HUGO CHAVEZ BIOGRAPHIE

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HUGO CHAVEZ BIOGRAPHIE Powered By Docstoc
					HUGO CHAVEZ BIOGRAPHIE
Hugo Rafael Chavez Frias, que Fidel Castro présente comme son "fils spirituel", est né le 28
juillet 1954 à Sabaneta (Venezuela). Ses parents, Hugo de los Reyes Chavez et Elena Frias de
Chavez, sont tous les deux instituteurs. Il suit d'abord des études de Sciences et Arts militaires
à l'Académie Militaire du Venezuela puis de Sciences politiques à l'Université de Caracas.
Dans les années '70 il intègre l'armée vénézuélienne où il devient Lieutenant-colonel et
professeur d'Histoire. En 1983, inspiré par la lutte et les idées du général Libertador Simon
Bolivar (libérateur au XIXe siècle des colonies espagnoles d'Amérique du Sud), il fonde un
réseau socialiste clandestin au sein de l'armée, le Mouvement Révolutionnaire Bolivarien
(MBR-200). Le 04 février 1992 Hugo Chavez tente de renverser le président corrompu Carlos
Andres Perez. Le coup d'Etat échoue, il est arrêté, condamné et emprisonné. Un deuxième
putsch, de nouveau raté, a lieu le 27 novembre 1992 après son appel à l'insurrection diffusé
via      une      vidéocassette     enregistrée      depuis     sa     cellule     de     prison.
En 1994, le président Rafael Caldera arrive au pouvoir et gracie Hugo Chavez qui crée alors
un parti politique légal, le Mouvement de la Cinquième République (MVR), version civile du
MBR. Sur la base d'un programme anticorruption et soutenu par une coalition des forces de
gauche, il remporte avec 56% des suffrages l'élection présidentielle de décembre 1998. En
1999, une nouvelle Constitution est massivement approuvée par les vénézuéliens et il
renomme la République du Venezuela en République Bolivarienne du Venezuela.
Lors des élections générales de juillet 2000 Hugo Chavez est réélu président pour six ans avec
59,5% des voix. Soutenu par la population, il lance une vague de nationalisations et remercie
de hauts fonctionnaires et cadres dirigeants des anciennes compagnies nationales, notamment
dans le secteur de l'énergie qui voit les grandes entreprises américaines littéralement piller les
ressources pétrolières du pays. Ce programme anticapitaliste entraîne une réaction de certains
milieux patronaux néo conservateurs et néolibéraux proche des Etats-Unis qui lancent des
campagnes médiatiques anti-Chavez. Une tentative de coup d'Etat est fomentée contre lui en
avril 2002 par Carlos Andres Perez et la CIA, puis une grève générale est lancée pendant
l'hiver 2002-2003, largement couverte par des chaînes de télévision privées qui attisent la
contestation politique et les troubles sociaux. S'appuyant sur les droits de la nouvelle
Constitution, l'opposition organise également en août 2004 un référendum pour le révoquer
mais Hugo Chavez remporte haut la main le scrutin avec 59,25 % des voix, renforçant ainsi sa
légitimité. La même année, il porte plainte contre les États-Unis auprès de l'Organisation des
États américains (OEA) pour le putsch orchestré contre lui en 2002 par l'administration Bush.
En 2005, la gauche chaviste remporte 70% des sièges aux élections municipales. Lors de
l'élection présidentielle de décembre 2006, Hugo Chavez est réélu triomphalement avec près
de                      63                    %                      des                     voix.
En 2007, Hugo Chavez poursuit activement sa politique de réformes politiques, économiques
et sociales en faveur des classes défavorisées du pays. À cette date, trois millions d'hectares
de terre (où la culture des OGM est formellement interdite) ont déjà été distribués aux paysans
et plusieurs milliers d'écoles et de dispensaires médicaux gratuits ont été installés dans les
quartiers défavorisés, éradiquant l'analphabétisme et les maladies infectieuses. Des systèmes
de micro crédits ont également été mis en place afin de faciliter le développement des petites
entreprises n'ayant pas accès au crédit bancaire. La durée de travail hebdomadaire est passée
de 44 heures à 36 heures et le salaire minimum est devenu le plus élevé des pays d'Amérique
latine après le Costa Rica. Globalement, la pauvreté a baissé de 5%, passant de 42,8% à
37,9%, et le Venezuela connaît une période de forte croissance économique (12% en moyenne
par                                                                                           an).
Souhaitant inscrire le Socialisme dans la Constitution du pays et abolir la limite au nombre de


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mandats pouvant être effectués par un président -- ce que ses opposants dénoncent comme
une tentative de garder le pouvoir à vie --, il organise un référendum populaire en décembre
2007. L'administration Bush apporte plus de 8 millions de dollars à ses opposants. "El
presidente" fait l'objet d'une campagne internationale haineuse lorsqu'il refuse de renouveler
la licence de la chaîne de télévision privée anti-chaviste RCTV, propriété d'un magnat
américain proche de la CIA qui a activement soutenu le coup d'État de 2002 contre lui. Hugo
Chavez perd la consultation, l'électorat vénézuelien rejetant son projet de réforme à une courte
majorité                    de                  50,7%                   des                voix.
Tout en nationalisant des pans entiers de l'économie du pays (Banques, Télécoms, Électricité,
Compagnies pétrolières, aciéries, firmes agro-alimentaires, etc.) afin de consacrer les revenus
des grandes entreprises au financement des programmes sociaux, Hugo Chavez se montre
aussi très actif sur le plan international. Le Venezuela étant le troisième exportateur mondial
de pétrole et le deuxième fournisseur de pétrole des Etats-Unis, il tient la dragée haute à
George W. Bush qu'il ne manque jamais de brocarder et de ridiculiser, y compris aux tribunes
des grandes institutions internationales comme l'ONU. Sa personnalité charismatique haute en
couleurs et ses critiques virulentes de la mondialisation néolibérale scandalisent souvent
l'establishment politique des capitales occidentales. Virulent détracteur de l'impérialisme
américain et porte-drapeau de la révolution socialiste bolivarienne, il multiplie les accords
stratégiques et économiques avec les autres pays d'Amérique du Sud -- notamment le Brésil
de Lula, la Bolivie d'Evo Morales, l'Argentine des Kirchner, le Nicaragua de Daniel Ortega et
bien entendu le Cuba de Fidel Castro, son plus fidèle ami et allié -- ainsi qu'avec des pays
anti-américains comme l'Iran, la Chine, la Russie, la Corée du Nord, la Syrie, etc. Il fait
campagne pour que le Venezuela dispose d'un siège (non permanent) au Conseil de sécurité
de l'ONU, prône la suppression du Fonds Monétaire International (FMI) et soutient l'Iran dans
sa volonté de se doter de l'énergie nucléaire. Sur le continent latino-américain Hugo Chavez a
un sérieux différent politico-militaire avec le président colombien proaméricain Alvaro Uribe.
Ce dernier l'accuse de soutenir la guérilla des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie
(FARC) qui se réfugierait à la frontière du Venezuela. Mais, seul médiateur reconnu par les
FARC, il s'implique dans l'opération de libération des otages détenus par les FARC -- dont la
franco-colombienne Ingrid Betancourt -- et parvient a faire libérer le 10 janvier 2008 les deux
colombiennes              Consuelo            Gonzales          et          Clara         Rojas.
Lors des élections régionales de novembre 2008 destinées à élire les gouverneurs, maires et
présidents de conseils régionaux, les candidats de son Parti Socialiste Uni du Venezuela
(PSUV) remportent une écrasante victoire dans 17 des 22 régions du pays, avec un taux de
participation record de 65,45%. Trois régions jusqu'alors dissidentes reviennent au sein du
giron présidentiel. L'opposition "sociale-démocrate" capitaliste qui avait fait de ce scrutin un
test national ne remporte quant à elle que la capitale, Caracas, et les régions les plus riches
encore sous contrôle des multinationales privées. Dans un discours, Hugo Chavez se félicite
de la victoire du PSUV et déclare que "La voie du socialisme étant approuvée (...) nous allons
maintenant       nous      atteler     à     la    tâche     d'approfondir      notre    projet".
Hugo Chavez est souvent accusé de populisme, d'autoritarisme et d'antisémitisme par les
grands médias des capitales occidentales, Washington et Paris en tête. D'intenses campagnes
de dénigrement et de désinformation sont régulièrement lancées contre lui par une presse dite
"de référence" toute acquise à la propagande de certaines officines états-uniennes (National
Endowment for Democracy, Freedom House, etc.). Une véritable fatwa a même été lancée par
le célèbre télévangéliste américain Pat Robertson, un sioniste chrétien qui voit en lui le
nouveau Satan et appelle tous les croyants d'Occident à l'assassiner.




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