MASTERING

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7.1 INTRO :

Dans une optique professionnelle et lors d’une sortie officielle d’un morceau sur vinyle, CD, ou même en mp3, il
convient de passer par un studio de mastering.
En général ces studios sont spécialisés dans ce domaine et se différencient donc des studios classiques
d’enregistrement.
Le but du mastering est essentiellement de s’assurer que la composition sera diffusable sur n’importe quel type
de baffles, du gros soundsystem en soirée, à la petite radio dans votre cuisine, en passant passant par votre
lecteur mp3..
L’ingénieur du son va, pour ce faire, travailler sur votre mix final en le passant dans différentes machines
(hardware) et non pas des programmes (software).
Ces machines sont judicieusement choisies par le studio de mastering ce qui participe à l’identité sonore du
studio.
On parlera dans le cours de l’equalizer, le compresseur multiband, le tube et le compresseur / limiter.
Chaques marques de ces différentes machines présentent des caractéristiques bien précise et un grain de son
différents.
Comme dit plus haut, le choix de celles-ci vont donner un son, une couleur bien particulière au studio et donc au
travail de mastering dans son ensemble.

NB : Si l’on vous conseille de passer par un studio pro pour une sortie officielle, rien ne nous empêche
d’apprendre les bases du mastering, avec l’utilisation de softwares, ce qui vous permettra de jouer vos morceaux
avec une meilleure qualité de son.

7.2 L’equalizer :


Eq de base à 10 bandes




Eq avancé à 30 bandes
Les bandes, ou tirettes que vous pouvez voir sur ces images, correspondent à des fréquences.
Les basses à gauche, les médiums au milieu, les aigus à droite.

Pour rappel l’Eq nous a déjà servi pour le mixe des pistes du morceau en tant que tel.
A ce moment là, la finalité de l’outil consistait en une harmonisation des fréquences, et ce pistes par pistes, en
prenant garde à les faire sonner les unes par rapport aux autres, en un mot : un équilibrage des fréquences.

Pour le mastering, l’ingénieur va s’en servir sur tout le mix.

Le but ici est donc de faire de légère retouches, car l’expérience et la qualité des baffles du studio est un bon
dernier contrôle.
Si le mastering est fait par vos soins, c’est une manière pour vous de prendre un peu de recul par rapport à votre
mix et donc de pouvoir améliorer le rendu de votre morceau.

NB : Il est important de faire le mastering dans un fichier différent que votre projet dans Live, Cubase, Logic,…
Si vous faites le mastering en même temps que le mix, vous risquez de perturber en permanence l’équilibre du
morceau et ainsi de parasiter ces 2 étapes fondamentales et bien distinctes que sont le mix et le mastering.
On vous conseille donc vivement de faire appel à vos plugins et / ou programmes de mastering dans votre éditeur
de son, Cool Edit ou Soundforge.

Un exemple d’utilisation courante de l’Eq lors du mastering est de couper toutes les extrêmes basses fréquences
(en dessous de 50Hz) et aussi toutes les fréquences extrêmes aiguës.
Cette étape peut se faire dans le mix, mais souvent au mastering, l’ingénieur le refait au cas où vous n’y avez
pas pensé lors du mix.
Le but étant d’éliminer les fréquences non audibles à l’oreille, mais qui peuvent altérer d’autres fréquences.


7.3 Le tube / overdrive :




Cette partie du cours est à prendre avec précaution, car l’utilisation d’un programme de type tube ou overdrive
peut faire pire que mieux.
Cependant, comme cette étape est présente dans le travail de grands studio de mastering et que des programmes
relativement simples existent, nous vous en touchons un mot.
A la base, un tube hardware est une machine qui reproduit la saturation des amplis analogiques à lampes des
années septante.
A l’époque de Jimmy Hendrix les pédales de distortions, que tous les guitaristes ont de nos jours, n’existaient
pas. Les guitaristes à l’époque devaient mettre leurs amplis à fond pour avoir une saturation « naturelle » de leur
son.
Plus tard les pédales de distorsions firent leur apparition, avec notamment la très célèbre overdrive, qui une fois
enclenchée sature le son de la guitare sans devoir mettre l’ampli au maximum de sa puissance.
Le tube utilisé en studio est donc une sorte de super pédale de distortion ou plutôt de saturation.

Les studios de mastering l’utilisent dans le but de réchauffer le son des producteurs qui passent chez eux.
En effet, une très grande majorité de producteurs travaillent maintenant sur PC avec du tout numérique. C’est
facile d’utilisation et vous permet d’avoir un studio complet dans un seul ordinateur, mais très souvent le son
numérique sonne très froid et avec un grain de son trop neutre, voire fade.

Le fait de passer votre mix dans un tube va donc lui donner plus de couleurs, va réchauffer les basses et créer du
relief à votre son.

MAIS attention, le tube doit être utilisé avec modération, car entre le bénéfice qu’il peut apporter à votre
composition et le carnage complet, il n’y a qu’un minuscule pas à franchir, donc PRUDENCE !

Le tube montré ici en exemple propose différents réglages.

Le « master » est le volume général de l’effet.

Les 2 boutons « tone » à savoir « freq » et « shape » vous permette de filtrer et donc de couper certaine
fréquences avec le bouton « freq » et d’augmenter l’intensité du filtre avec le bouton « shape ».

Ce tube est divisé en 3 bandes ce qui veut dire que vous pouvez affiner votre effet de saturation sur des zones de
fréquences différentes.

Ainsi chaque bande a un bouton « level », « character », « amount » et « type ».

Le « level » vous permet d’ajuster le niveau d’entrée du son dans cette bande du tube.

Le « character » permet de modifier la couleur de la saturation, son grain.

Le « amount » va régler le niveau de saturation désirée.

Le « type » propose différent types de saturations pré enregistrée dans le programme. A vous de chosir celle qui
va lemieux pour votre morceau.

Comme nous l’avons dit, le but ici est de réchauffer votre son, pas de le saturer ou de le distortionner
complètement. L’équilibre se trouve donc en dosant avec précisions chacun des paramètres explicités ci dessus.

Nous vous conseillons de bien assimiler les autres outils du mastering avant de vous lancer dans cet exercice
délicat du tube. Ne le faite qu’après avoir pratiquer tout le reste pendant un certain temps. Mais une fois ceci
bien compris, vous détenez une clé importante pour l’identité de votre son.
7.4 Le compresseur multi bandes :




Le compresseur multibandes permet de compresser le son par rangées de fréquences.
L’idée est de regrouper les fréquences et de les compresser ensemble.
L’exemple ici montré propose 4 bandes, ce qui permet par exemple de compresser les sub basses (de 15 à 50 ou
60HZ), les basses et bas medium (de 60Hz à 200 Hz), les mediums et haut mediums (de 200 Hz à 15 Khz) et
enfin les extrêmes aigus (de 15Khz à l’infini).
Pour rappel, la compression joue sur la dynamique du son (= écart entre le son le plus bas et le son le plus haut
de votre mix).
Ainsi on ne touche pas au volume en tant que tel, mais bien sur cet écart.
Les basses, les mediums et les aigus ne se compressent pas de la même façon et c’est bien pour cela que
l’ingénieur va immanquablement utiliser cet outil.
Tout comme le compresseur classique vous pouvez ici régler l’attack et la release de chaques gammes de
fréquences sélectionnées.

NB : faire le lien avec explications sur compresseur simple ! ! ! !

Chaques groupes de fréquences peut aussi être boostées avec le gain et la valeur « range » permet de définir
jusqu’à quel niveau minimal et maximal vous voulez que le compresseur travaille.

La tirette « output » vous permet de monter le niveau global du compresseur, mais l’on vous conseille vivement
de ne pas atteindre la saturation à ce niveau. A utiliser en douceur.

Ainsi, ces différentes compressions devraient améliorer la définition de votre mix et de maximiser l’impact de
chaques bandes de fréquences.
Si cette étape du travail est correctement exécutée, quand le morceau sera joué sur une mixette DJ, l’Eq basse de
la table une fois coupé enlèvera très nettement toutes les basses ; même chose pour les médiums et les aigus, car
le mastering de votre morceau aura bien réparti les fréquences en groupes.



7.5 Le limiter et / ou compresseur limiter :
Nous arrivons à l’étape décisive d’avant pressage.
C’est à ce stade que l’on verra si toutes les étapes précédentes ont bien été respectées.
Maintenant que notre mix à –6DB a été bien équilibré avec l’Eq et bien compressé par bandes, nous pouvons
passer le mix dans le compresseur limiter qui va travailler sur la dynamique de tout le morceau.
On ne dépassera jamais les 0Db maximales, car au delà le son sature et une saturation numérique doit à tous prix
être évitée.
Cette mise en garde vaut donc pour le mastering que vous avez fait avec des programmes, donc en numérique.
Un compresseur limiter analogique, tels que ceux utilisés par les studio pro vous permettent de saturer le son
d’avantage, car une saturation analogique reste belle à entendre.
Toutefois, il ne faudra jamais exagérer dans ce sens là.




Le limiter va permettre maintenant de gonfler le son de votre mix réalisé à – 6Db piour arriver à son maximum
de 0Db, en augmentant la présence des sons les plus bas et en réduisant les crêtes / peaks du mix.

Le fait de gonfler le son est un équilibre judicieux à trouver entre le son qui entre dans le programme, ce niveau à
définir grâce à la tirette « treshold » et le niveau de sortie du son compressé / limité et là c’est la tirette « out
celling » que vous utiliserez.

La tirette « release » vous permet de varier la sensation d’écrasement du son.
Une petite release adoucit le son, alors qu’une grande release va durcir et rendre le son plus agressif.

Il n’y a pas ici une règle générale à appliquer, vu que cela permet de donner la couleur finale du morceau.
Tel ingénieur travaillera un son doux, alors qu’un autre peut très bien préférer un son mordant.

Disons qu’en général, les basses ou sub basses peuvent avoir une release douce alors que les batteries et autres
éléments percussifs peuvent sonner plus dur.

Comme nous travaillons ici avec un limiter qui s’applique à tout le morceau, sans vous permettre de régler la
release différemment pour les basses et les batteries, vous devez trouver le meilleur équilibre entre douceur et
dureté de votre résultat final.
Le mieux étant de balader la tirette « release » de haute en bas et de bien faire attention aux nuances que cela
apporte.
Les différences ne seront pas flagrantes sur une petite écoute de home studio, mais peuvent faire toute la
différence quand le morceau est joué sur une sono puissante.
Il s’agit donc ici d’écouter avec grande attention et pourquoi pas d’enregistrer différents réglages et de créer des
fichiers différents pour aller tester ces différentes versions sur un bon soundsystem, mais aussi sur votre Ipod ou
la chaîne hi fi de vos parents.
Le but ultime étant que le mastering sonne bien partout et ce n’est pas le plus facile à obtenir.
C’est pour cela que nous ne remplacerons pas ici avec ces conseils et ces programmes, l’expérience et le savoir
faire d’un ingénieur du son dont la profession est précisément le mastering.
Mais en attendant d’être signé par un label ou si vous n’avez pas les moyens de vous payer un mastering pro,
cette partie du cours vous aidera déjà à mieux faire sonner votre travail.

				
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