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Artur_Azevedo_et_Aluizio_Azevedo-Lucia_Palmares_Pol_Briand

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									      Artur Azevedo et Aluízio Azevedo :
          les capoeiras de O Bilontra à O Cortiço
 L'auteur de théâtre Artur Azevedo met en scène le type
  du capoeira dès 1876, son frére Aluízio en fait un des
personnages principaux de son roman O cortiço, de 1890.
En 1886, Artur Azevedo obtient un succés         Grâce à
retentissant avec sa pièce O Bilontra, basée     l'internet, des
sur l'actualité de l'année précédente. Cette     universitaires
Revue de l'année, reprise dans de                brésiliens
nombreuses villes du Brésil, répand le type      mettent à la
du capoeira. Le romancier Aluízio Azevedo,       disposition
son frère, publie en 1890 le roman réaliste O    de tous les
cortiço, dont un des personnages principaux      textes
est le métis Firmo, capoeira et amant de la      d'oeuvres
mulata Rita, contribuant de façon moins          littéraires de
éclatante, mais plus durable a la diffusion de   leur pays.
ces types. Ni au théâtre, ni dans le roman, le   Nous
mot capoeira ne désigne un jeu: un               n'incluons
capoeira, c'est un jeune homme Nègre ou          pas toujours
Mulâtre, vivant souvent dans l'insécurité de     des liens car
petits et gros boulots et d'expédients, bon      les adresses
dans la bagarre, et dont le bourgeois se         ne sont pas
demande pourquoi il aime perturber la            très stables,
tranquillité de la vie à Rio.                    mais il est
                                                 facile de les
                                                 trouver en
                                                 utilisant un
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Artur Azevedo
Artur Azevedo, né dans le Nord du Brésil à São Luís du
Maranhão en 1855, arriva à Rio de Janeiro à dix-huit ans,
ayant été reçu à un concours d'employé de bureau au
Ministère des Finances. Il avait commencé à travailler de
bonne heure, mais son talent satirique s'accordait mal avec
l'ambiance de sa ville natale ; il avait déjà écrit des poèmes
et une pièce remarquée, Amor por Anexins (Amour par
dictons). Arrivé dans la capitale, il compléta son traitement
de fonctionnaire en enseignant pendant quelque temps le
Portugais, avant de trouver ses entrées dans le journalisme.
En 1876, il transforma l'opérette française La Fille de
Madame Angot, en une brésiliennissime A Filha de Maria
Angu, qui nous intéresse ici en ce que deux personnages se
provoquent comme des capoeiras pour en effrayer un autre.
Nous n'avons aucune indication précise sur les gestes
correspondant à cette provocation.
Artur Azevedo s'est rendu célèbre par ses Revues de l'année,
des spectacles de théâtre et chansons basés sur les
évênements de l'année écoulée. La première qu'il écrit, en
1877, ne présente pas des personnages, mais des allégories et
des types, parmi lesquels le capoeira, qui, dans le prologue,
défie et menace les autres personnages de ses coups de tête
(cabeçadas) et de son rasoir (navalha); tandis que la
Politique lui souhaite de continuer ses éternelles frasques, de
ne pas s'effrayer de l'Engagement de Bonne Conduite qu'on
lui fait signer à la police, et de ne pas être incorporé de force
dans la Marine :
 POLÍTICA- Ó Capoeira, faze as tuas eternas tropelias, não te
 amedronte o termo de bem viver, nem que te assentem praça
 na Armada!
 En bref, la Revista do Rio em 1877 reflète les préoccupations
 bourgeoises et policières à propos des perturbateurs
 capoeiras.
 O Bilontra
 Artur Azevedo collabora avec Moreira Sampaio pour la
 revue de l'année 1885, plus connue sous son titre O Bilontra
 (l'arnaqueur), qui fut un énorme succès. L'affaire qui lui
 donne son titre, une vente de faux titre nobiliaire, fournit aux
 auteurs, une ligne narrative qui traversait l'année, et
 l'occasion de créer des personnages un plus développés que
 les allégories habituelles, dans une satire des moeurs,
 anciennes et nouvelles, du Brésil. Les capoeiras ne
 participent pas à la trame principale, mais apparaissent dans
 deux épisodes.
 O Bilontra répercute l'opinion qui associe les forces de
 police et les capoeiras, supposés être leurs ennemis. En
 1885, une force de police jugée inefficace, la Garde Urbaine
 (Corpo de Urbanos) fut démantelée et ses membres,
 renvoyés à la vie civille.

(4° tableau, sc. 2 – rue Senador Dantas, dans le centre de Rio)
UM MORCEGO -- Bem ,               UN VAMPIRE [surnom des
meus amigos! Agora que            gardes Urbains, en raison de
estamos dissolvidos, é preciso   leur cape qui, déployée, les
tratar da vida, que a morte é    fait ressembler à des chauve-
certa! Portanto, voltemos à      souris] -- À présent que nous
nossa antiga profissão!          voici dissouts, il faut vivre,
                                 sinon la mort est certaine!
                                 Donc, retournons à notre
TODOS -- Valeu!                  ancienne profession!
Apoiado! (Forte na orquestra.
Todos os Morcegos se             TOUS -- C'est bon! D'accord!
transformam em capoeiras,        (Forte à l'orchestre. Tous les
que se dividem em dois           vampires se transforment en
campos.)                         capoeiras, qui se divisent en
                                 deux camps)
VOZES DA ESQUERDA --
Viva os guaiamus!            VOIX À GAUCHE – Vive les
                             guaiamus!
VOZES DA DIREITA -- Viva VOIX À DROITE -- Vive les
os nagoas!                   nagoas!
UNS -- Entra!                [Les Guaiamuns, basés dans
                             le centre ville, et les Nagoas,
OUTROS -- Livra! (Grande     basés dans la Ville Nouvelle,
conflito. Apitos da polícia, étaient les deux grands partis
que intervém e dispersa os   de bandes de capoeiras]
capoeiras.)
                             LES UNS -- Allez!
                             LES AUTRES -- Tiens bon!
                             (Grand conflit. Sifflets de la
                             police, qui intervient et
                             disperse les capoeiras.)
Plus tard, l'apparition de capoeiras dans une fête de rue sert
à marquer le caractère peureux du politicien provincial
victime de l'arnaqueur; il s'enfuit alors que les capoeiras
s'exhibent devant une fanfare qui passe. Il est vrai que la fête
a lieu sur la Praça da Aclamação (dit aussi Campo de
Santana) à la limite entre les territoires des deux factions,
Guaiamus et Nagoas, et que les premiers ont hissé leur
drapeau dans les fils du télégraphe, signe de défi.
La pièce fut représentée dans beaucoup de villes du Brésil.
Elle a contribué à la mode du terme capoeira, à l'imitation de
la capitale, pour désigner toutes sortes de désordres. D'autres
termes de sens à-peu-près identique existaient; il se peut que
traiter un individu de capoeira ait évoqué autre chose que le
traiter de capadócio, mais la pièce ne nous donne à ce sujet
aucune indication.
         Voir sur internet l'excellent dossier (en portugais) de
     l'Université de Campinas, État de São Paulo UNICAMP
O Barão de Pituaçu
Le genre Revue de l'année ayant beaucoup de succès, de
nombreux théâtres et de nombreux auteurs de Rio et d'autres
villes du Brésil en mirent en scène, parfois avec des troupes
d'amateurs. On trouvera assez souvent dans ce théâtre
populaire le type du capoeira : il fait désormais partie de la
recette du succès.
Dans l'opérette O Barão de Pituaçu (Le Baron de Pituaçu, du
nom d'une plage aujourd'hui incluse dans la ville de
Salvador), le jeune Nègre José, baianais esclave venu a Rio
avec ses maîtres, y devient le capoeira – autant dire, un mec
 à la coule – Zéca Baiano, du parti Guaiamu. C'est un rôle de
 valet de comédie, un Sganarelle brésilien, un véritable
 personnage susceptible d'une interprétation psychologique,
 et non plus un simple type, et ce personnage est
 indubitablement positif, une nouveauté par rapport au thème
 capoeira. Artur Azevedo était un participant actif de la
 campagne pour l'abolition de l'esclavage. Cette prise de
 position l'amena certainement à rechercher des personnages
 de Nègres sympatiques.


    La scène est à Rio de Janeiro. ALBERTO et MILU,
    mariés depuis deux ans, ont quitté Bahia pour la
    capitale, Rio de Janeiro. ALBERTO trompe sa
    femme avec la française JEANNETTE, résolue à
    faire fortune au Brésil avant de rentrer en France.
    Son ami GOUVEIA courtise MILU qui ne veut rien
    entendre. Arrive l'oncle d'Alberto, BERMUDES,
    accueilli par le domestique JOSÉ.
Acte 1 – scène 4.
BERMUDES - (...) O diabo        BERMUDES - (...) Ce diable
deste moleque como está um      de gamin est déjà un homme.
homem.                          [moleque= terme d'origine
                                africaine (bantu), jeune
JOSÉ – Bênção!                  garçon, négrillon]
BERMUDES - Deus te faça         JOSÉ – Bênção! [demande la
branco.                         bénédiction du maître]
                                BERMUDES - Dieu te fasse
                                  blanc.
Scène 7 -- BERMUDES e JOSÉ
JOSÉ (A Bermudes, que ficou       JOSÉ (À Bermudes, que est
pensativo.) - Sinhô Bermudes      demeuré pensif.) - M'sieu
está cada vez mais moço!          Bermudes, z'êtes chaque fois
                                  plus jeune!
BERMUDES - Cala a boca,
moleque! Tu continuas a ser       BERMUDES – La ferme,
pernóstico... e então, agora na   gamin! Tu continues a être
Corte, faço idéia!                sarcastique... alors ici, dans la
                                  capitale, j'imagine! [Querino
JOSÉ - Ih! Sinhô Bermudes         utilise le terme pernóstico
não imagina. Eu me                dans sa description du nègre
matriculei cidadão                Angola]
fluminense. Já conheço esta
cidade na palma das mãos!      JOSÉ - Ih! M'sieur Bermudes
Quando vossemecê quiser        n'imagine même pas. Je me
passear, me leve, e eu lhe     suis inscrit comme citoyen de
mostro como estou um carioca   Rio. Je connais déjà cette ville
da gema! Até já tenho          comme la paume de ma main!
partido...                     Quand vot'seigneurie voudra
                               se promener, qu'elle
BERMUDES - Partido! Pois       m'emmène, et je lui montre
aqui moleque também se mete comme je suis un vrai
em política?                   carioca! J'ai même déjà un
JOSÉ - Não é partido político, parti...
não sinhô. Como político, eu   BERMUDES – Un parti!
sou republicano. É partido de Alors ici les gamins se
capoeirage. Eu sou guaiamu.    mettent à faire de la politique?
BERMUDES - Tu é o quê,         JOSÉ – C'est pas un parti
moleque do diabo?              politique, non m'sieur. En
                               politique, je suis républicain.
JOSÉ - Guaiamu, legítimo       C'est un parti de capoeirage.
guaiamu, de princípios. Esse   J'suis guaiamu.
partido é a facção mais
adiantada da flor da gente.    BERMUDES – T'es quoi,
Quando houver rolo, hei de     gamin du diable?
convidar o Sinhô Bermudes.
                               JOSÉ - Guaiamu, guaiamu
BERMUDES - Apois.              véritable, guaiamu à
                               principes. Ce parti est la
JOSÉ. - Verá como eu sei       faction la plus avancée de la
entrar bonito. (Fazendo uns    Fleur des Gens. Quand il y
passes de capoeira.)           aura une fête, je dois
BERMUDES - Pra lá,             absolument inviter M'sieur
moleque!                       Bermudes. [rolo signifie aussi
                               bien fête que désordre,
           Coplas              perturbation]
           JOSÉ -              BERMUDES – Ah ouais.
   A fama já me apregoa,       JOSÉ. - Vous verrez comme
  Eu sei armar um chinfrim,    je sais entrer joliment (Fait
   Não há na Corte pessoa      quelques passes de capoeira.)
 Que não se esconda de mim.
                               BERMUDES – Suffit, gamin!
  Sou formado em capoeira,
    pois talento tenho até,               Couplets
            no pé!
   Pra passar uma rasteira,                 JOSÉ -
  O Brasil como eu não tem
          ninguém!              Ma réputation parle pour moi,
             Olá!               Je sais préparer un désordre,
     Nesta terra não há,         Il n'y a personne à la Cour
             Olé!                  Qui ne se cache de moi.
  Pé melhor que o meu pé,        Je suis diplomé de capoeira,
             Oh!                car j'ai du talent jusqu'au pied!
   Quem me disse não viu,       Pour passer un croc-en-jambe,
             Olô!               Le Brésil n'a personne comme
    Sou feliz porque sou,                      moi!
             Olu!                              Olá!
    Porque sou guaiamu!              Sur cette terre il n'y a,
   Quis a polícia levar-me                     Olé!
    Um dia para o xadrez,        Pied meilleur que mon pied,
     E para catrafilar-me                      Oh!
   Os pândegos eram três.        Qui me dise qu'il n'a pas vu,
  Com três belas cabeçadas,                    Olô!
  Pus a todos três no chão,       J'suis heureux parce que je
          Pois não!                       suis guaiamu!
   E soltando gargalhadas,   La police a voulu m'emmener
      Esquipático fugi            Un jour pour la prison,
            Dali!                   Et pour m'alpaguer
           Olá, etc.             Les rigolos étaient trois.
(Declamando.) Sinhô             Avec trois beaux coups de
Bermude, pode-se informar.                  tête,
Não há aí quem não conheça o J'les ai mis tous trois par terre,
Zeca Baiano! Agora, não                Pourquoi pas!
imagine que eu sou um mau     Et lâchant des éclats de rire,
moleque. Não, sinhô! Olhe,         J'me suis enfui tout bizarre
por iaiazinha, aqui está quem                 de là!
é capaz de se atirar ao fogo.               Olá, etc.
BERMUDES - E por meu             (Declamant.) M'sieur
sobrinho?                        Bermude, vous pouvez vous
                                 renseigner. Il n'y a personne
JOSÉ - Ioiô é homem... não       ici qui ne connaisse Zeca
precisa tanto de minha           Baiano! Maintenant, n'allez
amizade - Quem dera que ele      pas imaginer que je suis un
estimasse tanto iaiazinha        mauvais gamin. Non, m'sieur!
como eu.                         Voyez, pour la ptite dame, ya
BERMUDES - Moleque, tu           ici quelqu'un qu'est capable de
está pondo defeito em teu        se jeter au feu.
sinhô?                           BERMUDES – Et pour mon
JOSÉ - Ora! Então o Senhor       neveu?
Bermudes pensa... que eu não     JOSÉ – M'sieur est un
ouvi tudo?                       homme... il a pas tant besoin
                                 de mon amitié – Qui dit qu'il
                                 tient autant à la p'tite dame
                                 que moi.
                                 BERMUDES - Gamin, tu
                                 critiques ton maître?
                                 JOSÉ - Quoi! Alors m'sieu
                                 Bermudes pense... que je n'ai
                                 pas tout entendu?
Gouveia a donné à José une lettre pour qu'il la remette à Milu.
Scène 9 – José, puis Gouvéia
JOSÉ - Já vai, Iaiazinha.         JOSÉ – J'arrive, madame.
(Continuando a ler.) "Se          (Continuant à lire.) "Si tu
corresponderes a este afeto       réponds à cette affection
sublime"... (Guardando a          sublime"... (Rangeant la
carta.) Bom, por ora, não         lettre.) Bon, pour l'instant, pas
preciso saber o resto. Deixa      besoin de savoir le reste. Vas
estar, que hás de receber uma     donc, il faut encore que tu
boa lição das mãos dum            prenne une bonne leçon de la
negro.                            part d'un nègre.
José, présenté par Bermudes à Jeannette, se fait passer pour un
richissime baianais, le Baron de Pituaçu, en utilisant la lettre
écrite par Gouveia. Jeannette abandonne immédiatement
Alberto. Gouveia, trompé par José, se rend à un faux rendez-
vous de Milu et José. Dans la scène finale, José, un nègre
capoeira baianais bat (en coulisse) un carioca blanc, avec, sans
aucun doute, l'approbation du public.

 O Cortiço
 Artur Azevedo écrivit la revue de l'année 1889, Fritzmac,
 avec son frère de deux ans plus jeune, le romancier Aluízio
 Azevedo, qui était en train d'écrire son roman O Cortiço
 [page en portugais], dont un des personnages principaux est
 le capoeira Firmo. Le texte d'une pièce de théâtre laisse au
 comédien le soin de montrer les gestes et les attitude; l'auteur
 d'un roman doit les décrire. Il y a donc à apprendre, dans O
   Cortiço, sur la manière de lutter des capoeiras, en particulier
   leur art de l'esquive.
Mas, lá pelo meio do pagode, a         Mais au milieu de la fête, la
baiana caíra na imprudência de      baiana avait eu l'imprudence de
derrear-se toda sobre o português   se laisser glisser tout contre le
e soprar-lhe um segredo,            Portugais et de lui souffler un
requebrando os olhos. Firmo, de     secret, en roulant des yeux.
um salto, aprumou-se então          Firmo, d'un saut, fut debout
defronte dele, medindo-o de alto    devant lui, le mesurant de haut
a baixo com um olhar                en bas d'un regard provocateur et
provocador e atrevido. Jerônimo,    intrépide. Jerônimo, qui s'était
também posto de pé, respondeu       aussi levé, répondit, fier, du
altivo com um gesto igual. Os       même geste. Les instruments
instrumentos calaram-se logo.       s'arrêtèrent de jouer. Il se fit un
Fez-se um profundo silêncio.        profond silence. Personne ne
Ninguém se mexeu do lugar em        bougeait de sa place. Et là, au
que estava. E, no meio da grande    milieu de la grande ronde,
roda, iluminados amplamente         amplement éclairés par le beau
pelo capitoso luar de abril, os     clair de lune d'avril, les deux
dois homens, peffilados defronte    hommes, profilés l'un devant
um do outro, olhavam-se em          l'autre, s'observaient, défiants.
desafio. Jerônimo era alto,         Jerônimo était grand, large, fait
espadaúdo, construção de touro,     comme un taureau, le cou d'un
pescoço de Hércules, punho de       Hercule, un poing à casser des
quebrar um coco com um murro:       noix de coco d'un coup : c'était la
era a força tranqüila, o pulso de   force tranquile, le poignet de
chumbo. O outro, franzino, um       plomb. L'autre, maigrelet, une
palmo mais baixo que o              demi-tête plus petit que le
português, pemas e braços secos,    Portugais, les jambes et les bras
agilidade de maracajá: era a        secs, une agilité de chat
força nervosa; era o                sauvage : c'était la force
arrebatamento que tudo              nerveuse; c'était l'arrachement
desbarata no sobressalto do         qui détruit tout dans le sursaut du
primeiro instante. Um, sólido e     premier instant. L'un, solide et
resistente; o outro, ligeiro e      résistant, l'autre, rapide et
destemido, mas ambos                téméraire, mais tous deux
corajosos.                          courageux.
--Senta! Senta!                     -- Assis! Assis!
--Nada de rolo!                     -- Pas de bagarre!
--Segue a dança--gritaram em        -- Continuez la dance – criait-on
volta.                              tout autour. Piedade s'était levée
Piedade erguera-se para arredar     pour retirer son homme de là.
o seu homem dali.                      Le carrier l'écarta d'une
O cavouqueiro afastou-a com um      poussée, sans quitter le mulâtre
empurrão, sem tirar a vista de      des yeux.
cima do mulato.                     -- Laisse-moi voir ce que me
--Deixa-me ver o que quer de        veut ce type!... -- grogna-t-il.
mim este cabra!...--rosnou ele.     -- Te faire prendre un bain de
--Dar-te um banho de fumaça,        fumée [faire tomber, argot]
galego ordinário!--respondeu        espèce de péquenot-- répondit
Firmo, frente a frente; agora       Firmo, face à face; maintenant
avançando e recuando, sempre        avançant et reculant, toujours
com um dos pés no ar, e             avec un des pieds en l'air, et
bamboleando todo o corpo e          dandinant tout le corps et
meneando os braços, como            remuant les bras, comme s'il se
preparado para agarrá-lo.           préparait à le saisir.
Jerônimo, esbravecido pelo             Jerônimo, rendu furieux par
insulto, cresceu para o             l'insulte, se dressa sur
adversário com um soco armado;      l'adversaire en préparant un coup
o cabra, porém, deixou-se cair de   de pied; l'autre, cependant, se
costas, rapidamente, firmando-se    laissa tomber de dos,
nas mãos o corpo suspenso, a         rapidement, appuyant sur ses
perna direita levantada; e o soco    mains son corps suspendu, la
passou por cima, varando o           jambe droite levée: et le coup de
espaço, enquanto o português         pied passa au dessus, balayant
apanhava no ventre um pontapé        l'espace, alors que le portugais
inesperado.                          prenait un coup de pied
--Canalha!--berrou possesso; e ia    inattendu dans le ventre.
precipitar-se em cheio sobre o
mulato quando uma cabeçada o         -- Canaille! hurla-t-il comme un
atirou no chão.                      possédé, et il allait se précipiter
--Levanta-te, que não dou em         tout droit sur le mulâtre quand
defuntos!--exclamou o Firmo, de      un coup de tête le jeta au sol.
pé, repetindo a sua dança de todo    --Lève-toi, je frappe pas les
o corpo.                             défunts – s'exclama Firmo,
                                     debout, reprenant sa danse de
                                     tout le corps.
O outro erguera-se logo e, mal se       L'autre s'était relevé bien vite,
tinha equilibrado, já uma rasteira   et, à peine avait-il repris son
o tombava para a direita,            équilibre, qu'un croc-en-jambe le
enquanto da esquerda ele recebia     faisait tomber à droite, tandis
uma tapona na orelha. Furioso,       qu'à gauche il recevait une baffe
desferiu novo soco, mas o            sur l'oreille. Furieux, il lança un
capoeira deu para trás um salto      nouveau coup de pied, mais le
de gato e o português sentiu um      capoeira fit un saut de chat vers
pontapé nos queixos.                 l'arrière et le portugais sentit sa
Espirrou-lhe sangue da boca e        pointe de pied sur le menton.
das ventas. Então fez-se um             Du sang coula de sa bouche et
clamor medonho.                      de ses narines. Alors il se fit un
As mulheres quiseram meter-se        cri de peur.
de permeio, porém o cabra as            Les femmes voulurent
emborcava com rasteiras rápidas,     s'interposer, mais le capoeira les
cujo movimento de pernas            faisait tomber avec des
apenas se percebia. Um horrível     balayages rapides, dont le
sarilho se formava. João Romão      mouvement de jambes était à
fechou às pressas as portas da      peine perceptible. Une horrible
venda e trancou o portão da         confusion gagnait. João Romão
estalagem, correndo depois para     [le propriétaire] se dépécha de
o lugar da briga. O Bruno, os       fermer les portes de la boutiques
mascates, os trabalhadores da       et verrouilla le portail d'entrée,
pedreira e todos os outros que      puis courut à l'endroit de la
tentaram segurar o mulato           bagarre. Bruno, les vendeurs
tinham rolado em torno dele,        ambulants, les travailleurs de la
formando-se uma roda limpa, no      carrière et tous ceux qui avaient
meio da qual o terrível capoeira,   essayé de retenir le mulâtre
fora de si, doido, reinava,         avaient roulé autour de lui,
saltando a um tempo para todos      laissant un cercle propre, au
os lados, sem consentir que         milieu duquel le terrible
ninguém se aproximasse. O           capoeira, hors de lui, fou,
terror arrancava gritos agudos.     régnait, sautant en même temps
Estavam já todos assustados,        dans tous les sens, sans laisser
menos a Rita que, a certa           personne s'approcher. La terreur
distancia, via, de braços           faisait jaillir des cris aigus. Tous
cruzados, aqueles dois homens a     étaient affolés, sauf Rita, qui, à
se baterem por causa dela; um       quelque distance, voyait, les bras
ligeiro sorriso encrespava-lhe os   croisés, ces deux hommes se
lábios. A lua escondera-se:         battre à cause d'elle; un léger
mudara o tempo; o céu, de limpo     sourire lui retroussait les lèvres.
que estava, fizera- se cor de       A lune s'était cachée, le temps
lousa; sentia-se um vento úmido     changeait, le ciel était passé du
de chuva. Piedade berrava,          clair au blanc, on sentait un vent
reclamando polícia; tinha levado    humide de pluie. Piedade hurlait,
um troca-queixos do marido,         réclamant la police, elle avait
porque insistia em tirá-lo da luta.   pris quelques horions de son
As janelas do Miranda                 mari, parce qu'elle insistait pour
acumulavam-se de gente.               le sortir ce la lutte. Les fenêtres
Ouviam-se apitos, soprados com        du voisin Miranda se
desespero.                            remplissaient de gens. On
                                      entendait des sifflets [pour
                                      appeler la police] soufflés
                                      désespérément.
Nisto ecoou na estalagem um             A ce moment un brame de bête
bramido de fera enraivecida:          sauvage enragée retentit: Firmo
Firmo acabava de receber, sem         venait de recevoir, sans s'y
esperar, uma formidável               attendre, un formidable coup de
cacetada na cabeça. É que             bâton sur la tête. C'est que
Jerônimo havia corrido à casa e       Jerônimo avait couru chez lui et
armara-se com o seu varapau           s'était armé avec son bâton de
minhoto. E então o mulato, com        combat du Minho. Alors le
o rosto banhado em sangue,            mulâtre, son visage en sang, se
refilando as presas e espumando       hâtant de réagir, avait levé le
de cólera, erguera o braço            bras droit, où l'on vit scintiller la
direito, onde se viu cintilar a       lame d'un rasoir à main.
lâmina de uma navalha.                  Il y eut une débandade autour
Fez-se uma debandada em volta         des deux adversaires,
dos dois adversários, estrepitosa,    tumultueuse, pleine de crainte.
cheia de pavor. Mulheres e            Femmes et hommes se
homens atropelavam-se, caindo         bousculaient, tombant les uns sur
uns por cima dos outros. Albino       les autres. Albino s'était évanoui;
perdera os sentidos; Piedade          Piedade criait, secouée de
clamava, estarrecida e em             sanglots, qu'on allait lui tuer son
soluços, que lhe iam matar o          homme; Das Dores lâchait des
homem; a das Dores soltava            critiques et des malédictions
censuras e maldições contra           contre cette stupidité de s'étriper
aquela estupidez de se              à cause de l'entrejambes d'une
destriparem por causa de            femme; Homasse, armée d'un fer
entrepernas de mulher; a            à repasser, jurait d'ouvrir la
Machona, armada com um ferro        gueule à qui lui donnerait une
de engomar, jurava abrir as fuças   deuxième ruade comme celle
a quem lhe desse um segundo         qu'elle venait de recevoir dans
coice como acabava ela de           les hanches; Augusta était passée
receber um nas ancas; Augusta       par la porte du font pour
enfiara pela porta do fundo da      traverser la prairie et sortit dans
estalagem para atravessar o         la rue chercher son mari, qui
capinzal e ir à rua ver se          était peut-être de service dans le
descobria o marido, que talvez      quartier. De ce côté arrivaient
estivesse de serviço no             des curieux, et le pation se
quarteirão. Por esse lado           remplissait de gens de
acudiram curiosos, e o pátio        l'extérieur. Madame Isabel et
enchia-se de gente de fora. Dona    Colombine, de retour de la
Isabel e Pombinha, de volta da      maison de Léonie, eurent des
casa de Léonie, tiveram             difficultés à arriver jusqu'au
dificuldades em chegar ao           numéro 15, où, à peine entrées,
número 15, onde, mal entraram,      elles s'enfermèrent à l'intérieur,
fecharam-se por dentro,             maudissant la vieille à cause du
praguejando a velha contra a        désordre et se lamentant de la
desordem e lamentando-se da         malchance qui les avait mises
sorte que as lançou naquele         dans un tel enfer. Cependant, au
inferno. Entanto, no meio de        milieu d'une nouvelle ronde,
uma nova roda, encintada pelo       fermée par la foule, le portugais
povo, o português e o brasileiro    et le brésilien se battaient.
batiam-se.
Agora a luta era regular: havia       À présent la lutte était
igualdade de partidos, porque o     régulière: il y avait égalité entre
cavouqueiro jogava o pau            les parties, parce que le carrier
admiravelmente; jogava-o tão           maniait le bâton admirablement;
bem quanto o outro jogava a sua        aussi bien que l'autre connaissait
capoeiragem. Embalde Firmo             sa capoeira. En vain, Firmo
tentava alcançá-lo; Jerônimo,          tentait de l'atteindre; Jerônimo,
sopesando ao meio a grossa vara        tenant équilibré le gros bâton
na mão direita, girava a com tal       dans sa main droite, le tournait
perícia e ligeireza em tomo do         avec tant de maîtrise et de
corpo que parecia embastilhado         rapidité autour de son corps qu'il
por uma teia impenetrável e            paraissait enveloppé d'une toile
sibilante. Não se lhe via a arma,      impénétrable et sifflante. On ne
só se ouvia um zunido do ar            voyait pas l'arme, on entendait
simultaneamente cortado em             seulement un ronflement d'air
todas as direções.                     coupé simultanément dans toutes
E, ao mesmo tempo que se               les directions.
defendia, atacava. O brasileiro           Et, en même temps qu'il se
tinha já recebido pauladas na          défendait, il attaquait. Le
testa, no pescoço, nos ombros,         Brésilien avait déjà recçu des
nos braços, no peito, nos rins e       coups de bâton sur le front, sur le
nas pernas. O sangue inundava-o        cou, les épaules, la poitrine, les
inteiro; ele rugia e arfava, iroso e   reins et les jambes. Le sang
cansado, investindo ora com os         l'inondait entièrement; il
pés, ora com a cabeça, e               rugissait et soufflait, coléreux et
livrando-se daqui, livrando-se         fatigué, attaquant tantôt avec les
dali, aos pulos e às cambalhotas.      pieds, tantôt avec la tête, et
                                       s'échappant d'ici, s'échappant de
                                       là, par sauts et pirouettes.
A vitória pendia para o lado do           La victoire penchait du côté du
português. Os espectadores             Portugais. Les spectateurs
aclamavam-no já com                    l'acclamaient déjà avec
entusiasmo; mas, de súbito, o          enthousiasme; mais, soudain, le
capoeira mergulhou, num                capoeira plongea, d'un seul coup,
relance, até às canelas do          jusqu'aux jambes de l'adversaire
adversário e surgiu-lhe rente dos   et surgit près de ses pieds, collé à
pés, grudado nele, rasgando-lhe     lui, lui déchirant le ventre d'un
o ventre com uma navalhada.         coup de rasoir.
Jerônimo soltou um mugido e            Jerônimo lâcha un
caiu de borco, segurando os         mugissement et tomba en avant,
intestinos.                         se tenant les intestins.
--Matou! Matou! Matou!--            -- Il l'a tué! l'a tué! --
exclamaram todos com                s'exclamaient tous avec frayeur.
assombro.                              Les coups de sifflets fusaient
Os apitos esfuziaram mais           plus fort. Firmo fila vers le fond
assanhados.                         de la ruelle et disparut dans
Firmo varou pelos fundos do         l'herbe haute.
cortiço e desapareceu no            -- Arrêtez-le! Arrêtez-le!
capinzal.                           -- Ah mon riche homme! hulula
--Pega! Pega!                          Piedade, tombant à genoux sur
--Ai, o meu rico homem!--ululou     le corps ensanglanté de son mari.
Piedade, atirando-se de joelhos     Rita accourut aussi pour se jeter
sobre o corpo ensangüentado do      au sol près de lui, pour lui
marido. Rita viera também de        caresser la barbe et les cheveux.
carreira lançar-se ao chão junto    --Il faut un docteur, supplia
dele, para lhe afagar as barbas e   celle-là, cherchant des yeux une
os cabelos.                         âme charitable qui l'aidât.
--É preciso o doutor!--suplicou
aquela, olhando para os lados à
procura de uma alma caridosa
que lhe valesse.
Mas nisto um estardalhaço de          Là dessus, un vacarme de
formidáveis pranchadas estrugiu     coups formidables retentit au
no portão da estalagem. O portão    portail de la ruelle. Le portail
abalou com estrondo e gemeu.        ébranlé gémit.
--Abre! Abre!--reclamavam de        --Ouvrez! Ouvrez! demandait-on
fora.                               de dehors.
João Romão atravessou o pátio,        João Romão traversa la cour,
como um general em perigo,          comme un général dans le péril,
gritando a todos:                   criant à tous:
--Não entra a polícia! Não deixa    --La police n'entre pas! Les
entrar! Agüenta! Agüenta!           laissez pas entrez! Tiens bon!
--Não entra! Não entra!--           Tiens bon!
repercutiu a multidão em coro.
E todo o cortiço ferveu que nem     --On n'entre pas! On n'entre pas!
uma panela ao fogo.                 répéta la foule en choeur.
--Agüenta! Agüenta!                   Et tout le taudis bouillit plus
Jerônimo foi carregado para o       qu'une casserole au feu.
quarto, a gemer, nos braços da      --Tiens bon! tiens bon!
mulher e da mulata.                   On emmena Jerônimo dans sa
--Agüenta! Agüenta!                 chambre, gémissant, dans les
De cada casulo espipavam            bras de sa femme et de la
homens armados de pau, achas        mulâtresse.
de lenha, varais de ferro. Um       --Tiens bon! Tiens bon!
empenho coletivo os agitava           De chaque porte sortaient des
agora, a todos, numa                hommes armés de bâtons, de
solidariedade briosa, como se       bouts de bois, de barres de fer.
ficassem desonrados para            Un besoin collectif les agitait à
sempre se a polícia entrasse ali    présent tous, dans une solidarité
pela primeira vez. Enquanto se      fière, comme s'ils se fussent
tratava de uma simples luta entre   déshonorés pour toujours si la
dois rivais, estava direito!        police était entrée là pour la
"Jogassem lá as cristas, que o      première fois. Tant qu'il
mais homem ficaria com a            s'agissait d'une simple lutte entre
mulher", mas agora tratava-se de    deux rivaux, c'était tout bon!
defender a estalagem, a comuna,       "Qu'ils montent sur leurs
onde cada um tinha a zelar por     ergots, et que le plus homme
alguém ou alguma coisa querida.    reste avec la femme", mais à
--Não entra! Não entra!            présent il s'agissait de défendre
E berros atroadores respondiam     la ruelle, la commune, où chacun
às pranchadas, que lá fora se      avait à s'occuper de quelqu'un ou
repetiam ferozes.                  de quelque chose.
A polícia era o grande terror      -- On n'entre pas! On n'entre pas!
daquela gente, porque, sempre         Et des cris assourdissants
que penetravam em qualquer         répondaient aux coups de
estalagem, havia grande            planche, qui, dehors, se
estropício; à capa del evitar e    répétaient férocement.
punir o jogo e a bebedeira, os        La police était la grande terreur
urbanos invadiam os quartos,       de ces gens, parce que, chaque
quebravam o que lá estava,         fois qu'ils pénétraient dans une
punham tudo em polvorosa. Era      ruelle quelconque, il y avait de
uma questão de ódio velho.         grands dégâts; sous prétexte
E, enquanto os homens              d'éviter et de punir le jeu et
guardavam a entrada do capinzal    l'ivrognerie, les urbanos
e sustentavam de costas o portão   envahissaient les chambrettes,
da frente, as mulheres, em         cassaient ce qui s'y trouvaient,
desordem, rolavam as tinas,        mettaient tout en désordre.
arrancavam jiraus, arrastavam      C'était un problème de vieille
carroças, restos de colchões e     haine.
sacos de cal, formando às             Et, pendant que les hommes
pressas uma barricada.             gardaient l'entrée côté prairie et
                                   soutenaient de leur dos le portail
                                   de devant, les femmes, en
                                   désordre, roulaient les tonneaux,
                                   arrachaient les placards,
                                   traînaient des charrettes, des
                                   restes de matelas et de sacs de
                                  chaux, se dépêchant de
                                  construire une barricade.
As pranchadas multiplicavam-se. Les heurts se multipliaient. Le
O portão rangia, estalava,        portail grinçait, craquait,
começava a abrir-se; ia ceder.    commençait à s'ouvrir, il allait
Mas a barricada estava feita e    céder. Mas la barricade était
todos entrincheirados atrás dela. faite, et tous étaient retranchés
Os que entraram de fora por       derrière elle. Ceux qui étaient
curiosidade não puderam sair e entrés par curiosité se trouvèrent
viam-se metidos no                pris dans l'émeute. Les clôtures
surumbamba. As cercas das         des potagers volèrent. La
hortas voaram. A Machona          Homasse, terrible, avait
terrível fungara as saias e       remonter ses jupes et empoignait
empunhava na mão o seu ferro son fer à repasser. Das Dores,
de engomar. A das Dores, que      que personne ne considérait,
ninguém dava nada por ela, era était une des plus dures et
uma das mais duras e que          paraissait la plus impliquée dans
parecia mais empenhada na         la défense. À la fin le portail
defesa.                           céda: une grande faille s'ouvrit;
Afinal o portão lascou; um        les planches tombèrent: et les
grande rombo abriu-se logo;       quatre premiers urbanos qui se
caíram tábuas; e os quatro        précipitèrent à l'intérieur furent
primeiros urbanos que se          reçus à coups de pierre et de
precipitaram dentro foram         bouteilles vides. D'autres
recebidos a pedradas e garrafas suivirent; il y en avait à peu près
vazias. Seguiram-se outros.       vingt. Un sac de chaux, vidé sur
Havia uns vinte. Um saco de cal, eux, les désorienta.
despejado sobre eles,
desnorteou-os.
Principiou então o salseiro         La confusion atteint son
grosso. Os sabres não podiam      comble. Les sabres ne pouvaient
alcançar ninguém por entre a        atteindre personne dans le
trincheira; ao passo que os         retranchement, alors que les
projetis, arremessados lá de        projectiles, lancés de l'intérieur,
dentro, desbaratavam o inimigo.     décimaient l'ennemi. Le sergent
Já o sargento tinha a cabeça        avait la tête fendue et deux
partida e duas praças               soldats abandonnèrent le champ
abandonavam o campo, à falta        de bataille, manquant d'air. Il
de ar.                              était impossible d'envahir cette
Era impossível invadir aquele       forterresse avec aussi peu
baluarte com tão poucos             d'éléments; mais la police
elementos, mas a polícia            s'obstinait, non plus par
teimava, não mais por obrigação     obligation, mais par nécessité
que por necessidade pessoal de      personnelle. Une telle résistance
desforço. Semelhante resistência    les humiliait. Auraient-ils eu des
os humilhava. Se tivessem           fusils, ils auraient tiré. Le seul
espingardas fariam fogo. O          d'entre eux qui réussit à monter
único deles que conseguiu trepar    sur la barricade en roula après un
à barricada rolou de lá abaixo      coup de bâton, il dut être
sob uma carga de pau que teve       emporté dans la rue par ses
de ser carregado para a rua pelos   camarades. Bruno, souillé de
companheiros. O Bruno, todo         sang, était maintenant armé d'un
sujo de sangue, estava agora        sabre-bayonette, et Porfiro,
armado de um refle, e o Porfiro,    maître en capoeiragem, avait sur
mestre na capoeiragem, tinha na     la tête une barette d'urbano.
cabeça uma barretina de urbano.     --Dehors les vampires!
--Fora os morcegos!                 --Dehors! Dehors!
--Fora! Fora!                       et à chaque exclamation, un jet
E, a cada exclamação, tome          de pierre! un jet de chaux! un
pedra! tome lenha! tome cal!        fond de bouteille!
tome fundo de garrafa!                Les sifflets sifflaient plus et
Os apitos estridulavam mais e       plus fort.
mais fortes.                         Cepentant, Nenen cria, en
Nessa ocasião, porém, Nenen          courant vers la barricade:
gritou, correndo na direção da       -- Au secours! Ici! Ya le feu au
barricada.                           numéro 12. Y sort de la fumée!
--Acudam aqui! Acudam aqui!          --Au feu!
Há fogo no número 12. Está             A ce cri une panique générale
saindo fumaça!                       prit les habitants de la ruelle. Un
--Fogo!                              incendie dévorerait ces cent
A esse grito um panico geral         maisonettes le temps qu'un
apoderou-se dos moradores do         diable se frotte un oeil!
cortiço. Um incêndio lamberia
aquelas cem casinhas enquanto o
diabo esfrega um olho!
Fez-se logo medonha confusão.          Il se fit une effrayante
Cada qual pensou em salvar o         confusion. Chacun ne pensait
que era seu. E os policiais,         plus qu'à sauver son peu de bien.
aproveitando o terror dos            Et les policiers, profitant de la
adversários, avançaram com           terreur des adversaires,
ímpeto, levando na frente o que      avancèrent avec élan, emportant
encontraram e penetrando enfim       ce qu'ils trouvèrent devant eux,
no infernal reduto, a dar            et pénétrant enfin dans le réduit
espadeiradas para a direita e para   infernal, donnant des coups
a esquerda, como quem destroça       d'épée à gauche et à droite,
uma boiada. A multidão               comme qui disperce un troupeau
atropelava-se, desembestando         de vaches. La foule se
num alarido. Uns fugiam à            bousculaient, se dégageant en
prisão; outros cuidavam em           hâte. Les uns fuyaient la prison,
defender a casa.                     les autres s'employaient à
Mas as praças, loucas de cólera,     défendre la maison.
metiam dentro as portas e iam          Mais les soldats, fous de
invadindo e quebrando tudo,          colère, brisaient les portes et
sequiosos de vingança.               envahissaient et cassaient tout,
Nisto roncou no espaço a             avides de vengeance.
trovoada. O vento do norte zuniu     Un coup de tonnerre retentit. Le
mais estridente e um grande pé-      vent du nord ronfla plus strident,
d'água desabou cerrado.              et une grosse averse s'abatit.


   Notices biographiques
   Artur Nabantino Gonçalves de Azevedo, écrivain brésilien
   (São Luís, Maranhão 1855 – Rio de Janeiro 1908). Il
   s'illustra dans le journalisme littéraire, la poésie, le conte et
   le théâtre. Adaptant au départ les pièces françaises, il les
   remplit de thèmes spécifiquement brésiliens, ne conservant
   que la ligne dramatique principale. Artur Azevedo excelle
   dans le genre comique et satirique, la comédie, l'opérette; il
   est aussi pratiquement l'inventeur de la revue théatrale, qui
   égrène les évènements de l'année en une série de tableaux
   allégoriques – PBr.retour.
   Aluísio Tancredo Gonçalves de Azevedo, romancier
   brésilien (São Luís, Maranhão 1857 – Buenos Aires 1913).
   Considéré comme l'introducteur du roman naturaliste au
   Brésil, il publia son premier roman, Uma lágrimas de mulher
   (Une larme de femme) à 23 ans; son second, O Mulato (Le
   mulâtre) créa la polémique par le thème racial qu'il abordait.
   A partir de ce moment, installé à Rio, il écrivit un roman
   presque chaque année, en plus de collaborations à des
   journaux et avec son frère Artur pour des revues théatrales.
   Ses ouvrages les plus connus sont O Mulato, Casa de
   Pensão et O Cortiço. Après 1895, il abandonna la carrière
   littéraire pour entrer dans la diplomatie – PBr.retour.
Francisco Moreira Sampaio, auteur de théâtre brésilien
(Salvador, Bahia 1851 – Rio de Janeiro 1901). Docteur en
médecine formé à Rio de Janeiro, il n'exerça jamais cette
profession. Il fut fonctionnaire de la Bibliothèque nationale,
puis du Ministère de l'Intérieur. Sa passion dominante était le
thé:âtre. Il écrivit, parodia et traduisit bon nombre de pièces
seul ou en collaboration, mais il mourut dans le dénuement,
ayant tout dépensé dans des entreprises théâtrales –
PBr.retour.


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capoeira.


Lucia Palmares & Pol Briand
3, rue de la Palestine 75019 Paris
Tel. : (33) 1 4239 6436
Email : polbrian@wanadoo.fr


         Association de Capoeira Palmares de Paris

								
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