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Fiche Thalande 2007 - Organisati

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Fiche Thalande 2007 - Organisati Powered By Docstoc
					                                  MINISTÈRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET EUROPÉENNES

                                         AMBASSADE DE FRANCE EN THAILANDE



                                            FICHE THAILANDE



I- Organisation des études et enseignements dispensés

                A/ Organisation de l’université

        1.1 Généralités et statistiques
        L’organisation du système éducatif en Thaïlande a été fréquemment modifié depuis les années 1960
pour répondre à des conditions socio-économiques en évolution rapide. En 2003, l’enseignement primaire et
secondaire, ainsi que les établissements d’enseignement technique, sont gérés par la commission de
l’enseignement de base du Ministère de l’éducation (MOE), tandis que les universités sont gérées
individuellement, leurs choix devant cependant être approuvés par le Conseil des universités pour le niveau
undergraduate et par la Commission de l’Enseignement Supérieur (CHE) pour le niveau post-graduate.
Cependant, d’autres ministères et institutions contrôlent également l’enseignement à ce niveau pour répondre à
leurs besoins spécifiques.
        La Thaïlande compte, en 2004, 66 universités publiques et 54 universités privées, regroupant au total
2 242 560 Etudiants.
        Le nombre d’étudiants, en particulier dans les universités publiques, est très inégalement réparti. Les
deux universités « ouvertes » du pays (Ramkhamhaeng et Sukhothai Thammatirat, inaugurées dans les années
1970, regroupent à elles seules plus de 700 000 étudiants).
        En 2004, on estime à 52,88% le pourcentage de la population des 18-21 ans étudiant dans
l’enseignement supérieur. En 2001, 53,2% des étudiants avaient choisir le secteur des sciences sociales et
humaines, contre 6,7% en sciences et technologies.

        1.2 Typologie des établissements d’enseignement supérieur
        Il existe plusieurs institutions de l’enseignement supérieur sous la responsabilité du Ministère de
l’Education donnant le niveau du diplôme d’université, de la licence, du master et du doctorat : les universités
dites « classiques », les universités Radjabhat, les collèges d’enseignement professionnel (public et privé), le
Rajamangala University of Technology, les collèges d’éducation physique, et les collèges d’arts dramatiques et
de beaux arts.

        Universités « classiques » publiques et privées

          Ce furent les premiers établissements d’enseignement supérieur de plein droit ouverts en Thaïlande, à
commencer par l’Université Chulalongkorn, au début du XXème siècle, puis les universités Thammasat,
Silapakorn, Kasetsart, Mahidol pour les plus réputées. L’entrée dans ces établissements est soumise à un
examen national sélectif. A partir des années 60, un mouvement de décentralisation universitaire a permis
l’ouverture d’établissements en régions, dont les principaux représentants sont aujourd’hui, l’université de
Chiang Mai, l’université Prince of Songkhla, l’Université de Khon Kaen, l’Université Naresuan et plus récemment
l’Université Mae Fah Luang de Chiang Rai. Deux universités publiques se distinguent par leur caractère
« ouvert » qui permet d’intégrer ces établissements à la seule condition d’avoir terminé ses études secondaires.
Il s’agit des universités Ramkhamhaeng et Sukothai Thammatirat.

      Les universités privées organisent elle-même leur recrutement par la voie d’examens d’entrée propres à
chaque établissement. Les principaux établissements privés de Thaïlande sont l’Université Assumption,
Bangkok University et Rangsit University.

        Universités Radjabhat
        Ce sont les anciennes écoles de formation des enseignants (équivalents des IUFM français), créées en
1957 pour offrir en 4 ans un diplôme de licence en éducation. Depuis 1984, le nombre d’enseignants étant
suffisant en Thaïlande, ces écoles ont diversifié leur enseignement pour former les étudiants dans d’autres
domaines que l’éducation ; à présent, l’enseignement est réparti en 3 catégories : éducation, sciences et lettres.
        Les Universités Radjabhat offrent principalement des formations au niveau de la licence pour pourvoir
aux besoins locaux et nationaux. On encourage également la création d’institutions de spécialisations et
d’études locales.
        Ces instituts ont désormais la possibilité de délivrer des diplômes de niveau master et doctorat, mais ils
doivent pour cela recevoir une autorisation spéciale du Conseil Académique et du Conseil des Universités
Radjabhat.

         Collèges d’éducation physique
         Ces collèges ont pour vocation de former le personnel et les professeurs dans les domaines de
l’éducation physique, la santé, les loisirs, les sciences du sport... Ces établissements délivrent 5 types de
diplômes, d’enseignement secondaire ou supérieur :
• Certificat d’enseignement professionnel : ce sont des programmes de 3 ans offrant un certificat en Sport et
Santé et en Commerce. L’admission se fait sur concours ouvert aux étudiants ayant achevé l’enseignement
secondaire « inférieur ».
• Diplôme en enseignement professionnel : programme de 2 ans offert dans 7 domaines d’études (Informatique,
Santé, Business Administration, tourisme et gestion hôtelière, gestion des ressources humaines, journalisme et
relations publiques, anglais commercial). L’admission se fait sur concours, ouvert aux étudiants ayant obtenu le
certificat d’enseignement professionnel ou sortant de l’enseignement supérieur.
• Certificat Supérieur en Education : c’est un cursus de deux ans délivrant un diplôme supérieur en éducation
physique et santé aux étudiants ayant obtenu le certificat d’enseignement supérieur ou sortant de
l’enseignement secondaire.
• Bachelor (cursus de 2 ans) : Les collèges en éducation physique s’associent aux Radjabhat Insitutes pour des
cursus de deux ans délivrant le diplôme de Bachelor en science du sport et sciences de la santé aux étudiants
détenant un certificat supérieur en éducation physique ou santé.
• Bachelor (cursus de 4 ans) : les collèges d’éducation physique s’associent aussi aux Radjabhat Institutes pour
des cursus undergraduate de quatre ans en relations publiques et sciences de la santé pour les étudiants
détenant un certificat en éducation professionnelle ou sortant de l’enseignement secondaire.

        Le Rajamangala University of Technology
        Elle remplace le Rajamangala Institute of Technology depuis 2003. Elle fonctionne comme un
département du Ministère de l’Education, gérant jusqu’à présent 40 campus, 16 facultés et 30 unités et centres
de recherche répartis à travers tout le pays. Actuellement le RUT est présent et est réparti sur l’ensemble des
provinces en 9 groupes : Suwanabhumi, Bangkok, Ratanakosin, Pranakorn, les régions de l’Est, du Nord, du
Nord-Est et du Sud.

        Les Collèges professionnels
        L’éducation professionnelle formelle est pratiquée à 3 niveaux : secondaire (conduisant à un certificat
équivalent à celui délivré par les écoles générales du secondaire), post-secondaire (conduisant, après une
formation de 2 ans, à l’obtention du diploma) et universitaire (conduisant au degree).
        Le département pour l’enseignement professionnel et le Rajamangala University of Technology
dispensent des cursus différents pour préparer les étudiants aux mêmes certificats et diplômes. Les écoles et
collèges privés d’enseignement professionnel peuvent choisir de suivre l’un ou l’autre des cursus.

         Les collèges en art dramatique et beaux arts
         Ces collèges sont gérés par le Département des Beaux-Arts du Ministère de l’Education nationale.
         Actuellement, il y a 12 collèges en art dramatique en Thaïlande (dont un à Bangkok). Il existe 2 collèges
en Beaux-Arts (l’un à Bangkok, l’autre dans la Province de Suphanburi). Les cursus sont dispensés à la fois aux
niveaux d’enseignement secondaire et supérieur.
         Au niveau du secondaire, il faut 3 ans pour obtenir un certificat inférieur en arts dramatiques, un
certificat intermédiaire en art dramatique ou un certificat intermédiaire en Beaux-Arts. Au niveau du supérieur, il
faut deux ans pour obtenir le certificat supérieur en art dramatique ou Beaux-Arts.

                1.3 La récente réforme éducative et le fonctionnement du système
Une loi cadre (National Education Act) a été rédigée, puis votée en 1999 afin de mettre l’accent sur la formation
continue. Actuellement deux directives concernant l’enseignement supérieur issues de cette loi ont déjà été
concrétisées :
• La réorganisation administrative de l’éducation (loi votée en Juillet 2003) par le regroupement sous un
ministère unique de l’éducation des trois administrations : de l’enseignement supérieur (Commission on Higher
Education ancien Ministère des Affaires Universitaires), de l’enseignement professionnel (Vocational Education
Commission), et de l’enseignement de base (Basic Education Commission).
• « Autonomisation » à partir de 2002 des universités publiques, qui ne recevront presque plus aucun budget du
Ministère, mais seront autorisées en revanche, à développer par tous les moyens, les sources de financements
extérieures et les filières les plus porteuses. Quatre universités ont, à ce jour, un statut d’université
« autonome ».
         1.4 L’admission dans les universités privées et publiques
         L’entrée dans les universités publiques « limitées » est soumise à la condition de réussir le concours
national d’entrée à l’université après avoir obtenu le diplôme de fin d’études secondaires. Le concours est
organisé par un comité composé des représentants des universités publiques et de l’Office du secrétaire
permanent aux affaires universitaires. En outre, certaines universités publiques organisent leurs propres
examens d’entrée pour certains cursus soumis à des quotas particuliers.
         Les établissements privés d’enseignement supérieur organisent aussi leur propre concours d’entrée,
parallèlement au concours national organisé par le MUA. Les étudiants peuvent se présenter aux concours
qu’ils souhaitent.

        1.5 Diplômes et qualifications
        La correspondance entre diplômes thaïlandais, français, britannique et américain est la suivante :
Dans le système d’enseignement supérieur, le premier diplôme est le bachelor, que l’on obtient après 4 années
d’études supérieures. Toutefois, dans les domaines de la peinture, l’architecture, la sculpture, les arts
graphiques et la pharmacie, il faut 5 ans d’enseignement supérieur pour obtenir le diplôme de bachelor ; en
médecine, dentaire et vétérinaire il faut 6 ans pour obtenir ce diplôme.
        Après 1 voire (plus généralement) 2 ans d’études après le bachelor et rédaction d’un mémoire, on peut
obtenir un master. Le doctorat est obtenu après 3 années d’études après le master.
N. B. : Un « advanced diploma » ou « certificate » peut être obtenu après 1 ou 2 ans dans un établissement d’enseignement professionnel ; ce
diplôme ne peut être obtenu que par les étudiants qui possèdent déjà un diplôme ou une qualification professionnelle.




                      B/ Organisation de la recherche

         1.6 Généralités
         • Durant l’année budgétaire 2003, la part du Produit Intérieur Brut consacrée aux dépenses de
recherche et développement en Thaïlande s'élevait à 15 499,20 million baht, ou 0,26 % , dont 7 364,60 million
baht émanant de fonds publics, soit 0,74% du budget national. La Thaïlande compte 76 184 personnes qui
travaillaient pour la recherche et le développement, dont 29 850 chercheurs (39,2%), 27 467 assistants de
recherche (36,1%) et 18 867 personnels de soutien (24,8 %)
         • La politique de recherche thaïlandaise est définie par le Conseil National de la Recherche Thaïlandaise
(NRCT), organisme sous tutelle du Bureau du Premier Ministre. Les politiques de recherche et d’applications
scientifiques et technologiques, présentées sous forme de plans quinquennaux, visent à améliorer le niveau
socio-économique du pays et à obtenir une plus grande stabilité nationale. La Recherche Scientifique se
concrétise par des projets qui doivent aboutir rapidement aux solutions de problèmes précis rencontrés, pour
favoriser les activités économiques, tournées vers l’exportation.
         • Les politiques de recherche sont mises en oeuvre par des structures de recherche dont une grande
partie dépendent du Ministère de la Science et la Technologie (MOST). Le M.O.S.T offre principalement deux
« guichets » de financement externe. Ce sont d’une part le Bureau du Conseil National de la Recherche en
Thaïlande (N.R.C.T.) et d’autre part l'Agence Nationale pour le Développement des Sciences et des
Technologies (N.S.T.D.A) qui mène aussi ses propres programmes de recherche.
         Autres agences de financement de la recherche (publique et privée), le Thailand Research Fund
(organisme non gouvernemental de création récente) et le Health Systems Research Institute (H.S.R.I).
Enfin, les universités, principaux demandeurs de financements pour la recherche trouvent ceux-ci
principalement auprès du NRCT, du Ministère des Affaires Universitaires et sur leurs revenus propres.

        1.7 - Les acteurs de la recherche publique
_ Les organismes de recherche publics
        Ils sont nombreux et jouent souvent également un rôle de bailleurs de fonds pour des projets de
recherche externe. Leurs ministères de tutelle sont principalement :
• Le Ministère de la science, de la technologie et de l'environnement (M.O.S.T.E) chapeaute 2 organismes : le
Thailand Institute of Scientific and Technological Research (T.I.S.T.R) et l'Agence Nationale pour le
Développement des Sciences et des Technologies (N.S.T.D.A). A signaler la création en 2003 d’une Agence
Nationale de l’Innovation (NIA) sous la tutelle du Ministère de la Science et la Technologie, dont la mission
principale consiste à encourager et développer l’innovation technologique et à promouvoir le transfert de
technologie et la création de nouvelles entreprises.
• Le Ministère de l'agriculture et des coopératives : chapeaute près d'une vingtaine de structures de recherche,
parmi lesquelles le Rubber Research Institute of Thailand ou encore encore le Rice Research Institute of
Thailand;
• Le Ministère des transports et des communications : 2
• Le Ministère de l'intérieur : 2
• Le Ministère de la santé publique : 3 dont le Health Systems Research Institute (H.S.R.I)
• Le Ministère de l'industrie : 4

_ Les universités
        Les universités thaïlandaises ont vocation d'une part à former des chercheurs et d'autre part à mener
des recherches, chaque université et parfois même chaque faculté définissant sa propre politique de recherche
ainsi que l'organisation et les moyens qui seront alloués à sa mise en oeuvre. On trouve donc au sein d'une
même université des instituts de recherche thématiques aussi bien que des unités de recherche plus petites
rattachées à des facultés.

          1.7 - Les organismes de recherche non gouvernementaux
          On trouve en Thaïlande un certain nombre d'organismes dont la mission consiste à appliquer les
politiques de recherche nationales bien qu'ils disposent pour ce faire d'un statut d'organisation non
gouvernementale et se distinguent par conséquent des organismes sous tutelle ministérielle ou encore des
instituts de recherche rattachés à une université.
          Outre cette caractéristique statutaire, l'activité principale de ces organismes consiste à entreprendre des
études rémunérées par et pour le compte d'organismes gouvernementaux ou non , nationaux ou régionaux
(A.S.E.A.N, Nations-Unies…).

        Telle est par exemple la mission du Thailand Development Research Institute (T.D.R.I)

Principaux bailleurs de fonds de la recherche publique
MOSTE :
N.R.C.T
Agence Nationale pour le Développement des Sciences
et des Technologies (N.S.T.D.A)
Thailand Institute of Scientific and Technological Research (T.I.S.T.R)
Ministère de l'agriculture et des coopératives
Ministère des transports et des communications
Ministère de l'industrie
Ministère de l'intérieur
Ministère de la santé publique :
Health Social Research Institute (H.S.R.I)
Ministère des affaires universitaires
Universités (revenus propres)
Thailand Research Fund
Thailand Development Research Institute (T.D.R.I)
Principaux acteurs de la recherche publique et privée
MOSTE :
N.R.C.T
Agence Nationale pour le Développement des Sciences
et des Technologies (N.S.T.D.A)
Thailand Institute of Scientific and Technological Research (T.I.S.T.R)
Rubber Research Institute of Thailand
Rice Research Institute
Health Social Research Institute (H.S.R.I)
Universités
Thailand Development Research Institute (T.D.R.I)

_ La recherche privée
        La recherche privée est peu développée en Thaïlande, par manque d'innovation des entreprises mais
aussi parce que la plupart des grandes entreprises sont des multinationales qui mènent leur recherche au siège.
La classification selon des sources de financement pour la recherche et le développement prouve que le secteur
de gouvernement était le plus grand source de financement (5 986,6 million baht, ou 38,6%), suivi du secteur
d’entreprise privée (5 820,2 million baht, ou 37,6%).
        Quelques grandes compagnies thaïlandaises font néanmoins de la recherche, comme Siam Cement (3
centres de recherche en Thaïlande, 500 millions de bahts par an) ou encore Petroleum and
Telecommunications of Thailand (3-400 millions de bahts par an).
        Un certain nombre de mesures gouvernementales encouragent les entreprises à faire de la recherche
(exonérations d’impôts ou encore certaines aides directes). De même, le Board of Investment (BOI) fait
bénéficier les sociétés privées (étrangères comme thaïlandaises) qui souhaitent monter un centre de recherche
et développement d'un certain nombre de privilèges
        Parallèlement, les bailleurs de fonds comme le N.R.C.T et le Thailand Research Fund financent la
recherche privée. La N.S.T.D.A accorde quant à elle des subventions, prêts à faibles taux d'intérêts, assistance
technique et services divers.
         Enfin, certaines universités ont créé leurs propres instituts de recherche privés ou travaillant avec
industries.

_ Collaboration avec la Fondation Thaïlandaise pour la Recherche
Pour une coopération pour la formation d’une nouvelle génération de chercheurs thaïlandais de haut
niveau.
         Le gouvernement français s'est associé depuis janvier 1998 à un programme thaïlandais intitulé « Royal
Golden Jubilee Programme » (RGJP) destiné à former des chercheurs thaïlandais de standard international
(objectif de 1997 à 2011: 5 000 chercheurs, soit le quadruple du nombre de chercheurs thaïlandais actuellement
en formation). Le RGJP mettant comme condition à l'octroi de bourses de thèses une collaboration sous forme
de co-tutelle avec un organisme de recherche étranger, le Ministère des Affaires Etrangères s'efforce de
promouvoir le « Royal Golden Jubilee Program » auprès de tous les établissements d'enseignement supérieur
et organismes de recherche français. Parallèlement, un travail de promotion de la recherche française a été
entrepris par l'Ambassade mené depuis plusieurs au sein des universités thaïlandaises. Ainsi, depuis 1999, une
cinquantaine de jeunes chercheurs thaïlandais ont pu séjourner pendant un an dans un laboratoire de recherche
français. Certains établissements ont signé des conventions pour la préparation de thèses en co-tutelle, ou
même créé des écoles doctorales communes.


IV- Coopérations existantes avec les établissements d’enseignement supérieur français
         Le gouvernement thaïlandais, conscient des lacunes des vingt dernières années en matière de
développement des ressources humaines, révélées notamment par la crise économique qui frappe la Thaïlande
depuis l'été 1998, a mis désormais l’accent sur la formation. Un programme considérable de bourses d’études à
l’étranger et de bourses de stage a été mis en place depuis sept ans.
         Si le nombre d’étudiants thaïlandais poursuivant leurs études en France est peu élevé, un effort
particulier est consenti depuis 1996 par le Ministère des Affaires Etrangères via l'Ambassade pour apporter un
soutien aux programmes de coopération inter-universitaire existants et impulser de nouveaux projets dans des
secteurs intéressant particulièrement la France (télécommunications, environnement, sciences de l’ingénieur
etc.).
         Afin de permettre à ces échanges de prétendre aux financements de la partie thaïlandaise et de revêtir
une visibilité indispensable, un effort a été consenti pour favoriser la signature d’accords de coopération entre
universités portant sur des projets concrets. A ce jour, on recense ainsi près d'une quarantaine d'accords passés
entre établissements d'enseignement supérieur français et thaïlandais.

        IV.1 Coopération scientifique et technique

_ Secteurs prioritaires

Droit et administration publique
- Coopération juridique
Thème :
Formation et recherche avec des enseignants thaïlandais des facultés de Droit et les des fonctionnaires de
différentes administrations.
Projets :
Soutien au Centre d’Etudes de Droit Français de l’Université Thammasat - Partenaire français : Université Aix-
Marseille III
Programme de colloques régionaux de droit comparé - Partenaire français : Université Aix-Marseille III
- Coopération en administration publique
Thème :
Assistance au gouvernement thaïlandais pour la mise en place de juridictions administratives et promotion de la
formation doctorale ou professionnelle de fonctionnaires thaïlandais de haut niveau et d’enseignants des
universités.
Projets :
Coopération avec le Conseil d’État - Partenaire français : Conseil d'État français
Conférences par de hautes personnalités françaises sur des sujets d’administration publique – Partenaire
français : Institut International d'Administration Publique, Conseil d'Etat
Missions et invitations sur la décentralisation - Partenaire français : Caisse des Dépôts et Consignations

Urbanisme et architecture
Thèmes :
- Actions de formation en direction de l’administration thaïlandaise
- Recherche :
- Projets de coopération inter-universitaire
Projets :
Coopération entre l’Université Kasetsart et l’Ecole d’Architecture et de Paysage de Bordeaux
Coopération pour la création du nouveau programme de doctorat en « Urban and Environmental Planning »
Autres projets sur autres sources de financement :
- Etude architecturale, historique et sociologique des rues de Bangkok - Partenaires français : Institut de
Recherches sur le Sud-Est Asiatique (IRSEA/CNRS), ORSTOM
- Les monastères bouddhiques - Partenaire français : Ecole Française d'Extrême-Orient

Environnement
Généralités : Mise en place d’un programme de coopération dans le domaine de l’environnement regroupant
l’ensemble des activités menées par des acteurs français en Thaïlande.
Thèmes :
- Traitement des eaux - Partenaire français : INSAT, Département de Génie des procédés industriel – Année de
création : 1975
- Gestion et technologies de l’environnement - Partenaires français : Université d’Orléans, Ecole Supérieure de
l’Energie et des Matériaux - Année de création : 1996
- Développement de la capacité d’analyse des traces dans l’environnement en Thaïlande - Partenaires français :
MAE, CNRS, CEA, sociétés françaises

Nucléaire
Généralités : Coopération universitaire, formation et recherche pour la mise en place d’une coopération
durable dans le domaine des sciences et technologies du nucléaire entre la France et la Thaïlande
Partenaire français : CEA / INSTN

Information scientifique et technique
Généralités : Mise en place d’une véritable politique d’information scientifique et technique à l’échelle de la
Thaïlande en soutien aux actions de coopération scientifique et technique.


_ Autres secteurs

Sciences humaines et sociales
Thèmes : - Formation en archéologie : participation aux travaux de mise en valeur de l’héritage archéologique
thaïlandais et à la formation de spécialistes (Université Montpellier II)
- Appui au développement des relations franco-thaïlandaises en matière de recherche dans les domaines des
sciences sociales et humaines.
Exemples de projets soutenus :
- Activités du Centre d’Anthropologie de la Princesse Sirindhorn
- Centre de Documentation et de Recherches sur les Etudes Franco-Thaï (Université Silpakorn)
Autres projets sur autres sources de financement :
- Projets financés par la commission des fouilles du ministère des affaires étrangères. Exemples : mission
archéologique française en Thaïlande (Thai-French Prehistoric Research Project), mission paléontologique
française en Thaïlande…
- Fonds d’Edition des Manuscrits du Cambodge et de Thaïlande (FEMC&T), étude de l'EFEO sur les
monastères bouddhistes en Thaïlande…

Agriculture, Agronomie, botanique
Agriculture, Agronomie :
- Développement - systèmes agraires : diffusion de l’approche française de la recherche et du développement
dans le domaine de l’agriculture aux niveaux national et régional (Asie du Sud-Est) .
Exemples de projets soutenus :
- Contribution à la mise en place d’un réseau régional de recherches sur le coton
Partenaire français : CIRAD, IRD.
Autres projets sur d'autres sources de financement :
- Amélioration de la fertilité des sols acides en Asie du sud-est - Partenaire français : IRD
- Élevage de cerfs - Partenaire français : CIRAD
Coopération avec le Jardin Botanique de la Reine Sirikit :
Généralités : Mise en place d’un partenariat scientifique entre le Jardin Botanique de la Reine Sirikit à Chiang
Maï et le Muséum National d’Histoire Naturelle - Partenaires français associés au projet : CIRAD - Muséum
National d’Histoire Naturelle

Santé publique
Thèmes/projets :
- Établissement d’échanges institutionnels entre les milieux de la chirurgie thaïlandais et français - Partenaire
français : Université Bordeaux I
- Mise en place d’une coopération en matière de formation dans le domaine de la pharmacie Partenaire français
: Université Paris V
- Formation linguistique des infirmières boursières du Collège de Médecine - Partenaire français : Assistance
Publique des Hôpitaux de Paris.
Autres projets sur autres sources de financement :
- Recherche sur la prévention de la transmission mère-enfant du virus HIV - Partenaire français : IRD
    - Recherche sur les maladies virales émergentes en Asie du Sud-Est - Partenaire français : IRD
    -
Équipement et industrie
Thèmes / projets :
- Télédétection appliquée à l’aménagement du territoire (programme de recherches commun aux centres de
télédétection de trois universités thaïlandaises)
Partenaires français : université Lille 1, Pôle universitaire européen de Nancy et CIRAD.
- Centre d'Innovation Franco-Thaïlandais (CIFT): formation d’ingénieurs thaïlandais étudiants et professionnels)
sur du matériel français. Partenariats en cours de constitution avec des universités françaises dans les quatre
domaines de spécialisation du CIFT : automatisme, métrologie, corrosion et électricité.

Coopération dans le domaine de la chimie
Promouvoir la formation en France de chercheurs thaïlandais dans le domaine de la chimie, la recherche et les
études locales, et développer les deux programmes d’études doctorales mis en place à l’Université
Chulalongkorn en chimie des polymères avec l'ENSIGC (Ecole Nationale Supérieure - Institut de Génie
Chimique), Toulouse ; en chimie supramoléculaire avec l'Université Louis Pasteur, Strasbourg . Mise en place
d’une filière de chimie industrielle à l’Université Prince de Songkla avec l’I.U.T du Mans .

Divers
- Création d’une Plateforme franco-thaïlandaise scientifique et industrielle sur le thème du caoutchouc (de l’arbre
aux produits), cette plateforme s’appuie sur une solide coopération entre les deux pays forte de 6 projets
retenus dans le cadre du programme franco-thaïlandais (3 projets en agronomie et 3 projets en science et
technologie). Deux séminaires franco-thaïs se sont déjà tenus en 2004 et 2005 sur ce thème.
- Coopération avec l’Université de Chiang Maï :
dans le domaine de la chimie avec l'Université Aix-Marseille III dans le domaine de la chimie, des sciences
socilaes et de la paéobotanique avec l'Université des Sciences et Technologies de Lille (Lille 1)

- Coopération avec l’Université de Khon Kaen :
dans le domaine de la visio-information avec l’Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL)
dans le domaine de la formation aux sciences de l'ingénieur avec l’Ecole des Mines de Paris
dans le domaine de l'urbanisme et l'architecture avec l’Institut Lorrain de Génie Urbain
- Coopération avec l’Université Prince de Songkla
dans le domaine de la chimie des polymères avec l’Université du Maine.
dans le domaine de l'agro-alimentaire avec l’ENSIA-SIARC.
- Coopération entre l’Université Mahidol et le Collège de France dans le domaine de la neurobiologie.

        IV.2 Coopération pour le français

- Université Thammasat (Bangkok) / ESIT (Ecole Supérieure d’Interprétariat et de Traduction)
Formation de traducteurs-interprètes.
- Université Thammasat (Bangkok) / Université de Franche-Comté
Didactique du français langue étrangère.
- Université Chulalongkorn (Bangkok) / Université de Paris III
Coordination du programme doctoral de littérature française ; mise en place d’une licence de langues étrangères
appliquées ; études théâtrales.
- Université Silpakorn (Nakhon Pathom) / INALCO (Institut national des langues et civilisations
orientales)
Echange de professeurs et d’étudiants thaïlandais de français et de professeurs et d’étudiants français de thaï.
- Université Kasetsart (Bangkok) / Université de Nice-Sophia Antipolis
Echange d’étudiants thaïlandais de français et d’étudiants français de communication.
- Université Naresuan (Phitsanulok) / Université de Franche-Comté
Didactique du français langue étrangère. L’université Naresuan est la première université thaïlandaise à avoir
acquis, en 2004, le statut de membre associé à l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF).

        IV.3 Coopération artistique (projets)
- Programme de formation au Management et à l’ingénierie culturelle
          Pour faire suite aux conclusions du Forum Culturel Europe-Asie qui s’est déroulé à Paris en février
dernier en présence de représentants des 25 pays de l’ASEM, l’AFAA (Ministère des Affaires étrangères) a pris
l’initative de développer la coopération universitaire dans les domaines artistiques et culturels par la mise en
place d’un programme multilatéral intitulé « Filières culturelles Europe-Asie ». En préfiguration à l’ouverture en
1999 d’un « Master of Art In Arts Management », ouvert à tous les pays d’Asie et soumis au financement
européen, le service culturel de l’Ambassade de France a organisé en 1998 plusieurs séminaires et ateliers
animés par des experts européens et asiatiques :
- Conférence sur le Management culturel (23 et 24 mars 1998, Bangkok)
- Séminaire de muséologie organisé conjointement par le poste de Singapour, le « Singapore Art Museum » et
l’Université de Paris IV (15 et 16 mai, Singapour)
- Atelier professionnel en scénographie et techniques du spectacle en partenariat avec le « College of Innovative
Education » (Bangkok, Université Thammasat, 1er au 8 juin).

- Conventions d’échanges d’étudiants
Signée le 20 novembre 1997 entre l’Université de Silpakorn et l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de
Paris, ainsi que l’Ecole Nationale Supérieure de Création Industrielle de Paris. Cet accord a pris effet cette
année sous la forme d’un premier échange d’étudiants sur une durée de trois mois.

- Bourses de stage
Une bourse de 3 mois et une bourse de 2 mois ont été attribuées cette année.

        IV.4 Eléments de comparaison avec les autres pays européens partenaires

_ Généralités
         Il ressort des enquêtes effectuées auprès de différents partenaires (Thammasat, Chulalongkorn,
Chiang-Maï, Mahidol) que les universités européennes ne comptent pas parmi les partenaires privilégiés des
universités thaïlandaises.
         En effet, celles-ci ont développé la plupart de leurs partenariats avec des universités japonaises (très
présentes et dont les Thaïlandais se montrent toujours très satisfaits) et des universités américaines. Ces
établissements sont considérés comme plus prestigieux que leurs homologues européens, et surtout leurs
diplômes sont beaucoup plus valorisés et reconnus sur le marché du travail thaïlandais.
         Cependant, parmi les universités européennes, les universités françaises sont en général très bien
placées, même si globalement les universités britanniques recueillent l’essentiel des demandes (elles
bénéficient en effet de l’avantage de la langue anglaise, apprise obligatoirement depuis l’école primaire en
Thaïlande).
         La coopération inter-universitaire entre la Thaïlande et l’Europe appelle également un autre
commentaire : il n’existe pas à proprement parler « d’échanges » réciproques d’étudiants dans la mesure où ce
sont surtout les thaïlandais qui vont étudier dans les pays européens et très exceptionnellement les européens
qui viennent étudier dans les universités thaïlandaises. Plusieurs interlocuteurs ont tenu à souligner le manque
d’efforts des européens pour apprendre la langue thaïlandaise (contrairement par exemple aux Japonais).
Quelques soient les universités approchées, il semble que les contacts personnels sont fondamentaux dans
l’établissement de programmes de coopération inter-universitaire. Les professeurs ayant fait une partie de leurs
études dans un pays étranger y ont souvent encore des contacts et sont d’autant plus motivés pour soutenir des
projets en collaboration avec leurs anciennes universités d’accueil.
         A l’exception de la Grande-Bretagne qui gère tous ses programmes par l’intermédiaire du British
Council, les autres pays européens ne possèdent pas d’organisme spécial chargé de négocier des accords de
coopération.
         Les collaborations entre universités européennes et thaïlandaises se font donc à partir de démarches
individuelles et autonomes des universités.
         Le financement des programmes de coopération se fait en général à parts égales : l’université d’accueil
fournit à l’étudiant étranger un logement et un revenu mensuel pour subvenir à ses besoins quotidiens ;
l’étudiant paie les droits d’inscription dans son université d’origine. Toutefois, on nous a signalé à plusieurs
reprises que l’Allemagne finançait entièrement certains programmes d’échanges de professeurs ou de
recherche.

_ Quelques universités européennes implantées en Thaïlande
        Sans être exhaustif, citons quelques noms d’universités qui reviennent régulièrement dans la liste des
partenaires européens des universités thaïlandaises :
• Pour la Grande-Bretagne : l’université de Londres, la School of Oriental and African Studies (que l’on pourrait
rapprocher de l’INALCO à Paris), et l’université de Leeds. Ce sont en fait les acteurs les plus dynamiques en
Angleterre ou les plus spécialisés.
• Pour l’Allemagne : de nombreuses universités allemandes sont présentes en Thaïlande, mais de façon
relativement « dispersée », sans qu’aucun nom ne ressorte véritablement. Les domaines de coopération sont
ainsi très étendus, allant des sciences sociales aux sciences exactes.
De façon logique si l’on considère leur importance en Europe, ces deux pays constituent donc, avec la France,
les principaux partenaires des universités thaïlandaises. Les échanges avec les autres pays sont beaucoup plus
sporadiques.
• Pour la Suède : la Business School de Gothenburg et l’université de Lundt (commerce ou sciences relatives à
l’environnement).
• Pour la Belgique : les universités catholiques (flamande et francophone) de Louvain et l’université de Gand
(recherche dans le domaine de l’agriculture).
• Pour le Danemark : les contacts entre les universités danoises et thaïlandaises sont très faibles, à l’exception
de programmes de coopération dans le domaine de l’environnement (université d’Aarhus).

_ Conclusion : des stratégies européennes très diverses
          Les informations recueillies au cours de cette étude permettent de mettre en lumière quelques grandes
tendances :
• Le choix de certains de nos partenaires européens (Grande-Bretagne, Belgique, Danemark) est de privilégier
des projets directement gérés sur le terrain par des Organisations Non Gouvernementales. Cette politique
permet aux pays de prendre un minimum de risques « diplomatiques » en cas de mauvaise perception ou
acceptation des projets menés. En outre, les pays concernés prennent soin de travailler essentiellement avec
les O.N.G de leur nationalité, afin que la visibilité globale de la politique de coopération du pays n’en soit pas
altérée.
• L’originalité de la politique du Danemark : le pays se focalise à présent sur un seul secteur, l’environnement, et
subventionne de nombreux projets de coopération impliquant des entreprises privées danoises. Il en résulte une
visibilité plus grande de l’action danoise, puisque ce pays apparaît comme une référence dans le domaine de
l’environnement. En outre, les retombées sur l’économie même du pays sont elles mêmes plutôt positives.
L’originalité de la politique de coopération allemande : par le nombre très important d’acteurs impliqués [1], ce
pays parvient à être présent dans quasiment tous les domaines et, qui plus est, à des niveaux très variés. Cette
diversité d’action explique sans doute pourquoi l’Allemagne apparaît comme le partenaire européen privilégié de
la Thaïlande.
[1] On notera au passage qu’il existe d’autres « fondations » que celles citées dans le présent rapport. En effet, les grandes entreprises
allemandes développent beaucoup de formes de mécénat à travers des « fondations » similaires.


V- Orientations à donner à des nouvelles actions de coopération

        Une politique systématique de cofinancement des projets
        Dans un contexte de réduction budgétaire des enveloppes du poste, le développement d’une politique
de cofinancement devient une nécessité vitale pour maintenir les grands programmes de coopération entre la
France et la Thaïlande.
        Outre un intérêt financier certain, cette politique permet d’impliquer directement tous les acteurs et
permet ainsi de juger du réel intérêt de telle ou telle demande. Il y a là un critère d’évaluation non exclusif, mais
non négligeable, de la réalité et de l’effectivité d’un programme de coopération.
        Les partenaires et investisseurs potentiels sont divers en fonction des secteurs d’activités : Thailand
Research Fund pour la recherche, entreprises françaises ou thaïlandaises dans le domaine de la télédétection,
programmes européens dans le domaine de l’architecture (projet Asia-Urbs, par exemple)…

VI Contacts utiles

Ambassade de France en Thaïlande
Service culturel, scientifique et de coopération
29, Thanon Sathorn Tai
Bangkok 10120
Tél. (66-2) 627 21 00
Fax: (66-2) 627 21 11

Commission on Higher Education (CHE)
328, Thanon Si Ayutthaya, Khet Ratchathewi
Bangkok 10400
Tél. (66-2) 246-0025, 246-1106-14
Fax (66-2) 245-8636, 245-8930

Ministry of Education (MOE)
319, Wang Chankasem, Thanon Ratchadamnoen
Nok, Dusit
Bangkok 10300
Tél. (66-2) 282-9893

Office of Civil Service Commission (OCSC)
(formation des professeurs d’université)
Thanon Phitsanulok, Bangkok 10300
Tél. (66-2) 281-3333
Fax (66-2) 281-4973, 280-3334

Ministry of Science and Technology (MOST)
Soi Phiboonwatana, Thanon Rama VI, Ratchathewi
Bangkok 10400
Tél. (66-2) 246-0064
Fax (66-2) 246-5146

Thailand Research Fund (TRF)
14th Floor – SM Tower
979/17-21 Thanon Paholoyothin Samsennai
Phayathai
Bangkok 10400
THAILANDE
Tél. (66-2) 642-5186-9
Fax (66-2) 642 5190

				
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