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FORMULAIRE DE CANDIDATURE SECTION A Résumé du projet présentation  Les 5 fiches de cette section 1 à 5 seront diffusées aux représentants by yju62064

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Determiner Le Budget Informatique Dune Entreprise document sample

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									FORMULAIRE DE
 CANDIDATURE
            SECTION A :
           Résumé du projet
             présentation




   Les 5 fiches de cette section (1 à 5) seront diffusées aux
    représentants des Etats Membres et aux autres services de la
    Commission lors de la procédure de sélection. Veillez à respecter le
    format établi : 1 page A4 par fiche.
                                                                                                                                       LIFE-Nature 2003-1

                 COMMISSION EUROPEENNNE                                                RESERVE A LA COMMISSION


                 DG ENVIRONNEMENT
                                                                                        LIFE2003NAT/


                                                                   PROJET

Titre du projet

Limitation des Interactions Négatives entre Dauphins et Activités humaines (LINDA)

Le projet sera situé dans le pays suivant :

France

Région                 administrative                                                                                                             :
Corse………………………………………………………………………………………

Date de début envisagée: 01/11/2003                       date de fin : 30/05/2007               durée en mois : 43

                                                                 PROPOSANT

Nom : .....WWF-France........................................................................................................ Public   Privé X
Adresse : .188, rue de la Roquette 75011 Paris

Tél. N° : .01 55 25 84 82.............................. Fax N°: 01 55 25 84 85
Adresse E-mail : cdumonceau@wwf.fr...................................…..

Personne contact : Cédric Du Monceau........................................................

                                           CHAMP D’INTERVENTION DU PROJET

Le projet vise la conservation de (choisir une seule catégorie) :

NA1                    Site(s) d’importance communautaire proposé(s) (pour l’U.E seulement) ou site(s)
                        d’importance internationale abritant des habitats/espèces listés dans les résolutions
                        appropriées de la Convention de Berne (pour les pays candidats seulement);


NA2                    Site(s) désigné(s) en Zone de Protection Spéciale (pour l’U.E seulement) ou site(s)
                        d’importance internationale abritant des espèces d’oiseaux listées dans les résolutions
                        appropriées de la Convention de Berne (pour les pays candidats seulement) ;

NA3                    une ou plusieurs espèces menacées de la faune et de la flore Annexes II and IV de la
                        Directive Habitats, Annexe I de la Directive Oiseaux (pour l’UE et les pays candidats) et
                        Annexes I et II de la Convention de Berne (pour les pays candidats seulement).


Ci-inclus, le soussigné, déclare ce qui suit:
 Je suis légaIement habilité à signer ce document pour le compte de mon institution/entreprise;
 Je déclare spécifiquement avoir lu attentivement les Dispositions Administratives Standard, annexées au
     dossier de candidature LIFE-Nature, auxquelles j’accepte de me conformer pour la mise en œuvre du
     projet, s’il était financé.

Nom du représentant légal/statutaire : Cédric Du Monceau
Date : le 25/04/03
Titre : …………………………………….
Fonction : Directeur Général                                                                     Cachet et signature :
                                                                                                                    LIFE-Nature 2003-2


SUMMARY OF THE PROJECT (ENGLISH VERSION)                                                   Max. 1 page

Project title (precise translation of original title) : .......................................................................

Limitation to the negative interactions between dolphins and human activities (LINDA)
(Be as precise as possible).

Objective

The LINDA project aims at maintaining the populations of bottlenose dolphins in Corsica in a positive status
of conservation through securing a harmonious cohabitation between the species and the economic activities.
Primarily, the main actors of the environment management, the socio-economic authorities, the local
populations and the yachting tourists will have to be associated with a developing process of fishing,
yachting and whale-watching sustainable practices

Actions and means involved

In order to achieve these goals, the LINDA guidelines are:

- Implementation of performing measures to minimize the conflicts between the bottlenose dolphins and the
fishermen (installation of acoustic deterrents, promotion and development of alternative fishing practices…)
- Conduct of promotion efforts for uses of sustainable management in activities related to water sports
(charter of the sustainable motorboat racing, whale watching monitoring, code of good behavior…)
- Launching of high impact communication initiatives for public awareness (creation of an educational kit,
organization of sea classes for school groups, TV documentaries, debates).
Actions of knowledge gaining (identification and follow-up of dolphins, measurement of sound pollution,
achievement of a species management plan…) or of follow-up (establishment of a unit for the management
and coordination of the project) will be necessary to conduct our actions and to measure the impact of the
project.

Expected results

- Reduction of the "pilfering" of bottlenose dolphins in fishing nets (installation of a 100 sound repellents,
and a 15% drop of net-setting over 24 hours in favor of a 12-hour cycle).
- Improvement of the relationship between fishermen and bottlenose dolphins (3 meetings, 6 link bulletins)
- Control and regulation of yachting traffic in the application areas, limitation of sound pollution, of trouble,
wound or collision hazards
- Control and regulation of the whale-watching activity : charter adopted by the trade and associative
authorities, monitoring and enforcement of a good behavior code (6 field presenters, dealing of 10.000
whale-watching good behavior codes and 12.000 leaflets dealing with environment respectful yachting)
- Sustainability of long-term actions : awareness and education of the local actors (12 debates), of the local
populations (in particular the youth : 600 children contacted) and of the tourists.
- Enhancing of the results and transfer of experience to other Mediterranean countries
                                                                                          LIFE-Nature 2003-3



RESUME DU PROJET (VERSION FRANÇAISE)

         
Titre du projet :

Limitation des Interactions Négatives entre Dauphins et les Activités humaines (LINDA).
Objectif :

Le projet LINDA vise à maintenir les populations de Grands dauphins en Corse dans un état de conservation
favorable, en garantissant une cohabitation harmonieuse entre les activités économiques et l'espèce. Il s'agira
en particulier d'associer les principaux acteurs de la gestion de l'environnement, les représentants socio-
économiques, les populations locales, et les touristes plaisanciers à une démarche de mise en place de
pratiques durables pour les activités de pêche, de nautisme et de whale-watching.

Actions et moyens prévus :

Afin de parvenir à ces objectifs, le projet LINDA propose :

-   la mise en œuvre de mesures opérationnelles pour réduire les conflits entre grands dauphins et pêcheurs
    (mise en place de répulsifs acoustiques, promotion et développement de pratiques de pêche
    alternatives,…).
-   la conduite d'actions de promotion de modes de gestions durable des activités liées au tourisme nautique
    (charte du motonautisme durable, surveillance du whale-watching, code de bonne conduite, …)
-   des actions fortes de sensibilisation du public (création d'une mallette pédagogique, organisation de
    classes de mer pour les groupes scolaires, documentaires télévisés, conférences-débats…)

Des actions d'acquisition de connaissance (identification et suivi des populations de dauphins, mesure de la
pollution sonore, réalisation d'un plan de gestion de l'espèce…) ou de suivi (mise en place d'une cellule de
gestion et de coordination du projet) seront nécessaires pour conduire nos actions et mesurer l'impact du
projet.


Résultats attendus :

-   Réduction du "chapardage" des Grands dauphins dans les filets de pêche (mise en place de 100
    dispositifs répulsifs, réduction de 15% des calées de filet sur 24 h au profit d'un cycle de 12 H).
-   Amélioration des relations pêcheurs/Grands dauphins (trois réunions, 6 bulletins de liaison)
-   Contrôle, régulation du trafic nautique de plaisance sur les zones d'application, limitation de la pollution
    sonore, du dérangement des Grands dauphins, des risques de blessure et de collisions.
-   Contrôle et régulation de l'activité de whale-watching : adoption d'une charte par les professionnels
    commerciaux et associatifs, surveillance et application d'un code de bonne conduite (6 animateurs sur le
    terrain, distribution de 10 000 codes de bonne conduite du whale-watching et 12 000 plaquettes pour un
    nautisme respectueux de l’environnement).
-   Pérennisation des actions sur le long terme : sensibilisation et éducation des acteurs locaux (12
    conférences-débats), des populations locales (tout particulièrement le jeune public 6000 enfants touchés),
    et les touristes.
-   Valorisation des résultats et transfert d'expérience vers d'autres pays méditerranéens.
                                                                                    LIFE-Nature 2003-4


                      FINANCEMENT DU PROJET ET VENTILATION DU BUDGET


PLAN DE FINANCEMENT PROPOSE DU PROJET


                  Sources de financement direct +                      Coût total              % du
           Participation du proposant et des partenaires                EURO                coût total du
                                                                                               projet
1.          Contribution communautaire sollicitée          699 583 €                           50 %

2.          Participation du proposant                     359 643 €                           26 %

3.          Participation des partenaires                  239 940 €                           17 %

4.          Contibution des cofinanciers autres que CE     100 000 €                            7%

COUT TOTAL DU PROJET                                       1 399 166 €                         100%




VENTILATION DU BUDGET PREVISIONNEL


                    Catégories budgétaires                         Coût total
                                                                    EURO
     1.   Personnel                                               486 185 €
     2.   Déplacements                                            322 615 €
     3.   Assistance extérieure                                   341 052 €
     4.   Matériel durable                                        129 800 €

     5.   Maîtrise foncière (acquisition/location)                       0
     6.   Matériel consommable                                     23 980 €
     7.   Autres coûts                                              4 000 €
     8. Frais généraux                                             91 534 €
 TOTAL                                                           1 399 166 €
                                                          LIFE-NATURE 2003-5


Carte de localisation des zones d’application du projet
                SECTION B :

       Données
       scientifiques
         Habitats et espèces visés et leurs
           problèmes de conservation




   Pour les projets liés à des sites, codés NA1 ou NA2, remplir les
    fiches 6 à 12.

    Pour les projets liés à des espèces, codés NA3, remplir les fiches 13
    et 14.

    En cas de doute, privilégiez une présentation sous NA1 ou NA2.
    Souvenez-vous que la constitution du réseau de zones protégées
    NATURA 2000 est un objectif essentiel de LIFE-Nature.

   Si votre projet concerne plusieurs sites distincts, remplissez les
    fiches 6 à 12 pour chaque site.
                                                                                 LIFE-Nature 2003-6.1
                         DESCRIPTION GENERALE DU SITE

Nom : Plateau de Pertusato/ Bonifacio/ îles Lavezzi

Surface totale du site (ha) : .6053 ha dont 5689,8 ha marins.

Code NUTS de la région : FR 83

Surface du site du projet (ha): 5689,8 ha

Statut de protection communautaire :          SICp Code NATURA 2000 : FR 9400591

Autre statut de protection : pSIC Contenu dans la Réserve Naturelle des Bouches de
Bonifacio.

Description scientifique du site (source : Document d’objectif Natura 2000, 1996, et
fiches descriptives pSIC).

          Situation.

       Ce pSIC est situé dans la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio, partie
française du Parc Marin International, et qui fait face au Parc National de l’archipel de la
Maddalena. Ce pSIC est localisée dans le bassin Nord occidental de la Méditerranée, entre
la Corse et la Sardaigne.

          Description écologique du site

De par son originalité (structure géologique du plateau calcaire de Pertusato, unique en
Corse), et la diversité de ses habitats, la région de Bonifacio est certainement l'une des plus
riches de la Corse. Ce site comprend un secteur terrestre, l'archipel des Lavezzi et une
petite partie du plateau calcaire bonifacien, et une importante zone marine.
Richesses faunistiques : mammifères marins, reptiles, amphibiens et mollusques marins
d'intérêt européen (annexes II et IV). Colonies de reproduction d'oiseaux marins
remarquables.

Importance du site pour le Grand dauphin :

Le site est fréquenté de façon régulière par 15% environ des Grands dauphins recensés sur
la façade est de la Corse (28-41 individus), 30% (57-72 individus) si on ajoute les groupes
recensés à proximité immédiate du site. Les interactions entre les Grands dauphins et les
pêcheurs y sont connues et remarquées, quoique encore contrôlées grâce aux contacts
réguliers entre les pêcheurs de la zone et les gestionnaires de la Réserve Naturelle des
Bouches de Bonifacio (Office de l'Environnement de la Corse). Des témoignages recueillis
lors de la mission Cap Ligures en 2000 donnent à penser que les interactions entre les
Grands dauphins et les pêcheurs Sardes (la Sardaigne est à quelques milles) peuvent être
violentes. Le site pourrait ainsi servir de zone refuge.
La pression touristique est assez importante sur le site (200 000 visiteurs sur l'ilot des
Lavezzi, tourisme italien).
                                                                             LIFE-Nature 2003-6.2
                            DESCRIPTION GENERALE DU SITE


Nom : Iles Cerbicales + Frange Littorale

Surface totale du site (ha) : 3808 ha dont 3312 ha (soit 87 % du PSIC) Marins

Code NUTS de la région: FR 83

Surface du site du projet (ha): 3312 ha
Statut de protection communautaire:          SICp  Code NATURA 2000 : FR 9400587

Autre statut de protection : Ce pSIC est contenu dans la Réserve Naturelle des Bouches
de Bonifacio.

Description scientifique du site :

Le site des Iles Cerbicales + Frange Littorale présente les mêmes conditions climatiques
que le site du Plateau de Pertusato/ Bonifacio / iles Lavezzi.

Cette zone comprend les milieux côtiers de la région de Palombaggia - Tamaricciu -
Acciaju (marais, dunes, plages et rochers) et un ensemble d'îles et d'îlots parmi les plus
remarquables de Corse, abritant une faune et une flore de grande valeur.
Ce site inclue également une très importante zone marine (herbiers de Posidonies)
habitat prioritaire ; zones de nourrissage de la tortue caouane (Caretta caretta) : espèce
prioritaire annexe II très rare, et zone de vie du Grand dauphin (Tursiops truncatus)
espèce en annexe II aussi.

Espèces présentes : Mammifères : Grand dauphin (Tursiops truncatus)             C

Importance du site pour le Grand dauphin :
Cf. site "Plateau de Pertusato/ Bonifacio/ îles Lavezzi"
                                                                          LIFE-Nature 2003-6.3

                             DESCRIPTION GENERALE DU SITE


Nom : Porto/ Scandola /Revelleta / Calvi

Surface totale du site (ha) : 51488 ha dont 42734 ha marins.

Code NUTS de la région: FR 83

Surface du site du projet (ha): 42734 ha DPM du PSIC
Statut de protection communautaire:       SICp  Code NATURA 2000 : FR 9400574

Autre statut de protection : Réserve Naturelle de Scandola, Façade maritime du Parc
Naturel Régional de Corse.

Description scientifique du site :
 Situation.

La réserve naturelle de Scandola est une réserve marine et terrestre. Elle se situe sur la
côte occidentale de la Corse au cœur de la façade maritime du Parc Naturel Régional de
la Corse.
Elle limite au nord le golfe de Portu qui, classé au titre des sites depuis 1974, est inscrit
depuis le 15 décembre 1983 sur la liste du patrimoine mondial de l'U.N.E.S.C.O.

Plusieurs mesures de protection ou de gestion y ont été prises:
- site inscrit et classé partiellement
- acquisition du Conservatoire du littoral
- création de la réserve de la Biosphère du Fangu
 Typologie

La partie marine est représentative de la façade occidentale de la Corse :
- de 0 mètre à -100 mètres, les différents étages du supralittoral au circalittoral y sont bien
représentés.
- les différents biotopes rocheux, meubles et l'herbier à Posidonia oceanica y sont présents
et très diversifiés.
- la partie nord (baie d'Elbu) présente un mode calme alors que la partie Sud (baie de
Solana) a un mode agité. Son littoral très découpé a permis l'installation de nombreuses
biocénoses qui lui confèrent une grande diversité.
- sa position extrême, ainsi que la présence de forts courants aux pointes permet le passage
de nombreuse espèces de poissons pélagiques. La situation particulièrement intéressante
de la réserve intégrale a permis l'expression d'un important potentiel qui en font une des
zones les plus remarquables de Méditerranée.

Importance du site pour le Grand dauphin :
Le recensement réalisé en 2000 totalise 18 à 25 individus sur le site, ce qui correspond aux
observations régulières réalisées par les gestionnaires de la réserve de Scandola. Le site fait
l'objet d'un trafic maritime de plaisance assez intense durant l'été. Des actions de whale-
watching non contrôlées, proches du harcèlement, ont pu y être observées assez souvent.
                                                                            LIFE-Nature 2003-6.4

                             DESCRIPTION GENERALE DU SITE

Nom : Agriates.

Surface totale du site (ha) : 18717,3 ha dont 12166,2 ha marins.

Code NUTS de la région: FR 83 2

Surface du site du projet (ha): 12166,2 ha DPM du PSIC

Statut de protection communautaire:          SICp  Code NATURA 2000 : FR 9400570

Autre statut de protection : aucun

Description scientifique du site :
Ce massif des Agriates aujourd’hui improprement nommé Désert des Agriates en raison de
l’abandon des terres agricoles, abrite une importante diversité d’habitats littoraux d’intérêts
communautaires et de nombreux sites d’intérêts floristiques majeurs, comme
- un ensemble varié de plages et dunes sablonneuses boisées.
- des ruisseaux temporaires hébergeant une faune d’invertébrés adaptée à ces régimes
« d’oueds ».
- des pelouses temporaires humides.
- une dizaine de petites zones humides présentant un large éventail de groupement
végétaux halophiles, saumâtres, d’eau douce, avec plusieurs plantes rares ou absentes de
France continentale.
Le milieu marin au large est très bien conservé et offre des surfaces importantes d’herbier
de posidonies.

Vulnérabilité de la zone marine :

La fréquentation touristique mal maîtrisée constitue le risque principal.

Importance du site pour le Grand dauphin :

Les Grands dauphins des Agriates font l'objet d'un suivi scientifique depuis de nombreuses
années et ce sont les groupes les mieux connus de Corse et de la France continentale
(photo-identification, comportement). 45 à 55 individus y ont été recensés en 2000, soit
près d'un quart de la population totale corse, et cet effectif semble assez stable au cours des
années.
Ces groupes de grands dauphins, assez faciles à rencontrer, semblent avoir susciter une
activité de whale-watching qui se développe ces dernières années.
                                                               LIFE-Nature 2003-7

Rappel des intitulés des actions portées sur les cartes des zones d'application du Life LINDA

Action C1 : Test de différentes méthodes de répulsion et leurs effets.
Action C2 : Tester les différentes méthodes de pêches basées sur les pratiques traditionnelles.
Action D1 : Surveillance du trafic d’engins nautiques sur les zones d’application du LIFE LINDA.
Action D2 : Surveillance des pratiques de Whale-Watching.
Action E3 : Elaboration et diffusion d’une plaquette de recommandations pour un nautisme responsable en vue de la protection des
Grands dauphins.
Action E4 : Diffusion du code de bonne conduite du Whale Watching réalisé dans le cadre de la création du Sanctuaire pour les
Mammifères Marins en Méditerranée.
Action E6 : Création d’une mallette pédagogigue et animation dans les écoles.
Action E7 : Classes de mer à Casa Marina.
Proposition de site d'intérêt communautaire : plateau de Pertusato / Bonifacio / Iles Lavezzi / Iles Cerbicales et frange littorale



                         Proposition de site d'intérêt communautaire : Porto / Revellata / Scandola / Calvi
Proposition de site d'intérêt communautaire : Agriates
                                                                                                     LIFE-Nature 2003-9.1

ANNEXE II DE LA DIRECTIVE HABITATS {ET RESOLUTION N° 6 (1998) DE LA CONVENTION DE
BERNE}
        ESPECES PRESENTES SUR LES SITES ET DIRECTEMENT VISEES PAR LE PROJET


G :                      GROUPE: M=Mammifères, A=Amphibiens, R=Reptiles, P=Poissons,
                         I= Invertébrés, P=Plantes

Prioritaire ? :          Cocher si l’espèce est prioritaire à l’Annexe II de la directive Habitats
Les effectifs indiqués ci-après pour chacun des sites du projet LINDA (Fiches 2003-9.2 à 9.4) ne rendent compte que
d'une situation "instantanée" au moment du recensement (Août 2000). Dans certains cas des groupes ont été localisés à
proximité immédiate d'un des sites du projet et n'ont pas été affectés à ce site, alors qu'il est presque certain que ces
dauphins l'ont fréquenté dans les heures précédant ou suivant leur recensement. Ainsi par exemple 2 groupes de 15 et 16
individus localisés à 5 ou 6 milles au nord du site "plateau de Pertusato / Bonifacio / Iles Lavezzi / Iles Cerbicales et
frange littorale", ou le groupe de Centuri (22 individus) dont la photo-identification a démontré que certains de ses
membres s'échangeaient avec les groupes des Agriates.
Aussi il nous a semblé intéressant de considérer également l'effectif de la population corse dans son ensemble (première
ligne de la fiche 2003-9).
La fourchette indiquée (min-max) correspond aux incertitudes liées à la méthode.



          ESPECES DIRECTEMENT VISEES DE L’ANNEXE II DE LA DIRECTIVE HABITATS
                                      NOM                     TAILLE DE LA POPULATION SUR LE SITE
                                  SCIENTIFIQUE                        (estimation quantitative)
G          Prioritaire             (EN LATIN)            SEDENTAIRE                      MIGRATRICE
                                                                           REPRODUCTION       HIVERNAGE         PASSAGE
M     Corse                    Tursiops truncatus       198-242

M     Plateau de Pertusato     Tursiops truncatus       28-41
      / Bonifacio / Iles
      Lavezzi / Iles
      Cerbicales et frange
      littorale
M     Porto / Revellata /      Tursiops truncatus       18-25
      Scandola / Calvi
M     Agriates                 Tursiops truncatus       45-55




Commentaires (statut de conservation s’il est connu, autres espèces listées qui bénéficieront indirectement des actions
du projet, etc.) : la tortue caouanne bénéficiera également indirectement des efforts de conservation et de
sensibilisation entrepris dans le cadre du projet
                                                                                                       LIFE-Nature 2003-11

                                 PRINCIPALES MENACES SUR L’ESPECE VISEE
                                 DANS LES SITES CONCERNES PAR LE PROJET

Menace 1 : Agression volontaire par les pêcheurs.

Description :
La pêche est la première activité concernée par le projet de programme LIFE LINDA. L'agression volontaire des Grands
dauphins par les pêcheurs, qui les considèrent comme des compétiteurs, est une pratique connue, même si elle semble ne
semble plus tellement pratiquée ces derniers temps. En effet les proies du Grand Dauphin sont des espèces de poissons
recherchées aussi par les pêcheurs, notamment par les petits métiers, et ce Cétacé n’hésite pas à s’alimenter directement
dans les filets ou dans les chaluts.
Lors d’une étude réalisée par le GECEM (Groupe d’Etude des Cétacés en Méditerranée) en Corse (1993), les relations
entre pêcheurs et dauphins avaient été succinctement évoquées car dans cette région, et de longue date, l’hostilité est
grande face aux Tursiops truncatus (Grands dauphins). Ce dernier est unanimement reconnu comme étant fort
opportuniste dans son alimentation, très adaptable dans ses comportements, et surtout un redoutable concurrent quand il
s’agit d’exploiter les ressources halieutiques. Il ressortait de cette étude que l’animosité du monde de la pêche vis à vis du
Grand dauphin est générale puisque l’espèce endommage les filets et chaparde les proies capturées. Mais il apparaissait
aussi que les dauphins, et plus particulièrement dans certains ports avaient à subir la vindicte des pêcheurs qui, pour la
plupart d’entre eux n’hésitaient pas à tirer au fusil sur les animaux. Le même type d’enquête systématique auprès des
usagers a été reconduit au cours de la campagne Cap Ligures 2000, et les premières conclusions font clairement
apparaître que le Grand dauphin reste aux yeux des exploitants un compétiteur gênant. Le discours global a cependant
semblé moins violent que sept ans auparavant, mais le GECEM a pourtant vu et photographié des lancers de pétards sous-
marins pour disperser les dauphins avant de poser les filets.
L'accroissement éventuel de comportements de chapardage de la part des Grands dauphins (tendance rapportée par
certains observateurs) est susceptible d'exacerber la vindicte des pêcheurs et de favoriser le développement de
comportements agressifs de leur part.

Impact sur l'espèce :
L'impact est létal si l'agression se fait à coup de fusil. Des témoignages indiquent que certains pêcheurs utilisent
également des systèmes détonnants pour faire fuir les dauphins. Dans ce cas l'impact est moins sévère mais les dommages
éventuels causés au système auditif des animaux pourraient être important quoiqu'à ce jour inconnus.

Sites concernés :
Tous les sites si les tensions venaient à s'exacerber (compétition accrue sur une ressource en appauvrissement,
modification comportementale des Grands dauphins, éventuellement modification des pratiques de pêche).

Menace 2 : La surpêche.

Description :
La surpêche représente une menace indirecte à long terme, puisque sa cible correspond à la même niche trophique que
celle nécessaire à l’alimentation de certains cétacés, notamment Tursiops truncatus.
A terme, la gestion durable des ressources devra permettre un équilibre satisfaisant les besoins humains et ceux des
populations de cétacés.
Les prélèvements ne sont pas uniformément répartis sur la côte. En toute logique, les dauphins et les pêcheurs se
concentrent là où les proies se trouvent en grande quantité. (BOMPAR, RIPOLL 1993).

Impact sur l’espèce :
L'affaissement de la ressource halieutique aurait un impact direct sur les ressources trophiques du Grand dauphin, et un
impact indirect par l'exaspération des pêcheurs consécutive à la diminution de leurs revenus (menace 1).

Sites concernés : Tous les sites
Menace 3 : Captures et mortalités accidentelles liées à la pêche.

Description :

Les menaces proviennent essentiellement des captures accidentelles par les filets trémails et maillants calés, ainsi que par
les engins de pêche hors d’usage (morceaux de filets en particulier) abandonnés. Risque d’autant plus sérieux que les
matériaux utilisés pour les filets ont des durées de vie de plus en plus longues.

Impact sur l’espèce :

Ces captures entraînent des mortalités directes par noyades ou traumatisme et des mortalités différées qui concernent les
individus capturés vivants, mais relâchés en état d’affaiblissement physiologique ou présentant des blessures
occasionnées par la capture.

Sites concernés : Tous les sites

Menace 4 : Le développement du trafic maritime de plaisance

Description :

Le développement ces dernières années du trafic maritime et l’amélioration des technologies qui permettent aux navires
d’atteindre des vitesses de plus en plus élevées constitue également une menace qui ne concerne plus exclusivement les
grands cétacés.
Ceci vaut pour le transport maritime à grande vitesse proprement dit, de frêt et de passagers, mais aussi pour la plaisance.
Dans certaines zones, l'intensité du trafic de plaisance de bateaux rapides est telle qu'elle peut rendre difficile l'évitement
des navires par les Grands dauphins.
Les compétitions de bateaux “off-shore” navigant à de très grandes vitesses, dont certains projets ont vu le jour ces deux
dernières années en Corse, constituent également un risque considérable pour les Grands dauphins, notamment durant les
périodes sensibles de mise bas et d'élevage des jeunes.

Impacts sur l’espèce :

Dérangement, pollution sonore, collision entraînant la mort des individus, blessures par les hélices.

Sites concernés : Tous les sites

Menace 5 : La pollution sonore sous-marine.

Description :

La forte fréquentation des zones côtière par les bateaux de plaisance comme nous l’avons décrit dans le paragraphe
précédent se traduit par une forte pollution sonore. L’augmentation des nuisances sonores est considérable en été, les
bateaux sont équipés de moteurs de plus en plus puissants. A titre d’exemple un moteur de 90 chevaux a un niveau sonore
situé entre 94 et 102 décibel, cela correspond au seuil de fatigue auditive pour l’homme (niveau sonore équivalent à une
usine très bruyante).
Pour autant, la pollution sonore sous-marine n'est pas assez connue et doit être mieux étudiée.

Impacts sur l’espèce :

La pollution sonore sous-marine, peut agir sur certains comportements vitaux des cétacés en interférant avec leurs
systèmes de communication inter-individus, et de perception de l’environnement, fondés sur l'acoustique.

Sites concernés :

Tous les sites, et particulièrement les secteurs très fréquentés par les plaisanciers et compagnies de promenades en mer,
zones à forte valeur patrimoniale, paysagère et écologique comme les Bouches de Bonifacio ou la Presqu’île de Scandola.
Menace 6 : le développement incontrôlé du tourisme d'observation des cétacés.

Description :

On assiste à un développement rapide des activités touristiques en mer avec l’apparition récente du tourisme
d’observation des baleines et dauphins.
Cette activité peut être positive en terme de conservation des populations de cétacés (prise de conscience du grand public,
sources de retombées économiques, aide à la recherche scientifique), mais elle comporte aussi des aspects négatifs si elle
se développe sans contrôle ni planification. C'est cette tendance qui se manifeste dans certaines zones à fort trafic de
navires de plaisance (Zones d'application du Life Linda en particulier), où l'on observe le développement d'un "whale-
watching" opportuniste non encadré, ignorant des règles permettant de minimiser l'impact sur les animaux.

Impacts sur l’espèce :

Les effets négatifs concernent le harcèlement et le dérangement des animaux en période de reproduction et d’alimentation
en particulier.
Les gardes de la réserve Naturelle de Scandola ont observé des comportements de plaisanciers qui affectaient les groupes
de dauphins : dès que des animaux sont repérés les plaisanciers (jusqu'à plusieurs dizaines de bateaux) se regroupent
autours d’eux et le groupe de dauphins se scinde en de nombreuses sous unités. Leurs comportements sont donc modifiés
et la vie sociale du groupe de dauphins est affectée.


Sites concernés : Tous les sites

Menace 7 : La pollution chimique.

Description :

La pollution, souvent véhiculée par les eaux venant de zones urbanisées et industrialisées, est de plus en plus désignée
comme un facteur grave agissant sur le moyen ou le long terme.
Plusieurs équipes scientifiques du pourtour méditerranéen travaillent sur l’analyse des concentrations de contaminants,
notamment organochlorés ou de type métaux lourds, trouvés dans les cadavres ou mesurés par biopsies chez des cétacés.
C’est le cas en Algérie, en Croatie, en Espagne, en France, en Israël et en Italie. Des données récentes montrent que les
concentrations de contaminants chimiques de type organochlorés ou métaux lourds établies chez des cétacés en
Méditerranée sont supérieures à celles trouvées dans des populations atlantiques.
Le phénomène de bio-accumulation des contaminants toxiques chez les cétacés s’amplifie au fur et à mesure que les
animaux se nourrissent à des niveaux élevés de la chaîne alimentaire et le Tursiops, au sommet de la chaîne alimentaire
marine, est donc exposé aux plus fortes concentrations de contaminants.

Les composés chimiques organochlorés sont notamment représentés par les polychlorobiphényls (PCB), le DDT
(dichloro-diphényl-tricloréthane, puissant insecticide), les solvants, les gaz de type CFC (chlorofluorocarbone) et les
plastiques de type PVC (polyvinyl chloride). La plupart des composés organochlorés sont peu solubles dans l’eau mais
s’accumulent facilement dans la graisse des organismes vivants.
D’une manière générale, les taux de composés organochlorés relevés chez les cétacés semblent plus élevés pour les
espèces côtières exposées à des concentrations plus fortes. Cependant, les espèces vivant plus au large sont également
concernées.

Les taux de métaux lourds éminemment toxiques (cadmium, Plomb, zinc, mercure) dans les tissus d’animaux échoués se
sont aussi avérés très élevés et des atteintes profondes aux tissus en relation avec ces produits ont été mises en évidence.

L’Université de Corse mentionne notamment la présence de plomb dans tous les viscères des animaux échoués étudiés, à
des taux comparables à ceux pouvant provoquer le saturnisme chez l’homme ; Les travaux révèlent une très forte
augmentation de ces taux en 20 ans : environ 100 fois plus de cadmium dans les reins, et 5 à 500 fois plus de plomb,
suivant les organes analysés.

Par ailleurs, l’afflux touristique saisonnier entraîne une augmentation des effluents qui ne sont pas traités correctement
par des équipements sous-dimensionnés. Souvent les capacités de traitement des stations d’épuration sont dépassées, les
effluents sortent donc mal traités, et il y a parfois même des surverses. Cette pollution atteint les côtes et a un impact
(augmentation de la turbidité, augmentation de la charge bactérienne terrigène…) sur les écosystèmes côtiers dont
dépendent les groupes de Grands dauphins.

De la même façon l’augmentation de l’activité de plaisance pendant la saison estivale se traduit dans les ports, et dans une
moindre mesure en mer, par une augmentation de la pollution par les hydrocarbures. Les pleins d’essence sont réalisés
tout au long de la journée par les plaisanciers, avec les fuites et les pertes que cela occasionne et qui entraînent la
formation de véritables nappes d’hydrocarbures dans les ports, tandis que l'augmentation du trafic en mer génère une
pollution par le biais des échappements et des rejets de cale.

Impacts sur l’espèce :
Les conséquences sur la santé des animaux sont encore mal connues, mais il est avéré que des taux d’accumulation très
élevés peuvent, sinon être la cause directe de mortalités importantes, du moins affecter gravement les capacités
immunitaires et reproductrices des cétacés : atrophie des gonades, intoxication des nouveau-nés, fragilité du système
immunitaire favorisant les épizooties.
La présence dans les tissus de mammifères marins de composés organochlorés à des concentrations supérieures à 100
mg/kg de biomasse a été associée à l’apparition d’anomalies de reproduction chez ces animaux. La présence de mercure
dans les tissus des cétacés a également des impacts sur les systèmes nerveux et immunitaire des animaux contaminés. Il
est actuellement reconnu que les taux de composés organochlorés relevés dans les tissus des cétacés atteignent des
niveaux connus pour être la cause de sérieux dommages neurologiques chez l’homme (affaiblissement du système
immunitaire et modification des taux d’hormones thyroïdiennes).
Les composés à base de métaux présents dans les peintures pour bateaux posent également un réel problème puisqu’ils
provoquent chez les cétacés des troubles du développement des organes reproducteurs et interfèrent directement avec le
processus de la reproduction chez les animaux adultes. Ils interfèrent également avec le thymus, affaiblissant les capacités
de défense des animaux face aux infections.


Sites concernés : Tous les sites

Menace 8 : Les déchets flottants

Description :

Selon les calculs de l’IFREMER (Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer) 175 millions de débris
reposeraient sur le plateau continental nord-ouest du bassin méditerranéen nord occidental.
Ces rejets ont de nombreuses origines mais sont aussi le fait du développement d’une plaisance mal contrôlée et mal
informée sur les conséquences de tels rejets. La pollution par les macro-déchets augmente particulièrement en été non
seulement à cause de l’augmentation des rejets directs en mer par les plaisanciers mais aussi par l’augmentation de
l’apport dans les décharges à ciel ouvert. Les déchets accumulés dans ces décharges sans autres forme de traitements sont
parfois remis en circulation par les phénomènes éoliens. Il a été observé que de nombreux déchets de la décharge de Porto
se retrouvaient au large dans le Golfe suite à des coups de vent.

Impacts sur l’espèce :

Parmi ces rejets, les débris et autres matières persistantes en suspension, sont ingérées par les mammifères marins, ils
constituent une menace et peuvent avoir des effets létaux directs par étouffement, occlusions, perforations intestinales... .

Sites concernés : Tous les sites
                                                                                             LIFE-Nature 2003-12

                PRECEDENTS EFFORTS DE CONSERVATION SUR LES SITES CONCERNES


Il n’y a pas eu de précédents efforts de conservation pour cette espèce en particulier sur les sites concernés. En
revanche les pSIC sur lesquels le projet prévoit d’opérer sont dans des entités déjà protégées pour certains,
dont la description sommaire est présentée ci-dessous. En effet les pSIC des Iles Lavezzi /Bonifacio/ Plateau
de Pertusato et celui des Iles Cerbicales et Frange littorale sont dans le périmètre de la Réserve Naturelle des
Bouches de Bonifacio, et bénéficient par endroits d’une protection renforcée. Le pSIC Porto/Scandola/
Revellata/ Calvi est lui situé dans la zone de la façade maritime du Parc Naturel Régional de Corse et une
petite partie se situe sur le périmètre de la Réserve Naturelle de Scandola. Le pSIC des Agriates ne bénéficie
d’aucune autre mesure de protection ou de mise en valeur.

a) Concernant la réserve de Scandola

La réserve Naturelle de Scandola est gérée de façon continue depuis sa création et est un des espaces marins de
Méditerranée les plus étudiés par des équipes pluridisciplinaires. Ces travaux sont programmés par son comité
scientifique qui s’est réuni régulièrement depuis plus de 20 ans sous les présidences successives de MM R.
Molinier puis C.F. Boudouresque.
La réserve s'est dotée d’un plan de gestion validé par le CNPN en 1995 et s’est vue accorder le diplôme du
conseil de l’Europe renouvelé pour la deuxième fois en 2000.
En ce qui concerne les actions de conservation, celles-ci ont, dans un premier temps, été orientées vers la
connaissance et l’inventaire du milieu marin. L’activité scientifique et de gestion s’est axée depuis une dizaine
d’années sur des actions de gestion liées à la conservation d’espèces et d’habitats remarquables :
       Herbier à Posidonie (limitation et interdiction dans certaines zones du mouillage)
       Bio formation de l’étage médio littoral (interdiction de débarquement), etc
La réserve possède 2 bateaux
Le nombre de personnes employées s’élève à 2 agents permanents, 1 agent à 50%, 1 emploi-jeune et 2
saisonniers.
Le Directeur du PNRC est également Directeur de la Réserve.

b) concernant la Réserve Naturelle des Bouche de Bonifacio (RNBB)

Il s’agit d’une réserve de 80 000 ha, employant 24 personnes (renforcées par 9 saisonniers en été) pour le seul
service Parc marin International de l'Office de l'Environnement de la Corse.

La RNBB possède 8 bateaux.

La cellule de suivi scientifique a mené 26 programmes pendant la période de septembre 2001 à août
2002 : 12 programmes sur le domaine terrestre de la Réserve naturelle, 1 sur la frange intertidale, 9 sur le
milieu marin et 4 sur les activités humaines.

Ces programmes abordent la conservation des espèces (évaluation des effectifs de Puffins, de Cormorans, de
Patelle géante, de Mérous ; opération de dératisation en faveur du Puffin, évaluation de l’impact de la chasse
sous-marine). Ils concernent également le suivi des activités humaines (fréquentation des Lavezzi depuis
1991)

Le plan de gestion de la réserve est en cours de finalisation (2003).

Elle travaille en partenariat avec :
-   des associations et administrations locales (Communes de Bonifacio, Porto-Vecchio, Pianottoli,
    DIREN, Collectivité territoriale de Corse…),

-   d’autres espaces protégés (Réseau « Réserves naturelles de France », Parc national de l'archipel de la
    Madallena, PNRC, RN Finochiarella, Conservatoire du littoral en Corse…)

-   des scientifiques (Universités d'Aix-Marseille, de Montpellier, de Sassari, de Corte, Conseil
    scientifique RNF, INRA, BRGM, IFREMER, Groupe d'Etude du Mérou),

-   des organismes internationaux ( Parc national de l'archipel de la Madallena, Région Sardaigne,
    Province de Sassari, Ministère de l'Environnement du Costa Rica…),

-   des médias (France 3, TF1, Presse locale, Mer et Littoral, Editions Dakota, M6, Jmprod)
                                 CONTEXTE SOCIO-ECONOMIQUE DU PROJET

Deux des trois zones d’étude bénéficient de statuts de protection différents (Réserve Naturelle, Parc Naturel Régional)
tandis que la zone des Agriates n’est pas classée. Ces disparités se traduisent également dans la disponibilité des données
socio-économiques qui n'existent pas pour la zone des Agriates.
I- Le contexte socioéconomique dans la micro région des Bouches de Bonifacio.

1-La pêche.

Au total, il semble que 46 bateaux évoluent dans la zone de la RNBB (dont 19 ont des accords de coopération avec
l’OEC). Mais il faut aussi compter un effort de pêche non négligeable qu’exercent plusieurs bateaux, en provenance de la
région de Propriano, dans la partie occidentale de la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio. De même, plusieurs
bateaux de pêche de la région de Solenzara descendent pêcher dans la partie orientale de la Réserve Naturelle.

Dans la Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio, la pêche se pratique au moyen de trois types d’engins :
-engin passif : le filet trémail,
-engin actif : le chalut benthique à panneaux,
-engin attractif : la palangre.

La saison de pêche dans les Bouches de Bonifacio s’étend habituellement du début du mois d’avril jusqu’en octobre.

Jusqu’à la fin du mois de juin, l’emploi des filets à poisson prédomine. Puis, à partir du mois de juillet, l’utilisation des
filets à langouste devient de plus en plus importante. En hiver, certains pêcheurs changent d’activité et se tournent vers la
récolte des oursins : Paracentrotus lividus.

Le rendement moyen journalier par bateau est évalué à 51,84 kg ( = 11,16) à Sant’Amanza, 36,21 kg ( = 12,04) à
Bonifacio, 32,06 kg ( = 15,71) à Pianottoli et de 25,59 kg ( = 13,39) à Piantarella. En considérant les 4 ports réunis, le
rendement journalier moyen par bateau est de 36,42 kg ( = 11,16).

La production des 4 ports réunis, toutes espèces confondues, du 1 er mai au 10 août est estimée à environ 44 707 kg ( =
1291).

L’activité F24H (filets calés 24 heures) contribue à la majorité de l’effort de pêche puisqu’elle représente environ
58 % des pièces calées.

Malgré la progression de l’activité F24H, on peut noter que le mode F12H n’est pas complètement abandonnée puisqu’il
représente cette année 14 % des pièces calées. Le pourcentage de F12H était de 23 % en 1993 dans le secteur des Lavezzi
(CULIOLI, 1994). La diminution de cette activité a donc été minime au cours des 7 dernières années.

La pêche a conservé un caractère purement artisanal (techniques et matériel anciens, marchés quotidiens et locaux).

Il semble important de souligner le fait que la pêche en Corse souffre aujourd’hui de plusieurs facteurs "handicapants" :
gestion des ressources halieutiques (surexploitation et raréfaction de certaines espèces), charges sociales particulièrement
lourdes, difficultés de recrutement des marins besoin de renouvellement de la flottille de pêche. L’aquaculture est quand à
elle représentée à l’extrême–sud de la Corse par les fermes marines de Sant’Amanza et de Pianottoli.

2- activités touristiques
A l’image de l’économie globale du territoire, l’extrême sud s’est radicalement tourné vers le tourisme dans les trois
dernières décennies, renforçant par-là même l’importance des activités connexe qu’il engendre.
La région de Porto-Vecchio/ Bonifacio est la plus fréquentée par les touristes. Elle représente 20% de la fréquentation
touristique totale de la Corse, soit 4 800 000 nuitées et l’équivalent annuel de 13 100 habitants supplémentaires.
Cette fréquentation masque une concentration temporelle encore plus accentuée à Porto-Vecchio que dans les autres
régions, les Italiens, proches, étant très présents (33% des séjours). Elle enregistre 2,5 millions de nuitées annuelle soit
11% de la fréquentation totale. Bonifacio, quant à elle est la cinquième commune touristique de Corse (9% de la
fréquentation totale). La capacité d’accueil des hôtels, villages de vacances et campings de la micro région concernée est
d’environ 16 000 personnes.
Sur les 31 000 escales de bateaux de plaisance enregistrées en 1991 dans les ports de Corse du Sud, 10 473 concernent le
port de Bonifacio et 6 727 celui de Porto-Vecchio.

On remarque également que l’offre de location est en pleine expansion dans l’extrême sud de la Corse et est dominée
par une dizaine de petites sociétés de particuliers gérant une flotte de 5 à 10 bateaux. Ce sont les sites les plus sensibles
qui sont les plus exposés. Sur les photos réalisées le long des côtes corse par Le Ministère du tourisme le 13 août 1993,
sur les 1916 bateaux recensés 347 étaient dans l’Archipel des Lavezzi, ce qui représente 1700 plaisanciers.

Le trafic aérien est principalement assuré par l’aéroport de Figari. Il demeure au 2/3 touristique et à 90% national. En
1993 il y a eu 227 000 passagers.

Le trafic maritime se répartit essentiellement sur les ports de Bonifacio et Porto-Vecchio (285 362 passagers en 1992).
Les clientèles maritimes sont partagées : 62% de touristes, 20% de résidents et 18% d’excursionnistes. Le trafic est
concentré en pleine saison, mais il tend a augmenter d’avril à Juillet et en septembre. Le port de Bonifacio a doublé sa
capacité d’accueil, c’est le second site portuaire corse derrière Ajaccio par le nombre d’anneaux : 768. Le port de Porto-
Vecchio en compte quant à lui 540.

Les professionnels de la plaisance sont au nombre de 12 à Porto-Vecchio et 9 à Bonifacio.

L’été, 15 à 20 clubs de plongée fréquentent l’extrême sud de la Corse.

II-Le contexte socioéconomique de la micro région que borde la façade maritime du Parc
Naturel régional Corse (sources Plan de gestion de la Réserve Naturelle de Scandola de 1994).

1-   La pêche
La réglementation de la réserve a permis le maintien d'une activité de pêche professionnelle dans une grande partie de son
domaine maritime. Chaque année les pêcheurs professionnels regroupés dans les prud'hommies d'Ajaccio et de Calvi font
une demande de dérogation auprès de l'administration des affaires maritimes. En 1992 le nombre de dérogations était de 9
dérogations permanentes (5 de la prud’homie d'Ajaccio et 4 de la prud’homie de Calvi), ils exercent leur activité depuis
les ports de Galeria et de Girolata et dans une moindre mesure de Portu. Une liste supplémentaire (29 dérogations
temporaires toutes de la prud’homie d'Ajaccio) est en vigueur depuis 1992. Ces derniers peuvent bénéficier
d'autorisations de pêche ponctuelles délivrées par la réserve en fonction de l'importance de la pression de pêche. En effet,
l'activité de pêche professionnelle artisanale a été considérée initialement comme pouvant être un outil de gestion de la
ressource halieutique et de maintien des équilibres trophiques : les prédateurs naturels de fin de chaîne ayant disparu (le
phoque moine) ou en nette régression.

Le contrôle de cette activité, prévu par le système de dérogation, s'avère difficile à mettre en œuvre :
-la réglementation qui limitait la puissance des navires (50 chevaux) a été remplacée par une limitation du nombre de
pièces calées à 50, ce qui peut représenter pour certains pêcheurs une longueur de 3 à 5 kilomètres de filets.
-les seuls engins autorisés (filets) ne sont pas sélectifs et la façon dont ils sont mis en œuvre peut nuire gravement à
l'intégrité de la réserve
-les demandes de dérogation sont de plus en plus nombreuses ce qui va à l'encontre du soucis de gestion et de
rationalisation.

Les espaces protégés marins provoquent la convoitise de nombreux pêcheurs non professionnels. Ils peuvent être de
simples plaisanciers pêchant à la ligne de leur bateau pour tromper l'ennui, mais aussi de redoutables braconniers exerçant
la pêche sous-marine parfois à des fins lucratives. Ces derniers sévissent en grand nombre dans cette région reculée et
certains assouvissent cette passion au mépris de toute réglementation utilisant parfois des moyens prohibés (le scaphandre
autonome par exemple).


2- Activités touristiques

La plaisance s'est considérablement développée ces dernières années. Cette évolution générale au niveau du bassin
méditerranéen, connaît en Balagne une résonance particulière du fait de la proximité de la côte d'azur mais aussi de la
notoriété du site, les différents types de classements n'étant pas étrangers à ce phénomène.(golfe de Girolata et de Portu,
réserve de Scandola). Le récent développement de nombreuses activités nautiques, aquatiques ou sous marines
concerne aussi la réserve (le jet ski, la plongée en apnée, le ski nautique, le kayak de mer...).
Bien que ces activités soient encore peu développées dans la réserve il convient de rester vigilant car la conservation de
l'intégrité du site conditionne tous les travaux qui peuvent être effectués en aval.

Du point de vue de la navigation la réserve est un bon abri surtout par vent de sud-ouest et est signalée sur les cartes
marines comme un bon mouillage ; cependant son relatif isolement et sa réglementation restrictive permettent de limiter
sa fréquentation à la période estivale.

Les activités commerciales sont interdites sur le domaine terrestre de la réserve mais se sont considérablement accrues
en mer. Les premières visites commerciales importantes remontent à 1975 avec la mise en service de la vedette
Revellatta.
Ces dernières années, on a pu assister à une augmentation significative de la capacité et du nombre des vedettes de visite,
avec un total de 8 vedettes pour une capacité totale de 1171 passagers.

Pendant l'été, quand les conditions météorologiques sont favorables, 5 à 6 vedettes effectuent pour certaines jusqu'à 2
visites quotidiennes. La réserve est devenue depuis quelques années un produit d'appel. Dans le golfe de Portu des
petites entreprises de location de bateaux se sont installées (au nombre de 4 en 1993).
Les espaces protégés sont devenus très attractifs et font l'objet de promotions commerciales de plus en plus fortes.
Au cours de ces 10 dernières années, la réserve et la façade maritime du Parc Naturel Régional ont vu leur fréquentation
augmenter par l'accroissement souvent anarchique des vedettes de visite.

Le trafic maritime (passagers) se répartit essentiellement sur le port de Calvi avec 264 000 passagers en 2002. Les ports
de l'ile rousse (185 000 passagers en 2002) et d'Ajaccio (746 000 passagers en 2002) sont plus lointain de notre zone.

Le trafic aérien est principalement assuré par l’aéroport de Calvi qui a accueilli 265 000 passagers en 2002.

REMARQUES :

         Les données qui sont présentées ici datent de 1994 ou 1996, l’évolution des perturbations et pollutions des ces
milieux est en très forte augmentation : une augmentation de la fréquentation, donc une augmentation des
pollutions liées à cette fréquentation et une augmentation du dérangement des espèces, ainsi qu’une augmentation
de la pression de pêche.
         Les gardes de la Réserve Naturelle de Scandola nous ont par ailleurs fait part du développement de Whale-
watching non organisé.
         Du fait du très grand nombre de bateaux sur la zone dès qu’un Cétacé est aperçu les plaisanciers se regroupent
tous autours des animaux et ont parfois un comportement de harcèlement envers les animaux (suivi proche, séparation des
groupes en sous entités…)
                                                                                                      LIFE-Nature 2003-13

                                 DESCRIPTION GENERALE DE L’ESPECE VISEE

Nom de l’espèce :
Tursiops truncatus, Grand dauphin, Bottlenose dolphin
Ecologie de l’espèce :

Les grands dauphins Tursiops truncatus sont essentiellement grégaires. Ils exploitent une grande variété de milieux,
baies, lagons, estuaires et plus largement toutes les zones côtières marines de moins de 200 mètres de profondeur, mais ils
sont aussi bien observés au large.
Les zones de passage entre la haute mer et la côte sont des zones très fréquentées par cette espèce. Les habitats de
l’annexe I susceptibles d’être concernés sont les estuaires (1130-Cor. 13-2), les lagunes (1150-Cor.21) et les grandes
criques et baies peu profondes (1160).

Cette espèce prédatrice montre une grande capacité d’adaptation aux fluctuations du type et de la quantité des proies et
son spectre alimentaire est particulièrement large.
 Elle se nourrit essentiellement de poissons benthiques comme les sparidés, les rougets, les mulets, mais peut également
consommer des calmars. Chez les individus vivants plus au large, le spectre alimentaire est décalé vers des espèces plus
pélagiques.

Les Grands dauphins ont appris à utiliser les moyens de pêche mis en œuvre par l’homme, soit qu’ils profitent des
rassemblements de poissons encerclés par les filets, soit qu’ils aillent directement se nourrir dans les filets en
occasionnant alors des déchirures. Ils sont mentionnés comme faisant des plongées sur les filets calés et il semblerait
même qu’ils se nourrissent de poissons chalutés, allant parfois jusqu’à déchirer la poche. La consommation de poissons
peut représenter 3 à 7% du poids de son corps soit une ration quotidienne de plus d’une dizaine de kilos.

En Méditerranée, les Grands Dauphins se rencontrent généralement en groupes de moins de 20 individus ; mais à
certaines périodes de l’année, des bandes de plusieurs dizaines d’individus peuvent être observées (une centaine
d’individus entre Algésiras et Tanger en août 1983, une cinquantaine d’individus au large du Cap Corse en juillet 1992).
Ces rassemblements sont temporaires et pourraient être liés à la présence de nourriture sur une zone donnée, ou au
regroupement de plusieurs groupes, par exemple ceux en état de se reproduire.
On observe également des individus solitaires et familiers, dit « dauphins ambassadeurs », fréquentant une zone côtière
pendant plusieurs années de leur vie. Son régime alimentaire mixte et son habitat côtier permettent d’observer Tursiops
truncatus en toute saison en Méditerranée occidentale. La période de reproduction de cette espèce s’étale du printemps à
l’automne

Distribution générale de l’espèce à l’échelle européenne et nationale et tendance de la population :

Le Grand Dauphin a une distribution mondiale, des eaux tropicales aux eaux tempérées. L’espèce est présente en
Atlantique nord orientale, depuis l’Islande jusqu’aux Iles du Cap Vert, dans la Mer du Nord, la Manche, la Mer Noire et
sur l’ensemble des côtes méditerranéennes, où les populations les plus abondantes sont situées autour des grandes îles du
bassin occidental (Corse, Sardaigne, Baléares), sur la côte est de Tunisie, autour de Lampedusa et Malte, et dans le nord
de l’Adriatique.

Le long des côtes françaises de la Manche et de l’Atlantique, des groupes côtiers ont été identifiés dans 5 sites : le sud de
la Manche, les Iles d’Iroise, le Golfe du Morbihan et l’estuaire de la Vilaine, le Pertuis Charentais et le Bassin
d’Arcachon.
En Méditerranée française continentale, il n’existe pas de groupes côtiers résidents comme en Atlantique, mais des
groupes d’individus sont régulièrement observés sur la côte continentale, autour des Iles d’Hyères, de l’Archipel de Riou
et le long de la côte Vermeille.
 En Corse, des communautés sont présentes tout autour de l’île. Le déplacement d’individus entre les communautés
corses et continentales a été observé. La distribution de ces espèces est souvent liée à une combinaison de facteurs
pouvant agir comme des contraintes climatiques, alimentaires ou de reproduction.

La population mondiale de Grands Dauphins Tursiops truncatus est considérée comme insuffisamment connue par
l'UICN. Peu d'estimations de populations ont été réalisées dans le monde, et elles ne concernent habituellement que des
régions très localisées.
L’espèce n’est pas considérée comme menacée à l’échelle mondiale, mais localement, de nombreuses populations sont
menacées d’extinction.
En Méditerranée, le Grand Dauphin était considéré comme commun au début du siècle, puis s’est particulièrement raréfié
au cours des années 50, en France comme dans d’autres pays du bassin nord occidental. Depuis le début des années 1990,
les observations de Grand Dauphin, parfois accompagnés de jeunes, augmentent.
         En Corse, une population de 2000 individus était recensée en 1977 alors que le comptage estival des dernières
années révèle des populations à un niveau très bas, moins de 200 individus.
         Deux campagnes de prospections ont été réalisées en Méditerranée occidentale autour de la Corse en 1993 soit
un peu plus de 120 individus et en 1994 soit entre 80 et 100 individus. 10 groupes d’individus ont été recensés.
         Les troupeaux sont également moins abondants : jusqu’à 30 Tursiops pouvaient être observés jusqu’aux années
70, une dizaine est aujourd’hui un plafond rarement atteint. La tendance en matière d’échouages est à la hausse.

Le Grand dauphin a été l'objet de la première mission scientifique organisée dans le cadre du projet Cap Ligures en 2000.
Un recensement de l'espèce a été réalisé sur l'ensemble du sanctuaire (y compris les parties monégasques et italiennes)
ainsi que dans le Golfe du Lion. Ce recensement constitue le point zéro de l'effectif de cette espèce à la création du
sanctuaire pour la protection des mammifères marins en Méditerranée.
Sur la base de ce recensement, dont les principaux résultats de ce travail sont résumé ci-après, le site des Agriates inclus
dans le projet LINDA a été proposé comme pZIC.

Principaux résultats et conclusions du recensement du Grand dauphin – Programme Cap Ligures
2000 :

424 à 515 Grands dauphins ont été recensés, avec des zones particulièrement riches en Corse et dans le Golfe du
Lion.

Deux zones accueillent à elles seules plus de 85 % des animaux rencontrés, soit près de 200 individus chacune : la Corse,
et le Golfe du Lion. Entre ces deux entités, les animaux sont rares le long des côtes continentales, et semblent surtout
fréquenter les parages des îles d’Hyères et ceux de La Spezia. Chacune des deux zones d’importance fait elle-même
apparaître des points de plus fortes concentrations : la côte occidentale de Corse, et en particulier son secteur Agriates -
Cap Corse qui regroupe plus d’un quart de la population totale, et les portions nord-est et sud du Golfe du Lion.
La population corse est importante, avec un effectif total compris entre 198 et 242 individus. Cette évaluation,
comparée à celle qu’avait réalisé le GECEM en 1993, dénote une stabilité certaine de cette population.
Le taux de reproduction de cette population obtenu en Corse se situe entre 3,79 % et 3,93 %). Ces deux éléments
confirment la tendance à la reconquête de cet espace par l’espèce observée depuis une quinzaine d’années.

La taille des groupes de Grands dauphins est plus importante dans le Golfe du Lion (moyenne 18,5) qu’en Corse (9,2).

Ces groupes ne s’éloignent guère des côtes, notamment en Corse. Ils fréquentent le plus souvent des profondeurs
comprises entre 40 et 80 mètres en Corse, 80 à 150 mètres dans le Golfe du Lion. En Corse, les groupes de Grands
dauphins montrent une grande fidélité au domaine qu’ils exploitent préférentiellement. Sur la zone des Agriates par
exemple, 73% des animaux observés à la mi-juillet l’ont été à nouveau un mois plus tard, et un individu y a été observé
tous les étés depuis 1993. Mais la photo-identification a également démontré que les Grands dauphins étaient capables de
déplacements de grande envergure : entre la Corse et le continent, d’un bout à l’autre du Golfe du Lion, ou plus
modestement sur quelques dizaines de milles le long de la côte occidentale corse.

Les résultats de ce recensement - le premier réalisé sur la quasi totalité du sanctuaire - sont plutôt positifs quant à l’état
des populations dont les effectifs se maintiennent ou progressent. La taille réduite de ces populations est cependant un
facteur de fragilité qui justifie une attention particulière.

La population visée et d’environ 50 à 80% de la population de Grands dauphins corse (recensement 2000), le projet
couvrant les zones les plus fréquentées par l'espèce.

Principales menaces pour la population visée :

Toutes les menaces listées en fiche 11 ne sont pas abordées par le LIFE LINDA, qui se concentre sur les menaces
suivantes :

Menace 1 : Agression volontaire par les pêcheurs
Menace 3 : Captures et mortalités accidentelle liées à la pêche
Menace 4 : Développement du trafic maritime de plaisance
Menace 5 : Pollution sonore sous-marine.
Menace 6 : Développement incontrôlé du tourisme d'observation des cétacés
Menace 8 : Déchets flottants.

Mesures de conservation déjà entreprises ou proposées pour cette espèce au niveau communautaire ou national :

A- Statut de protection de l’espèce

1-Textes français.

          L’ Arrêté du 20 octobre 1970 interdit la destruction, la poursuite, ou la capture, par quelque procédé que ce soit,
même sans intention de les tuer, les mammifères marins des la famille des delphinidés exception faite pour les opérations
scientifiques, et charge les Directeurs des Affaires Maritimes de l’exécution de cet arrêté.

          L’Arrêté du 27 juillet 1995 fixe la liste des mammifères marins protégés sur le territoire national. Il est interdit,
sur tout le territoire national, y compris la zone économique définie à l’article 1 de la loi du 16 juillet 1976 telle que
modifiée, et en tout temps, la destruction, la mutilation, la capture, l’enlèvement intentionnel, la naturalisation des
mammifères marins définis dans l’arrêté (c’est à dire toutes les espèces), ainsi que pour les individus vivants ou morts,
leur transport, leur colportage, leur utilisation, mise en vente ou achat.
2.Textes européens.

         Trusiops truncatus est considéré par les réglementations communautaires européennes. Cette espèce est en effet
cité dans l’annexe II de la Directive « Habitats » 92/43 du 21 mai 1992 sur la conservation des habitats naturel (faune
et flore) directement applicable en droit interne. Par ailleurs elle apparaît dans les règlements européens pour
l’approbation des conventions internationales comme le règlement CE 338/97, du 9 décembre 96 relatif à l’approbation
pour l’application de la convention de Washington (CITES)

3.Accords internationaux.

         La Convention de Washington (signée le 3 mars 1973) relative au commerce international, a pour objet de
protéger les espèces animales et végétales menacées d’extinction. La réglementation de leur commerce international est le
moyen adopté pour cette protection. Trusiops truncatus est en annexe I, ce qui confère le degré de protection le plus
rigoureux (toute forme de commerce interdite).

          La Convention de Bonn (19 juin 1979) sur les espèces migratrices appartenant à la faune sauvage. Elle a pour
but d'assurer la protection d'espèces migratrices dont le cycle biologique se déroule sur le territoire de pays différents. Les
pays ayant adhéré à cette convention doivent s'engager à protéger les espèces migratrices figurant en annexe I et en
interdire le prélèvement sur leur territoire.
Quant aux espèces listées en annexe II, elles doivent faire l'objet d'accords internationaux visant à assurer leur
conservation. Trois espèces de cétacés considérées comme fréquentes en Méditerranée et visées par le projet sont
concernées par cette annexe.

          Convention de Barcelone et protocoles (16 février 1976) : Relative à la protection de la mer Méditerranée
contre la pollution.
Le protocole relatif aux aires spécialement protégées de Méditerranée intègre en particulier la notion de développement
durable tout en préconisant la conservation de la biodiversité au sein d'Aires Spécialement Protégées d'Intérêt
Méditerranéen (ASPIM).
Le protocole comprend en annexe une liste d'espèces animales considérées comme menacées ou en danger et qui doivent
faire l'objet de mesures de conservation et de protection. Cette liste complète celle annexée à la convention de Berne et
comprend les huit espèces de cétacés considérées comme fréquentes en Méditerranée.

        Plan d'action pour la conservation des cétacés en Méditerranée :
Ce plan a été adopté au Caire en octobre 1991 dans le cadre du Plan d'Action pour la Méditerranée. Le Centre d'Activités
Régionales/Aires Spécialement Protégées (CAR/ASP), basé à Tunis, a été chargé d'assurer la coordination des actions
prévues par le plan. Il fait état des principales recommandations visant à assurer la conservation des cétacés en
Méditerranée.

          La Convention de Berne (19 septembre 1979) sur la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel avec
l’établissement d’un réseau d’aires spécialement protégées, gérées par le Conseil de l’Europe dont l’annexe II a été
amendé en 1996, pour protéger en particulier les Cétacés.

         Accord sur la conservation des cétacés de la mer Noire, de la Méditerranée et de la zone atlantique
(ACCROBAMS) adjacente signé le 24 novembre 1996.
         Cet accord n’a pas encore été ratifié par la France et ne s’impose pas encore en droit interne.
Signé par onze Etats riverains de Méditerranée le 24 novembre 1996 (dont la France et l'Italie), cet accord fait suite à une
volonté des Etats méditerranéens d'harmoniser les divers outils intergouvernementaux s'inscrivant dans une perspective
de protection de la biodiversité en Méditerranée, initiée par la convention de Barcelone. Le processus d'élaboration de
l'accord proprement dit a été lancé dès 1985 dans le cadre de la convention de Berne, combinant ainsi la protection des
espèces menacées et la possibilité d'agir sur les milieux par la mise en place d'Aires Spécialement Protégées d'Intérêt
Méditerranéen telles que définies dans le protocole de juin 1995 de la convention de Barcelone.
         Cette harmonisation s'est poursuivie par l'inscription des espèces méditerranéennes les plus sensibles dans les
annexes de la convention de Berne.
         Cet accord est primordial pour la protection des cétacés en Méditerranée dans la mesure ou bon nombre d'Etats
riverains ne disposent pas d'une législation adéquate.
         Le champ taxinomique de l'accord concerne toutes les espèces de Cétacés présentes dans la zone identifiée, à
savoir les eaux maritimes de la mer Noire et de la Méditerranée, et les eaux intérieures qui y sont reliées ou qui relient ces
eaux maritimes, ainsi que la zone atlantique adjacente à la Méditerranée, située à l'ouest du détroit de Gibraltar.

         Accord RAMOGE : Il concerne la protection des eaux du littoral méditerranéen.
         Cet accord, passé entre les états français, italien et monégasque, prévoit la mise en place d'une commission
chargée d'examiner tout problème d'intérêt commun relatif à la pollution des eaux, de susciter une concertation des
services administratifs compétents dans la lutte contre la pollution des eaux littorales, de favoriser études, recherches,
échanges d'informations et rencontres d'experts dans le cadre d'une coopération scientifique, et de proposer toute mesure
de nature à protéger les eaux du littoral méditerranéen.

         Accord relatif à la création en Méditerranée d'un Sanctuaire pour les mammifères marins (Rome 1999).
         Cet accord définit les limites du Sanctuaire (mer de Ligure), propose une harmonisation entre les parties pour la
lutte contre les pollutions, pour l’observation touristique des cétacés ainsi que pour réglementer les compétitions d’engins
à moteurs rapides et propose un certain nombre de dispositions pour la mise en œuvre de programmes de recherche et de
campagnes de sensibilisation des usagers de la mer.
         Accord ratifié par la France en février 2002, et paru au journal officiel le 27 juillet 2002.

B- Actions menées sur Tursiops truncatus dans le cadre de projets européens.

1- Plans de gestion des Zones Spéciales de Conservation (ZSC) marines au Royaume Uni : (LIFE 96
NAT/UK/003055)


2. Projets de conservation de Carretta caretta et Tursiops truncatus dans les îles Canaries (LIFE97
NAT/E/004151).

3. Projet de conservation des Cétacés dans l’Archipel des îles de Madère. (LIFE 99 NAT/P/006432).


4- Protection des herbiers de posidonies dans les pSIC des Iles Baléares (LIFE 00 NAT/E/007303).

5- Conservation du Grand dauphin, du Marsouin commun et de la Tortue Caouane en Andalousie et
en Murcia (LIFE 2003 NAT/E/ 8610).

6- La prévention des captures de petits cétacés dans des chaluts pélagiques par des moyens
techniques ( Prevention of by-catch of small cetaceans in pelagic trawls by technical means ; Projet
de la Direction des Pêches DGXIV)
L’objectif est de modifier les chaluts pélagiques afin de prévenir les risques de captures accidentelles.
Les espèces impliquées sont Phocoena phocoena, Delphinus delphis et Lagenorhyncus albirostris.

7- Programme international pour la conservation des dauphins.

L’objectif est de contribuer à la réduction de la mortalité accessoire des dauphins due à la pêche au thon.

MESURE DE LA COMMUNAUTÉ
Décision du Conseil 1999/337/CE, du 26 avril 1999, relative à la signature par la Communauté européenne de
l'accord relatif au programme international pour la conservation des dauphins.
           Lien entre la proposition et d’autres fonds de L’Union Européenne.


Le projet LINDA contactera l'ensemble des porteurs des projets LIFE mentionnés ci avant. Les méthodologies employées
étant souvent différentes, il sera intéressant d'utiliser les principaux résultats des projets achevés et de monter un
programme CO-OP d'échange d'expérience entre ces différents projets marins.

Ce projet de programme LIFE Nature est en liaison avec un programme de recherche qui a eu lieu entre 1999 et 2001
nommé ADEPTS et qui a été financé par la Direction générale de la Recherche.

L’objet du programme ADEPTS était d’étudier les conditions des prédations des Grands dauphins dans les filets de pêche
et de tenter d’y remédier.

L'équipe de recherche en charge du projet comprenait acousticiens, biologiste et technologiste, provenant respectivement
du Royaume-Uni (Loughborough University), d'Italie (Aquastudio, Messine) et de France (Ifremer, Sète). Des pêcheurs
professionnels locaux, ainsi que deux étudiantes italiennes, ont activement participé aux travaux de terrain et à l'analyse
des données recueillies. Les observations ont été réalisées sur les côtes siciliennes, autour des ports de Favignana (îles
Aegates) et de Catania.

Des moyens acoustiques d'écoute et de transmission radio ont été mis au point et utilisés pour enregistrer, à partir
d'hydrophones immergés, les dauphins évoluant à proximité des filets en pêche. Des répulsifs acoustiques large bande et
de faible puissance (AQUAmark100TM), spécialement conçus, ont par ailleurs été fixés sur certains filets de pêche, pour
tester l'efficacité des sons émis sur le comportement des cétacés.

Seule une espèce de dauphin (Tursiops truncatus, Grand dauphin) a été reconnue responsable des dommages causés aux
filets (trémails et filets maillants), le nombre d'individus impliqués dans les interactions semblant limité. Les interactions
entre dauphins et filets de pêche culminent au printemps et sont moins nombreuses durant les mois d'été.
Autour de Favignana, les filets de pêche munis de répulsifs ont été épargnés par les dauphins en toutes saisons, tandis
que, dans la même zone, les filets non équipés étaient fréquemment attaqués. Autour de Catania, l'environnement marin
est constamment dégradé par les activités anthropiques (trafic maritime dense, pollution, effets acoustiques particuliers,
etc.); toutefois, les filets munis de répulsifs auraient là aussi subi moins de dommages de la part des dauphins, même si
ces résultats doivent être considérés comme provisoires.
A Favignana comme à Catania, les filets équipés de répulsifs acoustiques ont présenté des rendements moyens (en termes
de quantité et de diversité d'espèces de poisson capturées) plus élevés que les autres filets. Ceci laisse entendre d'une part
que la présence de dauphins évoluant autour des filets en pêche peut modifier le taux de capture courant de ceux-ci,
d'autre part que les sons émis par les répulsifs utilisés ne gênent pas les poissons, mollusques et crustacés. L'absence de
dommages aux filets munis de répulsifs contribue également à réduire les pertes économiques habituellement induites par
les interactions.

Les résultats positifs de ces essais ont été bien acceptés par les pêcheurs artisans siciliens impliqués dans l'étude, qui ont
souhaité à plusieurs reprises pouvoir disposer d'un plus grand nombre de répulsifs acoustiques durant la dernière partie
des tests.

Le projet LIFE LINDA propose donc, comme mesure opérationnelle de gestion des conflits entre pêcheurs et Tursiops,
d'effectuer une opération pilote de test des répulsifs, mais de tester aussi des techniques de pêches alternatives basées sur
les méthodes de pêche traditionnelle dans les zones du projet.
                    SECTION C :

              Objectif, actions et
              résultats attendus
                    visés.
                 Structure et
                 planification
                  du projet.

   Complétez uniquement les fiches adaptées à votre projet.

   Chaque fiche de cette section pouvant être rallongée, toutes les informations
    essentielles doivent y figurer.

   Chacune des actions décrites doit être reliée à une cible précise (ex : l’action
    1 portera sur le site «X» ou l’espèce «Y».

   Toute action sous-traitée devra être décrite aussi précisément que les
    actions directement exécutées par le bénéficiaire ou ses partenaires.
                                                                                                LIFE-Nature 2003-15
                                              DESCRIPTION DU PROJET


OBJECTIF DU PROJET :
Le projet LINDA vise à maintenir les populations de Grands dauphins en Corse dans un état de conservation favorable,
en garantissant une cohabitation harmonieuse entre les activités économiques et l'espèce. Il s'agira en particulier
d'associer les principaux acteurs de la gestion de l'environnement, les représentants socio-économiques, les populations
locales, et les touristes plaisanciers à une démarche de mise en place de pratiques durables pour les activités de pêche, de
nautisme et de whale-watching.



 n° et nom de la menace             Actions                                   Résultats attendus


                                      A2             - Qualification et quantification des interactions entre Grands
                                                     dauphins et filets de pêche
                                                     -établir une base de donnés fiable pour faciliter le processus de
                                                     concertation et la mise en place des actions C1 et C2

                                      C1             -mise en place de 100 répulsifs acoustiques
                                                     -évaluation de l’efficacité de répulsion des balises
                                                     -évaluation de l’impact des balises sur les captures.
                                                     -mise au point d’une technique de limitation de la prédation des
                                                     Grands dauphins dans les filets des pêcheurs.
                                                     -évaluation de l’impact des balises sur le comportement des Grands
                                                     dauphins.

                                      C2             -évaluer l’efficacité des pratiques de pêche traditionnelles pour
                                                     limiter la prédation des Grands dauphins dans les filets de pêche.
  Menace 1 : Agression                               -développer l’utilisation de ces pratiques alternatives par les
volontaire par les pêcheurs                          pêcheurs si elles s’avèrent efficaces (réduction de 15% des calées
  Menace 3 : Capture et                              de filet sur 24 h au profit d'un cycle de 12 H)
mortalité accidentelle liées
        à la pêche                    E1             -Instauration d’un dialogue constructif entre opérateurs du LIFE
                                                     LINDA est pêcheurs grâce à l’organisation de 3 réunions (1/an)
                                                     -coopération entre opérateurs du LIFE LINDA et pêcheurs
                                                     -réunions où l’information est effectivement échangée.
                                                     -informations et échanges sur les fonds IFOP, recommandations
                                                     d’orientation en faveur de la prise en compte des aspects
                                                     environnementaux

                                      E2             -Bulletins de liaison réguliers transmis à plus de 130 pêcheurs (via
                                                     les prud’homies) : 6 bulletins pendant la durée du projet.
                                                     -information régulière aux partenaires et aux professionnels de la
                                                     pêche.
                                                     -diffusion de l’information dans le milieu de la pêche
                                                     professionnelle
                                                     -information sur les fonds IFOP (nature, évolutions, possibilités
                                                     d’éligibilité, recommandations)
                              A1       -identification de l’impact d’une forte fréquentation sur le
                                       comportement des Grands dauphins..

                              D1       -suivi de la fréquentation nautique des pSIC (aux niveaux
                                       quantitatif et qualitatif)
                                       -développement de méthodes pour le contrôle et la régulation du
                                       trafic d’engins nautiques.
      Menace 4 :
                              A5       -élaboration de recommandations, qui seront ensuite (E3) traduites
Développement du trafic
                                       sous forme de plaquette et diffusées largement sur les zones
 maritime de plaisance
                                       d’application du LIFE LINDA et sur les zones adjacentes.
                                       - élaboration d’une charte du nautisme durable



                              E3       -Plaquette de recommandations largement diffusées (12 000
                                       personnes touchées grâce à la diffusion d’autant de plaquettes)
                                       -sensibilisation sur le terrain des usagers de la mer
                                       -action de sensibilisation auprès de 6000 élèves du primaire au
                                       lycée
      Menace 4 :
Développement du trafic     E5 et E6   -création d’une mallette pédagogique
 maritime de plaisance                 -sensibilisation forte des enfants par l’immersion dans le milieu
                                       naturel

                              E7       -prise de conscience de l’existence de populations de Grands
                                       dauphins à proximité des côtes corses, de leur fragilité et de la
                                       nécessité de les protéger.
                              A1       -établir l’influence des facteurs sonores sur la répartition des
                                       Grands dauphins le long du littoral corse.

                              A3       -spectrogramme de la pollution acoustique sous-marine générée par
                                       le trafic nautique.
                                       -évaluation du bruit sous-marin en relation avec l’intensité du trafic
  Menace 5 : Pollution                 nautique.
  sonore sous-marine
                              A5       -cahier de recommandations pour un nautisme respectueux de
                                       l’environnement et des espèces, établissement d’une charte du
                                       nautisme durable.

                              E3       -sensibilisation des usagers de la mer à un nautisme respectueux
                                       (respect des limitations de vitesse, des zones d’excusions…)
                              A4       -établir la situation de l’activité de Whale-watching
                                       (qualitativement et quantitativement)
                                       -mesurer l’impact du projet LIFE LINDA sur les comportements
                                       des pratiquants du whale-watching.

                              D2       -identification des pratiques en mer et leur importance
                                       - sensibilisation de plus de 50% des pratiquants opportunistes et
       Menace 6 :
                                       l’ensemble des opérateurs professionnels de whale-watching
Développement incontrôlé
                                       -protection des Grands dauphins face à des observateurs pas
du tourisme d’observation
                                       toujours respectueux des animaux
       des Cétacés.
                              E4       -prise de conscience des usagers de la mer (plus de 10 000
                                       personnes sensibilisées grâce à la diffusion d’autant de plaquettes)
                                       -modifications des comportements à l’approche des groupes de
                                       Grands dauphins
                                       -diffusion du message entre les usagers de la mer ainsi qu’une
                                       autorégulation des pratiques.
                              A5       -recommandations pour un nautisme respectueux de l’habitat des
  Menace 8 : Déchets
                                       Grands dauphins. Etablissement d’une charte du nautisme durable.
       flottants
                             E3       -sensibilisation des usagers de la mer à un nautisme respectueux de
                                      l’environnement (ne plus rejeter les déchets en mer…)
                          Actions E   -sensibilisation des professionnels (pêcheurs, opérateurs
                                      touristiques….) du grand public et de la population locale au
                                      problème de conservation du Grand dauphin sur les côtes corses,
                                      grâce à l’organisation de 12 conférences/débats.
Menace 1, 3, 4, 5, 6, 8
                                      -évolution des discours et des comportements en faveur de la
                                      conservation du Grand dauphin en Corse.

                                      - élaboration d’un plan d’action régional
                                                                                            LIFE-Nature 2003-16.1

                               DETAILS DES ACTIONS PROPOSEES

ACTION A 1:

Caractérisation de la population de Grand dauphin de Corse et de l'impact des activités humaines sur les
zones d’application du LIFE LINDA ; élaboration d’un plan d’action régional

Description :

Objectif : Il s’agit de caractériser la population de Grands dauphins fréquentant les zones d’application du LIFE
LINDA, ainsi que l'impact des activités humaines (Pêche, nautisme, whale-watching) sur cette population.

 L’action est constituée de 3 volets :
1 – Caractérisation de la population par des suivis réguliers, estivaux et hivernaux, des Grands dauphins dans le
but d’estimer la taille de la population corse de l’espèce, d’apprécier certains de ses paramètres démographiques
(taux de reproduction), de déterminer ses modalités d’exploitation du milieu (sédentarité- migrations-
déplacements, taille des groupes selon les phases d’activités, etc.), certains sites d’intérêt majeur pour l’espèce
(zone de repos, de chasse, de socialisation, etc.).
2 – Impact de la pollution sonore liée au trafic nautique par l'observation directe des perturbations (sous toutes
ses formes : fuite, changement de comportement, modification des comportements en cours, perturbation des
comportements normaux, etc.) des Grands dauphins, en corrélation avec la quantification et la qualification des
paramètres de l’environnement acoustique (Action A3) dans lequel évoluent les Grands dauphins.
3 – Enfin l'impact du whale-watching opportuniste sera également abordé par l'analyse comparé des
comportements des Grands dauphins quand ils sont soumis ou non à cette activité.

A l’issue de cette action, et grâce aux apports des autres actions du projets, un plan d’action régional pour le
grand dauphin sera proposé.

Méthode : Durant la totalité de la période d’étude, deux journées de travail en mer (ou «mission») seront
consacrées à cette action chaque mois et pour chaque site de la zone d’application du LIFE LINDA.
Au cours de chaque «mission» (d’une durée moyenne de 8h) le travail consistera d’une part en des relevés
réguliers des paramètres étudiés (dates, heures, positions, tailles et caractéristiques des groupes, activités et
comportements, etc.), et d’autre part à la réalisation de clichés de photo-identification pour le suivi des individus
(comportements, déplacements, associations, interactions, etc.). Par ailleurs les comportements des animaux
seront analysés en fonction des conditions extérieures.

Justification : Cette action répond aux impératifs préalables de connaissances des spécificités de la population
corse de Grands dauphins.
L’audition et son dérivé l’écholocation constituent chez le Grand dauphin le sens majeur pour l’appréhension de
l’environnement. La compréhension de l’écologie des Grands dauphins passe nécessairement par la
caractérisation de leur univers sonore et des impacts de celui-ci sur leurs comportements, et leurs modalités
d’occupation du milieu.
Le whale-watching est une activité de loisir en plein développement. Ces impacts sur les populations résidentes
de Grands dauphins corses n’ont fait l’objet d’aucune évaluation. Afin de maintenir, voire de développer cette
activité économique, il est important de déterminer les facteurs limitants et les conditions optimales pour sa
pratique.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF-France

Action sous-traitée :       X Oui                              artiellement

Cette action est sous-traitée à l’association «GECEM» : Groupe d’Etude des Cétacés en Méditerranée. Cette
association a notamment participé au recensement des Grands dauphins réalisé en 2000 dans le cadre de la
Mission Cap Ligure du WWF-france.

Résultats attendus :
- évaluation de la population corse de Grands Dauphins (taille et répartition), et de sa dynamique démographique
(augmentation- stagnation- régression)
-connaissance des modalités d’exploitation du milieu (localisation des activités, stratégie de pêche)
-détermination de «secteurs d’intérêt particulier» pour le Grand dauphin.
-identification de l’impact des pratiques de Whale-watching et d’une forte fréquentation sur le comportement des
Grands dauphins.
-Etablir l’influence des facteurs sonores sur la répartition des Grands Dauphins le long du littoral corse.

Produits attendus :
- Fichier photo ID (clichés de photo identification : nageoires dorsales de Grands dauphins)
- Rapport sur la caractérisation des populations de Grands dauphins en Corse
- Plan d’action régional pour le grand dauphin

Lien avec d’autres actions :

Les résultats de cette action seront utilisés pour les actions D1, D2, A5, E3 et E4.


Coût estimatif de l’action A1 :         124 466 euros
                                                                                            LIFE-Nature 2003-16.2
ACTION A 2:

Qualification et quantification des interactions entre Grands dauphins et filets de pêche.

Description.

Objectif : Le suivi des interactions entre les Grands dauphins et les filets de pêche sera réalisé en associant des
scientifiques et des bénévoles du WWF aux pêcheurs lors de leurs sorties effectuées dans les zones d’application
du LIFE LINDA où des partenariats avec les pêcheurs sont déjà établis (pSIC Plateau de Pertusato/ Bonifacio /
Iles Lavezzi ; Iles Cerbicales et frange littorale, et Porto/ Scandola/ Revellata / Calvi)

Méthode :

Des questionnaires, élaborés dans le but d’un traitement automatisé seront remplis.

Un premier questionnaire, à destination des pêcheurs, permettra de dater les prédations dans les filets et de
recueillir leur ressenti sur l’ampleur et l’évolution des interactions au fil des années.

Un deuxième questionnaire sera rempli à chaque sortie par les scientifiques ou les bénévoles embarqués. Il
centralisera des informations concernant aussi bien les lieux de pêche, les interactions éventuelles, l’effort de
pêche. Ce questionnaire permettra de quantifier les interactions mais également de croiser différents paramètres
afin d’étudier si la concomitance de certains d’entre eux ne favorise pas les interactions.

Un questionnaire succinct sera rempli par les pêcheurs lors de toute sortie non accompagnée afin d’augmenter
les données recueillies. Ce questionnaire sera traité séparément mais les données seront croisées avec celles
recueilles par les scientifiques et bénévoles WWF.

Des films vidéo et des photos seront réalisés afin d’établir une base de données sur la reconnaissance des trous
dans les filets faits par les Grands dauphins et les indices d’interactions tel que la présence d’espèces
particulières de poisson.

Cette action sera réalisée pendant les six mois de saison de pêche les deux premières années du LIFE
LINDA.
Pour ce qui concerne les questionnaires remplis par les scientifiques et bénévoles, le nombre total de
questionnaire qui sera obtenu dépend des conditions météorologiques et des sorties ou non des pêcheurs
impliqués. Avec une moyenne de 10 sorties par mois, nous devrions obtenir 720 questionnaires au total.

Pour ce qui concerne les questionnaires remplis de façon autonome par les pêcheurs, il est difficile aujourd'hui
de fournir une estimation qui dépend de trop de facteurs inconnus et indépendants de notre volonté.

Justification :

Les pêcheurs corses se sont plaints à plusieurs reprises des dégâts occasionnés sur leurs filets de pêche par les
Grands dauphins. Ces derniers tentent de se nourrir des poissons capturés dans les filets et réussissent parfois à
extraire des mailles une quantité non négligeable.
D’un autre côté, des dommages peuvent être attribués à tort aux Grands dauphins et résulter d’autres causes. Les
préjudices sont, du côté des pêcheurs, la destruction des filets ainsi que la perte de poissons, et du côté dauphins,
des lacérations et la mort lorsque le dauphin reste coincé dans les filets (ce qui arrive très rarement). Les grands
dauphins sont aussi exposés à la vindicte des pêcheurs qui lancent parfois des pétards sous-marins pour les
éloigner lors de la cale des filets. Il est donc nécessaire d’avoir une véritable évaluation de ce phénomène afin
d’adopter ensuite les mesures de gestion les mieux adaptées.

Responsable de sa mise en œuvre : Equipe Ondes et Acoustique, UMR CNRS 6134, Université de Corse

Action sous-traitée:                        X

Résultats attendus :
- qualification et la quantification des interactions entre les Grands dauphins et les filets de pêche,
- établir une base de données fiable pour faciliter le processus de concertation et la mise en place des actions C1
et C2.

Produits attendus :
- Rapport global basé sur l’analyse des questionnaires,
- base de données sur la caractérisation des trous dans les filets.

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA :
C1,C2,E1,E2

Coût de l’action A 2 : 104 830 euros
                                                                                          LIFE-Nature 2003-16.3

ACTION A 3:

Evaluation de la pollution sonore sous-marine due au trafic nautique.

Description.

Objectif : L’objectif est d’évaluer la pollution sonore dans les zones où un trafic maritime intense est observé.
Des expérimentations seront menées dans ces zones afin de qualifier et de quantifier le niveau sonore sous-
marin.

Méthode :
Des enregistrements sous-marins seront réalisés afin d’obtenir l’évolution temporelle de l’intensité du niveau
sonore ainsi que la répartition spectrale des fréquences, dans le but de les corréler avec les déplacements de
Grands dauphins.
Six séries de mesures de 3 jours chacune seront réalisées sur le site de Porto / Revellata / Scandola / Calvi, aux
mois de mars et juillet une année, mars, juillet, août, septembre l'année suivante.

Justification :
Les gardes de la Réserve Naturelle de Scandola ont observé lors de sorties sur le terrain des comportements
particuliers de Grands dauphins, tel que l’éclatement des groupes, au moment des fréquentations importantes par
des engins à moteur. La pollution acoustique semble avoir une influence sur le comportement des Grands
dauphins. Il convient de préciser ce bruit sous-marin généré par les activités nautiques afin d’en évaluer l’impact
sur les Grands dauphins.

Responsable de sa mise en œuvre: Equipe Ondes et Acoustique, UMR CNRS 6134, Université de Corse

Action sous-traitée:                             X

Résultats attendus :

- spectrogramme de la pollution acoustique sous-marine générée par le trafic nautique.
- évolution du bruit sous-marin en relation avec l’intensité du trafic nautique.

Produits attendus :
Rapport sur la mesure de la pollution sous-marine

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA :

Ces résultats seront utilisés pour les actions A5 et A1.

Coût estimé de l’action A3 : 10 160 euros
                                                                                            LIFE-Nature 2003-16.4
ACTION A 4:

Evaluation des pratiques de Whale-watching : étude socio-économique.

Description :

Il s’agit de l’étude du Whale-watching organisé par des structures commerciales (organisateurs de promenades en
mer, de charter à voile, de pêche au gros, loueurs de bateaux) ou associatives.

Objectif : Il s’agit donc d’obtenir des informations précises sur ces pratiques et d’identifier les opérateurs
pratiquant cette activité.

Méthode : Cette action sera sous-traitée à un bureau d’étude spécialisé chargé d’identifier les opérateurs et les
pratiquants. L’étude devra aussi faire apparaître la tendance évolutive de cette activité touristique en plein essor.
Elle prévoira par ailleurs une réactualisation en année 4.

Justification : Une communication axée sur les dauphins sans sensibilisation des usagers de la mer à des pratiques
respectueuses des animaux peut engendrer des comportements qui représentent des dérangements importants (voir
du harcèlement) pour cette espèce.

Responsable de sa mise en œuvre : Parc Naturel Régional de la Corse (PNRC)

Action sous-traitée :

Résultats attendus :

- Etablir la situation de l’activité de Whale-Watching, (qualitativement et quantitativement).
- Mesure des impacts du projet (actions D2, E4) sur les comportements des pratiquants du whale-watching.

Produits attendus :
 Rapport d’étude soicio-économique sur les pratiques du Whale watching

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA : D2, E4

Coût estimatif de l’action A4 :         19 500 euros
                                                                                         LIFE-Nature 2003-16.5
ACTION A 5:

Elaboration de recommandations pour un nautisme responsable

Description

Objectif : Sur la base des résultats des actions A3, et D1 il s’agit d’élaborer des recommandations pour un
nautisme responsable en vue de la protection du Grand dauphin (respect des limitations de vitesse et des zones
d’exclusion, limitation des rejets de déchets flottants en mer)

Méthode : cette action est réalisée sur la base de l’analyse des résultats des actions A3 et D1 ainsi que par une
concertation entre les différents usagers de la mer : plaisanciers, professionnels et opérateurs du LIFE LINDA
qui définiront ces recommandations, ainsi que du retour d’expérience de la campagne de sensibilisation (E3).
Outre leur rôle dans l’actualisation des plaquettes de sensibilisation (E3), elles seront destinées d’une part à
l’établissement d’une « charte du nautisme durable », d’autre part à la mise en œuvre des contrats Natura 2000.

 Justification :
Les côtes corses sont de plus en plus fréquentées, ce qui induit de fortes pollutions de l’habitat et de fortes
pressions sur l’espèce. Il est important que l’évaluation et l’analyse de ce phénomène aboutissent à des
recommandations et à des actions de sensibilisation des usagers de la mer, conduisant à des pratiques favorisant
la conservation du Grand dauphin.

Responsable de sa mise en œuvre : Office de l’Environnement de la Corse

Action sous-

Résultats attendus :

-Elaboration de recommandations, qui seront ensuite(action E3) traduites sous forme de plaquette et diffusées
largement sur les zones d’applications du LIFE LINDA et les zones adjacentes.

Produits attendus :
Carnet des recommandations pour un nautisme responsable et propositions pour l’élaboration d’une charte.

Liens avec d’autres actions du LIFE LINDA :

A3, A4, E3

Coût estimatif de l’action :   10 485 euros
                         BUGET PREVISIONNEL DE LA PARTIE A




                                                                               5.Maîtrise foncière et
                                                         4. Matériel durable




                                                                                                                      7.Frais généraux
                         2.Dépalcements




                                                                                                                                             8. Autres coûts
                                                                                                        consommable
                                          3.Assistance
          1. Personnel




 Action                                                                                                                                                            TOTAL




                                                                                                        6.Matériel
                                          extérieure




                                                                               location
A1          9360              0            100706         14400                                0             0                           0                     0     124466
A2         18400          68880                 0         12900                                0          4650                           0                     0     104830
A3          6940           3220                 0             0                                0             0                           0                     0      10160
A4             0              0             19500             0                                0             0                           0                     0      19500
A5          5035           4700                 0             0                                0           750                           0                     0      10485
Coûts     39 735         76 800           120 206        27 300                                0         5 400                           0                     0    269 441
totaux
EURO
                                                                                           LIFE-Nature 2003-18.1
ACTION C 1:

Test de différentes méthodes de répulsion et leurs effets.

Description :

Objectif : Des tests pilotes seront menées dans les zones d’application du LIFE LINDA afin de déterminer
l’efficacité répulsive de balises acoustiques et leurs effets sur les Grands dauphins.

Méthode : Cette action sera réalisée par l’équipe Ondes et Acoustique Université de Corse en partenariat avec les
pêcheurs volontaires pour réaliser ces tests et accepter du personnel scientifique à bord des embarcations.
Elles consistent d’une part, à comparer les résultats de pêche et le nombre d’interactions Grands dauphins/ filets
de différents bateaux munis soit de balises actives, soit de balises éteintes soit démunis de balises. D’autre part,
l’étude du comportement des Grands dauphins aux environs des filets munis de balises acoustiques actives
permettra d’étudier les effets des émissions des balises acoustiques.

Une centaine de balises sera installée, permettant d'équiper 15 000 mètres de filets, ce qui correspond environ
à une dizaine de pêcheurs.

Les informations obtenues grâce à la conduite de ces activités permettront de définir (i) si une mise en œuvre à
plus grande échelle est souhaitable et le cas échéant (ii) les besoins en financement nécessaire à leur mise en
œuvre à plus grande échelle. Dans ce cadre, une réflexion sur l'utilisation des fonds IFOP sera menée avec les
pêcheurs.

Justification:

Un projet européen appelé ADEPT mené par S. Datta et D. Goodson de l’Université de Loughborough a été
réalisé d’avril 1999 à Octobre 2000 en Sicile. Les expérimentations ont permis de montrer la réduction des
interactions entre les Grands dauphins et les filets de pêche dotés de balises acoustiques de type AQUAmark
100.
La phase de recherche a été effectuée et l’effet de répulsion des balises acoustiques a été démontré lors de ce
projet (financé par la DG Recherche de la Commission). A présent, il est nécessaire de tester ces balises dans
d’autres lieux où les interactions existent, comme méthode de gestion concrète des conflits.

Responsable de sa mise en œuvre : Equipe Ondes et Acoustique, UMR CNRS 6134, Université de Corse

Action sous-traitée:                            Non      X Partiellement
Un expert de l’Université de Loughborough participera à certaines expérimentations.

Résultats attendus :

-Evaluation de l’efficacité de répulsion des balises
-Evaluation de l’impact des balises sur les captures.
-mise au point d’une technique de limitation de la prédation des Grands dauphins dans les filets des pêcheurs
-Evaluation de l’impact des balises sur le comportement des Grands dauphins.

Produits attendus :
Rapport d’analyse sur l’utilisation des répulsifs acoustiques

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA :
A2, C2, E1, E2

Coût estimatif l’action C1 : 136 630 euros
                                                                                     LIFE-Nature 2003-18.2
ACTION C.2 :

Tester les différentes méthodes de pêches basées sur les pratiques traditionnelles.

Description.

Objectif : Il s’agit d’expérimenter avec des pêcheurs volontaires des pratiques de pêche traditionnelles
suceptibles de limiter le «chapardage» des Grands dauphins. (Par exemple : réduire les temps d’immersion des
engins de pêche notamment, et d’observer si les interactions avec les Grands dauphins diminuent ou pas).

Méthode :
Cette action sera réalisée par des agents des Réserves Naturelles travaillant déjà avec les pêcheurs, et se situe
dans la continuité des études scientifiques et des collaborations avec les pêcheurs professionnels menées
régulièrement par la réserve des Bouches de Bonifacio. Elle repose sur l'étude de l'effort de pêche et des
débarquements réalisés à bord des bateaux ou à quai au retour des pêcheurs. 120 à 130 sorties seront ainsi
échantillonnées.

Dans la zone de Scandola, les ports d’origine concernés seront les ports de Galeria, Porto, Girolata, et
potentiellement Ajaccio, Calvi. A priori, ce sont les trois premiers ports qui seront échantillonnées, soit un
échantillon de 20 pêcheurs.
Dans la zone de Bonifacio, les ports d'origine concernés seront Pianotoli, Bonifacio, Porto Vecchio, Santa
Manza. Tous ces ports seront échantillonés soit 25 pêcheurs.
Sachant qu’il y environ 200 pêcheurs en Corse, l’échantillonnage portera sur environ ¼ des pêcheurs.

De la même manière que pour l’action C1, les informations obtenues grâce à la conduite de cette action
permettront de définir si une incitation à la propagation de ces méthodes de pêche est souhaitable. Une réflexion
sera conduite par rapport aux fonds IFOP, dans le but de déterminer dans quelle mesure ces fonds pourraient être
utilisés pour accompagner ce changement de pratiques.

Justification
L’augmentation de la prédation exercée par les Grands dauphins sur les filets pourrait être liée à une
modification des méthodes de pêche et notamment de la durée de mise en pêche des engins ainsi que la
fréquence de mise en pêche sur le même poste. La technique de pêche à la langouste par l’utilisation de filets
«trémail» calés pendant plusieurs jours contribuerait aussi à la modification du comportement des Grands
dauphins si celui-ci est attesté.
Le retour à des méthodes de pêche plus traditionnelles éviterait peut-être les interactions entre Grands dauphins
et filets.


Responsable de sa mise en œuvre : Office de l’Environnement de la Corse (OEC).

Action sous-

 Résultats attendus :
-Evaluer l’efficacité des pratiques de pêche traditionnelles pour limiter la prédation des Grands dauphins dans les
filets.
-Développer l’utilisation de ces pratiques alternative par les pêcheurs si elles s’avèrent efficaces (réduction de
15% des calées de filet sur 24 h au profit d'un cycle de 12 H)

Produits attendus :
Rapport d’analyse des résultats du test de méthodes alternatives

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA :
A2, C1, E1, E2

Coût estimatif de l’action C2 :   104 300 euros
                          BUDGET PREVISIONNEL DE LA PARTIE C




                                                                               5.Maîtrise foncière et
                                                         4. Matériel durable




                                                                                                                          7.Frais généraux
                         2.Dépalcements




                                                                                                                                                 8. Autres coûts
                                                                                                            consommable
                                          3.Assistance
          1. Personnel




 Action                                                                                                                                                                TOTAL




                                                                                                            6.Matériel
                                          extérieure




                                                                               location
C1         67510          17120             3000          49000                                         0        0                           0                     0     136630
C2         19380          59120            20800           3000                                         0     2000                           0                     0     104300
Coûts     86 890         76 240           23 800         52 000                                         0    2 000                           0                     0    240 930
totaux
EURO
                                                                                    LIFE-Nature 2003-19.1



ACTION D.1:

         Surveillance du trafic d’engins nautiques sur les zones d’application du LIFE LINDA

Description: Il s’agit de suivre l’évolution du trafic des engins nautiques sur les zones d’application du LIFE
LINDA.
Dans un premier temps il faudra évaluer cette fréquentation :
      Par une caractérisation des flux : nature, provenance, fréquence sur l’année mais aussi journalière (par
          un échantillonnage).
      Par une évaluation de la fréquentation des sites de mouillage.
Ces données permettront de suivre l’évolution du trafic que l’on pourra ainsi corréler avec la mesure de la
pollution sonore et les autres interactions comme la pêche artisanale.
Les trois pSIC concernés sont : Plateau de Pertusato/ Bonifacio/ Iles Lavezzi ; Iles Cerbicales et Frange
Littorale ; Porto/ Scandola/ Revellata/ Calvi.

Méthode : En ce qui concerne la caractérisation des flux 2 méthodes complémentaires pourront être mises en
œuvre en fonction des contraintes géographiques qui ne sont pas les mêmes en fonction des pSIC.
Comptage au moyen d’un radar embarqué
Comptage à partir de photographies aériennes réalisées à l’occasion de campagnes spécifiques.

      Comptage au moyen d’un radar embarqué :
Les secteurs concernés par cette action sont la réserve de Scandola et un secteur de la réserve des Bouches de
Bonifacio à définir (les données du sémaphore de Pertusato pourront être intégrées à ce protocole).
La vedette équipée d’un radar de portée d’environ 4 miles nautiques sera positionnée à un endroit stratégique (au
droit d’un cap à environ 3 miles de la côte) 2 personnes embarquées (pour des raisons de sécurité) suivront
l’évolution du trafic pendant une journée : des vérifications au cours de la mission seront effectuées à vue au
moyen de jumelles.
10 missions annuelles seront nécessaires (à priori par mer calme ).

      Comptage à partir de photographies aériennes :
Cette technique ne permettra d’évaluer les flux qu’au travers d’une indication instantanée sur la fréquentation du
secteur. Chaque site devra faire l’objet d’une dizaine de campagnes annuelles réalisées par un prestataire
disposant d’un Ulm.
La totalité des trois secteurs pourra être prise en compte.
Un croisement des données issues de l’analyse des photos aériennes et des comptages radar permettra d’avoir
une bonne appréciation de la réalité du trafic nautique sur la zone tant en quantité qu’en qualité.
Ce fond photo sera aussi utile pour évaluer la fréquentation des sites de mouillage.
L’évaluation de la fréquentation des mouillages forains ou organisés sera complétée et validée par des comptages
visuels sur site : 10 missions pour le secteur de Portu, Scandola, 20 pour le secteur la réserve des Bouches de
Bonifacio. Pour le secteur des Agriates seul le fond photo sera utilisé.
Les données cartographiques seront exploitées par un système d’information géographique (S.I.G.)

Justification :
La pollution sonore et le dérangement causé par la fréquentation nautique (plaisance mais aussi par des
opérateurs privés de promenade en mer) sur les zones d’application du LIFE LINDA ont été identifiées comme
pouvant avoir une influence sur le comportement des Grands dauphins. (présence des bateaux, pollution sonore
sous-marine, Whale watching…)
La surveillance du trafic nautique pendant la période d’application du LIFE LINDA permettra d’établir des
corrélations avec les autres actions

Responsable de sa mise en œuvre : Parc Naturel Régional de la Corse. (PNRC)
Action sous-traitée :          Oui          Non          x Partiellement (mission photo aérienne)
Résultats attendus :
-Suivi de la fréquentation nautique des pSIC (aux niveaux quantitatif et qualitatif).
-Développement de méthodes pour le contrôle et la régulation du trafic des engins nautiques

Produits attendus :
Rapport sur le suivi du trafic nautique et cartographie SIG du trafic d’engins nautiques

Lien avec d’autres actions : A3, A5, E3.

Coût estimatif de l’action D1 :            134 070 €
                                                                                    LIFE-Nature 2003-19.2

ACTION D.2 :

Surveillance des pratiques de Whale-Watching.

Description :
Il s’agit pour les agents des Réserves Naturelles des Bouches de Bonifacio et de Scandola de mettre en place une
cellule de surveillance des pratiques de Whale-Watching et du comportement des plaisanciers ou des bateaux de
promenades en mer lors de sorties spécifiquement organisées pendant la saison touristique pour observer cette
activité en plein essor.

Méthode : Cette action sera réalisée par les agents des deux Réserves naturelles (pSIC «Plateau de
Pertusato/Bonifacio/Iles Lavezzi», «Iles Cerbicales et frange littorale», «Porto/Scandola/Revellata/Calvi»)
spécialement affectés à cette tâche. Ils auront pour mission de caractériser et surveiller le comportement des
Whale-watchers : temps de suivi des dauphins, fréquence des rencontres, attitude des plaisanciers face aux
dauphins…
Une fiche de caractérisation sera établie en concertation avec les gestionnaires des espaces concernés pour
faciliter le traitement ultérieur.
A l’issue des observations les agents interviendront pour éduquer, sensibiliser les whale-watchers à des pratiques
respectueuses des animaux.
Il est prévu que 30 missions par an soient assurées par chacun des deux partenaires (RNBB et PNRC), soit
180 sorties au total.

Justification.

         Le Whale-watching est une activité en plein essor, notamment en Corse. Il est aujourd’hui nécessaire
d’identifier les comportements des observateurs qui présentent des risques pour la conservation du Grand
dauphin, pour pouvoir proposer des recommandations pour un Whale-Watching respectueux des espèces et de
favoriser son développement dans une optique de respect des espèces et de durabilité de l’activité commerciale.

Responsable de sa mise en œuvre : PNRC

Action sous-traitée :             Oui            X Non           Partiellement

Résultats attendus :

-L’identification des pratiques et leur importance.
-Plus de 50% des pratiquants opportunistes et l’ensemble des opérateurs professionnels de whale watching sont
sensibilisés à des pratiques respectueuses de l’espèce.
-La protection des Grands dauphins face à des observateurs pas toujours respectueux des animaux.

Produits attendus :
Rapport d’analyse des fiches de caractérisation du comportement des whale-watchers

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA : A4, E4

Coût estimatif de l’action D2 :         33 850 euros
                         BUDGET PREVISIONNEL DE LA PARTIE D




                                                                                              5.Maîtrise foncière et
                                                Assistance extérieure



                                                                        4. Matériel durable




                                                                                                                                         7.Frais généraux
                         2.Dépalcements




                                                                                                                                                                8. Autres coûts
                                                                                                                           consommable
 Action                                                                                                                                                                               TOTAL
          1. Personnel




                                                                                                                           6.Matériel
                                                                                              location
                                                3.


D1         41070                          500            54000           38000                                         0        500                         0                     0     134070
D2         24550                            0                0            9000                                         0        300                         0                     0      33850
Coûts     65 620                          500           54 000          47 000                                         0        800                         0                     0    167 920
totaux
EURO
                                                                                          LIFE-Nature 2003-20.1

ACTION E.1 :

Implication des pêcheurs dans la mise en place et le déroulement du programme LIFE LINDA grâce à
l'organisation de réunions d'information.

Description.

Objectif : Organisation de trois réunions entre opérateurs du LIFE LINDA et les pêcheurs professionnels. La
première sera réalisée en début de programme (hiver 2003/ 2004), la seconde pendant hiver 2005 et la troisième
en fin de programme.

Méthode : Seront conviés les représentants des pêcheurs (1 ier et 2ièm prud’hommes), les pêcheurs qui sont
directement impliqués dans la réalisation d’actions (comme les tests des pingers) et les opérateurs du LIFE
LINDA ainsi que le coordinateur du programme.
Pour la première réunion, l’ensemble des opérateurs du LIFE LINDA sera présent, pour les réunions suivantes
seulement un représentant des partenaires concernés par les actions en cours ou à venir pour la gestion des
interactions Grands dauphins / pêche seront présents.
De plus un représentant de la Commission européenne sera convié à l’ensemble de ces réunions.

Dans le cas où des avancées intéressantes pourraient être obtenues grâce aux actions C1 et C2, il nous semble
important que les réflexions menées par rapport aux fonds IFOP puissent être partagées avec les pêcheurs, lors
de l’une des réunions d'information.

Justification :

Cette action favorisera la compréhension et l’acceptation de la mise en place d’un programme LIFE par les
professionnels ainsi que leur implication dans le projet.

Concernant les fonds IFOP, le Conseil Agriculture et Pêche qui a eu lieu à Bruxelles du 16 au 20 décembre
2002 a notamment abouti à la modification du règlement CE 2792/1999 concernant les actions structurelles de la
Communauté dans le secteur de la pêche. Les nouvelles mesures, entrées en vigueur depuis le 1er janvier 2003
modifieront substantiellement le règlement sur les actions structurelles dans le secteur de la pêche prévues par
l'Instrument financier d'orientation de la pêche (IFOP). Par ailleurs, un plan d'action communautaire pour la
conservation et l'exploitation durable des ressources halieutiques en Méditerranée dans le cadre de la PCP a été
établi par la Commission à la fin 2002. Ce plan d'action communautaire accorde une place importante à la
protection de l'environnement et l'on peut même y trouver des références directes à la problématique des
interactions entre la pêche et les Cétacés en Méditerranée, qui fait l'objet dune grande partie du projet LINDA :
"l'interaction entre les cétacés et les activités de pêche, au-delà du phénomène des prises accessoires,
constitue un problème de plus en plus préoccupant qui mérite une grande attention" (extrait de la
Communication de la Commission au Conseil et au Parlement européen établissant un plan d'action
communautaire pour la conservation et l'exploitation
durable des ressources halieutiques en Méditerranée dans le cadre de la politique
commune de la pêche, 09/10/02, page 12)

Par ailleurs, de 2000 à 2006, la Corse bénéficie toujours de l'appui des fonds structurels, notamment de l'IFOP
(période transitoire).

Il nous a donc semblé normal qu'une réflexion soit abordée au niveau du projet LINDA, afin de déterminer dans
quelle mesure le projet pourrait permettre une orientation de ces fonds vers des actions en faveur de la protection
de l'environnement (pour la période 2006/2012).

En effet, ces fonds sont en partie destinés à accompagner des mesures visant à permettre une exploitation durable
de la ressource halieutique. Dans la configuration actuelle (cf Règlement (CE) n° 2369/2002 du Conseil du 20
décembre 2002 modifiant le règlement (CE) n° 2792/1999 définissant les modalités et conditions des actions
structurelles de la Communauté dans le secteur de la pêche), on constate une prise en compte croissante des
aspects environnementaux.
Ce règlement stipule en effet que des fonds IFOP peuvent être accordés, notamment pour les petites pêcheries
côtières, s'ils ne contribuent pas à une augmentation de l'effort de pêche dans les écosystèmes marins côtiers
fragiles ou s'ils contribuent à réduire l'incidence des engins traînants sur la flore et la faune des fonds marins.


Responsable de sa mise en œuvre: WWF

Action sous-traitée:                        X

Résultats attendus :

- instauration d’un dialogue constructif entre opérateurs du LIFE LINDA et pêcheurs
- coopération entre opérateurs du LIFE LINDA et pêcheurs
-réunions où l’information est effectivement échangée.

Produits attendus :
Comptes-rendus des réunions avec les pêcheurs

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA :
A2, C1, C2, E2.

Coût estimatif de l’action E1:   7 255 euros
                                                                                          LIFE-Nature 2003-20.2
ACTION E.2:

Bulletin de liaison destiné aux professionnels de la pêche.

Description.

Objectif : Rédaction et diffusion d’un bulletin de liaison destiné aux pêcheurs.

Méthode : Ce bulletin sera rédigé par le coordinateur du LIFE LINDA, avec l'appui des différents partenaires du
projet et sera diffusé deux fois par an. Il contiendra les informations sur l’avancement du programme et les
résultats obtenus au vu des actions menées, ainsi que des informations sur les actions qui seront menées durant
les semaines suivantes, dans le cadre du projet.
Ce bulletin contiendra également des informations plus générales, par exemple concernant les principales
directives ou règlements européens et des informations pratiques pour en faciliter la mise en œuvre.
Le bulletin sera mis en ligne sur le site internet du LIFE LINDA (action E9) et sa diffusion auprès des pêcheurs
se fera par courrier adressé aux Prud’homies de Corse.

De la même manière que pour l’action E1, toute avancée dans le cadre de l’utilisation des fonds IFOP sera
également valorisée dans le bulletin de liaison.

Justification :
          Un bulletin d’information diffusé régulièrement permet non seulement de faire un état d’avancement
régulier pour les partenaires concernés par une action sensible, mais également d’éviter la propagation
d’informations erronées ou non validées.
De plus il faut que les pêcheurs soient très au fait de la réalisation du programme, qu’ils aient l’information en
amont. Ceci pour qu’ils s’approprient le projet et soient à même d’en faire la diffusion dans leur entourage.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée :

Résultats attendus :

-Bulletin de liaison régulier transmis à plus de 130 pêcheurs (via les prud’homies)
-Information régulière aux partenaires et aux professionnels de la pêche.
-diffusion de l’information dans le milieu de la pêche professionnelle.

Produits attendus :
- 6 bulletins d’information à destination des pêcheurs.

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA :
A2, C1, C2, E1.

Coût estimatif de l’action E2 :     9 860 euros
                                                                                          LIFE-Nature 2003-20.3
ACTION E.3 :

Elaboration d’une plaquette de recommandations pour un nautisme responsable et reproduction du code
de bonne conduite du whale watching

Description :

Objectif :

1.   Elaboration d’une plaquette de recommandations pour un nautisme responsable et durable

Cette plaquette sera un vecteur d’informations et de sensibilisation à une pratique du nautisme respectueuse de
l’environnement et des espèces. Elle sera simple et abordable par tout type de public. Elle sera réactualisée en
2006 par les apports des actions A3, C3 et A5. Les conseils qui figureront sur les plaquettes de sensibilisation
seront destinées au grand public (touristes, plaisanciers, loueurs de bateaux…). Pour les éditions 2004 et 2005
(environ 6000 exemplaires), ces conseils seront valables pour la majorité des sites touristiques côtiers présentant
des caractéristiques similaires aux sites corses. Le document sera en effet élaboré à partir de recommandations
d’ordre général (respect des limitations de vitesse, gestion des déchets…).
Pour l’édition 2006 (environ 6000 exemplaires également), une actualisation sera réalisée en fonction de
l’avancée des travaux des actions A3, C3 et A5.

2. Reproduction du code de bonne conduite du Whale Watching réalisé dans le cadre du Sanctuaire pour la
protection des Mammifères Marins en Méditerranée :

Le code de bonne conduite qui sera diffusé dans le cadre de l’action E4 a été réalisé en 2002 par le Parc National
de Pors-Cros, en tant que gestionnaire du sanctuaire de la Mer des Ligures. L’action proposée vise donc à la
reproduction de ce code (10 000 exemplaires). Sa diffusion auprès des touristes et des professionnels (loueurs,
propriétaires de gîtes) qui pratiquent ou sont susceptible de pratiquer le whale watching sera assurée dans le
cadre de l’action E4.

Méthode :

1° plaquette nautisme durable : la conception sera réalisée par le WWF et son impression par un sous-traitant.
2° la code de bonne conduite du Whale watching sera reproduit par un sous-traitant.

Justification :
Concernant le nautisme durable, cette action répond au besoin d’information et de sensibilisation nécessaire à un
problème dont les usagers de la mer ont trop peu conscience. En effet le dérangement des espèces dû à la simple
fréquentation d’une zone est souvent inconnu ou sous estimé des usagers de la mer.
Cette plaquette permettra par ailleurs de valoriser auprès du public les résultats obtenus plus largement dans le
cadre du LIFE LINDA.

Le Whale Waching est encore une activité peu développée (en tout cas de façon officielle) en Corse mais elle est
appelée à croître. La diffusion d’un code de bonne conduite en amont de ce développement certain, ne pourra
que favoriser une prise de conscience des différents usagers de la mer, favoriser un comportement respectueux et
créer un terrain favorable à la mise en place d’une Charte ou d’un Label Whale Waching à terme.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF-France

Action sous-traitée:                                         tiellement
L’impression de la plaquette seulement sera sous-traitée.

 Résultats et produits attendus :
- plaquette de recommandations pour un nautisme durable (12 000 exemplaires)
- reproduction de 10 000 plaquettes « code de bonne conduite » pour le whale watching
Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA : A3, A4, A5, D1.

Coût estimatif de l’action E3 :   16 720 euros
                                                                                          LIFE-Nature 2003-20.4

ACTION E.4 :

Diffusion des plaquettes lors de campagnes estivales de sensibilisation du public.

Description.

Objectif : Modifier les pratiques (i) des adeptes et professionnels du motonautisme et (ii) des adeptes et
professionnels du Whale-watching.

Méthode :

Les programmes de sensibilisation seront menés lors de « campagnes » estivales et conduites par des bénévoles,
encadrés par le chef de projet avec un appui logistique des partenaires techniques (RNBB, PNRC). Les mêmes
bénévoles effectueront la diffusion des deux plaquettes (nautisme durable + whalewatching). WWF-France
possède une grande expérience de la gestion des programmes de bénévolat (organisation de campagnes
bénévoles en Guyane française pour la conservation des tortues luth depuis plus de 20 ans) qui permettent une
diffusion dynamique et personnalisé de l’information.

Concernant la plaquette sur le motonautisme durable, le plus large public possible sera contacté (touristes,
plaisanciers, loueurs de bateaux…), la diffusion se fera donc dans les ports, les offices du tourisme, les hôtels,
dans les sites d’application du LIFE LINDA ou à proximité.

La diffusion sera suivie par le chef de projet qui sera basé au sein des zones d’actions (pSIC : Agriates ; Porto/
Scandola/ Revllata/ Calvi ; Plateau de Pertusato/ Bonifacio/ Iles lavezzi ; Iles Cerbicales et Frange Littorale)
pendant les quatre mois d’été.

Concernant le code de bonne conduite du whale-watching, les bénévoles iront auprès des usagers de la mer
(loueurs de bateaux, bateliers, plaisancier, propriétaires de gîtes qui proposent du Whale Watching à leurs
clients…) afin de leur présenter le code de bonne conduite, répondre aux questions éventuelles et favoriser son
application.

Les campagnes de sensibilisation se feront du 1 ier juin au 30 septembre en 2004, 2005 et 2006 au sein des 4
zones d’application du LIFE LINDA et dans les ports limitrophes.

Justification:

La réalisation de plaquettes de sensibilisation

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée :

Résultats attendus:

- prise de conscience des usagers de la mer (plus de 20 000 personnes sensibilisées)
- une modification des comportements en mer, et à l’approche d’un groupe de Grands dauphins.
- diffusion du message entre les usagers de la mer ainsi qu’une autorégulation des pratiques.

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA : E3


Coût estimatif de l’action E4 :      100 570 euros
                                                                                 LIFE-Nature 2003-20.5

ACTION E.5 :

Création d’une mallette pédagogique

Description:

Méthode :

Cette mallette pédagogique est un outil de diffusion de sensibilisation qui contiendra les documents crées par le
LIFE LINDA (brochures, plaquette, film, CD Rom) ainsi que des documents éducatifs et des jeux dont le thème
principal est le Grand dauphin (par exemple : un jeu de figurines à l’échelle représentant les Cétacés, un jeu de
société, un panneau de présentation du ou des biotopes, une carte de présentation des zones fréquentées par le
Grand dauphin, une bande dessinée évoquant les problèmes liés a la conservation de cette espèce…) ainsi que
des documents (posters, fiches éducatives…) que les animateurs laisseront aux enseignants pour pérenniser leur
intervention dans l’esprit des enfants.
La création et l’édition de cette mallette (10 exemplaires) sera sous-traitée à des entreprises locales.

Justification :

La sensibilisation et l’éducation à l’environnement seront facilités par cet outil pédagogique performant,
permettant d’apprendre de manière ludique, en utilisant des supports multimédias pour les adolescents.

Responsable de sa mise en œuvre: PNRC

Action sous-traitée:

La réalisation de la mallette (création et édition) se fera avec l’appui d’un bureau spécialisé

Résultats attendus :

Création et diffusion d’une mallette pédagogique couvrant plusieurs classes d’âges

Produits attendus :

mallette pédagogique

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA : E7

Coût estimatif de l’action E5 :   54 846 euros
                                                                                LIFE-Nature 2003-20.6

ACTION E.6 :

Animation dans les écoles

Description:

Méthode :

Un animateur réalisera des interventions dans les écoles : Le pSIC Porto/ Scandola/ Revellata/ Calvi est déjà
couvert par un animateur du PNRC qui intégrera les animations liées au LIFE LINDA a son programme annuel
d’animation. Un secteur important n’est actuellement pas couvert et il représente cependant un grand intérêt pour
l’animation scolaire : il s’agit de la Balagne et du Nebbiu qui couvre la partie nord du secteur de Scandola et le
secteur des Agriates. Ce secteur sera couvert par un animateur spécialement recruté.
L’intervention dans les classes couvrira les deux dernières années du programme pour disposer des outils
pédagogiques élaborés au cours de la première année.

Justification :

Il est nécessaire de faire une sensibilisation forte des enfants, qui sont souvent les porteurs de messages de bonne
conduite envers la nature. Par ailleurs l’intervention dans les classes permet d’inclure dans la réflexion le corps
enseignant et éventuellement d’élargir la problématique au Sanctuaire pour la protection des mammifères marins
en Méditerranée.


Responsable de sa mise en œuvre: PNRC

Action sous-traitée:

Résultats attendus :

Action de sensibilisation auprès d’environ 2000 élèves, du primaire au lycée.

Lien avec d’autres actions du LIFE LINDA : E7

Coût estimatif de l’action E6 :81 635 euros
                                                                                     LIFE-Nature 2003-20.7


ACTION E.7 :

Classes de mer à Casa Marina

Description: La casa marina est une structure d’accueil que le Parc naturel régional de corse gère depuis 1994.
Située à Galeria, cette structure d’accueil et d’hébergement est destinée à recevoir des séjours à caractère
pédagogique orientés sur la découverte du milieu marin.
Une quarantaine de séjours y est actuellement assurée chaque année.
Pendant ces séjours d’une semaine, où de nombreux outils pédagogiques sont utilisés, une demi-journée sera
consacrée à des activités liées à la conservation du Grand dauphin grâce notamment à l’utilisation de la mallette
pédagogique réalisée dans le cadre du projet LIFE LINDA
Le public sera composé de classes de primaire dont l’effectif est en moyenne de 35 à 40 élèves accompagnés de
leur enseignant et de quelques parents d’élèves venant de toute la Corse.

Méthode : Ces séjours sont animés par un animateur du PNRC qui pourra consacrer une après midi par semaine
spécifiquement à cette action. Il aura recours pour ce faire à la mallette pédagogique conçue dans le cadre du
projet (action E 5), dès que celle-ci sera achevée. Il est donc prévu de réaliser 40 demi-journées par an pendant 3
ans, soit 120 demi-journées de classes de mer consacrées au projet LINDA.

Justification :
La Casa marina se situe au cœur d’une des zones d’application du LIFE LINDA (pSIC Porto/ Scandola/
Revellata / Calvi)
Il est essentiel que les enfants de la région où se déroule le projet LIFE LINDA soient sensibilisés aux actions en
cours.
En outre, les écoles accueillies à la Casa Marina viennent de toute la région corse. Le message délivré au cours
des séjours pédagogiques pourra donc toucher de nombreuses micro-régions de Corse. Cette action est aussi à
mettre en perspective avec la mise en place du Sanctuaire pour la protection des mammifères marins en
Méditerranée.

Responsable de sa mise en œuvre : PNRC

Action sous-traitée:

Résultats attendus:

- classes de mer à Casa Marina qui toucheront environ 1000 enfants par an soit 2000 enfants pour la durée du
LIFE LINDA.
- sensibilisation forte des enfants par l’immersion dans le milieu naturel.

Produits attendus : S.O

Coût estimatif de l’action E7 :         8 430 €
                                                                                          LIFE-Nature 2003-20.8



ACTION E.8 :

Réalisation d’un film de sensibilisation à destination des touristes arrivant en Corse par bateau.

Description

Objectif : Ce film présentera les actions du programme LIFE LINDA et diffusera un message de sensibilisation à
la situation du Grand dauphin en Corse.

Méthode : Ce film, de format 26 minutes, sera réalisé par les étudiants de l’IUT Communication de l’université
de Corse, et sera diffusé sur les bateaux de passagers entre le continent et la Corse ainsi qu’entre l’Italie et la
Corse (accords recherchés).
Cette diffusion aura lieu à partir de 2005.
Par ailleurs ce film sera mis en format DVD avec plusieurs sous titrage (anglais, espagnol, italien, allemand,….)
et sera utilisé, de la même façon que le CD Rom, lors des déplacements pour la diffusion personnalisée des
résultats du LIFE LINDA aux gestionnaires et protecteurs de la nature en Europe.

Justification.

Les opérateurs du LIFE LINDA veulent sensibiliser et informer les touristes, dès leur arrivée en Corse, aux
actions menées en faveur de la conservation du Grand dauphin. Une connaissance de la situation par le grand
public favorise l’émergence de comportements responsables ainsi que la transmission du message par le «bouche
à oreille». Cette sensibilisation du public est susceptible de créer une demande d’activités récréatives
respectueuses du milieu et des espèces auprès des professionnels, et de faciliter la mise en œuvre des
recommandations et des mesures de gestion élaborées dans le cadre du LIFE LINDA.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée:

Le film sera réalisé par les étudiants de l’IUT communication de Corte

Résultats attendus :
- prise de conscience de l’existence de populations de Grands dauphins à proximité des côtes corses, de leur
fragilité et de la nécessité de les protéger.

Produits attendus :
Film de sensibilisation 2*6’’ et 26’’

Coût estimatif de l’action E8 :   30 600 euros
                                                                                            LIFE-Nature 2003-20.9


ACTION E.9 :

Conférences de presse de lancement du programme.

Description

Objectif : Il s’agit de monter deux dossiers de presse pour deux conférences, l’une pour le lancement du
programme et une seconde pour une action phare.

Méthode : Les dossiers de presse et la préparation des conférences seront réalisés par le chef de projet LIFE
LINDA.

Justification:
          Il est important que la population locale et des touristes fréquentant régulièrement l’Ile de Beauté soient
informés par la presse locale de la mise en place du LIFE LINDA et des actions qui seront réalisées.

Responsable de sa mise en œuvre: WWF

Action sous-traitée :                             X Non

Résultats attendus :

- actions LIFE LINDA connues, comprises, et même soutenues.

Produits attendus :
Deux dossiers de presse complets


Coût estimatif de l’action E9 :    4 580 euros
                                                                                           LIFE-Nature 2003-20.10

ACTION E.10 :

Création du site internet LIFE LINDA

Description.

Objectif : Création d’un site internet qui présentera le programme LIFE LINDA, les différents partenaires, sous-
traitants et cofinanceurs, le montage du projet ainsi que les actions menées.
De plus les bilans des actions et les résultats seront mis en ligne, ainsi que le bulletin de liaisons aux pêcheurs.

Méthode : La création du site sera confiée à un organisme indépendant, le chef de projet sera chargé de
l’administration du site une fois que celui-ci sera monté.
Ce site sera un site indépendant comportant des liens avec le site du WWF-France et les sites des différents
partenaires notamment.

Justification :
Le site permet de mettre à disposition du plus grand nombre des informations sur la réalisation d’un programme
de conservation d’une espèce grâce à un soutien financier européen. Les données présentées seront régulièrement
actualisées. Ce site permet à d’autres organisations de se renseigner sur la réalisation des programmes LIFE et
même de mettre en application certaines méthodes ou modes de gestion élaborés dans le cadre du LIFE LINDA.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée:
La réalisation du site est sous-traitée mais son administration sera réalisée par le chef de projet du LIFE LINDA.

Résultats attendus :

- un site clair et accessible au plus grand nombre, qui comporte le plus d’informations possibles sur la réalisation
du programme et son état d’avancement, et régulièrement mis à jour
- diffusion d’informations sur le programme LIFE LINDA (avancement, actions en cours à venir…)
- faciliter les échanges avec les équipes ayant la même problématique.

Produits attendus :
- Projet de site (architecture du site)
- Site web

Lien avec les autres action du programme LIFE LINDA.

Cette action est en lien avec toutes les autres actions de sensibilisation, car l’adresse du site internet apparaîtra
sur tous les documents.

Coût estimatif de l’action E10 : 36 850 euros
                                                                                     LIFE-Nature 2003-20.11

ACTION E.11 :

Création du CD Rom sur le LIFE LINDA.

Description.

Objectif : Création d’un CD Rom informatif, destiné à un large public.

Méthode : le CD rom sera réalisé par une organisation indépendante
Il sera notamment donné lors des diffusions personnalisées des résultats du LIFE LINDA aux professionnels de
la protection de la nature ayants la même problématique.
Il reprendra la mise en place du LIFE, les actions réalisés et les résultats obtenus.

Justification.
Un CD Rom permet de transmettre de l’information sous forme synthétique à une large gamme de publique nous
répondons ainsi au problème de diffusion des acquis des LIFE qui est souvent insuffisante.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée:            XO
La création du CD rom est sous-traitée.

Résultats attendus (à quantifier, si possible) :

Ce CD Rom doit être un outil synthétique de diffusion des actions pour la conservation du Grand dauphin et de
valorisation de ses actions.

Produits attendus :
Un CD ROM complet de présentation des différents actions et résultats du projet

Coût estimatif de l’action E11 :      14 610 euros
                                                                                        LIFE-Nature 2003-20.12

ACTION E.12 :

Sensibilisation les populations locales

Description.

Objectif :      Cette action a pour but de tenir au courant la population locale des actions menées dans le
cadre du programme LIFE LINDA. Il s’agit aussi de la sensibiliser à la problématique de conservation du Grand
dauphin en Corse.

Méthode : Des conférences-débats seront organisées auprès des populations locales dans les localités de la
périphérie des zones concernées par le projet. Il est envisagé de réaliser 12 conférences-débats en années 2 et 4.
Les conférences porteront sur l’état des connaissances des populations de Grands dauphins en Corse, des
interactions avec le monde de la pêche artisanale et les moyens envisagés pour solutionner ce problème. Elles
seront animées par des coordinateurs actions et pourront bénéficier des supports pédagogiques des actions E5,
E6, E7, et E9.

Justification :
Il semble nécessaire d’associer les populations locales à l’état d’avancement du projet par l’intermédiaire des
collectivités locales et des relais associatifs dans le cadre de conférences-débats.

Responsable de sa mise en œuvre : Office de l’Environnement de la Corse

Action sous-traitée

Résultats attendus :

-Sensibilisation forte de la population locale
-Prise de conscience de l’enjeux de la conservation du Grand dauphin en Corse

Produits attendus :
Minutes des conférences débats

Coût estimatif de l’action E12 :    33 340 euros
                                                                                         LIFE-Nature 2003-20.13

ACTION E.13 :

Diffusion personnalisée des résultats du LIFE LINDA aux professionnels de la protection de la nature
ayant la même problématique et networking avec d'autres projets similaires

Description.

Objectifs :

1) En début de projet, caler nos actions avec celles d'autres opérateurs de projets LIFE situés dans la même
région,
2) Transmettre aux professionnels de la protection de la nature confrontés à la même problématique les
expériences et méthodes acquises au cours du LIFE LINDA.

Méthode :

1) Une première réunion de travail sera organisée en décembre 2003 entre les partenaires du projet Life LINDA
et les partenaires du projet LIFE 2003NAT/IT/148 "Attivita di salvaguardia dei cetacei nel santuario
internazionale" (Bénéficaire : consorzion mediterraneo scarl) afin :
- d'échanger de l'information concernant les activités qui seront mises en oeuvre dans le cadre de ces deux
projets,
- identifier les possibilités éventuelles de collaboration dans le cadre d'actions ponctuelles (sensibilisation) ou
plus générales (ex : site internet),
- définir un calendrier de réunions pour échanger de l'information sur l'état d'avancement du projet, les résultats
obtenus, les difficultés rencontrées....

2) Le chef de projet accompagné d’un des opérateurs du LIFE LINDA se rendront auprès des professionnels de
la protection de la nature en Europe : gestionnaires d’aires marines protégées, de sites présentant la même
problématique ou ayant réalisé un programme LIFE portant sur la conservation du Grand dauphin. Une dizaine
sera sélectionnée, notamment le Parc de la Maddalena en Sardaigne, le Royaume-Uni (LIFE 96
NAT/UK/003055) les Iles Canaries (LIFE 97 NAT/E/004151) L’Archipel de Madère (LIFE 99 NAT/P/006432)
les Iles Baléares (LIFE 00 NAT /E/007303) L’Andalousie (LIFE 03 NAT/E/8610) .

Justification.
Les actions menées dans le cadre d’un LIFE sont limitées dans le temps et dans l’espace. afin de maximiser la
continuité des actions il est nécessaire de transmettre les expériences et les méthodes de gestion mises en place
pour qu’elles puissent être appliquées dans d’autres sites.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée :                       X Non

Résultats attendus:
- une bonne coordination entre le projet LIFE LINDA et le projet LIFE 2003NAT/IT/148
 - transmettre l’expérience et les méthodes mises en place pour la problématique considérée.
- diffusion des actions menées sur les sites corse et dans d’autres sites de Méditerranée.

Produits attendus : S.O
Coût estimatif de l’action E13 :   21 500 euros
                            BUDGET PREVISIONNEL DE LA PARTIE E




                                                                                              5.Maîtrise foncière et
                                            Assistance extérieure



                                                                    4. Matériel durable




                                                                                                                                         7.Frais généraux
                           2.Dépalcements




                                                                                                                                                                8. Autres coûts
                                                                                                                           consommable
 Action                                                                                                                                                                               TOTAL
           1. Personnel




                                                                                                                           6.Matériel
                                                                                              location
                                            3.


E1           5265            1840                   0                                     0                            0      150                           0                     0       7255
E2           9660               0                   0                                     0                            0      200                           0                     0       9860
E3           5520               0                1200                                     0                            0    10000                           0                     0      16720
E4          19090           79080                   0                                     0                            0     2400                           0                     0     100570
E5              0               0               54846                                     0                            0        0                           0                     0      54846
E6          60060           21075                   0                                     0                            0      500                           0                     0      81635
E7           7800               0                   0                                     0                            0      630                           0                     0       8430
E8           6900             700               23000                                     0                            0        0                           0                     0      30600
E9           3680               0                   0                                     0                            0      900                           0                     0       4580
E10         21850               0               15000                                     0                            0        0                           0                     0      36850
E11          1610               0               13000                                     0                            0        0                           0                     0      14610
E12         15540           16800                   0                                     0                            0     1000                           0                     0      33340
E13         11500           10000                   0                                     0                            0        0                           0                     0      21500
Coûts     168 475         129 495             107 046                                     0                            0   15 780                           0                     0    420 796
totaux
EURO
                                                                          LIFE-Nature 2003-21.1
ACTION F.1:

Fonctionnement et suivi du projet :

Description :

a) embauche du chef de projet

Les actions de coordination et d'échange d'information entre partenaires du projet sont déterminantes dans la
réussite d'un projet. Or, il nous parait indispensable que cette coordination soit assurée par une personne
entièrement dédiée au projet, afin d'éviter les fréquents problèmes liés aux conflits d'agendas et de priorités.
C'est pourquoi nous avons proposé le recrutement d'un chef de projet au sein de WWF-France, qui sera
responsable de la coordination de l'ensemble des partenaires et des actions avec l'appui de la mission
Océans et Côtes et du chargé des relations institutionnelles du WWF-France. Ses missions principales seront de
veiller à la bonne mise en œuvre du projet (respect du calendrier, qualité du reporting, identification des
problèmes, liens avec la Commission et l'équipe externe....) et d'organiser la coordination globale des actions.
Les coûts liés à l'embauche de cette personne ont été imputés sur certaines actions auxquelles ce chef de projet
prendra part de manière directe (estimation de 274 jours répartis sur les actions A5, E1, E2, E3, E4, E7, E8, E9,
E10, E11 et E12) ainsi que sur l'action générale de suivi du projet (F1, à hauteur de 486 jours). La somme
correspond à un temps plein (217 jours par an * 3,5 ans).

Dans le cadre de l'action F1, ce chef de projet sera chargé de l'organisation des réunions du comité de suivi du
projet qui sera composé de l'ensemble des partenaires du projet (PNRC, RNBB, Université de Corse, WWF-
France, Parc National de Port-Cros, Groupe d'Etude des Cétacés en Méditerranée, Diren Corse). Ce Comité de
suivi pourra lors de ses réunions, inviter des partenaires techniques européens des différents partenaires (Parc
National de la Maddalena, association CTC, WWF-Canaries...). Ce comité aura pour but de faire le point sur
l'avancement des travaux, de partager l'information concernant les activités menées par certains partenaires, de
préparer les activités "phare" du projet pour lesquelles une coordination préalable est indispensable (organisation
des campagnes de sensibilisation, préparation des conférences...)
La périodicité de ces réunions sera semestrielle.

Par ailleurs, le projet prévoit la création d'un comité de pilotage ayant pour fonction de valider les grandes
étapes du projets, de proposer si nécessaire des réorientations, d'établir le lien avec d'autres projets existants, etc
La constitution du comité de pilotage sera une des premières activités engagées dans le cadre de l'action F1. Ce
Comité de pilotage comprendra :
- des représentants des autorités administratives publiques (Diren, Direction des affaires maritimes, Office de
l'Environnement de Corse...)
- les partenaires du projet,
- des spécialistes de l'espèce (un spécialiste français + 1 ou 2 référents scientifiques ayant participé à des
programmes de conservation du Grand Dauphin (notamment dans le cadre de projets Life-nature achevés ou en
cours).
La périodicité prévue est annuelle (1 réunion de lancement + 3 réunions annuelles).

b) Suivi des performances du projet en terme de sensibilisation.
 Afin de connaître l’impact de la sensibilisation réalisée sur la population cible.

Méthode : à partir de la deuxième saison du LIFE LINDA : été 2005 les animateurs feront une estimation de la
population sensibilisée par des questionnaires et par des observations du comportement des usagers de la mer
lors des patrouilles en bateaux (respect des limitations de vitesse, comportements des plaisanciers à l’approche
de dauphin).
De plus un sondage omnibus sera réalisé pendant la saison 3 (été 2006) afin d’obtenir une photo de la
sensibilisation réalisée les deux saisons précédentes ; cette action sera sous-traitée.

- Rapports d’activité :
Rédaction de rapports comportant une description précise de toutes les activités entreprises durant les saisons I,
II et III (octobre 2004, octobre 2005, octobre 2006), des actions et du programme de travail prévus pour la suite
du projet. Ces rapports comporteront aussi un état de la situation financière (état des décaissements, reste à
engager…)

- Rapport intermédiaire :

Ce rapport sera rédigé après la deuxième année d’application du LIFE LINDA (nov. 2005). Il comportera un
compte-rendu détaillé de toutes les activités entreprises, les actions et le programme de travail prévu pour la
dernière année d’application. Ce rapport contiendra aussi un relevé intermédiaire des dépenses et recettes, du
reste à engager.

- Rapport final. Ce rapport comprendra :

* un résumé des principaux résultats du projet,
* un compte rendu détaillé des activités entreprises en rapport avec les objectifs, les actions et le programme de
travail prévus dans le projet (pas plus de 50 pages sur support papier et sous forme électronique;
* des annexes (diapositives, photographies couleur/ images électroniques illustrant les principales actions et les
résultats majeurs du projet, etc…

- Rapport final simplifié : Ce rapport, grâce à un effort de synthèse et à un format attractif, sera destiné à être
plus largement diffusé auprès des personnes ou institutions devant travailler sur des problématiques similaires,
voire auprès d’un public non averti.

- Contrôle financier (audit) :
Réalisation des contrôles financiers intermédiaires et final réalisés par un auditeur indépendant qui vérifia le
respect de la législation nationale et les règles de comptabilité. De plus, il vérifiera et certifiera que tous les coûts
encourus respectent les dispositions administratives standard de LIFE

Suivi financier :
Le suivi financier du LIFE LINDA sera réalisé par le WWF. C’est le service de la comptabilité qui sera chargé
de faire les fiches de paye des employés du LIFE LINDA, ainsi que les bilans comptables
Cette personne gèrera aussi la répartition des fonds européens entre les différents partenaires (respect des
conventions entre partenaires établies au début du projet) ainsi que la rédaction des rapports financiers.

Justification:

- Le suivi et la coordination des actions entre les différents partenaires et sur les différentes zones d’application
nécessitent une personne à temps plein afin d’avoir une vision globale et transversale du projet.
-les rapports sont nécessaires pour tenir la Commission et les partenaires informés de l’avancement de
l’ensemble du programme, des actions réalisées, de leurs résultats, des actions en cours et futures.
-Le suivi et les rapports financiers doivent être particulièrement clairs et ponctuels.

Responsable de sa mise en œuvre : WWF

Action sous-traitée :
Le sondage omnibus sera réalisé par des professionnels ainsi que l’audit financier.

Résultats attendus :

Suivi :
- Les équipe d’animateurs doivent pouvoir dire si les actions de sensibilisation ont eu un effet visible sur le
comportement des usagers de la mer et s’il y a eu une prise de conscience suite à leurs actions
- une image de la population que nous avons réussi à sensibiliser avec notre protocole grâce au sondage.

Rapports :
- rapports synthétiques présentant un bilan du LIFE
- transmis dans les intersaisons (octobre 2004, octobre 2005 et octobre 2006).

Contrôle financier :
- suivi du programme au niveau financier régulier
- rapports intermédiaires réguliers.
          Produits attendus :
          - Rapports d’avancement, intermédiaire et final
          - Audit

          Coût estimatif de l’action F1 :                               300 079 euros




                                 BUDGET PREVISIONNEL DE LA PARTIE F




                                                                                                      5.Maîtrise foncière et
                                                Assistance extérieure



                                                                                4. Matériel durable




                                                                                                                                                   7.Frais généraux
                               2.Dépalcements




                                                                                                                                                                      8. Autres coûts
                                                                                                                                     consommable
 Action                                                                                                                                                                                 TOTAL
                1. Personnel




                                                                                                                                     6.Matériel
                                                                                                      location
                                                3.




F1            125 465          39 580                   36 000                       3500                                      0 0                 91 534                4 000           300079
Coûts         125 465          39 580                   36 000                      3 500                                      0 0                 91 534                4 000           300079
totaux
EURO
                                                                                       LIFE-Nature 2003-22


                                         CALENDRIER D’ACTIVITES

Actions        Année I (2003)        Année II (2004)            Année III              Année IV              Année V (2007)
                                                                 (2005)                 (2006)
           I       II    III    IV   I    II   III     IV   I     II    III   IV   I     II    III   IV   I      II   III     I
                                                                                                                              V
 Actions
    A
A1
A2
A3
A4
A5
 Actions
    C
C1
C2
 Actions
    D
D1
D2
 Actions
    E
E1
E2
E3
E4
E5
E6
E7
E8
E9
E10
E11
E12
E13
Action F
F1
                                                                                           LIFE-Nature 2003-23

                                     RESUME DES PRODUITS IDENTIFIABLES


                           Produit                               Nom ou n° de l’action           Date de rendu
                                                                    de référence

Fichier photo ID (clichés de photo identification : nageoires    A1                      Mai 2007
dorsales de Grands dauphins)
Rapport sur la caractérisation des populations de Grands         A1                      Mai 2007
dauphins en Corse et de l’impact des activités humaines.
Proposition pour un plan d’action régional pour le grand         A1                      Mai 2007
dauphin
Analyse des questionnaires et base de données sur la             A2                      Mars 2006
reconnaissance des trous dans les filets
Rapport sur la mesure de la pollution sonore sous-marine         A3                      Mars 2006
Etude socioéconomique sur les pratiques de Whale-watching        A4                      Janvier 2005 et janvier
                                                                                         2007
Carnet des recommandations pour un nautisme responsable,         A5                      Novembre 2004
proposition d’une charte auprès des professionnels.
Résultats des tests des pingers                                  C1                      Mai 2006
Résultats des tests de pêches alternatives                       C2                      Mai 2006
Rapport sur le suivi du trafic nautique et cartographie SIG du   D1                      Janvier 2007
trafic d’engins nautiques
Rapport d’analyse des fiches de caractérisation du               D2                      Février 2007
comportement des whale-watchers
Compte rendu des réunions avec les pêcheurs                      E1                      Mars 2004, 2005 et 2006
Bulletins de liaison opérateurs/pêcheurs                         E2                      Janvier 2004
                                                                                         Juin 2004
                                                                                         Janvier 2005
                                                                                         Juin 2005
                                                                                         Janvier 2006
                                                                                         Juin 2006
Plaquette sur le nautisme responsable                            E3                      Avril 2005
Code de bonne conduite du Whale-Watching du Sanctuaire           E3                      Avril 2004
Mallette pédagogique                                             E5 , E6 et E7           Septembre 2004
Film de sensibilisation 2*6’’ et 26’’                            E8                      Décembre 2005
Dossier de presse                                                E9                      Juin 2004 et 2006
Site internet LIFE LINDA                                         E10                     Janvier 2004
CD Rom de diffusion des résultats de projet                      E11                     Septembre 2006
Compte rendu des conférences-débats avec la population locale    E 12                    De décembre 2004 à
                                                                                         décembre 2006

                                       RAPPORTS D’ACTIVITES PREVUS
                              (Rapport d’Activités, Rapport Intermédiaire, Rapport Final)
Rapports d’activité                                                                   Octobre 2004, 2005 et 2006

Rapport intermédiaire                                                               Mars 2006

Audit financier                                                                     Avril 2007

Rapport final                                                                       Mai 2007
                                                                                                   LIFE-Nature 2003-24


                                   RESUME DES ETAPES PHARES DU PROJET



                                                                        Nom ou n° de
                                                                         l’action de
                          Etapes phares                                                     Date de réalisation
                                                                          référence

Lancement du projet                                                    F1              Novembre 2003

Site web du projet opérationnel                                        E10             Janvier 2004

Début du suivi des populations de dauphins sur les zones               A1              Janvier 2004

d'application du programme

Conférence de presse de lancement du projet                            E9              janvier 2004

Test de méthodes pour diminuer le "chapardage" des dauphins            C1, C2          C1 :     de janvier 2005 à
                                                                                       décembre 2005
(répulsion acoustique, techniques de pêche traditionnelles)                            C2 : de janvier 2004 à
                                                                                       décembre 2005
Surveillance du trafic d’engins nautiques et des pratiques de whale    D1, D2          de janvier 2004 à décembre
                                                                                       2006
watching sur les zones d’application du LIFE LINDA


Elaboration d'un carnet de recommandation pour la pratique d'un        A5, E3          élaboration : décembre 2004

nautisme responsable et diffusion lors d'une campagne de                               diffusion : juin-septembre
                                                                                       2005 et 2006
sensibilisation

Sensibilisation du public et diffusion d'un code de bonne conduite     E4              Juin-septembre : 2004, 2005,
                                                                                       2006
pour les activités de whale watching

Réunions d'informations avec les pêcheurs                              E1              janvier / février 2004 ;
                                                                                       janvier/ février 2005;
                                                                                       janvier/ février 2006;
Début de diffusion du film de sensibilisation à destination des        E8
                                                                                       juin 2005
touristes arrivant en Corse par bateau

Mallette pédagogique réalisée : début de l'animation dans les écoles   E5 et E6        septembre/octobre 2004

CD Rom du projet réalisé et début de la diffusion                      E11             septembre 2006

Diffusion personnalisée des résultats du LIFE LINDA aux                E13             d'octobre à décembre 2006
professionnels de la protection de la nature ayant la même
problématique
                                                                                                    LIFE-Nature 2003-25


                                            DIFFICULTES PREVISIBLES


Difficultés, leurs conséquences probables et les moyens d’y remédier



Difficulté n°1 : L'implication des pêcheurs dans le projet est insuffisante

         Le succès du projet passe par une bonne collaboration entre les partenaires du projet et les pêcheurs, qui dépend
de l’existence d’un climat de confiance.
Ce climat existe actuellement, comme en témoignent les accords existant entre l’Office de l’Environnement de la Corse et
la prud’homie de Bonifacio et les collaborations antérieures entre l’Université de Corse et les pêcheurs.
De plus, deux actions du projet ont été spécifiquement conçues pour parer à tout manque d’information qui pourrait être
nuisible au maintien de ce climat de confiance. Il s’agit de l’organisation de trois réunions d’information entre les
pêcheurs et les partenaires du projet (E1) et de la diffusion auprès des prud’homies d’un bulletin d’information qui
reprendra les faits marquants du projet et annoncera les actions à venir aux professionnels de la pêche (E2)

Difficulté n°2 : Les méthodes utilisées (répulsion acoustique, techniques de pêche traditionnelle) ne permettent pas
de réduire de manière significative "le chapardage" des dauphins dans les filets.

Les techniques de répulsion acoustique semblent actuellement efficaces, commme en témoignent les études menées dans
le cadre du programme européen ADEPT. Cependant, les partenaires effectueront une veille jusqu’au lancement du projet
afin de déterminer les systèmes de répulsion les plus efficaces. Les dernières avancées technologiques seront utilisés
dans le projet.

Dans le cas où la combinaison des deux méthodes ne donnerait pas les résultats escomptés, il serait nécessaire :
- De compter sur les avancées technologiques permettant d’avoir une efficacité optimale.
- D’envisager des mécanismes de compensation financière pour le “chapardage”, comme cela a été mis en place pour
   le loup ou l’ours des Pyrénées.
                                                                                                       LIFE-Nature 2003-26

                                                    L’APRES PROJET


Perspectives après la fin du projet LIFE-Nature.

L’après projet sera principalement une transmission et une valorisation des acquis grâce au réseau mondial du WWF et
surtout grâce aux différents bureaux méditerranéens ainsi que grâce au réseau des réserves Naturelles de France.
Ce projet est en effet un projet pilote qui a vocation a être répliqué dans d’autres zones présentant la même
problématique.

   Que reste-t-il à faire ?

Il faudra établir le meilleur équilibre entre les systèmes répulsifs acoustiques (action C1) et les pratiques de pêche
traditionnelles (action C2) pour limiter au maximum l’impact des Grands dauphins de façon durable.

Un recensement de l’ensemble de la population de Grands dauphins fréquentant les côtes corses devra être réalisé afin
d’estimer l’évolution de cette population après trois ans et demi d’actions en sa faveur.

Pérenniser les actions de sensibilisation du grand public ainsi que des populations locales

Les résultats de ce LIFE devront être utilisés pour la mise en œuvre d’une gestion contractuelle des usages au sein des
zones Natura 2000.

Les méthodes et mesures de gestion devront être appliquées à d’autres régions du bassin méditerranéen A l’inverse il
sera nécessaire d’appliquer dans la zone du projet les méthodes de gestion les plus pertinentes développées dans
d’autres zones méditerranéennes, notamment à l’occasion de projets financés par LIFE ( Canaries, Espagne…)


   Quel est le moyen d’y parvenir, quelles ressources seront nécessaires pour poursuivre les actions ?

La future structure internationale de gestion du Sanctuaire pour les mammifères marins de Méditerranée, appuyée par
les trois états signataires de l’accord (Monaco, Italie, France), pourrait prendre le relais concernant les actions de suivi
des populations de Grands dauphins et de sensibilisation du public.

Les méthodes de pêches alternatives et l’utilisation des répulsifs, dont LIFE aura permis de démontrer l’efficacité
pourront faire l’objet de mesures d’incitation financière dans le cadre des fonds structurels de l’IFOP (Instrument
Financier d’Orientation de la Pêche).

Un programme CO-OP entre les programmes LIFE portant sur le Grand dauphin (cf ci-dessus) pourra être proposé pour
favoriser les échanges d’expériences et l’application des mesures de gestions les plus pertinentes.

   Complémentarité avec d’autres fonds de l’UE.

Comme évoqué plus haut les fonds structurels de l’IFOP permettront de généraliser au niveau de la Corse les mesures
de gestion les plus pertinentes.

   Protection légale dans la législation nationale/locale.

Les résultats du LIFE LINDA pourront faire évoluer la réglementation en vigueur des zones disposants déjà d’un statut
de protection réglementaire et servir de bas à l’élaboration de contrats de gestion avec les opérateurs d’activités
économiques en interaction avec les Grands dauphins.

   Qui continuera de travailler pour le projet ?

Les partenaires locaux (Parc naturel Régional de la Corse, Office de l’Environnement de la Corse) et nationaux
(Sanctuaire pour les Mammifères marins en Méditerranée).
                                                                                           LIFE-Nature 2003-27


                              AUTORITE COMPETENTE QUI SOUTIENT LA PROPOSITION


Nom et statut légal: ......


Adresse complète:


Tél :                           Fax                    E-mail :………………...........................


Personne à contacter :
:


Commentaires (Veuillez éviter les commentaires généraux en précisant clairement pourquoi et comment vous soutiendrez
ce projet) :




Cachet de l’autorité et signature :
                    SECTION D :
               Aspects financiers
               et administratifs
                                     +
          Cofinanciers du projet



   Contrôlez soigneusement la cohérence avec votre budget prévisionnel.
                                                                                             LIFE-Nature 2003-28



                                      INFORMATIONS FINANCIERES



RECAPITULATIF DES AUTRES SOURCES DE FINANCEMENT (autres que CE)

Bénéficiaire                                                                     Montant du cofinancement en
                                                                                            EURO
WWF-FRANCE                                                                                359 643 €
Partenaire                                                                       Montant du cofinancement en
                                                                                            EURO
Office de l’Environnement de la Corse                                                     120 000 €
Parc Naturel régional de la Corse                                                          66 150 €
Université de Corse                                                                        39 790 €
Sanctuaire (Parc national de Port-Cros)                                                    14 000 €
Cofinanceur                                                                      Montant du cofinancement en
                                                                                            EURO
DIREN-Corse                                                                               100 000 €


BUDGET PREVISIONNEL DETAILLE

Catégories d’actions       A            C             D            E             F       Coûts totaux
                       (fiche 16)   (fiche 18)    (fiche 19)   (fiche 20)   (fiche 21)   EURO
Catégories
budgétaires
1. Personnel             39 735       86 890        65 620      168 475      125 465 486 185

2.   Déplacements        76 800       76 240            500     129 495       39 580 322 615

3. Assistance           120 206       23 800        54 000      107 046       36 000 341 052
extérieure
3. Matériel              27 300       52 000        47 000              0       3 500 129 800
durable
5. Acquisition /                0            0             0            0            0 0
location foncière
6. Matériel                5 400          2 000         800      15 780              0 23 980
consommable
7. Frais généraux               0            0             0            0     91 534 91 534

8. Autres coûts                 0            0             0            0       4 000 4 000

TOTAL                   269 441      240 930       167 920      420 796      300 079 1 399 166
                                                                                           LIFE-Nature 2003-29


                                          OPERATEURS DU PROJET

PROPOSANT :


Nom                                                                        WWF-France

Responsable des actions suivantes :                         A1, E1, E2, E3, E4, E8, E9, E10, E11, E13, F1

Coût prévisionnel de ces actions (EURO)                                              667 090 €

Pourcentage du coût total du projet (%)                                              48%



PARTENAIRES:


Nom Office de l’Environnement de la Corse
Adresse :
Avenue Jean Nicoli
20250 CORTE

Tél : 04 95 72 18 77…….. Fax : 04 95 17 30 30……………. E-mail :       culioli@oec.fr…………………………

Responsable des actions suivantes:                                          C2, A5, E12

Coût prévisionnel de ces actions (EURO)                                              148 125 €

Pourcentage du coût total du projet (%)                                              11%




Nom : Parc Naturel Régional de Corse
Adresse :
2, rue Major Lambroschini - Bp 417-
20 184 AJACCIO cedex 1

Tél :… (00 33) 04 95 51 79 10         Fax:(00 33) 04 95 21 88 17   E-mail : infos@parc-naturel-corse.com

Responsable des actions suivantes:                                     A4, D1, D2, E5, E6, E7

Coût prévisionnel de ces actions (EURO)                                              332 331 €

Pourcentage du coût total du projet (%)                                              24%
Nom : Université de Corse
Adresse :
Avenue Jean Nicoli
20250 CORTE

Tél :…04 95 45 00 00 / 04 95 46 17 31……….. Fax : …                   …E-mail : lucile.rossi@wanadoo.fr
…………………………

Responsable des actions suivantes:                                        A2, A3, C1

Coût prévisionnel de ces actions (EURO)                                           251 620 €

Pourcentage du coût total du projet (%)                                           18 %


Nom : Parc National de Port-Cros, Sanctuaire des Mammifères marins en Méditerranée,
Adresse :
Castel Sainte Claire
Rue Sainte Claire
F 84418 Hyères Cedex

Tél : 04 94 12 82 30……….. Fax : 04 94 12 82 31………………. E-mail :           p.robert@pnpc.com.fr
………………………
                                                                                                     LIFE-Nature 2003-30

                                       INFORMATION SUR LE PROPOSANT
                                            ET LES PARTENAIRES



Proposant :

     Le WWF-France, association aussi appelée «Fonds Mondial pour la Nature France », fondée en 1973 a été reconnue
d’utilité publique le 13 avril 1978. Il a pour objectif de stopper la dégradation de l’environnement dans le monde et de
construire un avenir où les êtres humains pourront vivre en harmonie avec la nature :
    - en préservant la diversité biologique du globe ;
    - en garantissant une utilisation durable des ressources naturelles renouvelables ;
    - en encourageant des mesures destinées à réduire la pollution et la surconsommation.

WWF-France fait partie du réseau WWF, qui compte aujourd’hui près de 5 millions d’adhérents et un réseau mondial
actif dans plus de 90 pays.

Ses activités sont découpées en plusieurs Missions : Forêt, Espèces, Eaux douce, DOM-TOM, Océans et Côtes,
Changement Climatique.

       La mission Océans et Côtes qui sera en charge du projet conduit quatre programmes : Aires Marines Protégées,
Programme gestion intégrée des zones côtières, Programme pêche et Gestion des ressources marines.

        Les actions du WWF-France, à travers le programme AMP, ont deux objectifs principaux :
- Augmenter le nombre et la surface des aires marines protégées en s'assurant qu'elles sont représentatives de l'ensemble
des écosystèmes marins.

- Améliorer la gestion des aires marines protégées en augmentant leurs moyens humains et techniques, en s'assurant une
participation active des populations locales à cette gestion.

         C’est pour répondre à cet objectif que le WWF-France propose un projet de programme LIFE sur la Limitation
des Interactions Négatives entre Dauphins et Activités humaines.



Partenaire 1 : L’Office de l’Environnement de la Corse.

         C’est un outil de la Collectivité Territoriale de Corse au service de la mise en valeur, de la gestion et de la
promotion du patrimoine naturel de Corse, l’OEC est un établissement public à caractère industriel et commercial créé
par l’Assemblée de Corse le 22 octobre 1992.

Dans le cadre d'orientations définies par la Collectivité Territoriale de Corse, les missions de l’OEC consistent à assurer
la mise en valeur, la gestion, l'animation de notre patrimoine terrestre et maritime. C’est l’administration dont dépend la
Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio.

La Réserve Naturelle des Bouches de Bonifacio.

Le thème de ce LIFE est inscrit au registre des projets de l’équipe de la réserve, mais n’a jamais été réellement mis en
œuvre. Le projet de programme LIFE se présente donc comme une opportunité de réaliser un travail sur ce thème.
Partenaire 2 : Parc Naturel Régional de Corse.

         C’est un acteur de la protection et de gestion de l’environnement essentiel en Corse. Il englobe la Réserve
naturelle de Scandola dont il est gestionnaire. Le PNRC comporte plusieurs noyaux durs dont la façade maritime qui
couvre d’ailleurs le PSIC Porto/ Scandola/ Revellata/ Calvi.

La Réserve Naturelle de Scandola (crée le 9 décembre 1975) couvre la presqu'île de Scandola et les fonds marins. Sa
superficie est de 1000 hectares marins et de 919 hectares terrestres. 70 hectares qui sont placés en réserve intégrale.

Partenaire 3 : Le parc National de Port-Cros (au titre du Sanctuaire pour la protection des mammifères marins en
Méditerrannée)

         Le parc a été créé le 14 décembre 1963, sa superficie terrestre est de 675 ha et la zone marine fait 1800 ha à Port-
cros et 1000 ha à Porquerolles.
         C'est un établissement public national, placé sous l'autorité du Ministère de l'Ecologie et du Développement
Durable.

         Le parc National de Port-Cros est l’organisme mandaté par le Ministère de l’ecolod=gie pour représenter le
Sanctuaire des Mammifères marins en Méditerranée pour la France, et pour animer les différents groupes de travail
(recherche, gestion, etc.). C’est en cette qualité qu’il est partenaire du projet de programme LIFE.

Partenaire 4 : L’Université de Corse

         L’Unité Mixte de Recherche « Ondes et Acoustique » travaille dans des domaines d’application bien ciblés :
l’acoustique sous-marine, le sondage sismique et l’acoustique musicale.
L’équipe travaille déjà sur les répulsifs acoustiques et mène actuellement une étude en collaboration avec l’Office de
l’Environnement de Corse et la Direction des Affaires Maritimes. Le projet LIFE LINDA se situe dans la continuité de
cette étude dont il utilisera les résultats.
L’Université de Corse est engagée dans les actions portant sur la gestion des interactions négatives entre Grands dauphins
et pêche artisanale (caractérisation des interactions entre Grands dauphins et filets de pêche, test des répulsifs
acoustiques), et entre Grands dauphins et nautisme (évaluation de la pollution sonore sous-marine).
                                                                                     LIFE-Nature 2003-31

                       INFORMATIONS PREVISIONNELLES SUR LE PERSONNEL



        Poste          catégories    type de      taux    nombre    nombre        montant    équivalent nouvel
                        actions      contrat     horaire de jours   d'heures      (c=a*b)€     temps    emploi
                                                 (a)€/H affectés affectées au                   plein    créé
                                                         au projet projet (b)H
WWF - Chef de projet   A, C, E, F     CDD           32,9       651         4557     149730         90%       1
WWF-Coordination       F              CDI           32,9       109          763      25070         15%
WWF - Chargé de        E              CDI           32,9        38          266       8740          5%
communication
WWF - Responsable      E               CDI          32,9        15         105        3450          2%
internet
OEC - Responsable      A, C, E, F      CDI          32,9       92          644       21160         13%
OEC - Techniciens      A'C             CDI          18,6      327         2289       42510         45%
PNRC - responsable     A,C,E,F         CDI          32,9       83          581       19090         11%
PNRC - Techniciens     A, C            CDI          18,6      274         1918       35620         38%
PNRC - Animateurs      E            CDD et CDI      18,6      522         3654       67860         72%       1
Univ Corse -           A, C         CDI et CDD      32,9      390         2730       89700         54%
Chercheurs
Stagiaires             C            Convention       2,5      410         2870        7175         57%
                                     de stage
Sanctuaire -           C, E, F         CDI          32,9        51         357       11730          7%
Responsable
Autres                 A, C, E, F      CDI          20,7        30         210        4350          4%

Total                                                                              486 185
                                                                                                         LIFE-Nature 2003-32

              INFORMATIONS PREVISIONNELLES SUR LE MATERIEL DURABLE A ACQUERIR

         Catégorie                  Actions                      Description                              Coût estimatif
                                                                                                            (EURO)
   Matériel informatique              F1             Ordinateur portable et périphériques       3 500 €

                               D2                                                               1 000 €
GPS

Radar                          D1                                                               11 000 €
                                                                                                Le coût de une journée de
Mise à disposition bateaux     A1, C1, D1,        Mise     à   disposition  des    bateaux      bateau est de 200€.
par la Réserve naturelle des   D2                 (pneumatique ou vedette) des deux             A1 : 72 jours soit 14 400 €
Bouches     de     Bonifacio                      réserves pour mener certaines actions du      C1 : 20 jours soit 4 000 €
(Office de l’Environnement                        LIFE LINDA                                    D1 : 135 jours soit 27 000 €
de la Corse) et par le                                                                          D2 : 40 jours soit 8 000 €
Réserve     Naturelle     de
Scandola (Parc Naturel
Régional de la Corse)

Pesons, balance documents      C2                                                               3000 €

Matériel                pour   C1                                                               30 000 €
déclenchement
enregistrement à distance
Pingers Aquamark 200           C1                 Balise émettant des sons pour éloigner les    15 000 €
                                                  Grands dauphins des filets de pêche
Jumelles                       A2                                                               300 €
Appareil photo + objectifs     A2                                                               6000 €
Caméra digitale                A2                                                               6000 €
Caisson étanche (X3)           A2                                                               600 €
                                                                                    TOTAL       129 800 €

  INFORMATION PREVISIONNELLE                      SUR     LE    MATERIEL          DURABLE         POSSEDE         PAR      LE
  BENEFICIAIRE/PARTENAIRE
                                                                                                Durée
                                                                                                                 Valeur
                                                                                             d’utilisation
                                                               Date de          Prix                        d’amortissement
    Catégorie        Action           Description                                             durant le
                                                            l’acquisition      d’achat                      durant le projet
                                                                                              projet (en
                                                                                                                (EURO)
                                                                                                mois)
Equipement           A1, C1,   Vedette (8,5m)               2002            137 540 €       36 mois        117 891 €
Office         de    D1, D2
l’Environnement                Semi-rigide (7m)             2002            35 916 €        36 mois         26 937 €
de la Corse
Equipement           A1, C1,   Vedette White shark          Juin 2002       53 357 €        36 mois         32 014 €
Parc       Naturel   D1, D2
régional de la                 Semi-rigide (5,5m)           Juillet 2002    22 867 €        36 mois         22 867 €
Corse
                                                                                                TOTAL       199 709 €
                                                                                                                                            LIFE-Nature 2003-33

                                                REFERENCES BANCAIRES DU PROPOSANT



Nom de la banque : BNP Paribas............................................................................................... .......................




Adresse : .37, Avenue des Champs Elysées




Code guichet : . 00804




N° de compte. :
IBAN : FR76 3000 4008 0400 0103 7789 636




Ouvert au nom de : WWF-FRANCE



Autres informations : RAS
                                                                                                                                       LIFE-Nature 2003-34


                                                               ENGAGEMENT DES PARTENAIRES




Nom et raison sociale (publique - privée):.........................................................................................

Adresse complète :
....................................................................................................................................


Tél: ..................................       Fax: ................................. E-mail :.............................


Actions mises en œuvre sous la responsabilité du partenaire :




Montant de la contribution prévue : ...................................EURO


Commentaires :




Nom de la personne habilitée : ................................................................................



Cachet et signature (obligatoire) : ..........................................................................




                                                                                                                                       LIFE-Nature 2003-35
                                                              ENGAGEMENT DES COFINANCIERS




Nom et raison sociale (publique - privée):.........................................................................................

Adresse complète :
....................................................................................................................................


Tél: ..................................       Fax: ................................. E-mail :.............................


Montant de la contribution prévue: ...................................EURO


Commentaires (précisez si la décision de cofinancement est acquise ou si elle fait l’objet d’un accord de principe et sous
quelles conditions ; précisez également si le cofinancement est accordé seulement pour certaines actions ou pour
l’ensemble du projet):




Nom de la personne habilitée : ................................................................................




Cachet et signature (obligatoire) : ..........................................................................
                                                                                                   LIFE-Nature 2003-36

                  AUTRES DOSSIERS SOUMIS POUR FINANCEMENT COMMUNAUTAIRE


Veuillez répondre à chacune de ces questions :


   Avez vous déjà bénéficié précédemment d’un cofinancement (pre) LIFE (titre, année, montant de la contribution
    communautaire et durée

LIFE – Environnement
Titre : PRIVILEGES
Année : 2002
Montant de la contribution communautaire : 355 800 euros
Durée : 3 ans (36 mois)



   Avez-vous soumissionné certaines actions liées directement ou indirectement au projet auprès d’autres instruments
    financiers communautaires ? Avec quels résultats ? Précisez en donnant les détails.

NON




   Pour les actions qui auraient pu être financées par d’autres instruments financiers communautaires (ex : contrat de
    gestion avec des agriculteurs au titre du Règlement Développement Rural ; infrastructures éco-touristiques à travers
    les Fonds Structurels), expliquez en quoi la mobilisation de ces financements n’est pas possible.


A priori, aucune action n’est éligible à d’autres financements communautaires
                                                                                                                LIFE-Nature 2003-37


                                                    ACCUSE DE RECEPTION


                                                                                                       Adresse du proposant1:
                                                                                                                    


                                                                              WWF-France
                                                                              188, rue de la Roquette
                                                                              75011 PARIS




Titre du projet6 : .Limitation des Interactions Négatives entre Dauphins et Activités humaines (LINDA)




                                                                            PROJET N°2 : LIFE2003/NAT/…………


Madame, Monsieur

J’accuse réception de votre candidature LIFE-Nature pour le projet susmentionné et je vous en remercie.

Votre proposition va être examinée par nos services quant à sa recevabilité. Les projets déclarés éligibles feront alors
l’objet d’une sélection par la Commission selon la procédure prévue au Règlement LIFE.

Je vous ferai connaître la décision finale dès qu’elle sera prise par la Commission.

Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, à l’expression de mes sentiments les meilleurs.


                           Signature DG ENV: .......................................................




1
         À remplir par le proposant
2
         A remplir par la Commission
                                     LISTE DE CONTROLE DE LA RECEVABILITE


        Réservé à l’usage du proposant. Ne pas envoyer à la Commission.

                                                                                             YES           NO

1.   •     Les 4 sections du dossier de candidature
           sont-elles complétées ?                                                                          

     •     sont-elles dactylographiées sans inscription manuscrite ?                                        
     •     sont-elles présentées sous le format requis,
           et assemblées par une reliure perforée à 2 trous ?                                               

     •     sont-elles transmises en 4 exemplaires séparés et identiques ?                                   
     •     y a-t-il un résumé en deux langues
           (français et anglais) ?                                                                          

2.   Le budget est-il présenté en EURO ?                                                                    

3.   Si le projet concerne la protection de sites, les cartes
     jointes indiquent-elles les contours des zones désignées au
     titre des directives Oiseaux ou/et Habitats et la localisation
     des actions principales ?                                                                              

4.   Des objectifs clairs et les actions correspondantes ont-ils été
     identifiés ? Une programmation réaliste a-t-elle été établie ?                                         

5.   Pour les projets internationaux, les documents attestent-ils du
     soutien des autorités compétentes des différents Etats membres ?                                       

6.   Le dossier est-il complet ? Inclut-il toutes
     les fiches obligatoires ?                                                                              



        Si vous répondez OUI à toutes ces questions, votre projet a toutes les chances d’être recevable et donc d’être
         pris en compte dans le processus de sélection.

								
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