Le rapport général du recencement de l’agriculture pluviale (1998 by knm75792

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									Projet FAO/CSE



             RAPPORT FINAL




   L’UTILISATION DES
  TERRES AGRICOLES AU
       SENEGAL




                             Janvier 2003
                           Utilisation des terres de culture au Sénégal


                                             SOMMAIRE
                                    INTRODUCTION GENERALE 4
  CONTEXTE ET OBJECTIFS DE L’ETUDE 4
  DEMARCHE METHODOLOGIQUE ET SOURCES. 4
  QUALITE DES DONNEES 5
CHAPITRE 1 : REPARTITION DES SUPERFICIES CULTIVEES ET DES MENAGES AGRICOLES.
                                      5
  1.1. REPARTITION DES SUPERFICIES CULTIVEES PAR REGION 5
  1.2. REPARTITION DES TERRES CULTIVEES PAR FILIERES AGRICOLES 6
      Valorisation économique des autres cultures 8
  1.3. REPARTITION DES SUPERFICIES CULTIVEES SELON LES MENAGES AGRICOLES. 8
      1.3.1. Ménages ruraux et types d’agriculture pratiquée: 8
      1.3.2.    Modes d’exploitation agricole 8
      1.3.3.    Taux d’occupation des ménages selon le système de culture pratiqué 9
      1.3.4.    La ceinture horticole périurbaine. 9
   CHAPITRE 2 : ETUDE INTEGREE DE DIFFERENTS TYPES DE CULTURE : IRRIGUEE,
                       DECRUE ET AGRO-INDUSTRIELLE : 10
  2.1. SAINT-LOUIS ET BAKEL 10
      2.1.1.     Acteurs et activités économiques de la région de Saint-Louis 10
      2.1.2.     Les principales terres de culture de la région de Saint-Louis 10
      2.1.3.     Potentialités économiques et nouveaux marchés pour les filières céréalières et
      maraîchères. 11
  2.2. EVALUATION DES POTENTIALITES DU DEPARTEMENT DE BAKEL 12
      2.2.1. Les trois grands ensembles géomorphologiques 12
        2.2.1.1. Les plateaux du Continental Terminal 12
        2.2.1.2. Le socle ancien (Gabou) 12
        2.2.1.3. Les vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (Diawara, Bakel, Kidira) 12
     2. 2.2. Zonage du département 13
                CHAPITRE 3 :ETUDES DETAILLEES ET SEMI-DETAILLEES. 13
  REGION DE TAMBACOUNDA 13
    Arrondissement de Bala 13
    Communauté rurale de Bani Israël 14
    Moudéry 15
    Goudiry 15
    Innalaha 15
    Bakel 15
    Gabou 16
  DEPARTEMENT DE TAMBACOUNDA 16
    Communauté rurale de Missira 16
  REGION DE DIOURBEL 17
    Arrondissement de Baba Garage 17
    La communauté rurale de Samba Kane 17
    Arrondissement de Lambaye 18
    Communauté rurale de Thiakhar 21
  REGION DE KOLDA 21
    L’arrondissement de Kounkané 21
    Communauté rurale de Bonconto 22
  REGION DE THIES 23
    Boul Tayal 23
    Nguénienne 23
    Seby-Ponty, Bargny et Banthiar 23
  REGION DE FATICK, DEPARTEMENT DE GOSSAS 24
  REGION KAOLACK 24
    Medina Sabakh 24
    Communaute Rurale de Maleme Hoddar 24
  ETUDE AGROPEDOLOGIQUE DANS L’ARRONDISSEMENT DE MALEME HODDAR 25


                                   Centre de Suivi Ecologique                                     2
                          Utilisation des terres de culture au Sénégal

   Nioro 25
      Localisation géographique 25
      Utilisation agricole des terres 25
      Résultats de l’évaluation agro-pédologique 26
   Kaffrine 26
   Nganda 26
      Aptitudes actuelles 27
      Aptitudes potentielles 27
   Communautés rurales de Kahi, de Malème Hoddar, Bonel et Dianké Souf 27
      Résultats obtenus sur le plan agro-pédologique 27
         Aptitudes actuelles 27
         Aptitudes potentielles 28
RECION DE LOUGA 28
  Communauté rurale de Darou Mousty 28
  Keur Momar Sarr 29
  Kébémer Ndoyène et Coki 29
      Situation géographique et administrative 29
          Aptitudes actuelles des sols rencontrés 30
          Aptitudes potentielles 31
REGION DE ZIGUINCHOR 31
  Communauté rurale d’Adéani, arrondissement de Niaguis 31
  Communauté rurale de Mlomp, arrondissement de Loudia Oulof 31
  Communauté rurale de Diouloulou 32
  Etude semi-détaillée de Diégoune 32
      Situation géographique 32
      Aptitudes 32
      Solutions techniques proposées par le bureau pédologique 32
              CHAPITRE 4 :LE DEFI DE LA MODERNISATION AGRICOLE 33
4.1. LA TRANSACTION FONCIERE 33
4.2. FACTEURS DE CROISSANCE ET DE PRODUCTIVITE 33
    4.2.1. Restauration de la fertilité des sols 34
    4.2.2.     Renforcement de la capacité et de la professionnalisation des producteurs 34
    4.2.3. Accroissement des superficies cultivées dans les zones à fort potentiel 34
    4.2.4.     Développement de l'irrigation privée 34
    4.2.5.     Hausse prévisible des cours 35
4.3.       EVALUATION DES CONDITIONS CONCRETES DE REALISATION DU SCENARIO VOLONTARISTE
36
    4.3.1.     Amélioration foncière 36
    4.3.2.     Utilisation de fertilisants 36
    4.3.3.     Emploi des semences 36
    4.3.4. Parcage du bétail sur les parcelles 37
    4.3.5.      Jachères et rotations des cultures 37
    4.3.6. Mode d’acquisition des terres 37
    4.3.7.     Amélioration hydro-agricole 37
    4.3.8. Matériel agricole et installations fixes. 38
    4.3.9. Engrais et produits phytosanitaires 39
CONCLUSIONS PARTIELLES. 39
    Rythme de transformation 39
CONCLUSION GENERALE : 40
                      CHAPITRE 5 :LES TYPES DE SOL AU SENEGAL 40
5.1. TERRAINS QUATERNAIRES 40
5.2. SOLS ISSUS DE TERRAINS SECONDAIRES ET TERTIAIRES 41
5.3. LES SOLS FORMES SUR LE SOCLE PRIMAIRE. 41
                          CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS 42

                                             ANNEXES 43

                             REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES 50




                                  Centre de Suivi Ecologique                                  3
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal


                                 Introduction générale

       Contexte et objectifs de l’étude

        Les performances de l’agriculture sénégalaise dépendent encore largement des
fluctuations spatio-temporelles de la pluviométrie. Depuis une trentaine d’années, le
climat est marqué par une phase aride, ponctuée par quelques années considérées comme
humides telles 1989 et 2000.

        La présente étude se propose de faire l’état des lieux de l’agriculture sénégalaise à
partir d’un diagnostic des domaines suivants :

    la répartition spatiale des terres de culture ;
    les statistiques sur les superficies emblavées, les productions et les rendements
     par type de spéculations ;
    le niveau de mécanisation, d’utilisation de fertilisants dans les façons
     culturales et la place de l’irrigation;
    la pratique de l’agriculture de conservation, la jachère, les rotations des
     cultures;
    l’orientation du marché agricole (cultures de rente et/ou de subsistance).

     DEMARCHE METHODOLOGIQUE ET SOURCES.

      Les données brutes sont tirées pour l’essentiel des résultats du dernier recensement
de l’agriculture (1998-1999) qui traite des statistiques agricoles concernant les différentes
régions et départements administratifs du Sénégal.

      Les informations les plus récentes sur l’agriculture sénégalaise se trouvent dans le
bilan de la campagne agricole 2000-2001 qui comprend également des projections sur la
campagne 2001-2002 en cours.

      Les études agro-pédologiques menées par le bureau pédologique, donnent des
informations semi-détaillées sur les classes d’aptitude des sols et la répartition spatiale des
cultures (rente ou de subsistance) ; ceci, soit pour de grandes zones agro-écologiques
(100.000 ha), soit pour des exploitations privées (50 ha) ou des périmètres villageois
(environ 5 ha) qui sont rattachés à la région, au département ou à la communauté rurale.

      Mais, les données les plus détaillées, relatives aux arrondissements et aux
communautés rurales, sont collectées surtout à partir des plans locaux de développement,
dont l’élaboration est pilotée par la direction de l’expansion rurale. Ces plans locaux de
développement indiquent, à l’échelle de l’arrondissement et de la communauté rurale, les
différentes proportions de superficies cultivées, les cultures existantes, les rendements
agricoles et la production commercialisée. En même temps, le zonage de chacune des
communautés rurales étudiées, est réalisé.

     Etant donné la place de l’agriculture familiale dans la production agricole au
Sénégal, il est apparu nécessaire d’étudier la dynamique et les variations des superficies
emblavées, à travers la distribution spatiale des ménages agricoles impliqués dans les
grands types de cultures (pluviales, irriguées, de bas fonds et de décrue) et dans la


                               Centre de Suivi Ecologique                                    4
                         Utilisation des terres de culture au Sénégal

transformation des produits agricoles. Ces données permettent d’étudier les stratégies
d’adaptation des petites exploitations familiales, la dynamique de la population active tant
en milieu rural qu’en zone péri-urbaine et l’évolution des marchés agricoles au niveau
local.

      Le programme de gestion intégrée des sols et des eaux, permet de saisir l’option
nationale de la politique agricole, définie à travers des scénarios de développement
élaborés pour la décennie à venir. Le concept de révolution agricole (amélioration
qualitative de la croissance et de la productivité) est proposé comme un cadre stratégique
d’analyse opératoire. Mais en même temps il convient de s’assurer que les conditions
préalables sont réunies pour une telle orientation de l’agriculture sénégalaise, à travers
l’examen de certaines données « clefs » : l’amélioration hydro-agricole et foncière, la
modernisation ou l’intensification agricole et l’utilisation systématique des fertilisants. En
tout état de cause, cette vision prospective de l’Etat jusqu’en 2010 est confrontée aux
résultats de la campagne agricole 2000/2001 et aux tendances de la présente campagne
2001/2002.

Qualité des données

Les données qui figurent dans ce document sont essentiellement issues des archives des
structures étatiques responsables de la mise en œuvre de la politique agricole. Ces
informations sont largement disponibles et accessibles au niveau « région » et
« département ». Cependant, elles se font de plus en plus rares (inexistantes ou
inaccessibles) à l’échelle de l’arrondissement et de la communauté rurale. Quant aux
données sur l’irrigation, elles sont localisées dans les structures décentralisées des localités
où cette technique culturale est pratiquée.


 CHAPITRE 1 : REPARTITION DES SUPERFICIES CULTIVEES
              ET DES MENAGES AGRICOLES.

      Le volume 4 du rapport général du recensement de l’agriculture pluviale (1998 –
1999) fournit pour chaque type de culture, l’essentiel des données sur la répartition des
superficies emblavées par région et par département.

       1.1.    Répartition des superficies cultivées par région

      La région de Kaolack occupe la première place avec 28,5 % des superficies
cultivées (tabl.1). Les régions de Fatick, Louga, Kolda qui renferment environ 12 % des
superficies cultivées, viennent en deuxième position; puis suivent Thiès et Diourbel avec
10 % chacune. Tambacounda et Saint-Louis possèdent moins de 10 %, soit
respectivement 8,71 % et 5,05 %. Enfin, la région de Dakar se présente comme une zone
sans agriculture pluviale avec seulement 1,1 % des exploitations agricoles pluviales et
0,14 % de proportion de superficies cultivées. Toutefois, la région de Dakar est par
excellence celle de l’agriculture périurbaine.




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                         Utilisation des terres de culture au Sénégal

      Tableau 1 : Superficies cultivées par région

Régions     Kaolack Fatick      Louga    Kolda       Thiès   Diourbel Tamba    St-     Dakar
                                                                               Louis
Superficies 28,5        12      12       12          10      10      8,71      5,05    1,1
cultivées
(%)

     1.2.       Répartition des terres cultivées par Filières agricoles

 L’approche par filières permet de mieux cerner les spécialisations à l’intérieur de chaque
 région (tabl.2).

 Tableau 2 : Superficies cultivées par spéculations et par région

Spéculations/      Kaolack     Fatick    Kolda       Louga   Diourbel Thiès     Tamba        St-Louis
région
(%)
Arachide           38          15,6      15
Niébé                                                47      19,3       15,1
Sorgho             ++                    ++                                     ++           ++
Maïs               ++                    ++                                     ++
Mil                30          ++                    ++      ++         ++

 ++ Régions de prédilection de la spéculation
   arachide
    La région de Kaolack détient 38 % des superficies utilisées pour la culture de
    l’arachide. Celles de Fatick et de Kolda suivent avec respectivement 15,6 % et 15 %.
    Le cas de la région de Kolda est remarquable avec une augmentation considérable de
    15,01 % des superficies emblavées en arachide. Elles sont passées à 79.313 ha en
    1998 / 1999 contre 71.376 ha en moyenne annuelle entre 1993 et 1997. La formation
    de ce nouveau bassin arachidier s’explique en partie par l’implantation de
    populations venant des régions de l’ancien bassin arachidier (Kaolack, Diourbel,
    Nioro et Koungheul) dans les zones de Médina Yoro Foulah et de Pata. Cela est
    confirmé par l’étude effectuée par le service de l’expansion rurale qui montre que
    l’arachide occupe 85,57% des superficies cultivées destinées aux cultures de rente
    dans la communauté rurale de Médina Yoro Foula.
   Niébé
    Les trois régions productrices de niébé sont Louga, Diourbel et Thiès avec
    respectivement 47 %, 19,3 % et 15,1 % des superficies cultivées.
   Sorgho
    Les régions de prédilection de cette culture sont surtout Kaolack, Tambacounda,
    Kolda et Saint- Louis.
   Maïs
    Le maïs est essentiellement cultivé dans les régions de Kolda, Kaolack et
    Tambacounda.
   Mil
    Le mil est cultivé surtout à Kaolack (30%), Diourbel, Fatick, Louga et Thiès.

       Le tableau 3 montre la situation des principales cultures au niveau national.


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          Tableau 3 : Superficies, rendements et production des principales cultures au Sénégal de 1996 à 2001


            SUP = Superficie (ha)- PROD = Production (T)- REND = Rendements (kg/ha)
                 ARACHIDE HUILERIE      ARACHIDE DE BOUCHE                    COTON
ANNEES         SUP     PROD REND        SUP     PROD    REND         SUP       PROD REND
1996/97       856 114   588 181   687    63 701  58 213    914       50 308     38 399  763
1997/98       727 773   505 894   695    59 922  45 500    759       54 439     40 279  740
1998/99       519 168   540 773 1 042    36 296  38 294  1 055       45 209     11 628  257
1999/00       863 636   950 000 1 100    53 205  64 247  1 208       21 178     14 616  690
2000/01     1 030 946 1 003 506   973    64 445  58 034    901       22 265     20 383  915


                  MIL/SORGHO                   MAIS                        RIZ                           FONIO           Tot. CEREALES
ANNEES         SUP      PROD REND       SUP      PROD      REND      SUP       PROD    REND                                 SUP      PROD
1996/97       1120289     734368 656    84 913     88 634   1 044      73811    148780   2 016    7872       515    65    1 286 885 972 297
1997/98         975714    544778 558      62178     80281   1 291      74698    173702   2 325    5284       465    88    1 117 874 799 226
1998/99        991 459   560 992 566     53 714     44 339    825     45 405 123 519     2 720   3 001     1 485   495    1 093 579 730 335
1999/00      1 237 658   822 444 665     70 440     66 132    939    130 000 364 000     2 800   4 469     3 053   683    1 442 567 1 255 629
2000/01      1 007 518   743 971 738     70 715     78 593  1 111     86 252 202 293     2 345   2 128     1 064   500    1 166 613 1 025 921


                        NIEBE                     MANIOC                    PASTEQUE                   SESAME       TOMATE Pluviale
ANNEES        SUP       PROD REND       SUP        PROD     REND     SUP      PROD   REND        SUP PROD REND        SUP    PROD    REND
1996/97        88 623     20 626 233     14 011      36 985  2 640    10 977 219 540  20 000     6 183    2 498 404
1997/98       126 719     19 335 152     19 937      46 564  2 335    14 151 261 313  18 466     9 338    4 216 451
1998/99       123 365     40 620 329     13 247      65 608  4 953    20 882 274 523  13 146     2 554    1 086 425    1 495  17 740 11 866
1999/00       170 000     68 000 400     20 394     104 009  5 100    20 226 283 154  14 000     5 486    2 984 544    1 500  17 740 11 826
2000/01       146 464     47 290 323     27 179     132 859  4 888     7 449 110 527  14 838     1 615      660 409    1 427  15 466 10 838
       Valorisation économique des autres cultures

       Il y a une valorisation et un développement des cultures de diversification qui
procurent des revenus monétaires aux producteurs (cf. annexes tabl. 1). Les régions de
Louga et de Thiès détiennent les superficies cultivées les plus importantes avec
respectivement 29,14 % et 19,08 % (RNA).

         Pour les autres cultures comme le manioc, la tomate, le gombo, la pastèque et le
bissap, la région de Thiès vient de loin en tête avec respectivement 72,5 %, 56,1%, 53,8 %
et 34,3 % des superficies cultivées (cf. annexes, tabl.2).

       1.3. Répartition des superficies cultivées selon les ménages
       agricoles.

        La répartition spatiale des ménages agricoles ayant pour activité l’agriculture et
celle des ménages ruraux (dépendant ou non du secteur agricole), constitue une donnée
fondamentale pour l’élaboration des cartes de répartition des familles agricoles et des
cultures.

       Les données brutes du pré-recensement de l’agriculture (RNA 1998/1999, vol.1)
donnent les caractéristiques des ménages ruraux et des ménages agricoles, notamment les
proportions des ménages agricoles, les différents modes d’exploitation agricole et les taux
d’occupation.

       1.3.1. Ménages ruraux et types d’agriculture pratiquée:
              Proportion des ménages.

       Les données du pré-recensement indiquent qu’il y a 437.037 ménages agricoles
pour 497.310 ménages ruraux. La proportion des ménages ruraux agricoles est très élevée
avec une valeur moyenne nationale de 87,9 %. Les départements de Bambey, Diourbel et
Kolda dépassent même 99 %. Mais on note le cas atypique du département de Mbacké où
la proportion de 26,5 % des ménages agricoles est très faible. De même, les régions de
Dakar et de Diourbel présentent des proportions inférieures à la moyenne nationale avec
60 % de ménages ruraux agricoles (tabl.4). En effet la ville devient de plus en plus rurale
avec une forte croissance périurbaine.

      1.3.2. Modes d’exploitation agricole

        La population rurale est très importante au Sénégal. Elle est impliquée dans les
quatre systèmes de culture suivants:

    les cultures pluviales ;

    les cultures irriguées ;

    les cultures de bas fonds ;

    les cultures de décrue.
                                Utilisation des terres de culture au Sénégal

        La proportion des ménages ruraux pratiquant un ou plusieurs types de culture est
assez différente selon les régions.

           1.3.3. Taux d’occupation des ménages selon le système de culture
                  pratiqué
      Au niveau national, les cultures pluviales dominent avec 94,6 % des ménages ruraux
agricoles, suivies respectivement des cultures irriguées (18,63 %), des cultures de décrue
(9,20 %) et enfin des cultures de bas fonds avec 7,6 %.

     Au niveau régional, Saint-Louis, Dakar et Thiès constituent des pôles importants
pour ce qui est des cultures irriguées, avec respectivement 55,92 %, 46,37 % et 25,02 %
des ménages agricoles.

      Pour les cultures de bas fonds, les régions de Kolda et de Tambacounda ont les plus
fortes proportions de ménages agricoles, soit respectivement 36,31 % et 17,02 %.

Tableau 4 : Répartition des ménages agricoles ruraux dans l’espace et selon les types de
culture pratiquée

Zone/        Ménages     Ménages        Nombre      Nombre    Cultures    Cultures    Cultures   Cultures
types de     ruraux      ruraux         de          de        pluviales   irriguées   de         de bas fonds
culture      agricoles   agricoles      ménages     ménages   (%)         (%)         décrue     (%)
             Niveau      Niveau         agricoles   ruraux                            (%)
             Régions     Département
             (%)         s (%)
Niveau                                  437.037     497.310   94,6        18,63       9,20       7,6
national
Bambey                   > 99
Diourbel     60          > 99
Dakar        60                                                           46,37
Kolda                    > 99                                                                    36,31
St-Louis                                                                  55,92
Tamba                                                                                            17,02
Thiès                                                                     25,02
Mbacké                   26,5


           1.3.4.    La ceinture horticole périurbaine.

      La place occupée par la production maraîchère et fruitière au plan national dans la
vie des ménages ruraux est assez notable avec respectivement 24,6 % et 16,7 %. En ce
qui concerne la production fruitière, les régions de Kolda, Dakar et Thiès comptent le plus
grand nombre de ménages “horticulteurs” avec respectivement 62,4 %, 39 % et 29,8 %
(RNA, op.cit). Cette évolution constante est liée au développement de la petite irrigation.

       La Direction de l'Horticulture indique une progression de 3,8 % par an de la
production maraîchère, entre 1987/88 et 1997/98, au moment où les superficies
présentaient un taux de croît de 3,1% par an. Essentiellement concentrée dans les Niayes
au cours de la décennie précédente, cette production a de plus en plus tendance à s’étendre
sur d’autres zones : les Niayes représentent actuellement 63%, contre 22% pour Saint-
Louis et 15% pour les régions de Thiès et Kaolack (notamment pour la production de
pastèques, qui a connu un véritable essor). Les principales cultures sont, par ordre



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                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

d'importance, l'oignon (69.000 T), la pastèque (29.000 T), le gombo, les choux, la tomate
et la pomme de terre.

        La production fruitière est caractérisée par une forte dispersion qui peut affecter la
fiabilité des données recueillies sur la filière. Elle serait actuellement d’environ 122.000 T
selon l’ordre décroissant suivant : mangues, agrumes, bananes et divers, avec une
progression de l'ordre de 2 à 3% sur les dix dernières années. Ces chiffres ne reflètent
toutefois pas encore les importantes productions des plantations de vergers constatées au
cours des dernières années (document de stratégie opérationnelle, Ministère de
l’agriculture).



           CHAPITRE 2 : ETUDE INTEGREE DE DIFFERENTS
          TYPES DE CULTURE : IRRIGUEE, DECRUE ET AGRO-
                               INDUSTRIELLE :
          Cas de la région de Saint-Louis et du département de Bakel

     2.1. Saint-Louis et Bakel

      De par leur position frontalière avec plusieurs pays, la région de Saint-Louis et le
 département de Bakel jouent un grand rôle dans l’intégration des structures de production
 agricole et la réalisation de l’autosuffisance alimentaire globale au plan sous régionale
 (Maïga, M., 1992).

        Le cas de Saint-Louis est intéressant pour le suivi des évolutions récentes de la
culture irriguée du riz, de la culture de décrue, de l’agro-alimentaire et de l’industrie,
comme cela apparaît dans la présentation économique de la région de Saint-Louis et
l’inventaire exhaustif des différentes filières à fort potentiel pour la promotion de micros et
petites entreprises (De Velp et al, 2001). Cette étude s’inscrit dans le cadre du programme
élargi de lutte contre la pauvreté et du projet pilote de promotion des micros et petites
entreprises (MPE) lancé à Saint-Louis.

       2.1.1. Acteurs et activités économiques de la région de Saint-Louis

       Parmi les trois grands groupes d’acteurs économiques de la région que sont les
opérateurs économiques locaux, les opérateurs financiers et les regroupements
professionnels, on peut signaler les nouveaux opérateurs dans les rizeraies industrielles et
semi-industrielles après le retrait de la SAED.

       2.1.2. Les principales terres de culture de la région de Saint-Louis

       On distingue essentiellement :

    Le Walo propice aux cultures de décrue, à l’agriculture irriguée et à l’aquaculture ;

    Le Diéri favorable aux cultures « sous pluies » et au maraîchage ;

    Les Niayes sur la façade maritime, également dévolues au maraîchage.


                               Centre de Suivi Ecologique                                   10
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal



       Les trois volets examinés sont:

    L’agriculture irriguée rizicole de plus en plus diversifiée avec la tomate, l’oignon, la
     patate douce, la pomme de terre, le coton, l’arachide de bouche et les cultures
     fruitières à plus petite échelle ;

    L’agriculture de décrue avec les céréales et les légumes de case ;

    L’agriculture industrielle en régie (canne à sucre et agrumes pour l’exportation).

       2.1.3. Potentialités économiques et nouveaux marchés pour les
              filières céréalières et maraîchères.

        Selon l’étude sur l’économie locale de Saint Louis et du Delta, une valeur ajoutée
de 24 milliards FCFA est générée. La canne à sucre apporte 15,4 milliards de FCFA ; le
riz vient en deuxième position avec 4,5 milliards de FCFA.

        Une particularité de la région de Saint Louis est la présence de l’activité
industrielle à travers l’agro-alimentaire. Dans ce secteur, à part la CSS et la SOCAS /
SNTI, on note la présence des rizeraies. A côté des petites unités de transformations
villageoises, se trouvent 4 unités industrielles qui ont une capacité supérieure à 40.000
tonnes de paddy. C’est le Delta qui concentre la plus grande capacité industrielle régionale
(75 %).

        Le projet pilote qui doit tester différentes stratégies de promotion des MPE (micros
et petites entreprises), vise notamment la valorisation de la production locale et la
conquête de nouveaux marchés. Ainsi, les plus grandes opportunités pour la région sont
liées à l’exploitation des filières céréalières (maïs), maraîchères (patate douce, gombo,
tomate, oignon) et des sous produits du lait.

        Cultures Maraîchères

        La patate douce irriguée se distingue et se développe dans la zone du lac de
Guiers. Elle serait devenue la principale culture du Dieri (ONUDI et PNUD, 2001). Ainsi,
pour un échantillon de 25 villages concernés par la culture de la patate, les superficies
cultivées sont passées de 200 ha en 1998 à 1.900 ha en 2000/2001, correspondant à une
production qui a évolué de 6.000 T à 54.000 T. Moins périssable que la tomate, la patate
est cultivable toute l’année, son cycle est court (4 à 5 mois) et son rendement élevé (25 à
30 et même 50 T/an). Les paysans se sont lancés dans cette culture surtout à Nder et la
patate est commercialisée sur les marchés locaux mais est surtout exportée sur le marché
mauritanien où elle est utilisée comme matière première dans la fabrication de biscuits par
la société Warf .

        L’oignon est produite dans la zone du Walo (deuxième après les Niayes). Certains
villages utilisent des unités de séchage des oignons et l’union nationale des commerçants
et industriels du Sénégal envisage d’installer des unités plus importantes pour faire face à
la demande en toute saison.




                              Centre de Suivi Ecologique                                  11
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

       Le gombo est produit surtout dans le Delta et dans les zones situées autour du lac
de Guiers. La production de gombo est faible dans le département de Podor.

        La tomate dont la production en l’an 2001 était de 45.000 T est souvent menacée
par le manque de nouveaux débouchés. Divers produits de la tomate peuvent être exportés
comme les tomates pelées, la purée, la sauce concentrée, les tomates séchées, le jus de
tomate.

           2.2. Evaluation des potentialités du département de Bakel

        La description du département de Bakel servira de transition à l’étude détaillée de
la répartition des potentialités agricoles des terres. Cette zone se situe à 12° et 14º de
latitude Nord et 11° et 14º de longitude Ouest.

       2.2.1. Les trois grands ensembles géomorphologiques

2.2.1.1. Les plateaux du Continental Terminal

        Ils occupent les 2/3 de l’ouest du département de Bakel (Bala, Goudiry). Au centre
de ces plateaux (partie Ouest et Sud Ouest), la cuirasse est très profonde ou absente, les
sols profonds ayant des réserves d’eau élevées. Sur la bordure Est de ces plateaux, les sols
sont meubles peu épais, la cuirasse absente. Les aptitudes agricoles et les réserves en eau
de ces sols sont très faibles ou nulles. Plus à l’ouest, la cuirasse est peu profonde. Les
réserves d’eau sont très faibles. Les sols ferrugineux tropicaux sont indurés et parfois
gravillonnaires.

2.2.1.2. Le socle ancien (Gabou)

       Les différentes unités signalées sur ce socle ancien consistent en des affleurements
discontinus de grès et de roches primaires. Les réserves d’eau sont faibles. On distingue :

    Des glacis sur roches primaires et des cuirasses avec de faibles réserves d’eau ;

    Des sols profonds et riches en argile et des dépressions séparant les reliefs résiduels
     et les glacis cuirassés ;

    Des vallées plus étroites que sur les plateaux du Continental Terminal.

2.2.1.3. Les vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (Diawara, Bakel, Kidira)

 Elles sont composées d’alluvions récentes comportant deux parties :

    Les bourrelets non inondables des berges avec des sols peu hydromorphes ;

    Les grandes cuvettes de décantation aux sols hydromorphes argileux.
     Les réseaux hydrographiques sont denses et évacuent une grande partie des eaux de
     pluies (15 milliards m 3 d’eau). Ils sont formés d’une part par le bassin de la Falémé
     et du Sénégal (écoulement vers l’Est) et d’autre part par le bassin de la Gambie à



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                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

     l’Ouest du département. On y signale les deux grandes vallées du Niériko et du
     Badiara (orientation Sud Ouest).

         2. 2.2. Zonage du département

       L’inventaire et la classification des sols, réalisés par le bureau Suivi évaluation de
 la SAED en 1992, montrent que ce sont seulement 10 % de terres cultivables qui sont
 exploitées annuellement, soit 2.000 ha aménagés sur les 29.000 ha potentiellement
 exploitables. Les résultats obtenus indiquent qu’il y a 29 % de sols bons à moins bons, 34
 % de sols moins bons et pauvres, 37 % de sols pauvres. Les sols à aptitudes bonnes ou
 moins bonnes se trouvent dans les vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé.

       Un zonage du département est réalisé par UE /GRDR sur une base cartographique
 suivant des critères liés à la disponibilité en eau, le degré d’intégration
 agriculture /élevage, la répartition de la population, l’enclavement et la composition
 ethnique.

     Les trois axes économiques ou marchés d’attraction sont dirigés vers Saint-Louis,
 Tamba et Kayes.



  CHAPITRE 3 :ETUDES DETAILLEES ET SEMI-DETAILLEES.

       L’élaboration des plans locaux de développement des communautés rurales et des
 arrondissements du Sénégal se base sur les données de statistiques agricoles sur la
 production, les rendements et les façons culturales.

                             REGION DE TAMBACOUNDA
                              DEPARTEMENT DE BAKEL

         Arrondissement de Bala

        Cet arrondissement couvre une superficie de 9.000 km² dont 8.100 km² cultivables
soit 90 % de la surface totale.

      L’arrondissement de Bala comprend trois communautés rurales :
     - Dongué qui couvre une superficie de 2.700 km² pour une population de 9.440
       habitants ;
     - Kothiary ;
     - Bani Israel dont la superficie est de 3.500 km² pour une population de 13.871
       habitants.

     Les superficies emblavées en 1993/94 sont indiquées dans le tableau suivant :




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                                   Utilisation des terres de culture au Sénégal

             Tableau 5 : Superficies emblavées (arrondissement de Bala)

                 Cultures de rente       Superficies                   Cultures              Superficies
                                             (ha)                      vivrières                (ha)
             Arachide                47.903                     Mil                      10.350
             Coton                   3.001,7                    Maïs                     10.010
             Total                   50.904,7                   Total                    20.360
              Source : direction expansion rurale

        La superficie totale emblavée s’élève ainsi à 71.264,7 ha.

        Communauté rurale de Bani Israël

                D’une superficie de 3.500 km² dont 40.700 ha de terres cultivables, les sols de la
        communauté rurale de Bani Israël sont de 3 types : Dior, Deck et rocheux. L’arachide se
        cultive sur les sols Dior et le coton sur les Deck.
        Pendant l’hivernage la vallée du Niéré se remplit d’eau. Les données sur quatre ans sont
        indiquées ci dessous (tabl. 6):

        Tableau 6 : Communauté rurale de Bani Israel (superficies emblavées : S, rendements : R
        et Production : P)

Années              Arachide                     Mil                    Coton                    Maïs
             S         R          P      S       R        P      S        R         P      S       R        P
            (ha)     (T/ha)      (T)    (ha)   (T/ha)    (T)    (ha)    (T/ha)     (T)    (ha)   (T/ha)    (T)
1990       2011     0,7        1453,9   3000   0,7      2100   1100     0,7      770     4000    1,25     5500
1991       4600     0,5        2300     3150   0,4      1260   1300     0,5      650     4050    0,7      2835
1992       7492     0,6        4495,2   3288   0,5      1644   1600     0,6      960     4150    0,8      3320
1993       11015    0,9        974,4    3500   0,48     1680   1901     0,8      1523    4300    1,84     7912


        Source : direction de l’expansion rurale

                L’étude montre qu’il y a une baisse des superficies emblavées à cause du manque
       de semence. La zone s’oriente vers l’élevage et la culture du coton ; entre 1992 et 1993 les
       superficies emblavées pour cette spéculation augmentent de 18,85 % (301,7 ha). Cette zone
       est aussi intéressante du fait qu’elle a atteint l’autosuffisance céréalière.

                 Le zonage de la localité fait ressortir 4 domaines :

             -     le domaine cotonnier (ex. Diankhé Makhan, Foulbé indiméry) ;
             -     le domaine céréalier (Kawoye, Bontougoufara) ;
             -     le domaine arachidier (Médina Diakha, Bani Israël) ;
             -     le domaine de l’élevage (Dar Salam).

             L’évaluation générale des potentialités du département de Bakel sera complétée par
       les études agro-pédologiques détaillées de périmètres villageois irrigués. Ces études
       correspondent à des levées topographiques aux différentes échelles suivantes : 1/10.000,
       1/5.000, 1/2.000. Les aptitudes actuelles de tous les sols rencontrés sont étudiées et des
       mesures correctives ou d’amélioration sont formulées.


                                          Centre de Suivi Ecologique                                        14
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

Selling : Ce périmètre irrigué villageois (PIV) couvre 20 ha et comprend une digue de
protection contre les eaux de ruissellement des collines. Actuellement, 10 ha sont
exploités. L’alimentation en eau se fait par des motopompes. La moitié du périmètre est
non exploitée à cause de la pente trop forte Ouest-Est.

       Les travaux de préparation sont effectués par traction animale (ânes, chevaux) et
par sarclage, désherbage. Ce périmètre bénéficie d’engrais et de bouse de vache avec un
traitement phytosanitaire. Les deux types de sols rencontrés présentent une bonne réserve
en eau et une bonne teneur en phosphore ; mais montrent, par contre, une carence en
potassium. La matière organique est suffisante dans les sols mais est décomposée.
Cependant, le problème le plus aigu est le manque d’eau d’irrigation provoqué par
l’assèchement de la Falémé à l’emplacement du groupe motopompe.

        Les mesures recommandées consistent à établir l’équilibre entre des éléments
nutritifs (potassium) et à faire un surcreusement du lit du fleuve pour réaliser une fosse
pérenne capable d’assurer la disponibilité en eau en période d’étiage.

Moudéry

       Neuf hectares sont exploités à l’aide d’une motopompe et d’un réseau fonctionnel.
Les travaux sont effectués exclusivement à la main. Les sols sont limoneux et le PH
légèrement acide. La fertilité est moyenne à bonne, la carence en potassium est moins
exprimée mais on note une faible teneur en azote. L’enherbement est excessif.

         Ainsi, les mesures de correction proposées par le bureau pédologique sont
l’utilisation de la fumure organique et d’engrais minéraux et la pratique d’un labour
convenable pour déterrer les bubrilles en vue de lutter contre les cypéracées.

      Les quatre périmètres ci dessous sont à classer dans les petites exploitations
maraîchères et agricoles.

Goudiry

        Les deux (2) ha du périmètre sont utilisés pour la production de l’aubergine et du
niébé. Il y a une différence de texture nette entre les sols des parties exploitées et ceux de
la partie non exploitée. Les premiers sont sablo-limoneux, les seconds sont limino-argilo-
sableux. Pour ces sols, il faut produire plus de compost et améliorer la fertilité chimique.

Innalaha

         Les spéculations produites par le groupement féminin sont l’oignon, les choux, la
tomate, le gombo et la pomme de terre. Les travaux sont faits à la main et l’engrais
minéral n’est pas employé. La fertilité est faible. Pour améliorer la situation du périmètre,
il faut renforcer le statut organique du sol.

Bakel

       Deux paysans exploitent un ha de terres en bordure du Fleuve Sénégal sous le
contrôle du projet Hortibak. Ici aussi, on note une carence en potassium et en phosphore.



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                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

Le périmètre ne connaît pas de problème d’alimentation en eau grâce au centre de
formation qui alimente le champ.

Gabou

       Ce petit périmètre de 0,75 ha est exploité par un groupement féminin. Les sols sont
de qualité moyenne à bonne. Mais on décèle un déséquilibre entre les taux de calcium, de
magnésium et de potassium avec une grande carence en potassium. Les engrais
potassiques et phosphatés sont recommandés.


                        DEPARTEMENT DE TAMBACOUNDA

        Communauté rurale de Missira

        Le plan local de développement actualisé de Missira (qui comprend près de 74
villages), donne les statistiques de l’évolution des superficies cultivées, de la production et
des rendements.

        Tableau 7 : Evolution des superficies emblavées (ha)

        Cultures/Superficie               1994/95             1995/96      1996/97      1997/98
                                            (ha)                (ha)         (ha)         (ha)
        Mil                       2 909                     2 367        3 653        4 025
        Sorgho                    2 249                     2 180        2 790        3 056
        Maïs                      1 412                     1 370        1 185        848
        Arachide                  5 898                     3 973        5 175        465
        Coton                     638                       880          1 182        834
        Riz pluvial               -                         24           -            119
        Fonio                     -                         -            -            -
        Niébé                     -                         -            -            -
        TOTAL                     13 106                    10 819       14 143       9 561
        Source : Direction de l’expansion rurale

       La moyenne des superficies emblavées, entre 1994 et 1998, est de 9.475 ha. On
note une forte baisse pour l’arachide et le maïs entre 1997 et 1998. Il y a, par contre, une
prédominance des cultures vivrières avec les pourcentages suivants : 51 %, 55 %, 55 % et
86 % sur les quatre années de la série.

       Il apparaît une baisse des rendements pour le mil, le maïs et le coton et une
régression significative de la production du maïs, du coton et de l’arachide (tabl. 8).




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                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

Tableau 8 : Evolution de la production (P, tonnes) et des rendements (R, kg /ha)

                         1994/95               1995/96              1996/97             1997/98
 Spéculations
                        P        R           P           R         P        R         P        R
                       (T)     Kg/ha)       (P)       (kg/ha)     (T)     (kg/ha     (T)    (kg/ha)
Mil                2 211      760        2 012      850         2 674   732        2 890   713
Sorgho             1 799      800        1 853      851         2 293   822        835     913
Maïs               1 316      932        1 644      1 200       1 478   1 247      452     985
Arachide           5 839      990        4 172      1 050       5 486   1 060      655     973
Coton              672        1 054      965        1 097       758     641        103     785
Riz pluvial        -          -          48         2 062       -       -          77      865
Fonio              -          -          -          -           -       -          97      667
Niébé              -          -          16         650         87      552        -       530
Source : direction de l’expansion rurale

       Les sols sont de qualité moyenne à bonne. Mais on décèle un déséquilibre entre les
taux de calcium, de magnésium et de potassium avec une grande carence en potassium.
Les engrais potassiques et phosphatés sont recommandés.

                                REGION DE DIOURBEL

        Dans le plan local de développement actualisé (juin 2000), les communautés
rurales de Samba Kane, Lambaye, Thiakhar et Darou Salam Typ sont étudiées avec une
présentation des statistiques agricoles (systèmes d’agriculture pratiquée, évolution de la
production et des rendements).

       Arrondissement de Baba Garage

       L’arrondissement de Baba Garage couvre 25 % du département de Bambey soit
1.749 km². Les trois communautés rurales de l’arrondissement sont Baba Garage, Keur
Samba Kane et Dinguiraye avec respectivement les superficies suivantes : 156 km² , 189,4
km² et 101,6 km². La superficie cultivable est de 40.230 ha avec respectivement 14.040 ha
pour Baba Garage, 1.704 ha pour Keur Samba Kane et 9.144 ha pour Dinguiraye.

       La communauté rurale de Samba Kane

        Elle regroupe 59 villages. Les sols Dior occupent 70 % de la superficie totale soit
125,65 km². Ces sols sont rouges très meubles, faciles à travailler mais retiennent mal
l’eau. Ils conviennent au mil et à l’arachide. Les sols Deck occupent 63,75 km² soit 30%
du total. Ces terres retiennent mieux l’eau et sont favorables à la culture de variétés à cycle
long. Elles sont riches en argile et en limon mais leur surface se durcit très vite en dehors
de la période d’hivernage : elles présentent alors une plus forte résistance à la pénétration
d’un outil par rapport aux sols Dior (2 à 5 fois). L’étude conclut qu’une bonne mise en
valeur de ces terres passe par l’utilisation de la traction.




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                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

       Les terres cultivables

       Elles occupent une superficie de 17.046 ha. Ceci correspond à 42,37 % de la
superficie cultivable de l’arrondissement. Les cultures identifiées sont par ordre
d’importance, le mil, l’arachide, le niébé et les cultures maraîchères. Le mil souna occupe
41,85 % de la superficie cultivable soit 7.134 ha. La communauté rurale compte des mares
et marigots utiles au maraîchage. Il n’y a ni pâturage, ni jachère. Les superficies
emblavées ont augmenté de 13 % en 1996, 21 % en 1997 et 21 % en 1998.

       Arrondissement de Lambaye

       L’arrondissement de Lambaye comprend quatre communautés rurales dont celle de
Lambaye. Le zonage ci dessous donne le tableau synoptique suivant (tabl. 9). Les
principales caractéristiques de la communauté rurale de Lambaye y sont indiquées.




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    Tableau 9 : Zonage de la communauté rurale de LAMBAYE

Caracté-            Noms                       Sous-zone N° 1                               Sous-zone N 2                             Sous-zone N 3
ristiques          des zones              Sous-zone de LAMBAYE                          Sous-zone de THIEPPE                Sous-zone de KEUR MOR SELLE
     ↓                →
       Aspects Physiques
-     Superficie                  78,5 km ²                                     55 km ²                                 23,5 km ²
-     sols (type)                 Dior (85 %) Deck-Dior (15 %)                  Dior (90 %) Deck-Dior (10 %)
-     relief                      Plat                                          Plat                                    Plat
-     hydrologie                  Pas d’eau de surface,                         Pas d’eau de surface,                   Pas d’eau de surface,
                                  nappe phréatique 35-40m .                     nappe phréatique 35-70m                 nappe phréatique 40-80m
-     végétation                  F.alb.–B.aeg.–G. sen.–C. glu.                 A. dig.-F.alb.-T.ind.- G. sen.          A dig.-F. alb.-B.aeg.-G.sen.
    Aspects démographiques
-     population totale           12.950 habitants                              7.047 habitants                         1.313 habitants
-     densité                     164 habitants/km²                             128 habitants/km²                       56 habitants/km²
-     nombre villages – centres   2                                             3                                       1
-     nombre villages
-     ethnies                     24                                            23                                      5
                                  Prédominance Oulofs et rares Séréres          Prédominance Oulofs et rares Peulhs
Aspects Socio-économiques
- extra-agricole                  Activités des émigrés                         Activités des émigrés                   Activités financées par des émigrés
- cultures principales            Arachide, mil, bissap, niébé                  Arachide, mil, niébé                    Arachide, mil, niébé
- élevage                         Bovins, ovins, caprins, équins                Bovins, ovins, caprins, asins, équins   Bovins, ovins, caprins, asins, équins
     Services de base
-  hydraulique                    2 forages                                     2 forages
- santé                           2 postes de santé                             2 postes de santé                       0 postes de santé
- éducation                       6 écoles, 23 classes, 24 enseignants          2 écoles, 8 classes, 11 enseignants

    F. alb. = Faidherbia albida ; B. aeg. = Balanites aegyptiaca ; G. sen. = Guiera senegalensis ; C. glu. = Combretum glutinosum
    A.dig. = Adansonia digitata ; T. ind. = Tamarindus indica ;

            Le tableau 10 montre l’évolution des principales cultures, en fonction de la superficie, du rendement et de la production. Les cultures
    vivrières connaissent une progression notable avec 64,66 % en 1995/96, puis 72,16 % en 1999/2000. Le mil occupe 94 % des superficies



                                                                                                                                                                19
                                                 Utilisation des terres de culture au Sénégal



emblavées pour la production vivrière. Les cultures commerciales (l’arachide) qui occupaient 69,14 % en 1995/96 représentent 47,60 % en
1999/2000.

Tableau 10 : Caractéristiques des principales cultures dans la communauté rurale de Keur Samba Kane

                             MIL                          ARACHIDE                               NIEBE                      SORGHO
ANNEES       Surface        Rend.     Prod. (T) Surface       Rend.      Prod.     Surface       Rend.    Prod. (T)   Surface    Rend.    Prod.
              (ha)         (kg/ha)               (ha)        (kg/ha)      (T)       (ha)        (kg/ha)                (ha)     (kg/ha)    (T)
1994-95                 -             -          -          -           -         -
1995-96       5 570     682           3 799      2 233      856         1 911     810           408       330         303       791       240
1996-97       5 857     426           2 495      3 510      328         1 151     782           250       196         95        446       42
1997-98       11 376    289           3 288      3 942      307         1 210     985           75        74          244       281       69
1998-99       7 134     450           3 210      3 588      453         1 625     1 282         297       381         413       347       143
1999-00       6 781     331           2 245      1 314      529         695       1 204         382       460         393       638       251
 Source: direction expansion rurale




                                                                                                                                           20
                         Utilisation des terres de culture au Sénégal


                          Communauté rurale de Thiakhar
        La communauté rurale de Thiakhar se trouve dans l’arrondissement de Ngoye qui
fait 33 % de la superficie du département de Bambey. Sa superficie est de 73 km ² soit 13
% de l’arrondissement. Les sols Dior représentent 40 % des superficies cultivables tandis
que les Deck Dior en constituent 60 %.

       Le zonage réalisé dans le document final du plan local de développement du
département de Bambey indique d’une part la zone des baobabs (Adansonia digitata)
moins lotie, plus enclavée et très plate et d’autre part la zone de Faidherbia albida, qui
compte de gros villages avec des sols Dior pour l’essentiel.

        Les superficies emblavées les plus importantes sont occupées par le mil et
l’arachide dans les proportions suivantes (tabl. 11):

Tableau 11 : proportion des superficies emblavées par type de culture dans la communauté
rurale de Thiakhar

Années                         Mil                                Arachide
1996/97                        56 %                               33 %
1997/98                        68 %                               24 %
1998/99                        56 %                               29 %
Source : direction de l’expansion rurale

       L’étude montre aussi l’évolution rapide des superficies emblavées pour le niébé
avec 693 ha en 1996/97 et 877 ha en 1997/98.


                                     Région de Kolda

         L’arrondissement de Kounkané

Il couvre une superficie de 1.408,5 km² avec 99.779 ha de superficies cultivables.

       La communauté rurale de Kounkané s’étend sur 453 km² soit 32,16 % de
l’arrondissement du même nom. Les sols Deck occupent 45 % de cette superficie, les sols
Deck Dior 30 %, les Dior 12 % et les bas fonds 8 %.

         Le zonage réalisé permet de distinguer trois parties :

     -    une partie regroupant 27 villages sur une superficie de 120,25 km² ;
     -    une partie sud, au sol caillouteux comptant 34 villages ;
     -    une partie nord, avec une population cosmopolite sur une étendue de 57,50 km².

        L’étude révèle une modification survenue dans les proportions cultures
vivrières/cultures de rente entre 1986/87 et 1989/90. Ainsi, en 1986/87, les cultures
vivrières représentaient 41,7%, tandis qu’en 1989/90 elles occupaient 65,41 % des
superficies emblavées.



                                                                                       21
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

       Les cultures de rente (arachide et coton) occupaient 57,79 % en 1986/87 contre
34,22 % des surfaces cultivées en 1989/90.

       Communauté rurale de Bonconto

        Le plan local de la communauté rurale de Bonconto (1992) montre qu’elle couvre
une superficie de 368 km² soit 12,53 % de l’arrondissement de Kounkane. La superficie
cultivable est de 18.400 ha. Il n’y a pas de cours d’eau. Quatre types de sols sont
identifiés : les plateaux (65 %), les sols hydromorphes (25 %), les sols latéritiques (5 %) et
les sols colluviaux (5%).

        L’arachide et le coton sont les principales cultures. La production céréalière est
faible à cause des petites superficies emblavées. On obtient pour l’arachide et le coton les
données suivantes (tabl.12) :

Tableau 12 : Evolution de la production du coton et de l’arachide

                   ARACHIDE                                        COTON
        S(ha)           P(t)        R(kg.ha)         S(ha)           P(t)         R(kg.ha)
     319           1 270          405             236            1 250          295
     637           1 100          701             164            1 100          1 806
     776           1 000          670             166            1 200          2 542
     746           950            736             146,5          1350           -
     Source : Direction de l’expansion rurale

Tableau 13 : Evolution des productions (DABO)

                                                                                 Superficie
     Cultures            Superficie        Rendements          Production         par actif
                           (ha)              (kg/ha)            (tonnes)            (ha)
ARACHIDE
Campagne 81-82              1 712               1 160            1 98D6             0,359
Campagne 90-91              1 874               1 150             2 155             0,362
Différence                  - 162               + 10              - 169            -0,003
MIL
Campagne 81-82              1 486                720              1 070             0,31
Campagne 90-91              1 404               1 000             1 404             0,27
Différence                  - 82                - 280             - 334            + 0,04

MAIS
Campagne 81-82               580                 780               452              0,12
Campagne 90-91              1 006               1 000             1 006             0,12
Différence                  - 426               - 220             - 554              0
SORGHO
Campagne 81-82              1 490               805                 -                0,31
Campagne 90-91              2 256               900               2 030              0,43
Différence                  - 766               -95                 -               -0,12


                                                                                            22
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal


RIZ
Campagne 81-82               754                943                711            0,158
Campagne 90-91               274                850                233            0,053
Différence                   480                 93                478            0,105
COTON
Campagne 81-82              2 019               1 060             2 140            0,42
Campagne 90-91               741                1 050              778             0,14
Différence                  1 278                 10              1 362            0,28
     Source : Direction de l’expansion rurale

                                   REGION DE THIES

         Le périmètre de Fadal (6 ha) situé au Nord Ouest de Mboro dans le département de
Tivaouane comprend trois types de sols : la dépression interdunaire, les versants de
raccordement (vallées) et les dunes rouges fixées. Au niveau des dunes, les terres sont
inaptes à l’agriculture ; sur les versants, les terres sont marginalement aptes à cause des
fortes pentes ; enfin, au niveau des vallées, les terres sont marginalement aptes en raison
du PH bas. Selon les travaux du Bureau pédologique, la valorisation de ces terres nécessite
l’utilisation d’engrais et de fumier mais également la réalisation de travaux
d’aménagements pour limiter les pentes du terrain.

       Boul Tayal

Il est situé à l’Est de Ngaparou dans le département de Mbour et couvre 8 ha (périmètre).
Les résultats des études détaillées menées par le Bureau pédologique indiquent que 69 %
des terres sont moyennement aptes à l’aubergine, à la pastèque, à la tomate, à l’oignon et
au haricot vert. Les 28 % restants sont marginalement aptes à ces mêmes cultures du fait
de la composition en matière organique. Ainsi, les mesures préconisées sont l’apport de
fumier et d’engrais et l’aplanissement du micro relief favorisé par les nombreuses
termitières.

       Nguénienne

        Le périmètre étudié occupe 70 ha sur un relief plat. Il se trouve dans
l’arrondissement de Thiadiaye. On note une bonne aptitude des sols aux cultures
maraîchères et fourragères. Les sols sont de types luvisols hapiques, stagniques avec de
très bonnes réserves en base échangeable (Bureau pédologique, 1999).

       Seby-Ponty, Bargny et Banthiar

       Trois types de sol y sont rencontrés (Bureau Pédologique, 1998): les arénosols
(Glacis et dunes), les calcisols (Plateau, glacis, vallée) et les Gley sols (Vallée).

        Ces sols sont à texture grossière, moyenne ou fine. Ceux à texture fine sont
favorables à l’irrigation et au drainage. C’est la zone à réserve d’eau. A l’opposé, les sols
sableux ont une faible capacité de rétention d’eau mais peuvent éventuellement servir pour
les cultures sous pluies à Séby-Ponty.




                                                                                          23
                       Utilisation des terres de culture au Sénégal

       L’étude indique que Séby-Ponty qui se trouve dans la commune de Bargny,
présente des sols hydromorphes marqués par la roche mère.

       Le relief est formé par un plateau de 20 à 30 m à l’est du Cap vert et par le massif
de Ndiass à 100 mètres. Les sols ont une bonne composition azotée et un PH neutre.


            REGION DE FATICK, DEPARTEMENT DE GOSSAS

        Les types de sols identifiés sont les suivants : les Dior (77 %), les Deck Dior (11
%), les bas fonds (12 %) et les tannes (2 %). Le relief est formé d’une vaste plaine sauf
pour la vallée morte du Sine. Les données sur les cultures, les superficies, les rendements
et la production sont indiquées ci dessous (tabl.14):

Tableau 14 : superficies, rendements et production des cultures dans le département de
gossas (région de Fatick)

Années            Cultures          Superficies        Rendement         Production
                                          (ha)             (kg/ha)              (T)
1986/87           Arachide          11 980             1 170             14 020
                  Mil               10 780             700               7 550
                  Niébé             990                730               720
                  Sorgho            120                970               116

1987/88            Arachide          9 668             1 031             9 963
                   Mil               13 622            873               11 898
                   Niébé             64                906               58
                   Sorgho            46                304               37
source: direction de l’expansion rurale


                                 REGION KAOLACK

       Medina Sabakh

       Les données statistiques de 1985/86 sur les superficies emblavées de la
communauté rurale de Médina Sabakh indiquent les proportions suivantes : 48 % pour le
mil, 40 % pour l’arachide d’huilerie, 10 % pour le maïs et 20 % pour le coton.

        L’arachide occupe 7. 785,73 ha, le mil 10. 020 ha et le maïs 2. 088 ha. Le matériel
agricole comprend 260 armoires, 315 houes sine, 35 souleveuses, 40 ariana, 1 polyculteur
et 120 charrues à cheval.

              Communaute Rurale de Maleme Hoddar

       La communauté rurale de Malème Hoddar couvre une superficie de 4. 081,8 km².
Elle comprend une zone réservée aux autochtones et une autre occupée par des migrants.




                                                                                        24
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

        L’arachide occupe 60 % des superficies cultivées. Les surfaces cultivées par actif
pour l’arachide, le souna sanio, le maïs, le sorgho et le coton sont respectivement de 0,62
ha/actif, 0,51 ha/actif, 0,01 ha/actif, 0,05 ha/actif.

      Etude agropédologique dans l’arrondissement de Malème Hoddar
Tobène, Lague et Djida

    Cet arrondissement est localisé à 14º 8’ 10’’ et 14º 8’ 48’’ de latitude nord et à 15º
     22’ 20’’ et 15º 23’ 54’’ de longitude Ouest.

     Les travaux du Bureau Pédologique (1993) montrent que l’aptitude actuelle des sols
est moyenne pour le mil, l’arachide et le sorgho. Les contraintes au bon développement du
mil sont la période de croissance trop courte, la température assez élevée et le fort taux
d’humidité relative de l’air. En ce qui concerne l’arachide (variété précoce) et le sorgho,
les contraintes sont liées à la longueur de la période de croissance et à la faible
pluviométrie annuelle.

       En définitive, on obtient pour les superficies des terres agricoles :

    81,3 % des terres étudiées ont une aptitude potentielle moyenne pour la culture de
     l’arachide avec 17,8 % de superficies d’inaptitude permanente ;

    82,1 % ont une aptitude potentielle moyenne pour le mil et 12,6 % ont une inaptitude
     permanente ;

    83,9 % des terres étudiées ont une aptitude potentielle moyenne pour le sorgho.
     L’inaptitude est liée à la faible profondeur des sols.

               Nioro

       Localisation géographique

        La zone couvre une superficie de 100.548 ha comprise entre les départements de
Nioro, Kaffrine et Kaolack. Les coordonnées géographiques sont les suivantes : 13º 37’’ et
13º 56’’ de latitude nord et 15º 22’’ et 15º 55’’ de longitude ouest. La zone est située entre
les isohyètes 700 – 900 mm au nord et 1.000 mm au sud. Trois vents balaient ce territoire :
l’alizé ou anticyclone des Açores, l’harmattan (haute pression Nord Afrique) et la
mousson ou anticyclone de Sainte Hélène.

       Utilisation agricole des terres

        L’état des lieux fait par le bureau pédologique montre que les cultures vivrières et
les cultures de rente sont pratiquées sur les terres de plateaux non cuirassés, les bas
plateaux, les plaines et les dunes aplanies. Par contre, les terres des basses plaines sont
généralement réservées au pâturage. Les terres sur cuirasses qui étaient réservées au
pâturage et à la mise en défens sont maintenant de plus en plus utilisées pour les cultures à
cause de la poussée démographique.

        La culture du riz est actuellement freinée par la salinité sur les vallées
traditionnellement réservées à cette activité dans le Bao Bolon.


                                                                                           25
                         Utilisation des terres de culture au Sénégal



        Les sols rencontrés dans cette étude sont les Dior, les Dior Deck, les banes et les
affleurements de cuirasse (xer). Ces Xer sont assez répandus et ne présentent pas de valeur
agronomique.
        L’étude montre que les rotations biennales mil/arachide sont les plus fréquentes
avec toutefois une jachère variable et de plus en plus courte. Dans les zones où le coton est
cultivé, une rotation triennale arachide - coton - mil est pratiquée.

       Résultats de l’évaluation agro-pédologique

        La conclusion concernant les aptitudes actuelles (limitations permanentes) est que
les terres ne sont pas aptes à la culture de l’arachide pour une raison liée à la composition
en éléments nutritifs.

        Les contraintes pour le mil sont liées à la capacité nutritive, à la texture des sols, à
la température et à l’humidité. Enfin, les terres ne sont pas aptes à la culture du maïs. Les
aptitudes potentielles (classe la plus haute que des terres peuvent atteindre si les conditions
limitatives sont corrigées) indiquent que les meilleures terres pour l’arachide sont les Dior,
Dior Deck de plateaux et bas plateaux. Pour le mil, les terres les plus adaptées sont les
deck de plateaux, les deck dior de terrasse et les deck bane de remblai. Pour le sorgho, à
part l’humidité, les decks bane de remblai et les dior de terrasse sont les terres les mieux
indiquées.

       Kaffrine

        L’étude a été conduite de 1990 à 1997 (Bureau pédologique du Sénégal/PNUD) sur
une superficie de 108.770 ha. La zone concernée est à cheval entre les départements de
Kaffrine et de Kaolack. Elle est située à 13º 05’ et 14º 09’ 24’’ de latitude Nord et 15º 22’
24’’ et 15º 55’ de longitude Ouest.

       Les sols sont de type Dior et Dior Deck, avec des teneurs très faibles en matière
organique azotée et phosphore assimilable. Les sols sont moyennement à marginalement
aptes pour l’arachide, le mil, le maïs et le sorgho. L’aptitude potentielle est moyenne.
Toutefois, les terres Dior des plateaux de basses plaines et de vallées secondaires, de
même que les Dior Deck de plateau et de vallées secondaires qui étaient marginalement
aptes deviennent moyennement aptes pour le sorgho.

       Nganda

        L’étude semi-détaillée réalisée sur 100 ha avec une cartographie à l’échelle du 1 /
50 000 indique que la zone de Nganda est localisée dans un polygone Kaffrine – Malème
Hoddar, Kaffrine – Nganda et Malème – Paté Thiangaye - frontière sud avec la gambie.
Nganda est le centre Sud du bassin arachidier. Les communautés rurales ciblées dans cette
étude du BPS / PNUD sont celles de Kathiote, Diokoul, Mbelbouk, Nganda et Médinatou
Salam II. Cet espace est dominé par les plateaux, les basses plaines et les vallées. Des
éboulis de cuirasse relient les bas plateaux et les plateaux. Dans la partie Nord Ouest
(Kaffrine – Barone), la basse plaine est raccordée à la vallée du Saloum par un glacis. Les
buttes cuirassées sont également une caractéristique de Nganda.

        Les résultats des travaux montrent qu’aucune terre de la zone étudiée ne peut être
très aptes.


                                                                                             26
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

                                            Aptitudes actuelles

        Les sols Dior et Dior Deck sont moyennement aptes à la culture de l’arachide et du
mil. De même, les Deck Dior de bas plateaux, de plaines et de glacis pour le mil sont
moyennement aptes. Les Deck Dior de bas plateaux, de glacis de raccordement sont
moyennement aptes au maïs. Les sols Deck bane (limités en profondeur) sont
marginalement aptes au maïs, de même les dior sont marginalement aptes au maïs à cause
de leur texture trop grossière.
                                         Aptitudes potentielles

        Pour l’arachide : seuls les Deck Dior de plaine et de basse plaine sont passés d’une
aptitude marginale à moyenne à la suite de corrections apportées dans les facteurs de
nutrition. Mais la pente plus ou moins forte présentée par le relief, limite la productivité de
ces sols.

       Communautés rurales de Kahi, de Malème Hoddar, Bonel et Dianké Souf

       L’étude menée par le Bureau pédologique concerne 50.000 ha. L’échelle choisie
pour la cartographie est de 1/50.000. Cette échelle semi-détaillée est utilisable comme une
base pour l’élaboration d’un plan d’aménagement à l’échelle du terroir.

       Les coordonnées du polygone (Kaffrine – Malème, Malème – Tip Saloum, Tip
Saloum – Boulel, Danké Souf) sont les suivantes : longitudes 15º 07’ et 15º 33’ Ouest et
latitudes 13º 45’ et 14º 06’ Nord.

       Résultats obtenus sur le plan agro-pédologique

       Les recherches menées indiquent qu’il n’y a pas de terres très aptes. Si pour
l’arachide et le maïs, la contrainte est la longueur de la période de croissance, par contre
pour le mil et le sorgho la température moyenne et l’humidité relative trop élevée sont les
obstacles pendant la croissance.
                                         Aptitudes actuelles

    Arachide : Les Dior Deck sont moyennement aptes. Mais les Deck Dior sont
     marginalement aptes à cause de la texture trop fine.

    Mil : Tous les sols sont moyennement aptes exceptés les vallées et les sols
     superficiels à raison de leur faible capacité nutritive et du drainage excessif des
     arénosols de remblais de vallées.

    Maïs : Tous les Deck Dior sont moyennement aptes à la culture du maïs, de même
     que les deck bane et Dior Deck de basse plaine.

    Sorgho : Les sols des basses plaines et les Deck Dior de profil assez profond ont une
     aptitude moyenne à la culture du sorgho. Les sols classés marginalement aptes pour
     le sorgho sont les Deck Dior limités par une cuirasse en moyenne profondeur et à
     très faible capacité nutritive. Les sols sableux de remblais sont classés inaptes à la
     culture du sorgho. Les « Xer » sont classés définitivement inaptes malgré la
     correction chimique.




                                                                                            27
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

                                   Aptitudes potentielles


     Arachide : Excepté les Deck banes, les sols étudiés peuvent avoir une aptitude
      moyenne potentielle.

     Mil : Idem arachide.

     Maïs: Après amélioration de la fertilité chimique des terres, tous les Deck Dior, Dior
      Deck, les Deck bane de toutes les unités géomorphologiques peuvent être
      moyennement aptes. Par contre, les Dior de la vallée principale restent
      marginalement aptes.

     Sorgho : Pour le sorgho, l’étude montre qu’il n’y a pas d’amélioration de l’aptitude.


                                    RECION DE LOUGA

        Communauté rurale de Darou Mousty

        La communauté rurale de Darou Mousty a une superficie de 412,9 km², soit 25,25
% de la superficie totale de l’arrondissement. Les deux types de sols qui y sont rencontrés
sont les Deck Dior (75 %) et les Dior (25 %). Le plan local de développement de la CR de
Darou Mousty (1993) divise le territoire en une zone Nord de type Deck Dior regroupant
90 % des villages et une autre zone Sud. La population de la CR s’élève à 2.335 ménages
vivant sur 2.155 carrés répartis dans 78 villages. Cependant, on note une grande
concentration de la population découlant du fait qu’un village sur les 78 regroupe à lui seul
63,45 % des habitants.

       La superficie des terres cultivables s’étend sur 26.840 ha soit 23,66 ha par carré. La
superficie moyenne cultivée par actif est de 4 ha selon le recensement administratif mais
on signale toutefois 40 ha par famille maraboutique. Cependant, seul 21 % des terres
cultivables sont exploitées soit 5.670 ha sur 26.840 ha.

     L’évolution de l’arachide, du mil et du niébé entre 1988/89 et 1990/91 se présente
comme suit :

      Arachide
       On note une baisse des superficies emblavées de 2.776 ha à 2.329 ha entre 1988/89
       et 1990/91. La production est également passée de 2.337 tonnes à 1.004 tonnes.
       Les causes de cette mauvaise situation pour l’arachide sont liées à la forte baisse
       du rendement, de 904 kg/ha à 431 kg/ha en trois années et à la diminution des
       surfaces emblavées en 1990/91.

      Mil
       Pour cette culture, on note une faible variation des superficies entre 5,9 % et 6,6 %
       en trois ans. Par contre, on note une forte variation de la production qui a fluctué
       de - 37 % entre 1988/89 et 1989/90 et de - 54 % entre 1989/90 et 1990/91. La
       production de mil est estimée à 257 t en 1990/91.



                                                                                          28
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

    Niébé

       Le niébé a connu une baisse des superficies emblavées de 522 ha (1988-89) à 230
       ha (1989-90) et à 162 ha en 1990/91. La production de niébé est de 20 tonnes
       tandis que le rendement moyen est de 124 kg/ha.

              Keur Momar Sarr

            La répartition des sols de l’arrondissement de Keur Momar Sarr se présente
       comme suit (tabl.15) :

       Tableau 15 : Répartition des sols dans l’arrondissement de Keur Momar SARR

       Sols            Sols ferrugineux tropicaux           Sols              Sols
       isohumides                                           halomorphes       hydromorphes
       Dior            Deck        Deck Dior Total          5 900ha           19 219ha
       10 308 ha       17178 ha    2326 ha   40438ha
       13,5 %          22,6 %      30,6 %    53,3 %         7,7%              25,3%

       Source : direction de l’expansion rurale

       La série sur 15 années des superficies cultivées par espèces, des rendements et
productions de l’arachide et du mil, du niébé-beref pour la localité de Keur Momar Sarr,
est donnée en annexe (tabl. 3,4,5,6).

      Kébémer Ndoyène et Coki

        L’étude semi-détaillée des 100.400 ha couvrant Louga–Kébémer, Ndoyène et Coki
a été réalisée par le BPS / PNUD en 1998.

       Situation géographique et administrative

       Cette zone se trouve entre 15º 14’et 15º37’ de latitude Nord et 16º 00’ et 16º 26’ de
longitude ouest. Le tableau suivant donne les superficies des communautés rurales
concernées.




                                                                                         29
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

Tableau 16 : Superficies des communautés rurales


Département           Arrrondisse     Communautés           Superficies         Proportion
                      ment            rurales                                   superficies
                                                                                communautés
                                                                                rurales (%)

Louga                 Coki            Ndiagne               9 500 ha            42

                                      Coki                  6 800               29

                      Mbédienne       Kelle                 3 900               41

                                      Nguidili              3 600               19

                                      Niomré                4 600               20

                                      Mbédienne             23 300              100
Source : bureau pédologique du Sénégal

Les rendements des cultures de la zone d’étude entre 1989 et 1990 (kg /ha) sont indiqués
ci- dessous (tabl. 17).

Tableau 17 : Rendements des cultures dans l’arrondissement de Kébémer



     CR/Cultures             Arachide kg/ha            Mil kg/ha                Niébé kg/ha


Coki                   1 016                     125                      190

Mbédienne              1 280                     140                      305

Ndande                 853                       194                      440

Darou Mousty           904                       166                      118

Sagatta                898                       197                      489

        Aptitudes actuelles des sols rencontrés

     Les sols sont de couleur rouge à brun, essentiellement dunaires, à fertilité très basse
 et à drainage excessif. Les sols des plaines dunaires sont légèrement meilleurs mais
 présentent encore une faible fertilité. Les sols des cuvettes sont noirs avec une plus forte
 proportion d’argile. Ils ont une plus grande fertilité et une bonne capacité d’échange.
 Mais paradoxalement, ces sols de cuvette ne sont pas cultivés.



                                                                                              30
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

    Arachide : Les sols Dior Deck sont marginalement aptes.

    Mil : Les sols Dior des couloirs interdunaires et des cuvettes sont moyennement
     aptes et les autres dior sont marginalement aptes.

    Niébé : Les sols Dior des plaines dunaires et les cuvettes sont moyennement aptes.
     La contrainte ici c’est la faiblesse nutritionnelle. Les autres Dior sont marginalement
     aptes pour le niébé.

                                   Aptitudes potentielles

        Les aptitudes potentielles de l’arachide peuvent être améliorées selon l’étude. Ces
terres deviennent aptes pour le mil après leur amélioration. Enfin, pour le niébé les sols
peuvent être très aptes.

                             REGION DE ZIGUINCHOR

       Le recensement national de l’agriculture (1998-1999) n’a pas touché la région de
Ziguinchor. Quelques rares données sont donc disponibles sur cette localité à fort
potentiel. Les trois communautés rurales concernées par cette étude détaillée sont celles
d’Adéani, de Mlomp et de Diouloulou.

       Communauté rurale d’Adéani, arrondissement de Niaguis

        Les 62,5 % du potentiel des terres de culture sont effectivement cultivés soit 7.204
ha en moyenne par année. Les moyennes annuelles pour les différentes spéculations sont
les suivantes :

       Riz paddy              1 547 T
       Mil                    1 171 T
       Sorgho                 872 T
       Maïs                   459 T
       Arachide               2 213 T
       Manioc                 157 T
       Niébé                  210 T

     Le zonage établi dans le plan local de développement (1990) pour la
communauté rurale d’Adéani indique l’existence de deux zones :
    - la zone formée par la nationale 6 et le fleuve Gambie où l’on rencontre de gros
      villages ;
    - la zone polarisée par un seul village au sol argileux.

       Les statistiques montrent une évolution en dents de scie avec une baisse de 50 %
des superficies cultivées entre 1985 et 1988. Cette situation a affecté les cultures vivrières
qui ont baissé de 60,86%. La remontée de la langue salée semble être la cause de ce
phénomène.

       Communauté rurale de Mlomp, arrondissement de Loudia Oulof

       Les statistiques sont présentées en annexes (cf. annexes, tabl.6).


                                                                                           31
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

       Communauté rurale de Diouloulou

       Cette zone couvre une superficie de 714 km² et est limitée par la Gambie et l’océan
Atlantique. Elle comprend six vallées principales : Diouloulou, Cherif, Katabe,
Bendjikaly, Kabedio, Katack. L’espace est occupé par les thèmes suivants : vallée (5 %),
mangrove (20 %), forêt classée (33 %) et cours d’eau (0,5 %). Les caractéristiques des
cultures (superficie S, rendement R, production P) sont spécifiées ci-dessous (tabl. 18)
pour les campagnes 1986/87 et 1990/91.

Tableau 18 : Caractéristiques des campagnes 1986/87 et 1990/91

       Cultures/                 1986/87                          1990/91
       Années
                       S(ha) R(kg/ha)          P(T)    S(ha)    R(kg/ha)      P(T)
       Arachide        3 622 1 791            5 412   3 506    1 250        4 382,5
       Sorgho          2 690 1 452            3 900   2 842    980          2 785
       Mil             934    894             835     2 735    1 200        3 282
       Maïs            1 597 1 167            1 863   2 571    1 150        2 956
       Coton           687    912             626     593      1050         622
       Riz             460    1 438           661     382      200          343
       Source : direction expansion rurale.

       Les superficies cultivées sont faibles en 1990 avec 1,97 ha/actif. On note un recul
des cultures du sorgho et du coton tandis que le mil et le maïs se développent.
L’explication de cette évolution résiderait dans le fait que les Wolofs se focalisent plus sur
les champs de case (maïs) que dans la culture du coton.

                         Etude semi-détaillée de Diégoune

       Situation géographique

        Diégoune est situé dans une zone où se trouvent de multiples vallées secondaires
issues de la vallée principale de Baïla. Les rizières du village de Diégoune sont formées
par les quatre bras de Bongolor, Colomba, Barabege, Katiamba. A 16 km de Bignona,
sous préfecture de Tendouck, Diégoune se situe à 12º 45’ et 12º50’ de latitude Nord et à
16º20’ et 16º 25’ de longitude Ouest. Le bassin versant fait 1.634 km². Les sols rencontrés
sont hydromorphes, à minéraux peu évolués, sableux et sulphatés acides.

       Aptitudes

        L’évaluation de ces sols montre qu’aucune terre n’est très apte à la culture du riz à
cause de la forte salinité et de la teneur élevée de sodium échangeable. Les terres sont sous
l’influence des marées. Les sols acides sont potentiellement très aptes tandis que les sols
hydromorphes sont moyennement aptes.

       Solutions techniques proposées par le bureau pédologique

       Les mesures préconisées pour corriger les aptitudes actuelles des sols à Diégoune
consistent à préconiser :


                                                                                           32
                         Utilisation des terres de culture au Sénégal

     -    l’utilisation des eaux du marigot de Baïla qui sont douces en août et septembre ;
     -    la construction des réseaux de fosses ;
     -    la libre circulation des eaux de marée pour éviter leur exondation et leur
          acidification. Il s’agit de faire un drainage intensif avec lessivage des sels à partir
          de l’eau de marigot et des amendements calciques, de relever le PH et
          d’améliorer la fertilité des sols grâce à la production d’une plus grande quantité
          de fumure organique.


                CHAPITRE 4 :LE DEFI DE LA MODERNISATION
                              AGRICOLE
       Un des objectifs de la révolution agricole ou modernisation agricole est
 l’augmentation de la productivité pour couvrir les besoins croissants et diversifiés d’une
population qui croit à 3 % par an et s’urbanise à 5 – 6 % par an. Le bilan très mitigé de
l’évolution de l’agriculture et les pressions de la concurrence exigent que soient
sérieusement traitées les conditions de cette modernisation.

         4.1.   La transaction foncière

        Des transactions foncières remettent en cause le droit coutumier et le droit
domanial dans les zones d’extension des habitats et de développement de l’agriculture
intensive (zones péri-urbaines, delta, moyenne Vallée etc...).

       L’Etat étant propriétaire (domaine national), tout le monde exploite la terre mais
personne ne la préserve. « Le titre de bénéficiaire des terres est précaire. Seul le droit
d’usage est reconnu par la loi sur le domaine national et non le droit de propriété »
(ONUDI, 1997).

        Ainsi, selon le groupe de réflexion stratégique (GRS), les paysans sénégalais
continuent de gérer leurs terres selon les règles de la coutume tout en s’accommodant de la
loi. Les risques pour l’environnement sont d’autant plus sérieux que dans le régime
traditionnel, les tenures de la terre et celles des ressources sont imbriquées.
L’appropriation de la terre entraîne celles des ressources (N’diaye 1993).

        La réforme foncière au Sénégal doit permettre aux vrais entrepreneurs d’avoir la
sécurité nécessaire pour investir tout en veillant à la moralisation des transactions sur la
terre qui sont devenues inévitables à cause «des besoins de vendre pour les détenteurs
traditionnels, et des opportunités d’investissement pour les acheteurs» (GRS 1997).

         4.2. Facteurs de croissance et de productivité

        L’état du Sénégal est en train d’élaborer le document du plan stratégique
opérationnel (scénarios, facteurs de croissance, potentialités régionales, hiérarchisation et
localisation des impacts souhaités) pour le développement de l’agriculture sur la période
allant de 1996/1998 à l’an 2010. Ce document présente différents scénarios à partir des
perspectives de croissance.




                                                                                              33
                          Utilisation des terres de culture au Sénégal

    le scénario tendanciel correspond à l'évolution probable, compte tenu des
     opportunités et contraintes constatées dans le passé, en l'absence de mise en œuvre
     de toute stratégie nouvelle de développement ;

    le scénario volontariste ou possible, correspond aux potentialités de développement,
     dans le cadre d'une stratégie coordonnée.

     Une série d'actions correctives ou de développement correspondant au scénario
volontariste est présentée dans le document de stratégie opérationnelle.

         4.2.1. Restauration de la fertilité des sols

        L'agroforesterie, l'association agriculture/élevage, la fertilisation des sols, la lutte
contre l'érosion sont des actions ciblées pour améliorer les rendements. Cette stratégie peut
favoriser l’augmentation de la fertilité des sols à hauteur de 60% dans le centre et le nord
du Bassin arachidier, de 40% dans le sud du Bassin arachidier, et de 20% au Sénégal
Oriental et en Casamance.

         4.2.2. Renforcement de la capacité et de la professionnalisation des
         producteurs

         A ce niveau, les actions qui sont privilégiées visent à :

     -    renforcer les capacités techniques et l'organisation professionnelle des
          producteurs ;
     -    développer les acquis de la Recherche ;
     -    améliorer l'accès des producteurs aux intrants (crédit à court terme).

      Ceci peut améliorer les rendements de 40% au centre et au nord du Bassin arachidier,
de 60% au sud du Bassin arachidier, et de 80% au Sénégal Oriental et en Casamance, où
les potentialités d'intensification sont les plus importantes.

     4.2.3. Accroissement des superficies cultivées dans les zones à fort potentiel

        Des actions visant à promouvoir l'extension des superficies cultivées dans les zones
favorables (Sénégal Oriental, Haute Casamance, certains secteurs du sud du Bassin
arachidier), sont développées. Elles peuvent porter sur la création de pistes de production,
la construction d'infrastructures, l’amélioration de l'accès des producteurs à la culture
mécanisée (crédit à moyen terme). L'impact de ces actions en terme de valeur ajoutée peut
être calculé à partir des superficies additionnelles prévisibles. Dans l’est du pays, les
possibilités d’extension des superficies seront exploitées en favorisant une meilleure
intégration des parcours du bétail qui permettrait de mieux préserver les zones forestières.

     4.2.4.     Développement de l'irrigation privée

        Ces actions tendent à encourager l'investissement privé dans l'irrigation notamment
l’adoption du cadre réglementaire, la sécurisation foncière, la mise en place des moyens de
financement (crédit à long terme). L'impact en termes de valeur ajoutée se mesure à
travers les superficies irriguées additionnelles ou réhabilitées.



                                                                                             34
                                      Utilisation des terres de culture au Sénégal

              4.2.5. Hausse prévisible des cours

          Ce facteur ne concerne que le coton, pour lequel les projections à long terme des
  cours de la Banque mondiale devraient permettre de dégager une valeur ajoutée.
  Malheureusement, en 2002 les cours mondiaux ne sont pas favorables. Une baisse de 40 %
  est prévue (Le Soleil Mars 2002).

         Le document de stratégie opérationnelle présente aussi l'impact de ces différents
  facteurs de croissance sur la valeur ajoutée calculée à partir du modèle du scénario
  volontariste (tabl.19).

  Tableau 19 : Analyse de l'impact des différents facteurs de croissance
                               VA
                            Addition-
                               nelle
                             annuelle                                 Zone impactée
                              entre
     Facteurs de
                            1996/98 et
     croissance
                               2010
                              Impact                               Bassin                   Sénégal
                                                                                Bassin
                               global                            arachidier                 Oriental  Basse
                                          %      Niayes   Fleuve              arachidier                      TOTAL
                             (milliards                           Nord et                    /Haute Casamance
                                                                                 sud
                              FCFA)                                centre                  Casamance
Restauration de la
fertilité des sols              20        15%      0%      0%        23%         48%         28%       1% 100%
Renforcement
capacité et
professionnalisation            52        40%      5% 10%              6%        35%         40%       4% 100%
des producteurs
Développement/réhab
ilitation de l'irrigation       33        25% 29% 61%                  2%         2%           1%      0% 100%
privée
Accroissement des
superficies cultivées
dans les zones à fort           22        17%      0%      0%         -1%        14%         84%       4% 100%
potentiel
Hausse prévisible des
cours mondiaux                    3         2%     0%      0%          0%        17%         85%       0% 100%
(coton)
TOTAL                         131         100%     8% 21%             7%        24%          38%       2% 100%

           Le tableau ci dessus montre la hiérarchisation et la localisation de l’impact des
  différents facteurs de croissance. Une intégration et une coordination des différentes
  activités définies ci-dessous sont également nécessaires:

          le renforcement des capacités et la professionnalisation des producteurs qui
           représentent 40% du gain attendu de valeur ajoutée à l'horizon 2010 et touche toutes
           les zones, en particulier le sud du Bassin arachidier et la zone du Sénégal
           Oriental/Haute Casamance ;

          le développement/réhabilitation de l'irrigation privée (25% du gain de valeur ajoutée)
           touche principalement le Fleuve et les Niayes et doit prendre en compte la
           préservation des écosystèmes ;

          l'accroissement des superficies dans la zone à fort potentiel (17% de la valeur
           ajoutée) qui touche essentiellement le Sénégal Oriental et la Haute Casamance ;


                                                                                                              35
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

    la restauration de la fertilité des sols (15% de la valeur ajoutée) qui concerne
     essentiellement le Bassin arachidier dans la perspective de promouvoir une meilleure
     intégration agriculture-élevage (santé animale, parcours du bétail, sécurisation des
     troupeaux).

       4.3. Evaluation des conditions concrètes de réalisation du scénario volontariste

        Les facteurs indiqués dans le volume 4 du recensement agricole (1998 – 1999)
permettant de mesurer les contraintes à la réalisation du scénario volontariste de manière
détaillée sont les éléments caractéristiques des systèmes d’utilisation des terres. Nous
avons choisi d’étudier un à un les dix (10) facteurs suivants: le mode d’acquisition des
terres, l’amélioration foncière des terres cultivées, l’amélioration hydro-agricole, la
mécanisation agricole, l’emploi des engrais et herbicides, le parcage du bétail, l’utilisation
de fertilisants, l’emploi de semences améliorées et certifiées, la pratique de la jachère et
des rotations et le niveau des équipements agricoles.

        4.3.1. Amélioration foncière

       Cinq (5) types d’amélioration foncière sont traités dans le document 4 du
recensement agricole 1998 – 1999.

       Au cours des cinq dernières années, 79,76 % des superficies cultivées en n’ont pas
connu d’amélioration foncière. Vu l’état de dégradation des sols et la baisse de fertilité, le
phosphatage et le labour avec enfouissement de matières organiques, doivent être
renforcés. Pourtant, ce sont seulement 8,2 % et 6,5 % des superficies cultivées qui ont été
soumises à ces deux formes d’amélioration.

        4.3.2. Utilisation de fertilisants

        La région de Kaolack est celle où le taux de fertilisation est le plus élevé avec 45,5
% ; suivent Saint Louis et Fatick avec respectivement 40 % et 39,20 % des superficies
cultivées et fertilisées.

        La culture du niébé enregistre le plus faible taux d’utilisation de fertilisants avec
24,9 % des superficies fertilisées et viennent dans l’ordre le groupe mil/sorgho (35,8 %),
l’arachide (41,1 %), les autres céréales (50,2 %) et les autres cultures (53,5 %).

        4.3.3. Emploi des semences

        L’étude révèle qu’il y a trois types de semences qui sont utilisées. Ce sont les
semences personnelles, les semences certifiées et les autres. On note la faible utilisation
des semences améliorées et sélectionnées sur seulement 14,4 % des superficies cultivées.
Par contre, plus de la moitié des superficies reçoivent des semences personnelles de
moindre qualité. Les semences certifiées sont surtout employées dans les champs
d’arachide (35,3 %) et les autres cultures (42,2 %). Les régions de Dakar et Kolda utilisent
le plus les semences certifiées avec respectivement 44,3 % et 31,5 %. Kaolack et Fatick
suivent avec 18,2 % et 14,9 %. La moyenne nationale est de 14,37 %.




                                                                                           36
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

        4.3.4. Parcage du bétail sur les parcelles

       Cette pratique de parcage est absente sur 87,3 % des terres cultivées. Cependant, il
représente un aspect important dans le processus d’intégration agriculture/élevage. Or, les
parcages réalisés sur un an, deux ans et trois ans ne touchent que 6,9 %, 2,1 % et 3,7 % des
cultures. Par ailleurs, aucun type de culture n’est particulièrement ciblé par cette pratique.

       Les régions de Tambacounda et de Louga sont celles qui pratiquent le plus le
parcage de bétail sur les parcelles, soit respectivement 22,7 % et 21,3 % de leurs
superficies cultivées. L’importance du parcage dans ces deux zones découle de leur
vocation agro-pastorale.

       Des expériences positives ont déjà été menées dans la région de Tambacounda en
matière de stabilisation bovine (ONUDI, 1997).

        4.3.5. Jachères et rotations des cultures

        L’arachide est la culture dont les superficies emblavées ont fait le plus appel à la
rotation avec 75,5 %. Les régions de Kaolack, Fatick et Diourbel pratiquent le plus la
rotation des cultures avec respectivement 81,2 %, 74,8 % et 70,7 % des superficies
cultivées. A l’opposé, Saint-Louis occupe la dernière place sur ce plan à cause de la
riziculture (8 %). Quant à la jachère, elle est plus pratiquée à Kolda, Tamba et Saint-Louis
avec respectivement 23,6 %, 23,4 % et 23,3 %.

        4.3.6. Mode d’acquisition des terres

        L’héritage, l’achat, le fermage, le métayage, le prêt et les dons ont été retenus
comme les différentes modalités à travers lesquelles on accède à la terre (RNA). C’est par
l’héritage qu’on acquiert les terres cultivées (65,91%) et les parcelles cultivées (63,6%).
Ces chiffres illustrent le poids du droit coutumier.

        Par contre, l’achat constitue une très faible proportion dans le mode de faire valoir
direct avec 1,2 %. Du point de vue genre, les femmes accèdent aux terres plus par les prêts
que par l’héritage, contrairement aux hommes.

        La région de Thiès occupe la première place avec 90,8 % des terres relevant du
faire valoir direct. A l’opposé, Dakar pratique le moins le mode de faire valoir direct.

        4.3.7. Amélioration hydro-agricole

        C’est à peine 1% des superficies cultivées qui fait l’objet d’amélioration hydro-
agricole. Ceci montre l’ampleur de la tâche à abattre pour atteindre l’intensification de
l’agriculture sénégalaise à travers une maîtrise de l’eau.

       L’arachide, le mil, le sorgho, le niébé occupent seulement 0,3 % des superficies
ayant subi une amélioration hydro-agricole. Par contre, les cultures de diversification
bénéficient d’une plus grande intensification hydro-agricole avec 14 % des superficies.




                                                                                           37
                       Utilisation des terres de culture au Sénégal

       4.3.8. Matériel agricole et installations fixes.

        Ils sont examinés dans le volume 4 du recensement agricole 1998 – 1999 selon un
certain nombre de critères comme la période à laquelle le matériel est acquis, le degré de
propriété, l’état de fonctionnement et de maintenance et le taux d’équipement.

    selon cette étude, le matériel utilisé par les exploitations agricoles, présente un bon
     état en général, notamment les moissonneuses batteuses, les houes occidentales, les
     abreuvoirs, les tracteurs ;

     les motopompes constituent le matériel qui cause le plus de problème. Mais, les
     résultats satisfaisants, enregistrés dans l’ensemble, sont liés à l’activité des artisans
     locaux, des ONG et des sociétés de développement qui s’investissent dans la
     formation ;

    en ce qui concerne le statut, sur les trente types d’outils qui ont fait l’objet de cette
     enquête, le pourcentage de matériel détenu par les propriétaires est de 62 % alors que
     pour la copropriété, la location et l’emprunt, les pourcentages sont respectivement de
     16,5 %, 4,5 % et 2,7 %;

    avant la période de la nouvelle politique agricole, la proportion de matériel acquis
     était la plus importante pour les « ariana », les charrettes bovines petit plateau et
     grand plateau et les polyculteurs avec plus de 50 %. Pour la période récente (1998),
     les batteuses prédominent avec 62 % d’unités acquises et constituent, en plus, le seul
     type de matériel dont les acquisitions atteignent 50 %. De même, actuellement, les
     deux types de charrettes bovines, les charrues et les polyculteurs présentent des
     pourcentages de nouvelles acquisitions très bas et inférieurs à 5 % contre une forte
     proportion de plus de 50 % antérieurement ;

    ainsi, malgré l’arrêt du programme agricole depuis 1980, le niveau d’équipement des
     exploitations agricoles du Sénégal ne serait pas catastrophique selon l’analyse
     contenue dans le volume 4 du recensement agricole 1998 – 1999. Ceci est dû au fait
     que les acquisitions postérieures à 1980 demeurent importantes pour tous les types
     de matériel ;

    enfin, concernant le taux d’équipement ou quotient de la superficie équipée sur la
     superficie concernée par le matériel (ISRA/SODEVA), le semoir constitue le seul
     cas de suréquipement pour l’ensemble du Sénégal (à l’exception de la région de
     Tambacounda) avec 219%. Pour l’équipement houe de sarclage, on a une situation
     de bien équipé (108 %). Le pays est bien équipé en souleveuse, liée à la récolte de
     l’arachide (96 %). Mais c’est par rapport à cet équipement qu’il y a le plus de
     régions sous équipées : Dakar (0 %), Tambacounda (17 %), Fatick (62 %), Kolda
     (46%). Les régions suréquipées sont Saint-Louis (317 %), Louga (211 %), Thiès
     (163 %) et Diourbel (162 %) ;

    le Sénégal est très équipé en charrette (157 %) ; cette dernière sert pour l’ensemble
     des opérations culturales et le transport des intrants. Le cas de Dakar, la capitale, qui
     présente un taux d’équipement égal à 1647% est surprenant mais n’est pas
     systématiquement lié aux activités agricoles.



                                                                                           38
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal

       4.3.9. Engrais et produits phytosanitaires

       La protection des végétaux est une condition importante de sécurisation de la
production mais aussi de maintien de la productivité agricole.

    Arachides

     Les données recueillies (Volume 4 du recensement agricole 1998 – 1999) montrent
     que les quantités moyennes d’engrais et d’herbicides par hectare pour l’arachide de
     bouche sont supérieures à celles utilisées pour l’arachide d’huilerie soit 90 kg/ha
     contre 24 kg/ha (engrais) et 3 l/ha contre 0,40 l/ha (herbicide).

    Céréales

     Pour un stock total de 11.602 tonnes d’engrais déclarés, 26,9 % est utilisé pour le mil
     et 11,30 % pour le riz. Les plus importantes quantités d’herbicide sont utilisées pour
     le riz de la vallée (12.000 litres) et pour le maïs dans la région de Kolda avec 600
     litres.

    Autres cultures

     La production de coton occupe à elle seule 92,87% du stock total d’engrais détenu
     par les producteurs pour ce qui est de cette catégorie de culture. Le stock pour
     Tambacounda, Kolda, Kaolack est respectivement de 1.093 T, 3.327 T et 392 T.

     En ce qui concerne les herbicides destinés aux autres cultures, la plus forte quantité
     revient au coton, suivi du sésame, du gombo et de la pastèque.

     Conclusions partielles.

     De cette première évaluation des conditions de réalisation du scénario volontariste, il
apparaît que les conditions d’ensemble ne sont pas encore réunies.

    L’emploi des semences sélectionnées, certifiées et l’amélioration foncière sont des
     pratiques très limitées ;
     l’amélioration hydro-agricole est extrêmement localisée (à Saint Louis). Les petits
     systèmes d’irrigation innovant sont encore très peu diffusés pour être à même de
     pouvoir constituer une alternative pour les exploitations familiales et l’entreprenariat
     rural. Les « bassins horticoles » ne sont pas encore bien identifiés et valorisés ;

    le parcage des animaux qui est une modalité de fertilisation naturelle des sols, de
     renforcement de l’intégration agriculture/élevage, reste localisé dans les régions de
     Tambacounda et de Louga. Les expériences intéressantes au plan local (comme la
     stabulation bovine) ne sont pas généralisées au niveau national. La révolution
     agricole au Sénégal est fortement liée à une mutation profonde de l’élevage.

     Rythme de transformation

     Il s’avère que le rythme d’évolution du nord – ouest du Sénégal est lent et reste
     surtout un espace pastoral de 1954 à 1995 (Ndour et al, 2000). Cette conclusion


                                                                                          39
                         Utilisation des terres de culture au Sénégal

     majeure est tirée à partir de données multi sources et multi dates (sur 59
     communautés rurales, 9 dates). Ces auteurs identifient cinq classes de communautés
     rurales et leurs rythmes d’évolution:

     -    la classe 1 correspond aux paysages pastoraux ;
     -    la classe 2 comprend les paysages pastoraux avec enclaves agricoles ;
     -    La classe 3 contient les paysages agro-pastoraux ;
     -    la classe 4 est composée par les paysages agricoles ;
     -    la classe 5 correspond aux paysages quasi exclusivement agricoles ;
     -    Pour le rythme d’évolution, 70% des communautés rurales sont à dynamique
          stable avec un paysage dominant qui est resté à peu près le même ;
     -    21% des communautés rurales présentent une dynamique progressive ;
     -    7 % ont une dynamique régressive.

 Conclusion générale :

 Il n’y a pas encore une approche intégrée forte, au niveau local, des différents facteurs de
 modernisation et d’intensification de l’agriculture. On ne trouve pas une zone modèle ou
 typique favorable à l’éclosion de l’ensemble des conditions de réalisation des objectifs du
 scénario volontariste de révolution agricole. Cependant, de réelles potentialités existent
 au niveau de certaines zones agro-pédologiques où se développent les économies locales
 à forte valeur ajoutée. La proximité des infrastructures par rapport aux villages peut se
 révéler importante à terme pour le développement agricole (répertoire des villages RNA
 1998-99).


         CHAPITRE 5 :LES TYPES DE SOL AU SENEGAL

       L’état actuel des sols au Sénégal et leurs particularités ont été présentés par
Badiane et al (2000). Les trois principaux types de sol suivants ont été identifiés en
fonction des unités géomorphologiques qui les englobent :

    les sols issus de formations sur terrains quaternaires ;

    les sols provenant des formations sur terrains secondaires et tertiaires ;

    les sols formés sur le socle volcano-sédimentaire ou socle primaire.

         5.1. Terrains quaternaires

        Les cinq types de sol sur terrains quaternaires sont les sols isohumides subarides,
les sols ferrugineux tropicaux peu ou pas lessivés, les sols hydromorphes, les sols sodiques
(halomorphes) et les sols peu évolués. Ces sols sont les plus représentatifs et les plus
importants du point de vue agricole.

    Les sols isohumides subarides sont localisés au nord du Sénégal, dans la région du
     Fleuve (« Diéri ») ; ils présentent une bonne aération et sont faciles à travailler. On y
     cultive du mil et de l’arachide ;




                                                                                           40
                      Utilisation des terres de culture au Sénégal

   les sols ferrugineux tropicaux pas lessivés se trouvent au nord du bassin arachidier et
    dans le Ferlo. Ils ont une grande extension (entre les isohyètes 400 et 700 mm). On y
    cultive essentiellement le mil, l’arachide et surtout le niébé (dans le bassin
    arachidier). Dans le Ferlo oriental, ils n’ont pas une grande utilité agricole à cause de
    leur faible profondeur ;

   les sols hydromorphes (avec excès d’eau) sont rencontrés dans les vallées du
    Sénégal, de la Gambie, de la Casamance et de leurs affluents. Ces terres fournissent
    la presque totalité du riz local ;

   les sols hydromorphes organiques sont tourbeux et localisés dans les Niayes. La
    nappe phréatique rend leur mise en valeur difficile malgré leur richesse en matière
    organique sur l’horizon de couleur grise ;

   les sols sodiques comprennent les solontchak (dans les mangroves), les « tannes » au
    bas Saloum, au Sine et en basse Casamance. La mise en valeur des « tannes » est
    quasiment impossible en raison de la salinité et de la position topographique basse
    qui ne facilite pas le drainage. Le troisième type de sols sodiques est constitué par
    les alcalis qui sont peu importants et localisés dans le Delta du Fleuve sénégal. Leur
    exploitation exige des apports importants d’amendements calciques contre l’action
    néfaste du sodium. Enfin, dans la catégorie des sols du quaternaire il y a les sols peu
    évolués d’origine non climatique qui sont utilisés pour la riziculture, le maraîchage
    et les cultures fruitières.

    5.2. Sols issus de terrains secondaires et tertiaires

   Ils comprennent les sols ferrugineux tropicaux lessivés qui sont très répandus au
    Sénégal et s’étendent du nord de Bambey au sud de Nioro du Rip. Ces sols sont
    déterminants dans la production des céréales et de l’arachide mais sont très sensibles
    à l’érosion hydrique ;

   les sols ferralitiques sont composés de produits de synthèse en abondance (kaolinite,
    giffsite, hématite, goethite). Ils sont acides, profonds. On les rencontre surtout dans
    le département de Bignona, en basse Casamance, où ils sont couverts par une forêt
    dense de type guinéenne ;

   les sols vertisols et bruns se trouvent dans les hauts plateaux de Bargny et Mbodiène,
    au Sénégal oriental et dans les cuvettes de l’Anambé. Ces sols sont profonds et très
    riches du point de vue chimique mais leur texture très fine les rend difficiles à
    travailler. Pourtant ces sols sont excellents pour la riziculture dans la vallée du
    Fleuve Sénégal et pour les cultures de décrue dans les cuvettes de décantation.

    5.3. Les sols formés sur le socle primaire.

   Ils sont rencontrés sur les collines, les glacis, les vallons et les basses pentes de
    Kédougou. Ce sont des sols peu évolués d’érosion lithique ;

   des sols vertiques sont également localisés au Sud de Bakel (Gabou).
    Les sols sont hydromorphes de Gabou à Kidira. Les sols sodiques à alcalis se
    trouvent entre Saboussiré et Takoutala.


                                                                                          41
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal



        Cette étude systématique fournit les données de base sur l’état actuel de l’ensemble
des terres au Sénégal et montre aussi les aptitudes particulières des sols et les types de
cultures qui y sont pratiqués. Cette synthèse permet d’alimenter le tableau synoptique des
différents types de sols que l’on peut préciser avec des études semi-détaillées et détaillées
au fur et à mesure que progressent les connaissances acquises sur le terrain.

       Cette approche géomorphologique a l’avantage de présenter les différentes classes
de sols comme les unités agro-pédologiques opérationnelles à l’échelle des pôles locaux
de développement.



            CONCLUSIONS ET RECOMMANDATIONS

        Cette étude permet d’établir la classification des terres agricoles du Sénégal de
manière systématique pour chaque région. A l’intérieur de la région, les données
collectées facilitent l’analyse semi-détaillée et détaillée au niveau des arrondissements et
des communautés rurales choisis dans des zones à fort potentiel de développement mais
aussi dans d’autres soumises à une dégradation des terres cultivées. Il y a une base de
travail dans la perspective de l’examen détaillé des statistiques agricoles sur la répartition
des terres, des ménages agricoles, sur la mécanisation ou l’intensification agricole, le
développement des marchés et la valorisation de nouvelles cultures.

       L’étude montre la nécessité d’associer l’analyse des thèmes et des statistiques
agricoles à une vision stratégique opérationnelle de l’état mais aussi de prendre en compte
les connaissances paysannes en matière de classification des terres. L’approche spatiale,
dynamique et intégrée adoptée dans ce cadre peut être utile à une collecte des données au
plan sous régional.




                                                                                           42
Utilisation des terres de culture au Sénégal




            ANNEXES




                                               43
                                                      Utilisation des terres de culture au Sénégal



Tableau 3: Evolution des superficies emblavées dans la localité de Keur Momar Sarr

ANNEES           Superficies      Superficies             Superficies         Superficies            Production   Revenus        Taux
                 cultivables      cultivables/actif       cultivées       par cultivées/actif        vivrière par monét.         couverture
                 Habt (ha)               (ha)             Habt (ha)                 (ha)             Hbt          agricole par   (bilan
                                                                                                                  Hbt (FCFA)     vivrier)%
     77-78               -                   -                      -                   -                   -           -               -
     78-79               -                   -                      -                   -                   -           -               -
     79-80             8,06                14,13                  0,96                 1,6                106,4     16 801,3 F        42,56
     80-81               -                   -                      -                   -                   -           -               -
     81-82               -                   -                      -                   -                   -           -               -
     82-83               -                   -                      -                   -                   -           -               -
     83-84               -                   -                      -                   -                   -           -               -
     84-85             5,81                11,47                  0,63                1,25                 4,6        3 925            1,8
     85-86             5,16                10,23                  0,52                1,03               107,75       4 990            43,1
     86-87             6,17                12,17                  0,52                1,04                59,03       4 092            23,1
     87-88              5,8                11,14                  0,38                0,76                90,65       2 970           36,26
     88-89             6,06                11,25                  4,47                0,87                141,7       3 968            56,6
     89-90              6,6                11,80                  0,37                0,66                74,74       3 654            29,6
     90-91             6,82                12,08                  0,53                0,93                73,4        5 369            29,3
     91-92              6,5                 11,6                   0,5                0,93                22,7        7 503           9,082
    TOTAL             58,08                106,13                 4,88                9,87             1 130,44     23 096,07      451,84
 MOYENNE               6,4                 11,79                  0,54                1,09              125,6         2 566        50,2 %

Source : direction de l’expansion rurale




                                                                                                                                              44
                                                 Utilisation des terres de culture au Sénégal



Tableau 4 : Rendements et productions de Niebe – Beref dans la localité de Keur Momar Sarr


ANNEES                                       NIEBE                                                         BEREF
                Superf.(Ha)    Rend. (T/ha)     Production          Valeur       Superf.(Ha)    Rend. (T/ha)   Production     Valeur
                                                   (T)             (FCFA)                                         (T)        (FCFA)
    77-78            229               0,1             22,9       2 519 000          1 914           0,2          382,8     19 140 000
    78-79            241              0,06            14,46       2 590 600          2 123           0,4          849,2     42 460 000
    79-80            107              0,11            11,77       1 294 700          1 144           0,5           572      28 600 000
    80-81            119              0,29            34,51       3 796 100         2 095,8         0,45         943,11     47 155 500
    81-82            322               0,2             64,4        708 400         2 838,25         0,35         993,38     49 669 375
    82-83          625,45             0,19           118,83      13 071 905        2 485,15         0,15          372,7     18 638 625
    83-84            213              0,07            14,91       1 640 100          1 594          0,19         302,86     15 143 000
    84-85            259              0,04            10,36       1 139 600         2 483,8          0,3         745,14     37 257 000
    85-86            315              0,27            25,05       9 355 500         2 674,4          0,5         1 337,2    66 860 000
    86-87         1 285,55           0,036            46,27       5 090 778         2 299,5         0,35        804,825     40 241 250
    87-88          339,15             0,45           152,61      16 787 925        2 270,45         0,24        544,908     27 245 400
    88-89          459,55              0,2            91,91      10 110 100         1 697,5          0,3         509,25     25 462 500
    89-90            303               0,3             90,9       9 999 000           998            0,7          698,6     34 930 000
    90-91           769,5              0,1            76,95       8 464 500         1 287,6          0,8        1 030,08    51 504 000
    91-92            432              0,25             108        11 880 00        1 759,35          0,9       1 583,415    79 170 750
   TOTAL           6 010,2           2,666           943,83      98 448 208         29 660          6,33       11 669,488    585 786
 MOYENNE           401,28            0,188            62,9        6 921 200        1 977,6         0,422           834,29   38 898 266

Source: Direction Expansion Rurale




                                                                                                                                       45
                                                Utilisation des terres de culture au Sénégal



Tableau 5 : Rendements et productions d’arachide et de mil dans la localité de Keur Momar Sarr

                                        ARACHIDE                                                           MIL
  ANNEES         Superf.(Ha)    Rend. (T/ha)    Production         Valeur       Superf.(Ha)      Rend. (T/ha)    Production      Valeur
                                                   (T)            (FCFA)                                            (T)         (FCFA)
    77-78      4 818           0,215           602,25         66 247 500       3 315             0,80           265,2         22 542 000
    78-79      2 936           0,153           449,208        44 912 880       4 615             0,05           230,75        19 613 750
    79-80      2 815           0,413           1 162,595      127 885 450      4 897             0,20           979,4         83 249 000
    80-81      2 553,2         0,5             1 276,6        140 426 000      1 591,5           0,25           397,875       51 819 375
    81-82      2 610           0,2             522            57 420 000       4 158             0,11           457,38        38 877 300
    82-83      1 106           0,19            210,216        23 123 760       4 900             0,2            980           83 300 000
    83-84      785             0,08            62,8           6 908 000        6 215             0,02           124,3         10 565 500
    84-85      405,2           0,3             121,56         13 371 600       5 021             0,01           51,21         4 267 850
    85-86      311,6           0,625           62,32          6 855 200        4 212             0,35           1 474,2       125 307 000
    86-87      138,6           0,2             86,625         9 528 750        2 177,7           0,31           675,087       57 382 395
    87-88      213             0,75            159,75         11 182 500       1 700,4           0,6            1 020,24      86 720 400
    88-89      663,6           0,510           338,436        23 690 520       2 377,8           0,7            1 664,39      141 475 150
    89-90      664             0,142           94,288         6 600 160        1 979             0,4            751,6         63 886 000
    90-91      715,5           0,132           94,446         7 555 680        2 437,5           0,3            731,25        62 156 250
    91-92      898,95          0,09            80,725         6 459 040        2 162,5           0,07           151,389       12 868 065
   TOTAL       21 630,05       4,41            5 323,8195     158 133 580      57 596            3,65           9 953,262     844 034 000
 MOYENNE       1 442,27        0,29            354,9          223 720 032      3 456,6           0,243          663,5         56 283 333

Source: Direction Expansion Rurale




                                                                                                                                           46
                                                  Utilisation des terres de culture au Sénégal



Tableau 6 : Evolution des superficies emblavées par type de culture dans la localité de Keur Momar Sarr



  ANNEES          Superficies       Arachide         Mil              Niébé              Béref         Cultures      Jachères et parcours
                  totales (Ha)        (ha)           (ha)             (ha)               (ha)         maraichères         de bétail
                                                                                                         (ha)                (ha)
    77-78       10 314           4 818          3 315           229                 1 914            38             61 752
    78-79       9 968            2 936          4 615           241                 2 132            53             65 098
    79-80       9 012            2 815          4 897           107                 1 144            49             66 054
    80-81       6 422,5          2 553,2        1 591           119                 2 095,8          63             68 643,5
    81-82       9 980,25         2 160          4 158           322                 2 038,25         52             65 085,75
    82-83       9 156            1 106,4        4 900           625,45              2 485,15         39             65 910
    83-84       8 836            785            6 215           213                 1 594            29             66 230
    84-85       8 215            405,2          5 021           259                 2 483,8          46             66 851
    85-86       7 615            311,6          4 212           315                 2 674,4          149            67 451
    86-87       6 427,4          138,6          2 177,7         1 285,55            9 299,5          232            68 638,6
    87-88       4 995,4          213            1 700,4         339,15              2 270,45         251            70 070,6
    88-89       5 843,36         663,6          2 377,8         459,55              1 697,5          260            69 231,64
    89-90       4 215,65         664            1 979           303                 998              271,65         70 850,35
    90-91       5 837,39         715,5          2 437,5         769,5               1 287,6          627,29         69 228,61
    91-92       5 993            898,95         2 162,7         732                 1 759,35         740            69 073
   TOTAL        112 821,95       21 634,05      51 759,6        6 019,2             29 664,8         2 899,94       1 013 600,8
 MOYENNE        7 521,9          1 442,27       3 450,64        401,28              1 977,6          193,3          67 544,5

Source: direction de l’expansion rurale




                                                                                                                                       47
                                                  Utilisation des terres de culture au Sénégal



Tableau 7 : Classification des types de culture dans l’arrondissement de Loudia-Ouoloff.

 Cultures              1983                       1984                       1985                          1986                    1987
            S(ha)   R(kg/ha) P(T)       S(ha) R(kg/ha) P(T)        S(ha) R(kg/ha)     P(T)       S(ha)   R(kg/ha)   P(T)   S(ha) R(kg/ha) P(T)
Riz         3 958   875        3 479    6 164 960         5 917    6 164 960          5 917 4 761 1 175             5 594 5 377 850       478
Arachide    985     934        913      180    1 800      1 410    1 184 1 200        1 420 879          955        869,4 1 048 1 250     1167
Niébé       983     400        394      990    650        644      1 250 850          977        175     657,5      115    150   325      267
Maïs        284     852        225      290    1 500      475      290    2 500       724        243     968        235    278   1 800    329
Sorgho                                                                                                                     27    750      208




                                                                                                                                             48
                        Utilisation des terres de culture au Sénégal


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                       Utilisation des terres de culture au Sénégal

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