ROLAND-GARROS
FOOTBALL
TSONGA MONFILS SE POSE LÀ SE RASSURE
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ROLAND-GARROS, COURTS PHILIPPE-CHATRIER ET SUZANNE-LENGLEN, HIER. – Vainqueur de Julien Benneteau (6-4, 3-6, 6-3, 6-4), Jo-Wilfried Tsonga a réalisé une solide entrée dans le tournoi et s’est qualifié pour le deuxième tour, où il affrontera l’Argentin Juan Monaco, demain. Gaël Monfils a quant à lui aisément dominé l’Américain Reynolds (6-2, 6-3, 6-1) et semble avoir progressé physiquement. De bon augure avant de rencontrer, demain aussi, le Roumain Crivoi. (Photo Pierre Lahalle et Jean-Marc Pochat/L’Équipe)
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LE MILAN À LA RELANCE POUR GOURCUFF
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*64 ANNÉE - N 20 046 0,95 /
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France métropolitaine
Mercredi 27 mai 2009
www.lequipe.fr
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LE QUOTIDIEN DU SPORT ET DE L’AUTOMOBILE
T 00106 - 527 - F: 0,95 E
CHEF-D’ŒUVRE ANNONCE
L’opposition de styles et l’exceptionnelle qualité du jeu pratiqué par le FC Barcelone et Manchester United, ajoutées au nombre de stars présentes sur la pelouse du stade Olympique de Rome ce soir (20 h 45), sont la promesse d’une grandiose finale de la Ligue des champions. (Pages 2 à 6)
Lionel
Messi
Cristia
no Ron aldo
Le résultat de la finale et le leadership européen dépendront certainement du duel que se livreront à distance Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, les joyaux du FC Barcelone et de Manchester United. (Photos Pascal Rondeau/L’Équipe et Offside/Presse Sports)
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L’HUMEUR
FOOTBALL
Keita latéral gauche, Messi avant-centre ?
LES PIÈCES DU PUZZLE de Guardiola s’imbriquent peu à peu. En début de soirée, l’entraîneur du Barça a donné un indice supplémentaire sur la composition de sa défense, où Seydou Keita devrait occuper le couloir gauche. « J’ai confiance en lui et, si je l’ai convaincu, c’est que j’ai un grand pouvoir de séduction. » Le Barça s’alignera avec sept joueurs formés au club dont ses trois milieux Xavi, Busquets et Iniesta. En cours d’entraînement, hier, Busquets a reçu un coup sur une cheville et a aussitôt interrompu la séance pour recevoir des soins. La très probable participation d’Henry, absent depuis le 2 mai, devrait se faire sur l’aile gauche. Mais la grande nouveauté serait de reconduire l’expérience Messi en avant-centre, comme contre le Real Madrid (6-2, le 2 mai). Un cas de figure où Eto’o, sur le flanc droit, avait réalisé une prestation défensive exceptionnelle. Le Camerounais, qui ne marque plus malgré une grande générosité, serait alors à nouveau sollicité en premier rideau défensif et pourrait prêter main forte au milieu de terrain. – G. R.
! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED
d’hui, à Rome (ITA), stade Olympique, en direct sur TF
Giggs tient la corde
SIR ALEX FERGUSON n’a rien laissé filtrer concernant son onze de départ. Tout indique cependant qu’il alignera l’équipe qui s’était imposée à Arsenal en demi-finales retour (3-1, le 5 mai). Sauf bien entendu Darren Fletcher, suspendu, ce qui n’a pas empêché l’international écossais de s’entraîner avec le reste du groupe (24 joueurs au total), hier, en fin de journée, au stade Olympique de Rome. Ryan Giggs apparaît le mieux placé pour suppléer Fletcher, mais Ferguson attend, semble-t-il, de connaître l’équipe de départ du Barça pour se décider définitivement. Si Thierry Henry et Andrés Iniesta sont bien là et que les Catalans disposent donc de tous leurs atouts offensifs, le manager de MU pencherait pour un 4-3-3, avec défense basse et jeu de contreattaque. Sinon, il pourrait opter pour une tactique plus audacieuse, avec Park Ji-sung (et non Giggs) au milieu de terrain, Cristiano Ronaldo sur l’aile droite et Carlos Tévez avant-centre. Un poste destiné normalement ce soir au Ballon d’Or France Football 2008. – J.-M. R.
BARCELONE
Arbitre : M. Busacca (SUI) 15 Se. Keita
MANCHESTE
22 O’Shea 13 Park J.-S.
(MAL 29 ans, L, 1 83 1,83 m, 77 kg)
8 24 Y. Touré
y 14 Henry (F 31 ans, FRA, 1,88 m, 83 kg) Iniesta (25 ans, 1,69 m, 64 kg)
(CDS, 28 ans, S 1,75 m, 70 kg)
8
(IRL, 28 ans, 1,90 m, 75 kg) g Anderson ( (BRE, 21 ans, 1 1,76 m, 69 kg g)
5
(CIV, 26 ans, 1,87 m, 78 kg)
1
R. Ferdinand (30 ans, 1,89 m, 82 kg) g
1
Valdés (27 ans, 1,83 m, 78 kg) 7
3
28 Busquets q
10 Messi
7
(0 (20 ans, 1,8 m, 73 kg) 89 Piqué q (22 ans, ns 1,85 m, 75 kg)
(ARG, 21 ans, RG 1 1,69 m, 67 kg) 9 )
C. Ronaldo (PO (POR, 24 ans, 1 1,84 m, 75 kg) 5
16 Carrick
(27 ans, ns 1,83 m, 74 kg) 3
15 Vidic
Van der Sar (HOL, 38 ans, H 1,97 m, 84 kg) 97
6 Xavi
11 Giggs (cap.) gg p
(SER, 27 ans, 1,88 m, 84 kg) g
(29 ans, n 1,70 m, 68 kg)
9 5
( (GAL, 35 ans, , 1 1,80 m, 68 kg g) Eto’o (CAM, 28 ans, 1,81 m, 75 kg) y 10 Rooney (23 ans, 1,81 m, 78 kg)
3
Puyol (cap.) y p (31 ans, n 1,78 m 78 kg) m,
Évra (FRA, 28 ans, , 1,75 m, 76 kg) g
FC BARCELONE
Date de création : 1899. Stade : Camp Nou (98 787 places). Président : Joan Laporta. Entraîneur : Josep Guardiola.
Entraîneur : J. Guardiola.
Remplaçants : 13 Pinto (g., 33 ans, 1,85 m, 82 kg), 2 Caceres (URU, 22 ans, 1,79 kg, 77 kg), 16 Sylvinho (BRE, 35 ans, 1,73 m, 67 kg), 21 Hleb (BLR, 28 ans, 1,82 m, 72 kg), 11 Bojan (18 ans, 1,70 m, 65 kg), 27 Pedro (21 ans, 1,69 m, 67 kg), 7 Gudjohnsen (ISL, 30 ans, 1,85 m, 83 kg), Absents : G. Milito, Marquez (genou), Jorquera (g.) (dos), V. Sanchez (doigt). Suspendus : Abidal, Daniel Alves.
Entraîneur : A. Ferguson (ECO).
Remplaçants : 29 Kuszczak (g., POL, 27 ans, 1,90 m, 84 kg), 6 W. Brown (29 ans, 1,85 m, 74 kg) ou 21 Rafael (BRE, 18 ans, 1,72 m, 80 kg), 23 J. Evans (ILN, 21 ans, 1,88 m, 77 kg), 18 Scholes (34 ans, 1,70 m, 70 kg), 9 Berbatov (BUL, 28 ans, 1,88 m, 79 kg), 32 Tévez (ARG, 25 ans, 1,69 m, 77 kg), 41 Macheda (ITA, 17 ans, 1,82 m, 75 kg) ou 17 Nani (POR, 22 ans, 1,75 m, 66 kg). Absents : Foster (genou), G. Neville, Fabio, Eckersley, Gibson, Welbeck (choix de l’entraîneur). Suspendu : D. Fletcher.
MANCHESTER UNITED
Date de création : 1878. Stade : Old Trafford (68 217 places). Président : Malcolm Glazer. Entraîneur : Alex Ferguson.
SOMMAIRE FOOTBALL
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Palmarès
Championnats d’Espagne : 19 (1929, 1945, 1948, 1949, 1952, 1953, 1959, 1960, 1974, 1985, 1991, 1992, 1993, 1994, 1998, 1999, 2005, 2006, 2009). Coupes d’Espagne : 25 (1910, 1912, 1913, 1920, 1922, 1925, 1926, 1928, 1942, 1951, 1952, 1953, 1957, 1959, 1963, 1968, 1971, 1978, 1981, 1983, 1988, 1990, 1997, 1998, 2009). Supercoupes d’Espagne : 7 (1983, 1991, 1992, 1994, 1996, 2005, 2006). Coupes de la Ligue : 2 (1983, 1986). Ligues des champions : 2 (1992, 2006). Coupes de l’UEFA : 3 (1958, 1960, 1966). Coupes des Coupes : 4 titres (1979, 1982, 1989, 1997). Supercoupes d’Europe : 2 (1992, 1997).
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Cruyff : « Le Barça n’a pas de souci Page 5 à se faire » Rooney, forcément anglais Page 6 Nantes s’accroche aux branches Toute l’actu foot
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LE PARCOURS DU FC BARCELONE
J PHASE DE GROUPES 1re journée (mardi 16 septembre 2008) : FC Barcelone - Sporting Portugal (POR) : 3-1 ; 2e journée (mercredi 1er octobre) : Chakhtior Donetsk (UKR) - FC Barcelone : 1-2 ; 3e journée (mercredi 22 octobre) : FC Bâle (SUI) - FC Barcelone : 0-5 ; 4e journée (mardi 4 novembre) : FC Barcelone - FC Bâle (SUI) : 1-1 ; 5e journée (mercredi 26 novembre) : Sporting Portugal (POR) - FC Barcelone : 2-5 ; 6e journée (mardi 9 décembre) : FC Barcelone - Chakhtior Donetsk : 2-3. Le FC Barcelone termine 1er du groupe C avec 13 points, devant le Sporting Portugal (12), le Chakhtior Donetsk (9) et le FC Bâle (1). J HUITIÈMES DE FINALE Aller (mercredi 25 février 2009) : Lyon - FC Barcelone : 1-1 ; retour (mardi 11 mars) : FC Barcelone - Lyon : 5-2. J QUARTS DE FINALE Aller (mercredi 8 avril) : FC Barcelone - Bayern Munich (ALL) : 4-0 ; retour (mardi 14 avril) : Bayern Munich (ALL) - FC Barcelone : 1-1. J DEMI-FINALES Aller(mardi 28 avril) : FC Barcelone - Chelsea (ANG) : 0-0 ; retour (mercredi 6 mai) : 1-1. Bilan : 6 victoires, 5 nuls, 1 défaite, 29 buts marqués, 13 buts encaissés.
LE PARCOURS DE MANCHESTER UNITED
J PHASE DE GROUPES 1re journée (mercredi 17 septembre) : Manchester United - Villarreal (ESP) : 0-0 ; 2e journée (mardi 30 septembre) : Aalborg (DAN) - Manchester United : 0-3 ; 3e journée (mardi 21 octobre) : Manchester United - Celtic Glasgow : 3-0 ; 4e journée (mercredi 5 novembre) : Celtic Glasgow - Manchester United : 1-1 ; 5e journée (mardi 25 novembre) : Villarreal (ESP) - Manchester United : 0-0 ; 6e journée (mercredi 10 décembre) : Manchester United - Aalborg (DAN) : 2-2. Manchester United termine 1er du groupe E avec 10 points, devant Villarreal (9), Aalborg (6) et le Celtic Glasgow (5e). J HUITIÈMES DE FINALE Aller (mardi 24 février 2009) : Inter Milan (ITA) - Manchester United : 0-0 ; retour (mercredi 12 mars) : Manchester United - Inter Milan (ITA) : 2-0. J QUARTS DE FINALE Aller (mardi 7 avril) : Manchester United - FC Porto : 2-2 ; retour (mercredi 15 avril) : FC Porto - Manchester United : 0-1. J DEMI-FINALES Aller (mercredi 29 avril) : ManchesterUnited - Arsenal (ANG) : 1-0 ; retour (mardi 5 mai) : Arsenal (ANG) - Manchester United : 1-3. Bilan : 6 victoires, 6 nuls, 0 défaite, 18 buts marqués, 6 encaissés.
Palmarès
Championnats d’Angleterre : 18 (1908, 1911, 1952, 1956, 1957, 1965, 1967, 1993, 1994, 1996, 1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007, 2008, 2009). Coupes d’Angleterre : 11 (1909, 1948, 1963, 1977, 1983, 1985, 1990, 1994, 1996, 1999, 2004). Coupes de la Ligue : 3 (1992, 2006, 2009). Community Shield : 17 (1908, 1911, 1952, 1956, 1957, 1965, 1967, 1977, 1983, 1990, 1993, 1994, 1996, 1997, 2003, 2007, 2008). Ligues des champions : 3 (1968, 1999, 2008). Coupe des vainqueurs de Coupe : 1 (1991). Coupes du monde des clubs : 2 (1999, 2008).
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CYCLISME
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Jalabert : « Il faut un esprit France »
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TENNIS
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Santoro, Cornet, Clément : bonne nuit les petits Page 15 Razzano : pour son coach-fiancé Toute l’actu tennis
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BUTEURS
1. Messi (FC Barcelone), 8 buts. 2. Klose (Bayern Munich), Gerrard (Liverpool FC), 7 buts. 4. Adebayor (Arsenal), Henry (FC Barcelone), Lopez (FC Porto), Del Piero (Juventus Turin), 6 buts. 8. Van Persie (Arsenal), Drogba (Chelsea), Milevskyi (Dynamo Kiev), Eto'o (FC Barcelone), Gilardino (Fiorentina), Benzema (Lyon), Niang (Marseille), 5 buts. 15. Agüero, Maxi Rodriguez (Atletico Madrid), Ribéry (Bayern Munich), Jadson (Chakhtior Donetsk), Bangoura (Dynamo Kiev), Berbatov, C. Ronaldo, Rooney (Manchester United), Koevermans (PSV Eindhoven), Mantzios (Panathinaïkos), J. Llorente (Villarreal), 4 buts. 26. Brighi, Vucinic (AS Rome), Curth (AaB Aalborg), Gallas, Walcott (Arsenal), Toni (Bayern Munich), Lampard (Chelsea), Bojan, Xavi Hernandez (FC Barcelone), Güiza (Fenerbahçe), Iaquinta (Juventus Turin), Kuyt (Liverpool FC), Juninho (Lyon), Karagounis (Panathinaïkos), Raul, Van Nistelrooy (Real Madrid), Rossi (Villarreal), 3 buts.
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HANDBALL RUGBY
Karabatic déjà à Montpellier Paris avance masqué
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PATINAGE ARTISTIQUE
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Henry doit jouer
ROME –
de notre envoyé spécial DEPUIS TROIS SEMAINES, Thierry Henry n’a que ce match en tête. Le match de sa vie. Mais il était dit que le chemin qui le mènerait à Rome serait extrêmement tortueux. Le 3 mai, lors du clasico qui a consacré la domination du Barça sur le Real Madrid (6-2), le Français s’est blessé dans un choc avec Sergio Ramos. Victime d’un étirement du ligament postérieur au genou droit, il n’a pas joué depuis et ne s’est pas exprimé non plus. Mais, hier soir, la tendance était plus qu’à l’optimisme : le recordman de buts chez les Bleus devrait être sur la pelouse au coup d’envoi ce soir. Hier, lors de l’ultime séance d’entraînement au stade Olympique, Henry affichait une mine détendue. Après s’être entretenu plusieurs minutes avec Gérard Houllier, son entraîneur en juniors et chez les 20 ans français, il a participé à l’intégralité de la séance, composée de toros, puis d’une séquence de conservation du ballon à deux touches de balle. Alors que ses partenaires s’étiraient, il a conclu son exercice par des frappes et des ouvertures, exclusivement du pied gauche. « Je pense qu’ils vont jouer, affirma Guardiola juste avant, en évoquant également le cas d’Iniesta. Bien sûr, il y a toujours un risque. Mais s’ils n’étaient pas prêts, je ne les prendrais pas. S’ils n’étaient pas en condition de jouer une finale, je ne l’envisagerais même pas. » Henry, qui se connaît parfaitement, ne prendrait pas le risque d’aggraver sa blessure, un risque évalué entre six et huit semaines d’indisponibilité. Après 107 apparitions en Ligue des champions sous quatre maillots différents (Monaco, Juventus Turin,
Enceinte, Delobel prépare les JO
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Finaliste en 2006 avec Arsenal, le Français, blessé depuis trois semaines, a tout fait pour être présent ce soir sur la pelouse. Il devrait y être.
Arsenal et Barcelone) et 51 buts (*), il sait aussi qu’il dispute peut-être ce soir sa deuxième et dernière finale de Ligue des champions, le seul trophée qui manque à son incroyable palmarès. En 2006, après avoir porté à bout de bras Arsenal lors d’une épique campagne européenne, il était passé tout près du sacre (1-2 contre le Barça), laissant à ses futurs coéquipiers les honneurs du Stade de France. Trois ans après, avec ses 26 buts inscrits toutes compétitions confondues, il est devenu l’un des rouages essentiels de la mécanique catalane. Et sa présence face aux hommes de Ferguson, lequel a longtemps rêvé de sa venue à Manchester, ne peut être sans incidence. Alors, Henry sera bien là pour disputer le match de sa vie.
JÉRÔME LE FAUCONNIER
ET AUSSI
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Athlétisme
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Hockey sur glace
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(*) Avec 51 buts, Henry est quatrième au classement des meilleurs buteurs de l’histoire de la Ligue des champions derrière Raul, 64 ; Van Nistelrooy, 60 ; et Chevtchenko, 56.
Questions...
... DU JOUR
PALMARÈS
1956 : 1957 : 1958 : 1959 : 1960 : 1961 : 1962 : 1963 : 1964 : 1965 : 1966 : 1967 : 1968 : 1969 : 1970 : 1971 : 1972 : 1973 : 1974 : 1975 : 1976 : 1977 : 1978 : 1979 : 1980 : 1981 : 1982 : Real Madrid (ESP) Real Madrid (ESP) Real Madrid (ESP) Real Madrid (ESP) Real Madrid (ESP) Benfica Lisbonne (POR) Benfica Lisbonne (POR) AC Milan (ITA) Inter Milan (ITA) Inter Milan (ITA) Real Madrid (ESP) Celtic Glasgow (ECO) Manchester United (ANG) AC Milan (ITA) Feyenoord Rotterdam (HOL) Ajax Amsterdam (HOL) Ajax Amsterdam (HOL) Ajax Amsterdam (HOL) Bayern Munich (ALL) Bayern Munich (ALL) Bayern Munich (ALL) Liverpool (ANG) Liverpool (ANG) Nottingham Forest (ANG) Nottingham Forest (ANG) Liverpool (ANG) Aston Villa (ANG) 1983 : Hambourg (ALL) 1984 : Liverpool (ANG) 1985 : Juventus Turin (ITA) 1986 : Steaua Bucarest (ROU) 1987 : FC Porto (POR) 1988 : PSV Eindhoven (HOL) 1989 : AC Milan (ITA) 1990 : AC Milan (ITA) 1991 : Étoile Rouge Belgrade (YOU) 1992 : FC Barcelone (ESP) 1993 (*) : Marseille 1994 : AC Milan (ITA) 1995 : Ajax Amsterdam (HOL) 1996 : Juventus Turin (ITA) 1997 : Borussia Dortmund (ALL) 1998 : Real Madrid (ESP) 1999 : Manchester United (ANG) 2000 : Real Madrid (ESP) 2001 : Bayern Munich (ALL) 2002 : Real Madrid (ESP) 2003 : AC Milan (ITA) 2004 : FC Porto (POR) 2005 : Liverpool (ANG) 2006 : FC Barcelone (ESP) 2007 : AC Milan (ITA) 2008 : Manchester United (ANG)
Jo-Wilfried Tsonga atteindra-t-il au moins les quarts de finale du tournoi de Roland-Garros ?
Le FC Barcelone remportera-t-il ce soir la Ligue des champions ? OUI NON NSP 61 % 36 % 3%
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(*) Auparavant appelée Coupe d’Europe des clubs champions, la C 1 se nomme Ligue des champions depuis la saison 1992-1993, même si le système des poules apparaît dès la saison précédente.
ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Thierry Henry, sous les yeux de Pep Guardiola (à droite) et un membre du staff, a participé avec le sourire à la séance du Barça sur la pelouse romaine. Que le Français devrait refouler ce soir, comme titulaire. (Photo Stéphane Mantey/L’Équipe)
BILAN PAR CLUB
9 victoires : Real Madrid (1956, 1957, 1958, 1959, 1960, 1966, 1998, 2000, 2002). 7 victoires : AC Milan (1963, 1969, 1989, 1990, 1994, 2003, 2007). 5 victoires : Liverpool (1977, 1978, 1981, 1984, 2005). 4 victoires : Ajax Amsterdam (1971, 1972, 1973, 1995), Bayern Munich (1974, 1975, 1976, 2001). 3 victoires : Manchester United (1968, 1999, 2008). 2 victoires : Benfica Lisbonne (1961, 1962), Inter Milan (1964, 1965), Juventus Turin (1985, 1996), Nottingham Forest (1979, 1980), FC Porto (1987, 2004), FC Barcelone (1992, 2006). 1 victoire : Celtic Glasgow (1967), Feyenoord Rotterdam (1970), Aston Villa (1982), Hambourg(1983), Steaua Bucarest(1986), PSV Eindhoven(1988), Étoile Rouge Belgrade (1991), Marseille (1993), Borussia Dortmund (1997).
22 %
C’est le pourcentage de t l t d victoires de Thierry Henry en 22 confrontations face à Manchester United : 5 victoires, 8 nuls, 7 défaites avec Arsenal (de 1999 à 2007) ; 1 nul et une défaite avec Barcelone (0-0, 0-1, les 23 et 29 avril 2008, en demi- finales de Ligue des champions).
avec
SÉCURITÉ
Rome à couteaux tirés
« ROME NE SERA PAS militarisé pour cette finale. » Giuseppe Pecoraro, le préfet de police de Rome, l’a assuré avant-hier alors que la réalité dit tout autre chose et que la ville est blindée. Plus de 1 500 agents des forces de l’ordre se tiendront aujourd’hui aux abords du stade Olympique.Les autorités italiennes ont la frousse que cette finale soit entachée d’actes de violence. Et pas seulement elles. Le quotidien anglais Times a qualifié il y a quelques jours Rome de « stab city », ville des coups de poignard. Il est vrai que certains tifosi ultras de l’AS Rome ont une triste spécialité : attaquer les supporters des équipes adverses à coups de couteau dans la cuisse ou le fessier. L’hypothèsed’affrontements en dehors du stade entre supporters du club romain, qui seront surveillés par la police locale, et de
Manchester United n’est pas à exclure. Ils se détestent. Le 4 avril 2007,de trèsgraves incidents s’étaient produits dans ce stade lors du quart de finale aller de la Ligue des championsentre la Roma et les Red Devils (2-1). Les forces de l’ordre transalpines avaient chargé des fans anglais qui voulaient répondre aux ultras romains. La police a aussi peur du comportement d’environ 5 000 supporters anglais, qui devraient être aujourd’hui à Rome sans billet pour le match. Pour limiter les risques de débordement, la vente d’alcool aux abords du stade et dans le centre-ville est interdite depuis hier 17 heures et le sera jusqu’à 6 heures demain matin. Mais les commerçants, patrons de bar et de restaurant romains respecteront-ils cet injonction ? Rien n’est moins sûr. – Y. Ri. et J.-M. R.
BILAN PAR PAYS
11 victoires : Angleterre(Liverpool 5, ManchesterUnited 3, Nottingham Forest 2, Aston Villa 1), Espagne (Real Madrid 9, FC Barcelone 2), Italie (AC Milan 7, Inter Milan 2, Juventus Turin, 2). 6 victoires : Allemagne (Bayern Munich 4, Hambourg 1, Borussia Dortmund 1), PaysBas (Ajax Amsterdam 4, Feyenoord Rotterdam 1, PSV Eindhoven 1). 4 victoires : Portugal (Benfica Lisbonne 2, FC Porto 2). 1 victoire: Écosse (Celtic Glasgow),France (Marseille),Roumanie (Steaua Bucarest), Yougoslavie (Étoile Rouge Belgrade).
Tirage du Mardi 26 mai 2009 : 368 092 exemplaires
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MERCREDI 27 MAI 2009
FOOTBALL
! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED
Rome attend son empereur
Très handicapé en défense, le Barça aura besoin de magie pour empêcher le doublé de Manchester United.
Les deux plus belles équipes du monde disputent, ce soir à Rome, la finale de la Ligue des champions en point d’orgue d’une saison pareillement exceptionnelle. Manchester United, qui peut devenir le premier champion d’Europe à conserver son trophée depuis l’AC Milan en 1990, concentre les faveurs du monde du foot depuis que Barcelone est confronté aux absences et aux joueurs revenant de blessures.
ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Ryan Giggs (3e en partant de la gauche) discute avec Darren Fletcher (bas rouge) lors du dernier entraînement. Ce soir, le premier devrait profiter de la suspension du second pour retrouver une place de titulaire. (Photo Alain Mounic/L’Équipe)
ROME –
de notre envoyé spécial
DANS LA TOUFFEUR du stade Olympique, à l’ombre des statues antiques et des pins parasols, il y avait dans l’air romain, hier, une atmosphère de finale de Coupe du monde, comme une fièvre. Toute la planète médiatique est venue assister au combat des deux plus belles équipes du monde, à cette apothéose qui met en jeu la Ligue des champions, le Ballon d’Or France Football et quelques breloques accessoires. Au cœur d’une conférence de presse surpeuplée, on se serait presque attendu à assister à la pesée du champion et de son challenger. On aurait mis quelques sous sur Alex Ferguson. Il souriait de toutes ses dents mais ce n’était pas le sourire qu’il fallait regarder, c’était les dents. À soixante-sept ans, le manager de MU a toujours aussi faim. Barcelone-Manchester United est la finale de rêve que le monde attend depuis l’automne, et depuis bien plus longtemps encore. La bataille entre le champion d’Espagne et le champion d’Angleterre étirera la vieille querelle footballistique des Latins et des AngloSaxons, elle verra l’un de ces deux immenses pays de football devenir la première nation à douze victoires dans l’épreuve, mais les frontières du jeu ont changé : on aimerait opposer deux écoles, deux visions du football, mais cette finale sera d’abord le match du talent et du talent, avec beaucoup de sueur au milieu. C’est une finale entre deux clubs à forte identité, qui concentrent des joueurs aux transferts faramineux et des serviteurs de toujours, mais c’est une finale sans manichéisme : personne ne peut jurer que MU ne jouera pas mieux au ballon que le Barça ce soir. Semblable idée aurait été impensable et sacrilège dix ans en arrière, mais il y a longtemps que l’Angleterre
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S’il gagnait ce soir, it i le FC Barcelone serait le cinquième club de l’histoire à réussir la même année le triplé C 1 - Championnat Coupe nationale. Les Écossais du Celtic Glasgow (1967), les Néerlandais de l’Ajax Amsterdam (1972) et du PSV Eindhoven (1988)… et Manchester United (1999) ont déjà réussi cet exploit.
n’est plus une île et que Manchester United peut s’enorgueillir de l’un des meilleurs jeux de passes d’Europe. L’idée du jeu de Barcelone s’accompagne de plus de romantisme, et d’une esthétique comme un dogme, mais il n’y a pas tant d’écart entre les intentions.
Manchester, Chelsea en mieux
C’est une finale, surtout, qui aurait mérité que tout le monde soit là, et l’on ne parle pas seulement du condensé de méchanceté et de bêtise arbitrales qui a été nécessaire pour expulser le Mancunien Fletcher en demi-finales, à Arsenal (3-1), et le délester du couronnement romain. Les absences de Mar-
quez (blessé), Abidal et Alves (suspendus) privent Barcelone de 75 % d’une défense qui était parfois livrée à ellemême mais qui était son équilibre. La conjonction de ces absences et de l’incertitude des ressources de deux joueurs majeurs revenant de blessure, Henry et Iniesta, enveloppe les chances barcelonaises d’un doute considérable. On peut compter sur Manchester, qui sait combien les absences de Vidic ou de Ferdinand l’ont rendu à l’ordinaire d’une équipe mal assurée sur ses bases, pour appuyer là où cela fait mal. C’est l’éternelle histoire du foot : les finales se jouent aussi sur les blessés et les suspendus, et le Barça, qui a inscrit 134 buts en C 1 et en Liga, cette saison,
ne connaît pas sa capacité à être à la hauteur de ce qu’il a montré jusque-là. Mais si MU est légèrement favori en cette soirée romaine, c’est aussi parce que Barcelone a été contré par Chelsea en demi-finales. Or, Manchester sait faire tout ce que fait Chelsea, mais en un peu mieux. Comme Chelsea, MU va probablement défendre bas, et ses attaquants, à l’exception de Ronaldo en pointe, vont presser comme si leur vie en dépendait. Mais la qualité supérieure du jeu de passes mancunien, par rapport à Chelsea, et la variété de ses courses offensives peuvent faire souffrir énormément Barcelone. Il faudra la magie du milieu et de l’attaque du Barça pour faire chuter MU de son trône. Il faudra,
surtout, que Lionel Messi vienne arracher le Ballon d’Or de la gueule de Cristiano Ronaldo, qui a traversé les quarts et les demi-finales de sa grâce retrouvée. Alors, et alors seulement, Henry aurait une chance véritable de remporter la seule épreuve qui lui manque, cette compétition de rêve qui a été créée par L’Équipe et qui continue de mettre en jeu un trophée aux grandes oreilles, sur lequel les plus grands joueurs du monde continuent de lire, les soirs de triomphe, deux lignes en français : « Coupe des clubs champions européens. » Henry ou Évra pourront traduire, tard dans une nuit romaine qui aura rarement vu autant d’étoiles.
VINCENT DULUC
Tableau final
Quarts de finale Demi-finales Finale
Aujourd’hui, Aller : Retour : à Rome (ITA), FC BARCELONE (ESP) 4 1 Aller : Retour : stade Olympique, 0 1 FC BARCELONE 0 Bayern Munich (ALL) 1 20 h 45 (TF 1). 1 1 4 Chelsea 0 Liverpool (ANG) 3 4 CHELSEA (ANG) FC Barcelone Manchester U. MANCHESTER U. (ANG) 2 1 2 0 MANCHESTER U. 1 FC Porto (POR) 3 0 1 Villarreal (ESP) 1 0 Arsenal ARSENAL (ANG) 1 3
Coupes
Didier BRAUN
dbraun@lequipe.presse.fr
QUAND SURVIENNENT les ultimes tours de Coupe, une obsession saisit les derniers survivants : soulever le trophée, qu’il s’agisse d’une coupe ventrue à grandes oreilles, d’un saladier rococo ou d’un vase en faux cristal. Au début de la saison, le chemin pour l’atteindre semblait trop aléatoire pour en faire un objectif. Mais les tours sont passés. Les qualifiés étaient deux fois moins nombreux à chaque fois et chaque fois la Coupe titillait les neurones un peu plus. Certains entraîneurs déploraient cet envahissement de l’esprit des joueurs et supporters, alors que le pain quotidien du Championnat n’était pas assuré. Mais cette formule du gagner ou mourir ajoutait encore à l’excitation ambiante. Et voici ce 27 mai où une seule chose compte, quel que soit le programme du soir à la télé : franchir les demi-finales de la Coupe de l’Oise, qui se jouent aujourd’hui, à 19 heures, ici entre Chambly et Ribécourt, et là entre Saint-Just-en-Chaussée et la B de Beauvais. FC BarceloneManchester United ? Ils regarderont, s’ i l s o n t l e t em p s , a p r è s l a douche. – D. Br.
FC BARCELONE
MANCHESTER UNITED
Ferguson : « Il n’est pas Guardiola: « On dépend surtout de nous-mêmes » interdit de défendre »
ROME –
de notre envoyé spécial
« S’APPROCHE-T-ON d’une finale comme celle-là avec la gorge nouée ? – Dans une finale, il y a toujours un facteur dramatique que nous devons laisser au vestiaire. C’est la grande force des équipes expérimentées de savoir faire abstraction de toute émotion et de se concentrer uniquement sur le résultat. Nous, on va essayer de démontrer ce qu’on a réussi à faire toute l’année : bien jouer en étant fidèles à notre style. Le faire devant la meilleure équipe du monde, est un honneur. – Comment avez-vous étudié votre adversaire, qu’espérez-vous qu’il fasse ? – J’ai vu beaucoup de vidéos, j’ai demandé d’autres détails à Gerard (Piqué, qui a passé trois ans à MU) mais en fait, on dépend surtout de nous-mêmes. La finale sera notre soixante et unième match de la saison. Physiquement, je ne sais pas comment nous serons mais c’est sûr, on jouera pour la possession du ballon. Le paradoxe, c’est qu’on est une équipe de petits et chaque fois qu’on a joué contre des équipes plus puissantes, ça nous a réussi. – En attaque, votre méthode n’est-elle pas trop prévisible ? – Je n’ai pas une méthode. J’ai seulement de bons joueurs. On essaie de jouer en équipe, de bien faire ce qu’on sait faire et de se corriger. Messi et Samuel (Eto’o) peuvent jouer de cent façons différentes. Ce n’est pas un problème. » – G. R.
ROME –
LE JEU. – Pour ces deux grandes équipes offensives, la clé du succès se situera aussi dans leur aptitude à altérer le jeu adverse.
CE N’EST PAS PARCE QUE vont s’affronter les deux plus belles attaques européennes que l’on assistera obligatoirement à un somptueux festival offensif. À Rome, il ne s’agira pas de remporter un concours d’élégance. Les deux équipes devront à la fois imposer leur jeu et annihiler celui de l’adversaire. DES RESSEMBLANCES. – Barcelone et Manchester évoluent avec des organisations semblables, en zone, en 4-3-3. United peut jouer avec deux attaquants centraux, mais dans les phases finales, Ferguson abandonne toujours cette option. Dans ces configurations, la mainmise sur la construction au milieu de terrain est prépondérante. Touré est au Barça ce que Carrick est à Manchester ; Iniesta-Xavi et Fletcher-Anderson sont les pistons meneurs des deux équipes, avec des caractéristiques individuelles différentes : plus de puissance de pénétration à Manchester, plus de variété de jeu court dans les intervalles au Barça. L’audace et la virtuosité des attaquants sont deux autres points communs évidents. JEU PLACÉ OU JEU PROFOND. – Le jeu court de Barcelone, dans de petits espaces, avec de nombreux retours en arrière, semble hypnotiser l’adversaire, comme ce fut le cas du Bayern anéanti en quarts de finale aller (0-4). La possession du ballon est sa règle d’or. La recherche de la situation la plus favorable pour finir est permanente. Elle passe souvent par des retours au centre des ailiers (Messi le gaucher, à droite, Henry le droitier, à gauche) et des points d’appui au milieu pour terminer par des passes courtes vers un joueur faisant un appel croisé. Dans ce travail d’approche patiente, les deux latéraux sont importants, notamment Daniel Alves à droite. Manchester cherche davantage la percussion dans le jeu profond, même s’il n’abuse pas de transmissions longues. Les courses sont plus pénétrantes, les caractéristiques d’Anderson, Fletcher, Rooney, Park, Ronaldo s’inscrivant dans cette logique. CONTRER L’ADVERSAIRE. – En demi-finales, Chelsea a montré la voie pour contenir le jeu de Barcelone. L’ancien international irlandais Tony Cascarino a écrit dans sa chronique du Times : « Les équipes anglaises savent comment battre Barcelone. Comment ? En étant anglaises. » Être anglais, c’est imposer un dur combat, physique et discipliné. Manchester devra inévitablement mettre beaucoup de densité pour couper les lignes de transmission et bloquer l’animation du jeu sur les côtés. Il n’y a pas d’inquiétude quand on dispose de joueurs comme Carrick, Anderson, Rooney, Park, devant une défense colossale. Plus que les lignes, c’est la profondeur que Barcelone devra couper dans l’évolution du jeu anglais. Pour cela, il faudra empêcher la prise de vitesse collective et individuelle. Le Barça met toujours beaucoup d’agressivité dès la perte du ballon pour le récupérer le plus vite possible. Ce sera l’une des solutions de ce soir. VULNÉRABLES ? – Dans le dispositif défensif de Manchester, nécessairement très exigeant, il peut suffire qu’un chaînon saute pour que l’édifice s’écroule. Ronaldo donne parfois le sentiment d’être celui-là. Il ne se préoccupe pas toujours de défendre, mais dans les grandes occasions, il sait mettre la main à la pâte. Face au Barça, sans doute vaut-il mieux qu’il joue avant-centre plutôt que sur l’aile. Dans sa propension à jouer très haut, Barcelone laisse des espaces. Dans son aptitude à se projeter vite vers l’avant, Manchester peut en profiter. LE POIDS DES ABSENTS. – Une équipe, même quand elle dispose des plus grands attaquants, a besoin de stabilité défensive. Ce n’est pas le cas au Barça actuellement. Si Touré passe en défense, il n’aura plus l’apport si appréciable qui est le sien au milieu. L’animation sur le côté droit va aussi perdre beaucoup avec l’absence d’Alves. À Manchester, c’est celle du très tonique Fletcher qui pose problème. Il est si important dans le rapport défense-attaque qu’il n’est pas sûr que Giggs, par exemple, puisse avoir le même impact.
DIDIER BRAUN
de notre envoyé spécial
« MANCHESTER UNITED va-t-il jouer aussi défensivement que Chelsea en demi-finales pour contrer l’attaque de Barcelone ? – Il n’est pas interdit de défendre en football, et la défense est même la base du jeu. Mais Manchester United n’est pas Chelsea. Nous avons notre propre style, et les joueurs pour créer et marquer des buts. – Beaucoup de grands joueurs seront réunis sur la pelouse de Rome. Est-ce la garantie d’une finale spectaculaire ? – Je pense en effet que ce sera une belle finale. Les dernières n’ont pas toujours offert des sommets dans le jeu, sauf celle de l’année dernière bien sûr (sourire). On va rencontrer une très forte équipe, avec plusieurs joueurs de classe mondiale, mais Manchester United a ses propres armes et je veux que nous les imposions. Les deux équipes aiment avoir le contrôle du ballon, le faire circuler, et, à mon avis, la possession sera une clé essentielle du match. – Manchester United semble avoir un banc supérieur à celui du FC Barcelone. – Nous avons un suspendu (Fletcher). Barcelone en a deux (Alves et Abidal), plus un blessé (Marquez) et deux joueurs qui reviennent de blessure (Henry et Iniesta). Je pense donc avoir en effet plus d’options sur le banc, et c’est une autre donnée très importante. – J-M. R.
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MERCREDI 27 MAI 2009
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Patienter ou percuter
FOOTBALL
! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED
Un sacre pour un ballon
Le résultat de ce soir devrait aider à départager Lionel Messi et Cristiano Ronaldo dans la course au Ballon d’Or « France Football ».
Un duel au sommet
Au terme du scrutin qui déterminera en fin d’année l’identité du 54e Ballon d Or dé d anné l identité d’Or France Football, les noms de Lionel Messi, étincelant avec Barcelone, et de Cristiano Ronaldo, lauréat du trophée l’an passé, figureront en (très) bonne place. Dans quel ordre ? L’issue de la finale de ce soir devrait permettre de dégager une nale d Ba ça et le Portugais de MU. ar hiérarchie entre l’Argentin du
Lionel Cristiano
MESSI
21 ans Attaquant
(Argentine)
RONALDO
(Portugal)
24 ans Attaquant
En Championnat p 31 23 5 11 8* 5
* meilleur buteur
Matches Buts Passes décisives
33 18 6 11 4 2
Coupe d’Angleterre : 2 matches, 1 but. Coupe de la Ligue anglaise : 4 matches, 2 buts. th b t Sélection : 6 matches, 1 but.
En Ligue des champions g p
Matches Buts Passes décisives
Coupe d’Espagne : 8 matches, 6 buts, 1 passe décisive. Sélection : 7 matches, 3 b t th buts.
BARCELONE, CAMP NOU, 4 OCTOBRE 2008 et MANCHESTER, STADE OLD TRAFFORD, 23 MARS 2009. – Déjà vainqueur cette saison avec le Barça du Championnat et de la Coupe du Roi, Lionel Messi (à gauche) rêve d’un triplé jamais vu de l’autre côté des Pyrénées. Lauréat 2008 du Ballon d’Or, Cristiano Ronaldo (à droite), qui a déjà raflé avec Manchester United le Community Shield, le Championnat du monde des clubs, la Coupe de la Ligue anglaise et conservé son titre de champion, vise un quintuplé inédit outre-Manche. (Photos Christian Liewig/L’Équipe)
Messi, la dernière marche
ROME –
de notre envoyé spécial QUELQUE CHOSE a changé chez Lionel Messi, vingt et un ans, déjà considéré comme le meilleur joueur du monde par la moitié de la planète football. Il a inscrit trente-sept buts toutes compétitions confondues, son record en cinq saisons au Barça, et s’apprête à jouer sa première finale de Ligue des champions, dont il est le meilleur buteur (huit réalisations). S’il figure au palmarès de l’édition 2006, Messi n’a pas participé à la finale (2-1, le 17 mai, au Stade de France, contre Arsenal et Thierry Henry), pas encore totalement remis d’une déchirure à une cuisse. Frank Rijkaard, auquel Pep Guardiola a succédé à la tête du Barça l’été dernier, n’a pas voulu prendre de risques et l’a laissé sur le banc. Fâché, le petit Argentin n’a pas voulu poser, à la fin du match, sur la photo souvenir. « Je me suis trompé et je le regrette, confesse-t-il. Ce sont des moments qu’il faut savoir apprécier de bout en bout. Une finale de Ligue des champions, c’est unique. » Ce soir, il sera titulaire, et il est vraisemblable qu’au terme d’une saison éblouissante, et plus encore depuis le début de l’année 2009, il aura pour mission de passer à travers des mailles de la défense mancunienne, de marquer et de se rapprocher ainsi du Ballon d’Or.
En cinq ans au Barça, l’attaquant argentin n’a jamais été aussi fort, mais il doit parachever sa saison par un sacre européen.
et a eu droit à une standing ovation. En Liga, dans un Sardinero – le stade du Racing Santander – conquis par son talent, c’est encore lui qui a laissé, grâce à son doublé (2-1, le 1er février), son nom à côté du cinq millième but de l’histoire du Barça. Pur gaucher, Messi a poussé l’élégance, ce soir-là, jusqu’à marquer du droit. Cette saison, ses buts ont été décisifs à neuf reprises. Un autre record. Dans la métamorphose de Messi, qui n’a jamais disputé autant de matches (50) en une saison, on peut rappeler que Guardiola lui a concocté des cycles de temps joué à côté de plages de récupération. Juanjo Brau, son préparateur physique qui le suit partout, y compris avec la sélection argentine, veille à ce qu’il ne dépasse pas les trois cents minutes d’affilée. Après chaque match, les tests de Messi sont analysés, disséqués et comparés. Ici, les réponses seraient trop abstraites. Guardiola, qui sent son joueur heureux comme il ne l’a jamais été, préfère cette pirouette : « Quand Messi sourit, tout est plus facile. »
GUY ROGER
Les deux visages de Ronaldo
ROME –
de notre envoyé spécial SES PROPRES COÉQUIPIERS et les fans de Manchester United ont désigné sans hésitation Nemanja Vidic comme joueur de l’année (voir par ailleurs). Sir Alex Ferguson, lui, penche clairement pour Wayne Rooney. Il reste quand même à Cristiano Ronaldo un jury à convaincre, et non le moindre, celui du Ballon d’Or France Football ! Est-il capable de ramener le trophée pour la deuxième fois d’affilée ? Réponse – en partie – ce soir. Le Portugais sait ce qu’il lui reste à faire pour espérer renouveler son titre : être champion d’Europe comme en 2008, mais être aussi décisif en finale qu’il le fut il y a un an, contre Chelsea (1-1, 6-5 aux t.a.b.). Il avait certes manqué son tir au but, mais c’est lui qui avait ouvert le score d’un coup de tête splendide sur un centre de Wesley Brown. Et si on juge les grands joueurs dans les grands matches, Cristiano Ronaldo est un très, très grand joueur. Sans lui, Manchester United ne serait probablement pas à Rome. En quarts de finale, où son équipe fut accrochée à l’aller à Old Trafford (2-2, le 7 avril) par ses compatriotes du FC Porto, l’attaquant portugais sortit son équipe d’un très mauvais pas huit jours plus tard, grâce à une frappe de trente-cinq mètres venue d’ailleurs (1-0). Le meilleur restait à venir en demi-finale retour contre Arsenal. À l’Emirates Stadium (3-1, le 5 mai), MU confirma son succès d’Old Trafford (1-0, le 29 avril), et c’est Ronaldo qui se chargea de tout, avec une passe décisive (à Park Ji-sung) puis deux buts de très grande classe, d’un nouveau missile de longue portée, cette fois sur coup franc, puis en se trouvant à la conclusion d’une contreattaque admirable… dont il avait été à l’origine à quatre-vingts mètres du but d’Almunia !
Inégal en Premier League, l’attaquant portugais de MU s’est en revanche montré décisif en Ligue des champions.
contre dix-huit pour le Portugais). Sur les cinq premiers mois de 2009, l’attaquant de MU a inscrit dix buts en dix-huit matches – soit huit de moins que sur la même période de 2008. Surtout, il a traversé onze de ces rencontres sans marquer, et n’a pas toujours plaidé sa cause avec des jérémiades théâtrales, souvent sans objet, auprès des arbitres, de ses adversaires, et parfois de ses partenaires… « Messi est un joueur capable de faire gagner un match à lui seul, mais Cristiano est plus fort physiquement, même si l’Argentin a progressé dans ce domaine, juge Ferguson. À mon avis, Cristiano possède un registre d’attaquant plus complet, par sa capacité à inscrire des buts dans toutes les positions, de près ou de loin, et avec la tête, ce que Messi ne fait pas encore, ou très peu. » Enfin, pour espérer conserver son Ballon d’Or, Ronaldo a probablement un autre contrat à remplir : qualifier le Portugal (3e du groupe 1 avec 6 points, à sept longueurs du Danemark et de la Hongrie) pour la Coupe du monde. Et c’est loin d’être gagné…
JEAN-MICHEL ROUET
Auteur du 5 000e but
Messi est un artiste, un vrai. Capable d’enchaîner dans un mouchoir des dribbles qui font se lever tous les publics et surtout d’estoquer. Juninho et les Lyonnais se souviendront longtemps de ce courant d’air (5-2, le 11 mars, huitièmes de finale retour), qui a aussi enrhumé les Munichois (4-0, le 8 avril, quarts de finale aller) et glacé Stamford Bridge sur sa dernière passe, à la dernière seconde de la demi-finale retour (1-1, le 6 mai). C’est indéniable, depuis qu’il travaille avec Guardiola, Messi, dit « la Puce », a fait un bond de géant. Le 6 janvier 2009, au stade Vicente Calderon, face à l’Atletico Madrid (3-1, huitièmes de finale aller), il a réussi un hat trick en Coupe du Roi
Onze matches de Championnat sans marquer
En revanche, l’ordinaire de la Premier League ne l’a pas toujours sublimé. Contre toute attente, il a abandonné dimanche (sans jouer) son titre de meilleur buteur du Championnat d’Angleterre à Nicolas Anelka (dix-neuf réalisations avec Chelsea
Le Barça sans filet derrière
L’équipe de Guardiola jouera ce soir sans trois de ses titulaires en défense. Insurmontable ?
ROME –
de notre envoyé spécial
DE LA MEILLEURE DÉFENSE de la Liga, pilotée par Victor Valdés – qui vient de remporter son deuxième Zamora, le trophée désignant le meilleur gardien de la Liga –, il ne reste plus que Gerard Piqué, la grande révélation de la saison, et Carles Puyol, le capitaine, l’insubmersible, qui peut jouer à tous les postes derrière. Tous les autres titulaires seront dans la tribune du stade Olympique. Alves et Abidal sont suspendus, Marquez a été opéré du ménisque. Guardiola a résolu en partie l’équation depuis la demi-finale retour à Chelsea (1-1, le 6 mai), où Yaya Touré a débuté en défense centrale, associé à Piqué. Sa taille, sa science du duel et sa vitesse d’anticipation ont beaucoup plu au technicien catalan, qui a renouvelé l’expérience contre Bilbao en finale de Coupe du Roi (4-1, le 13 mai). Face à l’équipe basque, l’Ivoirien a raconté qu’il avait aussi suivi avec attention les conseils de sa femme : « Elle m’a incité à monter, à tirer au but et j’ai marqué. » Contre Manchester United, Touré devra marquer Ronaldo à la culotte et il serait étonnant que l’on assiste à ce genre de déboulé. D’autant que Guardiola, pourtant un amoureux du jeu et de la relance, est de ceux qui martèlent sans cesse que « maintenir la cage inviolée équivaut à marquer le premier but du match » . En toute logique, Puyol devrait donc émigrer vers le couloir droit, où il semble le plus à même de pouvoir résister aux assauts de Wayne Rooney. Reste l’autre inconnue : le couloir gauche. La solution naturelle est d’en confier la garde à un spécialiste. Sylvinho est le seul valide. Mais la question est de savoir s’il peut tenir le rythme d’une finale de cette envergure. En même temps que le doute a surgi l’option Seydou Keita. De tous les candidats (car Puyol et Caceres peuvent aussi dépanner à gauche), il est le moins expérimenté mais le plus rapide, le plus technique et le plus discipliné. Guardiola a eu quatre jours pour le persuader d’accepter cette mission. C’est loin d’être une assurance tous risques mais le Barça n’a plus le choix. – G. R.
« Serbinator » et son frère anglais
La charnière défensive Ferdinand-Vidic est l’un des points forts de Manchester United.
ROME –
de notre envoyé spécial
SUR LES ÉTALS des vendeurs à la sauvette d’Old Trafford, le tee-shirt, d’un goût douteux, rencontre un franc succès. À l’aide d’un montage photo, il vante la gloire de Nemanja Vidic, alias « The Serbinator », représenté, mâchoire carrée, en tenue paramilitaire, avec ces mots : « Il est serbe et est venu pour vous tuer. » Vidic vient en tous les cas d’éliminer la (redoutable) concurrence au moment de désigner le meilleur joueur de la saison à Manchester United. Il a été plébiscité dans les deux votes organisés par les fans et ses propres coéquipiers : « Un immense honneur, dit-il. Je n’aurais jamais imaginé être en situation de recevoir ce prix dans le meilleur club du monde, surtout quand on connaît les grands joueurs avec qui j’ai le privilège d’évoluer. »
Cinq finales à trois : avantage aux Catalans
J 29 MAI 1968, À LONDRES, STADE DE WEMBLEY MANCHESTER U. - BENFICA (POR) : 4-1 a.p. (0-0, 1-1) 92 225 spectateurs. Arbitre : M. Lo Bello (ITA). Buts. – MANCHESTER UNITED : Charlton (53e, 99e), Best (92e), Kidd (94e) ; BENFICA : Jaime Graça (79e). MANCHESTER UNITED : Stepney – Brennan, Foulkes, Crerand, A. Dunne – R. Charlton, Stiles – Best, Kidd, Sadler, Aston. Entraîneur : M. Busby. BENFICA: José Henrique– Adolfo, Humberto,Jacinto,Cruz – JaimeGraca, Coluna – José Augusto, Torres, Eusebio, Simoes. Entraîneur : O. Gloria (BRE). J 26 MAI 1999, À BARCELONE, CAMP NOU MANCHESTER U. - BAYERN MUNICH (ALL) : 2-1 (0-1) Beau temps. Pelouse en bon état. 90 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Collina (ITA). Buts. – MANCHESTER UNITED : Sheringham (90e + 1), Solskjaer (90e + 2) ; BAYERN MUNICH : Basler (6e). Avertissement. – Bayern Munich : Effenberg (60e). MANCHESTER UNITED : Schmeichel (cap.) – G. Neville, Johnsen, Stam, Irwin – Beckham, Butt, Blomqvist (Sheringham, 67e), Giggs – Yorke, Andy Cole (Solskjaer, 81e). Entraîneur : A. Ferguson (ECO). BAYERN MUNICH : Kahn (cap.) – Linke, Matthäus (Fink, 80e), Kuffour – Babbel, Jeremies, Effenberg, Tarnat – Basler (Salihamidzic, 89e), Jancker, Zickler (Scholl, 71e). Entraîneur : O. Hitzfeld. J 21 MAI 2008, À MOSCOU (RUS), STADE LOUJNIKI MANCHESTER U. - CHELSEA (ANG) : 1-1, 6-5 aux t.a.b. (1-1, 1-1) Temps frais et pluvieux. Pelouse moyenne. 69 500 spectateurs environ. Arbitre : M. Michel (SLQ). Buts. – MANCHESTER UNITED : C. Ronaldo (26e) ; CHELSEA : Lampard (45e). Avertissements. – Manchester United : Scholes (22e), R. Ferdinand (43e), Vidic (111e), Tevez (116e) ; Chelsea : Makelele (22e), Ricardo Carvalho (45e + 2), Ballack (116e). Expulsion. – Chelsea : Drogba (116e). MANCHESTER UNITED : Van der Sar – W. Brown (Anderson, 120e + 4), R. Ferdinand (cap.),Vidic, Évra – Hargeaves, Carrick, Scholes (Giggs, 87e), C. Ronaldo – Tevez, Rooney (Nani, 120e+ 4). Entraîneur : A. Ferguson (ECO). CHELSEA : Cech – Essien, Ricardo Carvalho, Terry (cap.), As. Cole – Ballack, Makelele (Belletti, 120e + 4), Lampard – J. Cole (Anelka, 99e), Drogba, Malouda (S. Kalou, 92e). Entraîneur : A. Grant (ISR).
MANCHESTER UNITED
FC BARCELONE
J 30 MAI 1961 À BERNE (SUI), WANKDORF STADION BENFICA (POR) - FC BARCELONE : 3-2 (2-1) 26 732 spectateurs. Arbitre : M. Dienst (SUI). Buts. – BENFICA : Aguas (30e), Ramallets (32e c.s.c.), Coluna (55e) ; FC BARCELONE : Kocsis (20e), Czibor (75e). BENFICA : Costa Pereira – Joao, Germano, Angelo – Neto, Cruz – Augusto, Santana, Aguas, Coluna, Cavem. Entraîneur : B. Guttman. FC BARCELONE : Ramallets – Foncho, Garay, Gracia – Vergès, Gensana – Kubala, Suarez, Evaristo, Kocsis, Czibor. Entraîneur : E. Orizaola. J 7 MAI 1986 À SÉVILLE (ESP), STADE SANCHEZ-PIZJUAN STEAUA BUCAREST (ROU) - FC BARCELONE : 0-0, 2-0 aux t.a.b. 60 000 spectateurs environ. Arbitre : M. Vautrot. Tirs au but. – STEAUA BUCAREST : réussis par Lacatus et Balint, manqués par Majaru et Bölöni ; FC BARCELONE : manqués par Alesanco, Pedraza, Alonso et Marcos. STEAUA BUCAREST : Ducadam – Iovan, Bumbescu, Belodedici, Barbulescu – Balan (Iordanescu, 71e), Balint, Bölöni, Majaru – Lacatus, Piturca (Radu, 111e). Entraîneur : Jenel. FC BARCELONE : Urruticoechea – Gerardo, Migueli, Alesanco, Julio Alberto – Victor, Schuster (Moratalla, 85e), Carrasco – Pedraza, Archibald (Pichi Alonso, 106e), Marcos. Entraîneur : T. Venables (ANG). J 20 MAI 1992, À LONDRES (ANG), STADE DE WEMBLEY FC BARCELONE - SAMPDORIA (ITA) : 1-0 a.p. 70 827 spectateurs. Arbitre : M. Schmidhuber (ALL). But : R. Koeman (112e). FC BARCELONE: Zubizarreta– Nando, R. Koeman,Ferrer, JuanCarlos –Bakero, M. Laudrup, Guardiola (Alesanco, 113e) – Eusebio, J. Salinas (Goicoechea, 65e), Stoïchkov. Entraîneur : J. Cruyff (HOL). SAMPDORIA : Pagliuca – Mannini, Vierchowod, Lanna, Pari – Cerezo, Katanec, Lombardo, Bonetti(Invernizzi, 73e) – Mancini,Vialli (Buso,101e). Entraîneur : V. Boskov (SER). J 18 MAI 1994, À ATHÈNES (GRE), STADE OLYMPIQUE SPIROS-LOUIS AC MILAN - FC BARCELONE : 4-0 (2-0) 70 000 spectateurs environ. Buts. – Massaro (22e, 45e), Savicevic (47e), Desailly (58e). AC MILAN : Rossi – Tassotti, Galli, P. Maldini (Nava, 83e), Panucci – Desailly, Albertini, Boban, Donadoni – Savicevic, Massaro. Entraîneur : F. Capello. FC BARCELONE : Zubizarreta – Ferrer, Nadal, R. Koeman, Sergi (Quique Estebaranz, 72e) – Guardiola, Bakero, Amor – Stoïchkov, Romario, Beguiristain(Eusebio, 51e). Entraîneur : J. Cruyff (HOL). J 17 MAI 2006, À SAINT-DENIS, STADE DE FRANCE FC BARCELONE - ARSENAL (ANG) : 2-1 (0-1) 80 000 spectateurs environ. Temps pluvieux. Pelouse en excellent état. Arbitre : M. Hauge (NOR). Buts. – FC BARCELONE : Eto’o (76e), Belletti (80e) ; ARSENAL : Campbell (37e). Avertissements. – FC Barcelone : Oleguer (69e), H. Larsson (90e + 3) ; Arsenal : Éboué (22e), Henry (51e). Expulsion. – Arsenal : Lehmann (19e). FC BARCELONE : Valdés – Oleguer (Belletti, 71e), Marquez, Puyol (cap.), Van Bronckhorst – Van Bommel (Larsson, 61e), Edmilson (Iniesta, 46e), Deco – Giuly, Ronaldinho, Eto’o. Entraîneur : F. Rijkaard (HOL). ARSENAL : Lehmann – Éboué, K. Touré, S. Campbell, As. Cole – Gilberto Silva – Hleb (Reyes, 85e), Fabregas (Flamini, 74e), Pires (Almunia, 20e), Ljungberg – Henry. Entraîneur : A. Wenger.
ROME, STADE OLYMPIQUE, HIER. – Nemanja Vidic (à gauche) et Rio Ferdinand forment « la meilleure défense centrale au monde » selon José Mourinho. Un solide atout pour les Mancuniens, qui comptent sur leur régularité pour l’emporter. (Photo Alain Mounic/L’Équipe)
0,62 but encaissé par match
Si Manchester United rafle ce soir son cinquième trophée de la saison (*), Nemanja Vidic (27 ans) sera l’un des favoris au Ballon d’Or France Football 2009, même s’il est rare que le trophée s’offre à un défenseur. Aux tarifs du marché anglais, il a peut-être été l’affaire de la décennie. En janvier 2006, MU n’a en effet eu besoin que de 10 M/ pour sortir le Serbe du Spartak Moscou. Trois ans et demi plus tard, voici son bilan : douze trophées dont trois titres de champion d’Angleterre (2007, 2008, 2009) et une Ligue des champions (2008) ! Avec ce faux lent, ce faux raide, dur dans les duels et redoutable dans les airs, sir Alex Ferguson a trouvé une arme dissuasive (1,88 m, 85 kg) et le complément idéal à Rio Ferdinand (29 ans, 1,89 m, 82 kg), celui-ci handicapé par des problèmes récurrents au dos. Après deux semaines de doutes, l’international anglais sera finalement titulaire et le FC Barcelone trouvera donc sur sa route les Big Brothers, qui, selon José Mourinho, « forment probablement la meilleure défense centrale au monde ». L’Inter du Portugais s’y est d’ailleurs cassé les dents en huitièmes de finale (0-0, 0-2), comme beaucoup d’autres avant lui. MU n’a plus perdu en Ligue des champions depuis vingt-cinq matches et la paire Ferdinand-Vidic a été le ciment de la série rouge. Avec elle, cette saison, MU n’a concédé que 0,62 but par match en moyenne et a gardé sa cage inviolée lors de dix-neuf des vingt-neuf rencontres (seulement) où les deux hommes ont été associés. Il y a eu en effet les blessures et les suspensions, mais leur « palmarès » à la commission de discipline en dit beaucoup sur le profil des deux hommes : trois cartons jaunes en un an pour Rio Ferdinand, sept jaunes et deux rouges pour Serbinator. Ce dernier a connu sa journée noire contre Fernando Torres et Liverpool, en mars à Old Trafford (1-4), avec une faute majeure sur le premier but et une expulsion entraînant le troisième (de Fabio Aurelio). « Barcelone n’a que des attaquants de classe mondiale, remarque Vidic. Mais, l’année dernière, les mêmes n’ont pas su nous mettre un but en deux matches (0-0, 1-0, en demifinales) » – J.-M. R. (*) MU a déjà remporté le Community Shield, le Championnat du monde des clubs, la Coupe de la Ligue et le Championnat d’Angleterre.
Esthètes contre guerriers
Cette finale entre les deux meilleures équipes du monde magnifie le football. Pourtant, deux ou trois choses me chagrinent, qui peuvent être fatales. Le Barça, c’est la beauté. – Avec Eto’o, Messi, Henry, Iniesta et Xavi, Barcelone présente ce qui se fait de meilleur. Ces cinq joueurs ensemble, c’est une tuerie. Sur un terrain, ils sont une définition de la beauté. Messi, ce ramasseur de balles. – Messi m’émerveille. Dans un football où se multiplient les camionneurs, il appartient à cette lignée qui rend ce sport fascinant et si populaire : il est tout en feintes, en finesse, et il pèse vingt-cinq grammes... La preuve qu’en foot, il n’existe toujours pas de ségrégation physique. Quand tu vois Messi en survêtement avant D’abord la blessure de MarL’ŒIL le match, tu le prends quez, puis les suspensions pour le ramasseur de d’Abidal et d’Alves. Le Barça balles. peut payer cher sa pénurie en Guardiola, vingt joueurs défensifs talentueux. ans d’expérience. Qu’un club comme celui-là en – Pep Guardiola soit réduit à faire du bricolage démontre qu’avec très en défense me laisse stupéfait. peu d’expérience, on Manchester, des guerpeut devenir un excelriers partout. – C’est une lent entra îneur, à équipe globalement moins condition d’avoir joué BIXENTE LIZARAZU talentueuse mais qui a des longtemps dans de très guerriers dans toutes ses grands clubs. Une carrière de vingt lignes. Un défenseur qui voit tacler ans, bien analysée, vaut bien des Rooney ou Tévez se pose vite des quesdiplômes. Avec Blanc et Deschamps, tions ! Manchester peut choisir d’être on commence seulement à le comun mur infranchissable, peut développrendre en France. per un jeu d’attaque, un jeu de contres. Une équipe sans défense. – L’équipe sait tout faire. Monsieur Ferguson. – Il a soixantesept ans, il a tout gagné, il continue à trouver les mots, à donner l’élan et l’envie. J’ai une immense admiration pour vous, monsieur. Ronaldo trop show. – Ce n’est pas son immense talent que je discute, c’est son attitude. Messi, je l’aurais pris à la loyale. Ronaldo, j’aurais eu envie de le défoncer. Quelle que soit ta grandeur, tu ne dois jamais humilier l’adversaire. Pourquoi je choisis Manchester. – Parce que c’est une équipe beaucoup plus équilibrée. Plus physique. Au mental plus costaud. Un Barça déstabilisé peut flancher. Manchester United n’a pas cette faiblesse-là.
LES DÉBATS
CE SOIR DANS ON REFAIT LE MATCH DE 20H À 23H SUR
présenté par Christophe Pacaud
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MERCREDI 27 MAI 2009
FOOTBALL
! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED
« Le Barça n’a pas de souci à se faire »
JOHAN CRUYFF, le père spirituel de Pep Guardiola, se félicite de la réussite de l’actuel entraîneur de Barcelone. Et croit fort aux chances catalanes.
Entre deux voyages, ses affaires, la Fondation au profit des enfants handicapés qui porte son nom, le tournoi de golf de Lérida, la semaine dernière, Johan Cruyff a encore le temps de parler ballon. Avec la même passion qui l’animait surunterrain, à l’Ajax et au Barça, où ilsera Ballon d’Or avec l’un (1971) comme avec l’autre (1973). Une passion qui en a fait un symbole en Catalogne, le jour où il a accepté de devenir entraîneur du Barça, en 1988. Son charisme, mêlé à son engagement politique – il a été le premier entraîneur à exprimer son opinion contre le franquisme – et à ses excellents résultats (voir fiche), lui a donné une dimension presque messianique. Et si « El Flaco », c’est son surnom, incarne à jamais l’un des personnages de la sainte Trinité du foot (avec Pelé et Maradona), il est aussi le dépositaire du « cruyffisme », un football offensif et total, et le père de la Dream Team, une équipe qu’il a bâtie de toutes pièces, à la fin des années 1980. Son secret était d’entourer les meilleurs joueurs du monde (Romario, Maradona) par d’autres plus modestes, issus de la Masia, le centre de formation du Barça. Les débuts de Guardiola au Barça, c’est donc lui. Avare de compliments, exigeant, rigoureux, voici les premiers mots qu’il lui a dédiés, le jour où il est allé le superviser : « Petit, aujourd’hui, tu as couru aussi vite que ma grandmère. » La suite se déguste aussi.
– Guardiola a modernisé la “bible” de Johan Cruyff ? – Pep a implanté une nouvelle greffe, un jeu plus offensif. Aujourd’hui, il serait impossible de jouer comme le faisait la Dream Team. Mais même si son football est différent, Guardiola l’a bâti avec les mêmes valeurs. Le plus important c’est le ballon. Il a perpétué l’éthique. Sans le respect des autres, rien n’est possible. Et il a mis la culture de l’effort, les heures de travail, le sacrifice au-dessus du talent individuel. Le Barça, c’est une véritable proposition sociale, un art de vivre. – En mettant ses joueurs à l’amende pour deux minutes de retard à l’entraînement, le lendemain de la finale de la Coupe du Roi (4-1 contre l’Athletic Bilbao), Guardiola n’est-il pas un peu obsessionnel ? – Même quand on a gagné la Coupe du Roi, on ne doit pas perdre de vue que le respect des autres passe avant son confort personnel. Celui qui déborde, fait attendre le groupe, le pénalise. De quel droit ? Ce n’est pas qu’une question de discipline, c’est du respect. Il a raison de ne pas transiger. – On parle beaucoup de l’influence de Guardiola sur son groupe. Celle de sir Alex Ferguson, avec sa grande expérience, peut-elle l’annuler ? – Ce n’est pas une guerre entre Pep et Ferguson. Ils se sont déjà imposés. Mais le jour de la finale, ceux qui ont la parole, ce sont les joueurs. Et je vais plus loin, quel que soit le vainqueur, au-delà du titre, ce ne sera pas la victoire d’un style sur l’autre. Ce sera juste le triomphe, le jour d’un match et rien ne sera remis en cause. – Quelle impression vous fait cette équipe de Manchester ? – Son sang-froid, ses nerfs m’impressionnent. C’est une équipe qui se fixe un objectif et qui avance. Elle était championne l’année dernière, elle l’est encore cette saison, c’est un signe fort. Mais le Barça n’a pas de souci à se faire. Parce qu’il joue sans doute le meilleur football du monde. Et qu’il est aussi fort. – De Messi ou Cristiano Ronaldo, lequel choisissez-vous ? – Comparer deux joueurs, ça c’est pour la presse. Moi, ça m’a toujours paru absurde. Je regarde toujours l’équipe. Si Messi et Ronaldo, deux immenses talents, en sont là, c’est grâce à leurs coéquipiers. Un joueur tout seul, même Messi, n’est rien. Mais au sein d’un bon collectif, il peut être extraordinaire. Je ne crois pas que Messi serait meilleur avec MU qu’avec Barcelone. – Les erreurs commises avec Ronaldinho profitent-elles au Barça actuel ? – Ce sont les erreurs de Ronaldinho, nuance. Il fallait rétablir un équilibre dans le vestiaire, chasser l’improvisation qui s’était installée. Il n’y a pas l’ombre d’un problème avec Messi.
Johan CRUYFF (Pays-Bas)
62 ans, né le 25 avril 1947 à Amsterdam. Carrière de joueur (attaquant) : Ajax Amsterdam (HOL, 1964-73) ; FC Barcelone (ESP, 1973-78) ; Los Angeles Aztecs (USA, 1978-1979) ; Washington Diplomats (USA, 1979-1980) ; Levante (ESP, D 2, 1980-1981) ; Washington Diplomats (USA, 1980-1981) ; Ajax Amsterdam (HOL, 1981-1983) ; Feyenoord Rotterdam (HOL, 1983-1985). Palmarès de joueur. – Vainqueur : Ballon d’Or 1971, 1973, 1974 ; Coupe intercontinentale 1972 ; Supercoupe d’Europe 1972, 1973 ; Coupe d’Europe des champions 1971, 1972 et 1973 ; Coupe des Pays-Bas 1967, 1970, 1971, 1972, 1983, 1984 ; Coupe du Roi 1978. Champion : Pays-Bas 1966, 1967, 1968, 1970, 1972, 1973, 1982, 1983, 1984 ; Espagne 1974. Finaliste : Coupe du monde 1974. 48 sélections (1966-1977), 33 buts. 1re sélection : Pays-Bas - Hongrie (2-2), le 7 septembre 1966 ; dernière sélection : Pays-Bas - Belgique (1-0), le 26 octobre 1977. Carrière d’entraîneur : Ajax Amsterdam (HOL, 1985-1988), FC Barcelone (ESP, 1988-1996). Palmarès d’entraîneur. – Vainqueur : Coupe des champions 1992 ; Coupe des coupes 1987 et 1989 ; Coupe des Pays-Bas 1986 et 1987 ; Coupe du Roi 1990. Champion : Espagne 1991, 1992, 1993 et 1994.
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BARCELONE – (ESP)
de notre envoyé spécial
« TOUT LE MONDE se demande si la défense du Barça va tenir le choc. Quelle est votre analyse ? – On ne remplace pas facilement trois titulaires sur quatre au sein d’une défense. Marquez, Alves, Abidal sont tous les trois des références. Il faudra faire sans eux et ce sera sans doute le problème majeur de l’équipe. Mais même sans Puyol et Marquez, à Chelsea, et avec une charnière centrale qui n’avait jamais joué ensemble (Piqué-Touré), les Anglais, en 180 minutes, n’ont marqué qu’un seul but et sur une action qui n’était même pas une occasion de but franche. La force de cette équipe, c’est la confiance en elle, le mental. Les quatre de derrière seront à la hauteur d’une finale de Ligue des champions. – Marcel Desailly, ex-défenseur de Milan, vainqueur de la Ligue des champions et auteur du quatrième but contre Barcelone, en 1994 (0-4), affirme que l’histoire va se répéter à Rome. – Il a tort. Ce sont deux époques et deux situations différentes. Je me souviens que trois jours avant la finale d’Athènes, on a joué un match très dur à Burgos et on est devenus champions à la dernière seconde. On est arrivés cuits en finale. Nadal, qui gagnait d’habitude tous ses duels, ce jour-là, n’en a pas remporté un seul. Je trouve étrange qu’un joueur aussi expérimenté tire des conclusions aussi légères sans prendre en compte que Barcelone est la meilleure défense de la Liga et ne
s’appuie pas que sur ses quatre arrières. C’est toute une organisation qui est en place : le jeu haut, la pression, la possession du ballon, voilà comment défend le Barça. – Xavi, Puyol, Eto’o, Messi, Valdés s’approchent des soixante matches. La fatigue peut-elle être une des clés de la finale ? – La fraîcheur est toujours un facteur important le jour d’une finale. Mais cette fois, le Barça a eu deux semaines pour récupérer et préparer le match de
Il (Guardiola) a mis la culture de l’effort, les heures de travail, le sacrifice au- dessus du talent individuel
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On commence à imiter le jeu de cette équipe. C’est ça, marquer son époque
Rome l’esprit libre. C’est un luxe. Mais pour moi, la clé n’est pas là. On a, face à face, deux équipes à forte personnalité, avec deux styles aussi différents que le jour et la nuit. Celle qui imposera le sien gagnera. – Peut-on dire que Barcelone a plus de football et MU plus de physique ? – C’est une de leurs grandes différences. Pour moi, il y en a deux autres fondamentales. La première, Barcelone a besoin du ballon pour vivre, pour MU ce n’est pas indispensable. La seconde, si Barcelone ne joue pas bien, il a peu de chances de gagner, alors que MU peut y parvenir sans problèmes.
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Pep a pris soin de mettre chacun devant ses responsabilités. Avec lui, les joueurs se sentent des employés du football, pas des stars et ça marche. – Vous savez qu’on vous avait comparé à un martien en début de saison, pour avoir dit après la défaite contre Numancia (0-1, 1re j.) et le nul contre Santander au Camp Nou (1-1, 2e j.) que cette équipe avait des allures de champion ? – Je m’en souviens parfaitement. Le jeu de position et la vitesse du ballon avaient été parfaits. Il n’avait manqué que les buts. Les gens n’avaient retenu que ça, moi j’étais resté sur mes sensations. Neuf mois après, mon pronostic est en train de se réaliser. Et on commence à imiter le jeu de cette équipe. C’est ça, marquer son époque. – Par rapport au nouveau projet de 300 millions d’euros de Florentino Pérez au Real, l’équipe du Barça, dont huit joueurs sont issus du centre de formation de la Masia, a quelle espérance de vie ? – L’argent n’achète pas tout. Sinon, Chelsea aurait gagné la Ligue des champions depuis longtemps. Le projet de Pérez on le connaît déjà. Je ne dis pas que s’il est élu président du Real, il ne réussira pas. J’espère tout le contraire. Ça obligera le Barça à s’améliorer et à travailler plus pour garder son hégémonie. »
GUY ROGER
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BARCELONE, 22 AOÛT 2007. – Johan Cruyff se réjouit de la façon dont les choses se déroulent cette saison au Barça. D’autant plus qu’il a usé de toute son influence pour que Joan Laporta, le président catalan, nomme Pep Guardiola entraîneur. (Photo Jacques Torregano/L’Équipe)
Iniesta, l’accélérateur de particules
Avec le numéro 8 de Stoïtchkov et de Giuly, le milieu de terrain, décisif contre Chelsea, est l’homme en réussite du Barça.
ROME –
de notre envoyé spécial
DEPUIS DEUX JOURS, le Barça respire. La microdéchirure à la cuisse droite d’Andrés Iniesta est cicatrisée. Le milieu de terrain blaugrana, la pierre philosophale du Barça, celui qui n’a pas son pareil pour resserrer les lignes, ressortir le ballon, accélérer ou déborder, disputera ce soir, comme titulaire, sa première finale. Depuis la demi-finale retour à Chelsea (1-1), le 6 mai, Iniesta, « Don Andrés » dans les chaumières, sait aussi être décisif. Après son but de Londres, son blog s’est enrichi de plus de deux mille messages, son site Internet a reçu 32 561 visites en trois jours. Et la boutique du Barça, qui avait imprimé au nom d’Iniesta un millier de maillots supplémentaires, a été dévalisée. Quand il a hérité du numéro 8 de Ludovic Giuly, la saison dernière, qui fut aussi celui de Stoïtchkov à l’époque de la « Dream Team », Iniesta, vingtcinq ans, ne pouvait imaginer qu’il vivrait la même surprise agréable que le joueur du Paris-SG. Trois ans plus tôt, en demi-finales, face à L’AC Milan, d’une superbe volée du droit, Giuly avait battu Dida (1-0 ; 0-0) et ouvert au Barça la route du Stade de France. Le destin a réuni les deux numéros 8 et aurait presque pu y inclure Stoïtchkov, qui avait marqué en 1992 un but décisif contre Benfica, mais en phase de classement, l’année du sacre de Wembley (1-0 a.p. contre la Sampdoria). Iniesta connaît ses classiques et s’est souvenu d’un autre détail : « Jusqu’au match de Stamford Bridge, chaque fois que le Barça avait joué avec un maillot jaune ou doré, il s’était fait éliminer. À
Chelsea, le chat noir est passé dans l’autre camp. » Cette infortune en jaune, qui aura duré près de trentecinq ans, avait profité à Liverpool (1976), Nottingham Forest (1980), Aston Villa (1983) et Manchester United (1984).
« Grâce à Pep, je vais aller plus loin »
Samedi soir, le Camp Nou, qui célébrait la Liga et la Coupe du Roi, a chanté avec des trémolos le nom d’Iniesta. Ému, le joueur eut une pensée pour sa mère : « Je suis sûr qu’elle s’est mise à
pleurer. Elle pleure toujours… » Comme si le football devait le rembourser d’une certaine injustice, depuis la finale de Paris où Rijkaard l’avait fait pleurer en le laissant sur le banc en première période, il en a fait un héros, trois ans plus tard, grâce à son fameux but contre Chelsea, en demifinales : « La soirée de Chelsea restera un des moments les plus importants de ma vie, confesse l’intéressé d’une voix timide. Je suis marqué pour toujours par ce but. » Iniesta, surnommé « l’accélérateur de particules », occupe cette année plus
d’espace dans le jeu du Barça et assume davantage de responsabilités : « J’ai pris confiance, je tente et je recommence. Luis (Aragonés) m’a ouvert les yeux et je veux toujours plus mais grâce à Pep (Guardiola), notre ange gardien à tous dans le jeu, je vais aller plus loin. » En rentrant de Londres, à 4 heures du matin, l’autre jour, Dolorès, sa mère, lui avait laissé sur la table de la cuisine un sandwich au chorizo. Andrés adore ça. Il sait déjà ce qui l’attend à son retour de Rome. – G. R.
“Sony”, “BRAVIA” et “Motionflow 200 Hz” sont des marques déposées de Sony Corporation, Japon. Sony France SA 20-26, rue Morel 92110 Clichy - 712 034 800 RCS Nanterre - Capital : 122 231 495 e
LONDRES, STAMFORD BRIDGE, 6 MAI 2009. – On était dans le temps additionnel, Chelsea allait rejoindre Manchester en finale et puis… Andrés Iniesta égalisa pour le Barça (90e + 3). Et allait devenir un peu plus un héros pour les supporters catalans. (Photo Iconsport)
Une finale de rêve en 200 images par seconde
KDL - Z4500
Prononcez « coulesse »
Les « Culés », surnom des supporters barcelonais, se comptent par millions dans le monde, célèbres ou non. Et revendiquent les valeurs affichées par le Barça.
BARCELONE –
de notre correspondant
160 MILLIONS ! C’est le nombre de « Culés » recensés sur la planète par le FC Barcelone. Les Culés ? Des aficionados déclarés du Barça, sans distinction de race ou de religion (phonétiquement : coulesse). Leur nom est né dans l’ancien stade de Las Corts, dont les gradins ajourés laissaient voir, depuis la rue, le postérieur des spectateurs, les « culés ». Les plus connus s’appellent Juan Antonio Samaranch, ancien président du CIO, Jean-Paul II (socio du club no 108 000), le top modèle Esther Canadas, le cycliste Bahamontes ou encore le chef du gouvernement, José Luis Zapatero, présent ce soir à Rome, au côté du roi Juan Carlos. Traditionnellement, le grand-père culé offre à son petit-fils sa carte de socio du Barça ou son premier billet au Camp Nou. Le culé de base est très attaché aux valeurs identitaires de son club, défini par l’écrivain Manuel Vazquez Montalban comme une sélection virtuelle de Catalogne. Elle est toujours dotée d’une forte ossature de joueurs catalans ou assimilés, formés au club – ils seront sept, titularisés ce soir, un record (*). Emmanuel Petit était devenu un chouchou culé après avoir été surpris par une caméra en train de chanter l’hymne du Barça en catalan. Pour les culés, et une partie de la presse, Giuly était d’abord Ludo el Corso (le Corse). Et, tout comme Lilian Thuram ou, plus récemment, Thierry Henry, el Corso s’était mis les culés dans la poche en disant comprendre ces valeurs fondamentales d’un Barça, més que un club, « plus qu’un club ». Aujourd’hui, « dans un football à dimension globale », l’équipe du président Laporta décline le « plus qu’un club » en consacrant 0,7 % de son budget à des actions humanitaires. Ou en versant annuellement 1,5 million d’euros à l’UNICEF, première marque apposée sur le maillot bleu et grenat. Le 2 mai, à chacun de ses deux buts inscrits face au Real Madrid (2-6), Lionel Messi a montré un tee-shirt floqué des mots « syndrome X fragile », une maladie génétique frappant les enfants. Aidé dans ses problèmes de croissance par le Barça, Messi est la nouvelle icône des valeurs culés : un conquérant solidaire. – F. T. (*) Valdes, Puyol, Piqué, Busquets, Xavi, Iniesta et Messi.
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MERCREDI 27 MAI 2009
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FOOTBALL
! LIGUE DES CHAMPIONS (finale) – FC BARCELONE - MANCHESTER UNITED
Rooney, férocement anglais
Il marque, il court, il défend. Le joueur de MU n’est pas seulement un grand attaquant, c’est un vrai combattant.
ROME –
de notre envoyé spécial IL EST ENTRÉ dans la carrière par les dernières pages des tabloïds, et sa vie médiatique a d’abord été un fait divers permanent. La bagarre entre les deux belles-mères à l’anniversaire de Colleen, sa petite amie. Le poing dans la figure de Michael Gray, joueur de Blackburn, ivre et graveleux auprès de Colleen. Le flagrant délit d’une visite chez les prostituées exposé dans le Sun. La presse populaire se jetait alors dans les failles d’un post adolescent immature. À vingt-trois ans, Wayne Rooney ne nourrit désormais (presque) plus que les pages sportives. Et quand il sort, il se fait tout petit, même si c’est pour aller voir jouer, à dix kilomètres de chez lui, son petit frère John (18 ans), néo-pro à Macclesfield Town (quatrième division) et ancien boxeur, comme tous les hommes de la famille. Sir Alex Ferguson dit posséder avec lui « un joueur physiquement, techniquement et mentalement hors de l’ordinaire » et il le porte aux nues pour sa faculté à assumer plusieurs rôles. « Il est transcendé par la rage de jouer », explique son manager, qui le déploie en ce moment côté gauche. De fait, Rooney ne se retient jamais et a donc été cette saison encore le Red Devil le plus « cartonné » (neuf jaunes, un rouge). « Il est le même à l’entraînement, poursuit Ferguson. Pour lui, un huit contre huit est toujours une finale de Cup. » Il est aussi parfois reproché au numéro 10 de MU de ne pas assez marquer pour un attaquant de son calibre. Pourtant, 97 buts en 236 matches (17 cette saison toutes compétitions confondues, plus 7 dans les 7 derniers matches de l’Angleterre !), c’est un total considérable pour quelqu’un qui fournit autant d’efforts tout-terrain. « Wayne est pour moi le joueur de l’année, affirme sir Alex. Il possède un registre de jeu phénoménal, qui me donne un tas d’options fantastiques. Il met la même énergie à défendre qu’à attaquer. C’est sa conception du football, son style. Il se met minable à tous les matches. » Demandez à Bakary Sagna. Lors du dernier MU-Arsenal (0-0), le latéral droit des Gunners chipa la balle dans les pieds de « Wazza », lequel finit par faire disparaître le Français derrière les panneaux publicitaires d’un tacle (régulier) de mammouth, au terme d’un duel au sprint de 80 mètres ! génie du quartier défavorisé de Croxteth, à Liverpool, qui allait être international à dix-sept ans et transféré à dix-huit d’Everton à Manchester United pour 38 millions d’euros. Le 19 octobre 2002, cinq jours avant son dix-septième anniversaire, Rooney ouvrit son compteur en Premier League d’une frappe ahurissante qui donna la victoire à Everton sur Arsenal (2-1). Et qui a oublié ses débuts pour MU, deux ans plus tard ? Pas les Turcs de Fenerbahçe, punis par un triplé du phénomène, en Ligue des champions (6-2). « Je le faisais suivre depuis qu’il avait quatorze ans, je savais alors déjà quel extraordinaire potentiel il recelait mais je ne voulais pas le sortir trop tôt d’Everton et de son environnement familial », raconte aujourd’hui Ferguson. « Greffez-lui le visage de play-boy de Cristiano Ronaldo et il sera le joueur de l’année tous les ans pendant dix ans », suggérait récemment le Sun, en exagérant évidemment le handicap d’image imposé par l’ingratitude du physique de cette force de la nature aux formes arrondies et à la calvitie précoce. L’intéressé s’en moque, comme il ne fait plus trop attention aux « You’re a fat bastard » (« Tu n’es qu’un gros bâtard ») qui l’accueillent invariablement en déplacement, vociférés par les mêmes qui l’adulent dès qu’il troque le maillot rouge pour celui aux Trois Lions de l’équipe d’Angleterre. Dans la dernière ligne droite menant à Rome, Alex Ferguson a décidé de le protéger. Pour mieux lâcher le monstre impatient ce soir ? Mercredi dernier, Wayne Rooney et Cristiano Ronaldo ont été exemptés du « media day » de Manchester United, grande messe médiatique vers laquelle convergent quelques centaines de journalistes internationaux avant l’événement. Finalement, Patrice Evra parla ce jour-là de « Wazza » mieux que personne. Il sait que, devant lui, il aura un allié aveuglement dévoué à la neutralisation de « Leo » Messi : « Quand j’attaque, je le fais sans retenue car je sais que Rooney sera toujours là pour me couvrir. Il est incroyable. Il joue avec son cœur et pour le seul amour du foot. »
JEAN-MICHEL ROUET
Insulté avec MU, adulé avec l’Angleterre
Son tempérament fait parfois oublier quel magnifique footballeur il est, peut-être pas le « white Pelé » (le « Pelé blanc ») que chante Old Trafford mais un rare compromis d’intelligence, de finesse technique et d’impact athlétique. Arsène Wenger fut l’un des premiers à faire connaissance avec le petit
LONDRES, EMIRATES STADIUM, 5 MAI 2009. – Wayne Rooney n’est pas seulement une des principales armes offensives de Manchester. Il ne rechigne pas non plus à tacler avec hargne, comme ici devant Theo Walcott (à droite) lors de la demi-finale retour remportée par MU (3-1) sur le terrain d’Arsenal. (Photo Richard Martin/L’Équipe)
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Le « quaterback »
Produit maison, John O’Shea est le dernier représentant de la a filière ir rlandaise de MU, dont il est l’homme à tout faire. « Un n héros de l’ombre » dit de lui Ferguson, qui le déplace e indiffére emment à tous les postes de la défense. O’Shea a même e joué au milieu et (une fois) dans les buts ! Le voilà latéral droit, au u détriment des trois spécialistes, Gary Neville, rattrapé par l’âge e (34 ans Rafael, un peu trop tendre (18 ans), et Wes Brown, s), n, blessé. À vingt-huit ans, il en est déjà à 342 matches pour MU et à r quatorze buts, certains décisifs, comme celu contre ui Arsenal en demi-finales aller (1-0).– J.-M. R.
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Le marathonien
Formé au Gremio Porto Alegre, champion du monde des moins a de 17 an avec le Brésil, arraché ensuite, en 2007, à dix-neuf ans, ns par Man nchester United au FC Porto, pour une somme qui pourrait atteindr 31,5 millions d'euros selon ses performances, Anderson re a une chanson à sa gloire depuis le jour où il neutralisa totalement Cesc Fabregas. Old Trafford entonne son nom à chaque match, même quand il ne joue pas ! Milieu de terrain gaucher et explosif, il a l’art de récupérer le ballon sans tacler et r art récupé de porte le jeu très vite vers l’avant. Une grosse lacune : il n’a er encore jamais marqué en 74 matches ! – J.-M. R.
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Cinq joueurs ont porté les deux maillots
Au cours de leur carrière, cinq joueurs ont revêtu respectivement les maillots de Barcelone et de Manchester United. Ce sont dans l’ordre chronologique le Gallois Mark Hughes, le Français Laurent Blanc, l’Hispano-Néerlandais Jordi Cruyff, fils de Johan, le Suédois Henrik Larsson et l’Espagnol Gerard Piqué, le dernier en date, revendu à l’été 2008 à Barcelone, d’où il était parti quatre ans plus tôt. Concernant Hughes, l’anecdote est cruelle pour le Barça, qu’il avait battu sous les couleurs de MU en finale de la Coupe des vainqueurs de Coupes en marquant les deux buts de la victoire, en 1990. – G. R. I ABIDAL ET FLETCHER À ROME. – Le milieu de terrain de MU Darren Fletcher, qui a été sévèrement exclu du terrain lors de la demifinale retour de la Ligue des champions face à Arsenal (3-1), a accompagné ses coéquipiers à Rome. Il s’est même entraîné hier avec eux. Idem pour Éric Abidal, le défenseur des Bleus et de Barcelone, lui aussi suspendu. I UN PARFUM DE NUMÉRO 7.– À Manchester United, le numéro 7, celui de Cristiano Ronaldo, le dernier Ballon d’Or France Football, est un numéro mythique. Avant le Portugais l’ont porté David Beckham, qui a marqué 62 buts en 265 matches (1993-2003) ; Éric Cantona, 64 buts en 144 matches (1992-1997) et le très grand George Best, aujourd’hui disparu, 138 buts en 361 matches (1963-1974). – G. R. I MANCHESTER JOUERA EN BLANC. – Le tirage au sort a désigné le FC Barcelone pour jouer ce soir « à domicile », les Catalans conserveront donc leur fameux maillot blaugrana. Manchester United ne pourra donc s’aligner ni avec sa tenue rouge habituelle ni avec son deuxième maillot (bleu) mais avec le troisième, de couleur blanche. Un journaliste espagnol a fait remarquer hier à Alex Ferguson que la dernière équipe en blanc rencontrée par le FC Barcelone est... le Real Madrid, pulvérisé au début du mois à Santiago Bernabeu (2-6, le 2 mai). « Moi, je trouve notre maillot blanc très beau, on a déjà gagné avec et, de toute façon, on est plus forts que le Real Madrid », a souri le manager des Red Devils. – J.-M. R. I À LA MÉMOIRE DE BUSBY.– Manager légendaire de Manchester United pendant un quart de siècle, Matt Busby va recevoir un hommage vibrant des 25 000 fans de Manchester United. Décédé en 1994, l’homme qui mena le club à son premier titre européen (en 1968) aurait eu cent ans hier. Un tifo « For Sir Matt » sera donc déployé par les supporters mancuniens à l’entrée des joueurs sur le terrain. – J.-M. R.
Photo C. Liewig/L’Équipe Formé à West Ham, comme Rio Ferdinand, puis passé par Tottenham où Tottenham, où MU est allé le chercher pour 25 millions d'euros allé d euros, Carrick (27 ans) est un des hommes clés de Ferguson. Milieu de terrain axial, ce pur « Geordie » (originaire de Newcastle) est l’homme qui déclenche la première passe, et il se signale notamment par la précision laser de ses transmissions longues destinées à ses attaquants lancés. D’où une sorte de rôle de « quaterback ». Curieusement, il n’entre pas dans les plans de Fabio Capello, le sélectionneur de l’Angleterre. – J.-M. R.
Photo N. Luttiau/L’Équipe
Photo R. Martin/L’Équipe R Martin/L Équipe Non retenu dans les dix-huit pour la finale 2008 contre Chelsea (1-1, a 6-5 aux t.a.b.), sa mise à l’écart fut vécue comme un psychodrame d national en Corée du Sud ! Arrivé en 2005 du PSV Eindhoven, h l’énigmatique Park Ji-sung (28 ans, 121 matches, 12 buts) est lui r aussi un anti-héros, peu superstitieux (il n’a pas peur de porter le e numéro 13). Ferguson l’utilise désormais plus régulièrement en Ligue des champions qu’en Premier League. Marathonien dur au mal, l’un des deux meilleurs amis de Patrice Évra (avec Carlos Tévez) est une plaie pour n’importe quel latéral par son jeu en mouvement et ses courses incessantes. – J.-M. R.
Photo S. Mantey/L’Équipe
TÉLÉVISION
Cantona, ni ce soir ni jamais !
« Ce soir (ou jamais !) » (France 3, 23 h 15) se consacre au sport. Une rareté à laquelle Cantona, à la dernière minute, n’a plus voulu participer.
DÉCALÉE ET ICONOCLASTE dans un milieu aseptisé, l’émission Ce soir (ou jamais !) ressemble à Éric Cantona. Jusqu’au nom, sans alternative. Prévu ce soir (l’émission, habituellement en direct, a été enregistrée lundi), le comédien de Looking for Éric (*) a fait faux bond. « Vous pouvez huer son nom. On ne vous incite pas à le faire, mais si vous voulez vous pouvez. » Recommandation pas très fair-play de la chauffeuse de salle, mais à la hauteur de la déception engendrée par la défection de l’exMancunien. Les mamies, pourtant pas les dernières à lamper le champagne, les jeunes filles – au jus de pomme – et les fans de Canto se sont in fine abstenus de tout quolibet. L’animateur, Frédéric Taddeï, lui, n’en a pas rajouté, s’empressant de trouver une idée de substitution : « J’ai été surpris qu’un gars comme Cantona souhaite ainsi compartimenter sa carrière. Ne pas vouloir parler de sport mais seulement de cinéma apparaît d’autant plus bizarre que son film parle de sport. » nom ?”» L’émission de Taddeï n’a pas souffert de l’absence du « King ». Prouvant que le sport pouvait être un sujet traité dans une émission culturelle sans sombrer ni dans le café du commerce, sale habitude du PAF, ni dans l’analyse universitaire et sociologique lénifiante. Ce ne sera pourtant que la sixième émission (sur 340 depuis septembre 2006) à parler de sport. La tête et les jambes feraient-elles mauvais ménage ? « Non, c’est vieillot ça, depuis 1998, estime Taddeï. Comme tout le monde, j’ai été happé par la Coupe du monde, j’ai été content de la victoire de la France, et ce contentement m’a surpris. Qu’est-ce que j’en ai à foutre que douze mecs (sic), enfin onze mecs, vingt-deux mecs (re-sic) aient gagné contre le Brésil ? Et pourtant, j’étais super content. Je n’ai toujours pas fini de trouver la réponse à cette question. Mais ce soir, j’ai encore appris des choses. » Grâce à un casting pourtant a priori pas très glamour : il y a la gouaille du préparateur physique Jean-Claude Perrin, qui tutoie tout le monde et offre quelques bonnes saillies (« tout le monde doit revenir en slip dans les piscines »), l’amour contrarié et désabusé pour le sport de l’écrivain-cinéaste François Bégaudeau, la culture sportive de l’historien Georges Vigarello et l’expérience de la philosophe Isabelle Queval, ancienne joueuse de tennis. Cet habile dosage a permis à Taddeï, peu au fait de l’actualité sportive, de s’effacer devant ses invités. Qui parleront aussi bien d’acide lactique, que « des capitalistes du foot qui détestent le hasard » ou des « valeurs éducatives du sport ». Sans Cantona, mais avec talent, comme souvent dans cette émission.
YOHANN HAUTBOIS
Plein d’Espoirs pour Direct 8
La chaîne de la TNT a misé fort sur les Bleuets pour les piquer à Canal +.
À FORCE DE TENTER sa chance sur le marché des droits sportifs, Direct 8 s’est offert une vraie proie. Propriété du groupe Bolloré, la chaîne de la TNT gratuite vient d’obtenir les droits de retransmission, pour cinq saisons, de l’équipe de France Espoirs, de l’équipe de France féminine et du Championnat National. Un bureau téléphonique de la Fédération française de football (FFF) lui a attribué, hier matin, les trois lots mis en vente le 5 mai dernier. Direct 8 l’emporte face au groupe Canal +, l’actuel diffuseur des Espoirs. La chaîne triomphe aussi du ticket France Télévisions-Eurosport et du site Foot-National.com, qui postulaient pour le National. Pour gagner la partie, Direct 8 a sensiblement réévalué le contrat de Canal +. Jusqu’ici, la chaîne cryptée payait autour de 1,1 million d’euros par an pour dix matches de l’équipe de France Espoirs. Selon nos informations, il en coûtera environ 1,7 million d’euros annuels à Direct 8 lors des cinq prochaines saisons. « Il y a une hausse significative », confirme-t-on à la FFF. Mais au-delà des montants proposés, Direct 8 s’est engagée à exposer et à valoriser très largement son acquisition. rence dans sa programmation puisque la chaîne a acquis les droits du prochain Euro Espoirs (pour lequel la France n’est pas qualifiée) qui se tiendra en Suède (15-29 juin). Elle avait déjà la Copa Libertadores et un contrat un peu fourre-tout signé avec Sportfive, qui lui offre la possibilité de programmer 150 matches de valeur inégale en trois saisons. Manifestement, Direct 8 pense donc toujours que son développement passe par le football. Un sport qui lui a permis d’établir son record d’audience (1,1 million de téléspectateurs) le 13 août dernier grâce au troisième tour préliminaire aller de la Ligue des champions opposant les Norvégiens de Brann Bergen à l’OM.
ÉTIENNE MOATTI
L’émission de Taddeï n’en a pas souffert
En coulisses, le programmateur artistique de l’émission, Michel Pascal, était plus amer après l’échange assez vif dans les loges : « Quelqu’un qui annule à cinq minutes du début de l’émission, je n’ai jamais vu ça ! Pourtant, je passe ma vie avec des acteurs et des actrices et Dieu sait que ces gens-là peuvent avoir des caprices. On avait prévu l’émission depuis un mois, on avait accepté de l’enregistrer pour s’adapter à son agenda. À Cannes, il m’avait dit tout le bien qu’il pensait de l’émission. Ce qui a provoqué un éclat, c’est qu’on élargissait l’émission avec un débat autour de la performance sportive. D’un seul coup, il s’est braqué : “Jusqu’à quand va-t-on accoler le sport à mon
I LES BONNES ONDES DE RTLL’ÉQUIPE. – « RTL-L’Équipe », la radio du sport et de l’info, est autorisée à diffuser en radio numérique terrestre (RNT) dans les trois premières zones géographiques attribuées par la CSA : Paris, Marseille et Nice. « RTLL’Équipe » est actuellement disponible sur Internet sur www.lequipe.fr et www.rtl-lequipe.fr, sur l’iPhone et sur l’offre radio de la neufbox de SFR. – B. D.
Euro Espoirs et Copa Libertadores
La chaîne proposera ainsi les matches de qualification et amicaux des Espoirs, au moins trois rencontres des féminines et neuf « affiches » de National. Tout en communiquant abondamment sur l’équipe Espoirs, qui va devenir un de ses produits phares. Ce qui était plus difficile à faire pour Canal + au vu de son énorme portefeuille de droits. « Au-delà des considérations financières, c’est formidable d’avoir un partenaire qui démontre une grande motivation pour vos compétitions », estime-t-on à la FFF. Au passage, Direct 8 trouve un début de cohé-
6.30 L’Équipe du matin. Avec une page spéciale Roland-Garros. 10. (13. et 16.) Mardi Rugby Club. 11. Le Tout Images. 14.45 (17.45, 16., 21.45) Adrénaline.18. La Grande Édition. 19. Le Mag. Avec un portrait de Daniel Carter et un reportage sur le pôle espoir de la Fédération française de tennis. 22.45 L’Équipe du Soir.
INFOSPORT
6. Matinale Sport. 10. Le Journal. 18. Édition du soir. 22.30 Édition de la nuit.
(*) Présenté au Festival de Cannes, le film de Ken Loach sort aujourd’hui en salles.
France Télévisions oublie Santoro
« FABRICE SANTORO, c’est notre coup de cœur, trompetait le 29 avril François Brabant, lors de la conférence de présentation de Roland-Garros de France Télévisions. Évidemment, on suivra les derniers pas de Fabrice sur les courts de la Porte d’Auteuil. » Hier soir, on eut beau zapper sur France 2, France 3 ou France 4, c’est uniquement sur Eurosport qu’on put voir le Français batailler face au Belge Christophe Rochus dans son 1er tour. « La pluie a perturbé le programme, s’excusait Florent Houzot, directeur adjoint des sports de France Télé. Après le match de Tsonga (sur France 2), il a malheureusement été impossible de faire une bascule sur France 4 car, avec le début de la campagne des européennes, il y avait une émission politique en direct à 20 h 40 : comme le match de Fabrice n’a commencé qu’à 19 heures, on savait qu’il serait impossible de le suivre jusqu’au bout. » À 21 h 31, la tombée de la nuit offrait un sursis à Santoro (mené 2 sets à 1 et 3-5 dans la quatrième manche) et... la possibilité à France Télé de tenir sa parole de suivre « les derniers pas de Fabrice », à Roland. « Demain (aujourd’hui), on suivra naturellement la fin du match de Fabrice », promettait ainsi Houzot deux minutes après l’interruption de la partie. – J. L.
Les rendez-vous du jour
10 H 00 MAGAZINE !
« Tennis club ».
Direct
Rediffusions en italique
13 H 00 TENNIS !
France 3
355 min
France 4
60 min
20 H 35 FOOTBALL !
Ligue des champions. Finale. FC Barcelone (ESP) - Manchester United (ANG). À Rome. Ligue des champions. Finale. FC Barcelone (ESP) - Manchester United (ANG). À Rome. « Retour à Roland ».
TF 1
140 min
------------------------------------------------------------------------------
Canal + 90 min « NBA Time ». Orlando Magic - Cleveland Cavaliers. -----------------------------------------------------------------------------11 H 00 TENNIS ! Eurosport à 23 h 30 250 min Internationaux de France. À Roland-Garros. 4e jour. Et à 17 h 30.
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10 H 50 MAGAZINE !
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Internationaux de France. À Roland-Garros. 4e jour. Bascule sur France 2 à 14 h 55. Tour d'Italie. 17e étape : Chieti-Blockhaus. « Un jour à Roland ».
15 H 30 CYCLISME !
Eurosport
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22 H 50 FOOTBALL !
Canal + Sport
demain à 8 h 45 120 min
demain à 17 h 50
95 min
------------------------------------------------------------------------------
20 H 00 MAGAZINE ! 20 H 30 MAGAZINE !
France 3
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22 H 50 MAGAZINE ! 22 H 55 MAGAZINE !
« Tout le sport ».
France 4
10 min
50 min
11 H 00 TENNIS !
France 4
------------------------------------------------------------------------------
Eurosport
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France 3
------------------------------------------------------------------------------
Internationaux de France. À Roland-Garros. 4e jour. Et à 18 h 50.
110 min
« Jeu, set et Mats ».
20 min
10 min
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MERCREDI 27 MAI 2009
FOOTBALL
! LIGUE 1
EURO 2016
Milan s’active pour Gourcuff
Adriano Galliani, l’administrateur délégué de l’AC Milan, serait venu en France lundi pour tenter de convaincre le Bordelais de revenir en Italie.
BORDEAUX –
de notre envoyé spécial
L’AC MILAN N’A PAS DIT son dernier mot sur le dossier Gourcuff. Lundi, Adriano Galliani, son vice-président et administrateur délégué, serait discrètement venu en France tenter de convaincre Yoann Gourcuff de revenir dans la cité lombarde. Accompagné de Leonardo, pressenti pour succéder à Carlo Ancelotti au poste d’entraîneur, Galliani lui aurait notamment rappelé l’intérêt que lui porte Silvio Berlusconi, propriétaire du club rossonero. Berlusconi avait invité Gourcuff à dîner peu après son arrivée. Il en avait profité pour lui dire qu’il lui rappelait Kaka, un joueur qu’il apprécie particulièrement. Gourcuff aurait d’ailleurs reçu des garanties de succéder au Brésilien, annoncé au Real Madrid en cas d’élection plus que probable de Florentino Perez à la présidence du club espagnol… s’il accepte de retourner à l’AC Milan, en passe de s’offrir une inévitable cure de rajeunissement. Et c’est là que ça coince. Car Gourcuff ne souhaiterait pas revenir au Milan. Joint au téléphone hier, Ariedo Braida, le directeur sportif du Milan, a sèchement refusé de s’exprimer sur ce dossier ultra-sensible. Bordeaux et l’entourage du joueur affichent le même mutisme gêné. au final, Gourcuff reste seul décisionnaire de son destin. Son avocat d’affaires, qui se trouvait encore à Paris hier soir, s’emploie dès lors à monnayer cet atout maître et à faire traîner les négociations. De son côté, Bordeaux serait prêt à fournir un effort financier sans précédent et à courir le risque de menacer l’équilibre de son vestiaire en gonflant le salaire de Gourcuff de 175 000 / brut mensuels à 300 000 / (hors primes). En échange de la signature d’un contrat de quatre ans, le joueur réclamerait 400 000 / ; salaire que serait prêt à lui verser… Lyon. Les discussions buteraient également sur la clause libératoire après la Coupe du monde 2010. L’entourage du joueur ne souhaiterait pas qu’elle excède 20 M/. Le club la voudrait de l’ordre de 25 M/. Car Bordeaux, qui a peut-être commis l’erreur de ne pas forcer le joueur à se prononcer dès le début de l’année, comme Laurent Blanc, joue gros. Et pas seulement sa crédibilité. Garder Gourcuff un an de plus lui coûterait dans les 20 M/. Ce qui correspond à sa valeur maximale sur le marché. Pour mémoire, Nasri avait été acheté un peu plus de 16 M/ par Arsenal, l’été dernier. Piégé par l’exceptionnelle réussite d’un joueur laissé pour compte à Milan, Bordeaux n’a pas d’autre choix que de lever l’option. Sans que cela constitue une garantie absolue que Gourcuff reste. Un club étranger pourrait à son tour casser sa plus grosse tirelire. Avec Gourcuff, tout est décidément possible.
BERNARD LIONS (avec Y.R. et G.D.)
L’État promet son soutien
Hier, lors d’une réunion interministérielle sur le thème « construction et rénovation de grands équipements sportifs », François Fillon a assuré la FFF de son soutien dans sa candidature à l’organisation de l’Euro 2016. Pour répondre aux cahiers des charges de l’UEFA, la France, très en retard dans ce domaine, doit proposer une douzaine de stades modernes. Le Premier ministre a expliqué que le « gouvernement soutiendra les initiatives parlementaires » pour « permettre la reconnaissance du caractère d’intérêt général des enceintes sportives. » Ce qui permettrait notamment de débloquer le financement public des voies d’accès à la construction de stades privés. « Tant que les clubs professionnels n’auront pas la maîtrise de leur stade [...] ils resteront des nains économiques », avait déclaré Philippe Séguin, auteur du rapport « Grands stades Euro 2016 », fin novembre. – A. C. I REAL MADRID : TROIS ENTRAÎNEURS DANS LE VISEUR. – L’ancien joueur, entraîneur et directeur sportif du Real, Jorge Valdano, a confirmé, hier, qu’il serait au côté de Florentino Perez à la tête du club merengue. Perez pourrait être élu dès lundi, sans passer par les urnes. Le seul autre précandidat, Eduardo Garcia, ne devrait pas obtenir la caution financière nécessaire (plus de 57 M/) avant la date butoir du 31 mai. Valdano, qui devrait cumuler les postes de directeur général et de directeur sportif, a reconnu que le choix du prochain entraîneur des merengues n’était pas encore totalement arrêté. « Nous étudions trois options pour le moment mais nous ne pouvons rien dire car ces trois entraîneurs sont encore sous contrat avec leurs clubs respectifs », a expliqué Valdano. De source proche de la candidature de Florentino Perez, Arsène Wenger reste toujours le favori pour occuper le banc madrilène. – F. He. I ANGLETERRE : G. NEVILLE DE RETOUR EN SÉLECTION. – Le sélectionneur de l’Angleterre, Fabio Capello, a dévoilé une liste de 24 joueurs pour disputer les matches qualificatifs à la Coupe du monde 2010 contre le Kazakhstan, le 6 juin, et Andorre, le 10 juin. L’arrière latéral droit de Manchester United, Gary Neville (34 ans, 85 sélections), absent depuis 2007, fait son retour en sélection. LA LISTE. – Gardiens : Green (West Ham), Carson (WBA), Robinson (Blackburn) ; défenseurs : Bridge (Manchester City), Terry, As. Cole (Chelsea), R. Ferdinand, G. Neville (MU), Johnson (Portsmouth), Lescott (Everton), Upson (West Ham) ; milieux : Barry, Young (Aston Villa), Beckham (AC Milan, ITA), Carrick (MU), Gerrard (Liverpool), Lampard (Chelsea), Walcott (Arsenal), Wright-Phillips (Manchester City) ; attaquants : C. Cole (West Ham), Crouch (Portsmouth), Defoe (Tottenham), Heskey (Aston Villa), Rooney (MU). I ÉCOSSE : LE SEPTIÈME EN LIGUE EUROPA. – Motherwell disputera la saison prochaine la Ligue Europa. Le club écossais a pourtant terminé à la 7e place du Championnat, loin de la quatrième et dernière place qualificative en Coupe d’Europe. C’est la Fédération écossaise qui a souhaité récompenser Motherwell pour sa bonne conduite. I CAEN : S. YATABARÉ OPTE POUR LA FRANCE. – Lancé par Franck Dumas depuis deux mois, Sambou Yatabaré (20 ans), apparu à dix reprises en L 1 (2 buts), a finalement opté pour les Bleuets. Il était à la fois convoqué en sélection du Mali A et en équipe de France Espoirs. L’attaquant caennais sera présent, du 3 au 12 juin, au Festival de Toulon. – J.-P. A. I RÉSERVES PROS : LE PROGRAMME DE LA PHASE FINALE. – Le calendrier de la phase finale entre les quatre meilleures réserves professionnelles de CFA a été établi. Les demi-finales opposeront, mardi prochain, Lyon à Rennes (18 heures, Plaine des Jeux de Lyon) et Bordeaux à Sochaux (Stade Galin de Bordeaux). La finale sera disputée vendredi 5 juin, à 18 heures, sur le terrain de l’équipe n’ayant pas évolué à domicile en demi-finales. Si les deux finalistes ont reçu au tour précédent, ou s’ils évoluaient tous deux à l’extérieur, ce sera le vainqueur de Bordeaux-Sochaux qui évoluera à domicile en finale. – Da. T. I AUTRICHE : CONSTANTINI ÉCARTE DES CADRES. – Le sélectionneur de l’Autriche, Dietmar Constantini, a présenté, hier, une liste de 23 joueurs amputée de plusieurs joueurs cadres, en vue du match contre la Serbie, le 6 juin à Belgrade, dans le même groupe qualificatif que la France pour la Coupe du monde 2010. Le milieu offensif Andreas Ivanschitz (Panathinaïkos, GRE), capitaine depuis six années, ne fait pas partie des plans de Constantini, pas plus que le milieu Jürgen Säumel (Torino, ITA) et le défenseur Andreas Ibertsberger (Hoffenheim, ALL). En revanche, l’ancien patron de la défense, Martin Stranzl (Spartak Moscou, RUS) et le gardien Alex Manninger (Juventus Turin, ITA) font leur retour.
Lyon lui proposerait 400 000 / par mois
Ils devront pourtant se résoudre à parler avant dimanche soir, date butoir fixée à Bordeaux pour lever l’option d’achat de 15 M/. Mais, fait quasiment inédit dans ce type de contrat, un avenant prévoit que cette levée ne peut s’effectuer sans l’accord du joueur. On touche là à toute la complexité de ce dossier. Car,
LE HAILLAN (Gironde), CENTRE D’ENTRAÎNEMENT, HIER. – Même hors des terrains, le meilleur joueur de Ligue 1 d’après ses pairs, Yoann Gourcuff (entouré par, de gauche à droite, Marouane Chamakh, Fernando Cavenaghi et Yoan Gouffran), crée l’événement. (Photo Bernard Patrick/Caméléon/Abaca)
I A. DIARRA VAUT 8 MILLIONS D’EUROS. – En vertu d’une clause libératoire glissée dans son contrat lors de son achat à Lyon pour quatre ans et 7,75 M/ le 23 juillet 2007, le Bleu peut quitter Bordeaux moyennant 8 M/. Il rêve d’étranger. – B.Li. I BEDOUET PROLONGE. – Entraîneur adjoint (préparateur physique) des Girondins depuis 1998, Éric Bedouet a prolongé de deux ans. Il arrivait en fin de contrat au 30 juin. – B.Li.
Moratti a appelé Blanc Bordeaux TURIN – (ITA) n’a pas vu le ballon
de notre correspondant permanent
SELON LA CHAÎNE Sky Sport 24, le propriétaire et président de l’Inter Milan, Massimo Moratti, a appelé, la semaine dernière, Laurent Blanc, joueur du club milanais de 1999 à 2001. Il y a quelques jours encore, José Mourinho faisait planer le suspense sur son avenir en Lombardie. Avanthier, l’Inter a annoncé la prolongation de son contrat jusqu’en 2012, mais le patron de l’Inter aurait sondé Blanc en cas de départ du Portugais. Ce que conteste Ernesto Paolillo, le directeur général du club : « Oui, il y a sans doute eu un coup de fil du président Moratti à Laurent Blanc, nous a-t-il expliqué hier, mais c’était pour le féliciter de son parcours avec Bordeaux. Les deux hommes entretiennent d’excellentes relations. » Moratti est notamment bluffé par la manière dont Blanc a relancé Gourcuff après deux saisons très mitigées à l’AC Milan. Et, en tout état de cause, le patron de l’Inter penserait bien à Blanc pour le futur… – Y. Ri. LES GIRONDINS ont repris hier matin l’entraînement mais il n’y a eu aucun ballon sur le terrain. Un travail différent, inhabituel, en espérant que les joueurs pensent à autre chose qu’au football à moins d’une semaine de l’échéance cruciale. C’est-à-dire un travail d’aérobie, puis un parcours de VTT en deux groupes, et pour terminer un léger footing. Seul Abdou Traoré (saison terminée en raison d’une lésion à l’adducteur) ne participe pas aux séances. Aujourd’hui, l’entraînement est à huis clos selon le souhait du staff technique. Du côté des bureaux, la fatigue et le stress liés au sprint final sont aussi perceptibles. On s’active pour anticiper au mieux sur le week-end. Un écran géant (50 m2, un des plus grands d’Europe) sera installé sur la place des Quinconces, qui peut accueillir 50 000 personnes. Quel que soit le résultat du match, ce sera aussi sur cette place que se passeront les manifestations, dimanche. – L. L.
Caen la ferme
Selon les désirs de Franck Dumas, l’entraîneur, le club normand s’entraînera sous le plus grand secret, portes et lèvres closes.
APRÈS UNE JOURNÉE de repos, lundi, les Caennais ont repris le chemin de l’entraînement hier matin à 9 h 30. Cette séance de reprise, relativement légère, a duré une heure trente. L’essentiel du travail a porté sur un travail devant le but, à base de frappes. Steve Savidan, Rémi Gomis, Reynald Lemaître et Vincent Planté, le gardien normand, papa depuis lundi, ont eux repris à part, par un simple footing. L’entraînement s’est déroulé à huis clos au stade de Venoix. À l’abri des supporters et sans un mot pour les médias. Franck Dumas a décrété un huis clos total pour tous les entraînements d’ici à samedi. Détail cocasse, les joueurs n’étaient pas au courant de la mesure. Ils l’ont découverte sur place. L’entraîneur normand, naturellement rétif aux médias, n’accordera qu’une conférence de presse, vendredi, en toute fin d’après-midi, à Port-enBessin, sur la côte normande. En accord avec son président, Jean-François Fortin, le groupe caennais s’y mettra au vert à partir de jeudi soir. Pour Dumas, c’est le gage du « repos, de la bouffe et de soins » assurés pour ses joueurs, dans un contexte de concentration optimale. Lorsqu’ils s’y étaient déjà mis au vert, il y a quinze jours, après la défaite à Rennes (0-1, 35e j.), le climat n’avait pas été tendu entre les joueurs. Nicolas Seube, le défenseur et capitaine caennais, avait émis des doutes sur l’état d’esprit et l’implication de certains. Cela n’avait pas empêché Caen de battre Sochaux (2-0, 36e j.) lors d’un match décisif pour le maintien trois jours après sa défaite en Bretagne. L’histoire se répétera-telle ? Jean-François Fortin, qui devrait en principe faire une visite à ses joueurs ce matin, lors de leur entraînement au vélodrome de Venoix, y croit sérieusement. - A. C.
La L semaine i des Bordelais
Aujourd’hui 10 heures, séance à huis clos au Haillan. Demain 10 heures, séance ouverte au public au Haillan. Vendredi 16 h 30, séance à huis clos au Haillan. Samedi 21 heures, Caen - Bordeaux
Sertic va chanter fort « la Marseillaise »
RETENU DANS LA SÉLECTION Espoirs pour le tournoi de Toulon, Grégory Sertic n’a pas tourné autour du pot. « J’irai, bien sûr », a répondu sans hésiter le jeune Bordelais, hier, après l’entraînement. « C’était une surprise, étant donné que je n’ai pas plus de quatre matches en Ligue 1, tout va super vite. Mais ce n’est que du plaisir. Mes parents sont superfiers que je porte ce maillot, et je vais chanter fort la Marseillaise. » Repéré tout récemment par la Croatie, pays d’origine de son grand-père paternel, Greg Sertic a même été supervisé contre Le Mans par Slaven Bilic, le sélectionneur. « Je pense que la Croatie m’a beaucoup aidé pour être en équipe de France », a ironisé le milieu de dix-neuf ans, qui n’a fermé aucune porte, comme le règlement l’y autorise. « Je ferai un bilan après le tournoi. Pour jouer avec la Croatie, on verra. J’ai été invité cet été, je vais aller y poser un pied ! En vacances, et oui, rencontrer les dirigeants. Je crois qu’ils m’ont surtout invité pour ça... » Le futur petit Bleu est par ailleurs revenu sur l’incident de fin de match contre Monaco (1-0), qui a créé un moment de flottement dans les esprits des joueurs. « Un supporter m’a crié que Nancy avait égalisé, juste à la fin du match. Une rumeur a parcouru la tribune. Je l’ai dit aux autres joueurs. Quand l’arbitre siffle, on a cru un instant que ça y était. Moi, j’étais à l’ouest, trop content. Mais Jean-Louis Gasset, après avoir sauté dans les bras du coach, a appris que ce n’était pas vrai. Ça m’a calmé direct ! » – L. L.
BORDEAUX CHAMPION SI...
– Il ne perd pas à Caen. – Il perd mais Marseille ne gagne pas contre Rennes.
MARSEILLE
EN DIRECT DE LA LIGUE 1
LORIENT
E 1999 Bordeaux et M En 1999, B d Marseille se disputaient déjà le titre lors de la ill di i dé l i l d l dernière journée. Leaders avec un point d’avance, les Girondins devaient se rendre à Paris alors que les Olympiens se déplaçaient à Nantes. Les deux équipes s’imposèrent : 3-2 pour Bordeaux quipes im i our Bordeaux e eaux sur un bu de Feindouno (89e) qui ut fit jaser, 1-0 pour l’OM. Chaque jour, jusqu’à samedi, deux e j joueurs de l’époque nous e raconten la semaine qui avait nt u précédé l’é énement. é é ’évé me
Taiwo, première recrue
Le défenseur international nigérian a confirmé hier qu’il restait à l’OM dans l’équipe de Didier Deschamps.
MARSEILLE –
de notre correspondante
TAYE TAÏWO n’a pas fait durer le suspense très longtemps. Élu dimanche meilleur latéral gauche de Ligue 1, il faisait l’objet de nombreuses convoitises, de la part de clubs anglais notamment. L’international nigérian lui-même n’avait jamais caché son envie de découvrir de nouveaux horizons et, malgré la forte somme demandée par l’OM, son départ paraissait inéluctable. Mais hier, Taïwo coupait court à toutes les rumeurs, annonçant avec fermeté au micro de France Bleu Provence : « Je reste à l’OM, je suis dans un grand club, je continue ici. » Il nous le confirmait quelques minutes plus tard. « Je suis content du travail que j’ai réalisé avec l’entraîneur qui part (Éric Gerets), et j’ai beaucoup d’espoir dans celui qui arrive. Deschamps est un grand entraîneur, qui va beaucoup nous apporter. Ça va être intéressant de jouer la Ligue des champions avec lui. » C’est la première grande recrue de l’OM. Dans cette affaire, Pape Diouf, qui avait fait du dossier Taïwo une priorité dès janvier, a montré ici toute sa force de persuasion au moment de retenir un jeune joueur (24 ans) qui a explosé cette saison à l’OM. Raccord avec son président concernant l’importance du Nigérian, Didier Deschamps peut ainsi conserver l’un des hommes forts de cette équipe olympienne. Peut-on y voir le début d’une nouvelle ère basé sur le long terme et l’épanouissement de ses meilleurs éléments ? En tout cas, Taïwo a écarté avec conviction toute idée de départ dans les prochaines semaines : « Vraiment, on verra plus tard, j’ai encore de belles choses à vivre avec l’OM. » À commencer par un éventuel titre de champion samedi. À ce sujet, Éric Gerets a trouvé Laurent Blanc un brin crispé, lors de leur dernière rencontre, dimanche aux trophées UNFP. « Mais il a vécu tellement de grands rendezvous comme joueur que ce n’est pas maintenant qu’il va trembler », tempère cependant le Belge. Cela ne l’empêche pas de penser que, désormais, « la pression pèse sur les deux équipes, même si Bordeaux reste le favori. Il ne leur manque qu’un point mais ils ont montré un peu de fatigue et de stress ces derniers temps, cela me donne un peu d’espoir. » Tout le groupe semble mobilisé sur cette dernière semaine décisive, ceux qui, suspendus (Cana, Valbuena, Brandao), ne pourront pas jouer samedi, ou ceux qui commencent déjà à envisager leur déménagement. Par superstition, le club ne veut pas préparer de festivités, au cas où, avant le match luimême. Éric Gerets a tout de même décidé de s’accorder une semaine supplémentaire dans cette ville où il est désormais perçu comme un héros. « J’y ai vécu une très belle aventure. Je vais acheter une petite maison ici, c’est sûr et certain et, si on ne me veut plus comme entraîneur, je reviendrai comme touriste et il faudra me supporter comme supporter de l’OM. »
HÉLÈNE FOXONET (avec H. P.)
Ayew libéré
Morel (pied) ne s’est pas entraîné et il a effectué une séance à vélo. Il devrait reprendre ce matin. Namouchi s’est préparé individuellement. Ayew, prêté par l’OM, a été libéré par Lorient. Le joueur est d’ores et déjà en vacances. – G. J.
AUXERRE
Birsa, qui souffre d’une inflammation au pubis, était aux soins. Il est incertain pour le match à Nantes samedi. Coulibaly (cuisse) et Quercia (genou) ont également reçu des soins. – J.-P. G.
38e et dernière journée
Samedi 30 mai, 21 heures* Lille - Nancy (Foot + et Orange World) Grenoble - Sochaux (Foot + et Orange World) Marseille - Rennes (Orange Sport) Caen - Bordeaux (Foot + et Orange World) Nice - Le Havre (Foot + ) Toulouse - Lyon (Foot + ) Paris-SG - Monaco (Foot + ) Lorient - Le Mans (Foot + et Orange World) Saint-Étienne - Valenciennes (Canal + Sport) Nantes - Auxerre (Foot + )
* Tous les matches en multiplex sur Canal +.
MONACO
Florian MAURICE
Avant-centre de l’OM en 1999, aujourd’hui intervenant sur OLTV et consultant pour Foot +.
Lilian LASLANDES
Avant-centre de Bordeaux en 1999, aujourd’hui propriétaire de restaurants.
MARSEILLE, LA COMMANDERIE, 21 MAI 2009. – Le Nigérian Taye Taiwo, meilleur latéral gauche de Ligue 1, prolonge à l’OM. (Félix Golési/L’Équipe)
La L semaine i des Marseillais
éa Pas de séance ouverte au public. Aujourd’hui 10 heures, séance à huis clos à la Commanderie.
Demain 10 heures, séance à huis clos à la Commanderie. Vendredi 16 heures, entraînement à huis clos au StadeVélodrome suivi de la mise au vert habituelle d’avant match. Samedi 21 heures, Marseille - Rennes
« Nous avions vécu cette semaine tout à fait normalement. Pour nous, les choses étaient simples : on devait gagner.La seule chose qui nous obsédait, c’était la question de savoir si Paris allait jouer le jeu. Toute la semaine, on en avait parlé, on avait fait des suppositions. On savait que les supporters de Paris ne souhaitaient pas nous voir devenir champions, visiblement, les joueurs parisiens non plus. En ce qui concerne la préparation elle-même, il n’y avait rien de spécial, la causerie de Rolland (Courbis) non plus, elles étaient toujours exceptionnelles. À Nantes, nous avions fait le boulot mais cela n’avait pas suffi. Ce match à Paris, nous l’avions vécu non pas comme une trahison mais comme une vraie déception. Je me suis senti lésé. Nous avions une très belle équipe et ce fut ma seule chance d’être champion de France.Même si je ne l’ai su qu’après, évidemment. » – H. F.
« Je me souviens qu’on arrivait à décompresser et à déconner un peu. Mais je sais aussi qu’on ne pouvait pas échapper à l’événement. Ce sont des détails. Par exemple, on se dit qu’il ne faut rien changer. Or, on avait l’habitude de se faire un petit resto en début de semaine, tous ensemble. Mais là, certains ont pensé qu’en cas de déception, des gens pourraient nous le reprocher. Du genre : “Ouais, ils étaient en ville à quelques jours du match.” Du coup, à cause du regard des autres et des on-dit, on n’y était pas allés. En ce qui nous concerne, il y avait aussi une incertitude sur notre adversaire. On s’imaginait plein de trucs sur Paris, parce qu’on ignorait leur attitude. On savait qu’Ali Benarbia allait signer là-bas alors on le chambrait pour qu’ils soient sympas. En fait, ça ne s’est pas du tout passé comme ça et quand ils ont égalisé à cinq minutes de la fin… » – L. L.
Simic (douleurs lombaires) s’entraîne normalement et sera disponible pour le dernier match face au Paris-SG, samedi. Ce ne sera pas le cas de Muratori (cuisse), jugé encore trop juste. Gosso (douleurs au tendon arrière d’un genou) va passer de nouveaux examens médicaux. Une séa nc e ma ti na le e s t pr év ue aujourd’hui, à huis clos. – E. Ba.
NANCY
Macaluso (mollet) est à l’arrêt, mais Ouaddou (pied) a repris l’entraînement. Il pourrait être apte pour le déplacement à Lille. André Luiz, suspendu, est parti en vacances au Brésil depuis dimanche. – L. D.
NICE
La reprise s’est déroulée sans Modeste (dent de sagesse). Cid (pied), Faé (phlébite mollet gauche), Ben Saada, K. Coulibaly, Ma. Traoré (cuisse) et Rool (talon) ont reçu des soins. – Ja. G.
VALENCIENNES
Hier après-midi, séance axée sur le jeu collectif avec opposition sur terrain réduit. Darcheville (genou) et Bangoura (ischio-jambiers) ont repris la course. Tiéné (quadriceps) et Schmitz (adducteurs) sont aux soins. – M. Bo.
AGENDA
VENDREDI 29 MAI I LIGUE 2 (38e et dernière journée) 20 H 45 Boulogne - Amiens (Ligue 2 Multicanaux) Sedan - Tours FC (Ligue 2 Multicanaux) Brest - Nîmes Châteauroux - AC Ajaccio Dijon - Lens Montpellier - Strasbourg (Eurosport) (Ces six matches en multiplex sur Ma Chaîne Sport) Bastia - Troyes Metz - Guingamp Vannes OC - Clermont Reims - Angers I NATIONAL (38e et dernière journée) SAMEDI 30 MAI I LIGUE 1 (38e et dernière journée) Voir ci-contre. MARDI 2 JUIN I ÉQUIPE DE FRANCE France - Nigéria (amical), à Saint-Étienne VENDREDI 5 JUIN I ÉQUIPE DE FRANCE France - Turquie (amical), à Lyon
Koné remplaçant ?
MIS À PART HILTON, qui est resté aux soins, et Samassa, toujours en délicatesse avec ses adducteurs, c’est un groupe marseillais au complet qui s’est entraîné hier matin. Il faudra toutefois pallier l’absence de trois joueurs majeurs contre Rennes, samedi : Cana, Valbuena et Brandao sont suspendus. Gerets doit multiplier les oppositions cette semaine, à onze contre onze, pour réussir à déterminer sa formation de départ, « avec beaucoup de jeu pour les mettre à l’aise sur le terrain », explique le technicien belge. Il a avoué avoir en tête « dix des onze joueurs qui vont commencer ». Koné, peu en forme ces derniers temps, pourrait lui aussi céder sa place. M’Bami devrait remplacer Cana et Ben Arfa suppléer Valbuena, de multiples possibilités existent en attaque entre Ziani, Wiltord et Zenden côté gauche. Niang jouera seul en pointe. – H. F.
Classement Pts J. G. N. P. p. 1. Bordeaux 77 37 23 8 6 63 2. Marseille 74 37 21 11 5 63 3. Lyon 70 37 20 10 7 52 4. Toulouse 63 37 16 15 6 45 5. Paris-SG 63 37 19 6 12 49 6. Rennes 61 37 15 16 6 42 7. Lille 61 37 16 13 8 48 8. Auxerre 55 37 16 7 14 34 9. Nice 49 37 13 10 14 40 10. Lorient 44 37 10 14 13 46 11. Valenciennes 44 37 10 14 13 35 12. Monaco 44 37 11 11 15 41 13. Grenoble 44 37 10 14 13 24 14. Nancy 42 37 10 12 15 36 15. Sochaux 39 37 9 12 16 39 16. Le Mans 39 37 10 9 18 42 17. Caen 37 37 8 13 16 42 18. Saint-Etienne 37 37 10 7 20 36 19. Nantes 34 37 8 10 19 31 20. Le Havre 25 37 7 4 26 30
c. Diff. 34 +29 35 +28 29 +23 27 +18 38 +11 30 +12 37 +11 33 +1 41 -1 46 0 38 -3 45 -4 36 -12 44 -8 48 -9 53 -11 48 -6 56 -20 53 -22 67 -37
MARSEILLE CHAMPION SI...
– Il gagne contre Rennes et Bordeaux perd à Caen.
RENNES Voir page 8.
Bordeaux et Marseille sont assurés de finir au moins deuxièmes et de disputer directement la Ligue des champions. Lyon disputera les barrages de la Ligue des champions. Vainqueur de la Coupe de la Ligue, Bordeaux était déjà qualifié pour le troisième tour de la Ligue Europa (l’actuelle Coupe de l’UEFA) la saison prochaine, tout comme Guingamp (L 2), vainqueur de la Coupe de France. La cinquième place sera donc qualificative pour la Ligue Europa. En cas d’égalité de points entre Marseille et Bordeaux en tête du Championnat, les deux clubs seront départagés par la différence de buts générale. Le Havre est relégué en L 2.
MERCREDI 27 MAI 2009
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FOOTBALL
! LIGUE 1
Nantes s’accroche aux branches
NANTES –
de notre correspondant
ONZE TOUT JUSTE. Les gendarmes de La Chapelle-sur-Erdre se sont présentés sans remplaçants hier matin à La Jonelière pour la reprise de l’entraînement du FC Nantes. Deux gros bras en faction devant le portail du centre s’y ajoutaient. La présence des képis n’a pas empêché Thomas Dossevi et Aurélien Capoue de s’accrocher verbalement... Et ce dispositif dissuasif paraît bien maigrichon en comparaison de celui prévu samedi, pour la réception de l’AJ Auxerre : 582 stadiers – dont 400 prendront place autour du terrain – en plus des forces de l’ordre. Des chiffres dignes d’une Ligue des champions ! Avant d’échanger des mots et quelques ballons, les Canaris ont reçu dans l’intimité du vestiaire la visite de Pascal Praud. arrivée de Christian Gourcuff pour lui succéder, Élie Baup n’a pas voulu sortir du débat sur le dernier match de la saison. « Il faut rester dignes et assumer », a dit l’entraîneur nantais. Pas plus bavard, Frédéric Da Rocha, capitaine emblématique appelé à disputer logiquement son ultime rencontre sous le maillot nantais samedi prochain. Du moins si on se réfère aux propos tenus par Waldemar Kita dans le quotidien Ouest-France : « Comment pourrais-je rebâtir avec ce groupe-là ? C’est un groupe de perdants. Certains ont connu la descente en Ligue 2 il y a deux ans et descendent encore cette année. Je ne vois pas comment on pourrait travailler avec eux. » À ce jour, son agent, Henri Zambelli, est sans nouvelles du FCN : « D’habitude, les clubs anticipent, là je n’ai pas eu de retour. Si on ne veut pas repartir avec Frédéric, tout le monde doit partir ! » Pour la quatrième fois de la saison, Ivan Klasnic a, lui, pris le temps de s’arrêter hier devant les médias pour dire, en autres, qu’il s’entendait bien avec son président. Le minimum syndical à 2 M/ sur deux saisons plus 2,5 M/ de prime à la signature ! Côté terrain, la saison est déjà terminée pour Alonzo, Tall, Djordjevic, Heurtebis, Douglao et El-Mourabet. Bekamenga, en délicatesse avec sa cheville, devrait être apte pour la réception d’Auxerre, tout comme Pierre (genou et mollet) et Moullec. Pendant ce temps, les supporters les plus vindicatifs collent sur les murs de l’agglomération un appel à manifestation, samedi avant le match contre Auxerre.
CHRISTOPHE DELACROIX
Maintien, mode d’emploi
NANTES SE MAINTIENT SI...
– Il gagne contre Auxerre pendant que Saint-Étienne et Caen perdent contre Valenciennes et Bordeaux, le tout sur des scores suffisants pour remonter la différence de buts du FCN, très négative (– 22) par rapport à celle de Caen (– 6).
Classement Pts Diff.
Pascal Praud a demandé aux joueurs de viser la dix-huitième place, au cas où Boulogne serait recalé par la DNCG.
SAINT-ÉTIENNE SE MAINTIENT SI...
– Il gagne contre Valenciennes et Caen ne bat pas Bordeaux. – Il fait match nul et Caen perd contre Bordeaux. – Il gagne pendant que Le Mans perd à Lorient. – Il gagne pendant que Le Mans fait match nul, le tout par des scores lui permettant d’avoir une meilleure différence de buts (– 20 pour SaintÉtienne, – 11 pour Le Mans pour l’instant). – Il gagne pendant que Sochaux perd à Grenoble. – Il gagne et Sochaux fait match nul, le tout par des scores lui permettant d’avoir une meilleure différence de buts (– 20 pour Saint-Étienne, – 9 pour Sochaux pour l’instant).
1. 2. 3. 4. 5. 6. 7. 8. 9
Bordeaux Marseille Lyon Toulouse Paris-SG Rennes Lille Auxerre Nice
77 74 70 63 63 61 61 55 49
+ 29 + 28 + 23 + 18 + 11 + 12 + 11 +1 -1
CAEN SE MAINTIENT SI...
– Il gagne contre Bordeaux, SaintÉtienne ne s’impose pas par un score suffisant pour compenser sa différence de buts défavorable (– 20 pour l’ASSE, – 6 pour Caen). – Il fait match nul et Saint-Étienne ne gagne pas. – Il perd mais Saint-Étienne aussi, par des scores ne remettant pas en cause l’ordre actuellement établi par leurs différences de buts, et Nantes ne gagne pas par un score lui permettant de remonter le handicap de sa différence de buts défavorable (– 22 pour Nantes).
Kita : « C’est un groupe de perdants »
L’occasion pour le directeur général délégué du FCN de délivrer le message suivant : « Au cas où, il serait plus opportun de terminer dix-huitième plutôt qu’à la dix-neuvième place. » Même s’il n’y croit pas véritablement, l’ancien journaliste ne veut pas manquer l’occasion d’être repêché sur tapis vert au cas où Boulogne-sur-Mer se verrait fermer les portes de la L 1 par la DNCG. Les Nordistes apprécieront ! Bien sûr, cela réclame, pour commencer, une victoire à La Beaujoire contre Auxerre. En dépit de l’annonce de la possible
différence de buts (– 20 pour SaintÉtienne, – 11 pour Le Mans). – Il perd mais Caen et/ou SaintÉtienne ne gagne(nt) pas et/ou Sochaux perd par un score qui inverse leurs positions actuelles au classement en fonction de leurs différences de buts (– 11 pour Le Mans, – 9 pour Sochaux).
SOCHAUX SE MAINTIENT SI...
– Il gagne à Grenoble. – Il fait match nul mais Le Mans et/ou Caen ne gagne(nt) pas et/ou SaintÉtienne ne gagne pas par un score lui donnant une meilleure différence de buts (– 9 pour Sochaux, – 20 pour Saint-Étienne pour l’instant). – Il perd mais Caen et/ou SaintÉtienne ne gagne(nt) pas et/ou Le Mans perd par un score qui ne lui permet pas de devancer Sochaux à la différence de buts (– 11 pour Le Mans, – 9 pour Sochaux).
LE MANS SE MAINTIENT SI...
NANTES, STADE DE LA BEAUJOIRE, 17 MAI 2009. – Élie Baup, l’entraîneur, tête basse, Waldemar Kita, le président, dépité, lors de Nantes-Rennes (1-1). Le FCN est à court de solutions depuis un bon moment déjà, et il semble naviguer à vue cette semaine encore. (Photo Pierre Minier/L’Équipe)
– Il gagne à Lorient. – Il fait match nul, Sochaux perd, Caen ne gagne pas et/ou SaintÉtienne ne gagne pas par un score lui permettant d’obtenir une meilleure
SOCHAUX
Dalmat devant le juge
C’EST DANS UNE AMBIANCE ALLÉGÉE par leur victoire aux dépens de Nantes (2-1) que les Sochaliens se sont remis au travail cette semaine. Les choses sérieuses ne reprenaient qu’aujourd’hui au stade Bonal, Francis Gillot préférant « refaire du jus et miser sur la fraîcheur », avant le déplacement crucial à Grenoble, samedi (le FCSM n’a besoin que d’un seul point pour avoir la garantie mathématique de se maintenir). Choix inhabituel, les joueurs et le staff prendront l’avion dès vendredi matin, veille de match, et ils s’entraîneront en Isère dans l’après-midi. Isabey (genou) et J. Faty (cheville) ont été ménagés, tandis que Perquis, suspendu, en a profité pour se faire opérer hier d’un ménisque récalcitrant à Besançon. De son côté, Dalmat se rend aujourd’hui à Paris pour répondre des faits survenus le 30 mars dernier sur les Champs-Élysées (il avait été interpellé en état d’ébriété). Il sera entendu pour « rébellion, violences volontaires sur agent de la force publique » et « violences volontaires » devant le tribunal correctionnel, à 13 h 30. Ses avocats espèrent obtenir un renvoi d’audience. – W. Gr.
Le Mans « mobilisé » Saint-Étienne décimé
UNE SEULE SÉANCE QUOTIDIENNE pour cette dernière semaine avant le verdict. Arnaud Cormier, l’entraîneur manceau, a préféré alléger un peu le programme pour baser le travail sur la récupération, mais aussi quelques corrections dans le jeu : « On a beau s’imaginer qu’on a 99 % de chances de se sauver, il ne faut écarter aucun des scénarios possibles. Les garçons sont mobilisés, il faut éviter qu’ils ne stressent de trop avant cette dernière échéance à Lorient. » Les Manceaux ont récupéré hier Mathieu Coutadeur (cheville) et Antonio Geder (mollet). Ce dernier postulera donc à une place de titulaire pour le dernier acte. L’effectif a aussi bien accueilli la sélection pour le festival Espoirs de Toulon de Daryl Herold Goulon. Ce dernier est resté aux soins à la suite de douleurs dorsales. Mais elles ne devraient pas l’empêcher de disputer la rencontre décisive de la saison. Il se dégage vraiment un air de mobilisation générale au centre d’entraînement de la Pincenardière. – Ch. L. APRÈS DEUX JOURNÉES CONSACRÉES à la récupération et aux soins, les Stéphanois ont retrouvé le chemin de l’entraînement hier matin, afin de préparer la réception de Valenciennes samedi prochain : « Le match le plus important pour le club depuis longtemps », explique Jérémie Janot. Le Japonais Daisuke Matsui avait pour l’occasion retrouvé sa place dans le groupe, mais Geoffrey Dernis, Sylvain Monsoreau, Sébastien Grax, Yohann Andreu et Paulo Machado étaient en revanche absents. Alain Perrin devra sans doute se passer des services de ces cinq joueurs, sans compter Blaise Matuidi et Loïc Perrin, qui ont fini leur saison depuis plusieurs semaines. Pour le Portugais, qui a joué quatre-vingt-dix minutes samedi à Auxerre (0-1) après avoir été annoncé comme étant forfait, cette absence pourrait signifier que sa blessure à la cheville s’est réveillée. La séance quotidienne, qui s’est déroulée devant un public clairsemé et sans incident, a été scindée en deux temps : des ateliers physiques pour se mettre en jambes, avant une série d’opposition sur un terrain réduit. – J.-Y. D.
LIGUE 2
Reims, ça tombe mal
Le club champenois va redescendre en National cinq ans après l’avoir quitté. Au plus mauvais moment pour lui.
IL Y A DES DESCENTES qui passent presque inaperçues, au bout d’une saison anonyme, et puis il y a des chutes qui font beaucoup de bruit. Après cinq années en L 2, le Stade de Reims s’apprête à retrouver le National et, ces derniers mois, il aura soigné le scénario. On l’a pensé condamné à la trêve, coincé en queue de classement avec seulement douze points à Noël ; on l’a cru miraculé quatre mois plus tard, requinqué par la verve de Luis Fernandez. Mais la flamme, vacillante, a fini par s’éteindre vendredi dernier, après la seizième défaite de la saison, contre Strasbourg (2-3). Cette chute ne pouvait pas tomber plus mal. En août dernier, Reims recevait l’agrément pour son centre de formation. Deux mois plus tard, il inaugurait un stade AugusteDelaune rénové. Il y avait meilleur moment pour s’enfoncer en National. « C’est presque insupportable, souffle le président, Jean-Pierre Caillot. Ça fait des années qu’on travaille pour installer le stade chez les pros. C’est un gros coup au moral. » Aujourd’hui, les dirigeants rémois n’envisagent rien d’autre qu’une remontée immédiate en L 2. « Il faut que cette descente soit un accident dans la reconstruction du club », espère Caillot. Stade de Reims », indique Caillot. « Je tiens à ce club, et si on me demande un coup de main, je ne fermerai pas la porte », explique Fernandez, qui verra son président demain midi. Les dirigeants rémois sont donc en quête d’un entraîneur. « Il ne se passe pas une demi-heure sans un message de candidature, assure Caillot. Mais pour l’instant, nous n’avons rencontré personne. » Sankharé, prêté par le PSG, va partir, et il sera sans doute difficile de retenir des éléments comme Kermorgant, Gragnic ou encore Gamiette, même si la priorité du club consiste aujourd’hui à retenir un maximum de joueurs. « On ne va rien brader. Il n’y aura pas de chambardement. On a dix-huit joueurs sous contrat, dont une bonne partie qu’on souhaite conserver. » Ceux-là seront reçus dans les jours qui viennent. Mais, avec un budget plombé par la descente, Reims devra consentir à un gros effort pour conserver ses joueurs cadres. – M. Go. (avec D. Fi.)
Caillot : « Fernandez va partir »
Le défi n’est pas insurmontable : Reims devrait s’avancer dans la prochaine saison avec l’un des plus gros budgets du National. La popularité du club dans sa région lui garantit des soutiens. « On est inquiets quand on sait ce que représentent les droits télé dans un budget, poursuit le président rémois. Mais, malgré la déception, beaucoup de partenaires vont rester. » Du côté du vestiaire, il devrait y avoir plus de mouvement. Luis Fernandez, appelé en sauveur à la trêve, ne sera plus là. « Il était venu par amitié, pour tenter de sauver ce qui pouvait l’être. Maintenant, il va quitter le
Lille veut y croire
CAMPHIN-EN-PÉVÈLE – (Nord)
de notre envoyé spécial LE LOSC TERMINE la saison usé psychologiquement et physiquement. Mais le club nordiste (7e avec 61 points) continue d’afficher ses ambitions européennes.« Ce serait une désillusion de ne pas accrocher la Ligue Europa vu la saison que l’on a faite », admet Ludovic Butelle, remis d’une petite douleur derrière la cuisse droite qui l’a contraint à zapper l’entraînement hier matin à la demande de l’encadrement médical. La première période face à Nice (1-1) comme la première heure disputée au Havre (1-0) posent toutefois question sur la réelle motivation des Dogues. Miné par les rivalités internes et quelques comportements individualistes, Lille est parvenu à s’imposer sur le terrain du dernier de L 1 au forceps. Le succès a permis aux Lillois d’empocher 2 800 euros supplémentaires et d’aplanir les tensions jusqu’à dimanche, date des départs en vacances. « Sincèrement, si on n’est pas motivés pour battre Nancy samedi, il faut arrêter, insiste Butelle. On a la chance de vivre quelque chose d’intense. Au Havre, on a fait le boulot, on a été sérieux. On n’a juste pas su marquer plus vite. Mais la motivation est toujours là. » Hier, après deux jours de repos, la reprise de l’entraînement a d’ailleurs été plus consistante que d’habitude, malgré les rafales de vent. Fauvergue (cheville guérie) y a participé. Emerson (quadriceps) a travaillé à part. Mais, comme Butelle, il devrait être disponible samedi. Béria (quadriceps) et Tafforeau (mollet), qui sera suspendu, sont restés aux soins. – J. D. (avec M. Bo.)
RENNES
Gyan forfait
MALGRÉ LES AFFIRMATIONS du manager Pierre Dréossi hier (« Il y aura des discussions et des décisions seront prises la semaine prochaine »), Guy Lacombe a débuté hier matin sa dernière semaine dans la peau d’entraîneur de Rennes. Il cédera la place à Frédéric Antonetti. Avant cela, le technicien breton n’a rien changé à ses habitudes. Sans surprise, ses titulaires face à Lorient (3-1) n’ont effectué qu’un footing. Les remplaçants, le revenant Hansson, suspendu samedi, ainsi que les jeunes Le Marchand et Pajot ont participé à de petites oppositions. Enfin, déjà forfait pour Marseille, samedi, en raison d’un décollement aponévrotique à la cuisse droite, le Ghanéen Gyan ratera également les matches qualificatifs pour la Coupe du monde 2010 face au Mali (7 juin) et au Soudan (20 juin). Thomert, officiellement malade, et Bruno Cheyrou, qui souffrent du tendon d’Achille, ne se sont pas entraînés hier. – Da. T.
EN DIRECT DE LA LIGUE 2
MONTPELLIER
TOULOUSE
PARIS-SG
Mathieu privé d’adieux
L’ULTIME SEMAINE D’ENTRAÎNEMENT de la saison a démarré hier par deux séances, sans Étienne Didot (nerf du péroné gauche) ni Jérémy Mathieu (pubis), qui rateront la réception de Lyon, décisive pour la qualification en Ligue Europa. « Je ne serai pas à 100 % et je n’ai pas envie de pénaliser l’équipe, explique Mathieu. Le coach sait comment je fonctionne, il vaut mieux aligner quelqu’un qui sera à fond. » En fin de contrat, le grand gaucher de vingt-cinq ans ne fera donc pas ses adieux au Stadium avant de rejoindre probablement Valence (le club espagnol lui propose trois ans de contrat, contre deux pour Bordeaux). Soren Larsen (entorse genou gauche), Fodé Mansaré (reprise) et sans doute Mathieu Berson (pied gauche) manqueront également face à l’OL, alors que Xavier Pentecôte s’est bloqué la cheville droite lors de la séance d’hier matin. Cheikh M’Bengue, qui purge jusqu’à lundi prochain une suspension de deux mois, après avoir blessé Alejandro Alonso, lors de la défaite à Monaco le 14 mars dernier (2-3), se consolera en disputant du 3 au 12 juin le Tournoi international Espoirs de Toulon en compagnie de ses coéquipiers Moussa Sissoko et Étienne Capoue. – N. S.
Hoarau est de retour
ABSENT DEPUIS LE 3 MAI et la réception de Rennes (0-1) en raison d’une douleur aux adducteurs, Guillaume Hoarau a repris l’entraînement collectif hier matin. Le meilleur buteur du PSG (17 réalisations) a participé aux petites oppositions sur terrain réduit sans aucune gêne apparente et, comme il l’assurait dimanche soir, lors de la cérémonie des trophées de l’UNFP, il est « à la disposition du groupe ». À quatre jours de la dernière journée de L 1, face à Monaco, Paul Le Guen doit se réjouir de ce retour, lui qui a souvent déclaré que son équipe n’était plus tout à fait la même sans son géant de l’attaque. Touché au mollet droit et forfait à Valenciennes (1-2), Jérôme Rothen est également apte. Seul Stéphane Sessegnon, suspendu, sera absent pour ce rendezvous décisif dans la course à la Ligue Europa. Ceara, qui soignait hier une petite angine en même temps qu’il permettait à ses adducteurs de souffler, ne devrait pas avoir de problème pour tenir sa place de latéral droit. Le Brésilien est le seul joueur de champ parisien à avoir participé à tous les matches de L 1 cette saison. – D. D.
À guichets fermés contre Strasbourg ?
Touché à une cheville, Collin est forfait pour la réception de Strasbourg, vendredi. En quelques jours, plus de 25 000 billets ont été vendus, et pour la première fois depuis de nombreuses saisons, le match devrait être disputé à guichets fermés et battre le record du stade de la Mosson pour un match de L 2. Le record de spectateurs à Montpellier en Championnat (29 507, le 28 juillet 2001, pour la réception de Marseille) ne devrait pas être battu pour des raisons de sécurité. Le record d’affluence du stade (31 457) date de France – Côte d’Ivoire (3-0), le 17 août 2005, qui marquait le retour de Zinédine Zidane en équipe de France. – J. Di.
AC AJACCIO
Cilia (double opération d’un ménisque) et Ba (mollet) ont repris avec le groupe. Medjani et Debès, absents la veille, étaient également présents. – D. F.
contrat professionnel, jusqu’en 2012. – P.-Y. R.
Ligue Europa, mode d’emploi
TOULOUSE QUALIFIÉ SI...
– Il gagne contre Lyon. – Il fait match nul, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Rennes ne gagne pas par un score lui donnant une meilleure différence de buts (+ 12 pour l’instant contre – 18 pour le TFC) ; Lille ne gagne pas par un score lui conférant une meilleure différence de buts (+ 11 pour Lille actuellement) ; Paris ne gagne pas. – Il perd, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Rennes ne gagne pas ; Lille ne gagne pas ; Paris perd par un score qui le maintient derrière Toulouse au classement à la différence de buts (+ 11 pour Paris pour l’instant). donnant une moins bonne différence de buts que Paris (+ 18 pour Toulouse contre + 11 pour Paris pour l’instant).
Classement
METZ
Chrysostome (malade), Rippert et Anastassowa ont fait leur retour à l’entraînement. Brégerie (cuisse) et Ch. Gueye (genou) sont toujours aux soins. Strasser (entorse accromioclaviculaire), Jestrovic (mollet), Chapuis (adducteurs) et Renouard (cheville) sont forfait pour la venue de Guingamp, vendredi. – M. Tu.
Classement Pts J. G. N. 1. Lens 68 37 20 8 2. Strasbourg 65 37 18 11 3. Montpellier 63 37 18 9 4. Boulogne 63 37 19 6 5. Tours FC 61 37 17 10 6. Metz 60 37 16 12 7. Angers 52 37 13 13 8. Vannes OC 50 37 14 8 9. Dijon 49 37 13 10 10. Sedan 48 37 12 12 11. Guingamp 46 37 10 16 12. Clermont 46 37 12 10 13. Brest 45 37 13 6 14. Bastia 45 37 12 9 15. AC Ajaccio 44 37 11 11 16. Amiens 43 37 9 16 17. Châteauroux 41 37 10 11 18. Nîmes 41 37 10 11 19. Troyes 38 37 9 11 20. Reims 35 37 7 14
P. 9 8 10 12 10 9 11 15 14 13 11 15 18 16 15 12 16 16 17 16
p. 47 56 59 47 50 46 46 33 42 44 37 45 44 36 43 35 38 30 38 40
c. Diff. 34 +13 43 +13 35 +24 36 +11 39 +11 35 +11 42 +4 44 -11 46 -4 49 -5 33 +4 49 -4 48 -4 46 -10 54 -11 36 -1 45 -7 45 -15 46 -8 51 -11
AMIENS
Avant leur déplacement à Boulognesur-mer, les Amiénois partent pour une mise au vert, ce soir à Hardelot (Pas-de-Calais). Jeudi, ils s’entraîneront à Étaples. Manqueront à l’appel : Buron, Heitzmann, Raynier et Laurant, blessés ou convalescents. – R. T.
RENNES QUALIFIÉ SI...
– Il gagne à Marseille, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Paris ne gagne pas ; Toulouse perd ou fait match nul en perdant son avantage à la différence de buts (+ 18 contre + 12 pour Rennes actuellement) ; Lille (+ 11 pour l’instant) ne gagne pas par un score lui donnant une meilleure différence de buts que Rennes.
NÎMES
L’échographie n’a rien révélé mais Keita, qui souffre des adducteurs gauches, ne s’est toujours pas entraîné, hier. Les quatre suspendus (Mostefa, Mandrichi, Cavalli et Collorédo) feront partie du déplacement à Brest, qui s’effectuera en avion privé, le jour du match. – T. A.
BOULOGNE-SUR-MER
Les Rouge et Noir ont eu droit à deux bonnes séances, hier, dont celle du matin sous un pluie battante. L’après-midi, ils ont travaillé la vitesse sur terrain réduit et terminé par de l’adresse devant le but. Hormis Devaux (péroné), tout le monde était sur le pont. Cet après-midi, après l’entraînement, les Boulonnais partent au vert. – Ph. C.
Lens est promu en Ligue 1. Reims est relégué en National. Le tribunal administratif (TA) de Rennes, saisi d’un recours en annulation par Brest, a donné raison à ce dernier. En conséquence, le résultat du match Reims - Brest (0-1, lors de la 11e journée) est entériné après avoir été rejoué (victoire de Reims 3-2). Le classement a été modifié en conséquence. Reims a déposé un appel (non suspensif) auprès de la cour administrative d’appel de Nantes, avant de solliciter éventuellement le Conseil d’État.
LILLE QUALIFIÉ SI...
– Il gagne contre Nancy, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Paris ne gagne pas ; Toulouse perd ou fait match nul en perdant son avantage à la différence de buts (+ 18 contre + 11 à Lille actuellement) ; Rennes ne gagne pas par un score lui permettant d’obtenir une meilleure différence de buts que Lille (+ 12 pour l’instant pour Rennes).
STRASBOURG
Paisley (genou) s’est contenté de faire du vélo mais sa participation n’est pas remise en cause, vendredi à Montpellier. Cohade et Pelé ont écourté leur séance, mais leur cas n’inspire pas d’inquiétude. Shereni (cuisse) a suivi un programme aménagé. Jeudi, il effectuera un test pour savoir s’il est apte. – Fr. N. espoir dans la course à la montée. L’effectif est au complet. Au milieu, François pourrait faire son retour, en remplacement de Ca ou Englebert, qui terminent la saison fatigués. – J.-E. Z.
PARIS QUALIFIÉ SI...
– Il gagne contre Monaco. – Il fait match nul, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Toulouse perd ; Rennes ne gagne pas ; Lille ne gagne pas. – Il perd, et au moins deux des trois résultats suivants se produisent : Rennes ne gagne pas ; Lille ne gagne pas ; Toulouse s’incline par un score lui
14. 15. 16. 17. 18. 19. 20.
Nancy Sochaux Le Mans Caen Saint-Étienne Nantes Le Havre
42 39 39 37 37 34 25
-8 -9 - 11 -6 - 20 - 22 - 37
CHÂTEAUROUX
Hier, Grauss et Lucau sont restés à l’infirmerie. Ce matin, le groupe sera réduit pour préparer le match face à l’AC Ajaccio. Le contrat de Kashi a été prolongé pour une durée de trois ans. Amary Baby a signé son premier
TROYES
Suspendu pour le déplacement à Bastia, Fiorèse est resté aux soins. Le reste de l’effectif s’est livré à une opposition. – J.-P. K.
TOURS
Les Tourangeaux n’ont pas perdu
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MERCREDI 27 MAI 2009
FOOTBALL
! JOURNAL DES TRANSFERTS
BATEAUX
SEMAINE OLYMPIQUE DE MEDEMBLIK
Juninho, c’est bien fini
C’est officiel depuis hier soir : Juninho quitte Lyon. Mais un malaise dû à l’émotion l’a empêché de l’annoncer lui-même.
LYON –
de notre envoyé spécial permanent
Des Bleus en force
UN MOIS APRÈS la Semaine olympique française à Hyères, la cinquième étape de la Coupe du monde ISAF se déroule, d’aujourd’hui à dimanche, à Medemblik aux PaysBas, avec une équipe de France presque complète. En Star, le double champion du monde Xavier Rohart et son nouvel équipier Pierre-Alexis Ponsot, vainqueurs en rade varoise, seront très attendus par la concurrence, tout comme, en planche à voile (RS : X), Julien Bontemps, médaillé d’argent olympique et deuxième à Hyères. Pierre LeboucherVincent Garos, Nicolas CharbonnierBaptiste Meyer-Dieu, ainsi que Ingrid Petitjean-Nadège Douroux, duos respectivement troisième, quatrième et cinquième de la SOF, représenteront le 470, alors que Sophie de Turckheim fera son retour en Laser Radial après une parenthèse pour cause d’examen. La semaine hollandaise sera également le cadre d’une grande première avec le match-race féminin, nouvelle série olympique. En attendant le support élu pour les JO 2012, l’Eliot 600, le Yngling assurera l’intérim.
LA GRANDE HISTOIRE de l’Olympique Lyonnais retiendra que, après huit ans, 344 matches et un centième but inscrit au stade de Gerland face à Caen (3-1), le 23 mai 2009, Juninho a officiellement décidé de tirer sa révérence après avoir obtenu d’être libéré de sa dernière année de contrat. La petite histoire se souviendra, elle, que l’emblématique capitaine, arrivé en jean et veston sur le plateau d’OL TV hier sur le coup de 18 heures 30, n’a pas pu annoncer lui-même son départ de Lyon. Quelques instants seulement après avoir pris place à côté de Jean-Michel Aulas, en face de Bernard Lacombe et de Claude Puel, Juninho, très pâle, étreint par l’émotion, fut victime d’un petit malaise. Le Brésilien dût se réfugier dans les coulisses, où il fut pris en charge par le médecin du club. Et il ne prononça finalement que quelques mots, un bon quart d’heure après la fin de l’émission, juste avant de rentrer dare-dare à la maison en compagnie de son agent et de son épouse : « Désolé, je n’ai pas grand-chose à dire. Le moment est difficile. Je vous remercie de votre présence. Ça va mieux, mais je vais rentrer chez moi. Si je peux, je répondrai à vos questions dans les prochains jours. »
I CIRCUIT MONDIAL DE MATCH-RACING : DEUXIÈME MANCHE EN ALLEMAGNE. – La deuxième étape du World Match Racing Tour – considérée comme l’antichambre de la Coupe de l’America –, dont l’épreuve inaugurale a eu lieu il y a deux mois à Marseille, se tient, d’aujourd’hui à lundi, à Langenargen, en Allemagne, sur le lac de Constance. L’épreuve oppose douze équipages (quatre à bord), sur des Bavaria 35 Match (bateaux de type croisière de 11 m) fournis par l’organisateur, et débute aujourd’hui par une phase qualificative (round-robin) avant les quarts de finale prévus samedi. On retrouvera le Britannique Ian Williams, champion du monde en titre, Sébastien Col, vice-champion du monde et barreur de K-Challenge, et deux autres skippers français, Mathieu Richard et Damien Iehl. Alors qu’il reste neuf étapes avant le dénouement en Malaisie, en décembre, le Néo-Zélandais Adam Minoprio, victorieux à Marseille, est en tête du classement provisoire devant Mathieu Richard.
BOXE
I LA FRANCE À CUBA. – Dans le cadre du Mondial amateurs, en septembre à Milan, l’équipe de France se rendra en stage à Cuba, du 30 juillet au 10 août. Après quelques jours de repos, elle enchaînera à partir du 16 août sur un rassemblement à Bugeat (Corrèze), avec notamment Cuba, l’Allemagne, le Maroc, l’Angleterre et la Suède. « À Cuba, nous emmènerons les huit ou dix Français retenus pour le Mondial, précise le DTN Dominique Nato. Ces sélectionnés seront désignés à l’issue des deux grosses compétitions de juin, les Jeux Méditerranéens et les championnats de l’Union Européenne. »
LYON, CENTRE D’ENTRAÎNEMENT DE TOLA-VOLOGE, HIER. – Juninho vient de s’asseoir à côté de son président, Jean-Michel Aulas, sur le plateau d’OL TV, pour annoncer officiellement son départ de Lyon. Dans quelques secondes, vaincu par l’émotion, il va être victime d’un malaise. (Photo Alain Grosclaude/L’Équipe)
de Janeiro en avril 2001. Avant de retourner, justement, au Vasco de Gama dans un an ou deux, le milieu de terrain brésilien pourrait effectuer un détour particulièrement rémunérateur par le Qatar ou les Émirats, prêts, dit-on, à offrir 4 millions de dollars par an à son terrible pied droit. « Une fois sa carrière de joueur terminée, Juni sait que la porte de l’Olympique Lyonnais lui sera toujours ouverte », a aussi rappelé Jean-Michel Aulas, évoquant trois pistes : s’investir dans les projets d’ouverture de centres de formation en Inde, au japon, en Corée ou à Dubaï, un retour au club en tant qu’ambassadeur itinérant, ou un poste d’entraîneur.
CLAUDE CHEVALLY
Destination Qatar ou Émirats ?
Quoi qu’il en soit, Juninho ne sera plus Lyonnais à compter du 30 juin prochain. « En vérité, témoigne Jean-Michel Aulas, nous savions depuis janvier dernier que Juni réfléchissait à son avenir. Et, comme on le craignait, il a finalement décidé de ne pas rester après m’avoir téléphoné dimanche à mon domicile pour me demander qu’on se voit le lendemain. Le remplacer sera évidemment très difficile. Non seulement comme joueur, mais aussi d’un point de vue humain et affectif. Mais c’est la vie... » Très ému, Bernard Lacombe parle carrément d’ « un géant » à propos de ce joueur qu’il était allé chercher à Rio
Le Paris-SG pense à Coupet
MIKAËL LANDREAU, sous contrat jusqu’en 2010, ayant refusé par deux fois de prolonger, le club de la capitale se serait mis en quête d’un nouveau gardien pour la saison prochaine. Une des pistes parisiennes conduirait à un autre international français, Grégory Coupet, 36 ans, sous contrat encore un an avec l’Atletico Madrid, où il est barré par l’Argentin Leo Franco. L’ancien Lyonnais a reconnu récemment ne pas être contre l’idée de rentrer en France afin de relancer sa carrière. Il avait déjà évoqué la possibilité de succéder à Grégory Wimbée à Grenoble. Son nom a également été cité à Dijon (L 2), où évoluent ses anciens équipiers de l’OL, Éric Carrière et David Linares. Mais le PSG correspond davantage à ses envies de fin de carrière. Coupet doit encore un an de contrat au club madrilène. Le PSG est aussi décidé à recruter un attaquant en vue de la saison prochaine. Plusieurs pistes sont explorées. L’une mène au Lorientais Kevin Gameiro (22 ans), l’autre au Sochalien Mevlut Erding (22 ans). Leur prix demeure pour l’instant un obstacle de taille : entre 5 et 6 millions d’euros pour Gameiro, et près de 8 millions pour Erding. Deux autres noms sont également murmurés du côté de la capitale : celui de l’attaquant international polonais d’Auxerre, Ireneusz Jelen (28 ans), et celui de l’international ivoirien de Lens, Aruna Dindane (28 ans). – B.Li., D. D.
I LYON SUR MANCINI ? – Gabriele Oriali, un des dirigeants de l’Inter Milan qui s’occupe du mercato, était en France hier. Il se serait déplacé notamment pour traiter du cas Mancini (28 ans), qui intéresserait Lyon. Le Brésilien, vendu l’été dernier par l’AS Rome à l’Inter pour 13 M/, a raté sa saison au sein du club lombard. L’OL s’était déjà intéressé à Mancini en 2006 et 2007. – Y. Ri. I LILLE APPRÉCIE J. CARRASSO. – À la recherche d’un gardien pour la saison prochaine, Lille suit de près le jeune international Espoirs de Montpellier (L 2), Johan Carrasso. Âgé de 21 ans, le frère du Toulousain Cédric Carrasso n’a plus qu’un an de contrat au MHSC et pense à changer d’air. Au LOSC, où il figure parmi les priorités de recrutement, il serait mis en concurrence avec Ludovic Butelle. – D. D. I SOCHAUX AIMERAIT FAIRE REVENIR BRÉCHET. – Le FC Sochaux se verrait bien faire revenir dans le Doubs le défenseur central Jérémy Bréchet, parti au PSV Eindhoven l’été der-
nier. Formé à Lyon, Bréchet (29 ans) avait joué deux ans à Sochaux (de 2006 à 2008), se relançant après trois saisons compliquées à l’Inter Milan puis à la Real Sociedad. – D. D. I LOTIES VERS NANCY. – Âgé de 24 ans, Jordan Loties, le latéral droit de Dijon, devrait prochainement rejoindre Nancy, qui n’a pas renouvelé le contrat de Frédéric Biancalani, le titulaire au poste depuis de nombreuses saisons. Un contrat de trois ans l’attend. Les deux clubs négocient actuellement l’indemnité de transfert. – D. D., G. D. I CUPERLY REFUSE NICE. – Dominique Cuperly, l’actuel adjoint d’Éric Gerets à Marseille, a été contacté par Nice pour seconder Didier Ollé-Nicolle la saison prochaine. Il aurait refusé, et étudierait une offre de Lens pour épauler Jean-Guy Wallemme. L’OGCN, de son côté, aurait du coup approché Éric Blahic, actuel adjoint de Victor Zvunka à Guingamp. – G. D.
I DRAME POUR TYSON. – Exodus Tyson (4 ans), la plus jeune des enfants de l’ancien champion du monde des lourds, est entre la vie et la mort à l’hôpital de Phoenix (Arizona). Une corde à sauter, avec laquelle elle jouait à son domicile, s’est prise dans un tapis roulant et l’a étranglée avant-hier. Elle a été découverte par son frère de sept ans. Sa mère, présente dans une pièce voisine, a vainement tenté de la ranimer. Mike Tyson, qui ne vit pas avec eux et qui était alors à Las Vegas, est arrivé à son chevet.
I KATIE TAYLOR AVEC LES HOMMES. – Double championne du monde amateurs des 60 kg (et ancienne joueuse de l’équipe nationale de football d’Irlande !), Katie Taylor (23 ans) accompagnera l’équipe d’Irlande hommes qui viendra préparer à l’INSEP, avec la France, les Championnats de l’Union européenne (14-21 juin au Danemark). « En Irlande, elle s’entraîne avec les hommes, précise le DTN-adjoint Kévinn Rabaud. À l’INSEP, nous lui ferons venir des boxeuses. »
I FINALES À BLOIS ? – Le 18 juin, la FFB attribuera les finales des Championnats de France amateurs, qui se dérouleront le 12 ou 13 mars 2010. « Nous n’avons qu’un candidat, Blois, précise André Martin, président de la Commission nationale amateur, dont le dossier est absolument satisfaisant. » I DENKAOSAN AUX POINTS. – Champion WBA des mouche, le Thaïlandais Denkaosan Kaovichit (32 ans, 47 victoires, 1 nul, 1 défaite) a conservé son titre en battant aux points – deux juges à un – le Japonais Hiroyuki Hisataka (24 ans, 17 victoires, 1 nul, 8 défaites), hier à Uttaradit (Thaïlande). I PREMIÈRE POUR UN CHINOIS. – Champion WBC des mouche, le Japonais Daisuke Naito (34 ans, 35 victoires, 3 nuls, 2 défaites) a conservé son titre en battant aux points (114-110, 114-111, 113-111) le Chinois Xiong Zhao Zhong (26 ans, 12 victoires, 1 nul, 2 défaites), hier à Tokyo. Pour la première fois, un boxeur chinois masculin disputait un véritable titre mondial.
MARDI
MATCH
L’APRÈS
ACTUELLEMENT EN VENTE
Et retrouvez chaque vendredi, L’AVANT-MATCH, avec la présentation de tous les matches du week-end.
MERCREDI 27 MAI 2009
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BASKET
! NBA (play-offs, finales de Conférences) – DENVER - LOS ANGELES LAKERS (match 4) : 120-101
Denver de l’intérieur
DENVER – (USA)
de notre envoyé spécial SON VESTIAIRE est à côté de celui de Carmelo Anthony. Enfin de l’énorme stéréo de la star de Denver... La musique fait trembler les murs mais Johan Petro (2,13 m, 23 ans) n’y prête même pas attention. À Denver depuis janvier, après trois saisons à Seattle et quelques semaines à Oklahoma City, l’intérieur français a finalement obtenu une minute de jeu, lundi, dans cette finale de Conférence. Et guère plus lors des deux tours précédents. Mais s’il ne joue pas, Petro savoure toutefois l’aventure et cette « passionnante » découverte des play-offs au sein d’une franchise qui n’a jamais été aussi proche de sa première finale. Il nous raconte de l’intérieur cet assemblage de grands talents (Billups, Anthony) associés à des revanchards (Andersen, Jones, Martin, Nene) qui a surpris toute la Conférence Ouest jusqu’à ces Lakers, qui tremblent avant le match 5, ce soir, à Los Angeles, point de bascule d’une série très serrée (2-2). sur cette série) lors des seize minutes qu’il passe sur le terrain. » Carmelo ANTHONY (ailier-scoreur, champion olympique 2008) : « Comme Chauncey Billups, Melo est pour beaucoup dans le changement de direction de l’équipe. Il a compris que l’objectif n’était plus d’être un Kobe (Bryant) ou un LeBron (James), mais bien de partager la balle avec ses coéquipiers. Et il est facile à vivre. Comme Chauncey, il déconne tout le temps. Et c’est souvent lui qui nous appelle pour nous dire qu’il a réservé une table au restaurant. » Kenyon MARTIN (intérieur, numéro 1 de la draft 2000) : « C’est un type qui se fout de qui est en face de lui. Il a six fautes à donner et il sait qu’il va les utiliser. Il est furieux, mais il va aussi te faire savoir qu’il est là pendant tout le match. » Nene HILARIO (pivot, Brésilien, remis d’une tumeur aux testicules, début 2008) : « Il est venu vers moi pour me dire que ça allait bien se passer. Et depuis, il m’apprend plein de choses. Ses mouvements, rapides, puissants. Kenyon (Martin) m’apprend à passer devant face à des joueurs plus lourds et Chris (Andersen), c’est le deuxième rideau, le timing. Avec eux, je n’ai jamais appris autant de choses au poste bas (pivot). »
Le pivot français Johan Petro, remplaçant aux Nuggets, présente ses coéquipiers, qui ont égalisé (2-2) dans la série face aux Lakers.
la 1re à la 48e minute ! Mais, malgré son image, il n’est pas fou. Il m’a parlé de ses anciens problèmes sans tricher. Il avoue avoir fait une connerie et avoir appris sa leçon. En dehors du terrain, c’est un gars bien. » J. R. SMITH (arrière-ailier, auteur de onze paniers à 3 points dans un même match, le 13 avril) : « J. R. je kiffe. Mais c’est un gars qui peut tout casser à lui tout seul. Dans les deux sens. Mais tu ne peux pas lui enlever cette folie, sinon tu tues le joueur. Il est extravagant. Il prend des shoots et des fautes techniques qui énervent tout le monde, mais c’est son jeu. »
LE COACH
George KARL : « C’est un grand communicateur. Il te dit direct ce qu’il attend de toi. Quand je suis arrivé, il m’a dit : ça va être dur de te faire jouer, car on t’a échangé contre un meneur et la rotation des grands est déjà en place. Pour le reste, il garde beaucoup de choses à l’intérieur. Il est toujours anxieux avant les matches, mais il ne le montre pas. »
LUI-MÊME
« Je suis serein. Je ne me suis jamais senti aussi bien. J’ai l’équipe de France dans ma tête. Pour l’instant, je ne joue pas, mais ça fait deux ans que je galère. Les Nuggets savent ce que je vaux. »
OLIVIER PHEULPIN
LE CINQ MAJEUR
Chauncey BILLUPS (meneur de jeu, MVP des finales 2004 avec Detroit) : « C’est un gars surprenant, deux personnes à la fois, en fait. Sur le terrain, il est super-concentré, super-pro. Quand j’ai commencé ici, il était tout le temps dans mes oreilles pour me conseiller. Et en dehors, c’est un mec qui se lâche bien. Comme tout le monde dans l’équipe, c’est un gamin. » Dahntay JONES (arrière, spécialiste défensif) : « Il sait pourquoi il est sur le terrain et il accepte son rôle : arrêter la star d’en face (Kobe Bryant
LE BANC
Linas KLEIZA (ailier, Lituanien) : « C’est un pur attaquant. Il peut être à 0 sur 27 aux tirs et continuer à shooter. Il sait ce qu’on attend de lui. Il ne lâche rien et il ne doute jamais. » Chris « Birdman » ANDERSEN (intérieur, suspendu deux saisons pour usage de drogues entre 2006 et 2008) : « C’est un extraterrestre. Il saute partout, tout le temps, de
RÉSULTATS
CONFÉRENCE OUEST
Denver - LA Lakers 120-101 Série à égalité 2-2. 5e match, ce soir à Los Angeles.
CONFÉRENCE EST
DENVER, PEPSI CENTER, LUNDI. – Les deux joueurs des Lakers, Andrew Bynum (à gauche) et Shannon Brown assistent, impuissants, à l’un des coups d’éclat du spectaculaire ailier de Denver J. R. Smith, brillant lundi soir lors du match 4 de la série. (Photo Larry W. Smith/Pool/Reuters)
Orlando - Cleveland Orlando mène la série 2-1. 4e match, la nuit dernière à Orlando.
Les Lakers sous pression
DENVER 120-101 LA LAKERS
(22-19 ; 30-26 ; 25-21 ; 43-35)
DENVER : Billups (24), D. Jones (12), C. Anthony (15), K. Martin (13), Hilario (14), puis JR Smith (24), Kleiza (10), Andersen (6), A. Carter (2), Balkman, Petro, Hart. L.A. LAKERS : Fisher (5), Bryant (34), Ariza (3), P. Gasol (21), A. Bynum (14), puis Farmar (10), Vujacic (6), Odom (5), S. Brown (3), Walton, Powell, Mbenga. J.R. SMITH a parfaitement rempli lundi son rôle de joker, finissant par écœurer les Lakers par son adresse à longue distance et ses incessantes pénétrations. La foule s’est pâmée, son coach a adoré et le jeune (23 ans) arrièreailier des Nuggets est sorti du terrain après un bain de foule et plusieurs percussions de poitrine pour célébrer ses 24 points et la victoire de son équipe de retour dans une série désormais à égalité (2-2). Ce soir, il est déjà l’heure du match 5 où les Lakers, à la maison, seront sous haute pression. Il est donc urgent de ne pas s’enflammer devant le show de Smith. Un joueur considéré par ses pairs comme l’un des plus talentueux en NBA. Et aussi comme l’un des plus insondables... Smith termine sa cinquième saison NBA avec 15,2 points de moyenne et un pourcentage à trois points très appréciables (39,7 %). Mais il est trop imprévisible pour être autre chose qu’un joker. Deux jours plus tôt, il avait marqué un panier à trois points à l’ultime seconde
du match 3 en insultant copieusement sa victime, Sasha Vujacic, devant l’arbitre. Une faute technique avait suivi, tout comme un retour en force des Lakers, trop heureux de constater les limites psychologiques encore évidentes de leurs adversaires. Pas lundi. Même un dernier baroud d’honneur de Kobe Bryant, avec 14 de ses 37 points, lors de la dernière période, ne pouvait faire dérailler les Nuggets. Le joker des Nuggets s’en est assuré avec deux paniers à trois points d’affilée, faisant même oublier les soucis intestinaux de Carmelo Anthony (3 sur 16 aux tirs). « Cela montre qu’on a du cœur et qu’on peut jouer avec un joueur en moins, soulignait Smith. On l’a souvent fait cette année sans que cela affecte nos résultats. » Au tour des Lakers, ce soir, de répondre... – O. P.
I TROIS RECRUES À ARRAS. – Avec trois nouvelles recrues, Arras Pays d’Artois (Ligue Féminine) a quasiment bouclé son recrutement pour la saison prochaine. L’ailière ukrainienne Olesya Malachenko (18 ans, 1,88 m) et l’intérieur congolaise Pauline Akonga-Nsimbo (27 ans, 1,88 m) arrivent toutes deux de Namur (Belgique) alors que l’ailière Hanna Bouldwin-Biernacka (25 ans, 1,80 m), qui possède la double nationalité polonaise et suédoise, arrive de Telge (Suède). – H. L.
PRO A
I VALENCE VEUT DE COLO. – Selon le quotidien espagnol Marca, Pamesa Valence, où évolue Florent Pietrus, convoite l’arrière international de Cholet Nando De Colo (21 ans), MVP français de la Pro A en 2007-2008. « C’est un joueur avec qui nous sommes en contact car il est intéressant », a reconnu Manuel Llorente, le président du club espagnol, éliminé en quarts de finale de la Liga ACB par le FC Barcelone. Déjà sollicité l’an dernier par le Dynamo Moscou, De Colo dispose d’une clause de sortie du club choletais, mais il pourrait également être drafté par un club NBA à la fin du mois de juin.
PLAY-OFFS (quarts de finale retour) VENDREDI 29 MAI Strasbourg-ASVEL (aller : 68-91) Gravelines-Le Mans (73-76) Roanne-Nancy (79-97) SAMEDI 30 MAI Chalon-Orléans (64-68) Matches d’appui éventuels les 2 et 3 juin.
JUDO ! ÉQUIPE DE FRANCE
Nouveau staff, grand chantier
SI RENÉ RAMBIER, le patron du haut niveau depuis le 1er avril, a pris le parti de ne pas s’étendre pour l’heure sur la politique et les méthodes qu’il souhaitait mettre en place (« Je dévoilerai ma conception des choses prochainement, quand tout sera calé et lorsque j’aurai discuté avec tout le monde ») dans l’optique des Jeux de 2012 (dont l’objectif est de « s’y classer première nation mondiale »), il a confirmé, hier, les nominations de Martine Dupond et de Benoît Campargue, respectivement à la tête des équipes de France féminine et masculine (L’Équipe d’hier). Exit le responsable du secteur masculin, Patrick Rosso (Jean-Pierre Gibert assurait l’intérim chez les filles, après le départ, cet hiver, de Christophe Brunet). « Ce n’est pas une sanction, assure Rambier. Patrick a acquis de grandes compétences et je souhaite qu’il nous en fasse profiter en acceptant le poste de responsable de la performance. C’est là qu’il nous sera le plus utile, dans les domaines de la planification et de la programmation. » Pour épauler Campargue (« un coach très terrain »), Stéphane Frémont, Franck Chambily, Jean-Pierre Gibert, Philippe Taurines et Jérôme Henric seront prochainement contactés. Tout comme, côté femmes, Cathy Fleury, Christophe Massina, Anne Morlot, Larbi Benboudaoud, Cécile Nowak et Isabelle Magnien. « Il va y avoir une période troublée, mais on va discuter, voire aménager ou changer deux, trois choses », commente Rambier. S’il doit être proposé à l’entraîneur national Lionel Gaillat de chapeauter une école d’entraîneurs « professionnels », Éric Buonomo devrait se voir confier un rôle de manager et Yves Delvingt un poste de responsable des équipes de France junior et cadet. Des éclaircissements sont à prévoir d’ici aux Championnats du monde (26–30 août, à Rotterdam). Des réactions, également. – O. B.
I JAPON : NOMURA VEUT UN QUATRIÈME TITRE OLYMPIQUE. – À trente-quatre ans, le Japonais Tadahiro Nomura, seul judoka à avoir remporté trois médailles d’or consécutives aux Jeux Olympiques (1996, 2000 et 2004) en – 60 kg, a confié hier qu’il espérait en décrocher une quatrième, à Londres, en 2012. Nomura, qui ne s’était pas qualifié pour les JO de Pékin, fera son retour à la compétition en novembre lors de la Coupe Kodokan, à Chiba (Japon).
ESCRIME ! FLEURET HOMMES – COUPE DU MONDE
Joubert déjà aux Mondiaux
À TROIS JOURS de son vingt-septième anniversaire, Térence Joubert a trouvé son cadeau : une sélection aux Mondiaux à Antalya (Turquie) du 30 septembre au 8 octobre. Il s’agira d’une première pour ce gaucher, double champion du monde juniors 2002. C’est hier à Saint-Pétersbourg qu’il a validé son ticket avec une vingtième place qui le hisse en tête du classement français des épreuves sélectives (Paris, Venise, Bonn, Tokyo et Saint-Pétersbourg). Les trois autres Bleus sélectionnés devront patienter jusqu’à l’annonce officielle demain à l’INSEP. Le numéro 3 mondial, Erwann Le Pechoux (17e hier mais trois fois quart-finaliste en sélectives), devrait en être. Tout comme Brice Guyart – huitième et meilleur Français hier – qui réussit sa saison la plus régulière depuis son titre olympique en 2004. Enfin, même si ce n’est pas la première fois qu’il passe à travers (70e, hier), Grégory Koenig a l’avantage – non négligeable – d’un succès à Bonn, fin février. Il pourrait être le quatrième homme. « Une sélection est toujours difficile à faire, conclut Stéphane Marcelin, l’entraîneur. Mais j’ai toujours respecté les règles établies en début de saison. » Comprenez : les podiums pèseront lourd dans la balance à l’heure du choix. – A. La.
RÉSULTATS
Quarts de finale : Joppich (ALL) - Zhang Liangliang (CHN), 15-9 ; Cassara (ITA) - Kleibrink (ALL), 15-5 ; Ota (JAP) - Guyart, 15-12 ; Sedov (RUS) - Baldini (ITA), 15-13. Demi-finales : Cassara (ITA) - Joppich (ALL), 15-9 ; Ota (JAP) - Sedov (RUS), 15-11. Finale : Cassara (ITA) Ota (JAP), 15-5. Classement des Français : 8. Guyart ; 17. Le Pechoux ; 20. Joubert ; 23. Cadot ; 31. Jault ; 39. Marcilloux ; 41. Sintès ; 70. Koenig. Classement des sélectives (après 5 épreuves sur 5) : 1. Joubert, 54 pts ; 2. Le Pechoux, 48 ; 3. Guyart, 42 ; 4. Koenig, 36 ; 5. Sintès, 20. AUJOURD’HUI : épreuve par équipes. Équipe de France : Joubert, Guyart, Le Pechoux, Koenig.
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MERCREDI 27 MAI 2009
BASKET
! NBA (play-offs, finales de Conférences) – DENVER - LOS ANGELES LAKERS (match 4) : 120-101
Denver de l’intérieur
DENVER – (USA)
de notre envoyé spécial SON VESTIAIRE est à côté de celui de Carmelo Anthony. Enfin de l’énorme stéréo de la star de Denver... La musique fait trembler les murs mais Johan Petro (2,13 m, 23 ans) n’y prête même pas attention. À Denver depuis janvier, après trois saisons à Seattle et quelques semaines à Oklahoma City, l’intérieur français a finalement obtenu une minute de jeu, lundi, dans cette finale de Conférence. Et guère plus lors des deux tours précédents. Mais s’il ne joue pas, Petro savoure toutefois l’aventure et cette « passionnante » découverte des play-offs au sein d’une franchise qui n’a jamais été aussi proche de sa première finale. Il nous raconte de l’intérieur cet assemblage de grands talents (Billups, Anthony) associés à des revanchards (Andersen, Jones, Martin, Nene) qui a surpris toute la Conférence Ouest jusqu’à ces Lakers, qui tremblent avant le match 5, ce soir, à Los Angeles, point de bascule d’une série très serrée (2-2). sur cette série) lors des seize minutes qu’il passe sur le terrain. » Carmelo ANTHONY (ailier-scoreur, champion olympique 2008) : « Comme Chauncey Billups, Melo est pour beaucoup dans le changement de direction de l’équipe. Il a compris que l’objectif n’était plus d’être un Kobe (Bryant) ou un LeBron (James), mais bien de partager la balle avec ses coéquipiers. Et il est facile à vivre. Comme Chauncey, il déconne tout le temps. Et c’est souvent lui qui nous appelle pour nous dire qu’il a réservé une table au restaurant. » Kenyon MARTIN (intérieur, numéro 1 de la draft 2000) : « C’est un type qui se fout de qui est en face de lui. Il a six fautes à donner et il sait qu’il va les utiliser. Il est furieux, mais il va aussi te faire savoir qu’il est là pendant tout le match. » Nene HILARIO (pivot, Brésilien, remis d’une tumeur aux testicules, début 2008) : « Il est venu vers moi pour me dire que ça allait bien se passer. Et depuis, il m’apprend plein de choses. Ses mouvements, rapides, puissants. Kenyon (Martin) m’apprend à passer devant face à des joueurs plus lourds et Chris (Andersen), c’est le deuxième rideau, le timing. Avec eux, je n’ai jamais appris autant de choses au poste bas (pivot). »
Le pivot français Johan Petro, remplaçant aux Nuggets, présente ses coéquipiers, qui ont égalisé (2-2) dans la série face aux Lakers.
la 1re à la 48e minute ! Mais, malgré son image, il n’est pas fou. Il m’a parlé de ses anciens problèmes sans tricher. Il avoue avoir fait une connerie et avoir appris sa leçon. En dehors du terrain, c’est un gars bien. » J. R. SMITH (arrière-ailier, auteur de onze paniers à 3 points dans un même match, le 13 avril) : « J. R. je kiffe. Mais c’est un gars qui peut tout casser à lui tout seul. Dans les deux sens. Mais tu ne peux pas lui enlever cette folie, sinon tu tues le joueur. Il est extravagant. Il prend des shoots et des fautes techniques qui énervent tout le monde, mais c’est son jeu. »
LE COACH
George KARL : « C’est un grand communicateur. Il te dit direct ce qu’il attend de toi. Quand je suis arrivé, il m’a dit : ça va être dur de te faire jouer, car on t’a échangé contre un meneur et la rotation des grands est déjà en place. Pour le reste, il garde beaucoup de choses à l’intérieur. Il est toujours anxieux avant les matches, mais il ne le montre pas. »
LUI-MÊME
« Je suis serein. Je ne me suis jamais senti aussi bien. J’ai l’équipe de France dans ma tête. Pour l’instant, je ne joue pas, mais ça fait deux ans que je galère. Les Nuggets savent ce que je vaux. »
OLIVIER PHEULPIN
LE CINQ MAJEUR
Chauncey BILLUPS (meneur de jeu, MVP des finales 2004 avec Detroit) : « C’est un gars surprenant, deux personnes à la fois, en fait. Sur le terrain, il est super-concentré, super-pro. Quand j’ai commencé ici, il était tout le temps dans mes oreilles pour me conseiller. Et en dehors, c’est un mec qui se lâche bien. Comme tout le monde dans l’équipe, c’est un gamin. » Dahntay JONES (arrière, spécialiste défensif) : « Il sait pourquoi il est sur le terrain et il accepte son rôle : arrêter la star d’en face (Kobe Bryant
LE BANC
Linas KLEIZA (ailier, Lituanien) : « C’est un pur attaquant. Il peut être à 0 sur 27 aux tirs et continuer à shooter. Il sait ce qu’on attend de lui. Il ne lâche rien et il ne doute jamais. » Chris « Birdman » ANDERSEN (intérieur, suspendu deux saisons pour usage de drogues entre 2006 et 2008) : « C’est un extraterrestre. Il saute partout, tout le temps, de
RÉSULTATS
CONFÉRENCE OUEST
Denver - LA Lakers 120-101 Série à égalité 2-2. 5e match, ce soir à Los Angeles.
CONFÉRENCE EST
DENVER, PEPSI CENTER, LUNDI. – Les deux joueurs des Lakers, Andrew Bynum (à gauche) et Shannon Brown assistent, impuissants, à l’un des coups d’éclat du spectaculaire ailier de Denver J. R. Smith, brillant lundi soir lors du match 4 de la série. (Photo Larry W. Smith/Pool/Reuters)
Orlando - Cleveland Orlando mène la série 2-1. 4e match, la nuit dernière à Orlando.
Les Lakers sous pression
DENVER 120-101 LA LAKERS
(22-19 ; 30-26 ; 25-21 ; 43-35)
DENVER : Billups (24), D. Jones (12), C. Anthony (15), K. Martin (13), Hilario (14), puis JR Smith (24), Kleiza (10), Andersen (6), A. Carter (2), Balkman, Petro, Hart. L.A. LAKERS : Fisher (5), Bryant (34), Ariza (3), P. Gasol (21), A. Bynum (14), puis Farmar (10), Vujacic (6), Odom (5), S. Brown (3), Walton, Powell, Mbenga. J.R. SMITH a parfaitement rempli lundi son rôle de joker, finissant par écœurer les Lakers par son adresse à longue distance et ses incessantes pénétrations. La foule s’est pâmée, son coach a adoré et le jeune (23 ans) arrièreailier des Nuggets est sorti du terrain après un bain de foule et plusieurs percussions de poitrine pour célébrer ses 24 points et la victoire de son équipe de retour dans une série désormais à égalité (2-2). Ce soir, il est déjà l’heure du match 5 où les Lakers, à la maison, seront sous haute pression. Il est donc urgent de ne pas s’enflammer devant le show de Smith. Un joueur considéré par ses pairs comme l’un des plus talentueux en NBA. Et aussi comme l’un des plus insondables... Smith termine sa cinquième saison NBA avec 15,2 points de moyenne et un pourcentage à trois points très appréciables (39,7 %). Mais il est trop imprévisible pour être autre chose qu’un joker. Deux jours plus tôt, il avait marqué un panier à trois points à l’ultime seconde
du match 3 en insultant copieusement sa victime, Sasha Vujacic, devant l’arbitre. Une faute technique avait suivi, tout comme un retour en force des Lakers, trop heureux de constater les limites psychologiques encore évidentes de leurs adversaires. Pas lundi. Même un dernier baroud d’honneur de Kobe Bryant, avec 14 de ses 37 points, lors de la dernière période, ne pouvait faire dérailler les Nuggets. Le joker des Nuggets s’en est assuré avec deux paniers à trois points d’affilée, faisant même oublier les soucis intestinaux de Carmelo Anthony (3 sur 16 aux tirs). « Cela montre qu’on a du cœur et qu’on peut jouer avec un joueur en moins, soulignait Smith. On l’a souvent fait cette année sans que cela affecte nos résultats. » Au tour des Lakers, ce soir, de répondre... – O. P.
I TROIS RECRUES À ARRAS. – Avec trois nouvelles recrues, Arras Pays d’Artois (Ligue Féminine) a quasiment bouclé son recrutement pour la saison prochaine. L’ailière ukrainienne Olesya Malachenko (18 ans, 1,88 m) et l’intérieur congolaise Pauline Akonga-Nsimbo (27 ans, 1,88 m) arrivent toutes deux de Namur (Belgique) alors que l’ailière Hanna Bouldwin-Biernacka (25 ans, 1,80 m), qui possède la double nationalité polonaise et suédoise, arrive de Telge (Suède). – H. L.
PRO A
I VALENCE VEUT DE COLO. – Selon le quotidien espagnol Marca, Pamesa Valence, où évolue Florent Pietrus, convoite l’arrière international de Cholet Nando De Colo (21 ans), MVP français de la Pro A en 2007-2008. « C’est un joueur avec qui nous sommes en contact car il est intéressant », a reconnu Manuel Llorente, le président du club espagnol, éliminé en quarts de finale de la Liga ACB par le FC Barcelone. Déjà sollicité l’an dernier par le Dynamo Moscou, De Colo dispose d’une clause de sortie du club choletais, mais il pourrait également être drafté par un club NBA à la fin du mois de juin.
PLAY-OFFS (quarts de finale retour) VENDREDI 29 MAI Strasbourg-ASVEL (aller : 68-91) Gravelines-Le Mans (73-76) Roanne-Nancy (79-97) SAMEDI 30 MAI Chalon-Orléans (64-68) Matches d’appui éventuels les 2 et 3 juin.
JUDO ! ÉQUIPE DE FRANCE
Nouveau staff, grand chantier
SI RENÉ RAMBIER, le patron du haut niveau depuis le 1er avril, a pris le parti de ne pas s’étendre pour l’heure sur la politique et les méthodes qu’il souhaitait mettre en place (« Je dévoilerai ma conception des choses prochainement, quand tout sera calé et lorsque j’aurai discuté avec tout le monde ») dans l’optique des Jeux de 2012 (dont l’objectif est de « s’y classer première nation mondiale »), il a confirmé, hier, les nominations de Martine Dupond et de Benoît Campargue, respectivement à la tête des équipes de France féminine et masculine (L’Équipe d’hier). Exit le responsable du secteur masculin, Patrick Rosso (Jean-Pierre Gibert assurait l’intérim chez les filles, après le départ, cet hiver, de Christophe Brunet). « Ce n’est pas une sanction, assure Rambier. Patrick a acquis de grandes compétences et je souhaite qu’il nous en fasse profiter en acceptant le poste de responsable de la performance. C’est là qu’il nous sera le plus utile, dans les domaines de la planification et de la programmation. » Pour épauler Campargue (« un coach très terrain »), Stéphane Frémont, Franck Chambily, Jean-Pierre Gibert, Philippe Taurines et Jérôme Henric seront prochainement contactés. Tout comme, côté femmes, Cathy Fleury, Christophe Massina, Anne Morlot, Larbi Benboudaoud, Cécile Nowak et Isabelle Magnien. « Il va y avoir une période troublée, mais on va discuter, voire aménager ou changer deux, trois choses », commente Rambier. S’il doit être proposé à l’entraîneur national Lionel Gaillat de chapeauter une école d’entraîneurs « professionnels », Éric Buonomo devrait se voir confier un rôle de manager et Yves Delvingt un poste de responsable des équipes de France junior et cadet. Des éclaircissements sont à prévoir d’ici aux Championnats du monde (26–30 août, à Rotterdam). Des réactions, également. – O. B.
I JAPON : NOMURA VEUT UN QUATRIÈME TITRE OLYMPIQUE. – À trente-quatre ans, le Japonais Tadahiro Nomura, seul judoka à avoir remporté trois médailles d’or consécutives aux Jeux Olympiques (1996, 2000 et 2004) en – 60 kg, a confié hier qu’il espérait en décrocher une quatrième, à Londres, en 2012. Nomura, qui ne s’était pas qualifié pour les JO de Pékin, fera son retour à la compétition en novembre lors de la Coupe Kodokan, à Chiba (Japon).
ESCRIME ! FLEURET HOMMES – COUPE DU MONDE
Joubert déjà aux Mondiaux
À TROIS JOURS de son vingt-septième anniversaire, Térence Joubert a trouvé son cadeau : une sélection aux Mondiaux à Antalya (Turquie) du 30 septembre au 8 octobre. Il s’agira d’une première pour ce gaucher, double champion du monde juniors 2002. C’est hier à Saint-Pétersbourg qu’il a validé son ticket avec une vingtième place qui le hisse en tête du classement français des épreuves sélectives (Paris, Venise, Bonn, Tokyo et Saint-Pétersbourg). Les trois autres Bleus sélectionnés devront patienter jusqu’à l’annonce officielle demain à l’INSEP. Le numéro 3 mondial, Erwann Le Pechoux (17e hier mais trois fois quart-finaliste en sélectives), devrait en être. Tout comme Brice Guyart – huitième et meilleur Français hier – qui réussit sa saison la plus régulière depuis son titre olympique en 2004. Enfin, même si ce n’est pas la première fois qu’il passe à travers (70e, hier), Grégory Koenig a l’avantage – non négligeable – d’un succès à Bonn, fin février. Il pourrait être le quatrième homme. « Une sélection est toujours difficile à faire, conclut Stéphane Marcelin, l’entraîneur. Mais j’ai toujours respecté les règles établies en début de saison. » Comprenez : les podiums pèseront lourd dans la balance à l’heure du choix. – A. La.
RÉSULTATS
À Saint-Pétersbourg (RUS). – Quarts de finale : Joppich (ALL) - Zhang Liangliang (CHN), 15-9 ; Cassara (ITA) - Kleibrink (ALL), 15-5 ; Ota (JAP) - Guyart, 15-12 ; Sedov (RUS) - Baldini (ITA), 15-13. Demi-finales : Cassara (ITA) - Joppich (ALL), 15-9 ; Ota (JAP) - Sedov (RUS), 15-11. Finale : Cassara (ITA) - Ota (JAP), 15-5. Classement des Français : 8. Guyart ; 17. Le Pechoux ; 20. Joubert ; 23. Cadot ; 31. Jault ; 39. Marcilloux ; 41. Sintès ; 70. Koenig. Classement des sélectives (après 5 épreuves sur 5) : 1. Joubert, 54 pts ; 2. Le Pechoux, 48 ; 3. Guyart, 42 ; 4. Koenig, 36 ; 5. Sintès, 20. AUJOURD’HUI : épreuve par équipes. Équipe de France : Joubert, Guyart, Le Pechoux, Koenig.
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MERCREDI 27 MAI 2009
TENNIS
Court Philippe-Chatrier
ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
PLAN DU STADE
Début des rencontres sur tous les courts à 11 heures (sauf mention)
Porte Marcel-Bernard Porte des Mousquetaires
Court Suzanne-Lenglen
2 3
MURRAY (GBR) Starace (ITA) Face-à-face : 0-0 Fin de CORNET – Ani (EST) IVANOVIC (SER) Tanasugarn (THA) Face-à-face : 0-0 SAFIN (RUS) - Ouanna Face-à-face : 0-0 V. WILLIAMS (USA) Safarova (RTC) Potito Starace. Face-à-face : 2-0
u aven
la e de 13 Suzanne-Lenglen 17 15
e-d Port
’Aut
euil
11 9 7
Philippe-Chatrier Court nO1
10 18 16 14 12
8
6
5
4
(Photo AP Images)
bo ul e va rd d’ Aut e ui l
Porte Suzanne-Lenglen
SAFINA (RUS) Diatchenko (RUS) Face-à-face : 0-0 Fin de Santoro – C. Rochus (BEL) SIMON - Kendrick (USA) Face-à-face : 1-0 PETROVA (RUS) Sharapova (RUS) Face-à-face : 1-5 NADAL (ESP) Gabachvili (RUS) Face-à-face : 1-0
Robert Kendrick.
(Photo Michel Euler/AP Images)
Court no
1 3 5 7 9
Court no
2
Russie
Nadia
Maria
PAVLYUCHENKOVA (RUS) - Coin Rezaï - Hercog (SLV) STEPANEK (RTC) - Montcourt DAVYDENKO (RUS) - Junqueira (ARG)
AZARENKA (BLR) - Barrois (ALL) VERDASCO (ESP) - Petzschner (ALL) WAWRINKA (SUI) - Massu (CHL) Vemic-Zverev (SER-ALL) Llodra-Santoro Fin de S.Williams – V. Williams (USA) – Hradecka – Hlavackova (RTC)
PETROVA
Face face Face-à-face
À L’ L’AFFICHE
SHARAPOVA
Court no
11
Santoro, record égalé
Le Français, qui terminera aujourd'hui son premier tour, a égalé hier le record de participat participations à Roland-Garros
5
(0-0 sur terre battue)
Court n
o
Court n
o
4 6
Photos N. Luttiau /L Éq s u /L’Équipe
F. GONZALEZ (CHL) - Machado (POR) CILIC (CRO) - Sela (ISR) BENESOVA (RTC) - Kudryavtseva (RUS) Hantuchova-Sugiyama (SLQ-JAP) Loit-Mladenovic
Rus (HOL) - Shvedova (KAZ) Vesnina (RUS) - Szavay (HON) Cirstea-Wozniacki (ROU-DAN) Kirilenko-Pennetta (RUS-ITA) Cohen-Aloro - Cornet Azarenka-Vesnina (BLR-RUS)
es, dur, deuxième to on, gazon, quart de f dur, quart de finale match de poule, Pet ustralie, dur, quarts or, finale, Sharapova
Hrdinova-Vaidisova (RTC) -KlepacDzehalevich (SLV-BLR) Knowle-Melzer (AUT) - HernandezMontañes (ESP) Dekmeijere-Wozniak (LET-CAN) - Peng Shuai - Hsieh Su-wei (CHN-TAI) Pavel-Tecau (ROU) - R. Ram - Reynolds (USA) D. Martin - Querrey (USA) - ParrottPolasek (USA-SLQ)
20
19
participations
Fabrice SANTORO (entre 1989 et 2009), S François JAUFFRET (1961-1980)
Classem
Meilleur c P
Court no
14
Benny BERTHET (1929-1955), Christian BOUSSUS (1927-1953), Nicola PIETRANGELI (ITA) (1954-73).
18
Antoine GENTIEN (1925-1950), Guillermo VILAS (ARG) (1972-1989).
Court no
Court no
5 ; Doha, Amelia Isla Stuttgart 2006 ; Pa cinnati, Québec 200 10 final
HANESCU (ROU) - Youzhny (RUS) Amanmuradova (OUZ) - Govortsova (BLR) Laisné-Vongsouthi - AniKanepi (EST) Shvedova-Tanasugarn (KAZ-THA) Craybas-Gullickson (USA)
F. LOPEZ (ESP) - Tipsarevic (SER) CIBULKOVA (SLQ) - Flipkens (BEL) Dulko (ARG) - Grönefeld (ALL) SÖDERLING (SUE) - Istomin (OUZ)
Fyrstenberg-Matkowski (POL) - Prieto Vassallo Argüello (ARG) Dushevina-Rodionova (RUS) - DechySantangelo (ITA) Bopanna-Erlich (IND-ISR) - GarciaLopez - Roitman (ESP-ARG) Rezaï-Kutuzova (UKR) - A. Radwanska - U. Radwanska (POL) Mirnyi - A. Ram (BLR-ISR) - MoodieNorman (AFS-BEL)
17
Andre AGASSI (USA) (1987-2005), Bernard DESTREMEAU (1934-1963), Paul FERET (1925-1953), Georges GOVEN (1966-1984), Paul JALABERT (1946-1966), Ilie NASTASE (ROU) (1962-1984).
déf. Saison
i-finales à Ponte Ve ; huitièmes de fina l'Open d'Austra
Court no
Court no
8
Meilleur Ro
ales (2003, 2005).
Court no
LI NA (CHN) - Bacsinszky (SUI) Fin de TURSUNOV (RUS) – Clément ZHENG JIE (CHN) - Larcher de Brito (POR) FERRER (ESP) - Kiefer (ALL) Hewitt (AUS) - Golubev (KAZ)
Lefèvre-Védy - A. Bondarenko K. Bondarenko (UKR) M. Lopez - Robredo (ESP) - ChelaSchwank (ARG) Hernych - C. Rochus (RTC-BEL) - A. Beck - Scherrer (ALL-SUI) Huss-Hutchins (AUS-GBR) - Acasuso F. Gonzalez (ARG-CHL) Medina Garrigues - Ruano Pascual (ESP) - Razzano-Cibulkova (SLQ)
La
Après neuf mois et demi d'arrêt et une opération de l'épaule, Sharapova n'a repris la compétition que la semaine dernière, à Varsovie. Elle manque donc encore de compétitions, comme le prouve sa sévère défaite en quarts de finale face à la 39e mondiale Alona Bondarenko (6-2, 6-2). Certes, elle a remporté cinq de ses six confrontations face à Petrova, mais aucune n'a eu lieu sur terre battue, sans aucun doute la moins bonne surface de l'ex-numéro 1 mondiale (elle n'y a remporté qu'un seul de ses 19 titres, à Amelia Island Même si Petrova n'a guère brillé cette année sur la terre battue européenne (deuxième tour à Stuttgart, troisième tour à Rome e elle possède davantage de repères que son adversaire.
Johansson-Parmentier - HuckThorpe Chardy-Gicquel - Soares-Ullyett (BRE-ZIM) Pironkova-Sfar (BUL-TUN) - StosurStubbs (AUS) Cerretani-Stakhovsky (USA-UKR) Almagro-Navarro (ESP) Kas-Wassen (ALL-HOL) - Damm-Linstedt (RTC-SUE)
16
RÉSULTATS
DOUBLE FEMMES. – Premier tour : Brémond-Coin b. Borwell-Kondratieva (GBR-RUS) 6-2, 6-3 ; Safarova-Uhlirova (RTC) b. Foretz-Pin 3-6, 6-1, 6-3.
Court no
17
LES MATCHES EN DIRECT FRANCE 2 : de 14 h 55 à 18 h 55. FRANCE 3 : de 13 heures à 14 h 55. FRANCE 4 : de 11 heures à 12 h 50 et de 18 h 55 à la fin des matches. EUROSPORT : de 11 heures à 15 h 10 et de 17 h 30 à la fin des matches.
Court no
Court no
10
3 RAISONS DE SUIVRE…
C'est le onzième et dernier Roland-Garros de Marat Safin, qui dispute à 29 ans son ultime saison sur le circuit. Le Russe a toujours apprécié Paris, où il s'était révélé en 1998 en atteignant les huitièmes de finale ' i à 18 ans. Même s'il a une préférence pour l'est de la capitale (La Coupe Davis 2002 et trois titres à Bercy en 1999, 2002, 2004), il a déjà atteint les demi-finales Porte d’Auteuil (2002) et il aimerait bien quitter la France sur une bonne note.
OUANNA - SAFIN
Quand Marat Safin joue son meilleur tennis, peu de joueurs peuvent autant régaler le public. S’il est motivé motivé, l’homme qui avait humilié Pete Sampras en finale de l’US Open 2000 peut battre n’importe qui, n’importe quand. Même sur terre battue, surface sur laquelle il a grandi en Espagne lors de son adolescence et où il a déjà remporté deux titres et disputé quatre finales. Malgré ses 23 ans, Josselin Ouanna est loin d’avoir exploité tout son potentiel. Ce joueur explosif doté d’un service et d’un coup droit « maousse » vient de remporter le d premier match en Grand Chelem de sa carrière en battant un bon terrien (Granollers). Le Français sera d’autant plus motivé face à Safin qu’il va s’attaquer à l’idole de son enfance.
Ditty-Salerni (USA-ARG) - Domachowska-Paszek (POL-AUT) Chuang Chia-jung - Mirza (TAI-IND) Senoglu-Wickmayer (TUR-BEL) Makarova - Parra Santonja (RUS-ESP) Koryttseva-Voskoboeva (UKR-KAZ) Melo-Sa (BRE) - Kunitsyn-Tursunov (RUS)
Garbin-Vinci (ITA) - Peschke-Raymond (RTC-USA) Black-Huber (ZIM-USA) - CzinkGrandin (HON-AFS) M. Gonzalez - Monaco (ARG) - CermakMertinak (RTC-SLQ) Llagostera Vives - Martinez Sanchez (ESP) - Cetkovska - Suarez Navarro (RTC-ESP)
ALMAGRO (ESP) - Gulbis (LET) Suarez Navarro (ESP) - Hradecka (RTC) Benneteau-Mahut - HaehnelSerra Clément-Devilder - Cuevas-Horna (URU-PER) Dlouhy-Paes (RTC-IND) - PaireChaunac
À suivre en direct
w
Ensoleillé
Températures :
19˚ C
2e tour 1/16 1/8 1/4 1/2
FINALE
Quinze jours sur terre
Dimanche 24 mai
Pas de véritable surprise chez les hommes, où Gilles Simon, le numéro 1 français, a dû batailler pour se qualifier. Nouvelle désillusion en revanche pour Mauresmo, déjà éliminée. Au total, sept représentants français sont passés à la trappe dès le premier jour.
SIMPLE HOMMES
1 NADAL (ESP, 1) Kunitsyn (RUS, 43) Golubev (KAZ, 88) 26 KARLOVIC (CRO, 28) 23 SÖDERLING (SUE, 25) Istomin (OUZ, 92) Kiefer (ALL, 37) 14 FERRER (ESP, 14) 10 DAVYDENKO (RUS, 11) Capdeville (CHL, 76) Köllerer (AUT, 77) 17 WAWRINKA (SUI, 18) 31 ALMAGRO (ESP, 34) Gulbis (LET, 40) Petzschner (ALL, 67) 8 VERDASCO (ESP, 8) 3 MURRAY (GBR, 3) Zverev (ALL, 51) Montañes (ESP, 36) 28 F. LOPEZ (ESP, 30) 18 STEPANEK (RTC, 19) Lu Yen-hsun (TAI, 75) Sela (ISR, 55) 13 CILIC (CRO, 13) 12 F. GONZALEZ (CHL, 12) Vliegen (BEL, 94) Granollers (ESP, 96) 20 SAFIN (RUS, 22) 30 HANESCU (ROU, 33) Youzhny (RUS, 42) Kendrick (USA, 86) 7 SIMON (7) 5 DEL POTRO (ARG, 5) Troicki (SER, 32) Vassallo Argüello (ARG, 49) Arg 25 ANDREEV (RUS, 27) 21 TURSUNOV (RUS, 23) Santoro (41) Monaco (ARG, 68) 9 TSONGA (9) 16 ROBREDO (ESP, 17) Gimeno-Traver (ESP, 113) Seppi (ITA, 56) 22 FISH (USA, 24) 29 KOHLSCHREIBER (ALL, 31) Ljubicic (CRO, 53) Dabul (ARG, 107) 4 DJOKOVIC (SER, 4) 6 RODDICK (USA, 6) O. Hernandez (ESP, 61) A. Beck (ALL, 59) 27 SCHÜTTLER (ALL, 29) 24 MELZER (AUT, 26) Schwank (ARG, 81) Crivoi (ROU, 99, q.) 11 MONFILS (10) 15 BLAKE (USA, 16) Haas (ALL, 63) Chardy (39) 19 BERDYCH (RTC, 20) 32 MATHIEU (35) Ginepri (USA, 69) Acasuso (ARG, 45) 2 FEDERER (SUI, 2) -
1er tour
2e tour
NADAL, 7-5, 6-4, 6-3 Gabashvili, 6-7 (6-8), 7-6 (7-5), 6-3, 6-1 -1 Golubev, 6-3, 6-3, 6-2 Hewitt, 6-7 (1-7), 6-7 (4-7), 7-6 (7-4), 6-4, 6-3 -3 SÖDERLING, 7-6 (7-4), 7-6 (7-4), 6-2 DERLING, Istomin, 6-3, 6-7 (2-7), 6-3, 7-6 (7-4) Kiefer, 7-6 (7-4), 3-6, 7-5, 6-4 FERRER, 6-2, 6-4, 6-4 DAVYDENKO, 6-2, 6-1, 6-4 Junqueira, 3-6, 7-5, 6-1, 6-3 Massu, 6-3, 6-4, 1-6, 2-6, 6-3 WAWRINKA, 6-3, 5-7, 2-6, 6-4, 6-4 ALMAGRO, 6-4, 6-1, 6-3 Gulbis, 7-6 (7-1), 6-1, 3-6, 6-1 Petzschner, 5-7, 6-2, 7-6 (7-4), 4-6, 6-3 -3 VERDASCO, 6-2, 6-1, 6-4 MURRAY, 6-2, 6-2, 6-1 Starace, 6-7 (5-7), 7-5, 1-0 ab. Tipsarevic, 3-6, 7-6 (7-3), 7-6 (7-5), 6-4 -4 4 F. LOPEZ, 6-7 (3-7), 4-6, 7-6 (7-4), 7-5, 6-2 2 STEPANEK, 6-3, 6-4, 6-1 Montcourt, Montcourt 6-2 ab. Sela, 6-4, 6-3, 4-6, 6-3 CILIC, 6-0, 6-4, 6-3 F. GONZALEZ, 6-3, 6-2, 6-3 Machado, 6-2, 6-4, 4-6, 2-6, 6-3 Ouanna, Ouanna, 7-5, 2-6, 3-6, 7-6 (7-2), 6-1 SAFIN, 6-4, 6-4, 6-4 HANESCU, 7-6 (10-8), 7-6 (7-5), 7-6 ( 3) (7-3 3) Youzhny, 7-6 (7-2), 6-1, 6-4 Kendrick, 6-7 (7-9), 7-5, 7-6 (13-11), 4-6, 6-3 4SIMON, SIMON 3-6, 7-5, 6-2, 4-6, 6-3 DEL POTRO, 6-3, 6-3, 6-1 Troicki, 3-6, 6-3, 6-4, 6-7 (4-7), 6-3 6-3 Vassallo Argüello, 6-4, 6-7 (4-7), 5-5 ab. Arg ello, ab. ANDREEV, 1-6, 6-3, 6-1, 3-6, 7-5 5 3-6, 6-3, int. par la nuit 3-6, 1-6, 6-3, 3-5 int. par la nuit t Monaco, 6-3, 6-2, 6-4 TSONGA, TSONGA, 6-4, 3-6, 6-3, 6-4 ROBREDO, 6-2, 6-1, 6-2 Gimeno-Traver, 6-4 ab. Seppi, 6-3, 6-3, 6-1 M. Gonzalez, 6-3, 1-6, 6-4, 7-6 (7-4) -6 KOHLSCHREIBER, 6-1, 6-2, 6-2 6-2 Ferrero, 2-6, 6-4, 6-4, 3-6, 6-3 6-3 Stakhovsky, 4-6, 7-5, 7-6 (7-2), 6-3 7-2), 7 DJOKOVIC, 6-3, 3-1 ab. RODDICK, 6-2, 6-4, 6-2 I. Minar, 6-3, 7-6 (7-4), 6-3 3 A. Beck, 7-6 (11-9), 6-4, 6-1 6-1 Gicquel, Gicquel, 6-0, 6-0, 6-4 MELZER, 6-4, 7-6 (7-4), 6-0 6-0 Rufin, Rufin, 6-1, 6-3, 6-3 Crivoi, 6-1, 7-6 (7-1), 6-2 6-2 -2 MONFILS, MONFILS, 6-2, 6-3, 6-1 1 Mayer, 7-6 (8-6), 7-5, 6-2 6-2 Haas, 6-1, 6-4, 6-4 Chardy, Chardy, 6-2, 7-6 (12-10), 6-3 10), 1 Bolelli, 6-4, 6-4, 5-7, 4-6, 6-3 4-6, MATHIEU, MATHIEU, 6-4, 6-4, 6-1 6-1 Andujar, 6-4, 7-6 (9-7), 7-6 (7-3) ), ) Acasuso, 3-6, 7-6 (7-5), 6-0, 6-3 -5), FEDERER, 6-4, 6-3, 6-2 6-2
1/16
1/8
1/4
1/2
FINALE
SIMPLE FEMMES
1 SAFINA (RUS, 1) Johansson (68) Coin (70) 27 PAVLYUCHENKOVA (RUS, 27) 23 KLEYBANOVA (RUS, 23) Sugiyama (JAP, 37) South (GBR, 121) 15 ZHENG JIE (CHN, 15) 9 AZARENKA (BLR, 9) Barrois (ALL, 74) Hradecka (RTC, 67) 22 SUAREZ NAVARRO (ESP, 22) 32 BENESOVA (RTC, 35) Kudryavtseva (RUS, 75) Tanasugarn (THA, 52) 8 IVANOVIC (SER, 8) 3 V. WILLIAMS (USA, 3) Lisicki (ALL, 39) Vesnina (RUS, 49) SZAVAY (HON, 31) CIBULKOVA (SLQ, 19) Flipkens (BEL, 101) Dulko (ARG, 42) MAURESMO (16) PETROVA (RUS, 11) Yakimova (BLR, 64) O. O Sanchez (223, w.c.) KANEPI (EST, 18) LI NA (CHN, 25) Bacsinszky (SUI, 127) Amanmuradova (OUZ, 131) Govortsova (BLR, 78) 5 JANKOVIC (SER, 5) Rybarikova (SLQ, 53) Groth (AUS, 73) 26 26 CHAKVETADZE (RUS, 26) 2 21 CORNET (21) Cirstea (ROU, 41) Pironkova (BUL, 69) 10 10 WOZNIACKI (DAN, 10) 13 13 BARTOLI (13) Garbin (ITA, 71) Hantuchova (SLQ, 33) 18 18 MEDINA GARRIGUES (ESP, 20) 30 30 STOSUR (AUS, 32) Wickmayer (BEL, 63) Dokic (AUS, 80) 4 DEMENTIEVA (RUS, 4) 7 KUZNETSOVA (RUS, 7) Mirza (IND, 95) Czink (HON, 62) 28 28 BAMMER (AUT, 29) SCHNYDER (SUI, 17) 17 17 Kirilenko (RUS, 47) Mayr (AUT, 72) 12 12 A. RADWANSKA (POL, 12) 14 PENNETTA (ITA, 14) 4 Zahlavova Strycova (RTC, 79) Santangelo (ITA, 109) 24 WOZNIAK (CAN, 24) 4 31 31 PENG SHUAI (CHN, 34) Kutuzova (UKR, 90) Vaidisova (RTC, 59) 2 S. WILLIAMS (USA, 2)
1er tour
Lundi 25 mai
Nadal et Federer réussissent leur entrée dans le tournoi. Le jeune Rufin remporte son premier match en Grand Chelem. Bartoli connaît quelques frayeurs face à Parmentier mais passe.
Hier
Tsonga s'impose devant Benneteau, Monfils se rassure. Bonne performance de Razzano qui élimine Hantuchova. Serena Williams a eu chaud. Les matches de Santoro, Cornet et Clément sont interrompus par la nuit.
Aujourd’hui
1er et 2e tour simple hommes 1er et 2e tour simple femmes 1er tour double hommes 1er tour double femmes 1er tour double mixte
Demain
2e tour simple hommes 2e tour simple femmes 1er tour double hommes 2e tour double femmes 1er tour double mixte
Vendredi 29 mai
3e tour simple hommes 3e tour simple femmes 2e tour double hommes 2e tour double femmes 1er tour double mixte
Samedi 30 mai
3e tour simple hommes 3e tour simple femmes 2e et 3e tour double hommes 3e tour double femmes 2e tour double mixte
Daniel (BRE, 97, q.) Gabashvili (RUS, 72) Gremelmayr (ALL, 158) Hewitt (AUS, 48) K. Kim (USA, 91) Giraldo (COL, 125, q.) Bozoljac (SER, 131, q.) Gil (POR, 66) Koubek (AUT, 199) Junqueira (ARG, 80) Massu (CHL, 120) Devilder (60) Calleri (ARG, 118) Querrey (USA, 54) Polansky (CAN, 279, q.) Serra (47) Chela (ARG, 183) Starace (ITA, 104) Tipsarevic (SER, 64) Ferreiro (BRE, 185, q.) Gaudio (ARG, 357, w.c.) Montcourt (123, l.l.) Lisnard (MON, 220, q.) Hernych (RTC, 74) Vanek (RTC, 155, q.) Machado (POR, 130, q.) Ouanna (134) Sidorenko (145) Darcis (BEL, 90) Muller (LUX, 79) Brands (ALL, 129, q.) Odesnik (USA, 87) Llodra (78) Kubot (POL, 142, q.) Bellucci (BRE, 119) Fognini (ITA, 62, q.) Clément (57) C. Rochus (BEL, 65) Baghdatis (CHY, 82) Benneteau (52) Mannarino (126, w.c.) Korolev (RUS, 95) Garcia-Lopez (ESP, 50) M. Gonzalez (ARG, 71) Tomic (AUS, 362, w.c.) Ferrero (ESP, 103) Stakhovsky (UKR, 110, q.) N. Lapentti (EQU, 102) Jouan (305, w.c.) I. Minar (RTC, 85) Navarro (ESP, 89) Gicquel (46) Roitman (ARG, 100) Rufin (599, w.c.) Greul (ALL, 111, q.) Reynolds (USA, 83) Mayer (ARG, 93, q.) Pavel (ROU, 1124) Alves (BRE, 117, l.l.) Bolelli (ITA, 58) Recouderc (138, w.c.) Andujar (ESP, 101) Ventura (ESP, 122, q.) Martin (ESP, 98)
Di Dimanche 7 ju i e juin, u 15 h ur 5 heures
Keothavong (GBR, 48) Diatchenko (RUS, 153, q.) ) Llagostera Vives (ESP, 89) 89) Olaru (ROU, 88) Hercog (SLV, 167 q.) Rezaï (57) Larcher de Brito (POR, 132, q.) q.) Cohen-Aloro (118) Vinci (ITA, 54) Salerni (ARG, 486) Meusburger (AUT, 130, q...) ) Gallovits (ROU, 86) Görges (ALL, 84) Lepchenko (USA, 96) Pin (110) Errani (ITA, 44) Mattek (USA, 45) Safarova (RTC, 46) Brémond (93) Dentoni (ITA, 157, q.) A. Bondarenko (UKR, 28) Foretz (103) Paszek (AUT, 61) Grönefeld (ALL, 51) Embree (USA, 628, w.c.) Sharapova (RUS, 102) Rus (HOL, 142, q.) Shvedova (KAZ, 98, q.) Domachowska (POL, 92) Loit (117, w.c.) Pavlovic (249, w.c.) O’Brien (GBR, 113, l.l.) Brien Cetkovska (RTC, 85) Mladenovic (338, w.c.) Laisné (312, w.c.) Duque Marino (COL, 124, l...l.) l.) ) Ani (EST, 135) Gullickson (USA, 136, q.) Craybas (USA, 93) Dushevina (RUS, 55) Parmentier (77) Morita (JAP, 66) Razzano (36) Makarova (RUS, 38) Schiavone (ITA, 40) U. Radwanska (POL, 76) Sprem (CRO, 91) Sheepers (AFS, 149, q.) Feuerstein (236, w.c.) Voskoboeva (KAZ, 81) Sevastova (LET, 125, q.) Dechy (65) K. Bondarenko (UKR, 60) Rogowska (AUS, 260, w.c.) c.) c Koryttseva (UKR, 94) De Los Rios (PAR, 105) Glatch (USA, 116) Dominguez Lino (ESP, 87) ) Martic (CRO, 196, q.) Niculescu (ROU, 58) Martinez Sanchez (ESP, 43) 3) 3 Ondraskova (RTC, 192, q.) ) Ruano Pascual (ESP, 133) 133) Zakopalova (RTC, 100)
SAFINA, 6-0, 6-0 Diatchenko, 2-6, 6-2, 10-8 Coin, Coin, 7-5, 6-2 PAVLYUCHENKOVA, 6-3, 6-2 Hercog, 6-2, 4-6, 6-1 Rezaï Rezaï, 6-3, 6-2 aï, aï Larcher de Brito, 0-6, 7-6 (7-5), 7-5 ZHENG JIE, 6-1, 6-3 AZARENKA, 6-4, 6-2 Barrois, 3-6, 6-1, 6-2 Hradecka, 6-1, 6-2 SUAREZ NAVARRO, 6-1, 6-4 BENESOVA, 7-5, 4-1 ab. Kudryavtseva, 6-3, 6-3 Tanasugarn, 6-3, 5-7, 7-5 IVANOVIC, 7-6 (7-3), 6-3 V. WILLIAMS, 6-1, 4-6, 6-2 Safarova, 6-2, 1-6, 6-1 Vesnina, 6-3, 6-3 SZAVAY, 6-3, 6-4 CIBULKOVA, 6-4, 2-6, 6-4 Flipkens, 6-1, 4-6, 6-4 Dulko, 6-1, 6-3 Grö Grönefeld, 6-4, 6-3 PETROVA, 6-1, 6-2 Sharapova, 3-6, 6-1, 6-2 Rus, 6-1, 6-1 Shvedova, 7-6 (7-2), 3-6, 6-2 LI NA, 6-4, 6-2 Bacsinszky, 4-6, 6-4, 6-1 Amanmuradova, 6-3, 6-4 Govortsova, 6-1, 6-1 JANKOVIC, 6-2, 6-3 Rybarikova, 6-1, 2-6, 8-6 Groth, 6-4, 6-3 Duque Marino, 3-6, 6-4, 6-4 6-4, 4-4, int. par la nuit Cirstea, 6-4, 6-2 Craybas, 7-5, 6-2 WOZNIACKI, 4-6, 7-5, 6-1 BARTOLI, BARTOLI, 3-6, 6-1, 6-3 Garbin, 7-5, 7-5 Razzano, Razzano 6-3, 6-3 MEDINA GARRIGUES, 6-2, 5-7, 6-0 0 STOSUR, 6-4, 6-2 Wickmayer, 4-6, 6-3, 6-0 Dokic, 3-6, 6-1, 6-2 DEMENTIEVA, 6-4, 6-3 KUZNETSOVA, 6-1, 6-4 Voskoboeva, 6-4, 7-6 (7-3) Czink, 3-6, 6-4, 6-1 BAMMER, 6-3, 7-6 (7-1) K. Bondarenko, 6-4, 6-3 Rogowska, 6-4, 6-4 Koryttseva, 6-1, 6-1 A. RADWANSKA, 6-3, 6-1 Glatch, 6-1, 6-1 Dominguez Lino, 6-1, 4-6, 9-7 Martic, 6-4, 6-2 WOZNIAK, 6-4, 4-6, 6-3 Martinez Sanchez, 1-6, 6-2, 6-4 Kutuzova, 6-2, 6-4 Ruano Pascual, 6-4, 6-3 S. WILLIAMS, 6-3, 6-7 (5-7), 6-4
Photo J. Prévost/L’Équipe
Sa e d Sa ed j i Samedi 6 juin, di 15 15 heures
(Entre parenthèses, la nationalité et le classement ATP ; w.c. : wild-card ; q. : qualifié ; l.l. : lucky-loser) ié é
Photo S. Mantey/L’Équipe Mantey/L Équipe
Vainqueur 2008 : Rafael NADAL q
(Entre parenthèses, la nationalité et le classement WTA ; w.c. : wild-card ; q. : qualifié ; l.l. : lucky-loser) iée
Vainqueur 2008 : Ana IVANOVIC q
Dimanche 31 mai
1/8 finale simple hommes 1/8 finale simple femmes 3e tour double hommes 3e tour double femmes 2e tour double mixte 1er tour simple juniors garçons 1er tour simple juniors filles
Lundi 1er juin
1/8 finale simple hommes 1/8 finale simple femmes 1/4 finale double hommes 1/4 finale double femmes 1/4 finale double mixte 1er et 2e tour simple juniors garçons 1er et 2e tour simple juniors filles 1er tour double juniors garçons 1er tour double juniors filles
Mardi 2 juin
1/4 finale simple hommes 1/4 finale simple femmes 1/4 finale double hommes 1/4 finale double femmes 1/4 finale double mixte 2e et 3e tour simple juniors garçons 2e et 3e tour simple juniors filles 1er et 2e tour double juniors garçons 1er et 2e tour double juniors filles
Mercredi 3 juin
1/4 finale simple hommes 1/4 finale simple femmes 1/2 finale double femmes 1/2 finale double mixte 3e tour simple juniors garçons 3e tour simple juniors filles 2e tour double juniors garçons 2e tour double juniors filles
Jeudi 4 juin
1/2 finale simple femmes 1/2 finale double hommes Finale double mixte 1/4 finale simple juniors garçons 1/4 finale simple juniors filles 1/4 finale double juniors garçons 1/4 finale double juniors filles
Vendredi 5 juin
1/2 finale simple hommes Finale double femmes 1/2 finale simple juniors garçons 1/2 finale simple juniors filles 1/2 finale double juniors garçons 1/2 finale double juniors filles
Samedi 6 juin
Finale simple femmes Finale double hommes Finale double juniors garçons Finale double juniors filles
Dimanche 7 juin
Finale simple hommes Finale simple juniors garçons Finale simple juniors filles
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MERCREDI 27 MAI 2009
TENNIS
ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
Naissance et renaissance
La première victoire de Jo-Wilfried Tsonga à Roland-Garros et la résurrection de Gaël Monfils ont éclairé une journée plutôt grise.
Malgré un vent très perturbant, Tsonga a réussi à dominer en puissance un Julien Benneteau pourtant très accrocheur (6-4, 3-6, 6-3, 6-4). Bien plus ingambe qu’on ne le pensait, Monfils a surclassé Bobby Reynolds (6-2, 6-3, 6-1). Un tableau très favorable s’ouvre à lui.
UN CONFRÈRE AMÉRICAIN faisait la grimace hier soir. Il n’avait plus qu’à remiser dans son ordinateur l’article préparé avant le tournoi sur la faillite annoncée des nouveaux mousquetaires français. Deux jours après Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga et Gaël Monfils venaient de réussir leur entrée dans le tournoi. Francophile, il se consolerait aisément de ses déboires journalistiques en arrosant un peu plus tard ces succès d’un verre de vin du terroir, tout en méditant sur le destin suspendu de Fabrice Santoro. Pour son vingtième Roland-Garros, ce dernier fut sauvé par la tombée de la nuit, à un tout petit jeu de l’élimination définitive par Christophe Rochus. Dans le camp français, les sourires étaient plus naturels. Les succès de Tsonga et Monfils laissaient entrevoir une suite de tournoi alléchante, avec le regret toutefois que la victoire du premier ait coïncidé avec la sortie de Julien Benneteau, lui aussi susceptible d’atteindre la deuxième semaine. Une suite de tournoi quasi inespérée pour Gaël Monfils, unijambiste une semaine avant le tournoi et particulièrement ingambe hier contre Bobby Reynolds (83e ATP), bon tâcheron du circuit. Une suite de tournoi espérée mais avec beaucoup de « si » pour Jo-Wilfried Tsonga, qui ne disputait hier, à vingt-quatre ans, que le deuxième match de sa carrière à Roland-Garros. Le deuxième, aussi, sur le Central.
La phrase
« Bonne chance à ceux qui vont vouloir me bouger ! » De Gaël Monfils, sûr de sa force, à qui on demandait si son manque de compétition n’allait pas être un handicap pour la suite du tournoi.
4 chiffre Le
Le nombre de Françaises qualifiées pour le deuxième tour, sur 19 engagées (Coin, Rezaï, Bartoli et Razzano). Alizé Cornet doit toutefois terminer aujourd’hui son premier tour. donna souvent l’impression de pouvoir glisser sur la mauvaise pente. Par exemple, dans la fin d’un deuxième set où il venait de laisser passer cinq balles de break et qu’il finit par un Niagara de fautes directes. Ou encore au début du quatrième set, quand il galvauda un break acquis d’entrée dans un jeu cochonné à souhait. Bridée par les sautes de vent, sa puissance se retournait alors contre lui. Elle fut cependant sa grande alliée pendant tout le reste de la rencontre. Canalisée au service, plus souvent frappée lifté qu’à plat ; écrasante en coup droit, soit pour repousser l’adversaire, soit pour le déborder ; effrayante au smash, comme le « dunk » qui conclut le troisième set. On lui adjoindra une capacité défensive impressionnante pour un garçon de son gabarit. En résumé, un examen réussi dans des conditions difficiles, et des promesses d’avenir. On en dira autant de la majorité des participants français masculins, qui, malgré un tirage très difficile, ont placé au deuxième tour neuf des seize d’entre eux, qui ont pu finir leur match. Malgré une jolie victoire de Virginie Razzano sur Daniela Hantuchova (6-3, 6-3), les femmes ont été moins convaincantes. Dans l’attente du résultat d’Alizé Cornet, elle aussi interrompue par la nuit, seules quatre des dix-huit autres Françaises ont franchi la première marche. Un bon thème de remplacement peutêtre pour l’ami américain ?
PHILIPPE BOUIN
ROLAND-GARROS, COURT PHILIPPE-CHATRIER, HIER. – Pour seulement le deuxième match de sa carrière Porte d’Auteuil, Jo-Wilfried Tsonga a régalé le public du Central de ses traditionnelles envolées au filet. (Photo Nicolas Luttiau/L’Équipe)
des deux hommes. Programmé en début de journée, après la pluie, mais avant le vent, Gaël Monfils garda la tête dans le guidon du premier au dernier point. On l’avait rarement vu aussi concentré et autant contrôlé. N’attendant rien de luimême avant le tournoi, il jouait l’esprit libre de toute pensée négative. Son genou le laissa en paix, sauf dans les tout derniers jeux du match. Si l’articulation n’enfle pas trop avant son prochain tour contre le Roumain Victor Crivoi (99e), le demifinaliste 2008 peut commencer à espérer profiter d’un tableau particulièrement favorable. Celui de Jo-Wilfried Tsonga est moins souriant, car il va se heurter, demain, à l’un des plus redoutables « non-classés » du tableau, l’Argentin Juan Monaco, qui n’a fait qu’une bouchée de Marcos Baghdatis (6-3, 6-2, 6-4). Mais, avec une nouvelle raquette censée l’aider à jouer plus long, le grand Jo a hier surmonté beaucoup d’obstacles à la fois : Julien Benneteau, un rival qui l’avait battu dans leurs deux précédentes rencontres et qui ne lâche pas un point ; son propre stress de fouler le Philippe-Chatrier pour la deuxième fois seulement ; ses doutes quant à son tennis sur terre ; et, pour finir, des conditions de jeu infernales quand on a besoin, comme lui, de lâcher les chevaux de la puissance pour dénouer muscles et nerfs. Car le vent qui balayait le central avait tout pour casser le jeu, les pieds et autres attributs. Il grondait dans les micros et, capricieux, ne cessait de tourner. À en croire les drapeaux au sommet du stade, il soufflait en transversale. Mais le filet, lui, se gonflait dans un sens différent à chaque point. Pas moyen donc d’anticiper l’effet des risées sur les coups. Dans pareils tourbillons, les nerfs ont vite fait de s’entortiller dans le mauvais sens.
Monfils tout en contrôle
La différence d’approche psychologique et la différence des conditions climatiques expliquent sans doute les écarts flagrants dans les attitudes
Tsonga tout en puissance
Ceux de Jo-Wilfried Tsonga se nouèrent parfois. Parlant beaucoup, grondant contre les photographes ou les mauvais rebonds, le Manceau
Tsonga, tenue de gala
Pour fêter la victoire, le Français a mis la cravate avant de répondre aux questions. Classe.
MESDAMES, MESSIEURS, quel bonsoir que ce tonitruant « Bonsoir ! ! » prononcé à l’entrée en salle de presse par un Tsonga en plein éblouissement. À peine assis, le Français avait encore plein d’étoiles dans les yeux, et l’envie de hurler son soulagement. « Là, tout de suite, je suis en forme ! » C’était un rêve de gosse de gagner un match, un jour, sur le Central à Roland-Garros. De mettre les pouces dans son dos, là aussi, après les victoires de gala. Et tout comme un chenapan, il tenait à fêter ce déniaisement si particulier, même pour un briscard comme lui. Alors hier soir, il a sorti la cravate, avec un nœud fait à la va-vite, en quête du prix d’élégance. Noire, la cravate, sur un tee-shirt noir. Pas évident pour la cohérence de ton. Mais pour l’effet recherché, c’était gagné. Pour un peu, on n’aurait parlé que de ça. « Ça vous marque, eh bien tant mieux, je suis content, souriait le malicieux Manceau. Au départ, je voulais venir en smoking, mais mon équipementier a dit : “Pas question”. Alors j’ai trouvé la parade. Ça me plaît bien ! Je me disais que dans les autres sports, quand on vient en conférence de presse, il y a un dress code (code vestimentaire). Et pour le tennis, c’est bien de montrer qu’on peut avoir une certaine éthique, non ? » Promis, pour la suite du défilé de mode en salle d’interview, il pourrait ajuster le nœud pap au prochain tour. « Pas de problème, je mets ce que vous voulez. Mais pas le string léopard ! » Parce que Roland-Garros, ça se respecte, tout de même. suite le poids de l’importance de ce tournoi pour moi. J’attendais ça depuis si longtemps… Cette année, ça faisait un mois que j’étais dans les starts pour Roland. J’ai commencé, j’ai gagné, et je suis content, même si le tennis n’était pas spécialement là. Tout était réuni pour que ce soit très dur pour moi, avec du vent gênant pour mon service et mon coup droit et un adversaire qui m’avait déjà battu… » Dans son scénario idéal, il aurait sans doute aussi fallu moins de frustration, plus de chaleur dans un stade réfrigéré, ou une foule plus en communion. « C’est pas tout à fait comme je l’attendais, c’est vrai, concédait-il, mais il y avait un autre Français en face. Au tour suivant, contre un étranger, ça risque d’être bien mieux. À mon grand désarroi, j’ai aussi parfois été très agacé. J’aimerais être plus serein. Mais je manque de repères et j’ai envie de très, très bien faire. Alors quand je rate, je m’agace ! » Dans le grand débat autour de sa compatibilité avec la terre battue, Tsonga a donc répondu avec les moyens du bord au cours d’un jour particulier. « J’ai bien aimé le premier set, décryptait son coach Éric Winogradsky. Jo a été solide du fond de court, en respectant certaines trajectoires, en jouant volontairement derrière sa ligne face à un Benneteau qui aime surtout contrer. Mais, alors qu’il aurait dû enfoncer le clou, il s’est laissé ensuite gagner par la frustration. Il est toujours en apprentissage, ça l’énerve. Il a des repères à acquérir sur une surface où il sent qu’il peut faire des choses. Ça reste encore un peu brouillon. Il se met en colère contre les photographes, on l’entend encore dire des choses comme ça sur ses attaques : “ces balles-là sur dur, elles ne reviennent jamais !” Mais il est quand même allé chercher ce match alors qu’il y avait plein de choses qui le dérangeaient. C’est bien… »
FRANCK RAMELLA
Nadal sur deux jambes
Winogradsky : « Il est toujours en apprentissage »
Quand il est entré dans l’arène avec Julien Benneteau, Tsonga s’est senti tout chose. Tendu ? « Très. » Ému ? Évidemment. « C’est très particulier. Je n’ai pas l’habitude, mais j’ai senti tout de
Benneteau, la double peine
FINALISTE SAMEDI DERNIER à Kitzbühel (battu par Garcia-Lopez 3-6, 7-6, 6-3), Julien Benneteau avait au moins deux bonnes raisons d’avoir le blues hier soir. Primo, il venait de perdre au premier tour (contre Tsonga), comme cela lui arrive tous les deux ans à Roland-Garros. Deuzio, il se préparait à subir un sévère gadin au classement mondial, conséquence de son huitième de finale de l’an dernier non défendu. « Je vais descendre de trente places (il est 45e cette semaine) et ça va chambouler mon programme. J’irai jouer un Challenger après Wimbledon et je devrai passer par les qualifs en Masters 1 000 l’été prochain. Mais je suis prêt pour ça ! La défaite ne s’est pas décidée sur grand-chose. Il a été plus efficace que moi, son gros service m’a fait mal à la fin, voilà… J’avais une petite gêne à une cuisse depuis Kitzbühel et j’ai peut-être manqué de vitesse dans mes placements. Ce n’était pas un match de qualité mais avec un vent pareil, ce n’était pas évident. Dans le vent, la puissance des coups de Jo était un avantage. Je regrette quand même de n’avoir pas fait la différence au début du troisième set. » – F. Be.
I MONACO : VICTOIRE, SOURIRE ET GRIMACE. – Juan « Pico » Monaco (52e), le prochain adversaire de Jo-Wilfried Tsonga, n’a pas fait de détail face à un Baghdatis poussif (6-3, 6-2, 6-4). Sitôt son match terminé, il est pourtant passé par la case « docteur ». L’Argentin a mal depuis une semaine, il avait donc l’air préoccupé en début de soirée : « Je suis blessé au poignet gauche (il est droitier mais frappe son revers à deux mains). Je joue sous infiltration. Je peux jouer, même si je me demande dans quel état je vais terminer le tournoi. J’avais mal sur le court, mais j’ai serré les dents. » Guerrier dans l’âme, et malgré son poignet d’Achille, il ne s’avoue pas vaincu d’avance face à Tsonga. Loin de là. « Ça va être la baston. Il va falloir que je le fasse cavaler. » Quelques minutes auparavant, Tsonga avait déclaré : « J’ai un avantage psychologique sur lui. Je l’ai battu en Australie, je lui avais fait mal, je l’avais bougé. » Lorsque cette réflexion est arrivée aux oreilles de Monaco, il a esquissé un sourire carnassier avant de lâcher : « C’est bien... Je préfère qu’il se sente favori. Ça me motive encore plus. J’ai hâte d’y être. » – A. Ju.
ROLAND-GARROS, COURT 13, HIER. – On avait quitté un Rafael Nadal bougon après sa victoire au premier tour. Pas vraiment satisfait de son tennis, il avait également eu une petite alerte à son genou gauche. Hier, le numéro 1 mondial a finalement décidé de venir s’entraîner à RolandGarros. Il est arrivé à 15 h 30 sur le court 13 avec de la musique dans les oreilles. Après s’être échauf-
fé les biceps avec un élastique, il a tapé la balle pendant une heure avec Nicolas Massu. Le Manacori, tout de blanc vêtu, ne portait pas de strapping autour de ses deux genoux. Si son visage était toujours aussi fermé, il n’a pas semblé gêné par ses articulations. Et ni son physiothérapeute, Rafa Maymo, ni son tonton-coach, Toni, n’avaient l’air inquiets. – A. Ju. (Photo Pierre Lahalle/L’Équipe)
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MERCREDI 27 MAI 2009
TENNIS
ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
Bonne nuit les petits
Respectivement mal embarqué, bien partie et au milieu du gué, Santoro, Cornet et Clément ont été stoppés dans leur élan par la nuit.
« Battling Fab » bouge encore
Santoro 3 1 6 3 C. Rochus 6 6 3 5
21 H 31. Quelques minutes après l’interruption de l’empoignade qui opposait Fabrice Santoro à Christophe Rochus, Laurent Raymond se dirigeait droit sur le trio de reporters qui venait aux nouvelles. Malgré le score défavorable à son protégé, le coach avait presque la banane : « Hey, j’ai un titre pour vous, les gars : il ne lâchera pas ! » Fabrice Santoro, trente-six ans et demi, n’a en effet pas l’intention de galvauder son surnom chèrement gagné de « Battling Fab ». Hier, dans le froid et le vent du court Suzanne-Lenglen, il s’est battu avec ses armes du jour pour retarder une échéance qui semblait inéluctable après une heure quinze de jeu. Les deux piliers sur lesquels il s’appuya se résument d’une formule : la tête et le cœur. Après deux sets (6-3, 6-1), l’affaire semblait lessivée, essorée, pliée. Passif, presque engourdi, Santoro avait laissé le Belge diriger la manœuvre grâce à son coup droit et à une « main » idéalement faite pour l’amortie. Le traditionnel arroseur allait finir arrosé sa longue histoire avec Roland-Garros. Que faire ? Laisser parler presque une dernière fois son cerveau et son sens du jeu décidément unique. Dès le premier point du troisième set, le Français dévoila clairement ses intentions : décrocher la Palme d’or du chip and charge sur terre battue. Le rush fut si brutal et systématique que Rochus en perdit son latin. Trois quarts d’heure plus tard, Santoro était revenu dans la partie. « Fabrice s’est rendu compte que c’était la seule et unique solution, expliqua Raymond. Il ne peut pas gagner un match comme ça du fond. Son jeu, c’est de venir au filet. Il a tout simplement joué comme s’il évoluait sur gazon. » Extrêmement risquée, presque désespérée, l’option montra pourtant ses limites dès le début du quatrième set. Malgré les encouragements d’un public frigorifié mais formidable d’enthousiasme, le doyen fit soudain son âge. Break d’entrée, re-break pour faire 5-2. Game over... Mais Santoro a toujours détesté viscéralement l’idée même de défaite. Dans la nuit tombante, il empocha blanc le service de Rochus. Interruption du son et de l’image à 5-3. Mais l’aventure pouvait continuer... « Fabrice se bat comme s’il avait vingt ans, dit Raymond. Je me demande même pourquoi il a décidé d’arrêter ! Demain (aujourd’hui), ce sera forcément compliqué. Mais, s’il gagne d’entrée son service, il faudra voir comment Rochus négocie le jeu suivant... Si Fab recolle, tout peut vraiment arriver. D’autant qu’il y a clairement des détails à régler, surtout côté revers. On va voir comment il récupère mais c’est sûr qu’il sera très content de revenir sur le court. Je crois qu’il aura le sourire aux lèvres... » Il ne sera pas le seul. – V. C.
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ROLAND-GARROS, HIER. – Sauvé par la nuit et soulagé, Fabrice Santoro (photo 1) avait le sourire au moment de saluer le public du court Suzanne-Lenglen, mais il a moins de chance de sortir indemne de ce premier tour aujourd’hui qu’Arnaud Clément (photo 2) et Alizé Cornet (photo 3). (Photos Nicolas Luttiau, Richard Martin et Pierre Lahalle/L’Équipe)
Le coup de sang de maman Cornet
Cornet 6 4 Ani 4 4
21 H 30. Sur le court Philippe-Chatrier, devant une demi-douzaine de polytechniciens en grand uniforme, Alizé Cornet et son adversaire, l’Estonienne Maret Ani, ont enfin obtenu l’autorisation de rentrer au vestiaire à 6-4, 4-4 pour la Française. Avant, elles avaient demandé en vain qu’on interrompe le match à 3-2, mais Pam Whytcross, l’une des « superviseuses », leur signifia qu’il y avait encore treize minutes de jeu possibles. Une fois la partie interrompue pour de bon, Patricia Cornet, la maman d’Alizé, ne décolérait pas. « Si ce genre d’inconvénient se produisait pour la première fois, il n’y aurait rien à dire, mais c’est la troisième année d’affilée que ma fille est programmée en tout dernier match et la troisième année d’affilée que son match est interrompu. Franchement, ce n’est pas normal. Je ne demande pas que l’on favorise ma fille par un programme sur mesure mais je ne veux pas qu’elle soit systématiquement défavorisée. Moi je dis que, faire jouer dans ces conditions, c’est juste de l’abattage, il faut engranger le plus de matches, de sets et de jeux possibles, peu importent les conditions. Imaginez une gamine de dixneuf ans comme Alizé qui entre en début de soirée sur le central devant des tribunes vides, c’est encourageant pour une joueuse française qui se fait une joie de jouer devant son public ! Qui attend son soutien ! » Aujourd’hui, Alizé Cornet se remettra au boulot pour venir à bout de son adversaire, dans de meilleures conditions. – A. D.
Clément, balle au centre
21 H 20. Dmitry Tursunov venait d’égaliser à une manche partout contre Arnaud Clément (3-6, 6-3) quand l’arbitre les renvoya aux vestiaires. Pas franchement une surprise pour une partie lancée à 19 h 30, surtout quand on connaît la capacité du Français à faire durer les plaisirs sur un court. Seule l’incertitude entourant l’état de forme de son adversaire, mis sur le flanc depuis deux mois par un talon capricieux, laissait espérer que le co-recordman du match le plus long
Clément 6 3 Tursunov 3 6
de l’histoire (6 heures 33 contre Santoro en 2005) joindrait les deux bouts de sa rencontre, disputée sous les yeux de sa compagne, Nolwenn. Au gong, le partage des points était équitable pour une partie ballottée entre les coups de boutoir inconstants du Russe et les coups de patte pas toujours inspirés du Français. Bruno Clément en convenait. « C’était un peu curieux, les deux manches auraient pu tourner d’un côté comme de l’autre, remarquait le frère de l’Aixois, venu jouer les conseillers de choc (il sera aussi à Wimbledon). Arnaud a été opportuniste au premier set, mais Tursunov s’est peu à peu mis dans le rythme. Demain (aujourd’hui), tout est possible. » – J. Ba.
Rester dans le présent
« LES TROIS SIMPLES interrompus hier soir impliquaient des Français mais chacun de ces matches l’a été dans des contextes différents. Pour Clément-Tursunov, je trouve que c’est une faute L’ŒIL grossière de la part des organisateurs d’avoir lancé si tard le match en sachant qu’il ne pourrait de toute façon pas se terminer. C’est injuste pour les joueurs qui auront, aujourd’hui, comme une sorte de nouveau match à disputer, en au moins deux sets, et peut-être même trois. La situation entre Cornet et Ani est plus simple, je dirais plus classique : il ne reste, au maximum pas beaucoup plus d’un set à disputer. Entre Santoro et Rochus, en revanche, tout pourrait se jouer très vite. Fabrice, mené 5-3 dans la quatrième manche après avoir perdu les deux premiers sets, est au pied du mur. Mais il n’a pas forcément le plus mauvais rôle pour autant. Rochus a servi pour le match, il aura fallu qu’il dorme sur cette idée. Et ça peut lui tarauder l’esprit au moment de reprendre le match. Il n’avait plus qu’un jeu à disputer hier et il s’est fait breaker sans marquer le moindre point : cela a de quoi torturer les méninges et faire gamberger n’importe qui une bonne partie de la nuit, croyez-moi ! Alors que Santoro, lui, était dans une bonne dynamique. D’ailleurs, la manière dont il a couru vers sa chaise à 5-3 en disait long sur sa satisfaction de voir le match interrompu. Il devra, pourtant, comme Rochus, mais aussi comme Cornet ou Ani, comme Clément ou Tursunov, arriver aujourd’hui sur le court en faisant abstraction du passé. Quand on reprend un match, la condition essentielle pour espérer le gagner, c’est de rester bien concentré sur le présent et le présent seulement. C’est comme si rien n’avait existé. Il faut vivre le présent à fond. Et cela réclame une force mentale exceptionnelle. C’est pour ça que le meilleur de tous dans ce genre de situation est bien sûr Rafael Nadal. Personne ne sait mieux rester dans le présent que lui. Tout simplement parce que le mental joue dans ces cas-là un rôle primordial. »
Depuis René Lacoste, le plaisir du jeu est dans l’air du temps.
I NADAL : DJOKO PLUTÔT QUE FEDERER. – Vous pensiez Rafael Nadal tourneboulé par sa défaite en finale à Madrid face à Roger Federer (6-4, 6-4), qui ne l’avait plus dominé sur terre battue depuis deux ans ? Tu parles ! Lors d’un chat organisé avec des lecteurs du quotidien El Mundo après son succès au premier tour, l’Espagnol n’a pas placé le Suisse au premier rang de ses préoccupations du moment. À la question de savoir qui, de Federer ou de Djokovic, est actuellement le plus fort sur ocre, Nadal a répliqué : « Je pense que c’est Djokovic. Il a battu Roger à Rome et, entre les deux, c’est lui qui a réussi les meilleurs résultats cette saison sur terre (finaliste à Monte-Carlo et à Rome, vainqueur à Belgrade). » De toute façon, il n’aura pas à choisir son (éventuel…) adversaire en finale, puisque ses deux principaux rivaux sont situés dans l’autre moitié de tableau. Pour l’heure, le numéro 1 mondial est sans doute plus préoccupé par son genou. Mais hier, il a pu taper la balle tout à fait normalement sur le court 13 pour une petite heure d’entraînement. I LLODRA-SANTORO, « REVIVAL ». – Associé habituellement en double à Arnaud Clément, Michaël Llodra va reformer son duo avec Fabrice Santoro pour l’ultime RolandGarros du Magicien. « Il m’a demandé si, pour sa dernière, je
pouvais lui faire l’honneur de jouer avec lui, a expliqué le Parisien de vingt-neuf ans, éliminé hier en simple par Juan Martin Del Potro. Je ne m’étais engagé avec personne. Jusqu’à la semaine dernière, je n’étais pas très sûr de pouvoir jouer parce que j’avais encore de petites douleurs. Il a dit qu’on allait attendre jusqu’au dernier moment. » Vainqueur de l’Open d’Australie 2003 et 2004 ainsi que du Masters 2005, la paire française affrontera aujourd’hui au premier tour de son come-back le binôme Zverev-Vemic. I CHARDY À L’AVEUGLETTE. – On les connaît, ces gros bras qui jurent qu’ils prennent match après match sans lorgner tel affrontement en huitièmes de finale ou tel choc de rêve en quarts. Jérémy Chardy est du lot mais on peut le croire : le Palois, qui affronte demain l’Italien Simone Bolelli au deuxième tour, ne regarde jamais les tableaux des tournois où il est engagé. Pas par superstition, juste une habitude réfléchie. « Sur les tournois, c’est toujours mon entraîneur (Frédéric Fontang) qui me dit contre qui je joue au premier tour et, quand je gagne, quel est mon adversaire suivant, explique-t-il. Je ne vois pas l’intérêt de se projeter, rien n’est jamais joué à l’avance. Et à trop regarder le tableau, on risque d’oublier le match qu’on a à jouer le jour même. »
Lacoste souhaite à tous ses crocodiles un bon tournoi 2009. Petra Cetkovská, Jérémy Chardy, Dominika Cibulková, Arnaud Clément, Alizé Cornet, Nathalie Dechy, Jelena Dokic, Guy Forget, Mathilde Johansson, Michael Llodra, Kristina Mladenovic, Andy Roddick, Fabrice Santoro, Stanislas Wawrinka, Mats Wilander et tous les autres...
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ROLAND-GARROS (Grand Chelem, terre battue)
SPRINTS ET MARATHON
MONFILS Prêt pour un bis ?
GICQUEL jeux de suite
SANS AUCUN MATCH dans les jambes depuis un mois et demi et incertain pour Roland-Garros jusqu’au dernier moment, Gaël Monfils s’est rassuré hier en surclassant le faible (83e) Américain Bobby Reynolds (6-2, 6-3, 6-1). Mais le Français fait toujours débat. A-T-IL TOUJOURS BOBO ? La réponse est : oui, mais... non. Oui parce qu’il a ressenti hier à la toute fin de son match « des décharges d’électricité » dans son genou gauche, celui qui porte un strapping, celui qui lui a ruiné sa saison de terre battue avant Roland-Garros. « Affaire à suivre, disait-il. J’ai arrêté les antiinflammatoires, mais je crois que je vais les reprendre. » Dans le camp du « même plus mal », on trouvera beaucoup plus d’arguments. D’abord, le match. Vite et proprement plié (1 h 29’), l’épisode 1 a tourné à la promenade de santé ; oui... de santé. L’ami Bobby, Bobby Reynolds, y a mis, c’est vrai, pas mal du sien. L’Américain, sorte de sous-Ginepri, n’avait plus joué sur terre depuis un an. Franchement, ça s’est vu. Franchement, on comprend pourquoi. Trop faible à l’échange, il n’a pas fait un pli. « Et moi je ne m’attendais pas du tout à jouer si bien, s’auto-congratulait le demi-finaliste de l’an dernier. J’ai bien bougé, j’ai tapé très fort, j’ai envoyé la sauce en coup droit ; c’était puissant. J’ai décidé de jouer, donc c’est fini : j’arrête de me dire que je suis blessé. » A-T-IL RAISON D’ÊTRE AMBITIEUX ? On dirait que oui. D’abord, Monfils a droit ici à un tableau progressif. Après l’inoffensif Bobby, le Parisien fera connaissance demain avec le Roumain Crivoi (99e), sans doute plus dangereux. Ensuite, ce pourrait être Melzer (comme l’an dernier), puis Roddick en huitièmes de finale et Federer en quarts. Monfils et son coach, Roger Rasheed, ont bien repéré tout ça. « Je manque peut-être de tennis (hier, c’était son premier match depuis Monte-Carlo, le 14 avril), mais j’ai plus de confiance que l’an dernier. Je me sens plus fort et, sérieux, ça peut être monstrueux ce tournoi. » N’a-t-il pas d’ailleurs déclaré qu’il se sentait capable d’aller plus loin que l’an dernier ? « Je crois en moi. Regardez : l’an dernier, j’étais 40e mondial (en fait 59e), cette année je suis 10e. Ce n’est plus pareil ! Je gère mieux le stress, la récupération ; j’ai plus d’armes. » PEUT-IL GAGNER ROLAND-GARROS EN UNE HEURE ET DEMIE ? Euh... Là, non, faut pas pousser ! La blague est née hier, dès que Monfils eut répété qu’il avait eu mal après une heure et demie de jeu. Si son autonomie est à ce point rationnée, « la Monf » est lancé dans la mission la plus folle de l’année : « Gagner Roland-Garros en une heure et demie. » « Ce serait bien, rigolait-il, mais ça paraît impossible. Je craignais un peu ma réaction si le match se durcissait et durait. Est-ce que j’allais avoir assez d’endurance ? Est-ce que ma concentration allait tenir ? Il y a eu juste un point où comme j’en avais plein le c... , j’ai balancé un coup droit dans les bâches. Sinon, je n’ai pas fait de folies. » C’est incontestable. Monfils a juste très bien joué. Mais a-t-il assez de fuel pour attaquer les trajets plus longs qui ne manqueront pas d’arriver ? « Même si je ne dois pas tenir un match long, il va quand même falloir que les mecs me bougent pendant une heure et demie ! Bonne chance à eux ! » Bonne chance, les gars ! Parce qu’en plus, Monfils n’est pas tout seul. Il y a le staff, la famille, les copains du carré, du triangle et même du parallélogramme. Eh oui, c’est reparti comme l’an dernier. Hier, le box du SuzanneLenglen était limite surpeuplé. Et ce n’est pas tout : il y a aussi l’aide du Très-Haut à qui Monfils a dit merci d’un signe de croix à la fin du match. « Ma famille est très croyante, et je le suis de plus en plus. Je sais qu’aux Antilles, ils ont fait des prières pour moi, pour que je puisse jouer. Je sais que j’irai jusqu’où le bon Dieu voudra bien m’emmener. » Saint Roland-Garros, priez pour lui.
FRÉDÉRIC BERNÈS
Drôle de journée à Roland-Garros, le vent sans doute... G Trois petits sets ont suffi à Monfils pour battre l’Américain Reynolds G Plus expéditif encore, Gicquel a atomisé Schüttler, 6-0, 6-0, 6-4 G Serena Williams, en revanche, a fait des heures sup.
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6-0, 6-0, 2-0 : Marc Gicquel n’avait jamais réussi un début de match aussi parfait qu’hier, face à Rainer Schüttler. Certes, l’Allemand (29e mondial) n’est pas un crac de la terre (il a perdu hier pour la huitième fois au premier tour de RolandGarros en dix participations et avait déjà encaissé une double « bulle » la semaine dernière à Düsseldorf face à Söderling), mais Gicquel (46e), qui n’a jamais dépassé le deuxième tour ici, sent que c’est peut-être enfin son année. « C’est vrai que j’ai un tableau correct, je n’ai pas vraiment de spécialiste de terre battue sur ma route (il affrontera l’Allemand Zverev au deuxième tour, avant éventuellement Roddick). Mon titre au Challenger de Bordeaux, il y a une semaine, m’a donné confiance et depuis je joue très bien. » – A. Pr.
MLADENOVIC points de suite
KRISTINAMladenovicse souviendra longtempsde son premiermatch à Roland-Garrossur le court no 7 du stade qu’elle connaît le mieux puisqu’il se trouve à vingt mètres du centre national d’entraînement où elle est pensionnaire. À seize ans, classée 338e à la WTA, la Dunkerquoise est passée à deux points de battre la 53e, la Slovaque Magdalena Rybarikova, avant de céder dix points consécutifs pour s’incliner 8-6 au troisième set. Il y a eu plusieurs motifs de satisfaction dans ce match mais la jeune Française ne cachait pas sa déception : « Ce que j’ai fait durant la partie m’a montré que j’avais le niveau pour la battre, j’aurais pu passer, alors je sors du match très déçue, forcément. Il m’a manqué un peu de fraîcheur physique. » – A. D.
SERENA cahin-caha
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DJOKOVIC minutes
NOVAK DJOKOVIC balançait pas mal à Paris hier soir. Partagé entre la satisfaction d’avoir écourté son séjour dans les frimas venteux du central et le regret de n’avoir « pas eu le temps de trouver le bon rythme » en prévision de joutes plus coriaces. Opposé à Nicolas Lapentti, le Serbe avait pourtant l’occasion d’un intéressant étalonnage. Même si l’Équatorien (102e) n’a plus grand-chose à voir avec le dossard de no 6 mondial qu’il portait en 1999, il a épinglé Stepanek et Safin à Monte-Carlo, preuve qu’il a de beaux restes. Las, alors que « Djoko » commençait tout juste à amadouer les caprices d’Éole et se détachait 5 jeux à 2, son adversaire se tordait la cheville gauche sur une anodine montée au filet. Le kiné intervenait aussitôt mais le mal était fait. À 6-3, 3-1 contre lui, Lapentti jetait l’éponge après seulement 78 minutes. Le numéro 4 mondial devra attendre pour montrer tous les bienfaits du travail accompli avec son nouveau préparateur physique, l’Autrichien Gebhardt Phil-Gritsch, célèbre pour s’être occupé de Thomas Muster du temps de sa splendeur. « Tout ce que je peux vous dire, c’est que maintenant j’ai mal aux jambes quand on sort d’une séance. Vous voulez des détails ? Tout le monde a son jardin secret... » - J. Ba.
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(Photos Jean-Marc Pochat, Richard Martin, Nicolas Luttiau et Pierre Lahalle/L’Équipe)
ON N’IRA PAS jusqu’à prétendre que les lourds frissons venteux du court Suzanne-Lenglen préfiguraient les nuages de l’élimination pour Serena Williams, car Klara Zakopalova n’eut jamais l’opportunité de signer ce qui aurait été hier la première défaite de la numéro 2 mondiale à l’entrée d’un tournoi du Grand Chelem, en 38 participations. Mais elle pouvait y croire, la Pragoise. N’avait-elle pas déjà réussi à battre l’Américaine à Marbella (6-4, 3-6, 6-1) dans le cours d’une série de quatre revers d’affilée de la cadette des Williams – du jamais vu dans sa carrière ? Et ce genou gauche fermement cerclé au-dessus de la rotule ? Cette démarche bien traînante à l’échauffement ? Oui, cette Serena-là ne s’annonçait guère sereine devant une spécialiste de la terre qu’elle rencontrait pour la quatrième fois et qui lui mena la vie dure pendant deux heures vingt-cinq (6-3, 6-7, 6-4). Pourtant, à 22 heures passées hier soir, après un double interrompu par la nuit en compagnie de sa sœur, Venus, la gagnante de Roland-Garros 2002 se présenta en salle d’interview pour rassurer son monde : « Mon genou va mieux, beaucoup mieux, asséna-t-elle. Je porte un strapping à cause de ma tendinite, mais c’est une simple précaution, rien de plus. »
TRÈS COURTS. – Le Roumain Victor CRIVOI (99e) a fêté hier avec un jour de retard son 27eanniversaire en remportant le premier match de sa carrière en Grand Chelem aux dépens du qualifié allemand Simon Greul (111e, 6-1, 7-6, 6-2). C’est lui qui donnera la réplique au prochain tour à Gaël Monfils... L’Ukrainien Sergueï STAKHOVSKY (110e), vainqueur de l’Argentin Brian Dabul (107e) (4-6, 7-5, 7-6, 6-3) est, avec Crivoi et le Portugais Rui Machado (130e), l’un des trois qualifiés rescapés du premier tour. Maudites chevilles gauches qui ont poussé à l’abandon l’Équatorien
Le plus souvent, la Tchèque, très solide en revers, lui avait imposé le combat de ce côté, la contraignant aussi à des déplacements latéraux manifestement plein d’inconfort, l’assaisonnant de quelques belles prises de risque quand celles de Serena produisaient bien du déchet et peu de merveilles. Sans parler d’un service lui aussi emporté par le vent, de replacements empruntées, de courses incertaines et d’une humeur de plus en plus grognonne au fil de la résistance de la libellule de Prague, qui lui rendait 9 centimètres et une bonne vingtaine de kilos. Alors, énervée, Serena ? « Pas spécialement », nia-t-elle avec un certain aplomb, refusant d’abord d’avouer ses soucis en revers, en retour... avant de concéder : « Aujourd’hui, j’ai joué de façon horrible, je ne me suis pas bien déplacée du tout. »
Neuf balles de match
À force d’écarter les balles de match – elle ne tomba qu’à la neuvième –, Zakopalova avait conquis le cœur d’un public décidément bien rogue vis-à-vis de Serena. Dans cet environnement peu amène, une ultime faute de la Tchèque libéra un bon de cabri dont on ne croyait plus capable l’Américaine, tant elle avait paru mal à l’aise dans ce match chiffonné mais gagné. « Je crois que
JANKOVIC Toit, toit, mon toit
PROGRAMMÉE EN OUVERTURE sur le court Philippe-Chatrier face à la Tchèque Petra Cetkovska (85e), Jelena Jankovic a fait la désagréable expérience hier d’un match interrompu par la pluie (pendant 1 h 10). « Au premier set, je contrôlais les échanges et j’arrivais à bien conclure les points (6-2 en 34 minutes). Ensuite, il y a eu cette interruption, et ce n’est jamais facile de revenir dans un match.Je me suis sentie plus lente. Le court était lourd, les balles étaient lourdes. Je n’ai pas trop forcé sur mon service » , raconta la Serbe qui remporta finalement 6-3 la seconde manche. Interrogée sur la pertinence d’un toit audessus du central, la numéro 5 mondiale s’est montrée enthousiaste : « C’est une bonne idée de ne plus attendre une heure ou plus. Surtout à l’heure du déjeuner, parce qu’il y a beaucoup de monde à la cantine, et c’est difficile de se concentrer. » Sur le menu ?– D. B.
Serena va s’améliorer de tour en tour, c’était le meilleur moment pour espérer la battre, je suis vraiment déçue, confessa la perdante. Le vent changeait tout le temps. Les conditions étaient très difficiles, mais les mêmes pour nous deux... » Au moins, sur ce point, elles étaient d’accord. Et si Serena disait apprécier ce court Suzanne-Lenglen où elle avait bien galéré, elle voulait surtout se satisfaire d’avoir gagné dans des conditions « très frustrantes » . Mais peut-elle vraiment caresser l’espoir d’un deuxième sacre parisien que sa saison sur terre rend jusqu’ici plutôt improbable ? Comme un confrère américain l’interrogeait sur ses modèles, sur sa mère « qui fait partie des gens qui (l)’inspirent », sur son père qui a pu comparer son agressivité de compétitrice à celle d’un Mike Tyson, on se remémorait une scène du double quelques minutes plus tôt : une course fougueuse terminée en quasi grand écart, les pieds cognant la chaise d’un juge de ligne pour défendre sans retenue une volée adverse. Pas vraiment l’attitude de quelqu’un qui craint pour ses genoux… Il est vrai qu’à cette heure-là, ses articulations avaient eu le temps de chauffer. Mais tout de même, n’enterrons pas Serena.
JEAN-LUC THOMAS Danoise Caroline WOZNIACKI (10e) ont poussé leur quasi homonymie jusqu’à s’offrir le même scénario dans deux succès laborieux contre des adversaires nettement moins bien classées, en trois sets et plus de deux heures contre la Roumaine Niculescu (58e) et la Russe Vera Dushevina (55e)... « Quand tu arrives à ton 15e Roland-Garros, tu sais que tu es plus proche de la fin. Il y a des moments où tu y penses mais je ne sais pas où je m’arrêterai. Je ne me donne pas de date limite », a évacué NathalieDECHY, stoppée dès son entrée par l’Autrichienne Sybille Bammer (29e).
Nicolas LAPENTTI (102e) contre Novak Djokovic puis le Russe Evgeny KOROLEV (95e) face à l’Espagnol Daniel Gimeno-Traver (113e)... Joli coup pour l’Argentin Maximo GONZALEZ qui rend 47 places à sa victime d’hier, l’Américain Mardy Fish (24e contre 71e) (6-3, 1-6, 6-4, 7-6)... Le cadet du tournoi, l’Australien Bernard TOMIC (16 ans et 362e) n’a pas pesé lourd face à l’Allemand Philipp Kohlschreiber (31e, 6-1, 6-2, 6-2)... Les Américains ont perdu hier deux têtes de série. Outre Fish, James BLAKE (16e) a fait ses valises après avoir subi la loi de l’Argentin Leo-
nardo MAYER (93e, 7-6, 7-5, 6-2). Juan-Carlos FERRERO, vainqueur d’Ivan Ljubicic (2-6, 6-4, 6-4, 3-6, 6-3) a effacé son mauvais souvenir du premier tour de l’an passé où il avait dû abandonner. « Je me sens sans pression, tout est bon à prendre », avoue le champion de 2003... Ernests Gulbis serait-il prophète en son pays ? Le tennis letton tient peut-être une seconde tête de gondole, avec la jeune Anastasija SEVASTOVA (19 ans, 123e) qui a poussé dehors la Hongroise Melinda Czink (62e) (3-6, 6-4, 6-1)... La Canadienne Aleksandra WOZNIAK (24e) et la
I MANNARINO, « FALLAIT PAS L’INVITER. » - RolandGarros 2008, Open d’Australie 2009, Roland-Garros 2009 : 3 wild-cards, 3 défaites et plutôt sévères. En trois matches, Adrian Mannarino n’a inscrit q u e 14 jeux. Dur, dur. Hier, il n’a rien pu faire contre un Tomm y Robredo (6-2, 6-1, 6-2) toujours aussi solide. « L’an dernier, contre Junqueira, je m’étais mis une grosse pression. Le match était abordable, mais j’étais passé complètement à travers (6-1, 6-2, 6-2), avouait le jeune Français (20 ans). En Australie, je n’ai pas eu de chance au tirage, j’ai joué un mec super solide (Verdasco) qui ne m’a pas laissé une miette (6-0, 6-2, 6-2). Et aujourd’hui (hier), il y a eu plusieurs jeux serrés, mais Robredo était toujours là dans les moments importants. Je me sens mieux, je progresse, je tiens mieux l’échange. C’est difficile de dire ça, parce que je prends une branlée. Robredo est plus fort que moi, c’est certain, c’est un sacré client sur terre. Le chemin est long pour atteindre le haut niveau… » - A. Ju. I LA BALADE DE DEL POTRO. - Juan Martin Del Potro n’a fait qu’une bouchée d’un Michaël Llodra t r o p juste p h y s iq u em e n t p o u r pouvoir rivaliser (6-3, 6 - 3 , 6-1). « Entre mes petites douleurs à l’adducteur et aux abdominaux, l’angine que j’ai eue, il y a deux jours, et le niveau de Del Potro, ma défaite est plus que logique », avouait le Français (78e). Très concentré, toujours aussi impressionnant dans ses enchaînements service-coup droit décroisé, l’Argentin (5e) a débarqué à Paris avec beaucoup d’appétit. « Je suis en pleine confiance. Je me suis bien adapté à la terre. J’ai encore du chemin à parcourir pour arriver au niveau de Nadal, Federer ou Djokovic, mais j’avance. » - A. Ju. I PAVEL PASSAIT PAR LÀ. Andreï Pavel a repris du service alors qu’on le croyait parti à la retraite. Mais l’appel du drapeau roumain a été le plus fort. Élu capitaine de Coupe Davis cette année, l’ancien 13e mondial (en 2004) a décidé de reprendre la raquette pour garder la forme et être au niveau, afin de pouvoir épauler en double son compatriote Horia Tecau, lors des rencontres internationales. Du coup, Pavel a profité de son classement protégé pour faire un passage dans le tableau du simple de Roland-Garros. Mais hier, Tommy Haas avait de trop beaux restes pour ses 35 ans (6-1, 6-4, 6-4).
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MERCREDI 27 MAI 2009
TENNIS
L’HISTOIRE DU JOUR
AU CŒUR DE ROLAND
Pleine ligne de vie
Virginie Razzano joue pour elle et pour son fiancé qui la coache. Lui qui se bat contre la maladie.
IL Y A QUELQUE CHOSE d’émouvant chez Virginie Razzano. Sur le court comme en dehors, son visage est éclairé d’un sourire qui ne s’éteint jamais. Depuis toute petite, depuis que son père a eu la bonne idée de confier son avenir à Cédric Nouvel, qui, aujourd’hui, supervise la structure de la joueuse, la Nîmoise a franchi les épreuves avec l’élégance de ceux qui ne veulent surtout pas qu’on les plaigne, même quand la vie ne leur fait pas de cadeaux. Mais si on lui demande à quoi elle doit ce petit supplément d’âme qu’elle a encore montré hier sur le venteux court no 1 pour battre Daniela Hantuchova de façon magistrale (6-3, 6-3), elle explique comment et pourquoi elle se bat. Son coach et son petit ami ne font qu’un. Il s’appelle Stéphane Vidal et souffre depuis plusieurs années d’une maladie grave, occultée par son implication de tous les instants dans la carrière de sa compagne. Ils forment le plus charmant des couples, même si, dit-elle, « le circuit est un monde à part, pas toujours rose, où chacun se referme sur luimême ». Avec eux, qui demeurent aux Hauts de Nîmes, il y a Nouvel, le directeur du centre de tennis, mais aussi un préparateur physique et un coach d’entreprise. « C’est un team », dit Razzano. On croit comprendre : « C’est intime. » Ça l’est, en effet. Mais ses parcours de femme et de joueuse sont aujourd’hui, à vingt-six ans, si imbriqués qu’ils sont devenus indissociables : « Stéphane a des petits soucis de santé, dit-elle très pudiquement. Je l’aime. C’est l’homme avec qui je veux faire ma vie. J’ai besoin d’être à ses côtés et il a besoin de moi. On a besoin d’être ensemble, sur le circuit comme pendant les périodes "off" où il suit un traitement et où, moi, je repose mon dos fragilisé depuis un an. » on ne peut se battre, on a tout compris. Il est fort dans sa tête, et moi je joue pour moi, mais aussi pour lui. Ça lui fait tellement plaisir quand je gagne, c’est tellement énorme que je fais tout ce que je peux pour lui apporter cette joie. C’est pourquoi j’ai envie, plutôt que de me prendre le chou avec la terre battue, d’apprécier pleinement cette passion qu’on partage, le fait de jouer chez nous, qui est si rare, d’être tous ensemble, même si mon préparateur a eu un petit empêchement. Je vais disputer le simple, le double dames, le double mixte avec autant d’ardeur. Je ne lâcherai rien. J’essaierai d’aller jusqu’au bout. Ça fait deux mois que je m’entraîne de mon mieux sur terre battue, je commence à bien sentir mon jeu. Pourtant, je ne me suis fixé aucun objectif précis, aucune autre pensée que de me dire : jouer à Roland-Garros, c’est une fête et un privilège dont il faut absolument profiter. »
DOMINIQUE BONNOT
Les passings d’Alain
Pour son 43e Roland-Garros avant l’heure de la retraite, Alain Deflassieux, grand reporter à la rubrique tennis de L’Équipe, nous L’ fait vivre, chaque jour, un souvenir ou une anecdote du tournoi ou de ses coulisses, dont il a été le témoin privilégié.
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« Quand on accepte ce contre quoi on ne peut se battre, on a tout compris »
C’est Stéphane qui a convaincu Virginie qu’elle était capable d’apprivoiser la terre battue : « Je ne le croyais pas au début, je ne lui faisais pas assez confiance. Mais au lieu de me faire une ennemie de cette surface, finalement j’en ai fait une amie. » Virginie Razzano a appris à relativiser : « Face à la maladie, qu’est-ce qu’on a comme solution ? Se soutenir et trouver le positif dans chaque moment présent. Avant, je souffrais de mon incapacité à aider Stéphane, mais mon coach mental m’a fait comprendre que puisque je suis impuissante face à ça, je n’ai qu’à me glisser dans une deuxième peau et faire confiance à la vie. » Son tennis d’attaquante est devenu son meilleur moyen d’expression : « Quand on accepte ce contre quoi
ROLAND-GARROS, COURT No 1, HIER . – Virginie Razzano peut être fière d’elle. Face à Daniela Hantuchova, la Française a remporté une belle et bonne victoire. (Photo Richard Martin/L’Équipe)
LE COUP DE GUEULE
Jelena Dokic : « C’est mon boulot de refuser de vous répondre »
APRÈS SA VICTOIRE sur Karolina Sprem, Jelena Dokic a poussé un bon coup de gueule vis-à-vis d’un confrère américain, qui ne semblait intéressé que par ses problèmes avec son père. « Je vous interromps avant la fin de votre question, désolée ! Sachez que je ne répondrai à aucune question concernant mon père ou ma vie personnelle. Désolée mais j’ai répondu à une multitude de questions à ce sujet en Australie ainsi que ces quatre ou cinq dernières années. Tout le monde connaît l’histoire et je ne vois pas ce que je pourrais ajouter, il n’y a aucune raison pour qu’on fasse encore remonter ces histoires à la surface. Je sais que c’est peut-être votre boulot de me demander ça mais c’est aussi mon boulot de refuser de répondre. » En fait, comme Damir Dokic a été arrêté il y a quelques jours après avoir menacé d’attaquer l’ambassadrice d’Australie à Belgrade à la roquette et qu’il restera au moins un mois derrière les barreaux, notre confrère souhaitait que Jelena, qui a coupé depuis longtemps les ponts avec la violence paternelle, commente l’incident. Mais celle-ci a mieux à faire en se concentrant sur ses matches. On peut la comprendre. – A. D.
EN CE PREMIER LUNDI de RolandGarros 1970, sur le coup de midi, mes pas me guident vers la fameuse porte 13 du court central, là où se trouvaient le bureau du jugearbitre, le comptoir du préposé à la distribution des balles, le banc sur lequel se reposaient les arbitres… Au moment où je passe devant ladite porte, le juge-arbitre Jacques Dorfmann m’interpelle aimablement. Jacques, je le connaissais bien avant de devenir journaliste, lorsqu’il officiait au tournoi de La Châtaigneraie, la plus grande épreuve sur court couvert de la région parisienne. D’un air dépité, il me montre le fameux banc de repos : « Regardemoi ça. Il est l’heure de déjeuner, je n’ai plus un arbitre sous la main et je dois envoyer un match sur le court 7. Tu ne pourrais pas me dépanner et arbitrer ce match ? » Je ne pouvais pas ne pas rendre ce service à Jacques, qui avait toujours été accommodant avec moi lorsque je jouais à La Châtaigneraie. Il me désigne alors les joueurs : le Tchèque Stefan Koudelka et un Américain, Dan O’Bryant, dont je n’avais jamais entendu parler. Me voilà donc parti, escorté de mes deux joueurs, tenant à la main une petite valise métallique renfermant quatre ou cinq séries de quatre balles. Chemin faisant, j’avertis les deux adversaires dans un anglais très approximatif que je n’ai jamais arbitré un match de niveau international et qu’il faudra être indulgent avec moi si je commets des erreurs. Le match commence, sans juge de ligne et avec un seul ramasseur de balles. Koudelka est nettement plus fort que son adversaire, les jeux défilent et, en un peu plus d’une heure, il mène 6-1, 6-1. Jusque-là, je n’ai pas l’impression d’avoir commis de faute d’arbitrage.
Arbitrage maison
Au milieu du troisième set, une balle du Tchèque rebondit près de la ligne opposée à ma chaise et je l’annonce faute. Koudelka n’est pas d’accord, il me le fait gentim e n t r e m a rquer. O’Bryant ne dit trop rien lorsque je l’interroge d’un mouvement de tête. Instinctivement, je descends de la chaise pour aller me pencher sur ce que je crois être la marque, suivi des deux joueurs… qui sont d’accord pour montrer la même trace alors que je m’apprêtais à en désigner une autre. Je ne sais plus aujourd’hui si la balle était bonne ou faute mais, rétrospectivement, je peux me vanter d’avoir innové à une époque où les arbitres n’étaient pas autorisés à descendre de leur chaise en cours de match, alors qu’il leur est vivement recommandé de le faire maintenant pour éviter tout litige.
(Photo Nicolas Luttiau/L’Équipe)
HANDBALL
ATHLÉTISME
Karabatic déjà à Montpellier
Le Français est impatient de retrouver le club de ses débuts avec lequel Kiel devrait se mettre d’accord dans les prochains jours.
DIMANCHE DERNIER, quelques heures après la finale aller de la Ligue des Champions remportée aux dépens de Ciudad Real (39-34), Vid Kavticnik a célébré son vingt-cinquième anniversaire au Trafo, estaminet raffiné à deux pas de la Sparkassen Arena. Personne ne s’est évidemment éternisé tant la deuxième manche est dans les esprits. Plus que les statistiques de l’ailier slovène (9 sur 16), ou celles de son grand pote Nikola Karabatic (7 sur 10 et 7 passes), c’est d’ailleurs le comportement – exemplaire – des deux compères qui force le respect. « Nous avons passé des moments merveilleux dans ce club et nous avons encore une dernière mission à accomplir, admet Karabatic. Mais, dans notre tête, il ne fait aucun doute que nous vivons nos derniers moments en Allemagne et que nous jouerons ensemble à Montpellier la saison prochaine…» Ils en sont convaincus, Montpellier en est convaincu. Kiel en est convaincu. Reste que le montage d’un tel transfert, estimé, selon les sources, entre 1,2 et 2 millions d’euros, n’est pas aussi simple et réclame du temps. Le point sur le dossier. LES CONTRAINTES DE KIEL. – Kiel s’est depuis longtemps fait à l’idée de la séparation. Mais, en plus de Karabatic et Kavticnik, le Champion d’Allemagne va également perdre son capitaine emblématique, le Suédois Stefan Lövgren. Les dirigeants, avant de donner leur aval au transfert de Karabatic et Kavticnik, souhaitaient donc des garanties en terme de remplacement. Ils ont jeté leur dévolu sur l’arrière serbe de Gummersbach, Momir Ilic, troisième meilleur buteur de Bundesliga (228 buts à 7,35 de moyenne), enrôlé à partir de la saison 2010, ainsi que sur l’ailier allemand de Magdebourg, Christian Sprenger. Si ces deux-là s’engagent
Baala se fait peur
Le double champion d’Europe du 1 500 m s’est donné une entorse à la cheville, a priori sans gravité mais qui pourrait perturber sa préparation.
CETTE ENTORSE en rappelle une autre. Celle que Mehdi Baala s’était donnée en 2004 à quelques jours de son départ pour les Jeux d’Athènes. Il avait buté sur une branche à Marcoussis et avait perdu de fait toutes ses chances, la blessure s’avérant plus grave que prévu : il souffrait en réalité d’un arrachement du cartilage et n’aurait même jamais dû courir à Athènes, où il fut sorti en séries. Dimanche dernier, rebelote sur le sentier des sportifs, au cœur du lycée climatique de Font-Romeu, un parcours santé sur lequel le double champion d’Europe du 1 500 m effectuait un footing. « À un moment, ma cheville droite est partie et j’ai entendu un craquement, raconte Baala. Ça fait un peu peur. D’autant que j’étais au milieu du footing et qu’il fallait revenir. Mais j’ai pu rentrer en marchant et ça m’a rassuré : en 2004, il avait fallu que je revienne à cloche-pied. » Baala est allé consulter un médecin qui l’a vite rassuré. « Je souhaitais faire une radio, mais il m’a dit que ce n’était pas la peine. Depuis dimanche, la blessure évolue bien. Je suis bien pris en main par les kinés et j’observe un programme normal, sauf que j’ai remplacé la course par du vélo. J’espère pouvoir courir à nouveau dès demain soir (aujourd’hui). » Le probable futur médaillé olympique du 1 500 m (on attend toujours le résultat de la contre-expertise de Rachid Ramzi) se veut résolument optimiste, mais à 1 000 kilomètres de là, échaudé par l’expérience de 2004, son entraîneur, Jean-Michel Dirringer, se refuse à tirer des plans sur la comète. « Il a une entorse, il faut d’abord qu’il se rétablisse, on fera le point quand ce sera le cas, commente le Strasbourgeois. Mehdi peut très bien avoir la sensation que ce n’est pas trop grave, mais cela peut changer quand il essaiera de recourir... » L’heure est donc à la prudence, et la rentrée de Baala, programmée sur 800 m le 11 juin à Montreuil, devient incertaine. « Je ne sais pas, tout reste en point d’interrogation, confirme l’intéressé. On a un programme de séances qui doit être tenu, or la première compétition arrivera vite. On verra quand je pourrai recourir. » « Pour l’instant, pas la peine de parler du projet de tout l’été, il n’y a plus de programme figé, c’est priorité aux soins », reprend Dirringer. « Au fond, continue Baala, ce n’est pas le plus mauvais moment pour que ça m’arrive. Mieux vaut maintenant qu’à huit jours du début de la saison. De toute manière, tout le travail de cet hiver n’est pas perdu. » Baala restait sur un hiver réussi où il avait battu deux records de France en salle (le mile – 3’52’’51 – à Liévin et le 1 500 m – 3’34’’71 – à Karlsruhe). Des chronos meilleurs que ceux de ses grandes années, 2002 (champion d’Europe) et 2003 (vice-champion du monde), qui laissaient présager un grand été. Même s’il reprend très vite, la préparation de Baala va s’en trouver perturbée. Le tout est de savoir à quelle échelle. Pour l’instant, il est encore trop tôt pour le dire.
MARC VENTOUILLAC
HAMBOURG (Allemagne), COLOR LINE ARENA, 9 MAI 2009. – Nikola Karabatic (de dos) et son coéquipier slovène de Kiel, Vid Kavticnik, devraient se retrouver sous le maillot de Montpellier la saison prochaine. (Photo Witters/Presse Sports)
dès la saison prochaine, il ne devrait plus y avoir de frein aux départs de Karabatic et de Kavticnik pour Montpellier. LES FAITS NOUVEAUX. – Pour prétendre évoluer en Bundesliga, les clubs allemands doivent obtenir une licence, délivrée par un organe de contrôle et de gestion. Mercredi dernier, la licence a été refusée à trois clubs : Hambourg, Gummersbach et Magdebourg. Ces trois clubs ont jusqu’au 4 juin pour présenter un budget en adéquation avec leurs prétentions. Gummersbach devrait donc se résoudre à se séparer d’Ilic et Magdebourg de Sprenger. Magdebourg s’est d’ailleurs renseigné sur Guillaume Joli… Voilà sans doute pourquoi, vendredi dernier, Kiel a adressé à Montpellier un protocole d’accord pour le transfert de Karabatic et Kavticnik. LE TEMPS PRESSE. – L’accord définitif devrait donc intervenir très vite. Il ne sera sans doute pas dévoilé avant dimanche, date de la finale retour de la Ligue des Champions. Plus probablement en début de semaine prochaine. D’autant que les dirigeants de Kiel n’ont pas que ce dossier à traiter. Soupçonnés d’avoir corrompu les arbitres de la finale de la Ligue des Champions, remportée face à Flensburg en 2007, ils attendent également la décision de la Fédération européenne (EHF) qui devrait intervenir fin juin. Par ailleurs, les sponsors allemands ont demandé une refonte du mode de direction du club pour y apporter plus de transparence. Dans ces conditions, on imagine volontiers que la finalisation du transfert puisse être une priorité. UNE IMPATIENCE NON FEINTE. – Tous les voyants ont beau être au vert, Nikola Karabatic clame son impatience : « On donne tout sur le terrain, témoignant ainsi de notre respect pour ce club. Maintenant, on attend aussi le même respect en retour. C’est dur de ne pas savoir. Je comprends leurs impératifs, un tel dossier n’est pas si facile à ficeler, mais nous avons vraiment besoin d’être fixés. Et le plus vite possible... »
PHILIPPE PAILHORIES
I ALERTE POUR DJHONE. – Leslie Djhone avoue qu’il a eu « un peu la trouille », mais il est ressorti rassuré de l’échographie qu’il a passée hier. Une douleur ressentie lundi à la cuisse gauche lui a fait craindre un instant le pire. « En fin de compte, ce n’est pas trop grave, explique le finaliste olympique du 400 m. C’est l’adhérence d’une cicatrice d’une vieille blessure qui a lâché. » Pour l’instant, le 300 m de rentrée programmé dimanche à Forbach reste à l’ordre du jour. « Je referai une séance de vitesse vendredi et on verra. » Pas question cependant de prendre de risques, mais Djhone semblait hier plutôt serein. – M. V. I LE TAS SAISI DU CAS ONYIA. – La Fédération internationale a saisi le Tribunal arbitral du sport au sujet de Josephine Onyia. Contrôlée positif à un stimulant le 2 septembre 2008 à Lausanne, puis à un anabolisant (clenbuterol) lors de la Finale mondiale qu’elle a remportée le 13 septembre à Stuttgart, la hurdleuse espagnole n’a pas été sanctionnée par sa fédération, qui conteste ces tests. Elle a même fait la saison indoor (7’’95 sur 60 m haies) avant d’être retirée à la dernière minute de la sélection pour les Championnats d’Europe en salle à Turin. I KANTER CONTINUE. – Le champion olympique du disque, Gerd Kanter, a battu son prédécesseur au palmarès, Virgilijus Alekna, lors de leur première confrontation de l’année. Pour décrocher sa quatorzième victoire d’affilée hier à Turnov (RTC), l’Estonien a réalisé 68,90 m contre 67,62 m à son dauphin lituanien. Cette compétition a également permis à la recordwoman du monde du javelot (72,28 m), la Tchèque Barbora Spotakova, d’entamer sa saison avec un nouvel engin et un jet victorieux à 65,96 m. Sa prochaine compétition est prévue à Strasbourg le 3 juin.
NATATION
CHAMPIONNATS D’ITALIE (grand bassin)
VOLLEY–BALL
Très vite d’entrée
COMME on pouvait s’y attendre, les Championnats d’Italie ont débuté sur les chapeaux de roue, l’utilisation de la combinaison Jaked tout polyuréthane, interdite par la FINA mais tolérée par la Fédération transalpine, amenant son lot de performances. Elle a ainsi permis à Samuel Pizzetti de réaliser la deuxième marque de la saison sur 800 m (7’48’’13) et à Caterina Giacchetti la quatrième sur 200 m papillon (2’6’’50), ces deux nageurs pulvérisant les records nationaux des distances. De son côté, Alessia Filippi, la recordwoman du monde du 800 m en petit bassin, diminuée par un léger coup de froid, n’a pas eu à forcer pour remporter le 1 500 m dans un temps modeste pour son rang (16’17’’05).
Un Portugais à Alès
LE CAC ALÈS, 12e de la saison régulière de Pro A, a recruté l’international portugais Eurico Peixoto (1,92 m, 28 ans) au poste de réceptionneur-attaquant. Il y retrouvera deux lusophones, les Brésiliens Rogerio et Fabrizio. Le club gardois est toujours à la recherche d’un deuxième passeur « plutôt à l’étranger, car à ce poste les joueurs demandent un salaire de joueur de Pro A alors qu’ils n’étaient pas titulaires en Pro B », explique le président Ghislain Amsellem. – G. Mo.
RÉSULTATS
Principaux résultats. – HOMMES. 800 m : 1. Pizzetti, 7’48’’13 (rec. nat.) ; 2. Colbertaldo, 7’53’’02. 50 m brasse : 1. Terrin, 27’’54. FEMMES. 1 500 m : 1. Filippi, 16’17’’05. 200 m papillon : 1. Giacchetti, 2’6’’50 (rec. nat.). AUJOURD’HUI. – 50 m dos HOMMES (séries, demi-finales et finale), 50 m papillon FEMMES (s. d. et f.), 100 m brasse H. et F. (s. et d.), 400 m 4 nages H. et F ; (s.), 200 m H (f.), 100 m F (f.), 100 m papillon H. (f.), 100 m dos F. (f.), 4 × 200 m H. et F.
ROBERT MOLINES, le président du Montpellier AHB, avoue des avancées dans le dossier Karabatic.
« L’histoire d’une semaine »
« IL Y A DIX JOURS, vous annonciez que le dossier pourrait être bouclé sous... dix jours. – Il ne l’est malheureusement pas... Les choses ont avancé, mais on n’est toujours pas au bout. – C’est une question de jours ? – L’histoire, peut-être, d’une semaine. Il faut vite régler tout ça en tout cas. C’est important pour tout le monde. – On a l’impression que vous êtes optimiste et que vous n’avez pas envie de dire cet optimisme... – Je ne peux rien dire que je ne vous aie déjà dit. – Est-ce une question de budget ? L’avez-vous bouclé ? – Pas complètement, mais nous sommes, là aussi, sur la bonne voie. C’est, de toutes façons, le genre de dossier où il faut prendre quelques risques... – Avec Karabatic et Kavticnik, Montpellier disposerait alors d’une équipe à nouveau capable de tenir un rôle majeur en Ligue des champions... – Nous aurions, c’est vrai, une belle équipe. On travaille pour ça. Si l’on dépense autant d’énergie depuis presque trois mois, c’est que nous croyons à ce projet. Qu’avec ces deux-là, qui, je le rappelle, n’ont que vingt-cinq ans, nous pourrions passer un cap et intégrer la nouvelle salle avec pas mal d’espérances. Aujourd’hui, en tout cas, tout le monde sait qu’il nous manque quelque chose au niveau européen. » – P. P.
I TOULOUSE BLANCHI. – La commission d’organisation des compétitions de la Ligue nationale a décidé de ne pas pénaliser Toulouse, qui n’avait pas pu se présenter en temps et en heure à Dunkerque, lors de son dernier match de Championnat, prévu samedi dernier à 18 heures. La COC a estimé que « devant les éléments justificatifs apportés, le club de Toulouse se trouvait dans un cas de force majeure et n’avait commis aucune faute concernant ce déplacement ». L’équipe de Toulouse s’était finalement présentée dimanche après-midi dans le Nord et s’était inclinée (30-33). – Ju. Carr.
I TRICKETT À L’EUROPÉENNE. – Très en verve il y a quinze jours lors du duel Australie-Japon (trois fois sous les 53’’ sur 100 m), l’Australienne Libby Trickett effectuera une tournée en Europe le mois prochain pour préparer les Mondiaux de Rome. La recordman du monde du 100 m posera ses valises sur le Vieux Continent le 28 mai (elle partagera ses bases entre l’Espagne et l’Italie) pour s’aligner sur les trois étapes du Mare Nostrum à Barcelone (6-7 juin), Canet-en-Roussillon (9-11 juin) et
Monaco (13-14 juin), ainsi que sur l’Open de Paris (19-21 juin). I ARENA ENGRANGE. – Après Alain Bernard, César Cielo, Roland Schoeman, Arena a signé un nouveau sprinteur en la personne du Suédois Stephan Nystrand, médaillé de bronze mondial du 100 m en 2007, engagé jusqu’en 2011. L’équipementier a également fait signer le dossiste américain Aaron Peirsol, champion olympique du 100 m dos, jusqu’en 2012.
I BEACH : TROIS PAIRES FRANÇAISES EN LICE. – Trois duos français sont engagés cette semaine dans les tableaux des deux épreuves du circuit mondial de beach. Chez les femmes, le duo Giaoui-Hamzaoui dispute l’Open de Séoul en Corée du Sud alors que chez les hommes, les paires Gagliano-Dugrip et Daguerre-Brachard sont sur le pont à Myslowice en Pologne. Les frères Cès sont eux toujours indisponibles, car Andy s’est blessé à la cuisse gauche lors d’un tournoi aux Canaries. L’équipe française numéro 1 espère être opérationnelle pour les Championnats du monde qui auront lieu cette année du 25 juin au 4 juillet à Stavanger en Norvège et pour la manche française du circuit à Marseille du 20 au 26 juillet. I ITALIE : GRBIC REJOINT HENNO. – Le passeur serbe Nikola Grbic (35 ans), champion d’Europe avec Trente, s’est engagé pour trois ans avec Cuneo, où il retrouvera Hubert Henno, qui a également donné son accord au club alpin après une « pige » gagnante pendant les play-offs de Pro A avec le Paris Volley.
MERCREDI 27 MAI 2009
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RUGBY
! TOP 14 – LES DEMI-FINALISTES (3/4)
Jusqu’à jeudi, L’Équi pe présente des zooms sur les demi-finalistes du Top 14. Après Clermont lundi et Toulouse hier, c’est au tour du Stade Français aujourd’hui.
Paris avance masqué
Dernier qualifié après une saison laborieuse, le Stade Français demeure cependant un adversaire redouté.
Ewen McKenzie, l’entraîneur du Stade Français, aime jeter le trouble surl’équipe qu’il aligne chaque week-end. D’où le huis clos instauré cette semaine avant le grand rendez-vous de Lyon : « En fonction des joueurs que l’on aligne, cela donne des indications sur la stratégie que l’on souhaite mettre en place. » Tout au long de la saison, il n’a pourtant pas souvent eu le loisir de disposer d’un effectif aussi complet qu’aujourd’hui à l’approche de la demifinale. « On atout le monde et il va falloir faire des choixalors j’étudie chaque cas à la loupe. » Un souci de riche d’autant que le technicien australien semble avoir déjà défini son quinze de départ.
UNE ÉQUIPE SURPRENANTE. – Derrière, tout a évidemment été fait pour aligner le duo providentiel du début de saison, Beauxis-Hernandez. L’ouvreur et l’arrière interchangeables représentent 275 points à eux deux sur les 622 points inscrits par le Stade Français cette saison. Un chiffre qui classe l’attaque parisienne au deuxième rang du Top 14. Au centre, la présence de Brian Liebenberg, capable de jouer dans tous les registres, permettrait à Mathieu Bastareaud d’occuper le poste de second centre où va sa préférence. Aux ailes, Mark Gasnier attaquera sans doute à droite et l’Italien Mirco Bergamasco, très utilisé en cette fin de saison, occupera le flanc gauche. À la mêlée, en l’absence d’Agustin Pichot, la vivacité et la passe mais aussi la maîtrise de la langue d’Alexandre Albouy ont été préférées aux qualités de défenseur et au jeu au pied de Noël Oelschig. Les seules véritables surprises se situeront finalement au sein du paquet d’avants. On croyait le trio RabadanParisse-Leguizamon installé en troisième ligne, mais le numéro 8 de la Squadra Azzurra, usé jusqu’à la corde cette saison, fera les frais d’une fin de Championnat compliquée physiquement. Cela profitera à son compatriote Mauro Bergamasco, à l’abattage indéniable. En deuxième ligne, c’est l’expérimenté mais inattendu David Auradou, cinq titres de champion de France et six finales de Championnat à son actif, qui accompagnera selon toute vraisemblance Pascal Papé. Enfin, en première ligne, David Attoub devrait pousser Rodrigo Roncero sur le banc, Sylvain Marconnet débutant ainsi à gauche. QUEL JEU POUR BATTRE PERPIGNAN ? – Des trois autres demi-finalistes, l’USAP est l’équipe qui a le mieux réussi au Stade Français cette saison. Les Parisiens sont allés s’imposer deux fois à Aimé-Giral en début d’année (29-16, 15 août 2008 en amical ; 26-11, le 6 septembre 2008 pour le compte de la 3e journée de Top 14) contre un nul concédé au Stade de France (13-13, le 31 janvier 2009). « J’aime ce genre de match », lance McKenzie. « Ce sont des parties d’échec surtout face à des entraîneurs d’expérience comme Jacques Brunel. Ils ont des points forts, après, il est toujours possible de trouver des failles dans leur système. » Malgré un ascendant psychologique au regard des confrontations directes et deux finales déjà remportées face aux Sang et Or (1998 et 2004), le manager australien reste prudent : « Cette équipe joue chaque semaine avec le même esprit. Cela reste une bonne chose pour nous de les avoir déjà battus deux fois, même si cela fait longtemps maintenant. » C’était du temps où Paris mettait tous ses points au pied et parvenait à conclure l’essentiel de ses occasions. Depuis, les blessures, l’usure physique et mentale ont eu raison de ce bel opportunisme. « On se crée les espaces, on a les occasions, mais à chaque fois il manque un dernier geste, un petit truc pour finir l’action », analyse McKenzie. « J’ai l’impression que l’on se bat plus contre nousmêmes que contre nos adversaires », ajoute Pierre Rabadan, soucieux de retrouver ce qui faisait la force de son équipe : conquête infaillible, jeu au pied d’occupation et réalisme. Le capitaine parisien espère : « Si nous parvenons à être constants sur le match, à prendre le score et le garder, tout sera ouvert. » PARIS PEUT-IL LE FAIRE ? – « Yes we can », répond Ewen McKenzie quand on lui pose la question. Oubliés les mois de novembre et décembre, tachés par trois défaites consécutives en Top 14 (Toulouse, Clermont, Montpellier) et le double revers fatal contre les Harlequins en Coupe d’Europe. Évacuée la longue période sans deuxième-ligne de métier valide (Drodz, Papé, Auradou), les blessures récurrentes de Beauxis, le pari en partie manqué de sortir Pichot de sa retraite, et l’absence prolongée de Hernandez à la fin du mois de février. Le Stade Français ne jouait pas bien mais il est encore là et bien là. « On est en demie, non ? interroge Juan Hernandez. Où est le problème ? » « Le stage de la semaine dernière à Dieppe s’est très bien passé », se réjouit pour sa part McKenzie. D’abord, pendant quarante-huit heures, entre une soirée au casino, les longs moments passés à table le soir dans une humeur joyeuse, et la dernière matinée vécue sur une piste de karting, les Parisiens ont eu confirmation que les ternes résultats des semaines passées n’avait nullement altéré l’ambiance. « Les séances étaient longues, on a mélangé physique et rugby mais il y a eu peu de ballons tombés, beaucoup de concentration, d’application », se réjouit Mauro Bergamasco. Et puis, le vécu du Stade Français en phase finale pourrait peser lourd. « Il faudra à la fois faire preuve de beaucoup d’humilité et de fierté, prévient Sylvain Marconnet. Car au moment d’enfiler notre tunique, on devra avoir à l’esprit qu’elle est lourde d’histoire et riche de palmarès ». De sensations fortes aussi. En 2004 où les Parisiens avaient péniblement arraché la qualification pour les play-offs lors du dernier déplacement à Agen, présentant un nombre égal de défaites et de victoires (7). Sept semaines plus tard, ils étaient sacrés champions de France. « Sans aller jusqu’à cette comparaison, il faut se persuader que les quatre clubs repartent de zéro, conclut Hernandez. Champions ? Bien sûr qu’on peut le faire. »
RENAUD BOUREL (avec H. I.)
Stade Français
Date de création : 1883. Président : Max Guazzini. Directeur général : Mathias Poursine. Entraîneurs : Ewen McKenzie, Fabrice Landreau, Christophe Dominici. Budget : 19,2 millions d'euros. Stade : Jean-Bouin (12 000 places). Abonnés : 4 547. Affluence moyenne de la saison régulière : 25 083 spectateurs.
Palmarès
Championnat de France : 13 (1893, 1894, 1895, 1897, 1898,
1901, 1903, 1908, 1998, 2000, 2003, 2004 et 2007).
Coupe de France Du-Manoir : 1 (1999).
CASTRES (Tarn), STADE PIERRE-ANTOINE, 24 AVRIL 2009. – Lionel Beauxis (à droite) et Juan Martin Hernandez (no 22) seront des atouts importants pour les Parisiens aussi bien dans le jeu d’attaque que dans le jeu au pied. (Photo Pascal Rondeau/L’Équipe)
EN DIRECT DES DEMI-FINALES
TOULOUSE
Entraînement en soirée
HIER, TOUJOURS SOUS LE CIEL GRIS des Landes, à Capbreton, les Toulousains ont poursuivi leur préparation en décalant d’une bonne heure leur entraînement de fin d’après-midi, afin de se rapprocher de l’heure du coup d’envoi de leur demi-finale, vendredi (20 h 45). Aujourd’hui, la journée sera plus légère au niveau physique mais plus dure mentalement. Avant de rallier Bordeaux, cinq joueurs, parmi les trente présents au stage, seront écartés du groupe (le Stade Toulousain a coutume de s’échauffer à vingt-cinq). Ces cinq-là, accompagnés d’un kiné et d’un préparateur physique, rejoindront un autre hôtel bordelais que les vingt-cinq retenus. Leur identité sera une première indication des choix tactiques mais il n’est pas sûr qu’elle éclaircisse l’énigme de la charnière car Kelleher, Michalak, Skrela et Élissalde pourraient être retenus tous les quatre. Un tel choix impliquerait de mettre à l’écart un des deux internationaux suivants : Heymans ou Poitrenaud. – C. J.
CLERMONT
En route vers Bordeaux
AU REPOS HIER, LES CLERMONTOIS partiront aujourd’hui en bus pour leur retraite de la région bordelaise. La ville s’est décorée de jaune et bleu, et la tension monte peu à peu. Il n’y a plus de places à vendre depuis longtemps, le petit rajout de quatre cents places accordé par la Ligue, après le premier contingent de 7 000, étant parti dès la semaine dernière. « À l’impossible nul n’est tenu, constate René Fontes, le président clermontois. Ce que je regrette un peu, c’est que nombre de nos supporters ont dû prendre un jour de congé supplémentaire, ce qui, dans le contexte actuel, n’est pas facile. » Côté terrain, le mystère plane toujours sur la participation de Malzieu (déchirure de l’aponévrose plantaire du pied gauche), qui conditionne la composition de la ligne arrière. Il est probable qu’il faille attendre la dernière minute pour être fixé. – J.-P. M.
PERPIGNAN
L’USAP cultive le flou
LORS DE L’UNIQUE POINT PRESSE de la semaine, hier après-midi à Aimé-Giral, l’encadrement catalan a annoncé que c’était un groupe de vingt-huit joueurs, soit tout l’effectif sans les blessés (Vaki, Chobet, Planté, Carter, Naulu), qui risque de figurer sur la feuille de match samedi à Lyon. « C’est un groupe de vingthuit qui ne veut rien dire, glissa Brunel. Vendredi (lors de la conférence à Lyon), j’en donnerai un autre. En revanche, nous n’avons aucune incertitude par rapport à l’équipe qui va débuter la rencontre. » Hier, après une séance de musculation le matin, les Catalans se sont entraînés à 16 heures sur la pelouse d’Aimé-Giral et ce malgré une puissante tramontane qui n’a pas facilité la transmission du ballon. Aujourd’hui, les joueurs sont au repos avant de reprendre l’entraînement, toujours à huis clos, à Aimé-Giral jeudi matin. – I. B. Le groupe perpignanais : Porical, Burger, Sid, Candelon, Manas, Marty, Grandclaude, Mermoz, Mélé, Hume, Laharrague, Cusiter, Durand ; Chouly, Tuilagi, Tonita, Perez, Le Corvec, Britz, Olibeau, Alvarez Kairelis, Vilaceca, Bozzi, Mas, Freshwater, Pulu, Tincu, Guirado.
STADE FRANÇAIS
Auradou titulaire
DAVID AURADOU SUR LA PELOUSE de Gerland dès le début de la demi-finale, c’est la principale surprise que devrait confirmer le staff parisien demain. Le deuxième-ligne et ancien capitaine parisien a été très longtemps blessé à une épaule cette saison et n’a disputé que huit rencontres. Il sera associé à Pascal Papé. En troisième ligne, Mauro Bergamasco sera vraisemblablement préféré à Sergio Parisse, son capitaine en équipe d’Italie. Lionel Beauxis, dont ce sera la rentrée après un mois d’absence, évoluera à l’arrière. À noter que Guillaume Boussès ne figure pas parmi les vingt-trois joueurs prévus sur la feuille de match, au contraire de Nicolas Jeanjean, pourtant très peu utilisé au cours de la saison. Aujourd’hui, repos. Demain matin, entraînement à 11 heures à Jean-Bouin et départ pour Lyon en début d’après-midi par TGV. L’équipe probable du Stade Français : Beauxis – Gasnier, Bastareaud, Liebenberg, Mir. Bergamasco – (o) Hernandez, (m) Albouy – Mau. Bergamasco, Leguizamon, Rabadan (cap.) – Auradou, Papé – Attoub, Szarzewski, Marconnet. Remplaçants : Blin, Roncero, Marchois, Parisse, Oelschig, Messina, Jeanjean, P. Ledesma.
SYLVAIN MARCONNET, pilier du Stade Français, a repris ses études à HEC. Tout en restant pleinement concentré sur son statut de joueur.
« Je ne suis pas un tricheur »
Au sortir de l’entraînement, le visage ruisselant de sueur, il s’est assis à la terrasse du club-house de Jean-Bouin. Un cartable noir estampillé « HEC Paris » dans une main, il a dit qu’il voulait faire vite. « Avec le début de la phase finale et le départ pour la tournée, j’ai trop de choses à faire », a soupiré Sylvain Marconnet. Le débat était lancé. Il n’est pas toujours facile de cumuler sport de haut niveau et études.
« VOUS ALLEZ DISPUTER samedi votre huitième demi-finale de Cha mp ionnat depuis 1998. Qu’est-ce que cela vous inspire ? – Ça ne m’intéresse pas. Je ne voudrais pas passer pour un mec qui a le melon, mais seuls les titres m’intéressent. Donc, pour moi, ce Paris-Perpignan, c’est une demi-finale pas une finalité. – De tous les demi-finalistes en présence, vous présentez une particularité. À trente-trois ans, vous avez récemment repris les études. – Depuis le début avril, je prépare un mastère en marketing et développement commercial à HEC Paris. Comme je suis en fin de contrat en 2011, je prépare ma reconversion. Et j’avais aussi très envie de me replonger dans les études. Donc, l’an passé, quand j’ai renouvelé mon contrat, j’ai demandé au club de m’aider à intégrer une formation diplomante. C’est une histoire à la fois simple et compliquée. – Racontez-la. – En 1997, quand je suis arrivé à Paris en provenance de Grenoble, j’avais un BTS de force de vente. C’est niveau bac + 2. Et j’ai donc voulu intégrer une école de commerce à Paris. Mais Bernard Laporte, entraîneur du Stade Français à l’époque, m’a dit : “Voilà ma vision des choses. À court, moyen ou long terme, tu as le potentiel pour faire une bonne carrière dans le rugby. Ce sport se professionnalise à vitesse grand V, ne laisse pas passer l’occasion. Et si tu es fidèle au club, dans quelques années, il te laissera le temps de te replonger dans les études.” Et là, ce souhait était redevenu très fort. Je pense vraiment que notre instruction et notre culture font la richesse de notre sport. – Et vous avez intégré HEC. – Oui. Et HEC, dans le monde des écoles de commerce, c’est quand même ce qu’est le Stade Français au rugby. J’ai passé cette année un test d’entrée le vendredi 6 mars, l’avantveille de rejoindre Marcoussis pour préparer Angleterre-France. Il y avait un dossier d’une vingtaine de pages à remplir avec diverses questions sur la personnalité, la culture. Puis un entretien d’une heure, face à un jury composé d’enseignants et de personnes issues du monde de l’entreprise, et enfin, une étude de cas. Comme ça fait une douzaine d’années que j’ai arrêté les études, je ne pense pas que l’étude de cas se soit bien passée. Mais plutôt qu’on m’a pris sur ma motivation.
Wilkinson : « Le genou, c’est parfait ! »
Tableau final
Demi-finales
À Lyon, samedi 30 mai, 16 h 45 (Canal +)
« J’ai besoin de toute ma tête »
– Comment vous organisezvous exactement ? – En fait, je suis un cursus étalé sur douze mois, à raison d’une semaine par mois. J’ai commencé en avril. La première semaine, était celle du quart de finale de Coupe d’Europe. Avec Paris éliminé, on était donc off. Mais la deuxième, je l’ai faite du 11 au 15 mai. Le dimanche 10 mai, je sortais à 23 h 30 du stade Jean-Bouin après le match contre Biarritz, et lendemain à 8 heures, j’étais à Jouy-en-Josas dans l’amphi. Ce qui fait que la semaine de Bayonne-Stade Français, je ne me suis pas du tout entraîné. Je n’ai pas mis les pieds au stade et j’ai rejoint l’équipe à Bayonne le vendredi soir par le dernier avion. – Votre emploi du temps est donc très compliqué à bâtir ? – Oui et je suis déjà en train de négocier des aménagements avec mes enseignants. La troisième semaine prévue, je pars en Nouvelle-Zélande avec l’équipe de France (1). Et la sui-
vante est programmée dès mon retour de tournée. Mais je suis ravi et passionné par ce retour aux études. – Mais comment peut-on concilier études et sport de haut niveau ? – Les semaines de cours, je ne m’entraîne pas. Pas du tout. Avec des cours de 8 heures à 22 h 30 à Jouy-enJosas, je n’ai pas du tout le temps. Et si je m’entraînais, si je courais, ça nuirait à mon attention. Or, j’ai besoin de toute ma tête et de plénitude mentale. C’est une contrainte et surtout un contrat avec le staff. Ewen (McKenzie, l’entraîneur) me fait confiance, et tous, Max (Guazzini, le président) le premier, savent que je ne suis pas un tricheur. – Dans quel domaine voulezvous vous orienter ? – Je ne sais pas encore exactement. Mais à la fin du cursus, ma soutenance de thèse portera sans doute sur l’économie dans le rugby pro. Je suis à bloc dedans et d’ailleurs, en NouvelleZélande, j’espère trouver des bouquins qui réfèrent à la marque all black. »
HAMID IMAKHOUKHENE
Finale
À Saint-Denis, Stade de France, samedi 6 juin, 21 heures (Canal + et France 2)
1. Perpignan 4. Stade Français
À Bordeaux, vendredi 29 mai, 20 h 45 (Canal +)
2. Toulouse 3. Clermont
I LES DEMIES POUR BERDOS ET GARCES. – C’est Christophe Berdos qui arbitrera la demi-finale qui opposera vendredi soir à Bordeaux le Stade Toulousain à Clermont Auvergne. Et Jérôme Garces qui sera au sifflet samedi pour la seconde, à Lyon entre Perpignan et le Stade Français Paris. Enfin, même si ce n’est pas encore officiel, c’est à Jean-Pierre Matheu que devrait revenir la charge de diriger la finale. I CHALLENGE EUROPÉEN : FRIER CITÉ. – Le troisième-ligne de Bourgoin Julien Frier comparaîtra devant la commission de discipline, en raison d’une citation survenue lors de la finale perdue (15-3) contre Northampton vendredi dernier en finale du Challenge européen. La citation, par le commissaire de match Ray Wilton (Galles), s’est faite à la suite d’un coup porté au pilier Euan Murray. En revanche, le commissaire n’a pas jugé utile de convoquer Courtney Lawes, le joueur coupable du placage sur Morgan Parra qui a entraîné la blessure de ce dernier.
(1) L’équipe de France part en tournée du 2 au 27 juin avec trois test-matchs contre la Nouvelle-Zélande (13 et 20 juin) et un en Australie (27 juin).
DEMAIN PERPIGNAN
MARIGNANE (Bouches-du-Rhône), AÉROPORT MARSEILLE PROVENCE, HIER. – C’est juste après midi, hier, que Jonny Wilkinson et sa compagne Shelley Jenkins ont débarqué à Marseille. Le demi d’ouverture anglais (30 ans depuis lundi, 70 sélections) arrivait de Majorque où il a passé une semaine de vacances. « Merci de nous accueillir. C’est très gentil », furent ses premiers mots, en français, pour Mourad Boudjellal (à gauche sur la photo), président du RC Toulon, son nouveau club. Alors qu’on lui demandait s’il s’était baigné à Majorque, Wilkinson a lancé dans un grand sourire : « J’ai nagé, j’ai tout fait. Mon genou est parfait ! » Ce genou gauche qui l’a empêché de jouer depuis le 30 septembre 2008. Aujourd’hui, ce sont les docteurs Jean-Pierre Franceschi à Marseille et Jose Gadea à Toulon qui vérifieront si cette articulation est « parfaite ». Wilkinson tiendra une conférence de presse à midi. – A. R.
AGENDA
VENDREDI 29 MAI I TOP 14 (demi-finales).– Voir par ailleurs (tableau final). SAMEDI 30 MAI I TOP 14 (demi-finales).– Voir par ailleurs (tableau final). I TOURNÉE DES LIONS. – Highveld XV (AFS)-Lions britanniques et irlandais (19 h 15, Canal + Sport). I TESTS-MATCHES. – Angleterre-Barbarians ; Canada - Pays de Galles. I SUPER 14 (finale). – Bulls (AFS)Chiefs (NZL) (17 h 15, Canal + Sport). DIMANCHE 31 MAI I PRO D 2 (finale). – Oyonnax-Albi à Montpellier (15 heures, France 3 et Sport +). I TEST-MATCH. – États-Unis - Irlande.
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MERCREDI 27 MAI 2009
PATINAGE ARTISTIQUE
SQUASH
CHAMPIONNATS D’EUROPE
Rondement mené
LYON –
de notre envoyée spéciale APRÈS LA SAISON blanche, les bouchées doubles. Opérée de l’épaule droite le 5 janvier, Isabelle Delobel n’avait pas pu défendre, avec Olivier Schoenfelder, leur titre mondial. Coup de théâtre le 22 avril : elle annonce qu’elle donnera naissance à son premier enfant en septembre. Pour beaucoup, ces événements signifiaient la fin de leurs ambitions olympiques. Mais pour Isabelle, ils ne suffisent pas à voiler son inaccessible étoile, son rêve de titre suprême à Vancouver, en février 2010. Et la poussent à s’acharner au quotidien. 7 HEURES : CLINIQUE. – Un bandeau turquoise dans les cheveux, le ventre déjà bien arrondi et le regard ensommeillé, Isabelle Delobel pousse la porte de la clinique du Parc. Elle connaît les lieux par cœur. Mais ce n’est pas pour une échographie qu’elle est si matinale. C’est là qu’elle poursuit la rééducation quotidienne de son épaule. Pour envisager d’être sacrée aux Jeux, elle doit d’abord retrouver l’intégrité de son articulation. Métamorphose rapide : sa grossesse éclate dans son maillot de bain deuxpièces. Quand son kiné lui demande ses sensations depuis la veille, elle n’évoque pas d’occasionnelles contractions mais une douleur lancinante au long biceps. Dans la piscine, elle se révèle sérieuse, appliquée. Elle grimace parfois mais ne se plaint jamais. Elle gagne doucement les degrés d’angulation qui lui manquent encore. Le travail, c’est 50 % avec le kiné, 50 % d’automobilisation en balnéothérapie. Aucun exercice ne lui est interdit mais certains entament son confort. Elle boucle, par exemple, une ceinture lestée autour de sa taille élargie, repousse les plaques de plomb dans le creux du dos et au-dessus des hanches, se colle un masque sur les yeux et s’assoit sous l’eau. Lors de plusieurs séries en apnée, le kiné la guide, l’aide à lever doucement les bras tendus jusqu’à la verticale. En sortant de l’eau, elle file s’allonger sur le dos pour effectuer de nouveaux mouvements avant une séance de Skintonic, un appareil qui sert à enlever l’adhérence des cicatrices, puis une autre de cryothérapie (soufflet d’air froid). Première pause : elle rentre chez elle et peut avaler son petit déjeuner. 12 HEURES : PATINOIRE. – À la patinoire Charlemagne, Isabelle Delobel retrouve Olivier Schoenfelder, son partenaire sportif depuis près de vingt ans. Sur la glace, ils se fondent parmi la quinzaine de danseurs qui patinent déjà. Isabelle évolue dans l’anonymat de ses habitudes. Son académique noir moule ses rondeurs, un boléro en lycra violet les rehausse. Aujourd’hui, le duo s’attelle à la chorégraphie de la danse originale, un french cancan. « Il faut la voir, Isabelle, lever la jambe malgré son gros bidon ! », rit Muriel Zazoui, leur entraîneur. Olivier, qui effectue seul le premier entraînement matinal, semble s’adapter. « Je ne me sens pas abandonné, dit-il. Et c’est important pour moi de voir Isabelle s’engager comme ça. Ça prouve qu’elle est concentrée sur l’objectif. » Soudain, le patin de la jeune femme se bloque et provoque une chute. Angoisse générale. « On a tendance à se préoccuper de son ventre mais c’est son épaule qui reste la plus fragile », répète Zazoui. Justement, Isabelle a atterri sur son avant-bras droit. Même s’il n’est pas d’humeur aujourd’hui, Olivier est le premier à se précipiter pour la relever. Zazoui les rejoint, s’inquiète de ses sensations, soutient Isabelle. Mais la séance reprend. C’est à peine si on l’aperçoit bouger son épaule. Ou effleurer son ventre de la main. 14 HEURES : SALLE DE MUSCULATION. – Isabelle quitte la glace et se dirige vers la petite salle de musculation quand Schoenfelder s’éloigne à vélo. « Nos séances sont personnalisées, on essaie de ne pas être dans les mêmes créneaux », explique-t-il. Pour elle, il s’est d’abord agi de raffermir son corps. « Quand je suis tombée enceinte, j’étais sèche, à 12,5 % de masse grasse, se souvient-elle. Mais à cause de mes quatre mois d’inaction, je me suis ramollie. » Conseillée par le préparateur physique, elle enchaîne des « fentes », travaille ses ischio, recherche l’équilibre en jouant les funambules. Elle n’a pas le
Gaultier force 6 ?
CINQ FOIS VAINQUEUR d’affilée, le numéro 1 français et meilleur joueur européen, Grégory Gaultier (no 2 mondial), va tenter, d’aujourd’hui à samedi à Herentals (Belgique), de poursuivre son invincibilité sur le Vieux Continent. « Après être rentré de Suède (suite à la finale de l’Euro par équipes AngleterreFrance perdue par les Bleus) début mai, je me suis arrêté une dizaine de jours car je n’arrivais pas à récupérer de mon intoxication alimentaire. Depuis, j’ai effectué une bonne semaine d’entraînement et ça devrait aller... C’est mon seul tournoi important jusqu’à septembre, j’ai envie de le réussir. » Il aura néanmoins besoin de toute son énergie, car tous les meilleurs Européens, à l’exception de l’Anglais Willstrop (no 9), sont présents : les Anglais Matthew (no 6), Barker (no 7) et Grant (no 11), l’Espagnol Golan (no 12), le Néerlandais Anjema (no 19) et... Thierry Lincou (no 8), finaliste malheureux en 2008. Chez les femmes, Isabelle Stoehr (no 11), sacrée l’an dernier à Bratislava, aura fort à faire avec la première participation de l’ex-Australienne et néoNéerlandaise Natalie Grinham (no 4), ainsi que la présence de l’Anglaise Laura Lengthorn-Massaro (no 7). AUJOURD’HUI. – Flemish Squash Center d’Herentals (BEL) : 1er tour HOMMES et FEMMES. Équipe de France. HOMMES : Gaultier, Lincou, Lavigne, Balbo. FEMMES : Stoehr, Serme, Allamargot, Duplomb.
Enceinte de cinq mois, la danseuse Isabelle Delobel rééduque son épaule et prépare les Jeux Olympiques.
LYON, PATINOIRE CHARLEMAGNE, 12 MAI 2009. – Les formes épanouies d’Isabelle Delobel n’empêchent pas le couple qu’elle compose avec Olivier Schoenfelder (à droite) de virevolter deux heures par jour sur la glace. (Photo Bernard Papon)
Elles ont tenté le même pari
Laura FLESSEL a donné naissance à sa fille en juin 2001 avant de remporter l’argent mondial à l’épée en octobre de la même année. « À un moment de ma grossesse, j’ai abandonné les assauts pour me concentrer sur la technique, se souvient-elle. À huit mois, je travaillais encore avec l’arme, assise sur une chaise. On m’a autorisé la course jusqu’à sept mois, j’ai continué avec du vélo, de la natation et du tennis de table. J’ai dû gérer la fatigue et dix-huit kilos supplémentaires. Mais après l’accouchement, les choses sont revenues naturellement. La Fédération m’a offert l’équivalent d’une wild-card pour les Mondiaux. J’avais quatre mois et ce défi m’a permis d’avancer plus vite mais sans me priver d’allaiter. Je n’ai pas eu le droit de reprendre une activité avant six semaines. Ensuite, il ne fallait pas chercher à retrouver ses sensations d’avant. On a travaillé cinq actions et les défauts des autres. J’ai accepté que mon corps soit plus lent, plus lourd. Tu gagnes en humilité, tu réorientes ta passion. Il faut jouer, bluffer. C’est un coup de poker que tu tentes. » Muriel HURTIS a accouché en mars 2005 et n’a pu être en piste pour les Championnats du monde d’athlétisme l’été suivant. « Trouver la motivation pour s’entraîner quand on est enceinte, ce n’est pas évident, analyset-elle. Les trois premiers mois, j’ai continué la compétition. Je me suis entretenue encore un mois avec du vélo d’appartement, de la natation, beaucoup de gym et d’étirements. Après, je me suis laissée vivre. Je m’étais mis en tête d’être aux Mondiaux avec le relais. Mais après l’accouchement, j’ai réalisé que c’était du rêve. Le plus dur aura été les 30 kilos que j’avais pris. Après deux mois, j’ai repris, avec marche sportive, natation et beaucoup de vélo. Puis je suis à nouveau tombée sur la tête : je ne savais plus courir. J’avais perdu mes repères. Je suis redevenue une débutante, obligée d’apprendre l’alphabet d’A jusqu’à Z. Au total, il m’a fallu deux ans pour retrouver mon niveau. » – C. L.
HOCKEY SUR GAZON
I FRANCE - AUSTRALIE : LES BLEUS Y ONT CRU. – La France a failli créer la sensation, hier à Montrouge (Hauts-de-Seine). Face à l’Australie, médaillée de bronze aux derniers Jeux Olympiques, les Bleus ont en effet mené 4-2 à la pause, grâce à Frédéric Soyez, sur petit corner dès la 1re minute, puis Martin Genestet (21e), Arnaud Bécuwe (28e) et Sébastien Jean Jean (29e). Malgré un excellent Maxime Wilson, auteur de plusieurs grosses parades, les Français, qui ont manqué un stroke (penalty de Soyez sur la barre), ont finalement cédé à trois reprises en seconde période (4-5). « Si on m’avait dit que nous marquerions quatre buts à l’Australie, je ne l’aurais pas cru, commente l’entraîneur australien des Bleus Scott Goodheart. En attaque, même s’il reste des choses à ajuster, nous avons été assez efficaces. Défensivement, nous avons commis trop de petites erreurs et laissé trop d’opportunités à nos adversaires. Nous sommes encore une petite équipe par rapport à l’Australie, mais ce match doit permettre aux joueurs de prendre confiance et conscience de leur potentiel. » Les deux formations se retrouvent aujourd’hui (19 heures), sur les installations du Racing Club de France, à La Boulie (Yvelines). – P. G.-B.
Encore 262 jours
31 mai-14 juin : les Canadiens Dubreuil-Lauzon sont à Lyon pour chorégraphier le nouveau libre. Pour les portés, Marie-France Dubreuil remplace Isabelle Delobel. À partir de mi-juin : « Je les garde à Lyon pour travailler, peaufiner, répéter tant qu’Isabelle en sera capable », projette Muriel Zazoui. Début septembre : accouchement, aux alentours du 5. « Ce sera leurs vacances », sourit la coach. Fin septembre : « Dans l’idéal, elle reprendra l’entraînement », prévoit Zazoui. Tout dépendra de sa récupération et de son désir d’allaiter. Octobre : le Québécois Richard Gauthier vient pour les pirouettes. « On ne pourra pas les travailler avant, car sa grossesse empêche Isabelle d’adopter la position assise », dit Zazoui. 18-19 décembre : rentrée à l’occasion des Championnats de France, à Marseille. 19 février 2010 : un mois après les Championnats d’Europe à Tallinn (Estonie), le duo entre en lice aux Jeux Olympiques.
droit d’effectuer des abdominaux purs, de mettre des charges sur ses épaules mais elle compense par sa connaissance de la méthode Pilates, fondée sur la respiration, la concentration, le contrôle de soi. « En plus, il paraît que cela évite les risques de descente d’organes, précise Delobel qui aimerait anticiper sa reprise après l’accouchement. J’ai posé beaucoup de questions à ma gynéco.
Est-il possible de renforcer le périnée avant qu’il ne souffre ? En fait, non. » Suivie depuis un an par une diététicienne, elle ne s’inquiète pas de l’aspect poids. « Pour l’instant, j’ai pris cinq kilos. Je mange de tout, j’essaie juste de distinguer la faim des envies. » Au pire, elle peut compter sur ses deux séances hebdomadaires d’endurance (trente
minutes de course sur tapis). Celle d’aujourd’hui est reportée à demain. « La sage-femme m’a dit que si tout allait bien, ce n’était pas nécessaire de la consulter, explique la denseuse. Mais, après ma chute de tout à l’heure, je vais passer la voir cet après-midi. Pour être sûre. Maintenant, mon bébé prime tout. »
CÉLINE LONGUÈVRE
AUTOMOBILE ! ENDURANCE
GOLF
I MATIGNON : OUI À UN GRAND PRIX DE FRANCE ÉCOLO. – Conduite par le Premier ministre, François Fillon, une réunion interministérielle, portant notamment sur l’avenir du Grand Prix de France de Formule 1, a réuni, hier à Matignon, les ministres Jean-Louis Borloo (Développement durable) et Patrick Devedjian (Relance) ainsi que les secrétaires d’État Bernard Laporte (Sports), Christian Blanc (Région capitale) et Chantal Jouanno (Écologie). À l’issue de cette réunion d’une heure, ils ont souhaité dans un communiqué que « la France puisse dès que possible organiser à nouveau un Grand Prix ». Le texte assure que le gouvernement « étudie avec les promoteurs potentiels de l’événement toutes les options envisageables ». Le seul projet examiné hier a, semble-t-il, été celui de Flins. Porté par le conseil général des Yvelines, il « répond aux exigences techniques des organisateurs du Championnat du monde », estime le communiqué. Mais il convient que ses porteurs « apportent des réponses précises aux problématiques techniques et environnementales que pose le choix de ce site, dans le strict respect des procédures existantes ». Une formulation qui a dû satisfaire Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, récemment très critiques envers les aspects environnementaux du projet Flins. Reste à savoir si le processus décrit permettra à la France de réapparaître au calendrier du Championnat du monde de F 1 pour l’édition 2011. – P. I.
HOCKEY SUR GLACE
I HUET TOUJOURS DANS LE FLOU. – Après un dimanche de chien lors du match 4 au cours duquel il a encaissé cinq buts pour sa première titularisation en six semaines, le gardien français de Chicago, Cristobal Huet, ne sait toujours pas s’il jouera ce soir le cinquième épisode de la Finale de Conférence Ouest face à Detroit. Blessé à l’aine, son concurrent (et titulaire du poste) Nikolai Khabibuline reste incertain, la décision le concernant devant être prise quelques heures avant la rencontre. Le portier de l’équipe de France sera titulaire en cas de nouveau forfait du Russe dans ce match de la dernière chance pour les Blackhawks, menés trois victoires à une par le champion en titre. – O. J.
Peugeot boucle les boucles
Les 908 officielles, comme celle de Pescarolo Sport, ont terminé leur préparation aux 24 Heures du Mans (les 13 et 14 juin).
LES TOURS DE CIRCUIT, c’est fini. Pour le développement et la fiabilisation des voitures comme pour le rodage des pièces de course. À l’exception du contrôle que Peugeot Sport a prévu d’accomplir bientôt sur l’aérodrome de Vélizy-Villacoublay et Pescarolo Sport sur celui de Brétigny, les quatre 908 engagées au Mans ne remettront le contact que le 10 juin, quand s’ouvriront les essais des 24 Heures. À Magny-Cours lundi et hier tournaient encore l’une des « Peuge » et la « Pesca », mais avec des programmes différents. L’équipe officielle utilisait une 908 assemblée autour de la coque de réserve pour « déverminer », avec Montagny puis Sarrazin, des transmissions, des demi-trains roulants et de l’électronique destinés au Mans. Henri Pescarolo, lui, découvrait tout juste sa voiture. Avec Tréluyer, le seul à ne pas avoir tenu le volant d’une 908 précédemment, Boullion et Pagenaud, il fallait vérifier son fonctionnement, roder, là aussi, des ensembles mécaniques et surtout, apprendre, sous l’œil des six hommes délégués par Peugeot, à l’exploiter. Pour les 908 usine, la dernière séance de travail importante eut en fait lieu du 19 au 21 mai. Sur le circuit Paul-Ricard, avec Brabham, Minassian, Klien, Lamy et Boullion, cette 908 de réserve, qui prit ensuite le chemin de MagnyCours, avait en charge la huitième et ultime endurance organisée depuis novembre dans la perspective du Mans. « On y a fait plus de trente heures et 6 500 kilomètres, c’est aussi la séance où l’on a eu le moins d’ennuis », souligne Bruno Famin, directeur technique de Peugeot Sport. Un roulement de roue partit en fumée mais c’était prévu : ayant, entre autres, couru aux 12 Heures de Sebring, en mars, il accusait un lourd kilométrage. Pour le reste, la voiture, dont les réglages étaient typés Le Mans et non Paul-Ricard, n’était pas très rapide, il s’agissait de la troisième endurance faite avec le lest additionnel de trente kilos imposé par l’Automobile Club de l’Ouest et la climatisation aurait, semble-t-il, causé quelques tracas. On sait aussi que cette 908 était dotée, à l’avant, d’une nouvelle carrosserie. Évaluée en tests depuis la mi-mars, elle ne fut pas adoptée à Sebring ni même le 10 mai, aux 1 000 Km de Spa. « Notre aérodynamique du Mans est plus fermée à l’avant, indique Bruno Famin. Il s’agit d’avoir moins de traînée et de renvoyer de l’appui sur l’aileron arrière. » Si la 908 Pesca conserve une carrosserie classique, on ne découvrira les formes des trois 908 officielles que le 9 juin, aux vérifications techniques des Jacobins.
DIDIER BRAILLON
Levet, Lucquin et Jacquelin à l’US Open !
Pour la première fois, trois Français ont réussi à se qualifier pour la deuxième levée du Grand Chelem.
EN TRUSTANT trois des onze places qualificatives pour l’US Open, qui se disputera du 18 au 21 juin sur le parcours public de Bethpage, dans la banlieue de New York, les joueurs français ont prouvé qu’ils avaient le coffre pour tenir la distance des 36 trous sur lesquels se déroulait lundi la qualification européenne sur le parcours anglais de Walton Heath. Logique pour Thomas Levet qui, sur la lancée d’une bonne série (victoire à l’Open d’Espagne, 8e à l’Open Irlande, 9e au PGA Championship) a terminé à sept sous le par pour obtenir le droit de disputer son quatrième US Open depuis 2002 (*), la qualification constitue une heureuse surprise pour JeanFrançois Lucquin et plus encore pour Raphaël Jacquelin. « Quand je suis revenu du play-off vers le club house, racontait Jeff Lucquin, j’aurais été capable de faire des sauts périlleux tellement j’étais content. Planter mon tee au départ d’un Majeur était un de mes objectifs de la saison et ça tombe bien parce que l’US Open est l’un de mes préférés. » Pour autant, il peut s’attendre à souffrir sur le mythique Black Course de Bethpage, sur le parking duquel les amateurs passent souvent la nuit entière dans leur voiture dans l’espoir d’être dans les partants du petit matin. « C’est un parcours de malades, confirme Levet, qui avait terminé 18e en 2002. Il est interminable et les greens sont plus rapides encore qu’a Augusta. N’empêche, j’aime autant m’y rendre pour faire mon métier que pour commenter à la télévision. » Tandis que Jacquelin terminait à la première place au coté de l’Anglais Simon Khan, Lucquin, qualifié sur un birdie au premier trou d’un play-off à sept pour cinq places, aura toutefois eu moins de chance que le Suédois Peter Hanson, auteur d’un trou en un pour arracher sa qualification. – P.-M. B.
(*) Les Français à l’US Open. – 2002 : Levet, Van de Velde. 2005 : Levet, Soero (amateur). 2007 : Cévaër. 2008 : Levet.
TENNIS DE TABLE
I OPEN PRO TOUR DE BIÉLORUSSIE. – Sacrés champions de France samedi dernier, Emmanuel Lebesson (no 121 mondial ; 8e homme le mieux classé de cet Open dont la tête d’affiche est le Serbe Karakasevic [no 58]) et Li Xue (no 82 ; tête de série no 7 chez les femmes) seront les principaux atouts des Bleus cette semaine à Minsk. Ils seront accompagnés de Loïc Bobillier (no 209). Tous sont exemptés des qualifications et démarrent vendredi, alors que Lorine Brunet (no 386) joue, elle, aujourd’hui. Les meilleurs mondiaux se réservent pour la tournée Chine-Japon du mois de juin, à laquelle participeront les jeunes Français Romain Lorentz et Simon Gauzy.
Audi est prêt
AU TÉLÉPHONE, LA VOIX de Wolfgang Ullrich, responsable de la compétition chez Audi, est enjouée. « Nous avons bouclé lundi soir notre ultime endurance, trente heures (cumulées mais pas de rang) sans encombre et même en avance sur le timing que nous avions fixé. La voiture est désormais figée. Nous avons trouvé des solutions aux problèmes que nous avions rencontrés lors de la précédente séance de roulage. Cette fois, nous n’avons connu aucun souci, pas de voiture accidentée, juste quelques boules de gomme ramassées sur la piste. Mais nous ne devrions pas être confrontés à ce phénomène au Mans. Au Castellet, il faisait plus de 30 oC et je peux vous dire que les quatre pilotes qui ont mené cette endurance sont bien préparés pour les 24 Heures ! Ils sont prêts à tenir cinq relais d’affilée… Je plaisante : conformément au règlement, c’est impossible. » Conscient que cette année encore, la fréquence des arrêts au stand sera primordiale pour s’imposer, notamment avec la nouvelle règle s’appliquant au changement de pneumatiques, Wolfgang Ullrich ajoute : « Je dois dire qu’avec Michelin, nous avons bien progressé dans le comportement des pneus. » Et s’il venait à pleuvoir dans la Sarthe les 13 et 14 juin ? « Nous sommes prêts, nous avons réalisé 50 % de nos roulages sous la pluie, par brouillard même. Il n’y a que la neige qui nous manque. Mais en juin, au Mans, c’est rare tout de même », répond, toujours aussi décontracté, le responsable d’Audi Sport. Et à propos du sujet dont toute l’Endurance parle, l’homologation de la R 15 ? « Aucun souci, assène-t-il. En tout cas, je n’ai pas reçu d’informations concernant les solutions que nous avons retenues. » – C. Cap.
I UNE ASTON MARTIN DÉTRUITE AUX ESSAIS.– Avant-hier, alors qu’il effectuait ses premiers essais avec la Lola – Aston Martin qu’il pilotera au Mans –, Jos Verstappen est sorti de la route au freinage de la Parabolique de Monza. Le Néerlandais souffre de douleurs au cou et à une main. Aston Martin Racing a maintenant quinze jours pour reconstruire une voiture avant les premiers essais du Mans. Par ailleurs, au volant de l’un des trois exemplaires engagés, Miguel Ramos pourrait être remplacé par Peter Kox.
TRIATHLON
I FRANK BIGNET PROBABLE NOUVEAU DTN. – Philippe Lescure, président de la FFTri, a proposé hier au secrétaire d’État chargé des Sports Bernard Laporte, la nomination de Frank Bignet au poste de directeur technique national, en succession d’Isabelle Gautheron partie à la Fédération de cyclisme. À trente-cinq ans, Bignet serait le premier DTN issu de la « famille » du triathlon. « Après vingt années d’existence et au regard de la qualité de nos entraîneurs, il m’a semblé que c’était le bon moment pour nous tourner vers un de nos cadres », expliquait Lescure. Actuel directeur des équipes de France, Bignet, champion de France 2003 et membre de l’équipe de France jusqu’en 2005, connaît bien le haut niveau. Cette proposition devrait être validée par le secrétariat aux Sports, dans les prochains jours. – P. G.-B.
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