Pays de Lunel - Projet de développement d'un pôle oenotouristique by iav17490

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									Projet de développement d’un Pôle oenotouristique (Pays de Lunel)

Mission ODIT France 2 et 3 octobre 2007



MISSION : proposer un regard critique sur le projet, donner un avis d’expert sur le dimensionnement du projet et
ses composantes ;



EQUIPE :
Stéphane Grollier, ODIT France
Claire Mercier, ODIT France
Françoise Kouchner, expert vitivinicole
Jean-Michel Puydebat, expert marketing scénographie
Alain Vialleton, expert urbanisme hébergement



CONTEXTE :

Le projet :

Un Pôle d’Excellence Rurale « pôle oenotouristique en Pays de Lunel : tourisme d’excellence au travers du vin et
de son histoire » a été validé sur la communauté de communes du Pays de Lunel.

Il s’agit d’un projet de développement local autour du vin et du tourisme, ancré autour d’un équipement
structurant situé à Saint Christol, en cohérence avec le SCOT (un espace de respiration entre Nîmes et
Montpellier), au bénéfice de l’ensemble des habitants de la Communauté de Communes. Le pôle doit être un
outil de lisibilité du projet global qui a pour finalité, au delà d’une mission de stimulation de la filière viticole, de
promouvoir une activité économique profitable pour tous.

La clientèle visée est prioritairement le bassin Nîmes et Montpellier. Il s’agit surtout de développer les flux en
période avant et après saison. L’objectif est finalement que le pays de Lunel devienne une sortie naturelle
entre Nîmes et Montpellier, d’abord une destination de loisirs de proximité. Cela fait, elle offrira les
conditions pour un développement d’un tourisme national voire international.

Il s’agit d’abord de créer un lieu de vie sur le pôle, d’où une implication forte des résidents locaux qui doivent s’y
sentir bien, en profiter et l’animer.

Les acteurs reconnaissent que le projet tel que défini dans le document du PER est trop global, un peu « fourre
tout ». Ils sont conscients de la nécessité de le resserrer et de la même manière, ils pensent qu’il sera nécessaire
de le phaser.

4 axes forts du projet : les vignes/le vin, le patrimoine/les paysages, les activités nature, les traditions
camarguaises.

Il est souhaité pour ce projet de l’ambition, le pôle doit être attractif.




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Le contexte touristique :

Des atouts certains :
    - un patrimoine : 2 AOC, Ambrussum, la via Domitia, des églises romanes, château de Marsillargues,
        des villages …
    - des traditions et savoir-faire : vitiviniculture, traditions camarguaises,
    - des activités nature existantes : via ferrata, canoë, accro branche, randonnées, pêche,
    - une diversité de paysage avec deux grandes entités, au Nord les vignes, au Sud les marais
        camarguais « la Petite Camargue ».
    - une situation géographique favorable avec une zone de chalandise importante (entre deux
        agglomérations, 1 million d’habitants à moins de 20 mns)

Mais des contraintes :
    - un secteur qui subit des pressions importantes en termes d’urbanisation (qui risquent de s’aggraver à
        l’avenir sachant que dès à présent environ 1500 personnes arrivent chaque mois à Montpellier dont une
        partie avec des revenus faibles) ; cette pression, si elle n’est pas maîtrisée, peut avoir des
        conséquences importantes et irréversibles en termes de destruction des paysages qui participent à
        l’identité du Pays de Lunel.
    - une mise en tourisme des caveaux peu développée : les caveaux sont en général ouverts à la visite
        mais assez peu pratiquent des partenariats avec des hébergeurs, très peu organisent des visites de
        vignes, pratiquent des packages « accueil au caveau, dégustation, repas gastronomique »
    - une mise en réseau des acteurs du tourisme encore balbutiante
    - une image et une identité de territoire qui restent encore à construire



DEROULEMENT DE LA MISSION :

1ère journée :
matin : visite du site et du territoire
après-midi : réunions avec les acteurs économiques locaux en 2 groupes thématiques : filière vitivinicole, filière
loisirs, hébergements/restauration.
2ème journée : travail avec le comité de pilotage restreint

Principales conclusions Groupe « filière vitivincole » :

• nous avons un problème d’image, parce que le vin a un problème d’image (santé) accentué par le fait que les
vins du Languedoc ont une mauvaise réputation. Le pôle devra redonner une image positive également sur
l’aspect de la santé.
• inquiétude quant à la concurrence entre le pôle et les domaines ; les domaines, c’est l’histoire des hommes et
des femmes qui en vivent, le pôle ce sera plutôt la région, l’histoire, l’aspect pédagogique (climat, paysage,
histoire…).
• il faut que l’on travaille sur le partenariat, les réseaux, l’image, la qualité,
• nous devons améliorer l’accueil, créer une culture commune de l’accueil
• nous devons organiser le maillage du territoire, la commercialisation
• un thème qui pourrait être structurant : le vin et le voyage, les transports : via domitia, la station routière
d’Ambrussum,
• inquiétude sur la multiplicité des fonctions du pôle: gastronomie, vinothérapie, dégustation, manade, …




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Principales conclusions Groupe « filière loisirs, hébergement, restauration » :

• des constats : une saison estivale de plus en plus courte, donc une saison non estivale plus longue, il faut
travailler sur cette dernière ; nous sommes une destination par défaut, on vient car c’est moins cher que sur la
côte, on peut trouver de la place au dernier moment
• pour l’hôtellerie, si il y a une clientèle affaires durant la semaine, le remplissage pendant les week-ends est très
dur
• il semble que les familles trouvent l’animation insuffisante or les évènementiels sont nombreux tels que les
courses camarguaises jusqu’à 850 courses par an dans les secteur de la Petite Camargue mais c’est peu connu
par les résidents de proximité,
• améliorer l’accueil, le maillage, la commercialisation les réseaux
• Lunel n’est pas une sortie naturelle entre Nîmes et Montpellier, on va sur la côte, on va dans les Cévennes,
• il n’y a pas d’offre touristique structurée
• il y a une absence de logistique pour mettre en valeur ce qu’il existe dans le territoire, il faut faire connaître,
mettre en place des réseaux, commercialiser.
• il y a un manque d’activités sur le territoire



PRECONISATIONS EN TERMES DE CONTENU
Il s’agit d’une synthèse basée sur les points de vue des experts et de ceux des participants


    1    Les équipements conseillés sur le pôle : le pôle vitivinicole, les équipements de visite, la boutique, la
         restauration, l’évènementiel
    2    Les équipements déconseillés sur le pôle : l’hébergement, la clientèle affaires / séminaires, la
         vinothérapie / centre de bien-être
    3    Travailler sur les fondamentaux : déterminer un positionnement, créer une image de destination


              1) Les activité et les équipements conseillés sur le pôle

De manière générale, il est nécessaire de concentrer les sujets autour de quelques thématiques lisibles,
repérables et pas sur un trop grand nombre.

Le pôle Vitivinicole :

Cibles privilégiées dans un premier temps : population locale, de proximité, scolaire, autocariste, également viser
la population « de passage » à Montpellier : chercheurs, stagiaires, étudiants.

L’objectif est de renvoyer sur les Domaines, sachant qu’il faut laisser le visiteur libre de son choix :
    - rester sur le pôle seulement, il faut une offre cohérente et complète sur le pôle
    - aller dans les Domaines seulement (une proposition de renvoi sur le pôle est à prévoir)
    - une visite au pôle suivie de visites dans les domaines, juste après, plus tard ; il faut un produit
          visite/domaines

Un des principes de base du Marketing : la liberté de choix du visiteur ; on peut l’inciter jamais le contraindre.

Le partage des rôles entre le pôle et les Domaines apparaît assez évident :
    - le domaine c’est l’authenticité, c’est rencontrer le vigneron, c’est l’affectif,
    - le pôle ce sera l’aspect pédagogique (le vin, le climat, l’histoire, la région, …)

L’objectif du pôle étant de renvoyer vers les domaines, dans cette optique l’opportunité d’une vente des vins au
pôle est à vérifier, en revanche une boutique terroir est indispensable.


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Des études de comportement ont montré que les freins à la visite dans les caves sont de quatre ordres :
    - l’ennui des enfants (il n’y a pas d’accueil enfants en général)
    - la crainte de faire une visite sans intérêt
    - la crainte de faire le mauvais choix de domaines
    - la gêne de se sentir obligé d’acheter du vin

Le pôle doit lever ces freins. Il doit :
    - prévoir des activités enfants/adolescents (pour les occuper / pour les intéresser)
    - être pédagogique, ludique, plaisant
    - comporter un fil conducteur
    - offrir des messages et un langage grand public
    - comporter différents niveaux de lecture
    - accueillir des publics aux besoins spécifiques : mal voyants, personnes handicapées

ATTENTION : la cible enfant/adolescent sera délicate à traiter dans le contexte actuel.

L’espace de dégustation peut être plutôt un espace du goût ou il peut s’agir de produits différenciés.

Différentes méthodes peuvent être mises en œuvre :
     - faire payer 3€ un verre à l’effigie du pôle qui donne droit à trois/quatre dégustations et que les visiteurs
         conservent
     - dégustations uniquement le vendredi, samedi, dimanche
     - ateliers du goût : animation du type de celles du laboratoire sensoriel de Jacques Puisais (impact de
         l’ambiance, la lumière, le bruit, la température, la couleur, le toucher sur le goût ; se connaître soi-
         même ; comprendre les mécanismes du goût)

La question sera de distinguer les produits qui relèvent de l’apprentissage de la dégustation de ceux qui relèvent
plus de l’apprentissage au goût.

Le travail sur le pôle doit être accompagné d’un travail indispensable et complémentaire sur l’accueil dans les
caveaux : engagement sur un cahier des charges, il faut définir ensemble un minimum de standards d’accueil.




Dans les discours, dans le contenu, dans la communication sur l’aspect vitivinicole, il faudra absolument prendre
en compte le besoin de réassurance du consommateur sur le produit vin, sur sa qualité ; sur son mode de culture
et de ses conditions de fabrication il y a très clairement actuellement un malaise et une perte de confiance.
Si se soigner par le vin apparaît un peu « tiré par les cheveux », en revanche il faut œuvrer pour que le vin ne
soit plus un tabou dans la diététique, mais au contraire l’associer à la diététique.

Les équipements de visite

De nos jours les produits de visite sont des parcours spectacle avec des tableaux scénographiques audiovisuels.
Les standards de qualité des parcours s’élèvent toujours notamment par rapport à ce qu’il se fait dans d’autres
secteurs (mise en scène dans les magasins, TV, …). Il faut savoir que les équipements sont frappés
d’obsolescence au bout de 5 ans.

Cinq fondamentaux concernant les tendances lourdes et pratiques actuelles :
        - la demande est à la fois sur le high tech (média) et sur l’humain (accueil physique)
        - le ludo-pédagogique : offre famille, l’enfant et l’adolescent prescripteurs




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         -   le passé, la modernité : ne pas faire un équipement uniquement tourné vers le passé et les
             traditions « perdues », présenter le présent et envisager le futur (ce que seront dans 10 ans le vin et
             les produits qui en sont issus)
         -   structurer l’offre en espaces intérieurs / extérieurs
         -   des services de base obligatoires : restauration légère, boutiques

Un fil conducteur est apparu intéressant car pour le moment non exploité par d’autres sites : l’invitation au
voyage que le vignoble procure par le voyage du vin. Ce thème apparaît cohérent avec le territoire : région de
passage, présence du « relais routier » d’Ambrussum, proximité du littoral et de ses ports, vin vendu jusque dans
les pays scandinaves …

Une offre cohérente serait :
         - un parcours spectacle
         - atelier du goût / dégustation
         - jardin vigne pédagogique avec une mise en scène de la vigne peut-être une thématique « collection
             de différents modes de conduite des vignes »
         - bar à vin, bar à raisin,
         - boutique terroir et produits dérivés du vin
         - offre éducationnelle (label kid), penser à deux offres : enfants, adolescents
         - des savoir-faire périphériques : culture camarguaise

         -   et des prolongements extérieurs avec des parcours, circuits sur le territoire : à pied, à cheval, en
             vélo.


Il est conseillé de prévoir des circuits dans lesquels s’insèrent des visites de caveaux. Il faut éviter les circuits
mono-thématique de type circuits des caveaux, circuits des églises qui ciblent des clientèles trop restreintes, par
ailleurs on ne déguste pas plusieurs caveaux de rang. Il est préférable de prévoir plutôt des balades, et chemin
faisant effectuer des visites. Mêler circuits, paysage, patrimoine, savoir-faire, gastronomie.

La pratique du vélo et celle de la randonnée sont des tendances de fond ; l’avantage du territoire de la
communauté de communes est sa taille et son relief plat, facilement praticable en vélo.

Il est donc proposé de réaliser un ensemble de chemins/routes balisés pour ces pratiques et de faire exister le
territoire à travers cette offre forte de parcours et de découvertes du « pays » en vélo, à pied.

L’objectif est de faire un maillage de chemins / routes qui se traduise par une carte, une brochure et une
communication, proposant des points de visite. Une mise en promotion permanente et au fur et à mesure des
nouveaux centres d’intérêt (un territoire vit) est indispensable.

ATTENTION : il faut un maillage entretenu. Une organisation est à mettre en place.

Question à résoudre : gratuité de l’accès à la visite du parcours spectacle ? « prix doux » ? ou payant ?

Un des principes du marketing : savoir donner pour reprendre.

Des dispositifs peuvent être envisagés tels que : la dégustation comprise dans le prix de visite.

Quelques comparatifs de prix :
Parcours de la cave de Cairanne (84) :
« la galerie = un itinéraire depuis les origines de la vigne jusqu’à sa valorisation par les vignerons de la cave de
Cairanne. Des bornes vidéo et audio évoquent la vie de la vigne et du vin. La galerie ouvre sur des salles
thématiques : exemple de la salle des matières avec des coupes de sols qui révèlent ce qui se cache sous nos
pieds, pourquoi la vigne répond différemment dans des terroirs différents. Les vins se sentent mais aussi se



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touchent. Ne parle-t-on pas de soyeux, onctueux ou rèche au contraire ? Le visiteur expérimente du bout des
doigts un aspect méconnu de la dégustation ». Prix d’entrée adulte : 6€
www.cave-cairanne.fr

Vinimage, musée découverte des vins d’Ardèche
Au cœur du vieux village de Ruoms (07) dans une bâtisse de caractère, VINIMAGE invite à découvrir l'Ardèche
et ses terroirs en s'amusant. Prix d’entrée adulte : 4,60 €
Un label vigneron d’Ardèche a été mis en place, 40 caves sur 70 en bénéficient.

Musée régional de la vigne et du vin, Montmélian (Savoie)
installé dans une ancienne demeure caractéristique de l'habitat vigneron, le musée propose de découvrir l'histoire
de la viticulture, du travail de la vigne, de la vinification et de la tonnellerie à travers des collections uniques en
Savoie. Prix d’entrée adulte : 4 €

Imaginarium, parcours crémant de Bourgogne, initiative complètement privée, entrée adulte 6,9 €.
Ce parcours propose une exploration sensorielle de l’univers des vins effervescents pour un public désireux de
connaissance et de sensations. www.imaginarium-bourgogne.com


La restauration :

Il faut une restauration sur place. Le type bar à vin, proposant une cuisine de caractère et de qualité, basé sur le
produit vin et les atouts du site (restaurant avec un prolongement terrasse, patio, vignes) semble adapté car
souple : Il peut facilement fonctionner avec de l’évènementiel, vérifier quand même la véracité d’une restauration
nocturne.

ATTENTION : la restauration haut de gamme est incompatible avec l’accueil groupe, les animations,
l’évènementiel.


L’évènementiel :

Parallèlement au parcours de visite permanent, l’évènementiel doit susciter le revisite. La cible est celle des
résidents, les relais d’information étant la presse locale, les gazettes.
Un certain nombre d’évènements sont déjà réalisés telles que les vendanges à l’ancienne, la fête des primeurs.
On pourrait imaginer sur le site, un théâtre de verdure, cinéma dans les vignes, marché produits du terroir,
marchés nocturnes, ….

Quelques exemples :
Les balades vignerones au Pic Saint Loup, 50€
Les circulades des coteaux du Larzac
Courses VTT de Berlou
Foulées pédestres de Saint de Cuculles (1500 participants)


Création d’une annexe Office du tourisme sur le site

Cette annexe servira non seulement d’office de tourisme pour la partie nord du territoire (vignoble) mais
également de structure d’accueil pour le pôle.




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              2) Les activités et équipements déconseillés sur le pôle


La vinothérapie : il faut être prudent, cela semble très prématuré pour le Pays de Lunel, trop aventureux, plutôt
poser les bases d’un oenotourisme. Il faut savoir que la vinothérapie concerne un public très restreint, qu’il s’agit
de produits positionnés très haut de gamme, les investissements sont lourds. Pour le moment seulement deux
centres existent en France et sont positionnés 5 étoiles (Ne pas exclure a priori dans un second temps une offre
éventuelle de soin simple, accessible financièrement, à proximité du pôle).

Offre séminaires/affaires :

ATTENTION, dans ce domaine, ce n’est pas l’équipement qui crée l’offre, c’est le service principalement. La
question porte sur la capacité de la collectivité locale à mettre en place l’ensemble des services pour ce marché
du séminaire tant en termes d’exploitation que de commercialisation. La collectivité peut porter l’investissement
mais absolument pas l’exploitation et la commercialisation qui sont des métiers très spécialisés. La concurrence
dans le domaine est par ailleurs très forte, les prestations et niveaux de services sont très élevés, un
hébergement associé est indispensable (minimum de 50 chambres).

Une salle polyvalente, répondant aux besoins locaux et aux besoins d’animation du pôle (spectacles musicaux,
théâtre, évènementiel, mariages, associations, accueil groupe, …), intégrée au pôle, est tout à fait envisageable
mais il ne faut en attendre aucune rentabilité. La pression sur les prix est très forte. La possibilité d’utiliser la salle
comme réception post-congrès avec des animations autour du vin est à tester, y a-t-il un vrai marché ? il faut
vérifier auprès des prestataires congrès/séminaires sur Nîmes et Montpellier (enjoy Montpellier : prestataire,
Atout Lieux : catalogue de sites)

L’hébergement :

De l’avis des experts, il ne faut pas commencer par l’hébergement et ne pas l’implanter sur ce site..
Le rôle que la collectivité peut jouer n’est pas de créer l’équipement mais les conditions pour que se développe
une destination de séjour qui génèrera une clientèle.
Il y a par ailleurs une envie et une capacité sur le territoire à développer des opportunités de création de gîtes et
chambres d’hôtes (à valider), il faut peut-être mettre en place des systèmes d’accompagnement voire d’aides à la
réhabilitation.
Il faut commencer par ce qui est réalisable assez vite : améliorer ce qui existe, créer de nouvelles capacités par
des réhabilitations.
Il faut savoir que pour l’instant on loue dans le secteur du pays de Lunel parce que c’est moins cher que sur la
côte, on peut réserver plus tardivement, c’est une location par défaut. La demande de la part des hébergeurs est
claire : être identifié pour un hébergement de qualité, proposer des séjours à des prix raisonnables.
Il est nécessaire de créer une image de destination. Il faut d’abord le faire pour les populations de proximité, c’est
le rôle de la collectivité en amont de créer les conditions qui feront que les hébergeurs qui savent faire jugeront
crédibles de le faire là où il y a un marché.

Ce n’est pas l’équipement qui fait le marché et l’image. L’équipement, l’image et le service (accueil, restauration
…) sont les trois éléments indissociables pour faire l’offre.


              3) Travailler sur les fondamentaux : choisir un positionnement, créer une image de destination

L’objectif est de créer un contexte favorable au développement du tourisme et de préparer l’implantation
du pôle :

    -    Créer une image de destination. Il faut la construire dans un premier temps pour la population de
         proximité : devenir une destination de proximité. La réalisation assez rapide d’un ensemble de
         chemins/routes balisés peut constituer une offre de fréquentation recherchée et appréciée par tous
         (locaux et régionaux, et plus tard nationaux et internationaux). Un travail est à faire sur l’identité de ce


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         territoire qui n’a en fait jamais existé en tant que tel. La population locale n’a aucune fierté et aucune
         conscience d’appartenance à un territoire. L’avantage d’une telle situation est qu’il n’est pas nécessaire
         de lutter contre une mauvaise image, il n’y en a pas.
         Un travail de collecte d’informations a démarré à l’initiative d’associations du canton (interview de
         vignerons …) qui peut constituer un fondement.
    -    S’appuyer sur Ambrussum
    -    Valoriser des points de vue paysagers, des lumières avec vue au loin sur le Mont Lozère et les
         moutonnements des avant-monts (« on dirait le Piémont italien »)
    -    Protéger le paysage voire le reconstituer dans certains cas : les élus et les aménageurs ont une lourde
         responsabilité. Il est temps de protéger les espaces qui présentent encore une authenticité, ce qui
         nécessite une prise de conscience de l’ensemble des élus de la Communauté de communes (inscription
         dans les PLU). Il ne sera pas possible de vendre une image, une identité sur un paysage qui à terme
         n’existera plus (mitage, destruction des structures paysagères). Remarque : exploiter un acquis
         documentaire existant : « guide pratique paysage de vignobles » réalisé en 2004 par l’ex-agence
         méditerranéenne de l’environnement, à partir de cinq ateliers de travail en Languedoc-Roussillon
         réunissant vignerons, élus, responsables associatifs, paysagistes…).
    -    Travailler sur l’accueil : définir des standards de l’accueil
    -    Travailler sur la qualité (pas forcément le très haut de gamme) tant sur le plan de l’hébergement, la
         restauration, les prestations de loisirs
    -    Il y a trois niveaux de réflexion : le site (créer un lieu « fort », il y a un enjeu architectural), le site élargi
         (balade familiale, lien avec le bourg) et le territoire (parcours, renvoi sur les domaines, renvoi sur les
         traditions camarguaises).
    -    Trois éléments structurants à réfléchir : le voyage du vin, les paysage/environnement, la santé
    -    Deux entités territoriales : le Nord plus viticole, le Sud « la petite Camargue » avec les traditions
         camarguaises


Le parti pris architectural :

    -    un projet environnemental
    -    un choix résolument contemporain, pas de pastiche de l’architecture traditionnelle mais pas non plus u
         objet de mode : le caveau des Hospitaliers apparaît comme un exemple intéressant (choix contemporain
         et très bonne intégration dans le site)
    -    prolongement intérieur / extérieur ; transparence
    -    un aménagement paysager dans lequel seront intégrés l’accueil, les activités …; obtenir une véritable
         intégration du bâtiment et non un objet posé
    -    travailler les cheminements vers le bourg, vers l’espace de loisirs, vers les parkings
    -    travailler les continuité vers les autres sites (Aubussum, parcours randonnées …)

L’un des enjeux est de bâtir un projet contemporain qui fasse le lien entre passé, présent et futur. La construction
même du bâti doit pouvoir se visiter.

Les espaces à prévoir sur le site :

Plutôt dedans :
    - parcours spectacle
    - boutique du terroir
    - espace de dégustation, atelier du goût
    - salle polyvalente, évènementiel, accueil groupe
Plutôt dehors :
    - espace évènementiel, marché (couvert et pas couvert)
    - vignes pédagogiques (dedans et dehors), une vigne jardin
    - parcours, circuits, randonnées
dedans /dehors :
    - bar à vin, tartine


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PRECONISATIONS EN TERMES DE METHODES DE TRAVAIL

Le chef de projet est complètement indispensable à la concrétisation du projet et sa réussite durable. Le niveau
d’ambition exprimé et le degré d’intégration territoriale recherchée exigent la mobilisation d’une ressource à
temps plein ou à défaut d’assistances adhoc de manière transitoire.

Très vite :

8Identifier, qualifier, organiser l’offre :

Tout d’abord répertorier et identifier ce qui existe en terme d’hébergement, de restauration, de prestations de
loisirs, d’évènements …

Puis qualifier cette offre (bonne qualité, mauvaise, cible, …)

Prévoir d’aider les prestataires à remonter la qualité de leur offre : conseil, eductour, voire accompagnement,
incitations financières…

puis « mettre en musique », créer des produits touristiques

enfin communiquer, et vendre

8Concevoir un réseau des promenades du Pays de Lunel afin d’exister et de commencer à créer une
destination de proximité des deux pôles urbains :


Circuits, parcours, balades à vélos, en randonnées pédestres, en canoë ou autre sur les canaux et les marais …
avec des cartes précisant les points d’intérêt, mise en place d’une de la signalétique ;
Il est possible de faire partir un certain nombre de circuits du pôle même s’il n’existe pas encore. D’autres points
de départ renverront ensuite vers le pôle.
L’objectif est d’obtenir un résultat rapide et de mobiliser les acteurs locaux.


Des exemples :
Les 9 balades entre Vène et Mosson
http://www.sivom-vene-mosson.fr/rubrique.php3?id_rubrique=107
guide de découverte « sur le chemin des cabaniers » Mauguio Etang d’Or




Plus tard :

8Organiser la filière viticole pour stimuler son implication dans le projet touristique

    •    La question du paysage : beaucoup d’arbres ont été abattus dans les vignobles à une époque où les
         traitements phytosanitaires s’effectuaient pas hélicoptères. Une politique de plantation menée doit être
         engagée en collaboration avec les vignerons (accompagnement, incitations, plan de paysage,
         reconstitution de zones ombragées le long des circuits de randonnées …).

Expérience intéressante à l’ouest du département dans le Minervois la question du paysage a constitué un
moment privilégié de dialogue avec les vignerons. C’est aussi une bonne entrée vis à vis du public enfant et
scolaire.



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    •   L’implication dans le cadre du pôle : un groupement de producteurs est-il envisageable ?

    •   L’accueil dans les domaines: : définir un cahier des charges de l’accueil ; il s’agit de créer un réseau,
        ceux qui veulent se mettre à l’écart se mettent à l’écart


8Prospecter un exploitant potentiel pour le restaurant bar à vin,

8Réaliser une étude de marché pour identifier les besoins en termes de prestations post-congrès

8Organiser le montage de la boutique du terroir : vérifier l’appétence du milieu agricole pour un éventuel
marché hebdomadaire des produits du terroir, pour la boutique, voir si l’on peut envisager un groupement de
producteurs




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