Exposé H Evolution des salaires et des revenus par décile entre by hcj

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									                          Antoine Morin, Danni Liu, Julie Fondevila, Henry Robert, Vincent Aubert




                                      Exposé H
 Evolution des salaires et des revenus par décile entre 2005 et
                              2006


Introduction

Entre 2005 et 2006, le niveau de vie moyen en France, c'est-à-dire le revenu après
redistribution, est passé de 20 083€ à 20 603€ soit une augmentation moyenne de
2,6 % .Alors que nous constatons donc des évolutions entre les salaires et revenus
entre ces deux années l'objectif est donc de comprendre les causes de ses
variations mais aussi d'étudier les différences qui apparaissent entre les différents
déciles de revenus ; La question est donc de savoir quelles ont été les causes de ces
évolutions des salaires et revenus entre 2005 et 2006 avant et après redistribution ,
mais également le rôle qu'a jouée cette dernière et enfin quelles classes en ont le
plus profité ?

Cet exposé a pour but , après que les précédents aient insistés sur la composition
des différents revenus de s'intéresser a leurs évolutions entre deux périodes

Analyse

En 2006, 10 % des salariés à temps complet ont gagné un salaire net mensuel
inférieur à 1 059 euros. À l’autre bout de l’échelle, 10 % disposent de plus de
3 078 euros par mois. La médiane, qui partage les salariés à temps complet en deux
groupes d’effectifs égaux, s’établit à 1 552 euros par mois. Nous pouvons aussi
remarquer que de D2 à D6 il y a une baisse du taux de croissance puis une
augmentation entre D6 et D9 alors qu’à l’inverse on remarque que de D1 à D9, il y a
une augmentation en niveau au fur et a mesure que l’on change de tranche. On
remarque qu’en seuil, c’est le décile 2 qui connaît la plus forte hausse en seuil avec
3,62 et c’est le décile 9 qui a augmenté le plus en niveau (+101,67). La baisse du
chômage, les prestations sociales appliquées aux salaires qui augmente en 2006
ainsi     que     le    PIB     qui    croît   fait     varier    positivement     D2..
Mais cette augmentation n’est pas significative d’une plus grande richesse puisque
les plus hauts salaires ont une augmentation en niveau en D9 est beaucoup plus
importante qu’en D2.
Pour l’évolution du revenu fiscal en niveau, on peut constater que ce sont les plus
hauts revenus qui ont l’augmentation de leur seuil (133,17€) et de leur moyenne
(223,17€) la plus importante. Mais cette évolution en niveau ne nous renseigne pas
vraiment sur l’évolution des seuils et des moyennes car elle reste proportionnelle au
revenu. Il est plus intéressant d’observer les évolutions en taux de croissance. Ici, on
constate que ce sont les déciles a faible revenu qui connaissent des variations plus
importantes, telles que le décile D1 qui connaît la plus forte augmentation de seuil en
pourcentage avec 2,76 %, et de sa moyenne avec 5,7%. On remarque que l’étude
de l’évolution de ces déciles en niveau ou en taux de croissance n’amène pas aux
mêmes conclusions.

D'après le tableau 3 p8, nous constatons que le niveau de vie avant redistribution en
euros constants du premier décile, augmente le plus, soit 2,39%. Le niveau de vie
des autres déciles, du décile 2 au décile 9, croît également entre 2005 et 2006, de
1% à 1,7% environ. Cependant, seulement le décile 1 connaît une hausse au-dessus
de la moyenne du seuil en taux de croissance égale à 1,86%. Nous remarquons par
ailleurs qu’en terme de niveau, les ménages au plus haut revenu, connaissent
l'évolution de leur seuil de niveau de vie la plus importante. Ils perçoivent 44,58€ par
mois de plus en 2006. Au contraire, les ménages au plus faible revenu, connaissent
la moins forte augmentation de leur seuil. Donc, dans ce cas ci, la moyenne du seuil
n’est pas du tout représentative de la hausse du niveau de vie. Le niveau de vie
moyen du centième centile, il croît de 3,68%, ce qui est comparable au premier
décile qui est de 3.96%. Malgré cela, le centile 95 bénéficie d’une faible
augmentation de son niveau de vie de 1.06% uniquement. Ainsi, l'écart de niveau de
vie est bien marqué au sein d’un même décile. En effet, les deux évolutions
différentes entraînent une hausse faible du revenu fiscal par unité de consommation
de D10 de 2.79% environ par rapport à D1.

Si nous considérons les évolutions de la moyenne en niveau, la croissance de D10
est de 123,67€ par mois, ce qui est largement supérieur à la croissance de D1 qui
est de 11,50€ par mois. Il existe donc une grande différence intra décile du niveau de
vie, ce qui influe beaucoup sur les évolutions en taux de croissance et en niveau du
décile. Par conséquent, les niveaux de vies avant redistribution des individus les plus
modestes connaissent la plus forte augmentation en pourcentage entre 2005 et
2006. Mais ces fortes évolutions du seuil ou de la moyenne en taux de croissance ne
signifient rien à l’amélioration du niveau de vie étant donné de leurs faibles
croissances en niveau par rapport aux individus aisés.

        Pour ce qui est de l’évolution en niveau du revenu disponible par UC après
redistribution, nous remarquons une hausse du seuil du 9 ème décile de 78.50€/mois,
ce qui est qui approximativement le double de l’augmentation du 8 ème décile et 6 fois
celle du 1er. Quant à l’évolution de la moyenne, on note la plus forte hausse pour
ceux appartenant au 10ème décile. A l’intérieur de cette tranche, de C95 à C100
l’augmentation en moyenne est de 289.83€/mois, on retrouve les fortes différences
intra-décile. Pour ce qui est de l’évolution en taux de croissance nous retrouvons les
mêmes variations. A ce titre là nous notons que l’évolution du seuil du décile 9 est la
plus importante avec +2.92% contre 1.71% pour le décile 1. Cette dernière évolution
n’est certes pas la plus faibles cependant en terme de niveau il s’agit tout de même
de l’évolution la plus faible. Ces résultats sont dues à un changement de politique
fiscale, notamment avec la baisse de l’IRPP et la mis en place du bouclier fiscal, ce
qui permet aux plus riches de payer moins d’impôts. D’autre part entre 2005 et 2006
l’augmentation de la croissance a entrainé une diminution du chômage ce qui a
contribué à l’évolution positive des revenus les plus bas.



                                                                       4,5
 800
                                                                        4
 700
                                                                       3,5
 600
                                                                        3
                                                        Evolution de
 500                                                                                                                          Evolution de
                                                        la moyenne     2,5
                                                                                                                              la moyenne
 400                                                    en niveau
                                                                        2                                                     en % T3
                                                        T3
                                                        Evolution de                                                          Evolution de
 300                                                                   1,5
                                                        la moyenne                                                            la moyenne
 200                                                    en niveau       1                                                     en % T4
                                                        T4
 100                                                                   0,5

   0                                                                    0
            D2        D4        D6        D8 Ensemble                             D2        D4        D6        D8 Ensemble
       D1        D3        D5        D7      D9                              D1        D3        D5        D7      D9


Evolution des moyennes des niveaux de vies avant et après redistribution en niveau et en pourcentage




Conclusion

 En conclusion on peut dire que si pour les salaires, les revenus fiscaux et les
niveaux de vie avant redistribution ce sont les bas revenus qui ont connus la plus
forte augmentation entre 2005 et 2006, ce n'est pas le cas pour le niveau de vie
après redistribution dont le taux de croissance est supérieur pour les hauts revenus.
Ainsi la redistribution diminue en France puisque les hauts revenus voient leur
niveaux de vie après redistribution augmenter plus vite que ceux des bas revenus.
Les évolutions que l'on a pu constater entre 2005 et 2006 sont en partie dues aux
politiques fiscales et ont donc plus profité aux déciles supérieurs

								
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