ROLE DE L'INFIRMIER SPECIALISTE DE REEDUCATION DANS LES SOINS

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ROLE DE L'INFIRMIER SPECIALISTE DE REEDUCATION DANS LES SOINS Powered By Docstoc
					               ROLE DE L'INFIRMIER SPECIALISTE DE REEDUCATION
                          DANS LES SOINS A DOMICILE

HOSPITAIS DA UNIVERSIDADE DE COIMBRA

INTRODUCTION

De plus en plus nous sommes confrontés avec la maladie, les hospitalisations fréquentes, l' apparition
de l'handicap et en conséquent la nécessité de rééduquer et réadapter le malade, très souvent à une
nouvelle vie.
Le rôle du personnel de santé est important dans ces situations, c'est pourquoi on s'est proposé
d'aborder le thème :
"Rôle de l'infirmier Spécialiste de Rééducation dans les soins à Domicile"

Les Hôpitaux de l'Université de Coimbra, institution universitaire, comptant avec environ 1.600 lits,
dispose d'un service de Médecine Fisique et Rééducation, ainsi intitulé, afin de faire :
face aux problèmes de l'handicap.

CARACTERISATION DU SMFR
Relativement à la caractérisation du service, on peut dire qu'il est compose par :
une équipe de médecins rééducateurs qui transmet ses prescriptions aux infirmiers rééducateurs et
aux kinésithérapeutes, en fonction du traitement à effectuer dans le secteur correspondant. Il faut
encore compter avec le personnel administratif et les agents de service hospitalier.

Les secteurs existants sont sous le domaine :
IR et des kinésithérapeutes.
Ceux-ci ont la responsabilité des activités de :
T. de la voix, T. occupationnelle, Hydrothérapie, Electrothérapie, et Kinésithérapie, qui sont exécutées
dans le propre service.
En ce qui concerne les ISR, ils sont responsables par la prestation des soins de rééducation dans les
Services d'hospitalisation, où il n'y a pas d'IR, de la Kinésithérapie respiratoire, et des Activités de
vie, ces deux secteurs sont également installés dans le service, et enfin; des soins à Domicile.

Au niveau des services d'hospitalisation, après avoir l'indication du médecin rééducateur, chaque jour
nous nous déplaçons aux divers services, étant les plus fréquents :
- les médecines et chirurgies,
- la réanimation,
- la chirurgie cardio-pulmonaire,
- l'unité de transplantés,
- obstétrique et néonatologie.

SECTEUR KINESITHERAPIE RESPIRATOIRE
Dans le propre service l'IR dispose des conditions appropriées pour soigner les malades atteints de
troubles respiratoires :
c'est le secteur de kinésithérapie Respiratoire.
Etant une thérapie par le mouvement qui vise les muscles respiratoires dans les phases de l'inspiration
et expiration, on prétend donc, rééduquer l'acte respiratoire pour forme à améliorer la ventilation et
ainsi normaliser la diffusion/perfusion.
De façon à atteindre ces buts, il est institué un programme en fonction de la pathologie avec :
    -    Aérosol
    -    Dissociation des temps respiratoires
    -    Respiration costal et diaphragmatique
    -    Tonification diaphragmatique
    -    Drainage de posture dans les décubitus prétendus. En cas de sécrétions on sollicite le malade à
         tousser ou dans l'inefficacité, on l' aspire.
Les techniques utilisées en kinésithérapie respiratoire prétendent restituer à l'individu une meilleure
instabilité physique et émotionnelle dans le sens ? ? ? ? ? ?

Connaissant donc l'importance de ces techniques, dans ce secteur sont assisté une grande variété de
malades portés des plus diverses pathologies, parmi lesquelles on trouve avec fréquence :
les maladies pulmonaires obstructives chroniques, le pré et post-opératoire des diverses chirurgies y
compris les malades transplantés et les opérés en chirurgie cardio-pulmonaire, qui dans une phase de
récupération peuvent se déplacer au secteur de kinésithérapie respiratoire.
Les cas de myopathies affectant le système musculaire et par conséquent débilitant les muscles
respiratoires, sont abject de programme délicat, adapté à la tolérance du malade. De la même façon,
les individus avec des déformations de la cage thoracique ou de la colonne vertébrale peuvent
également établir une correction à l'aide d'exercices spécifiques.

SECTEUR ACTIVITES DE VIE
Dans le secteur, activités de vie, la rééducation / réadaptation comme les mots l'indiquent sont les
actes d'éduquer / adapter à nouveau, c'est-à-dire fournir des moyens qui permettent l'individu
d'acquérir son maximum d'indépendance.
L'objet de l'IR est d'enseigner des techniques et engager l'individu et famille dans le processus de
rééducation. Après une période d'incapacité le grand désir de la personne affectée est de pouvoir :
elle-même faire sa toilette, préparer ses repas et manger toute seule, se chausser et s'habiller.

La mobilité dans le lit, les levés, les transferts -lit/chaise; chaise baignoire ou sanitaire: la rééducation
de la marche, sont à peine quelques activités développées par l'IR dans le secteur des activités de vie.

ET ENFIN, LES SOINS A DOMICILE
Certains hôpitaux ne supportent pas tous les soins de rééducation en régime d'hospitalisation ou de
rendez-vous, certains aussi que beaucoup de malades après l'hospitalisation sont souvent "abandonnés",
oubliés, chargés de problèmes dans son domicile, les Hôpitaux de l'Université de Coimbra
conjointement avec le service de rééducation se sont proposés, de prêter des soins infirmiers de
rééducation / réadaptation et aider le malade et famille dans son domicile.

Alors, DOMICILE -pourquoi ?
Et bien, nous tous savons que la longévité des personnes à tendance à être plus longue, que les
handicaps atteignant les malades laissent la famille préoccupée, très souvent sans les connaissances
suffisantes pour résoudre les problèmes qui parfois sont très simples pour nous.

Pour cela, et de façon à pouvoir contribuer avec notre aide, il faut :
     Connaître le domicile du malade, afin d'identifier ses problèmes et ses difficultés.
     Engager la famille et le malade dans le processus de réintégration/ réadaptation
     Engager les professionnels de la zone de résidence, de façon à prêter l' aide possible
     Promouvoir la réintégration sociale et professionnelle
     Permettre l'information/orientation au malade et famille.
Ainsi, l'équipe domiciliaire est composée par :
- Médecin rééducateur
- Assistante sociale
- Infirmiers spécialistes de rééducation
qui en réunion hebdomadaire planifient les visites à effectuer.

D'une façon générale la provenance de nos malades, sont les suivis en consultation ou ceux qui après
l'hospitalisation rentrent chez-eux et, l'équipe domiciliaire ayant pris connaissance d'une situation qui
le justifie, planifie une visite.

Il peut surgir une autre voie, comme par exemple quelqu'un qui connaît un cas social et le propose à
l'équipe domiciliaire.
Parmi le type de pathologies rencontrées, on trouve le plus souvent les AVC ; amputés; pathologies
neuromusculaires; pneumopathies ; traumatologie vertébrale et crânienne; et bien comme la démence.
Ainsi pour faire face à ces situations l'équipe domiciliaire se réunit les mardis planifiant les visites
pour les lundis matins suivants en fonction du trajet et du nombre.
Ayant pris part à la réunion, le médecin rééducateur, effectue la visite avec 14infirmier, décide du
type de traitement à effectuer, propose l' élimination des barrières architectoniques possibles,
oriente et fait la prescription des auxiliaires techniques (chaise roulante, chaise de bain, canadienne,
etc...).
A son tour, l'assistante sociale, après la réunion et la visite auxquelles elle participe aussi, se charge
du prélèvement des nécessités sociales, oriente la famille socialement et l'informe légalement de ses
droits.
Relativement au rôle de l'IR, après le consensus de l'équipe, c'est lui qui gère et dispose de la
relation des malades à visiter, accompagne le médecin dans la visite, informe du début des traitements
et du nombre de séances par semaine qui seront effectués par les collègues et comment-elles vont se
dérouler.
Il fait question de renforcer l'idée que notre intervention n'est seulement pas de traiter, mais
surtout d'enseigner la malade et famille, d'où l' exigence faite au départ par la présence d'un élément
de la famille au moment de la séance. Dans les situations nécessaires et en accord avec la famille on
propose l'aide pour les soins d'hygiène, l'alimentation ou le ménage tout en contactant ces institutions.
Il faculte encore à la famille/malade un contact avec notre équipe ou service, pour tout imprévu qui
puisse surgir.
Conscients que l'handicap est un fardeau pour le malade et sa famille, se sont précisément ces
difficultés causées par la situation qui nous préoccupent et nous font déplacer chez eux, avec le but
d'identifier et d'essayer de résoudre quelques uns des problèmes existants.
Les soins de rééducation sont prêtés du lundi au vendredi de 13 h 30 à 16 h. Cependant, des fois, quant
il surgit une situation aiguë, il arrive qu'on se déplace le matin. Après avoir initié les traitements l'IR
exécute la prescription du médecin, tout en enseignant les techniques sur les positionnements des
alités, l'auto-mobilisation pour les membres affectés, les levers et les transferts; l'élimination des
barrières et la rééducation de la marche avec les divers obstacles. Il suggère encore l'application
d'appuis dans les escaliers ou salles de bain en fonction de la nécessité. En aucun cas ? on n'interrompt
pas définitivement l'aide au malade et famille. Même quand on suspend temporairement un traitement,
on se maintient disponible pour une situation urgente qui puisse surgir, et, dans un premier cas
intervenir tout en orientant la situation pour le service d'urgence, le médecin de famille, ou le médecin
rééducateur s'il faut le cas.
Cependant, étant donné le grand nombre de sollicitations qui apparaissent, nous suspendons quand on
est en présence de situations chroniques quand la famille a appris les enseignements prévus, quand lors
de la visite domiciliaire n'ont pas été identifiés des problèmes/ difficultés, ou quand le lieu de
résidence est trop loin pour permettre une aide efficace.
Dans ces cas on oriente le malade pour le centre de soins de sa zone de résidence, ou un centre de
rééducation plus proche tout en communicant préalablement avec ces institutions.
On prétend donc, établir une articulation entre nos services et les autres institutions de façon à ce
que le malade ait le meilleur accompagnement possible. Il est arrivé même, qu'on se voit réunit avec nos
collègues d'autres centres chez le malade, afin de leur informer la situation, éliminer des doutes, ou
éclaircir certains points de vue quant aux procédés à tenir.

VISITES PERIODIQUES :
Une fois encore, conscients de la préoccupation de la famille face à la situation causée par l'handicap
et, souvent, des difficultés qu'elle a pour faire face à ces nouveaux problèmes ? l'équipe domiciliaire,
ayant l'infirmier comme pivot, auquel la famille ou le malade a recours à tout moment, établit tant que
possible, avec le médecin rééducateur un programme de visites périodiques, chez les malades qui ont
été suspendus, même quand ils ne recherchent pas nos soins.
On prêtant avec ces visites maintenir un lien avec la famille ou le malade, tout en connaissant
l'évolution de la situation. Cela permet aussi savoir si l'élimination des barrières, ou les altérations de
l'espaces proposées initialement ont été accomplies, ou si les prescriptions effectuées lors de la
première visite ont été satisfaites, ou encore, s'il est nécessaire de réintervenir en fonction de
l'évolution de l'handicap.

CONCLUSAO
On est certain que parfois il paraît qu'on arien rétribué au malade ou famille, mais on sait aussi, que le
plus souvent être disponible quand on vous téléphone, savoir écouter les préoccupations, avoir quelques
mots réconfortants, ou simplement rassurer, sont des petites choses qui pour les autres deviennent
énormes.
L'expérience à domicile nous a montré combien notre appui est important pour ces personnes, surtout
par le nombre de sollicitations qui nous arrivent.

Cependant, nous avons également constaté combien de lacunes il existe, les difficultés dans lesquelles
les personnes vivent et comment elles ont de faibles recours.
Dans l'espoir d'encore pouvoir faire mieux, le Service de Rééducation des Hôpitaux de l'Université de
Coimbra a engagé des efforts dans le sens d'alerter par ces difficultés, en proposant des réunions
avec les responsables de la Sécurité sociale, la Mairie et l' Administration Régionale de Santé
(organisme qui gère les petits centres et les hôpitaux périphériques des zones de résidence), réunions
qui sont en train de se dérouler et dont on a déjà eu un bon accueil.
On prétend que ces organismes prennent parti activement tout en intervenant au niveau des appuis
sociaux et matériels ainsi comme établir des protocoles possibles, de façon à améliorer les conditions
de vie des plus nécessités.
ATTENDONS POUR VOIR ! ! !


FILM
Nous allons maintenant vous présenter un film qui illustre quelques une des activités déjà abordées
    La visite domiciliaire
    Présence de barrières
    Les enseignements en rééducation
Tout en identifiant les difficultés au domicile