Manuel Zelaya Rosales , by bes99627

VIEWS: 78 PAGES: 129

									                     Dossier
                  Désinformation
                         à
                  Radio-Canada



            Radio-Canada
                           contre
Manuel Zelaya Rosales,
(le président constitutionnel du Honduras)




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya   1 / 129
Table des matières


Préambule..........................................................................5
Introduction......................................................................9
La plainte.........................................................................11
Preuves de désinformation..............................................12
Pétition............................................................................16
Documents existants.......................................................20
  Articles concernant la Quatrième Urne et la question.................22
  Vidéos de l'Assemblée générale de l'ONU....................................23
    Lecture de la résolution condamnant le Coup d'État ...............................................23

  Résolution de l'ONU A/63/L.74 ......................................................31

Chronologie des événements............................................33
Chronologie de la plainte.................................................36
  1ère note de réprobation....................................................................36
  1ère réaction de Mme Julie Miville-Dechêne (Ombudsman)....38
  Réaction de Monsieur Pierre Champoux.......................................39
  Second message de protestation à Radio-Canada........................45
  Un article de dénonciation................................................................48
  L'Ombudsman constate mon insatisfaction..................................49
  Précision de ma plainte à l'Ombudsman........................................50
   L'ombudsman fait fi de mes précisions.........................................53
  Détournement de plainte...................................................................54
  Mon indignation est considérée comme de l'impolitesse...........58
  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                   2 / 129
Préambule

  Bien sûr, mon propos était ferme.....................................................58
  Politesse et respect..............................................................................59
  La nuit n'a pas portée conseil............................................................60
  À deux....................................................................................................61
  Une réponse comme un coup de canon..........................................63
  Un peu court comme réponse...........................................................64
  Mme Miville-Dechêne m'informe qu'elle est claire....................65
  La clarté est bien relative...................................................................65
  Le ton monte et le silence s'installe.................................................66
  Voilà où nous en sommes..................................................................68

Mesures à prendre...........................................................69
Exercice suggéré:.............................................................70
Annexe............................................................................72
  Lettre ouverte à Radio Canada.........................................................72
  L’information et l’idéologie..............................................................74
  Honduras : L’idéologie au service du Putsch................................81
  Honduras : désinformation et silence complice............................91
  Pendant que Zelaya risque sa vie, Radio Canada met la priorité
  sur Barbie .............................................................................................97
  Radio Canada pratique de plus en plus la censure....................102
  Radio Canada dépêche un reporter à Tegucigalpa.....................104
  Honduras : Des questions pouvant servir à Monsieur Leprince
  ...............................................................................................................109
  Un glissement vers la radio poubelle ou une dérive
  idéologique ?......................................................................................114
  Où est Radio-Canada ?.....................................................................118

   Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                             3 / 129
Préambule

 Radio Canada CONTRE Manuel Zelaya......................................122




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                        4 / 129
Préambule

Dimanche le 28 juin 2009, un Coup d'État militaire a lieu au Honduras.

Pour mieux saisir l'événement, transposons-le chez-nous, au Canada.

Stephen Harper, le Président ÉLU du Canada, s'apprête à faire une
consultation populaire contestée par une certaine élite canadienne.
Le sénat, monopolisé par cette élite, se réunit et demande à la Cour Suprême
qu'il contrôle, de condamner, sans procès, rapidement le geste du Président
ÉLU, M. Harper.

Aussitôt la condamnation obtenue, le Sénat ordonne aux forces armées de
déloger par la force le Président Élu, M. Harper.

Quelques heures après, un bataillon cagoulé, lourdement armé et appuyé par
des véhicules d'assaut débarquent au 24 Sussex drive.
Il est très tôt, 5h30, le jour se lève à peine.
Un bataillon au grand complet, plus d'une centaine de soldats cagoulés et
munis d'armes de combat, entourent la résidence du Président ÉLU.

En le temps de le dire, les mitraillettes dans un vacarme assourdissant
démolissent une à une les serrures permettant l'accès à la résidence. La garde
du Président ÉLU est rapidement et brutalement neutralisée. La famille
présidentielle terrorisée par cette intrusion sauvage a cependant la vie sauve et
on lui permet de s'échapper. Dans leurs habits de nuit, la femme du Président
Élu et sa fille de 21 ans vont se réfugier chez les voisins.

Les portes des appartements de la résidence du Président ÉLU, Harper sont
défoncés. On trouve finalement le Président dans sa chambre, un cellulaire à la
main. Il venait tout juste de réussir à prendre contact avec un journaliste en
onde dans une station de la Capitale. Il voulait l'avertir afin que celui-ci
rapporte ce qui était en train de se dérouler. Aussitôt entrés, les hommes
cagoulés qui ne laissaient voir que leurs yeux, braquent huit armes à feu au
visage du Président ÉLU, Harper et lui ordonnent fermement de lâcher le
cellulaire. Monsieur Harper, le Président ÉLU, est sidéré. Il refuse de laisser
tomber le téléphone. Un ordre plus autoritaire et plus pressant lui ordonne
une seconde fois d'obtempérer. Un des hommes cagoulés, lui arrache d'un

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              5 / 129
Préambule

geste brusque le téléphone des mains. Le Président ÉLU est alors rapidement
saisi et rudoyé, on l'amène sans ménagement dans un véhicule de l'armée. 15
minutes plus tard, on l'embarque dans un avion. L'avion décolle. Le Président
entouré de quelques gardes armés, cagoulés et silencieux n'a aucune idée de ce
qui se passe. Il n'a aucune idée de sa destination. 45 minutes plus tard, le
Président ÉLU, toujours en pyjama, est jeté hors de l'avion sur le tarmac de
l'aéroport de Washington.
Dans sa tenue de nuit, il se retrouve seul au milieu de la piste d'atterrissage à se
demander qu'elle est le sort de ses proches.

La suite est connue.
Plusieurs réunions d'urgence se font pour dénoncer ce sauvage Coup d'État.
Réunion de l'ALBA, de l'OEA, du groupe de Rio, du Caricom, de l'UnaSur et
même de l'Assemblée générale des Nations Unies.
Chacune des réunions condamne unanimement le Coup d'État militaire.
L'Union Européenne condamne aussi avec véhémence cet affront à la
démocratie.
L'ONU adopte une résolution condamnant unanimement ce Coup d'État
militaire. 192 pays unanimes pour condamner un Coup d'État, c'est un geste
peu commun.

Il est clair, dans le monde entier, que ce Coup d'État militaire est une atteinte
contre les fondements mêmes de la démocratie.

Jack Layton (ou Gilles Duceppe) est nommé à la Présidence par son groupe de
bons amis au Sénat. Il forme un gouvernement "de facto".

L'armée contrôle Ottawa et tout le pays. Les libertés civiles sont restreintes.
Un couvre-feu est instauré, c'est la loi des mesures de guerre. Les radios et télés
dénonçant ce régime dictatorial sont fermées. Les journalistes rapportant la
violence et l'oppression sont arrêtés et brutalisés.
La population manifeste, mais l'armée la maintient en respect. L'oppression
s'installe et l'armée est partout. Les frontières sont fermées, les aéroports sous
contrôle militaire, sont aussi fermés.
Les communications cellulaires sont brouillées et les lignes téléphoniques
coupées.

La dictature est bien en place.




   Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                6 / 129
Préambule

Imaginez, maintenant que Radio-Canada, quelques heures à peine après cet
affront à la démocratie, vous explique la "légalité" (sic) de cette expulsion
sauvage de votre président Élu, constitutionnel en fonction.

Pendant quatre mois, vous manifestez dans les rues, les politiciens de tous les
pays du monde demandent que Monsieur Harper soit remis en poste et
pendant quatre mois, Radio Canada vous explique que la dictature a une
certaine légitimité "légale"(sic) et que Monsieur Harper contrevenait à la
Constitution en voulant modifier la Constitution afin de lui permettre de
fermer le parlement canadien si une coalition conteste le gouvernement. (La
désinformation a été modifiée puisque l'idée du deuxième mandat ne peut être
invoquée pour le Canada puisque notre Constitution ne limite aucunement le
nombre de mandats de nos dirigeants).

Imaginez que pendant quatre mois, sur pratiquement toutes ses nouvelles,
Radio-Canada répète que le Président «déchu», Harper, voulait illégalement et
unilatéralement modifier la Constitution. Imaginez qu'on ne dise jamais que
cette consultation populaire n'avait simplement pour but que de connaître
l'opinion de la population sur une possible mise en place, lors des prochaines
élections, d'une urne supplémentaire dans laquelle elle [la population] pourrait
se prononcer sur une possible réforme constitutionnelle.

Imaginez que Radio-Canda disait à répétition, le président «déchu», Harper,
par ce référendum voulait abolir le parlement lorsqu'une coalition l'empêche
de mettre en place ses politiques.
Sous-entendant du même coup que le président Élu, M. Harper, voulait
gouverner sans opposition.

Imaginez que l'aspect de la démocratie et que l'aspect de la dictature soient
éclipsés de la réalité pour aiguiller l'opinion publique afin de faire admettre
une quelconque "légalité" à ce régime dictatorial de Layton (ou Duceppe).
Imaginez que par une désinformation consciente, soit celle de répéter
constamment que le Président «déchu» voulait modifier la constitution pour
éliminer l'opposition, on aiguille l'opinion pour lui faire considérer que le
Président Élu est en fait un malfrat manœuvrant pour gouverner sans
opposition et que son renversement par les armes était, en quelque sorte,
justifié.




   Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            7 / 129
Préambule

Les faits sont pourtant flagrants.
Qui donc peut justifier l'expulsion par des sbires cagoulés d'un Président
Élu par la population?

Qui donc peut dénigrer à répétition ce Président «victime» d'un geste
totalement anti-démocratique ?

Eh bien, c'est ce qu'a fait Radio-Canada.

Si cet affront à la démocratie, ce renversement par les armes et l'installation
d'une dictature s'était fait dans notre pays, aurions-nous toléré qu'un seul
média tienne de tels propos et désinforme de la sorte la population ?




   Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                           8 / 129
Introduction

Voici un dossier mettant en lumière la désinformation dont l'auditoire de
Radio-Canada a été victime depuis le Coup d'État militaire au Honduras
(le 28 juin 2009), et ce, pendant les mois de dictature qui ont suivi.



La désinformation est une faute grave.
Radio-Canada a fait sciemment de la désinformation visant à miner la
crédibilité du Président constitutionnel du Honduras, Monsieur Manuel
Zelaya.


Cette désinformation consistait à répéter dans pratiquement toutes
leurs nouvelles internet, ainsi que dans plusieurs reportages radio et télé,
(incluant leurs converses en studio) que le Président Manuel Zelaya avait
été renversé parce qu'il s'apprêtait à modifier la Constitution dans le but
de se représenter pour un second mandat.


Le document suivant se divise en parties distinctes.
D'entrée de jeu, la plainte est détaillée et clairement énoncée.
S'en suivent les preuves démontrant que cette plainte est justifiée.
Pour compléter le tableau, une pétition pour démontrer que cette plainte
est appuyée par plusieurs.


Dans un deuxième temps, des documents permettant de mieux saisir la
vraie raison du Coup d'État et l'honnêteté de la démarche du Président
Zelaya. L'étude de ces quelques documents permet d'illustrer que la
désinformation faite concernant les intentions qu'on attribue de manière

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            9 / 129
Introduction

diffamatoire à Manuel Zelaya, était délibérément malhonnête. Ces
documents facilement accessibles aux citoyens et aux journalistes
permettent facilement de comprendre les intentions claires et honnêtes du
Président Zelaya.


Un survol de la chronologie des événements permet de comprendre
l'incroyable persistance de cette désinformation (quatre mois).


Une deuxième chronologie suit: la chronologie de la plainte faite à
Mme Julie Miville-Dechêne, Ombudsman de Radio-Canada.


Pour mieux comprendre l'origine de cette plainte et tenter de comprendre
ce qui a pu faire en sorte que des journalistes professionnels se prêtent à
une telle campagne de désinformation, plusieurs textes d'analyse
concernant le dossier du Honduras sont présentés.
Ces textes, en plus de démontrer que l'idéologie prévaut dans nos médias,
demandent plusieurs fois à Radio-Canada de cesser cette désinformation
tout en l'enjoignant de prendre les moyens pour nous offrir une meilleure
couverture de l'événement tragique qui se déroule au Honduras.


En terminant, des pistes de mesures à prendre afin que Radio-Canada
avoue son erreur, corrige de son mieux sa grave faute et revoie la qualité
de l'information qu'elle nous offre.


La qualité de l'information est directement reliée à la qualité de
notre démocratie. Cette plainte qui peut semblée anodine de prime
abord touche un aspect d'une importance fondamentale quant à la
santé de la démocratie.


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                           10 / 129
La plainte

Étant donné que le Coup d'État militaire au Honduras était une atteinte
flagrante contre la démocratie.

Étant donné que le Président ÉLU, constitutionnel et légitime du Honduras a
été renversé illégalement et de façon totalement anti-démocratique.

Étant donné que le Président ÉLU et constitutionnel du Honduras a été et est
toujours «victime» de putschistes.

Étant donné la couverture inexplicablement non objective de Radio-Canada
dans ce dossier.

Étant donné la désinformation flagrante et répétée faite par Radio-Canada.

Nous informons, l'Ombudman de Radio-Canada, Mme Julie Miville-Dechêne,
et le directeur de l'Information, Monsieur Alain Saulnier ainsi que tous les
directeurs et employés de la Société Radio Canada que nous portons la plainte
suivante:

« Nous accusons Radio-Canada d'avoir délibérément fait de la
désinformation pendant quatre mois afin de discréditer le Président
constitutionnel du Honduras, Monsieur Manuel Zelaya, en
l'accusant à répétition d'avoir voulu, par des manœuvres illégales,
solliciter un second mandat. »




Nous tenons à informer la population canadienne de cette plainte
et de son suivi.




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            11 / 129
Preuves de désinformation
Voici quelques preuves de la désinformation effectuée par Radio-Canada

Dans pratiquement toutes les nouvelles de Radio Canada, depuis quatre mois,
autant dans l'écrit que dans le reportage radio ou télé, on a répété que Manuel
Zelaya manœuvrait pour briguer illégalement un second mandat.

Ceci est un grossier mensonge.
Ceci s'appelle de la désinformation.


Des exemples:

Dans la nouvelle du 23 octobre 2009
« Zelaya rejette une nouvelle offre »1

Un encadré mentionne:
" Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin dernier sur ordre de la Cour
suprême du pays. Le plus haut tribunal hondurien et l'armée s'opposaient à ce
que M. Zelaya organise un référendum controversé qui lui aurait permis de
briguer un nouveau mandat. Ils jugeaient cette consultation illégale. "

Ceci est un grossier mensonge concernant les intentions du Président
constitutionnel du Honduras.

Ce mensonge publié le 23 octobre dernier après quatre mois de dictature, a été
ajouté à pratiquement tous les articles publiés et diffusés par Radio Canada
depuis le Coup d'État militaire du 28 juin dernier au Honduras.




1
 Zelaya rejette une nouvelle offre
Mise à jour le vendredi 23 octobre 2009 à 21 h 45
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/10/23/008-
Honduras_Zelaya_rejette.shtml
    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                          12 / 129
Preuves de désinformation

Le 28 juin dernier Radio Canada publiait:
" C'est la Cour suprême du pays qui aurait ordonné de déposer le président
Zelaya pour l'empêcher d'organiser, dimanche, un référendum controversé qui
lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. "2 Un mensonge.


Le 21 juillet
Radio Canada écrit:
Manuel Zelaya a été destitué lors d'un coup d'État, le 28 juin dernier. Les
militaires l'ont arrêté pour empêcher la tenue d'un référendum sur la
Constitution, qui aurait permis au président du pays de briguer un
mandat supplémentaire.3 Un mensonge.

En commentaire sous cette nouvelle
Je dis:
«Quelle était donc la question posée au référendum prévu le 28 juin au
Honduras?
En ajoutant une photo du bulletin prévu pour la consultation
http://img20.imageshack.us/img20/2605/encuestan.jpg




2
 Coup d'État de l'armée
Mise à jour le dimanche 28 juin 2009 à 23 h 22
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/06/28/003-Honduras-
president.shtml
3
 Échec de la médiation
Mise à jour le mardi 21 juillet 2009 à 8 h 01
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/07/19/007-honduras-
echec-negociations.shtml?ref=rss

    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            13 / 129
Preuves de désinformation

Le 22 septembre
Radio Canada écrit:
…la volonté du président d'aller de l'avant avec une réforme constitutionnelle
qui aurait permis à un président en exercice de briguer un second mandat. Une
consultation populaire prévue à cet effet, jugée illégale par la Cour suprême,
devait avoir lieu le 28 juin. Une telle réforme constitutionnelle aurait
permis au président Zelaya de briguer un deuxième mandat le 29
novembre prochain. Il niait en avoir l'intention.4 Un mensonge.

Sous cette nouvelle je dis:
« Incroyable de voir comment Radio Canada reprend la cassette de
désinformation qui consiste à justifier le Coup d'État et par conséquent la dictature
en place.
De dire que la consultation pouvait permettre à Zelaya de briguer un deuxième
mandat est de la pure désinformation. »
Je continue en disant:
« Doit-on poursuivre Radio Canada devant le conseil de presse pour
reprendre ainsi cette propagande mensongère contre le Président ÉLU Manuel
Zelaya.
Doit-on, encore une fois, reparler de la 4e urne?
INCROYABLE tout de même que des journalistes professionnels fassent de la
désinformation de la sorte!»
(Sous la même nouvelle, dans un second commentaire, je décris ce qu'est la 4e
urne )




4
 Manuel Zelaya est de retour
Mise à jour le mardi 22 septembre 2009 à 4 h 25
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/09/21/007-zelaya-
retour-honduras.shtml

    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                14 / 129
Preuves de désinformation

Le 23 septembre.
"Manuel Zelaya a été renversé le 28 juin alors qu'il préparait une consultation
populaire qui lui aurait permis de modifier la Constitution de sorte à
pouvoir briguer un second mandat lors de l'élection présidentielle
du 29 novembre." 5 Un mensonge.

Encore une fois, sous cette nouvelle, je dénonçais la désinformation dans le
commentaire suivant:
« C'est immanquable à chaque communiqué, on nous remet la cassette de
désinformation disant que Zelaya visait de se maintenir au pouvoir.
Un grossier mensonge clairement démontré et repris ad nauseam.
Je dois donc une fois de plus redire que la question était:
« Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales de 2009,
une 4e urne soit installée pour permettre au peuple de se prononcer
sur la convocation (création) d’une assemblée nationale
constituante ? OUI ou NON »

Sous cette même nouvelle, d'autres soulignent cette désinformation.
On dit:
Radio Canada fait de la désinformation consciente ou ne fait que recycler ses
articles passés sans les réviser... »

Bien qu'un seul de ces exemples soit suffisant pour démontrer la culpabilité de
Radio-Canada, nous pourrions avec l'aide d'une équipe et d'outils (tels qu'en
possède l'Ombudman de Radio-Canada) et en ayant un accès facile à aux
archives visuelles, audio et écrites de Radio-Canada, dresser encore plusieurs
pages d'exemples incriminants.

Cette désinformation a été systématique et consciente.
Bien sûr, c'est la locomotive internationale AFP qui poussait cette
désinformation, mais le professionnalisme de Radio Canada aurait
dû faire en sorte d'éviter d'induire ainsi en erreur son auditoire
canadien.

5
 Une brèche s'ouvre
Mise à jour le mercredi 23 septembre 2009 à 15 h 57
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/09/23/005-Honduras-
possible-dialogue.shtml

    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            15 / 129
Pétition

« Nous accusons Radio-Canada d'avoir délibérément fait de la
désinformation pendant quatre mois afin de discréditer le Président
constitutionnel du Honduras, Monsieur Manuel Zelaya, en
l'accusant à répétition d'avoir voulu, par des manœuvres illégales,
solliciter un second mandat. »

Nous, soussignés, après avoir pris connaissance et approuvé ce document,
demandons que la plainte, ci-haut mentionnée, soit retenue et considérée avec
le plus grand sérieux.

Les objectifs de cette plainte sont:

1- Faire condamner Radio-Canada pour avoir posé ce geste grave de
désinformer (induire en erreur) les citoyens canadiens en contrevenant à la
responsabilité la plus élémentaire en journalisme, c'est-à-dire, celle d'informer
adéquatement et honnêtement la population.

2- Éviter que cela ne se reproduise

3- Comprendre comment un tel geste a pu être possible.

4- Tenter de corriger les méfaits de cette désinformation en informant les
citoyens de l'aiguillage volontaire qu'on a effectué sur leur opinion.

----------------------------------------------------------------------------------------------------

1- Nom: Serge Charbonneau
Adresse: 3246 Place des Tilleuls, Québec, G1G 1V4
Courriel: veliserdi@hotmail.com
Téléphone: 418-623-1928

2 – Nom: Rodrigue Larose
Adresse: 1100, rue du Mont-Girard, Saint-Denis de Brompton, Québec, J0B 2P0
Courriel: rodrigue.larose@videotron.ca
Téléphone: 819-846-6392

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                   16 / 129
Pétition

3 – Nom: Arnold August
Adresse: 5, 4 ième Rue, Roxboro (QC), H8Y 1A1
Courriel: arnoldaugust@hotmail.com
Téléphone: 514-421- 2400

4 – Nom: Diane Messier
Adresse: 3246 Place des Tilleuls, Québec, Qc. G1G 1V4
Courriel: Diane.Messier@saaq.gouv.qc.ca
Téléphone: 418-558-8792

5 – Nom: Jean-Pierre Audet
Adresse: 1854, Avenue Étienne-Brûlé, Montréal, H2B 1Y9
Courriel: jean.pierre.audet@videotron.ca
Téléphone: 514-504-9023

6 – Nom: Gilbert Talbot
Adresse: 263, St-Éphrem, Chicoutimi, Qué, G7G 2W4
Courriel: gilbert.talbot@videotron.ca
Téléphone: 418-602-1558

7 – Nom: Serge Gingras
Adresse: 74, Rue de la Terrasse Eardley, Gatineau, QU, J9H 6B5
Courriel: gingrasserge@videotron.ca
Téléphone: 819-684-8303

8 – Nom: Marc-André Roy
Adresse: 100 Rue des Citadins N, Farnham, QC, J2N 3B6
Courriel: masroy@sympatico.ca
Téléphone: 450-293-2537

9 – Nom: Philippe Brunot Lyonnet
Adresse: c/ Manacor, 25 - sobreatico A - 07006 Palma de Mallorca (Baléares) Espagne
Courriel: philippe_brunot@yahoo.es
Téléphone:

10 – Nom:
Adresse:
Courriel:
Téléphone:


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                     17 / 129
Pétition

11 – Nom:
Adresse:
Courriel:
Téléphone:




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya   18 / 129
Pétition

12 – Nom:
Adresse:
Courriel:
Téléphone:

13 – Nom:
Adresse:
Courriel:
Téléphone:




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya   19 / 129
Documents existants

Le 24 mars 2009, le gouvernement de Manuel Zelaya publiait un décret
exécutif.
Le décret PCM 05-2009.
Ce document peut-être consulté à l'adresse suivante:
http://erlingsson.com/Zelaya_decree.html


Voici la traduction des grandes lignes du décret:


Considérant: qu'au Honduras, comme dans tout État de droit, le pouvoir de
l'État est accordé par la Souveraineté de la population, et ce pouvoir a pour but
d'assurer à tous citoyens la jouissance de la justice, de la liberté, de la culture et
du bien-être économique et social.


Considérant: que la société hondurienne a traversé des changements
importants et significatifs depuis les 27 dernières années, ces changements
requièrent un nouveau cadre Constitutionnel afin de rendre conforme la réalité
nationale aux aspirations légitimes de la société.


Considérant: que le devoir du Pouvoir Exécutif est de contribuer à renforcer et
à consolider la démocratie, en mettant en place, en tant que gestionnaire de
l'État, des mesures d'intérêt national permettant de promouvoir des solutions
pouvant garantir une gouvernance démocratique favorisant amplement la
participation citoyenne.


Considérant: qu'en étant conforme à la démocratie participative, la réalisation
d'une importante consultation populaire afin de déterminer, de façon légitime,
si la société hondurienne est d'accord pour la convocation d'une Assemblée
Nationale Constituante qui aurait pour tâche de définir une nouvelle
Constitution Politique.



 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   20 / 129
Documents existants

C'est pourquoi
En application des articles de la Constitution de la République, de la Loi de
l'INE; de la Loi Générale de l'Administration Publique et du Règlement
d'Organisation et de Fonctionnement et les Compétences du Pouvoir exécutif.


Il est décrété
Article 1. De réaliser conformément à la loi, une grande consultation populaire
sur tout le territoire national pour que les citoyens honduriens puissent se
prononcer librement, s'ils sont d'accord ou NON, sur la convocation d'une
Assemblée Nationale Constituante qui définira une nouvelle Constitution
Politique.


Article 2. La consultation devra avoir lieu, au plus tard le dernier dimanche de
juin 2009 et posera la question suivante:


« Êtes-vous d'accord, qu'aux prochaines élections générales de novembre
2009, une QUTRIÈME URNE soit installée afin de décider si vous voulez la
création d'une Assemblée Nationale Constituante qui définirait une
nouvelle Constitution Politique ? »


Toutes les institutions du Pouvoir exécutif sont dans l'obligation d'offrir une
collaboration opportune et appropriée à l'INE, pour l'accomplissement de cette
tâche.
De la même manière, l'Organisation de la Société Civile est convoquée afin de
surveiller la légitimité et la transparence de cette consultation populaire.


Article 3. Un résultat positif à cette consultation populaire servirait de
fondement légitime au Pouvoir Exécutif pour remettre au Congrès National un
projet de loi spécial visant à installer une QUATRIÈME URNE lors des
élections générales de novembre 2009.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                  21 / 129
Articles concernant la Quatrième Urne et la question

De nombreux articles témoignent des discussions entourant ce décret.
La Quatrième Urne ainsi que la question s'y référant y sont clairement
débattues.


Lunes, 30 de Marzo de 2009 20:09
HONDURAS: Decreto Ejecutivo del Presidente Manuel Zelaya para consultarle
al pueblo sobre la Cuarta Urna
Decreto Ejecutivo PCM 05-2009
http://www.elsoca.org/index.php?
option=com_content&view=article&id=501:honduras



12 Mayo 2009 - 13:44 by María Orbelina López

Corte Suprema admite recurso de nulidad contra la cuarta             urna
http://www.elpatriotahn.com/l/content/corte-suprema-admite-recurso-de-
nulidad-contra-la-cuarta-urna


Nacionales 27 Junio, 2009
“Mel” publica decreto de encuesta en la Gaceta
http://www.latribuna.hn/web2.0/?p=13422&cpage=2#comments


1 de julio de 2009
Encuesta convocaría a Constituyente según decreto
http://nacerenhonduras.blogspot.com/2009/07/encuesta-convocaria-
constituyente-segun.html


Julio 1, 2009
Informe especial I: Decreto PCM-020 era una celada de Zelaya contra la
democracia
http://www.noticierodigital.com/?p=39520

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                           22 / 129
Documents existants



Vidéos de l'Assemblée générale de l'ONU
                                                                   6
Page de l'ONU pour accéder aux différents documents (voir au bas) .

Discours d'appui au Président Zelaya de différents pays à la session de
l'avant-midi du 29 juin 2009 de l'Assemblée générale de l'ONU
En langage original
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090629am2-orig.rm
Avec traduction simultanée en anglais
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090629am2.rm


Discours d'appui au Président Zelaya de différents pays à la session de
l'après-midi du 29 juin 2009 de l'Assemblée générale de l'ONU
En langage original
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090629pm-orig.rm?
start=00:00:00&end=01:11:43
Avec traduction simultanée en anglais
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090629pm.rm?
start=00:00:00&end=01:11:48


30 juin 2009 devant l'Assemblée générale de l'ONU
Lecture de la résolution condamnant le Coup d'État
(à 2h35:00 du début, durée: 3 minutes)
En langage original
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090630am-orig.rm
Avec traduction simultanée en anglais
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090630am.rm
Lecture de trois amendements
(à 2h40:00 du début, durée: 2 minutes)
Adoption unanime de la résolution A/63/L.74
( à 2h42:35 du début, durée: 2 minutes)

6
    UN Webcast Archives
    http://www.un.org/webcast/ga.html

     Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                         23 / 129
Documents existants

Lecture par Miguel d'Escoto de messages des États-Unis, du Canada, de la
Colombie et de quelques autres pays en appui à la résolution
( à 2h45:20 du début, durée: 1 minute)


Discours de Manuel Zelaya Rosales
(Président constitutionnel du Honduras)

( à 2h48:50 du début, durée: 52 minutes )
En langage original
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090630am-orig.rm
Avec traduction simultanée en anglais
http://webcast.un.org/ramgen/ondemand/ga/63/2009/ga090630am.rm



Traduction partielle d'extraits du discours du Président Zelaya:


(à 2h50:10 du début)
La résolution qui vient d'être adopté unanimement ici à l'ONU encourage la
population du Honduras et du monde entier afin de continuer à lutter pour les
droits humains à travers le monde ainsi que les valeurs fondamentales de
l'Humanité comme le droit à la vie, à la liberté, à la justice, à la dignité
individuelle et collective, tout comme le droit à de la participation citoyenne
(ces derniers mots sont plus appuyés).


(à 2h59:00 du début)
Lutter pour la démocratie n'est pas l'affaire d'un seul pays ou d'un seul peuple.
Lorsqu'on défend la démocratie d'un pays et d'un peuple, ce n'est pas
uniquement pour ce pays ou ce peuple, mais pour les pays et les peuples du
monde entier.


(à 2h59:40 du début)
Lorsque nous sommes Présidents, il arrive souvent que nous soyons menacés.
Mais généralement, les menaces sont seulement des menaces, mais lorsque les
menaces se transforment réellement en baïonnettes et de la force violente… Le

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                    24 / 129
Documents existants

monde au XXI siècle a pris conscience que nous ne pouvons pas utiliser la
violence pour faire valoir un point qui peut être résolu pacifiquement,
juridiquement. Il existe des instruments au niveau international et national
dans tous nos pays. Il existe des lois et des Constitutions pour dialoguer afin
de trouver des solutions légales pour résoudre des conflits qui peuvent surgir
tout à coup.


(à 3h02:00 du début)
… ce genre de groupe de militaires grossiers, au service d'une élite qui
s'oppose aux changements et aux transformations comme souvent on a vu
dans l'Histoire du monde. Toujours le groupe de conservateurs veut maintenir
le statu quo. Les fonctionnaires et l'establishment veulent rendre certaines
choses intouchables. Nous devons toujours lutter pour le changement, les
changements coûtent toujours quelques choses. Il n'y a rien de facile pour tous
les peuples du monde pour conquérir leur place, leurs droits et en plus pour
obtenir des instruments pour qu'ils puissent se défendre.


(à 3h03:10 du début)
Votre serviteur est accusé de bien des choses au Honduras. Mais jamais on m'a
fait voir un juge. Personne ne m'a jamais convoqué à un tribunal pour me
défendre. Personne n'a jamais dit quel était mon délit, ni la faute, ni personne
ne m'a jamais présenté aucune accusation. Je suis entré en fonction le 27
janvier 2006 après avoir gagné une élection très difficile en 2005, ma marge a
été de 4 à 5% supérieur au candidat de l'opposition. J'ai enclenché des
changements totalement démocratiques, sociaux et pacifiques avec un seul
objectif, améliorer la participation citoyenne. … La gouvernance de l'élite est
démesurée. Ce groupe a des intérêts qu'il défend. Seule la participation
citoyenne peut contrer ce pouvoir et obtenir de la transparence. Je croyais que
le XXI siècle était pour consacrer la qualité de la démocratie. Jamais je ne me
serais imaginé qu'il faudrait la défendre comme on la défendait à l'époque
barbare des cavernes…




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                25 / 129
Documents existants

(à 3h05:55 du début)
Je ne croyais pas, lorsque je demandais ici dans mes discours un meilleur
équilibre dans le commerce mondial, entre les pays pauvres et les grandes
puissances, je ne croyais pas que je faisais un délit. Je croyais que je parlais
pour éviter qu'il y ait encore plus d'émigrants, pour les droits humains et ceci a
été considéré par une élite hondurienne comme si j'attentais contre le système
de privilège dont ils jouissent. Mais j'utilisais simplement un droit humain: la
liberté de pensée et d'expression et la liberté de conscience. Jamais je n'aurais
cru que pour augmenter le salaire minimum des travailleurs au coût de la vie
au Honduras, ce cela constituerait pour les élites du Honduras un attentat
contre le développement économique.


(à 3h07:30 du début)
… J'ai reçu de manière immédiate 180 protestations du cercle le plus
conservateur du pays contre cette hausse [du salaire minimum] qui donnait
simplement à manger au peuple. Comme Président de cette nation, c'était
pourtant le minimum que je pouvais faire.
J'ai lutté aussi pour les moyens de communication. … J'ai lutté pour le droit à
l'Information pour qu'il y ait moins de manipulation des faits parce que les faits
sont constamment manipulés. Certains adaptent l'information pour manipuler
la pensée qui est la base fondamentale de l'Être Humain.


(à 3h10:00 du début)
Lorsque j'ai pris le pouvoir, il y avait 6 Honduriens sur 10 qui vivaient dans la
pauvreté. Une situation qui existe depuis des décennies, des siècles. En deux
ans nous avons réduit de 10% la pauvreté extrême par des programmes
sociaux. Je ne croyais pas faire un délit! … Ils ont dit: "C'est un populiste, il va
faire comme les communistes, il va ruiner le pays."
Au Honduras il y a beaucoup d'injustices. Des injustices reliées aux inégalités
faites par les lois. … Les pays sont là pour tenter de réduire ces inégalités et
non pour les accentuer. Mais au Honduras la majeure partie des lois sert à
accentuer ces inégalités et sert à les perpétuer. Et ceci, je l'ai dénoncé. Comme
j'ai demandé une loi pour que les patrons des travailleurs domestiques soient
obligés d'inscrire à l'assurance sociale leurs employés afin que ceux-ci aient

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                 26 / 129
Documents existants

accès aux soins de santé, eux et leurs enfants. Eh bien, j'ai eu une confrontation
avec le Congrès…
Aujourd'hui je crois que le peuple hondurien a le droit de participer à sa
démocratie. Pas seulement de pouvoir élire Monsieur ou Madame qui un coup
élu ne travaille que pour leurs intérêts et trahissent ceux qui les ont élus, c'est-
à-dire, le peuple.
Le peuple doit pouvoir se prononcer sur l'économie, sur les conquêtes sociales,
sur le développement…


(à 3h14:45 du début)
La première loi que j'ai demandée lors de mon accession au pouvoir fut la loi
de la participation citoyenne. Et cette loi dit: "Les citoyens-nes de ce pays ont le
droit de demander aux pouvoirs de l'État d'être consulté sur des dossiers
d'intérêt général qui les préoccupent ou qui les affectent. En fonction de cette
loi, j'ai reçu 400 000 demandes de personnes disant consultez nous sur la
possibilité d'une réforme constitutionnelle. Une réforme que je ne vais pas
faire, moi, parce que je ne serai plus au pouvoir lorsqu'elle se fera. Je dois
terminer mon mandat le 27 janvier 2010. Alors suivant cette demande j'ai
demandé que la population soit consultée pour connaître ce que la population
voulait et ceci a été considéré aussi comme un délit. … Cette consultation était
exactement comme un sondage, il n'y avait pas de caractères coercitifs et un
juge a déclaré que cette consultation était illégale. Et c'était en fonction de la
loi. Personne ne peut annuler une loi. Personne ne peut annuler une loi
fondamentale qui garantit un droit citoyen comme cette loi garantissant la
consultation populaire. …

(à 3h18:45 du début)
À cause de cette résolution du juge, je fus capturé, expulsé violemment hors de
mon pays. Le pays est paralysé par les militaires depuis près de 3 jours. Ils ont
mitraillé des autobus avec des gens à l'intérieur. Il y a eu jusqu'à hier 160
blessés, ces arrestations dans la rue, des ministres qui ont été arrêtés et envoyés
en exil.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                 27 / 129
Documents existants

(à 3h18:45 du début)
Les radios ont été fermées, ou diffuse de la musique, les aéroports sont
contrôlés par les militaires, le pays est en état de choc et moi j'ai commis un
crime… Un crime contre l'Humanité… Un crime que tous nous réfutons.
Quand la force brutale l'emporte sur la raison, l'Humanité revient à son état
primitif.


(à 3h22:00 du début)
Dimanche passé, il avait été distribué 15 000 boîtes pour recevoir l'opinion de la
population de façon volontaire. … 37 pays étaient présents au Honduras pour
observer le processus de consultation, en plus de l'OEA. Le congrès s'est réuni
et a déclaré l'OEA persona non grata parce que l'OEA était venue pour
observer le processus de consultation. En soirée ils ont présenté une émission
disant aux gens de ne pas aller à la consultation, qu'il y aurait de la violence…


(à 3h25:30 du début)
Que disait la question sur le bulletin de votation? Elle disait:
« Voulez-vous que soit mise en place une Quatrième Urne aux prochaines
élections ». Ce qui garantissait qu'il y aurait des élections. Une Quatrième
Urne aux élections qui sont pour 1er la présidence, 2e municipal, 3e les députés
et une 4e pour demander sur une question d'intérêt national pour savoir si les
citoyens sont intéressés à une possible Constituante pendant le mandat du
prochain gouvernement parce que cette 4e urne est lors de l'élection. Je ne
serai plus là. Je m'en vais, mais je veux laisser une réforme. Je m'en vais, mais
je veux laisser au peuple une participation avec des droits et en plus les mettre
au pouvoir de leur droit. Le slogan de ma campagne, il y a trois ans et demi,
était: «Pouvoir citoyen». Ou comment le citoyen au pouvoir avec ses droits.
Oui, avec plus d'éducation, plus de soins de santé, plus de programmes
d'alphabétisation afin de donner le pouvoir aux citoyens. Ma première loi
visait ce but. J'ai toujours visé ce but et j'ai toujours été clair que pour corriger
les lacunes de la démocratie et les inégalités de nos lois, il fallait donner
participation plus forte aux citoyens. Lorsqu'il y a une forte participation
citoyenne un peuple conscient de lui-même il peut obtenir un gouvernement
plus juste. … La démocratie c'est le peuple.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                  28 / 129
Documents existants


(à 3h27:40 du début)
Et la question disait: « Voulez-vous que soit mise en place une Quatrième Urne
aux prochaines élections » qui serviraient à consulter le peuple à travers cette
4e urne pour connaître la possibilité que pendant le mandat du prochain
gouvernement se mette en place une Assemblée constituante qui réviserait nos
lois constitutionnelles et qui pourrait ainsi donner plus de participation au
peuple parce qu'au Honduras c'est interdit la participation directe du peuple.
La Constitution l'empêche, elle ne la permet pas. … Et cette question qui
n'obligeait en rien l'État, si le peuple s'était prononcé pour le SI (oui), ç’aurait
été simplement une option donnée au Congrès pour qu'il ait la possibilité
d'installer une 4e urne.


(à 3h30:00 du début)
À 5h15, des cris, des coups,… je me suis levé, en pyjama, j'ouvre la fenêtre et je
vois un bataillon entier, fortement armé, cagoulé, … je me suis dit, qu'est-ce
que c'est que ça? Encore de la barbarie! Les mitraillettes ont commencé à tirer
pour briser la serrure des portes de ma maison. Les intrus ont rapidement
maitrisé mes gardes en les frappant brutalement. Ensuite ils ont commencé à
défoncer les portes des chambres. Ma fille de 21 ans était dans sa chambre, elle
est sortie et a couru en bas et ils sont entrés dans ma chambre avec des armes
lourdes et je tenais un cellulaire dans la main parce que parlais à un journaliste
en onde pour qu'il rapporte ce qui était en train de se passer. Et soudain j'ai eu
huit fusils de pointés sur ma figure. De grosses armes. Des gens tous avec des
passe-montagnes que tu ne vois que les yeux et avec des armes accrochées
partout autour de leur corps, avec d'autres fusils, pistolets, poignards et en joue
un me dit: « lâche ce cellulaire sinon on te descend. Ceci est un ordre militaire.
Lâche le cellulaire. On va te descendre, lâche le cellulaire. » Il y en a un qui m'a
arraché le cellulaire des mains et je leur ai dit : «si on vous a ordonné de me
tuer, eh bien tirez. Je ne peux plus rien faire. Y a pas de problème, si vous avez
reçu l'ordre de m'assassiner allez faites-le. Inutile de me faire souffrir plus,
allez tirez.» Et à ce moment ils m'ont saisi par les bras et mon amenez dans un
avion, 45 minutes plus tard, on me jetait en pyjama sur la piste d'atterrissage au
Costa Rica.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                  29 / 129
Documents existants



Ensuite Manuel Zelaya parle de la dictature des années 80 contre laquelle il
s'est battu. Et aujourd'hui, dit-il, la dictature vient encore une fois de s'installer
au Honduras.


(Le discours se termine sur de très intéressantes considérations philosophiques
et personnelles du Président Zelaya)

(à 3h40:20 du début)
Le Président Zelaya cite Abraham Lincoln dans son discours de Gettysburg de
1863 disant : «que le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple
ne disparaisse pas de la surface de la Terre. »




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                  30 / 129
          Documents existants
    A/63/L.74                                                 Nations Unies A/63/L.74

                Assembléegénéral de tenir l’Assemblée générale informée enlimitée 29 juin de
                4. Prie le Secrétaire générale                      Distr. temps voulu
                l’évolution de la situation dans ce pays.                                2009 Français
                                                                                         Original : espagnol
                    Résolution de l'ONU
                  A/63/L.74
          contre le Coup d'État au Honduras


Soixante-troisième session
Point 20 de l’ordre du jour
La situation en Amérique centrale : progrès accomplis
vers la constitution d’une région de paix, de liberté, de
démocratie et de développement


                Antigua-et-Barbuda, Bolivie (État plurinational de), Cuba, El Salvador,
                Équateur, Guatemala, Honduras, Nicaragua, République dominicaine et                     Document
                Venezuela (République bolivarienne du) : projet de résolution
                                                                                                        accessible sur le
                La situation au Honduras : effondrement de la démocratie
                                                site de l'ONU
                     L’Assemblée générale,      http://www.un.org/ga/search/view_doc.asp?
                Profondément préoccupée par le coup d’État qui a eu lieu en République du Honduras le 28
                juin 2009,
                Profondément préoccupée également par les violences commises à l’encontre du personnel
                diplomatique et des représentants accrédités en République du Honduras, en violation de la
                Convention de Vienne sur les relations diplomatiques de 1961,
          symbol=A/63/L.74&referer=http://www.un.org/webcast/ga.html&Lang=F
                       Rappelant les buts et principes de la Charte des Nations Unies, les règles du
                droit international et les conventions internationales relatives à la paix et la sécurité
                internationale,
                      Extrêmement préoccupée par la rupture de l’ordre constitutionnel et
                démocratique qui a mis en péril la sécurité, la démocratie et l’état de droit et créé
                une situation qui menace la sécurité des citoyens honduriens et étrangers,
                1. Condamne le coup d’État en République du Honduras qui a rompu l’ordre démocratique
                et constitutionnel de ce pays et mis fin à l’exercice légitime du pouvoir en renversant son
                président démocratiquement élu, M. José Manuel Zelaya Rosales,


                2. Exige le rétablissement immédiat et inconditionnel du Gouvernement légitime et
                constitutionnel dirigé par le Président de la République, M. José Manuel Zelaya Rosales, et
                des autres autorités légalement constituées au Honduras,
                3. Décide de ne pas reconnaître d’autre gouvernement que celui dirigé par le Président José
                Manuel Zelaya Rosales,



09-38661 (F) 290609 290609
         Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya
                                          2 09-38661                                                           31 / 129
*0938661*
Documents existants


De nombreux documents de presse écrite et électronique existent et rapportent
ce que ces précédents documents mentionnent.

De nombreuses entrevues du Président constitutionnel du Honduras, Manuel
Zelaya Rosales ont eu lieu. Il a toujours affirmé n'avoir jamais voulu briguer
un second mandat et que ces allégations n'étaient que pure diffamation. Toute
sa démarche et toutes les circonstances confirment ses dires.

Malgré ces documents,

Malgré que ce Coup d'État ait été catégoriquement et unanimement condamné
par tous les organismes mondiaux ainsi que par tous les pays
individuellement,

Malgré les démentis faits par le Président constitutionnel concernant ces
diffamations l'accusant d'avoir voulu briguer un second mandat,

Malgré l'évidence de l'affront à la démocratie commise au Honduras,

Radio-Canada a persisté à miner à répétition la crédibilité et l'intégrité du
Président renversé par le Coup d'État militaire, Manuel Zelaya Rosales et à
donner une légitimité à la dictature Micheletti.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            32 / 129
Chronologie des événements

Chronologie des événements

Le 23 mars 2009, à la suite de la demande de milliers de citoyens, le
gouvernement de Manuel Zelaya émet un décret (PCM 05-2009), afin de faire
une vaste consultation populaire pour savoir si ceux-ci veulent se prononcer
lors de la prochaine élection (novembre 2009) dans une quatrième urne, sur la
création possible d'une Assemblée constituante.
Le décret dévoile la question prévue lors de cette consultation qui doit se tenir
au plus tard, le dernier dimanche de juin.

Les semaines suivantes une levée de boucliers se fait du côté des représentants
de l'oligarchie hondurienne.

Peu importe les menaces, le Président Élu, va de l'avant.

Le 27 juin, 37 pays ainsi que l'OEA7 sont au Honduras pour vérifier la bonne
marche de la consultation.

Le 28 juin, jour prévu de la consultation populaire, à 5h30 du matin, le
Président Élu est brutalement expulsé de son pays, en pyjama par des
militaires lourdement armés et cagoulés.

Le 29 juin, une réunion d'urgence de l'ALBA se fait à Managua.

Rapidement plusieurs autres réunions d'urgence sont convoquées (Groupe de
Rio, UnaSur, Caricom, OEA).

Le 30 juin, l'ONU adopte unanimement la résolution A/63/L.64

Le 30 juin, Manuel Zelaya fait un discours de 52 minutes devant l'Assemblée
générale de l'ONU.

Le 1er juillet, l'OEA demande le rétablissement de Zelaya dans ses fonctions
dans un délai de 72 heures

Le 4 juillet, l'OEA suspend l’adhésion du Honduras à l’organisation.

7
    OEA : Organisation des États américains

    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              33 / 129
Chronologie des événements

Le 5 juillet, Manuel Zelaya tente de revenir au pays par avion, mais les
militaires bloquent l'aéroport de Tegucigalpa l'empêchant d'atterrir. Des
milliers de personnes qui sont venues sur place soutenir le président sont
réprimées. Cette tentative de retour se vit en direct sur les ondes de TeleSur.

Le 7 juillet, Manuel Zelaya est reçu à Washington par Hillary Clinton.

Le 9 juillet, sous la demande de l'OEA et des États-Unis Oscar Arias enclenche
une médiation visant à remettre dans ses fonctions légitimes le Président Élu.

Le 18 juillet, Oscar Arias présente un plan en sept points qui prévoit le
rétablissement de Manuel Zelaya dans ses fonctions de président.

Le 22 juillet, survient un accord, appelé accord de San Jose 8

Le 11 août, la dictature Micheletti réprime violemment des milliers des
personnes qui, comme cela se passe tous les jours dans le pays, manifestaient à
Tegucigalpa et à San Pedro Sula pour demander le retour du Président
constitutionnel, Manuel Zelaya.

Le 21 août, la Commission interaméricaine des Droits de l'Homme (CIDH)
dénonce « l'usage disproportionné de la force » par la Police et l'Armée
honduriennes;

Les 24 et 25 août, une mission de ministres des Affaires étrangères de l’OEA
visite le Honduras. La délégation comprend des représentants de l’Argentine,
du Canada, du Costa Rica, de la Jamaïque, du Mexique, du Panama et de la
République dominicaine ainsi que le secrétaire général de l’OEA, José Miguel
Insulza. Le Ministre d'État des Affaires étrangères du Canada Peter Kent a
participé à cette mission.




8
 Arias presenta Acuerdo de San José que replantea la restitución de Zelaya
http://el-nacional.com/www/site/p_contenido.php?q=nodo/91111/Honduras/Arias-presenta-Acuerdo-de-
San-Jos%C3%A9-que-replantea-la-restituci%C3%B3n-de-Zelaya

HONDURAS : Texto del acuerdo de San José
http://www.tortillaconsal.com/tortilla/node/3933

The San Jose Accord: A Translation and Commentary
http://hondurascoup2009.blogspot.com/2009/07/san-jose-accord-translation-and.html


    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                         34 / 129
Chronologie des événements

Le 31 août, une comédie de campagne électorale en vue des élections générales
du 29 novembre est enclenchée au Honduras.

Le 14 septembre, le représentant du Honduras à Genève, Delmer Urbizo, est
expulsé du Conseil des Droits de l'Homme à l'ONU, après avoir manifesté son
soutien à la dictature.

Le 21 septembre, Manuel Zelaya rentre clandestinement à Tegucigalpa et
s'installe à l'ambassade du Brésil. La dictature impose un couvre-feu, ce qui
n'empêche pas des milliers de personnes de se réunir près de l'ambassade pour
soutenir le président légitime. La répression s'en suit.

Les 7 et 8 octobre, le ministre d'État Kent a participé à une deuxième
délégation de "haut niveau" de l’OEA dépêchée à Tegucigalpa qui n'a donné
aucun résultat.

Le 30 octobre, on annonce en grandes pompes qu'une entente devant
permettre au Président Élu, Zelaya de reprendre sont poste a été signée.

Le 5 novembre, la dictature n'ayant rien cédé, l'impasse persiste et le Président
Élu est toujours soumis à un État de siège à l'Ambassade du Brésil.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              35 / 129
Chronologie de la plainte

1ère note de réprobation
C'est le 24 octobre dernier après avoir lu la nouvelle « Zelaya rejette une
                  9
nouvelle offre » que, par exaspération, j'envoyais la note suivante à Radio-
Canada.


----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : tjmontreal@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ; 24-60@radio-canada.ca ;
Ombudsman de Radio-Canada ; Auditoire Radio-Canada
Cc : francobrousso@hotmail.com ; Jean-michel Leprince
Envoyé : 24 octobre, 2009 05:36
Objet : Désinformation



Incroyable comment Radio Canada persiste à désinformer:
« M. Zelaya organise un référendum controversé qui lui aurait permis de
briguer un nouveau mandat. »

Voici le bulletin de vote devant servir pour la consultation du 28 juin dernier
était celui-ci:
http://img20.imageshack.us/img20/2605/encuestan.jpg

Qui se traduit par:
« Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales de 2009, une 4e
urne soit installée pour permettre au peuple de se prononcer sur la
convocation (création) d’une assemblée nationale constituante ? OUI ou
NON »

La constitution du Honduras est claire. Zelaya ne pouvait et ne voulait se
représenter.
La consultation demandait à la population si elle désirait pouvoir se prononcer,
lors des élections générales de novembre prochain (dans une 4e urne), sur la
création d'une assemblée constituante.


9
 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/10/23/008-
Honduras_Zelaya_rejette.shtml

    Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   36 / 129
Chronologie de la plainte

Il est clair que la création d'une 4e urne n'a pas du tout pour conséquence de
faire en sorte que Manuel Zelaya puisse se représenter à la présidence lors
des élections du 29 novembre prochain.

Je suis outré de constater cette constance dans la désinformation.
Goebbels (ministre nazi) a dit qu'un mensonge répété plusieurs fois se
transformait peu à peu en vérité dans l'esprit des gens.
Radio Canada emploie cette technique.

De plus, on titre: «Zelaya rejette une nouvelle offre»
Étrange qu'on n’ait pas titré toutes les offres que le dictateur Micheletti a
refusées!

Radio Canada me fait gerber.
Et il fait faire du tourisme à Jean-Michel Leprince.

Que se passe-t-il avec vous, Monsieur Alain Saulnier?
Vous a-t-on acheté?
Où est votre éthique journalistique?
La direction vous a-t-elle changé à ce point?

Serge Charbonneau
Québec
-------------------------------------------

Oui, j'étais «outré», c'est le moins que l'on puisse dire.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                37 / 129
Chronologie de la plainte

1ère réaction de Mme Julie Miville-Dechêne (Ombudsman)

Dès le lendemain Mme Miville-Dechêne m'informait qu'elle faisait parvenir
mon message au directeur général de l'Information, Monsieur Alain Saulnier.


----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 25 octobre, 2009 15:58
Objet : Rép. : Désinformation

Monsieur,

J'ai bien lu votre plainte. Je la transmets au directeur général Alain Saulnier
afin qu'il puisse en prendre connaissance et vous répondre.

Si vous n'êtes pas satisfait de la réponse obtenue, vous pouvez vous adresser
 de nouveau à moi. Le bureau de l'ombudsman est une instance d'appel
indépendante.

Salutations

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français
Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/Ombudsman

--------------------------------------------------------

« Le bureau de l'ombudsman est une instance d'appel indépendante. »
C'est sans doute bon de bien le noter.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               38 / 129
Chronologie de la plainte

Réaction de Monsieur Pierre Champoux

Ce n'est pas Monsieur Saulnier qui m'a répondu, mais plutôt, Monsieur Pierre
Champoux, le Directeur de l'information, Internet et Services numériques.

(Certains passages ont été mis en caractères gras pour ce document)

----- Message d'origine -----
De : Pierre Champoux
À : veliserdi@hotmail.com
Cc : Ombudsman de Radio-Canada
Envoyé : 28 octobre, 2009 12:09
Objet : Votre plainte



Bonjour M. Charbonneau,

J'aimerais tout d'abord vous remercier d'avoir pris le temps de nous écrire. Vos
commentaires sont importants et nous nous faisons un devoir de les lire et d'y
donner le suivi approprié.

Votre plainte concerne un encadré figurant au bas de notre texte du 23 octobre
dernier (http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/10/23/008-
Honduras_Zelaya_rejette.shtml). Vous nous faites remarquer que M.Zelaya
n'avait pas, contrairement à ce que nous écrivons, l'intention de briguer un
nouveau mandat à la présidence du Honduras.

Après vérification, j'en viens à la conclusion que l'information présentée
dans notre encadré n'est pas tout à fait exacte. Nous apporterons donc les
correctifs appropriés.

Cela dit, je vous prierais de ne pas tirer des conclusions aussi hâtives
qu'exagérées quant au "complot" que vous semblez détecter au vu de cet
article. Il a été rédigé en toute bonne foi par des journalistes sérieux qui
tâchent, jour après jour, d'offrir l'information la plus complète et la plus
équilibrée qui soit. La diversité qui caractérise notre équipe, tant au chapitre
des origines que des opinions, tend à nous prémunir, osé-je, croire contre toute
tentative de détournement d'information au profit de quelque parti que ce soit.
Je suis, M.Charbonneau, très fier du travail réalisé par mon équipe.

Nous espérons avoir réussi à vous convaincre de notre bonne foi. Si tel n'est
pas le cas, vous pouvez en faire part à nouveau à l'ombudsman des Services

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             39 / 129
Chronologie de la plainte

français de Nous espérons avoir réussi à vous convaincre de notre bonne foi. Si
tel n'est pas le cas, vous pouvez en faire part à nouveau à l'ombudsman des
Services français de Radio-Canada, Mme Julie Miville-Dechêne, qui décidera
de la marche à suivre. Elle relève directement du président-directeur général et
possède le pouvoir de faire des enquêtes au nom des téléspectateurs. Vous
pouvez la joindre en tout temps à l'adresse électronique ombudsman@radio-
canada.ca .

Au plaisir,

Pierre Champoux
Directeur de l'Information, des Régions et des Archives numériques
Internet et Services numériques, Radio-Canada

-----------------------------------------------------------

Monsieur Champoux avouait ainsi la faute de Radio-Canada:
«Après vérification, j'en viens à la conclusion que l'information
présentée dans notre encadré n'est pas tout à fait exacte.»


C'est bien de m'avouer cette faute, mais cet aveu à moi, en courrier personnel et
portant sur un seul texte de Radio-Canada, ne reflète nullement l'ampleur de la
désinformation.

Cette désinformation a cours depuis quatre mois.
Ce n'est pas une faute anodine.
De plus, tout journaliste sérieux ayant pour mandat l'information
internationale était sûrement conscient de cette désinformation (à moins d'être
très mal renseigné, malhonnête ou carrément imbécile).

L'aveu de Monsieur Champoux était bien sûr bienvenu, par contre son
allusion à la fameuse théorie des complots était une insulte incroyable.

Cette information a été répétitive depuis quatre mois.
Moi et plusieurs autres, l'avons plusieurs fois dénoncée.
De minimiser la faute en disant que son équipe était d'une qualité
irréprochable tout en m'accusant d'être un «complotiste», appelait une réponse.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             40 / 129
Chronologie de la plainte

Réponse à Monsieur Champoux concernant ses allusions au
"complot".

----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Pierre Champoux
Cc : Ombudsman de Radio-Canada
Envoyé : 29 octobre, 2009 09:56
Objet : Re: Votre plainte

Monsieur Champoux,


Je n'ai jamais fait allusion à un quelconque complot.

Je vous prierais de mettre de côté vos théories du "complot".
Vous dites:
"je vous prierais de ne pas tirer des conclusions aussi hâtives qu'exagérées quant au
"complot" que vous semblez détecter au vu de cet article."


Je ne détecte aucun complot, cependant, j'accuse Radio Canada de coloration
idéologique.
Ce n'est pas du tout du "complot".

Si vous voulez des précisions sur la coloration idéologique, je peux vous
dresser un dossier étoffé.

(Je vous invite à lire mon article du 14 juillet dernier "L’information et
l’idéologie"
http://www.legrandsoir.info/L-information-et-l-ideologie.html
J'y parle de Radio Canada)

Ma plainte n'arrive pas comme un cheveu sur la soupe.
Depuis 4 mois, je dénonce cette désinformation constante.

À maintes reprises j'ai publié la copie du bulletin devant servir à la
consultation du 28 juin dernier au Honduras. Ce bulletin est accessible à tous
vos journalistes.
J'ai aussi expliqué, maintes fois, ce qu'est la 4e urne.

Le Président Zelaya devant l'Assemblée générale de l'ONU l'a aussi clairement
expliqué. Où donc était Radio Canada?

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                    41 / 129
Chronologie de la plainte

Personne à Managua le 29 juin pour la réunion urgente de l'ALBA, personne à
l'ONU le lendemain, personne à la réunion de l'OEA, personne à la réunion de
l'UNASUR, personne à la réunion du groupe de Rio.

Le 29 juin sur le site de Radio Canada je disais:
" Zelaya voulait consulter la population par référendum hier, dimanche le 28
juin 2009.
Il voulait savoir si la population voulait la création d'une assemblée
constituante OUI ou NON."

Le 3 juillet, sur le site de Radio Canada j'écrivais:
« La question exacte est:
¿Está de acuerdo que en las elecciones generales de 2009 se instale una cuarta
urna en la cual el pueblo decida la convocatoria a una asamblea nacional
constituyente? = Sí…….ó………..No.
Ceci ne contrevient en rien à la fameuse constitution.
Il s'agit d'une consultation pour savoir si la population veut se prononcer sur
ce point, dans une 4e urne, lors des prochaines élections.

Si une constitution interdit radicalement de connaître l'opinion de la
population, cette constitution au niveau démocratique a un sérieux problème.
La consultation parlait d'une 4e Urne lors de la prochaine élection.
Si les gens disaient oui à la consultation de dimanche dernier, ils pourraient
alors voter dans une 4e urne pour savoir s'ils veulent la formation d'une
Assemblée Constituante en plus de voter pour le Président, les députés et les
élus municipaux, ce qui correspond aux 3 autres urnes.

La consultation prévue dimanche dernier était pour savoir si la population
voulait ajouter une 4e urne lors des prochaines élections. Voilà.
Il faut bien comprendre les choses.
De dire que Zelaya voulait faire un référendum pour prolonger
son mandat est de la désinformation. »

Ceci a été écrit sur le site de Radio-Canada le 3 juillet. Radio Canada
commençait alors à désinformer systématiquement.
Pendant 4 mois Radio Canada n'a cessé de mettre dans pratiquement toutes
ces nouvelles cette mention mensongère disant que Manuel Zelaya
manigançait (qui parle de complot?) pour prolonger son mandat.
DÉSINFORMATION GROSSIÈRE ET MANIPULATION DE L'OPINION.


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             42 / 129
Chronologie de la plainte

Je ne reproche pas Radio Canada de "comploter" cher ami, je l'accuse de
manipuler l'opinion publique. Vous êtes sans doute capable de saisir ce
qu'est la manipulation de l'opinion publique, n'est-ce pas?

Le 1er juillet, j'écrivais sur le site de Radio Canada:
« Aucun journaliste de Radio Canada n’est en Amérique Centrale. Mme
Lamarche nous décrit la situation de sa chambre d’hôtel de Rio. M.
Leprince quant à lui suit les développements depuis son bureau à
Montréal. Les coupures budgétaires à Radio Canada sont d’une efficacité
totale sur la qualité (sic) de l’information.
Un gouvernement qui parvient au pouvoir par les armes en expulsant un
président élu est une dictature.
Des dirigeants qui empêchent la consultation publique font de la dictature.
Un régime qui impose un couvre-feu et contrôle la population à la pointe
des mitraillettes est une dictature.
Je vous invite à écouter la résolution de l’ONU ainsi que le long discours
du président du Honduras Manuel Zelaya.
Radio Canada aurait dû transmettre en direct ce discours avec
traduction simultanée.
Notre service de l’information nous masque l’information.
M. Zelaya a fait un discours de plus d’une heure devant l’assemblée
générale de l’ONU. Le résumé Radio Canadien fut qu’il a décrit avec
émotion son expulsion.
De résumer ainsi un discours qui fait état de sa gouverne, de ses
réalisations, des contraintes et des embûches rencontrées ainsi que son
exposé sur la situation mondiale de la démocratie, c’est honteux.
Je vous invite à l’écouter.
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?27505 »

Le 3 juillet j'envoyais une lettre ouverte à Radio Canada (fouillez un
peu, je crois que l'ombudsman la reçue).
http://www.vigile.net/Lettre-ouverte-a-Radio-Canada




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                        43 / 129
Chronologie de la plainte

Le 17 juillet j'écrivais:
"Honduras : L’idéologie au service du Putsch"
Article que je vous conseille de lire pour vous aérer l'esprit et cesser de voir du
complot où il y a de la coloration idéologique.
http://www.legrandsoir.info/Honduras-L-ideologie-au-service-du-Putsch.html

Je trouve insultant de me faire dire que je semble détecter un "complot".
Prenez-vous l'auditoire de Radio Canada comme étant des imbéciles ?
Me prenez-vous pour un imbécile ?

Cela dit Monsieur Champoux, mes conclusions sont bien loin d'être hâtives.
Laissez-moi quelques jours avec vos archives et je démontrerai devant un
tribunal d'éthique journalistique les dérives de votre institution.
Il ne faut tout de même pas jouer les innocents, monsieur, vous devez être
aussi compétent en journalisme que moi.
On peut avoir une "ligne éditoriale", disons que c'est une dérive "tolérée" en
journalisme, mais lorsque la nouvelle perd totalement son objectivité et nous
transmet une fausse réalité, là ce n'est plus de la ligne éditoriale, c'est de la
désinformation, cher ami.

Vous défendez bec et ongles votre paroisse. C'est tout naturel et vous n'êtes
pas le premier.
Je vous laisse donc avec votre conscience, monsieur Champoux.
Je me dis que vous avez sûrement la capacité à saisir la coloration idéologique.

Revoyez vos reportages et soyez aussi honnête que vous êtes compétent (je
vous considère très compétent).
 Je sais bien que vous n'avouerez jamais votre dérive, ce n'est rien de
surprenant. Par contre, je sais très bien que vous voyez de quoi je parle.

J'espère qu'au niveau interne vous saurez corriger cette dérive idéologique.
Je ne suis pas en lutte contre Radio Canada (relisez ma lettre ouverte), mais j'ai
horreur du travail journalistique mal fait ou biaisé.
J'ai toujours eu confiance dans le professionnalisme de Radio Canada (pour
qui j'ai œuvré pendant près de deux décennies 78-97).

Salutations,

Serge Charbonneau
Québec, 418-623-1928

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               44 / 129
Chronologie de la plainte

La réponse précédente a été envoyée en Copie Conforme à Mme Miville-
Dechêne, le jeudi 29 octobre.

L'incident était, pour moi, disons, clos.
Je ne m'attendais pas à recevoir aucune réponse de Monsieur Champoux, ni de
Mme Miville-Dechêne.

----------------------------------------
Second message de protestation à Radio-Canada

Vendredi 30 octobre.
Une semaine exactement après avoir fustigé Radio-Canada pour sa
désinformation, Radio-Canada récidive de plus belle.

Cette fois, c'est Ginette Lamarche qui lors d'une converse, persiste à accuser le
Président constitutionnel du Honduras, Manuel Zelaya, d'avoir voulu
prolonger son mandat.

J'envoie donc au second message de protestation et de dénonciation concernant
cette désinformation sans précédent.

----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Ombudsman de Radio-Canada
Cc : jean-michel_leprince@radio-canada.ca ; auditoire@radio-canada.ca ; Ombudsman de
Radio-Canada ; 24-60@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ; tjmontreal@radio-
canada.ca ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ; zonetele@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-
CANADA.CA ; genevieve_guay@radio-canada.ca ; Georges.Amar@RADIO-CANADA.CA ;
Amarg@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; G_Fillion@Radio-Canada.CA ;
payerg@quebec.radio-canada.ca ; Jean-Francois.Lepine@RADIO-CANADA.CA ;
Lepinej@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; leprinjm@Montreal.RADIO-CANADA.CA ;
flingflang@hotmail.com ; leo_kalinda@radio-canada.ca ; nouveaux_medias@radio-canada.ca ;
Sylvain.Desjardins@RADIO-CANADA.CA ; Yanick.Rose@RADIO-CANADA.CA
Envoyé : 30 octobre, 2009 09:34
Objet : Poursuite        de la désinformation à Radio Canada

Bonjour,

Ce message s'adresse à Radio Canada
et est en Copie Conforme à plus de deux cents personnes s'intéressant à
l'information.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   45 / 129
Chronologie de la plainte

Ce matin (30 octobre 2009) au bulletin de 8h00 à la radio de Radio Canada,
dans une converse avec l'animatrice de l'émission, Mme Lamarche,
correspondante en poste à Rio, persiste à désinformer en accusant Manuel
Zelaya d'avoir voulu modifier la constitution dans le but de se maintenir au
pouvoir.

Radio Canada persiste à désinformer.
C'est honteux. Mme Lamarche devrait mettre son idéologie au rancart et faire
du journalisme plus éthique et plus professionnel.

Autre détail, le qualificatif de président "déchu" a été utilisé des milliers de
fois depuis le 28 juin.
Bien que ce qualificatif soit "justifiable" au niveau de sa définition propre, il
n'en demeure pas moins que la déchéance est perçue comme étant une
dégradation, bref un état amoindri et pire, "mérité".

Le "déchu" a été maintenu avec une constance incroyable.
Encore aujourd'hui maintenant que le président élu, légitime, légal et
constitutionnel du Honduras va être remis dans ses fonctions, Mme Lamarche
persiste à lui accoler le qualificatif dégradant de "déchu".

Radio Canada fait sciemment de la manipulation de l'opinion.
On peut jouer sur les mots, mais de qualifier constamment Monsieur Zelaya de
président "déchu" est flagrant.
On aurait pu le décrire bien souvent comment étant le président ÉLU
ou encore comme étant le président CONSTITUTIONNEL
ou encore comme étant le président LÉGITIME
ou encore comme étant le président LÉGAL.
Tous ces qualificatifs conviennent parfaitement pour décrire Manuel Zelaya,
le président ÉLU, LÉGITIME, CONSTITUTIONNEL et LÉGAL du Honduras.

Manuel Zelaya a été déchu illégalement par les armes, lors d'un Coup d'État
militaire le 28 juin dernier.
La dictature l'ayant renversé n'a jamais été appelée par son nom:
"DICTATURE" par Radio Canada.
Il est évident que Radio Canada DÉSINFORME et colore sciemment son
information afin de manipuler l'opinion publique.
Qu'est-ce que veut dire ce genre de dérive?
Où est le professionnalisme de Radio Canada?


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               46 / 129
Chronologie de la plainte

Le Coup d'État au Honduras
Le but du Coup d'État était d'empêcher Manuel Zelaya d'enclencher un
processus pouvant mener à une Constitution offrant une démocratie
participative.
L'oligarchie habituée depuis des siècles à contrôler sans entrave le pays y a vu
une menace suffisante pour renverser le gouvernement légitime et
constitutionnel.

Dès le lendemain du Coup d'État, une campagne de désinformation sans
précédent a été alors mise en place. Une campagne disant que Zelaya voulait
modifier la constitution pour se maintenir au pouvoir. Ce qui est totalement
faux.

Zelaya voulait donner plus de poids à la volonté populaire.
Zelaya voulait donner les outils de la démocratie à ses citoyens afin que ceux-ci
puissent enfin mieux contrôler leur destinée.

Samedi dernier, je portais plainte à Radio Canada
concernant la désinformation qu'elle fait depuis QUATRE mois en ce qui a trait
à la cause du Coup d'État au Honduras.

Radio Canada, dans un encadré, sur un article concernant le Honduras, disait:
 " Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin dernier sur ordre de la Cour
suprême du pays. Le plus haut tribunal hondurien et l'armée s'opposaient à ce que M.
Zelaya organise un référendum controversé qui lui aurait permis de briguer un
nouveau mandat. Ils jugeaient cette consultation illégale. "10
Cette désinformation d'une constance incroyable m'a donc exaspéré au point
de porter plainte. J'ai alors envoyé une lettre de protestation à la direction, à
l'Ombudsman, ainsi qu'à toutes les émissions touchant l'information (même
l'Infoman).

Merci,

Serge Charbonneau
Québec,
veliserdi@hotmail.com
418-623-1928

 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/10/23/008-
10


Honduras_Zelaya_rejette.shtml

     Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              47 / 129
Chronologie de la plainte

Un article de dénonciation

Vendredi le 30 octobre, une fois de plus Radio-Canada persiste à dénigrer
Manuel Zelaya. Cette fois c'est François Brousseau qui reprend le flambeau de
la calomnie envers le Président ÉLU et légal du Honduras, Manuel Zelaya.

Je décide alors d'écrire un article pour dénoncer ce dénigrement incessant.

L'article (en annexe) a été publié sur plusieurs sites, entre autres sur Vigile et
Le Grand Soir (Belgique).

J'envoie aussi l'article à ma liste d'envoi concernant le dossier de la
désinformation ainsi qu'à toutes mes adresses radio-canadiennes, sans oublier,
l'Ombudsman.

----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : veliserdi@hotmail.com ; Ombudsman de Radio-Canada
Envoyé : 31 octobre, 2009 14:56
Objet : POUR VOTRE INFORMATION « Radio Canada               CONTRE Manuel
Zelaya » Et info complémentaire en fichier attaché

Bonjour,

Voici un article envoyé à quelques sites pour publication.
Je vous l'envoie aussi personnellement pour éviter qu'il passe inaperçu.

Cet article se termine ainsi:

« Après avoir bien étudié le dossier que je vous expose, je vous invite, si
vous jugez que cette cause en vaut la peine, à m'écrire pour me dire si
vous considérez qu'une pétition devrait être lancée afin de dénoncer
Radio Canada pour désinformation et manipulation idéologique. »

Merci,

Serge Charbonneau

---------------------------------------------------------




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                 48 / 129
Chronologie de la plainte



L'Ombudsman constate mon insatisfaction

Lundi le 2 novembre 2009, suite à ma seconde plainte et suite à mon article,
Mme Miville-Dechêne m'écrivait:

----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 2 novembre, 2009 11:10
Objet : Ré. : POUR VOTRE INFORMATION        * Radio Canada CONTRE Manuel
Zelaya * Et info complémentaire en fichier attaché

Monsieur,

Je constate que vous n'êtes pas satisfait de la réponse de Monsieur Champoux.
Toutefois, dans vos plus récents courriels, vous faites référence à d'autres
reportages que vous critiquez. Donc, pouvez vous me renvoyez un courriel
détaillant le ou les reportages radio et télé qui vous semblent ne pas
correspondre aux normes journalistiques. Dans un premier temps, je
demanderai à la direction de vous répondre. Et si cette réponse ne vous
satisfait pas, j'entamerai une révision de l'ensemble du dossier. L'ombudsman
est une instance d'appel.

Merci de votre collaboration

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français
Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/Ombudsman




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            49 / 129
Chronologie de la plainte

Précision de ma plainte à l'Ombudsman
J'envoie donc ce message de précision à Mme Miville-Dechêne tout en le
faisant suivre aux personnes intéressées par ce dossier.

----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Ombudsman de Radio-Canada
Cc : jean-michel_leprince@radio-canada.ca ; auditoire@radio-canada.ca ; Ombudsman de
Radio-Canada ; 24-60@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ; tjmontreal@radio-
canada.ca ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ; zonetele@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-
CANADA.CA ; genevieve_guay@radio-canada.ca ; Georges.Amar@RADIO-CANADA.CA ;
Amarg@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; G_Fillion@Radio-Canada.CA ;
payerg@quebec.radio-canada.ca ; Jean-Francois.Lepine@RADIO-CANADA.CA ;
Lepinej@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; leprinjm@Montreal.RADIO-CANADA.CA ;
flingflang@hotmail.com ; leo_kalinda@radio-canada.ca ; nouveaux_medias@radio-canada.ca ;
Sylvain.Desjardins@RADIO-CANADA.CA ; Yanick.Rose@RADIO-CANADA.CA
Envoyé : 2 novembre, 2009 16:35
Objet : Réponse à Mme Julie Miville-Dechêne et précision sur ma plainte
concernant la DÉSINFORMATION à Radio Canada

Bonjour Mme Julie Miville-Dechêne,

Votre constat est exact.
Je ne suis pas du tout satisfait de la réponse de Monsieur Pierre Champoux.

De plus, j'ai trouvé franchement insultante cette allusion facile m'accusant de
voir du "complot" partout.
Les théories du "complot" font rage et je trouve totalement déplacé d'utiliser
cette "mode" pour ridiculiser une plainte concernant la désinformation et la
coloration idéologique.

Pour votre enquête, attardons-nous à un seul point.

Manuel Zelaya a-t-il posé un acte lui permettant d'obtenir un
second mandat aux élections de novembre prochain?
La désinformation concerne ce point précis.

Dans pratiquement toutes les nouvelles de Radio Canada, depuis quatre mois,
autant dans l'écrit que dans le reportage radio ou télé, on a répété que Manuel
Zelaya manœuvrait pour briguer illégalement un second mandat.

Ceci est un grossier mensonge.
Ceci s'appelle de la désinformation.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   50 / 129
Chronologie de la plainte

Des exemples:
Dans la nouvelle du 23 octobre 2009
« Zelaya rejette une nouvelle offre »

Un encadré mentionne: " Manuel Zelaya a été chassé du pouvoir le 28 juin
dernier sur ordre de la Cour suprême du pays. Le plus haut tribunal hondurien
et l'armée s'opposaient à ce que M. Zelaya organise un référendum controversé
qui lui aurait permis de briguer un nouveau mandat. Ils jugeaient cette
                           11
consultation illégale. "
Ceci est un grossier mensonge concernant les intentions du Président
constitutionnel du Honduras.

Ce mensonge publié le 23 octobre dernier après quatre mois de dictature, a été
ajouté à pratiquement tous les articles publiés et diffusés par Radio Canada
depuis le Coup d'État militaire du 28 juin dernier au Honduras.



Le 28 juin dernier Radio Canada publiait:
C'est la Cour suprême du pays qui aurait ordonné de déposer le président
Zelaya pour l'empêcher d'organiser, dimanche, un référendum controversé qui
                                                         12
lui aurait permis de briguer un nouveau mandat.               Un mensonge.

Le 21 juillet Radio Canada écrit:
Manuel Zelaya a été destitué lors d'un coup d'État, le 28 juin dernier. Les
militaires l'ont arrêté pour empêcher la tenue d'un référendum sur la
Constitution, qui aurait permis au président du pays de briguer un mandat
                  13
supplémentaire.        Un mensonge.




11
 http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/10/23/008-
Honduras_Zelaya_rejette.shtml

12
  http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/06/28/003-Honduras-
president.shtml

13
  http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/07/19/007-honduras-echec-
negociations.shtml?ref=rss


     Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   51 / 129
Chronologie de la plainte

Le 22 septembre Radio Canada écrit:
…la volonté du président d'aller de l'avant avec une réforme constitutionnelle
qui aurait permis à un président en exercice de briguer un second mandat. Une
consultation populaire prévue à cet effet, jugée illégale par la Cour suprême,
devait avoir lieu le 28 juin. Une telle réforme constitutionnelle aurait permis
au président Zelaya de briguer un deuxième mandat le 29 novembre
                                            14
prochain. Il niait en avoir l'intention.

Le 23 septembre:
"Manuel Zelaya a été renversé le 28 juin alors qu'il préparait une consultation
populaire qui lui aurait permis de modifier la Constitution de sorte à pouvoir
                                                                                         15
briguer un second mandat lors de l'élection présidentielle du 29 novembre."
Un mensonge.

On pourrait ajouter encore plusieurs pages.
C'est sans compter les converses en studio et les reportages audio de Mme
Lamarche.
Cette désinformation a été systématique et consciente.
Bien sûr, la locomotive internationale AFP poussait cette désinformation,
mais le professionnalisme de Radio Canada aurait dû faire en
sorte d'éviter d'induire ainsi en erreur son auditoire canadien.

Donc ma plainte est précisément sur cette désinformation que Radio Canada
a présentée aux Canadiens pendant quatre longs mois.
Une désinformation visant à entacher la réputation du Président légitime et
constitutionnel du Honduras. Un Président pourtant appuyé par 192 pays à
l'ONU.

Merci,

Serge Charbonneau
Québec
veliserdi@hotmail.com
419-623-1928

14
  http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/09/21/007-zelaya-retour-
honduras.shtml

15
  http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/09/23/005-Honduras-possible-
dialogue.shtml

     Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                       52 / 129
Chronologie de la plainte

L'ombudsman fait fi de mes précisions

Après avoir apporté les précisions demandées concernant ma plainte, Mme
Julie Miville-Dechêne me répond en ne disant mot de mes explications
pourtant détaillées.

----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 3 novembre, 2009 13:06
                           Miville-Dechêne et précision sur ma plainte
Objet : Ré. : Réponse à Mme Julie
concernant la DÉSINFORMATION à Radio Canada

Monsieur,

Je n'ai pas l'habitude que les plaignants envoient leurs échanges avec moi à 200
(?) personnes différentes. Pourrions-nous avoir une discussion à deux. Vous
serez bien sûr libre d'envoyer ma révision du dossier à qui vous le souhaitez.
J'attends votre réponse.

Salutations

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français, Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/apropos/ombudsman/
Tél. : 514-597-4757 - sans frais : 1 877 846-4737




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            53 / 129
Chronologie de la plainte

Détournement de plainte

J'ai trouvé la réponse de Mme Miville-Dechêne hors de propos.

En quoi devons-nous avoir des communications privées pour que Madame
Miville-Dechêne puisse effectuée une enquête interne à Radio-Canada?

Quelles sont donc les informations supplémentaires que je pourrais lui fournir?
Ma plainte a été faite, et clairement faite.
Madame Miville-Dechêne a tout en main pour effectuer son boulot.

Il n'y a plus de communication à y avoir avec moi.

L'idée de confidentialité des communications m'apparaît clairement comme
étant une stratégie pour se défiler devant cette cause qui, comme l'avouait
Monsieur Champoux, n'est rien d'autres que la confirmation de la culpabilité
du service de l'Information de Radio-Canada.


Je suis donc   indigné devant se défilement.
----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Ombudsman de Radio-Canada
Cc : jean-michel_leprince@radio-canada.ca ; auditoire@radio-canada.ca ; Ombudsman de
Radio-Canada ; 24-60@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ; tjmontreal@radio-
canada.ca ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ; zonetele@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-
CANADA.CA ; genevieve_guay@radio-canada.ca ; Georges.Amar@RADIO-CANADA.CA ;
Amarg@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; G_Fillion@Radio-Canada.CA ;
payerg@quebec.radio-canada.ca ; Jean-Francois.Lepine@RADIO-CANADA.CA ;
Lepinej@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; leprinjm@Montreal.RADIO-CANADA.CA ;
flingflang@hotmail.com ; leo_kalinda@radio-canada.ca ; nouveaux_medias@radio-canada.ca ;
Sylvain.Desjardins@RADIO-CANADA.CA ; Yanick.Rose@RADIO-CANADA.CA
Envoyé : 3 novembre, 2009 14:06
Objet : Pourrions-nous avoir une discussion à deux ? C'EST HORS DE
QUESTION !

Vous êtes un service public d'intérêt public et je ne tolère aucune hypocrisie.

Je n'ai absolument rien à cacher et il est hors de question pour moi de négocier
sous la table.
J'accuse Radio Canada de désinformation systématique dans le dossier du
Honduras afin d'altérer la crédibilité du président constitutionnel du
Honduras, Monsieur Manuel Zelaya.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   54 / 129
Chronologie de la plainte

Radio Canada doit faire face aux conséquences de ses actes.

Plusieurs de mes courriels sont restés sans réponse.
Plusieurs fois, depuis quatre mois, j'ai écrit à Radio Canada pour qu'il cesse
cette désinformation et pour que Radio Canada soit à la hauteur de son
professionnalisme.
Relisez ma lettre ouverte.
http://www.vigile.net/Lettre-ouverte-a-Radio-Canada

Je disais: "J’apprécierais que Radio Canada redevienne un chef de file dans
la qualité de l’information."

Le 9 octobre dernier, j'écrivais à Jean-Michel Leprince (qui jadis me
répondait).
----- Message d'origine -----
De : Véliserdi
À : Jean-michel Leprince
Envoyé : 9 octobre, 2009 04:09
Objet : Honduras

Où êtes-vous, Monsieur Leprince ?
J'ai un correspondant qui vit au Honduras qui aimerait vous rencontrer.

Serge Charbonneau
Québec
418-623-1928
veliserdi@hotmail.com

--------------------------------------




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              55 / 129
Chronologie de la plainte

Voilà ce que j'écrivais à Jean-Michel Leprince le 17 octobre dernier:

----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Jean-michel Leprince
Envoyé : 17 octobre, 2009 02:58
Objet : Que pensez-vous de...

Bonjour M. Leprince,

Que pensez-vous de cette phrase constamment répétée: «un référendum
controversé qui lui (Zelaya) aurait permis de briguer un nouveau
mandat.» ?
Pourquoi vous désintéressez-vous du Honduras?
 J'ai un contact québécois vivant au Honduras depuis Mitch qui aimerait vous
rencontrer.

Serge Charbonneau
Québec
veliserdi@hotmail.com
418-623-1928
 -----------------------------------------
Le 29 août je lui écrivais:
De : Serge Charbonneau
Date : 29 août, 2009 08:37
À : Jean-michel Leprince
Objet : De Serge Charbonneau



Bonjour Monsieur Leprince,

Une simple question: Comment expliquer l'absence TOTALE de couverture
de Radio Canada concernant le sommet de Bariloche ?

Un sommet retransmis en direct. Des négociations retransmises dans le
moindre détail, une totale transparence dans les négociations et pas un
reportage à Radio Canada.
Comment vous sentez-vous dans cette boite qui délaisse
l'information véritable?
  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             56 / 129
Chronologie de la plainte

(Ces messages ont été envoyés en double. À cette adresse qui a toujours
fonctionné et qui m'a permis de recevoir plusieurs réponses ainsi que via le site
Web (page des journalistes))

Je ne suis pas en lutte contre Radio Canada,
je suis en lutte contre la désinformation flagrante qui a été faite.

Je suis en lutte contre la médiocrité de l'information dans certains dossiers
comme celui du Honduras et contre l'aiguillage d'opinion flagrant dans
d'autres dossiers comme celui de l'Iran par exemple.
(Vous en tant que journaliste, comment trouvez-vous l'utilisation de Neda pour
parvenir à aiguiller l'opinion?
Combien de fois, j'ai retiré au montage des images trop percutantes au niveau
émotif!
Neda qui ne manifestait même pas. Neda qu'on ne saura jamais avec
assurance d'où provenait la balle qui lui a fait sortir le sang de la bouche?
Et toutes ces Neda, mortes en Afghanistan, en Irak, à Gaza, qu'on ne verra
jamais. Il y en a pourtant des centaines de milles Neda.
En tant que journaliste, vous savez de quoi je parle. Tous les journalistes
savent de quoi je parle et connaissent la force d'une image. Ce n'est pas pour
rien qu'aujourd'hui nous avons du journalisme "embedded".)

Alors, il est hors de question que cette enquête se fasse sous la
couverture pour épargner la condamnation populaire d'un délit
flagrant.

Vous dites défendre la population (en tant qu'Ombudsman) alors j'attends
de vous (et je ne suis pas le seul) à ce que vous me défendiez et que vous
jugiez avec toute votre compétence de journaliste "IMPARTIALE" cette cause
que je vous soumets.

Madame, il faut savoir être intègre.
Radio Canada est en bonne partie payée par nos impôts et en tant que citoyens
canadiens, il est tout à fait légitime d'exiger une information objective.

Qu'avez-vous à cacher?

Serge Charbonneau
Québec

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             57 / 129
Chronologie de la plainte

Mon indignation est considérée comme de l'impolitesse

Bien sûr, mon propos était ferme.
Ferme et franc. Je n'ai rien à cacher et je n'admets absolument pas que nos
courriels doivent être privés.

Madame Miville-Dechêne qui persiste dans le défilement me répond donc:

----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 3 novembre, 2009 14:23
Objet : Ré. : Pourrions-nous avoir une   discussion à deux ? C'EST HORS DE
QUESTION !

Monsieur,

Si vous voulez que je révise ce dossier, il va falloir que nous ayons des
échanges polis, civilisés. Mes révisions sont des documents publics, donc tous
y ont accès, mais votre façon de faire me mets mal à l'aise.

Je vous rappelle que je suis indépendante de Radio-Canada, et que j'évalue si
l'information diffusée est conforme aux Normes et pratiques journalistiques. Je
n'ai aucune obligation d'effectuer une révision.
Cette décision m'appartient entièrement.

Si vous n'avez aucun respect pour ce processus, il est inutile d'aller plus loin.
Salutations

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français, Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/apropos/ombudsman/
Tél. : 514-597-4757 - sans frais : 1 877 846-4737




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                58 / 129
Chronologie de la plainte

Politesse et respect

Madame Miville-Dechêne m'accuse d'être impoli.
Elle me rappelle, une fois de plus son "indépendance".
Et elle m'accuse de ne pas avoir de respect pour ce processus d'analyse de
l'Ombudsman.

Je me fais accuser de bien des choses et pendant ce temps la plainte concernant
la désinformation se relègue peu à peu, mais de façon efficace, en deuxième
plan.

Ma plainte contre la désinformation se transforme en une plainte de
l'Ombudsman contre moi!
Pourquoi donc ?

De : Serge Charbonneau
Date : 3 novembre, 2009 14:53
À : Ombudsma@RADIO-CANADA.CA
Cc : jean-michel_leprince@radio-canada.ca ; auditoire@radio-canada.ca ; Ombudsma@RADIO-CANADA.CA ; 24-
60@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ; tjmontreal@radio-canada.ca ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ;
zonetele@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-CANADA.CA ; genevieve_guay@radio-canada.ca ;
Georges.Amar@RADIO-CANADA.CA ; Georges Amar ; G_Fillion@Radio-Canada.CA ; payerg@quebec.radio-canada.ca ;
Jean-Francois.Lepine@RADIO-CANADA.CA ; Jean-François Lépine ; leprinjm@Montreal.RADIO-CANADA.CA ;
flingflang@hotmail.com ; leo_kalinda@radio-canada.ca ; nouveaux_medias@radio-canada.ca ;
Sylvain.Desjardins@RADIO-CANADA.CA ; Yanick.Rose@RADIO-CANADA.CA

Objet : Des     échanges polies ???

Échanges polies, Madame,
Précisez, s'il vous plaît, mes impolitesses.

Oui, je sais pertinemment que vous n'avez aucune «obligation» de réviser ma
plainte.
Pour ce qui est de votre indépendance, il faut tout simplement le démontrer
et non pas l'affirmer.


Je respecte totalement le processus de l'Ombudsman de Radio
Canada.
Pourquoi donc croyez-vous que je mets du temps à vous exposer ma plainte?

Respecter, n'est cependant pas synonyme de naïveté.



  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                    59 / 129
Chronologie de la plainte

Démontrez-moi votre démarche sérieuse et produisez un rapport respectable
et il sera respecté, madame.

La politesse et le respect, madame, ne se fait pas à sens unique.

Je ne crois pas que la franchise soit une impolitesse, madame.
Soyons sérieux.



Serge Charbonneau
Québec

-----------------------------------------------------
La nuit n'a pas portée conseil

----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 4 novembre, 2009 12:09
Objet : Ré. : Des échanges polies???

Monsieur,

Monsieur,

Quelques heures ont passé, pouvons nous reprendre nos échanges sur un autre
ton ? Il me semble que je suis respectueuse à votre endroit. Vous mettez en
cause mon indépendance, mon professionnalisme etc ,, vous accusez ..etc...Il
me semble que rien de tout cela n'aide au dialogue entre nous.
J'ai bien compris le sens de votre plainte. Si nous reprenons le dialogue à deux,
sur un ton correct, je pourrai faire mon travail sereinement.

jmd




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             60 / 129
Chronologie de la plainte

À deux

Pourquoi à deux ?
Et qu'avons-nous tant à faire « à deux » ???

Cette insistance, inexpliquée et inexplicable me semble de plus en plus ne viser
qu'un seul but: « Étouffer l'affaire »


----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Ombudsman de Radio-Canada
Cc : jean-michel_leprince@radio-canada.ca ; auditoire@radio-canada.ca ; Ombudsman de Radio-Canada ; 24-
60@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ; tjmontreal@radio-canada.ca ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ;
zonetele@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-CANADA.CA ; genevieve_guay@radio-canada.ca ;
Georges.Amar@RADIO-CANADA.CA ; Amarg@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; G_Fillion@Radio-Canada.CA ; Jean-
Francois.Lepine@RADIO-CANADA.CA ; Lepinej@Montreal.RADIO-CANADA.CA ; leprinjm@Montreal.RADIO-
CANADA.CA ; flingflang@hotmail.com ; nouveaux_medias@radio-canada.ca ; Sylvain.Desjardins@RADIO-
CANADA.CA ; Yanick.Rose@RADIO-CANADA.CA
Envoyé : 4 novembre, 2009 14:18
Objet : Le   dossier concerne la DÉSINFORMATION faite par Radio
Canada discréditant Manuel Zelaya

Madame,

Je crois qu'il n'y a aucun problème concernant le ton correct.
Je privilégie toujours le ton correct.

Cependant, je dis franchement le fond de ma pensée.
Je ne jouerai pas à vous dire n'importe quoi, c'est-à-dire, vous flatter pour
obtenir vos faveurs en ayant en arrière pensée que vous êtes si ou ça.
Non, madame. Ce que je vous dis, je le pense, et je le signe en toute honnêteté.
Je suis d'un naturel franc et respectueux.

Je vous respecte et j'aimerais que vous en fassiez autant.

Il ne faut pas confondre franchise et impolitesse.
Oui, j'ai remis en question votre indépendance. Vous êtes une employée de
Radio Canada depuis tant d'années qu'il est normal que vous ayez tout de
même quelques liens persistants. Il ne faut pas le cacher, ni le nier. Mais bon,
cela dit, ce fait ne veut pas dire que vous êtes incapable de juger honnêtement
un dossier, sans partisanerie malhonnête.



  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                      61 / 129
Chronologie de la plainte

Je ne mets nullement en doute votre professionnalisme, c'est tout le
contraire. Lorsque je vous parle de l'image de Neda utilisée pour attaquer le
régime iranien, je parle directement à vos fibres professionnelles.
Comme on dit, on ne montre pas à un vieux singe à faire des grimaces.

J'espère que vous ne prendrez pas ce dicton pour une insulte, c'est un dicton,
vous l'avez surement déjà entendu et il dit que je ne vous montrerai pas
comment faire du journalisme ni ce qu'une image peut avoir d'impact dans une
nouvelle.

Je vous considère très professionnelle.

Cependant, je vous avoue bien franchement, en toute franchise et sans vouloir,
le moins du monde, vous insulter que je crois que vous défendez en général la
Société pour laquelle vous œuvrez depuis tant d'années plutôt que l'intérêt de
la population.

Cela dit, ces franchises dites, quoique je dise, ce ne sont pas mes mots, mes
opinions, ou mes idées qui peuvent altérer la qualité de votre travail.
Alors, cessons de débattre de choses futiles et personnelles.

Le dossier que je vous soumets concerne la désinformation
clairement identifiée dans mes courriels précédents.

Alors, j'attends votre réponse me disant que vous enclenchez le processus de
révision. Oui ou Non.

Si Non, j'aimerais que vous m'expliquiez clairement à moi et à toute la
population le pourquoi de votre désistement.

Pour ce qui est de la confidentialité de nos échanges, je vous ai déjà dit que
pour moi cette question concerne tous les employés de Radio Canada ainsi que
tout son auditoire.

Cette désinformation est un geste grave et un affront à la
population.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             62 / 129
Chronologie de la plainte

Votre étude du dossier ne devrait pas nécessiter de nombreux échanges entre
nous. Nous en avons, à mon sens, déjà trop eu.

Je ne comprends pas pourquoi vous tardez à mettre en marche le processus
de révision ou que vous tardiez à m'aviser qu'il est hors de question que vous
révisiez ce dossier.

Cordiales salutations,

Serge Charbonneau
Québec
418-623-1928
veliserdi@hotmail.com

------------------------------------------
Une réponse comme un coup de canon

----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 4 novembre, 2009 15:16
Objet : Ré. : Le dossier concerne        la DÉSINFORMATION faite par Radio Canada
discréditant Manuel Zelaya

? Non

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français, Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/apropos/ombudsman/
Tél. : 514-597-4757 - sans frais : 1 877 846-4737




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               63 / 129
Chronologie de la plainte

Un peu court comme réponse
Tellement court qu'on se demande si ce n'est pas une erreur.
Vous savez, parfois on commence à répondre, on manque de temps ou un
imprévu arrive et on ferme le fichier en l'envoyant par mégarde.

« Non »
Si c'est une réponse,
Où donc est l'explication ?
Où donc est la raison ?
C'est tout de même l'Ombudsman de Radio-Canada, une personne de longue
expérience, une personne professionnelle, une personne payée pour répondre
au public.
« Non » ! Une réponse vraiment incompatible avec la dignité de cette fonction.
Lorsqu'on peut dire non, on dit pourquoi et on le dit clairement, c'est la
moindre des choses.

----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Ombudsman de Radio-Canada
Cc : Jean-michel Leprince ; Auditoire Radio-Canada ; 24-60@radio-canada.ca ; Telejournal@radio-canada.ca ;
tjmontreal@radio-canada.ca ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ; zonetele@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-
CANADA.CA ; Georges Amar ; Georges Amar ; Gerald Fillion-Mtl ; Jean-Francois Lepine ; Jean-François Lépine ;
Jean-michel Leprince ; jérôme-antoine brunelle ; nouveaux_medias@radio-canada.ca ; Sylvain Desjardins ;
Ombudsman de Radio-Canada
Envoyé : 5 novembre, 2009 15:11
Objet : Quand         comptez-vous mettre en branle la révision?

Bonjour Madame Miville-Dechêne,

J'aimerais savoir quand comptez-vous mettre en branle le processus de
révision au sujet de la plainte concernant la désinformation à laquelle s'est
prêtée Radio-Canada pendant quatre mois et qui visait à discrédité le
Président constitutionnel du Honduras, Monsieur Manuel Zelaya, en l'accusant
à répétition d'avoir voulu, par des manoeuvres illégales, solliciter un second
mandat?
 Nous attendons tous une réponse avec impatience.

Serge Charbonneau
Québec

P.S.: Hier, en fin d'après-midi, j'ai reçu ce message plus que laconique disant
simplement « ?non ». C'est sans doute un envoi incomplet. Votre texte ne
s'est malheureusement pas rendu à destination.

   Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                        64 / 129
Chronologie de la plainte

Mme Miville-Dechêne m'informe qu'elle est claire
----- Message d'origine -----
De : Ombudsman de Radio-Canada
À : Serge Charbonneau
Envoyé : 6 novembre, 2009 11:05
Objet : Ré. : Quand comptez-vous              mettre en branle la révision?

Monsieur,
Je croyais vous avoir répondu clairement. Vous m'avez demandé si oui ou non
j'allais déclencher une révision. Je vous ai répondu que non. Mes motifs sont
clairement indiqués dans nos échanges de courriels.

Salutations

Julie Miville-Dechêne
Ombudsman, Services français, Société Radio-Canada
www.radio-canada.ca/apropos/ombudsman/
Tél. : 514-597-4757 - sans frais : 1 877 846-4737

-------------------------------------------


La clarté est bien relative

Mme M-Dechêne a bien raison, je lui ai demandé de me dire si OUI ou NON
elle étudiait la plainte.
Mais elle oublie de mentionner que je lui ai dis:
« Si Non, j'aimerais que vous m'expliquiez clairement à moi et à toute la
population le pourquoi de votre désistement. »

C'est tout de même un oubli de taille.

Pour «ses» motifs, au pluriel, je n'en vois qu'un, celui d'avoir des échanges
privés. Un seul motif, inexpliqué et inexplicable.

Mme Miville-Dechêne se défile sans raison.
Un geste inadmissible pour le rang de son poste.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   65 / 129
Chronologie de la plainte

Le ton monte et le silence s'installe
----- Message d'origine -----
De : Serge Charbonneau
À : Ombudsman de Radio-Canada
Cc : cinexplo@yahoo.ca ; Alec Castonguay ; maisonneuve@radio-canada.ca ; asirois@lapresse.ca ;
hbuzzetti@ledevoir.com ; tjmontreal@radio-canada.ca ; Meilleur@RADIO-CANADA.CA ; jérôme-antoine brunelle ;
nouveaux_medias@radio-canada.ca ; Lisa-Marie Gervais ; l'aut'journal ; Patrick ; Lagacé ; Jean-michel Leprince ;
Jean-michel Leprince ; Jean-Francois Lepine ; Chantal ; Gerald Fillion-Mtl ; Georges Amar ; Georges Amar ;
francobrousso@hotmail.com ; Equipe Editoriale ; Christiane ; CKIAFM 88,3 ( Direction générale) ; Auditoire Radio-
Canada ; 24-60@radio-canada.ca ; Pierre-Videotron ; Rdicomm@RADIO-CANADA.CA ; redaction@ledevoir.com ;
Sylvain Desjardins ; Telejournal@radio-canada.ca ; zonetele@radio-canada.ca
Envoyé : 6 novembre, 2009 14:09
           demandons à Ombudsman de Radio Canada des
Objet : Nous
explications
Chère Ombudsman,

Non, vos motifs ne sont pas du tout clairement indiqués dans nos échanges
courriel.

Vous avez dit que nos communications publiques vous rendaient
«inconfortable».
Je vous ai demandé si vous aviez quelque chose à cacher.
Vous m'avez répondu que toutes vos décisions sont publiques et accessibles à
tous.
Alors quel est donc le problème?

Vous avez continué d'insister, sans justifications, pour que nos courriels
deviennent privés.
Pourquoi donc?
Je vous ai signifié mon intransigeance sur ce point.
- Je considère que tous les employés (je devrais allonger ma liste, vraiment
trop courte) de Radio Canada doivent être informés de la dérive de leur
institution, leur réputation et leur professionnalisme sont en jeu.

- Je considère que la population a été trompée pendant quatre longs mois.

- Je considère que ce mensonge semé à répétition dans l'esprit des gens est un
acte grave.

- Je considère que la population doit être informée qu'elle a été trompée par sa
Société Radio Canada.

Pour ces raisons, je considère que nos échanges doivent être
connus de tous.

   Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                                            66 / 129
Chronologie de la plainte

De mon côté, je vous expose clairement mon point de vue et les raisons de mon
intransigeance.
Je vous prierais de m'exposer les raisons pouvant justifier votre attitude.

En qualité d'Ombudsman et en qualité de journaliste professionnelle, vous
devez être suffisamment outillé pour émettre des raisons valables et faire
comprendre à la population pourquoi vous refusez de considérer ma plainte
concernant la désinformation à laquelle s'est prêtée Radio-Canada
pendant quatre mois et qui visait à discréditer le Président
constitutionnel du Honduras, Monsieur Manuel Zelaya, en
l'accusant à répétition d'avoir voulu, par des manœuvres illégales,
solliciter un second mandat?

Si mon intransigeance concernant la transparence de nos échanges sert
d'unique raison pour refuser cette plainte, je trouve, madame, cette raison
bien mince.

J'oserais dire que vous vous défilez en vous servant de ce prétexte.

N'êtes-vous pas consciente qu'en agissant de la sorte vous me donnez raison
lorsque j'insinuais que vous étiez dans une position rendant votre impartialité
douteuse?

Qu'est-ce qui vous empêche de faire votre travail honnêtement en fonction des
devoirs associés à votre poste?

En quoi nos quelques courriels publics peuvent empêcher votre étude?
Plusieurs de ces courriels sont d'une totale inutilité.

Cherchez-vous à trouver un prétexte pour refuser ma plainte ?
Cherchez-vous à retarder l'enquête ?


Madame, nous attendons de vous des éclaircissements détaillés.

Cette plainte est très sérieuse.
Elle concerne un des actes les plus graves qui soient dans ce métier de
journaliste, la désinformation, c'est-à-dire d'induire volontairement les gens
en erreur.


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             67 / 129
Chronologie de la plainte

Le refus d'étudier cette plainte importante mérite des raisons claires
et détaillées.

Nous attendons impatiemment votre réponse explicite.

Serge Charbonneau
au nom de plusieurs citoyens en colère.

P.S.: Seules les adresses de Radio Canada, d'organes de presse et de journalistes sont en
Copie visible.

------------------------------------------------
Voilà où nous en sommes

Le silence de l'Ombudsman est installé.
Pour elle et pour la Société Radio-Canada, sans doute l'incident est clos et les
petits remous que cette montée de lait a suscités vont rapidement disparaître
dans l'oubli salutaire.

Même les plus grands mensonges passent rapidement à l'oubli alors, Mme
Miville-Dechêne mise probablement sur cette caractéristique de l'intérêt
ponctuel de la population.

L'oubli, nous pouvons le contrer. Il faut bien sûr énergie et ténacité.
Pensons à la population hondurienne, quatre mois à manifester dans les rues,
sans appui médiatique. (Ils n'ont pas la chance des Iraniens-nes!).

D'exiger qu'une enquête soit faite est justifié.
La désinformation est une menace réelle à la santé de la démocratie.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                    68 / 129
Mesures à prendre

Nous devons obtenir les motifs clairs du refus de Madame Julie Miville-
Dechêne de ne pas considérer cette plainte.

Plusieurs m'ont signifié leur intérêt pour une pétition.
Cette pétition fait partie de ce document.

Il faut penser à organiser une rencontre avec Mme Miville-Dechêne ainsi
qu'avec la direction de l'Information de Radio-Canada.

Il faut persister à dénoncer ces agissements indignes du noble métier de
journaliste.

Il faut chercher à comprendre comment des professionnels d'expériences
peuvent faire preuve d'un laisser-aller de cette importance.

Il faut évidemment mettre nos efforts en commun.

Le quatrième pouvoir a abdiqué et s'est mis au service d'on ne sait trop qui.
C'est sans doute dû à la concentration de la presse et à la convergence, mais
peu importe le résultat est que les journalistes s'applique à ne pas fouiller trop
les dossiers trop polémiques.

Je crois que le cinquième pouvoir (les citoyens) peut tenter de remettre en
activité ce quatrième pouvoir si essentiel à notre démocratie.




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                69 / 129
Exercice suggéré:

Allez à la page internationale de Radio-Canada
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/


Au bas, dans la section «En profondeur» cliquez sur «+ de dossiers».
À la page suivante, faites une recherche dans la section En profondeur en tapant
"Honduras".

Résultats pour: Honduras
Aucun résultat pour la recherche

Maintenant, recherchez pour "Iran"
Trois dossiers:

1- Shirin Ebadi
Biographie de la première femme musulmane à recevoir le Nobel de la paix,
une avocate et militante des droits de la personne en Iran.

2- Présidentielles en Iran
Les partisans de Mousavi manifestent malgré l'interdiction.
Mots-clés : Iran, présidentielle, Ahmadinejad, Mousavi

3- Iran : le régime contesté
Portrait d'un pays-clé de la scène politique internationale, au lendemain des
présidentielles»
Mots-clés : Iran, élection, Ahmadinejad, Musavi

L'élection présidentielle iranienne et le Coup d'État au Honduras, deux
événements en rapport avec la démocratie se sont déroulés pratiquement au
même moment.
L'un a eu droit à deux dossiers explicites, tandis que le second n'a pas valu la
peine d'un approfondissement.



Cet exercice donne l'impression que pour Radio-Canada, la démocratie n'a pas
la même importance pour tous les pays.


 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                70 / 129
Exercice suggérée

La démocratie pourtant essentielle pour le bien de toutes les populations
semble considérée par Radio-Canada comme étant une valeur facultative pour
certains pays, comme le Honduras par exemple.


Ce Coup d'État au Honduras, pourtant une atteinte flagrante à la démocratie,
et cette oppression armée, pourtant une atteinte toute aussi flagrante contre les
libertés civiles et les droits humains 16 n'a pas valu le moindre dossier "En
profondeur" de la part de Radio-Canada.


Comment expliquer que la démocratie soit si importante en Irak, en Iran, en
Afghanistan, en Chine, en Russie, au Venezuela, à Cuba, au Zimbabwe, en
Birmanie, en Corée du Nord et si peu au Honduras ?




16
     http://www.amnesty.org/fr/region/honduras

Les défenseurs des droits humains attaqués. Le Comité des familles de détenus et disparus du Honduras
(COFADEH)
http://www.amnesty.org/fr/library/info/AMR37/005/2009/fr

Honduras: l'EPER exige le respect des droits humains
http://www.heks.ch/fr/news-et-services/news/article/2009/09/29/honduras-leper-exige-le-respect-des-
droits-humains/

Honduras: la police attaque le centre des droits humains COFADEH au gaz lacrymogène
http://www.awid.org/fre/Femmes-en-Action/Appels-et-Actions-Urgentes/Honduras-la-police-attaque-le-
centre-des-droits-humains-COFADEH-au-gaz-lacrymogene


     Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                             71 / 129
Annexe
Pour compléter ce dossier, voici quelques articles directement reliés au sujet
qui ont été publiés.

Ces articles

- font état de la mauvaise couverture du Coup d'État militaire au Honduras qui
est pourtant, sans l'ombre d'un doute, une grave atteinte à la démocratie.

- demandent plusieurs fois à Radio-Canada de nous offrir une meilleure
information concernant ce tragique événement.

- précisent l'idéologie qui prévaut dans les médias, entre autres à radio-
Canada.

- dénoncent plusieurs fois la désinformation systématique et sans précédent
concernant les intentions du Président légitime et constitutionnel du Hon
duras, Monsieur Manuel Zelaya.

----------------------------------------------
Le 3 juillet 2009, soit cinq jours après le Coup d'État, j'envoie une lettre
ouverte à Radio-Canada (à la direction des émissions d'information ainsi qu'à
l'ombudsman) afin d'obtenir une couverture digne de l'importance de
l'événement.

Cette lettre est publiée, entre autres, sur Vigile.
http://www.vigile.net/Lettre-ouverte-a-Radio-Canada


Lettre ouverte à Radio Canada
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
vendredi 3 juillet 2009

La page internationale de Radio Canada offre depuis quelques semaines, le
dossier Iran "Le régime contesté"

Pourquoi donc, la crise hondurienne n’a-t-elle pas droit à un dossier de cette
importance ?

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              72 / 129
Annexe – Articles publiés

L’injustice faite à la population hondurienne et l’affront fait à la démocratie par
ce Coup d’État militaire ainsi que l’arrogance de la nouvelle dictature
Micheletti ne valent-ils pas un dossier spécial dans les premières colonnes de la
page internationale de Radio Canada.

Pouvez-vous m’expliquer pourquoi la situation iranienne qui est stable tant
que personne ne favorise sa déstabilisation est-elle plus importante dans
l’information actuelle que le cas hondurien qui touche directement les fragiles
valeurs démocratiques ?

J’aimerais que Radio Canada produise un dossier sérieux sur le cas de la
dictature qui veut s’implanter en Amérique centrale. J’aimerais aussi que
Radio Canada envoie des reporters pour nous informer sur la situation en
Honduras.

Vu l’importance de l’événement reflété par l’unanimité de 192 pays à l’ONU, le
discours de M. Zelaya devant cette assemblée générale aurait dû être
retransmis complètement en direct et avec traduction simultanée par la chaîne
de nouvelle continue RDI. La lecture de la résolution condamnant le Coup
d’État ainsi que la façon dont elle fut acclamée avec les notes spéciales
envoyées par les États-Unis et quelques autres pays aurait aussi dû être vue en
direct et reprise amplement dans les bulletins d’information.

À ma connaissance, jamais un Coup d’État ne fut condamné aussi
unanimement. Ce fait revêt une importance hors du commun.

J’apprécierais que Radio Canada redevienne un chef de file dans la qualité
de l’information. J’apprécierais que des journalistes de qualité et d’expérience
comme Jean-Michel Leprince soient mis à contribution pour mieux nous
informer.

L’actualité qui se déroule présentement en Amérique centrale et qui a des
répercussions dans toute l’Amérique latine incluant les Caraïbes vaut plus que
des nouvelles concernant des chiens écrasés.

C’est tout de même incroyable aucun dossier n’existe sur cette page concernant
le Honduras. Est-ce dû à l’idéologie que veut transmettre Radio Canada ?

Merci

Serge Charbonneau Québec

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               73 / 129
Annexe – Articles publiés

14 juillet 2009
L’information et l’idéologie
Serge CHARBONNEAU
                                       illustration : guido daniele.com

                                       Idéologie : Un système d’idées, de
                                       croyances, de doctrines propres à un
                                       groupe social. Une vision bien
                                       précise du monde, de la réalité.

                                       Nous sommes tous, qu’on le veuille ou
                                       non, à des degrés divers, d’une certaine
façon, « idéologues ». C’est-à-dire que nous voyons les choses à travers nos
perceptions, nos idées, nos convictions, bref nous avons tous des lunettes qui
nous colorent la réalité.

L’objectivité dans l’analyse des événements est un but à atteindre. Nous
devons être conscients que nos opinions peuvent teinter notre perception des
choses et de la réalité. Le journalisme est un métier qui, lorsqu’on le fait
professionnellement, est une lutte constante pour parvenir à livrer des faits, à
décrire des événements d’une façon à rendre le plus fidèlement possible leur
couleur réelle en s’efforçant d’éliminer toutes opinions personnelles, toutes
convictions individuelles, tous choix politiques, comme si on voulait rendre
l’Être Humain en une machine neutre d’information.

C’est un métier bien difficile. Les grands journalistes sont généralement ceux
qui ont su atteindre et maintenir pendant toute leur carrière ce niveau de
neutralité.

On peut penser à ce regretté Louis Martin de Radio Canada. Ses proches
collaborateurs disaient de lui que bien qu’il l’ait côtoyé professionnellement
"intimement", ils n’ont jamais pu savoir ses "préférences" politiques. Louis
Martin interviewait tous les gens de la même façon et tentait d’analyser les
événements avec toujours la même rigueur sans jamais privilégier une vision
plutôt qu’une autre.

Radio Canada fut, à une époque, un chef de file exemplaire pour la qualité de
son information grâce à la qualité professionnelle de ses journalistes et de ses
communicateurs hors pair. Éthique, rigueur et professionnalisme balisaient la
livraison des nouvelles. Une information complète qui nous présentait les

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               74 / 129
Annexe – Articles publiés

événements en profondeur en nous les expliquant pour rendre les dossiers les
plus complexes à la portée de tous. Pensons à « Point de mire », où, comme un
maître de classe, M. Lévesque, devant son tableau noir, vulgarisait et détaillait
les événements.

L’information était "non-éditoriale".

Qu’en est-il aujourd’hui ?

Radio Canada, comme bien d’autres, semble avoir perdu de sa rigueur. On a
l’impression que notre société d’État, jadis exemplaire, transpire maintenant
d’idéologie.

Il est devenu régulier d’avoir, non plus de l’information, mais plutôt le verdict
d’un jugement. Le choix des mots, l’ampleur des titres… on nous offre le
jugement des événements. On nous suggère, et même, on nous impose le
verdict que nous devons avoir face aux situations.

Prenons le cas iranien. Quelques minutes seulement après le résultat
controversé de l’élection présidentielle, on condamnait sévèrement. Sans même
attendre le déroulement des événements sans même prendre le recul pour
décrire l’ensemble des éléments, la condamnation « sans appel » et soutenue
contre ce résultat « catégoriquement frauduleux » (sic) était mise de l’avant. Le
travail journalistique s’est résumé en une sorte de propagande boule de neige
anti Ahmadinejad. (Il faut préciser que cette remarque (parce que sûrement
certains peuvent l’interpréter ainsi) n’est aucunement une prise de position en
faveur d’Ahmadinejad ou du régime dictatorial religieux iranien. Il s’agit
plutôt d’un simple constat servant à illustrer l’absence d’objectivité des médias.
On nous a imposé le jugement sans pour autant nous livrer une information
nous permettant de comprendre et connaître les acteurs, les enjeux, les forces et
les déchirements de cette société en évolution.)

Très peu d’Histoire, très peu d’analyses sérieuses (rien d’autre que des
démonstrations soutenant "la justesse" (sic) de la condamnation), très peu de
visibilité et d’entrevues de partisans du condamné [Ahmadinejad]. On nous a
offert la vision d’un seul et unique côté de la médaille. On a même été jusqu’à
utiliser l’image-choc de cette femme qui meurt sous la caméra avec son sang lui
sortant de la bouche. Les assassins ont été rapidement identifiés (sic) malgré
l’absence de preuve et le manque d’information sur les circonstances du drame.
De simplement se demander d’où pouvait provenir cette balle mortelle est
interdit. Nos journalistes ne présument pas, ils nous assurent que Neda est une

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              75 / 129
Annexe – Articles publiés

victime du régime répressif. Être au mauvais endroit au mauvais moment peut
arriver dans n’importe quelle manifestation où la violence est au rendez-vous
et « l’utilisation démagogique » de cette mort en direct a été à la limite de la
décence journalistique.

Le rôle du journaliste n’est pas de condamner ni de juger. Le rôle du
journaliste est de rendre les faits. Qui donc a assassiné JFK ? On tergiverse
encore. Qui donc a tué Neda ? On n’a pas tergiversé une seconde. Comme s’il
n’était pas nécessaire d’enquêter sur cet assassinat. C’est le retour au Far West
où la justice se faisait rapidement en pleine rue. On lynchait illico presto le
présumé assassin avant que celui-ci n’ait le temps de la moindre défense.

Neda a servi instantanément les opposants au régime iranien. La caméra qui
n’a rien raté de son agonie et de sa mort sera la meilleure bombe médiatique
pour tenter de donner le coup de grâce à l’ennemi.

En temps "normal", on ne voit jamais, les Neda qui meurent. Il y en a pourtant
quotidiennement depuis 2001. Des jeunes femmes, jolies et leurs enfants
charmants qui sont morts en ayant du sang leur sortant de la bouche ou avec
les membres arrachés par des bombes « légales ». Imaginez si chaque Neda
avait eu la chance d’avoir un téléphone-caméraman enregistrant sa mort pour
une diffusion internet rapide. Peut-être qu’on aurait empêché les 500 000 morts
irakiennes ou les milliers de morts à Gaza ou encore tous ces Afghans et
Afghanes qui n’ont pas eu la chance de vivre leur nuit de noces.

Mon propos dérive dans l’émotion, dans la condamnation, dans l’idéologie. On
tombe facilement dans l’émotion, surtout lorsqu’on voit la mort sous nos yeux.
On peut rapidement condamner celui qu’on croit l’assassin et le pendre sur le
champ, sans jugement. Notre émotion remplace le procès, notre justice devient
expéditive. Expéditive, mais pas du tout infaillible. Combien de gens furent
lynchés injustement, haut et court, trop rapidement par des populations sous le
coup de l’émotion ?

Imaginez un juge émotif…

Imaginez un journaliste qui conclut sans être sur place et sans recouper sa
source.

(Je tiens encore une fois à préciser que ces propos ne sont en rien pour suggérer
une quelconque banalisation de cette mort horrible qu’a eue Neda. Il s’agit


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             76 / 129
Annexe – Articles publiés

plutôt de mettre en lumière l’utilisation (peu journalistique) qu’on a faite de sa
mort.)

Notre perception de la réalité est fonction de ce l’on voit ou de ce que l’on ne
voit pas.

Plusieurs ont découvert la violence à travers Neda. Plusieurs ont eu
l’impression que jamais avant Neda il n’y avait eu de Neda. Toutes les Neda
précédentes n’existent tout simplement pas. Tant qu’on ne nous les montre pas,
elles demeurent inexistantes. Comme la violence de la guerre n’existe pas. On
ne voit jamais de corps éventrés, démembrés, décapités, comme si la guerre, les
armes, les bombes ne causaient pas ces sévices. Pourtant…

En choisissant ce que l’on montre ou ce que l’on cache, on peut ainsi forger
une vision de la réalité. On nous a montré en boucle et avec tous les moyens
techniques disponibles (cellulaires, internet) la violence iranienne, la
contestation. On a même énergisé d’une certaine façon, ces opposants qui
manifestaient dans bien des cas de concert avec la presse étrangère en arborant
des affiches en anglais. Leur message n’était visiblement pas pour les
ayatollahs, mais pour la communauté internationale.

Cette crise iranienne fut « en bonne partie » fabriquée par les médias. Cet
acharnement médiatique (d’ailleurs toujours actif) nous a profondément
atteints et le cas iranien est devenu NOTRE cas. La lutte de ces Iraniens et de
ces Iraniennes est devenue NOTRE lutte comme si nous-mêmes étions devenus
iraniens. On nous a exposé la lutte d’une population totalement (sic)
homogène, qui nous ressemble complètement ( !) contre ces dirigeants
totalement (sic) infâmes qui sont fous (sic).

Pourtant, la population iranienne est bien loin d’être homogène (aucune
population n’est homogène. Imaginez qu’on présente au monde le Québec
comme étant une population homogène luttant pour obtenir son
indépendance). Cette population est sérieusement divisée et ladite fraude si
sévèrement condamnée, n’en était peut-être pas une, plusieurs éléments
"objectifs" peuvent étayer la validité du résultat. [1]

Pour le Honduras, c’est une tout autre histoire. Ici, l’accent est mis, non pas
sur l’homogénéité de la population, mais sur sa division. On présente les
manifestants honduriens comme, non pas la majorité de la population, mais
comme un groupuscule de fidèles au président dit « déchu ».


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              77 / 129
Annexe – Articles publiés

Dans le cas hondurien, nous n’avons vu que très peu de manifestations. Les
manifestants au Honduras semblent être quelques groupes isolés de paysans
frustrés et de pauvres manipulés. Pas de caméra, pas de reporter sur place, le
Honduras subi un "black-out" télévisuel et journalistique presque complet. Ici,
l’utilisation de Twitter, des cellulaires et d’internet ne semble pas fonctionner.
La dictature qui s’est installée a mieux réussi que les ayatollahs pour couper le
Honduras du reste du monde. Autant pour l’information qui entre que pour
celle qui en sort.

Comment expliquer autrement que par des visées idéologiques, ce gouffre
de différences dans le traitement de ces deux événements ?

Autant les médias ont soutenu et même favorisé les manifestations iraniennes,
autant ils ont "négligé" le Coup d’État hondurien.

Il est flagrant que dans les deux cas, la coloration idéologique des événements
est éclatante.

Nos médias "officiels", "classiques", "mainstreams", semblent au service de
l’idéologie néolibérale. C’est "normal", ce sont des médias financés et
entretenus par les riches corporations néolibérales. Il devient donc "normal"
(sic) que ce journalisme fasse preuve d’un manque d’éthique et d’objectivité
flagrante. Comme il est "normal" (sic) que notre information « limite » notre
compréhension pour conserver la docilité de la masse.

Pourtant, l’événement d’Amérique latine était d’une importance bien
équivalente et même sur certains aspects, nettement supérieure à celui du
Moyen-Orient.

Au niveau démocratique, il est incontestable que l’événement du Honduras
est une atteinte flagrante au plus élémentaire de la démocratie.

Tandis que celui du Moyen-Orient est très discutable. Autant la condamnation,
sans équivoque, de ladite fraude de l’élection présidentielle iranienne était
douteuse, autant le Coup d’État, l’arrestation, l’expulsion et le renversement
par les armes d’un président ÉLU étaient une atteinte incontestable aux plus
élémentaires fondements de la démocratie. Cependant, cet événement d’une
flagrante dérive autoritaire est passé presque sous silence et sans grande
indignation médiatique.

L’idéologie qui guide nos (sic) médias crève les yeux.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              78 / 129
Annexe – Articles publiés

Les faucons du libre-échange qui ont pour mission de mettre les ressources
globales au service qu’une riche oligarchie mondiale, luttent à l’aide de leur
puissant outil (arme) médiatique, à prendre le contrôle de l’Iran tout comme de
reprendre le contrôle de leur (jadis) arrière-cour, l’Amérique latine.

Comment expliquer autrement cette différence de traitement de ces deux
événements ?

Nos médias ont supporté les manifestations favorables à la prise de contrôle
de l’Iran et ont évité de nuire au Coup d’État permettant de mieux contrôler
le Honduras même si ce Coup opprime la population hondurienne et bafoue
les règles élémentaires de la démocratie.

On nous a expliqué le "bien-fondé" du Coup d’État dit "démocratique" (sic)
du Honduras et on s’est indigné de ladite fraude électorale au Moyen-Orient
au point qu’on aurait dit un Coup d’État.

La situation iranienne perdure depuis 1979. Cet événement iranien, tout de
même assez terne du point de vue démocratique, a été monté en épingle par
nos médias ayant tant à cœur (sic) la démocratie.

Pour nos médias-moraux, la lutte des opposants iraniens est noble et
courageuse, tandis que celle du peuple hondurien est maladive et subjuguée.

Pour le Honduras, nos mêmes médias-moraux au service de la "démocratie"
(sic), ont expliqué de leur mieux le « bien-fondé » de ce renversement par les
armes d’un président ÉLU. On a été jusqu’à nous expliquer que la dictature
hondurienne est ce qu’il y a de mieux pour le bien-être de la population.

Nous savons, mais oublions facilement que toutes les dictatures ont été ce qu’il
y avait de mieux pour l’exploitation. L’Histoire et les indécentes inégalités des
classes en Amérique latine sont là pour en témoigner.

Il est à espérer que nos professionnels de l’information mettent de côté
l’idéologie pour retrouver l’éthique et l’objectivité afin de mieux nous
présenter le monde qui est en lutte pour le changement.

Serge Charbonneau
Québec




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             79 / 129
Annexe – Articles publiés

[1] Présidentielles iraniennes 2009 - Les raisons d’une victoire controversée
http://www.ledevoir.com/2009/06/17/255396.html

« Un sondage pré-électoral montrait un fort soutien à Ahmadinejad »
http://www.lemonde.fr/international/article/2009/06/15/un-sondage-pre-electoral-
montrait-un-fort-soutien-a-ahmadinejad_1207178_3210.html

« The Iranian People Speak »
http://www.washingtonpost.com/wp-
dyn/content/article/2009/06/14/AR2009061401757.html

version française
Le Peuple iranien s’exprime
http://www.legrandsoir.info/Le-peuple-iranien-s-exprime-Washington-Post.html

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/L-information-et-l-ideologie.html




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                     80 / 129
Annexe – Articles publiés

17 juillet 2009
Honduras : L’idéologie au service du Putsch
Serge CHARBONNEAU

                                       Des faits

                                       Quelques semaines avant le Coup d’État
                                       en Amérique centrale, il y a eu l’élection
                                       présidentielle iranienne. Ahmadinejad
                                       était donné favori dans les sondages et
                                       plusieurs analystes sérieux le donnaient
                                       gagnant, même au premier tour.

Malgré sa victoire prévisible, dans les secondes qui ont suivi les premières
lueurs du résultat, les médias occidentaux ont crié au loup et se sont indignés à
en déchirer leur chemise, d’une présumée fraude.

La fraude, un magnifique prétexte pour ébranler la dictature religieuse
islamique et perturber ce pays qu’on aimerait bien envahir.

Nos soldats de l’information idéologique globale ont rapidement pris leurs
armes médiatiques pour donner toute l’eau possible au moulin de l’opposition
pour parvenir à déstabiliser le régime des mollahs.

Une remarquable campagne d’acharnement médiatique d’une intensité
frénétique, constante et soutenue fut rapidement enclenchée.

Encore aujourd’hui, plus d’un mois après (l’élection en Iran a eu lieu le 12 juin)
ce résultat électoral contesté (surtout par nos médias-moraux), l’acharnement
médiatique se poursuit quotidiennement. [1].

Radio Canada qui n’est pas en reste côté lutte pour l’idéologie globale, nous
présente « À la Une » depuis un mois, dans sa page internationale, le dossier
Iran « Le régime contesté ». Habituellement, même pour des causes
importantes, le dossier ne se trouve pas à la Une, il est plutôt relégué en bas de
page parmi les dossiers importants et méritant plus de profondeur (sic). L’Iran
a depuis plus d’un mois, une côte de faveur exceptionnelle [2]. Même les
carnets de Radio Canada font une place de choix pour l’Iran. Carnets qui
changent de sujet généralement à toutes les semaines, tiennent à l’affiche
l’Iran :


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              81 / 129
Annexe – Articles publiés

Brousseau depuis le 15 juin : « La gifle iranienne » (changé hier) a tenu le coup
pendant un bon mois. Globensky depuis le 16 juin : « Iran au féminin » et
Szacka depuis le 23 juin : « L’Iran et le tsunami vert ». Trois carnetiers pour
l’Iran. Jamais un sujet n’a été tant choyé (on dira sûrement que c’est à cause
des vacances...).

Combien de carnet et de dossier pour le Honduras sur la page internationale
de Radio Canada. Aucun (jusqu’à hier).

Il a fallu près d’un mois avant que le soldat Brousseau ponde un carnet
s’intitulant : « Honduras : un putsch réussi ? »

Dans nos médias favorisant l’idéologie globale néolibérale, le Honduras a été
un sujet à éviter le plus possible. En comparaison avec l’Iran, c’est un
contraste frappant.

L’acharnement médiatique soutenu de nos soldats de l’information morale
pour la cause iranienne qui s’est enturbanné des valeurs de la démocratie et de
la liberté (valeurs nobles s’il en est) a été spectaculaire.

Et pourtant considérant ces nobles valeurs (démocratie, liberté), le Honduras
aurait mérité autant d’égards que l’Iran. On pourrait même dire, sans
exagérer, que le Honduras méritait cent fois plus une lutte médiatique. La
fraude électorale (chose courante, en Algérie, en Égypte, en Arabie saoudite, au
Kenya, au Congo, au Burkina Faso, au Gabon, même aux USA) n’est tout de
même pas une atteinte à la démocratie d’une gravité équivalente à celle d’un
Coup d’État.

Pour le Honduras, où sont donc passés nos soldats de la moralité en
information ?

La cause hondurienne ne correspond pas aux valeurs de l’idéologie globale
dont nos soldats des médias-moraux défendent avec tant d’acharnement.

Pour nos soldats de l’information d’idéologie globale, le Coup d’État au
Honduras s’explique.

Les médias-moraux considèrent que le Honduras a vécu un salutaire Coup
d’État « démocratique » (sic). On nous explique que les militaires au service du
Congrès et de la "justice" (sic) hondurienne deux institutions qui, elles, sont
totalement au service de la Constitution inaltérable et surtout

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             82 / 129
Annexe – Articles publiés

« démocratique », ont préservé la Constitution du pays contre la scélératesse
autorité du Président ÉLU Zelaya.

Nos soldats de l’information morale n’ont à peu près pas réagi face au
renversement par les armes d’un Président ÉLU.

Nos soldats de l’information morale ne se sont pas indignés devant la
fermeture de plusieurs médias favorables au gouvernement Zelaya.

Aucune indignation non plus face à la coupure d’internet, des lignes
téléphoniques et des cellulaires.

On s’indignait de ladite censure d’internet en Iran pendant que Twitter faisait
des ravages et qu’on nous montrait la mort en direct.

On s’indignait à en pleurer de la censure des médias en Iran alors que des
dizaines de reporters internationaux faisaient des "stand-up" dans les rues de
Téhéran.

Aucun journaliste (autre que ceux de TeleSur) à Tegucigalpa. Notre brave
Radio Canada guidée par son idéologie n’a pas cru bon de dépêcher le
moindre reporter en Amérique centrale. La soldate Lamarche est restée bien
peinarde dans son hôtel de Rio et s’est faite haut-parleur du dictateur
Micheletti et du régime putschiste. Jean-Michel Leprince nous a fait un
reportage de diversion en Jamaïque (sur le taux de criminalité plus que
légendaire de ce pays) et il y a trois jours, notre expert de l’Amérique latine
nous parlait de la publicité au Brésil (il faut le faire !).

Pendant que l’on parle de criminalité en Jamaïque et de publicité au Brésil,
la population hondurienne subit la dictature d’un Coup d’État militaire. Les
libertés civiles sont en bonne partie abolies, les assassinats deviennent un
danger constant, la censure est sévère et les règles les plus élémentaires de la
démocratie sont bafouées d’une façon flagrante et totalement inacceptable.
D’ailleurs depuis trois semaines un concert unanime de protestations sans
précédent pour condamner ce Coup d’État (qui est une attaque flagrante contre
la démocratie en Amérique latine) se fait entendre.

Aucun journaliste pour la réunion urgente des pays de l’ALBA.

Aucun journaliste et aucune couverture médiatique de la rencontre importante
et urgente du groupe de Rio.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            83 / 129
Annexe – Articles publiés

Aucun journaliste et aucune couverture notable des réunions importantes de
l’OEA.

Aucune retransmission de la résolution urgente de l’assemblée générale de
l’ONU regroupant 192 pays qui ont voté unanimement contre le régime
dictatorial de Micheletti.

Aucune reprise de l’excellent discours du Président Zelaya à l’ONU [3].

Autant les médias au service de l’idéologie globale donnèrent de l’eau au
moulin des opposants iraniens pour ce quasi non-événement, autant les
médias-moraux ont participé par leur silence éloquent à la réussite du Coup
d’État hondurien.

Isis Murillo n’aura pas eu la chance de Neda. Sa mort n’aura pas servi la
cause. Tout le monde connaît Neda, pratiquement personne ne sait comment
est mort Isis. Nos médias-moraux n’ont pas les mêmes barèmes pour la
démocratie iranienne que pour celle du Honduras.

Mourir pour la cause en Iran suscite un intérêt presque indécent tandis que la
mort au Honduras (pays qui s’est rangé dans l’axe du mal de l’ALBA) ne vaut
pas plus qu’un chien écrasé [4]

Bien que le Honduras ne fasse plus les manchettes, la lutte du peuple dans les
rues ne cesse pas pour autant. Il faut prendre notre information sur les réseaux
de « l’axe du mal » de Chávez pour être au courant [5].

DÉSINFORMATION

Le silence complice de nos médias-moraux est flagrant.

Mais ce qui est encore plus "vicieux", c’est la subtile désinformation.

Si on demande pourquoi donc y a-t-il eu un Coup d’État au Honduras, la
majorité répondra que Zelaya voulait continuer de gouverner "illégalement"
le pays. PURE DÉSINFORMATION

Le Coup d’État a eu lieu parce que Zelaya voulait consulter la population.

Si on demande quel était le but de la consultation, on répondra que Zelaya
demandait que son mandat soit prolongé (ou qu’il puisse se représenter une
fois de plus à la prochaine élection présidentielle). PURE DÉSINFORMATION

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               84 / 129
Annexe – Articles publiés

Le but de la consultation était de savoir si la population voulait une 4e urne
aux prochaines élections générales prévues en novembre 2009.

Qu’est-ce que la 4e urne ?

Le président Zelaya a très bien expliqué devant l’assemblée générale de l’ONU
(lors de son discours de plus d’une heure), la consultation qu’il prévoyait faire
le jour de son renversement par les militaires [6].

Qu’est-ce qu’une 4e urne ?

La possibilité pour les citoyens honduriens de voter sur 4 points différents le
jour des élections générales de novembre prochain.

1- Élection pour le Président

2- Élection législative

3- Élection des Alcadias (municipales)

Et en ajout :

4- Un vote référendaire pour la possible création d’une Assemblée constituante

QUATRE urnes différentes pour quatre choix distincts.

La 4e urne consiste à un vote référendaire [7] sur la création d’une Assemblée
Constituante. Assemblée qui étudierait certains ajustements ou amendements à
la Constitution.

Donc, la consultation du 28 juin ne parlait pas du tout de prolongation de
mandat présidentiel, ni d’abolition du nombre limite de mandats
présidentiels consécutifs (comme nous avons au Canada) et encore moins de
l’abolition des élections afin d’établir une « présidence à vie ».

La consultation qui a causé le renversement du Président ÉLU Zelaya ne
demandait aux citoyens que s’ils voulaient pouvoir se prononcer sur la
possible création d’une Assemblée Constituante. Rien de plus.

Bien sûr, en fin de compte, il était possible que la constitution soit modifiée afin
de permettre plusieurs mandats présidentiels successifs (comme ici, au
Canada, ou encore en France ou en Angleterre et dans plusieurs pays

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                85 / 129
Annexe – Articles publiés

totalement démocratiques [8]), mais le but réel de la révision de la
constitution est de la rendre plus favorable aux simples citoyens.

L’objectif est de rendre la démocratie hondurienne plus participative. C’est-
à-dire donner plus de pouvoir à tous ces citoyens laissés pour compte ainsi
qu’à toute cette population indigène considérée depuis toujours comme étant
des citoyens de seconde zone.

De dire que Zelaya travaillait à sa propre réélection est de la pure
désinformation.

Même si la population acceptait la 4e urne, c’est-à-dire d’être consulté pour
accepter ou pas la création de l’Assemblée Constituante lors des élections
générales de novembre 2009, Zelaya ne pouvait pas se présenter à ces
élections. De plus, l’acceptation de la 4e urne ne garantit en rien la création
d’une Assemblée Constituante. La création d’une Assemblée Constituante ne
pouvait se faire sans le consentement de la population qui aurait eu à se
prononcer pour sa mise en place en votant dans la 4e urne lors des élections
générales de novembre (4e urne s’ils avaient dit OUI à la consultation du 28
juin).

Si la population l’acceptait, l’Assemblée Constituante aurait alors travaillé à
remodeler la Constitution pour rendre la démocratie hondurienne plus
participative, garantissant ainsi le pouvoir des simples citoyens tout en les
protégeant contre les abus de la démocratie représentative, démocratie dont la
majorité des pauvres citoyens ont toujours subi les choix sans jamais avoir voix
au chapitre. Depuis toujours, les démocraties (sic) d’Amérique latine n’ont
servi que la riche bourgeoisie et favorisé la mise au pas de 60 à 80% de laissés
pour compte (tous ces habitants des nombreux bidonvilles, favelas, barrios,
ainsi que tous ces pauvres paysans et ces populations indigènes).

Après ces mois d’études et de travaux pour en arriver à une Constitution plus
équitable, la population aurait eu à se prononcer pour l’acceptation finale de la
nouvelle Constitution.

Il est clair que la réalité est à des lieues de la DÉSINFORMATION que nous
offrent nos médias-moraux qui disent que Zelaya a été renversé
« démocratiquement » (sic) par les armes parce que celui-ci voulait prolonger
« illégalement » sa présidence.




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             86 / 129
Annexe – Articles publiés


On peut observer le bulletin de vote prévu pour la consultation du 28 juin :

http://img20.imageshack.us/img20/2605/encuestan.jpg

On peut y lire la question qui a causé le renversement par les armes du
Président ÉLU Zelaya :

¿Está de acuerdo que en las elecciones generales de 2009 se instale una
cuarta urna en la cual el pueblo decida la convocatoria a una asamblea
nacional constituyente ?

Sí ó No.

Qui se traduit par :

« Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales de 2009, une 4e
urne soit installée pour permettre au peuple de se prononcer sur la
convocation (création) d’une assemblée nationale constituante ? OUI ou
NON » [9]

Un Coup d’État réussi ???

Comme le titre le carnet du soldat radio canadien Brousseau : « Honduras : un
putsch réussi ? » Il semble que le Coup d’État ait, pour l’instant, de facto,
réussi. (Ce constat fait à la mi-juillet est toujours malheureusement valable trois mois
plus tard.)

Malgré l’unanimité internationale contre ce régime dictatorial qui vient de
s’installer au Honduras, il semble que les putschistes sont bien en selle. On
constate alors la force de l’arme médiatique. L’ALBA, le groupe de Rio,
l’OEA, l’UE et même l’ONU unanime ne font pas le poids face aux médias.

Les médias nous présentent de facto la situation et nous imposent en
quelque sorte son acceptation. Dans l’esprit de plusieurs, le cas hondurien est
réglé. Le Honduras a un nouveau Président (sic) : Roberto Micheletti.

Quel triste constat !




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   87 / 129
Annexe – Articles publiés

Nous avons une fois de plus la démonstration [10] que nos médias guidés par
l’idéologie globale néolibérale font du deux poids deux mesures face à ces
valeurs nobles que sont la démocratie, la liberté et les droits humains.

Pour contrer l’arme médiatique, il faut une politisation constante des
citoyens (ce que s’évertuent à annuler les médias d’idéologie néolibérale. On
constate leur succès par le taux décroissant de participation aux élections) ainsi
qu’une solidarité totale des populations (ce que peuvent aussi facilement saper
nos soldats de l’idéologie globale).

Le sort du Honduras (comme de tous les pays) est dans les mains de sa
population. Par contre, l’ingérence médiatique peut favoriser (comme en Iran)
ou détruire (comme en Amérique latine) l’effort des populations pour accéder
à un monde plus équitable, à une meilleure démocratie ou tout simplement à
plus de dignité humaine.

Serge Charbonneau
Québec
14 juillet 2009

P.S. : Pour compléter, voici quelques documents permettant de mieux comprendre les
Coups d’État et l’Amérique latine :

Pour comprendre comment se fait un Coup d’État :
« La révolution ne sera pas télévisée »
http://video.google.com/videoplay?docid=7658830544320971019

Pour approfondir les Coups d’État et l’Amérique latine
« The war on democracy »
http://video.google.ca/videoplay?docid=-
3739500579629840148&ei=FJFLSrj6M5awqQLbh6TjDw&q=John+Pilger&hl=fr

Pour connaître comme se sont vécues beaucoup de dictatures :
Soeur Yvonne Pierron : « Missionnaire sous la dictature »
http://www.paperblog.fr/1416568/yvonne-pierron-missionnaire-sous-la-dictature-ed-
du-seuil/

Notes

[1] Mardi 13 juin, Le Monde repris par Le Devoir avec magnifique photo de AFP
« En Iran, la révolte ne s’éteint pas »
http://www.ledevoir.com/2009/07/14/258987.html


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                88 / 129
Annexe – Articles publiés

Associate Press repris par CyberPresse
« Iran : le régime menacé de « désintégration » » (nouvelle ou souhait ?)
http://www.cyberpresse.ca/international/moyen-orient/200907/13/01-883716-iran-le-
regime-menace-de-desintegration.php

[2] Page internationale de Radio Canada (probablement qu’un jour le Dossier Iran :
« Le régime contesté » disparaîtra, mais il est encore là en ce 14 juillet 2009)
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/international/

[3] Déroulement de l’acceptation de la résolution condamnant le Coup d’État
hondurien et discours du Président Zelaya
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?27505

[4] La mort du jeune Hondurien Isis Murillo unifie la lutte contre les putschistes.
http://cantv.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?28425

[5] Lundi 13 juillet 2009. La résistance hondurienne se maintient dans les rues pour la
troisième semaine de protestations.
http://cantv.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?28475

Lundi 13 juillet 2009. Syndicats et central d’ouvriers du Honduras continuent de
manifester.
http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/53995-NN/sindicatos-y-centrales-
obreras-de-honduras-continuaran-protestas/

Vendredi 10 juillet 2009. Des milliers de Honduriens se mobilisent ce vendredi contre
le Coup d’État.
http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?t=28387

[6] http://www.radiomundial.com.ve/yvke/noticia.php?27505

[7] Référendum : Procédure qui permet à tous les citoyens d’un pays de manifester par
un vote l’approbation ou le rejet d’une mesure d’intérêt général.

[8] Sir John A. Macdonald, en 1891, a obtenu un 4e mandat consécutif. A-t-on
dit de Macdonald qu’il voulait « la présidence à vie » ?

Pourquoi en serait-il autrement pour tout autre Président ou Premier ministre
ÉLU démocratiquement ?

En 2003, le premier ministre de l’Île-du-Prince-Édouard, Pat Binns, est réélu
pour un 3e mandat consécutif.

Jean Chrétien 3 mandats consécutifs en 2000.

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                    89 / 129
Annexe – Articles publiés

En 2007 Lorne Calvert, Premier ministre de Saskatchewan se présente pour un
5e mandat consécutif. A-t-on dit de Calvert qu’il visait le pouvoir à vie ?

Non, ses citoyens étaient heureux de le voir se représenter et de pouvoir le
réélire QUATRE fois d’affilée. La CINQUIÈME fois il a été battu (2007), mais il
demeure le chef de l’Opposition officielle en Saskatchewan et il pourrait bien se
présenter pour une SIXIÈME fois aux prochaines élections. C’est tout ce qu’il y
a de démocratique. Son parti l’accepte et la population peut l’élire ou non.

Tony Blair a fait 3 mandats consécutifs sans soulever d’indignation.

L’Australien, John Howard a quant à lui, fait 4 mandats consécutifs. Y a-t-il
eu un soulèvement d’indignation médiatique pour ce bon vieux Howard ?

NON

L’État du Vatican, État indépendant et internationalement reconnu, une
théocratie créée le 11 février 1929 au Palais de Latram sous les auspices de
Mussolini, n’a jamais eu d’élections démocratiques et son chef d’État est
nommé à vie. Y a-t-il une indignation médiatique sur cette « présidence
théocratique à vie » ?

[9] Pour étudier la question prévue le jour du Coup d’État au Honduras

http://www.elporvenir.com.mx/notas.asp?nota_id=319910

http://img20.imageshack.us/img20/2605/encuestan.jpg

http://larepublica.es/firmas/blogs/index.php/2009/07/01/el-golpe-militar-hondureno-
es-obra-de-la?blog=56

http://www.noticierodigital.com/?p=39520

http://www.periodicos-de-honduras.com/2009/06/30/si-regresa-mel-ira-a-prision/

[10] CQFD, comme certains groupes disent…




URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Honduras-L-ideologie-au-service-du-Putsch.html




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                 90 / 129
Annexe – Articles publiés

25 juillet 2009
Honduras : désinformation et silence complice
                               Serge CHARBONNEAU
                               illustration : Radio Latinos

                               Tout le monde connaît la capacité médiatique de
                               soulever les passions lorsque ceux-ci s’y mettent.
                               Les médias "officiels" sont capables d’un
                               acharnement médiatique incroyable et d’une
                               efficacité fulgurante pour aiguiller l’opinion
                               publique.

Nous avons pu constater que le Coup d’État au Honduras qui a servi à mettre
en place une nouvelle dictature dans l’irrespect de la démocratie n’était pas un
thème qui méritait la lutte de nos soldats de l’information.

« Honduras : Échec d’un Coup d’État. »

Un titre que j’avais envie d’utiliser, un peu pour forcer le destin. Un titre qui
nous projette dans un futur-proche souhaitable. Mais est-ce un titre réaliste ?

Est-il plus réaliste de dire : Honduras : Coup d’État réussi ! sans point
d’interrogation, juste avec une terrible exclamation ?

Il est toujours téméraire et hasardeux d’avoir recours à la boule de cristal et
ainsi présumer du futur. Il est plus sage de simplement observer le présent. Le
Honduras vit actuellement, de façon plus marquée et même plus tragique, ce
que vit l’Amérique latine depuis 1998, c’est-à-dire, la lutte de la population
contre l’exploitation et surtout contre l’exclusion. Exclusion politique, exclusion
économique, exclusion à la justice et à la dignité. Une lutte des classes, le
combat entre la pauvreté et l’oligarchie privilégiée qui gouverne et profite des
richesses des pays. Le Coup d’État hondurien n’est que la manifestation
exacerbée de cette lutte constante.

La population contre le pouvoir oligarchique fourbe et corrompu.

C’est une lutte constante et épuisante. Les armes ne sont pas égales. La
population depuis toujours démunie n’a que sa détermination et sa solidarité
pour affronter le pouvoir oligarchique. Ce pouvoir qui a à son service des
armes, des médias et de puissants moyens financiers. Un pouvoir qui a des
ramifications internationales et qui peut compter sur l’appui de gens qui

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               91 / 129
Annexe – Articles publiés

possèdent aussi des armes, des médias et beaucoup d’argent. Une terrible lutte
inégale.

Le Coup d’État au Honduras aurait rapidement échoué si un acharnement
médiatique d’envergure avait été enclenché et si rapidement les maîtres des
dollars avaient mis en place un embargo économique (comme celui contre
Cuba) et un gel des comptes étrangers des putschistes. Mais de toute évidence,
les médias et les parrains économiques ne sont pas au service de la démocratie
et du simple citoyen.

DÉSINFORMATION

Il est renversant de constater la terrible DÉSINFORMATION véhiculée par
nos (sic) médias "dominants".

Aujourd’hui on peut lire :

« Le président hondurien est accusé par les principales institutions politiques
de son pays d’avoir voulu contourner la Constitution en tentant de modifier la
règle sur la limitation des mandats. » Radio Canada [1]

« … En échange, il devait renoncer à son projet de référendum sur la réforme
de la Constitution - projet à l’origine du coup d’État… un référendum qui était
destiné à l’autoriser à briguer un second mandat. » MSN [2] repris de AP

« … En échange, il devait renoncer à son projet de référendum sur la réforme
de la Constitution - projet à l’origine du coup d’État… un référendum qui était
destiné à l’autoriser à briguer un second mandat. » Le Nouvel Observateur [3]
repris de AP

« …rappelle que Zelaya voulait modifier la Constitution pour pouvoir briguer
un nouveau mandat… l’ex-président qui préparait, en réalité, un coup d’État
institutionnel. » France 24 [4]

« La crise a en effet été provoquée par la volonté du président Zelaya
d’organiser un référendum lui permettant de briguer un second mandat » La
libre Belgique [5]

« …il devait renoncer à son projet de référendum sur la réforme de la
Constitution, initiative à l’origine du coup d’État. » EITB [6]



  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                           92 / 129
Annexe – Articles publiés

On peut allonger la liste indéfiniment.

Cette DÉSINFORMATION SOUTENUE ET OMNIPRÉSENTE depuis près d’un
mois, est digne de la technique nazie de Goebbels.

« Un mensonge répété plusieurs fois finit par devenir une vérité. »

Quelle était donc la question de la consultation populaire du 28 juin, jour du
renversement par les armes du Président ÉLU Zelaya ?

Voici le bulletin de votation prévu pour cette consultation :

http://img20.imageshack.us/img20/2605/encuestan.jpg

La question était :

« Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales de 2009, une 4e urne
soit installée pour permettre au peuple de se prononcer sur la convocation
(création) d’une assemblée nationale constituante ? OUI ou NON »

Les prochaines élections de 2009 signifiaient les élections prévues en novembre
et servant à élire le nouveau Président (1) (Zelaya ne se pouvait pas se
présenter), les députés (2) (législative), et les représentants locaux (3) (mairies,
alcaldias). Si la population disait OUI lors de la consultation prévue le 28 juin,
il y aurait aussi eu une QUATRIÈME (4e) urne pour savoir si la population
désirait la convocation d’une Assemblée Constituante.

Voilà la réalité. Je défie toute personne de démontrer que cette consultation
avait pour conséquence de prolonger le mandat de Monsieur Zelaya.

La DÉSINFORMATION tente de modifier la réalité en soutenant une
rumeur diffamatoire concernant les intentions du Président ÉLU Zelaya.

Le Coup d’État avait pour objectif d’interdire à la population de se prononcer
sur la possible création d’une QUATRIÈME urne pouvant enclencher un
processus démocratique de révision de la Constitution. Bien sûr, cette
révision aurait pu entraîner, ultimement (« SI » l’Assemblée Constituante le
proposait et « SI » la population l’acceptait), l’abolition du nombre limite de
mandats consécutifs (comme nous avons au Canada, en France, en Angleterre
et dans bien des pays démocratiques). Le but principal de la révision n’était
pas l’abolition du nombre de mandats présidentiels consécutifs, mais visait


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                93 / 129
Annexe – Articles publiés

plutôt à rendre plus de pouvoir aux citoyens en rendant la démocratie
hondurienne plus participative.

Voilà pourquoi l’oligarchie est intervenue et a expulsé à la pointe des fusils le
Président ÉLU.

Zelaya a été renversé par les armes parce qu’il enclenchait un processus
donnant plus de poids aux citoyens (et automatiquement réduisait d’autant le
poids des dirigeants corrompus au service de la riche oligarchie).

Les campagnes de désinformation sont courantes par contre, je n’ai jamais vu
une telle constance. Depuis le 28 juin, rares sont les communiqués et les
nouvelles omettant ce mensonge (mensonge disant que Zelaya voulait
prolonger sa présidence).

De plus, l’emploi constant du terme "déchu" qui signifie : qui a perdu son rang,
sa réputation, sa dignité, rend une image négative du personnage Zelaya.
Depuis le début, le qualificatif "déchu" a été employé des centaines de fois.
Destitué ou renversé ou expulsé auraient été des qualificatifs plus
appropriés. Le choix de « déchu » participe à un aiguillage de l’opinion anti-
Zelaya d’une façon efficace et malheureuse.

Une autre mention, répétée plusieurs fois, consiste à dire que Zelaya est
« magnat de l’industrie du bois » AFP [7] et de le présenter comme un riche
Président opportuniste et populiste qui ne cherche que la jouissance et les
bénéfices du pouvoir.

On peaufine l’image négative de Zelaya dans l’opinion populaire et on met
de côté le flagrant affront à la démocratie faite par le Coup d’État.

On constate que nos médias favorisent la dictature en parlant de gouvernement
intérimaire, de facto, de président "désigné" etc. Il s’agit en fait (de facto) d’une
dictature qui a pris le pouvoir par les armes. Un régime catégoriquement et
unanimement rejeté par la communauté internationale. Une dictature qui
bâillonne la population qui impose un couvre-feu qui brime totalement les
libertés citoyennes. La censure est bien réelle et l’oppression et l’arrestation
arbitraire sont quotidiennes.

On devrait parler de Président ÉLU et de dictature. Les termes seraient ainsi
plus justes pour décrire la réalité qui a cours.



  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                94 / 129
Annexe – Articles publiés

Malgré une condamnation internationale sans équivoque, la dictature est
toujours bien en selle et les médias dominants s’appliquent à la "normaliser".

De plus, le ballet diplomatique du « « « Prix Nobel de la Paix » » » (titre
mentionné à outrance pour "certifier" et valider la qualité "incontestable" du
"négociateur"), Oscar Arias, n’a servi qu’à gagner du temps en espérant que le
mouvement populaire s’essouffle et que la dictature finisse par être acceptée
"de facto". (Constat fait en juillet qui se vérifie encore à la mi-novembre.)

On inculque aussi subtilement dans l’opinion publique que le Président ÉLU
sera responsable des violences possibles s’il rentre chez lui. Il est étrange de
constater que la condamnation si les violences surviennent se porte sur
Zelaya et non pas sur la dictature qui tient les mitraillettes entre ses mains.
On cherche à imposer la réussite du Coup d’État et à convaincre Zelaya de
renoncer à un retour. Les médias travaillent à nous faire accepter de facto la
situation et nous empêchent (si l’on peut dire) de condamner sans équivoque et
énergiquement les méthodes dictatoriales employées par le régime putschiste.

Il est clair que le terrible pouvoir de l’oligarchie mondiale à travers les médias
et la diplomatie appuie l’oligarchie locale du Honduras et travaille pour que le
Coup soit une réussite.

Le Coup qui visait à bâillonner la population a été réussi concernant les urnes,
par contre, il reste à bâillonner la rue.

Les manifestations quotidiennes demandent une énergie et des moyens
considérables. Les pauvres citoyens du Honduras auront-ils la capacité de
poursuivre longtemps ?

C’est à souhaiter. Le succès des armes serait un terrible précédent et pourrait
mettre en péril les fragiles démocraties en Amérique latine. (En novembre, la
possibilité d'un Coup d'État au Paraguay se dessine de plus en plus.)

Serge Charbonneau
Québec

[1] http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/07/23/006-jeudi-zelaya-
honduras.shtml

[2] http://nouvelles.sympatico.msn.ca/Monde/ContentPosting_CP_monde?
newsitemid=232876129&feedname=CP-


  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                 95 / 129
Annexe – Articles publiés

MONDE&show=False&number=0&showbyline=True&subtitle=&detect=&abc=abc&da
te=True

[3]
http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/ameriques/20090723.FAP5557/
honduras_echec_de_la_med iation_internationale_le_presid.html

[4] http://www.france24.com/fr/20090723-sur-le-net-toile-toujours-alerte-honduras-
californie-crise-tour-de-france

[5] http://www.lalibre.be/actu/international/article/518048/zelaya-doit-retrouver-sa-
place-interview-exclusive.html

[6] http://www.eitb.com/infos/international/detail/200286/manuel-zelaya-annonce-
nouveau-son-retour-au-honduras/

[7] http://www.cyberpresse.ca/international/amerique-latine/200907/23/01-886609-
honduras-nouveau-plan-pour-le-retour-du-president.php




URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Honduras-desinformation-et-silence-complice.html




  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   96 / 129
Annexe – Articles publiés

Pendant que Zelaya risque sa vie, Radio Canada met la
   priorité sur Barbie
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
samedi 25 juillet 2009

Pendant que Zelaya risque sa vie, Radio Canada met la priorité sur Barbie

Pendant que l’Amérique latine vit une crise, Radio Canada préfère nous
présenter les 50 ans de Barbie plutôt que nous informer sur les événements en
cours en Amérique centrale. C’est tout de même hallucinant !

En effet, on nous a annoncé que demain, l’émission hebdomadaire de grands
reportages et d’actualité qui met à profit les reporters « sur le terrain »,
« partout dans le monde », Dimanche Magazine [1], nous présentera un
reportage « spécial » sur les 50 ans de Barbie (suivi d’un reportage culinaire [La
venue d’une nouvelle cuisine québécoise.] ainsi que le retour de la police
autochtone). Il semble qu’on ne dira mot sur la crise démocratique qui sévit au
Honduras.

De plus, il semble que « LE » spécialiste de l’Amérique latine, Jean-Michel
Leprince, ait été mis à la retraite (probablement en vacances). La situation est
déplorable. Jamais un événement de cette importance n’a été si peu couvert par
« nos » journalistes radio-canadiens. Le régime Harper qui ferme peu à peu
Radio Canada pour éliminer cette précieuse (jadis) source d’information
semble avoir déjà atteint, en bonne partie, son but. La qualité de l’information
de « notre » société d’État se dégrade à vue d’œil. On en arrive même à
conclure que sa fermeture ne serait pas une "grosse perte" pour l’information et
pour la survie de notre culture.

Il n’y a qu’à voir la qualité des discussions offertes sur les pages d’information
pour constater que Radio Canada a totalement glissé vers le genre "Radio
poubelle". Comme aucune information approfondie n’est livrée, le niveau
des discussions est au plus bas. Radio Canada nous sert des repiquages
d’Agences de presse internationales (surtout AFP). La DÉSINFORMATION (le
pourquoi de la crise) et la SUPERFICIALITÉ associée à l’anonymat des
signataires de discussions (favorisé par Radio Canada) alimentent le préjugé et
une forme de stupidité dont les radios poubelles nous ont malheureusement
habituées. Radio Canada qui se targue d’avoir une « nétiquette » pour
maintenir la qualité (sic) des propos, se sert de ce règlement pour faire de la

  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              97 / 129
Annexe – Articles publiés

censure (mes propos sont régulièrement censurés). À lire l’information et les
commentaires qui en découlent, les René Mailhot, Louis Martin et René
Lévesque doivent se retourner dans leur tombe en se bouchant les yeux et les
oreilles pour ne pas voir et entendre à quel point la qualité de « leur »
institution s’est dégradée.

Pendant que Radio Canada nous parle de Barbie (est-ce un reportage financé
par Mattel ?), l’Amérique latine vit la pire crise démocratique de son Histoire
récente. En effet, présentement un président ÉLU et soutenu par la population
(ainsi que par la communauté internationale) tente de rentrer dans son pays. Sa
liberté et même sa vie sont en péril. L’événement est hors du commun et
dépasse largement la simple fraude électorale. Les événements se déroulant
présentement au Honduras peuvent se dérouler partout en Amérique latine.
Partout où les gouvernements progressistes abaisseront leur niveau de
vigilance.

Radio Canada aurait dû rapidement mettre à la disposition du public, un
dossier pouvant nous permettre d’approfondir l’Histoire et l’actualité de
l’Amérique centrale en général et du Honduras en particulier. On s’entête
plutôt à maintenir la cause iranienne en premier plan en lui accordant une
visibilité démesurée par rapport à l’importance de sa "crise" (en bonne partie
fabriquée médiatiquement, nous verrons dans six mois).

Honduras, retour sur les événements.

Le 28 juin, aux premières lueurs du jour, des militaires masqués (cagoules)
forcent l’entrée de la résidence du Président à l’aide de salves de mitraillettes.
La demeure du Président est rapidement envahie et saccagée. Le Président est
arrêté brutalement. On ne lui permet même pas de se vêtir et on l’entraîne hors
de son habitation pour aller le mettre dans un avion. Aucune information ne
lui est donnée, ni pour son arrestation illégale, ni pour la destination vers
laquelle on l’expulse. C’est un Coup d’État.

Il y avait longtemps qu’un Coup d’État avait eu lieu en Amérique centrale. Le
dernier en Amérique latine fut au Venezuela le 11 avril 2002. Le Coup d’État
échoua après 48 heures de pouvoir putschiste. La population qui était sorti
massivement dans les rues aidées par une forte partie de l’armée refusant les
ordres des putschistes a rapidement permis à Hugo Chávez de reprendre les
rênes du pouvoir qu’il avait acquis démocratiquement.



  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              98 / 129
Annexe – Articles publiés

Dans la nuit du 29 juin, j’écrivais : « J’AI PEUR QU’ON NOUS EXPLIQUE
TOUT LE BIEN-FONDÉ DE CE COUP D’ÉTAT » [2]

Effectivement, mes peurs se sont malheureusement "réalisées ". On nous a
expliqué la "légalité" (sic) de ce geste foulant au pied la démocratie. La légalité
(sic) de l’armée cagoulée qui arrête et expulse en pyjama un Président ÉLU.
Puis on s’est appliquée à l’aide d’une bonne dose de désinformation, de nous
présenter le Président ÉLU comme coupable d’un manquement à la
constitution et en lui attribuant de façon diffamatoire des intentions sournoises
et allant à l’encontre du bien-être de la population.

Depuis 28 jours la population hondurienne réclame le retour de la démocratie
et le retour de son Président ÉLU. Depuis 28 jours, la censure sévit au
Honduras, depuis 28 jours les couvre-feux briment les libertés individuelles,
depuis 28 jours la population risque sa vie face aux mitraillettes pointées sur
elle.

Malgré l’unanimité de l’ALBA, du groupe de Rio, du CARICOM, de l’OEA,
de l’UE et de l’ONU [3], bref l’unanimité mondiale, les médias ont persisté à
nous présenter le Président ÉLU comme étant fautif et coupable d’un coup
fourré.

Une DÉSINFORMATION sans précédent s’enclenche. Le clergé oligarchique
hondurien lance le bal: « la Conférence épiscopale du Honduras, ouvertement
hostile à son projet de prolongation de mandat, lui a demandé de renoncer à
rentrer dimanche pour éviter un « bain de sang ». (Les évêques étaient aussi
présents à Miraflorès au Venezuela lors de l’auto-assermentation de Pedro
Carmona en avril 2002 [4])

Depuis, nous assistons à une campagne de DÉSINFORMATION constante et
soutenue. Quotidiennement depuis 28 jours, dans pratiquement tous les
communiqués et toutes les nouvelles concernant la crise démocratique du
Honduras, on dit et répète que Zelaya voulait illégalement prolonger son
mandat. Ce qui est un grossier mensonge.

La technique du nazi Goebbels consistant à faire d’un mensonge une vérité en
le répétant plusieurs fois est mise à profit. Depuis le 28 juin, nous avons pu lire
et entendre des centaines de fois que Zelaya a été renversé parce qu’il voulait
prolonger son mandat.



  Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               99 / 129
Annexe – Articles publiés

Je dois encore préciser ce que le bulletin devant servir à la consultation
populaire prévue le jour du renversement par les armes du Président ÉLU,
Manuel Zelaya, disait :

Pour voir le bulletin de votation prévu pour cette consultation :
http://img20.imageshack.us/img20/26...

« Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales de 2009, une 4e urne
soit installée pour permettre au peuple de se prononcer sur la convocation
(création) d’une assemblée nationale constituante ? OUI ou NON »

C’est-à-dire que les élections prévues en novembre et servant à élire le nouveau
Président (1) (Zelaya ne se pouvait pas se présenter), les députés (2)
(législative), et les représentants locaux (3) (mairies, alcaldias) pourraient
inclure une QUATRIÈME urne. Si la population disait OUI lors de la
consultation prévue le 28 juin, il y aurait eu une QUATRIÈME (4e) urne qui
aurait servi à savoir si la population désirait la création d’une Assemblée
Constituante pour réviser la Constitution.

Cette révision aurait été faite pendant de nombreux mois et proposée par
référendum à la population pour son acceptation éventuelle. La consultation
populaire prévue le 28 juin dernier était uniquement "consultative" et "non-
contraignantes". C’est-à-dire qu’absolument rien ne changeait dans la
constitution du pays, ni dans la durée du mandat du Président Zelaya.

La dictature met des vies en jeu. Aujourd’hui, le Président ÉLU, Manuel
Zelaya, est à la frontière de son pays. Les États-Unis (H. Clinton) et le Canada
disent être contre l’idée du Président ÉLU, Zelaya, de rentrer chez lui. On le
tient responsable des violences qui peuvent surgir de son initiative. Zelaya qui
a été expulsé illégalement à la pointe des mitraillettes par des gens cagoulés
entre dans son pays, sans armes, en invitant ses concitoyens à manifester
pacifiquement (Zelaya un partisan de la non-violence de Gandhi) et est
considéré comme le responsable de la possible violence. C’est le monde à
l’envers.

Au lieu de mettre en garde la dictature et de les menacer de représailles si ses
sbires font un carnage, on fait la leçon au Président ÉLU qui a le courage
d’affronter, à mains nues, une armée de putschistes.




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            100 / 129
Annexe – Articles publiés

Pendant que Zelaya risque sa vie et que plusieurs de ses partisans risquent
aussi leur vie pour le retour de la démocratie, Radio Canada nous parle de
Barbie.

Comment expliquer une telle aberration ?

Serge Charbonneau Québec

[1] http://www.radio-canada.ca/actualit...

[2] « Une leçon de démocratie » http://www.ledevoir.com/2009/06/29/...

[3] Vidéo de l’acceptation de la résolution de l’ONU condamnant unanimement (192
pays) le Coup d’État et discours de Zelaya devant l’Assemblée générale des Nations
Unies. http://www.radiomundial.com.ve/yvke...

[4] « Lors de la prise de pouvoir du nouveau président, un décret est signé qui abolit
toutes les instances démocratiques légitimement élues et instaure un pouvoir
dictatorial ; il est signé en premier par le Cardinal Velasco de Caracas »
http://www.alterinfos.org/spip.php?... « Il s’agissait d’instaurer un pouvoir dictatorial
abolissant toutes les instances légitimement élues. Le mouvement était mené par les
grands patrons vénézuéliens, avec l’appui d’autres personnalités dont le Cardinal
Vélasco de Caracas » http://pagesperso-orange.fr/fpf/pri... Implication du clergé dans
les Coups d’État : « Manuel du parfait coup d’État en Amérique latine »
http://www.oulala.net/Portail/spip....



URL de cet article
http://www.vigile.net/Pendant-que-Zelaya-risque-sa-vie




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                      101 / 129
Annexe – Articles publiés

Radio Canada pratique de plus en plus la censure
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
jeudi 30 juillet 2009

Radio Canada pratique de plus en plus la censure

Le message suivant ne passe pas la « nétiquette » radio canadienne :
(Commentaire censuré sur la nouvelle « Les pro-Zelaya se font entendre »)
http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

Monsieur Jean Bédard fait un résumé intéressant de la situation. Par contre, il
omet de mentionner que Mme Xiomara Castro de Zelaya qui tente de rejoindre
la frontière avec une caravane de partisans demandant le retour du Président
ÉLU dans ses fonctions, est menacée d’interdiction de retour si celle-ci et sa
famille passe la frontière. La dictature Micheletti aimerait bien qu’elle se
"déporte" elle-même. La mère de Manuel Zelaya, Hortensia Rosales, a
demandé que ni Mme Castro de Zelaya (épouse du Président ÉLU, ce que l’on
appelle généralement : la première Dame du pays), ni ses enfants ne soient
aucunement importunés dans leurs mouvements. La dictature Micheletti,
désire que l’épouse du Président ÉLU et ses enfants passe la frontière et ainsi
quitte le pays. Ils seraient par la suite empêchés de revenir chez eux.

Pour ce qui est des nombreux partisans tentant de rejoindre la frontière, la
dictature surveille tous les axes routiers pouvant mener à la frontière où se
trouve le Président ÉLU. On empêche par tous les moyens qu’une foule se
rassemble pour soutenir et favoriser le retour du Président constitutionnel.

Les partisans du Président légitime et ÉLU, Manuel Zelaya, doivent jouer au
chat et à la souris avec les forces de l’oppression.

Armes et couvre-feu tentent d’essouffler le mouvement de résistance et de
contestation contre la dictature Micheletti.

Radio Canada a censuré mes 5 messages précédents. Il m’est interdit de
commenter des propos tels :

« hahahaha, " a pris la fuite à la suite d’un coup d’État " ...c’est drôle !! Et c’est
surtout drôle les réactions des deux se ses partissants ici plus bas....hehehehe »

« Zelaya a saccagée la banque en prenant 40 millions de lempiras. »

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                 102 / 129
Annexe – Articles publiés

J’aimerais bien savoir pourquoi ?

La censure n’a rien de démocratique.

Serge Charbonneau Québec

LA CENSURE EST UNE ATTEINTE DIRECTE À LA DÉMOCRATIE.
S’exprimer publiquement n’est pas un privilège, mais un droit.

On permet à des gens qui n’osent signer leurs divagations de dire des choses
aussi aberrantes que : « Zelaya a saccagé la banque en prenant 40 millions de
lempiras. » et on m’interdit de dire que ces propos sont des idioties qu’il faut
dénoncer.

J’aimerais que le responsable de la censure radio-canadienne explique les
raisons lui ayant dicté cette censure.

Je vous invite à consulter (sur les nouvelles concernant le Honduras) la qualité
des commentaires. Je me demande si les journalistes sérieux de Radio
Canada sont heureux de ces commentaires. Ces commentaires reflètent la
qualité de l’information.

Radio Canada favorise l’anonymat. Sous le couvert de l’anonymat on peut
facilement dire les pires imbécilités. Nous sommes alors à l’abri de la honte et
de la critique. L’anonymat favorise la démagogie, le préjugé et le simplisme.
Les pires rumeurs ou préjugés peuvent faire boule de neige dans ce monde à
style radio-poubelle. Ce populisme de bas étage dans lequel s’engage notre
société d’État a-t-il pour objectif d’accroitre sa cote d’écoute ou s’il a pour but
d’abrutir la population ? Peut-être les deux en même temps.

Il est déplorable et regrettable de voir notre société d’État si peu
journalistique et menée par tant d’idéologie.

Serge Charbonneau Québec

P.S. : Pour constater la qualité des commentaires favorisés par Radio Canada :
« Zelaya veut organiser la résistance » http://www.radio-canada.ca/nouvelle...
« Échec de la médiation » http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

URL de cet article : http://www.vigile.net/Radio-Canada-pratique-de-plus-en

DEUX MOIS ET DEMI APRÈS LE COUP D’ÉTAT AU HONDURAS,

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               103 / 129
Annexe – Articles publiés

Radio Canada dépêche un reporter à Tegucigalpa
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
mardi 15 septembre        2009
Après deux mois et demi, Radio Canada dépêche enfin leur reporter spécialiste
Jean-Michel Leprince en Amérique centrale. [1]

Déjà deux mois et demi que la dictature a pris le pouvoir au Honduras.

Je vous sens déjà grimacer, froncer les sourcils… j’ai dit "dictature". Eh oui !
Comment peut-on appeler autrement un régime qui prend le pouvoir par les
armes en expulsant un Président ÉLU ?

Bien sûr, aucun de nos médias ne parle de dictature au Honduras. Lorsqu’on
fait allusion à la dictature, on pense plutôt au Venezuela…

Si on a expulsé ce Président ÉLU… C’est que ce Zelaya n’était pas honnête,
vous dites-vous. On vous l’a dit et on vous l’a bien inculqué dans le cerveau.
Même Monsieur Leprince qui fait preuve d’une apparente neutralité
irréprochable vous répète ce « pour quoi » Zelaya a été, en quelque sorte,
« légitimement » (sic) expulsé.

Monsieur Leprince reprend la cassette disant que la constitution du
Honduras dit « qu’il est formellement interdit de la changer » alors Zelaya a
été condamné par des juges "compétents" (sic) et "justes" (sic sic) pour
trahison parce que celui-ci (Zelaya), hors de tout doute, voulait changer la
constitution, et ce, pour rester au pouvoir, bien entendu ! (ce qui est
totalement faux). On l’a donc arrêté pour haute trahison. Monsieur Leprince
nous livre cette information "simple" sans trop insister et nous fait
comprendre, pour ainsi dire, que l’expulsion par les armes du Président ÉLU
était, disons, tout à fait "normale".

Bon, Jean-Michel nous dit que, le Président Zelaya a été arrêté en quelque sorte
tout à fait "légalement" (puisque la constitution…) mais, bon, déporté un
citoyen hondurien est aussi interdit par la constitution. Il semble que l’armée
ait outrepassé son mandat et a pris la fâcheuse initiative de déporter le
Président ÉLU. Là, par contre, ce geste est répréhensible, bien entendu. Mais
bon, c’est l’armée qui a commis cette bévue et bon, probablement, si on



 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            104 / 129
Annexe – Articles publiés

extrapole un peu, qu’on ouvrira une enquête là-dessus pour condamner les
coupables.

Jusqu’ici, tout va bien. Monsieur Leprince qui est un excellent journaliste et
qui fait preuve d’une neutralité exemplaire (tous devraient suivre son
exemple) se garde bien d’enquêter sur ce qui pourrait modifier la perception
que les médias nous ont inculquée profondément dans l’esprit. Son reportage
consolide notre sentiment bien ancré du « pas-honnête-ce-Zelaya ». Il nous
montre clairement, vidéo à l’appui (on voit très bien ce Zelaya, sourire aux
lèvres sauter dans les bras de cette bande de brigands (sic)) ses liens d’amitié
avec toute cette gauche dure, les Ortega, Morales, Correa, Chávez (bien
entendu) et même le démon Castro, bref tous ces dégueulasses de l’ALBA. On
comprend que son amitié avec « la bête noire » est bien réelle et cela dit tout.
Ce Zelaya n’est vraiment pas très catholique ! Notre sentiment populaire
condamne vigoureusement ces mauvaises fréquentations. Donc, Monsieur
Leprince reprend le même discours décrivant de façon douteuse la situation
sans en modifier le moindre mot.

Monsieur Leprince interview un représentant golpiste. Dommage que
Monsieur Leprince n’ait pas questionné cette personne très bien placée pour
nous faire comprendre les raisons du Coup d’État. Simplement demander :
« Pourquoi donc Monsieur Zelaya a-t-il été expulsé ? » aurait permis
d’entendre les raisons et par la suite le reportage aurait pu s’orienter sur ces
dites raisons.

Monsieur Leprince dit que Zelaya a été renversé parce qu’il voulait faire un
référendum qu’on a "appelé par la suite" dit-on "consultation populaire". Le
point central de ce Coup d’État est justement cette consultation populaire.
Pourquoi donc Monsieur Leprince ne nous présente pas le bulletin devant
servir pour cette consultation ? Il aurait pu demander au juriste "golpiste" de
voir le bulletin que Zelaya voulait utiliser pour sa consultation. De lire la
question aurait été révélateur.

Monsieur Leprince reprend simplement la désinformation qui consiste à dire
que Zelaya s’apprêtait à faire quelque chose d’illégal, c’est-à-dire de modifier la
Constitution.

Je ne comprends pas que Monsieur Leprince, un journaliste honnête,
reprenne, sans sourciller, cette désinformation.



 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              105 / 129
Annexe – Articles publiés

Le bulletin que Zelaya voulait utiliser pour la consultation du 28 juin dernier
est le suivant :

http://img20.imageshack.us/img20/26...

La question était : « Êtes-vous d’accord qu’aux prochaines élections générales
de 2009, une 4e urne soit installée pour permettre au peuple de se prononcer sur
la convocation (création) d’une assemblée nationale constituante ? OUI ou
NON »

Voilà « LE » point central du Coup d’État. On constate que le Président Zelaya
voulait demander à la population si lors de l’élection prévue le 29 novembre
prochain, celle-ci voulait avoir l’opportunité de se prononcer sur la possible
création d’une assemblée constituante. Le 28 juin, il leur demandait, tout
simplement, s’il voulait une QUATRIÈME urne.

Quand donc vous a-t-on parlé de cette QUATRIÈME urne dans nos médias ?
Jamais, je crois. Monsieur Jean-Pierre Legault dans un excellent article paru
dans Le devoir du 12 septembre dernier y fait allusion [2]

Qu’est-ce donc que cette QUATRIÈME urne dont ne dit mot Monsieur
Leprince et qui a servi de prétexte au Coup d’État ?

Les prochaines élections prévues en novembre serviront à élire le nouveau
Président (1ère urne) (Zelaya ne se pouvait pas se présenter), les députés (2e
urne) (législative), et les représentants locaux (3e urne) (mairies, alcaldias). Si
la population disait OUI lors de la consultation prévue le 28 juin, il y aurait
aussi eu une QUATRIÈME (4e) URNE afin de savoir si la population désirait
la convocation d’une Assemblée Constituante.

Le référendum prévu le 28 juin n’avait absolument rien pouvant donner la
possibilité à Manuel Zelaya de se représenter en novembre pour un second
mandat. Le résultat du référendum n’avait aucun effet de modification de la
constitution. Ce sondage (ni plus ni moins) était pour connaître l’opinion de la
population concernant une possible modification de la Constitution.

Une possible modification de la constitution aurait pu être mise en branle si la
population disait vouloir la création d’une Assemblée Constituante qui
étudierait une réforme constitutionnelle et pourrait après une période d’étude,
proposer à la population une nouvelle Constitution qui aurait eu à être validée
par référendum.

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              106 / 129
Annexe – Articles publiés

Pourquoi une nouvelle constitution ? Pour améliorer le pouvoir populaire et
ainsi mettre à l’abri la population contre le pouvoir absolu des gouvernements
(comme c’est le cas présentement).

On comprend alors facilement pourquoi l’oligarchie (les six familles dont parle
Manuel Zelaya) a renversé le Président Zelaya qui s’apprêtait à ouvrir la porte
au pouvoir populaire.

Le Coup d’État avait pour objectif d’interdire à la population de se prononcer
sur la possible création d’une QUATRIÈME urne pouvant enclencher un
processus démocratique de révision de la Constitution. Bien sûr, cette
révision aurait pu entraîner, ultimement (« SI » l’assemblée constituante le
proposait et « SI » la population l’acceptait), l’abolition du nombre limite de
mandats consécutifs (comme nous avons au Canada, en France, en Angleterre
et dans bien des pays démocratiques).

Mais, le but principal de la révision n’était pas l’abolition du nombre de
mandats présidentiels consécutifs, mais visait plutôt à rendre plus de
pouvoir aux citoyens en rendant la démocratie hondurienne plus
participative. Voilà pourquoi l’oligarchie est intervenue et a expulsé à la pointe
des fusils le Président ÉLU, Manuel Zelaya. Le Président a été renversé par les
armes parce qu’il enclenchait un processus donnant plus de poids aux citoyens
(et automatiquement réduisait d’autant le poids des dirigeants corrompus au
service de la riche oligarchie).

Tout cet important aspect du Coup d’État n’est pas effleuré par Monsieur
Leprince. Je ne comprends pas et je le déplore.

On parle plutôt de "négociation" pour le retour du Président ÉLU. Depuis
quand négocie-t-on avec des terroristes ?

Comment peut-on parler calmement de négociation alors que la communauté
internationale (192 pays) a unanimement condamné ce nouveau régime
dictatorial ?

Comment est-ce possible que Monsieur Leprince puisse accorder, de facto,
une quelconque crédibilité à ces putschistes ?

Lorsqu’on se souvient des hauts cris lancés par nos médias lors du résultat
dit frauduleux en Iran, comment comprendre cette réserve face à la situation
hondurienne ?

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              107 / 129
Annexe – Articles publiés

Une situation où l’on foule au pied de façon flagrante des règles les plus
élémentaires de la démocratie.

Doit-on féliciter Monsieur Leprince pour sa réserve et sa neutralité ? Sûrement
que oui, un journaliste doit demeurer réservé et neutre. Cependant, de ne pas
poser les questions qui dérangent et de reprendre cette désinformation
flagrante concernant ladite "légitimité" (sic) du Coup d’État est déplorable.

Comment peut-on parler sérieusement des élections farfelues de novembre
prochain ? Comment peut-on interroger ces golpistes sans les mettre un peu
plus dans l’embarras ?

On s’attendrait à mieux d’un journaliste d’expérience comme
Jean-Michel Leprince.

Serge Charbonneau Québec

[1] http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

[2] Honduras - La quatrième urne http://www.ledevoir.com/2009/09/12/...



URL de cet article :
http://www.vigile.net/Radio-Canada-depeche-un-reporter-a




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                108 / 129
Annexe – Articles publiés


ENFIN JEAN-MICHEL LEPRINCE EST À SON POSTE !
Honduras :   Des questions pouvant servir à Monsieur Leprince
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
mercredi 16 septembre 2009

Quelle joie de voir enfin Monsieur Leprince à son poste ! Ça fait du bien
d’avoir enfin des images du Honduras. Il aura fallu deux mois et demi avant
que Radio Canada envoie son meilleur journaliste sur place. Il était temps.

Une demande que je leur avais adressée dans une lettre ouverte, il y a plus de
deux mois, le 3 juillet 2009 [1] : Je disais : « J’aimerais que Radio Canada
produise un dossier sérieux sur le cas de la dictature qui veut s’implanter en
Amérique centrale. J’aimerais aussi que Radio Canada envoie des reporters
pour nous informer sur la situation au Honduras… J’apprécierais que Radio
Canada redevienne un chef de file dans la qualité de l’information.
J’apprécierais que des journalistes de qualité et d’expérience comme Jean-
Michel Leprince soient mis à contribution pour mieux nous informer. »

Il aura fallu plus de deux mois !

J’espère que Jean-Michel Leprince sera sur place un bon moment. (Il a été sur
place deux jours.) Après tout, les journalistes couvrant l’Iran sont restés près
d’un mois à Téhéran pour nous décrire les manifestations (parfois on aurait dit
qu’ils les organisaient eux-mêmes).

Étrange qu’il ait fallu deux mois et demi avant de pouvoir avoir des images
« radio canadiennes » de Tegucigalpa. (Comme si la démocratie au Honduras
était moins importante que celle de l’Iran !)

Dans le reportage d’hier [2], il était intéressant de voir la foule de partisans de
Zelaya. Une image vaut mille mots.

Étrange que Monsieur Leprince ne puisse se prononcer sur un pourcentage
approximatif du soutien de la population pour le Président Zelaya. En Iran, on
ne s’enfargeait pas dans les fleurs du tapis pour décréter que la quasi-totalité
de la population était dans les rues pour réclamer du changement, comme si
l’Iran s’était converti soudainement à la religion du libre marché et avait
tourné le dos à l’islam ! Eh oui ! En Iran on nous disait clairement que la
population était massivement contre Ahmadinejad. Étrange comme il peut

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              109 / 129
Annexe – Articles publiés

sembler compliquer pour monsieur Leprince de dire : "oui, effectivement, on
constate un très fort appui pour le Président Zelaya".

Mais, bon…

Cela étant dit, j’ai été un brin déçu par le manque d’originalité dans les
questions de Monsieur Leprince lors de ses rencontres avec Manuel Zelaya et
le représentant de la dictature.

Voilà donc une série de questions toutes simples, mais très ciblées que
Monsieur Leprince aurait pu poser. Tout d’abord, au Président Zelaya pour
éclaircir la situation :

 Pourquoi vous a-t-on expulsé ?
 Quelle question vouliez-vous poser à la population ?
 Est-il constitutionnel de poser une telle question à la population ?
 Ceci n’était-il pas une manœuvre pour vous maintenir au pouvoir ?




Ensuite au représentant de la dictature, ledit "analyste politique", Juan Ramon
Martinez :

  Pourquoi le Président Zelaya a-t-il été expulsé par les armes hors du pays ?
  Peut-on accorder de la crédibilité à votre gouvernement alors que 192 pays
ont condamné votre prise du pouvoir ?
  Avez-vous la population derrière vous ?
  Zelaya avait-il l’appui de la population ?
  Quelle est la question que le Président Zelaya voulait poser lors du
référendum du 28 juin ?
  Le résultat d’une telle consultation aurait-il pu modifier la constitution ?

 Comment voyez-vous la démocratie ?

Aussi des questions que Monsieur Leprince aurait pu poser à la population :

 Êtes-vous heureux que Manuel Zelaya ait été expulsé du pays ?
 Y a-t-il eu, selon vous, une sorte de censure des médias lors du renversement
du Président Zelaya ?




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              110 / 129
Annexe – Articles publiés

 Avez-vous accès, comme les Iraniens, à Twitter et à Facebook ici au
Honduras ?
 Vos lignes téléphoniques et vos cellulaires sont-ils demeurés fonctionnels lors
des événements de juin dernier ?
 Auriez-vous aimé pouvoir vous prononcer lors de cette consultation qui était
prévue le 28 juin ?

Des questions bien intéressantes.

Mais Monsieur Leprince s’est contenté de consolider le discours qui perdure
depuis le 29 juin. C’est-à-dire :

  que le Président Zelaya a perdu la confiance de la population à cause de ses
mauvaises (sic) fréquentations.
  que le Président Zelaya a été renversé et expulsé parce qu’il s’apprêtait à faire
un geste anticonstitutionnel (ce qui est totalement faux. Rien dans la
constitution n’interdit de consulter la population).
  que la dictature en place est un gouvernement "légitime" par intérim, de
facto.
  que Zelaya refuse de négocier donc qu’il s’enlève lui-même la possibilité de
revenir au pays.
  que la population est divisée.

Ce dernier point est aujourd’hui le plus fondamental. Souvenez-vous de l’Iran
où l’on nous faisait croire que la population était presque unanimement contre
Ahmadinejad. Et regardez le Honduras où l’on vous dit que la population est
divisée.

La population d’Amérique latine a toujours été divisée. Il y a toujours eu les
extrêmement riches qui contrôlent tout et les indécemment pauvres qui ont
peine à manger.

Les mêmes divisions sont toujours bien présentes. La chose qui a changé, c’est
que la majorité pauvre commence à comprendre que par la solidarité et
l’acharnement populaire (le 5e pouvoir), elle peut prendre ce qui lui revient de
droit dans ce que l’on appelle "la démocratie".

Lorsque Jean-Michel Leprince dit : « il est bien difficile de dire quel est le
pourcentage d’appui au Président Zelaya, il fait un brin d’hypocrisie.




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               111 / 129
Annexe – Articles publiés

Il aurait été très facile de savoir quel est le pourcentage de la population qui
appuie Zelaya, il aurait tout simplement fallu laisser se faire cette consultation
populaire. Le verdict aurait été clair.

Malgré tout, le verdict est tout aussi clair. Zelaya a une majorité en sa faveur. Si
tel n’était pas le cas, on aurait laissé faire le référendum et le tour aurait été
joué. Qu’on ait renversé Zelaya avant que celui-ci ne puisse prendre le pouls
de la population démontre clairement que la population du Honduras voyait
d’un bon œil les réformes effectuées par leur Président. C’est clair et limpide
comme de l’eau de roche.

Il est facile de constater que la population est majoritairement pour Zelaya.
Vous rendez vous compte, sans aucun appui médiatique, sans Twitter, sans
Facebook, sans acharnement mondial médiatique supportant le mouvement de
contestation, celui-ci est toujours très actif. Quelle démonstration d’appui à ce
Président "déchu" !

Monsieur Leprince donne l’impression de minimiser ce mouvement de
contestation. On pourrait croire que ce n’est qu’un groupuscule de gogauche
qui se promène avec des banderoles du Che, en toute liberté et sans courir de
grands risques.

Ce mouvement démontre clairement que la population hondurienne est
derrière leur Président que l’on a « déchu » par les armes.

Il est triste de constater que nos médias (entre autres Radio Canada) qui ne
dérougissaient pas en faveur du mouvement de contestation en Iran, ont si
peu rapporté les faits ainsi que cette contestation quotidiennement de la
population hondurienne dénonçant cette dictature. Le silence médiatique a
permis à ces dictateurs de s’installer, de facto, confortablement au pouvoir.

La neutralité journalistique en Iran était moins "évidente". Quand donc a-t-on
été interviewer un représentant d’Ahmadinejad ?

J’espère que Monsieur Leprince ne sera pas rapatrié trop tôt (on a laissé
pendant au moins un mois des reporters à Téhéran). Sa couverture sur place
est très importante. Il y a tout le pays à scruter, si la dictature le lui permet,
bien entendu.

Monsieur Leprince devrait nous faire le portrait de ces six familles dont nous
parle le Président Zelaya. Ce serait un reportage très instructif.

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               112 / 129
Annexe – Articles publiés

Les familles Ferrari, Canahuati, Facussé, Fernández, Irías, Nasser, Micheletti,
Kafie…

Juste pour avoir une idée des richesses de ces familles, prenons un seul de ces
individus : Rafael Ferrari:

Il est propriétaire des chaines télé telles que Grupo Televicentro, Canal 5,
Telecadena, Telesistema, MegaTV, Multivisión, Multidata, Multifon,
Televicentro Online.

Des radios telles que : Emisoras Unidas, HRN, Radio Norte, Suave FM, Rock n’
Pop, Vox FM, XY, 94 FM, Radio Satélite, Radio Caribe, Radio Centro.

Des fast-food Burger King Little Caesar’s Church’s Chicken Popeyes Dunkin’
Donuts Baskin Robbins Pollo Campero Chilli’s

Des organisations touristiques : Fondo Hondureño de Inversión Turística
(Bahía de Tela)

En partie propriétaire avec Arturo Corrales du groupe pétrolier Semeh

Propriétaire des équipes de soccer : Olimpia et en partie le « Selección de
Honduras »

On pourrait faire la liste tout aussi impressionnante des entreprises
appartenant à Jorge Canahuati Larach

Ou encore à Miguel Facussé Barjum

Tous des gens intéressants à visiter, sans oublier l’évêque Oscar Andrés
Rodriguez. Un homme d’église clef dans ce Coup d’État.




Serge Charbonneau Québec

[1] Lettre ouverte à Radio Canada http://www.vigile.net/Lettre-ouvert...

[2] http://www.radio-canada.ca/audio-vi...

URL de cet article
http://www.vigile.net/Honduras-Des-questions-pouvant


 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              113 / 129
Annexe – Articles publiés

RADIO CANADA
Un glissement vers la radio poubelle ou une dérive idéologique ?
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
lundi 21 septembre 2009

Radio Canada glisse de plus en plus vers de la radio poubelle.

La politique des commentaires anonymes dirige la discussion (si l’on peut
appeler cela "discussion") vers une qualité (sic) digne des pires radios
poubelles.

Par exemple sur la nouvelle disant que Jimmy Carter avouait que la CIA était
au courant du Coup d’État contre Chávez le 11 avril 2002. « Washington
impliqué ? »

http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

Alors que la nouvelle du retour du Président ÉLU Zelaya au Honduras venait
tout juste de sortir (réfugié à l’ambassade brésilienne de Tegucigalpa), on
pouvait lire :

Envoyé par GodsavetheQueen 21 septembre 2009 à 15 h 19 HAE

« Méthode agitprop 456 : se cacher dans une ambassade étrangère, et faire de la
provocation. Quand l’armée arrive, crier comme un cochon égorgé au viol de des
conventions diplomatiques. »

Envoyé par GodsavetheQueen 21 septembre 2009 à 15 h 15 HAE

« Zelaya doit vouloir recevoir son chèque de Chavez.
Mais est ce qu’il réalise que ce qui rendrait Chavez fou de joie c’est qu’il se fasse
descendre ? »

*******

On laisse passer de tels commentaires, mais on a censuré à deux reprises mon
commentaire suivant :

« Les propos de celui qui se cache sous le pseudonyme de god la reine sont
d’une bassesse incroyable. Incroyable comment l’anonymat peut permettre
de tels propos aussi incongru et parfois démentiel. Pour exemple :

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                        114 / 129
Annexe – Articles publiés

« Zelaya doit vouloir recevoir son chèque de Chavez. Mais est ce qu’il réalise
que ce qui rendrait Chavez fou de joie c’est qu’il se fasse descendre ? »

Je trouve incroyable que Radio Canada tolère de tels propos anonymes. Cet
individu devrait s’identifier et devrait endosser la responsabilité de ces
dérives verbales. Je suis contre toute censure et je suis contre que de tels
propos puissent être dits sous le couvert l’anonymat.

Je demande à Radio Canada de revoir cette politique
désastreuse qui favorise le propos poubelle anonyme.

L’anonymat ne devait pas être toléré. Le moindre des courages c’est
d’avoir celui de ses idées voire, de ses imbécilités. Celui qui se cache
sous le pseudonyme de god la reine rabaisse la discussion sur ces pages à
un niveau terriblement bas.

Radio Canada est-il fier de ce résultat populaire ?

Serge Charbonneau Québec »

*******

Radio Canada a aussi censuré ma réplique (trois envois sans réussite d’être
publié) concernant un commentaire s’adressant personnellement à moi et
disant :

Envoyé par Dhpena 21 septembre 2009 à 15 h 35 HAE

« Mon ami Serge : Vous venez de démontrer que vous ne savez rien de ce que vous
parlez...

J’ai veçu toute ma vie au Vénézuéla, et c’est grâce à votre dictateur préféré que je suis
ici au Québec, pour la façon dont le pays est tombé en morceaux depuis 1998.

Je sais que c’est difficile de accepter qu’on a tort, mais s’il vous plait informez vous
bien.

Chavez est plus faux qu’un billet de 75 $, il clame le socialisme, il dit aux gens qu’être
riche c’est mauvais, alors que dans son garda robe il a des milliers des dollars, il mange
du caviar alors que son peuple qui l’a elu avec tant d’espoirs n’ont rien a manger, il
limite les gens d’acheter de divises étrangères pour voyager alors qu’il vient de faire

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                        115 / 129
Annexe – Articles publiés

une tournée mondial, il dépense de millions de $ pour lui et il donne aux peuple des
sous... C’est ça son socialisme , c’est ça votre Dictateur préféré »

Ma réplique suivante fut censurée :

«L’anonyme dhpena me dit : « Mon ami Serge : Vous venez de démontrer
que vous ne savez rien de ce que vous parlez... »

J’en suis fort aise, cher ami. Il y a plein de gens qui ont vécu au Venezuela,
mais qui bizarrement ne le laisse absolument pas paraître. C’est votre cas
cher ami. Vous me paraissez transpirer l’imposture. Il ne suffit pas de
dire : "J’ai vécu toute ma vie au Venezuela" pour qu’ainsi vous puissiez
valider votre propagande incroyable. Je vous invite à m’écrire
personnellement (vous trouverez facilement mon adresse sur internet, je
ne suis pas du tout anonyme et je crois que la superbe Nétiquette radio
canadienne ne permette de laisser son adresse personnelle.) en
ESPAGNOL, s’il vous plaît, en me décrivant bien votre lieu de vie. Moi, je
n’ai pas vécu au Venezuela toute ma vie. J’y ai vécu pendant six mois, non
pas à dans un quartier huppé de Caracas ou dans les marinas ghettos riches
de Puerto La Cruz, mais dans les bidonvilles de Valle Verde. Je n’ai pas vécu
toute ma vie au Venezuela, mais j’ai énormément d’amis qui y ont vécu toute
leur vie et qui y vivent présentement depuis leur naissance. Je communique
avec eux pratiquement quotidiennement. Alors, s’il vous plaît ne me faites
pas gerber avec vos salades propagandistes.

De plus, je vous ferais remarquer que Chávez est un président élu, et ce, à
plusieurs reprises. Votre (sic) pays est bien loin d’être en morceau. Vous
désinformez les gens d’ici qui n’ont aucune information sur ce pays et qui ne
maîtrisent pas suffisamment la langue de Cervantès pour écouter les
discours des Présidents latino-américains.

Vous avez un front incroyable de m’accuser de mentir alors que vous êtes
le mystificateur. J’ai toujours été étonné de voir avec quel aplomb des
individus comme vous peuvent désinformer. Premièrement, vous devriez en
premier vous identifier, c’est la moindre des choses, avant d’attaquer les
gens, cher monsieur, qui se dit Vénézuélien. Moi, monsieur, figurez-vous
que j’ai vécu toute ma vie sur mars.

Serge Charbonneau Québec »


 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                   116 / 129
Annexe – Articles publiés

La censure radio canadienne, à l’instar de toutes les censures, ne donne pas de
raison. Vous passez ou vous ne passez pas. Le droit de parole et le droit de
réplique ne sont qu’illusoires.

Je ne comprends vraiment pas l’attitude de Radio Canada. Radio Canada qui
d’ailleurs reprend encore une fois, cette cassette de désinformation servant à
dénigrer le Président ÉLU Zelaya et justifier en quelque sorte le Coup d’État
et la dictature en place de facto :

« La Cour suprême et les militaires s’opposaient à la volonté du président d’aller de
l’avant avec une réforme constitutionnelle qui aurait permis à un
président en exercice de briguer un second mandat. Une consultation
populaire prévue à cet effet, jugée illégale par la Cour suprême, devait avoir lieu le 28
juin. Une telle réforme constitutionnelle aurait permis au président
Zelaya de briguer un deuxième mandat le 29 novembre prochain. Il
niait en avoir l’intention. »

http://www.radio-canada.ca/nouvelle...

Il a été démontré que cette cassette est de la pure désinformation.
Pourquoi donc Radio Canada persiste-t-il à reprendre encore cette
propagande pro-putschiste ?

(Texte publié le 21 septembre dernier)

Serge Charbonneau Québec


URL de cet article
http://www.vigile.net/Un-glissement-vers-la-radio




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                      117 / 129
Annexe – Articles publiés

Où est Radio-Canada ?
Le Président légitime et ÉLU du Honduras va possiblement être
éliminé.
On attend bien sagement dans nos médias que la dictature élimine le
Président Zelaya. On ne dénonce pas ce siège de l’ambassade brésilienne où
l’on ne respecte pas les droits les plus élémentaires de cette résidence
diplomatique et où l’on met en péril la vie de 62 personnes qui résistent à la
dictature.
Serge CHARBONNEAU
Tribune libre de Vigile
samedi 26 septembre 2009

Le Honduras… avez-vous déjà entendu parler du Honduras ?

Oui, un peu, pas beaucoup.
Bien sûr ce n’est pas l’Iran. En Iran le moindre pet de travers est rapporté.
Le Honduras c’est autre chose.

Ça fait 3 mois, 90 longs jours que la population fait plus que péter de travers.
Elle manifeste au risque de sa vie contre une dictature qui se fait appeler
poliment par nos médias, « gouvernement de facto ».

Ces médias qui aiment pourtant bien utiliser le terme « régime », utilisent, dans
le cas de la dictature hondurienne, le terme « gouvernement ».
J’aimerais bien comprendre pourquoi ?

Le Honduras vit sous LA DICTATURE depuis le 28 juin dernier.
Notre journaliste expert de la question latino américaine, Jean-Michel Leprince,
a fait une brève apparition dans cette région, il y a une bonne semaine. Il s’est
contenté d’aller nous faire deux reportages pas trop dérangeants, comme s’il
avait été en panne d’inspiration pour poser des questions pertinentes et pour
nous faire ressortir ce qui se passe vraiment sur place. Il nous a dit que le
président Zelaya était "déchu" et que le « gouvernement "de facto" » ainsi que
le Président "déchu" étaient intraitable et ne voulaient pas négocier.
Disons, que nous n’avons pas appris grand-chose.

On a bien vu quelques gauchistes avec des banderoles du Che déambuler
librement dans les rues et prêts à faire du grabuge que le « gouvernement "de
facto" doit, que voulez-vous, réprimer pour éviter qu’ils ne saccagent tout.



 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                               118 / 129
Annexe – Articles publiés

On dit qu’ils ont incendié des autos et saccagé des commerces.
De vrais sauvages que le Président bien mis «de facto» doit tenter de contrôler
de son mieux pour sauvegarder la civilité de son pays.

Voilà finalement, le survol complet de la situation fait par nos médias et entre
autres par notre Radio-Canada.

J’ai une connaissance au Honduras (un Québécois faisant de l’aide
humanitaire sur place depuis le passage de Mitch, il y a dix ans) qui m’écrit
et qui ne veut pas que je révèle son nom parce qu’il craint vraiment pour sa vie.
Vous pouvez toujours dire que je l’invente et je ne pourrai pas vous contredire,
mais peu importe, voilà ce qu’il m’écrit hier fin septembre:

***

« Depuis lundi dernier (21 septembre), je peux suivre par Radio Globo quoique
mercredi (23 septembre) ils les ont coupé un bout de temps en direct des
milliers de témoignages de ce qui se passe au Honduras, plus
spécifiquement a Tegucigalpa, ou règne un chaos total. Il y a des milliers
des militaires qui ont evacues les alentours de l´ambassade besilienne pour
que les medias ne voient pas ce qui se passe. Il y a quelques jours, les
militaires sont arrives avec une machine gigantsque dans une boite de
camion, qui emettait des ultras-sons, a quelques pieds de l´ambassade ou
est Mel.

Dans les dernieres heures, on a reussis a jeter un gaz a l´interieur de l
´ambassade bresilienne. En plus, un camion citerne, identifie , a eu le droit
de passer au travers du barrage militaire pour aller arroser a son tour le
devant de l´ambassade.

Il y a quelques minutes, c´est un helicopter volant tres bas qui arrosait le
dessus de l´ambassade.

Mel a parle en direct pour decrire les effets mais on voudrait identifier de
quel type est ce gaz.

Ca va exploser, ca ne peut faire autrement .

Le personnel de l´ambassade a des problèmes d’ouie. La nourriture et l´eau
ne peuvent entrer dans l´ambassade depuis quelques jours.


 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             119 / 129
Annexe – Articles publiés

A Radio Globo, je realise que la grande majorite du pays est prtes a se
sacrifier si n´interviennent pas les forces exterieures. Les policiers, de
faible education, tirent sur toutes sortes de personnes desarmees, ils
violent les femmes, volent des cellulaire a leur gout.

Le peuple a surtout peur que Micheletti et ses militaires, agissent d´une
facon qui serait dramatique, en entrant de force, comme ils le menacent
depuis lundi dernier. Et eliminer Mel avant que qelqu´un agisse. Les
prochaines heures seront cruciales, je le sens.

Lundi j´ai ete attrappe quelques heures dans mon vehicule en plein milieu
des debuts de la manifestation pres de l´Ambassade bresilienne, et c
´etait pelein de personnes avec des drapeaux, des foulards du Che, de
toutes les classes, criant de joie le retour de Mel, le seul president a leurs
yeux. Dans moins d´une heure, il y avait des centaines de personnes
bolquant les rues. Le lendemain, les militaires sont entres en force pour
degager les alentours de l´ambassade. On parle de plus de 20 morts dans
le pays, et des centaines de blesses.

Hier, un regroupement d´eveques donnait son appui. Un regroupement de
deputes anciennement avec Micheletti. Ce matin, on dit qu’on va divulguer
une fraude de la part de Micheletti et d´anciens collaborateurs.

Il faut vraiment que la communaute internationale, sion ils vont tout faire
pour eliminer le President. Il y a moins d´une heure. l´epouse de Mel etait
sur un mur et des militaires ont charges leurs armes en la visant . Elle se
dit prete a mourir.

Hasta luego, paz o muerte,

***

C’est ce qu’il me dit du Honduras. Doit-on le croire ?

Je lui ai demandé s’il voulait que je donne ses coordonnées à Jean-Michel
Leprince. J’attends sa réponse. (Il m'a dit OUI) Il n’a pas internet chez lui et il
m’écrit en changeant constamment d’adresse courriel, car il a peur d’être épié.
Nous sommes comme en vrai roman d’espionnage.




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              120 / 129
Annexe – Articles publiés

Ses messages sont empreints de craintes et souvent il ne sait pas trop ce qui se
passe à quelques rues de chez lui. Il n’ose pas trop sortir.

Le Honduras… vous connaissez ?
Si la dictature au Honduras n’avait pas ce côté néolibéral, je sens qu’on la
connaîtrait beaucoup mieux. Si la dictature n’était pas au service des amis de
propriétaires de médias, je sens qu’on ne l’appellerait pas « "gouvernement"
de facto » mais plutôt « DICTATURE MICHELETTI ».

Radio-Canada semble attendre d’être invitée aux funérailles du Président
ÉLU, légitime et reconnu par 191 pays (Israël s’est désisté après qu’on ait
découvert de l’équipement de brouillage identifié "made in Israël").

On attend bien sagement dans nos médias que la dictature élimine le
Président Zelaya. On ne dénonce pas ce siège de l’ambassade brésilienne où
l’on ne respecte pas les droits les plus élémentaires de cette résidence
diplomatique et où l’on met en péril la vie de 62 personnes qui résistent à la
dictature.

Imaginez le même scénario en Iran !
On constate, une fois de plus la « terrible coloration idéologique des
médias ».

J’ai honte de ces professionnels qui taisent ces odieux manquements à la
démocratie et ces menaces réelles contre la vie de dirigeants politiques élus et
en cours de mandat.

Où est Radio-Canada ?
Où est donc la belle morale de Radio-Canada qui aime tant défendre la
démocratie et dénoncer haut et fort les injustices du monde entier ?

Serge Charbonneau
Québec

URL de cet article
http://www.vigile.net/Le-President-legitime-et-ELU-du




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            121 / 129
Annexe – Articles publiés

2 novembre 2009
Propagande partout, info nulle part ?

Radio Canada CONTRE Manuel Zelaya
Serge CHARBONNEAU


                                Que pensez-vous du Honduras ?

                                Vous ne savez pas trop. Vous savez que ça brasse,
                                mais bon, vous ne savez pas trop.

                                Que pensez-vous de Manuel Zelaya, le
président « déchu » ?

Ah ! Là, ça se précise. Zelaya, quant à lui… vous savez déjà mieux. Vous avez
entendu à maintes reprises, depuis quatre mois, des analyses à Radio Canada
comme celle-ci faites par Monsieur François Brousseau à l’émission de Michel
Désautels du 30 octobre 2009 à 17h50 [1]

Voici la transcription d’un extrait.

M. Brousseau dit :

     « Le référendum que Zelaya voulait organiser en novembre [si le OUI l’emportait
     le 28 juin dernier], aurait eu lieu, « selon ce plan » « avorté », au même moment
     que la présidentielle, je ne sais pas si vous me suivez… et non pas avant. La
     présidentielle à laquelle Zelaya ne pouvait pas se présenter.

     CELA DIT, oui on peut "imaginer" que « DANS SA… DANS SA TITE TÊTE » que
     l’affrontement qui aurait suivi un "oui" « hypothétique » en juin aurait peut-être
     poussé Zelaya À SE HISSER COMME « HOMME PROVIDENTIEL » et là à jouer le
     le… un p’tit peu l’affrontement !? Peut-être qu’il avait ça DERRIÈRE LA TÊTE !?
     Mais c’est pas ça qui était écrit sur la feuille et SES PARTISANS ONT BEAU JEU
     AUJOURD’HUI DE « NIER » que c’était ça son intention. »

Quelle est donc votre conclusion après avoir entendu M. Brousseau ?

Radio Canada, AFP, Cyberpresse, bref tous les médias de masse dont vous
avez accès disent en gros la même chose : Zelaya DANS SA TITE TÊTE…

Ses partisans « NIENT » ses intentions croches qu’il a dans sa « TITE TÊTE » !



 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                  122 / 129
Annexe – Articles publiés

Bref, on vous dit que Zelaya est un hypocrite et que ses partisans sont des
menteurs.

Quel est donc le résultat de la « Tite TÊTE » de Monsieur Brousseau et de cette
déclaration disant que ses partisans [à Zelaya] « NIENT » ?

Quel est donc votre sentiment résultant de cette chronique "éditoriale" ?

Eh oui ! Zelaya est un crosseur. Monsieur Brousseau vous le dit, Monsieur
Brousseau vous le dit depuis 4 mois, au diable les niaiseries associées à la
démocratie… Zelaya, dans le fond de la TITE TÊTE à Monsieur Brousseau
(pour reprendre ses propres mots), est un crosseur, un menteur, bref un
Chávez… vous savez Chávez… Oui, lui aussi vous savez, on vous l’a expliqué
à maintes et maintes reprises. Il est une « bête noire » autant que Zelaya est
déchu.

D’ailleurs un peu plus tôt dans la même analyse de M. Brousseau, l’animateur
Michel Labrèque et Monsieur Brousseau s’entendent (vers 17h48) pour dire
que Zelaya est comme ce Chávez de malheur :

François Brousseau :
    « … il y a beaucoup beaucoup de gens là-bas qui haïssent Manuel Zelaya, ils le
    voient comme un traitre qui s’était fait élire à droite il y a 4 ans avant de virer
    capot et de passer à gauche à mi-mandat, avec de nouveaux alliés comme le
    fameux Hugo Chávezzz, le Vénézuélien. Cette crise a agi comme révélateur pour
    nous faire voir un pays, un pays pauvre [2] politiquement très polarisé, un pays
    coupé en 2. »

L’animateur :
     « Oui, ce qui rappelle le Venezuela d’Hugo Chavezzz, euh… d’ailleurs, François il
     faut dire que Manuel Zelaya a aussi ses partisans, « ces gens-là » ont les a vus
     manifester… »

Cet extrait n’est qu’un petit, très petit exemple de l’aiguillage que votre
opinion subit.

Très peu de gens parlent espagnol, encore moins écoute les discours en entier
des Présidents latino-américains. JAMAIS on ne vous les fait entendre, sauf en
de rares occasions où l’on peut dénicher une envolée du genre « Yankee de
mierda » ou encore « Ça sent le souffre ici ». Des propos éclatants pris comme
des cris incompréhensibles et presque maladifs lorsqu’on les isole hors du
contexte les ayant provoqués.

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                                  123 / 129
Annexe – Articles publiés

Dans le cas du Honduras, à l’instar de tous les médias d’idéologie néolibérale,
RADIO CANADA EST CONTRE MANUEL ZELAYA.

Il ne s’agit plus d’information, mais d’une sorte de propagande douce qui
vous aiguille vers le jugement que vous avez. Un jugement radical : Zelaya
n’est pas très catholique dans sa « TITE TÊTE » (pour employer les mots de
François Brousseau).

Pour Radio Canada, toute cette mouvance de la gauche en Amérique latine est
un mouvement d’une nocivité semblable à celle que l’on décrivait dans les
années 70 (les méchants communistes comme cet Allende, le Chávezzz du
temps). On semble encore faire une maladie contre tout ce qui peut être
favorable aux plus démunis et qui enlève du même coup, une partie des
privilèges et des profits aux intérêts étranges.

Étrangement, même après tant d’années, même après tant d’analyses des
atrocités des dictatures, de l’oppression et de l’exploitation systématique des
richesses des pays au profit de quelques familles, nos journalistes (si moraux
contre les dérives iraniennes, russes, chinoises, ou birmanes) voient comme
un mouvement à combattre cette marche vers la démocratie participative.

On met constamment en doute la bonne foi des dirigeants progressistes et on
bénit les agissements suspects des dirigeants pro-libre-échange.

La réalité a beau être criante, comme celle de la dictature en place depuis 4
longs mois au Honduras, on persiste à la colorer selon une vision qu’on impose
sans gène et sans retenue.

Combien de fois avez-vous entendu le qualificatif de « déchu » pour décrire
le Président ÉLU, légal, constitutionnel et légitime du Honduras, Manuel
Zelaya ?

Sans exagérer, des milliers de fois. Des dizaines de fois par jour, parfois des
dizaines de fois dans un seul article ou un seul reportage.

« DÉCHU ».

Bien que ce terme soit foncièrement exact, c’est-à-dire que le Président du
Honduras a bel et bien été "déchu", il n’en demeure pas moins que l’impact
psychologique sur l’imaginaire collectif fait en sorte qu’on fini par considéré le
Président renversé, illégalement éjecté du pouvoir comme ayant été « déchu »

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              124 / 129
Annexe – Articles publiés

avec raison. On en vient à être convaincu qu’il est « déchu » et que s’il est
« déchu », c’est qu’il le mérite.

Il y avait pourtant bien d’autres qualificatifs tout aussi adéquats pour qualifier
le Président Zelaya.

On aurait pu parler du Président « RENVERSÉ », « ÉVINCÉ », « ÉJECTÉ »,
« EXPULSÉ ». À tous ces qualificatifs pour être vraiment conforme à la réalité,
on aurait pu ajouter « ILLÉGALEMENT ». On aurait pu dire le Président
« EXPULSÉ ILLÉGALEMENT ».

Pour ce qui est du régime "de facto".

On aurait pu dire « LA DICTATURE », non pas le président "de facto", mais
bien le dictateur Micheletti. Ou encore le président illégal du Honduras. On
aurait pu parler de régime du Honduras, après tout pendant combien d’années
n’a-t-on pas qualifié le gouvernement démocratique et élu du Venezuela, de
régime ?

Il est clair que l’idéologie a envahi nos médias. Il est clair que cette idéologie
véhiculée sans gène et sans retenue aiguille considérablement l’opinion
publique.

Juste une déclaration « TITE TÊTE » d’un bonze médiatique comme Monsieur
François Brousseau de Radio Canada (aussi chroniqueur du Devoir) peut faire
oublier des décennies d’injustices, tout en favorisant la poursuite de ces mêmes
injustices.

Incroyable l’acharnement médiatique qui peut être déployé pour
contrecarrer les réformes sociales ayant pour but d’améliorer les conditions
de vie des plus démunis.

Le Honduras, le pays le plus contrôlé par les intérêts étranges du Nord, un des
pays le plus pauvres d’Amérique latine. Il est clair que cette pauvreté est le
résultat des entreprises comme la United Fruit (Chiquita) ainsi que de
multiples entreprises de textiles exploitant la main-d’œuvre bon marché.

Les soldats médiatiques du néolibéralisme nous parlent de la pauvreté au
Honduras comme si cette pauvreté était le résultat des politiques de Manuel
Zelaya. Quelle malhonnêteté que cette négation des siècles d’exploitation et
quelle malhonnêteté de parler de pauvreté alors qu’un gouvernement pour la

 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              125 / 129
Annexe – Articles publiés

première fois dans l’Histoire de ce pauvre pays, tente de mettre en place des
lois permettant aux plus démunis de prendre leur destinée en main.

Le bonze, Monsieur Brousseau, dit : « il y a beaucoup beaucoup de gens là-
bas qui haïssent Manuel Zelaya ».

Quel paradoxe !

S’il y avait tant de gens qui « haïssent » Manuel Zelaya, croyez-vous qu’on
l’aurait renversé par les armes ?

Qui donc serait assez imbécile pour ne pas laisser parler les urnes ?

Manuel Zelaya est appuyé par une majorité de la population hondurienne. Le
renversement par les armes est une démonstration claire de ce qu’aurait pu
être le résultat de la consultation du 28 juin dernier, c’est-à-dire, un OUI
SANS ÉQUIVOQUE pour qu’une QUATRIÈME URNE soit mise en place le
29 novembre prochain.

Nos médias font preuve de malhonnêteté intellectuelle et journalistique
flagrante.

J’ai d’ailleurs envoyé une plainte officielle à l’Ombudsman de Radio Canada.

Mais, cet Ombudsman est à la foi juge et parti. Tout ce à quoi l’on peut
s’attendre d’une de ses enquêtes est qu’il justifie les agissements déplorables de
ces journalistes atteints d’une maladie idéologique les empêchant de faire un
travail honnête.

Pour approfondir ce dossier, je vous invite à lire :

3 juillet 2009
« Lettre ouverte à Radio Canada »
http://www.vigile.net/Lettre-ouverte-a-Radio-Canada

12 juillet 2009
« L’information et l’idéologie »
http://www.legrandsoir.info/L-information-et-l-ideologie.html




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                              126 / 129
Annexe – Articles publiés

17 juillet 2009
« Honduras : L’idéologie au service du Putsch »
http://www.legrandsoir.info/Honduras-L-ideologie-au-service-du-Putsch.html

24 juillet 2009
« Honduras : désinformation et silence complice »
http://www.legrandsoir.info/Honduras-desinformation-et-silence-
complice.html

25 juillet 2009
« Pendant que Zelaya risque sa vie, Radio Canada met la priorité sur Barbie »
http://www.vigile.net/Pendant-que-Zelaya-risque-sa-vie

30 juillet 2009
« Radio Canada pratique de plus en plus la censure »
http://www.vigile.net/Radio-Canada-pratique-de-plus-en

6 août 2009
« Le bataillon médiatique oublie une importante conférence de presse »
http://www.vigile.net/Le-bataillon-mediatique-oublie-une

15 septembre 2009
« Radio Canada dépêche un reporter à Tegucigalpa »
http://www.vigile.net/Radio-Canada-depeche-un-reporter-a

16 septembre 2009
« Honduras : Des questions pouvant servir à Monsieur Leprince »
http://www.vigile.net/Honduras-Des-questions-pouvant

21 septembre 2009
« Radio Canada - Un glissement vers la radio poubelle ou une dérive
idéologique ? »
http://www.vigile.net/Un-glissement-vers-la-radio

26 septembre 2009
« Où est Radio-Canada ? Le Président légitime et ÉLU du Honduras va
possiblement être éliminé »
http://www.vigile.net/Le-President-legitime-et-ELU-du



Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                          127 / 129
Annexe – Articles publiés

Ceci n’inclut pas mes courriers personnels faits aux journalistes et aux
émissions de Radio Canada les invitant à, s’il vous plaît, corriger la situation.

Ceci n’inclut pas mes nombreux commentaires sur le site de Radio Canada.
Commentaires où j’ai rappelé maintes et maintes fois ce qu’était la
QUATRIÈME URNE dont parle finalement [sans la nommer] aujourd’hui
M. Brousseau (après avoir reçu ma plainte dénonçant la désinformation,
envoyée à plus de 200 personnes, ainsi qu’à toutes les émissions de Radio
Canada).

Nous subissons une manipulation de notre opinion. Il faut en être conscient.

Joseph Goebbels, ministre de la propagande nazi, avait bien fait comprendre à
Hitler qu’un mensonge plusieurs fois répété vient à s’imposer comme étant
une vérité.

Hitler dans son Mein Kampf (Ma lutte) dit : « Un mensonge répété dix fois reste
un mensonge ; répété dix mille fois, il devient une vérité. »

Radio Canada et tous nos médias en lutte contre un monde plus juste, le savent
bien et nous le démontrent de façon renversante.

Combien d’entre vous pensez que Manuel Zelaya avait dans sa « TITE TÊTE »
comme dit Monsieur François Brousseau, l’idée de poursuivre son mandat
(presque sans élection, bien entendu ???) ?

Beaucoup, beaucoup trop.

Soyez conscient qu’on vous fait juger sans vous informer.

Le quatrième pouvoir (les médias "officiels") n’est définitivement plus du côté
de la population.

Nous devons utiliser le cinquième pouvoir (le pouvoir citoyen) pour obtenir
une information exempte d’idéologie pour ainsi sauvegarder la vigueur de ce
qui nous reste de démocratie.




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                             128 / 129
Annexe – Articles publiés


Après avoir bien étudié le dossier que je vous expose, je vous invite, si vous
jugez que cette cause en vaut la peine, à m’écrire pour me dire si vous
considérez qu’une pétition devrait être lancée afin de dénoncer Radio Canada
pour désinformation et manipulation idéologique.

Serge Charbonneau
Québec
veliserdi@hotmail.com

[1] http://www.radio-canada.ca/audio-vi...

[2] On voit toujours la pauvreté lorsqu’un gouvernement progressiste tente de
la combattre. Les pays ayant des doctrines néolibérales, même si les gens
meurent de faim, n’ont pas de soin de santé et sont analphabètes, demeurent
des pays sans problèmes où la pauvreté n’est jamais révélée.

URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/Radio-Canada-CONTRE-Manuel-Zelaya.html




 Dossier Radio-Canada contre Manuel Zelaya                            129 / 129

								
To top