BIOGRAPHIE PROVISOIRE DE SARKOZY

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4/16/2009
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BIOGRAPHIE PROVISOIRE DE SEGOLENE ROYAL Sommaire Une jeunesse bourgeoise Ségolène Royal et ses débuts dans le Parti Socialiste à l’Elysée Une implantation réussie dans la Charente-Maritime Ses débuts ministériels La gauche plurielle : une socialiste aux questions sociales et de l’enfance Ségolène Royal et la région-providence L’irrésistible ascension d’une femme moderne Les vagues roses La crise du référendum Les débuts de Ségolène et les people Une nouvelle façon de faire de la politique Les nouvelles technologies L’heure des femmes Réseaux d'influence Une jeunesse bourgeoise Marie-Ségolène Royal est née le 22 septembre 1953 à Dakar au Sénégal de Jacques Royal, ancien colonel d’artillerie qui est devenu représentant de commerce et maire adjoint de Chamagne, et d’Hélène Dehaye. Elle est la quatrième de huit enfants (Marie-Odette, Marie-Nicole, Gérard, Marie-Ségolène, Antoine, Paul, Henry et Sigisbert) dans un milieu catholique traditionnel. Elle attaque son père à 19 ans en justice car il refusait de divorcer et de payer une pension alimentaire à sa femme pour qu’elle puisse payer les études de ses enfants. Elle fait ses études primaires et secondaires à Charmes, dans les Vosges, puis entre au lycée privé Notre Dame d’Epinal où elle obtient son baccalauréat Pendant l’été 1971 elle est jeune fille au pair à Dublin en Irlande. Ségolène Royal et ses débuts dans le Parti Socialiste à l’Elysée Elle obtient une licence de sciences économiques à Nancy puis entre à Sciences-Po Paris d’où elle sort diplômée en 1978. Elle intègre l’ENA et la promotion Voltaire de 1980 (elle est classée 95e). Elle y rencontre celui qui deviendra son compagnon, François Hollande. A sa sortie elle choisit d’être affectée comme magistrat au tribunal administratif de Paris. Parallèlement à cela, elle s’engage au Parti Socialiste : elle adhère à la section du 6e arrondissement de Paris en 1978 où elle se fait remarquer par Jacques Attali qui la fait nommer en 1982, suite à la victoire de François Mitterrand, comme chargée de mission auprès du Secrétariat Général de la Présidence de la République pour les questions de santé, d’environnement et de jeunesse. Elle se trouve donc à l’Elysée au moment de plusieurs crises majeures : le scandale du Rainbow Warrior, la crise de Tchernobyl et les retombées des essais nucléaires sur les populations de Polynésie. Une implantation réussie dans la Charente-Maritime En 1983, elle cherche à s’implanter électoralement dans la commune de résidence de sa mère, Villers-sur-Mer, mais fait face au refus du maire de la ville. Elle se présente dans la commune voisine de Trouville-sur-Mer où elle est sur la liste d’union de la gauche, menée par le socialiste Gilbert Hurel. La droite l’emportant, elle entre dans l’opposition qu’elle quittera en démissionnant fin 1986 après s’être distinguée par un fort absentéisme lors des réunions du Conseil Municipal. Grâce au soutien de François Mitterrand elle est parachutée pour les élections présidentielles de 1988 dans les Deux-Sèvres, où elle est élue après une campagne active : elle aurait, selon les propos de Bernard Kouchner, promis aux paysans de leur donner des cours d’anglais pour qu’ils puissent exporter le chabichou. Elle aurait déclaré : « pour un parachutage, l’atterrissage est réussi. » Ses débuts ministériels Elle obtient en 1992 une subvention de 50 millions de francs avec le soutien du Président de la République pour les communes du Marais Poitevin dont elle est députée. Du 3 avril 1992 au 29 mars 1993 elle est ministre de l’environnement du gouvernement Bérégovoy. Ses principales lois portent sur le traitement des déchets, la lutte contre le bruit, les problèmes liés à l’eau et à la transformation des paysages. Elle a caché au moment de sa nomination le fait qu’elle était enceinte, de peur de ne pas être retenue parmi les membres du gouvernement puis a médiatisé son accouchement, voulant démontrer que maternité et vie professionnelle ne sont pas incompatibles : elle a été la première femme politique à faire venir les caméras de télévision dans sa chambre d’hôpital pour montrer son enfant, alors même qu’elle était ministre en exercice. La gauche plurielle : une socialiste aux questions sociales et de l’enfance Suite à la victoire des socialistes aux élections législatives de 1997, elle est nommée ministre déléguée à l’enseignement scolaire auprès de Claude Allègre. Elle consacre son travail, du 4 juin 1997 au 27 mars 2000, à l’amélioration de la situation des jeunes en milieu scolaire : on lui doit une loi contre le bizutage, la relance des ZEP, une autorisation de la distribution de la pilule du lendemain dans les lycées, une circulaire sur les violences sexuelles selon laquelle toute personne au courant d’attouchements ou de violence est obligée de les déclarer à la justice. C’est ce dernier point qui lui sera le plus reproché : la confiance totale en la parole de l’enfant. Par ailleurs, on lui doit un combat contre la violence à la télévision qui a visé par exemple les dessins animés qui étaient diffusés sur TF1. Elle est ensuite ministre déléguée à la famille et à l’enfance du 27 mars 2000 au 5 mai 2002, auprès de Martine Aubry puis d’Elisabeth Guigou Ségolène Royal et la région-providence En mars 2004, après son retour à l’Assemblée Nationale en 2002, elle remporte les élections régionales du Poitou-Charentes face à l’UMP qui détenait la majorité sortante, devenant le symbole de la vague rose qui a vu la victoire des socialistes dans presque toutes les régions de France. L’éducation est au centre de ses préoccupations, avec par exemple des aides au logement, des bourses à la mobilité internationale élevées, des bourses consacrées à l’achat de livres scolaires. Elle pratique un interventionnisme en économie, selon un modèle que l’on pourrait appeler la Région-providence : la région accorde des subventions conditionnées aux entreprises qui respectent l’environnement ou qui s’engagent à ne pas délocaliser, lance des programmes de recherche notamment dans les domaines de l’environnement ; elle développe par ailleurs des « comités de bassins d’emploi », défend le maintien des services publics et contribue au développement des TER. On lui reproche sa personnalité fermée et sectaire dans la gestion des affaires, qui est mise en avant par l’opposition qui a pu faire annuler toutes les décisions du Comité Régional du Tourisme qu’elle dirige pour n’avoir pas convoqué Pascale Guittet, la vice-présidente qui fait partie du groupe Chasse Pêche Nature et Tradition (CPNT) lors de la formation du nouveau conseil d’administration. L’irrésistible ascension d’une femme moderne Sa victoire aux élections régionales lui a donné une forte aura dans le paysage politique français. Elle s’est peu à peu présentée comme une forte personnalité du parti et a déclaré sa candidature aux primaires socialistes. Cette ascension s’explique par la situation du parti socialiste français au lendemain des élections présidentielles de 2002. Les socialistes étaient alors en pleine crise d’identité politique suite au départ soudain de Lionel Jospin au moment de son élimination dès le premier tour. Ce dernier affirmant « mon programme n’est pas socialiste » en avait été le premier artisan. Une critique faite au programme du PS était en effet qu’il était quasi identique à celui de Jacques Chirac, trop libéral, trop centriste. Cela s’expliquait par le fait qu’il s’agit de celui d’une gauche de gouvernement s’appuyant sur le bilan de cinq années d’exercice du pouvoir. L’extrême-gauche a alors obtenu plus de 10% des suffrages lors du scrutin. En mai 2003 est organisé le Congrès de Dijon, congrès qui se veut celui de la réconciliation et d’une nouvelle impulsion. Le Parti Socialiste se déchire entre réformistes et aile gauche du parti qui pense que la défaite de Lionel Jospin est due à une politique trop libérale. François Hollande est réélu au poste de premier secrétaire et Laurent Fabius devient le numéro deux, dans un esprit qui se veut conciliateur. Les vagues roses Sans qu’un véritable programme, sans que de véritables perspectives à long terme ne soient établis, et concentrant à lui seul les suffrages de la gauche dans un réflexe de vote utile après l’échec de 2002, le Parti Socialiste remporte les élections régionales et cantonales de 2004 (24 régions sur 26, la majorité des conseils généraux) ainsi que les élections européennes : la vague rose est aussi importante que la vague bleue de 2002. Le mécontentement vis-à-vis du gouvernement Raffarin, qui a inauguré les réformes des retraites et de la sécurité sociale alors que le chômage continue à augmenter, permet un retour partiel aux affaires des socialistes qui entendent, pour certains, constituer un véritable Etat contre l’Etat et s’opposer aux réformes libérales de la droite, notamment dans le cadre de la décentralisation en menant une politique sociale qui compenserait les inégalités et injustices produites. La crise du référendum Au même moment, le Parti Socialiste connaît une nouvelle crise avec le référendum portant sur la constitution européenne : le parti se divise entre partisans et opposants au texte malgré un référendum interne qui a lieu le 1er décembre 2004 : le oui l’emporte avec 58% des suffrages. Une partie des partisans du non, malgré leur engagement, milite contre le texte : Laurent Fabius en tête, qui est évincé de la direction nationale avec ses partisans lors du conseil national du 5 juin 2005. La crise est d’autant plus flagrante que le non l’emporte lors du référendum du 29 mai. François Hollande convoque donc un congrès de clarification qui aura lieu le 18 novembre 2005 au Mans, au cours duquel il met en jeu son poste de premier secrétaire. Après d’âpres négociations une motion de synthèse est adoptée et Laurent Fabius revient à la direction nationale. Ce congrès sera celui de la réconciliation, même si elle semble parfois seulement apparente : le virage à gauche de Laurent Fabius, qui s’est opposé au projet de traité constitutionnel européen a créé une tension irréfragable entre les différents prétendants à l’investiture socialiste. Les débuts de Ségolène et les people Ségolène Royal, dont on parle de plus en plus au sujet d’une candidature à l’investiture, a déjà annoncé publiquement qu’elle y pensait, notamment pour la 300e de l’émission de Michel Denisot « Le Grand Journal » sur Canal +, en compagnie de Jamel Debbouze qui va lui dire qu’il souhaiterait la voir présidente ne serait-ce que pour voir son compagnon François Hollande en première dame de France. Au fur et à mesure de l’année, elle apparaît comme la seule personne capable de rassembler un parti qui porte les séquelles de la division autour de la constitution par une image moderne et active, face à Nicolas Sarkozy qui, devenu président de l’UMP, est désormais le champion de la droite contre lequel une candidature chiraquienne apparaît de plus en plus improbable, du moins pas assez mobilisatrice. Ségolène Royal rassemble de plus en plus de « people » comme la chanteuse Diam’s. A contrario cette dernière ne s'est pas faite entartée à la rochelle (voir ici) le 19 juin 2006. Une nouvelle façon de faire de la politique Sa candidature est mal accueillie par les caciques et les « éléphants » du parti socialiste. Elle rassemble plutôt les quinquagénaires du parti, notamment les présidents de région qui se sentent maintenus à l’écart du pouvoir. Le fait qu’elle soit une femme est aussi un atout en sa faveur : alors même qu’elle a été ministre plusieurs fois et fait partie du parti depuis trente ans, elle incarne le renouvellement. Son franc-parler et ses propositions qui transcendent le clivage habituel droite/gauche plaisent aux sympathisants, militants du parti ainsi qu’à l’opinion publique qui ne se reconnaît plus dans le clivage gauche / droite. (32% des Français refusent de se situer sur l’échelle gauche-droite, 15% se classent au centre, 27% à gauche et 20% à droite-Baromètre Politique Français (2006-2007) CEVIPOFMinistère de l’Intérieur). Elle se distingue par les réseaux qu’elle développe sur internet, notamment dans le cadre de son blog « Désirs d’avenir » ou le site « Ségosphère » qui est dirigé par son fils Thomas Hollande, étudiant en droit, fils qui l’avait accompagnée lors des obsèques de François Mitterrand à Jarnac en 1996. Les nouvelles technologies Elle tisse sur la toile un réseau au sein duquel peuvent participer tous les internautes dans le mouvement du web participatif, appelé aussi web 2.0. Elle compte sur les citoyens français pour qu’ils lui donnent leur opinion sur ses projets, entend constituer son programme en collaborant avec eux. Ceux-ci font un certain nombre de propositions, de remarques, d’hypothèses qui sont discutées dans le cadre de forum. Par la suite une synthèse est faite, et l’ensemble de ces synthèses sera l’objet d’un livre que l’on attend depuis plusieurs mois, qui devrait paraître au mois de mars chez Flammarion. On assiste à une véritable métamorphose de sa personne si on la compare à la Ségolène Royal ministre de Pierre Bérégovoy ou de Lionel Jospin : femme résolument plus moderne, ouverte au dialogue (malgré une fermeture qu’on lui reproche dans sa gestion de la région Poitou-Charentes). Elle qui avoue volontiers avoir longtemps eu peur de s’exprimer en public le fait désormais de façon posée, cherchant à réconcilier une France divisée dans une posture maternelle, voire virginale. L’heure des femmes Si l’heure est finalement aux femmes, Ségolène sait s’inscrire dans ce mouvement qui touche les grandes démocraties du monde qui ont des femmes à leur tête ou sont en position privilégiées pour obtenir le pouvoir : Chili (Michelle Bachelet), Allemagne (Angela Merkel), Etats-Unis (Hillary Clinton). Réseaux d'influence [à compléter]

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