La question du lien dans les d�pendances

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					La question du lien dans les dépendances

La question du lien dans les dépendances

Le terme de lien est de nos jours très utilisé. Il nous arrive souvent d’entendre «faire du lien », « maintenir le lien », « ré Mais que signifie t-il réellement et pourquoi la notion de lien est elle une référence aussi fondamentale dans les relations humaines ? quoi renvoie t-elle pour préoccuper autant ? Le thème que nous discutons aujourd’hui est celui des dépendances et je vais tenter de ramener cette question du lien au c débat pour une fois de plus souligner que l’addiction est une pathologie du lien à part entière. .

Pour cela il ne s’agit pas ici d’entendre le lien au sens de l’action de « lier « ou « délier » ( même si nous pouvons aussi donner du se ainsi) mais plutôt comme une Continuité ou mieux encore comme un pont entre deux dynamiques, deux individus et de fa plus primaire deux objets. Je me suis intéressée à « lier » entre elles plusieurs notions théoriques.( Melanie Klein,Donald W.Winnicott, Joyce Mc Balint et JP Descombey) pour arriver a ce point ou l’individu lors de son développement primaire intériorise un objet externe qui devient par interne par ce mouvement psychique interiorisation avec les qualités inhérentes au premier objet externe. Mon int vous aujourd’hui est de mettre en lumière le croisement des différentes théories afin de montrer à quel moment la continuit dans les réponses apportées aux besoins parfois surdimensionnés du bébé de telle façon que cette zone inoccupée pour un moment n délimite dans le temps peut finalement laisser place à un investissement de type addictologique, un besoin de relation anaclitique de dépendance qui s’installerait alors chez l’individu de manière définitive. Nous nous referons là à M Balint et le défaut fondamental parle d’un défaut ressenti en soi qui_ manque en un instant mais qui influence le fonctionnement de la structure du sujet. Il s’agirait là d’un traumatisme initial ressenti par l’enfant qu’il s’agisse d’un évènement réel ou d’un fantasme pathogè peut avoir des conséquences identiques au premier. Ce qui est à retenir est que la conséquence en est une rupture dans la cohérence interne du sujet. Ferenczi décrit lui même le trauma comme un choc, une commotion qui fait éclater la personnalité. Selon M.Balint, le trauma ne peut être compris que dans cadre d’une relation d’objet, d’une psychologie à deux personnes. Nous sommes là dans la relation primaire mère- enfant. Nous ne sommes pas sans ignorer l’ importance de la qualité des liens pr qui joue son rôle à la fois dans la structuration , la différenciation et la reconnaissance en tant que sujet et donc de l'organisation de personnalité. C’est au travers des bons soins et des bonnes interprétations effectuées par la mère que le bébé va pouvoir intérioriser l bon.C’est bien de l’intériorisation de cet objet total que dépend la capacité de devenir adulte dans l’altérité et la capacit effet si l’objet est bon et intériorisé il permet une sécurité affective et un sentiment de complétude.( La « bonne mère » é capable de frustrer sans abandonner.)

Que se passe- t-il dans le cas inverse qui serait en fait un échec de l’accession au symbolique ? La notion de symbolique est empruntée à Lacan qui l’a utilisée pour différencier le réel de l’imaginaire ; Il s’agirait là l’accession aux représentations et à la pensée symbolique. Cela va mouvoir se mettre en place à partir du manque ressenti de l l’absence naît la représentation »(S Freud). Ce sont les traces mnésiques qui constituent l’hallucination de l’objet qui vont permettr représentation pour ensuite s’élaborer en représentation de mot. La défaillance des liens primaires entraînerait une difficulté de communication et d’utilisation des mots pour mentaliser, repr exprimer. Il s’opère alors cette rupture qui rend le lien discontinue et provoque une désorganisation chez le bébé. Ceci très angoissant pour le bébé qui n’a pas le moyen de se représenter l’événement. Cet épisode est appelé « zone d’ombre C’est de là précisément que naîtrait le sentiment d’incomplétude qui induit une ambivalence (voir clivage) avec une partie de la personnalité adaptée socialement et une autre fondée sur ce vide originaire.

L’enfant est donc emprunt d’une brèche qu’il ne peut colmater de façon satisfaisante. Au moment même ou l’espace transitionnel se en place et a normalement pour but de glisser de l’introjection de l’objet maternel vers l’identification symbolique et l zone d’ombre initiale empêche le processus normal et retire l’utilisation structurante de l’objet transitionnel lui même. L’espace transitionnel doit permettre la différenciation du JE et des autres sans que le MOI soit envahit d’angoisse, la bonne intériorisation ayant normalement permis le maintien de l’image de l’objet même quand celui-ci est absent . C’est ce maintien qui permet le lien continu entre le sujet et l’objet d’amour même en cas d’absence de ce dernier.C’est également ce processus qui permet rester seul sans être débordé par des affects anxiogènes. Lorsqu’il y a eu au préalable discontinuité et sentiment d’abandon interne la capacité à être seul est compromise et la recherche permanente de l’objet d’amour s’impose. « L’enfant plus tard cherchera une solution palliative à ce manque d’introjects comme dans la petite enfance, une solution palliative puisant à l’extérieur :consommation de tabac, d’alcool, de personnes etc.

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L’objet interne étant insécurisant à partir de là commence une course effreinee à la recherche d’un palliatif externe au d L’incapacité d’être seul doit être calmé par la présence physique de la mère pour le bébé. Pour l’adulte il lui faut sans cesse un objet d’investissement externe pour combler ce vide initial. L’objet transitionnel vrai a l’effet apaisant d’un substitut maternel. Il aide l’enfant à rétablir la continuité menacée par la séparation et lui permet de s’ouvrir vers l’extérieur. Dans un développement normal so utilisation s’estompe de manière graduelle. Dans le cas pathologique c’est une quête sans fin qui a lieu car la fragilité interne ne se resoud pas. L’objet d’addiction est un faut objet transitionnel. J. Mc Dougall l’appelle « l’objet transitoire ». Il ne peut apaiser et r le vrai « doudou ». Son effet est ephemere et pour cela même il doit être renouveler continuellement. « Etre le substitut de la mère soignante qui manque au monde interne, remplir cette fonction maternante, pallier la carence des identifications, telle est la fonction qu’est censé tenir l’objet transitoire d’addiction, traité inconsciemment comme la m toute petite enfance. L’objet sera tenue( tout comme la mère l’etait par le bébé) pour responsable de tout plaisir et de toutes souffrances ». Toute utilisation addictive ne peut être qu’un échec puisqu’il ne sera pas possible de remplacer l’objet primaire fantasmatique inexi ou endommagé. Le lien même qui existe entre l’interne et l’externe est faussé et inégal. L’externe étant toujours investi de façon vitale. La capacité du sujet dépend de cette relation qui ne se déroule pas naturellement. L’objet addictif investi est alors le pansement d souffrance existentielle de laquelle résulte un effondrement narcissique important. L’objet protège ainsi le moi des affects ressentis comme menaçant.

Qu’en est-il dans la relation soignant soigné ? Il nous est important de rappeler sans cesse surtout à l’entourage qu’il est indispensable que le patient soit acteur de la demande. Pou qu’une indication de soins soit bonne il est aussi préférable qu’il y ait une reconnaissance de la souffrance psychique et un minimum volonté de connaissance de soi. A partir de là, nous allons pouvoir mesurer quelle motivation le patient met en œuvre pour poser l’éventualité de l’abstinence. Le feu vert a la relation d’aide sera aussi un abandon du « je n’ai besoin de personne » pour accepter l’aide du tiers et peut dépendance à celui-ci. Dans la quête perpétuelle de support qui peut aider à s’en sortir les patients vont avoir besoin d’utiliser les autres comme contenant e s’y accrocher dans l’objectif de retrouver peut être une part de ce qu’ils ont perdu. L’essentiel étant de retrouver une int narcissique. L’objectif est d’offrir une relation sécurisante qu’il pourra intérioriser de façon à recréer un monde interne satisfaisant et de permettr nouveau le désir… En résume accepter de « jouer » le rôle de parent, de bon parent qui peut et même doit frustrer sans jamais abandonner. Remettre en jeu l’espace transitionnel et permettre au patient d’être acteur du « je n’ai plus besoin de vous » pareil à l’ lorsqu’il se sent prêt et « complet » range son doudou.

La question du lien dans les dépendances.

L’individu lors de son développement primaire intériorise un objet externe(la mère) qui devient interne par ce mouvement psychique d’intériorisation avec les qualités inhérentes à cet objet externe. (cf : M Klein). Objectif : montrer que s’il existe un ressenti de discontinuité dans cette relation, cela peut mettre en place une zone dite non occup qui donnera lieu à un investissement extérieur important de type addictologique. (cf : la notion de défaut fondamental d’après M Balint) Conséquence principale à ce défaut ressenti : rupture dans la cohérence interne du sujet avec un impact important sur la structuratio sa personnalité. « L’objet gratificateur est intériorisé et senti comme complet. Le 1er objet interne agit comme un point focal dans le MOI. Il travaille dans le sens de l’intégration et de la cohésion. Il est instrumental en vue de l’édification du MOI ». M Klein Si échec dans l’intériorisation du « bon objet » : Echec de l’accès au symbolique. « De l’absence naît la représentation. » Difficultés de communication Mauvaise utilisation des mots pour mentaliser, représenter et exprimer. Installation de la « zone d’ombre ».

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Moment ou l’espace transitionnel se met en place avec pour objectif de glisser de l’introjection de l’objet maternel vers l symbolique et l’individuation. SEPARATION -INDIVIDUATION - DIFFERENCIATION La capacité d’être seul résulte de ce processus.

L’objet interne étant insécurisant et/ou insuffisant dans la capacité a être seul et a se sentir complet, à partir de là commence une cou effrénée à la recherche d’un palliatif externe au défaut interne.

Dans le cas des addictions, l’objet transitionnel n’a pas réussi à se mettre en place. C’est « l’objet transitoire » (cf Joyce McDougall a tente de jouer ce rôle. La différence fondamentale entre les deux objets étant que le 2eme ne peut sécuriser efficacement et doit être renouvelle continuellement. L’objet d’addiction protége le MOI des affectes ressentis comme menaçants. L’addiction privilégie la sensation au détriment des émotions liées à la relation qui menacent le narcissisme du sujet.

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