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les jeunes et l'alcool

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les jeunes et l'alcool, le binge drinking, prevention encore inadapt�e, concept de predisposition, soci�t�, strat�gie et approches, lois, politique, r�duire l'offre.

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									Les jeunes et l’alcool, quelles solutions?

20 novembre : Journée nationale suisse sur les problèmes liés à l’alcool

Alcool, risque de dérapage
Fondation FAS Dr Richard Beauverd

Objectifs
• Aider au traitement et à la prévention de l’alcoolisme (et de
l’abus d’alcool , Binge drinking)

• Améliorer la prévention et soigner d’avantage de personnes avec
succès

• Montrer la nécessité d’adopter un Concept de maladie
uniformisé (Disease Concept)

• Appliquer au traitement et à la prévention une

approche cohérante avec le concept (Minnesota Modèle)

• Promouvoir le modèle Minnesota à Genève et dans l’Arc
lémanique

Plan
• • • • • • • • • • •
Epidémiologie Historique Définition Etat des lieux à Genève Généralités Traitement actuels Nouveaux traitements Prévention Stratégies Conclusions Questions

• Alcool : 8% population Suisse alcoolodépendants (300’000) • Jeunes « binge drinking » : 20% de la population jeunes ≥12 ans
(23% cannabis), 4% cocaïne, LSD, crack/cocaïne (en augmentation)

Épidémiologie

• Jeunes : 60 comas éthyliques/an (Genève), 5 hospitalisations /jour en Suisse
21 à 24% de toute les admissions à l’hôpital 50% des crimes 85% des suicides 40% des accidents sportifs • Peu de réponses conséquentes satisfaisantes en terme de traitement et de prévention Compréhension inadéquate ou mauvaises approches, relation soignant/soigné ?confrontante, Alcool et drogues:

dirigeante, contraignante, cadrante, jugeante, infantilisante, punitive.

Actualités presse

Tribune de Genève 02 juillet 2008 :

Les ados boivent moins. Sauf à Genève

Enquète ESPAD (european school survey project on alcohol and other drugs), présentée à Berne par l’ISPA (tous les 4 ans)

-

-40 pays -7500 écoliers suisses -13-16 ans - Questionnaire anonyme

nbre de verres etc…

-2003 : 20 % des garçons, 11 % des filles -2007 : 14 % des garçons, 8 % des filles Keystone - ISPAles résultats sont positifs, mais l’alcool reste le problème No 1, et les chiffres sont préoccupants, la baisse constatée chez les plus jeunes, ne se

voit pas à Genève: il y a toujours une soixantaine de jeunes Genevois par an à finir aux urgences !(binge drinking)

Définition Binge drinking
Miami,Florida,Miami term,corporate,housing,accommodation,lodging,rentals,houses,villa s ,homes,apartments,condominiums,condos,travel,things,events,attractions,best,top,weekly,tourism,packages,visitors,tourists>
Tuesday, March 18, 2008

Beach,South

Beach,vacations,holidays,furnished,short

Spring Break in Miami Drinking Binge

Le Journal d’études sur l’alcool définit le binge drinking comme une période étendue, typiquement au moins deux jours, durant lesquels une personne s’intoxique et abandonne ses activités et ses obligations habituelles dans le but de s’intoxiquer. Un des seuils commun pour le binge drinking est 5 verres ou plus pour les garçons et 4 ou plus pour les filles par occasion. Recherche de l’ivresse le plus rapidement possible avec le risque de mourir par excès d’alcool.

Binge drinking
Tribune de Genève 02 juillet 2008 : ISPA • - le sujet de la consommation est surveillé de près…

• - le sujet est très présent dans nos interventions… • - notre équipe d’éducateurs expliquent quoi faire

•
• •

•
• •

en cas de coma ethylique… - plusieurs collègues travaillent sur la prévention de la consommation d’alcool… - on constate une baisse, mais il ne faut pas relâcher la surveillance… - on assiste à une prise de conscience suite aux « intenses discussions publiques »… -l’étude révèle les préférences des jeunes en matière de boissons alcoolisées… - c’est grâce à l’augmentation des prix et au respect de l’interdiction des ventes au moins de 18 ans… - chez les filles, ce sont les alcopops qui l’emportent (30,3%)…

Binge drinking
• HUG, Pédiatrie, Hôpital des enfants: si les chiffres ont bougés, à • • • •
Genève nous sommes toujours dedans, mais nous avons eu peu de cas fin août et en septembre, car les jeunes retournent à l’école … FEGPA: il faudrait que ces chiffres soient étudiés en détail FEGPA: mais on sent que l’attention à ce sujet de la part des jeunes augmente SSJ: le binge drinking est toujours d’actualité ISPA: comme pour le cannabis, le mauvais résultat de notre pays s’explique, par le fait que le débat s’est concentré sur la législation et moins sur la prévention l’ISPA entend donc prévenir ou réduire les problèmes découlant de la consommation d’alcool et d’autres substances psychoactives… alors qu’en réalité il faut
prévenir pour réduire la consommation !

•

« biture express»
LE COURRIER 16 août 2008 : FEGPA : Pour l'instant, on observe. La Fegpa n'a pas de programme de prévention spécifique contre les excès de la «biture expresse». Elle se concentre actuellement sur le programme «Be my angel tonight» (sois mon ange gardien ce soir), qui sensibilise les jeunes au problème de l'alcool au volant, et sur un projet de responsabilisation des parents. Quant au «botellón», la FEGPA y voit surtout un problème de salubrité et de manque d'organisation. Mais elle s'inquiète aussi que la manifestation, fréquentée principalement par des étudiants, n'attire des buveurs plus jeunes. Du côté de la Délégation à la jeunesse, dont les onze travailleurs sociaux parcourent les rues pour engager le dialogue, le «botellón» ne fait pas partie des priorités. «Les moyens
manquent», affirme le délégué à la jeunesse. Il table sur l'information et la réduction des risques. «De toutes façons, on ne peut pas mettre un travailleur social derrière chaque jeune.» DGC

Biture express
LE COURRIER 16 août 2008 : Autre inquiétude, l'augmentation de la consommation d'alcools forts.

«L'accessibilité et le prix des produits sont déterminants», explique la FEGPA. En 1999, l'harmonisation des taxes sur les alcools forts a fait baisser les prix. En 2002, les statistiques de l'Ispa indiquaient un pic de la consommation de ces produits. Le phénomène s'est depuis atténué. Mais vodka et autres whiskies font toujours partie, avec la bière et les alcopops, des incontournables des soirées entre amis. ISPA
" La prévention contre l'alcool est inadaptée" Alors que le problème réside moins dans la fréquence que dans les grandes quantités d´alcool ingurgitées en une fois, les campagnes nationales de prévention qui parlent du "verre de trop" sont dépassées, estime le président de la Commission fédérale pour l'enfance et la jeunesse. Pierre Maudet

• Binge drinking (suite) :

Prévention inadaptée

on mesure : les hausses, les baisses, la proportion de garçons et de filles, l’évolution au cours des années, le type de boissons, etc…

Après une enquète…il se trouve que 16% des jeunes ont a nouveau eu des problèmes par la suite, après un passage aux urgences…
D’après une enquète…les écoliers suisses comptent parmi les plus gros consommateurs. Toutes substances confondues, note l’ISPA la Bulgarie et l’Estonie abritent le plus de rebelles, alors que les petits Israëliens et les Portugais sont les plus sages… La Suisse se situe en queue de classement… les champions de la vie saine se trouvent en Israël, en Suède, au Canada et aux Etats-Unis.

•

Prévention croix-bleue
La lutte anti-biture express s’invite sur vos portables En Suisse romande, la Croix-Bleue s’attaque au binge drinking en recourant aux nouvelles technologies. Inédit.

• La prévention anti-biture s’invite
sur les portables. • Link-Box Site web RaidBlue

• le binge drinking. «Chaque jour, 5 jeunes en Suisse sont

hospitalisés pour abus d’alcool, il faut réagir.» Un téléphone qui vibre dans la poche d’un jeune fêtard. Sur l’écran s’affiche une invitation à télécharger gratuitement une courte vidéo. Ce clip de qualité amateur prône, sur fond de rap, l’art de s’amuser sans recourir aux «bitures express».

Etat des lieux à Genève
• Résistance des professionnels à l’adoption d’un Modèle
commun, tel celui du Minnesota, (peur de la concurrence des AA, fausses croyances, pensent pouvoir soigner un patient tous seuls, forme d’ego ou de protectionisme “syndrome du hérisson satisfait”)

• Absence de cohesion chez les intervenants et …chez le
patient, car pas de modèle commun, mais recherche de traitements « individualisés ».

• Approches multiples : psychiatrique (Bel- Idée, les Acacias),

consommation contrôlée (HUG), assistanat autoritaire, (Maison de l’Ancre ), éducatrice (les Oliviers), mixte (Belmont )

politique suisse
• Politique suisse dites des 4 piliers de la « lutte » contre
l’alcoolisme et les toxicomanies : pas de concept global d’abus de substances 1. Prévention : distinction drogues dures, douces, légales,

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3. 4.

illégales, dangereuses, moins dangereuses… Répression : législation pas strictement appliquée, toléré si usage personnel, légalisation, LCR seulement OH Traitement : Pas de traitement efficace ! Pas de notion de maladie traitable, pas de rôles modèles « guéris » Aide à la survie : Distribution d’héroïne, consommation d’alcool contrôlée, réduction des méfaits

= Messages confus, peu d’espoir de s’en sortir, pas de notion de nécessité d’abstinence, pas de rôle modèle.

Pourquoi les ados bingent
A cause de la pression des autres ados, des conflits ou des négligences familiales, des frustrations et déceptions personnelles en d’autres termes, ils usent (consomment) pour : S’amuser Faire partie du groupe Sortir leurs problèmes de leur esprit Pour essayer Par curiosité Puis ils abusent et continuent pour : Echapper aux émotions pénibles Aux conflits et à la faible estime d’eux-mêmes Parce que tout le monde le fait

1. 2. 3. 4. 5.

1. 2. 3.

Pourquoi certains développent
Avec certaines variations, les adolescents prédisposés à l’alcoolisme vont franchir la ligne invisible vers l’addiction après 12 à 18 mois, bien plus vite que chez les adultes prédisposés. Un sur cinq qui abuse d’une substance psychotrope (alcool) va franchir la barrière biogénétique et montrer les pleines caractéristiques de la maladie addictive. Il n’y a pas de franchissement de la barrière si on n’est pas biochimiquement et génétiquement prédisposé même si on continue d’abuser ou de binger. Ceux qui ne sont pas prédisposés, vont arrêter leurs abus et seront débarrassés du problème Ce ne sera pas le cas pour ceux qui ont franchi la ligne invisible de l’addiction. Pour eux, l’addiction se développera en 6 mois.

1.

2.
3. 4.

• L’Alcool prend une place prépondérante dans les activités de

Société

•

•

•

loisirs de notre société: les panneaux publicitaires avec des jeunes adultes qui font de la promotion pour des produits alcoolisés sont affichés librement. Les alcooliers sont autorisées à sponsoriser les fêtes, les compétitions, les activités sportives et d’autres événements destinés aux familles. la consommation d’alcool en dessous de l’âge 18 ans et la vente aux mineurs est souvent ignorée. Les jeunes sont socialisés sous cet angle par leur communauté et poussés à croire que l’usage d’alcool est accepté, attendu et même essentiel pour passer du bon temps. Pour combattre ces croyances il faut s’attacher à contrôler la visibilité et la disponibilité de l’alcool dans l’environnement des jeunes.

Stratégie et approche
• Un environnement qui ne soutient pas les bons choix (pour la
consommation d'alcool chez les individus de tous âges) mine sérieusement les programmes d'éducation et de prise de conscience transmis à la jeunesse.

• D’un côté, les jeunes reçoivent des
messages de bons exemples à suivre, comme leurs parents, professeurs, et éducateurs sur les dangers de l'utilisation d'alcool, de l’autre, beaucoup de messages transportés par d'autres sources environnementales sont contradictoires.

Stratégie et approche
• Les publicités et les médias dépeignent la
consommation d’alcool comme l’essence d’une « attitude cool», de l'amusement, qui permet d’être sexy, et qui fascine.

• Les jeunes vivent dans des communautés,
qui placent souvent une priorité secondaire sur le fait d’imposer des politiques d'alcool chez les ados ou qui se préoccupe d’élever l'âge légal minimum des boissons alcoolisées.

Changer les normes sociales
• Les jeunes tirent des conclusions sur les normes sociales par
rapport à l’alcool d’après ce qu’ils voient et entendent dans leurs familles et leur entourage.

• Ces normes influencent fortement
leurs propres attitudes et comportements à l’égard de l’alcool.

• Lorsque la communauté prévient avec insistance l’accès à

l’alcool chez les mineurs, publie et fait respecter les lois sur l’alcool et en limite la promotion, elle renforce le message que l’usage d’alcool chez les jeunes est inacceptable.

Changer de politique
• Les politiques peuvent prendre un rôle actif
pour limiter la disponibilité de l’alcool pour les jeunes.

• Augmenter les taxes, élever
l’âge minimum, renforcer les lois en faveur de la tolérance zéro.

• Promouvoir des lois responsabilisant les gens en envoyant un
message aux jeunes et aux adultes que consommer en étant mineur n’est pas toléré dans la société.

Renforcer des lois
• La communauté peut mieux faire respecter les mesures
destinées à stopper la consommation d’alcool chez les mineurs et les adolescents.

• Les études montrent que ces lois ne
sont pas respectées.

• Quand ces lois sont ignorées,
celà incite non seulement les jeunes à boire, mais celà entretient l’indifférence générale par rapport à la consommation d’alcool chez les mineurs.

• Le principe le plus efficace dans la prévention de l’usage

Reduire l’offre

d’alcool chez les jeunes est de rendre l’accès à l’alcool plus difficile (id drogues)

• Les jeunes rapportent avoir facilement accès à l'alcool, en • La communauté peut réduire la
disponibilité de l’alcool en rendant les adultes responsables de la délivrance d’alcool aux mineurs.

l'achetant eux-mêmes ou en l'obtenant de fournisseurs adultes

• En élevant le prix de l’alcool, ou en réduisant le nombre
d’endroits où l’alcool est servi.

Coût social

Echec de la politique suisse

Votations
Comité suisse «Drogue: 2 x NON» CP 435 1001 Lausanne CCP: 10-202623-1

• Non à la révision de la loi sur les stupéfiants
l’égard de la consommation de stupéfiants;

• car elle consacre une politique qui a échoué: celle de la tolérance à • car elle ne fera que croître le coût social lié à la toxicomanie qui se

chiffre déjà à 4.1 milliards par année pour nos caisses maladie, l’assurance invalidité et l’aide sociale. Cela correspond chaque année à 2'200 francs par famille de 4 personnes;

• car elle affaiblit encore la protection de la jeunesse et favorise le
commerce de drogues;

• car l’administration de toutes sortes de drogues aux toxicomanes
représente un crime évitable.

Que faut-il faire ?
1. Adopter un concept de maladie commun tant pour le 2.
traitement que pour la prévention (There is no safe use) Tenir compte de la notion de prédisposition biogénétique dans la prévention et des mécanismes d’adaptation neurobiologiques dans l’addiction pour impliquer l’abstinence stricte de toutes substances psychotropes (addicted brain) Former les équipes au concept de maladie et au Modèle Minnesota pour appliquer une approche correcte dans la prévention et disposer d’un traitement efficace, en créant un centre de traitement pour adolescents. Référer les patients dans les programmes de rétablissement 12 étapes disponibles quotidiennement, partout, dans toutes les langues, qui ne coûtent rien, et qui garantissent une réussite du traitement au minimum pour 35 % des patients. (AA, NA)

3.

4.


								
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