Bulletin by fsc38446

VIEWS: 14 PAGES: 4

									                                                                                                    BULLETIN
Horst Köhler préconise une action internationale concertée
à la suite des attentats du 11 septembre
                                         de ce pays aurait un impact consi-            compatible avec les besoins du

À
        la suite des attentats contre
        les États-Unis, Horst Köhler,    dérable sur l’Amérique latine et              pays à moyen terme. L’accélération
        Directeur général du FMI,        les Caraïbes ainsi que sur toutes             des réformes structurelles néces-
a préconisé une action internatio-       les destinations touristiques du              saires pour accroître le potentiel
nale concertée pour pallier les fai-     monde. Les pays à marché émer-                économique des pays à moyen
blesses de l’économie mondiale et        gent débiteurs se ressentiraient de           terme contribuerait fortement au
faire face aux risques qui pèsent        la répugnance des investisseurs in-           rétablissement de la confiance.
sur l’avenir. Il a souligné que, dans    ternationaux à prendre des risques,              • Les économies émergentes
l’immédiat, les politiques écono-        les économies émergentes d’Asie               sont vulnérables face à toute in-
miques s’inscriront dans un con-         souffriraient de l’affaiblissement            terruption des apports de finan-
texte extraordinairement incertain.      de la demande, notamment de                   cement privé, et des politiques
   M. Köhler a tenu ces propos dans      produits de haute technologie,                économiques saines sont indispen-
une déclaration au Conseil d’admi-       dans les pays industrialisés, et il est       sables. Pour sa part, le FMI peut
nistration du FMI, transmise aux         probable que la baisse de la de-              1) encourager les pays qui rem-
gouverneurs du FMI, et qui a aussi       mande et des cours des produits de            plissent les conditions pour en
été diffusée. Tout en notant qu’«on      base contribuerait à assombrir en-            bénéficier à envisager de recourir à
peut raisonnablement s’attendre          core les perspectives des produc-             ses lignes de crédit préventives
à ce que la détérioration actuelle       teurs de produits primaires.                  (destinées à aider les pays dotés de
des conditions économiques soit             Les prix du pétrole pourraient             politiques et de systèmes financiers
d’assez courte durée», il a ajouté       avoir un impact important, qu’ils             solides à résister à la contagion en
qu’«il ne faut pas non plus négliger     évoluent dans un sens ou dans                 cas de perturbations des marchés
les risques d’aggravation, qui en-       l’autre. Leur baisse avantagerait             de capitaux), 2) envisager de nou-
traîneraient un fléchissement plus       les importateurs nets de pétrole,             veaux programmes appuyés par la
prononcé de la croissance et des         dont beaucoup sont parmi les pays             facilité de réserve supplémentaire
difficultés financières accrues dans     les plus pauvres. Leur hausse aurait          ou des accords de confirmation,
de nombreux pays». Le FMI, ses           l’effet inverse et profiterait aux            et 3) pour les pays qui ont déjà
membres et les autres organisa-          exportateurs de pétrole, y compris            un programme en cours, envisager
tions internationales doivent coor-      à certains pays à marché émergent             d’augmenter ou de réaménager
donner leur action pour faire face       qui sont emprunteurs.                         leur accès à ses ressources.
à ces évolutions et à ces risques.                                                        • Le FMI est prêt à aider les pays
                                         Rôle du FMI                                   en développement en approuvant
Perspectives mondiales                   Face à la situation actuelle, le FMI          de nouveaux accords de confirma-
Même avant les attentats, a indi-        peut prendre certaines mesures                tion, en augmentant le montant
qué M. Köhler, on avait observé un       pour aider ses membres. Il encou-             des accords en vigueur ou en les
net repli de l’activité dans toutes      rage tous les pays à recadrer leur            rééchelonnant, et en compensant
les grandes régions du monde. À la       politique et à faire appel au FMI             les moins-values des recettes d’ex-
suite des attentats, le ralentisse-      sans tarder pour examiner les inci-           portation par le jeu de son méca-
ment de l’activité va s’accentuer,       dences des récents événements sur             nisme de financement compen-
surtout aux États-Unis mais aussi        leur politique économique.                    satoire (MFC).
ailleurs. La situation des marchés          • Les économies avancées ont                  • Pour les pays à faible revenu
émergents et des pays en dévelop-        un rôle clé à jouer en faisant en             où un programme triennal d’ajus-
pement est devenue plus difficile,       sorte que leurs politiques macro-             tement structurel est en place ou
avec le rétrécissement de l’accès        économiques et financières per-               pourrait l’être à bref délai, le FMI
aux marchés financiers interna-          mettent un retour rapide à une                serait prêt à fournir des ressources
tionaux et une baisse plus marquée       croissance durable et à la stabilité          supplémentaires dans le cadre de
de la demande et des cours de            financière. Les mesures que ces               la facilité pour la réduction de la
leurs produits de base. En outre, les    pays ont déjà prises pour assouplir           pauvreté et pour la croissance
impératifs de sécurité se traduisent     leur politique monétaire sont aussi           (FRPC). Pour les pays membres qui
par un alourdissement des coûts du       appropriées que bienvenues; ils               ne sont pas en mesure d’engager
transport aérien, une baisse de la       pourraient, au besoin, exploiter la           un programme triennal, des ac-
fréquentation touristique et la          marge d’assouplissement qui sub-              cords de confirmation seraient en-
montée des prix et des coûts du          siste. Pour commencer, il convien-            visageables. Le FMI encouragerait
transport des marchandises.              drait de laisser jouer les stabilisa-         aussi les pays à rechercher des com-
   Les États-Unis ont été le principal   teurs automatiques, et un certain             pléments de ressources concession-
moteur de la croissance mondiale         assouplissement dans le domaine               nelles auprès d’autres donateurs
depuis dix ans. D’après M. Köhler,       des finances publiques pourrait               officiels et à œuvrer de manière
un nouveau tassement de l’activité       être indiqué, bien qu’il doive être           à obtenir au besoin une réponse

                                                                                   Finances & Développement / Décembre 2001    I
BULLETIN
     positive des créanciers, notamment          rielle et fournir des concours bud-         • Le lancement d’un nouveau
     sous forme d’une assistance dans le         gétaires ou des financements com-        cycle de négociations commer-
     cadre de l’initiative PPTE.                 plémentaires pour des projets ou         ciales sera déterminant pour ren-
        Le Directeur général a souligné          programmes à certains pays qui en        forcer la confiance. Il importe tout
     que les instruments financiers et les       auront besoin. C’est pourquoi les        autant de conserver l’élan des
     politiques actuelles du FMI semblent        dirigeants du FMI, de la Banque          diverses initiatives engagées par
     appropriés aux besoins des pays             mondiale et de banques régionales        les pays industrialisés pour ouvrir
     membres, mais que le FMI est prêt           de développement ont mis en place        l’accès de leurs marchés aux
     à ajuster ses politiques, le cas            une action coordonnée.                   pays pauvres.
     échéant. Il a ajouté que les récents           • Les agences de crédit à l’expor-       • Les efforts visant à poursuivre
     événements ne devraient pas em-             tation auront leur rôle à jouer pour     résolument les initiatives de lutte
     pêcher le FMI de continuer à four-          assurer la continuité du finance-        contre le blanchiment de capitaux
     nir son soutien aux pays membres            ment des échanges.                       doivent être fermement appuyés.
     à faible revenu dans l’immédiat.               • Le Club de Paris pourrait être         M. Köhler a déclaré que la com-
                                                 appelé à rééchelonner les obliga-        munauté internationale doit se ras-
     Action à l’échelle mondiale                 tions de certains pays membres           sembler «pour guider cette action
     «La réponse apportée par le FMI             envers les créanciers officiels.         coordonnée face à la détérioration
     doit s’inscrire dans le cadre d’un ef-         • Le réengagement des marchés         de la situation économique mon-
     fort concerté de la communauté in-          internationaux de capitaux privés        diale». C’est pourquoi il a réaffirmé
     ternationale», a déclaré M. Köhler.         sera crucial pour accélérer la re-       qu’il souhaitait une réunion à bref
     Cela requiert l’engagement d’une            prise. Le groupe consultatif du FMI      délai du Comité monétaire et fi-
     large gamme d’institutions.                 pour les marchés de capitaux, créé       nancier international et du Comité
        • La participation des banques           pour renforcer le dialogue entre         du développement du FMI et de la
     multilatérales de développement             créanciers privés et publics, est un     Banque mondiale. (Cette réunion a
     sera essentielle pour donner des            relais important pour obtenir la         été ultérieurement fixée aux 17 et
     conseils dans une optique secto-            participation du secteur privé.          18 novembre 2001, à Ottawa.)


     Le FMI révise à la baisse ses projections de croissance mondiale
                                                 Ralentissement mondial                   en assurant à moyen terme une

 L
          es perspectives de l’économie
          mondiale pour 2001–02 ont              D’après les projections, la croissance   résolution ordonnée des déséqui-
          continué de s’assombrir depuis         du PIB faiblit dans presque toutes       libres de l’économie mondiale.
     la publication des projections du           les régions et s’accompagne d’une           D’après les projections actuelles,
     FMI en mai 2001, et elles risquent          progression nettement moins ra-          la croissance mondiale serait de
     de se dégrader davantage encore             pide des échanges. Cela étant, de        2,6 % en 2001, soit un taux infé-
     à la suite des attentats du 11 sep-         nombreux pays, les États-Unis en         rieur de 0,6 point à celui prévu
     tembre. Dans l’édition la plus ré-          particulier, ont assoupli leur poli-     dans les Perspectives de mai dernier
     cente des Perspectives de l’écono-          tique macroéconomique, agissant          et de plus de 2 points au taux ex-
     mie mondiale, publiée en octobre            le plus récemment dans ce sens à la      ceptionnel enregistré en l’an 2000
     2001, les projections de croissance         mi-septembre, à la suite des atten-      (voir tableau). Aux États-Unis, la
     ont été révisées à la baisse pour           tats. Cet assouplissement, conjugué      croissance se chiffrerait à 1,3 %,
     presque toutes les régions. Cette           à l’atténuation graduelle de l’im-       soit une diminution de 0,2 point
     dégradation tient à divers facteurs :       pact des chocs qui ont contribué         par rapport à mai dernier, et l’on
     répercussions plus graves que               au ralentissement de la croissance       s’attend à ce que l’activité com-
     prévu du fléchissement de l’activité        mondiale (des prix du pétrole,           mence à se redresser modestement
     mondiale dans certaines régions,            entre autres), devrait aider à ren-      au cours de la période à venir, à
     reprise retardée aux États-Unis,            forcer l’activité et la confiance au     mesure que montera en puissance
     repli de la demande intérieure et           cours de la période à venir. Cepen-      la politique d’assouplissement en-
     baisse de la confiance en Europe,           dant, des incertitudes et des risques    gagée par les autorités. Dans les
     risque de recul de la croissance            importants demeurent, car le repli       autres pays industrialisés, toutefois,
     au Japon avec l’accélération de la          de la croissance rend le monde plus      les perspectives se sont plus nette-
     réforme structurelle (encore que            vulnérable aux événements impré-         ment dégradées. Dans la zone
     celle-ci aura d’importants effets           vus, et le danger d’un affaiblisse-      euro, le taux de croissance a été
     positifs à moyen terme), baisse             ment plus profond et plus long de        abaissé de 0,6 point et ramené à
     continue des dépenses en techno-            l’activité est toujours là.              1,8 % en raison d’un vif repli de
     logies de l’information, qui touche            Ces incertitudes ont en outre été     la croissance de la demande inté-
     notamment l’Asie, et détérioration          accrues par les récents attentats. Le    rieure, surtout en Allemagne, et
     des conditions de crédit pour les           défi que doivent relever les respon-     des répercussions plus fortes que
     marchés émergents, surtout en               sables économiques est de contenir       prévu du tassement de l’activité
     Amérique latine.                            le mieux possible ces risques tout       mondiale. Il est très inquiétant de

II    Finances & Développement / Décembre 2001
                                           Perspectives de l’économie mondiale : projections relatives à la production
                                                                                    (Variations annuelles en pourcentage)
                                                                                                                                             Écart par rapport aux
                                                                                                               Projections actuelles       projections de mai 20011
constater que les perspectives ne                                                 1999           2000           2001         2002             2001         2002
cessent de s’assombrir au Japon;           Production mondiale                     3,6             4,7            2,6          3,5             –0,6         –0,4
son PIB devant, selon les projec-          Économies avancées                      3,4             3,8            1,3          2,1             –0,6         –0,6
tions actuelles, diminuer de 0,5 %         Pays en développement                   3,9             5,8            4,3          5,3             –0,7         –0,3
                                           Pays en transition                      3,6             6,3            4,0          4,1               —          –0,1
en 2001, soit de plus de 1 point
                                            Source : Perspectives de l’économie mondiale, octobre 2001 (Washington, Fonds monétaire international).
par rapport aux projections anté-           1Calculé sur la base de la parité des pouvoirs d’achat (PPA), d’après le tableau A de l’appendice statistique des Perspectives
rieures, il y a lieu de penser que ce      de l’économie mondiale d’octobre 2001 du FMI.
pays traverse sa quatrième réces-
sion en dix ans. (Une récession
                                         tion de la situation au Japon. Les                                 sidérables, mais les répercussions
correspond à deux trimestres de
                                         perspectives de croissance se sont                                 directes des attentats sur l’activité
croissance négative du PIB réel.)
                                         aussi modérément détériorées au                                    aux États-Unis seront sans doute
Pays en développement                    Moyen-Orient à cause de la baisse                                  modérées; en outre, il semble que
ou en transition                         des prix du pétrole et de la réduc-                                l’infrastructure financière mondiale
Les perspectives se sont aussi dé-       tion de la production, ainsi que de                                a bien résisté. Cependant, il se peut
gradées dans la plupart des pays en      la crise que connaît actuellement la                               que les effets indirects soient plus
développement ou en transition.          Turquie. En Afrique, les projections                               graves, et l’on risque de constater
La croissance a été fortement révi-      ont également été révisées à la                                    une dégradation durable de la
sée à la baisse dans l’Hémisphère        baisse, encore que le taux de crois-                               confiance des consommateurs,
occidental, car la recrudescence des     sance devrait dépasser celui de                                    des entreprises et des milieux
difficultés financières de l’Argen-      l’an 2000, les conditions atmosphé-                                financiers, une recherche de la
tine, ainsi que les incertitudes poli-   riques s’étant améliorées et les                                   qualité sur les marchés financiers
tiques et divers autres chocs, dont      problèmes de sécurité ayant perdu                                  qui pourrait saper encore davan-
la crise de l’énergie au Brésil, ont     de leur acuité dans plusieurs pays.                                tage la stabilité financière ou les
fortement pénalisé l’activité. Les       Dans les économies en transition,                                  financements déjà compromis, et
entrées de capitaux dans la plupart      en revanche, les perspectives                                      une hausse des prix du pétrole.
des pays, exception faite du             restent pour l’essentiel inchangées.                                  S’il est encore trop tôt pour
Mexique, ont également diminué,                                                                             procéder à une évaluation com-
ce qui est préoccupant étant donné       Impact des attentats terroristes                                   plète de ces risques, les récentes
les importants besoins de finance-       Les prévisions n’ont pas été ajus-                                 réductions des taux d’intérêt
ment extérieur de la région. Dans        tées pour tenir compte des atten-                                  aux États-Unis, au Canada et en
les pays émergents d’Asie, la crois-     tats du 11 septembre. À l’évidence,                                Europe, ainsi que le desserrement
sance reste robuste en Chine, mais       les récents événements auront à                                    monétaire modéré décidé récem-
le recul de l’activité mondiale et le    court terme un impact sur l’activité                               ment par le Japon, aideront à
renversement conjoncturel observé        et aggraveront les risques déjà                                    soutenir la confiance et l’activité.
dans le secteur des technologies         considérables de dégradation de
de l’information ont eu sur de           la situation économique, tant aux                                  Torsten Sløk est économiste à la
nombreux pays un impact très fort        États-Unis que dans les autres pays.                               Division des études économiques
qu’ont aggravé les relations com-        Les pertes en vies humaines sont                                   internationales du Département
merciales intrarégionales et l’évolu-    élevées et les dégâts matériels con-                               des études du FMI.


Financement extérieur de l’assistance technique du FMI
                                         d’assistance technique se sont dé-                                 grammes de lutte contre la pau-

L
     e FMI a notamment pour mis-
     sion de fournir une assistance      veloppées rapidement au début                                      vreté et de croissance.
     technique aux pays membres          des années 90. Il a aussi été de-                                    Face à cette hausse de la de-
qui cherchent à renforcer leur ca-       mandé au FMI de déployer des ef-                                   mande, le FMI a établi des priorités
pacité de gestion économique.            forts considérables et coordonnés                                  pour se concentrer sur les princi-
Cette assistance porte essentielle-      pour fournir rapidement une assis-                                 paux domaines de la politique éco-
ment sur les principaux domaines         tance technique aux pays sortant                                   nomique et des programmes, et
de compétence de l’institution, à        de conflits armés. Cette demande                                   renforcer la coordination. Il colla-
savoir la politique macroécono-          continue d’augmenter : le FMI aide                                 bore aussi de plus en plus avec les
mique, la politique et le système de     ses pays membres à adopter les                                     autres donateurs pour le finance-
change, la politique et la gestion       normes internationales de gestion                                  ment de son programme d’assis-
budgétaires, ainsi que les statis-       financière, budgétaire et statis-                                  tance technique.
tiques macroéconomiques.                 tique, les pays pauvres très endet-                                  Le FMI dépense aujourd’hui envi-
   Parallèlement à l’augmentation        tés (PPTE) à concevoir et à gérer                                  ron 100 millions de dollars par an
du nombre de pays membres et à           des programmes de réduction de                                     pour ses activités d’assistance tech-
l’adoption par maints pays d’une         la dette, et les pays à faible revenu                              nique, soit environ 20 % de ses
économie de marché, les activités        à formuler et à exécuter des pro-                                  dépenses administratives an-

                                                                                                  Finances & Développement / Décembre 2001                              III
BULLETIN
     nuelles. Si le FMI finance son assis-     l’économie et des finances, ainsi
     tance technique essentiellement           que de la Banque nationale du
     sur son propre budget, le finance-        Cambodge. Ce programme a été
     ment extérieur est devenu récem-          approuvé en mai 2001, avec un fi-
     ment une importante source sup-           nancement de 5,1 millions de dol-
     plémentaire d’appui, sous forme           lars du Royaume-Uni, des Pays-Bas,
     de dons au titre du compte-cadre          de la Banque asiatique de dévelop-
     administré pour le financement            pement et du PNUD.
     d’activités d’assistance technique           Centre d’assistance technique
     ou, parfois, d’accords de partage         pour les Caraïbes. Il s’agit d’un
     des coûts au titre de projets du          programme triennal visant à aider
     Programme des Nations Unies pour          20 pays des Caraïbes à améliorer        Signature de l’accord entre le FMI et
     le développement (PNUD) qui sont          leur gestion économique et finan-       les autorités suisses le 18 juillet 2001,
     exécutés par le FMI, ou encore            cière dans des domaines clés : admi-    confirmant la contribution supplémen-
     d’autres accords avec le FMI.             nistration du budget et des impôts;     taire de 5 millions de dollars de la Suisse
         Pendant l’exercice 2001 du FMI,       contrôle et régulation du secteur       à l’appui de l’assistance technique aux
     qui a pris fin le 30 avril 2001, le fi-   financier, y compris des centres off-   pays d’Asie centrale. De gauche à droite,
     nancement extérieur de donateurs          shore; et établissement des statis-     Eduardo Aninat, Directeur général
     bilatéraux et multilatéraux repré-        tiques financières, économiques et      adjoint du FMI chargé de l’assistance
     sentait plus de 20 % du total des         sociales. Cet accord a pris effet en    technique; Claire Liuksila, Directrice
     activités d’assistance technique et       mai 2001, avec un financement de        du Bureau de gestion de l’assistance
     de formation du FMI. Le Japon             8,7 millions de dollars du Canada,      technique; et Wieslaw Szczuka, Adminis-
     reste le plus gros donateur, avec         de la Banque mondiale, de la Banque     trateur suppléant du FMI pour la Suisse.
     quelque 70 % du financement ex-           interaméricaine de développement,
     térieur pendant l’exercice 2001.          des États-Unis et du PNUD.                 Projet système général de
     Cependant, grâce aux récents ef-             Assistance technique aux             diffusion des données (SGDD)
     forts du FMI, les donateurs sont en       réformes économiques en Asie            en Afrique anglophone. En
     plus grand nombre et incluent do-         centrale. En 1998, le FMI, avec un      septembre 2001, le Département
     rénavant l’Australie, le Canada, le       financement du Secrétariat d’État       du Royaume-Uni pour le dévelop-
     Danemark, les États-Unis, la France,      de la Suisse pour les affaires écono-   pement international a approuvé
     l’Italie, le Japon, la Nouvelle-          miques, a engagé un programme           aussi un crédit de 2,4 millions de
     Zélande, les Pays-Bas, le Royaume-        d’assistance technique à l’appui des    dollars pour un projet de deux
     Uni et la Suisse, ainsi que la Banque     réformes économiques dans les           ans qui permettra au Départe-
     asiatique de développement, la            cinq pays d’Asie centrale (Azerbaïd-    ment des statistiques du FMI
     Banque interaméricaine de déve-           jan, Ouzbékistan, République kir-       d’aider 14 pays africains anglo-
     loppement, la Banque mondiale, le         ghize, Tadjikistan et Turkménistan)     phones à améliorer la production
     PNUD et l’Union européenne.               qui sont représentés par l’Adminis-     et la diffusion de statistiques
         Au premier semestre de l’exercice     trateur suisse au FMI. En juillet       macroéconomiques et sociales
     2002 (mai–octobre 2001), les dona-        2001, la Suisse a approuvé un finan-    fiables et ponctuelles dans le
     teurs ont contribué, pour environ         cement supplémentaire de 5 mil-         cadre du SGDD.
     24 millions de dollars, aux initiatives   lions de dollars pour des projets          Assistance technique pour
     d’assistance technique ci-après :         d’assistance technique qui se fondent   améliorer l’application des
         Plan d’action pour la coopé-          sur les efforts déployés précédem-      normes et des codes interna-
     ration technique au Cambodge.             ment pour renforcer la gestion du       tionaux en Europe centrale et
     Ce programme à moyen terme vise           budget, des finances publiques et       orientale et dans la Commu-
     à renforcer la capacité des pouvoirs      de la dette dans ces cinq pays.         nauté des États indépendants.
     publics à formuler et à exécuter             Téléenseignement en Afrique.         En novembre 2001, l’Italie est
     une politique budgétaire et moné-         En septembre 2001, le Départe-          devenue un donateur bilatéral au
     taire avisée, et à gérer plus efficace-   ment du Royaume-Uni pour le             programme d’assistance technique
     ment les finances publiques. Grâce        développement international a ap-       du FMI. Elle a établi un sous-
     aux conseils du représentant rési-        prouvé un financement de 0,9 mil-       compte d’assistance technique,
     dent et d’experts à court terme, à        lion de dollars pour un projet de       par lequel elle financera, à hau-
     des formations et à la mise en place      15 mois qui permet à l’Institut du      teur de 2 millions de dollars envi-
     de systèmes automatisés d’informa-        FMI d’offrir à distance son cours de    ron, l’assistance technique relative
     tion pour la gestion, ce programme        programmation et de politique fi-       aux normes et aux codes interna-
     a pour but de renforcer les capa-         nancières à 80 fonctionnaires de        tionaux dans la gestion financière,
     cités institutionnelles des départe-      21 pays africains sur une période       budgétaire et statistique.
     ments du budget et des affaires           de dix semaines, qui sera com-
     financières, des impôts, et des           plétée par deux semaines de for-        Kawin Wilairat, Bureau de gestion
     douanes et accises du Ministère de        mation à Washington.                    de l’assistance technique du FMI.

IV     Finances & Développement / Décembre 2001

								
To top