, Finlande, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie,
Suède et Turquie. Le Danemark ne s'est pas prononcé tout comme la Pologne et le Portugal.

1.2 Télévision
Les propositions conduisant à une intervention dans le domaine télévisuel ont été bien plus
favorablement accueillies par les Etats qui ont répondu à l'enquête. Quatre propositions ont été
faites.
La formulation de la première proposition était : "Encourager la coopération entre le cinéma et
la télévision pour la coproduction de films destinés aux jeunes". Elle a recueilli treize "Oui",
quatre "Non" et deux "non-réponse" (Finlande et Portugal). Les Etats favorables ont été les
suivants : Bulgarie, Croatie, Danemark, Estonie, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, République
Tchèque, Slovaquie, Suisse, Turquie et Ukraine; les Etats défavorables à cette mesure : Chypre,
Espagne, Hongrie et Suède.
La deuxième idée consistait à "développer les films auto-produits par les chaines de télévision,
répondant à des critères de qualité précis et aux attentes d'un public jeune". Elle a obtenu douze
"Oui" (Bulgarie, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Slovaquie,
Suisse, Turquie et Ukraine), cinq "Non" (Chypre, Hongrie, Pays-Bas, République Tchèque et
Suède). La Pologne et le Portugal ne se sont pas prononcé.
La troisième proposition portait sur une "prise en compte, dans le cadre du service public
télévisuel, des intérêts des jeunes, par une programmation spécifique des films". Elle a obtenu
douze "Oui" (Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Italie, Lettonie,
Slovaquie, Suisse, Turquie et Ukraine), quatre "Non" (Hongrie, Pays-Bas, République Tchèque
et Suède) et trois"non-réponse" (Finlande, Pologne et Portugal).
La quatrième idée d'intervention dans le domaine télévisuel, au plan national, consistait à
"promouvoir le cinéma dans des émissions destinées aux adolescents, afin de développer leur
connaissance en matière de films et de les informer sur l'actualité du cinéma pour les jeunes".
Cette dernière proposition a été très favorablement accueillie par quatorze Etats (Bulgarie,
Chypre, Croatie, Danemark, Espagne, Estonie, Finlande, Hongrie, Italie, Lettonie, République
Tchèque, Slovaquie, Suisse et Ukraine). Se sont prononcés contre: trois Etats (Pays-Bas, Suède
et Turquie). La Pologne et le Portugal n'ont pas répondu.

2. Mesures envisageables au niveau européen
Deux catégories de mesures ont été dégagées: l'uniformisation des politiques et l'encouragement
à un cinéma de qualité pour les jeunes.

2.1 Uniformisation des politiques
Cette proposition de principe a été présentée dans le questionnaire de la manière suivante :
"Uniformisation des politiques visant au développement d'un cinéma spécifique pour les jeunes".
Elle a obtenu une majorité de réponses négatives: neuf "Non" (Danemark, Finlande, Hongrie,
Lettonie, Pays-Bas, République Tchèque, Suède, Suisse et Turquie) et seulement sept "Oui"
(Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, Italie, Slovaquie et Ukraine). L'Estonie, la Pologne et le
Portugal n'ont pas répondu.
Une première sous-proposition a été formulée pour illustrer ce principe d'uniformisation des
politiques au niveau européen : "fixation d'un pourcentage minimum à respecter, pour les
subventions nationales octroyées en faveur du développement d'un cinéma pour les jeunes". Cet
item a recueilli l'adhésion de neuf Etats (Bulgarie, Chypre, Croatie, Finlande, Italie, Lettonie,
Slovaquie, Suède et Ukraine) et le refus de sept (Danemark, Espagne, Hongrie, Pays-Bas,
République Tchèque, Suisse et Turquie). Là encore l'Estonie, la Pologne et le Portugal se sont
abstenu de répondre.
Une seconde sous-proposition portait sur la "mise en place de normes de qualité au niveau
européen par la fixation de méthodes communes d'évaluation de la qualité des films distribués et
diffusés; notamment en ce qui concerne la protection des jeunes contre la violence et la
pornographie". Elle a obtenu le même soutien que la précédente proposition mais exprimé par
d'autres pays, soit neuf "Oui" (Bulgarie, Croatie, Italie, Hongrie, Lettonie, Pays-Bas, République
Tchèque, Slovaquie et Ukraine) et sept "Non" (Chypre, Espagne, Estonie, Finlande, Suède,
Suisse et Turquie). Le Danemark, la Pologne et le Portugal n'ont pas répondu.

2.2 Encourager un cinéma européen de qualité pour les jeunes
Quatre idées ont été préconisées dans cette catégorie de mesures.
La première suggérait "le développement de coproductions européennes de films destinés aux
adolescents". Elle a obtenu un très large accord : quatorze "Oui" (Bulgarie, Chypre, Croatie,
Espagne, Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Pologne, République Tchèque, Slovaquie,
Suisse et Ukraine) et seulement quatre "Non" (Danemark, Hongrie, Suède et Turquie). Seul le
Portugal ne s'est pas prononcé sur cette proposition.
La deuxième idée proposait "l'accroissement des fonds européens spéciaux préexistants et leur
spécialisation dans les productions pour les jeunes". Elle a été, elle aussi, bien accueillie puisque
treize Etats ont répondu "Oui" (Bulgarie, Chypre, Croatie, Danemark, Estonie, Finlande, Italie,
Lettonie, Pologne, République Tchèque, Slovaquie, Suède et Ukraine), quatre "Non" (Espagne,
Hongrie, Pays-Bas et Turquie) et deux "non-réponse" (Portugal et Suisse).
La troisième démarche visait à la "constitution de réseaux de salles spécialisées, en vue de la
diffusion d'un cinéma européen pour les jeunes, multiculturel et multilingue". Des quatre
préconisations pour encourager le développement d'un cinéma de qualité pour les jeunes, c'est
celle qui est apparue la moins pertinente puisqu'elle a recueilli seulement dix "Oui" (Bulgarie,
Croatie, Danemark, Estonie, Finlande, Italie, Lettonie, Pays-Bas, Suède et Ukraine) et sept
"Non" (Chypre, Espagne, Hongrie, République Tchèque, Slovaquie, Suisse et Turquie) et deux
"non-réponse" (Pologne et Portugal).
La quatrième et dernière proposition de cette catégorie portait sur "la mise en place d'un réseau
d'information sur les films européens pour les jeunes (base de données sur les productions
européennes)". Elle a recueilli quinze "Oui", ce qui la place en tête des quatre propositions
visant à encourager au niveau européen un cinéma de qualité pour la jeunesse (Bulgarie, Chypre,
Croatie, Danemark, Espagne Estonie, Finlande, Hongrie, Italie, Pays-Bas, République Tchèque,
Slovaquie, Suède, Suisse et Ukraine), aucun "Non" et quatre "Abstentions" (Lettonie, Pologne
Portugal et Turquie).

3. La prise en compte des intérêts des jeunes
Cinq grandes séries de propositions ont été formulées. Leur développement a abouti à
l'expression de neuf idées spécifiques. Il faut d'ores et déjà souligner, avant d'entrer dans le détail
des réponses apportées que toutes les propositions formulées ont obtenu au moins sept "Oui",
trois parmi les neuf recueillant l'unanimité des Etats qui se sont prononcés, soit dix "Oui".

3.1 Enquête européenne
La proposition a été présentée sous la rédaction suivante : "lancer une enquête au niveau
européen auprès des adolescents, afin de cerner leurs attentes et leur définition d'un cinéma de
qualité pour les jeunes (et pourquoi pas en passant par des institutions telles que le Parlement
Européen des Jeunes ou le Programme "Euroscola"); le but étant d'aboutir à des films
intéressants et formateurs". Cette idée a obtenu treize "Oui" (Bulgarie, Croatie, Danemark,
Espagne, Estonie, Finlande, Italie Lettonie, Pays-Bas, République Tchèque, Slovaquie, Turquie
et Ukraine), quatre "Non" (Chypre, Hongrie, Suède et Suisse), deux "non-réponse" (Pologne et
Portugal).

3.2 Développer les festivals promotionnels
L'idée suggérée ici consistait à "développer l'information ainsi que la promotion des films pour
les jeunes en multipliant les festivals et les événements (reprises, programmations
exceptionnelles, manifestations...); ainsi que leur couverture médiatique". Elle a recueilli une
très large adhésion des Etats ayant répondu au questionnaire : quinze "Oui", seulement deux
"Non" (Hongrie et Pays-Bas) et deux "non-réponse" (Portugal et Suisse).

3.3 Incitation à la fréquentation des salles par les jeunes
Dans cette catégorie ont été envisagées quatre sous-propositions.
La première suggérait "l'amélioration de l'accueil au sein des salles de projection". Elle a
obtenu quatorze "Oui", trois "Non" (Danemark, Hongrie et Pays-Bas) et deux "non-réponse"
(Pologne et Portugal).
La deuxième préconisait "la mise en place d'une tarification réduite plus importante et plus
systématique". Elle a obtenu elle aussi quatorze "Oui" et quatre"Non" (Danemark, Hongrie,
Pays-Bas et République Tchèque) et une seule "non-réponse" (Portugal).
La troisième idée consistait, dans le principe général d'incitation à la fréquentation des salles, à
"développer un cinéma de proximité au niveau local et des quartiers (diversification des lieux et
des structures de projection)". Douze "Oui" ont été enregistrés, cinq "Non" (Chypre, Hongrie,
Pays-Bas, République Tchèque et Slovaquie) et deux "non-réponse" (Pologne et Portugal).
La quatrième et dernière sous-proposition a été divisée en deux items : "développer le goût des
enfants par une programmation spécifique aussi bien cinématographique que télévisuelle
pour les œuvres qui constituent le patrimoine cinématographique". Cet item a obtenu le plus
fort taux de réponses positives de tout le questionnaire puisqu'il reçoit l'accord de tous les Etats
(dix-sept "Oui") et deux "non-réponse" (Pologne et Portugal). Le deuxième temps de cette
quatrième sous-proposition visait à "adapter le calendrier de diffusion aux périodes de loisir
des jeunes". Il a recueilli quinze "Oui", deux "Non" (Pays-Bas et République Tchèque) et deux
"non-réponse" (Pologne et Portugal).

3.4 Participation des adolescents à la production
Il s'agissait ici de "permettre aux adolescents de participer plus régulièrement à la production
d'œuvres cinématographiques qui leur sont destiné". Cette suggestion a obtenu douze "Oui", cinq
"Non" (Finlande, Italie, Hongrie, Pays-Bas et Suède) et deux "non-réponse" (Pologne et
Portugal).

3.5 Consultation entre jeunes et programmateurs
Cette dernière idée a été formulée de la manière suivante : "Organiser une consultation entre le
public des jeunes et les responsables des programmes". Elle a recueilli quatorze "Oui", deux
"Non" (Hongrie et Suède) et trois"non-réponse" (Pologne, Portugal et Suisse).

4. Synthèse et analyse des réponses
Il ressort de l'exploitation du questionnaire envoyé aux Etats membres un certain nombre
d'éléments qui méritent d'être mis en évidence et soulignés.

4.1 Un sujet qui ne bénéficie pas d'une forte mobilisation.
Le premier élément porte sur ce qu'il faut bien convenir comme étant une absence de
mobilisation des représentants des Etats au Comité de la culture en matière de questions touchant
au cinéma et, plus particulièrement, aux relations entre "jeunesse européenne et cinéma". Ce
constat n'appelle de notre part aucune appréciation normative . Il s'impose voilà tout, mais il ne
peut être exempt d'enseignements. Certes, la deuxième "vague" de questionnaires a généré une
série de réponses supplémentaires qui se sont ajoutées aux premières enregistrées. Nous avons pu
écrire dans notre premier rapport que le faible taux de réponse n'introduisait pas un biais
significatif dans notre enquête dès lors que celle-ci ne se voulait pas un "sondage d'opinion"
représentatif d'un ensemble. Ce point n'a pas varié. Il s'agit en l'espèce d'autre chose. Si plus
d'une vingtaine d'Etats ont fait l'effort de se mobiliser pour faire connaître leur position, d'une
manière ou d'une autre, sur un certain nombre de propositions, plus d'une vingtaine d'autres, à
l'inverse, ont adopté une autre démarche. De ceci il ressort que la question des rapports entre
"cinéma et jeunesse" n'est pas dans l'ordre des priorités et ne recueille pas le large consensus qui
préside aux travaux d'une structure comme le Conseil de l'Europe. Sur cette base s'imposent un
certain nombre d'orientations et de décisions sur l'avenir d'un tel sujet d'étude.

4.2 Maintenir le statu quo à l'échelon national.
Le deuxième constat qui peut être fait porte, celui-là, sur l'analyse des réactions recueillies en
matière de "mesures nationales complémentaires". A l'évidence, les propositions sur ces mesures
n'ont pas suscité un large soutien des Etats qui ont répondu. Deux propositions ont reçu plus de
14 réponses favorables sur 19. En matière de cinéma: "favoriser le développement
d'institutions spécialisées non professionnelles (structures de projection parallèles à but
non-lucratif, telles que les cinémathèques et les associations)" et au niveau télévisuel :
"promouvoir le cinéma dans des émissions destinées aux adolescents, afin de développer
leur connaissance en matière de films et de les informer sur l'actualité du cinéma pour les
jeunes". Dans les deux cas on remarquera qu'il s'agit plus de décisions d'intention, comme s'il
fallait, à partir du constat d'un manque, pallier cette carence en confiant soit à des "structures
associatives", soit aux instances télévisuelles, le soin d'intervenir sur un tel secteur.
Toutes les propositions à caractère financier (création d'un fonds spécial, mise en place d'un
système d'assurance-risque, allègements des taxes) ont obtenu plus de réponses négatives que de
soutien. Cette réalité est en correspondance avec les deux propositions qui précèdent et souligne
de manière concrète l'absence de volonté d'intervention étatique en la matière, en renvoyant à
d'autres instances le soin d'agir.

4.3 Une forme de refus de l'uniformisation européenne.
Les mesures proposées visant à uniformiser les politiques publiques sur ce secteur ont été
rejetées par les représentants des Etats qui ont répondu. Ce point avait déjà été souligné dans le
premier rapport, qu'il s'agisse de la mise en place de "normes de qualité européennes" ou de
"fixation de quotas assujettis à la distribution de subventions". On avait aussi souligné combien,
en matière de réglementations sur la protection du jeune public, les Etats européens tenaient à
garder leurs spécificités nationales, ce point renvoyant d'ailleurs à des questions aussi essentielles
que la sauvegarde des valeurs nationales d'éducation en vigueur dans tel ou tel pays ou encore
aux rapports inter-générationnels propres à chaque société.
La question de la non-uniformisation des politiques européennes renvoie aussi à celle de la
différenciation des législations en vigueur. Certains pays ont, depuis longtemps ou plus
récemment, mis en place des politiques publiques particulières en ce qui concerne le cinéma et la
jeunesse (Danemark, Italie, Pays-Bas, Portugal, Suède, par exemple) et considèrent que ces
mesures sont en quelque sorte des "acquis nationaux" qui ne sauraient être remis à plat dans un
processus d'uniformisation. A l'inverse, d'autres entendent garder de plein droit la maîtrise des
décisions sur ce même domaine.

4.4 Un accord sur des principes et sur certaines modalités spécifiques.
S'il est une série de points où un consensus se dégage, c'est bien sur celui de la recherche d'une
meilleure qualité des produits cinématographiques à destination de la jeunesse. Deux
propositions ont ainsi été approuvées par une large majorité d'Etats ayant répondu : "développer
des coproductions européennes de films destinés aux adolescents" (14 réponses favorables)
et surtout "mettre en place un réseau d'information sur les films européens pour les jeunes
(base de données sur les productions européennes)". Cette dernière proposition n'a d'ailleurs
fait l'objet d'aucun refus quand elle recevait parallèlement le soutien de 15 Etats. Elle nous
semble faire partie des quelques initiatives qui méritent attention et sur lesquelles nous
reviendrons dans le deuxième chapitre de ce rapport complémentaire parce qu'elle renvoie à deux
attentes fortes : faire circuler l'information sur le sujet et utiliser pour ce faire des moyens
modernes et adaptés tels que les nouvelles technologies de communication.
En termes de principes, nul ne s'étonnera que la série d'items sur la "prise en compte de l'intérêt
des jeunes" ait été celle qui a obtenu presque systématiquement le plus large consensus
favorable. Dans l'ordre des plus forts soutiens, la proposition ayant trait au "développement du
goût des enfants en matière de patrimoine cinématographique ou télévisuel européens" a
obtenu la plus forte adhésion (17 "oui", aucun "non" et deux "non-réponses"). Viennent ensuite
le développement de festivals promotionnels et la prise en compte des périodes de loisirs pour
attirer le plus possible d'adolescents vers le cinéma qui leur est prioritairement destiné (15 "oui").
L'amélioration de l'accueil dans les salles, une politique tarifaire spécifique pour les jeunes et
l'organisation d'une consultation entre représentants de la jeunesse européenne et
programmateurs sont trois mesures qui ont recueilli 14 soutiens parmi les 19 Etats qui ont
répondu.
De toute cette synthèse il ressort que l'orientation susceptible d'être prise doit être nécessairement
modeste, limitée et réaliste. Elle doit répondre à la seule attente qui semble se dégager :
"comment s'inspirer d'expériences nationales positives et en tirer profit ?". En d'autres termes
"comment faire circuler l'information sur les pratiques existantes pour, éventuellement, les
développer dans son propre Etat ?".
Les quelques pistes de réflexion qui vont être esquissées dans le second chapitre de ce rapport
complémentaire s'inscrivent précisément dans cette problématique réaliste.

Chapitre 2
Le cinéma et les jeunes : questions d'avenir et enjeux prioritaires

Dans le contexte actuel, en pleine transformation du fait d'une technologie sans cesse plus
performante et dont l'autonomie devient de plus en plus croissante, la fragmentation des champs
et des secteurs est non seulement une erreur, elle est tout simplement synonyme de disparition à
plus ou moins long terme. A cet égard, le traitement d'une question importante comme celle des
rapports entre la jeunesse européenne et le cinéma, en terme d'héritage culturel et patrimoniale et
qui ferait abstraction des nouveaux enjeux technologiques, communicationnels et culturels, serait
immanquablement partiel et limité.
De ce préalable il ressort une nécessaire réflexion en forme de questionnements sur les enjeux
qui se posent à une structure comme le Conseil de l'Europe et, partant, le Comité de la culture en
son sein. Cette réflexion sera esquissée dans le second point de ce chapitre, après qu'une série de
constats aura été dressée de l'exploitation du questionnaire précédemment traité.

1. Constats et préconisation
Le lecteur l'a déjà compris. L'analyse des réponses obtenues dans le cadre du questionnaire fait
clairement ressortir une volonté étatique de non-uniformisation des pratiques en matière de
développement du cinéma à destination de la jeunesse. Il est même certains Etats, dans leurs
réponses, qui se sont clairement posés la question de savoir s'il devait exister des actions
spécifiques par rapport au soutien au cinéma en général, plus particulièrement à destination de la
jeunesse. En d'autres termes et plus nettement encore, si la problématique du cinéma comme
forme d'héritage culturel pour la jeunesse a fait l'objet de réflexions fortes lors de la Conférence
des ministres européens chargés des Affaires culturelles qui s'est tenue à Budapest les 28 et 29
octobre 1996, il faut bien admettre que ces affirmations ne suscitent pas une mobilisation
manifeste de la part des Etats membres. Les conclusions de la Présidence de cette Conférence
semblaient pourtant porteuses de projets concrets. Nous les rappelions dans l'introduction de
notre premier rapport présenté au CC-Cult du 8 avril 1998 :
"Nous souhaitons confier au Conseil de l'Europe une réflexion d'ensemble à ce sujet permettant
de réunir l'ensemble des programmes et des pratiques en vigueur en Europe, et de sélectionner
celles qui semblent les plus faciles et les plus utiles à mettre en œuvre sur le plan multilatéral.
Les domaines à examiner sont :
(1) : échange d'informations concernant les politiques publiques nationales et européennes en
faveur de films conçus pour un public jeune;
(2) : développement d'une formation au cinéma et à l'audiovisuel dans les structures éducatives
formelles et informelles;
(3) : encouragement de l'utilisation de nouvelles technologies électroniques pour l'apprentissage
du langage audiovisuel;
(4) : encouragement de la production et de la diffusion de programmes mettant en relief la
diversité culturelle des Européens;
(5) : examen de projets susceptibles d'avoir un effet à long terme et proposition de modèles
d'éducation permanente;
(6) : développement de programmes de recherche dans le domaine de l'image, afin d'identifier
les moyens pour l'acquisition de techniques d'une lecture critique et créatrice.
Sur la base de ces réflexions, la Conférence propose que le Comité de la culture du Conseil de
l'Europe prépare une ou plusieurs études pouvant donner lieu à une recommandation sur le
cinéma et les jeunes. Elles devraient porter notamment sur :
       i. la production et la distribution des films pour les jeunes;
        ii. la promotion du pluralisme culturel dans le cinéma
        iii. la familiarisation des jeunes au langage audiovisuel
        iv. les voies et moyens pour une collaboration accrue avec les pays d'Europe centrale et
        orientale."
Dans le droit fil de ces orientations, notre premier rapport s'engageait dans une série de
préconisations qui s'articulaient autour de deux axes : des propositions de "mises en scène" et de
"mises en chantier". Pour la "mise en scène" il était proposé un Festival du Conseil de
l'Europe du film pour la jeunesse qui répondait à une demande déjà existante ; une carte "pass"
du Conseil de l'Europe pour les jeunes cinéphiles ; un label pour les scénarios et les initiatives
associatives qui serait accordé par un groupe ad-hoc de professionnels et d'experts associés au
Conseil de l'Europe ; une banque de données sur le cinéma européen et les jeunes. Pour la "mise
en chantier", trois orientations étaient préconisées : la mise en commun des expériences ; le
partenariat avec les chaînes de télévision ; l'élaboration d'une charte sur le cinéma et la jeunesse.
Pour le détail du contenu de ces préconisations, le lecteur se reportera à la deuxième partie du
chapitre 3 de notre premier rapport.
Désormais il nous semble que le réalisme commande une révision importante de la démarche et
une redéfinition des actions à mener. De toutes les propositions faites, il en est une qui
correspond précisément à une demande exprimée par les Etats qui ont répondu au questionnaire
envoyé. Il se trouve d'ailleurs qu'elle cadre directement avec la proposition qui a obtenu le plus
fort soutien des Etats-membres : 17 réponses favorables sur 19 enregistrées, aucun refus et
seulement 2 "non-réponses". Cette proposition visait à "développer le goût des enfants en
matière de patrimoine cinématographique". Or il est frappant de constater, en exploitant les
réponses et les documents spécifiques transmis par les experts nationaux, qu'un foisonnement
d'expériences, de programmes éducatifs spécifiques existent à partir d'initiatives diverses et
plurielles, en matière de sensibilisation des jeunesses des Etats membres à la pratique du cinéma.
Dans notre premier rapport nous avons aussi bien des opérations publiques nationales comme le
programme Skolbio en Suède, le Festival International de Zlin en République Tchèque ou encore
le "Ota Hofman Festival du Film et Télévision pour Enfants" d'Ostrov dans ce même pays,
l'Académie du Cinéma pour la jeunesse en Pologne ou encore une formidable réalisation
associative comme la "Lanterne Magique" en Suisse, dont la dimension nationale est désormais
avérée, des opérations locales comme celles du "Forum du Cinéma" de Northampton au
Royaume-Uni ou des "Cinémas du Palais" à Créteil en France. Sont venues s'ajouter dans les
réponses à la deuxième vague du questionnaire, le programme "Voir" mis en place au Portugal,
l'opération "Cinékids" aux Pays-Bas ou bien le programme spécifique réalisé en Italie ou encore
des manifestations ponctuelles comme en Slovaquie, en Ukraine ou en Turquie.
Toutes ces initiatives d'origines diverses et variées fonctionnent trop souvent dans l'ignorance les
unes des autres. Pour pallier ce manque d'information, il nous semble que si une seule
proposition doit être maintenue et retenue, c'est bien celle portant sur la mise en commun des
expériences nationales pour les raisons évoquées dans notre premier rapport qu'il convient de
rappeler ici :
"(...) (cela) permettrait à toute une série de promoteurs d'initiatives nationales et locales, visant
à la découverte du cinéma par les enfants et les adolescents dans les différents Etats membres,
d'échanger leur savoir-faire, de partager leurs expériences et, éventuellement, d'envisager des
échanges multilatéraux en ce domaine. Cette conférence qui se tiendrait sous forme d'un
séminaire de deux ou trois jours offrirait l'immense avantage de rapprocher des pratiques trop
souvent encore isolées et de créer ainsi des synergies appréciables. Un certain nombre de
thèmes pourraient être de surcroît abordés : la relation entre "cinéma" et "école", la formation
des enseignants à la pédagogie du cinéma, l'apprentissage de la lecture audiovisuelle, les
relations avec les pouvoirs publics dans les différents Etats, la mise en place d'un réseau
d'échanges entre promoteurs de projets, l'organisation de conférences nationales ou
internationales dans diverses régions d'Europe destinées à favoriser la diffusion d'expériences
particulières".
Cette conférence spécifique ferait qu'il appartiendrait aux promoteurs d'expériences nationales,
lors de ce séminaire de réflexion, de proposer une initiative européenne valable en fonction des
expériences réalisées.
Il ne s'agit pas là, nécessairement, d'un débouché très ambitieux, mais dont la simplicité et le
caractère pragmatique permettraient une forme de confrontation concrète entre des expériences
souvent passionnantes dont la mise en perspective ne pourrait qu'être profitable à tous les Etats
membres dans la mesure où elle serait source d'inspirations et de motivations.
Le réalisme et le caractère limité de cette proposition, en regard des aspirations initiales,
correspond par ailleurs à un déplacement des priorités dans les enjeux à venir et sur lesquels doit
se pencher le Comité de la culture désormais et qui concerne les Nouvelles technologies de
communication dont on va voir d'ailleurs que le cinéma, surtout dans ses relations futures avec la
jeunesse européenne, future grande consommatrice de nouvelles technologies, est loin d'être
absent.

2. Face à l'enjeu des nouvelles techniques de communication
Si l'on prend pour référence le "Livre vert sur la convergence des secteurs des
télécommunications, des médias et des technologies de l'information, et les implications pour la
réglementation" 2, on mesure combien la question de la "convergence" est un enjeu fondamental
des prochaines années. Définie communément comme à la fois la capacité de différentes
plates-formes à transporter des services essentiellement similaires mais aussi comme le
regroupement des équipements grand public comme le téléphone, la télévision et les ordinateurs
personnels, la convergence semble d'ores et déjà produire beaucoup plus ses effets en matière de
réseaux que dans le domaine du grand public. Mais ce deuxième aspect est appelé à une
formidable expansion quand on mesure que, pour la première fois dans le monde en 1998, on va
vendre davantage d'ordinateurs personnels que de téléviseurs.

Mais là où la question de la convergence rejoint notre préoccupation particulière des relations
entre jeunesse et cinéma, c'est bel et bien dans la multifonctionnalité des nouvelles techniques de
communication et dans le fait que celles-ci autorisent désormais des modes d'appréhension de la
part du public, à plus forte raison s'il est jeune, totalement inconnus jusqu'à maintenant. Il
s'ensuit fort logiquement une véritable révolution culturelle qui doit prendre en compte ces
nouvelles formes de diffusion de la culture. A l'appui de cette observation, le "Livre vert sur la
convergence" ajoute un argument :
"La technologie de l'informatique joue maintenant un rôle majeur pour la création et la
production à la fois dans le monde du cinéma et de la télévision. Les façons de produire, de
diffuser et consommer les contenus audiovisuels évoluent. Le contenu devient "modulaire" de
manière à pouvoir être utilisé dans différents environnements et à pouvoir être diffusé sur
différentes infrastructures du réseau. Le bloc de base est constitué par la famille des normes
MPEG - Motion Picture Experts Group - pour le codage numérique des images animées. Une
fois codées dans ce format, les images peuvent être modifiées, manipulées et transmises de la
même façon que n'importe quelle autre information numérique. Les systèmes et les réseaux qui
manipulent de telles informations sont bien sûr indifférents à la nature de la source du matériel
d'origine, qu'il s'agisse d'une image, d'un son ou d'un texte. Le codage numérique forme ainsi la
base de la convergence technologique" 3.

On entrevoit ainsi l'énorme impact de telles évolutions technologiques dans la production, la
distribution et la consommation de films de la part de publics d'autant plus à même d'évoluer
dans cet environnement nouveau et inédit qu'ils seront "nés" dedans en quelque sorte. D'ores et
déjà on sait que les systèmes technologiques comme les bouquets de programmes et les chaînes
thématiques, la "quasi-vidéo-à-la-demande" (NVOD ou Near Video On Demand), le paiement à
la séance (PPV - Pay-per-view) induisent des formes totalement nouvelles de consommation de
films. On sait aussi que l'apparition de chaînes de télévisions plus particulièrement orientées vers
le cinéma ont permis une expansion de la production du contenu cinématographique :
"Il est prouvé, par exemple, que le succès de la chaîne payante Canal+ en France, a eu un
impact positif sur l'industrie du cinéma français. De même, les producteurs indépendants du
Royaume-Uni ont bénéficié d'un nouvel élan lorsque Channel 4 est entrée en scène" 4.

Désormais le jeune public européen sera en mesure, de par la généralisation de la technologie
numérique et par l'effet de convergence qu'elle va générer, de passer en un instant du visionnage
d'un film diffusé sur une chaîne thématique à la lecture d'un CD-Rom ou à la consultation d'un
site Internet quelconque. Au-delà même de cette simple dimension consommatrice, il sera
naturellement possible de produire des documents cinématographiques et des images animées,
avec un scénario et une histoire, à partir d'un seul ordinateur, sans caméra, sans acteurs, sans
studio. Cet aspect recèle potentiellement de formidables perspectives en matière d'éducation au
langage cinématographique, mais aussi de création et de découverte de l'écriture audiovisuelle.

On mesure ainsi que tous les problèmes sont liés. Il nous apparaît donc essentiel de ne pas
dissocier les questions, mais aussi de hiérarchiser les priorités dans l'organisation d'une réflexion
propre au Comité de la culture qui aurait tout intérêt à concentrer ses recherches et ses travaux
sur l'enjeu essentiel que constitue les nouvelles technologies de communication en considérant
comme une déclinaison possible, parmi nombre d'autres, la question des rapports entre le
cinéma, les images en mouvement et la jeunesse européenne, de sorte que l'indéniable héritage et
patrimoine culturels que constitue le cinéma européen pour la jeunesse vivant dans les Etats
membres soit replacé dans une perspective d'avenir en prenant en compte, autant que faire se
peut, les formidables évolutions culturelles et technologiques qui s'annoncent.

Dans cette perspective, la question des relations entre le cinéma et les jeunes n'est pas minorée,
elle n'est pas appelée à disparaître définitivement même si elle perd sa spécificité, elle est une
forme de cas pratique, naturellement parmi d'autres, des conséquences que pourront avoir les
nouvelles technologies de la communication en matière de diffusion de la culture, de rapport au
savoir et de sauvegarde d'une forme de patrimoine européen de la création et de la consommation
cinématographiques.

Nous nous permettons donc, en conclusion à cette étude, de recommander à la fois la mise en
commun des expériences de sensibilisation de la jeunesse européenne à la connaissance du
cinéma, à l'appréhension des images en mouvement et à la découverte du patrimoine
cinématographique, mais aussi une réintégration des réflexions sur le cinéma dans une
problématique globale et générale sur les nouvelles technologies de communication, dans un
souci de concentration des moyens du Comité de la culture sur une thématique centrale
considérée comme un véritable enjeu à l'occasion du 2e Sommet des chefs d'Etat et de
gouvernement des Etats membres du Conseil de l'Europe, mais aussi parce que, compte tenu de
l'avenir proche, il nous semble que cette recentration du dossier du cinéma dans une perspective
plus large est la meilleure des voies pour rapprocher cette forme de création culturelle de la
jeunesse européenne, future usagère quotidienne des nouvelles technologies de la
communication.
Notes :
1. Pour une commodité d'écriture, nous employons le terme "Etat" pour identifier les réponses. Il
ne s'agit pas, bien entendu, d'une prise de position officielle des différents pays, mais des
réactions émises par les "experts nationaux" ayant répondu pour le compte de tel ou tel pays (la
plupart étant néanmoins des hauts fonctionnaires dans les ministères chargés des Affaires
culturelles). Afin de faciliter l'identification des propositions ayant obtenu un nombre de
réponses positives significatives (au moins 14 sur 19), nous avons choisi de les faire apparaître
en caractères gras dans le corps du texte de ce rapport.
2. Commission Européenne, COM (97) 623, décembre 1997.
Site Internet : http://www.ispo.cec.be/convergencecegp
3. "Livre vert sur la convergence...", op. cit. p.3
4. Ibid., p.10


  ***************************************************************

                       65th IFLA Council and General Conference
                                   Bangkok, Thailand,
                                August 20 - August 28, 1999

Code Number: 115-145-F
Division Number: III
Professional Group: Libraries for Children and Young Adults
Joint Meeting with: -
Meeting Number: 145
Simultaneous Interpretation: No
Pratiques de lecture et nouvelles technologies - Développement en Allemagne
Susanne Krueger
Fachhochschule Stuttgart
Hochschule für Bibliotheks- und Informationswesen
Rita Schmitt
Deutsches Bibliotheksinstitut
Berlin, Germany


Abstract
Nous commencerons notre communication par quelques aspects concernant les capacités de
lecture des enfants et adolescents et l'usage qu'ils font des nouveaux media, CD-ROM et
Internet. Puis nous examinerons comment les bibliothèques publiques se définissent par rapport
à l'aide qu'elles peuvent apporter dans la maîtrise de ces médias. Nous montrerons des
statistiques concernant les collections de nouveaux médias proposées par les bibliothèques et en
particulier les services offerts aux enfants et adolescents. Actuellement, la diversité et
l'abondance des activités pédagogiques organisées autour des nouveaux médias par les
bibliothèques pour la jeunesse sont bien supérieures à ce que pourraient laisser supposer les
collections proposées, nous en donnerons quelques exemples concrets.
Paper
1- Utilisation des médias par les enfants
L'utilisation par les enfants des nouveaux médias représente un phénomène aux multiples
facettes. Les changements et évolutions constants dans le choix et la disponibilité de ces médias
exercent une influence sur l'ensemble des utilisateurs et pas seulement sur les enfants. Les jeunes
consacrent une large part de leurs loisirs à l'usage de toutes sortes de médias. Les livres et la
lecture représentent une partie intégrante de cet ensemble, bien que l'écrit, en soi, n'occupe pas
une position dominante. Les livres ne valent pas nécessairement « mieux » que les autres médias,
et certains jeunes peuvent trouver l'accès au livre plus difficile qu'aux supports audiovisuels ou
électroniques, selon leur propre histoire personnelle.
Comme vous pouvez le constater sur le tableau suivant, les jeunes n'utilisent pas seulement ces
médias mais ils en possèdent également.
- Utilisation et possession de ces médias par les jeunes
Tableau : équipement personnel des jeunes en 1995 (1) : répartition par sexe et par âge
(pourcentages)


                                         Garçon
                Support                          Filles   6-9 ans 10-11 ans 12-13 ans Total
                                            s
 Walkman/Magnéto-phone                   79     79        74      82          87         79
 Radio                                   70     63        52      75          83         66
 Platine disques ou CD                   32     37        12      42          67         34
 Equipement stéréo                       28     31        10      36          58         29
 Television                              19     13        8       18          30         16
 Ordinateur                              11     11        8       9           18         11
 Magnétoscope                            5      3         1       5           7          4
 Au moins 6 des équipe- ments cités      3      4         1       3           8          3
 Aucun des équipements cités             14     17        20      14          8          15

Comme le montre ce tableau, en Allemagne - et qui peut probablement s'appliquer aux autres
pays industrialisés d'Europe de l'Ouest - on peut supposer que l'on trouve dans les chambres
d'enfants une quantité certaine et en nombre croissant de ce type d'équipements. On doit bien sûr
également garder à l'esprit la possibilité qu'ont les enfants d'utiliser les équipements familiaux.
Le fait d'en être propriétaire permet à l'enfant de choisir quand et comment l'utiliser. Dans les
domaines où les jeunes déterminent eux-mêmes les contenus et leur utilisation, comme c'est le
cas pour les magnétophones, Walkmans, consoles de jeux et ordinateurs, par opposition aux
programmes tout-faits de la radio et de la télévision, les collections des bibliothèques pour la
jeunesse peuvent jouer un rôle important en offrant un large choix de qualité et en aidant les
enfants à se repérer par rapport à la diversité de l'offre.

- aspects multiculturels
Environ 7 millions de personnes d'origine non germanique (8,5% de la population) vivent en
Allemagne. Certaines bibliothèques sont situées dans des quartiers où la proportion d'étrangers
est même supérieure. Un certain nombre d'entre elles sont donc fréquentées par des usagers, dont
les parents proviennent de différents pays. Il semble que ces groupes d'origine étrangère soient
bien moins homogènes qu'il y a dix ans. Les bibliothèques doivent faire face à des fluctuations
soudaines parmi les nationalités et langues des populations migrantes. Les niveaux de maîtrise de
la langue par les enfants sont aussi variés que leurs origines. Alors que l'on croyait jusqu'à très
récemment que les enfants de parents non germaniques auraient acquis la maîtrise de la langue
allemande, avant l'école élémentaire, pendant l'école maternelle, on a découvert l'année dernière
à Berlin que ce n'était plus le cas. La taille des communautés étrangères - en particulier la
communauté turque qui compte environ 150 000 membres à Berlin - et l'interruption de
programmes d'apprentissage de la langue ont comme conséquence que les enfants n'apprennent
plus automatiquement l'allemand, comme c'était le cas auparavant. Des tests linguistiques ont
montré qu'un nombre important d'enfants allemands de première année de maternelle,
appartenant à des milieux défavorisés étaient incapables de s'exprimer correctement. Les études
ont montré que les problèmes de langage coïncidaient souvent avec une indifférence familiale vis
à vis de l'éducation. Des observations faites pendant la Semaine du multimédia organisée par les
bibliothèques pour la jeunesse de Berlin à l'automne 1998 ont confirmé que beaucoup d'enfants
de milieux défavorisés ont leurs propres consoles de jeux, mais que peu d'entre eux possèdent un
ordinateur. Aussi, les bibliothèques peuvent donc jouer un rôle important en permettant aux
enfants l'accès aux technologies de l'information.
2- Le rôle des bibliothèques et leurs possibilités d'actions
Nous devons nous interroger sur le rôle que les bibliothèques publiques peuvent jouer par rapport
au défi que représentent ces nouvelles technologies et sur la façon dont elles-mêmes définissent
ce rôle.
- Nécessité d'une bonne maîtrise de la lecture comme préalable à la maîtrise des différents
médias.
Les bibliothèques doivent être particulièrement attentives au développement des capacités de
lecture, car c'est un préalable indispensable si l'on veut acquérir des compétences dans la maîtrise
des autres médias. Le terme de « maîtrise des médias » recouvre déjà plusieurs significations,
comme le souligne une publication récente du Ministère de l'Education : « la maîtrise de
l'utilisation des médias ne signifie pas seulement l'acquisition d'un savoir-faire technique. Il est
bien plus important d'être capable de trouver rapidement une information, de la sélectionner, d'en
évaluer l'intérêt correctement et de l'utiliser à bon escient. Nous ne devons pas permettre que la
société soit scindée entre ceux qui ont accès aux médias et ceux qui ne l'ont pas ».(2) Cette
exigence ne coïncide en aucune façon avec l'apparition des nouveaux médias que sont les CD
ROM et Internet. Elle est apparue avec les recherches menées dans les années soixante-dix sur
l'inégalité d'accès au savoir.
- Permettre l'accès aux médias et faciliter leur maîtrise
La maîtrise des médias peut être acquise non seulement dans le système éducatif mais aussi lors
des activités de loisirs. Parallèlement au rôle important joué par les organisations de jeunesse
dans le secteur des loisirs, en dehors de l'école, les bibliothèques ont également une tradition
d'aide à l'apprentissage des médias.
Cette activité pédagogique, en ce qui concerne les bibliothèques, a pour but d'améliorer la
connaissance en matière de médias que les enfants et les jeunes ont déjà acquise au cours de leur
expérience quotidienne, en insistant particulièrement sur une approche structurée des contenus,
de leur présentation et leur importance. Les bibliothèques publiques assument depuis toujours un
rôle de médiateur. Leur mission est non seulement de compenser les inégalités d'accès à
l'information de leur clientèle (potentielle), mais aussi de garantir un accès correct à toutes
formes de médias. (Elles se sentent généralement dans l'obligation de le faire) ; elles doivent
également être en relation avec les écoles et les organismes éducatifs pour la jeunesse.
- Définition d'une politique pour les bibliothèques
La Fédération des Associations de bibliothécaires allemandes ont défini le rôle des bibliothèques
publiques par rapport à l'aide à la maîtrise des médias dans son bulletin « Bibliothèques 93 » (3)
de la façon suivante :
      Orientation dans le choix des médias et mise en place de liens entre les médias
         électroniques et imprimés grâce à la fourniture d'équipements multimédias
        Accès gratuit à tous les supports d'information en favorisant particulièrement les
         nouveaux médias ; la bibliothèque devrait inciter ses usagers à un usage dynamique de
         ces médias.
     Valorisation de la maîtrise de la lecture à l'aide de moyens adaptés ; coopération avec les
         écoles primaires et maternelles et autres institutions responsables de l'apprentissage de la
         lecture.
Afin d'atteindre ces buts, les bibliothèques publiques doivent être en mesure de proposer 20% de
leurs collections sous forme de supports audiovisuels et électroniques ou numériques. Dans les
faits, en 1997, seulement 6,6% de la totalité des collections des bibliothèques publiques, et 11 %
des collections des bibliothèques ou sections pour la jeunesse étaient des non-livres.
La Commission des bibliothèques pour l'enfance et la jeunesse de l'Institut allemand des
bibliothèques, dans une motion intitulée « Le travail des bibliothèques en direction de la jeunesse
» décrit ainsi les missions des bibliothèques pour la jeunesse concernant l'aide à la maîtrise des
médias : « Pour beaucoup de ces enfants dépourvus d'accès aux médias électronique à domicile,
la bibliothèque représente la seule opportunité d'apprendre à les utiliser. La bibliothèque doit
étudier les matériels disponibles, les mettre à disposition des usagers et proposer de les initier à
leur utilisation. C'est seulement ainsi qu'un enfant pourra apprendre à utiliser ces nouveaux
médias de façon autonome pour ses propres besoins. Les bibliothèques pour la jeunesse ont
encore davantage que les écoles et autres institutions, l'obligation de permettre l'accès à
l'ensemble des différents médias.» (4)
- La réalité (statistiques)
En raison de l'incapacité des bibliothèques scolaires à fournir des collections suffisantes voire
même l'accès aux nouveaux moyens d'information, les bibliothèques publiques ont un rôle
particulièrement important à jouer. Au printemps 1999, seulement 6 500 écoles sur un total de 43
000 étaient connectés, on comptait un ordinateur pour 41 élèves (aux USA il y a un ordinateur
pour 16 élèves).
Les bibliothèques publiques allemandes sont bien parties en ce qui concerne l'intégration de
nombreux supports dans les services qu'elles offrent. En plus des livres et périodiques qui
continuent naturellement à constituer le noyau des collections, on trouve des collections
importantes de cassettes audio, vidéos et CD dans les bibliothèques pour la jeunesse. La dernière
enquête statistique , qui remonte à 1997, a montré que les CD-ROM qui représentaient seulement
1% des supports non-livres dans les bibliothèques pour la jeunesse, restaient négligeables. Au
moment de l'enquête, 13,7% des bibliothèques proposaient des logiciels aux enfants, soit deux
fois plus que dans les bibliothèques adultes. Les bibliothèques proposant des logiciels aux
enfants possédaient une moyenne de 50 CD-ROM ou disquettes (collections pour adultes : 195).
En proposant des postes de consultation CD-ROM et Internet, les bibliothèques peuvent s'assurer
que ces nouveaux médias sont accessibles aux enfants qui n'en ont pas l'opportunité, que ce soit
chez eux ou à l'école. Fin 1997, seulement une bibliothèque sur vingt (5,1%) proposait la
consultation de CD-ROM et seulement une sur 50 (1,8%) l'accès à Internet en section jeunesse
(en bibliothèque adulte : CD-ROM 15,6%, Internet 9,7%). Au total, 133 postes de consultation
de CD-ROM et 39 pour Internet étaient proposés aux jeunes. Rares étaient les bibliothèques qui
proposaient plus d'un poste des consultation aux jeunes (CD-ROM : environ 20 bibliothèques ;
Internet : à peine 10).
Il est donc évident que les bibliothèques pour la jeunesse n'ont pas joué un rôle important dans
l'implantation de services d'accès aux nouveaux médias dans le secteur des bibliothèques
publiques. Il y a vraiment besoin d'agir si les bibliothèques pour la jeunesse veulent progresser
rapidement sur un chemin qu'elles ont déjà tracé, dans l'accomplissement de leur mission
d'initiation à la maîtrise des différents médias.
Confronté à cette situation de pénurie dans les bibliothèques scolaires et publiques, Roman
Herzog, Président de la République Fédérale jusqu'en mai 1999, a appelé à un effort concerté de
la part de l'Etat et du Secteur privé, lors d'une conférence sur l'éducation en avril 1999 : « Notre
but est d'équiper toutes les classes et les bibliothèques publiques d'Allemagne avec un nombre
suffisant d'ordinateurs en ligne d'ici cinq ans ».(5)
3- Initiation à la maîtrise des nouveaux médias - les pratiques des bibliothèques pour la
jeunesse.
- Activités liées aux principes d'éducation aux nouveaux médias menées dans les
bibliothèques pour la jeunesse.
- Il est de toute première importance que dans les travail en bibliothèque pour la jeunesse, tous
les supports disponibles soient non seulement en prêt, mais qu'ils fassent également partie
intégrante des programmes d'animation des bibliothèques. Un certain nombre de programmes de
sensibilisation aux nouveaux médias sont actuellement en cours, sous forme d'expériences ou de
projets pilotes, nous présenterons certains d'entre eux par la suite.
Le champ des projets actuellement expérimentés dans différentes bibliothèques pour la jeunesse
allemandes est bien plus large que ce que l'on pourrait supposer étant donné la modestie des
équipements. Les bibliothèques pour enfants ont initié toutes sortes d'activités liées aux
nouveaux médias, souvent en liaison avec des partenaires et mécènes, tels les écoles
d'informatique, les compagnies informatiques ou les producteurs de logiciels, qui fournissent
souvent l'équipement et les logiciels nécessaires pendant le déroulement de l'animation et parfois
au delà. Ces événements mettent en lumière les possibilités offertes par les nouveaux médias et
de ce fait confirment la nécessité d'équiper correctement les bibliothèques pour la jeunesse.
Ces initiatives proposées par les bibliothèques dans le domaine de l'initiation aux nouveaux
médias sont généralement liées à une activité, centrée sur les capacités créatrices de l'enfant. En
réalisant ou en fabriquant des livres, des vidéos, des pièces de théâtres ou des pages Web, les
enfants apprennent à distinguer les caractéristiques structurelles, les outils stylistiques et les
méthodes de production. Tous cela les aidera à apprendre à utiliser ces supports sans
appréhension. Le but est d'apprendre aux jeunes à reconnaître les forces et faiblesses de chaque
média, l'utilisation appropriée qu'on peut en faire, et à décider quelle forme sera la plus adaptée à
leur projet.
En voici quelques principes :
      une approche ludique
      une approche de l'activité centrée sur la propre action de l'enfant
      l'utilisation de tous les médias
      la présentation des différents médias présents à la bibliothèque
Trois directions parmi les activités pédagogiques menées dans les bibliothèques pour la jeunesse
autour des médias :
     I. Création de listes spéciales de sites pour les enfants sur Internet
     II. Ateliers - apprendre à connaître les nouveaux médias
     III. Ateliers - fabriquer de nouveaux médias
I. Création de listes spécialisées de sites sur Internet pour les enfants
Les listes de sites sont la forme électronique moderne d'un service que les bibliothèques ont
toujours fourni : réunir différents supports, de la documentation et des informations, les indexer
et les rendre accessibles facilement à l'usager pour son usage personnel. Bon nombre de
bibliothèques pour la jeunesse sont déjà actifs dans ce domaine, et ce n'est certainement pas un
hasard si les mêmes sites se retrouvent sur leurs listes de liens.
Quelques exemples :
    Bibliothèque municipale de Cologne
    http://www.stbib-koeln.de/kids/ie3/index.htm
    Bibliothèque municipale de Ludwigsburg
    http://www.lb.shuttle.de/stadtbibliothek/kidshome.htm
    Bibliothèque centrale et régionale de Berlin /American Memorial Library Young People´s
    Library «Hallescher Komet»
   http://www.spinnenwerk.de/jiz/katalog.htm

Listes de sites extrêmement développées sur des sujets qui intéressent plus particulièrement les
jeunes : TELEVISION ET CINEMA, MUSIQUE, MODE, HISTOIRE, NATURE, SPORTS,
FANTASTIQUE ; A VOIR

Etablissement centralisé de listes de sites pour les enfants
Internet favorise la coopération ou, encore mieux, la production centralisée de listes de sites
(avec des liens) pour les bibliothèques pour la jeunesse. La bibliothèque de Stuttgart et
l'Information School's Institute for Applied Research into Children's Media a commencé avec un
site Multikids (http://machno.hbi-stuttgart.de/ifak/multikids/ ), qui incorpore tous les liens
intéressant les enfants au niveau national.
Chaque bibliothèque peut alors limiter ses efforts en ne rajoutant que les liens avec des sites au
niveau local et régional.
II. Creative activities - getting to know new media forms
Rallies des médias
Le rallye des contes de fées (exemple de la bibliothèque municipale de Stuttgart) Le but de ce
rallye est de familiariser les enfants avec les différents supports disponibles à la bibliothèque. On
demande aux enfants d'utiliser différents médias aux différentes haltes pour résoudre des
énigmes ou des problèmes particuliers.
Cassettes-audio avec des histoires mélangées (La sorcière et les 7 petites grenouilles), qui
combinent différents contes de fées que les enfants doivent identifier.
Contes de fées en CD-ROM (Blanche neige et les sept Hansels, Tivola). Il faut répondre à une
question sur l'histoire.
Conte de fées en puzzle. Il faut reconstituer un puzzle et répondre à une question.
Compléter une histoire à partir d'un texte commençant comme un conte de fées
Boîte mystérieuse contenant des objets tirés des contes, qui doivent permettre d'identifier les
contes.
Une variante de ce rallye est le rallye sur ordinateur, au cours duquel, les différentes fonctions de
l'ordinateur peuvent être essayées aux différents relais : recherche sur OPAC, traitement de texte,
recherche d'information sur CD ROM et Internet et enfin assemblage d'un puzzle représentant un
ordinateur.

La nuit des médias
(Exemple des bibliothèques pour l'enfance et la jeunesse de Berlin - 6 bibliothèques
participantes)
Les nuits de la lecture sont devenues une des activités de promotion de la lecture les plus
populaires des bibliothèques pour la jeunesse. (6) Les enfants passent la nuit entière à la
bibliothèque avec le personnel de la bibliothèque, à lire ensemble - généralement des histoires de
fantômes - Des activités supplémentaires sont proposées pour animer les histoires. L'automne
dernier, la nuit de la lecture est devenue pour la première fois, une nuit des médias.
Les enfants peuvent approfondir un sujet particulier au moyen de jeux variés et de puzzles, sur
CD-ROM et dans les livres. Le sujet choisi a été le fantôme Boggart de l'ouvrage The Boggart de
Susan Cooper, dans lequel le Boggart se trouve prisonnier par erreur dans un jeu d'ordinateur. La
nuit des médias était organisée comme un jeu d'ordinateur : les joueurs devaient résoudre un
certain nombre de problèmes. Les enfants devaient combiner divers objets et solutions pour
réussir. A la fin de la séance, le fantôme a été renvoyé en Ecosse via Internet. Les enfants ont dû
résoudre divers problèmes en utilisant des livres et des CD-ROM, par exemple ils ont dû trouver
le plan du donjon d'un château médiéval et réunir les objets nécessaires au renvoi du fantôme
chez lui. A minuit, les enfants des six bibliothèques se sont retrouvés dans la salle de «
bavardage » pour faire leurs adieux au fantôme en gaélique. Ils avaient dû trouver la traduction
en gaélique de « au revoir » dans l'encyclopédie « Encarta » sur CD-ROM et avaient utilisé un
programme d'orientation routière pour trouver le meilleur moyen de voyager entre Berlin et
l'Ecosse et ainsi éviter au fantôme de se perdre à nouveau.


III. Creative activities - new media production
Promenades virtuelles en ville
Le projet « Multimédias à l'école »
(Exemple : bibliothèque municipale de Göppingen)
Apprendre à connaître leur propre ville a été le travail donné aux enfants de 5ème et 8ème année
en février 1997, à travers ce projet. La bibliothèque municipale, une institution spécialisée dans
l'enseignement des médias et un fournisseur Internet ont collaboré à cette animation, dont le but
était de produire un journal scolaire électronique. (7) Les écoliers et écolières ont exploré les
lieux dignes d'intérêt suivants, en les visitant mais aussi en étudiant la façon dont ils étaient
présentés dans les médias fournis par la bibliothèque municipale (livres, journaux, Internet) : Le
musée d'histoire naturelle, le musée juif, la bibliothèque municipale, le zoo, le commissariat et
d'autres lieux de loisirs ou sportifs. Ils ont écrit des textes à partir des informations collectées,
réalisé des dessins et des puzzles, pris des photos qui ont été publiés à la fois sur Internet et sous
forme imprimée.


Ateliers de CD-ROM
L'idée de départ de cet atelier, organisé par un éditeur de logiciels pour enfants en collaboration
avec des bibliothèques pour la jeunesse, était d'expliquer aux enfants comment se fait
l'animation, autrement dit « Comment est-ce que je peux introduire l'illustration d'une page
imprimée dans mon ordinateur ? » et « Comment faire pour que cette illustration s'anime sur
l'écran ? » La meilleure façon d'expliquer le processus de création aux enfants s'est révélée de le
comparer à un livre animé style « flip-book ». Le but de l'atelier était de permettre aux enfants de
fabriquer quelque chose qu'ils puissent ramener chez eux après - leur propre CD-ROM fait
maison. Les bibliothèques ont organisé un concours pour lequel les classes devaient fabriquer un
album sous forme de « flip-book » qui servirait de base graphique au travail sur ordinateur. Les
vainqueurs étaient invités dans un atelier de programmation de l'éditeur Tivola, où ils ont pu voir
comment les techniciens se sont servis de leurs idées et dessins pour créer les scènes d'animation
sur ordinateur.

Reporters sur Internet (Chilias)
(Exemple : bibliothèque municipale de Stuttgart)
Des reporters sur Internet de la bibliothèque municipale ont créé leur propre site Internet. Les
participants à l'atelier de deux jours ont écrit les textes qu'ils ont illustré sur un sujet donné, par
exemple : Les enfants présentent leurs livres préférés ; ou Les enfants présentent les curiosités de
leur ville à partir des collections de la section jeunesse. Chaque enfant avait ensuite la possibilité
de scanner et traiter sa propre illustration en étant assisté, puis de créer sa propre page Web avec
l'aide d'un éditeur Web. Le texte était ensuite saisi, une page d'accueil collective créée et les
pages individuelles reliées les unes aux autres.
Notes:
   1. From: Weiler, Stefan: Computernutzung und Fernsehkonsum von Kindern. Ergebnisse
      qualitativ-empirischer Studien 1993 und 1995. (Computer use and television viewing
      patterns among children. The results of qualitative empirical studies in 1993 and 1995).
      In: Media Perspektiven 1/97, p.43-53, here p.45.
   2. Multimedia möglich machen. Deutschlands Weg in die Wissensgesellschaft. (Making
       multimedia possible. Germany en route to the information society). BMBF. URL:
       http://www.iid.de/mmm_bmbf/index.html
   3. Bibliotheken ´93. Strukturen - Aufgaben - Positionen (Libraries ´93. Structures, tasks,
       policies) / Bundesvereinigung deutscher Bibliotheksverbände. Berlin ; Göttingen, 1994.
   4. Bibliotheksarbeit für Kinder. Ein Positionspapier (Library work with children. A policy
       paper) / Kommission des DBI für Kinder- und Jugendbibliotheken. Berlin: DBI, 1997,
       p.14.
   5. http://www.welt.de/extra/dokumentation/reden/990414herzog.htm
   6. e.g.           Nordenham             Public          Library´s          Titanic        Night:
       http://www.bra.shuttle.de/stbue-nordenham/titan.htm
   7. Comprehensive project documentation at http://www.stabi.fto.de/proj0297/index.htm.
       Further projects of this kind: http://www.stuttgart.de/chilias/ click on «Unsere Stadt« (our
       town) in the left-hand bottom frame and «Emil and the detectives»
       (http://zlb.de/projekte/kaestner)
   8. Sample page: http://www.stuttgart.de/chilias/literatur/act/reporter/lilian.htm
 La traduction en français a été faite à partir du texte anglais

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NEWS/TRENDS
Taken from Benton Foundation Communications-related Headlines for 2/1/01

INTERNET ACCESS TO EXPAND IN BRAZIL
Issue: Digital Divide
A new government program to build, sell, and finance low-cost computers, could mean millions
more Brazilians soon surfing the Internet. Communications Minister Joao Pimenta da Veiga
Filho said that the government will make new PCs available for between $200 and $250, which
poorer Brazilians will be able to purchase for installments of around $10 a month. Industry
estimates now put the number of Brazilians who regularly surf the Net at between 8.5 million
and 14 million, by far the most of any South American country.
[SOURCE: New York Times (Online), AUTHOR: ASSOCIATED PRESS]
(http://www.nytimes.com/aponline/business/AP-Brazil-Cheap-Computers.html) (requires
registration)

Taken from The Scout Report, Copyright Internet Scout Project 1994-2001.
http://scout.cs.wisc.edu/

Internet Access Via Community Radios: UNESCO Kothmale Seminar
http://www.unesco.org/webworld/news/2001/010129_kothmale.shtml

January 29, 2001 - A strong new commitment to provide access to the Internet via community
radio networks for the rural poor in developing countries was made in Kothmale Sri Lanka. The
UNESCO seminar "Integrating Modern and Traditional Information and Communication
Technologies for Community Development" ended last Saturday in this village in a valley in Sri
Lanka.

The participants from community projects in developing countries also sent a video message on
the digital divide to world leaders gathered for the World Economic Forum in Davos,
Switzerland, calling for new efforts to bridge the growing information gap.
Several international development bodies pledged to launch fresh projects or boost existing ones
to ensure that poor communities are able to use the full potential of information and
communication technologies for their development needs. Participants from community radio
and telecentre projects in Africa, Asia, Latin America and the Caribbean made a series of
recommendations to international partners for the successful integration of these technologies at
community level.

The American NGO, Volunteers in Technical Assistance (VITA) announced that it will allocate
ground stations on a priority basis to UNESCO-supported networks of community radios and
telecentres for sending and receiving email via low-orbiting satellites. This will enable remote
villages with no telephone lines to access and exchange up to 50 pages a day of information.

The UNDP Asia-Pacific Development Information Programme (APDIP) committed itself to
providing policy and technical assistance to community projects in Laos, Cambodia, Vietnam,
East Timor, Bhutan and Pacific Islands region. UNDP APDIP, ITU and UNESCO will further
their partnership in the Asia-Pacific region for policy and technical assistance.

Further pledges of reinforced co-operation with UNESCO to expand projects for community
multimedia centres came from the Canadian International Development Agency (CIDA) and the
International Development Research Centre (IDRC), Canada.

UNESCO's new partnership programme to combine community broadcasting with Internet and
related technologies was launched at the seminar, organized jointly with the Sri Lanka
government, the Sri Lanka Broadcasting Corporation and the Kothmale Internet Project of
Kothmale Community Radio.
The Kothmale project has pioneered the use of radio to introduce rural communities to the new
technologies.

- View a message from Kothmale to Davos (three-minute video in Real Media format)
http://webworld.unesco.org/real_media/davos.ram

- Recommendation (RTF)
http://www.unesco.org/webworld/news/2001/kothmale_recommendations.rtf

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Wired: Brazil dominates Latin American Internet
Feb 08 2001: Wired reports that Brazil is set to continue its dominance of the Internet in Latin
America, as its 3.9 million users represent 40 percent of the region‘s Internet users.

Drawing on a new report from eMarketer, Wired says the growth of the Internet in Brazil has
been fuelled by relatively low access charges and government incentives.

Unlimited access costs USD18 a month in Brazil—half the price of what it costs in Mexico. Free
ISPs thrived for a period but, despite Brazil receiving 64 percent of all online ad spending in
Latin America, most of them have failed.

The ecommerce market in Brazil is predicted to mushroom from USD2.47 billion last year to
almost USD40 billion in 2003. This will be due to an expected massive growth in Internet access
after 2002 when the government deregulates the telecommunications market.
Just last week the government announced a program to make cheap computers available to the
population. Based on the open source Linux operating system, the PCs will cost between
USD200 and USD250, or can be purchased for USD10 a month using a loan from the
government savings bank.

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Not many eyeballs for educational Indian Web sites by Sharvani Pandit, India Abroad News
Service

New Delhi, Feb 18 - Educational sites targeting Indian students may have mushroomed on the
Internet in recent years, but they do not fetch the kind of eyeballs that their creators had
envisaged.

According to the National Association of Software and Service Companies (Nasscom), only 11.3
percent of students who access the Internet use it as an educational tool. In fact, of the country's
five million personal computers base till August 2000, 70 percent were in urban centers, an
indication that millions of students in rural India are deprived of this facility.

The student community represented by school and college-goers comprises 38 percent of Net
users, but most use it to answer e-mail, look for information and download and upload software,
Nasscom data reveals.

India's Central Board of Secondary Education (CBSE) has introduced an updated computer
course based on Application Software packages, with special focus on the Internet as a tool for
senior school students. But, "the Internet as a medium is just accessible to a few and that is why
it has limited reach so far," CBSE spokesperson Rama Sharma told IANS.

She, however, added, "With the board's increasing emphasis on information technology (IT), its
popularity is not far behind."

Internet is not popular among students as most either do not have the time for it or access to it.
"There is only so much time a board student has and there really isn't enough time to scour
through Web sites in search of content while preparing for the examination," Gaurav Behl, a
student in the capital, said. Students like Sayan Chakraborty in Kolkata find it simpler to stick
to conventional forms of studying like tutorials instead of turning to the Internet. "All the Web
sites have solutions to question papers. The idea is to solve them ourselves and understand how
to do them, what's the point of readymade solutions?" Behl asks.

It is a similar story for students in other parts of the country. In large parts of Jammu and
Kashmir, Internet is not even available to students as there are very few Internet service
providers (ISPs) in the state. The Kashmir Valley, in fact, doesn't even have a local ISP. Student
surfers in Srinagar have to access Internet through Delhi or Jammu at exorbitant long distance
call charges.

In Andhra Pradesh, some schools do offer the facility making it a bit easier for students to log on
and explore "edu-sites" (education-led Web sites). Sharbani Ghosh, a Class 12 student from
Hyderabad, said, "I log on to egurucool.com once or twice a week as solved CBSE question
papers are available on the site."
But Piyush Tirpathi and Santosh Mishra, two other Class 12 students from Hyderabad, said, "We
heard about egurucool.com from friends in other schools but have never used Internet."

According to U.S.-based Alexa Research, an organization that provides global statistics on
Internet use in various countries, the most popular site in India for January this year was
yahoo.com, followed by e-mail and search engine sites. There are no education-led Web sites in
the top 25 list.

Not fazed by the lack of popularity, a host of education-led Web sites have cropped up on the
Internet. Some popular sites are egurucool.com, classteacher.com (an ASP), padhaee.com,
CoolAcads.com, padAyi.com, edurite.com, planetgyan.com.

But Internet as a medium of education has miles to go as even teachers are unsure of how to
handle it. While hardware giants like Intel have launched initiatives like Project Vidya to
integrate computers with school curriculum and conducts workshops in schools, most teachers
resent the work involved.

A teacher from a Delhi school said, "With extra emphasis on co-curricular work, there is hardly
time to complete the syllabus. Computer and Web-based education is an unnecessary headache."

On the other hand, for Harpal Bhalla, another schoolteacher from Delhi, the worry is which Web
site he should recommend. "With so much information available at one's fingertips, it is hard to
choose. Besides, I don't want to confuse students by overloading them. As it is the course is vast
and the pressure to perform enormous," he said. --India Abroad News Service

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Communication for Change in a Globalised World
February 14, 2001 - As coalitions around the world demand that sustainable development take
priority over globalization, broadcast media are used to find local solutions to economic, political
and social needs. MediaChannel [http://www.mediachannel.org/front.shtml], a not-for-profit
project of OneWorld and The Global Center and one of UNESCO's partners, features a special
page      on      «Communication        for      Change       in      a     Globalised     World»
[http://www.mediachannel.org/atissue/development/index.html ].

The features included in the page explore the threats and opportunities of broadcasting in a
globalized world and describe projects that serve as models and inspiration. It also points to
articles from Orbicom, the International Network of UNESCO Chairs and Associates in
Communications, and the UNESCO Courier.
http://www.unesco.org/webworld/news/2001/010214_globalised_world.shtml

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Why leap the digital divide?

At Davos this week, everyone spoke of the digital divide. What about the school divide, the
hospital divide, the housing divide, the wealth divide? by KUNDA DIXIT

It is a bit of an irony isn‘t it that those of us who are most sceptical about the potential for new
information technologies to somehow leapfrog development are the ones who use this
technology most intensively. Here we are writing about why a computer attached to a phone line
is not the panacea it is made out to be to solve problems of poverty, and these very words are
inputted into a computer and transmitted along a phone line to the newsroom.

Not all cybersceptics are Luddites. The questions we have about information technology also
apply to previous technological breakthroughs which we were told would save the earth. We are
so desperate to find a clean, quick solution to the problems of poverty, the ecological crisis, the
growing gap between rich and poor between and within countries, war and social injustice that
we will jump at anything that offers a glimmer of hope. We are conditioned to look for
technological fixes. Technology is easy, it is something you can lay your hands on, you buy it
and the problem is fixed.

But many of Nepal‘s problems are political, economic, socio-cultural. They demand complicated
and sequenced interventions, the outcome is often unforeseen and messy, and the process of
change will be slow. After a decade of bonanza, the massive power of dot com startups to
generate cash, and the hype, we now seem to be settling down to a more sober assessment of the
limitations of information technology. Even The Economist carried a cover earlier this year with
the strapline: ―What the Internet Cannot Do‖—and they were not even talking about the Third
World. Bill Gates is the latest unlikely cybersceptic: at an IT conference in November in
Redmond, Washington, he spoke passionately about how the Internet was not any use to the
world‘s poor. Said Gates: ―The world‘s poorest two billion people desperately need health care,
not laptops, or wireless Internet connections or a bridge across the digital divide.‖ Many people
couldn‘t believe that the guru of the cyberage was having doubts. Potato chips to microchips We
haven‘t escaped the hype in our own region. India‘s Minister of Information Technology,
Pramod Mahajan, has given up his homespun cotton shirt for a smart suit and a slick tie. He says
India missed the bus on the industrial revolution, it can no longer afford to do the same with the
information revolution. He wants to take his country from the potato chip to microchip, and the
country has seen investments in the software industry double in the past year. But how is a
country in which only 0.5 percent of the population has a PC, and less than three percent have
phones, and where six-hour power cuts are commonplace, leapfrog? The joke is that 95 percent
of Indians are waiting for phones, the other five percent are waiting fordial tones. All of South
Asia is struggling to solve infrastructure bottlenecks, but it is a question of priorities. What is
more important at the present time: a high-speed data trunk line or a network bringing safe
drinking water to villages? The 700 million South Asians who live below the poverty line, the 53
percent of children who are malnourished, do not make the headlines. And yet the question we
must ask is: how are the few thousand well-educated cyber-savvy South Asians going to make a
difference to the billion compatriots who are not so fortunate?
South Asia is a land of contrasts. Despite infrastructure problems, most of the software engineers
and programmers in Silicon Valley are from South Asia, and India‘s low-cost English-speaking
young people with good education have firmly hitched their wagons to the information
revolution. Sri Lanka, Bangladesh and even Nepal are leaping on to the business of data
inputting across continents.

The Internet is supposed to level the playing field and make information freely available to
everyone. There is a basic fallacy here: the Internet cannot do that simply because it is priced
way beyond the reach of even the middle class. Only five percent of the world‘s 6.2 billion
people have ever logged on, and nine out of ten in industrialised countries. A computer costs one
fourth of the monthly household income of an average Finn, whereas it represents ten years‘
earnings for an average Nepali. It is not surprising therefore that one in every three Americans
uses the Internet, but only one in every 10,000 people in India, Pakistan and Bangladesh do. No
doubt, there is a need to level the playing field. But with a digital divide like that, information
technology is not going to do it for us. There is now a whole industry that is growing around the
self-perpetuating world of development aid, which puts information technology forward as the
panacea where all else has failed. The argument goes: the global gap between those with access
to information technology and those without is growing, therefore the only way to catch up is to
buy people computers and hook them up to the Internet.

Internet ==/ Freedom The other problem with presenting the Internet as the answer to all our ills
is the belief that information will set us free. All the gigabytes of information whizzing around
the world in nano-seconds is not necessarily spreading knowledge. Even if the Internet were
distributing information widely and cheaply, what results is not necessarily greater wisdom. For
information to be useful, it has to get to where it is needed as cheaply as possible, it needs to be
relevant to the daily needs of the people it is meant for, and the information must be packaged so
that it is easily understood. Information must help people communicate and participate, and
allow them and their rulers to make informed choices. It must be affordable, it must make sense,
and it must be user-friendly. Otherwise it is just junk mail. It is background radiation of inane
digital trivia whizzing about at the speed of light. The other question to ask about information is
whether there are any filters: who produces it, who controls it, who benefits? Technology is
never value-free.

We tend to get all worked up about information technology, we are dazzled by the latest gadgets,
gizmos and its glamorous manifestation. It‘s a bit like the automobile industry: whose car looks
sleekest, whose is fastest, who‘s got the biggest hard-drives? What all the talk of convergence
eclipses is that a good, old-fashioned short-wave radio is also information technology.
Developing countries that have completely wasted the power of radio to spread information and
to communicate have no right to go on about ―leapfrogging‖ into the Internet age. Our
born-again digirati may snobbishly wave away AM radio, but no other medium in Nepal today
comes close to matching the reach, the accessibility and affordability of shortwave radio. If there
is one medium that will do all the things we want the Internet to do in Nepal (spread knowledge
to the disadvantaged, make useful everyday information available to them) then radio is it.

And yet, what have we done with radio? We have used it shamelessly as a public address system
for government propaganda, we have insulted the nine million or so radio listeners in Nepal by
making shortwave and medium wave broadcasts so boring that people listen to it only because
there is little else on the airwaves in Nepali. Radio, in fact, has become a symbol of official
neglect and proof of an unspoken strategy to deny the weak a voice. If the information
superhighway is full of potholes, an ox cart may be more suitable than a Sports Utility Vehicle.
Then, take education. How is the Internet going to help us leapfrog in education if we have made
such a mess of our existing school system? Before sticking a computer into a school, how about
building a roof over it? Why not first ensure children are properly fed? Provide textbooks? These
things need to be fixed first, but the mechanism by which important political and economic
decisions are made have not changed, decision-making is in the same hands, value-systems are
the same. It is doubtful that the Internet can do it for us.
http://www.nepalnews.com.np/ntimes/feb2-2001/viewpoint.htm

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Dear friends,

We would like to draw your attention to a new round of crackdown using the Internal Security
Act in Malaysia. As in the past, this has been a convenient tool to curb and silence critics and
dissent. Government threats of revocation of publishing permits have caused many mainstream
media to promote self-censorship and as such stories that are critical of the government or its
business cronies, or those that alleged corruption, etc never see light of day.

So what's this got to do with ICT? It is against this backdrop that ICT in Malaysia has generated
an important source of alternative news media in the form of Internet journalism as more
Malaysians flock to the net. Maysiakini <http://www.malaysiakini.com> pioneered a whole new
approach and revolutionised the reporting of alternative news to the public. Although Internet
access is not widespread, it is growing. At present, malaysiakini boast of 180,000 daily unique
visitors. So far there has been no attempts to shut it down as the Malaysian government has
promised not to censor the net with its promotion of the Multimedia SuperCorridor. There have
been other attempts though - denial of press accreditation and barring of Malaysiakini's
journalists from covering government functions.

According to the Editor-in-Chief of malaysiakini, Steven Gan, given the Malaysian government's
track record with the print newspapers, he would not be surprised if the government sought to
shutdown the site. We at Asianwomenonline.com are concerned with these developments and
are running a special editorial in relation to the ISA detentions in Malaysia as some of us have
worked and are still working as journalists in Malaysia. You can read it at
<http://www.asianwomenonline.com>

A. COMMUNITY INFORMATICS STRATEGIES: A Summary of Issues and Resources
The following represents a summary of issues, points and online resources relating to community
informatics/ICTs/network strategies.

PROCESS OF STRATEGY CREATION Issue 1 - How a strategy should be formulated:
particularly having input into (hence, ownership of) the strategy from community stakeholders;
and the validity of an iterative/prototyping approach to strategy that involves putting some kit
and high-speed links into the community to see what benefits and objectives members
themselves develop through use.
Issue 2 - How the strategy should be used/promoted: e.g. as a tool for defining territory; as a tool
for eliciting further funds from governmental and other sources. There are a lot of guides,
toolkits, etc. for community networking at: http://www.makingthenetwork.org/

B. CONTENT OF A COMMUNITY INFORMATICS STRATEGY
ICTs do change the way communities view themselves; giving communities hope, acting as a
tangible sign that external agencies are helping. Nevertheless, overarching community objectives
(outcomes) do make sense as the starting point for ICT strategy, ensuring that ICTs are primarily
seen as a means to community ends. Strategy can be structured around the notion of
input-process-output-outcomes: inputs of ICTs and related inputs will, via various electronic
delivery/digitisation processes, lead to outputs of digitised community information and services,
leading to outcomes of improvements in various community economic and social indicators. In a
way, this can be a kind of mission statement for the community informatics strategy.

The content of the ends/what part of the community informatics strategy can relate to:
1. Outcomes sought. These, in turn, can be structured by community beneficiary groups such as
   residents, businesses, community institutions (government, others). Some of these could be
   broken down further or with specialist/target groups highlighted, e.g. residents into the old,
   the young, the unemployed, etc. Alternatively, outcomes could be structured by primary
   community objectives such as increased employment, reduced crime/better quality of
   community life, increased trade, increased resident numbers, increased community identity
   and cohesion.
2. Outputs sought. The outputs of community informatics can be seen as secondary community
   objectives such as more electronic delivery of community/public services, more
   electronically-available of community information, more electronic availability of
   community learning resources, more digitised community commerce, more teleworking from
   within the community, more ICT-based community enterprises (these readily lend
   themselves to targets, e.g. 50% of all formal sector community businesses will have a Web
   presence by 2002). The content of the means/how part can relate to:
3. Inputs/Processes. These mean ICT infrastructure, ICT and related skills, etc. There could be a
   further process objective/target in the use of recycled computers.

Targets for all categories, from inputs to outcomes, can be focused by asking 'What would
success look like?'/'What would failure look like?'

C. EXAMPLES OF COMMUNITY INFORMATICS STRATEGY OBJECTIVES
Detailed targets/objectives for community informatics in Blackburn with Darwen, UK. Divided
into four areas: e-learning, e-community, e-commerce and e-governance. "By 2006: - All citizens
will have had the opportunity to develop significant ICT skills to help them in their work and in
their personal life. They will also have access to ICT facilities to help them learn other broader,
life-enhancing skills. - All significant community and voluntary sector organisations will have
had the opportunity to develop the use of the web as a means of sharing information and
improving and promoting their services. - All small and medium businesses will have had access
to assistance to help them to develop a web presence and, where appropriate, to use
e-commerce in their organisation.
- The Council [local government] will be able to communicate electronically with all citizens
who wish to use this mechanism and a significant proportion of citizens will be able to
communicate with the Council either from their homes or from community facilities."
(Blackburn         with       Darwen        strategy      for       the       information      age;
http://www.blackburn.gov.uk/regenera/commiakw.htm)
- Each of these is developed into a set of more specific objectives in the strategy document -
http://www.blackburn.gov.uk/regenera/pdf/executivesummery.pdf [summery is not a misprint]

Objectives (mainly outputs) for community informatics:
- Lifelong learning (e.g. local media centre, ICT-mediated distance learning)
- Social justice (e.g. ICT-based service delivery, microenterprise ecommerce, ICT skills
   training)
- Active citizenship (e.g. democracy) - Community capacity-building (e.g. ICT-based
   community discussion fora)
- Community information (e.g. community GIS) (Community Grids for Learning;
   http://www.ngflscotland.gov.uk/communities/gettcon/grid/gapps.asp)

A mixture of outputs and outcomes: "To promote public awareness; to encourage shared
resources; to encourage co-ordination and co-operation within/between sectors; to
maintain/create jobs; to encourage telecomputer consumption" (BayNet Initiative;
http://wwww.city.north-bay.on.ca/bay-net2/baynet02.htm) Specific goals of same initiative: to
create new jobs/protect existing ones by providing North Bay as a 'telecomputer hub'; to educate
the community to the uses of IT; to identify potential new uses of IT in health, education, and
public/private                 business                  (BayNet                   Initiative;
http://wwww.city.north-bay.on.ca/bay-net2/baynet03.htm)
Community network goals: "To increase communication between local residents, so they will get
to know each other and their community better, and thus strengthen their sense of local
community To increase communication between citizens and their government, encourage more
involvement in local decision making, and thus improve democracy To ensure universal access
To promote universal creation and encourage people to be creators and not just consumers To
promote diversity of perspectives and content To promote local economic development"
(Association for Community Networking; http://www.afcn.net/resources/goals.html)

D. EXAMPLES OF MISSION/VISION STATEMENTS
"The BayNet Initiative is based on a community strategy and an action plan which focuses on
making information technology a major force driving job maintenance/creation, quality of life
and            service          provision."       (BayNet            Initiative,         Canada;
http://wwww.city.north-bay.on.ca/bay-net2/baynet03.htm)        These three categories - jobs,
quality of life, services - seemed helpful.
Others:
"A community network will empower the community, through a socially-interactive information
and community network, to access community services and information." (Smart Choices,
Canada; http://smart.knet.on.ca)
"Use ICT to identify and harness local skills and talents in a collaborative partnership, sharing
knowledge and trading together for a sustainable future." (Harborough ComKnet, UK;
http://www.comknet.org.uk)
"To strengthen the community's ability to use the Internet, improve the quality of life, and
enhance the economic competitiveness of local businesses." (Connected Communities in Silicon
Valley, US; http://www.redbricks.org.uk/permaculture%5Cscel/cases.htm#IV)
"ALEX exists to bring the whole community online and by doing so to enhance citizenship,
community-building          and   learning"  (Electronic     Alexandria      Community,      US;
http://www.alex.org/news/faq.htm)

"The mission of the Davis Community Network is to strengthen the community by helping
people understand and benefit from participation in the electronic information era." (Davis
Community Network, US; http://www.dcn.davis.ca.us/dcn/dcnorg/vision.html)

E. EXAMPLES OF PROCESS/OUTPUT STATEMENTS, DEALING WITH ROLE OF THE
'INFORMATICS AGENCY'/COMMUNITY NETWORK A number of vision/mission
statements relate more narrowly to the role of the informatics agency or the network. They tend
to focus on 'means' rather than 'ends' – e.g. about access rather than about any broader sense of
what they seek to achieve, i.e. how the community will be different as a result of ICTs. In other
words, they focus on process not on outputs or outcomes. Some justify this on the basis that it is
up to the community to determine the goals to be achieved once exposed to ICTs rather than
trying to impose such goals from outside and prior to ICT exposure.
Examples:
"Austin Free-Net is a non-profit corporation providing public access to the Internet and emerging
technologies for all Austin residents, especially those who don't have computers in their homes.
The Free-Net is a community-driven project and our Web site is a virtual reflection of what we're
doing in real life." (http://www.austinfree.net) "The Vancouver Community Network strives to
be an inclusive, multicultural, community-based organisation which ensures the free, accessible
electronic creation and exchange of the broadest range of information, experience, ideas and
wisdom." plus 10 goals that relate to access, participation, partners, etc.
(http://www.vcn.bc.ca/vcn/documents/mission.html)
Other:
http://www.dcn.davis.ca.us/dcn/dcnorg/vision.html - focus mainly on process, with only a
generic statement of outcomes http://www.scn.org/ip/commnet/principles.html - the principles
underpinning the Seattle Community Network

F. OTHER ISSUES
1. Community champions - who, within the community, is going to give leadership to ICT
    efforts? Can this be a collective activity?
2. Wiring the community: who pays? Options - identify high demand institutions (schools,
    hospitals, local govt. institutions, community centres) and encourage private firms to wire to
    and around these; community-based wiring (e.g. via NGO/local govt) that then sells capacity
    to local residents; external funder approached on the back of a particular community
    purpose/project

G. ONLINE RESOURCES
G1. RESOURCES: UK-specific
http://www.redbricks.org.uk/permaculture%5Cscel/cases.htm#IV – Redbricks Online: residents'
initiative in Hulme, Manchester; includes details of leased line access approach
http://www.comknet.org.uk - vision for the Harborough 'Community Commerce and Knowledge
Network' project
G2. RESOURCES: Background/support materials
http://www.makingthenetwork/org - guide to getting communities connected; routemap;
avoiding the technology trap; toolkits; evaluation surveys, etc.
http://databases.si.umich.edu/cfdocs/community/mission.cfm - links to community networking
vision, mission and goal statements and to policy and legal documents
http://www.outreach.missouri.edu/moexpress/guides/moexp5-1.htm – the importance and
principles of establishing a vision for community informatics
http://www.ciof.org/policy/policy-agenda.htm - justification for community informatics
initiatives http://www.ciof.org/toolkits/policy/ciof-policy.htm - 10-point guide to building policy
support for community networking http://www.ciof.org/resources/SWOT.html - SWOT analysis
for community networking
http://www.ciof.org/toolkits/policy/chabran-point/ciof-policypoint_files/ - PowerPoint
presentation on community networking
G3. RESOURCES: General links pages http://www.afcn.net/resources/resources.html - AFCN
links page http://www.afcn.net/world.html - international community network activities
http://virtualcommunities.start4all.com/ - links to all aspects of virtual communities (not just
community-based initiatives)
G4. RESOURCES: Other http://www.conectando.org.sv/English/Strategy/Summary.htm -
Strategy for Building a Learning Society in El Salvador
http://www.ngflscotland.gov.uk/communities/gettcon/plan - overlaps with
www.makingthenetwork.org

Thanks to all who responded to my earlier query Dr Richard Heeks Senior Lecturer, Information
Systems & Development Institute for Development Policy & Management University of
Manchester Precinct Centre Manchester M13 9GH U.K. Phone: +44-161-275-2870 Fax:
+44-161-273-8829 Email: richard.heeks@man.ac.uk IDPM Web: http://www.man.ac.uk/idpm

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Kazakhstan approves strict new Internet, media law Kazakh lawmakers approved controversial
changes to national media laws that slapped strict new restrictions on use of the Internet and
limits on television and radio use of foreign programming. The law also introduced stiff fines for
newspaper, radio and television news editors who use information that is not derived from
official state sources, including those found on the Internet.

The lawmakers voted to cut the re-transmission of foreign television and radio programs in
Kazakhstan to 50 per cent of available air time from January next year. Some 90 per cent of
airtime in the Central Asian state is taken up by re-transmission of programs from Russian
networks, which ''does not happen in any other country'', said Information, Culture and Public
Accord Minister Altynbek Sarsenbayev. But media experts say that the rules will result in the
closure of at least 10 local TV stations and benefit stations and networks affiliated with or owned
by Kazakh President Nursultan Nazarbayev's daughter, Ms Dariga.

The US ambassador to Kazakhstan, Richard Jones, has already expressed concern about the
amendments. The US recognised Kazakhstan's aim to increase local programming but felt that
goal could be achieved by ''providing incentives'' rather than ''adopting rules that constrain or
threaten to constrain freedom of speech'', Mr Jones said last month.

Source: http://www.russiatoday.com/news.php3?id=316694           -   Russia   Today    /   Agence
France-Presse

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Global Opportunities: IT and Poverty In pockets of the developing world, those deepest in
poverty are starting to discover that they can use technology to pull themselves up. In tiny rural
villages and overcrowded urban areas, people are using the Web to find day jobs, sell everything
from crafts to cows, communicate, tearn skills, and improve their lives. (Source: Information
Week)
http://www.informationweek.com/830/dd2.htm [source: SDNP NIT Observatory, 10 April 2001]

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Brazil to Democratize the Internet with Cheap Computers (Mar 8 2001)
http://www.wired.com/news/culture/0,1284,41785,00.html
Feb 23 2001 P Rebelo of Wired News reports that the Brazilian government hopes to
democratize the Internet through a computer costing US$300. The 'Popular PC' prototype,
features a 500 MHz-equivalent processor, 64MB of RAM, an Ethernet network card, a 56K
modem, 14-inch monitor, sound and video cards, serial and USB ports, a mouse and a keyboard.
It uses a 16MB Flash Card instead of a hard drive, and a Linux based package instead of
Microsoft Windows. It does little more than access the Internet and people will not be able to
save files or add software. Some claim this will help in reducing Brazil's digital divide while
others argue that building computers for the masses should not be a priority.

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Where there's a WiLL, there's a phone for India's poor By Ranjit Devraj NEW DELHI - The
Indian government's plan to offer a cheap mobile phone service faces stiff opposition from
existing providers of the service who fear they will unfairly be deprived of subscribers.
The new service will use the government-controlled fixed phone network and
wireless-in-local-loop (WiLL) technology to provide limited mobility at no extra tariff. WiLL,
which works like an extended cordless phone with a range of about 50 kilometers, has been
dubbed the "poor man's cell phone".
But existing cellular phone operators who use costlier GSM technology and have paid over
US$1.7 billion in license fees to the government, are crying foul.
According to latest government estimates, India's present 3.2 million mobile telephone
connections are expected to increase to about 20 million by the year 2005. The government
argues that by allowing fixed phone operators to offer limited mobility will speed the expansion
of telephone services to otherwise poorly accessible areas.

Several state governments are already demanding quick introduction of WiLL technology. "My
state has a lot at stake in the new technology because it will help us reach the remote villages in
the shortest possible time," says Digvijay Singh, chief minister of the sprawling but backward
central Madhya Pradesh state.The chief ministers of western Rajasthan and southern Andhra
Pradesh states too have expressed keen interest in starting the cheap mobile phone service. The
poor man's mobile phone is supported by the Association of Basic Telecom Operators, which
accuses cellular operators of fleecing customers by charging exorbitant rates and arbitrary
billing. "Now that there is an effort to pass on the benefits of technological advancements to
consumers with cheaper and better telecom services, they are protesting," said the fixed phone
operators' association.

But S S Sodhi, former chairman of the Telecom Regularity Authority of India, does not agree
that it is really a poor man's mobile phone. He says that though "limited mobility may seem to
pass on the benefit of advanced technology at an affordable price", this will not really help the
lower income people. Sodhi points out that the WiLL handset will cost over $250, which is far
too expensive for most ordinary people in India.
However, Telecom Watchdog, a consumer interest group, accuses Sodhi of speaking on behalf of
cellular operators. The consumer body says mobile phone operators have made profits of more
than $3.2 billion since the service first began in India six years ago. With the expansion of
cellular services in coming years, the profits will be higher, it adds.

The providers of the cheaper mobile phone services are confident that the cost of the WiLL
phone will come down in the same way as that of cellular phones over the years. Moreover, they
point out that the new technology poses no threat to the cellular operators. WiLL technology
cannot offer roaming facilities, text messaging and other value added services offered by cellular
phone providers.

"There is a little doubt that from a consumer's standpoint, the limited mobility service using
WiLL is a welcome development as it offers a wider choice and at an affordable cost," said the
leading business newspaper, Business Line.

In an editorial, the paper noted that private cellular operators stand to lose heavily since WiLL
tariffs are expected to be about one seventh of the cellular service charges. However, it said the
government should ensure a "level playing field" in the mobile phone business. "As a first step,
the government can contemplate issuance of a composite license to offer both cellular and basic
services with the same terms and conditions governing the two services," it suggested.

This would allow cellular and basic operators access into each other's area of operations. This in
turn will end the government monopoly over basic (fixed) telephony, which is widely held
responsible for the long delays in getting telephone connections and inefficient services. (Inter
Press Service) http://atimes.com/ind-pak/CD19Df01.html
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Taken from KABISSA-FAHAMU NEWSLETTER 18 ---

INTRODUCING SANGONET By David Barnard, Director The development and use of
Information Communication Tools (ICTs) for social change has already seen an impressive
evolution. Recent technological developments have made the Internet a viable and effective
means of collating and disseminating information on civil society issues. Civil society
organisations (CSOs) and other information providers are increasingly disseminating information
electronically; hardware and software costs are decreasing; increasing numbers of CSOs are
starting to use the Internet, and there has been rapid growth in the number and quality of Internet
access providers.

During the past few years Southern African CSOs have experienced a number of critical
challenges which continue to impact on their work in support of development issues in the
region, including changes in the socio-political environment, the availability of development
funding and the ability of organisations to adapt to change in general. Embracing and
integrating ICTs as a tool for communication, exchange of information and other operational and
organisational requirements therefore represents huge opportunities, as well as challenges, in the
process of shaping, transforming and consolidating the role and contribution of CSOs.
This situation represents the operational environment of the Southern African
Non-Governmental Organisation (SANGONeT), a very unique organization which is the only
Southern African CSO dedicated to providing ICT services to the local CSO sector.
SANGONeT, previously known as WorkNet, has been providing networking, information and
training services to Southern African civil society organisations (CSOs) since 1987. It is an
association incorporated under Section 21 of the Companies Act in South Africa and was
established to facilitate communication and information exchange between trade unions, social
justice organisations and the international community during the apartheid era.

The emergence of the World Wide Web coincided with the transformation of the South African
political landscape during the early 1990s, resulting in much freer access to communication tools
than before. In this changed environment, SANGONeT operated as a full ISP with a holistic
approach to the provision of services. While dial-up, e-mail, online announcement services and
mailing lists formed the core SANGONeT services, website development and training generated
the bulk of its revenue.

Despite initial technical challenges, SANGONeT has grown and gained a wealth of experience in
working with users with little computer literacy. As a result, SANGONeT has developed an
increasing understanding of the information needs and requirements of Southern African CSOs.
It views ICTs as a tool that could build the capacity of users and the communities they serve, and
therefore emphasises the need to integrate a variety of information-related tasks through the use
of ICTs. SANGONeT works closely with targeted communities and institutions. Each group‘s
needs are addressed in a tailored way. Internet tools are crafted to match their application
requirements, be it discussion forums for lobbying and advocacy purposes, or gathering
information to assist communities in gaining access to information resources, or popularising the
work of an organisation through the World Wide Web.

A survey conducted on SANGONeT clients in July 1998 found that most clients had been using
e-mail and the World Wide Web for approximately 2-3 years. The biggest obstacle to expanded
ICT usage could be attributed to a common skepticism amongst CSOs of the benefits of e-mail
and web-based usage, while some CSOs are also unaware of the potential for ICTs to enhance
and contribute to their everyday functioning.
However, SANGONeT has also identified a growing number of organizations which have
capitalised on the benefits of using ICTs in their work. An integral part of SANGONeT‘s
approach is to introduce development activists and practitioners to new technologies and to raise
awareness about how ICTs could enhance organisations‘ effectiveness, thereby promoting a
mind shift in the way communication and information management is approached in an
organisation. These include trade unionists, CSO activists, development workers, librarians,
women and media workers in South Africa and other parts of Africa.

SANGONeT‘s range of ICT services include web publishing and hosting, database development,
network management and IT training. SANGONeT's training courses are structured to
accommodate both those who are exploring the possibility of using the Internet and those who
already have ICTs in place, but are not using it to its full potential. SANGONeT's training
activities are therefore aimed at two interrelated levels, namely skills training and the promotion
of a mind shift in the way communication and information management is approached in an
organisation.

As part of its focus on ICT service provision and capacity-building, SANGONeT, in conjunction
with the Commission on Gender Equality (CGE), launched Women‘sNet in 1998, a project
aimed to empower South African women to use information and communication technologies
more effectively in their struggle towards advancing women's equality. Women'sNet seeks to
make technology accessible and less intimidating to women, provide gender-sensitive training
and support, link people working in related projects and help them find tools and resources on
the Internet, create a platform for women's voices and issues and help distribute information in
formats accessible to women not directly linked to the Internet.

During January 2000 SANGONeT decided to restructure its core business from being an access
and information provider to being an information facilitator. As a result, SANGONeT's new
mission is as follows: "A facilitator in the effective and empowering use of information
communication technology (ICT) tools by development and social justice actors in Africa.
SANGONeT exists with the purpose of sharing information, building capacity, linking people
and organisations through the use of ICTs in Africa."

As part of its new focus SANGONeT will cease to provide dial-up services, with the emphasis
instead on the development of various new information products and services. This will include
Internet portals on general and specific development issues of relevance to Southern African
CSOs. An important dimension of the focus on information products and services will be to
complement SANGONeT‘s other products and services, and vice versa, thus providing both
existing and new clients with more integrated ICT solutions.

SANGONeT is not a membership organisation, but as the only CSO ICT service provider and
with a vast number of CSO clients, it also has the responsibility to reflect the views and positions
of CSOs on ICT-related issues. As a result, it is an active roleplayer in various South African
initiatives in this regard, as well as on an international level through its membership of the
Association for Progressive Communications (APC). During the past year SANGONeT‘s work
has been recognised through a number of local and international awards. In July 2000,
Performance Management Review (PMR) awarded SANGONeT the Silver Arrow Award for
excellence as a South African Internet service provider. Websites designed by SANGONeT have
also won several awards, including the ‗Best of the web‘ award and LabourStart
pick-of-the-week for the SADTU website, the iNet Bronze Award and the International
Association of Web Masters & Designers‘ Golden Award, as well as inclusion on Ananzi‘s Top
10 Websites of the Week for the SANGONeT corporate website. Women‘sNet received an
award for ‗Innovative use of New Media‘ at the Highway Africa conference during September
2000 in Grahamstown.
Reflecting on the future, some of the main challenges facing SANGONeT are to continue to
develop ICT products and services relevant to the needs of the Southern African CSO sector,
including the introduction and application of new technologies, as well as to expand
SANGONeT‘s regional identity and impact. Further details:
http://www.kabissa.org/kfn/newsletter.php?id=664    Contact: dbarnard@sn.apc.org

  ***************************************************************
THE INVISIBLE INTERNET

By Ed Zander President and Chief Operating Officer Sun Microsystems - People always ask me
where the Internet is going. And I must admit I love to watch their facial expressions when I say
quite definitively, "It's going away."

The Internet is going away in the same sense that electricity and plumbing did in the 20th
Century--out of sight and out of mind. When electricity and plumbing first infiltrated daily life,
people had to dig their own wells, install their own pipes and generate their own electricity.
Today, of course, utilities and licensed practitioners do this for us.

Fortunately, the Net will evolve the same way. In the years to come, people will do almost
anything they want through simple appliances, hand-held devices, autos and cell phones. And for
the first time in the short history of the Internet, they won't have to download software or
configure devices. This means the act of tapping into the Internet will become such a non-event
that it won't merit mention.

The Net will assume an always-present, behind-the-scenes quality. No longer will you tell a
friend, "Get on the Internet and compare airfare to Bora Bora."
You'll just say, "Compare air fare to Bora Bora." Who today ever says, "Activate the plumbing
and pour me some water"? And like plumbing, the Internet will be everywhere, but largely
invisible.

This vision of the future stands in stark contrast to the one offered by skeptics who say the
Internet will become an invasive nuisance, something of an annoying gnat of the digital age.
They predict the Internet will buzz around your face 24-hours a day, pestering you with
unwanted queries, requests and data until you are so frazzled that you streak naked into the
woods with plans of never returning. What these skeptics don't understand is that the Internet
will evolve into a tool that is no more invasive than the electrical socket in your bedroom.

Consider that electricity is more prevalent than ever, but we only use it when we want to, and
never has it been more user friendly than it is today. No one today ever says, "That electricity is
everywhere, and it's driving me nuts." The Internet will assist us only when we've requested
help. Otherwise, it will butt out. In many cases, the Internet will bypass humans altogether,
allowing devices to communicate with each other. Your sprinkler system will modify its settings
based on weather service data, your dishwasher will search for times when electricity is cheapest
before washing a load, and your house will help your hotel room preset the temperature, music
settings and TV channels. And you'll never even think about it. In business, the invisible Internet
may be even more prevalent. Some factory computers, for instance, already update the shipment
lists of their suppliers, requiring no human involvement and giving employees more time to
tackle other responsibilities. In other cases, the Internet won't actually be invisible, but will seem
like it. This is because you won't have to upgrade software, you won't have hunt down and reboot
a PC and you won't have to wait until you step out of a car to use the Net. The Net will pulse
through your walls, your dashboards, your mobile phones, your pagers, your refrigerators--all of
it out of sight and mind until you need its assistance. Just like electricity, and just like water.
In the global economy, there is a great incentive to make this so. It's called survival. Companies
planning to succeed in today's economy are hustling to make their products and services less
invasive even as the Net becomes more pervasive. They will offer you wireless services that
provide assistance based not only on your personal preferences but on your ever-changing
proximity to other services. If you want, for instance, the Net will tell you when you're standing
a block from a bookstore that is offering a 20 percent discount on a new novel by your favorite
author.

Companies also are making sure that tapping into the Web today isn't a chore. In a three-year
campaign to unchain Web users from their desks, for instance, manufacturers are expected to
boost yearly sales of Web-ready mobile phones and PDAs to 360 million units--35 times more
than current levels. Meanwhile, thousands of families are testing out Whirlpool's Web-ready
refrigerators and washing machines. Ford and General Motors have announced cars that access
online road maps and read you your e-mail. And service providers are creating a world in which
you'll never think about the software that pulls up your portfolio as you sit in a traffic jam. All of
this will make the Net easier to access, and simpler to use.

For consumers, the advantages of the invisible Net are monumental. Unless you enjoy spending
hours pecking computer script into a PC, the invisible Net will spare you from having to deal
with operating system installations, esoteric manuals and skyrocketing IT costs. The boiler room
of the Internet will hum far away in massive datacenters around the planet, tackling most of the
IT problems you are forced to address today.

Of course, we're not quite there.
The Internet hasn't yet matched the telephone system's level of availability, penetration and
reliability. But believe me, that will change. Every year, general networking and bandwidth
metrics improve. And every day, the Net grows by 2 million new Web pages, 200,000 new
access devices and 150,000 new users. The portion of companies making more than 10 percent
of their sales online will go from 14 percent today to 61 percent in a few years.

All of these developments are intensifying the push for an Internet that is more
consumer-friendly, easier to access and 100-percent device-agnostic. In other words, an Internet
that is invisible. And only then will many of us in technology think we've done our jobs. Taken
from The Rapidly Changing Face of Computing - April 23, 2001

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What Might Tomorrow Bring? by Jeffrey R. Harrow Principal Member of Technical Staff
Corporate Strategy Group, Compaq Computer Corporation jeff.harrow@compaq.com

That, of course, is a perennial question, when it comes to something moving as fast as
technology. And while crystal balls are always of necessity somewhat cloudy, it's interesting to
occasionally kick back and explore where the experts expect things to go. This view, though,
isn't directly about technology per se -- it's about what the results of various technologies'
explosive growth are likely to mean to how we work, live, and play. And those are the most
interesting results of innovation, after all...
The March 9 CNET put this question to several high-profile research labs, including MIT's
Artificial Intelligence Laboratory, Belgium's Starlab, and the famed Xerox PARC. Collectively,
they feel that by the end of this year, toy robots such as the Sony Aibo that we explored at
COMDEX (http://www.compaq.com/rcfoc/20001127.html#_Toc499300003) will be all the rage.
And just about any toy or appliance that might benefit from being able to "talk," will do so.
(Playrooms may become even noisier...) Also, we might (finally) find the first practical attempts
at a "Rosie the Robot" home cleaning robot, while "smart clothing" might warn us if we leave
the office without our car keys!

Voice will see a resurgence over the next few years, with keyboard-driven chat rooms and online
support services using Voice Over IP (VoIP) to remove the impersonal keyboard and text
element, according to the March 19 Fortune
(http://www.fortune.com/indexw.jhtml?channel=artcol.jhtml&doc_id=200846) And "privacy"
may become a thing of the past, with a great deal of our business and personal information
becoming available (internationally or otherwise) over the Web. (Indeed, the recent posting of an
ICQ chat log allegedly detailing conversations between a company's CEO and his top executives,
has resulted in wholesale resignations and significant corporate problems. Don't EVER assume
that unencrypted communications of any sort on the Internet are secure, or that an off-hand
comment will "go away." Someone may well be able to dredge it up for all to see -
http://news.cnet.com/news/0-1005-200-5148422.html

By the end of 2005, the research labs expect that Web-controlled robotic cleaning devices will be
affordably priced, and will begin to become common.
Biology and electronics will continue to come together to allow prosthetic limbs to be directly
controlled by the brain, and we may gain the ability to transplant additional organs, such as eyes.

(Don't think this is possible? Reader Don McArthur points us to preliminary experiments at
Northwestern University, where a lamprey's brain tissue and been fused with electronics to create
an experimental cyborg –
it     guides     itself    towards    a     flashing     light,   and    can      "learn"!   See
http://washingtonpost.com/wp-dyn/nation/A24800-2001Apr16.html
And remember those toys and appliances that we just noted will soon begin to speak? By 2006,
they'll begin to listen to what we have to say -- not so much to the words, but to our emotions --
and then react accordingly.

By the end of 2010, we'll see C-3PO-like "advanced personal robots," and the groundbreaking
robot-assisted surgery of today will become common. Continuing work on the human genome,
and on tiny chips that dramatically improve gene and drug research, will lead to sophisticated
home testing kits, and to medicine specifically created for our individual bodies, targeted directly
toward exactly what ails us. And digital art, displayed on larger displays, will become common
(extending       a       contemporary       experiment         in      huge       displays,       at
http://www.parc.xerox.com/red/projects/xfr/readingwall.html

Finally, in the unimaginably distant year of 2050, these experts believe that we'll "have precise
digital control of cells," and biologically-grown robotic add-ons will be available as "upgrades"
to "Human, V1.0." Nanotechnology will be moving forward nicely, with billionth-of-a-meter
machines beginning to do our bidding. With both good and with troubling implications, they
expect that "genetic engineering will take hold; expect the creation and replication of creatures
large and small."
Details begin at (http://www.cnet.com/techtrends/0-6014-8-4962347-1.html Of course, this is a
very high-level overview of the things that these folks expect will escape from the research labs,
into our society. In some cases, we've heard similar predictions before (the household cleaning
robot, to point.) But given the rate of technology growth, and the fact that each year's technology
builds on the shoulders of the growth before it, fascinating things, even if different from these
predictions, are sure to emerge.
Technology And Economy. I'm hardly an economist, and the economy isn't the focus of this
journal. But given the tie-in between the economy and the possible technology trends that we just
explored, it's interesting to gain some perspective on the economic side of things from Alvin
Toffler, the author of Future Shock. (I thank RCFoC reader Cindy Blake for bringing Toffler's
comments to our attention.)
According to Toffler, in an excellent article well worth reading in-full in the March 29 Wall
Street Journal (http://interactive.wsj.com/archive/retrieve.cgi?id=SB98582923129884435

"Yes, Virginia, there is a new economy, and it's just getting ready to launch its next phase."
Mr. Toffler makes the case that during the journey from an agrarian culture's emphasis on
muscle power, to the Industrial Age's early value on electricity and fossil fuel power, and later its
value on mind-power (innovation), each transition caused changes in the "right stuff' that made
businesses profitable. Changes, yes -- including the demise of some businesses -- it didn't matter
if you made the best, most technologically-advanced, most cost-effective buggy whip... But these
disruptions hardly banished profits, overall.

Similarly, as we now transition into the Knowledge Age, Mr. Toffler believes that, "Revolutions,
by definition, are marked by surprises, reversals, upsets, wildly volatile swings, and a heightened
role for chance...[Now,] on an even bigger, faster scale, a new economic and social system is
taking form. It, too, will transform just about everything else... " "There are today more than
three million digital switches for every human being alive on the planet... There are nearly half a
billion PCs on the planet -- one for every 13 human beings... Are hundreds of millions of mobile
phone users going to throw their phones away?" What are the elements that will take us beyond
the transistor, which lifted us out of the Industrial Age and is now thrusting us, headlong, into the
Knowledge Age? Toffler suggests that, "What comes after the first digital revolution?... It is, of
course, in genetics and biotechnology that the most powerful effects are about to be unleashed...
Many [of the effects] have implications that will feed back into, and change, the future of
information technology itself, whether in the form of biochips or DNA-based computing, and,
who knows, new communications technologies based on DNA models and biochips... If you
think the revolution is over, get ready to be shocked again as information technology fully
converges with, and is in turn remade by, the biological revolution."

Rather interesting, in light of what we just heard from the research labs -- eh? What can I
possibly say, but: Don't Blink!

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Taken from Nua Internet Surveys: April 23, 2001, TAD Constortim May 12, 2001 - Apr 17
2001: A new report from Dataquest, which is owned by Gartner, shows that the digital divide in
Latin America is widening.

The report studied access to basic telephone services and to broadband Internet access services.
While 80 percent of US consumers have telephone connections, only 24.5 percent of Chileans
do, and Chile has the highest number of phone connections per capita of the Latin American
countries studied.
Argentina follows with 23.1 percent of people having phone connections, while Colombia is next
with 22.4 percent. Almost 20 percent of Brazilians have phone connections, while the average
regional figure is 17.3 percent.

Latin America also trails far behind the US in terms of broadband use. Over 6 million Americans
have broadband Internet access, while only 53,000 Brazilians, 38,000 Argentinians, 22,000
Chileans, and 20,000 Mexicans do. There are no broadband subscribers in Colombia, Peru,
Venezuela and most of the rest of Latin America.

Dataquest says that governments in Latin America need to offer incentives to
telecommunications companies to put in place new networks in all areas, including those that are
currently underserved.

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India okays mobile phones for poor NEW DELHI, April 27: India on Friday gave the green light
to low cost mobile services within a limited area, promising to open a new chapter in
communications in the vast and impoverished countryside. The nod came from an expert panel
headed by Finance Minister Yashwant Sinha, which was empowered earlier this year by the
cabinet of Prime Minister Atal Behari Vajpayee to take a decision on "wireless in local loop"
(WiLL) mobile services.

"The finance minister has given clearance to low cost mobile services as envisaged in the new
telecom policy," a telecommunication ministry official said after Sinha sent his approval to
Vajpayee. Parliamentary Minister Pramod Mahajan later said Vajpayee had accepted the panel's
recommendations, and added that there would be no hiccups in the launch of the new services.
"The report is unanimous and is signed by all the (panel) members," Mahajan said, adding the
telecoms department would start the low-cost services after the prime minister's formal approval.

The cellular services industry, reacting sharply to the decision, said the move would take away
the level playing field once promised by the government to private mobile telephone service
providers.
"The approval violates our contractual obligations as well as provisions of India's Telecom Act
of 1999," T.V.Ramachandran, director general of Cellular Operators Association of India
(COAI), told AFP.
"We are extremely surprised and disappointed by the government's decision to open the gates to
will as it does not address any of the fundamental issues in the sector. "We had put enough
evidence before the (expert) group to show that it is impermissable under provisions of the
telecom       act      but      this      was       ignored,"      Ramachandran        said.-AFP
http://www.dawn.com/2001/04/28/int6.htm

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Taken from The Drum Beat - 91 - The Communication Initiative (Web Site:
http://www.comminit.com
Lake Chilwa Theatre Project - Malawi - a social mobilisation project of The Story Workshop,
using action theatre produced by a team of community drama facilitators and radio soap opera
stars. Aim is to focus residents of Lake Chilwa on their roles as guardians and beneficiaries of
the area designated as an internationally important wetland. Sponsored by the Lake Chilwa
Wetland & Catchment Management Project in collaboration with the Department of
Environmental Affairs and DANIDA.
http://www.storyworkshop.org/chilwa.html Contact info@storyworkshop.org

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Taken from The Drum Beat - 91 - The Communication Initiative (Web Site:
http://www.comminit.com
Center for Media, Education & Technology (C-MET) - Sierra Leone - a resource for Sierra
Leonean media professionals, indigenous NGOs, and civil society institutions. Established to
promote the use of journalism as a source for positive change. They provide subsidized Internet
access for media professionals and staff of local NGOs; skills training for media professionals,
including computer-assisted research and reporting; and Internet cyber cafe, for use as a
workshop and a training center; and, a website for the media of Sierra Leone. Future projects
scheduled for implementation in 2001 include initiatives supporting legal and judicial reform,
and capacity building for legal professionals, the judiciary, and for higher education and cultural
institutions. http://www.cmetfreetown.org Contact David Tam-Baryoh c-met@sierratel.sl

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Summit of the Americas 2001
Quebec City, Canada

Final Declarations: CONNECTING THE AMERICAS
We, the democratically elected Heads of State and Government of the Americas, meeting in
Quebec City, recognize that a technological revolution is unfolding and that our region is
entering a new economy, one defined by a vastly enhanced capacity to access knowledge and to
improve flows of information. We are convinced that the promotion of a Connectivity Agenda
for the Americas will facilitate the beneficial integration of the hemisphere into an increasingly
knowledge-based society. We share the goal of providing all citizens of the Americas with the
opportunity to develop the tools to access and share knowledge that will allow them to fully seize
opportunities to strengthen democracy, create prosperity and realize their human potential.
Connectivity will open new opportunities to our society in all areas, for which equal access and
appropriate training are necessary.

Connectivity Agenda for the Americas
We are conscious of the disparities in cost and access to technology within and between our
countries. Therefore, we agree that we must individually and collectively move toward
expanding access to global knowledge and full integration into the knowledge society,
particularly in developing countries, smaller economies, and among rural and disadvantaged
groups. Our efforts at promoting connectivity will be directed toward our common commitment
to sustainable economic growth and social development, particularly the overarching objective of
poverty reduction. Recognizing that respect for cultural and linguistic diversity contributes to
social and economic dynamism, we are also committed to using the tools of the new economy to
enable all individuals to participate in inter-cultural dialogue for the promotion and protection of
their cultures.

We are committed to promoting the development of the telecommunications infrastructure
needed to support and enhance all sectors of society and the economy and will seek to provide
affordable universal access. We agree to promote the modernization of the telecommunications
sector, noting the leading role of the private sector in deploying infrastructure and services, and
bearing in mind the legal framework of each country and the social, political, economic and
cultural needs of our populations, particularly those of developing countries and remote regions.
We will devote special attention to capacity-building in areas of human resource development,
particularly health, education, the environment, and to strengthening the democratic process.

We recognize that our action and initiative are necessary to provide an appropriate enabling
policy and regulatory environment to foster greater public and private investment in
Connectivity. We agree to establish conditions, taking into account national legal frameworks,
that promote and strengthen free and fair competition in all telecommunications services. We
will support cooperation among our countries and joint initiatives with the private sector. We
will coordinate our hemispheric initiatives with those at the global level to ensure that our region
benefits from and contributes to our increasingly connected world.

We are also committed to mobilizing and sharing human resources to strengthen our capacities
for applying information and communications technologies to human development. Recognizing
the importance of providing all our citizens, and especially our children and youth, with the
opportunity to participate in the knowledge society, we agree to use new technologies to address
the needs of our national education and health systems. We agree to seek out innovative ways of
facilitating access to and the use of computers and software in our learning environments.

We recognize the progress achieved by cooperative training programs and we are committed to
broadening access to technical expertise through the continued use and expansion of national and
regional information and communications technologies training programs, including internships,
volunteer programs and training of educators. Coordinated training programs will provide
additional impetus and support to a Connectivity agenda while creating valuable shared and
collective work experience for all. This can be achieved by drawing upon the comparative
strengths of our partners in academic institutes and the private sector.

Our governments will cooperate with each other and promote cooperation with subregional,
regional and multilateral organizations, civil society, and the private sector to achieve the
objectives of this statement and to encourage horizontal cooperation and share best practices to
take full advantage of the benefits of the new economy.
Our governments will strive to encourage the growth of e-commerce and to promote
Connectivity by providing government services and information on-line, to the extent possible.

To meet the new challenges of the transition towards the knowledge-based society, we have
proposed measures in our Action Plan to enable all those in our societies to use information and
communications technologies to build networks, share ideas, and establish more effective
partnerships with government and the private sector that will enable them to participate more
fully in the political, social and economic development of their respective societies.

http://www.americascanada.org/eventsummit/declarations/connect-e.asp

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Taken from The Drum Beat - 91 - The Communication Initiative (Web Site:
http://www.comminit.com
Sida dans la cité (SDLC) - Cote d'Ivoire - SDLC is a television soap opera based on the life a
family touched by AIDS. Researchers from Population Services International (PSI) investigated
the impact of the soap opera. The weekly show has a large audience, reaches many poor people
and those in rural areas, who have limited access to AIDS information. Exposure to SDLC is
very high. About 70 percent of urban people know about the programme and have seen at least 1
episode. Although rural populations have less access to television more than 1/2 of respondents
have seen the show. Over 3/4 of young people who are not yet sexually active have seen SDLC.
http://www.comminit.com/id2001/sld-1649.html

				
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