Neurophysiologie et Anesthésie.
EIUA. 20/ 11/ 2004. M-A DOCQUIER Service d’anesthésie, UCL.
« Neuro-Anesthésie ».
*Poly-trauma Neuro-trauma (cérébral, médullaire, …) *Neuroradiologie (RMN, artério-embolisation vasculaire, test de Wada, …) *Hypophyse
« LCR »
dérivations (DVP-DKP-DVC) endoscopie (ventriculoscopie-stomie)
*Chirurgie sus- sous-tentorielle
(tumorale, vasculaire, …)
Rachis
Chirurgie stéréotaxique
Diagnostic (Biopsie) Thérapeutique (Parkinson, tremblements, Epilepsie, …)
HD, Chiari, …
Douleur
Epilepsie
(Amygdalo-hippocampectomie,
Stimulation X, MST,…)
SCM, Gglion Gasser (V), Conflit vasculo-nerveux (V, IX, …)
Spasticité
Cathéter IT R/ Bacloféne
« Neuro-Anesthésie ».
Abord chirurgical
-Sus-tentoriel -Sous-tentoriel -Trans-sphénoidal -Trans-labial -Trans-oral
(odontoïde, chordome…)
Position
Décubitus dorsal Décubitus ventral Semi-Assis
(exclure FO perméable Echo TE?)
-Double abord c. dorsale
(Thoracique-tube double lumière ?)
Décubitus latéral, «Janetta» Genu pectoral
Physiologie
« Neuro-Anesthésie ».
Connaître
Physiologie cérébrale – Anatomie
CMRO2, CBF, PIC, autorégulation !!, neuroprotection!! Physiologie cérébrale
Effet de nos agents anesthésiques IV vs IH sur
Vasodilatateur ? HTIC ?
Métabolisme cérébral Activité électrique:
Neuroprotection ?
Interaction avec EEG, P Evoq s-m Pro- ou anti-épileptogène?
Pathologie concernée préop !!
Macroadénome sécretant ? Cushing !! Épilepsie anti-E Effets indésirables? coagulation !! Parkinson…
« Neurophysiologie & Anesthésie ».
« Neurophysiologie & Anesthésie ».
*Poly-trauma Neuro-trauma (cérébral, médullaire, …) *Neuroradiologie (RMN, artério-embolisation vasculaire, test de Wada, …) *Hypophyse
« LCR »
dérivations (DVP-DKP-DVC) endoscopie (ventriculoscopie-stomie)
*Chirurgie sus- sous-tentorielle
(tumorale, vasculaire, …)
1/LCR-PIC 2/Métabolisme cérébral
(Energétique cérébrale)
Chirurgie stéréotaxique
Diagnostic Thérapeutique
Neuro-transmetteurs
Epilepsie
(Amygdalo-hippocampectomie,
Stimulation X, MST,…)
Epilepsie et anesthésie
Neuro-physiologie: -LCR et PIC -Métabolisme cérébral -Neuro-transmetteurs
Eléments de neurophysio-pathologie.
boîte crânienne = contenant clos NON extensible.
80% Parenchyme cérébral 10% VSC 10% LCR
PIC normal
5-15 mmHg chez l’adulte (2-4 mmHg chez l’enfant) Déplacement LCR seul mécanisme d’adaptation rapide
Compliance: Volume IC PIC (V/ P)
Eléments de neurophysio-pathologie.
PIC:
PPC et ischémie cérébrale Herniation des structures cérébrales
sus-tentoriellesous-tentorielle, sous la faux du cerveau, au travers craniectomie chirurgicale, …
1/Art.C.Ant 4/Art.C.Post 7/Tente du Cervelet
Eléments de neurophysio-pathologie.
LCR et LEC
Isotonique plasma ! Désordre osmolarité plasmatique: hyponatrémie aiguë Œdème cérébral
100 à 150 ml chez adulte
(50 ml chez l’enfant)
soit 1,5 à 2 ml/kg Production réabsorption
soit 0,35 ml/min ~ 500ml/jour ! ~ 0,25% LCR adulte remplacé chaque minute Total LCR turnover time 5 à 7 heure !! 4x/jour
Eléments de neurophysio-pathologie.
Production Flurosémide Acétazolamide Corticostéroides ? Isoflurane Réabsorption Alfentanil Production Enflurane
LCR
Normal
Clair <5 lymphocytes
< 45 mg/100ml
Hémorragie Sous-A
Sanguinolent GR présents
Normales à légèrement
Méningite bactérienne
Trouble >1000 GB PMN
Elevées > 100 mg/100 ml
Encéphalite virale
Clair, trouble 25-500 lymphocytes
Légèrement < 100 mg/100ml
Couleur Cellules/mm3 Protéines Glucose
~66% de la glycémie 80-120 mg/100ml
> 45 mg/100 ml
Normal
Diminué
Normal
Eléments de neurophysio-pathologie.
Complexité SNC ~ myriade de synapses
Energie considérable
Cerveau
~ 2% masse corporelle totale Recoit ~ 15% « output » au repos (750 ml/min) Consomme ~ 20% de O2 nécessaire au repos
CMRO2 adulte 3,5 ml de O2/min/100gr de tissu. = 50 ml/min d’O2 (consommation totale de l’organisme de 200 à 250 ml/min). Chez l’enfant, la CMRO2 est de 5,5ml d’O2/min/100gr dévelop. encéphale.
Consomme > 20% de ATP produite par organisme
Eléments de neurophysio-pathologie.
60% FONCTION-EEG
Activité cellulaire, Transmission synaptique, Activité électrique.
40% INTEGRITE
Maintien intégrité cellulaire, Transport ionique, Synthèse moléculaire.
d-glucose et O2 ATP
phosphorylativeATP, CO2 et H2O
d-glucoseGlycolyse+oxydation
!! Vulnérable
« réserve pour 3 minutes »
Eléments de neurophysio-pathologie.
Issu de « Pharmacologie médicale », M.Neal.
Eléments de neurophysio-pathologie.
Complexité SNC ~ myriade de synapses Nombreux neurotransmetteurs Energie considérable Activité électrique cortex cérébral
EEG
voltage ou amplitude (microvolt) Fréquence (cycle/sec ou Hz) (14-30 Hz), (8-13 Hz), (4-7 Hz), (0-3 Hz).
Epilepsie & anesthésie.
Physiologie Anti-E
Agents anesthésiques pro- ou anti-convulsivants?
Epilepsie: Epidémiologie-définition.
= Problème neurologique le plus commun. Incidence maladie épileptique population totale :
0,5 à 2% dont 25 à 30% ont des crises > 1x par mois
« Manifestation clinique d’une activité excessive et hypersynchrone de neurones du cortex cérébral ». perte d’une ou de plusieurs fonctions cérébrales des manifestations générales
dépendant du site d’origine et structures IIairement activées positive: motrice et/ou sensorielle négative: perte de conscience ou du tonus musculaire. Souvent se combinent
Ann Fr Réamim 2001; 20:145-58. N Engl J Med, 2003;349:1257-66. Anesthesia and Neurosurgery, 4th ed, J.Cottrell and D.S.Smith
Epileptogenèse primaire: mécanismes.
Facteurs neurobiologiques = Rupture d’équilibre à plusieurs niveaux:
Membranaire, Synaptique, Environnemental
Facteurs membranaires: dysfonctionnement des canaux ioniques V-D.
A l’origine des mvts ioniques trans-membranaires et des pot.électriques. Implication démontrée par découverte de mutations de gènes codant pour sousunités structurelles de canaux ioniques dans S E idiopathiques.
Canaux K+ VD - Chromosome 20q et 8q24 - S convulsion néonatale familiale bénigne Canaux Na+ VD - E généralisée idiopathique avec « convulsions fébriles » Récepteurs nicotiniques Ach - Chromosome 20 et 15 - E frontale familiale nocturne Canaux Ca+ bas seuil (dont dépend la régulation du syst oscillant corticothalamique)dysfct génétique ou acquis dans les E généralisées idiopathiques de type absence
Epileptogenèse primaire: mécanismes.
Facteurs neurobiologiques = Rupture d’équilibre à plusieurs niveaux:
Membranaire, Synaptique, Environnemental
Facteurs synaptiques: déséquilibre entre systèmes inhibiteurs et excitateurs
Système GABA : état d’hyperexitabilité par désinhibition
agonistes GABA: barbiturique et BZD = anticonvulsivants.
Système glutaminergique: excés d’excitabilité Système de neuromodulation: Ach, Monoamines, divers neuropeptides…
Directement ou par intermédiaire d’une modulation sur le couple GABA-glutamate
Facteurs environnementaux: péri-neuronal
Sous dépendance système complexe vasculaire (BHE), glial (astrocyte, microglie) et du LCR. Interactions glio-neuronales - couplage activité neuronale-métabolisme énergétique - débit sanguin cérébral.
Epileptogenèse primaire.
Activation physiologique
-Potentiel inhibiteur -Récurrence inhibitrice - [K+] extracellulaire
Effet combiné de:
-excitation récurrente-boucles
récurrentes ou désinhibition GABAergique -activation glutaminergique (NMDA)
Décharge intercritique
Sous influence de facteurs variés:
- PExPS (glutamate)
- PInPS (GABA)
- anle [K+] extracellulaire et/ou [Ca+] intracellulaire.
Activité critique Crise
Conséquences neurobiologiques Neurotransmission Neuropeptides Proteines calcium dépendantes Système glial Facteurs de transcription Facteurs neurotrophiques
- clairance du [K+] extracellulaire (dysfct glial) -Accumulation [Ca+] intracellulaire (insuff des systèmes tampons)
-Dysfct des systèmes de neuromodulation
- courants K+ sortants assurant nlement la repolarisation membranaire.
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel: Mécanisme de transition
Epileptogenèse primairesecondaire.
Activation physiologique
EPILEPTOGENESE PRIMAIRE (Facteurs génétiques et acquis) EPILEPTOGENESE SECONDAIRE
Décharges intercritiques
Facteurs de précipitation
CRISES
Etiologies occasionelles
Neurotransmission Neuropeptides Proteines calcium dépendantes Système glial Facteurs de transcription Facteurs neurotrophiques
Conséquences neurobiologiques (Immédiates ou à long terme)
=
Aggravation d’une crise ou le passage d’une situation aiguë à un état chronique Crises E sévères ou Etat De Mal Epileptique.
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel: Physiologie des crises (et EDME) en fonction de l’étiologie.
Epileptogenèse primairesecondaire.
LIBERATION DU GLUTAMATE
Récepteurs Ka/AMPA
Na+
Récepteurs NMDA
Récepteurs Métabotropiques
Ca++
Endonucléase Mitochondries Proteine kinase
Génome
Protéase
Lipase
Entrée d’ions
Lyse Cytosquelette
NO synthase
NO Génes précoces
Transmission synaptique
Phospholipides membranaires Radicaux libres
Lyse osmotique
MORT NEURONALE
APOPTOSE
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel: Réactions moléculaires et cellulaires en cascade à partir de l’excitation glutaminergique au cours des crises et EDME.
Epileptogenèse primairesecondaire.
REPONSES IMMEDIATES
Activation recepteurs glutaminergiques, Ca++, AMPC, Kinase, Génes précoces, Facteurs de transcription, Fonctionnement cellulaire modifié
Hyperexcitabilité
Toxicité Mort neuronale
Chimiokines, cytokines, lipides membranaires
Hypersynchronie
REPONSE DIFFEREE
Neurotrophines
Survie
NFk
TNF
Neurones
Réorganisation
TNF IL1
Réaction gliale
Réaction inflammatoire
Bourgeonnement Neurogenèse Néosynaptogenèse
GM-CSF
MICROGLIE
ASTROCYTES
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel
Epilepsie: Classification.
1981 International League Against Epilepsy-ILAE Classification fondée sur caractéristique clinique de la crise et image obtenue par EEG.
Crise partielle, générélisée, pseudo-crise, « non classable »
Ann Fr Réamim 2001; 20:145-58. N Engl J Med, 2003;349:1257-66. Anesthesia and Neurosurgery, 4th ed, J.Cottrell and D.S.Smith
Epilepsie: Classification.
manifestations and cannot be diagnosed without the aid of intracranial EEG.
involvement is required to alter consciousness. Called auras.
Anesthesia and Neurosurgery, 4th ed, J.Cottrell and D.S.Smith
I. Partial seizures: a local or focal onset, seizures occured in silent areas of the brain, have no clinical A.Simple: undetectable alteration in consciousness during the seizure. Bilateral cerebral
B.Complex: seizure spread into multiple areas of the brain and alter consciousness. Called
psychomotor or temporal lobe seizure.
C.Partial onset with generalisation: seizure starts focally in one part of the brain and
then spreads to involve much of the brain and brainstem, producing a convulsive seizure, either clonic or tonic.
II.Generalized seizures: EEG shows simultaneous involvement of both cerebral hemispheres, no focal
onset, multifocal or have a partial onset.
A.Inhibitory: produce predominantly negative phenomena and include absence seizures (petit
mal seizure) and atonic seizures during which the patient loses muscle tone and falls down.
1.Absence 2.Atonic 1.Myoclonic 2.Clonic 3.Tonic
B.Excitatory: positive phenomena include …
III.Pseudoseizures: mimic any of previously mentionned partial or generalized seizures. IV.Unclassified: nonepileptic seizure: alcohol withdrawal or other exogenous toxins, generalized tonic or
clonic seizures.
Epilepsie: Classification.
1989 Nouvelle classification Aspect de la crise (partielle vs généralisée) Notion d’étiologie:
Idiopathique
< Facteurs génétiques
non occasionnée par ou liée à une maladie neurologique catégorisée selon âge de survenue, les caractéristiques EEG et la prédisposition génétique
Symptomatique
< Facteurs acquis
liée à une atteinte connue du SNC déterminé par la localisation cérébrale, la clinique et les facteurs étiologiques
Cryptogénique
crise ou S E présumé être symptomatique mais dont l’étiologie reste inconnue
Epilepsie: Classification.
Crises focales, partielles Idiopathique Epilepsie bénigne de l’enfance
Symptomatique Syndrome de Kojewnikow Cryptogénique
Crises ou syndromes généralisés Idiopathique Absences juvéniles
Formes non classables en crise partielle ou généralisée Mixte Convulsions du n-né
Syndromes spéciaux
Convulsions fébriles
Symptomatique Encéphalopathie myoclonique précoce Cryptogénique Syndrome de LennoxGastaut
Non déterminée
Troubles métaboliques
Evénement toxique
Epilepsie: Données étiologiques.
Etiologie Chronique: facteurs multiples, génétiques ou acquis.
facteurs génétiques > E idiopathiques expression dépend de l’âge ~ dégré de maturation cérébrale. facteurs acquis > E symptomatiques (lésionnels ou métaboliques) !! Quelque soit l’étiologie, la chronicité correspond à une prédisposition à la survenue des crises par du seuil épileptogène ~ décharge intercritique (pointe ou pointe-onde sur EEG scalp). Passage état intercritique crise: facteur de précipitation.
Etiologie Aiguë: circonstance particulière
soit une affection cérébrale aiguë soit une perturbation systémique à retentissement cérébral
Phase aiguë trauma cranio-cérébral, AVC, infection SNC, période postop immédiate, intoxication aiguë, sevrage médcteux ou alcoolique, tr métaboliques, états fébriles chez l’enfant.
~ Hyperexitabilité neuronale régionale ou diffuse transitoire.
R/ cause suffit à prévenir récurrence ou la prolongation de la crise, pfs R/ anti-E temporairement nécessaire.
Et aggravation et passage vers chronicité conséquences neurobiologiques
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel
Epilepsie: Données étiologiques.
Activation physiologique Etiologie chronique
EPILEPTOGENESE PRIMAIRE (Facteurs génétiques et acquis) EPILEPTOGENESE SECONDAIRE
Décharges intercritiques
Facteurs de précipitation
CRISES
Etiologies occasionnelles
Etiologie aiguë
Conséquences neurobiologiques (Immédiates ou à long terme)
Aggravation d’une crise ou le passage d’une situation aiguë à un état chronique Crises E sévères ou EDME
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel: Physiologie des crises (et EDME) en fonction de l’étiologie.
Epilepsie.
Epileptogenèse primaire:
Etiologie chronique (génétique ou acquise) ou aiguë
Facteurs neurobiologiques: -Membranaire (génétique) -Synaptique (GABA,glutamate) -Environnementaux
?
Et l’anesthésie ?
Epileptogenèse secondaire:
Neurotoxicité glutaminergique Réorganisation-Bourgeonnement-Neurogenèse-Néosynaptogenèse
Epilepsie: = urgence.
Pour prévenir dommage cérébraux Endéans les 20 min ! Endéans les 10 min état convulsif grave ? «Status epilepticus ( > 30 min) = epileptic seizures that are so frequently repeated or so prolonged as to create a fixed and lasting epileptic condition.» > 20% décès ! réfractaire=crise E cliniquement et EEG réfractaire après R/ 1ère ou 2de ligne endéans les 60 min après début crise
= Urgence Prévenir complications:
Hyperthermie, hypoglycémie, hypoTA, rhabdomyolyse, oedème pulm, oedème cérébral, tr.autorégulation cérébrale.
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel - Anesthesia and Neurosurgery, 4th ed, J.Cottrell and D.S.Smith Epilepsia 2004
Epilepsie: = urgence.
Crise
BZD: lorazépam, diazépam, midazolam Phénytoïne (DPH®)
Si réfractaire: Intubation-ventilation ? Exclure hypoglycémie ? Barbiturique: phénobarbital, thiopental (hautes doses) Valproate IV (Dépakine®), topiramate, tiagabine Propofol:
! ambulance pour patients réfractaires aux Bzd: bolus 30 mg ttes les 30 sec jusqu’à l’arrêt de la crise
Anesthésiques volatils ! Halothane, isoflurane, desflurane Kétamine ?
Anesthesia and Neurosurgery, 4th ed, J.Cottrell and D.S.Smith. Chest 2004; 126:582-591: Management of status epilepticus.
Epilepsie: Traitement médical.
Anti-Epileptiques:
Nombreux Classés selon pharmacocinétique, toxicité clinique, efficacité Spécifiques pour certains S E
Absence, E atonic, Lennox-gastaut, Epilepsie myoclonic juvénile, Maladie de Unverricht-Lundborg, E partielle simple et complexe
Schématiquement classés en 2 catégories selon:
1/ Potentialisent l’action du GABA:
Barbituriques, benzodiazépines, le valproate de sodium, gabapentine, tiagabine, vigabatrin. Effet sédatif Felbamate, lamotrigine Action tonique
2/ Diminuent la neurotransmission du glutamate:
Ou ont les deux effets : topiramate
Carbamazepine** Oxcarbazepine* Clonazépam
Carbamazepine® Tegretol® Trileptal®
Potentialisent l’action du GABA:
-BZD ( transmission GABA), barbituriques (action directe sur récepteur GABA), valproate de sodium, la gabapentine, la tiagabine et le vigabatrin -tous un effet sédatif.
Rivotril®
Clorazépate Ethosuximide
Felbamate * Gabapentine
Tranxene®
Uni-tranxene®
Zarontin®
Taloxa® Neurotin®
Lamotrigine Lévétiracétam
Phénobarbital * Primidone * (métabolisé partiellement phénobarbital)
Lamictal® Keppra®
Gardenal® Mysoline®
Diphantoine® Diphantoine-acid® Epanutin®
Diminuent neurotransmission glutaminergique:
-Felbamate, lamotrigine -action tonique
Phénytoïne sodique Phénytoïne *
Tiagabine Topiramate*
Gabitril® Topamax
®
Topiramate
Bloqueurs des canaux Na+
Valproate sodique Acide valproïque
Vigabatrine
Dépakine® Convulex®
Sabril®
Bloqueurs des canaux Ca++
Carbamazepine** Oxcarbazepine* Clonazépam Clorazépate Ethosuximide
Carbamazepine® Tegretol® Trileptal®
Tr cholinergique (tr visuel, sécheresse de bouche, rétention urinaire), réaction allergique pfs graves, anorexie, anémie aplastique, leucopénie, thrombopénie, hépatotoxicité, tr cognitif, diplopie, vertiges, hyponatrémie (oxcarbam), léthargie, nausée, rash Dépression, léthargie Dépression, léthargie
Rivotril® Tranxene® Uni-tranxene® Zarontin®
* Inducteur enzygmatique hépatique
Anorexie, anémie aplastique, tr cognitif, vertige, oedeme, rash, gain de poids. Crises tonico-cloniques généralisées.
Felbamate *
Gabapentine Lamotrigine Lévétiracétam
Phénobarbital * Primidone * (métabolisé partiellement phénobarbital)
Taloxa®
Neurotin® Lamictal® Keppra® Gardenal® Mysoline®
Diphantoine® Diphantoine-acid® Epanutin®
Anorexie, anémie aplastique, tr cognitif, leucopénie, rash, toxicité hépatique, tr G-I.
Somnolence, vertige, ataxie, fatigue, céphalées, tr visuels, nausée, rash. Rash, anorexie, tr cognitif, vertiges, léthargie, nausée. Somnolence, fatigue, vertiges, céphalées, irritabilité, troubles G_I, rash et diplopie. Sédation, ataxie, diplopie, tr caractériels (surtout chez les enfants), tr cognitifs. Anémie mégaloblastique (par carence en ac folique). Tr vestibulaires et cérébelleux avec ataxie, nystagmu et dysarthrie. Hyperplasie des gencives et hypertrichose. Anémie mégaloblastique (déficit en ac folique). S lupus like, rash. Vertiges, somnolence, tremblements, tr de la concentration, diarrhée, labilité émotionelle, ecchymoses, tr visuels. Tr cognitifs, somnolence, fatigue, tremblements, ataxie, vertiges, céphalées, perte de poid, lithiase rénale, glaucome. [sérique de HCO3 - ] acidose métabolique 3 à 11%, <16ans !!
Phénytoïne sodique Phénytoïne * Tiagabine Topiramate* Valproate sodique Acide valproïque Vigabatrine
Gabitril® Topamax® Dépakine® Convulex® Sabril®
!!
Tr G-I, perte de cheveux, tremblements, gain de poids, tr hépatique graves (jeune, S épileptiques graves, polythérapie, au cours des premières semaines), tr hémostase avec thrombopénie, pancréatite, tr vigilance. Somnolence, nervosité, vertige, tr visuels, céphalées. Psychoses, gain pondéral. !usage limité: lésion irréversible de la rétine: rétrécissement concentrique du champs visuel.
Epilepsie: Traitement IV!.
Phénytoine:
Anti-arythmique classe Ib, Inducteur enzygmatique Hépatite cholestatique avec phosph alcalines et GT Diphantoine® IV-Solution injectable: propylène glycol = très alcalin !
Risque précipitation ! Avec autres solutés surtout glucosés Sous-cut: réact inflammatoire et nécrose
Action sur tissu de conduction A et V, FV doses si hypoTA, tr du rythme, allongement de l’espace QT.
Sous surveillance ECG et TA:
Barbiturique:
CI absolues: porphyrie aiguë intermittente Dépression corticosurrénalienne avec baisse du cortisol plasmatique >< étomidate réversible et répond à ACTH Thrombophlébite-Extravasation: nécrose tissulaire Incompatibilité physico-chimique-Précipitation: kétamine, curares, péthidine.
Epilepsie: investigation préopératoire.
Biologie:
Formule sanguine Hémostase - TSg? (acide valproïque) Électrolytes Tests de la fonction hépatique: selon clinique
GT 70% des cas, phosphatases alcalines et aminotransférases 30% des cas.
[MAE] sg (?) Tr. de conduction A-V ou d’arythmie
!carbamazépine Comme tracé de référence, peut se modifier pdt les crises
ECG:
Epilepsie: investigation préopératoire.
Patient épileptique tenir compte de deux aspects: Aspect psychologique:
-position psychologique et sociale défavorable crainte continuelle d’une nouvelle crise dépendance tiers personne désordres psychiatriques: anxiété, suicide, psychose, tr cognitifs -stigmates de chutes fréquentes -«Sudden death Syndrome»: suddenly and unexpectedly,
incidence 5x > population général
-certaine marginalisation
Traitement médicamenteux:
-! Polythérapie anti-E -connaître leur parcours en terme de séquelles éventuelles, de réactions toxiques à un ou plusieurs MAE,d’effets secondaires et d’interactions avec les anesthésiques.
Epilepsie: procédures chirurgicales.
Non Epilepsy Surgery «NonBrain Epilepsy Surgery»
Vagal Nerve Stimulator System
«Brain Epilepsy Surgery»
Lobectomie temporale Amygdalohippocampectomie Excision corticale extra-temporale ou –frontale Hémisphérotomie Calloso-tomie (Corps calleux) Excision stéréotaxique Trans-section sous-piales multiples
Propriétes anesthésiques? Supprimer ou potentialiser l’activité épileptique ?
Preoperative procedures diagnosis
-Test de Wada: injection intra-carotidienne-amobarbital -CT scan, RMN, Petscan…
EEG ou ECoG peropératoire
Epilepsie & anesthésie.
A la fois des propriétés pro-et anti-convulsivantes
Souvent dose-dépendant Nécessaire d’analyser données de la littérature en fonction:
Population étudiée: patients épileptiques ou non Circonstances d’utilisation Posologies Mode de documentation d’une activité E: clinique ou EEG Méthode d’analyse de l’EEG: EEG de surface ou électrodes profondes
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:171-9. N.Bruder, M. Bonnet.
Effets pro- ou anti-convulsivants ?
Bracco et Bissonnette. Ed:Pediatric Anesthesia, 2000
Médicaments
Agents intraveineux
Propofol récemment approuvé par FDA dans le R/ mal épileptique
Anti-convulsivant
Thiopental +
Pro-convulsivant
+<
Effet reproductible forte évidence
Méthohexital
Benzodiazépine Kétamine
+
+ +
+<
+
Evidence modérée Evidence faible Cas isolé
< = Effet démontré à faibles doses (infrathérapeutique )
Etomidate
Propofol
+>
+>
+<
+<
Opiacés
Morphine fentanyl
+ métabolite proconvulsivant +
+
> = Effet démontré à hautes doses
Mépéridine Curares Vécuronium
Pancuronium
Atracurium Agents volatils N2O Halothane Enflurane Isoflurane Desflurane Sevoflurane
+ + + ? ? + Laudanosine proconvulsivant ! IR + + +< +> À confirmer +>
Métabolite =normépéridine proconvulsivant, MAE conversion M en norM
Effets pro- ou anti-convulsivants ?
Propofol
Alkylphénol, 2,6-diisopropylphenol Alternative aux barbituriques en cas E Réfractaire?
Propofol Treatment of Refractory Status Epilepticus: A study of 31 episodes. Epilepsia, 2004; 45: 757-763. 31 épisodes chez 27 adultes. E2 : hyperlipémie, shivering à la fin AG, pas de PRO infusion S hyperlipémie, rhabdomyolyse, acidose lactique collapsus cardio-vasculaire mort. Interférence avec respiration mitochondriale.
Active directement récepteur GABA
Efficacité ? Récepteurs GABA à des sites différents des BZDs et barbituriques! + ? inhibition NMDA-r, modulation influx Ca ++, antioxydant
Chest 2004; 126:582-591. Critical care review. The management of status epilepticus
Effets pro- ou anti-convulsivants ?
Propofol
Alkylphenol, 2,6-diisopropylphenol ! Mvts anormaux et activité seizure-like
Opisthotonos, tonus avec secousses, mvts rythmiques. Probablement:
faible dose: activité excitatrice subcorticale dopaminergique induite par de PRO. Disparaissent à htes doses par inhibition GABA cortical. PRO aussi antagoniste glycine sous-cortical et structure spinale action sous-cortical du PRO suggéré pour son action antiprurigineuse et antiémétique.
Svt pas d’EEG disponible-confondu avec E. Cas isolés sans réel étude comparative avec large collectif
Neurology 2002; 58:1327-1332. Seizue-like phenomena and propofol.
Effets pro- ou anti-convulsivants ?
AG inhalatoire
Isoflurane:
1 MAC activité rapide de faible amplitude suivie d’une activité de fréquence plus faible et plus ample > 1.5 MAC périodes de silence électrique, > 2 MAC tracé plat puissant anti-convulsivant
Desflurane:
EEG // isofl, pas activité E même à [ ] élevées sous hypocapnie faible potentiel épileptogène mais peu d’études Anesthesiology 2002;97:261-4.
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:171-9. N.Bruder, M.Bonnet.
Effets pro- ou anti-convulsivants ?
Sevoflurane:
Expérimentalement aussi bien pro- que anti-convulsivant Cas cliniques rapportés chez E et non-E Chez non-E: -manifestations cliniques sans EEG = //myoclonies -anomalies isolées EEG Etudes 1999 30 patients, induction au masque, 22EEG épileptiforme, plus fréquent si hypocapnie, s’accompagnait ce et TA ! 21 enfants induction avec sevo, EEG d’E mais ts prémédiqués avec midazolam IR 15 min avant ! !! Crises E décrites surviennent à [> 2 MAC]
hypocapnie (hyperV) semble ne pas jouer un rôle aussi important qu’avec enflurane. Risque si N2O, si induction par palier ???
Chez pat E, actuellement:pas de limitation à utiliser S mais si mvt tonico-clonique [ ] ou stop. !! Manifestations EEGsevofl débit et métabolisme cérébral
pas souhaitable dans contexte neurochirurgical !
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:171-9. N.Bruder, M. Bonnet.
Effets pro- ou anti-convulsivants ?
Facteurs non pharmacologiques
Age Hypo-Hyper-thermie Hypoglycémie symptomatique
ralentissement global de EEGvers E généralisée susceptibles d’altérer tracé EEG thyroïdiennes, hépatiques ou rénales
Tr électrolytiques (Ca++, Na+,Mg++)
Atteintes systémiques:
Hyperventilation
aggravation de l’EEG
Ann Fr Anesth Réamim 2001; 20:97-107. M.Baldy-Moulinier, A. Crespel
Conclusion.
Patient épileptique:
Etiologie de l’épilepsie? ! Aspect psychologique - R/ médicamenteux: ! Polythérapie Préop: hémato, iono, hémostase, fct hépatique, [MAE], ECG. Prémédication: anti-E habituels
Anesthésie:
A la fois des propriétés pro- et anti-convulsivantes Souvent dose-dépendant « Absence de monitoring EEG perop chez patients à risque d’E impose d’utiliser les agents possédant le potentiel épileptogène le plus faible possible » ? Pas de lésion cérébrale mais effet métabolique !
importante métabolisme et du débit sanguin cérébral (2 à 5x)
Questions.
-1/ Le volume total du LCR chez l’adulte est de 100 à 150 ml. La production jounalière de LCR est de 500 ml/jour. Vrai ou Faux ? -2/ La Laudanosine, métabolite de l’atracurium, est épileptogène. Vrai ou Faux ? -3/ Une hypoglycémie aigue et soutenue peut être aussi dévastatrice qu’une hypoxie. Vrai ou Faux ?
-4/ Les anomalies aiguë de l’osmolarité plasmatique ont peu de conséquences sur le cerveau. Vrai ou Faux ?
-5/ Le GABA et le glutamate sont deux acides aminés excitateurs parmi les plus importants du SNC. Vrai ou Faux ?