L'Equipe du 28 mai 2009

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ROLAND-GARROS FOOTBALL LAURENT BLANC FAIT LE MÉTIER (Page 6) (Photo Alex Martin/L’Équipe) SANTORO SORT GRANDI DE PARIS (Page 20) ROLAND-GARROS, HIER. – Le jeune Français Josselin Ouanna (à dr.), tombeur de Marat Safin en cinq sets (7-6, 7-6, 4-6, 3-6, 10-8), a précipité le Russe vers la sortie pour son dernier Roland-Garros. (Photo Jean-Marc Pochat/L’Équipe) OUANNA NE RATE PAS SAFIN RUGBY PERPIGNAN CULTIVE SON ACCENT (Page 15) T 00106 - 528 - F: 0,95 E (Page 17) * 64e ANNÉE - No 20 047 0,95 / 3:HIKKLA=[UU^ZX:?k@f@c@i@k; www.lequipe.fr France métropolitaine Jeudi 28 mai 2009 LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE UN PUR BONHEUR L’Europe peut être fière de posséder un champion comme Barcelone, qui a largement dominé Manchester United hier soir à Rome (2-0), remportant la troisième Ligue des champions de son histoire. Un titre qui conclut un parcours exemplaire construit sur le beau jeu. (Pages 2 à 5) Noir Jaune ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Un triomphe romain en point d’orgue d’une saison exemplaire. Déjà vainqueurs de la Liga et de la Coupe du Roi, Carles Puyol (qui soulève la coupe aux grandes oreilles) et ses coéquipiers, dont Thierry Henry – qui remporte là sa première Ligue des champions –, ont réalisé un triplé rare, qui propulse ce Barcelone cru 2009 dans l’histoire. (Photo Alain Mounic/L’Équipe) RICARD L’ÉTOILE D’ANIS ENTRE DANS LA COMPOS ITION DE ET LUI DONNE SA SAVEUR ANISÉE. UN GOÛT D’ÉTOILE L’ÉQUIPE semaine : ALLEMAGNE, 2,10 / ; AUTRICHE, 2,80 / ; BELGIQUE, 1,50 /; CANADA, 3,95$CA; DOM, 1,50 /; ESPAGNE, 1,90 /; GRÈCE, 2,20/ ; ITALIE, 1,90 /; IRLANDE, 2 / ; LUXEMBOURG, 1,50 / ; MAROC 15 MAD; PAYS-BAS, 2,20 / ; PORTUGAL CONT 2, 20 /; ROYAUME–UNI, 1,50£; SUISSE 2,50 FS; TUNISIE 2,40 DIN BANDO-FOOT-356x100.V3.indd 1 20/05/08 10:45:07 2008. RICARD EST UNE MARQUE ENREGISTRÉE DE PERNOD RICARD S.A. FOOTBALL 1 ! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED : 2-0 2 3 4 ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Le cinglant succès de l’OL au Vélodrome (3-1, le 17 mai) ne semble pas avoir brouillé le président de l’OM, Pape Diouf (à gauche), et Jean-Michel Aulas, son homologue lyonnais, hilare avant le coup d’envoi (photo 1). À la réception de son coup de tête victorieux, Lionel Messi perd sa chaussure droite. Et célébrera le but du chaos un soulier à la main (photo 2). Pour sa première saison chez les pros, Pep Gardiola, porté en triomphe, a offert au Barça un triplé Coupe du Roi-Championnat-Ligue des champions inédit en Espagne (photo 3). Après son échec en finale avec Arsenal face au… Barça (1-2, le 17 mai 2006), Thierry Henry peut enfin soulever cette coupe aux grandes oreilles, seul trophée qui manquait à son palmarès (photo 4). (Photos Alain Mounic et Stéphane Mantey/L’Équipe) Messi, une tête en or UN HOMME DANS LE MATCH. – L’Argentin, auteur de la tête du second but catalan, a remporté sa première C1. ROME – de notre envoyé spécial Chelsea boude la finale JOUEURS et manager de Chelsea, qui restaient encore sous le coup de l’élimination face à Barcelone (0-0, 1-1), en demi-finale, n’avaient pas l’intention de regarder la finale, hier soir. « Je vais probablement la suivre de loin, m’informer du score à la mi-temps mais c’est tout, sinon ça va m’énerver », affirmait John Terry. Didier Drogba (notre photo), lui, avait d’autres préoccupations : « Je vais sortir avec mes enfants. » Dans le stade, hier, les supporters de MU n’ont pas manqué de rendre un hommage ironique à leurs rivaux nationaux en scandant : « Viva Terry ! » – B. C., J.M. R. LIONEL MESSI n’a pas fait un très grand match hier soir à Rome. Un grand match, oui. Avec en prime, le deuxième but du Barça et de la tête s’il vous plaît, lui qui culmine péniblement à 1,69 m. Le but de Messi récompense sa saison exceptionnelle, au bout de laquelle il a confirmé qu’il était le meilleur buteur de cette Ligue des champions avec neuf réalisations. Ce qui porte son total à 38 buts avec le Barça cette saison, toutes compétitions confondues. Hier, le petit argentin a joué en position de numéro 9 comme à Madrid contre le Real (2-6), comme dans les grandes occasions où il a toujours fait parler sa vitesse et sa technique. Qui peut lutter quand il déboule balle au pied, dans le couloir ou entre les grands défenseurs ? Sa conduite de balle est une merveille. Et ceux qui l’ont traité à une époque de charmeur de serpents ont été trop cruels. Messi sait tout faire avec un ballon, il l’a prouvé. Il n’a sans doute pas fait le match du siècle hier soir. Mais cette saison, il a à peu près épuisé tous les superlatifs et les épithètes, de fantastique à magique, d’inimitable à céleste, de spectaculaire à magique, de magnifique à parfait. À vingt-deux ans, presque plus rien ne lui résiste. Le Ballon d’Or est une promesse ; le titre de FIFA-World-Player, le meilleur joueur de l’année, une évidence. Et meilleur joueur de foot de la planète, dans l’opinion, est déjà un premier prix. Messi n’a touché son premier ballon qu’au bout de huit minutes et vingtneuf secondes de jeu, avec un brin de désinvolture mais Manchester ne perdait rien pour attendre. Le deuxième avis, dix minutes plus tard, un boulet de canon, a frôlé la transversale de Van der Sar. Au bout d’une accélération foudroyante, côté gauche, juste avant la mi- temps, et un centre tir sec, le gardien a relâché le ballon mais personne n’était là pour reprendre. La suite a été plus percutante et au fil des minutes, Messi a grandi, pour marquer ce but de la tête, tellement rare chez lui. Thierry Henry, halluciné par sa conduite de balle, sa vitesse, sa précision, a dit un jour que « le risque c’est de voir tous les joueurs qui l’entourent, transformés en spectateurs ». Et Gabi Milito, absent et blessé, son compatriote, ami et coéquipier au Barça et en Seleccion, a fait aussi cette confidence récemment : « Parfois quand il marque, je me demande par où a pu passer le ballon. Ça va tellement vite. C’est de la magie. » Jusqu’à Fabio Capello, aujourd’hui entraîneur de l’Angleterre, qui connaît bien Messi pour être passé sur le banc du Real, qui a affirmé le mois dernier : « Cristiano Ronaldo c’est du très, très haut niveau mais le génie, c’est Messi. » Léo Messi, l’enfant qui ne pouvait pas grandir à cause d’un problème génétique, arrivé à Barcelone à treize ans pour se faire soigner n’en est pas reparti. Barcelone-Madrid en courant Il mène une vie simple, à l’opposé de sa façon de jouer. Mais quand il a le ballon dans les pieds, Messi brille et fait briller. C’est le soleil du Barça et il joue encore comme s’il était un enfant. Comme quand il était le crack de son équipe de minimes, Grandoli, là-bas, près de Rosario. Où déjà les coups et les tacles étaient la seule façon de l’arrêter. Il ne s’est jamais plaint. Il a gravi toutes les marches, pour atteindre et gagner cette première finale, car il était absent de celle de Paris. Et comme une manière d’aller plus loin, est tombée hier soir cette statistique. Au cours d’un match, Messi couvre tellement de terrain que depuis le début de la saison, il a parcouru la distance qui sépare Barcelone de Madrid, soit 504 km. GUY ROGER Wenger : « Pourquoi j’ai laissé Henry partir » ARSÈNE WENGER est revenu sur les raisons qui l’ont poussé à laisser partir Thierry Henry à Barcelone, en juin 2007. « Thierry voulait partir. C’était sa décision. J’ai essayé de le convaincre de rester, explique le manager d’Arsenal. Mais vous savez pourquoi je l’ai laissé partir ? Il m’a dit : “ Vous aurez une grande équipe dans deux ou trois ans, mais je ne peux pas attendre car j’ai trente ans et je dois gagner des trophées durant les deux prochaines années.” Une chose est sûre, Thierry est très intelligent. […] À Barcelone, il a eu une première année très difficile et je suis très heureux de ce qu’il a réalisé cette saison. Il a convaincu tout le monde qu’il est un joueur de classe mondiale. […] Les gens ne réalisent pas ce que signifie pour lui la fin de saison 2006. Il a disputé une finale de Ligue des champions (contre Barcelone, 1-2) et il a perdu. Il sait qu’il a eu l’opportunité de marquer ce second but. Après, il a joué la finale de la Coupe du monde (contre l’Italie) et a perdu aux tirs au but (1-1, 3-5 aux t.a.b.). Quand vous avez trente ans, à quel point cela peut-il vous toucher ? » – B. C. I UN STADE À DOMINANTE ANGLAISE. – Alors que les deux clubs ne bénéficiaient officiellement que de 19 500 billets chacun pour leurs supporters, le stade Olympique de Rome était, hier soir, à très forte dominante mancunienne. Estimés finalement à plus de 30 000, les fans de Manchester United avaient visiblement racheté, et à prix fort – jusqu’à 3 000 / le ticket ! –, les places réservées au grand public et aux sponsors. – J.-M. R. I LE MYSTÈRE ETO’O. – Samuel Eto’o, le meilleur attaquant du Barça en Liga (29 buts), aurait décidé de changer d’horizon à la fin de la saison, après cinq années sous le maillot blaugrana. Le Camerounais, qui a remercié Guardiola publiquement, samedi soir, sur la pelouse du Camp Nou, « pour m’avoir permis de vivre quelque chose de fantastique avec des gens fantastiques, alors que j’étais dehors et à la recherche d’un club, en début de saison », aurait fait part de sa décision à ses coéquipiers. Jusque-là, le secret a été bien gardé. À sa demande, Eto’o ne devrait pas jouer à Riazor, dimanche prochain, contre La Corogne, lors de la dernière journée de Liga. – G. R. I FIN DU FEUILLETON TEVEZ ? – Après avoir quasiment fait ses adieux officiels à Old Trafford le 16 mai contre Arsenal (0-0), l’Argentin Carlos Tevez pourrait finalement signer un contrat définitif avec Ma n c h e st e r United. Selon David Gill, le directeur exécutif, le club serait maintenant prêt à payer les 25,5 millions de livres (29 M/) réclamés par le « propriétaire » du joueur, l’homme d’affaires anglo-iranien Kia Joorabchian, qui, jusque-là, « louait » Tevez à MU pour 6 M/ la saison. – J.-M. R. I INSPIRATION NOCTURNE. – Sir Alex Ferguson avait préparé son discours d’avant-match pendant la nuit précédant la finale. « En général, je me réveille toujours vers trois heures du matin et c’est là que je trouve l’inspiration. À mon âge (67 ans), mon cerveau étroit fonctionne mieux la nuit », plaisantait le manager écossais de Manchester United. – J.-M. R. Noir Jaune Xaviniesta Didier BRAUN dbraun@lequipe.presse.fr IL SE DIT que la finale d’hier pouvait peser de façon décisive dans l’élection du futur Ballon d’Or de France Football, au mois de décembre prochain. C’est souvent ainsi les années impaires. Les finalistes étaient presque désignés, six mois à l’avance : ce serait M es s i o u C r i s t ia n o Ronaldo. Si c’est cela, l’Argentin sera l’élu, pour son but, pour sa détente de géant, pour quelques éclairs géniaux et parce que le Portugais a trop joué au garnement. Mais si, pour une fois, les jurés ne se laissaient pas séduire par les solistes admirables qui occupent tout le devant de la scène ? Et s’il leur prenait la belle idée de voter pour un passeur juste et décisif, entonnant un hymne à la collectivité, célébrant un modèle d’équilibre, vantant les mérites d’un brillant joueur de l’ombre. Ce serait alors Andrés Iniesta, grand petit homme au visage pâle. Mieux encore, Xavi pourrait lui être associé dans une parfaite gémellité qui magnifierait leur duo impeccable. Alors, au palmarès, on lirait ceci : 2009, Xaviniesta, de Barcelone pour toujours. – D. Br. FC BARCELONE Date de création : 1899. Stade : Camp Nou (98 787 places). Président : Joan Laporta. Entraîneur : Josep Guardiola. 12 D i Depuis hi hier, l les clubs l b espagnols comptent douze victoires en Ligue des champions. Cela fait de l'Espagne la première nation au palmarès de la C 1 devant l'Angleterre et l'Italie (11). Viennent ensuite l'Allemagne et les Pays-Bas (6), puis le Portugal (4). Enfin, l'Écosse, la France, la Roumanie et la Yougoslavie comptent un seul succès. Lucarne Palmarès ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – 70e minute : esseulé au second poteau, Lionel Messi reprend de la tête un centre au cordeau de Xavi, sous le regard résigné de Rio Ferdinand. MU ne s’en remettra pas. (Photo Luca Bruno/AP) PALMARÈS 1956 : Real Madrid (ESP) 1957 : Real Madrid (ESP) 1958 : Real Madrid (ESP) 1959 : Real Madrid (ESP) 1960 : Real Madrid (ESP) 1961 : Benfica Lisbonne (POR) 1962 : Benfica Lisbonne (POR) 1963 : AC Milan (ITA) 1964 : Inter Milan (ITA) 1965 : Inter Milan (ITA) 1966 : Real Madrid (ESP) 1967 : Celtic Glasgow (ECO) 1968 : Manchester United (ANG) 1969 : AC Milan (ITA) 1970 : Feyenoord Rotterdam (HOL) 1971 : Ajax Amsterdam (HOL) 1972 : Ajax Amsterdam (HOL) 1973 : Ajax Amsterdam (HOL) 1974 : Bayern Munich (ALL) 1975 : Bayern Munich (ALL) 1976 : Bayern Munich (ALL) 1977 : Liverpool (ANG) 1978 : Liverpool (ANG) 1979 : Nottingham Forest (ANG) 1980 : Nottingham Forest (ANG) 1981 : Liverpool (ANG) 1982 : Aston Villa (ANG) 1983 : Hambourg (ALL) 1984 : Liverpool (ANG) 1985 : Juventus Turin (ITA) 1986 : Steaua Bucarest (ROU) 1987 : FC Porto (POR) 1988 : PSV Eindhoven (HOL) 1989 : AC Milan (ITA) 1990 : AC Milan (ITA) 1991 : Étoile Rouge de Belgrade (YOU) 1992 : FC Barcelone (ESP) 1993 (*) : Marseille 1994 : AC Milan (ITA) 1995 : Ajax Amsterdam (HOL) 1996 : Juventus Turin (ITA) 1997 : 1998 : 1999 : 2000 : 2001 : 2002 : 2003 : 2004 : 2005 : 2006 : 2007 : 2008 : 2009 : Borussia Dortmund (ALL) Real Madrid (ESP) Manchester United (ANG) Real Madrid (ESP) Bayern Munich (ALL) Real Madrid (ESP) AC Milan (ITA) FC Porto (POR) Liverpool (ANG) FC Barcelone (ESP) AC Milan (ITA) Manchester United (ANG) FC Barcelone (ESP) Henry, le 22e Français THIERRY HENRY est devenu hier le 22e joueur français à avoir remporté la Ligue des champions. Le premier sacré, toujours recordman du nombre de victoires, est Raymond Kopa. 3 victoires : Kopa (Real Madrid 1957, 1958, 1959). 2 victoires: Deschamps(Marseille 1993, Juventus Turin 1996) ; Desailly (Marseille 1993, AC Milan 1994). 1 victoire : Platini (Juventus Turin 1985) ; Angloma, Barthez, Durand, Sauzée, Di Meco, Eydelie, B. Boli, Thomas (Marseille 1993) ; Karembeu(Real Madrid 1998) ; Anelka (Real Madrid 2000) ; Lizarazu et Sagnol (Bayern Munich 2001) ; Makelele et Zidane (Real Madrid 2002) ; D. Cissé (Liverpool 2005) ; Giuly (FC Barcelone 2006) ; Évra (Manchester United 2008) ; Henry (FC Barcelone 2009). (*) Auparavant appelée Coupe d’Europe des clubs champions, la C 1 se nomme Ligue des champions depuis la saison 1992-1993, même si le système des poules apparaît dès la saison précédente. Championnats d’Espagne : 19 (1929, 1945, 1948, 1949, 1952, 1953, 1959, 1960, 1974, 1985, 1991, 1992, 1993, 1994, 1998, 1999, 2005, 2006, 2009). Coupes d’Espagne : 25 (1910, 1912, 1913, 1920, 1922, 1925, 1926, 1928, 1942, 1951, 1952, 1953, 1957, 1959, 1963, 1968, 1971, 1978, 1981, 1983, 1988, 1990, 1997, 1998, 2009). Supercoupes d’Espagne : 7 (1983, 1991, 1992, 1994, 1996, 2005, 2006). Coupes de la Ligue : 2 (1983, 1986). Ligues des champions : 3 (1992, 2006, 2009). Coupes de l’UEFA : 3 (1958, 1960, 1966). Coupes des Coupes : 4 titres (1979, 1982, 1989, 1997). Supercoupes d’Europe : 2 (1992, 1997). BILAN PAR CLUB 9 victoires : Real Madrid (1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1966, 1998, 2000, 2002). 7 victoires : AC Milan (1963, 1969, 1989, 1990, 1994, 2003, 2007). 5 victoires : Liverpool (1977, 1978, 1981, 1984, 2005). 4 victoires : Ajax Amsterdam (1971, 1972, 1973, 1995), Bayern Munich (1974, 1975, 1976, 2001). 3 victoires : Manchester United (1968, 1999, 2008). 2 victoires : Benfica Lisbonne (1961, 1962), Inter Milan (1964, 1965), Juventus Turin (1985, 1996), Nottingham Forest (1979, 1980), FC Porto (1987, 2004), FC Barcelone (1992, 2006). 1 victoire : Celtic Glasgow (1967), Feyenoord Rotterdam (1970), Aston Villa (1982), Hambourg (1983), Steaua Bucarest (1986), PSV Eindhoven (1988), Étoile Rouge Belgrade (1991), Marseille (1993), Borussia Dortmund (1997). PAGE 2 JEUDI 28 MAI 2009 FOOTBALL ! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED : 2-0 Un roi plein de grâce Le but d’Eto’o a irrésistiblement placé le Barça dans le sens du triomphe. Le beau jeu règne sur l’Europe. Barcelone a remporté sa troisième C 1, hier soir, à Rome, en étouffant Manchester United (2-0) par la magie réunie de son mouvement, de sa technique et de son pressing. Le Barça devient ainsi le cinquième club à remporter la même année Coupe, Championnat et Ligue des champions. Messi, auteur du second but d’un sacre absolu qui aurait pu être plus large, sera probablement Ballon d’Or. Et si MU a perdu sa couronne, c’est aussi parce que Ferguson a abandonné le milieu de terrain. ROME – de notre envoyé spécial C’EST UN EMPEREUR envoûtant et magnifique qui est venu recevoir ses lauriers, hier, dans la nuit romaine. Le triomphe du FC Barcelone, le troisième dans la compétition après 1992 et 2006, est celui d’une idée du jeu comme un rêve et d’une vision d’un club sans pareil. C’est aussi la récompense d’une saison fantastique, qui sera pour l’éternité celle du Grand Chelem (Ligue des champions, Liga et Coupe du Roi). Même diminué par les suspensions (Alves, Abidal), les blessures (Marquez), le Barça est devenu champion d’Europe en jouant comme le Barça. Dans un football sans cesse traversé par la tentation de la pensée unique et la contagion des vainqueurs, quelques équipes de nos connaissances gagneraient à considérer le jeu barcelonais comme un modèle. On imaginait, comme beaucoup, que Manchester United possédait le contre-poison au triptyque infernal du Barça, mouvement, qualité technique et pressing. Mais le tenant est tombé de son trône au bout de dix minutes et s’est pris les pieds dans le tapis à chaque fois qu’il a tenté d’y remonter. Avec tout le respect dû à un manager aussi titré et de surcroît anobli, on osera avancer qu’Alex Ferguson a curieusement abandonné la bataille du milieu, comme s’il avait été obnubilé par les éventuelles faiblesses défensives du Barça. Alors que Sir Alex, en Ligue des champions, aligne toujours un milieu à trois, comme un viatiq ue i nd ispen sab le pou r l’Europe, il a passé la soirée avec deux milieux défensifs, ou qui ont vaguement essayé de l’être, comme Giggs en seconde période, et il a superposé des joueurs d’attaque selon une tentation qui, comme toujours, a renforcé le sentiment d’impuissance. Car MU n’avait aucune chance de récupérer le ballon, ainsi outillé. Ferguson a perdu la bataille au cœur du jeu. A-t-il été trop sentimental en titularisant Ryan Giggs ? Les soirs de finale, les entraîneurs sentimentaux pleurent souvent. Il est difficile, au bout d’un match maîtrisé par le Barça à 80 %, de se souvenir que la finale s’était lancée sur d’autres équilibres. Pourtant, Barcelone a commencé par avoir la chance, ce qui est aussi une forme de résistance intérieure, de survivre à son temps faible des dix premières minutes, le temps que Ronaldo frappe quatre fois au but et que Piqué sauve les siens devant Park (2e). Ce qui a bouleversé le sens de la finale, bien sûr, c’est que le Barça a marqué par Samuel Eto’o avant même d’avoir eu un temps fort (10e), sur sa première visite. Tout ce qui semblait facile pour MU est devenu difficile, et vice-versa, après ce but qui était un coup de poignard, avec Iniesta dans le rôle du couteau chaud et la défense de MU dans celui du beurre. Vidic, parti sur l’une des sept collines sur le crochet du Camerounais, n’est jamais revenu. la position de Messi, décrochant pour laisser Eto’o ou Henry se recentrer, aura torturé les lignes mancuniennes, les distendant jusqu’à la rupture. Ferguson a-t-il été aveuglé par le luxe de son banc ? Il n’a pas équilibré son équipe dans une seconde période beaucoup moins intense, parce que Barcelone la contrôlait et parce qu’il arrive que pareille grâce dans le mouvement s’accompagne d’un peu de médiocrité latine dans la recherche de la lenteur et la gestion de la pendule. Mais ce spectacle même disait tout d’un triomphe inévitable, amplifié par le but de la tête de ce géant de Messi (70e), le probable futur Ballon d’Or France Football, et qui aurait pu virer à la fessée, Van der Sar sauvant devant Henry (48e) avant d’être sauvé par son poteau sur un coup franc de Xavi (53e), sans oublier les occasions finales de Puyol. Henry était revenu sur le banc, alors. De là, il pouvait contempler l’œuvre d’un club qui ne ressemble à aucun autre, mais aussi, peut-être, son propre palmarès, et ce bonheur sans égal d’une Ligue des champions à 31 ans. La quête était longue et belle. VINCENT DULUC Henry la gagne enfin Après, Manchester United a cherché le ballon et ne l’a jamais trouvé, ou alors pour le reperdre aussitôt dans l’impatience et la frustration, étouffé et d’une absolue pâleur sous son armure blanche. Dans une première période beaucoup plus intense que la seconde, MU a poussé, tout de même, dans le sillage de Ronaldo. Mais les Anglais n’avaient plus le contrôle du jeu, et donc plus le contrôle du match. Avec le Barça, c’est toujours la même chose, quand il mène au score et qu’il ramène sa science de la conservation du ballon : son adversaire accumule les couacs et se désespère, à chaque ballon perdu, de voir recommencer la sérénade. Et au milieu de tout ça, FC BARCELONE 2-0 (1-0) MANCHESTER U. ###### Temps chaud. Pelouse en bon état. 75 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Busacca (SUI). Poss. du u ballon Sylvinho ylvinh 6 53 % 4 Hen nry 5 In ta niest 9 P J.-S Park J.-S. 6 O’Shea e 6 P Poss. du ballon 12 R. Ferdinand Fe dina Piqué q 5 Corners Corners 7 Gigg Giggs Gig An rson nder n cap.,, 3 p., 6 Busquets B quet M si Mess Van der Sar an de Sar Valdé Vald Valdés C. Ronaldo Rona na 7 7 6 6 Tirs Tirs Carrick r k 6 5 Y. Touré To Tou Xavi v Vdc Vidic 6 8 4 Rooney oney Eto’o o Évra a Puyo Puyol 5 7 5 cap.,, 7 ap., p 4 47 % 7 1 11 Remplacements 71e : Henry par Se. KEITA. 46e : Anderson par TEVEZ (note : 5). 90e + 3 : Iniesta par PEDRO. 66e : Park J.-S. par BERBATOV. Non utilisés : Pinto (g.), Caceres, 75e : Giggs par SCHOLES. Muniesa, Gudjohnsen, Bojan. !C’est la première fois Non utilisés : Kuszczak (g.), Rafael, qu’un club espagnol Evans, Nani. Entraîneur : P. Guardiola. réalise le triplé Entraîneur : A. Ferguson (ECO). - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Championnat, Coupe du - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Le carton Les cartons Roi et Ligue des 1 avertissement : Piqué (16 e , champions. 3 avertissements : C. Ronaldo (78e, obstruction sur C. Ronaldo). charge sur Puyol), Scholes (80e, tacle dangereux sur Busquets), Vidic (90e+ 3, antijeu). Statistique : Opta SportsData ------------------------------------------------------------------------------ 1 Remplacements Noir Jaune LES BUTS ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – La finale a débuté depuis seulement dix minutes et les Barcelonais (de gauche à droite Lionel Messi, Samuel Eto’o et Andres Iniesta) sont déjà fous de joie. Le Camerounais vient de tromper le gardien de Manchester United Edwin Van der Sar. Ses défenseurs Nemanja Vidic (au premier plan) et John O’Shea ne peuvent que constater les dégâts. (Photo Stéphane Mantey/L’Équipe) 1-0 : ETO’O (10e, passe d’Iniesta). – Depuis le rond central, Iniesta s’avance balle au pied, s’infiltre entre Anderson et Carrick avant de décaler Eto’o à droite de la surface. Le Camerounais crochète Vidic pour se recentrer et frappe de l’extérieur du droit à l’angle droit des six mètres. Van der Sar ne peut que toucher du bras gauche le ballon, qui entre dans ses filets. 2-0 : MESSI (70e, passe de Xavi). – À la réception d’un dégagement d’Évra, Xavi s’avance jusqu’aux abords de la surface, sur la droite, et centre. Derrière Ferdinand au second poteau, Messi, esseulé, s'élève pour reprendre de la tête, en suspension. Le ballon lobe Van der Sar avant de finir dans le petit filet opposé. Tableau final Quarts de finale FC BARCELONE (ESP) Bayern Munich (ALL) Liverpool (ANG) CHELSEA (ANG) Demi-finales Finale Hier, Aller : Retour : à Rome (ITA), 4 1 Aller : Retour : stade Olympique. 0 1 FC BARCELONE 0 1 1 4 Chelsea 0 1 3 4 FC BARCELONE 2 Manchester U. 0 MANCHESTER U. (ANG) 2 1 2 0 MANCHESTER U. 1 3 FC Porto (POR) 0 1 Villarreal (ESP) 1 0 Arsenal ARSENAL (ANG) 1 3 Eto’o rejoint Raul LE MATCH EN QUESTIONS. – Auteur de l’ouverture du score, le Camerounais est le deuxième joueur de l’histoire à marquer lors de deux finales de la nouvelle formule de la C 1. UN JOUEUR AVAIT-IL DÉJÀ MARQUÉ LORS DE DEUX FINALES DIFFÉRENTES DEPUIS 1993 ? Samuel Eto’o, qui a ouvert le score à la 10e minute de jeu, est le deuxième joueur de l’histoire de la nouvelle formule de la Ligue des champions, lancée en 1993, à inscrire un but lors de deux finales différentes. En 2005, contre Arsenal (2-1), c’était déjà lui qui avait égalisé pour le FC Barcelone. L’attaquant camerounais imite Raul, buteur lors de deux finales distinctes sous le maillot du Real Madrid, en 2000, contre le Valence CF (3-0), et en 2002, face au Bayer Leverkusen (2-1). Eto’o et Raul rejoignent Daniele Massaro, Karl-Heinz Riedle, Hernan Crespo et Filippo Inzaghi, en tête du classement des buteurs en finale de Ligue des champions avec 2 réalisations. En dix-sept éditions, 37 joueurs ont inscrit au moins un but en finale. Le premier d’entre eux demeure le Marseillais Basile Boli, buteur de la tête contre l’AC Milan (1-0). Le record absolu en C 1, en comptant la Coupe des clubs champions, appartient à Alfredo Di Stefano, buteur en finale lors des cinq premières éditions remportées par le Real Madrid (de 1956 à 1960). L’ESPAGNE DOMINE-T-ELLE L’EUROPE ? – Avant cette finale, les trois pays qui abritent les Championnats européens majeurs (Angleterre, Espagne, Italie) comptaient chacun onze victoires dans la compétition. En remportant leur troisième finale de C 1 en six tentatives, les Blaugrana ont apporté la douzième pierre à l’édifice espagnol, grandement bâti par le Real Madrid, dont les neuf succès sont inégalés. L’Angleterre, onze fois gagnante grâce à Manchester United (3 victoires), Liverpool (5), Nottingham Forest (2) et Aston Villa (1), abandonne sa suprématie européenne. Comme en 2007, elle a compté trois représentants en demi-finales sans parvenir à s’adjuger le titre. QUEL EST LE POIDS DU TRIO OFFENSIF DU BARÇA ? – Le Barça a stoppé la plus longue série d’invincibilité de l’histoire de la Ligue des champions. Face à Manchester, qui restait sur 25 matches d’affilée sans défaite, le club catalan s’est imposé avec la manière, en grande partie grâce à son trio offensif magique (Henry, Messi, Eto’o). Cette saison, le trident est impliqué sur deux tiers des buts du FC Barcelone (99 sur 157). Hier soir, Eto’o a inscrit son 35e but de la saison, à trois unités de Messi, et son 6e en Ligue des champions, encore à trois unités de l’Argentin, qui termine meilleur buteur de la compétition avec neuf réalisations. M A N C HE S T E R A V A I T - T - I L DÉ J À ÉCHOUÉ EN FINALE D’UNE COUPE D’EUROPE ? – Manchester United a connu son premier accroc en quatre finales de compétitions continentales. Ses trois précédentes finales de C 1 ont donné lieu à autant de victoires, même si elles furent acquises dans la douleur. En 1968, les Red Devils avaient attendu la prolongation pour battre Benfica (4-1 a.p.). En 1999, ils s’en étaient remis à deux folles minutes dans le temps additionnel et au talent de Sheringham et Solskjaer pour renverser la situation face au Bayern Munich (2-1). L’an dernier, MU avait patienté jusqu’aux tirs au but pour vaincre Chelsea (1-1, 6-5 aux t.a.b.). Et en 1991, MU n’avait pas laissé passer sa chance en finale de la Coupe des vainqueurs de Coupes. Il l’avait emporté 2-1 contre... le FC Barcelone. EMMANUEL BOJAN (avec S. Bu.) BUTEURS 1. Messi (+ 1) (FC Barcelone), 9 buts. 2. Klose (Bayern Munich), Gerrard (Liverpool FC), 7 buts. 4. Adebayor (Arsenal), Eto’o (+ 1), Henry (FC Barcelone), Lopez (FC Porto), Del Piero (Juventus Turin), 6 buts. 9. Van Persie (Arsenal), Drogba (Chelsea), Milevskyi (Dynamo Kiev), Gilardino (Fiorentina), Benzema (Lyon), Niang (Marseille), 5 buts. 15. Agüero, Maxi Rodriguez (Atletico Madrid), Ribéry (Bayern Munich), Jadson (Chakhtior Donetsk), Bangoura (Dynamo Kiev), Berbatov, C. Ronaldo, Rooney (Manchester United), Koevermans (PSV Eindhoven), Mantzios (Panathinaïkos), J. Llorente (Villarreal), 4 buts. 26. Brighi, Vucinic (AS Rome), Curth (AaB Aalborg), Gallas, Walcott (Arsenal), Toni (Bayern Munich), Lampard (Chelsea), Bojan, Xavi Hernandez (FC Barcelone), Güiza (Fenerbahçe),Iaquinta (Juventus Turin), Kuyt (Liverpool FC), Juninho (Lyon), Karagounis (Panathinaïkos), Raul, Van Nistelrooy (Real Madrid), Rossi (Villarreal), 3 buts ; etc. JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 3 FOOTBALL ! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED : 2-0 Iniesta est une merveille LES JOUEURS BARCELONAIS. – Décisif sur le premier but, le milieu de terrain catalan s’est montré époustouflant. ROME – de notre envoyé spécial « On a encore du chemin » JOSEP GUARDIOLA, l’entraîneur barcelonais, ému par la victoire, a aussitôt rappelé que son équipe avait les moyens de viser encore plus haut. « LE BUT DE MESSI est-il la chose qui vous satisfait le plus ce soir ? – Messi a tellement fait pour Barcelone que je ne m’attendais pas, c’est vrai, à ce qu’il marque de la tête en finale. Il m’est arrivé souvent cette saison de le charrier gentiment, tout en le faisant travailler devant le but et je lui disais que s’il insistait il finirait par marquer de la tête et même que ça lui arriverait en finale si on était à Rome. Quand je l’ai vu battre Van der Sar, pour moi ça a été l’accomplissement d’un rêve. – Avec cette victoire, vous vous rapprochez de la grande équipe dirigée par Johan Cruyff, dont vous avez fait partie. – On a encore du chemin, on s’en approche en travaillant, sans jamais regarder derrière nous. On a déjà gagné la Liga et la Coupe du Roi et je leur avais dit qu’il ne fallait surtout pas penser à ça si on voulait gagner la Ligue des champions. On ne gagne une Coupe d’Europe que si on est très forts dans la tête. Ce soir, on était prêts. – Vous êtes l’entraîneur le plus jeune à réussir le triplé. Comment vivezvous cela ? – Les émotions, jeune ou vieux, sont les mêmes, je pense. Les sentiments vous permettent de vous améliorer, d’être plus humain et au contact de ce groupe, c’est ce qui se passe. Tout le mérite leur revient. Un entraîneur ne peut être bon qu’à travers ses joueurs. – Les vôtres sont petits… – C’est une évidence, on a des petits gabarits, Messi, Iniesta, Xavi, ça tourne autour de 1,70 m, mais je l’avais dit, on sait se défendre face à des équipes grandes et puissantes. On a pour nous la technique et on sait faire circuler le ballon. – Qu’avez-vous dit à vos joueurs au repos ? – J’ai fait deux corrections. La première, on ne serrait pas d’assez près Giggs et Cristiano Ronaldo. La seconde, je leur ai dit qu’il fallait être courageux, que c’était le moment, qu’il ne fallait surtout pas qu’on ait quelque chose à se reprocher. Je savais que si on continuait à avoir la possession du ballon, on pouvait gagner ce match. Et avec tout le talent de mes joueurs, c’est toujours plus facile. – Vous avez dédié cette victoire à Paolo Maldini, pourquoi ? – Parce que pour moi, Maldini est le meilleur joueur sur un terrain de football ces vingt dernières années. C’est un exemple de professionnalisme et c’était l’occasion, en Italie, de lui rendre cet hommage. » – G. R. C’était le fantôme de Giggs LES JOUEURS DE MANCHESTER UNITED. – Le capitaine de Manchester au palmarès à rallonge est totalement passé à côté de son match. L’HOMME CLÉ : GIGGS, 3 Manchester donna l’impression de jouer à dix tant l’homme aux trente titres fut transparent en première mi-temps. Électron libre, il n’eut aucune influence sur le jeu et fut régulièrement pris de vitesse par les défenseurs catalans. À aucun moment, ses choix ne furent les bons. Et sa seule frappe du match juste après le but de Messi fut contrée. Au point qu’on se demanda combien de temps Ferguson allait laisser le Gallois sur le terrain. L’Écossais trancha pour le dernier quart d’heure en le remplaçant par Paul Scholes (75e). Il était temps. L’HOMME CLÉ : INIESTA, 9 Neuf sur dix ? Sans marquer ? Cette note couronne le talent d’un joueur qui a étendu un génie rare et singulier. On dit qu’il est l’accélérateur de particules. Hier, il a encore honoré son surnom en perforant le milieu de terrain anglais avant de décaler Eto’o sur le but du Camerounais. Blessé depuis dix-huit jours, le héros catalan de la demi-finale à Chelsea a effectué un retour tonitruant, assurant ici la transition au milieu, prenant là des risques pour accélérer le jeu. Une merveille. Ronaldo, le feu de paille UN HOMME DANS LE MATCH. – Le Portugais a bien débuté la partie, mais, à l’image de son équipe, il s’est vite éteint. ROME – de notre envoyé spécial CE MATCH, Cristiano Ronaldo en faisait son affaire. La veille, en conférence de presse, alors qu’on l’interrogeait sur son duel avec Léo Messi, sur l’importance de l’événement et les bruits de transfert (vers le Real Madrid) le concernant, il se montra très bref : « Il est normal que les gens s’intéressent à moi. Je suis là pour donner cent pour cent, marquer un but si possible, gagner la finale, et c’est tout. » Ce but, il fut bien près de le marquer après seulement quatre-vingts secondes, sur un coup franc flottant de trente-deux mètres, que Victor Valdès eut toutes les peines du monde à renvoyer… dans les pieds de Park, contré au dernier instant par Piqué. Vingt-deux minutes plus tard, Ronaldo en était déjà à six tentatives, toujours une seule cadrée, mais c’était le Barça qui menait 1-0. Attaquant de pointe axial, un rôle qu’il endosse très occasionnellement, quasiment toujours en Ligue des champions, le Portugais semblait dire à ses coéquipiers : « Ne vous inquiétez pas, je m’occupe de tout. » Alors, c’est vrai, dès qu’il touchait le ballon, un frisson parcourait le virage blaugrana situé derrière Valdès. Il se passait toujours quelque chose. À Porto, en quarts de finale retour (1-0), comme à Arsenal, dans la deuxième manche de la demi-finale, Ronaldo s’était fendu de deux missiles lointains tonitruants et victorieux. Il ne songeait qu’à remettre ça. Cela semblait même tourner à l’obsession. Il s’essaya alors encore de trente mètres (7e), puis de deux tirs croisés du gauche (9e et 20e), de la tête (23e), et, dans l’intervalle, seule une faute de Piqué (fatalement sanctionné d’un carton jaune) avait coupé sa fulgurante accélération vers le but (16e). VAN DER SAR, 6 Maudit, le gardien vétéran (38 ans), qui avait déjà perdu une finale à Rome avec l’Ajax, encaissa un premier but sans avoir effectué un arrêt. Frébrile au pied, puis chanceux lorsque son poteau renvoya un coup franc de Xavi (53e), il évita un score plus sévère en remportant ses face-à-face avec Henry puis Puyol. VALDÉS, 6 Ce n’est pas son jeu au pied qui lui permettra de laisser une empreinte dans l’histoire de ce jeu. Hier soir, il a eu un déchet technique considérable. Mais ce n’est pas là qu’on l’attend. Il n’a eu que deux arrêts à effectuer et notamment sur un coup franc difficile à juger de Ronaldo (2e). O’SHEA, 6 Sur le papier, l’Irlandais partait pour être le maillon faible des champions d’Angleterre. Il n’en fut rien. En première mi-temps, il contrôla la menace Thierry Henry, il est vrai à court de compétition. Un peu plus à l’ouvrage lorsqu’Iniesta passa à gauche. PUYOL, 7 Il a livré un combat immense à sa manière, tout en intensité, en combativité, en énergie. Leader d’esprit, il a très rarement été mis en danger sur le plan défensif et apporta sa détermination en phase offensive. Il fut d’ailleurs tout près de marquer à deux reprises. R. FERDINAND, 5 Ses multiples interventions firent du bien dans une défense totalement sonnée après le premier but de Barcelone. Son retour sur Henry, qu’il contra au moment d’armer sa frappe, s’avéra ensuite déterminant mais il fut aussi coupable lorsque Messi eut tout le temps d’armer sa tête dans son dos. PIQUÉ, 7 Son sauvetage face à Park, dès la deuxième minute, a peut-être tout changé à cette rencontre. Son tacle fut une merveille et lança sa soirée, qui fut idéale. Pas si souvent sollicité que cela, il se montra très apaisant, et commit la faute « qu’il fallait » au moment ou Ronaldo le surprit (16e). VIDIC, 4 Mystifié par Eto’o sur le premier but, il eut une entame de match calamiteuse et mit un temps fou à s’en remettre en multipliant les relances hasardeuses. Il sembla avoir retrouvé ses esprits en deuxième période, où le Serbe évolua à un niveau plus conforme à sa réputation. Noir Y. TOURÉ, 6 Son début de rencontre fut très inquiétant pour son équipe. L’Ivoirien eut des difficultés à juger les trajectoires et rencontra même des difficultés sur le plan technique. Mais il se rattrapa très vite et ne fut plus jamais mis en danger. Jaune SYLVINHO, 6 À trente-cinq ans, le Brésilien a bénéficié de la suspension d’Abidal pour être titularisé sur le côté gauche. Même si, en dehors d’un sublime centre (50e), son apport offensif fut minime, il sera difficile de lui reprocher grand-chose : Manchester n’a quasiment jamais attaqué de son côté et sa seconde période fut convaincante. En partance vers Madrid ? Mais Cristiano Ronaldo est un joueur parfois aussi génial qu’agaçant, à commencer pour ses propres coéquipiers, lorsque ceux-ci sont ignorés en meilleure position que lui. Ce fut ainsi le cas de Rooney, absolument seul côté gauche, sur l’action de la 20e minute, et pas vraiment content d’avoir été ainsi snobé. Avec quatre coéquipiers à proximité, il se fit aussi déposséder d’un ballon important (65e), et, dans la minute suivante, son entraîneur, Alex Ferguson, décida de le renvoyer sur l’aile gauche pour faire place à Berbatov. Et c’est là qu’il fit basculer le match, pas du ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Il y a un an, Cristiano Ronaldo (en blanc) était passé par toutes les émotions avant de remporter la Ligue des champions. Cette fois, le Portugais de Manchester United n’a ni ébloui ni ému les spectateurs. Ses tentatives de loin n’ont rien donné, il a oublié certains de ses coéquipiers bien placés et il a reçu un carton jaune pour un mauvais geste sur Puyol en fin de match. (Photo Alain Mounic/L’Équipe) tout de la manière qui peuplait ses rêves. Sa mésentente avec Évra aboutit en effet à la balle de « break » exploitée par Xavi pour la tête de Messi (71e). Immédiatement, il eut la possibilité de remettre Manchester United dans le match, mais, à trois mètres du but, il se heurta à la sortie de Valdès (72e). Un grand joueur peut aussi être un très mauvais perdant, et Ronaldo s’enfonça dans la nuit noire avec un carton jaune adressé pour un mauvais coup sur Puyol (78e). Serait-ce le dernier geste de Cristiano Ronaldo sous le maillot de Manchester United ? Il s’est peut-être défait hier d’une tenue blanche pour en enfiler une autre très bientôt. Dès ce matin, les supputations sur son transfert vers Madrid repartiront forcément de plus belle, et on peut s’attendre à ce qu’il continue d’entretenir une ambiguïté feinte. Il aurait assuré ses proches de son départ vers Santiago Bernabeu et quelque chose nous dit que sir Alex Ferguson s’est résigné à tourner la page. Il n’a pas du tout apprécié le geste de colère de sa diva, qui jeta son survêtement au moment de son remplacement par Rooney lors du récent derby contre Manchester City (2-0). Mais, aujourd’hui, semble se dessiner une évidence : Cristiano Ronaldo ne conservera certainement pas son Ballon d’Or France Football. JEAN-MICHEL ROUET ÉVRA, 5 Le Français fut globalement présent dans les rares temps forts de Manchester, notamment dans ses dédoublements avec Rooney et ses quelques bons centres. Au marquage d’Eto’o, il livra un match correct. Mais sa mésentente avec Ronaldo fut à l’origine du second but. ANDERSON, 6 Actif d’emblée aux avant-postes, le Brésilien montra plus de présence dans les duels que Carrick et sembla plus à l’aise à contrer le jeu court des Catalans. Remplacé à la mi-temps par Carlos Tevez, sans doute plus par choix tactique que pour la qualité de sa prestation. BUSQUETS, 7 Une grosse faute technique aurait pu entacher sa prestation (16e). Mais Manchester gâcha l’offrande. Ce fut sa seule erreur. Le reste du match, le Catalan fut toujours bien placé, il domina le jeu aérien et participa au jeu de passes de son équipe sans souffrir de la comparaison avec les formidables talents qui l’entourent. RÉACTIONS G Thierry HENRY (Barcelone) : « Ce soir, il y avait quelque chose en jeu. Devenir la première équipe de football espagnol à réaliser le triplé. Cette victoire restera à jamais gravée dans l’histoire. Personnellement, j’ai vécu une semaine bizarre, jusqu’à hier soir je ne pensais pas que j’allais jouer. Mais avec Iniesta, on a serré les dents pour jouer. Manchester a eu les premières occasions de marquer en début de match, cela nous a réveillés. Puis Sam (Eto’o) a mis un but extraordinaire. Une équipe a marqué ses occasions, l’autre non… » – J.-L. F. G Sir Alex FERGUSON (entraîneur de Manchester) : « Le premier but a pesé plus que je ne l’ai imaginé. Et puis ça a été très difficile de leur confisquer le ballon. Barcelone est très performant dans ce domaine. Je sais que mes joueurs sont les premiers déçus de n’avoir pas su freiner Barcelone. Pourtant XAVI, 8 On entend dire qu’il est le commandant de bord du Barça. On a encore vu pourquoi : toujours bien positionné, c’est lui qui dirige la manœuvre. Ce n’est pas toujours spectaculaire, mais, hier soir, il fut encore impressionnant de sobriété et d’efficacité, à l’image de ce centre de rêve sur le but de Messi. Il trouva aussi le poteau sur coup franc. on avait bien débuté. Ensuite Messi en se situant dans l’axe, nous a posé un vrai problème. Il a navigué et on n’a jamais su comment défendre sur lui. On a perdu mais il faut reconnaître la force de cette équipe de Barcelone, surtout au milieu de terrain. On a eu du mal à lutter dans la bataille du milieu de terrain pour la possession du ballon. Et quand on l’a eu, on n’a pas su quoi en faire. Ça résume beaucoup de choses. Pour Pep Guardiola, ce qu’il vit ce soir, dès sa première année, est une chose vraiment exceptionnelle. Jouer comme on l’a décidé, rester fidèle à un style de jeu, mérite le plus grand respect. » – G. R. G Samuel ETO’O au micro de la chaîne de télévision espagnole Antena 3): « Mon but est venu conclure une grande action de toute l’équipe. J’ai fait ce que parfois je fais le mieux. C’était une saison longue et difficile. Je dédie cette victoire à l’Espagne, à ma famille et à nos supporteurs, qui le méritent » . G Carles PUYOL : « C’était difficile pour nous les dernières saisons. Maintenant on peut en profiter » . G Ryan GIGGS : « C’est évidemment une soirée très frustrante pour nous. On avait pourtant très bien attaqué le match et on a eu alors quelques occasions qui auraient pu nous permettre de voir ensuite une tout autre rencontre. Nous n’avons pas su les saisir alors que Barcelone a su à l’inverse profiter de ses opportunités, notamment la première qui leur a permis d’ouvrir le score et cela nous a mis un gros coup. Mais il faut reconnaître que nous avons rencontré ce soir une très grande équipe, remarquable par sa capacité à garder le ballon. C’est très difficile de jouer contre Barcelone, et c’est évidemment la meilleure équipe que nous ayons rencontrée cette saison. Par le passé, nous avions pu avoir la réussite dans les deux finales que j’ai gagnées avec MU (1999 et 2008), ce soir ce n’était pas le cas, il faut maintenant vite se tourner vers la saison prochaine. » – J.-M. R. G Cristiano RONALDO (Manchester United) : « Nous n’avons pas bien joué, un point c’est tout. Pourtant, nous avions bien débuté le match. Je pensais que nous allions pouvoir marquer rapidement, mais finalement Barcelone a pris le contrôle de la finale. Et à partir de là, nous avons mal joué. Il n’y a pas grandchose d’autre à dire ce soir. » – J.-M. R. TEVEZ, 5 Fidèle à sa réputation, l’Argentin passa toute la deuxième mi-temps à redonner du corps aux offensives anglaises, tout en exerçant un pressing sur le porteur du ballon. S’il épaula considérablement Ronaldo dans sa tâche, il ne fut toutefois jamais en mesure de se montrer décisif. CARRICK, 5 Par de longs ballons, il chercha souvent à jouer sur Ronaldo, dans le dos de la défense du Barça. Sans beaucoup de succès dans ses tentatives. Peu à l’aise face à un milieu barcelonais très inspiré, il connut aussi quelques pertes de balle inhabituelles chez lui. ETO’O, 7 Le Camerounais n’a pas réalisé un grand match. Il a réalisé le match d’un grand joueur. On le disait en méforme ? En panne d’efficacité ? Il s’est crée une occasion. Il a marqué. Et comme d’habitude, il s’est énormément dépensé dans le replacement défensif. C’est aussi pour cela que Guardiola l’avait positionné à droite. Les Ulis ont vibré LES ULIS – (Essonne) de notre envoyé spécial À PRESQUE DES MILLIERS de kilomètres de Rome, de son spectacle et de son faste, Les Ulis, petite ville de la banlieue parisienne (25 000 habitants), ont vibré, hier soir, au rythme de la finale de la Ligue des champions. C’est ici, dans cette ville nouvelle, créée à la fin des années 1970 et dont la moitié du territoire est classée en zone urbaine sensible, qu’ont grandi Patrice Évra et Thierry Henry. Le premier dans le quartier des Hautes-Plaines, le second aux Bosquets. C’est là aussi, dans cet endroit qui traîne, parfois à tort, une mauvaise réputation, qu’ils ont découvert le foot au Club Omnisports (CO). « Ça fait plaisir de les voir tous les deux à ce niveau, expliquait Thomas Idir, alias Sinik, rappeur français qui a grandi aux Ulis et a joué quelques années avec Évra. C’est difficile de faire mieux en termes de réussite et c’est une grande fierté pour tous les jeunes du coin. » Le musicien, qui habite maintenant Massy et se préparait à voir le match chez lui entre potes, n’en faisait quand même pas l’événement du siècle : « Sans être prétentieux, on est habitués à les voir tous les deux jouer au haut niveau. » En arrivant sur l’esplanade de la mairie où, pour fêter dignement ses représentants, le bar « Radazik » avait organisé une projection de la finale sur écran géant, on a d’abord cru deviner une petite préférence pour le Manchester d’Évra, copieusement applaudi à sa première prise de balle par la grosse centaine de spectateurs présents. Les claps étaient plus timides quand Henry est apparu pour la première fois à l’écran. « On est un peu plus proches d’Évra, avouait Moussa, dirigeant du CO Les Ulis venu partager l’événement dans ce lieu financé par la mairie et où on ne sert pas d’alcool mais du thé à la menthe. Quand il revient ici, il est chez lui. Sans trop se montrer, il a toujours été très attentif au club local. Il nous apportait des maillots, des équipements, des invitations. » L’histoire d’Henry, parti plus jeune des Ulis, est un peu plus compliquée. Mais il a récemment renoué le fil, avec la mairie notamment, en finançant à hauteur de 200 000 euros la construction d’un terrain synthétique de foot à sept. Au premier but d’Eto’o, les maillots barcelonais, plus nombreux, ont commencé à se montrer. Même si à chaque action du côté d’Évra on entendait des « Ça passe pas, ça passe pas ! ». Ronaldo, lui, se faisait traiter de « pleureuse ». Et puis sur le second but de Messi une grande partie de la salle a explosé. Audelà du duel Évra-Henry, les gens étaient venus voir un match de foot. Tout simplement. VINCENT GARCIA La ville où ont grandi Thierry Henry, l’attaquant du Barça, et Patrice Évra, le défenseur de Manchester United, a encouragé le vainqueur et le vaincu. PARK J.-S., 5 Piqué le priva d’un ballon de but. Malgré quelques erreurs techniques indignes d’une finale de ce niveau, il se montra incroyablement disponible sur le flanc droit, où il multiplia les appels. Positionné à gauche après la sortie d’Anderson avant de céder sa place à Berbatov. MESSI, 7 En dix matches, il n’avait jamais inscrit un but contre un club anglais. Le petit Argentin (1 m69) a inversé le sens de l’histoire, de la tête, au milieu des costauds de Manchester. Le reste du temps, il a laissé planer un danger constant grâce à sa merveilleuse conduite de balle, mais sans pour autant parvenir à faire vraiment la différence. C. RONALDO, 6 Dans son duel à distance avec Messi, le Portugais débuta très fort avec pas moins de six frappes dans les vingt premières minutes. Moins influent par la suite, où il s’empêtra dans des choix compliqués. Frustré, il fut logiquement averti pour un jeu dur sur Puyol (78e). HENRY, 5 Après trois semaines d’absence, il n’a pas existé offensivement en première période, et pas beaucoup plus en seconde. 5 ? Il a participé à l’œuvre collective en défense et réussit une action de classe avant de perdre son duel face à Van der Sar (49e). Champion du monde et d’Europe, vainqueur de la C 1, ça y est, il a tout gagné. SÉBASTIEN TARRAGO ROONEY, 5 Remuant en début de match, il fut rapidement calmé par Puyol. Ses transmissions pour Évra ou Ronaldo manquèrent aussi de justesse. À droite après la pause, il eut le mérite de pas renoncer par un énorme travail défensif et de tenter jusqu’au bout d’inverser la tendance. LES ULIS, BAR « RADAZIK », HIER. – Malgré une préférence au coup d’envoi pour Patrice Évra et MU, les habitants des Ulis ont salué la victoire du Barça de Thierry Henry. (Photo Pierre Lablatinière/L’Équipe) JÉRÔME LE FAUCONNIER PAGE 4 P JEUDI 28 MAI 2009 FOOTBALL ! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER U. : 2-0 LE JOURNAL DES TRANSFERTS PARIS-SG Leurs trois glorieuses Après les deux Ligues des champions conquises en 1992 et 2006, un troisième joyau orne désormais le très riche palmarès du Barça. ROME – De notre envoyé spécial DANS QUELQUES JOURS, quand elle aura fini de voyager d’un bout à l’autre de la Catalogne, la coupe aux grandes oreilles 2009 trônera dans la salle des trophées, au musée du Barça, sous le Camp Nou. Aux côtés de ses deux grandes sœurs, Wembley 1992 et Paris 2006, mais aussi de dizaines d’autres trophées : dix-neuf titres de Liga, vingt-cinq coupes du Roi, quatre coupes des Coupes, trois coupes de l’UEFA, deux super coupes d’Europe, sept super coupes d’Espagne et deux coupes de la Ligue. Avec ce nouveau joyau, le musée du Barça, le deuxième plus visité d’Espagne, après le Prado s’il vous plaît, qui totalise en moyenne 1,5 million de visiteurs par an, est parti pour battre tous les records d’entrée à la fin de l’année. Retour sur deux des plus grands événements, qui avaient déjà enrichi le palmarès du FC Barcelone. Kombouaré signe aujourd’hui, VA veut Le Guen LE PSG et Antoine Kombouaré ont trouvé un accord définitif hier, en fin d’après-midi, sur un contrat de trois ans, à partir du 1er juillet prochain. Les derniers détails à régler, notamment sur les clauses en cas de séparation, ont requis un peu plus de temps que prévu. Attendue en début de semaine, l’officialisation du successeur de Paul Le Guen devrait donc être actée aujourd’hui, même si l’actuel entraîneur de Valenciennes, âgé de quarante-cinq ans, ne paraphera son contrat avec Paris qu’après le dernier match de la saison de son équipe, à Saint-Étienne. Si VA est assuré de sauver sa tête en L 1, l’entraîneur kanak aura également une oreille, samedi, du côté du Parc des Princes, où le PSG jouera sa place en Ligue Europa face à Monaco. Ce sera aussi le dernier match de Le Guen à la tête de l’équipe de la capitale. Ce dernier est déterminé à arracher cette qualification européenne avant de partir, peut-être, du côté de… Valenciennes. C’est du moins le souhait du président Francis Decourrière qui rêve de l’enrôler en vue de la saison prochaine. Il l’a même récemment vu pour sonder son intérêt. « Effectivement, j’ai rencontré le président de Valenciennes, nous a confirmé Paul Le Guen, hier. Mais comme j’ai vu d’autres présidents qui savent que je suis libre. En tout cas, je ne signerai nulle part dans les prochaines quarante-huit heures. » Le Guen n’a pas souhaité en dire davantage sur ses intentions, mais l’hypothèse d’un chassé-croisé Kombouaré - Le Guen sur l’autoroute A 1 n’est pas à exclure. L’ancien coach de Lyon n’est pas seulement dans le viseur de VA. En Turquie, plusieurs clubs verraient d’un bon œil l’arrivée de celui qui a été trois fois champion de France avec Lyon. C’est notamment le cas de Galatasaray. « Oui, j’ai été mis en relation téléphonique avec des représentants de ce club », concède Le Guen. Mais aucun accord n’a encore abouti. Du côté de VA, on espère bien réussir à le convaincre de la qualité du projet nordiste. S’il figure en tête de liste du président Decourrière, l’entraîneur parisien n’est pas seul. Luis Fernandez a affirmé qu’il avait également été approché. « J’ai eu un contact avec le Antoine Kombouaré (Photo Alain Mounic/L’Équipe) président de Valenciennes, nous a-t-il expliqué. Je l’ai écouté, je n’ai pas fermé la porte, même si, moi, je ne suis candidat à rien. » Mais avant Fernandez, dans l’ordre de priorité des dirigeants valenciennois, apparaît le nom de Philippe Montanier. Sous contrat avec Boulogne-sur-Mer, ce dernier vient de prolonger de deux saisons avec le club en lice pour l’accession en L 1. – D. D., F. G., B. D., D. Fi. pour un an, avec une année optionnelle en cas de montée. Les adjoints du technicien Eric Blahic et Ronald Thomas ont également été reconduits. – C. G. I DIEGO A SIGNÉ À LA JUVE. – Diego, le milieu brésilien du Werder Brême âgé de vingt-quatre ans, s’est officiellement engagé pour cinq ans avec la Juvents Turin. Le montant de la transaction s’élève à 24,5 M/ (avec un million de plus à chaque participation des Turinois à la Ligue des champions jusqu’en 2014). – A. Me. I AJAX : JOL REMPLACE VAN BASTEN. – L’entraîneur néerlandais Martin Jol (53 ans) s’est engagé pour les trois prochaines années avec l’Ajax Amsterdam, seulement 3e du Championnat cette saison. Il succède à Marco Van Basten, qui a démissionné au début du mois. – A. Me. I GOMEZ AU BAYERN : C’EST OFFICIEL. – Mario Gomez va poursuivre sa carrière au Bayern Munich. En fin de semaine, l’attaquant allemand du VfB Stuttgart (24 buts cette saison) paraphera un contrat de quatre ans. Son transfert s’élève à 30 M/, la transaction la plus élevée de l’histoire de la Bundesliga. Le record était détenu par Franck Ribéry, passé en juin 2007 de Marseille au Bayern Munich pour 26 M/. – A. Me. WEMBLEY, 20 MAI 1992 FC BARCELONE-SAMPDORIA (1-0 a.p.). – Le Barça, dirigé par Johan Cruyff, promène déjà son surnom de « Dream Team ». Il est le favori de cette finale. La veille du match, sur la pelouse de Wembley, pendant l’échauffement, Guardiola et Salinas jouent aux devinettes : « À ton avis, il y a combien de marches à la tribune présidentielle ? demande le premier – 36, répond le second. – Non 38 », corrige Guardiola. Zubizarreta qui trottine dans leur dos a alors cette phrase, restée célèbre : « Je vous propose qu’on gagne la finale et que vous comptiez les marches en allant chercher la coupe. » Mais, le lendemain, la « Samp » se défend mieux que prévu. Et rien ne rentre. Jusqu’à la 112e minute, sur un coup franc tiré par Koeman. La veille, à l’entraînement toujours, Stoichkhov, Bakero et Koeman ont répété plusieurs tactiques sur les coups de pied arrêtés. Pendant la deuxième mi-temps de la prolongation, l’arbitre siffle une faute sur Eusebio, à 20 m du but. Les trois compères s’approchent. Petite passe de Stoichkhov pour Bakero, qui bloque le ballon pour la frappe Lille va acheter Butelle Ludovic Butelle (26 ans), prêté par Valence depuis l’été dernier, devrait s’engager pour trois ans avec Lille. Les dirigeants du LOSC discutent avec le club espagnol pour lever l’option d’achat fixée à 1,5 M/ avant le 31 mai. Titulaire depuis trois matches à la place de Grégory Malicki, le gardien originaire de Reims a débuté sa carrière avec le FC Metz (de 2000 à 2004) avant de rejoindre Valence à l’été 2004 et d’être prêté au Real Valladolid en 2007-2008. – A. C. I JUNINHO VA PRENDRE SON TEMPS. – Ce matin, Juninho sera à Tola-Vologe. Même si sa saison est terminée (il sera suspendu à Toulouse), le Brésilien ne partira en vacances au Brésil avec sa famille que dimanche. Quelle sera sa future destination ? Il veut prendre son temps pour se décider. « Nous ne nous presserons pas, affirme son agent José Fuentes. Au Brésil, certains le voient déjà à Al-Shabab, d’autres à Sao Paulo. Moi, je peux vous certifier qu’il n’a rien décidé entre le Japon, les ÉtatsUnis, les Émirats ou le Brésil. Nous allons réfléchir tranquillement. » – C. C. I NALDO INTÉRESSÉ PAR L’OM. – Contacté par Marseille, le défenseur brésilien Naldo (26 ans), qui évolue au Werder Brême depuis quatre ans, s'est dit intéressé. « C'est un honneur si un club comme l'OM se montre intéressé par mes services. Si le Werder reçoit une proposition intéressante et qu'elle me plaît, il faudra discuter », at-il déclaré. Alors que son contrat expire en juin 2012, les dirigeants du club de la Weser lui offriront un bon de sortie si la proposition de l’OM leur convient. Marseille aurait proposé 7 M/, alors que le Werder réclamerait 12 M/. Une décision sera prise au plus tôt la semaine prochaine, Brême devant encore disputer la finale de la Coupe d'Allemagne ce week-end face au Bayer Leverkusen. – A. Me. I FORTUNÉ DEVRAIT RESTER EN ANGLETERRE. – Cette semaine, Marc-Antoine Fortuné (27 ans) a rencontré Pablo Correa à Nancy. Prêté depuis le mois de janvier à West Bromwich, relégué de Premier League, il devrait rester en Angleterre où plusieurs clubs (Fulham, Birmingham, Wolverhampton) sont intéressés, selon les dirigeants nancéiens. – L. D. I ZVUNKA RECONDUIT À GUINGAMP. – Noël Le Graët, le président de Guingamp (L 2), vainqueur de la Coupe de France, a confirmé l’entraîneur Victor Zvunka dans ses fonctions LONDRES, STADE DE WEMBLEY, 20 MAI 1992. – Ronald Koeman (à gauche) serre le poing et hurle de joie. À la 112e minute, la finale entre le Barça et la Sampdoria se débloque enfin sur un coup franc transformé en but par le Néerlandais. Les Catalans remportent alors leur première Ligue des champions. (Photo André Lecoq/L’Équipe) lourde de Koeman. Un obus traverse le mur italien, entre Manini et Lombardo, et passe au ras du poteau de Pagliuca. Pour l’anecdote, Guardiola et Salinas, en allant chercher la coupe, ont oublié de compter les marches. L’équipe du Barça : Zubizarreta (cap) – Ferrer, Nando, Koeman, Juan Carlos – Bakero, M. Laudrup, Guardiola (Alesanco, 113e) – Eusebio, J. Salinas (Goicoechea, 65e), Stoichkhov. Entraîneur : J. Cruyff (HOL). STADE DE FRANCE, 17 MAI 2006 FC BARCELONE-ARSENAL (2-1). – Jour J, 18 h 15. En quittant l’hôtel, à Versailles, l’entraîneur Frank Rijkaard a fait deux malheureux. Iniesta a appris qu’il n’était que remplaçant et pleure. Messi, tout juste remis de sa déchirure à une cuisse, n’est pas sur la feuille de match. La rencontre est à peine commencée qu’Arsène Wenger aussi fait un mécontent : Pires, qu’il sort après l’expulsion de Lehman, le gardien d’Arsenal. Le Français n’aura joué qu’un quart d’heure. Pourtant, à l’heure de jeu, les Gunners qui ont ouvert le score (Campbell, 37e) y croient toujours. Jusqu’au coaching déterminant de Rijkaard, en seconde période. L’entrée en jeu d’Iniesta et de Larsson, surtout, font la différence. Le Suédois offre deux passes décisives, à Eto’o d’abord (76e), à Belletti (également entré en jeu) ensuite pour le but de la victoire (80e). La déception de Thierry Henry est alors immense. Et dire que le but de Juliano Belletti, au Stade de France, a été le premier et le seul qu’il a marqué durant ses trois saisons au Barça. L’équipe du Barça : Valdés – Oleguer (Belletti, 71e), Puyol (cap), Marquez, Van Bronckhorst – Edmilson (Iniesta, 46e), Van Bommel (Larsson, 61e), Deco – Giuly, Eto’o, Ronaldinho. Entraîneur : F. Rijkaard (HOL). GUY ROGER Noir Jaune JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 5 FOOTBALL ! LIGUE 1 « Mon avenir m’appartient » LAURENT BLANC, l’entraîneur de Bordeaux, en course pour son premier titre de champion, parle de son métier. Et de la suite. Samedi, Laurent Blanc pourrait devenir le premier « technicien », comme il se définit lui-même, à réussir le doublé Coupe de la Ligue-Championnat.Son amour pour son nouveaumétier s’en trouverait récompensé. simple. Mais si ça se trouve, je ne serai BORDEAUX – de nos envoyés spéciaux « LA CHUTE DE LA MAISON lyonnaise annonce-t-elle le règne de Bordeaux ? – À mes yeux, aucun club n’est armé pour dominer le football français pendant sept ans comme l’a fait Lyon. – Devenir champion changeraitil la donne ? – Ça nous donnerait un titre. Après, il n’y a que 5 M/ entre la première et la deuxième place. – Votre ambition pour la saison prochaine consiste-t-elle toujours à garder vos cadres ? – Oui. Mais à votre avis, ça ne passe que par un discours sportif ? – Non. Ça passe aussi par l’argent. – On est d’accord. – Avez-vous reçu des garanties à ce sujet quand vous avez prolongé en janvier ? – Non. Vous voyez un entraîneur dire : “Je resigne si vous me garantissez des moyens” ? – Oui. – Il y en a peut-être. Mais pas moi. – Votre décision de rester n’a donc pas été une question d’argent ? – J’aurais pourri le collectif pour gagner quelques cacahuètes de plus ? J’ai horreur de le mettre en difficulté. Je ne me le serais jamais pardonné. – Est-il vrai que vous possédez une clause libératoire en 2010 ? – Ça change quoi que je vous réponde ? Mon avenir m’appartient. Vous verrez bien ce qui se passera ou pas. – Votre carrière d’entraîneur reste-t-elle bâtie sur trois étages : la France, l’étranger puis les Bleus ? – Dans le meilleur des cas. – Est-ce finalement un mal pour un bien de ne pas avoir été sélectionneur en 2002 ou en 2004 ? – Je ne sais pas s’il existe un chemin idéal. De jeunes entraîneurs comme Klinsmann (Allemagne, 2004-2006), Van Basten (Pays-Bas, 2004-2008) ou Matthäus (Hongrie, 2004-2005), le sont devenus. Il s’agit de deux métiers différents. Vraiment. Ça ne doit pas être si facile de passer de l’un à l’autre... (Il réfléchit.) Être entraîneur puis sélectionneur me paraît plus jamais sélectionneur. – Pourriez-vous l’être à l’étranger ? – Je ne me vois pas sélectionneur d’un autre pays que la France. J’exerce ce métier vraiment par passion et pour voir si je peux atteindre mes objectifs. Je ne veux pas devenir sélectionneur pour me dire que je l’ai été un jour. – En parlant de plaisir, en prenez-vous autant sur le banc que quand vous étiez joueur ? – C’est impossible ! Les sensations que je ressens sont moindres, peutêtre parce que j’ai été joueur. Je prends mon plaisir dans la gestion et dans la progression du groupe. Un entraîneur ne peut agir que là-dessus. Après, je retire aussi du plaisir dans la victoire et quand ma philosophie de jeu a été appliquée, comme devant le Paris-SG (4-0, le 11 janvier). E 1999 B d En 1999, Bordeaux et Marseille se disputaient déjà le titre lors de la M ill di i dé l i l d l dernière journée. Leaders avec un point d’avance, les Girondins devaient se rendre à Paris alors que les Olympiens se déplaçaient à Nantes. Les deux équipes s’imposèrent : 3-2 pour Bordeaux qu qui eaux un but de Feindouno (89e) qui aser, 1-0 pour l’OM. que jour, jusqu’à samedi, d urs de l’époque nous racon semaine qui avait préc énement nement. 2 François GRENET ç Latéral droit de Bordeaux en 1999, aujourd’hui assureur. Jocelyn GOURVENNEC y Milieu de terrain de l'OM en 1999, aujourd'hui entraîneur de la Roche-sur-Yon (DH). . « Je connais des égoïstes qui ont réussi » – Votre image est-elle lourde à assumer ? – Dans mon métier, si un joueur a un a priori favorable sur toi au moment où tu veux le conserver ou le faire venir, ça constitue un avantage. Beaucoup d’agents me téléphonent pour me dire : “ Mes joueurs veulent travailler avec vous. ” Mais ça a des limites. Cet argument n’est plus valable pour certains grands joueurs. – Et dans la vie courante ? – Pas toujours. Mon statut de personnage public va au-delà de l’entraîneur. Il faut faire avec. – Êtes-vous plutôt un entraîneur “papa poule” ou “père Fouettard” ? – Entraîner, c’est aimer. Ta relation avec un joueur, c’est comme avec ta femme. Si tu ne l’aimes pas, ça ne fonctionne pas, ou alors pas longtemps. Dans le cas contraire, tu peux te brouiller, te disputer avec l’autre, mais tu continues à avancer et à construire. Il faut que tous les joueurs, du plus jeune au plus ancien, se mettent dans la tête qu’un choix n’est que purement sportif. Ce n’est pas qu’une sanction mais aussi un choix d’équipe. Et là, il faut un dialogue. Quand un joueur ressent des choses, il doit faire le pas pour venir le dire. Après, il revient à l’entraîneur d’établir la relation d’homme à BORDEAUX, STADE CHABAN-DELMAS, 23 MAI 2009. – Le technicien Laurent Blanc, qui transmet ici ses consignes à Matthieu Chalmé devant Jean-Louis Gasset, son adjoint (à gauche), lors du succès étriqué face à Monaco (1-0), fonctionne à l’empathie. « Entraîner, c’est aimer », dit-il. (Photo Pascal Rondeau/L’Équipe) homme. Mais si tu mêles l’affectif, tu ne t’en sors plus. À un moment, tu te retrouves en porte-à-faux. – Finalement, quelles sont les plus grandes qualités d’un entraîneur ? – L’humilité et la générosité. Je connais des égoïstes qui ont réussi. Je ne sais pas comment ils ont fait. Je ne vois pas comment un entraîneur, qui doit offrir de l’espoir à vingt-cinq joueurs, peut réussir quand il ne veut que recevoir et pas donner. À un moment, les masques tombent. » BERNARD LIONS, JEAN-MARC BUTTERLIN et LAWRENCE LEENHARDT Le programme des Bordelais Aujourd’hui 10 heures, séance ouverte au public au Haillan. Demain 16 h 30, séance à huis clos au Haillan. Samedi 21 heures, Caen - Bordeaux Bordeaux planche sur la fête L’ENTRAÎNEMENT était fermé hier matin au public et à la presse. Moins pour établir des plans tactiques secrets que pour préserver la tranquillité du groupe, très sollicité par un environnement pressant. Les réunions se poursuivent entre la mairie, le club et la préfecture pour organiser au mieux la soirée de samedi et anticiper sur la possible fête du dimanche. Un écran géant sera installé sur la place des Quinconces, où Alain Juppé, le maire de la ville, viendra regarder la rencontre. Du côté des supporters, ils sont nombreux à faire le déplacement à Caen. Le match se jouera à guichets fermés et les mille places habituellement destinées aux visiteurs ont toutes été achetées très tôt par les fans du virage sud. Cent cinquante d’entre elles seront redistribuées aux habitués des déplacements habitant hors de l’Aquitaine, pour les remercier. – L. L. « Cette semaine, elle est très floue dans ma mémoire. Le match et la nuit qui a suivi ont pris le dessus. Je me souviens de notre impatience, nous avions envie de vite y être. À l’entraînement, c’est important de rire. Nous avions la pression, c’est humain. Il ne faut pas qu’elle tétanise, mais qu’elle sublime. Après, tout dépend du caractère. J’essayais de m’occuper pour moins penser. Mais c’est dans ces moments que tu apprécies de faire un sport collectif car tu n’es pas seul avec ta trouille. Notre groupe, c’étaient des guerriers, on pouvait voyager ! Et puis, on avait une bonne bande de Blacks qui nous décontractaient et nous faisaient rire. Cette année, Bordeaux a la chance de savoir où il va. Il lui faut un nul. C’est concret, ça aide à se structurer. Et puis ils sont sur le terrain ! Être acteur, c’est plus facile à gérer. Quand tu l’as vécu et que tu es dans les tribunes, c’est horrible. À plusieurs jours du match, j’ai déjà les jambes en coton ! » – L. L. « Nous étions un peu groggy parce qu’on avait laissé filer des points au Parc des Princes contre Paris (le 4 mai), où nous jouions juste avant la finale de Coupe de l’UEFA (contre Parme). À trois minutes de la fin, on encaisse un but et on s’incline 2-1. On perd ensuite cette finale à Moscou (3-0, le 12 mai) mais on se reprend bien avec une victoire sur Auxerre (1-0, le 22 mai). Le match à Nantes devient décisif et ils viennent de remporter la Coupe de France (1-0, contre Sedan, le 15 mai). Moi, je ne pense pas au match de Bordeaux parce qu’il nous faut gagner le nôtre. On gagne grâce à Robert (Pires) en marquant assez tôt (38e). Après c’est le scénario catastrophe avec ce but au Parc dans la dernière minute. On a compris tout de suite à la réaction des Nantais. À tel point que pendant deux secondes, on s’est arrêtés de jouer. Une saison extraordinaire qui s’est bien mal terminée. Et dire que le lendemain il a fallu disputer le jubilé Papin… On n’avait vraiment pas le cœur à faire la fête. » – H. F. EN DIRECT DE LA LIGUE 1 NANCY À l’arrêt depuis le 7 avril, Bérenguer a été opéré du pied gauche (calcanéum), mardi, à Caen, par le Dr Gallaud. Il reprendrait la course dans une vingtaine de jours et avec le groupe mi-juillet. – L. D. teurs), Marange (dos), Hénin (cheville), et Franquart (cuisse). – M. T. LORIENT Par précaution, Audard (épaule) n’a pas travaillé dans le but. Mais sa participation samedi contre Le Mans est acquise. Morel (pied) a repris. – G. J. Noir AUXERRE Birsa a essayé de courir hier. Il ressent toujours une douleur au pubis. Il sera forfait samedi à Nantes, comme Coulibaly (cuisse) et Quercia (genou). – J.-P. G. MONACO Séance de travail à huis clos hier matin. Bakar (hanche) ne sera pas opérationnel samedi. Gosso, à l’arrêt (genou), a passé hier des examens complémentaires. Le résultat est attendu aujourd’hui. Alonso, opéré du genou droit après sa blessure le 15 mars contre Toulouse, partira en Argentine aujourd’hui. Il y effectuera la dernière phase de sa rééducation. – E. Ba. Jaune BORDEAUX CHAMPION SI… – Il ne perd pas à Caen. – Il perd mais Marseille ne gagne pas contre Rennes. GRENOBLE Séance ludique hier. Paillot, Robin et Vitakic ont couru. Cesar, suspendu pour Sochaux, était absent tout comme Boya (genou). Macquet et Regragui se sont entraînés normalement, ce dernier devant évoluer à droite de la défense alors que Flachez et Jemmali pourraient composer la charnière centrale. – C. Ch. MARSEILLE Zenden, grand frisson pour finir Le Néerlandais, annoncé partant en juin, aimerait revivre l’émotion d’un titre, comme dans ses précédents clubs. MARSEILLE – de notre correspondante EN FIN DE CONTRAT, Boudewijn Zenden (32 ans) devrait quitter Marseille en juin. Si l’international néerlandais (54 sélections, 7 buts) n’a « toujours pas eu de proposition de l’OM », il a reçu des offres en provenance d’Espagne, d’Angleterre et du Golfe. Seule certitude : il ne rentrera pas aux Pays-Bas. « J’ai eu quelques coups de fil du pays mais c’est trop tôt pour moi. Je suis un aventurier, j’ai encore la pêche et pas envie de prendre ma retraite. Je me vois plutôt accepter un challenge dans une ligue huppée... » Avant cela, Zenden (26 matches, 4 buts en L 1 cette saison) ne veut penser qu’à une chose : la réception de Rennes samedi, sa dernière sortie au Vélodrome. Le Batave est un habitué des matches qui comptent. Il a remporté un trophée dans chaque club où il a joué, sauf à Chelsea, avec lequel il a chuté en finale de la Coupe d’Angleterre (0-2, contre Arsenal, le 4 mai 2002). Mais au PSV Eindhoven, Barcelone, Middlesbrough et Liverpool, les titres se sont empilés (*). Les émotions inoubliables aussi. « À Middlesbrough, cela faisait cent vingt-huit ans qu’ils n’avaient rien gagné. Il fallait voir l’émotion dans les yeux des supporters. Je m’attends à la même chose à Marseille. Dix-sept ans que les gens rêvent de ça... Quand tu es descendu dans la ville, à Barcelone ou Liverpool, avec le bus à impériale, tu ne peux oublier cette folie, je veux vivre ça ici. » De toute sa carrière, Zenden ne se souvient pas d’un final aussi serré pour l’obtention du titre. Mais lui revient l’image du dernier match du Barça en 2001 face à Valence, qui offrit la Ligue des champions aux Catalans grâce à un triplé de Rivaldo (3-2, le 17 juin). « Je suis convaincu que quelque chose peut arriver à cause de matches comme ça. » Bordeaux possède l’avantage. Mais rien n’est joué. « Celui qui mérite est celui qui est devant. Bordeaux a vécu dans l’ombre toute la saison, ils ont pu évoluer sans faire de bruit. Mais à Caen, ils vont devoir choisir. Mettre un camion devant leur but et jouer le nul puisque ça suffit. Ou jouer pour gagner. Dans l’état d’esprit, tu ne peux rester le cul entre deux chaises. Pour nous, c’est clair, il faut gagner. » HÉLÈNE FOXONET MARSEILLE CHAMPION SI… – Il gagne contre Rennes et Bordeaux perd à Caen. NICE Après l’extraction d’une dent de sagesse, Modeste a repris. Nice jouera samedi, sans Ben Saada (déchirure), Cid (coup sur le pied gauche plus suspension), K. Coulibaly (déchirure), Faé (phlébite mollet), Rool (talon) ni Ma. Traoré (déchirure). – Ja. G. Le programme des Marseillais éa Pas de séance ouverte au public. Aujourd’hui 10 heures, séance à huis clos à la Commanderie. LE HAVRE Frédéric Hantz doit toujours composer avec les absences de Sambou (adduc- 38e et dernière journée Samedi 30 mai, 21 heures* Lille - Nancy (Foot + et Orange World) Grenoble - Sochaux (Foot + et Orange World) Marseille - Rennes (Orange Sport) Caen - Bordeaux (Foot + et Orange World) Nice - Le Havre (Foot + ) Toulouse - Lyon (Foot + ) Paris-SG - Monaco (Foot + ) Lorient - Le Mans (Foot + et Orange World) Saint-Étienne - Valenciennes (Canal + Sport) Nantes - Auxerre (Foot + ) * Tous les matches en multiplex sur Canal +. Suspendus mais concernés LA PRÉPARATION du match contre Rennes au Stade-Vélodrome, qui se jouera samedi à guichets fermés, s’est accélérée hier. Avec, comme l’avait annoncé Éric Gerets, des jeux et une petite opposition onze contre onze. Les joueurs suspendus ce week-end (Brandao, Cana, Valbuena) continuent de s’entraîner normalement. « On s’implique dans cette dernière semaine de travail, confirme Valbuena, même si on sait qu’on ne va pas jouer samedi. On a autant envie que les autres de ce titre de champion, pour le club et pour nous. » Pour Gerets, ce n’est pas un problème. Tout le monde tend vers le même but : « Les joueurs qui vont les remplacer auront vraiment faim de montrer quelque chose à leur public, à leur coach actuel ainsi qu’à leur futur entraîneur. Ça s’annonce plutôt bien… » – H. F. (*) Au PSV (1994-1998) : Coupe des Pays-Bas 1996, Championnat 1997. À Barcelone (1998-2001) : champion d’Espagne 1999. À Middlesbrough (2003-2005) : Coupe de la Ligue anglaise 2004. À Liverpool (2005-2007) : Supercoupe d’Europe 2005, Community Shield 2006. Demain 16 heures, entraînement à huis clos au StadeVélodrome suivi de la mise au vert habituelle d’avant match. Samedi 21 heures, Marseille - Rennes RENNES LILLE samedi dernier face à Lorient (3-1), en raison des fins de saison prématurées de Mangane (suspendu) et Aubey (psoas). Titulaire depuis trois matches, Marveaux a passé une IRM hier. Il souffre d’une lésion au psoas. La décision sur sa présence à Marseille sera prise aujourd’hui. Souffrant au tendon d’Achille, Bruno Cheyrou a terminé sa saison, mais ferait le déplacement au Vélodrome. Quant à Thomert, en phase de reprise, il ne sera pas opérationnel samedi. Enfin, à l’issue de la séance matinale, les Bretons ont fêté le trentième anniversaire de Carlos Bocanegra, avant de déjeuner en commun, comme chaque mercredi. Un entraînement est prévu ce matin. – Da. T. I EST EBA N VE UT R ENT RER EN SUISSE. – Sous contrat jusqu’en juin 2011, l’attaquant suisse Julian Esteban (22 ans) aspire à quitter Rennes cet été. « Je veux retourner au pays. Je ne peux pas rester ici. Ce n’est bien ni pour moi ni pour le club. Des clubs suisses m’ont contacté », confie le joueur, seulement sept apparitions et un but en L 1 en deux saisons et demie en France, où il a souvent été blessé. – Da. T. Fanni, joker de l’axe SUIVI PAR L’OM pour renforcer le côté droit de sa défense, Rod Fanni ne devrait pas avoir affronté le club phocéen au poste d’arrière droit cette saison. Lors de la première journée (4-4), il a joué latéral... gauche. Et samedi, le défenseur international (2 sélections) devrait conserver sa position axiale, qu’il a occupée pour la première fois L’infirmerie se vide UNE SEULE SÉANCE hier matin, basée sur des jeux et du travail offensif. Emerson et Béria, qui souffraient d’un quadriceps, ainsi que Butelle, légèrement blessé à la cuisse droite, sont rétablis et se sont entraînés normalement avec leurs partenaires. Tafforeau (mollet) a repris la course. Lyng (genou) et Dumont (pubalgie), convalescents après une intervention chirurgicale, sont aux soins. Cet après-midi, l’entraînement sera public. – M. Bo. Classement – Bordeaux et Marseille sont assurés de finir au moins deuxième et de disputer directement la Ligue des champions. – Lyon disputera les barrages de la Ligue des champions. – Vainqueur de la Coupe de la Ligue, Bordeaux était déjà qualifié pour le troisième tour de la Ligue Europa (l’actuelle Coupe de l’UEFA) la saison prochaine, tout comme Guingamp (L 2), vainqueur de la Coupe de France. La cinquième place sera donc qualificative pour la Ligue Europa. – En cas d’égalité de points entre Marseille et Bordeaux en tête du Championnat, les deux clubs seront départagés par la différence de buts générale. – Le Havre est relégué en L 2. 1. Bordeaux 2. Marseille 3. Lyon 4. Toulouse 5. Paris-SG 6. Rennes 7. Lille 8. Auxerre 9. Nice 10. Lorient 11. Valenciennes 12. Monaco 13. Grenoble 14. Nancy 15. Sochaux 16. Le Mans 17. Caen 18. Saint-Etienne 19. Nantes 20. Le Havre Pts J. 77 37 74 37 70 37 63 37 63 37 61 37 61 37 55 37 49 37 44 37 44 37 44 37 44 37 42 37 39 37 39 37 37 37 37 37 34 37 25 37 G. N. P. p. 23 8 6 63 21 11 5 63 20 10 7 52 16 15 6 45 19 6 12 49 15 16 6 42 16 13 8 48 16 7 14 34 13 10 14 40 10 14 13 46 10 14 13 35 11 11 15 41 10 14 13 24 10 12 15 36 9 12 16 39 10 9 18 42 8 13 16 42 10 7 20 36 8 10 19 31 7 4 26 30 c. Diff. 34 +29 35 +28 29 +23 27 +18 38 +11 30 +12 37 +11 33 +1 41 -1 46 0 38 -3 45 -4 36 -12 44 -8 48 -9 53 -11 48 -6 56 -20 53 -22 67 -37 Toulouse sans pression PRÈS D’UNE CENTAINE de personnes ont profité du temps clément pour assister hier matin à l’entraînement du TFC, traditionnellement ouvert au public le mercredi. En l’absence de Jérémy Mathieu (pubis) et d’Étienne Didot (nerf du péroné gauche), Alain Casanova devrait reconduire face à Lyon les vainqueurs de Nice (2-0), samedi dernier. Xavier Pentecôte (entorse cheville droite) ne sera sans doute pas en mesure de s’asseoir sur le banc. Entre autographes et blagues de vestiaire, l’atmosphère était détendue. « Il faut finir le boulot, mais on sait qu’on ne joue pas toute la saison sur ce match, relève Mohamed Fofana, seul Toulousain à avoir disputé les trente-sept rencontres de L 1 dans leur intégralité. On peut finir quatrièmes mais il n’y a aucune pression particulière. » Rien à voir avec la saison dernière, lorsque le TFC se maintient in extremis, grâce notamment à une ultime victoire sur Valenciennes, au Stadium (2-1). « C’était horrible », confie le défenseur central. Hier soir, il ne restait plus que mille places à vendre pour le choc face à l’OL. La rencontre sera précédée d’une grande fête foraine et suivie d’un feu d’artifice, qui pourrait célébrer la qualification des Violets en Ligue Europa. – N. S. Ligue Europa, mode d’emploi TOULOUSE QUALIFIE SI… – Il gagne contre Lyon. – Il fait match nul et au moins deux des trois résultats suivants ne se produisent pas : Rennes ne gagne pas par un score lui donnant une meilleure différence de buts (+ 12 pour l’instant contre – 18 pour le TFC) ; Lille ne gagne pas par un score lui conférant une meilleure différence de buts (+ 11 pour Lille actuellement) ; Paris ne gagne pas. – Il perd, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Rennes ne gagne pas ; Lille ne gagne pas ; Paris perd par un score qui le maintient derrière Toulouse au classement à la différence de buts (+ 11 pour Paris pour l’instant). pas ; Toulouse s’incline par un score lui donnant une moins bonne différence de buts que Paris (+ 18 pour Toulouse contre + 11 pour Paris pour l’instant). RENNES QUALIFIE SI… – Il gagne à Marseille et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Paris ne gagne pas ; Toulouse perd ou fait match nul en perdant son avantage à la différence de buts (+ 18 contre + 12 pour Rennes actuellement) ; Lille (+ 11 pour l’instant) ne gagne pas par un score lui donnant une meilleure différence de buts que Rennes. I PERQUISITION AU REAL MADRID. – Hier matin, la police espagnole s’est rendue dans les bureaux du Real Madrid situés dans le stade Bernabeu pour solliciter « des suppléments d’information » dans le cadre de l’enquête sur les fraudes de l’assemblée des socios du 7 décembre dernier. Ramon Calderon, le président madrilène poussé à la démission en janvier dernier, ainsi que deux de ses anciens collaborateurs avaient été entendus par un juge la semaine dernière. Ils sont accusés d’avoir fait voter en leur faveur des personnes qui n’avaient pas le droit de le faire. Aujourd’hui, Florentino Pérez, candidat à la présidence, présente son équipe de gestion. – F. He. I CAMEROUN : PFISTER DÉMISSIONNÉ. – L’Allemand Otto Pfister, nommé en 2007 entraîneur des Lions Indomptables, a démissionné, pour des raisons encore non expliquées. Rapportée par des médias locaux, la nouvelle a été confirmée par le ministère des Sports et de l’Éducation physique et n’a pas été démentie par la Fédération camerounaise. Le sélectionneur aurait décidé de démissionner après un incident survenu mardi, à l’aéroport de Yaoundé, alors que l’équipe s’apprêtait à s’envoler pour la Belgique pour y effectuer un stage en vue du match contre le Maroc. – (AFP) PARIS-SG LES DÉBATS Petite alerte pour Luyindula LES PARISIENS se sont entraînés hier matin, au Parc des Princes, devant cinq mille enfants invités par la Fondation PSG et la région Île-de-France. Une séance que Peguy Luyindula a quittée avec une poche de glace sur le genou droit, conséquence du réveil d’une tendinite récurrente. Mais rien ne semble compromettre la présence de l’attaquant dans le groupe qui affrontera Monaco, samedi soir. Touché au genou droit – et suspendu contre Monaco –, Sessegnon ne s’est pas entraîné. Fiévreux, Ludovic Giuly était absent, tout comme Ceara (angine). Ces deux joueurs sont attendus ce matin au Camp des Loges pour l’avantdernier entraînement d’un groupe qui semble vivre sa fin de saison dans une ambiance assez lourde. – J. T. LILLE QUALIFIE SI… – Il gagne contre Nancy et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Paris ne gagne pas ; Toulouse perd ou fait match nul en perdant son avantage à la différence de buts (+ 18 contre + 11 à Lille actuellement) ; Rennes ne gagne pas par un score lui permettant d’obtenir une meilleure différence de buts que Lille (+ 12 pour l’instant pour Rennes). PARIS QUALIFIE SI… – Il gagne contre Monaco. – Il fait match nul et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Toulouse perd ; Rennes ne gagne pas ; Lille ne gagne pas. – Il perd et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Rennes ne gagne pas ; Lille ne gagne CE SOIR DANS ON REFAIT LE MATCH DE 20H À 23H SUR présenté par Christophe Pacaud PAGE 6 JEUDI 28 MAI 2009 FOOTBALL ! LIGUE 1 Les Verts au secret Saint-Étienne va préparer son match contre Valenciennes dans un endroit qu’il tient à garder confidentiel. SAINT-ÉTIENNE – de notre envoyé spécial SOUS LE SOLEIL et devant une soixantaine de supporters tous pacifiques, les Verts ont répété hier matin leurs gammes durant plus d’une heure et demie. Pour Alain Perrin, le dernier match de la saison face à Valenciennes est une « finale », mais d’une genre un peu particulier puisque son équipe sera aussi « tributaire des autres résultats », ceux de Sochaux, Le Mans et bien sûr de Caen. « Bordeaux champion ? Bien sûr, ça nous aiderait, remarque l’entraîneur stéphanois. Mais ça ne sera peut-être pas suffisant. » Pour battre VA, il faudra en tout cas plus d’allant aux Verts que face à Auxerre (0-1) samedi dernier. « On montrera autre chose offensivement, c’est clair », assure Perrin, qui doit encore composer avec pas mal de blessés. Hier, outre le cas Janot, préservé pour une douleur au genou a priori sans gravité, il a dû se passer de Grax (genou), Andreu (adducteurs), Dernis (pied), Monsoreau (ischio-jambiers) et Machado (cheville douloureuse depuis une semaine). Seul Monsoreau pourrait être opérationnel. On a donc pu voir hier matin au travail une probable équipe de départ, hormis Janot : Varrault, Bayal, Benalouane, Mou. Dabo – Landrin, Hautcœur – Mirallas, Ilan, Payet – B. Gomis. L’international français, remplaçant depuis trois matches, sera-t-il titularisé samedi pour ce qui sera sans doute son dernier match avec Saint-Étienne ? « Il peut nous apporter beaucoup, a juste indiqué Perrin. C’est une question de choix tactique. » Gomis pourra, s’il joue, compter sur le soutien de Pascal Feindouno, qui sera à Geoffroy-Guichard samedi et reste en contact fréquent avec son ancien partenaire. La pression semble pour l’instant épargner les Verts, qui n’ont pas reçu de visite récente de leurs coprésidents et apprécient le calme régnant depuis plusieurs jours à L’Étrat. Le staff a pourtant choisi d’emmener le groupe au vert dès aujourd’hui, avec plus de v ingt -quat re h eures d’avance sur le programme habituel. Les Stéphanois s’entraîneront donc cet après-midi et demain à huis clos dans un lieu que le club n’a pas souhaité communiquer. La retraite habituelle, à Saint-Galmier, pourrait ne pas être choisie. Les Verts pourraient alors se rabattre sur Le-Chambonsur-Lignon où ils se rendent depuis plusieurs étés lors de leur stage d’avant-saison. – S. K. Maintien, mode d’emploi NANTES SE MAINTIENT SI... – Il gagne contre Auxerre pendant que Saint-Étienne et Caen perdent contre Valenciennes et Bordeaux, le tout sur des scores suffisants pour remonter la différence de buts du FCN, très négative (– 22) par rapport à celle de Caen (– 6). Classement Pts Diff. AUXERRE, STADE DE L’ABBÉ-DESCHAMPS, 23 MAI 2009. – Lors de la 37e journée, l’attaquant stéphanois Bafétimbi Gomis (ici entre les Auxerrois Jean-Pascal Mignot, à gauche, et Jérémy Berthod) était entré en jeu après 72 minutes de jeu. Samedi contre Valenciennes, son entraîneur pourrait l’aligner d’entrée. (Photo Pierre Lablatinière/L’Équipe) I PERRIN SE VOIT TOUJOURS RESTER. – Interrogé hier sur son avenir en fonction du sort des Verts samedi soir, Alain Perrin a une nouvelle fois assuré qu’il préparait la saison prochaine sans penser à un départ, que Saint-Étienne évolue en L 1 ou en L 2 en 2009-2010. « Pour moi, je serai toujours là. On a établi le programme de reprise, qui aura lieu le 29 juin. Mais posez la question aux présidents ! » Ceux-ci ne s’exprimeront officiellement qu’à l’issue de la saison, mais le suspense semble inexistant puisqu’ils répètent en privé ou aux supporters qu’ils comptent toujours s’appuyer sur le trio Tong Cuong - Comolli - Perrin dans les prochains mois. – S. K. SAINT-ÉTIENNE SE MAINTIENT SI... – Il gagne contre Valenciennes et Caen ne bat pas Bordeaux. – Il fait match nul et Caen perd contre Bordeaux. – Il gagne pendant que Le Mans perd à Lorient. – Il gagne pendant que Le Mans fait match nul, le tout par des scores lui permettant d’avoir une meilleure différence de buts (– 20 pour SaintÉtienne, – 11 pour Le Mans pour l’instant). – Il gagne pendant que Sochaux perd à Grenoble. – Il gagne et Sochaux fait match nul, le tout par des scores lui permettant d’avoir une meilleure différence de buts (– 20 pour Saint-Étienne, – 9 pour Sochaux pour l’instant). 1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9 Bordeaux Marseille Lyon Toulouse Paris-SG Rennes Lille Auxerre Nice 77 74 70 63 63 61 61 55 49 + 29 + 28 + 23 + 18 + 11 + 12 + 11 +1 -1 CAEN SE MAINTIENT SI... – Il gagne contre Bordeaux, SaintÉtienne ne s’impose pas par un score suffisant pour compenser sa différence de buts défavorable (– 20 pour l’ASSE, – 6 pour Caen). – Il fait match nul et Saint-Étienne ne gagne pas. – Il perd mais Saint-Étienne aussi, par des scores ne remettant pas en cause l’ordre actuellement établi par leurs différences de buts, et Nantes ne gagne pas par un score lui permettant de remonter le handicap de sa différence de buts défavorable (– 22 pour Nantes). d’obtenir une meilleure différence de buts (– 20 pour Saint-Étienne, – 11 pour Le Mans). – Il perd mais Caen et/ou Saint-Étienne ne gagne(nt) pas et/ou Sochaux perd par un score qui inverse leurs positions actuelles au classement en fonction de leurs différences de buts (– 11 pour Le Mans, – 9 pour Sochaux). SOCHAUX SE MAINTIENT SI... – Il gagne à Grenoble. – Il fait match nul mais Le Mans et/ou Caen ne gagne(nt) pas et/ou SaintÉtienne ne gagne(nt) pas par un score lui donnant une meilleure différence de buts (– 9 pour Sochaux, – 20 pour Saint-Étienne pour l’instant). – Il perd mais Caen et/ou Saint-Étienne ne gagne(nt) pas et/ou Le Mans perd par un score qui ne lui permet pas de devancer Sochaux à la différence de buts (– 11 pour Le Mans, – 9 pour Sochaux). CAEN SOCHAUX Affaire Dalmat : audience renvoyée Savidan plébiscité ARRÊTÉ EN ÉTAT d’ébriété et pour des faits de violences dans la nuit du dimanche au lundi 30 mars sur les Champs-Élysées, après une sortie en boîte de nuit, Stéphane Dalmat devait comparaître hier devant la 10e chambre correctionnelle de Paris. Accompagné par son frère Cyril et un ami, également inculpés, le milieu de terrain du FC Sochaux s’est présenté à 13 h 30 comme prévu, mais son affaire a été renvoyée. Trois chefs d’inculpation sont retenus contre Dalmat : des actes de rébellion et de violences sur deux agents de police, mais aussi de violences conjugales. Une accusation que le joueur et sa femme, également présente à l’audience hier, ont toujours niée. « Certains éléments sur les conditions d’arrestation, les motifs et l’attitude des policiers restent à éclaircir », selon Me Eric Johanssen, l’avocat du joueur, qui a sollicité et obtenu le renvoi de l’affaire au mercredi 14 octobre (13 h 30). En clair, pour la défense de Dalmat, qui devrait plaider la relaxe, certains policiers auraient reconnu le joueur et pratiqué une arrestation très musclée. Un à trois témoins « déterminants » devraient être cités. L’un de ces témoins, un ami du joueur, a lui aussi été arrêté et placé en garde à vue le 30 mars au commissariat du VIIIe arrondissement de Paris. Jusqu’ici, il faisait l’objet d’une procédure séparée, qui devait être jugée mardi, et qui a, elle aussi, été renvoyée. Cet ami a subi quatre jours d’interruption temporaire de travail (ITT) et déposé plainte à l’Inspection générale de la police (IGS) après sa garde à vue. D’après le code pénal, Stéphane Dalmat encourt jusqu’à trois ans de prison ferme et 45 000 euros d’amende (art. 222-13). Si le joueur était reconnu coupable, une peine de un à six mois avec sursis, assortie d’une éventuelle mise à l’épreuve, paraîtrait plus probable. Le groupe sochalien, qui se déplace samedi à Grenoble pour assurer son maintien en L 1, affichait complet hier à l’entraînement avec les retours d’Isabey (genou) et de Faty (cheville) qui avaient été ménagés la veille. – A. C. À TROIS JOURS de la réception de Bordeaux, samedi, à 21 heures, capitale pour leur maintien en Ligue 1, la pression monte crescendo en Normandie. Les Caennais ont effectué leur deuxième entraînement de la semaine hier matin, à 9 h 30. Cette séance d’une heure quarante-cinq s’est déroulée à huis clos, ce qui sera le cas de tous les entraînements du Stade Malherbe cette semaine, sur le terrain du petit stade vélodrome de Venoix, à proximité du stade d’Ornano. R. Gomis, Planté, Lemaître et Savidan, qui s’étaient contentés de footings mardi, se sont entraînés normalement. Au programme : des jeux réduits. Aucun nouveau pépin physique à signaler. Nivet (épaule) et Proment (cuisse), deux titulaires indiscutables de Franck Dumas, Le Mans se concentre UNE SEULE SÉANCE HIER MATIN, où le travail a été axé sur des jeux améliorant la fluidité dans la transmission du ballon. Seul Darry Herold Goulon est resté aux soins. Souffrant de douleurs dorsales, le jeune milieu de terrain (20 ans) demeure incertain pour le dernier match à Lorient. L’entraîneur Arnaud Cormier met toujours l’accent sur la concentration. « Il ne faut surtout pas oublier que l’on a encore notre destin en main. Il faudra donc être conquérants et ne pas simplement compter sur le résultat de nos adversaires. Le message semble bien passer dans l’effectif, je sens un groupe très concerné. » À noter que le Paraguayen Marcelo Estigarribia (convalescence après opération d’un ménisque) n’est pas opérationnel et que le défenseur Samuel Bouhours est suspendu. – C. L. LE MANS SE MAINTIENT SI... – Il gagne à Lorient. – Il fait match nul, Sochaux perd, Caen ne gagne pas et/ou Saint-Étienne ne gagne pas par un score lui permettant sont forfait jusqu’à la fin de la saison, le premier depuis plus d’un mois, le second depuis une dizaine de jours. Les Normands s’entraîneront une dernière fois ce matin à Caen, à 9 h 30, avant de rallier dans la soirée leur retraite habituelle de Port-en-Bessin, sur le site des plages du Débarquement, à trois quarts d’heure de route de la préfecture du Calvados. Critiqué et sifflé par une partie des supporters ces derniers mois, Savidan, buteur face à Sochaux (2-0, le 16 mai) et à Lyon (3-1, samedi), est plébiscité sur le site Internet du quotidien régional Ouest-France. Un sondage d’internautes en cours le désigne comme le meilleur Caennais cette saison (à 52 % sur 315 votants), devant Ben Khalfallah (18 %) et Planté (14 %). – A. C., G. L. NANTES Baup attend le bras de fer COMME POUR LES ÉCOLIERS, les derniers jours à la Jonelière ressemblent à une jolie cour de récréation. Placé sur le bord du terrain, Élie Baup donne priorité aux petits jeux au cours d’une séance de pratiquement deux heures. Jean-Jacques Pierre a effectué son retour. Pour autant, la liste des blessés longue durée est toujours aussi importante (Alonzo, Tall, Babovic, Djordjevic, Heurtebis, Douglao, ElMourabet). Bekamenga (cheville) poursuit ses soins. Ce jeudi, le Camerounais effectuera un essai. Moullec (ischio-jambiers) alterne vélo et course. « De là à jouer », il y a un pas qu’Élie Baup se refuse à franchir. L’entraîneur du FCN se veut particulièrement détendu. Fort encore d’une année de contrat, il peut se permettre d’entamer un beau bras de fer avec son président Waldemar Kita. Histoire de tourner la page, Pascal Praud, le directeur général délégué, a présenté pour sa part la campagne d’abonnements pour la prochaine saison en L 2. Des tarifs qui redescendent aussi… – C. D. Noir Jaune Plus de 200 points de vente à retrouver sur : www.hyundai.fr 119 g/km *Seule la qualité compte (1) Prix TTC clés en main au 01.04.09 de la 30 1.6 CRDi 90 PACK Clim Low emission, hors option (remise 3 000 €, reprise 1 000 € et bonus écologique 700 € déjà déduits). Modèle présenté : 30 2.0 CRDi 140 PACK Luxe : 19 910 €, peinture métallisée en option 450 € incluse (remise 3 000 €, reprise 1 000 € déjà déduits). Consommations en l/100 km : cycle mixte - min/max : 4,5 / 5,9. Valeur d’émissions CO2 en g/km - min/max : 119 / 155. (2) Reprise Hyundai de 1 000 € sous condition de reprise d‘un véhicule de 8 à 10 ans. Voir conditions de reprise d‘un véhicule de 8 à 10 ans et de garantie constructeur chez votre distributeur Hyundai. Offre valable jusqu‘au 30.06.09 dans la limite des stocks disponibles chez les distributeurs participants. Modalités d‘application du bonus écologique gouvernemental selon décret 2007-1873. JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 7 FOOTBALL ! LIGUE 2 – MONTPELLIER - STRASBOURG (demain) Courbis, départ provisoire Montée en L 1 ou pas, l’entraîneur montpelliérain a décidé de faire un break au bout d’une longue série de malentendus. MONTPELLIER – de notre envoyé spécial ROLLAND COURBIS le dit lui-même avec un sens naturel de l’autodérision. « Je suis un fada, mais un fada sympathique. » Est-ce parce qu’il tient à entretenir cette personnalité pagnolesque et colorée ? Ou bien parce que rien dans son parcours ne pourra se dérouler de manière rectiligne et complètement sensée ? En cas de résultat positif face à Strasbourg demain soir, Rolland Courbis aura réussi la double prouesse de sauver Montpellier de la descente en National, voici deux saisons (1), et de l’aider à retrouver l’élite, au bout de cinq années de pénitence. Mais il a décidé de lui-même de faire un break d’un an. Une mise en sommeil dont il regrette déjà l’annonce trop prématurée. « Une fois de plus, j’aurais mieux fait de me la fermer. Cet été, j’avais dit que je faisais une dernière tentative pour monter en L 1 avec Montpellier. Ce qui n’était pas prévu. J’ai rajouté qu’ensuite j’aurais besoin de souffler. Quand on m’a demandé ce que j’allais faire, j’ai répondu : continuer à travailler sur RMC et faire, pour m’amuser, un peu de théâtre et de cinéma. J’aurais pu dire un peu de bridge, jouer aux échecs et aller à la pêche. Qu’estce que j’ai dit là pour vexer Pierre, Paul ou Jacques ! Par le passé, j’ai fait des déclarations autrement plus fracassantes. » Mais ces propos ont été mal perçus par Louis Nicollin. Le président de Montpellier n’aime pas perdre la main, encore moins que l’on prenne des décisions à sa place. Cette incompréhension a marqué le début d’une succession de petites phrases aigresdouces entre ces deux mastodontes aux ego bien proportionnés. « Je suis médiatique et médiatisé et si on parle de Montpellier aujourd’hui, j’y suis peut-être pour quelque chose », souligne Courbis. La querelle de mots a parfois tourné au féroce. La semaine dernière, dans les colonnes d’Aujourd’hui Sport, « Loulou » a minimisé le travail de son entraîneur, rappelant « qu’il n’y avait pas que des peintres dans cette équipe. Alors arrêtez de le voir (Courbis) comme Jésus ou le Messie ». Cette mise au point faisait suite à la proposition faite par Rolland Courbis quelques jours plus tôt, et réitérée hier. Lié par un pacte « d’affection » avec le club montpelliérain, l’ancien entraîneur de Bordeaux (1992-1994 et 1996-1997) et de Marseille (1997-nov. 1999) s’est dit prêt à donner un coup de main à son successeur (2). « Je ne suis fâché avec personne et mon téléphone sera ouvert. » Les efforts diplomatiques déployés par Michel Mézy, le manager général du club héraultais, pour tempérer ces deux caractères bien trempés ont tout juste contenu le feu sous la braise. MONTPELLIER, STADE DE LA MOSSON, 30 OCTOBRE 2008. – Quel que soit le résultat demain contre Strasbourg, Rolland Courbis fera ses adieux au public montpelliérain. Lié par un pacte « d’affection » au club héraultais, l’entraîneur s’est toutefois dit prêt à donner un coup de main à son successeur. Mais pourrait aussi s’engager ailleurs. (Photo Bernard Papon/L’Équipe) Louis Nicollin, après il y a Michel Mézy. Moi, je n’arrive qu’en troisième position. » Quant aux récentes attaques de son président, il a décidé de « ne pas s’attarder dessus. Loulou est un passionné, qui répond à toutes les questions, même les plus indiscrètes. Je lis avec le sourire ». Au bout d’une saison riche en rebondissements et en prises de bec, Montpellier a décidé de prêcher l’union sacrée. Comme au bon vieux temps de la Paillade, dans les années 1980. Preuve de sa décontraction et de sa détermination, Rolland Courbis a même formulé le souhait que cette union « soit consacrée par une victoire face à Strasbourg ». ÉRIC CHAMPEL « Si en décembre un club a besoin de moi… » Est-ce réellement parce qu’il ne « se voit pas repartir en stage fin juin avec un nouveau groupe » ou bien parce qu’il n’a plus d’autre alternative que d’aller au bout de ses effets d’annonce ? Toujours est-il que Courbis va quitter Montpellier sur un malentendu, comme pris au piège de ses propres promesses. « J’ai besoin de couper pendant un an, a-t-il confirmé, mais cela ne veut pas dire qu’en décembre, si un club a besoin de moi, je n’y réfléchirais pas à deux fois avant de dire non. » Soucieux de se retirer sur un ultime coup d’éclat, il a décidé d’occulter sa situation personnelle (3) et pris le parti d’arrondir les angles. Pour mieux se mettre en retrait. « Ce qui m’importe aujourd’hui, c’est de monter. La personne la plus importante du club, c’est (1) Le 29 avril 2007, à quatre journées de la fin du Championnat, il succède à Jean-François Domergue. Montpellier est dix-huitième. (2) Selon toute vraisemblance, René Girard, ancien entraîneur des Espoirs (2004-2008). (3) Le 22 octobre 2008, la Cour de cassation a confirmé sa condamnation à deux ans de prison ferme dans l’affaire des comptes de l’OM. Depuis cette date, la décision de le maintenir en liberté ou non dépend du juge d’application des peines. Un record peut tomber C’EST CONFIRMÉ, la réception de Strasbourg, demain, décisive pour l’accession en L 1, se jouera bien à guichets fermés. Le record de spectateurs pour un match de Championnat à la Mosson (29 507, le 28 juillet 2001, lors de la réception de Marseille) pourrait donc tomber demain. Tout dépendra du nombre d’Alsaciens présents au stade. 1 500 places leur ont été réservées. En l’absence de Collin, victime d’une entorse de la cheville à Tours, El-Kaoutari sera dans le groupe. – J. Di. L’équipe probable : J. Carrasso – Bocaly, Dzodic (cap.), Yangambiwa, Sabo – Aït-Fana, J. Marveaux, A. Costa, Delaye – Compan, Montaño. Noir Strasbourg en ballottage défavorable Les Alsaciens, attendus à Montpellier demain, ont perdu chez tous leurs concurrents directs depuis le début de la saison. STRASBOURG – de notre envoyé spécial DEUXIÈME avant la dernière journée, Strasbourg devrait être en position de force. Il ne l’est pas, malgré ses deux points d’avance sur Montpellier et Boulogne. Les Alsaciens, qui n’auront besoin que d’un point à la Mosson pour monter, ont jusqu’à présent perdu tous leurs matches chez les équipes de haut de tableau, à Lens (1-4), Boulogne (0-1), Tours (0-2), Metz (2-3) et Angers (0-3). Cette régularité témoigne d’une fragilité en déplacement qui ne plaide pas en leur faveur, sauf à compter sur un faux pas de Boulogne contre Amiens. « Quand on est compétiteur, on voit surtout ça comme un défi à relever, réplique le défenseur Pierre Ducrocq. Il n’est jamais trop tard. » « C’est une raison de plus pour motiver les joueurs, ajoute Jean-Marc Furlan, son entraîneur. On ne cherche pas à faire le lien entre ces matches, mais plutôt à comprendre les paramètres qui nous ont permis de décrocher des résultats à l’extérieur, comme à Vannes (2-2). Quand on prend le jeu à notre compte et qu’on est audacieux, à chaque fois ça passe. » rejoindra Montpellier aujourd’hui en fin d’après-midi. Le onze de départ devrait donc être identique à celui qui a battu Reims (3-2), avec trois joueurs déjà présents lors de la dernière remontée de Strasbourg, en 2007 : Stéphane Cassard, Renaud Cohade et Guillaume Lacour. « C’est la première fois que je joue toute une saison sur un match, mais j’ai une seule envie, c’est d’y être déjà », sourit Lacour, le capitaine alsacien. « On est en danger, mais l’esprit de groupe, le côté match à élimination directe me font dire que les garçons trouveront les ressources pour décrocher un nul, estime Furlan. Il y a des choses qui nous rassurent et d’autres qui nous font penser qu’on peut échouer. » – L. D. L’équipe probable : Cassard – Ducrocq, S. Pelé, Paisley, J.-A. Fanchone – Cohade, Lacour (cap.) – J. Fanchone, Marcos, Bezzaz – K. Traoré. Jaune Dja Djedje in extremis ? Strasbourg va aborder ce rendezvous crucial sans Harlington Shereni (ischios), qui a dû renoncer hier matin, après avoir repris en début de semaine. « C’est contrariant parce que c’est un élément déterminant de l’équipe, au même titre que Gargorov (forfait également), admet Furlan. Mais c’est l’histoire de notre saison. Je ne crois pas que nos adversaires aient eu autant de blessures que nous. Malgré cela, on a toujours su s’adapter. » Seul Franck Dja Djedje (tendon rotulien) pourrait intégrer in extremis le groupe de dix-huit joueurs, qui TOURS La Ligue 1 les aime déjà Ces trois joueurs, convoités par les clubs de l’élite, sont le symbole de la progression de Tours, candidat surprise à la montée. QUOI QU’IL ARRIVE, le promu tourangeau aura réussi sa saison. S’il n’a plus son sort entre les pieds, puisque, en plus d’une victoire, demain à Sedan, il lui faudra compter sur un succès de Strasbourg à Montpellier et un nul ou une victoire d’Amiens à Boulogne-surMer, il peut encore rêver d’une première historique : arracher sa montée alors qu’il n’a jamais été dans les trois premiers cette saison ! Pour en arriver là, Tours s’est notamment appuyé sur Laurent Koscielny, Bocundji Ca et Olivier Giroud, trois hommes aujourd’hui convoités par des clubs de L 1. « C’est sans doute celui qui a le plus progressé depuis son arrivée, en 2007 », estime son entraîneur, Daniel Sanchez. Venant de Guingamp où il a été formé, « il avait déjà des qualités de base intéressantes : l’explosivité, l’agressivité et un bon jeu de tête, poursuit Sanchez. Depuis, il a gagné en maturité, en lucidité et a surtout amélioré la qualité de sa relance. Il est prêt pour la L 1 ». de Max Marty : « C’est un véritable cerveau, mature et posé, parfaitement conscient qu’il a besoin d’un bon environnement pour réussir. Il comprend les situations, il a l’étoffe d’un dirigeant, voire d’un chef d’entreprise ! » GIROUD DEVRAIT RESTER Cet attaquant de vingt-deux ans a inscrit 14 buts en 26 matches cette saison, dont neuf en 22 rencontres de L 2. « Je l’ai enrôlé au centre de formation de Grenoble quand il avait quatorze ans », se souvient Marty. En Isère, Olivier Giroud a découvert la L 2 avant d’être prêté à Istres, en National (33 matches, 14 buts), la saison dernière. Débarqué en août 2008 à Tours, où il a signé jusqu’en juin 2011, il fait valoir « son potentiel physique, sa stature (1,92 m, 88 kg), son jeu de tête et l’habileté de son pied gauche, détaille Sanchez. Mais il doit s’améliorer dans le jeu collectif et les déplacements ». Pas toujours titulaire avant la blessure de Keserü, il devrait rester une saison supplémentaire à Tours, même en L 2, « sauf si une offre exceptionnelle se présente », précise Marty. LUC HAGÈGE CA A CHOISI NANCY Nantes, qui a formé ce milieu défensif originaire de la Guinée-Bissau, peut se mordre les doigts de ne pas avoir compté sur lui. Prêté en janvier 2008 à Tours, alors en National, il s’y était engagé pour trois ans l’été dernier. Depuis, il a explosé. À tel point que Nancy a déjà obtenu son accord pour la saison prochaine, mais uniquement en cas de non-montée de Tours demain soir. « C’est un joueur fiable, qui ne passe jamais au travers, assure son entraîneur. Il a non seulement une grosse capacité à récupérer les ballons, mais il se projette aussi très vite vers l’avant grâce à sa puissance. » Capitaine, alors qu’il n’a que vingt-deux ans, il s’attire les louanges ON S’ARRACHE KOSCIELNY Sous contrat jusqu’en juin 2010, ce défenseur central de vingt-trois ans s’impose comme la révélation de la saison en L 2. De nombreux clubs de L 1, comme Auxerre et Toulouse, mais aussi Marseille et le Paris-SG, le convoitent. « Ce sera difficile de le retenir, même si on monte », reconnaît le manager général de Tours, Max Marty, tandis que Nantes, proche d’un accord, devra y renoncer, en raison de sa descente programmée. Le jeu vidéo disponible sur consoles et PC le 26 juin. www.transformersgame.com PAGE 8 JEUDI 28 MAI 2009 FOOTBALL ! LIGUE 2 - BOULOGNE - AMIENS (demain) L’heure de Perrinelle BOULOGNE-SUR-MER – (Pas-de-Calais) de notre envoyé spécial DAMIEN PERRINELLE est un habitué des fins de saisons décisives. Le 16 mai 2008, dans le temps additionnel, le défenseur de Boulogne-surMer avait sauvé son équipe de la relégation en National en inscrivant un but de raccroc contre Niort (1-0). « J’étais monté pour jouer en pointe dans les dix dernières minutes, raconte-t-il. J’ai juste eu le temps d’esquisser un geste réflexe du genou droit. Et là, je me suis mis à courir partout. J’étais dans les nuages. Bedenik (son gardien) me fauche. En me relevant, j’exulte : “Je peux vous dire que plus aucun Niortais ne marquera !” » Dans un stade de la Libération à guichets fermés, il espère connaître une plus forte émotion en cas de montée en L 1, demain, face à Amiens, le club où il a été formé. Comme tous ses partenaires, traumatisés par l’exercice 2007-2008, il avait rêvé de vivre une aventure aussi riche que celle de Boulogne cette saison. « Peu importe qui marquera, rigole-t-il. Si le score de 0-0 ne suffit pas, tout le monde y croira jusqu’à la dernière seconde. Mais moi peut-être plus encore que les autres. » monde. Mais je faisais des séances d’entraînement tout seul. À Clermont (2005-2006), Bijotat, qui m’avait recruté, s’était engagé à Sochaux le jour de ma signature. Marc Collat, son remplaçant, pensait que j’étais latéral droit de formation. Mais j’avais envie de réussir plus que tout le monde. Un homme, aussi, a changé ma vie : Guy David. À Créteil (2004-05), il m’avait dit : “On sent que tu as envie, que tu as faim.” » À Boulogne, son but de la dernière chance a marqué les esprits. À la fin de chaque séance, il n’est pas rare que Philippe Montanier, l’entraîneur, fasse appel à la « minute Perrinelle », incitant ainsi ses joueurs à un dernier effort. « Si on en est là, c’est que tout le monde a travaillé et progressé, rappelle le natif de Suresnes, vingt-cinq ans, revenu à son meilleur niveau après son opération d’une pubalgie qui l’a éloignée des terrains de fin décembre à début avril. Dire qu’en début de saison, après chaque victoire, on comptait les points qui nous séparaient du maintien pour ne plus avoir le couteau sous la gorge. » Après une victoire et deux nuls, le déclic est peut-être intervenu très tôt l’été dernier, à Metz (2-1, le 22 août). Ce soir-là, les Boulonnais ont pris conscience qu’ils pouvaient bousculer un candidat à la montée et s’immiscer dans la course à l’élite. Et le discours interne a toujours entretenu cette ambition secrète malgré la mauvaise passe début 2009. « On a eu la réussite qu’on n’avait pas la saison dernière, confie Perrinelle. On a également voulu montrer qu’on savait faire de belles choses. Ce n’est pas une revanche au sens propre. C’est juste que le groupe n’a jamais rien lâché. » JOËL DOMENIGHETTI La saison passée, le défenseur boulonnais avait sauvé in extremis son club du National. Demain, il jouera pour monter en L 1. BOULOGNE-SUR-MER, STADE DE LA LIBÉRATION, 18 MAI 2009. – Avec Boulogne et son compère Yohan Lachor (à droite), Damien Perrinelle (au centre) s’est glissé dans le sprint final vers la Ligue 1 en battant Renaud Cohade et les Strasbourgeois (1-0). L’occasion pour ce joueur de 26 ans de démontrer à nouveau son engagement dans les moments décisifs. (Photo Didier Fèvre/ L’Équipe) AGENDA DEMAIN I LIGUE 2 (38e et dernière journée) Voir ci-dessous I NATIONAL (38 e et dernière journée) SAMEDI 30 MAI I LIGUE 1 (38e et dernière journée) Voir en page 6. MARDI 2 JUIN I ÉQUIPE DE FRANCE France-Nigeria (amical), à Saint-Étienne VENDREDI 5 JUIN I ÉQUIPE DE FRANCE France-Turquie (amical), à Lyon « Envie de réussir plus que tout le monde » Sans ce mental de guerrier, où en serait le parfait complément de Yohan Lachor en défense centrale ? Lui qui a connu le chômage à deux reprises, la relégation avec Clermont (2005-06), les blessures et les difficultés de carrière. « À Amiens, personne ne misait sur moi, avoue le fils de Jean-Pierre, ex-champion de France du 400 mètres haies (1972, 1976). J’avais du retard sur tout le EN DIRECT DE LA LIGUE 2 CHÂTEAUROUX - AC AJACCIO (demain) BASTIA - TROYES (demain) BASTIA. – Dao (genou) est forfait, Marin (cuisse) très incertain. – J.-P. Ca. L’équipe probable : Agostini – Cubilier, Maire, Meniri, Harek – Jau, Y. Gomez, Mustivar – Genest – P.-Y. André, Khazri. L’attaque d’Ajaccio est décimée CHÂTEAUROUX. – Les Castelroussins se préparent à une dernière soirée décisive, à domicile. Le groupe ne devrait pas présenter d’énormes surprises puisque Dominique Bijotat ne déplore aucun blessé. « Même si nous ne gagnons pas, on aura la possibilité de nous maintenir, mais il faudra alors attendre les autres résultats, calcule l’entraîneur. La victoire est donc préférable. » – P.-Y. R. L’équipe probable : Fernandez – Cerielo, Cordonnier (cap.), Martini, Ateba – Mézague, Thiago – Haddad, Constant, Sako – Scarpelli. LA LUTTE POUR LE MAINTIEN TROYES. – Aux absences des attaquants Fiorèse (suspendu) et Buengo (pied), se sont ajoutées celles du milieu Sarr et du défenseur Faye, qui souffrent de douleurs pubiennes. Le groupe ne devrait pas être très différent de celui composé pour la réception de Sedan (2-3). Le onze de départ pourrait enregistrer des changements, notamment dans le secteur offensif. Enza Yamissi et Beauvue, dont les entrées face aux Sedanais avaient apporté un peu plus de punch, pourraient être titularisés d’entrée. – J.-P. K. Noir Jaune AC AJACCIO. – Diabaté (adducteurs), Lesueur (claquage), Viale (cheville), Darbion (élongation) : l’attaque est décimée. En revanche, Dohin, Grégori, Abou ont purgé leur suspension. – D. F. L’équipe probable : Debès (cap.) – Martins-Pereira ou Dohin, Uras, R. Fournier, C. Aubameyang ou Abou – Guerriero – Medjani, B. André, Asuar, Moura – Krstic. L’équipe probable : Merville – Marester, Sanz (cap.), Baudry, Faussurier – Beauvue, Guidilleye, Obbadi, Enza Yamissi – Lafourcade, Y. Kébé. BOULOGNE - AMIENS (demain) BOULOGNE-SUR-MER. – Le groupe n’a finalement pas pu partir au vert, l’hôtel à Montreuil-sur-Mer étant complet. Bédénik (épaule) a été ménagé. Le match se jouera à guichets fermés (8 900 places). – P. C. L’équipe probable : Bédénik – Lecointe, Perrinelle, Lachor, Rabuel – Touré – Ramaré, Marcq – Devaux, Thil (cap.), Cuvillier. BREST - NÎMES (demain) BREST. – Thomas Cotty (20 ans), défenseur de la réserve (CFA 2), a signé un contrat pro de deux ans. Lorenzi (adducteurs) est forfait. Socrier et El Jadeyaoui (adducteurs) sont incertains. – P. S. L’équipe probable : Elana – Bourgis, Brou Apanga, Kantari, Fabien – Guégan (cap.), Bigné – De Carvalho, Masson, El Jadeyaoui ou B. Leroy – Socrier ou Poyet. NÎMES. – Bayod, les jambes lourdes, n’a pas participé à la légère séance d’hier matin. Keita (adducteurs) a effectué un petit footing. Il fera un essai cet après-midi avant de prendre une décision quant à sa participation. – T. A. L’équipe probable : Puydebois (cap.) – Liron, Roumégous, Zarabi, Sidibé – Bayod, Ichalalène ou Maisonneuve,Keita ou Maisonneuve, Ech-Chergui – Malm, Ayité. AMIENS. – L’équipe devra au minimum prendre un point à Boulogne, en espérant une défaite de Nîmes à Brest. Au club, le climat est pesant et, à la demande du président Bernard Joannin, une mise au vert a été décidée. Elle a débuté, hier, à Hardelot, près du Touquet. Buron et Raynier sont forfait. Benvegnu (pied) est incertain, alors que Bakaye Traoré, touché aux côtes, sera opérationnel. Heitzmann (tendinite genou) a repris l’entraînement. Mardi, Abdoulaye Baldé a participé à l’opposition. Sur le départ, il veut « laisser son club formateur en Ligue 2 ». – R. T. L’équipe probable : Benvegnu – Allegro, Haaby, Brillault, Viator – Tourenne (cap.) – Traoré, Levrat, Giresse – Kadir – Contout. SEDAN - TOURS (demain) SEDAN. – Eudeline et Allart reviennent en attaque. Scaramozzino est suspendu. Ravenel et Coquelle sont à disposition de la réserve. – P. R. L’équipe probable : Regnault – Cantini, Baysse, Rozic, Tibéri – Karaboué, Le Moigne(cap.),Sidibé, Eudeline– Mokaké, Allart. GUINGAMP. – Deroff, Bellugou et Soumah sont forfait. Oruma (cheville) est incertain. – C. G. L’équipe probable : Trévisan – Bodin ou Felipe, B. Koné, Bassila, Vergerolle – Mathis, Colleau – Ogounbiyi, Eduardo, Silva Gilson – Rivière. 38e ET DERNIÈRE JOURNÉE Demain, 20 h 45 : Dijon-Lens ; Bastia-Troyes ; Châteauroux-AC Ajaccio ; Metz-Guingamp ; Brest-Nîmes ; Vannes OC-Clermont ; Reims-Angers ; Montpellier-Strasbourg (Eurosport) ; Boulogne-Amiens (Ligue 2 Multicanaux) ; Sedan-Tours FC (Ligue 2 Multicanaux). TOURS. – Julio Santos va subir une intervention au ménisque et devrait être remplacé, dans l’axe de la défense, par Tomas (touché à un genou) ou Mangane. Ca devrait être laissé au repos, remplacé par François. – J. E. Z. L’équipe probable : Jehle – Dujeux, Koscielny, Tomas, Bong – Atik, Englebert (cap.), François, Diarra – N’Diaye, Giroud. REIMS - ANGERS (demain) REIMS. – Tacalfred, Mandanne, Sankharé et Arrache sont suspendus. Certains joueurs, comme Kermorgant, disputeront demain leur dernier match pour Reims. Aujourd’hui, séance à huis clos. – G. K. L’équipe probable : Agassa – Deaux, Thiam, Barbier, Giraudon – Gamiette, S. N’Diaye – Fortes, Kermorgant (cap.), Gragnic – Fauré. DIJON - LENS (demain) DIJON. – Morisot s’est entraîné normalement. Robail est suspendu, Periatambée blessé. Bonnefoi sera titulaire. – A. B. L’équipe probable : Bonnefoi – Lebrun ou Zywiecki, Goulard, Vosahlo (cap.), Jarjat – Loties, Linares, Boateng, Carrière – Mangione, Ribas. ANGERS. – Ecuele Manga (cuisse) pourrait faire son retour en charnière centrale. Leray (suspension) et Lavie (genou) ne feront pas le voyage. Mardi, les dirigeants angevins ont présenté leur budget devant la DNCG, qui l’a avalisé. – B. L. L’équipe probable : Padovani – Fall, Ecuele Manga, Couturier, Djellabi – Diers ou F. Ayité, Auriac, Stephan, Brunel ou Do Marcolino – Alo’o Efoulou, J.-F. Rivière. LENS. – Hier, Roudet (bassin) et Kovacevic (mollet) ont participé au footing mais devraient être un peu juste pour demain. Maoulida (adducteurs) a participé à la séance. Il fera un test aujourd’hui. Hermach (genou), Boukari (cheville), Jemaa (genou) et Runje (genou) sont restés aux soins. – B. D. L’équipe probable : Brocart – Demont, Chelle, Yaya, Ramos – Milovanovic, Sow, Maoulida, Doumeng – Monnet-Paquet, Aruna. VANNES - CLERMONT (demain) VANNES. – Hervé et Quintin sont suspendus. Bourhani (adducteurs) et Sabin (genou) ont rejoint la liste des joueurs déjà en vacances. Stéphane Le Mignan ne dispose plus que de treize pros pour terminer la saison, dont aucun attaquant de formation. L’équipe probable : Costil – Martot, Delhommeau, Ekobo, Bridonneau – Savinaud – Diguiny, Boudarène (cap.), Lebouc, Sammaritano – Khiter. 1. Lens 2. Strasbourg 3. Montpellier 4. Boulogne 5. Tours FC 6. Metz 7. Angers 8. Vannes OC 9. Dijon 10. Sedan 11. Guingamp 12. Clermont 13. Brest 14. Bastia 15. AC Ajaccio 16. Amiens 17. Châteauroux 18. Nîmes 19. Troyes 20. Reims Classement Pts J. G. N. 68 37 20 8 65 37 18 11 63 37 18 9 63 37 19 6 61 37 17 10 60 37 16 12 52 37 13 13 50 37 14 8 49 37 13 10 48 37 12 12 46 37 10 16 46 37 12 10 45 37 13 6 45 37 12 9 44 37 11 11 43 37 9 16 41 37 10 11 41 37 10 11 38 37 9 11 35 37 7 14 P. 9 8 10 12 10 9 11 15 14 13 11 15 18 16 15 12 16 16 17 16 p. 47 56 59 47 50 46 46 33 42 44 37 45 44 36 43 35 38 30 38 40 c. Diff. 34 +13 43 +13 35 +24 36 +11 39 +11 35 +11 42 +4 44 -11 46 -4 49 -5 33 +4 49 -4 48 -4 46 -10 54 -11 36 -1 45 -7 45 -15 46 -8 51 -11 Lens est promu en Ligue 1. Reims est relégué en National. Le tribunal administratif de Rennes, saisi d’un recours en annulation par Brest, a donné raison à ce dernier. En conséquence, le résultat du match Reims-Brest (0-1, lors de la 11e journée) est entériné après avoir été rejoué (victoire de Reims 3-2). Le classement a été modifié en conséquence. Reims a déposé un appel (non suspensif) auprès de la cour administrative d’appel de Nantes, avant de solliciter éventuellement le Conseil d’État. METZ - GUINGAMP (demain) METZ. – Les plus jeunes devraient avoir une chance de se montrer. « Les meilleurs joueront », a lancé Yvon Pouliquen. Anastassowa, Bourgeois, Diagne et Farina devraient donc débuter. Brégerie (cuisse) et Ch. Gueye (genou) sont forfait. Agouazi ne s’est pas entraîné hier. – M. Tu. L’équipe probable : Marichez – Anastassowa, Vivian, Diagne, Delgado ou Rippert – Barbosa, Cardy, Johansen - Farina, P. Cissé, Bessat. CLERMONT. – Même si Yatabaré, Mienniel, et Bochkorni sont restés aux soins, le onze aligné demain devrait être proche de l’équipe type. – D. C L’équipe probable : Fabre – Abdoulaye, Mienniel, Benatia, Coué – Ngoyi, Chaussidière – Murcy, Grougi ou Hamdani, Poté – Yatabaré. Le jeu vidéo disponible sur consoles et PC le 26 juin. www.transformersgame.com JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 9 CYCLISME ! TOUR D’ITALIE (17e étape) Di Luca, au nom des siens Au cœur de sa région meurtrie par le drame de L’Aquila, l’Italien s’est doublement battu. Il n’est plus qu’à 26 secondes de Menchov au général. BLOCKHAUS – (ITA) de notre envoyé spécial LE CONSULTANT DE LA RAI, le très folklorique Gigi Sgarbozza, souvent peu inspiré dans ses analyses, est allé cette fois à l’essentiel après la victoire de Franco Pellizotti sur le célèbre Blockhaus, en estimant à l’antenne que cette étape de 83 kilomètres dans les Abruzzes, de faible portée donc, mais très violente dans ses résolutions, venait sans doute de « relancer très opportunément » le Tour d’Italie. Et cela à quatre jours de sa conclusion. Car, si Denis Menchov a revêtu un nouveau maillot rose, le Russe a fléchi. Oh, rien de très grave, notez-le bien ! Quelques mètres c o n c é d é s à D a n i lo D i L u c a (5 secondes sur la ligne, auxquelles il faut ajouter 8 secondes de bonifications). Mais il se fond désormais dans un climat d’hostilité latent qu’il ne peut plus ignorer ni contrôler, et qui pourrait avoir des incidences désastreuses sur son comportement, d’ici Rome, par-delà l’ascension du Vésuve ce vendredi. Conspué de toutes parts par les tifosi de Danilo Di Luca, qui courait hier a casa, le chef de file des Rabobank tentait de prendre les choses avec le recul et la philosophie qui le caractérisent. « Je comprends leur réaction, leurs sifflets. Ces gens aiment tellement Di Luca que je ne m’attendais pas à un autre accueil. » Mais son sourire était figé et l’épais brouillard qui plongeait le massif de la Majella sous un voile opaque se plaque à présent sur son propre horizon, obscurci par la prochaine convocation que serait sur le point de lui adresser la police autrichienne afin qu’il s’explique sur son éventuelle implication dans l’affaire « Humanplasma », relancée l’an dernier par les aveux de dopage de Bernhard Kohl, l’ancien grimpeur de la Gerolsteiner (lire par ailleurs). « Je n’ai rien à voir avec cette affaire », a rétorqué le Russe, sans blêmir, mais dans sa voix quelque chose sonnait faux, de l’inquiétude, l’ombre d’une menace. jamais fait. Tout cela est bien triste, d’autant qu’à 36 ans je n’ai plus à démontrer ma loyauté, s’est défendu Garzelli, au comble de l’exaspération. Et puis, ça n’aurait pas été correct vis-à-vis de Menchov, qui gagnera ou perdra le Giro sur le terrain, pas parce que nous sommes ligués contre lui… » Très affecté dans sa dignité professionnelle, Garzelli avait surtout pensé à défendre son maillot vert, chèrement acquis, de leader de la montagne, et l’identité régionale de son sponsor, l’Acqua e Sapone, originaire des Abruzzes. Dans cette confusion, on en oubliait l’effondrement inattendu de Carlos Sastre, sur la ligne avec deux minutes de retard en compagnie d’Armstrong. Comme l’a fait remarquer Franco Pellizotti, le grand prophète du jour. « On le voit avec Sastre, personne n’est invincible. Alors, qui sait si Menchov n’aura pas lui aussi un moment de crise ? » C’est à ce faible espoir, une lueur dans la nuit, que se raccroche Danilo Di Luca, conforté dans sa confiance par le très léger fléchissement du Russe, au terme d’une étape qui aurait pris une autre ampleur encore si l’ascension du Blockhaus n’avait dû être amputée de cinq kilomètres à cause de son enneigement. PHILIPPE BRUNEL CLASSEMENTS 17e étape, Chieti-Blockhaus : 1. Pellizotti (ITA, Liquigas), les 83 km en 2 h 21’6’’ (moy. : 35,294 km/h) ; 2. Garzelli (ITA, Acqua e Sapone), à 42’’ ; 3. Di Luca (ITA, LPR), à 43’’ ; 4. Menchov (RUS, Rabobank), à 48’’ ; 5. Basso (ITA, Liq), à 57’’ ; 6. Bruseghin (ITA, Lampre), à 1’54’’ ; 7. Szmyd (POL, Liq), à 1’55’’ ; 8. Rogers (AUS, Columbia), à 1’59’’ ; 9. Sastre (ESP, Cervélo) ; 10. Armstrong (USA, Astana) ; 11. Leipheimer (USA, Ast) ; 12. Valjavec (SLO, AG2R La Mondiale), t.m.t. ; 13. Simoni (ITA, Diquigiovanni), à 2’5’’ ; 14. Masciarelli (ITA, Aqs), à 2’9’’ ; 15. Siutsou (BLR, Col), à 2’17’’ ; … 58. Charteau (CdEp), à 10’14’’ ; 59. Sonnery (Ag2r), à 10’17’’ ; 64. Le Floch (Bbox Bouygues Telecom), à 10’18’’ ; 66. Voeckler (Bbox), m.t. ; 84. Cunego (ITA, Lam), à 11’53’’ ; 94. Perget (CdEp), m.t. ; 100. Dion (Ag2r), à 13’6’’ ; 110. Jeannesson (CdEp), à 16’45’’ ; 112. Sénac (Ag2r) ; 114. S. Haddou (Bbox) ; 122. Hinault (Ag2r) ; 129. Belgy (Bbox) ; 150. Bonnafond (Ag2r) ; 164. Sprick (Bbox), t.m.t. – 172 classés. Classement général : 1. Menchov (RUS, Rabobank), en 72 h 28’24’’ ; 2. Di Luca (ITA, LPR), à 26’’ ; 3. Pellizotti (ITA, Liquigas), à 2’ ; 4. Basso (ITA, Liq), à 3’28 ; 5. Sastre (ESP, Cervélo), à 3’30’’ ; 6. Leipheimer (USA, Astana), à 4’32’’ ; 7. Rogers (AUS, Columbia), à 7’5’’ ; 8. Garzelli (ITA, Aqua e Sapone), à 8’3’’ ; 9. Valjavec (SLO, AG2R La Mondiale), à 9’58’’ ; 10. Bruseghin (ITA, Lampre), à 10’33’’ ; 11. Arroyo (ESP, Caisse d’Épargne), à 11’9’’ ; 12. Armstrong (USA, Ast), à 12’17’’ ; 13. Serpa (COL, Diquigiovanni), à 14’44’’ ; 14. Popovych (UKR, Ast), à 16’43’’ ; 15. Seeldrayers (BEL, Quick Step), à 17’24’’ ; … 19. Cunego (ITA, Lamp), à 25’34’’ ; 26. Simoni (ITA, Diq), à 42’24’’ ; 60. Sonnery (AG2R La Mondiale), à 1 h 50’31’’ ; 62. Jeannesson (CdEp), à 1 h 51’27’’ ; 72. Sprick (Bbox Bouygues Telecom), à 2 h 6’21’’ ; 76. Perget (CdEp), à 2 h 10’26’’ ; 82. Bonnafond (Ag2r), à 2 h 21’5’’ ; 87. Dion (Ag2r), à 2 h 27’18’’ ; 93. Voeckler (Bbox), à 2 h 33’23’’. 21e et dernière étape : dimanche 31 mai. Garzelli conspué, Di Luca navré Et cela pourrait concourir à le déstabiliser alors qu’il ressent la pression constante de Danilo Di Luca, qui lui a repris 13 secondes hier, survolté par l’enjeu et porté, sublimé, par toute une région meurtrie par le drame de L’Aquila. « Si je me bats, c’est pour tous ces gens, c’est pour eux que je veux ramener le maillot rose à Rome. C’est la mission que je me suis donnée. Ce sera difficile. Mais j’essaierai de toutes mes forces. J’aimerais qu’à travers moi, ils retrouvent tous un peu de joie », a déclaré le Transalpin, qui s’est dit navré par les hurlements, les insultes et les condamnations qui avaient accueilli Stefano Garzelli, coupable aux yeux de ses propres tifosi de lui avoir raflé la deuxième place et les bonifications attenantes. « Je ne vois pas pourquoi j’aurais dû faire ce cadeau ? Moi, on ne m’en a PROGRAMME AUJOURD’HUI : 18e étape, Sulmona-Benevento (182 km). Une étape de plaine casée entre deux étapes de montagne (l’arrivée au Blockhaus hier et l’ascension du Vésuve demain). Une échappée pourrait partir tôt, dès les 22 premiers kilomètres, dans l’ascension du piano delle Cinque Miglia. Avec Cavendish et Farrar à la maison, Petacchi occupé à aider Di Luca, l’arrivée pourrait aussi sourire aux sprinteurs survivants de cette fin de Giro, comme Allan Davis (Quick Step), toujours bredouille. À moins qu’il ne protège le maillot blanc de son équipier Seeldrayers. DIMANCHE 31 MAI : 21e et dernière étape. Menchov, rose et épines Le leader du Giro pourrait être entendu en Autriche dans l’affaire d’un laboratoire impliqué dans des transfusions sanguines. BLOCKHAUS – de notre envoyé spécial RIEN N’ÉBRANLE DENIS MENCHOV. Ni le brouillard qui coiffe le Blockhaus ni les sifflets des fans de Di Luca. Ni les informations venues d’Autriche hier matin. Le maillot rose du Giro pourrait pourtant être concerné par l’invitation reçue par son équipe Rabobank à venir s’expliquer à Vienne sur les suites de l’affaire Humanplasma, du nom du laboratoire autrichien impliqué en 2007 dans des transfusions san- BLOCKHAUS, HIER. – Di Luca grimace dans la montée du Blockhaus. Accroché à sa roue, le maillot rose Menchov lui concédera 13 secondes au sommet : 5 secondes en temps réel et 8 secondes de bonification. (Photo Fred Mons/L’Équipe) Officiellement, rien n’indique que le Russe soit explicitement nommé. Les anciens coureurs néerlandais Michael Boogerd et Thomas Dekker, le Danois Michael Rasmussen, Pieter Weening et Joost Posthuma ont déjà été évoqués dans cette affaire. Seuls Weening, Posthuma et Menchov sont actuellement sous contrat avec l’équipe néerlandaise. soir, par la question : « Il n’y a rien de nouveau dans cette affaire. Je me suis déjà expliqué en 2008. Je veux juste parler de la course. Mais, sur cette convocation, il n’y a aucun problème : si on veut m’entendre, je veux bien parler. » Le leader de la Rabobank se place dans la roue du porte-parole de son équipe, Luuc Eisenga, qui confirme avoir reçu une lettre du BKA invitant les coureurs « actuellement sous contrat » avec l’équipe à témoigner. « Nous avions même proposé notre collaboration, dit-il. Mais nous n’avons reçu aucune mention qu’un de nos coureurs était impliqué dans un quelconque dossier. Nous n’avons même pas mention de noms de coureurs concernés. » De son côté, l’avocat de l’équipe, Eric Vlié, précise qu’il n’y a pour l’instant aucun détail sur les conditions ni la date d’une éventuelle audition à Vienne par Soko Doping. « La justice autrichienne a bien compris que les coureurs sont en pleine saison, explique-t-il au site du quotidien néerlandais De Telegraaf. Quand il faudra y aller, nous irons, et j’irai avec eux si nécessaire. » PIERRE CALLEWAERT Noir guines illégales, récemment classée sans suite par le parquet viennois. Les confessions du coureur autrichien Bernhard Kohl, suspendu deux ans après aveux de dopage, et qui coopère avec la justice depuis octobre 2008, pourraient être à l’origine de ce nouvel intérêt de la police judiciaire fédérale autrichienne (BKA) pour l’équipe néerlandaise. « Nous avons des raisons de vouloir entendre les coureurs de l’équipe Rabobank, a déclaré Gerald Tatzgern, porte-parole de Soko Doping, le service de lutte antidopage du BKA. Et je confirme que Bernhard Kohl a livré des noms. » La Ligue retire l’oreillette La Ligue professionnelle du cyclisme français s’est réunie hier afin de valider, à titre d’essai, l’interdiction du port de l’oreillette lors du prochain Championnat de France Élite professionnels sur route à Saint-Brieuc (28 juin). Une décision revendiquée par Marc Madiot, président de la Ligue, mécontent à l’idée que le projet et la décision puissent revenir à la Fédération française de cyclisme. « Tout ce qui concerne le secteur professionnel est du ressort de la Ligue, qui est désormais autonome, martelait hier Madiot. Rien ne peut être décidé ou validé sans notre consentement. Nous avons fait le choix pour les coureurs appartenant à des groupes sportifs de ne pas porter d’oreillette lors des Championnats de France à titre expérimental. Il ne reste plus à la FFC qu’à entériner notre décision. » Une mise au point qui en précède une autre, cette fois au sujet du poste de sélectionneur de l’équipe de France que la FFC a proposé à Laurent Jalabert : « Ça concerne également le secteur professionnel, dit Madiot, qui regrette l’absence de concertation. Je prends acte du souhait fédéral, mais il faudra que Laurent Jalabert instaure le dialogue avec la Ligue. » – M. M. Jaune Menchov : « Je veux bien parler » Interrogé sur cette invitation de la police viennoise, Denis Menchov s’est déclaré surpris, hier Studieux Chavanel CARDONA – (ESP) de notre envoyé spécial SYLVAIN CHAVANEL adore ces moments de simplicité, loin de la compétition, là où tout se met en place. C’est lui, le soir dans les couloirs de l’hôtel, qui prépare le plan des routes d’entraînement avec son masseur Johan Molly. Coincé au pied des Pyrénées, côté catalan, le petit village de Cardona est idéalement placé pour préparer le Tour de France (4-26 juillet), qui passera ici même dans un peu plus d’un mois. Avec Jurgen Van de Walle, son équipier de la Quick Step, Sylvain Chavanel s’est installé dans un hôtel à la ferme, un « Vilar Rural », dès dimanche soir, après l’arrivée du Tour de Catalogne où le Français a terminé à une modeste 44e place, à près d’un quart d’heure de Valverde. « J’en ai bavé durant ces sept jours de course, mais il n’y a rien d’anormal après quatre semaines de coupure, admet celui qui s’est mis au repos à l’issue de l’Amstel Gold Race. Ce qui m’a rassuré, c’est que j’ai eu la capacité à remettre de la puissance quand les autres coinçaient. Ce qui prouve que j’ai des réserves. » Le Français ne veut surtout pas qu’on interprète mal sa démarche en vue du Tour de France et qu’on l’associe à des prétentions au classement général : « Si je suis resté en stage dans les Pyrénées, c’est tout simplement parce que, chez moi, la seule côte valable fait à peine deux kilomètres. Pas idéal pour se mettre en jambes avant le Tour. » trois heures et demie dans la sierra de Cadi, sur les contreforts du Puymorens, il a reçu un appel sur son portable. Une équipe de France Télévisions se propose de venir faire un sujet chez lui dans les jours à venir pour « chauffer » le Tour de France. « Franchement ça me gêne, avoue-t-il. Cette année, je me suis découvert sur les classiques du printemps où j’ai fait mon trou (8e de Paris-Roubaix ; 31 e du Tour des Flandres après avoir joué le podium jusqu’à 1,5 km de l’arrivée). Maintenant, je ne veux surtout pas qu’on me remette une étiquette coureur du Tour. Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de Français pour le général que je dois m’y coller. » Attablé au petit bar de l’hôtel pour boire un cappuccino, face aux Pyrénées illuminées par un soleil estival, Sylvain Chavanel donne l’impression de vouloir maîtriser enfin son destin : « C’est une période de travail intéres- Le Français prépare avec minutie le Tour de France dans les Pyrénées. sant, surtout dans un endroit pareil où on n’a que l’entraînement en tête. On serait en bord de mer, tout serait différent. Ici, on est presque dans les conditions d’une course, on ne pense qu’au vélo. » Aujourd’hui et demain, il basculera de l’autre côté de la frontière, en Andorre tout d’abord, puis à Saint-Gaudens pour la reconnaissance intégrale des étapes pyrénéennes. « Ça fera à chaque fois plus de six heures sur le vélo, on va être servi, rigole-t-il. Si on ne veut pas être à la rue sur le Tour, il faut en bouffer des cols…» Il aura ensuite un autre menu copieux au Tour de Suisse avant de filer à Saint-Brieuc pour les Championnats de France où, comme chaque année, il rêvera de repartir avec la tunique magique : « Ça aurait de la gueule, le Tour en bleu blanc rouge… » PHILIPPE LE GARS Boonen à pied d’œuvre ACCOMPAGNÉ de Stijn Devolder et de son directeur sportif Wilfried Peeters, Tom Boonen est arrivé tard hier soir à Cardona, en Catalogne, où ses coéquipiers Sylvain Chavanel et Jurgen Van de Walle sont déjà installés en camp d’entraînement depuis quatre jours. Sa présence pour ce stage de reconnaissance était, en fait, prévue de longue date, bien avant l’affaire de son nouveau contrôle positif. Tom Boonen devrait rester dans les Pyrénées jusqu’à dimanche avec ses coéquipiers (Sylvain Chavanel rentrera quant à lui vendredi soir chez lui), avant de faire sa rentrée lors de la kermesse de Gullegem mardi prochain et au Critérium du Dauphiné Libéré le 7 juin. Son équipe Quick Step a en effet levé lundi dernier la suspension qu’elle lui avait imposée voilà trois semaines à la suite de son contrôle hors compétition. En prenant l’avion de Bruxelles pour Barcelone hier soir, le Belge, qui ne risque aucune sanction sportive, a dû être réconforté par les propos de Pat McQuaid dans le quotidien flamand De Standaard : « Il n’y a aucune raison d’interdire à Tom Boonen l’accès au Tour. Du point de vue des règlements sportifs, rien ne peut arrêter Boonen. Il n’a commis aucune faute en tant que coureur », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « Mais, en tant que président de l’UCI, je trouve qu’il a nui à l’image du sport. C’est pour cette raison que l’affaire a été portée devant la commission de discipline de l’UCI. Il devra s’y défendre, mais cela peut encore durer plusieurs semaines. » – P. L. G. RÉSULTATS I TOUR DE BELGIQUE. – 1re étape, Tervuren-Tervuren : 1. Ivanov (RUS, Katusha), les 185,4 km en 4 h 17’35’’ ; 2. Brown (AUS, Rabobank) ; 3. Bozic (SLV, Vacansoleil) ; 4. Roelandts (BEL, Silence-Lotto) ; 5. Fumagalli (ITA, Flaminia) ; 6. Veelers (HOL, Skil) ; 7. Deroo (Skil) ; 8. Wynants (BEL, Quick Step), t.m.t. ; 9. Hermans (BEL, Topsport Vlaanderen), à 2’’ ; 10. Ongarato (ITA, LPR), m.t. Classement général : 1. Ivanov (RUS, Katusha), en 4 h 17’15’’ ; 2. Brown (AUS, Rabobank), à 4’’ ; 3. Bozic (SLV, Vacansoleil), m.t. ; ... 8. Deroo (Skil), à 10’’. AUJOURD’HUI, 2e étape : BuggenhoutKnokke (192 km). 5e et dernière étape : dimanche 31 mai. La course était lancée dans la côte du Smeysberg, à 32 km de l’arrivée. 18 hommes sortaient avant d’aborder le circuit final. À 21 km du but, le peloton, emmené par l’équipe Landbouwkrediet, était à 20 secondes. Le Belge Sébastien Rosseler (Quick Step) tentait sa chance à 2 kilomètres de la ligne, avant d’être contré par Serguei Ivanov. « Mon objectif était de gagner une étape, soulignait le Russe, lauréat du dernier Amstel Gold Race. C’est fait. Maintenant, je pense à la victoire finale. » I TOUR DE BAVIÈRE (ALL). – 1re étape, Kelheim-Mühldorf : 1. Greipel (ALL, Columbia), les 196,3 km en 4 h 34’22’’ ; 2. Sutton (AUS, Garmin) ; 3. Wegmann (ALL, Milram) ; 4. Caethoven (BEL, Agritubel) ; 5. Pacheco (ESP, Contentpoli) ; 6. Siedler (ALL, Voralberg) ; 7. Bellis (GBR, Saxo Bank) ; 8. Lemoine (Skil) ; 9. Schillinger (ALL, Nutrix) ; 10. Ciolek (ALL, Mil), t.m.t. AUJOURD’HUI, 2e étape : Mühldorf-Ruhpolding (173,6 km). 5e et dernière étape : dimanche 31 mai. Il ne veut plus de l’étiquette coureur du Tour Le Tour de France, un vaste débat dont Sylvain Chavanel tente tant bien que mal d’évacuer la pression. Hier matin, alors qu’il en finissait avec sa sortie de ÉVÉNEMENT ROLAND-GARROS SUR RENDEZ-VOUS PLACE DES MOUSQUETAIRES EN DIRECT ET EN PUBLIC JEAN-MARC MORANDINI Lundi - Vendredi • 11h00 - 14h00 ALEXANDRE DELPÉRIER et FABRICE SANTORO Lundi - Jeudi 20h00 - 22h30 ALEXANDRE RUIZ et FABRICE SANTORO Vendredi • 20h00 - 22h30 Samedi - Dimanche 15H00 - 23H00 europe1.fr PAGE 10 JEUDI 28 MAI 2009 ATHLÉTISME PENTATHLON MODERNE I PAS DE RÉPIT POUR CAZÉ. – De retour d’une semaine de mise au vert en Bretagne, après sa belle deuxième place en Coupe du monde à Szekesfehervar en Hongrie, Amélie Cazé (notre photo) a repris lundi l’entraînement à l’INSEP, en vue des Championnats d’Europe, du 24 au 30 juin à Leipzig (ALL). « Que ce soit au CREPS ou au centre de thalasso de Dinart (Côtesd’Armor), ou encore à la piscine de Saint-Malo, l’accueil a été fantastique. Tout était à ma disposition et j’ai pu recharger les batteries tout en travaillant, essentiellement la course et la natation, racontait la double championne du monde. J’enchaîne avec quinze jours à l’INSEP avant une semaine d’oxygénation à Lamoura (Jura), puis retour à Paris pour l’entraînement terminal avant les Europe. Avec modération tout de même, car il ne faut pas se cramer. S’il me reste des Wariner, retour aux sources Après une saison 2008 ratée, le Texan, en lice samedi à New York, a retrouvé Clyde Hart, le coach de ses succès. IL NE FALLAIT PAS S’APPELER Sherlock Holmes pour percer le mystère Wariner. Avec Clyde Hart, Jeremy avait tout gagné. Champion olympique en 2004, champion du monde en 2005 et 2007, il était sans contestation le « number one » du 400 m, le successeur de maître Michael Johnson, le possible futur recordman du monde (43’’45 contre 43’’19). Et puis, début 2008, pour d’obscures raisons financières, Wariner se sépara de celui qui l’entraînait depuis 2002. Sous les ordres de Michael Ford, assistant de Hart à l’université texane de Baylor, l’Américain perdit son titre olympique, battu à Pékin par son compatriote LaShawn Merritt. « Qu’il quitte Hart, ça n’avait aucun sens, et ça a eu des conséquences », résume le recordman de France du 400 m, Leslie Djhone. L’argent (on parle de médaille) ne l’intéressant guère, Wariner a dû passer son année 2008 au scanner. Et se rendre à l’évidence : pour redevenir le patron, il lui fallait retrouver son glorieux coach. « Si vous m’aviez demandé il y a six mois si j’entraînerais à nouveau Jeremy un jour, j’aurais dit non, confiait Hart à USA Today il y a quelques jours. Mais il s’est excusé, il m’a dit qu’il avait fait une erreur, qu’il était immature et avait la grosse tête. Ça arrive à tout le monde. » Les excuses acceptées, tout le monde s’est donc remis au travail. Pas viré pour autant, Ford continue de superviser certains entraînements. Et d’apprendre auprès de Hart, dont une retraite prochaine n’est pas impossible, à soixante-quinze ans. L’équipe est reformée. Reste à renouer avec la victoire. Car LaShawn Merritt n’a rien d’un champion olympique au rabais. Et il mène pour l’instant les débats chronométriques de 2009 sur 200 m (20’’07 contre 20’’59 pour Wariner) comme sur 400 m (44’’50 contre 44’’66). Samedi à New York, le champion olympique du tour de piste 2008 sera sur 400 m, son prédécesseur sur 200 m. Les deux hommes s’évitent. Car Hart a à cœur de faire oublier le rapide Merritt (plus fort sur les 200 premiers mètres) à l’endurant Wariner. « Merritt peut le devancer jusqu’à un certain point de la course. Mais on ne parle pas de 200 ou 300 m. Il faut capitaliser sur ses forces, et ne pas se soucier de celles des autres. » Avec le coach de ses grandes années, Wariner a sans doute déjà retrouvé l’une des siennes. CLÉMENTINE BLONDET (Photo Richard Martin/L’Équipe) créneaux durant ces quatre semaines, je privilégierai davantage des séances de kiné. Et puis j’ai mon brevet d’État d’escrime à passer. J’ai eu de bonnes notes à l’écrit, si tout va bien le 8 juin à l’oral, je serai peut-être maître d’armes. Maître Cazé, ça sonne plutôt bien. » – R. Ri. TENNIS DE TABLE I LES FILLES D’ÉVREUX SACRÉES. – Chez les hommes, Hennebont avait été sacré à deux journées de la fin du Championnat, mais chez les femmes Évreux était encore à la lutte avec Saint-Berthevin-Saint-Loup avant l’ultime journée, mardi soir. Alors qu’un nul suffisait aux Ébroïciennes pour empocher leur premier titre, elles n’ont pas fait de détails et l’ont emporté devant Beauchamp. Quant aux Mayennaises, longtemps favorites pour le titre, elles ont été contraintes au nul devant les désormais ex-championnes de France montpelliéraines. PRO A HOMMES (18e et dernière journée, 26 mai). – Levallois-Perret - Angers, 2-4 ; Cestas-Argentan, 4-1 ; Hennebont-Caen, 4-1 ; Pontoise-Cergy - Istres, 3-3 ; La Romagne -Saint-Denis, 3-3. Classement : 1. Hennebont, 48 pts (champion) ; 2. Pontoise-Cergy et Angers, 40 ; 4. La Romagne, 39 ; 5. Cestas, 36 ; 6. Levallois-Perret, 35 ; 7. Saint-Denis, 34 ; 8. Istres, 33 ; 9. Argentan, 28 ; 10. Caen, 27. PRO A FEMMES (18e et dernière journée, 26 mai). – Évreux-Beauchamp, 4-2 ; Montpellier - SaintBerthevin-Saint-Loup, 3-3 ; Mondeville-Niort, 4-1 ; Le Kremlin-Bicêtre - Joué-lès-Tours, 4-1 ; GrandQuevilly - Lys-Lille, 3-3. Classement : 1. Évreux (champion), 48 pts ; 2. Saint-Berthevin-Saint-Loup, 45 ; 3. Mondeville, 44 ; 4. Montpellier, 39 ; 5. Le Kremlin-Bicêtre, 38 ; 6. Grand-Quevilly, 36 ; 7. Beauchamp, 34 ; 8. Niort, 29 ; 9. Lys-Lille, 26 ; 10. Joué-lès-Tours, 21. Immaturité et grosse tête Johnson, agent de Wariner et entraîné en son temps par Hart, a enfoncé le clou. « Michael m’a dit qu’il y avait des choses que coach Hart pouvait m’apporter et que coach Ford n’avait pas encore comprises », raconte le roi déchu. Au début du mois, le quartermiler de vingtcinq ans est donc allé voir son ex-mentor. HOCKEY SUR GAZON I FRANCE-AUSTRALIE : LES BLEUS À NOUVEAU BATTUS. – Dominée 5-4 la veille à Montrouge, l’équipe de France s’est de nouveau inclinée hier (1-4) devant l’Australie sur le tout nouveau terrain du Racing Club de France, au golf de la Boulie (Yvelines). Après un premier quart d’heure dominé par les Bleus, les Australiens, médaillés de bronze aux Jeux Olympiques de Pékin, imposaient leur maîtrise technique et marquaient à trois reprises dans une rencontre de haute intensité. Sur action, le joueur de Saint-Germain Frédéric Verrier redonnait l’espoir à la France à dix minutes de la fin. En vain. « Il y a des bonnes défaites, relativise le Lillois Frédéric Soyez, le plus expérimenté des tricolores avec ses 164 sélections. On a réalisé deux bons matches face à une très forte équipe. On a besoin de ce type de rencontres face à des grosses nations. Le groupe est jeune et a été beaucoup renouvelé avec une nouvelle génération qui a du talent. Pour eux, jouer l’Australie, ou bientôt l’Angleterre, c’est important, car ça oblige à se dépasser. On connaît mieux notre niveau et on sait que nous devons encore beaucoup travailler. » En préparation pour la Coupe d’Europe, en août à Amsterdam, qui offrira quatre billets pour la Coupe du monde en Inde 2010 (un rattrapage sera possible dans un tournoi de qualification organisé à Lille en novembre), les Bleus auront encore l’occasion de s’aguerrir avec un programme composé de près d’une vingtaine de matches d’ici le rendezvous néerlandais. – P. G.-B. Les plaintes de Sdiri La conférence de presse de la Ligue nationale d’athlétisme (LNA) était sur le point de s’achever par les questions, hier, quand Salim Sdiri grilla la politesse aux journalistes. Le recordman de France en salle de la longueur tenait à faire part publiquement de ses « soucis avec la LNA ». Un conflit remontant à l’hiver dernier (voir L’Équipe du 21 février) et lié au célèbre accident de Sdiri, touché par un javelot en 2007. Arrêté six mois, il devait toucher six mois de rémunération supplémentaires de la LNA. Mais son changement de club, intervenu entre-temps (de Montargis au Lagardère Paris Racing), a bloqué le dossier. « J’ai l’impression d’être délaissé », lâchait Sdiri devant le président de la Ligue, Bruno Marie-Rose, et son prédécesseur, Stéphane Diagana, quelque peu embarrassés. « Une seule version a été exposée médiatiquement, répliquait après coup Marie-Rose. Grâce à la LNA, Salim a pu retrouver son niveau sereinement après son accident, mais ç’a été oublié. » Sdiri assurait, lui, que même si ses résultats sportifs lui permettaient à l’avenir de retrouver la Ligue Pro, il ne le ferait pas. Une sortie qui ne cadrait guère avec le message délivré sur le thème « Petit à petit, la Ligue grandit ». – C. B. I CHAMBERS, REIMS APRÈS MONTREUIL. – Suspendu deux ans pour dopage et banni par les principaux meetings, Dwain Chambers courra (au moins) deux fois en France cet été. Déjà invité à Montreuil, le 11 juin, le Britannique, champion d’Europe en salle du 60 m en mars, sera également au départ du 100 m à Reims, le 14 juillet. – C. B. I ROBLES PRIVÉ DE POINTES ET DE RENTRÉE. – Dayron Robles devait disputer son premier 110 m haies de l’année au Memorial Barrientos samedi à La Havane. Une rentrée attendue après un hiver perturbé par des douleurs aux cuisses qui lui ont permis de découvrir qu’il avait les pieds légèrement plats. Le champion olympique cubain ne pourra finalement pas s’aligner au départ, pour de simples raisons pratiques. « Dayron n’aura pas reçu ses pointes spéciales, explique son entraîneur Santiago Antuñez. Or, sans ces pointes, que l’on reçoit d’Allemagne, où elles sont fabriquées, il lui est impossible de courir en compétition sinon ses douleurs reviendront. » Voilà Robles contraint de décaler sa rentrée, sans doute à Turin (le 4 juin) ou à Salonique (le 10). Quitte à faire un détour par l’Allemagne pour aller chercher une poignée de pointes. – J. Ba. SQUASH ATHÈNES, STADE OLYMPIQUE, 23 AOÛT 2004. – Guidé par Clyde Hart, comme ici lors des Jeux d’Athènes, Jeremy Wariner a tout gagné. Normal, donc, qu’il se tourne à nouveau vers le vénérable coach pour tenter de se relancer. (Photo Richard Martin/L’Équipe) I CHAMPIONNATS D’EUROPE : SANS SURPRISE. – Tous les favoris ont franchi avec aisance le premier tour, hier à Herentals (Belgique). Grégory Gaultier, Thierry Lincou et Renan Lavigne (Julien Balbo est forfait, car blessé au dos) ont respectivement passé seize, quatorze et vingt-trois minutes sur les courts pour disposer d’adversaires très faibles. Ils disputeront aujourd’hui un deuxième tour encore facile, avant d’entrer, dans la soirée, dans le dur pour les quarts de finale. Chez les femmes, deux tours hier avec les qualifications de Camille Serme et Isabelle Stoehr, exemptées de premier match. Maud Duplomb et Célia Allamargot, après un premier tour expéditif, ont été dominées au deuxième par les Néerlandaises Grinham et Atkinson, quatrième et douzième mondiales. Aujourd’hui en quarts, Serme affrontera Grinham et Stoehr la surprenante Belge Kim Hannes, seule athlète à avoir dominé une joueuse mieux classée qu’elle hier. – F. P. Noir Jaune NATATION ! CHAMPIONNATS D’ITALIE (grand bassin) Pellegrini face à sa peur La championne olympique du 200 m nage son premier 400 m depuis la crise d’angoisse qui l’avait paralysée il y a trois mois. LA DERNIÈRE FOIS que Federica Pellegrini a pris le départ d’un 400 m, elle ne l’a finalement pas pris. Prostrée, en larmes dans la chambre d’appel des Championnats d’Italie de printemps début mars à Riccione, la championne olympique du 200 m a refusé l’obstacle. Près de trois mois après cette crise de panique, la Vénitienne, après une mise à l’eau tranquille hier (3e du 100 m dos en 1’2’’63 et dernière relayeuse du 4 × 200 m en 1’57’’84 lancé), retrouve la distance. Le 400 m, elle ne l’a donc plus nagé en grand bassin depuis la finale des Jeux Olympiques à Pékin. Ce jourlà, alors recordwoman du monde (4’1’’53) et tellement à l’aise en demi-finales, elle arrivait en favorite. Avant de s’engluer dans une tactique trop prudente (5e en 4’4’’56) qui profita à l’Anglaise Adlington (4’3’’22). Alors aujourd’hui à Pescara, la star italienne, vingt ans, veut renouer le fil de son histoire avec le 400 m, entamée il y a seulement trois ans. Mais plus que ce manque de culture, c’est l’angoisse que l’élève d’Alberto Castagnetti a tenté de dompter ces dernières semaines après avoir identifié l’origine du mal. « C’est un problème psychologique qui date de novembre à Gênes », confiait-elle récemment. À la fin de l’automne, Pellegrini, en état d’hyperventilation, avait été victime d’un malaise, contrainte à sortir de l’eau à la micourse d’un 800 m (voir photo). « J’ai eu peur de mourir avec ce problème de respiration, ce que j’ai vécu a été très difficile. À Riccione, j’ai eu peur de revivre ces sensations. » Entretemps, fin décembre, « privée de forces », elle avait dû écourter un 400 m aux Interclubs en petit bassin, avant que des examens ne révèlent que la championne souffre d’asthme. ÉQUITATION ficile de faire la même chose sur 400 m. Je ne suis pas en confiance. » Mais nul doute que sa pointe de vitesse sur les deux cents premiers mètres devrait lui permettre aux Championnats du monde à Rome (26 juillet-2 août) de prendre enfin la course à son compte. Malgré les finisseuses anglaises (Jackson, 4’0’’66 et Adlington, 4’0’’89) qui ont été plus vite que son record du monde en mars. « Aujourd’hui, constate Castagnetti, son unique adversaire sur 400 m, c’est la panique. Comme elle est très forte mentalement, elle va effacer ce problème et tout sera possible. » Le possible commence aujourd’hui. PASCAL GLO « Je ne suis pas en confiance » Depuis, elle a augmenté la fréquence de ses échanges avec Daniele Popolizio, son préparateur mental depuis septembre 2006. « Seule et avec lui, j’ai déjà surmonté des passages bien plus difficiles », prévenait-elle avant Pescara. « Nous avons travaillé sur l’impossibilité que cet événement se reproduise, explique le psychologue du sport chargé de mission auprès de l’Union européenne. En fait, elle n’a pas eu peur, elle a été déstabilisée. Elle doit juste constater en course que tout va bien et que son asthme est sous contrôle. » Les cadences du DTN Castagnetti complètent le traitement : « En 2009, tout notre travail est uniquement axé sur le 400 m. Des 400 m, elle en fait vingt fois par semaine ! Elle n’a aucun problème technique. Elle a même déjà fait le record du monde en petit bassin (*) à l’entraînement ! Alors, quand elle l’aura nagé plusieurs fois en compétition, elle ne connaîtra aucun problème. » À condition de faire sa propre course. « Sur le 200 m je n’ai pas de souci, analyse-t-elle. C’est une course que je connais par cœur, ma course. C’est dif- I SAUT : CSIO***** DE ROME. – Pénélope Leprévost (Jubilée d’Ouilly), Timothée Anciaume (Lamm de Fétan, Jarnac), Kevin Staut (Le Prestige StLois) et Nicolas Delmotte (Luccianno HN) seront les quatre Français engagés à partir d’aujourd’hui dans le CSIO***** de Rome. La Coupe des Nations, deuxième étape de la Meydan Nations Cup, demain (15 h 45) et le Grand Prix, dimanche (16 h 30), seront les deux temps forts de cette étape italienne, privée des meilleurs couples mondiaux pour la plupart présents sur le CSI**** de Wiesbaden, en Allemagne. Une autre équipe de France composée de Clémence Laborde, Bruno Jazede, Stefan Lafouge et Jean-Marc Nicolas est présente au CSI**** de Lisbonne. (*) 3’56’’09 par Laure Manaudou le 9 décembre 2006. I SAUT : CSI**** DE BOURG-EN-BRESSE. – Le leader tricolore, no 7 mondial, Michel Robert sera jusqu’à dimanche à Bourg-en-Bresse. Julien Épaillard (no 30 mondial), Simon Delestre, Olivier Guillon, quatrième du Grand Prix de La Baule il y a deux semaines, Michel Hécart, Patrice Delaveau avec Katchina Mail-Normandie 2014, seront les autres têtes d’affiche d’un concours également marqué par des pilotes étrangers de renom comme les Britanniques Tim Stockdale et Ellen Whitaker, le Néerlandais Vincent Voorn et le Suisse Markus Fuchs. Le Grand Prix est programmé dimanche, à 15 h 30. RÉSULTATS HOMMES. Finales. 200 m : 1. Maglia, 1’47’’20. 50 m dos : 1. Di Tora, 25’’00. 400 m 4 nages : 1. Dioli, 4’14’’75 ; 2. Boggiatto, 4’14’’86 ; 3. Marin, 4’15’’46. Demi-finales. 100 m brasse : 1. Pesce, 1’0’’65 FEMMES. Finales. 50 m papillon : 1. Di Pietro, 26’’10 (rec. nat.). Demi-finales. 100 m brasse : 1. Scarcella, 1’6’’99 (rec. nat.). SKI ALPIN I UN SOMMET EUROPÉEN À AMNÉVILLE. – Le dôme d’Amnéville accueillait depuis deux ans à l’automne les Championnats de France indoor. Le rendez-vous prendra de l’ampleur pour la troisième édition puisque les 7 et 8 novembre prochain, c’est une compétition européenne qui se déroulera sous la cloche lorraine. C’est une initiative de la Fédération européenne de ski, une entité nouvellement créée par la France, l’Autriche, l’Italie et la Suisse qui entend développer le ski dans l’arc alpin mais également agir en contrepoids d’une Fédération internationale (FIS) parfois hégémonique. Les slalomeurs de ces quatre pays, dont Grange et Lizeroux mais aussi Herbst ou Raich, plus quelques autres invités continentaux s’affronteront donc en salle pour une sorte de Championnat d’Europe qui ne peut pas encore porter son nom pour ne pas froisser la FIS. GÊNES (Italie), 29 NOVEMBRE 2008. – Federica Pellegrini vient d’être victime d’un malaise en plein milieu d’un 800 m et doit être évacuée du bassin. « J’ai cru mourir », dira-t-elle à propos d’un incident qui a laissé des traces. (Photo Gian Mattia D’Alberto/La Presse/ABACA) PROGRAMME AUJOURD’HUI. – 50 m HOMMES (séries, demifinales et finale), 50 m dos FEMMES (s. d. et f.), 400 m H et F (s. et f.), 100 m dos H (s. et f.), 100 m brasse H et F (f.), 4 × 100 m H et F. VOLLEY BALL NATATION JUDO GOLF RUNNING FOOTBALL OUTDOOR FOR TECHNOLOGY FLUID RUNNING 315g de Performance ! La technologie Wave positionnée dans la semelle combine souplesse, amorti, stabilité et dynamisme… pour une course fluide et confortable. Redécouvrez le plaisir de courir. *technologie pour une course fluide conception : Shortlinks crédits photos : Mizuno - Fotolia Mizuno RCS Nanterre B415 006 741 WAVE RIDER 12 PAGE 11 JEUDI 28 MAI 2009 CANOË-KAYAK ! SLALOM – CHAMPIONNATS D’EUROPE JEUX OLYMPIQUES Le pari de Lefèvre Pour garder sa motivation, le double champion du monde et médaillé olympique de K 1 a décidé de s’essayer aussi au C 2. Sacré défi. NOTTINGHAM – (GBR) de notre envoyé spécial IL N’A PAS ENCORE vingt-sept ans mais Fabien Lefèvre, double champion du monde (en 2002 et 2003) et deux fois médaillé aux JO (bronze à Athènes 2004, argent à Pékin 2008) en K 1, en voulait encore davantage. Plus de défis et de reconnaissance. En parallèle, il a donc choisi de monter dans un canoë biplace (C 2) avec Denis Gargaud-Chanut, vingt et un ans et par ailleurs sélectionné en C 1. Le but ? Deux médailles aux Jeux de Londres en 2012. Mais les deux hommes pourraient déjà étonner lors de ces Championnats d’Europe à Nottingham. les mêmes. En monoplace, on va de plus en plus chercher des trajectoires tendues, en braquant au dernier moment. En biplace, la conduite est plus large, plus longue. » Lefèvre, à l’avant, bordé droit, a la responsabilité de lancer les figures, de fermer les angles, de les ouvrir, de donner le rythme. Denis Gargaud-Chanut, à l’arrière, bordé gauche, doit en même temps se coordonner sur son guide et diriger le bateau. Enfin, la préparation est plus importante et plus fatigante. En K 1, Lefèvre passait une heure et demie, deux fois par jour, dans le bateau. Maintenant, il enchaîne deux séances, toujours deux fois par jour, par exemple une heure dix d’eau vive en K 1 et quarante-cinq minutes d’éducatifs sur le plat en C 2 ou inversement. « C’est physiquement impossible d’enchaîner deux fois une heure en eau vive. Les séances de musculation sont plus longues aussi. Globalement, je dois être à 20-25 % de travail en plus. » Et si la crise faisait la différence ? L’impact de la crise financière mondiale aura un rôle prépondérant sur le choix, en octobre, de la ville organisatrice des JO de 2016. SELON UN DES MEMBRES de la commission d’évaluation des Jeux de 2016, « les projets de Chicago, Madrid, Rio et Tokyo sont différents, tous d’un très haut niveau et viables ». Reste aujourd’hui un critère supplémentaire avec lequel il faut compter : la crise. Cette crise qui handicape la préparation des trois projets olympiques en cours, Vancouver (hiver 2010), Londres (été 2012) et Sotchi (hiver 2014). Si ces trois villes ont été élues avant la récession financière, il n’en sera pas de même de celle qui aura l’honneur, en octobre à Copenhague, de recevoir les Jeux Olympiques de 2016. Certes, les quatre candidats ont prévu les financements, les réserves nécessaires à la construction de toutes les infrastructures, souvent très coûteuses, que nécessite l’organisation des Jeux, mais ont ignoré les imprévus. Il suffit de voir les problèmes financiers de Vancouver et de Londres pour construire leurs villages olympiques ou la gène que rencontre Sotchi avec « ses » oligarques russes, qui ont perdu une grande partie de leur fortune ces derniers mois. Avec le choix de 2016, pas question de tergiverser ; il faut voter en pleine connaissance de cause car une grande partie des sept ans qui seront nécessaires à la mise en place de ces Jeux souffriront encore de difficultés, voire de récession. C’est pour cela que l’institut pour le management et le développement (IMD) de Lausanne a étudié dans son « stress test » les possibilités de cinquante-sept pays à traverser la crise. Ce test prend en compte les prévisions économiques chiffrées, la perception des qualités et des défauts des gouvernements, du climat économique et social de chaque pays. Des quatre candidats aux Jeux de 2016, c’est le Brésil qui est le mieux noté en se plaçant en 22e position. Il devance le Japon (26e), les États-Unis (28e) et enfin l’Espagne, qui termine très loin à la 50e place. C’est un signe très fort que devraient prendre en compte les cardinaux du sport, au moment de voter à Copenhague, le 2 octobre. La crise mondiale est devenue un élément qu’il ne faut plus négliger et il n’est pas surprenant de voir que le nombre des candidatures aux Jeux se réduit comme neige au soleil. Elles ne seront sans doute pas plus de trois pour « l’exercice » hivernal de 2018 et guère plus pour les JO d’été de 2020... La France, 44e du stress test, a-t-elle les moyens de son ambition avec Annecy, candidate en 2018 ? C’est une question à laquelle il faudra bien trouver une réponse d’ici à juillet 2011, mois où, à Durban (Afrique du Sud), sera désignée la ville organisatrice de ces Jeux-là. ALAIN LUNZENFICHTER Deux bateaux et tant de différences C2 Position À genou Pagaie Simple Longueur (mini) Pagaie 4,10 m Largeur (mini) Double Longueur (mini) POURQUOI UN TEL DÉFI Avant 2006, un athlète ne pouvait disputer qu’une seule catégorie à la fois. La réglementation internationale s’étant assouplie, Fabien Lefèvre a eu l’idée de ce pari. « Cela nous a surpris au début, avoue le directeur des équipes de France, Bertrand Daille. Mais le connaissant, on savait qu’il mettrait tout en œuvre pour réussir. » « J’avais besoin d’une motivation supplémentaire, explique l’intéressé. Je cherchais de la difficulté, une approche différente. Après des années d’individualisme, je partage désormais une aventure collective. C’est un super challenge ! Être avant-gardiste, ça, c’est excitant. » 0,75 m Poids (mini) à vide 3,50 m Largeur (mini) POURQUOI C’EST RÉALISABLE « Je suis impressionné, je n’aurais déjà pas cru qu’ils arriveraient à passer le cap des piges (sélections nationales), avoue le champion olympique de C 2 en 1996, Frank Adisson. On va voir la suite sur le plan international, je suis dubitatif mais aussi admiratif ! Mais il faudra aussi savoir gérer l’aventure dans la durée… Car il est passé d’un sport individuel à un sport collectif. » « Les transferts sont possibles d’une activité à l’autre, affirme Lefèvre. En C 2, avec nos expériences croisées du K 1 et du C 1, on a par exemple tendance à être un peu plus proches des portes. Mais il serait prétentieux de dire que l’on va révolutionner le pilotage du C 2 car nous n’avons encore rien gagné. L’objectif, c’est trois médailles pour nous deux à Londres. Ceci dit, si on a l’opportunité de gratter des podiums ou des titres 15 kg Poids total (environ) 0,60 m Poids (mini) à vide 155 kg 9 kg Poids total (environ) 79 kg (Photos Jean-Louis Fel) POURQUOI C’EST DIFFICILE « Il y a trois axes principaux, détaille Lefèvre à propos des différences entre kayak et canoë. Tout d’abord, passer d’une position assise à une position à genou, cela fait travailler des groupes musculaires différents. La manière de transmettre l’appui n’est pas du tout la même, les bras sont plus tendus et la pelle est plus grosse en canoë. Ensuite, les trajectoires ne sont pas d’ici là, on ne va pas se gêner…» Seront-ils les premiers à monter sur des podiums internationaux dans les deux disciplines ? En tous les cas, leur expérience a déjà fait des émules puisque les Britanniques David Florence (2e à Pékin en C 1) et Richard Hounslow (4e des Mondiaux 2007 en K 1) se lancent aussi en C 2, ici à Nottingham… FRANÇOIS PEISSON Ils sont tous là LES CHAMPIONS OLYMPIQUES 2008 à Pékin – Grimm (ALL, K 1), Martikan (SLQ, C 1), les frères Hochschorner (SLQ, C 2) et Kaliska (SLQ, K 1 femmes) –, ainsi que nombre de champions du monde ou olympiques précédents : ils sont tous là pour ce premier rendezvous de la saison. Côté français, outre le pari multiple de Lefèvre et Gargaud-Chanut, on suivra surtout le retour de Tony Estanguet (C 1) après son échec aux JO (9e). En K 1 hommes, la première participation de Benoît Peschier – champion olympique français en 2004 – pour la Grèce, pays de sa femme, sera également à observer. – F. P. PROGRAMME AUJOURD’HUI. – Water Sport Center de Nottingham (GBR), Holme Pierrepont : qualifications C 2 et K 1 FEMMES (1re manche à 9 heures [10 heures locales] ; 2e manche à 12 heures [13 heures]). DEMAIN : qualifications K 1 HOMMES et C 1. SAMEDI : demi-finales et finales C 2 et K 1 F. DIMANCHE : demi-finales et finales K 1 H et C 1. Équipe de France. – HOMMES. K 1 : Lefèvre, Billaut, Neveu. C 1 : T. Estanguet, Gargaud-Chanut, N. Peschier. C 2 : Ch. et P. Luquet, Troquenet-Voyemant, Lefèvre-GargaudChanut. FEMMES. K 1 : Pichery, Fer, Bouzidi. BOXE ! RÉUNION DU CIRQUE D’HIVER N’Dam, sûr de son chemin Le Camerounais est annoncé comme le grand espoir de la boxe en France. La route pour le prouver passe ce soir par le Cirque d’Hiver. ON LUI AVAIT PROMIS l’Amérique au printemps, il doit se contenter encore du Cirque d’Hiver. Hassan N’Dam avait mis les bouchées doubles en apprenant qu’il devait boxer aux États-Unis le 22 mai. Jusqu’à l’annulation de la réunion et une solution de repli à Paris, là où il s’est révélé l’an dernier en remportant le Grand Tournoi. « C’était important d’aller aux États-Unis. Le summum de la boxe c’est là-bas. Je voulais marquer le coup pour me faire connaître », regrette-t-il. Mais sans plus d’états d’âme au moment d’affronter le modeste Anglais Michael Monaghan (32 ans, 18 victoires, 24 défaites). À vingt-cinq ans, le Camerounais invaincu (18 succès dont 12 avant la limite) a connu d’autres méandres de parcours pour s’attarder à ça. Il garde en ligne de mire l’éliminatoire mondiale qu’on lui assure pour le 27 juin, contre l’Argentin Mariano Carrera (28 ans, 32 victoires dont 23 avant la limite, 5 défaites, 1 no-contest). Il n’oublie pas non plus d’où il vient. Gamin de Douala, N’Dam est venu à la boxe à six ans, sur les traces de son père Ismail, champion d’Afrique amateur des lourds sur le tard. Sa carrière amateur achevée sur une défaite en quarts de finale des Jeux d’Athènes contre le futur médaillé d’or russe Gaydarbekov, il a choisi de se lancer chez les professionnels en France, malgré des sollicitations du Canada et des États-Unis. N’Dam a fait plusieurs de ses combats en étant en situation irrégulière en France, grâce à une licence allemande, avant d’avoir ses papiers. Il espère sa naturalisation pour la fin de l’année, reproches : « On dit de lui qu’il boxe les mains basses. Mais s’il les monte, ça casse sa boxe ! Il a l’œil et la mobilité, pas besoin de lever les bras. » Pour lui trouver une limite, il vaut mieux se tourner vers ses adversaires. Karim Harzouz, entraîneur de Belghecham, victime de N’Dam l’an dernier, lui voit bien un défaut. « Il est un peu démuni de punch, juge-t-il. Et il n’a pas encore rencontré de grand boxeur. Mais il est talentueux, sait s’adapter et il est mobile : il saura mettre dans le vent même un cadreur rouleau compresseur. » N’Dam, lui, se reconnaît « un crochet du gauche trop large. Mais je l’ai travaillé. J’espère qu’il va passer. Enfin, j’en suis sûr ! » Cette confiance en lui passe parfois pour de l’arrogance auprès de ses adversaires, qui le voient monter sur un ring avec quelques pas de danse et beaucoup de décontraction. Mais l’homme aime juste faire le « show » et prête attention à tous les détails… Jusqu’à sa coiffure. « Il faut que je sois beau en montant sur le ring, avoue-t-il. C’est important pour ma confiance ! » Mardi soir, il avait prévu une séance d’une à deux heures pour remettre en ordre sa chevelure. Ce soir, il pourra faire admirer ses nouvelles tresses au public. Av ant de mériter ses louanges ? AURÉLIEN BOUISSET Initiales B-B Bayram ou Bertu ? L’un de ces deux super-welters remportera ce soir le Grand Tournoi. DEUX OU TROIS litres de Coca light, un énorme plat de pâtes au poisson. Voilà ce qu’a englouti Hussein Bayram, hier à 17 heures, à l’issue de la pesée de veille de finale des 70 kg du Grand Tournoi. Un Pantagruel affamé, voilà qui tranche avec l’atmosphère branchée canapés blancs, feu de cheminée, de l’hôtel-restaurant parisien le Murano et sa carte aux… trois cents vodkas ! Qu’importe, hier, pour Bayram (33 ans, 69,800 kg, 30 victoires dont 16 avant la limite, 3 défaites), c’était « pasta », « Coca »… et glaçons à gogo. Les cubes gelés, « dégustés chaque soir après l’entraînement », seuls écarts de conduite d’un jeûne débuté mardi. La diète, il vit avec depuis ses débuts pros, il y a neuf ans. Et, comme à chaque fois, à l’approche d’un combat, le superwelter grenoblois est « pressé d’en finir ». Parti hier matin en train de la métropole iséroise avec son entraîneur, Kasi Djerbi, Bayram, une fois rassasié, se dit « prêt » pour l’affrontement final face au Champenois Damien Bertu (27 ans, 69,400 kg, 22 victoires dont 7 avant la limite, 4 défaites, 1 nul). « Ça fait quatre mois que je bosse en vue du titre, poursuit l’ex-quintuple champion de France des moyens. Avec ce Grand Tournoi (dont les éliminatoires s’étalent sur quatre mois), j’ai expérimenté pour la première fois une gestion stricte de ma préparation physique et, surtout, veillé au quotidien à maintenir mon poids. » Ce soir, dans l’écrin du Cirque d’Hiver, sous le regard des statues équestres voulues par la famille Bouglione, propriétaire des lieux, Bayram sera en mission. Le boxeur de la place des Géants, si chaude artère grenobloise où des bandes se disputent, parfois à coups de fusil mortels, le contrôle du trafic de stupéfiants, voudra « représenter une lueur d’espoir pour tous les gens du quartier en ramenant le titre. Quand je suis parti, tous m’ont dit : “Décapite-le et reviens !” ». Une perspective pas vraiment réjouissante pour Damien Bertu qui misera sur sa mobilité pour fatiguer Bayram. Un atout essentiel pour le Champenois « face à ce gros puncheur ». Sa seule arme ? « Je n’ai pas envie d’en dire plus, cache le vainqueur surprise de Jimmy Colas en demi-finales de l’épreuve, en avril dernier. Au Cirque d’Hiver, il y aura du beau monde en tribunes et un titre, mon premier, à décrocher. C’est suffisant pour me donner envie de me dépasser. » XAVIER AUDEBERT I 63 MÉDAILLES POUR LA GRANDE-BRETAGNE EN 2012. – C’est du moins ce que prédit le professeur Alan Nevill de l’université de Wolverhampton, qui a fait une étude sur les gains de médailles pour chaque pays hôte depuis 1948. Il a montré que le nombre moyen de médailles était de 28 lorsqu’un pays n’organisait pas les Jeux et grimpait à 60 l’année où il accueillait les compétitions. La Grande-Bretagne a gagné 47 médailles (dont 19 en or) à Pékin l’an dernier, contre 28 à Sydney en 2000 et 30 à Athènes en 2004. Les chercheurs lui prédisent, sur la base d’une formule mathématique, quelque 63 médailles en 2012. Pour la Chine, qui a remporté 100 médailles en 2008, ils prédisent 78 médailles à Londres. I LIU PENG RÉÉLU. – Liu Peng a été réélu à la présidence du CNO chinois. Il ne pouvait en être autrement car son parcours, ces six dernières années, n’a été qu’une suite de succès. Il a obtenu l’organisation des JO 2008, celles des Jeux asiatiques d’hiver et de la Coupe du monde de football féminine en 2007 ainsi qu’un grand nombre de Championnats internationaux. Personne, à Pékin, n’a oublié qu’avec lui, l’équipe chinoise a remporté 51 médailles d’or l’été dernier. I LE « SEVEN » FAIT LE TOUR DU MONDE. – L’International Rugby Board (IRB) fait le tour du monde pour convaincre les décideurs que le rugby à sept doit entrer au programme des Jeux de 2016. Ainsi, l’international écossais Thom Evans « tourne » avec ses collègues Jonah Lomu (Nouvelle-Zélande), Lawrence Dallaglio (Angleterre), Agustin Pichot (Argentine), Bryan Habana (Afrique du Sud) mais aussi deux ex-rugbywomen, Anastassiya Khamova (Kazakhstan) et Cheryl Soon (Nouvelle-Zélande) pour promouvoir le rugby à sept aux Jeux. I CHAPPELET CRITIQUE LE CIO. – Jean-Loup Chappelet, professeur à l’Institut des hautes études en administration publique de Lausanne, n’a pas épargné le CIO lors d’une conférence organisée par l’Université de Toronto. L’ancien promoteur de la candidature de Sion aux Jeux de 2002 et 2006 critique l’immobilisme du CIO, le peu d’indépendance de sa commission d’éthique et surtout le manque d’évolution de la Charte olympique qui ne prend pas en compte les droits de l’homme. Noir ESCRIME FLEURET HOMMES – COUPE DU MONDE RÉSULTATS Quarts de finale : France - Japon, 45-37 ; Italie - Allemagne, 45-43 ; Russie - Corée du Sud, 45-31 ; Chine - Grande-Bretagne, 45-26. Demi-finales : Italie - France, 45-34 ; Russie - Chine, 45-36. Finale : Italie - Russie, 45-34. Match pour la troisième place : France - Chine, 44-28. Jaune La France répond présent ILS ONT CRAQUÉ contre l’Italie, mais se sont rattrapés contre la Chine. Battue en demi-finales par des Transalpins irrésistibles en ce moment, qui ont signé hier leur troisième victoire d’affilée par équipe en Coupe du monde, l’équipe de France a décroché, hier à Saint-Pétersbourg, la médaille de bronze en disposant de la Chine (44-28). Une satisfaction pour Guyart, Le Pechoux, Joubert et Koenig : ils avaient chuté trois fois contre les Asiatiques depuis le début de la saison. « On avait envie de dire qu’on était capables de les battre, confirme Brice Guyart. On a été sérieux dès le départ, on a été rigoureux et on n’a pas fait de cadeaux. » Pour cette dernière sortie avant les Championnats d’Europe en Bulgarie (13-19 juillet), les Français ont aussi disposé du Japon en quarts. « C’était un match important, poursuit Guyart, car ils nous avaient battus à Venise. Maintenant, on a battu toutes les équipes, sauf l’Allemagne qu’on n’a pas affrontée. On peut postuler pour une médaille. » Les fleurettistes devraient connaître aujourd’hui la sélection des quatre tireurs qui disputeront les Championnats d’Europe mais aussi les Championnats du monde, à Antalya en Turquie (30 septembre-8 octobre). – A. Bo. Fondateur : Jacques GODDET Direction, administration, rédaction et ventes : 4, cours de l’Ile Seguin, 92102 Boulogne-Billancourt BP 10302. Tél. : 01-40-93-20-20 SAS INTRA-PRESSE Capital : 2.167.240 /. Durée : 99 ans. Principal associé : S.A. Éditions P. AMAURY. Président : Marie-Odile AMAURY. S.N.C. L’EQUIPE Capital : 50 000 /. Durée : 99 ans du 26 juillet 1985. Siège social : 4, cours de l’Ile Seguin, 92102 BoulogneBillancourt BP 10302. Gérant : Marie-Odile AMAURY. Principal associé : SAS INTRA-PRESSE. Directeur général, Directeur de la publication : François MORINIERE Directeur de la rédaction du quotidien : Fabrice JOUHAUD VENTES : Tél : 01-40-93-20-05 ABONNEMENTS : Tél. : 01-55-56-70-60. 22, rue René Boulanger, 75472 Paris Cedex 10. E-mail : abo lequipe.presse.fr France Métropolitaine, lundi à samedi, 6 mois : 154,5 / ; 1 an : 309 /. Lundi à dimanche, 6 mois : 179,10 / ; 1 an : 358,20 /. ÉTRANGER : nous consulter. IMPRESSION : CINP (77 - Mitry-Mory), CIRA (01 - Saint-Vulbas), CILA (44 - Héric), CIP (13 - Istres), CIMP (31 - Escalquens). Siège social : 25, av. Michelet, 93400 Saint-Ouen. Nancy-Print (54 - Jarville). Siège social : RPI SAS 8, squ. Chanton, 92200 Neuilly-sur-Seine. Dépôt légal : à parution. Publicité commerciale : AMAURY MEDIAS, Tél. : 01-41-04-97-00. Petites annonces : 25, av. Michelet, 93408 St-Ouen Cedex. Tél. : 01-40-10-52-15. Commission paritaire no 1212I82523 ISSN 0153-1069 SE PARIS, RESTAURANT « LE MURANO », HIER. – Pas de mots, mais un échange de regards qui promet de la fureur entre Hassan N’Dam (à gauche) et son adversaire anglais Michael Monaghan. (Photo Denis Boulanger/L’Équipe) lui qui veut faire carrière dans son pays d’adoption. Il s’est senti bien dans la salle de Pantin, en banlieue parisienne, où des compatriotes l’ont orienté en 2004 d’éloges sur son élève et regorge d’anecdotes sur les adversaires impressionnés ou les sparring-partners écœurés. Le champion WBA des moyens, l’Allemand Felix Sturm (32 victoires, 2 défaites, 1 nul), piqué par N’Dam à l’entraînement, aurait refusé de croiser à nouveau les gants avec lui… Le coach balaie les De la confiance, pas d’arrogance N’Dam rigole encore de sa première rencontre avec son entraîneur, Mustapha Ouicher : « Je lui ai dit que j’avais l’ambition de boxer Bernard Hopkins ! » « J’ai vu de la détermination, se souvient Ouicher. Je lui ai proposé de passer à la salle le lendemain. Et sur ce que j’ai vu, je lui ai dit : “ Sauf accident, tu seras champion du monde. " » Quatre ans après, Ouicher ne tarit pas PROGRAMME AUJOURD’HUI (19 h 30). Cirque d’Hiver. TV : en direct à 20 h 45 sur Canal + Sport. Coq (6 × 3) : Jérôme Arnould-Cristian Nicolae (ROU). Super moyens (4 × 3) : Hakim Chioui-Damien Retif. Mi-lourds (6 × 3) : Doudou Ngumbu-David Greter. Super légers (4 × 3) : Ahmed elMousaoui - Youcef Loursiki. Championnat de l’Union européenne des moyens (12 × 3) : Woulid Guarras-Affif Belghecham. Finale du Grand Tournoi des 76 kg (10 × 3) : Damien Bertu-Hussein Bayram. Super moyens (8 × 3) : Hassan N’Dam (CAM)-Michael Monaghan (ANG). I DÉCÈS DE LA FILLE DE TYSON. – Exodus, la fille de quatre ans de Mike Tyson, l’ex-champion du monde des lourds, est décédée mardi à l’hôpital de Phoenix (Arizona) où elle avait été admise la veille après s’être étranglée accidentellement avec une corde prise dans un tapis de course électrique, à son domicile. I SONNY BILL WILLIAMS SAIT AUSSI BOXER. – Le rugbyman néo-zélandais de Toulon (Top 14) a remporté par K.-O. au 2e round le combat qui l’opposait à son compatriote Gary Gurr, hier à Brisbane (Australie). Prévu en 4 rounds de deux minutes, le combat de Sonny Bill Williams était une opération de charité pour l’association « K.-O. to drugs », qui lutte contre la toxicomanie. Tirage du mercredi 27 mai 2009 : 403 793 exemplaires URS TOUS LES JO DÈS 13H00 INTERNATIONAUX DE FRANCE EN DIRECT DE TENNIS TOUS LES MATCHES WWW.RTL-LEQUIPE.FR JEUDI 28 MAI 2009 À ÉCOUTER SUR LA NOUVELLE RADIO NUMÉRIQUE PAGE 12 BASKET ! NBA (play-offs, finales de Conférences) – ORLANDO - CLEVELAND (match 4) : 116-114 a.p. SOS Cleveland ORLANDO – (USA) de notre envoyé spécial ALORS QUE L’AMÉRIQUE salivait déjà en anticipant le choc Kobe Bryant (Lakers)-LeBron James (Cleveland) en finale, le scénario idéal et « mercantilement » correct est en train de dérailler. La faute à Orlando, qui règne avec autorité sur la finale de Conférence Est (3-1) devant un Cleveland médusé. Alors qu’une épée de Damoclès menace la star du Magic Dwight Howard à une faute technique de la suspension, les partenaires de Mickaël Pietrus n’ont besoin que d’une seule victoire pour gâcher définitivement la fête. Et cela ne doit rien au hasard, même si tous les matches de la série ont été serrés (107-106, 95-96, 99-89, 116-114 a.p.). ORLANDO, LA BÊTE NOIRE ? – Pourquoi les Cleveland Cavaliers, premiers de saison régulière (66 victoires) et rois des play-offs jusque-là (deux coups de balai, 4-0, face à Detroit puis Atlanta), ressemblentils subitement à la caricature d’une équipe reposant sur un seul joueur, incapables de développer un jeu collectif correct ? Réponse : ils détestent les Orlando Magic. « Parfois, on se retrouve devant des obstacles qu’on aimerait ne pas avoir à franchir », a expliqué honnêtement LeBron James en début de semaine. Les Floridiens avaient remporté huit de leurs onze derniers matches contre Cleveland avant cette finale de Conférence. De par leur ossature, ils posent aux joueurs de Mike Brown des problèmes de « matchups » (confrontations individuelles poste par poste) pour l’instant insolubles. Face à eux, les Cavs peinent à s’exprimer défensivement, pourtant un de leurs points forts. En témoignent les rafales à trois points subies lors du match 4 mardi (17 sur 38 pour Orlando à 44,7 % !). Sous les cercles, le déséquilibre est flagrant entre « Superman » Dwight Howard (62 % aux tirs dans la série), pivot moderne par excellence, et une doublette Zydrunas Ilgauskas-Anderson Varejao empruntée. « Howard s’assoit dans la raquette et il ne bouge plus. Il nous pose beaucoup de problèmes », admet le meneur Mo Williams. Mesurant tous deux 2,08 m, Hedo Türkoglu et Rashard Lewis évoluent aux postes 3 et 4 (ailier et intérieur) mais leur rayonnement s’avère beaucoup moins unidimensionnel que celui des joueurs de Cleveland qui leur sont opposés, James excepté. DES SECONDS RÔLES TROP MUETS. – Sans hausser le ton, LeBron James avait laissé entrevoir avant le match 4 ce qui clochait chez les Cleveland Cavaliers : ses coéquipiers. Envolé, le discours assurant que cette saison, le « Roi » était enfin bien entouré, contrairement à 2007 (défaite en finale NBA, 0-4 face aux Spurs). Car les problèmes de « matchups » n’expliquent pas tout. Les autres titulaires des Cavs déjouent face au Magic. All Star cette saison, le meneur Mo Williams reste branché sur courant alternatif. Mardi, il avait bien commencé (18 pts après trois quart-temps) avant de s’éteindre, spectateur passif du show de son homologue floridien Rafer Alston. Et si les membres du cinq majeur ont du mal, le banc est carrément aux abonnés absents. En quatre matches, le sixième homme du Magic, Mike Pietrus, a inscrit à lui seul quinze points de plus que tous les remplaçants de Cleveland réunis (56 contre 41). LEBRON TROP SOLLICITÉ. – On a beau s’appeler LeBron « King » James et avoir remporté le trophée de MVP de la saison régulière, jouer 43 minutes par match avec la première responsabilité offensive sur quasiment chaque action (42,3 pts en moyenne face à Orlando, contre 33,8 pts au tour précédent) et mener la défense face aux dangereux ailiers adverses représente un drôle de sacerdoce. D’ailleurs, Cleveland a perdu les trois matches lors desquels il a inscrit quarante points et plus. S’il a évité le pire à son équipe en convertissant un shoot au buzzer déjà mythique vendredi dernier (96-95), « LBJ » a montré quelques (très légers) signes de moins bien sur les fins de match depuis. Mardi, il a égaré plusieurs ballons dans les moments chauds (8 au total). « C’est inacceptable pour moi, » a lancé le « King ». Une autre preuve qu’il n’est pas tout à fait un surhomme ? LeBron a manqué un tir à la sonnerie à dix mètres, au bout de la prolongation de ce même match 4… « Il n’y a aucun shoot que je ne me sente pas capable de rentrer et je ne me sens pas fatigué », a-t-il commenté. C’est à ce mince espoir que s’accrochent les Cavs au bord de l’asphyxie. OLIVIER JOYARD Malgré un LeBron James exceptionnel mais esseulé, le leader de la saison régulière est à un match de l’élimination contre Orlando. O ORLANDO 116-114 a.p. CLEVELAND (21-25, 29-33, 28-21, 22-21, 16-14) ORLANDO : Alston (26), Lee (5), Türkoglu (15), R. Lewis (17), D. Howard (27), puis M. Pietrus (17), A. Johnson (7), Gortat (2), Battie. CLEVELAND : M. Williams (18), D. West (17), L. James (44), Varejao (9), Ilgauskas (12), puis Gibson (8), Szczerbiak (2), J. Smith, B. Wallace (4). « La mission n’est pas terminée » MICKAËL PIETRUS, qui a égalé son record en play-offs (17 points), ne veut pas crier victoire trop tôt. Quaranteminutessurle parquet(17pts, 3rbds, 2passes), une défense collée-serrée face au « King » LeBron James, cinq paniers à trois points et la victoire au bout d’une prolongation haletante : c’est un match fou qu’a vécu l’ancien Palois mardi soir. Mais fidèle à son habitude, celui auquel le quotidien américain le plus lu, USA Today, a consacré mardi un article le consacrant « Facteur X » de la série, reste sur ses gardes avant le cinquième match, ce soir dans l’Ohio. « LE MATCH 4 de cette finale de l’Est a été fantastique (116-114 a.p.). Racontez-nous ! – Quel soulagement d’avoir gagné ! On a très bien joué pendant la prolongation. Dwight Howard a dominé (10 pts en cinq minutes) et il a réussi deux lancers francs décisifs à vingt secondes de la fin. Je lui dis souvent de me regarder quand il est sur la ligne. Comme ça, il me voit sourire et il marque… Cela dit, la mission n’est pas terminée. On doit rester concentrés sur notre objectif. – Vous avez égalé votre record en play-offs et inscrit cinq paniers à trois points, dont un en prolongation. Comment vous sentez-vous ? – Je ne dis pas que je suis sur un nuage, parce que je sais ce que je suis capable de faire. Vous pensez peutêtre qu’il s’agit d’un miracle. Moi, je pense au plaisir de jouer. Enjoy basketball ! – Vous n’êtes plus qu’à une victoire de votre première finale… – Mener 3-1 nous donne de la confiance. Mais cela ne veut rien dire de plus. Pour aller en finale, il faut remporter quatre matches et ce sera dur. On doit continuer à bosser sans se voir trop beaux. Nous sommes toujours les outsiders contre le leader de la saison régulière. J’ai déjà connu cette situation avec Golden State, quand on a battu le favori Dallas, en 2007. – Vos play-offs réussis (14 pts en moyenne sur la série) marquent votre renaissance après une saison minée par les blessures (28 matches manqués). – Avec Orlando, je prends réellement du plaisir pour la première fois en six ans de carrière NBA ! Et mon but, c’est de toujours améliorer le DVD que je vais montrer à mon jeune fils Evan (18 mois)… Je joue pour lui. Son nom est tatoué sur mon poignet. Je veux qu’il soit fier. Je veux qu’il me voie en finale. » – O. J. PRO A PLAY-OFFS (quarts de finale) DEMAIN 20 HEURES Strasbourg - ASVEL (aller : 68-91) Gravelines-Le Mans (73-76) 20 H 30 Roanne - Nancy (79-97) (Sport +) SAMEDI 30 MAI 18 HEURES Chalon - Orléans (64-68) (Sport +) Matches d’appui éventuels mardi 2 juin (20 heures, 19 h 30 pour le match télévisé). I ESPAGNE : CALDERON NE JOUERA PAS L’EURO. – Le meneur de jeu espagnol de Toronto Jose Manuel Calderon a annoncé qu’il renonçait à disputer le Championnat d’Europe qui se déroulera en septembre en Pologne. Opéré d’un doigt, Calderon souffre aussi d’une déchirure à la jambe et ne veut pas précipiter sa rééducation. I CHOULET, PARTI POUR PROLONGER. – Selon Le Progrès, l’entraîneur roannais Jean-Denys Choulet devrait poursuivre l’aventure avec le Chorale. Encore sous contrat pour un an, Choulet, malgré quelques appels du pied d’autres clubs dont visiblement un du Paris-Levallois, devrait prolonger. « C’est vrai que j’ai eu plus de sollicitations que d’habitude, parfois pour de bons jobs. Mais j’estime que je n’ai pas fini ici », a déclaré le coach. I SIMON ET SOUCHU DE RETOUR À DIJON ? – Selon le site basketfever, il se murmure que la JDA Dijon serait sur les traces de l’ailier roannais Karim Souchu et du pivot Strasbourgeois David Simon. Pour mémoire, Souchu a été formé à Dijon (1996-99), tandis que Simon a passé deux saisons en Côte-d’Or (2006-2008). La JDA a déjà perdu son meneur Souleymane Diabaté parti en direction de Roanne. – J.-Y. R. RÉSULTATS CONFÉRENCE OUEST CONFÉRENCE EST Orlando - Cleveland 116-114 a.p. Orlando mène la série 3-1. 5e match ce soir à Cleveland. Noir ORLANDO, AMWAY ARENA, MERCREDI. – La puissance du pivot d’Orlando Dwight Howard s’exprime totalement dans cette série alors que LeBron James, spectateur impuissant de cette action, attend vainement du soutien. (Photo Scott Audette/Reuters) Denver - LA Lakers Série à égalité 2-2. 5e match la nuit dernière à Los Angeles. Jaune TÉLÉVISION Nelson Monfort, service galant Plus que Nadal et Federer, le journaliste est la star de Roland-Garros. En témoigne la journée que nous avons passée dans son ombre. « JE FAIS PARTIE du paysage de RolandGarros et Roland-Garros fait partie de mon paysage. » Extraite du livre C’est à vous, Nelson ! (Éditions du Moment), la phrase de Nelson Monfort nous a incité à suivre une journée de l’intervieweur qui couvre ses 22es Internationaux de France. Lundi, nous avons donc accompagné Nelson à Roland ; que le lecteur excuse cette familiarité mais Nelson appelle tout le monde par son prénom (*). 9 h 15 : place des Mousquetaires, premier autographe du jour et première photo. 9 h 31 : Lionel Chamoulaud félicite Tatiana Golovin pour sa prestation la veille, « saluée par de nombreux téléspectateurs », souligne le galant Nelson. 11 h 12 : après Tennis Club, il retrouve JeanPierre et Christian, des amis venus pour la journée, leur offre un verre d’eau, leur dédicace son livre, et file accueillir Marc, un ami. 11 h 55 : repas frugal. « Je déjeune de bonne heure ; après, le travail m’appelle. » Avant, petit saut à la loge France Télévisions. Au bar, il salue de prestigieux invités. « Bonjour Jean ! », « Bonjour Gilbert ! », « Bonjour Bernard ! », « Bonjour Frédéric ! » Et de claquer la bise à MM. Gachassin (président de la FFT), Ysern (directeur du tournoi), Laporte (secrétaire d’État aux Sports) et Thiriez (président de la LFP). Sortant de l’ascenseur, le président de France Télévisions, Patrick de Carolis, se précipite pour l’embrasser. 13 h 23 : dans la loge, Nelson assiste à ses premiers échanges tennistiques : la fin du premier set de Nadal. Il propose à la régie d’interviewer Tony Nadal à la fin du deuxième. Il passe au studio du court Chatrier, saluant Diane, sa complice interprète, d’un sonore « Que paso ? ». 13 h 58 : Nelson s’offre une escapade dans les allées. Sur son passage, la rumeur enfle (« Eh, t’as vu, y a Nelson ! »). Au « village », il embrasse sa fille Victoria, hôtesse au stand Peugeot, boit un thé et papote Bouclier de Brennus avec des dirigeants du Stade Toulousain et maintien en L 1 avec ceux du FC Sochaux. À la télé, Nadal empoche le deuxième set. Nelson prend congé. Photos et autographes ralentissent sa marche vers le central. 14 h 28 : tribune des entraîneurs. À quelques pas de Tony Nadal, il rebrousse chemin : « On n’est plus sur ce match. » 14 h 59 : première intervention ! Interview d’après-match de Nadal. Après le numéro 1 mondial apparaît le numéro 2, Federer. Que Nelson interroge avant son entrée sur le court, ainsi que son adversaire. « Faire un seul joueur, vis-à-vis de l’autre, c’est impoli. » 15 h 20 : Nelson baguenaude dans les allées. Un Asiatique l’interpelle dans un anglais approximatif : « Je vous ai vu aux Jeux Olympiques. » « Ah, j’aime beaucoup le Japon ! », lance Nelson à son interlocuteur médusé. « Non, moi, Chinois. » L’échange tourne court. 16 h 38 : après avoir couru au Lenglen pour une réaction de Paul-Henri Mathieu, retour fissa sur le central pour le troisième set de Federer. Des « Nelson, on t’aime ! » fusent lorsqu’il interroge le Suisse. Au studio, le ramasseur de phrases décompresse, se fait ressasseur de blagues, répétant à l’envi un jeu de mots sur le match à venir Bartoli-Parmentier : « Espérons que Bartoli gagnera ; sinon, ce sera du gâchis… Parmentier. » Diane se révèle bon public. 18 h 35 : après une nouvelle halte au « village », il repique un sprint vers le Lenglen où Roddick achève le Français Jouan, et arrache in extremis quelques mots à la victime. Assailli de sollicitations sur le chemin du central, Nelson, quoique fatigué, ne se départit pas de son affabilité. 19 h 24 : Bartoli évite le gâchis. Nelson se hâte lentement au bord du court. Son assistant au son René-Marc coupe son élan. « Nelson, y a un problème, y a pas d’interview. » Et Nelson de tourner le dos à la joueuse. Sa seule inélégance de la journée. JOCELYN LERMUSIEAUX I « 100 % FOOT » REVIENT SAMEDI ET LA SAISON PROCHAINE. – La semaine dernière, M 6 avait avancé 100 % Foot au samedi afin de célébrer un éventuel titre de Bordeaux, club qui appartient à la chaîne. Les Girondins n’ont pas été sacrés, ce qui oblige M 6 à recommencer l’opération. Ce week-end, 100 % Foot sera une nouvelle fois programmée samedi au lieu de dimanche, et démarrera vers 23 h 50. Avec, en plateau, deux invités habitués de l’émission : le comédien Bruno Solo et le sélectionneur Raymond Domenech. En attendant un retour de 100 % Foot la saison prochaine ? « L’émission existera toujours, assure Jérôme Bureau, directeur de l’info de M 6. Mais on la fera évoluer dans tous les sens. Elle s’appellera toujours 100 % Foot mais tout le reste est en discussion. » – E. M. 6.30 L’Équipe du matin. 10. (et 13., 16.) Le Mag. Dan Carter. 10.45 Best of L’Équipe du soir. 11. Tout images. 18. (et 18.30, 20., 20.30) La Grande Édition. 19. (et 21., 23.45) Total foot à l’extérieur. Istres. 19.30 (et 0.15) Adrénaline. 22.45 (et 1.15) L’Équipe du soir. ROLAND-GARROS, LUNDI. – Après son premier tour victorieux, Rafael Nadal croise la route de Nelson Monfort. (Photo Richard Martin/L’Équipe) (*) Ce qui vaut parfois des quiproquos savoureux : mardi, notre consœur de L’Équipe Mag Myriam Alizon s’est ainsi vue saluée d’un tonitruant « Bonjour Jessyca ! ». INFOSPORT 6. Matinale. 10. Le Journal. 18. Édition du soir. 20.30 Décodeurs. 21.30 Le Journal. www.rtl-lequipe.fr Les rendez-vous du jour 10 H 00 TENNIS ! « Tennis club ». Suivi, à 11 heures, du 5e jour des Internationaux de France à Roland-Garros. Direct France 4 170 min Rediffusions en italique 16 H 00 CYCLISME ! Tour d'Italie. 18e étape : Sulmona-Benevento. « Jeu, set et Mats ». Eurosport 90 min 20 H 00 MAGAZINE ! « Un jour à Roland ». France 3 10 min 20 H 30 FOOTBALL ! Copa Libertadores. Quarts aller. CruzeiroSao Paulo. Et Defensor-Estudiantes à 0 h 30. Le Grand Tournoi. Finale. D. Bertu - H. Bayram. « Retour à Roland ». Ma Chaîne Sport 105 min ------------------------------------------------------------------------------ 11 H 00 TENNIS ! 13 H 00 TENNIS ! Eurosport ------------------------------------------------------------------------------ 19 H 30 MAGAZINE ! 19 H 40 MAGAZINE ! Eurosport ------------------------------------------------------------------------------ 20 H 00 HANDBALL ! 20 H 00 HANDBALL ! D1. 26e journée. Montpellier - Nantes. Eurosport ------------------------------------------------------------------------------ 20 H 45 BOXE ! Canal + Sport ------------------------------------------------------------------------------ Internationaux de France. 5e jour. À Roland-Garros. Et à 17 h 45. à 23 heures 300 min 30 min France 3 ------------------------------------------------------------------------------ Canal + Sport ------------------------------------------------------------------------------ D 1. 26e et dernière journée. Saint-Raphaël-Chambéry. 120 min V e n d r e d i 2 9 120 min à 17 heures Orange Sport ------------------------------------------------------------------------------ 22 H 20 MAGAZINE ! France 4 ------------------------------------------------------------------------------ Internationaux de France. 5e jour. Puis sur France 2 (14 h 55) et France 4 (18 h 50). 450 min « Les Spécialistes Europe ». 65 min 125 min à 1 h 10 France 2 50 min ------------------------------------------------------------------------------ ------------------------------------------------------------------------------ ------------------------------------------------------------------------------ VOLLEY BALL NATATION JUDO GOLF RUNNING FOOTBALL OUTDOOR FOR TECHNOLOGY FLUID SWING Avec la technologie Y-TUNE (agrandissement de la zone de frappe orientée pointe), la série de fers forgés en une seule pièce MX-200 assure un toucher et une tolérance exceptionnels… *technologie pour un swing fluide conception : Shortlinks crédits photos : Mizuno – Fotolia – Getty Images Mizuno RCS Nanterre B415 006 741 SERIE FERS MX-200 Luke DONALD JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 13 HANDBALL ! DIVISION 1 HOMMES (26e et dernière journée) – PARIS-DUNKERQUE BATEAUX SEMAINE OLYMPIQUE DE MEDEMBLIK Frissons garantis La lutte promet d’être rude en bas de tableau où Paris a le profil idéal du deuxième condamné. Mais peut s’en sortir... CELA POURRAIT ÊTRE complètement dingue. Carrément prise de tête si jamais ils étaient cinq sur la même marche, l’avant-dernière synonyme de relégation, au moment de baisser le rideau. Il faudrait néanmoins un sacré concours de circonstances pour qu’Aurillac, Nantes, Toulouse, Nîmes et Paris achèvent l’exercice avec le même nombre de points (19) dans un scénario qui condamnerait Toulouse. Tout autant d’ailleurs s’ils n’étaient plus que quatre à occuper la position. Maintenant, on imagine mal Aurillac se faire piéger à domicile par la lanterne rouge Sélestat, ou encore Nîmes, intraitable lorsqu’il s’agit de sa survie devant des Cristoliens sans quête ou revendication particulière, lâcher l’affaire. Lors de cette vingt-sixième et dernière étape, il est d’abord question, donc, de relégation. L’événement est d’autant plus marquant et significatif qu’il met en scène un Paris vacillant. On n’attendait évidemment pas l’équipe dirigée par Olivier Girault dans pareil pétrin. Présentée comme l’un des outsiders de l’épreuve à l’aube de la saison, elle n’a jamais trouvé les bons ajustements et la meilleure ligne afin de mettre en branle son ambition. Son match nul samedi dernier à Nantes (25-25) lui a épargné l’affront d’une descente directe avant le dernier acte mais elle est, mathématiquement toujours, toute désignée pour accompagner Sélestat en division inférieure. Elle n’a même pas les moyens de calculer sachant notamment qu’à la différence de buts particulière, Paris n’a, en cas d’égalité, l’avantage que sur Aurillac mais on a vu que le club aveyronnais a ciblé ses matches depuis le début de la saison pour assurer son maintien et que Sélestat fait partie de ceux qu’il ne doit pas laisser échapper. AUJOURD’HUI 20 h 30 Paris - Dunkerque Toulouse - Tremblay-en-France Nîmes - Créteil Aurillac - Sélestat Montpellier - Nantes (Orange Sport) Ivry - Istres Saint-Raphaël - Chambéry (Eurosport) Les Bleus bien partis L’ÉQUIPE DE FRANCE a su profiter des conditions très musclées (20 à 25 nœuds de vent, mer formée) régnant hier à Medemblik aux PaysBas, cinquième étape de la Coupe du monde ISAF, pour briller lors de la première journée de qualifications. Deux à trois régates ont pu se dérouler dans la plupart des séries, et la palme revient au Match Race féminin, nouvelle série olympique, où Anne-Claire Le Berre, associée à Alice Ponsar et Myrtille Ponge, a remporté ses trois matches. En planche RS:X, Samuel Launay, après deux manches disputées, est quatrième – Julien Bontemps, médaillé d’argent olympique, finissant deuxième de la première manche –, tandis qu’en Laser Radial, Sophie de Turckheim pointe en troisième position. En 49er (LagravièreRocherieux, Dyen-Christidis) comme en 470 (Charbonnier-Meyer Dieu, Leboucher-Garos), les équipages français figurent tous dans le top 5. « Nous n’avions jamais eu une belle brise comme ça, ni à Hyères ni à Palma, relevait Guillaume Chiellino, le coach des 49er . C’était l’occasion de se jauger, en mettant à profit le travail hivernal. » Le Star a été la série sinistrée de la journée avec une seule manche courue, lors de laquelle Xavier Rohart et Pierre Alexis Ponsot n’ont pu faire mieux que dix-huitièmes. Finales et medal races sont prévues samedi et dimanche. – R. Ri. I CIRCUIT MONDIAL DE MATCH-RACING : PEU DE VENT À LANGENARGEN. – La deuxième étape du World Match Racing Tour, à Langenargen (ALL) sur le lac de Constance, souffre du manque de vent. Marc Bouet, l’entraîneur de l’équipe de France, qui a supervisé hier à l’entraînement les bateaux de Sébastien Col, de Damien Iehl et de Mathieu Richard, ne s’attend pas à une amélioration pour les qualifications aujourd’hui : « Le plan d’eau est très peu venté, à la limite du réglementaire, et un anticyclone, prévu dans les jours à venir, ne devrait rien arranger. Mais tout le monde est à la même enseigne, et Damien (Iehl) a gagné ici l’an dernier dans des conditions similaires… » 1. Montpellier 2. Chambéry 3. Tremblay-en-Fr. 4. Dunkerque 5. Ivry 6. Créteil 7. Istres 8. Saint-Raphaël 9. Nantes 10. Aurillac 11. Nîmes 12. Toulouse 13. Paris 14. Sélestat Classement Pts J. G. N. P. 46 25 23 0 2 41 25 19 3 3 37 25 18 1 6 29 25 14 1 10 28 25 12 4 9 24 25 10 4 11 23 25 10 3 12 23 25 11 1 13 19 25 8 3 14 19 25 9 1 15 19 25 8 3 14 18 25 9 0 16 17 25 7 3 15 7 25 3 1 21 p. 788 790 733 678 691 649 667 654 656 660 645 681 666 659 c. Diff. 620 +168 682 +108 679 +54 649 +29 689 +2 686 -37 675 -8 675 -21 698 -42 701 -41 666 -21 723 -42 712 -46 762 -103 – Montpellier est champion de France et disputera la Ligue des champions avec Chambéry. – Tremblay jouera la Coupe EHF. – Sélestat est relégué en D 2 avec le treizième du classement. – Cesson-Sévigné et Dijon accèdent à la Division 1. Quel Tremblay à Toulouse ? Avant de compter sur la faillite de l’un de ses concurrents, Paris doit d’abord se regarder dans la glace et trouver un supplément d’âme pour faire tomber Dunkerque, condition sine qua non pour espérer alors rester dans l’élite. Espérer battre Dunkerque lorsque l’on reste sur six défaites et un nul est-il bien raisonnable ? Dominer le vent du Nord alors que l’on a été balayé par la moindre bise depuis le début de la saison est-il seulement imaginable ? La question est de savoir si Paris est encore capable de gagner. « On n’a plus le choix. On n’a plus notre destin entre nos mains mais il faut gagner. Et même si l’on gagne rien n’est moins sûr... », reconnaît Patrice Annonay, le gardien de but. Si Paris l’emporte, il devra encore prier pour que Tre mbla y -en-F ranc e s’impose à Toulouse. Comment croire, là encore, que les banlieusards, définitivement troisièmes du Championnat, s’érigent en sauveurs ? Au nom de la solidarité régionale, on dit que Tremblay pourrait apporter le coup de pouce espéré mais n’y a-t-il pas un monde entre une équipe sans but et une autre accrochée à son désir de pérennité parmi l’élite ? Miser sur soi et parier sur les autres, c’est l’incroyable projet que les gens de la capitale ont, désormais, à défendre. Mais là encore, la mission est délicate. Dunkerque, en effet, s’accroche à sa quatrième place qui deviendrait européenne si le 7 juin à Dijon, Montpellier et Chambéry – d’ores et déjà nos représentants en Ligue des champions la saison prochaine – se retrouvaient en finale de la Coupe de France. Les Nordistes n’ont donc pas le profil de touristes en villégiature et ils font d’ail- leurs preuve dans cette deuxième partie du Championnat d’une belle régularité. D’autant plus concentrés qu’avec Ivry à leurs trousses, à seulement 1 point derrière avant d’accueillir Istres, ils n’ont pas le droit de se montrer dispendieux à Coubertin. Reste à savoir maintenant comment Toulouse va approcher le match de la peur ? Complètement insaisissable, l’équipe de Laurent Bezeau ne donne pas davantage de garanties que Paris. Ce soir, donc, les frissons sont garantis. LAURENT MOISSET TOULOUSE, PALAIS DES SPORTS, 19 SEPTEMBRE 2008. – Le pivot champion olympique et du monde, Christophe Kempé, ici au tir face à Sélestat (32-35), et Toulouse vont trembler ce soir dans la crainte de la relégation. (Photo Pascal Rondeau/L’Équipe) I ALLEMAGNE : OMEYER JOUEUR DE L’ANNÉE. – Thierry Omeyer, le gardien de Kiel, a été élu par les entraîneurs allemands meilleur joueur de la saison 2008-2009. Déjà champion d’Allemagne et vainqueur de la Coupe d’Allemagne, le gardien français est également tout proche de remporter la Ligue des champions après la victoire à l’aller contre Ciudad Real (39-34) et avant le match retour dimanche. I NÎMES FIXÉ LE 5 JUIN. – Condamnée à la relégation par la commission nationale d’aide et de contrôle de gestion, l’USAM Nîmes passera devant la commission d’appel de la Fédération française le 5 juin. Avant de se prononcer, les membres de ladite commission auront été éclairés par les recommandations de la CNCG. Reste à savoir maintenant si elle suivra les préconisations des spécialistes en gestion. On saura en tous cas ce jour-là si les Gardois sont maintenus en D 1 ou relégués en D 2. I IMBRATTA RESTE À TREMBLAY. – Un moment pressenti à Toulouse pour succéder à Laurent Bezeau, Stéphane Imbratta, l’entraîneur de Tremblay-en-France, a mis fin à l’étrange épisode. « J’ai deux années de contrat ici et je ne compte pas sauter du train en marche. J’ai toujours la même volonté de faire grandir le club. » Voilà qui met un terme à toute polémique avant le déplacement des Franciliens aujourd’hui à Toulouse. – L. M. I OXANA PAL À METZ. – Oxana Pal, l’internationale russo-allemande, vient de s’engager pour une durée d’un an avec Metz (Ligue féminine). Âgée de vingt-neuf ans (1,82 m, 67 kg), polyvalente sur les trois postes de la barre arrière, elle a porté le maillot russe à cinquante reprises. Après avoir évolué au Lada Toljatti, puis à Hypo, elle faisait les beaux jours de Trêves. Pal a été meilleure buteuse du Championnat allemand la saison passée (203 buts) et a terminé quatrième cette année (156 réalisations). Oxana Pal est la deuxième recrue messine, après l’arrivée de Cléopâtre Darleux, la gardienne internationale d’Issy-les-Moulineaux. – L. W. EN DIRECT DE LA D 1 HOMMES PARIS-DUNKERQUE Paris avance avec le même groupe qu’à Nantes pour le match de la dernière chance. Hormis les blessés de longue durée, Nyokas et Ouksir, tout le monde est opérationnel. À Dunkerque, l’arrière gauche Erwan Siakam effectue son retour après une inflammation du triceps. – Ah. Ka. sa participation devant les Savoyards est encore incertaine suite à un problème au mollet. Le gardien tchèque Josef Kucerka, qui quittera le club à la fin de la saison, sera bien là en revanche. Cyril Dumoulin et Karel Nocar ont été laissés à disposition de l’équipe réserve. – C. Mat. HOCKEY SUR GLACE I NHL (play-offs, finale de Conférence Est) : PITTSBURG RETOURNE EN FINALE. – Les Pittsburgh Penguins étaient avant la nuit dernière les premiers qualifiés pour la Coupe Stanley, la finale NHL, après avoir réussi un coup de balai dans la finale de la Conférence Est (4-0) face à Carolina. Mardi soir, les partenaires de la star canadienne Sidney Crosby se sont facilement imposés à Raleigh, sur la glace des Hurricanes (4-1) avec un gros match du gardien québécois, Marc-André Fleury. Dans la finale de l’Ouest, Detroit disposait la nuit dernière de l’avantage de la glace pour mettre un terme à une série que les Red Wings menaient 3 succès à 1 face au Chicago du gardien français Cristobal Huet. En cas de succès de Detroit, la Stanley Cup offrirait la même opposition que l’an passé, lorsque les Penguins s’étaient inclinés 2 succès à 4. MARDI : Pittsburgh-Carolina, 4-1. Pittsburgh remporte la série 4 à 0 (3-2, 7-4, 6-2, 4-1). Noir Jaune Burdet dit stop Le gaucher de Montpellier, champion olympique, met un terme à sa carrière. IL AURAIT AIMÉ fouler une dernière fois le mythique parquet de Bougnol. Participer à la célébration de son septième titre de champion de France. Mais Cédric Burdet, opéré mardi d’un ménisque, ne sera qu’un simple spectateur parmi les trois mille du palais des sports conviés à fêter ce onzième sacre. « C’est tout moi, ça, sourit-il. J’ai manqué de grands événements dans ma carrière qui se sont soldés par des victoires et je loupe aussi ma sortie... » À trente-cinq ans, celui qui a décroché, en août, le titre olympique à Pékin a, en effet, décidé de mettre un terme à sa carrière. En fin de contrat avec le Montpellier Agglomération Handball, il a choisi d’entamer sa deuxième vie, « la vie normale ». « J’ai le sentiment d’être arrivé au bout d’un truc, raconte-t-il. Je ne suis plus prêt à faire tous les sacrifices, surtout à Montpellier où le niveau d’exigence est élevé. Mentalement, ça devenait difficile. Physiquement aussi. Or, j’ai besoin d’être bien physiquement pour m’exprimer au mieux. Je dis souvent qu’il y a les besogneux et les talentueux. Moi, je suis dans la première catégorie... » Aurait-il continué si le club lui avait proposé de prolonger son contrat ? « Si l’on m’avait fait la proposition en décembre, sans doute l’aurais-je acceptée, répond-il. Mais ça aurait été une erreur. J’ai pas mal mûri au fil des mois et, plus la saison avançait, plus mon choix s’affinait. » Lauréat de la Ligue des champions en 2003, sept fois champion de France, également vainqueur de six Coupes de France et de deux Coupes de la Ligue, celui qui a porté les couleurs de Chambéry, Gummersbach et donc Montpellier compte aussi 227 sélections en équipe de France avec laquelle il a décroché deux médailles de bronze, aux Mondial 2003 et 2005. Avec le retour aux affaires d’Olivier Girault, Cédric Burdet est donc l’unique champion olympique à avoir mis un terme à sa carrière... – P. P. Sélestat, fin du miracle Relégué en D 2, le gros village alsacien entend vite rebondir. SÉLESTAT – (Bas-Rhin) de notre correspondant C’EST L’HISTOIRE d’un petit village, là-bas, en Alsace, qui ne résiste plus... L’issue était un peu inéluctable. Sélestat ne pouvait continuer éternellement à renouveler chaque année le miracle du maintien. Et après onze saisons consécutives parmi l’élite, les experts vont enfin avoir raison, qui pronostiquaient à chaque exercice la descente annoncée du Petit Poucet. Une issue retardée de saison en saison par les vertus de solidarité et de combativité. Et aussi par des recrutements souvent judicieux et parfois inespérés. Les Megannem, Tej, Gull ou Michel ont permis aux Alsaciens de vivre quelques saisons sans angoisse. Mais l’apparition de la LNH, les hausses de budgets et de salaires ont rendu impossible la venue de telles pointures. Et si, cette année, le SA-HB a comme d’habitude perdu un joueur clé (Mickaël Robin), les renforts, blessés ou peu performants, n’ont pas répondu à l’attente. Et l’accumulation de blessures n’a rien arrangé. Alors, Sélestat a plongé. Et se tourne déjà vers l’avenir pour reconstruire. Autour de quelques cadres à la mentalité irréprochable qui ont prolongé (Christian Omeyer, Huljina ou Salami) et de jeunes qu’il voulait absolument conserver (Butto, Jung), l’entraîneur Jean-Luc Le Gall et le club vont continuer à miser sur la formation. Et, en Alsace, on espère que l’attrait de la nouvelle salle (2 100 places) va compenser la baisse d’un budget qui va passer de 1,5 à 1,2 million d’euros. Une grosse saison en D 2 et pourquoi pas une remontée seraient la meilleure manière de relancer une région qui, avec Strasbourg, Mulhouse et Sélestat constituait encore il y a quelques années un fief du hand français. GUY THOMANN NÎMES-CRÉTEIL Après Saurina et Malasevic, c’est le gardien de but William Annotel qui quitte ses partenaires en cette fin de saison. Il a été opéré mardi du ménisque du genou gauche. Toujours pas de Yannick Limer, le défenseur cristolien, opéré de l’épaule la semaine passée. – L. G. IVRY-ISTRES Le jeune pivot Mathieu Bataille est incertain. En revanche, l’arrière droit ivryen, Leonardo Querin, revient après une entorse de la cheville. Michaël Keller n’effectue pas le déplacement jusqu’à Paris, sa femme attendant un heureux événement. Mohamadi Loutoufi est également resté à Istres, se plaignant d’une douleur au genou. – J.-P. T. AURILLAC-SÉLESTAT Fruchart revient dans le groupe et, contrairement aux rumeurs qui ont circulé ces derniers temps, reste sous contrat pour une saison ainsi que Montorier. Chanteraud (entorse de la cheville) et Verdier (opéré aujourd’hui d’un ménisque) sont forfait. Sélestat ne compte plus que douze joueurs valides. Boillaud (angine), Baran (tendon d’achille), Galotte (épaule) ont dû renoncer. – J.-M. A et G. Th. TOULOUSE-TREMBLAY Christophe Kempe (mollet) et Anouar Ayed (épaule) sont incertains et c’est le Chinois Yé qui « doublera » Arriubergé dans les buts. Les dirigeants toulousains devraient annoncer demain le nom du successeur de Laurent Bezeau, qui part chez les filles d’Arvor 29. Laurent Puigségur, l’ancien Montpelliérain, Raphaël Geslan, l’entraîneur d’Aurillac et Gilles Derot qui a exercé il y a peu à Istres sont les derniers concurrents en course. À Tremblay, la saison de Rastko Stefanovic est terminée. Il souffre d’une fracture de l’index de la main droite. – Ju. Carr. BADMINTON I VOLANT D’OR À TOULOUSE. – Brice Leverdez, Simon Maunoury – de retour après son opération à l’épaule droite en février –, Matthieu Lo Ying Ping, Élisa Chanteur, qui revient elle aussi de blessure, et les doubles Grosjean - Carême (hommes), Choinet Rahmawati et Chanteur - Matias (femmes), Carême - Choinet (mixte) seront les principaux atouts français de ce tournoi dans la Ville rose, d’aujourd’hui à dimanche. MONTPELLIER-NANTES Mickaël Guigou devrait reprendre du service. Il passera un test ce matin pour voir si sa cheville est opérationnelle. En revanche, la saison est terminée pour Tej (cuisse), Luka Karabatic (épaule) et Burdet (ménisque). Suspendu, Ferreiro est remplacé par Cherif Gormit qui fera ses adieux au handball. – J.-M. Ch. et C. D. SAINT-RAPHAEL - CHAMBÉRY Nikola Vojinovic, le demi-centre varois, met un terme à sa carrière, mais AUTOMOBILE ! FORMULE 1 - GRAND PRIX DE FRANCE Ça va encore durer Matignon entretient l’espoir d’un Grand Prix de France de F 1, un jour. Mais la décision n’est pas près de tomber. IL NE FALLAIT PAS imaginer que la réunion interministérielle de mardi dernier sur les grands équipements sportifs (L’Équipe d’hier) tranche définitivement sur le lieu d’implantation d’un circuit capable d’accueillir – et quand ? – un prochain GP de France de F 1. Certains observateurs craignaient même que le Premier ministre, confronté à l’opposition déclarée de membres de son gouvernement, ne renonce à s’impliquer plus avant dans un dossier décidément fort complexe. Le communiqué de Matignon qui soulignait que « le gouvernement souhaite que la France puisse, dès que possible, organiser un GP de F 1 » fut donc perçu comme une bonne nouvelle... par tous les prétendants à cette organisation ! l’emploi, à l’économie, au tourisme, au rayonnement international… » JeanLouis Borloo, le ministre du Développement durable et sa secrétaire d’État Chantal Jouanno « recadrés » ? Pas tout à fait quand même... Invités, surtout, à se pencher d’un peu plus près sur les garanties techniques que le projet de Flins a intégrées et défendues depuis le début pour concilier F 1 et « respect de l’environnement », comme le réclame le communiqué de Matignon. Mais un proche du dossier remarquait tout de même que, pour qu’il puisse aboutir, « il existe trois ou quatre points sur lesquels nous aurons besoin de Borloo ». D’ailleurs, le strict respect des procédures existantes, que demande aussi Matignon (délais légaux d’études, notamment), est une « évidence », remarque encore Éric Barbaroux. « Comment défendre le projet autrement ? On ne peut évidemment pas faire n’importe quoi au nom de la F 1 ». Même si cela doit prendre du temps… « Il est certain que pour un GP en 2011, cela devient malheureusement compliqué, note Éric Barbaroux. Mais ce n’est pas nouveau. » Côté défenseurs du projet Pôle Val de France, on remarquait surtout, hier, que Matigon n’avait pas dit : « Ce sera Flins » ou « Il n’y aura pas du tout de Grand Prix de France ». Après que Jean-Pierre Beltoise, le député du Val-d’Oise François Pupponi et l’architecte Gilles Terrones eurent, pour la première fois, présenté leur projet à Bernie Ecclestone, dimanche dernier au GP de Monaco, Hermann Tilke, qui a dessiné la majorité des nouveaux circuits ces dernières années, a pris contact dès lundi. Et hier, François Pupponi confiait qu’il présenterait d’ici la fin de la semaine, à quelques ministres concernés, un plan de financement pour les circuits auto, moto et karting « dont on ne pourra plus nous opposer qu’il est vague ». STÉPHANE BARBÉ Loeb à l’honneur PARIS, PALAIS DE L’ÉLYSÉE, HIER. – « Je suis fier de porter les couleur s françaises sur les podiums, les dimanches de course. Alors quand même... c’est un honneur d’être reçu à l’Élysée, en tant que pilote de rallye ! Car je n’ai rien fait d’héroïque pour obtenir cette distinction. » Toujours sans cravate – comme à son habitude – mais dans ses petits souliers malgré tout, Sébastien Loeb, le pilote automobile français ayant remporté le plus de victoires dans un Championnat du monde (52 rallyes et 5 titres mondiaux), a donc été fait, hier, chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Un insigne qu’il a reçu des mains du président de la République, Nicolas Sarkozy. « En plus, il a vraiment eu des mots sympas », s’enorgueillissait le pilote Citroën. Saluant évidemment le « coup de volant légendaire », le président ajoutait, en effet : « Franchement, je remercie ceux qui m’ont laissé le privilège de vous remettre moi-même cette Légion d’honneur... Et comme beaucoup de Français, concluait-il, j’espère que vous serez de nouveau champion du monde en 2009. » – S. B. (Photo Jérôme Prévost/L’Équipe) (*) « Investir dans ce projet veut dire que l’on n’a rien compris à ce qui se passe actuellement (sur les risques pour l’environnement) », avait déclaré Nicolas Hulot, dimanche dernier dans le Journal du Dimanche. Williams puni par la FOTA IL Y AVAIT FORT À PARIER que l’unité adoptée depuis le début de l’année par la FOTA (l’association des écuries de F 1) était avant tout de façade. Et que des lézardes finiraient par apparaître dans une guerre d’usure avec la FIA. Les intérêts, les moyens, les priorités, les ambitions sont si différents d’une équipe à l’autre qu’une harmonie dans la durée paraissait utopique. Face à l’urgence imposée par la FIA de s’inscrire pour le Championnat 2010 avant le 29 mai, Williams la première a craqué, en déposant lundi dernier sa candidature. Frank Williams se trouva-t-il lassé par les multiples – et vaines – réunions du Grand Prix de Monaco ? Peut-être. « Nous sommes une écurie de course, et notre société a pour seule activité la Formule 1, précisa-t-il hier. Nous avons des obligations envers nos partenaires et nos employés, et nous n’avions pas d’alternative à cette inscription. » La FOTA, qui tenait hier une nouvelle assemblée à Londres, n’a pas voulu entendre l’argument de Williams et, jusqu’à nouvel ordre, a donc exclu l’équipe de ses rangs. « Bien qu’elle soit regrettable, cette décision est tout à fait compréhensible », commenta Frank Williams, rappelant au passage que son team s’est engagé, contractuellement, envers la FIA et la FOM (Formula One Management, présidée par Bernie Ecclestone), à disputer le Championnat du monde de F 1 jusqu’à la fin 2012. On ne casse pas impunément – et surtout pas gratuitement ! – un tel engagement envers les deux autorités, la sportive (FIA) et la commerciale (FOM). Williams préfère consacrer son budget à la technologie et à la compétition, plutôt qu’à des dédommagements qui viendraient tout simplement hypothéquer son avenir. Reste à savoir comment Toyota, son fournisseur de moteurs, prendra cette marque d’indépendance ? L’écurie nippone se positionne comme l’un des plus farouches adversaires au règlement 2010 imposé par la FIA… au point que l’on s’interroge : chercheraitelle là un prétexte pour se retirer du jeu à la fin de cette saison ? – A. G. Tilke contacte Sarcelles Côté défenseurs du projet de Flins, on se réjouissait que le gouvernement réaffirme cette volonté. « Ce n’était pas évident après les déclarations de Nicolas Hulot, remarquait, hier, Éric Barbaroux, délégué général au Grand Prix (*). Ou encore après la condamnation de Pierre Bédier (obligé de renoncer à la présidence du conseil général des Yvelines). Or, l’arbitrage est allé à PAGE 14 JEUDI 28 MAI 2009 RUGBY ! TOP 14 – LES DEMI-FINALISTES (4/4) Jusqu’à aujourd’hui, L’Équipe présente des zooms sur les demi-finalistes du Top 14. Après Clermont lundi, Toulouse mardi, le Stade Français hier, c’est au tour de Perpignan aujourd’hui. A l’USAP, Mermoz décolle Après une séparation douloureuse avec Toulouse, Maxime Mermoz est une des révélations de la saison catalane. PERPIGNAN – de notre envoyé spécial C’EST UN DES MOMENTS phares de la saison de Perpignan. Un moment que le trois-quarts centre Maxime Mermoz gardera longtemps dans sa vidéothèque imaginaire. Ça se passe à Leicester, dans l’antre des Tigers, lors de la troisième journée de la Coupe d’Europe le 6 décembre. Sur une touche à sept mètres de la ligne de but perpignanaise, le lancer du talonneur catalan lobe tout le monde et tombe directement dans les mains de Mermoz. Le premier centre de l’USAP, arrivé du Stade Toulousain le cœur en berne, surprend tout le monde. Au lieu de créer un simple point de fixation afin que David Mélé dégage en touche, Mermoz décolle, efface Toby Flood d’un crochet intérieur et met les gaz, direction l’autre bout du terrain. Il accélère, laissant Lewis Moody dans son sillage, et résiste au retour des centres Aaron Mauger et Dan Hipkiss. Lorsque l’arrière commence à glisser, Mermoz redresse sa course et remet un coup d’accélérateur : « Je vois la ligne, je me dis qu’il faut que j’y arrive. » Ce qu’il fait, plongeant dans l’en-but au pied des poteaux et permettant à son équipe de revenir à égalité (13-13) à ce moment du match finalement perdu (27-38). Plus qu’un simple essai, plus qu’une preuve éblouissante de son talent, pour Mermoz, cette action est une libération. « Je me sentais revivre. Après deux années de galères je sentais que j’étais enfin redevenu un joueur de rugby, confie-t-il. Marquer contre Leicester lors de mon premier vrai match de Coupe d’Europe, ce n’était pas simplement une récompense de tout le travail que j’avais accompli. C’était la première fois que je me sentais aussi bien, aussi libre. » Pourtant, le natif d’Épinal avait déjà connu la Coupe d’Europe, contre Édimbourg et London Irish sous les couleurs du Stade Toulousain. « Mais, chaque fois, j’étais là juste pour combler le trou en dernier recours. J’étais la dernière roue du carrosse. C’était très dur à vivre », précise-t-il. Pourtant, après sept ans passés dans le club toulousain, des sélections avec toutes les équipes de France des moins de 17 ans aux moins de 21 ans, avec lesquels il a conquis un titre de champion du monde en 2006, Mermoz pensait qu’il méritait au moins la considération des techniciens toulousains. « Mais l’année après la Coupe du monde, je commençais à sentir que je n’étais pas invité. C’était comme si je n’existais pas, se souvient-il. Même quand je suis revenu après le titre mondial, c’était bizarre. En dehors de mes copains, personne au club ne m’a félicité. Je sentais qu’ils ne voulaient plus de moi et je rasais les murs… » C’est ainsi que, après à peine huit titularisations en deux saisons à Toulouse, dès son arrivée à Aimé-Giral en juillet dernier, Mermoz, arrière-petit-neveu du célèbre aviateur (*) se retrouve immédiatement dans la peau d’un titulaire. Et après la frustration de ne jamais enchaîner deux matches consécutifs en deux saisons, il déguste pleinement le temps de jeu. « Pour moi, c’est comme une renaissance !, s’enthousiasme-t-il. Dès les premiers jours, je sentais que je faisais partie du groupe et j’ai pu me lâcher dès les premiers matches. Et, depuis mon arrivée à l’USAP, je suis enfin parti sur un nouveau rugby. Le rugby de haut niveau qui, pour moi, a commencé cette année. » capable d’enchaîner des matches en Top 14 ou en Coupe d’Europe et de rivaliser avec les meilleurs… Là, il nous a vraiment surpris ! » Samedi, cependant, face à la paire de centres surpuissants du Stade Français (Bastareaud, Liebenberg), Mermoz et ses coéquipiers vont se trouver face à l’unique équipe que les Catalans n’ont pas réussi à battre cette année (11-26 à l’aller, 13-13 au retour). « On dit partout que nous sommes favoris, que les Parisiens ont déjà perdu !, s’étonne-til. Mais on est peut-être les seuls à les craindre. Et même si les Parisiens ont perdu chez eux contre Toulouse, Clermont et Biarritz, à chaque fois c’étaient des matches très accrochés. » Et, alors que l’USAP cherche toujours son match de référence cette saison, la demi-finale pourrait tomber à point nommé. Car, comme Mermoz durant sa vie antérieure à Toulouse, les Catalans ont appris à travailler dans la difficulté. Et comme Mermoz, ils ont su pui- Maxime MERMOZ Perpignan 22 ans, né le 28 juillet 1986 à Épinal (Vosges). 1,80 m ; 90 kg. Trois-quarts centre 2 sélections. Première sélection : Australie-France (40-10), le 5 juillet 2008 à Brisbane. Palmarès : champion du monde des moins de 21 ans (2006). Clubs : R. A. Épinal-Golbey (jusqu’en 2001) ; Stade Toulousain (2001-2008) ; Perpignan (depuis 2008). Brunel : « Il nous a vraiment surpris ! » Irréprochable en défense, c’est avant tout dans le registre offensif (5 essais en Top 14, 1 en Coupe d’Europe) que Mermoz a apporté sa classe. En dehors de son opportunisme, mis en lumière sur le fameux essai de Leicester et sa capacité à jouer dans la défense, ce sont ses qualités de réactivité et de créativité balle en main qui ont permis aux Perpignanais de franchir un palier. « On savait que Maxime avait des qualités et qu’il avait un certain potentiel, résume Jacques Brunel, le manager catalan. Mais de là à penser qu’il était ser une force unique dans le souvenir de ces moments délicats. « Quand tu as galéré tous les week-ends pendant deux ou trois ans, sachant que l’entraîneur te considérait comme rien du tout, ça ne peut que te renforcer, considère-t-il. Je n’ai jamais douté, mais j’ai travaillé encore plus. Finalement, ce qui m’est arrivé à Toulouse m’a peutêtre rendu un grand service. » Verdict samedi à Gerland. IAN BORTHWICK Perpignan Date de création : 1902. Président : Paul Goze. Entraîneurs : Jacques Brunel, Franck Azéma et Bernard Goutta. Budget : 12,7 millions d'euros. Stade : Aimé-Giral (14 593 places). Abonnés : 10 222. Affluence moyenne de la saison régulière : 12 936 spectateurs. (*) Aviateur français, pilier de l’Aéropostale qui s’illustra en réussissant la première traversée de l’Atlantique Sud sans escale de Saint-Louis du Sénégal à Natal, en mai 1930. Il disparut en mer au large de Dakar à bord de son appareil La Croix du Sud. Palmarès Championnat de France : 6 (1914, 1921, 1925, 1938, 1944, 1955). Coupe de France Du-Manoir : 3 (1935, 1955, 1994). EN DIRECT DES DEMI-FINALES TOULOUSE Les vingt-cinq connus aujourd’hui LES TOULOUSAINS ONT RALLIÉ BORDEAUX, hier, en fin d’après-midi, à l’issue de leur stage de trois jours à Capbreton (Landes). La majorité des trente stagiaires est restée au repos. Seuls les cinq joueurs écartés du groupe élargi des vingt-cinq – qui resteront mobilisés jusqu’à l’échauffement de la demi-finale – ont travaillé physiquement avant le transfert. Parmi les vingt-cinq, où devrait figurer le carré des demis Élissalde-Skrela-Kelleher-Michalak et dont Guy Novès dévoilera la liste, cet après-midi, à 16 h 30, lors du point presse à Chaban-Delmas juste avant la mise en place, une partie a effectué une séance de vitesse en parallèle. Pour meubler leurs derniers instants de tranquillité, les amateurs de foot de la délégation (Élissalde et Pelous en tête) devaient se réunir, hier soir, devant un écran pour suivre la finale de la Ligue des champions entre le FC Barcelone et Manchester United. – J. L. CLERMONT Ce sera sans Malzieu C’EST FINALEMENT EN AVION PRIVÉ que les Clermontois ont rejoint Bordeaux, hier, en fin d’après-midi. À leur arrivée, à l’aéroport de Mérignac, après un peu plus de trois-quarts d’heure de vol, le bus du club les attendait pour les emmener dans leur lieu de résidence. Dans la troupe manquait à l’appel Julien Malzieu, dont le forfait est désormais certain. Quelques dirigeants, parmi lesquels Jean-Marc Lhermet, le vice-président, et le directeur général Jacques Pineau, accompagnés de Vern Cotter, l’entraîneur, ont ensuite rendu visite aux footballeurs bordelais, dans leurs installations du Haillan, afin d’échanger sur les différents mode de fonctionnement des deux structures. Plus tôt dans la matinée, le groupe, composé de vingt-troisjoueurs, a effectué son dernier entraînement sur la pelouse du parc des sports Marcel-Michelin. La séance a permis de travailler les lancements de jeu à faible intensité et sans réelle opposition. Ce matin, les Clermontois effectueront l’ultime mise en place au stade Chaban-Delmas entre 10 et 11 heures. René Fontès, le président, Vern Cotter, l’entraîneur, et Aurélien Rougerie, le capitaine y reviendront à 17 h 30 pour la traditionnelle conférence de presse qui précède le match. – J.-P. M. Noir PERPIGNAN Laharrague sacrifié ? HIER, COMME À LEUR HABITUDE, LES CATALANS ont bénéficié de leur jour de repos hebdomadaire. Aucun entraînement pour les joueurs donc, tout juste une séance d’analyse vidéo pour Jacques Brunel, le manager, et ses adjoints le matin. Aujourd’hui, les Perpignanais se retrouveront vers 16 heures, à Aimé-Giral, pour un dernier entraînement collectif, une dernière mise en place avant le départ pour Lyon dans leur bus flambant neuf, demain. À la différence de la demi-finale contre Clermont à Marseille, l’an dernier (défaite 7-21), le staff catalan attendra vraisemblablement la dernière minute avant d’annoncer l’équipe qui sera alignée au coup d’envoi, samedi, à Gerland. Jusqu’ici, les Catalans ont réussi à garder le mystère, mais il semblerait que l’on s’oriente vers une troisième ligne qui privilégierait le dynamisme et la titularisation de Hume ou de Mélé à l’ouverture. Nicolas Laharrague ferait alors les frais de la vive concurrence à ce poste et serait absent du groupe catalan. L’équipe probable de Perpignan : Porical – Sid, Marty, Mermoz, Candelon – (o) Hume ou Mélé, (m) Durand – Perez, Chouly, Le Corvec – Olibeau, Britz – Mas, Guirado, Freshwater. – I. B. Jaune STADE FRANÇAIS Direction Lyon La formation a l’accent L’USAP renforce son identité catalane grâce à son centre de formation et à sa politique de recrutement de joueurs locaux. PERPIGNAN – de notre envoyé spécial SI CERTAINS clubs du Top 14, voire de Pro D 2, ont pris le chemin du recrutement à tout va, à l’USAP c’est l’inverse. Et si d’autres équipes phares du rugby français, en quête de résultats immédiats, ont cherché leur salut dans les apports venus de l’extérieur, du côté de la Catalogne, on a préféré l’investissement à long terme. Tout en soulignant l’ancrage dans la région et l’attachement à la culture et l’identité locales. Guilhem Guirado, Jérôme Porical, David Mélé, Jean-Pierre Perez… Ces quatre noms seront sans doute sur la feuille de match samedi à Lyon. Quatre joueurs sortis directement du centre de formation de l’USAP l’an dernier. L’USAP est une des seules équipes, sinon la seule, à pouvoir se vanter d’avoir aligné sur la feuille de match jusqu’à douze joueurs formés au club. Elle pourrait même composer une équipe complète avec des joueurs du cru (voir infographie). Mais une des forces de Perpignan cette saison, qui, malgré un budget « moyen » de 12,7 millions d’euros, lui a permis de finir premier de la phase régulière est incontestablement l’homogénéité de son effectif. Lorsque l’infirmerie catalane affichait complet, en novembre puis en février-mars, l’encadrement de l’USAP a su faire appel à des joueurs nés et formés à Perpignan ou ses environs. Suite aux diverses absences, un total impressionnant de 47 joueurs ont porté les couleurs de l’USAP cette saison en Top 14. Soit les trente-trois joueurs sous contrat professionnel, les six sous contrat « Espoirs » et huit pensionnaires du centre de formation du club (38 stagiaires actuellement). Ces huit sont les talonneurs Charles Géli et Romain Casals, l’arrière Geoffroy Michel, l’ouvreur Cédric Coll, le demi de mêlée Florian Cazenave, le pilier gauche Remi Alligier, le troisième-ligne centre Yannick Parent et le prometteur troisième-ligne aile Ber- SAINT-DENIS (Seine-Saint-Denis), STADE DE FRANCE, 31 JANVIER 2009. – Sous les regards de Gasnier, Hernandez et Beauxis (de gauche à droite), Maxime Mermoz avait marqué un essai contre les Parisiens. Il rêve de recommencer samedi contre le même adversaire. (Photo Alain Mounic/L’Équipe). TOULON Le quinze catalan Voici le quinze que l'USAP pourrait composer avec les joueurs issus de son centre de formation (CF) et/ou formés par des clubs du département. Porical, 23 ans (CF, (CF Entente de la Têt) Tê Planté, 24 ans Marty, 26 ans Manas, 33 ans Sid, 30 ans (Canet-Sainte-Marie) (Corneilla del Vercol) (Corneilla-del-Vercol) (Rivesaltes) (CF, Elne) (Canet Sainte Marie) (o) Mélé, 23 ans (m) Cazenave, 19 ans (CF, USAP) (CF, USAP) Perez, 25 ans Parent, 22 ans Guiry, 20 ans s (CF, Canet-Sainte-Marie) (CF, Villelongue-de-la-Salanque) C (CF, Millas) Vilaceca, 25 ans Olibeau, 31 ans (Cé t) (Céret) (Elne) (El ) Schuster, 24 ans n Mas, 29 ans Guirado, 22 ans (CF, La Côte Vermeille) (Argelès-sur-Mer) (CF, Arles-sur-Tech) trand Guiry (20 ans). Ce dernier a été le plus utilisé du lot avec treize matches disputés (dont quatre titularisations contre Toulouse, Montpellier, Brive et Bayonne). Le tout en terminant une licence en commerce et en réussissant le concours d’entrée de l’École supérieure de commerce à Toulouse. d’avenir. Et puis, ce n’est pas parce qu’un gars vient de l’hémisphère Sud qu’il est forcément meilleur que celui qui a été formé chez nous. » Telle une province de l’hémisphère Sud, l’USAP a assumé le rôle de portedrapeau du rugby catalan et des Catalans tout court. Pour formaliser le lien qui réunit le club avec le département et le « pais Català », cette saison l’USAP a mis en place « la charte du rugby catalan » qui a été signée jusqu’ici par trente-six des quarante clubs du département, ainsi que douze équipes de Catalogne Sud, de l’autre côté de la frontière espagnole. « C’est tout un maillage qui œuvre au quotidien pour former les joueurs et permettre aux meilleurs d’entre eux d’intégrer l’USAP, analyse Bruno Rolland, le directeur du centre de formation. Et si possible, le groupe professionnel. On se voit comme une province, un état d’esprit particulier dans le paysage du rugby français. On parle de l’école toulousaine. Mais nous, on veut qu’on parle aussi de l’école catalane et que quand on voit nos couleurs, on les associe avec un certain esprit du rugby. » –I. B « L’impression d’avoir vingt ans » JONNY WILKINSON, nouvel ouvreur de Toulon, trente ans depuis lundi, assure qu’il se sent en pleine forme même s’il n’a plus joué depuis septembre. TOULON – de notre envoyé spécial PENDANT UNE HEURE, hier midi, Jonny Wilkinson (30 ans, 70 sélections), a répondu en souriant à une soixantaine de journalistes, posé pour les photos au stade Mayol… Précision : il a tenu à ne s’exprimer qu’en français… même pour répondre à des Anglais. SON ÉTAT PHYSIQUE. – « Après ma blessure au genou gauche (30 septembre), j’ai eu sept mois pour m’entraîner, m’occuper de mon corps. Physiquement, je suis meilleur que jamais. J’ai trente ans depuis deux jours, j’ai l’impression d’en avoir vingt. Je suis frais mais j’ai besoin de compétition, c’est sûr. Pour le genou, pas de souci ; c’est parfait. La visite médicale n’est pas un problème. » L’AMBIANCE DE MAYO L. – « Quand je suis venu au stade (ToulonPerpignan, 29-32, le 14 mars), il y a deux mois, ç’a été une grande surprise. J’ai disputé des Coupes du monde, participé à des tournées avec les Lions ou l’Angleterre, je croyais avoir tout vu. Ici, c’est fantastique, du jamais vu pour un club. Je serai très content d’avoir le public de Toulon derrière moi et pas en face (il rit). » AH, LE FRENCH FLAIR… – « Évidemment que le french flair existe ! J’en ai parlé avec mes amis Ben Cohen et Steve Thompson (Brive). Je voudrais un peu de ce flair pour moi, apprendre comment les Français font ces choses qu’ils sont les seuls à faire, quand ils marquent un essai alors qu’il ne semblait pas y avoir d’occasion une seconde plus tôt. » C’ÉTAIT REPOS, HIER, POUR LES PARISIENS. Comme d’habitude, ils ont déjeuné avec leur président, Max Guazzini. Aujourd’hui, après un dernier entraînement au stade JeanBouin, Auradou et ses partenaires prendront la direction de Lyon, en TGV, et s’installeront dans un hôtel proche du stade de Gerland. Samedi soir, quoi qu’il arrive, les joueurs du Stade Français regagneront la capitale, toujours en TGV. L’équipe probable du Stade Français : Beauxis – Gasnier, Bastareaud, B. Liebenberg, Mir. Bergamasco – (o) Hernandez, (m) Albouy – Mau. Bergamasco, Leguizamon, Rabadan (cap) – Auradou, Papé – Attoub, Szarzewski, Marconnet. Remplaçants : Blin, Roncero, Marchois, Parisse, Oelschig, Messina, Jeanjean, P. Ledesma. Tableau final Demi-finales À Lyon, samedi 30 mai, 16 h 45 (Canal +) Finale À Saint-Denis, Stade de France, samedi 6 juin, 21 heures (Canal + et France 2) 1. Perpignan 4. Stade Français À Bordeaux, demain, 20 h 45 (Canal +) 2. Toulouse 3. Clermont I EUROPE : TOULOUSE ET BIARRITZ TÊTES DE SÉRIE. – Le Stade Toulousain et le Biarritz Olympique figurent parmi les têtes de série avant le tirage au sort des poules de la prochaine Coupe d’Europe qui aura lieu le 8 ou 9 juin. Ils sont en compagnie du Munster, de Leicester, de Bath et du Leinster, le tenant du titre qui vient de rejoindre ce groupe. Le 24e qualifié pour la compétition sera connu ce week-end après un match de barrage opposant en Italie Calvisano à Newport. I PRO D 2 : MACIELLO POUR ARBITRER LA FINALE D’ACCESSION. – C’est le membre du comité Côte d’Azur, Franck Maciello, qui a été désigné arbitre de la finale d’accession de Pro D 2 entre Oyonnax et Albi, qui sera disputée dimanche à 15heures au stade Yves-du-Manoir de Montpellier. I GAILLARD À MAZAMET. – L’ancien entraîneur de Castres l’avait laissé entendre depuis l’annonce de sa « retraite » du milieu professionnel. Alain Gaillard, bientôt soixante ans, s’est engagé au Sporting Club Mazamétain, promu en Fédérale 1, comme adjoint de Christophe Lucquiaud. – B. M. I ANGLETERRE : GOODE TITULAIRE CONTRE LES BARBARIANS. – Le demi d’ouverture briviste Andy Goode débutera face aux Barbarians samedi à Twickenham, tandis que le talonneur du CAB Steve Thompson sera sur le banc. À noter que six nouveaux joueurs seront titularisés, Chris Robshaw et Jordan Turner-Hall (Harlequins), Dylan Hartley et Ben Foden (Northampton), Matt Banahan (Bath) et David Wilson (Newcastle). L’équipe d’Angleterre : D. Armitage – Foden, Noon, Turner-Hall, Banahan – (o) Goode, (m) Care – Moody, Easter, Robshaw – Deacon, Borthwick (cap) – Wilson, Hartley, Payne. I BARBARIANS : BETSEN JOUERA CONTRE L’ANGLETERRE. – Le troisième-ligne aile français des Wasps Serge Betsen sera aligné samedi face à l’Angleterre. L’équipe des Barbarians : B. Blair - Howlett, Lewsey, Gordon D’Arcy, Balshaw - (o) Jackson, (m) Marshall - Betsen, Elsom, J. Collins - Jack, Corry (cap.), Somerville, Brits, Dermody. « La charte du rugby catalan » Il faut dire que le centre de formation de l’USAP existe depuis 2004. Mais il a fallu attendre 2007 pour que cette structure commence à tourner à plein régime. En effet, avec l’arrivée de Paul Goze à la tête du club et de Jacques Brunel comme manager général, les dirigeants catalans ont changé de politique en termes de recrutement. En ne recrutant que le strict minimum (Mermoz, Sid et tout de même Dan Carter la star néo-zélandaise acheté 700 000 / pour sept mois), en privilégiant les filières locales et en mettant l’accent sur l’identité forte du rugby catalan. « Ce n’est qu’une idée personnelle, glisse Paul Goze, le président du club. J’étais persuadé que lorsqu’une équipe change dix ou douze joueurs par saison, ce n’est pas une solution TOULON, STADE MAYOL, HIER. – Tout sourire sous son nouveau maillot, Jonny Wilkinson est prêt à relever le challenge avec Toulon. « Physiquement, je suis meilleur que jamais. » (Photo Felix Golesi/L’Équipe). SON OBJECTIF POUR TOULON. – « Avec l’expérience de Tana Umaga, le talent de Sonny Bill Williams, la puissance des avants, l’arrivée de joueurs comme Fernandez Lobbe, il y a un squad fantastique. J’ai beaucoup discuté avec Philippe Saint-André et je partage sa vision du jeu. Alors, oui, il est possible de remporter chaque match avec cette équipe, à condition d’être à son meilleur niveau à chaque entraînement. Et si on fait ça, à la fin de saison, on peut être champions (sourire). » LA COUPE DU MONDE 2011 ? – « L’équipe d’Angleterre ? Pour moi, c’est simple : à chaque entraînement, chaque match, c’est (il martèle) : Toulon, Toulon, Toulon. Après, on verra. » ARNAUD REQUENNA AGENDA DEMAIN I TOP 14 (demi-finales).– Voir par ailleurs (tableau final). SAMEDI 30 MAI I TOP 14 (demi-finales).– Voir par ailleurs (tableau final). I TOURNÉE DES LIONS. – Highveld XV (AFS) - Lions britanniques et irlandais (19 h 15, Canal + Sport). I TEST-MATCHES. – Angleterre - Barbarians ; Canada - Pays de Galles. I SUPER 14 (finale). – Bulls (AFS) Chiefs (NZL) (17 h 15, Canal + Sport). DIMANCHE 31 MAI I PRO D 2 (finale). – Oyonnax - Albi, à Montpellier (15 heures, France 3 et Sport +). I TEST-MATCH. – États-Unis - Irlande. I TOULON À SIGNÉ LA CONVENTION AVEC LA RFU. – Mourad Boujellal, le président du RC Toulon, a révélé hier que son club a signé la convention de partenariat avec la Fédération anglaise (RFU) afin que Jonny Wilkinson, s’il est sélectionné, puisse participer aux stages et aux matches de l’équipe d’Angleterre. – A. R. JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 15 TENNIS Court Philippe-Chatrier BARTOLI-Garbin (ITA) Face-à-face : 2-2 FEDERER (SUI)-Acasuso (ARG) Face-à-face : 3-0 S. WILLIAMS (USA)-Ruano Pascual (ESP) Face-à-face : 1-0 MONFILS-Crivoi (ROU) Face-à-face : 0-0 Jose Acasuso. ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) PLAN DU STADE Début des rencontres sur tous les courts à 11 heures (sauf mention) Porte Marcel-Bernard Porte des Mousquetaires Court Suzanne-Lenglen 2 3 il uteu e - d ’A Port d e la ue aven 13 Suzanne-Lenglen 17 15 11 9 7 Philippe-Chatrier Court nO1 10 18 16 14 12 8 6 5 4 (Photo Manu Fernandez/AP) boulevard d’Auteuil Porte Suzanne-Lenglen JANKOVIC (SER) Rybarikova (SLQ) Face-à-face : 0-0 Fin de V. WILLIAMS (USA) - Safarova (RTC) CORNET - Cirstea (ROU) Face-à-face : 1-0 TSONGA - Monaco (ARG) Face-à-face : 1-0 DJOKOVIC (SER) Stakhovsky (UKR) Face-à-face : 0-0 Sorana Cirstea. (Photo Nicolas Luttiau/L’Équipe) Court n o 1 3 5 Court n o 2 4 6 8 Juan Chardy-Bolelli (ITA) Fin de DAVYDENKO (RUS)-Junqueira (ARG) MEDINA GARRIGUES (ESP)-Razzano MATHIEU-Andujar (ESP) DEMENTIEVA (RUS)-Dokic (AUS) KUZNETSOVA (RUS)-Voskoboeva (KAZ) WOZNIACKI (DAN)-Craybas (USA) Clément-C. Rochus (BEL) RODDICK (USA)-I. Minar (RTC) Fin de V. Williams-S. Williams(USA) – Hradecka-Hlavackova (RTC) AF Court no 11 14 16 0 La Ditty-Salerni (USA-ARG) - Peschke Raymond (RTC-USA) Butorac-Lipsky (USA) - Kohlmann-Waske (ALL) Raymond-Matkowski (USA-POL) Stubbs-Hutchins (AUS-GBR) Kops-Jones - Butorac (USA) - Petrova-Mirnyi (RUS-BLR) LES MATCHES EN DIRECT FRANCE 2 : de 14 h 55 à 18 h 50. FRANCE 3 : de 13 heures à 14 h 55. FRANCE 4 : de 11 heures à 13 heures et de 18 h 50 à la fin des matches. EURO SPO RT : de 11 heu re s à 16 heures et de 17 h 45 à 19 h 30. À suivre en direct Court no Court no ROBREDO (ESP)- Gimeno-Traver (ESP) Martinez Sanchez (ESP)-Kutuzova (UKR) MELZER (AUT)-Rufin Ouanna-Tsonga - Bhupathi-Knowles (IND-BAH) Groth (AUS)-Duque Marino (COL) Johansson-Parmentier - GrönefeldSchnyder (ALL-SUI) Safarova-Uhlirova (RTC) - DushevinaRodionova (RUS) Kirilenko-Pennetta (ITA) - Craybas-Gullickson (USA) onga, 6 Court no www.rtl-lequipe.fr q p ATP men ( 3 titre Pörtscha 4 fina iña del Buenos Photos N. Luttiau /L Éq s /L’Équipe Court no Court no De Voest - Fisher (AFS-AUS) - Lu Yen-hsun - Moser (TAI-ALL) Nestor-Zimonjic (CAN-SER) - Arnold Ker Zeballos (ARG) Fognini-Gabashvili (ITA-RUS) - Pala-Stepanek (RTC) Vesnina-Nestor (RUS-CAN) - CohenAloro - Ascione M Couvert Températures : 21˚ C Court no ANDREEV (RUS)-Vassallo Argüello (ARG) Pavlyuchenkova-Schiavone (RUS-ITA) Benesova-Zahlavova Strycova (RTC) Andreev-Korolev (RUS) - Brunstrom-Rojer (SUE-ANE) Seppi (ITA)-M. Gonzalez (ARG) Mayer (ARG)-Haas (ALL) STOSUR (AUS)-Wickmayer (BEL) Ginepri-Kendrick (USA) - B. BryanM. Bryan (USA) Court n o 9 2 Finale à quarts d Court no Court n o Garro ème de 7 9 Glatch (USA) - Dominguez Lino (ESP) DEL POTRO (ARG) - Troicki (SER) Gicquel - A. Beck (ALL) A. RADWANSKA (POL) - Koryttseva (UKR) J. Murray - Vi zner (GBR-RTC) Friedl-Skoch (RTC) Aspelin-Hanley(SUE-AUS) - F. Lopez - Verdasco (ESP) Ani-Kanepi (EST) - King-Niculescu (USAROU) Ferrer - Gimeno-Traver (ESP) - KarlovicZovko (CRO) Brémond-Coin - Azarenka-Vesnina (BLR-RUS) Hantuchova-Sugiyama (SLQ-JAP) - Makarova - Parra Santonja (RUS-ESP) Montcourt - Roger-Vasselin - KubotMarach (POL-AUT) Bolelli-Seppi (ITA) - Grosjean N. Lapentti (EQU) Cibulkova-Polasek (SLQ) - Bammer-Kubot (AUT-POL) 17 WOZNIAK (CAN) - Martic (CRO) BAMMER (AUT) - Czink (HON) K. Bondarenko (UKR) - Rogowska (AUS) KOHLSCHREIBER (ALL) - Ferrero (ESP) Encore en rodage sur terre battue (seulement quatre matches gagnés cette année sur cette surface), Jo-Wilfried Tsonga devra imposer sa puissance et son jeu d'attaque, tout en attendant le bon moment pour aller vers l'avant. Souvent agacé lors de son premier tour face à Benneteau, il devra contrôler sa frustration face à un pur terrien aussi bon défenseur que Juan Monaco. Reste à savoir si le poignet gauche de l'Argentin (il frappe son revers à deux mains et jouera sous infiltration) tiendra le choc des cinq sets. Questions... ... DU JOUR Fabrice Santoro devrait-il prolonger sa carrière ? Noir Court no Court no 10 3 RAISONS DE SUIVRE… Jérémy Chardy (39e mondial, 22 ans) est sans doute l’un des Français dont le projet professionnel est le plus… professionnel, ce qui l i vaut une progression constante. Sa confiance i lui totale en sa structure lui permet de ne presque jamais « contrer ». Il peut tout à fait rêver à un nouveau huitième de finale (comme l’année dernière), et ça pourrait être contre Federer… CHARDY – BOLELLI G Gare à Simone Bolelli (58e, 23 ans), certainement l le plus talentueux des joueurs italiens en a activité. Adriano Panatta (vainqueur de RolandGarros 1976) lui-même considère qu’il a le meilleur potentiel transalpin des vingt dernières années. Poignet très flexible qui confère à sa technique (superbe revers à une main) une fluidité totale, Bolelli pourra prétendre au top 20 dès lors qu’il recherchera un peu plus le résultat que la manière. www.lequipe.fr entre 6 heures et 23 heures ou envoyez OUI ou NON par SMS au 61008 (0,34 euro + coût d’un SMS). Savchuk - Sun Tiantian (UKR-CHN) - Peng Shuai - Hsieh Su-wei (CHN-TAI) Coetzee-Kerr (AFS-AUS) - Levinsky-Zelenay (RTC-SLQ) Chuang Chia-jung - Kas (TAI-ALL) - Hsieh Su-wei - Fisher (TAI-AUS) Razzano-Coetzee (AFS) - Black-Paes (ZIM-IND) Yan Zi-Zheng Jie (CHN) - Jans-Rosolska (POL) Granollers-Ventura (ESP) - PetzschnerPeya (ALL-AUT) Brémond-Lindstedt (SUE) - CoinMahut Kleybanova-Soares (RUS-BRE) - Yan ZiZimonjic (CHN-SER) Avec Chardy, la balle ne fait pas le voyage pour rien. Au service et en coup droit, ils ne sont pas vingt sur le circuit à faire avancer la balle avec un punch aussi sec que lui. Joueur résolument offensif, le Palois ne risque pas d’être pris en flagrant délit de reculade. Le regarder jouer procure un plaisir simple d’intensité fraîche. Quinze jours sur terre Dimanche 24 mai Pas de véritable surprise chez les hommes, où Gilles Simon, le numéro 1 français, a dû batailler pour se qualifier. Nouvelle désillusion en revanche pour Mauresmo, déjà éliminée. Au total, sept représentants français sont passés à la trappe dès le premier jour. SIMPLE HOMMES 1 NADAL (ESP, 1) Kunitsyn (RUS, 43) Golubev (KAZ, 88) 26 KARLOVIC (CRO, 28) 23 SÖDERLING (SUE, 25) Istomin (OUZ, 92) Kiefer (ALL, 37) 14 FERRER (ESP, 14) 10 DAVYDENKO (RUS, 11) Capdeville (CHL, 76) Köllerer (AUT, 77) 17 WAWRINKA (SUI, 18) 31 ALMAGRO (ESP, 34) Gulbis (LET, 40) Petzschner (ALL, 67) 8 VERDASCO (ESP, 8) 3 MURRAY (GBR, 3) Zverev (ALL, 51) Montañes (ESP, 36) 28 F. LOPEZ (ESP, 30) 18 STEPANEK (RTC, 19) Lu Yen-hsun (TAI, 75) Sela (ISR, 55) 13 CILIC (CRO, 13) 12 F. GONZALEZ (CHL, 12) Vliegen (BEL, 94) Granollers (ESP, 96) 20 SAFIN (RUS, 22) 30 HANESCU (ROU, 33) Youzhny (RUS, 42) Kendrick (USA, 86) 7 SIMON (7) 5 DEL POTRO (ARG, 5) Troicki (SER, 32) Vassallo Argüello (ARG, 49) 25 ANDREEV (RUS, 27) 21 TURSUNOV (RUS, 23) Santoro (41) Monaco (ARG, 68) 9 TSONGA (9) 16 ROBREDO (ESP, 17) Gimeno-Traver (ESP, 113) Seppi (ITA, 56) 22 FISH (USA, 24) 29 KOHLSCHREIBER (ALL, 31) Ljubicic (CRO, 53) Dabul (ARG, 107) 4 DJOKOVIC (SER, 4) 6 RODDICK (USA, 6) O. Hernandez (ESP, 61) A. Beck (ALL, 59) 27 SCH SCHÜTTLER (ALL, 29) 24 MELZER (AUT, 26) Schwank (ARG, 81) Crivoi (ROU, 99, q.) 11 MONFILS (10) 15 BLAKE (USA, 16) Haas (ALL, 63) Chardy (39) 19 BERDYCH (RTC, 20) 32 MATHIEU (35) Ginepri (USA, 69) Acasuso (ARG, 45) 2 FEDERER (SUI, 2) - 1er tour 2e tour NADAL, 7-5, 6-4, 6-3 Gabashvili, 6-7 (6-8), 7-6 (7-5), 6-3, 6-1 -1 Golubev, 6-3, 6-3, 6-2 Hewitt, 6-7 (1-7), 6-7 (4-7), 7-6 (7-4), 6-4, 6-3 -3 SÖDERLING, 7-6 (7-4), 7-6 (7-4), 6-2 DERLING, Istomin, 6-3, 6-7 (2-7), 6-3, 7-6 (7-4) Kiefer, 7-6 (7-4), 3-6, 7-5, 6-4 FERRER, 6-2, 6-4, 6-4 DAVYDENKO, 6-2, 6-1, 6-4 Junqueira, 3-6, 7-5, 6-1, 6-3 Massu, 6-3, 6-4, 1-6, 2-6, 6-3 WAWRINKA, 6-3, 5-7, 2-6, 6-4, 6-4 ALMAGRO, 6-4, 6-1, 6-3 Gulbis, 7-6 (7-1), 6-1, 3-6, 6-1 Petzschner, 5-7, 6-2, 7-6 (7-4), 4-6, 6-3 -3 VERDASCO, 6-2, 6-1, 6-4 MURRAY, 6-2, 6-2, 6-1 Starace, 6-7 (5-7), 7-5, 1-0 ab. Tipsarevic, 3-6, 7-6 (7-3), 7-6 (7-5), 6-4 -4 4 F. LOPEZ, 6-7 (3-7), 4-6, 7-6 (7-4), 7-5, 6-2 2 STEPANEK, 6-3, 6-4, 6-1 Montcourt, Montcourt 6-2 ab. Sela, 6-4, 6-3, 4-6, 6-3 CILIC, 6-0, 6-4, 6-3 F. GONZALEZ, 6-3, 6-2, 6-3 Machado, 6-2, 6-4, 4-6, 2-6, 6-3 Ouanna, Ouanna, 7-5, 2-6, 3-6, 7-6 (7-2), 6-1 SAFIN, 6-4, 6-4, 6-4 HANESCU, 7-6 (10-8), 7-6 (7-5), 7-6 ( 3) (7-3 3) Youzhny, 7-6 (7-2), 6-1, 6-4 Kendrick, 6-7 (7-9), 7-5, 7-6 (13-11), 4-6, 6-3 4SIMON, SIMON 3-6, 7-5, 6-2, 4-6, 6-3 DEL POTRO, 6-3, 6-3, 6-1 Troicki, 3-6, 6-3, 6-4, 6-7 (4-7), 6-3 6-3 Vassallo Argüello, 6-4, 6-7 (4-7), 5-5 ab. Arg ello, ab. ANDREEV, 1-6, 6-3, 6-1, 3-6, 7-5 5 Clément,, 6-3, 3-6, 6-4, 6-1 Cl C. Rochus, 6-3, 6-1, 3-6, 6-4 Monaco, 6-3, 6-2, 6-4 TSONGA, TSONGA, 6-4, 3-6, 6-3, 6-4 ROBREDO, 6-2, 6-1, 6-2 Gimeno-Traver, 6-4 ab. Seppi, 6-3, 6-3, 6-1 M. Gonzalez, 6-3, 1-6, 6-4, 7-6 (7-4) -6 KOHLSCHREIBER, 6-1, 6-2, 6-2 6-2 Ferrero, 2-6, 6-4, 6-4, 3-6, 6-3 6-3 Stakhovsky, 4-6, 7-5, 7-6 (7-2), 6-3 7-2), 7 DJOKOVIC, 6-3, 3-1 ab. RODDICK, 6-2, 6-4, 6-2 I. Minar, 6-3, 7-6 (7-4), 6-3 3 A. Beck, 7-6 (11-9), 6-4, 6-1 6-1 Gicquel, Gicquel, 6-0, 6-0, 6-4 MELZER, 6-4, 7-6 (7-4), 6-0 6-0 Rufin, Rufin, 6-1, 6-3, 6-3 Crivoi, 6-1, 7-6 (7-1), 6-2 6-2 -2 MONFILS, MONFILS, 6-2, 6-3, 6-1 1 Mayer, 7-6 (8-6), 7-5, 6-2 6-2 Haas, 6-1, 6-4, 6-4 Chardy, Chardy, 6-2, 7-6 (12-10), 6-3 10), 1 Bolelli, 6-4, 6-4, 5-7, 4-6, 6-3 4-6, MATHIEU, MATHIEU, 6-4, 6-4, 6-1 6-1 Andujar, 6-4, 7-6 (9-7), 7-6 (7-3) ), ) Acasuso, 3-6, 7-6 (7-5), 6-0, 6-3 -5), FEDERER, 6-4, 6-3, 6-2 6-2 1/16 1/8 1/4 1/2 FINALE SIMPLE FEMMES 1 SAFINA (RUS, 1) Johansson (68) Coin (70) 27 PAVLYUCHENKOVA (RUS, 27) 23 KLEYBANOVA (RUS, 23) Sugiyama (JAP, 37) South (GBR, 121) 15 ZHENG JIE (CHN, 15) AZARENKA (BLR, 9) 9 Barrois (ALL, 74) Hradecka (RTC, 67) 22 SUAREZ NAVARRO (ESP, 22) 32 BENESOVA (RTC, 35) Kudryavtseva (RUS, 75) Tanasugarn (THA, 52) 8 IVANOVIC (SER, 8) 3 V. WILLIAMS (USA, 3) Lisicki (ALL, 39) Vesnina (RUS, 49) SZAVAY (HON, 31) CIBULKOVA (SLQ, 19) Flipkens (BEL, 101) Dulko (ARG, 42) MAURESMO (16) PETROVA (RUS, 11) Yakimova (BLR, 64) O. O Sanchez (223, w.c.) KANEPI (EST, 18) LI NA (CHN, 25) Bacsinszky (SUI, 127) Amanmuradova (OUZ, 131) Govortsova (BLR, 78) JANKOVIC (SER, 5) 5 Rybarikova (SLQ, 53) Groth (AUS, 73) 26 26 CHAKVETADZE (RUS, 26) 2 21 CORNET (21) Cirstea (ROU, 41) Pironkova (BUL, 69) 10 10 WOZNIACKI (DAN, 10) 13 13 BARTOLI (13) Garbin (ITA, 71) Hantuchova (SLQ, 33) 18 18 MEDINA GARRIGUES (ESP, 20) 30 30 STOSUR (AUS, 32) Wickmayer (BEL, 63) Dokic (AUS, 80) 4 DEMENTIEVA (RUS, 4) 7 KUZNETSOVA (RUS, 7) Mirza (IND, 95) Czink (HON, 62) 28 28 BAMMER (AUT, 29) 17 17 SCHNYDER (SUI, 17) Kirilenko (RUS, 47) Mayr (AUT, 72) 12 12 A. RADWANSKA (POL, 12) 14 PENNETTA (ITA, 14) 4 Zahlavova Strycova (RTC, 79) Santangelo (ITA, 109) 24 WOZNIAK (CAN, 24) 4 31 31 PENG SHUAI (CHN, 34) Kutuzova (UKR, 90) Vaidisova (RTC, 59) 2 S. WILLIAMS (USA, 2) 1er tour 2e tour ? ... D’HIER Jo-Wilfried Tsonga atteindra-t-il au moins les quarts de finale du tournoi de Roland-Garros ? OUI NON NSP 1/8 1/4 1/2 Jaune Nombre de votants : 14 653 52 % 45 % 3% FINALE 1/16 Lundi 25 mai Nadal et Federer réussissent leur entrée dans le tournoi. Le jeune Rufin remporte son premier match en Grand Chelem. Bartoli connaît quelques frayeurs face à Parmentier mais passe. Mardi 26 mai Tsonga s'impose devant Benneteau, Monfils se rassure. Bonne performance de Razzano qui élimine Hantuchova. Serena Williams a eu chaud. Les matches de Santoro, Cornet et Clément sont interrompus par la nuit. Hier Battu en simple et en double, Santoro fait ses adieux à Roland-Garros. Jour de gloire pour Ouanna, qui sort Safin. Nadal, Simon et Safina déroulent. Sharapova souffre mais rejoint le troisième tour, comme Rezaï. Aujourd’hui 2e 2e tour simple femmes 1er tour double hommes 2e tour double femmes 1er tour double mixte Demain 3e tour simple hommes 3e tour simple femmes 2e tour double hommes 2e tour double femmes 1er tour double mixte Samedi 30 mai 3e tour simple hommes 3e tour simple femmes 2e et 3e tour double hommes 3e tour double femmes 2e tour double mixte Daniel (BRE, 97, q.) Gabashvili (RUS, 72) Gremelmayr (ALL, 158) Hewitt (AUS, 48) K. Kim (USA, 91) Giraldo (COL, 125, q.) Bozoljac (SER, 131, q.) Gil (POR, 66) Koubek (AUT, 199) Junqueira (ARG, 80) Massu (CHL, 120) Devilder (60) Calleri (ARG, 118) Querrey (USA, 54) Polansky (CAN, 279, q.) Serra (47) Chela (ARG, 183) Starace (ITA, 104) Tipsarevic (SER, 64) Ferreiro (BRE, 185, q.) Gaudio (ARG, 357, w.c.) Montcourt (123, l.l.) Lisnard (MON, 220, q.) Hernych (RTC, 74) Vanek (RTC, 155, q.) Machado (POR, 130, q.) Ouanna (134) Sidorenko (145) Darcis (BEL, 90) Muller (LUX, 79) Brands (ALL, 129, q.) Odesnik (USA, 87) Llodra (78) Kubot (POL, 142, q.) Bellucci (BRE, 119) Fognini (ITA, 62, q.) Clément (57) C. Rochus (BEL, 65) Baghdatis (CHY, 82) Benneteau (52) Mannarino (126, w.c.) Korolev (RUS, 95) Garcia-Lopez (ESP, 50) M. Gonzalez (ARG, 71) Tomic (AUS, 362, w.c.) Ferrero (ESP, 103) Stakhovsky (UKR, 110, q.) N. Lapentti (EQU, 102) Jouan (305, w.c.) I. Minar (RTC, 85) Navarro (ESP, 89) Gicquel (46) Roitman (ARG, 100) Rufin (599, w.c.) Greul (ALL, 111, q.) Reynolds (USA, 83) Mayer (ARG, 93, q.) Pavel (ROU, 1124) Alves (BRE, 117, l.l.) Bolelli (ITA, 58) Recouderc (138, w.c.) Andujar (ESP, 101) Ventura (ESP, 122, q.) Martin (ESP, 98) NADAL, 6-1, 6-4, 6-2 Hewitt, 6-4, 6-3, 6-1 SÖDERLING, 6-4, 7-6 (7-4), 6-4 FERRER, 6-3, 5-7, 6-4, 3-6, 6-2 2 4-6, 6-3, 6-0, 2-2, int. par la nuit WAWRINKA, 6-1, 6-1, 6-2 ALMAGRO, 6-7 (4-7), 7-6 (7-5),, 6-3, 6-2 5) ) VERDASCO, 6-1, 6-2, 6-3 MURRAY, 6-3, 2-6, 7-5, 6-4 Tipsarevic, 6-7 (9-11), 6-4, 7-6 ( 6 (7-4), 6-3 STEPANEK, 6-4, 4-6, 6-4, 6-4 CILIC, 6-0, 6-3, 6-1 F. GONZALEZ, 6-3, 6-2, 6-3 Ouanna, Ouanna, 7-6 (7-2), 7-6 (7-4), 4-6, 3-6, 10-8 ), HANESCU, HANESCU 7-5, 7-5, 7-5 SIMON, SIMON, Di Dimanche i e 7-5, 6-0, 6-1 7 ju juin, u 15 h ur 5 heures Keothavong (GBR, 48) Diatchenko (RUS, 153, q.) ) Llagostera Vives (ESP, 89) 89) Olaru (ROU, 88) Hercog (SLV, 167 q.) Rezaï (57) Larcher de Brito (POR, 132, q.) q.) Cohen-Aloro (118) Vinci (ITA, 54) Salerni (ARG, 486) Meusburger (AUT, 130, q...) ) Gallovits (ROU, 86) Görges (ALL, 84) Lepchenko (USA, 96) Pin (110) Errani (ITA, 44) Mattek (USA, 45) Safarova (RTC, 46) Brémond (93) Dentoni (ITA, 157, q.) A. Bondarenko (UKR, 28) Foretz (103) Paszek (AUT, 61) Grönefeld (ALL, 51) Embree (USA, 628, w.c.) Sharapova (RUS, 102) Rus (HOL, 142, q.) Shvedova (KAZ, 98, q.) Domachowska (POL, 92) Loit (117, w.c.) Pavlovic (249, w.c.) O’Brien (GBR, 113, l.l.) Brien Cetkovska (RTC, 85) Mladenovic (338, w.c.) Laisné (312, w.c.) Duque Marino (COL, 124, l...l.) l.) ) Ani (EST, 135) Gullickson (USA, 136, q.) Craybas (USA, 93) Dushevina (RUS, 55) Parmentier (77) Morita (JAP, 66) Razzano (36) Makarova (RUS, 38) Schiavone (ITA, 40) U. Radwanska (POL, 76) Sprem (CRO, 91) Sheepers (AFS, 149, q.) Feuerstein (236, w.c.) Voskoboeva (KAZ, 81) Sevastova (LET, 125, q.) Dechy (65) K. Bondarenko (UKR, 60) Rogowska (AUS, 260, w.c.) c.) c Koryttseva (UKR, 94) De Los Rios (PAR, 105) Glatch (USA, 116) Dominguez Lino (ESP, 87) ) Martic (CRO, 196, q.) Niculescu (ROU, 58) Martinez Sanchez (ESP, 43) 3) 3 Ondraskova (RTC, 192, q.) ) Ruano Pascual (ESP, 133) 133) Zakopalova (RTC, 100) SAFINA, 6-0, 6-0 Diatchenko, 2-6, 6-2, 10-8 Coin, Coin, 7-5, 6-2 PAVLYUCHENKOVA, 6-3, 6-2 Hercog, 6-2, 4-6, 6-1 Rezaï Rezaï, 6-3, 6-2 aï, aï Larcher de Brito, 0-6, 7-6 (7-5), 7-5 ZHENG JIE, 6-1, 6-3 AZARENKA, 6-4, 6-2 Barrois, 3-6, 6-1, 6-2 Hradecka, 6-1, 6-2 SUAREZ NAVARRO, 6-1, 6-4 BENESOVA, 7-5, 4-1 ab. Kudryavtseva, 6-3, 6-3 Tanasugarn, 6-3, 5-7, 7-5 IVANOVIC, 7-6 (7-3), 6-3 V. WILLIAMS, 6-1, 4-6, 6-2 Safarova, 6-2, 1-6, 6-1 Vesnina, 6-3, 6-3 SZAVAY, 6-3, 6-4 CIBULKOVA, 6-4, 2-6, 6-4 Flipkens, 6-1, 4-6, 6-4 Dulko, 6-1, 6-3 Grö Grönefeld, 6-4, 6-3 PETROVA, 6-1, 6-2 Sharapova, 3-6, 6-1, 6-2 Rus, 6-1, 6-1 Shvedova, 7-6 (7-2), 3-6, 6-2 LI NA, 6-4, 6-2 Bacsinszky, 4-6, 6-4, 6-1 Amanmuradova, 6-3, 6-4 Govortsova, 6-1, 6-1 JANKOVIC, 6-2, 6-3 Rybarikova, 6-1, 2-6, 8-6 Groth, 6-4, 6-3 Duque Marino, 3-6, 6-4, 6-4 CORNET, CORNET 6-4, 7-5 Cirstea, 6-4, 6-2 Craybas, 7-5, 6-2 WOZNIACKI, 4-6, 7-5, 6-1 BARTOLI, BARTOLI, 3-6, 6-1, 6-3 Garbin, 7-5, 7-5 Razzano, Razzano 6-3, 6-3 MEDINA GARRIGUES, 6-2, 5-7, 6-0 0 STOSUR, 6-4, 6-2 Wickmayer, 4-6, 6-3, 6-0 Dokic, 3-6, 6-1, 6-2 DEMENTIEVA, 6-4, 6-3 KUZNETSOVA, 6-1, 6-4 Voskoboeva, 6-4, 7-6 (7-3) Czink, 3-6, 6-4, 6-1 BAMMER, 6-3, 7-6 (7-1) K. Bondarenko, 6-4, 6-3 Rogowska, 6-4, 6-4 Koryttseva, 6-1, 6-1 A. RADWANSKA, 6-3, 6-1 Glatch, 6-1, 6-1 Dominguez Lino, 6-1, 4-6, 9-7 Martic, 6-4, 6-2 WOZNIAK, 6-4, 4-6, 6-3 Martinez Sanchez, 1-6, 6-2, 6-4 Kutuzova, 6-2, 6-4 Ruano Pascual, 6-4, 6-3 S. WILLIAMS, 6-3, 6-7 (5-7), 6-4 SAFINA, 6-1, 6-1 PAVLYUCHENKOVA, A, A 6-2, 7-6 (7-2) Rezaï, Reza 3-6, 6-4, 6-2 Larcher de Brito, 6-4, 6-3 AZARENKA, 7-6 (7-1), 7-5 SUAREZ NAVARRO, O, O 6-2, 6-4 BENESOVA, 6-1, 6-2 IVANOVIC, 6-1, 6-2 6-7 (5-7) int. par la nuit SZAVAY, 6-2, 6-0 CIBULKOVA, 6-1, 6-0 Dulko, 7-6 (7-5), 0-6, 6-2 2 Sharapova, 6-2, 1-6, 8-6 Shvedova, 6-0, 6-2 LI NA, 6-1, 6-4 Govortsova, 6-3, 6-7 (3-7), 7-5 5 Sa ed Sa ed juin, Samedi 6 j i di 15 15 heures (Entre parenthèses, la nationalité et le classement ATP ; w.c. : wild-card ; q. : qualifié ; l.l. : lucky-loser) ié é Photo S. Mantey/L’Équipe Mantey/L Équipe Vainqueur 2008 : Rafael NADAL q (Entre parenthèses, la nationalité et le classement WTA ; w.c. : wild-card ; q. : qualifié ; l.l. : lucky-loser) iée Photo J. Prévost/L’Équipe Vainqueur 2008 : Ana IVANOVIC q Dimanche 31 mai 1/8 finale simple hommes 1/8 finale simple femmes 3e tour double hommes 3e tour double femmes 2e tour double mixte 1er tour simple juniors garçons 1er tour simple juniors filles Lundi 1er juin 1/8 finale simple hommes 1/8 finale simple femmes 1/4 finale double hommes 1/4 finale double femmes 1/4 finale double mixte 1er et 2e tour simple juniors garçons 1er et 2e tour simple juniors filles 1er tour double juniors garçons 1er tour double juniors filles Mardi 2 juin 1/4 finale simple hommes 1/4 finale simple femmes 1/4 finale double hommes 1/4 finale double femmes 1/4 finale double mixte 2e et 3e tour simple juniors garçons 2e et 3e tour simple juniors filles 1er et 2e tour double juniors garçons 1er et 2e tour double juniors filles Mercredi 3 juin 1/4 finale simple hommes 1/4 finale simple femmes 1/2 finale double femmes 1/2 finale double mixte 3e tour simple juniors garçons 3e tour simple juniors filles 2e tour double juniors garçons 2e tour double juniors filles Jeudi 4 juin 1/2 finale simple femmes 1/2 finale double hommes Finale double mixte 1/4 finale simple juniors garçons 1/4 finale simple juniors filles 1/4 finale double juniors garçons 1/4 finale double juniors filles Vendredi 5 juin 1/2 finale simple hommes Finale double femmes 1/2 finale simple juniors garçons 1/2 finale simple juniors filles 1/2 finale double juniors garçons 1/2 finale double juniors filles Samedi 6 juin Finale simple femmes Finale double hommes Finale double juniors garçons Finale double juniors filles Dimanche 7 juin Finale simple hommes Finale simple juniors garçons Finale simple juniors filles PAGE 16 JEUDI 28 MAI 2009 TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Hello, goodbye Santoro et Safin ne joueront plus à Roland-Garros, mais le vainqueur du Russe, Josselin Ouanna, a de l’avenir. Après 4 h 33 d’une lutte poids lourd, Ouanna (134e ATP) a mis fin à la carrière de Marat Safin à Roland-Garros en cinq sets (7-6, 7-6, 4-6, 3-6, 10-8). Répondant coup pour coup à la puissance du Russe, il a remonté un break dans le cinquième set avant de conclure. Santoro, lui, n’a pas pu renverser hier contre Christophe Rochus le cours d’un match mal embarqué la veille (6-3, 6-1,3-6, 6-4). LES JOURNÉES DE DEUIL sont rarement aussi joyeuses que celle d’hier à Roland-Garros. En ce mercredi des enfants, deux des grandes figures de l’épreuve ont tiré leur révérence. Fabrice Santoro, trentesix ans et 20 tournois au compteur. Marat Safin, vingt-neuf ans seulement et 11 participations, mais des contributions grand format et gros cœur au spectacle, raquettes en miettes et plongeons plein cadre. En temps normal, ces départs auraient tiré des larmes au juge de ligne le plus endurci. Mais avant de partir, Marat Safin a eu le talent de faire un beau cadeau au public parisien sur le court Philippe-Chatrier. Un cadeau nommé Josselin Ouanna, qu’il a, par sa vaillance et sa combativité, porté sur les fonts baptismaux de la gloire. Junior doué, compagnon de Tsonga et de Monfils, qui l’avait battu en finale des Championnats d’Australie 2004, ce Tourangeau de vingt-trois ans, toujours formé à la FFT, a traîné en route. Un peu par la faute des complexes nés de la progression express de ses copains, un peu par celle de pubalgies à répétition. Encore 275e au début de l’année dernière, il avait fini la saison 2008 à la 154e place après un beau quart de finale à Lyon. Vingt nouvelles places grignotées depuis le début de l’année ne lui auraient toutefois pas permis d’entrer dans le tableau sans wild card. Le voilà désormais aux portes du sanctuaire du top 100. « Mardi, à la réunion des entraîneurs, j’avais dit que sa victoire du premier tour sur Granollers était la plus belle récompense pour notre travail, vibrait hier soir le DTN, Patrice Dominguez. Je leur avais dit : "C’est vous qui l’avez mené là." C’est vraiment le travail de garçons comme Jérôme Prigent, Laurent Raymond et maintenant Jérôme Potier. Et puis le doc Montalvan, qui a été formidable avec lui. » la phrase « Santoro » D’Andy Murray, en réponse à la question : « Si vous étiez spectateur, quel style de joueur préféreriez-vous entre Federer, Nadal et Djokovic ? » 2 chiffre Le Le nombre de joueurs ayant fait hier leurs adieux à Roland-Garros (Santoro et Safin). Dominguez : « C’est le match déclic » Le résultat de ce travail commun est un bel athlète de 1,92 m pour 90 kg, droit comme un « I » dans toutes les situations, doté d’une force de frappe peu commune, au service et en coup droit. Un coup droit avec lequel il peut faire mal à l’adversaire même en reculant, même très loin de sa ligne. L’arme absolue ou presque, maintenant que son revers à une main, toujours élégant, est devenu beaucoup plus sûr. « Au cours de ce match, se réjouissait Dominguez, il a trouvé une espèce de rythme sur ce coup, avec des frappes courtes croisées, ou son slice qui a toujours été excellent. Il a mis en place tout ce que l’on rêvait qu’il mette en place. C’est le match déclic. » Capable de rivaliser en puissance avec le Russe tout au long d’un match fleuve long de 4 h 33, Josselin Ouanna étonna encore plus par son attitude que par la qualité de son jeu. À aucun moment ou presque il ne se départit d’un calme apparent et d’un maintien de statue. Safin pouvait jurer, jeter sa raquette, plonger, tirer des aces sur balles de match, Ouanna ne pipait mot. La pluie, qui accompagna une bonne part du cinquième set, et les hurlements des gamins turbulents glissaient sur son cuir. Il réussit ainsi à gagner le premier set après avoir dû cependant remonter un break de handicap, avant de survoler le tie-break. Mais son plus bel exploit fut de retourner une situation soudain presque désespérée après avoir été confortable. Mené deux sets à zéro, Safin avait coupé le robinet aux jérémiades, serré les dents, et repris son tennis par le bon bout au point d’égaliser à deux sets partout et de réussir le break au cinquième pour mener 3-1, 30-15. Monfils traînait la patte... Un jour couci, l’autre couça. Visiblement enquiquiné par son genou gauche, Gaël Monfils a raccourci hier sa séance d’entraînement. Au lieu d’une heure, elle dura quarante minutes. Monfils n’a pas beaucoup galopé, il a parfois boité, mais il devrait être fidèle au poste aujourd’hui au deuxième tour contre Victor Crivoi. Gare toutefois à ce Roumain de vingt-sept ans (99e), qui n’a commencé le tennis qu’à douze ans et qui s’estime un joueur neuf depuis qu’on lui a diagnostiqué une allergie au gluten qui avait plombé pendant longtemps sa carrière. « Quand j’étais gamin, je n’imaginais pas que je puisse devenir un champion, confiait-il hier. Je vivais dans le milieu de la télévision, où ma mère était productrice. Je pensais que je ferais le même métier. Mais, comme mon père était prof de sport, je baignais aussi dans ce milieu-là. – F. Be., P. Co. RÉSULTATS DOUBLE HOMMES. – Premier tour : Vemic-Zverev (SER-ALL) b. Llodra-Santoro 6-4, 6-4 ; Soares-Ullyett (BRE-ZIM) b. Chardy-Gicquel 7-6 (7-2), 6-4 ; BenneteauMahut b. Haehnel-Serra 6-3, 5-7, 6-4 ; Cuevas-Horna (URU-PER) b. Clément-Devilder 6-2, 7-6 (7-2) ; Dlouhy-Paes (RTC-IND) b. Chaunac-Paire 6-1, 6-3. DOUBLE FEMMES. – Premier tour : Hantuchova-Sugiyama (SLQ-JAP) b. Loit-Mladenovic 7-5, 7-5 ; Azarenka-Vesnina (BLR-RUS) b. Cohen-Aloro - Cornet 6-1, 6-3 ; AniKanepi (EST) b. Laisné-Vongsouthi 6-1, 6-1 ; A. Bondarenko - K. Bondarenko (UKR) b. Lefèvre-Védy 3-6, 6-2, 6-1 ; DushevinaRodionova (RUS) b. Dechy-Santangelo (ITA) 6-1, 6-1 ; A. Radwanska - U. Radwanska (POL) b. Rezaï-Kutuzova (UKR) 6-2, 6-1 ; Johansson-Parmentier b. Huck-Thorpe6-2, 6-3 ; Medina Garrigues Ruano Pascual (ESP) b. Razzano-Cibulkova (SLQ) 6-2, 6-4. ROLAND-GARROS, COURT PHILIPPE-CHATRIER, HIER. – Josselin Ouanna a intérêt à maîtriser les techniques de récupération. Il sera de retour sur le court dès aujourd’hui pour lancer son tournoi de double avec un certain Jo-Wilfried Tsonga. (Photo Jean-Marc Pochat/L’Équipe) traita alors d’égal à égal. Safin sauva une première balle de match à 5-4 par un ace. Puis une deuxième à 6-5 par un coup droit plein fer. Et encore une troisième, à 9-8, 15-40 par un autre coup droit. Il en restait une. Dégoulinant de sueur et de pluie, jambes lourdes, le Russe expédia son ultime coup droit hors limite. « Aujourd’hui, Josselin a montré la voix à suivre à Tsonga », se réjouissait Dominguez. Il avait aussi rejoint Gilles Simon, pour la première fois qualifié pour un troisième tour à Roland-Garros. Son prochain adversaire, le Chilien Fernando Gonzalez, est au moins aussi puissant que Safin, mais il traîne un peu la patte droite depuis qu’il se l’est foulée en signant des autographes à Munich. Safin et Santoro, eux, reprendront plus loin leur tournée d’adieu autour du monde. On ne sait pourtant si ces deux meilleurs ennemis du circuit donneront en d’autres lieux un meilleur témoignage de leurs différences. L’un, Santoro, le finaud, achevé hier en dix minutes par un autre fin bretteur en la personne du très frêle Christophe Rochus. L’autre, Safin, le précurseur des frappeurs d’aujourd’hui, battu à son propre jeu par un colosse, après quatre heures et demie de horions et de cris. On ne se refait pas. PHILIPPE BOUIN Noir Ouanna rejoint Simon La lumière déclinait. La bruine humectait court, joueurs et spectateurs et commençait à diluer l’enthousiasme. Mais pas le courage du Français, qui força Safin à sortir un lob. Soudain tendu, le Russe rata un coup droit puis caviarda un smash. Revenu à égalité, Ouanna « C’était Noël » MARAT SAFIN, pas franchement de bonne humeur, s’estimait bien trop généreux hier. « C’ÉTAIT DUR d’affronter un Français sur ce central de Roland-Garros ? – Cela a été un match étrange. Au début, je ne sentais pas mes coups. Ça s’est amélioré puis dégradé dans le cinquième set. Je ne peux pas dire que j’ai joué mon meilleur tennis. Loin de là… J’ai essayé, essayé, essayé, mais j’ai perdu. Ça arrive. C’est le tennis. – Avez-vous été surpris par la constance de Ouanna durant plus de quatre heures et demie ? – Il a déjà joué des Challengers, non ? On voit qu’il a un grand potentiel. Mais rien d’extraordinaire. J’avais dix-huit ans quand j’ai joué cinq sets contre Agassi ici-même. Non, non… C’était quoi, la question ? – Sur sa capacité à tenir cinq sets à ce niveau… – Mais qu’est-ce qu’il y a de compliqué là-dedans ? Je ne comprends pas… J’ai joué comme une merde, il a bien joué mais c’était Noël aujourd’hui (hier) pour lui. Je ne dirais pas qu’il a pratiqué un tennis incroyable. Il faut lui reconnaître du mérite mais il faut voir la suite. Je sais ce que vous voulez me faire dire, mais je ne le ferai pas. – Vous aviez des informations sur lui ? – J’avais vu une partie de son match contre Granollers et je m’étais renseigné auprès d’autres joueurs. Mais le problème, c’est que je n’ai pas su finir les points. C’est ça qui m’a tué. – Quelle partie de votre jeu vous a laissé tomber aujourd’hui ? – Mon service. Il a été désastreux. Moins de 50 % de premières balles (en fait 57 %), à ce niveau, ça ne pardonne pas. Mon revers aussi n’a pas fonctionné. Surtout long de ligne, vu que lui tournait énormément autour de son coup droit. Le dernier truc, c’est que je ne suis jamais parvenu à trouver des angles sur son revers. Mes approches étaient nulles, ma couverture du filet pareil… – Malgré la défaite, avez-vous ressenti une grosse émotion en quittant ce central pour la dernière fois ? – Comme vous avez pu le voir, je ne me suis pas poignardé le cœur, je ne me suis pas écroulé et je n’ai pas pleuré. Je ne suis pas si triste que ça… Même si j’aurais préféré une autre fin. » – V. C. Jaune Ouanna, ouh là là ! Longtemps dans l’ombre de ses amis Tsonga et Monfils, le discret Tourangeau s’est mis au diapason. À sa façon. TSONGA AURAIT ADORÉ cette ambiance électrique. Monfils aurait rêvé d’un tel éclat physique. Et c’est l’introverti Ouanna qui l’a fait, jadis perclus de bobos mais d’un coup inoxydable ici sur cinq sets après ses marathons successifs face à Granollers et Safin. Josselin Ouanna, le troisième homme de la bande d’amis trop longtemps à l’abri de la lumière, n’a ni montré les pouces comme Jo à la fin de l’épopée héroïque face à son idole d’enfance, ni esquissé les pas de la danse de la Mobylette, comme Gaël. Il a été Joss. Sans transes sur le court au terme de l’exploit, paisible devant le micro. « Moi ? Je ne suis pas un excité. Mon père est comme ça, j’ai hérité de lui. » Suivirent de longues phrases au débit tranquille pour décrypter l’incroyable scénario truffé de balles de match. « Si ça m’a fait mal d’en rater trois ? Oui et non. Avec la fatigue, on se pose moins de questions. La dernière balle de match, d’ailleurs, je ne m’en souviens pas. J’ai plus pensé à la victoire quand j’ai mené deux sets à rien. Je m’étais vu un peu beau. On m’avait dit que Safin était un peu court physiquement. Et pas du tout ! Safin, je le respecte encore plus maintenant. Il s’est battu jusqu’au dernier point. Il a prouvé qu’il était un champion. » Et lui aussi, un peu, enfin. À l’époque, le Russe n’était qu’un poster dans sa chambre à côté de Rafter. Hier, il était devenu la victime d’un jeune homme qui venait peutêtre de définitivement se révéler après avoir raté plein de bons wagons. « Du grand biloute, s’extasiait son coach Jérôme “Musclor” Potier, aux séances de musculation bien valorisées sur le central hier. C’est un gros nounours, mais un grand guerrier, et ce n’est pas parce qu’il n’est pas démonstratif qu’il ne veut pas gagner. Josselin Ouanna, c’est un mec qui a de la caisse et qui ne le sait pas. Josselin Ouanna, c’est un mec qui a plein de trucs pour lui et qui ne le sait pas. Mon boulot, c’était de lui faire comprendre ça. » coups sont de la merde et c’est parfois difficile à décoder. » Et comme le disait Prigent : « Il a été très vite grand et fort, mais il fallait remplir tout ça ! » Heureusement, un cousin, Fabien Roy, cadre technique à la Fédération française de volley, sut jouer avec les coaches le rôle d’entremetteur-confident. « Parce qu’avec moi, Josselin parvenait à se livrer plus facilement », se souvenait hier ce dernier, les yeux rougis devant l’emballement d’une histoire longtemps compliquée. Heureusement, Ouanna avait aussi son (désormais fameux) fouetté en coup droit pour l’aider à gravir quelques marches. « Une espèce de lasso que ce coup-là, rigolait Laurent Raymond. J’appelle ça la boîte à coups droits. Quand il l’ouvre… » Ça fait mal comme une boîte à gifles. Dans le même registre, Fernando Gonzalez, son prochain adversaire, aura du répondant. FRANCK RAMELLA (avec F. Be.) Merci cousin ! L’opération prit juste un peu de temps parce que le garçon rumina longtemps une triste défaite lors de la finale de l’Open d’Australie juniors en 2004 face à Monfils. Ouanna cogita, regarda partir les potes flamber aux quatre coins du monde et s’enferma dans un mutisme difficile à décrypter. « Il n’était pas toujours marrant à entraîner, se rappelait hier Laurent Raymond, un de ses anciens entraîneurs avec Jérôme Prigent au CNE de Roland Garros. Il parle peu, il “pleure” beaucoup, répète que ses Prosper, son père : « C’est son tour » ATTABLÉ dans le salon des joueurs, un verre à la main, Prosper Ouanna n’en revient toujours pas. Son fiston vient de dominer un ex-numéro 1 mondial et le retraité de chez Michelin se rappelle tout le chemin parcouru. « C’est énorme ! En plus, Josselin adore Safin, c’était son joueur préféré avec Rafter. Il avait tellement envie de le battre… Même à deux sets à zéro pour lui, je savais que ce n’était pas fini. Avant le match contre Granollers, il n’avait jamais joué cinq sets ! J’avais peur qu’il retombe dans ses travers. Avant, il se posait beaucoup de questions, il craquait mentalement. On a galéré pendant deux ans et demi, il a eu plein de petits bobos. En 2005, la Fédération nous a dit que c’était un peu difficile pour Josselin, on a vendu notre maison à Tours pour venir vivre avec lui à Paris pendant trois ans. C’est quelqu’un de sensible, de vrai, mais il n’a jamais baissé les bras. Les gamins de son âge qui sont aujourd’hui dans les quinze premiers mondiaux, il les connaît tous. Il a vu Gaël (Monfils) décoller, Jo (Tsonga) décoller, et lui restait derrière. Aujourd’hui, c’est son tour. » – J. Ba. Passion et maturité « EN VOYANT Josselin Ouanna battre Marat Safin, je me suis dit encore une fois à quel point le tennis français avait de la chance, à un moment où l’un des plus remarquables d’entre eux, Fabrice Santoro, tirait sa L’ŒIL révérence, d’avoir de tels joueurs pour reprendre le flambeau. Et je me suis plu à imaginer en lui, en le voyant ainsi évoluer sur le central, le service d’un Tsonga ou le traversé de balle en coup droit d’un Monfils, par exemple, ou encore plus globalement cette intelligence de jeu que je qualifierais d’“à la française” que j’ai très souvent pu apprécier dans ce pays. À travers ce match contre Safin, Ouanna a montré deux qualités que je tiens pour essentielles dans le tennis et qui me font dire qu’il possède un réel potentiel : la passion et la maturité. Le fait qu’il ait pu laisser Safin revenir à deux sets partout après avoir mené deux sets à zéro est essentiellement dû à son manque d’expérience. Avec un peu plus de bouteille, je suis certain qu’il n’aurait pas laissé Marat rentrer dans le match. Mais, en revanche, la manière dont il a attaqué la cinquième manche dénote une formidable maturité. Pourquoi est-il si mature ? Parce qu’il a vingt-trois ans, bien sûr. Je ne pense pas qu’un gamin de dix-sept ou dixhuit ans aurait pu se sortir aussi bien d’une situation identique. Regardez Tsonga, aussi : pourquoi croyez-vous qu’aujourd’hui il réussisse mieux que d’autres dans les grandes occasions ? Parce que, longtemps blessé comme l’a été Ouanna, il est arrivé lui aussi à l’âge de la maturité et parce qu’il a pu ainsi intégrer toutes les leçons des épreuves passées. Regardez, à l’inverse, comment Gasquet s’en sort dans les grandes occasions ? Pas si bien, tout simplement parce qu’il a été sous pression pratiquement toute sa vie et parce qu’on a attendu trop de choses de lui depuis son plus jeune âge. Plutôt que de les pousser à devenir coûte que coûte des champions le plus vite possible, on devrait encourager les gosses à développer leur passion au rythme qui leur convient. Trop souvent, on tue le potentiel qu’ils ont en eux en leur disant, à vingt-deux ou vingt-trois ans, qu’ils ne sont plus bons à rien parce qu’ils n’ont pas encore fait de coup d’éclat à cet âge. Mais si la passion est encore intacte, alors tout devient possible. Ajoutée à la maturité, cette passion devient irrésistible. Et produit des grands moments de la vie du tennis comme l’a été, hier, cette victoire de Ouanna sur Safin. » C’est l’arme de Tsonga Le Manceau, qui affronte aujourd’hui Monaco, a tenté un pari fou : changer de raquette juste avant Roland-Garros. NOM DE CODE : « Kobra Tour ». Mission : faire le show aussi à Roland. Agent très spécial : Jo-Wilfried Tsonga, l’homme qui a plus d’une cravate dans sa boîte à malice. Et qui a décidé de changer de fusil d’épaule à peine quinze jours avant le tournoi. Si l’on veut bien se souvenir du psychodrame Djokovic, totalement déphasé durant de longues semaines en début de saison pour avoir osé changer d’outil de travail, le défi pouvait sembler bien délicat. « Si près de Roland, c’est un pari compliqué », admettait hier Éric Winogradsky, son entraîneur. « C’est un changement étonnant dans la profession, précisait Renaud Vallon, tour manager Europe chez son fournisseur Wilson. Parce que là, Jo est passé d’un extrême à l’autre, d’un modèle très en contrôle à un objet extrêmement puissant. D’habitude, les joueurs demandent un petit peu de ceci, un peu de cela. Ce sont juste des petits détails qu’on essaie d’améliorer. Là, on est passé du noir au blanc. » Mais le Manceau a dit banco. Depuis ses quinze ans et ses premiers pas au Pôle France de Poitiers, il avait juré fidélité au même modèle, avant de se rendre compte ces dernières semaines qu’une bonne adéquation de son jeu à la terre devait sûrement passer par une révolution dans l’outillage. Après bien des essais, il a choisi la semaine dernière le cadre tranquille de la World Team Cup, à Düsseldorf, pour les premières expérimentations du nouveau modèle. Dans le cahier des charges, Tsonga avait précisé qu’il voulait donner plus de profondeur à la balle et parvenir à mettre plus de lift. Le fournisseur lui avait mis entre les mains une « Kobra Tour » adaptée. Par rapport à l’ancien, l’engin avait le tamis agrandi de 5 %, un profilage augmenté de 24 millimètres (20 %) et un plan de cordage différent (16 par 19 contre 18 par 20 auparavant). plus d’énergie pour un Tsonga ayant moins à forcer pour faire avancer la balle et trouver plus de longueur ; enfin, avec moins de cordes, donc un espace entre les cordes plus élargi, la balle s’enfonce plus dans le cordage au moment de la frappe, pour une capacité de grattage (lift) optimisée. Pour les travaux pratiques, rien de tel qu’un Benneteau par grand vent sur le central pour vérifier le bienfondé des options stratégiques. « Avec cette raquette plus puissante et le bras qu’il a, le risque pour Jo, c’est que, s’il met trop de force dans ses coups, ils puissent partir loin… », révèle Renaud Vallon. Mais mardi, le test grandeur nature a donné satisfaction. « Bien sûr, ce n’est jamais simple, a conclu Éric Winogradsky. Il y a des balles qui se sont échappées. Mais ça va dans le sens de ce qu’on cherchait. Ça bonifie la rotation de la balle, ça aide Jo pour les revers chopés, à la volée et ça part bien au service… » Opération Roland ? Réussie, pour l’instant. – F. Ra. Premier test réussi On explique : le tamis plus étendu permet d’avoir une zone de frappe idéale plus importante, intéressant dans le cadre d’un match sur terre battue où les trajectoires et les placements sont plus aléatoires ; le profil plus large est censé restituer (Photo Richard Martin/L’Équipe) JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 17 P O F F R E S P É C I A L E R É S E R V É E A U X L E C T E U R S D E L’ É Q U I P E CHANGEZ DE TACTIQUE, CHOISISSEZ VOTRE FORMULE D’ABONNEMENT : >> 20 numéros de France Football soit + de 11 € d’économie* >> 13 semaines de France Football + France Football week-end (26 n°) soit + de 35 % de remise * ABONNEZ - VOUS! VENDREDI POUR VOUS SEULEMENT MATCH L’AVANT 30 € Noir Jaune MARDI Rappel prix de vente au numéro : France Football 2 €, France Football numéro spécial 3,20 €, France Football week-end 1,50 €. Hors-série non compris dans l’offre d’abonnement. MATCH L’APRÈS B U L L E T I N D ’A B O N N E M E N T ❒ 20 numéros de France Football ou ❒ 13 semaines de France Football + France Football week-end Je joins mon règlement de 30 € par chèque ou mandat à l’ordre de FRANCE FOOTBALL. Nom ................................................................................................................ Prénom .................................................................................................................... Adresse ...................................................................................................................................... Code postal ................................................................................... Ville ................................................................................................... Tél. ................................................... e-mail .............................................................................. 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Mais comme si elle était redevenue cette championne qui tenait encore le haut du pavé il y a un an, avant de souffrir d’une grave blessure à l’épaule droite, Sharapova (102e) récupéra aussitôt son jeu de service pour conclure, 6-2, 1-6, 8-6. La joie de la gagnante était intense, même si elle observa scrupuleusement son rituel : quatre baisers, accompagnés d’un signe de la main à la foule lors d’un tour complet sur elle-même. Petrova, pendant ce temps-là, quitta le court aussi vite que possible, mais pas assez pour éviter son coach Matias Olonski : « Tu pouvais le faire, tu ne l’as pas fait ! », constata-t-il. Car Maria était « trop géniale » pour la 11e joueuse mondiale. De jour en jour, l’ancienne numéro 1 mondiale élève son niveau de jeu, règle la vitesse de son service, la qualité de ses retours. Certes, elle hurle toujours aussi fort, se déplace toujours aussi maladroitement sur la terre battue mais, sur le plan de la combativité, elle est exemplaire. La motivation vient de très loin. De toute cette TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Bonne journée pour les Français : Cornet, Rezaï, Simon et Clément sont passés G Après une lutte féroce, Maria Sharapova a réussi la perf du jour G Andy Murray, également bousculé, s’en est sorti G Nadal s’est rassuré. la Kazakhe Yaroslava Shvedova (98e), une inconnue largement à sa portée. Elle calme le jeu : « Je sais de quoi je suis capable, ce que j’ai accompli avant. Je sais que je peux faire aussi bien, voire mieux. Mais pour le moment, il faut seulement que j’aille sur le court avec cette envie de me battre. » Rien à voir avec un discours formaté. La jolie blonde réputée pour sa froideur, limite méprisante, semble devenue plus humaine : « Je suis plus motivée que jamais. Quand j’étais dans ma chambre à Phoenix (dans son centre de rééducation), à 23 heures je regardais les matches. Et j’avais tellement envie de revenir que je faisais rouvrir la salle de gym. Il faisait noir dehors, mais il fallait que j’y retourne ! » Son coach, Michael Joyce, en a été le témoin. Aujourd’hui, il est seul au bord du court. Youri, le père de la championne, a pris du recul : « Il fait des randonnées en montagne et du ski. Il apprécie une vie qu’il a bien méritée. Il m’a beaucoup aidée pendant ma convalescence, mais vous n’allez plus le voir beaucoup dans les tournois ! » Elle, avec sa soif de jouer, n’en est qu’aux prémices de sa deuxième carrière. DOMINIQUE BONNOT SHARAPOVA Viva Maria ! période où elle a découvert une chose incroyable : « La vie normale, ça existe vraiment ! » Mais ça ne lui suffit pas. (Photo Pierre Lahalle/L’Équipe) REZAÏ à l’usure LA SEPTIÈME victoire de suite d’Aravane Rezaï a longtemps eu un faux air de défaite. Et puis, à force de cogner, la Stéphanoise a eu le dernier mot. Sept victoires de suite (dont un titre à Strasbourg), c’est pile ce qu’il faut pour gagner Roland-Garros. Mais restons calmes, nous n’en sommes pas là. Écrivons pour l’instant que Rezaï a égalé son meilleur résultat à Paris, qui datait de 2006. Menée hier d’un set et d’un break par la Slovène Polona Hercog (18 ans), 163e et issue des qualifs, Rezaï refoula le danger (3-6, 6-4, 6-2). Mais que ce fut dur ! « Très dur, confirma-t-elle. C’est une grande joueuse. Elle m’a étonnée. Heureusement, je l’ai usée. C’est là que je vois que j’ai progressé tactiquement. J’ai compris qu’il fallait la bouger. Maintenant, place à la Portugaise Larcher de Brito (132e). Je l’ai battue à Miami (6-1, 6-2), elle n’a que seize ans mais je m’en méfie. Je ne la prends pas pour une junior. » – F. Be. « J’avais tellement envie de revenir » Après neuf mois sans compétition, elle atterrit sur la surface qui lui convient le moins, mais elle laisse tout ça derrière elle. Son principal souci avant de venir en Europe depuis la Floride, où elle habite ? « Vérifier que mon passeport n’avait pas expiré, depuis le temps ! » Plus sérieusement : « Je ne peux tirer aucun plan sur la comète après une si longue absence. Tout ce que je peux assurer, c’est de donner mon maximum. » On lui parle de son tableau très ouvert, de sa prochaine adversaire, (Photo Nicolas Luttiau/L’Équipe) I VERDASCO AU PETIT TROT. – Il est gaucher, espagnol, le corps épais, le lift efficace et il rejoint sa chaise toujours à petites foulées… Ce n’est pas Nadal mais bel et bien Fernando Verdasco. Hier, le no 8 mondial a une nouvelle fois été expéditif et a croqué Philipp Petzschner ( 6 7e ) e n 1 h 15 (6-1, 6 -2 , 6- 3) . « J’essaie de rester le moins de temps possible sur le court. Je suis dans ma bulle, très concentré. Je veux arriver le plus frais possible pour les matches importants. Maintenant, j’ai un sérieux client sur mon chemin (Almagro, 31e). Et a priori, ça va être plus compliqué que lors des deux premiers tours. » Verdasco est un homme à prendre au sérieux. Le public du court n° 2 l’a bien compris, puisqu’à la fin de son match, Fernando a dû signer pléthore d’autographes dont un sur le teeshirt d’un nouveau-né. C’est bien le seul moment de la journée où son bras gauche a légèrement tremblé. – A. Ju. SIMON, enfin libéré (Photo Pierre Lahalle/L’Équipe) CORNET s’est calmée HEUREUSEMENT pour elle, Alizé Cornet ne s’est pas affolée, contrairement à Maret Ani, son adversaire, qui a moins bien géré qu’elle l’interruption de la veille par l’obscurité. À la reprise à 4 partout au second set, Cornet a remporté trois jeux sur quatre pour s’imposer finalement 6-4, 7-5. Appliquée mais bien aidée aussi par quelques cadeaux de l’Estonienne, la 21e mondiale s’est donc sortie d’un match qui aurait pu mal tourner. On la sentait vraiment nerveuse, la veille, lorsqu’elle entama les débats sur le court Philippe-Chatrier alors que le jour commençait à décliner, et si elle se mit en position de jouer les prolongations le lendemain, c’est tout simplement parce que son manque actuel de confiance l’empêcha de dominer une adversaire dont la balle manque de poids. « Autant j’étais énervée mardi par l’interruption, autant j’étais calme cet après-midi (hier) à la reprise. Tout s’est bien passé, c’est un soulagement. » Pour son troisième match interrompu à Roland-Garros, Cornet a remporté sa troisième victoire. À quand le quatrième ? – A. D. QUAND GILLES SIMON rate un match, il serre tant les fesses que le lendemain ses fessiers lui rappellent la déconfiture de la veille. Aucune courbature aujourd’hui. Hier le numéro 1 français a démoli l’Américain Robert Kendrick (86e à l’ATP), 7-5, 6-0, 6-1. Une petite alerte à 5-5, 15-40, négociée avec autorité, puis la voie royale. Bien aidé, il est vrai, par cet Américain de vingt-neuf ans ratant ensuite toutes ses attaques. Autant Simon avait eu du mal à conclure cette année face au même adversaire sur la terre d’Estoril (7-6 au 2e), autant l’emballage a été parfait cette fois. « À un set, un break, je me suis senti super bien sur le court, racontait-il. Ça faisait un bout de temps que je n’avais pas éprouvé autant de plaisir sur un court. » Arrivé à Paris avec la peur au ventre, le voici désormais libéré. Sa victoire le propulse au troisième tour de Roland-Garros pour la première fois de sa carrière. Confiant mais prudent avant d’affronter Hanescu, « un joueur sous-évalué sur terre. Même s’il est grand et qu’il sert fort, c’est un vrai spécialiste, dangereux quand il est bien sur ses appuis. Le but sera de le bouger pour justement gêner ses appuis. » Les deux hommes s’étaient rencontrés il y a deux ans en finale du tournoi de Bucarest. « J’avais gagné mais j’en avais bavé », se souvient Simon, bien dans son tournoi et loin de s’éparpiller sur des sujets annexes. Si la France du sport est accrochée à la dernière journée du Championnat de foot, samedi, lui n’en a cure : « Bordeaux ou Marseille, je m’en fous ! Je n’y connais rien. » Joli passing ! – P. Co. (Photo Nicolas Luttiau/L’Équipe) Noir Jaune (Photo Richard Martin/L’Équipe) CLÉMENT sans pitié ARNAUD CLÉMENT n’est pas Karel Novacek. En 1990, le bûcheron tchèque avait laissé échapper un huitième de finale à sa main pour n’avoir pas su exploiter les crampes d’un Thierry Champion à l’agonie. Hier, Clément n’a pas fait de sentiments face à Dmitry Tursunov (23e). Plus agressif que la veille à l’entame du match, l’Aixois a usé et abusé de l’amortie pour faire plier le Russe mal dans ses baskets, surtout la gauche puisqu’il a été opéré d’une excroissance osseuse au pied le 7 avril. « Techniquement, je ne vais pas dire que c’était fabuleux, notait la “Clé”. Ça n’est pas ma victoire la plus prestigieuse, mais c’est dur d’avoir des points de repère sur un tel match, face à un adversaire diminué... » Le voilà au deuxième tour, où il n’avait plus mis les pieds depuis 2005, pour un duel taille basse face à Christophe Rochus (1,73 m contre 1,70 m). « Sincèrement, je préfère, admettait Clément. Un affrontement franco-français (Rochus a battu Santoro hier), cela aurait fait trop de bruit pour moi. Et puis, un match de douze heures… » – J. Ba. RUFIN dans le tempo MURRAY, double face FAN DE NEIL YOUNG, Guillaume Rufin, la sensation fraîcheur de Roland 2009 pour avoir passé le premier tour en étant étiqueté 599e mondial (6-1, 6-3, 6-3 contre Schwank), a reçu lundi un joli cadeau d’anniversaire de la part de son coach Emmanuel Planque : le mythique album After The Gold Rush (1970) de son chanteur préféré. Il sera bien sûr à son concert au Zénith le 4 juin, en imaginant qu’il soit éliminé avant. En tout cas, l’Autrichien Melzer (26e) s’y emploiera aujourd’hui. En attendant, le jeune Bourguignon de dix-neuf ans n’a rien changé à ses habitudes malgré sa nouvelle exposition. « Ça reste très simple, axé sur l’essentiel, confirmait hier Emmanuel Planque. On s’est entraîné ce matin (hier) comme d’habitude, très tôt au CNE, durant trois heures. » – F. Ra. I VISITE PRÉSIDENTIELLE. – Boris Tadic, le président serbe, est actuellement en visite officielle en France. Hier, il avait un programme chargé mais avant de rencontrer Nicolas Sarkozy à l’Élysée, il est passé par RolandGarros. Entouré de Novak Djokovic et de Jelena Jankovic, il a pris place sur le central pour encourager Ana Ivanovic. Tadic a prévu de revenir ce jeudi. – A. Ju. I TURSUNOV ET COACH SANTORO. – Bouté hier du tournoi par Arnaud Clément, Dmitry Tursunov s’est associé à sa manière à l’hommage général rendu à Fabrice Santoro, qui a disputé son dernier Roland-Garros. « Il ferait un excellent entraîneur pour des gamins ou pour moi. Quand on voit ce qu’il fait sur un court, la manière dont il joue, je pense que techniquement il pourrait apprendre tout un tas de trucs à n’importe qui », a estimé le massif Russe, peu habitué pour sa part à donner dans la dentelle sur un court. Ça tombe bien, le Toulonnais sera libre en fin d’année. « Je crois qu’il arrête parce qu’il ne veut plus voyager, alors ça ne sert à rien que je lui envoie mon CV », regrettait Tursunov. I UN CLUB TSONGA À POINTENOIRE. – La famille de Jo-Wilfried Tsonga est à l’initiative de la très récente création de l’association « Attrap’ la balle ! », dont l’objectif est de construire et de pérenniser un club sportif à Pointe-Noire, la ville du Congo dont est originaire son père. Ce club, essentiellement destiné aux enfants défavorisés, sera consacré au tennis et au basket. Il pourrait être jumelé avec une structure médicale. (Photo Pierre Lahalle/L’Équipe) (Photo Jean-Marc Pochat/L’Équipe) APRÈS AVOIR RÉUSSI un match quasiment parfait au premier tour face à Juan Ignacio Chela (6-2, 6-2, 6-1), Andy Murray (no 3 mondial) a livré un combat plus en demi-teinte, hier, contre Potito Starace (6-3, 2-6, 7-5, 6-4) en 2 h 40’. Il s’en sortit même bigrement bien puisque l’Italien (104e) mena 5-2, double break, dans la troisième manche. C’est peut-être ce qui explique que l’Écossais était encore plus satisfait de ce deuxième tour que du premier : « Contre Chela, je m’étais surpris moi-même, je ne m’attendais pas à jouer ici d’entrée à un tel niveau. Aujourd’hui (hier), j’ai réussi à maintenir ce niveau dans le premier set, mais j’ai malheureusement laissé ensuite mon adversaire revenir dans le match. Mais ce qui est important, au bout du compte, c’est de finir par gagner un match même quand on n’est pas à son meilleur niveau. Et ce genre d’expérience est nécessaire pour bien progresser sur terre. » Prochain test pour mesurer sa marge de progression dans le tournoi : le Serbe Janko Tipsarevic (64e). – M. B. NADAL à l’heure 19 H 44 hier soir, le numéro 1 mondial serre fort son poing gauche. Il vient de terminer son match contre le Russe Gabashvili (6-1, 6-4, 6-2). Nadal salue alors son adversaire, le public et met son sac à raquettes sur le dos, direction… la salle de conférence de presse. Encore imbibé de sueur, l’Espagnol expédie en vitesse les sollicitations : « J’ai réalisé un meilleur match qu’au premier tour. Je n’ai rien demandé à l’organisation pour le programme et encore moins de jouer en dernier sur le Suzanne-Lenglen. Je suis un pro, je ne suis pas à Paris pour regarder une finale de football mais bel et bien pour être là le dernier dimanche de la quinzaine. » Eh oui, Rafa était pressé hier soir, il avait quelque chose d’important à faire : regarder la finale de la Ligue des champions. Après dix minutes, il lâchait : « I think it’s fine. » Traduction : « Je crois que ça suffit. » L’appel du ballon rond était trop fort. – A. Ju. I LES ESPAGNOLS ENSEMBLE POUR LA FINALE. – Les soldats de l’invincible armada, les Verdasco, Nadal, Lopez ou Ferrer, avaient prévu de regarder, hier, la finale de la Ligue des champions (FC Barcelone - Manchester United) ensemble à leur hôtel. Si Ferrer est un supporter déclaré de Barcelone, Lopez, Nadal et Verdasco ont quant à eux le cœur qui bat pour le Real Madrid. « Mais, pour une fois, je suis à fond derrière le Barça, rigolait Verdasco. Car Barcelone est une équipe espagnole mais aussi et surtout parce que Ferguson, l’entraîneur de Manchester United, n’a jamais été très sympa avec nous… enfin avec le Real. » – A. Ju. TRÈS COURTS. – Deux quarts-finalistes de l’an passé s’affrontaient en ouverture de programme sur le lointain court n° 17. C’est Nicolas ALMAGRO (34e), sous l’œil d’Albert Costa, ancien vainqueur de Roland-Garros et actuel capitaine de Coupe Davis, qui s’imposa au Letton Gulbis (40e, 6-7, 7-6, 6-3, 6-2)… Attention à Victor HANESCU (33e) : le numéro 1 roumain aime les comptes ronds : il a repoussé le Russe Youzhny (42e) en trois sets (7-5, 7-5, 7-5) après avoir gagné son premier tour (contre le Belge Darcis) trois fois 7-6… Il y aura au moins un Serbe au 3e tour : Janko TIPSAREVIC (64e) s’est sorti d’un duel à rallonge (3 h 55’) contre Feliciano Lopez (30e, 6-7, 6-4, 7-6, 6-3)… Drôles de chiffres pour Nicolas Kiefer (37e) dans sa défaite face à David FERRER (14e, 3-6, 7-5, 4-6, 6-3, 6-2) : 15 aces, 10 doubles fautes, et 71 fautes directes !… Lleyton HEWITT (48e) n’a fait qu’une bouchée du faible Kazakh Andrej Golubev (88e, 6-4, 6-3, 6-1 en 1 h 54). Il a maintenant rendez-vous avec Nadal… Deux jeux perdus en deux matches, Dinara SAFINA traîne moins que son frère sur le court. Face à la jeune et talentueuse Russe issue des qualifications Vitalia Diatchenko, qui joue à deux mains des deux côtés, la numéro 1 mondiale a donné la leçon (6-1, 6-1)… Le fait de déplacer le match de Venus WILLIAMS du Philippe-Chatrier au Suzanne-Lenglen n’a rien changé à l’affaire. Il était trop tard pour jouer deux sets pleins et c’est à la fin du premier, remporté par Safarova au tie-break, que la nuit a interrompu l’affaire. Sur ce qu’on a vu hier soir, la Tchèque semblait nettement plus à l’aise que l’Américaine... Pour son premier Roland-Garros, Julie COIN (70e) a été victime d’un « cancer du retour de service » face à la Russe Anastasia Pavlyuchenkova (27e, 17 ans), ancienne championne du monde juniors et vainqueur 6-2, 7-6… I COURT, COURT, MONTCOURT. – Mathieu Montcourt aura tout essayé : imposer la cadence, lâcher ses frappes, prendre le filet, hausser le ton au service. Et même un petit passage au stand pour faire masser des cuisses dures comme du bois après trois heures d’efforts, alors que Radek Stepanek venait de le breaker à 2 sets à 1 et 4-3. Les diaboliques v a r i ations du maître tacticien entortillèrent encore le f o ugueux ébouriffé de Boulogne-Billancourt. Le vieux renard tchèque boucla trois jeux plus tard (6-4, 4-6, 6-4, 6-4). Le Français, lui, devra payer dans six semaines les 12 000 dollars d’amende (8 900 euros) et purger les six semaines de suspension dont il a écopé pour avoir touché aux paris en ligne. « Ça m’a énormément atteint », rappela-t-il. Motivé aussi. Mais hier, il était rattrapé par la fatigue, la perte d’influx, les émotions. Il rêvait de repos. « Je vais me retirer du tournoi où j’étais inscrit en République tchèque. Après, on verra. Selon le règlement, je suis suspendu par l’ATP mais je peux jouer les Futures, les tournois ITF, même les Grands Chelems. » – J.-L. T. I LARCHER DE BRITO ÉCLOT. – Elle n’a que seize ans, 8 victoires sur le circuit WTA et la voilà qui passe deux tours dans un tournoi du Grand Chelem après être sortie des qualifs. Depuis longtemps, celle qui crie aussi fort que Sharapova, est annoncée comme une future grande. Hier, la Portugaise a réalisé la perf du jour en battant nettement la Chinoise Zheng Jie (15e, 6-4, 6-3). « Mon jeu, c’est d’attaquer, attaquer et encore attaquer. Je ne réalise pas trop ce que je viens de faire. Je ne préfère pas y penser. C’était mon jour. J’ai très bien joué. » Celle qui a un arrière-grand-père français, qui vit entre la Floride et le Portugal est une ambitieuse, une vraie. Elle bosse dur pour, un jour, « atteindre la place de numéro 1 ». C’est la prochaine adversaire d’Aravane Rezaï. – A. Ju. JEUDI 28 MAI 2009 PAGE 19 TENNIS ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue) Jeudi 28 mai 2009 « Une page s’est tournée » FABRICE SANTORO a pleinement conscience d’avoir dit adieu à une partie de sa carrière. Depuis hier, 12 h 29, Fabrice Santoro sait qu’il ne jouera plus en simple à Roland-Garros. Son sursis de la veille au soir (match interrompu par la nuit à 5-3 pour Christophe Rochus au quatrième set) n’a duré que deux jeux(victoire du Belge 6-3, 6-1, 3-6, 6-4). De bonne humeur, loquace malgré la défaite, le Français est ensuite revenu sur sa relation avec le tournoi et sur ses espoirs pour Wimbledon. « EST-CE LE GENRE de match dont vous rêviez pour vos adieux ? – Je voulais qu’il y ait de l’émotion et du suspense. J’ai été gâté. Perdre en trois sets à la tombée de la nuit m’aurait dérangé. Aujourd’hui (hier), le retour sur le terrain a été quasi parfait. J’aurais aimé gagner le quatrième set… – Comment avez-vous vécu l’interruption du match ? – Je suis rentré tard, j’ai dormi de 1 heure à 7 h 30. D’habitude, je dors neuf heures avant un match. Je me suis couché seul, réveillé seul… (il rit). C’est horrible ! J’ai une vie de merde !… En fait, j’attendais ce jeu de quatre heures, six heures trente-trois pour les années les plus folles (en 2004, match le plus long de l’histoire gagné contre Arnaud Clément) ! L’an prochain, je vivrai cette période de manière différente. – Avez-vous le sentiment que votre relation avec le public a évolué en vingt ans ? – Toutes mes relations ont changé. Avec le public, mon métier, les médias, avec la vie en général. Un mot résume ça : l’expérience. Je ne vis plus mon métier comme lorsque j’avais seize ans. Depuis quelques années, mon métier est devenu plus facile. Parce qu’au départ, je n’étais pas formé pour ça. J’étais formé pour jouer au tennis, pas pour être un joueur de tennis professionnel. – Vous êtes le dernier à pratiquer ce style de jeu… – Plus personne ne joue comme moi. Mais si je pouvais être Federer, je ne m’en priverais pas ! Les joueurs sont plus costauds, plus puissants. Moi, je me sers de ce que j’ai, c’est-àdire pas grand-chose… Mon style de jeu était déjà quasiment démodé quand je suis arrivé sur le circuit. J’avais un jeu des années 1970, donc vingt ans de retard ! Être performant pendant vingt années quand on a vingt ans de retard au départ, ça n’a pas été simple. Mais là était tout le challenge, la beauté de ma carrière. – Avez-vous été déçu de ne pas être programmé sur le Central ? Fabrice Santoro à Roland-Garros, c’est… 20 participations (record de Fra çois Jauffret égalé) an Le match de plus long de l’histoire (contre Arnaud Clément en 2004) 2 huitièmes de finale (1991, 2001) 6 h 33 67 e tournoi du Grand Chelem (record absolu) en 2009 '' C’est fini, c’est sûr ? PARMI LES PLUS PROCHES de Santoro, certains n’arrivent pas à se convaincre de sa future retraite. Comme Emmanuel Planque, un de ses anciens coaches, associé à la grande tournée des adieux. C’est lui, par exemple, qui accompagnera « le Magicien » à Wimbledon. Mais avec une double mission. Le travail technique, bien sûr. Mais le conditionnement psychologique, aussi. « Car je n’ai pas renoncé à faire changer d’avis Fabrice, avouait-il hier. Il est 41e mondial, toujours compétitif. Il y a encore de bons clients pour lui sur le circuit. Et qu’importe l’âge ! J’ai toujours pris du plaisir à voir Fabrice jouer. Même en étant coach, je ne peux m’empêcher de le voir en spectateur, tellement c’est différent… » – F. Ra. Je reste convaincu de pouvoir faire un grand coup à Wimbledon 5-4, que j’avais imaginé hier soir (mardi soir) et au réveil. J’ai été proche de faire basculer le match. Très proche…. – À quoi avez-vous pensé sur la balle de match ? Un flash ? Une image en particulier ? – Je sens qu’une page s’est tournée. Même s’il me reste cinq mois de compétition, il n’y aura plus de RolandGarros en simple. Quand on a joué ce tournoi pendant vingt ans, le mois de mai est particulier. On commence à prendre les chaussures de terre battue, on se prépare pour jouer trois ou '' ROLAND-GARROS, COURT SUZANNE-LENGLEN, HIER. – Quelques heures après avoir fait ses adieux au public du Lenglen, Santoro les réitérera à celui du court no 2, une fois sa défaite en double avec Llodra consommée. « Happy end » quand même. (Photo Nicolas Luttiau/L’Équipe) – Central ou Lenglen, c’était pareil. Une cérémonie est prévue sur un grand court. C’est ce que j’ai entendu… – Vous connaissez le stade comme votre poche. Quel est votre endroit préféré ? – Il y en a deux. D’abord, la chambre 121, celle que j’occupais quand j’avais seize ans au CNE. J’y suis retourné, ça m’a fait bizarre. J’y ai passé deux ans, dans dix mètres carrés, avec ma petite chaîne stéréo. J’y dormais pour mon premier Roland. J’y ai été heureux. L’autre endroit, c’est le couloir qui mène du vestiaire au Central. Tout le film se déroule en accéléré dans la tête. On sort du vestiaire, on prend à droite, on monte les escaliers, on entre dans l’arène. Là, on est seul, il faut assumer. – Avez-vous un dernier rêve pour cette dernière année sur le circuit ? – Je reste convaincu de pouvoir faire un grand coup à Wimbledon. J’ai trop souvent joué de malchance là-bas. Toutes les blessures de ma carrière sont arrivées à Wimbledon. Or, l’herbe, c’est un tennis de filière courte, où mon service et mon chip gagnent énormément en efficacité. J’ai envie de faire de gros efforts dans les semaines à venir pour être prêt le jour J. » VINCENT COGNET Six Roland m’étaient contés Santoro évoque ses souvenirs les plus marquants. 1991 MATS WILANDER 1993 SHUZO MATSUOKA Noir DEUXIÈME TOUR : victoire de Santoro, dix-huit ans, 6-2, 6-3, 6-2. « Mats avait gagné en 1982, 1985, 1988, soit tous les trois ans. Je me disais donc que ce serait encore son tour en 1991. C’était la première fois de ma carrière que j’entrais sur le Central, je n’en menais pas large. Finalement j’ai gagné, mais je pense de toute façon que Mats (alors 59e) n’aurait pas remporté le titre cette année-là... » PREMIER TOUR : Santoro perd contre ce modeste Japonais (93e), 7-6, 3-6, 6-3, 6-3. « Sans doute mon pire souvenir. À l’époque, j’étais 21e, je jouais extrêmement bien sur terre battue. Je suis sans doute arrivé trop confiant, trop en forme face à ce joueur qui n’avait pas gagné un match avant sur cette surface, et qui n’en a sans doute pas gagné un seul après ! Et puis au dernier moment, je me suis liquéfié. Impossible de mettre une balle correctement dans le court, de bouger, de faire mon boulot, quoi ! Dur à avaler. » Jaune 2001 MARAT SAFIN 2004 TROISIÈME TOUR : le Russe est alors no 2 mondial. Victoire de Santoro 6-4, 6-4, 4-6, 0-6, 6-1. « Match complètement dément avec beaucoup de rebondissements, d’émotions, du suspense, un terrain gras, de la bruine, des rafales de vent. Et une belle éclaircie pour terminer après plus de quatre heures de jeu. J’ai largement dominé pendant deux sets, il est revenu à la marque, a fait le break au premier jeu du cinquième set et je l’emporte 6-1 après avoir été sifflé par une partie du public parce que j’avais perdu le quatrième 6-0. Le public ne comprenait pas que j’avais besoin de récupérer. J’ai finalement gagné dans une ambiance indescriptible. » MICHAËL LLODRA FINALE DU DOUBLE MESSIEURS : Llodra-Santoro s’inclinent devant O. Rochus-Malisse 7-5, 7-5. « Voilà un match qui me reste en travers de la gorge. On avait battu les Bryan en demi-finales avec “Mika” en réalisant un match superbe. En finale, nous étions favoris mais trop confiants. Et en entrant sur le terrain, nous avons ressenti tous les deux une soudaine tension qui ne nous a plus quittés. On a paniqué devant l’événement. Dommage. » – A. D. 2004 ARNAUD CLÉMENT 2005 DANIELA HANTUCHOVA PREMIER TOUR : victoire de Santoro 6-4, 6-3, 6-7 (5-7), 3-6, 16-14. « Je gagne le match le plus long de l’histoire du tennis, disputé sur deux jours (six heures trente-trois), en sauvant deux balles de match. Au retour, le lendemain midi, j’ai des courbatures monumentales mais, par l’enjeu et la motivation, je réussis à repousser mes limites, à jouer avec les douleurs. » AVEC LA SLOVAQUE, il remporte le titre en double mixte. « Avoir mon nom au palmarès, ne serait-ce qu’en double mixte, reste un grand honneur. La finale s’est jouée sur le Lenglen, en même temps que la demi-finale Federer-Nadal sur le Central, alors les tribunes étaient quasiment vides. J’étais déçu, bien sûr, mais le plaisir d’avoir accroché un titre reste plus fort que ce détail. Une superbe aventure. » L Les passings d’Alain 2009 JE REVOIS ENCORE la scène comme si c’était hier. Devant la porte de son bureau, le juge-arbitre Pierre Ostertag gesticulait et criait à l’adresse des officiels qui se trouvaient à portée de voix : « Attrapez-les, attrapez-les ! » Luimême tentait de se mêler à la chasse à l’homme, mais le pauvre avait une jambe plus courte que l’autre et sa claudication l’empêchait de suivre le rythme des poursuivants. Mais au fait, qui poursuivait-on en cette belle journée du mois de mai 1973 ? Quelques minutes plus tôt, Ostertag avait été averti que deux voyeurs s’étaient fait surprendre, installés au-dessus des douches du vestiaire des joueuses. Avant que la tribune A ne soit refaite, il y avait sur le premier palier menant aux gradins des fenêtres condamnées qui donnaient sur un vide compris entre le dessous des tribunes et un plafond, celui des vestiaires. Deux petits malins avaient forcé l’une des fenêtres et avaient réussi à déplacer une dalle située au-dessus des douches du ves- 5 1967 repensant à la scène qu’elle venait de décrire. Tous les efforts des officiels et des services de sécurité (bien maigres à l’époque) furent vains pour retrouver les deux coquins dont on n’a jamais su s’ils avaient élu domicile à leur poste d’observation depuis plusieurs jours ou plusieurs heures. Mais jusqu’à la fin du tournoi, un gardien fut chargé de se poster devant la fenêtre forcée pour être certain qu’un tel incident ne se reproduisît pas. Pour son 43e Roland-Garros, avant l’heure de la retraite, Alain Deflassieux, grand reporter à la rubrique g p q tennis de L’Équipe, nous fait vivre chaque jour un souvenir ou une anecdote du tournoi ou de ses L’ coulisses, dont il a été le témoin privilégié. té tiaire des femmes pour se rincer l’œil. Quelques semaines plus tard, alors que le tournoi de Wimbledon venait juste de commencer, je dînais au Pontevecchio, l’un des restaurants de Londres les plus fréquentés par le milieu du tennis, avec un petit groupe dont deux joueuses améric a i n e s c h a rmantes, Pam Teeguarden (notre photo) et Valerie Ziegenfuss. C’est Pam Teeguarden qui raconta l’anecdote des voyeurs vécue depuis le vestiaire des femmes. « J’étais sous la douche et soudain j’entends un cri. C’était Janet Newberry (une autre américaine) qui se trouvait dans la cabine à côté de la mienne, et venait d’apercevoir deux visages dans une ouverture du plafond. Aussitôt, ce fut l’effervescence dans les douches avec toutes les filles qui partaient en courant. Certaines riaient et d’autres étaient très en colère, elles voulaient se plaindre qu’un tel incident puisse se produire dans un tournoi aussi important que Roland-Garros. » Elle en pleurait encore de rire, Pam, en Au voyeur ! Au voyeur !

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