Fraction publique
COMBATTRE POUR LE SOCIALISME
du Comité pour la construction du Parti Ouvrier Révolutionnaire, de l’Internationale Ouvrière Révolutionnaire
“ On ne peut aller de l’avant si l’on craint d’aller au socialisme ” (Lénine) Supp. au n° 4 - le 5 avril 2009
ssSOCIALISME
Fraction Assez des lois, plans et mesures contre les travailleurs ! publique COMBATTRE POUR LE SOCIALISME
POUR VAINCRE ET CHASSER LE GOUVERNEMENT CHIRAC-RAFFARIN :
COMBATTRE disloquées ! Dirigeants, réalisez le Assez des “ actions ” divisées, POUR LE SOCIALISME Fraction FRONT UNIQUE DES ORGANISATIONS OUVRIERES, publique COMBATTRE POUR LE SOCIALISME
CGT, FO, FSU… PS, PCF
TOUS ENSEMBLE, EN MÊME TEMPS !
COMBATTRE GOUVERNEMENT CONTRE LES CONQUETES OUVRIERES LA POLITIQUE DU POUR LE SOCIALISME Fraction Après la “réforme” des retraites de la Fonction publique, celle de la Sécurité sociale, la privatisation d’EDF, la première loi publique Borloo (qui autorise COMBATTRE POUR LE SOCIALISME qui refuserait une baisse de salaire), la suppression d’un jour par exemple le licenciement d’un salarié férié, les suppressions de postes et la baisse du pouvoir d'achat pour les fonctionnaires et pour tous les salariés, le gouvernement Chirac Raffarin prépare de nouvelles mesures : La loiFraction COMBATTRE POURprojet de loi, en discussion à l’Assemblée nationale dès la mi-février, saccage les d’orientation sur l’Ecole. Ce LE SOCIALISME publique contenus de l’enseignement, notamment au collège. Il dirige les élèves vers l’apprentissage. Il s’attaque au caractère national du baccalauréat par l’introduction massive du contrôle continu. Au nom de la réussite de tous les élèves, Fillon veut au COMBATTRE POUR une formation de contraire ne donner qu’au plus petit nombreLE SOCIALISME qualité, garantie d’un certain niveau de salaire, et aux autres un "SMIC" culturel vers un avenir de … SMIC salarial ! Statuts et conditions de travail des enseignants y sont gravement remis en cause. Fraction COMBATTRE POUR LE SOCIALISME publique Le deuxième plan Borloo sur la "cohésion sociale" vise entre autres à contraindre les travailleurs licenciés à accepter n’importe quel travail, à liquider l’ANPE au profit des entreprises d’intérim, à faire encore baisser le prix du travail. COMBATTRE POUR LE de travail. Comme le dit un de ses initiateurs, le député UMP Hervé Novelli, La réforme de la législation sur le tempsSOCIALISME “ il s’agit de faire reculer la loi pour laisser la place au contrat ”, donner la liberté à chaque patron d’allonger la durée du Fraction travail sans majoration de salaire. publique COMBATTRE POUR LE SOCIALISME L’exonération des charges sociales patronales pour tout emploi au SMIC, comme l’a annoncé Chirac dans ses vœux, véritable aubaine encourageant les patrons à n’embaucher qu’avec ce salaire. Et la liste n’est pas close. COMBATTRE POUR LE SOCIALISME Si l’on ajoute le chômage, le basculement de fractions entières de la population laborieuse dans la pauvreté, y compris comme SDF salariés, une seule conclusion s’impose : assez de ce gouvernement au service du MEDEF et de la bourgeoisie. Fraction COMBATTRE POUR LE SOCIALISME COMMENT CE GOUVERNEMENT PEUT- IL MENER IMPUNEMENT SES ATTAQUES ? La responsabilité des dirigeants syndicaux, du PS, du PCF est directement impliquée. COMBATTRE POUR LE SOCIALISME Comme pour les retraites, comme pour la Sécurité sociale, comme pour préparer la loi d’orientation sur l’Ecole, comme à Fraction chaque fois pour faire passer ses plans, le gouvernement invite les organisations syndicales au “ dialogue social ”, à la publique concertation, au “ diagnostic partagé ”, au “ constat partagé ”, etc… La ficelle est un peu grosse, mais c’est toujours la même COMBATTRE POUR LE SOCIALISME ficelle et au bout, toujours le même nœud coulant. Au nom d’une “ autre réforme ”, d’une “ bonne réforme ”, d’une réforme “ ambitieuse ”, des “ moyens pour la réforme ” etc, toutes les directionsCOMBATTRE POUR LE SOCIALISME sans discontinuer à toutes les discussions et concertations des organisations syndicales participent organisées Fraction par le gouvernement. Avec toujours le même résultat : au bout du compte, ses plans s’appliquent, puisqu'ils ont été “ négociés publique il n’y a rien a négocier des plans de Chirac-Raffarin ! ” ! Mais COMBATTRE POUR LE SOCIALISME Les dirigeants syndicaux doivent rompre avec cette politique de “ participation ”. En mai-juin 2003, une puissante mobilisation contre sa politique réactionnaire a posé la question d’en finir avec ce gouvernement. Les dirigeants syndicaux refusèrent d’appeler à la grève générale et à manifester en masse à l’Assemblée Fraction COMBATTRE POUR LE SOCIALISME nationale contre la majorité UMP. La mobilisation fut défaite et la loi Fillon votée en juillet. publique En mars 2004, un raz de marée électoral a chassé l’UMP et l’UDF de la quasi-totalité des régions et défait tous les ministres COMBATTRE POUR LE SOCIALISME candidats, venant battre les marches du gouvernement devenu minoritaire dans le pays. Mais face à l’exigence : dehors Chirac ! le PS et le PCF ont assuré celui-ci de leur soutien en renvoyant à 2007 l’éventualité d’un autre gouvernement. Fraction COMBATTRE POUR majorité, affaiblis Sans ces appuis, Chirac-Raffarin et leur LE SOCIALISME par des divisions récurrentes, seraient incapables de résister publique au combat des travailleurs et des jeunes. COMBATTRE POUR LE SOCIALISME Fraction publique COMBATTRE POUR LE SOCIALISME
Contact : Jean RIBES 76, rue de Meaux Esc. 2-Bte 12 - 75019 PARIS fraccps@numéricable.fr - Site : http://perso.numericable.fr/~fraccps
publique
C’est pourquoi d’ailleurs Chirac manœuvre en organisant le référendum sur la constitution européenne avant l’été, espérant construire autour de lui, pour le oui, selon Raffarin, une majorité "arc-en-ciel" qui lui donne une sorte de plébiscite électoral après sa défaite de 2004.
AUJOURD’HUI, QUELLE SITUATION, QUELLES PERSPECTIVES ?
Les directions syndicales ont appelé : le 18 janvier, les postiers sur leurs revendications ; le 19 janvier, les cheminots sur leurs revendications ; le 20 janvier, les fonctionnaires sur les leurs ; et le 5 février, tous les salariés pour une “ journée d’action ” sans appel à la grève ni à une manifestation centrale. Mais postiers, cheminots, fonctionnaires, et tous les salariés se heurtent au même ennemi. Chaque mouvement, chaque revendication aboutit à la même question : comment vaincre le gouvernement ? Par exemple : Les enseignants ont à imposer aux directions syndicales, et notamment à celle de la FSU de convoquer une vaste manifestation centrale à l’Assemblée nationale lors de la discussion du projet de loi d’orientation sur l’Ecole pour interdire à la majorité désavouée de députés aux ordres du gouvernement, de voter ce texte comme ils ont déjà voté tous les autres. Ce combat particulier participe de la recherche de tous les salariés : ouvrir la voie à un mouvement général, TOUS ENSEMBLE, qui pose la question de la grève générale, seule capable d’en finir avec ce gouvernement. Que pèseraient Chirac et Raffarin face à un appel uni de toutes les organisations syndicales à un tel mouvement pour mettre un terme à tous leurs plans, pour les chasser ? Voilà la perspective qu’il faut imposer à nos directions syndicales, et pour laquelle il faut s’organiser. Ce qu’il faut exiger des directions c’est ROMPEZ AVEC LE GOUVERNEMENT ! ORGANISEZ LE COMBAT POUR CHASSER CHIRAC RAFFARIN, APPELEZ A LA GREVE GENERALE ! FRONT UNIQUE POUR LA DEFENSE DES TRAVAILLEURS ET DES JEUNES, POUR UN GOUVERNEMENT DES ORGANISATIONS OUVRIERES UNIES. Cela exige qu’au lieu de s’aligner sur les projets du gouvernement, elles préparent et mènent le combat sur la base de la défense des intérêts de la classe ouvrière, vers : l’abrogation de toutes les mesures anti-ouvrières de ce gouvernement et des précédents, sur les retraites, la Sécurité sociale, l’enseignement, les hôpitaux, les statuts, les conditions de travail, les privatisations, etc… l’interdiction des licenciements, l’échelle mobile des salaires et des heures de travail, une production dictée par la satisfaction des besoins et non par la logique du profit capitaliste. En bref, un programme qui, s’appuyant sur la mobilisation ouvrière, n’hésite pas à s’attaquer aux bases du système d’exploitation et de profit.
QUEL GOUVERNEMENT ?
Mais il faut poser la question concrètement : quel gouvernement peut réaliser un tel programme ? Certainement pas un gouvernement présidé par Chirac. Seule un gouvernement des organisations ouvrières unies, sans ministre bourgeois, appuyé sur la mobilisation des travailleurs et des jeunes et contrôlé par elle, peut aller dans le sens de sa réalisation. C’est vers un tel gouvernement qu’il faut mener le combat. Seule la puissance des travailleurs peut imposer un tel gouvernement et exiger de lui qu’il satisfasse les revendications et s’attaque au capitalisme. Mais aucune illusion n’est permise : les dirigeants des syndicats et partis qui se réclament de la classe ouvrière ne s’engageront pas d’eux-mêmes dans cette voie. Pour y parvenir et submerger les barrages qu’ils mettent en place, il est nécessaire de construire une nouvelle formation politique qui trace la voie du programme socialiste, un véritable Parti Ouvrier Révolutionnaire. C’est dans ce sens que nous combattons et que nous vous appelons à combattre.