Mosaïque — Biographie
Module A : Biographie
Unité 1 : Annie Ernaux, La place
(pp. 8 et 9) Annie Ernaux, fille de petits commerçants, est née en 1940. Elle a passé son enfance et sa jeunesse à Yvetot, en Normandie. Elle est agrégée et professeur de lettres modernes et elle vit à Cergy, dans la région parisienne. Elle publie son premier roman Les Armoires vides en 1974. La place (1984) est une courte autobiographie concernant surtout son père, qui lui a valu le Prix Renaudot. Ses romans sont plutôt autobiographiques et sont écrits dans un style simple et neutre. Un des thèmes importants de son œuvre concerne les différences sociales, par exemple le monde ouvrier de son enfance et le milieu intellectuel dont elle fait partie actuellement. Recommandé : Une femme, Gallimard 1988
Unité 2 : Bernard Friot, Histoires pressées
(pp. 18 et 19) Bernard Friot est né en 1951 et a vécu dans de nombreuses villes de France et d’Allemagne. Il dit « être tombé tout petit dans la lecture », mais il prétend détester écrire. Professeur de français, il s’intéresse aux pratiques de lecture des jeunes et écrit surtout des histoires pour enfants et adolescents. Certains de ses textes ont été montés en spectacles, en France et en Suisse, par des professionnels du théâtre. Recommandés : Nouvelles histoires pressées, Encore des histoires pressées, Milan Presse (Histoires pressées est disponible sur CD – voir site du Centre départemental de documentation pédagogique du Languedoc Roussillon www.ac-montpellier.fr/crdp
Unité 3 : Patrick Modiano, La petite bijou
(p. 28) Patrick Modiano est né en 1945 à Paris d’un père d’origine italienne. Sa mère, d’origine flamande, s’installe à Paris en 1942 pour devenir actrice. Ses parents se sont rencontrés pendant la deuxième guerre mondiale, mais ont dû se cacher des autorités, étant donné les origines juives de son père. Patrick a connu une enfance plutôt indépendante et aventureuse ; son bonheur est brutalement interrompu par la mort tragique en 1957 de son frère cadet, Rudy. Il est l’auteur de plus d’une vingtaine de romans (ainsi que d’autres ouvrages). L’un des thèmes dominants dans son œuvre est la recherche de l’identité ainsi que la lutte contre l’oubli. Recommandé : Rue des boutiques obscures, Gallimard, 1978. Prix Goncourt.
Module A/Page 1
Mosaïque — Biographie
Unité 4 : Marie Cardinal, La Clé sur la porte
(pp. 38 et 39) À la fois écrivaine, actrice et journaliste française, Marie Cardinal est née à Alger en 1929. Elle est décédée en 2001. Étudiante en philosophie à Alger et à Paris, elle a enseigné le français en Europe et au Canada. Les thèmes principaux de ses livres, traduits dans plus de 18 langues, sont la mort, les rêves et le bonheur. En 1962, Écoutez la mer a obtenu le Prix international du premier roman. En 1976, Marie Cardinal a reçu le Prix Lettré pour son roman Les mots pour le dire.
Module A/Page 2
Mosaïque — Biographie
Module B : Biographie
Unité 1 : Michel Tournier, Sept contes
(pp. 72–74) Né à Paris en 1924, Michel Tournier a étudié la philosophie. Il devient journaliste de radio et publie en 1967 son premier roman, Vendredi ou les limbes du Pacifique, qui obtient le Grand Prix du roman de l’Académie française. En 1970, il obtient le Prix Goncourt pour le roman Le Roi des aulnes. En 1972, il devient membre de l’Académie Goncourt. Tournier semble avoir une préférence pour les contes mais il prétend ne pas écrire pour les enfants : « Je n’écris pas pour les enfants. ... Simplement j’écris de mon mieux. Il m’arrive parfois (rarement) d’être si bon, ... si concis, si essentiel que tout le monde peut me lire, même les enfants ». Il est l’un des plus célèbres écrivains français contemporains. Recommandé : Vendredi ou la vie sauvage, 1988
Unité 2 : Agnès Desarthe, Je manque d’assurance
(pp. 89 et 90) Agnès Desarthe est née en 1966 à Paris. Elle a commencé à écrire très jeune et est l’auteur de romans aux Éditions de l’Olivier ainsi que de nombreux livres pour enfants et adolescents. Elle a travaillé comme professeur et traductrice d’anglais. En 1996, elle a reçu le Prix Inter pour son roman Un secret sans importance (Éditions de l’Olivier). Elle écrit aussi des chansons pour Michel Lascault et le groupe MASH et se tourne parfois vers le théâtre. Recommandé : Les bonnes intentions, 2002
Unité 3 : Jean-Noël Blanc, Jeu sans ballon
(pp. 100 et 101) Né en 1945, Jean-Noël Blanc se passionne pour le football et le vélo. Il aime écrire des textes relatifs au sport : « D’abord parce que ce thème donne un dynamisme à l’écriture, à cause de la compétition. Mais aussi parce que, dans le sport, les individus vont au bout d’eux-mêmes. » Jean-Noël Blanc a publié plus d’une dizaine d’ouvrages. Recommandé : Tête de moi, 2002 (Prix Lire au Collège 2003)
Module B/Page 1
Mosaïque — Biographie
Unité 4 : Amélie Nothomb, Stupeur et tremblements
(pp. 112 et 113) Née en 1967, Amélie Nothomb a passé les cinq premières années de sa vie au Japon. Elle parle couramment le japonais. Issue d’une illustre famille bruxelloise, elle est la fille d’un ambassadeur belge et a vécu successivement en Chine, à New York, au Bengladesh, en Birmanie et au Laos. À l’âge de dix-sept ans, elle s’installe en Belgique et fait des études gréco-latines à l’Université Libre de Bruxelles. Son premier roman a été publié en 1996. Depuis, elle a publié une quinzaine de romans, affirmant en écrire trois chaque année, mais n’en publier qu’un. Elle a reçu de nombreux prix pour ses livres, dont le Grand Prix de l’Académie Française en 1999 pour son roman Stupeur et Tremblements. Recommandé : Métaphysique des tubes, 2000
Module B/Page 2
Mosaïque — Biographie
Module C : Biographie
Unité 1 : Michael Sebban, Lehaïm : à toutes les vies
(pp. 147 et 148) Juif d’Oran né en 1967, Michael Sebban enseigne la philosophie dans un lycée de SeineSaint-Denis et le surf sur la côte basque. Polyvalent, c’est certainement l’adjectif qui caractérise le mieux Michael Sebban. De Biarritz à Tel-Aviv en passant par la Seine-SaintDenis, il s’exerce aussi bien au surf, aux platines de DJ qu’à l’écriture. Dans La Terre promise, pas encore (2002), Michael Sebban nous parle des aventures de Eli S. qui, par la suite, dans Lehaïm, s’intéresse, entre autres, à la montée de l’antisémitisme et au problème de l’intégration des immigrés en banlieue. Kotel California est le troisième volet des aventures de Eli S., au cœur du rêve américain.
Unité 2 : Philipe Labro, Manuella
(pp. 149 et 150) Né en 1936, Philipe Labro est un écrivain, journaliste et réalisateur français. À 18 ans, il part étudier aux États-Unis, en Virginie. De retour en Europe, il devient reporter à Europe 1. Après la guerre d’Algérie, il reprend ses activités de journaliste pour le compte de RTL, Paris-Match, TF1 et Antenne 2. De 1985 à 2000, il dirige les programmes de RTL pour ensuite devenir vice-président de la station. En mars 2005, il lance une nouvelle chaîne de télévision diffusée sur la TNT : Direct 8. Auteur prolifique, il a publié une quinzaine de romans depuis 1960 et a reçu le prix Interallié pour L’étudiant étranger (1986) ainsi que le prix Gutenberg pour Un été dans l’Ouest (1988). Le roman Manuella a été publié en 1999. Il a également réalisé huit films pour la télévision et le cinéma dont Rive gauche, rive droite (1984).
Unité 3 : Alphonse Daudet, « La dernière classe » (dans Contés du lundi)
(pp. 164 et 165) Né à Nîmes en 1840, Alphonse Daudet est fils d’un marchand de soie. Il connaît des périodes d’insécurité lors des nombreuses faillites de l’entreprise familiale. Après sa scolarité, il part pour Alès où il devient maître d’études. En 1864, il fait son premier séjour à Fontvieille, dans la famille Ambroy. Des liens d’étroite amitié se créent immédiatement avec les habitants du château de Montauban. Ses impressions et les renseignements fournis par son ami, T. Ambroy, inspireront certaines des Lettres de mon moulin ; ces histoires sont publiées sous forme de feuilleton pendant l’été 1866, sous le titre de Chroniques provençales dans le journal L’Événement. Dès 1884, il souffre d’une grave maladie qui affecte sa capacité à travailler. Il quitte à plusieurs reprises son domicile parisien pour faire des cures à Lamalou-les-Bains. Le 16 décembre 1897, Alphonse Daudet s’éteint à Paris loin de sa Provence.
Module C/Page 1
Mosaïque — Biographie
Unité 4 : Ernest Pépin, « Dis-leur »
(p. 170) Romancier et poète né en Guadeloupe en 1950, Ernest Pépin a exercé diverses activités dont celles de professeur de français, critique littéraire et consultant à l’Unesco. Depuis 1985, il occupe le poste de chargé de mission au cabinet du Conseil Général de la Guadeloupe. Comme beaucoup d’auteurs antillais, Ernest Pépin s’inspire de son île natale pour écrire ses poèmes, et est reconnu comme la voix majeure de la Guadeloupe et des Caraïbes. Son œuvre a été couronnée par différents prix, dont le prestigieux Prix Casa de Las Americas en 1990, le Prix des Caraïbes en 1994 et le Prix RFO du Livre 1997.
Module C/Page 2
Mosaïque — Biographie
Module D : Biographie
Unité 1 : Anny Duperey, Le voile noir
(p. 199) Née en 1947 à Rouen, Anny Duperey est une artiste complète : comédie, écriture, danse, peinture, chant, photographie, etc. C’est au début des années 90 qu’elle décide d’écrire une autobiographie pour livrer toute la douleur liée à la mort de ses parents trente-cinq ans plus tôt. C’est ainsi qu’est publié Le voile noir en 1992, qui connaît un véritable succès commercial. Après sa parution, ses lecteurs lui envoient tant de lettres qu’elle décide d’écrire un second livre Je vous écris… dans lequel elle répond à toutes ces lettres et reverse la moitié de ses droits d’auteurs à l’association SOS Villages d’Enfants dont elle est la marraine. Jean-Luc Godard lui donne son premier rôle au cinéma en 1966 dans Deux ou trois choses que je sais d’elle. Elle commence une carrière à la fois au cinéma, au théâtre et à la télévision. Elle reçoit en 1988 un Molière (prix prestigieux de théâtre) pour son interprétation dans la pièce Le secret et est nominée pour le César de la meilleure actrice pour son rôle dans le film Un éléphant ça trompe énormément.
Unité 2 : René Goscinny, Les vacances du Petit Nicolas
(pp. 205 et 206) René Goscinny (1926–1977) est non seulement le père d’Astérix, le principal scénariste de Lucky Luke, l’auteur du Petit Nicolas mais aussi le créateur d’Iznogoud. Goscinny est l’un des auteurs français les plus lus au monde. L’ensemble de son œuvre représente environ cinq cents millions d’albums et de livres vendus. Génie du scénario, il a révolutionné la bande dessinée (BD). Ses complices s’appellent : Uderzo, Morris, Sempé, Tabary... Goscinny continue aujourd’hui de faire rire des centaines de millions de lecteurs. Il a dit : « J’ai toujours eu le goût de faire rire. Enfant, probablement parce que j’étais d’une timidité maladive, j’étais en classe un véritable guignol. » Il passe son enfance en Argentine où son père travaille comme ingénieur chimiste. Cet éloignement sauvera la vie de la famille Goscinny, d’origine polonaise et ukrainienne et de confession juive, pendant la seconde guerre mondiale. Passionné par l’écriture et le graphisme, il découvre très tôt la littérature, puis la bande dessinée. À 19 ans, il devient assistant dessinateur dans une agence de publicité à Paris. Septembre 1955 : c’est la naissance du Petit Nicolas dans un journal belge, Le Moustique. René Goscinny, sous le pseudonyme d’Agostini, signe avec Jean-Jacques Sempé les trente-et-une premières aventures du petit personnage. Goscinny écrit les textes, JeanJacques Sempé les illustre. Pour écrire Le Petit Nicolas, Goscinny se sert de ses propres souvenirs et de ceux de Sempé. À partir des années soixante et aujourd’hui encore, les aventures du petit garçon sont prescrites dans les écoles.
Module D/Page 1
Mosaïque — Biographie
Unité 3 : Philipe Labro, Manuella
(pp. 212 et 213) Philipe Labro : voir biographie dans Module C, Unité 2.
Unité 4 : Henri Bosco, L’enfant et la rivière
(p. 221) Né à Avignon en 1888 d’une famille provençale et piémontaise, Henri Bosco commence à écrire dès l’âge de sept ans. Après des études à Avignon, Grenoble et Florence, il obtient l’agrégation d’italien et enseigne principalement dans sa ville natale mais aussi à Bourg et Philippeville (nom français donné autrefois à la ville de Skikda en Algérie). Son premier roman, Pierre Lampedouze, sera publié en 1924. On y trouve déjà toute l’atmosphère qui sera celle de ses romans et de ses poésies : mystère mêlé à la réalité quotidienne, monde paysan avec ses croyances ancestrales, magie de la Provence ... De nombreux prix littéraires vont couronner son œuvre – une trentaine de romans, des livres pour enfants et des poésies. L’enfant et la rivière, publié pour la première fois en 1945, fait partie du cycle de Pascalet. Henri Bosco a vécu toute sa vie en Provence où il meurt en 1975. À consulter : http://henribosco.free.fr/
Module D/Page 2
Mosaïque — Biographie
Module E : Biographie
Unité 1 : Hervé Jaouen, Journal d’Irlande
(pp. 245 et 246) Né à Quimper en 1946, Hervé Jaouen commence à publier à la fin des années 70, après une première carrière dans le monde de la banque. Très vite reconnu comme l’un des maîtres du roman noir français, il s’aventure jusqu’aux limites du genre et repousse même ses frontières. Il nous donne à lire aujourd’hui une œuvre variée, riche d’une cinquantaine de titres, romans, polars, depuis La mariée rouge jusqu’à Les ciels de la baie d’Audienne. Sa littérature de voyage se présente sous forme de notes de voyage avec la trilogie irlandaise Journal d’Irlande, Chroniques irlandaises et La cocaïne des tourbières. Pour ce qui est de la littérature jeunesse, parmi les dix titres publiés, Mamie mémoire est lu dans de nombreuses écoles ; l’ouvrage reste une référence, au sujet de la maladie d’Alzheimer. Dans la trilogie irlandaise, on trouve le meilleur de multiples séjours d’Hervé Jaouen en Irlande au cours de ces vingt-cinq dernières années. Il nous emmène au milieu des paysages, dans les pubs, au bord des rivières, dans les farmhouses, sur les lacs, à la rencontre d’une Irlande rêvée par ceux qui n’y sont jamais allés et retrouvée par ceux qui ne pensent qu’à y retourner. Il faut noter qu’Hervé Jaouen a traduit deux romans d’auteurs irlandais — Liam O’Flaherty et Guy St John Williams.
Unité 3 : François Maspero, Balkans-Transit
(p. 265) Né en 1932 à Paris, François Maspero est éditeur, écrivain et traducteur français. En 1959, il a créé, en pleine guerre d’Algérie, les Éditions Maspero, engagées à gauche, dont l’activité a été poursuivie en 1982 sous le nom de La Découverte. Après avoir été également libraire dans le Quartier latin et directeur de revues (Partisans, L’alternative), il se met dès les années 80 à écrire plusieurs ouvrages. Il est le traducteur, en langue française, notamment de John Reed, Alvaro Mutis, Jesus Diaz, Joseph Conrad et Arturo PérezReverte. Fervent résistant durant la seconde guerre mondiale, son père, Henri Maspero, professeur au Collège de France, meurt déporté à Buchenwald. Sa mère, Hélène Maspero-Clerc, auteur de Un journaliste contre-révolutionnaire : Jean-Gabriel Peltier, a été déportée au camp de Ravensbrück.
Module E/Page 1
Mosaïque — Biographie
Unité 4 : Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part
(pp. 274 et 275) Née en 1970 à Boulogne-Billancourt, Anna Gavalda a grandi en Eure-et-Loir dans une abbaye non chauffée. Elle est envoyée en pension, à quatorze ans, à la suite de la séparation de ses parents. Elle écrit sa première nouvelle à 17 ans, dans une salle d’examens, alors qu’elle est en train de rater le concours d’entrée à l’Institut d’Études Politiques (« Sciences Po »). Elle décroche finalement une maîtrise de Lettres à la Sorbonne, tout en développant ses aptitudes littéraires en participant à des ateliers d’écriture. En 1992, elle remporte le concours de la plus belle lettre d’amour de France Inter. En 1998, elle est lauréate du concours « Du sang dans l’encrier » de la Bibliothèque municipale de Melun. Cette jeune femme dynamique au style piquant, sincère et savoureux reçoit le Grand Prix RTL-Lire pour son premier recueil de nouvelles Je voudrais que quelqu’un m’attende quelque part en 1999. Ce recueil, mélange de simplicité, de merveilleuses et tragiques vérités quotidiennes, est un véritable succès et est traduit dans une trentaine de langues. Trois ans plus tard, elle publie son premier roman Je l’aimais, un huis-clos entre Chloé, qui vient d’être abandonnée par son mari, et Pierre, son beau-père. Un sens aigu de l’observation, une description des émotions toujours justes sont les ingrédients qui font le succès d’Anna Gavalda. Son quatrième titre, un nouveau roman, Ensemble, c’est tout est publié en 2004.
Module E/Page 2
Mosaïque — Biographie
Module F : Biographie
Unité 1 : Marcel Aymé, Les bottes de sept lieues
(pp. 298 et 299) Marcel Aymé (1902–1967) a su créer des personnages qui font maintenant partie de l’imaginaire collectif. Élevé par ses grands-parents maternels dans un village de l’Yonne, il est placé comme pensionnaire au Collège de Dôle et réussit le concours des bourses en 1912. Élève assez médiocre, il aime mieux lire qu’étudier. Marcel Aymé s’essaie à divers métiers : employé de banque, agent d’assurances, journaliste (mauvais, précise-t-il), il se met à écrire son premier roman Brûlebois en 1925. Prolifique, il écrit également, dès 1933, pour le cinéma, le théâtre, et continuera ce travail acharné pendant l’Occupation, n’hésitant pas à donner des nouvelles aux journaux de la « collaboration » sans aucun engagement politique ; il ne figurera donc sur aucune liste noire de la Libération. L’après-guerre le voit se consacrer presque exclusivement au théâtre. Marcel Aymé, « le paysan de Montmartre », a sa légende : taciturne, éternellement caché derrière des lunettes noires. Il est observateur, mais pas moraliste : il met juste une lumière discrète, drôle, tendre et caustique sur le monde qui l’entoure. Plusieurs de ses romans ont été adaptés pour le cinéma et la télévision. Recommandés : La Vouivre (1941), Le Passe-Muraille (1943), Les Contes du chat perché (1934– 1946).
Unité 3 : Sylvie Testud, Le ciel t’aidera
(p. 316 et 317) Née en 1971 d’un père inconnu et d’une mère comptable d’origine italienne, Sylvie Testud grandit dans le quartier populaire de la Croix-Rousse à Lyon. Très tôt fascinée par le cinéma, elle monte à Paris pour suivre des études d’histoire. Elle se lance bientôt dans la comédie en intégrant la classe libre du Cours Florent puis le Conservatoire. Elle fait sa première apparition à l’écran en 1994 dans Couples et amants. Par la suite, elle obtient l’équivalent allemand du César de la Meilleure actrice pour sa performance dans le film Jenseits der Stille. C’est à partir de 1999 que les Français la découvrent dans Karnaval. Elle obtient pour son incarnation de Christine Papin dans Les blessures assassines de Jean-Pierre Denis, le César du Meilleur espoir. Affectionnant les personnages troubles et décalés, Sylvie Testud obtient en 2004 le César de la Meilleure actrice pour Stupeur et tremblements. Devenue une actrice de premier plan, elle enchaîne plusieurs films et écrit deux romans autobiographiques : Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir (2003), qui raconte le quotidien d’une actrice et Le ciel t’aidera, qui est l’histoire d’une fille trop imaginative qui rêve de mourir centenaire et dans son lit.
Module F/Page 1
Mosaïque — Biographie
Module G : Biographie
Unité 1 : Bernard Binlin Dadié, Climbié
(pp. 354 et 355) Bernard Binlin Dadié est né vers 1916 à Assinie en Côte d’Ivoire. Tour à tour commis administratif, membre du Rassemblement Démocratique Africain luttant pour l’Indépendance, journaliste militant, prisonnier politique, Inspecteur des affaires culturelles et Ministre de la culture (1977–1986), il a mené parallèlement une carrière de dramaturge, poète et romancier. Il est ainsi le pionnier de tous les genres littéraires en Côte d’Ivoire. Son œuvre considérable, aussi diversifiée qu’abondante, a produit le premier roman de Côte d’Ivoire, Climbié, écrit en 1952 et édité en 1956 pour la première fois. Climbié est le récit autobiographique — même si l’auteur s’en défend — du petit villageois abandonnant case et famille pour l’école coloniale, et faisant l’apprentissage de sa vie d’homme. Recommandés: Un nègre à Paris (1966), Légendes et Poèmes (2002)
Unité 2 : Fatou Diome, « Le visage de l’emploi » (dans La préférence nationale)
(pp. 363 et 364) Née en 1968 à Niodor, une petite île du Sénégal, Fatou Diome quitte son pays natal pour poursuivre ses études à Strasbourg où elle vit toujours. Une expérience difficile inspirera pour écrire son premier livre, un recueil de nouvelles intitulé La préférence nationale (2001). Son premier roman, Le ventre de l’Atlantique (2003), écrit avec un humour féroce et usant d’une langue incisive et colorée, a remporté un succès mérité. Elle est mise en avant lors du 26ème Salon du Livre 2006 de Paris, dont le thème est la francophonie avec son nouveau roman Kétala. Fatou Diome est la voix de la littérature féministe d’Afrique de l’Ouest. À travers son œuvre, c’est à un voyage géographique, social et mental auquel elle nous convie. « Dans le désert, on peut toujours tomber sur une oasis. » Citation de Fatou Diome, Le ventre de l’Atlantique
Module G/Page 1
Mosaïque — Biographie
Unité 3 : Azouz Begag, Le Gone du Châaba
(pp. 368 et 369) D’origine algérienne, Azouz Begag est né en France dans la banlieue lyonnaise en 1957. Il possède un Doctorat en économie et mène de front deux carrières : sociologue et romancier. Chercheur au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) et à la Maison des Sciences Sociales et Humaines de Lyon depuis 1980, il est spécialiste en socio-économie urbaine. Il est devenu ministre délégué à la promotion de l’égalité et des chances en 2005. Azouz Begag a publié de nombreux articles de sociologie et une vingtaine de livres dont la plupart ont pour sujet les différents problèmes auxquels sont confrontés les jeunes d’origine maghrébine, pris entre deux cultures mais aussi entre tradition et modernisme : pauvreté, racisme, chômage, auto-destruction, désespoir. Dans la plupart de ses romans, qu’ils soient de nature autobiographique ou non, Azouz Begag prend la défense des « Beurs » (jeunes Français d’origine maghrébine), valorise leur culture d’origine et leur propose des modèles positifs d’identité. Recommandés : Les Chiens aussi (1995), Ma maman est devenue une étoile (1996)
Unité 4 : Maryse Condé, Rêves amers
(pp. 383 et 384) Née en 1937 à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, Maryse Condé étudie les Lettres classiques à la Sorbonne. En 1960, elle se marie au comédien Mamadou Condé et part pour la Guinée où elle affronte les problèmes inhérents aux États nouvellement indépendants. Après son divorce, elle continue de séjourner en Afrique (au Ghana et au Sénégal notamment) avec ses quatre enfants. De retour en France en 1973, elle se remarie à Richard Philcox, enseigne dans diverses universités et entame sa carrière de romancière. Après la publication de Ségou, son quatrième roman, elle rentre en Guadeloupe. Cependant, elle quitte bientôt son île natale pour s’établir aux États-Unis, où elle enseigne aujourd’hui à Columbia University. Ses œuvres principales sont Moi, tituba, sorcière… (1986), Traversée de la Mangrove (1989), Desirada (1997), Célanire cou-coupé (2000).
Module G/Page 2