Revue de la Litt rature sur les Travaux de Recherche Effectu s Placenta Praevia

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Revue de la Litt rature sur les Travaux de Recherche Effectu s  Placenta Praevia Powered By Docstoc
					  Revue de la Littérature sur les
Travaux de Recherche Effectués
 dans cinq domaines de la Santé
de la Reproduction dans six pays
        d’Afrique Francophone :
            Résumé synthétique

                                 TOME I
                              Projet Réalisé par

        Réseau de Recherche en Santé de la
        Reproduction en Afrique (RESAR)

                          En collaboration avec

       Programme Spécial de Recherche, de
        Développement et de Formation à la
Recherche de L’Organisation Mondiale de la
                                    Santé


                                  René Perrin
                             Justine Tantchou

                             Isseu Diop Touré
                     Aminata Noelle Sangaré
                      CRESAR Burkina Faso
                               CRESAR Niger
                          Mahamadou Traoré
                 Dédé Keita Tandia Fatoumata
TABLE DE MATIERES
TOME 1
PREFACE                  3

AVANT PROPOS             4

REMERCIEMENTS            5

ABREVIATIONS             6

INTRODUCTION             7

MODE DE RECUEIL          8

PLAN DE PRESENTATION     8

BURKINA FASO             9

COTE D‟IVOIRE          163

GUINEE CONAKRY         227

TOME 2
PREFACE                  3

AVANT PROPOS             4

REMERCIEMENTS            5

ABREVIATIONS             6

INTRODUCTION             7

MODE DE RECUEIL          8

PLAN DE PRESENTATION     8

MALI                     9

NIGER                   43

SENEGAL                154
PRÉFACE
Le Réseau de Recherche en Santé de la Reproduction en Afrique Francophone
(RESAR)est une organisation non gouvernementale dont le siège est à Dakar
(SENEGAL). Créé en 1989 avec le soutien financier et technique de Population Council,
il regroupe dix cellules nationales dont celles du Bénin, du Burkina Faso, du Cameroun,
de la Côte d‟Ivoire , de la Guinée Conakry, du Mali, du Niger, de la République
Démocratique du Congo, du Sénégal et du Togo. Les cellules de la République
Centrafricaine et du Tchad sont en cours de création.

Le RESAR a pour principale mission l‟amélioration de la santé de la reproduction par des
activités de recherche et de formation avec pour principaux objectifs :
     La promotion du concept de santé de la reproduction
     Le recherche opérationnelle sur les problèmes prioritaires
     La promotion des échanges entre les chercheurs
     Le renforcement des programmes de santé de la reproduction par le plaidoyer sur
        la prise en compte des résultats de la recherche opérationnelle.

Les fonds du RESAR proviennent du financement de ses activités menées dans le cadre
des contacts avec les organisations gouvernementales et non gouvernementales ainsi que
des instituions bilatérales et multilatérales impliquées en santé de la reproduction.

Le Programme Spécial de Développement, de Recherche et de Formation à la Recherche
a pour principale mission la coordination des activités de recherche et de formation dans
le domaine de la santé de la reproduction à l‟Organisation Mondiale de la Santé . Ce
programme est financé par le PNUD, le FNUAP, la Banque Mondiale et l‟OMS.




                                                                                       3
AVANT PROPOS
Dans le cadre de sa mission, l‟un des objectifs du RESAR étant de promouvoir les
échanges des informations scientifiques, il a initié la présente revue documentaire dans
cinq secteurs prioritaires de la santé de la reproduction depuis les cinq dernières années.
Les cinq domaines ciblés sont les suivants :
     La santé maternelle
     La santé infantile
     La santé des adolescents
     La planification familiale
     Les MST/SIDA

Toutefois les travaux ont porté sur les six dernières années et des domaines telle que la
santé de la femme ont été également pris en compte dans certains pays.

La première partie concerne six pays dont le Burkina Faso, la Cote d‟Ivoire, la Guinée,
le Mali, le Niger et le Sénégal.

La présente revue documentaire est le fruit de la fructueuse collaboration entre le RESAR
et le Programme Spécial de Formation, de Recherche et de Développement de la
Recherche du FNUAP/Banque mondiale/PNUD et OMS (HRP). C‟est le lieu ici de
remercier HRP qui n‟a ménagé aucun effort pour soutenir le RESAR depuis de longues
dates.



Professeur René Xavier Perrin
Président du RESAR
01 BP 716 Cotonou/Bénin
Fax (229) 31 41 18
E-mail resar@intnet.bj




                                                                                         4
REMERCIEMENTS
Le présent document qui résume les différents travaux de recherche notamment dans
cinq domaines de la santé de la reproduction a reçu le soutien financier de HRP

Les données ont été recueillies aux niveaux des différents pays par : CRESAR/Burkina
Faso, Aminata Sangaré (CRESAR/Côte d‟Ivoire), Yollande Hyjazi et Mouctar Diallo
(CERREGUI), Mahamadou Traoré et Tandia Fatoumata (CRESAR/Mali), Sanda Maiga
Abdoulaye (CRESAR/Niger) et Isseu Diop (CRESAR/Sénégal). René Perrin, Blami Dao
et Justine Tantchou ont révisé les manuscrits.

Nos remerciements s‟adressent à tous ces auteurs ainsi qu‟à tous ceux qui de près ou de
loin ont contribué à la réalisation de ce travail.




                                                                                     5
ABREVIATIONS

ATCD       Antécédent
CPN        Consultations Prénatales
CHU        Centre Hospitalier Universitaire
CUN :      Communauté Urbaine de Niamey
EDSN :     Enquête Démographique et de Santé du Niger
FNUAP :    Fond des Nations Unies pour les Activités de la Population
HTA        Hypertension Artérielle
MST :      Maladies Sexuellement Transmissibles
MCM :      Méthodes de Contraception Moderne
NV         Naissances Vivantes
OMS :      Organisation Mondiale de la Santé
ORL        Ortho Rhino Laryngologie
PNLS :     Programme Nationale de Lutte contre le Sida
SIDA       Syndrome d‟Immunodéficience Acquise
USAID      Américaine de coopération Internationale
UNICEF :   Fonds des Nations Unies pour l ‟Enfance
VIH        Virus de l‟Immunodéficience Humaine




                                                                        6
INTRODUCTION
Le présent document est un recueil de Travaux de Recherche effectués dans cinq
domaines de la Santé de la Reproduction d‟où l‟acronyme TRSR donné à ce document.
Cette première partie couvre six pays d‟Afrique Francophone dont le Burkina Faso, la
Côte d‟Ivoire, la guinée Conakry, le Mali, le Niger et le Sénégal. La deuxième partie
couvrira les autres cellules nationales du RESAR que sont le Bénin, le Cameroun, le
Congo, la République Démocratique du Congo, le Togo et probablement les autres
cellules en création tel que la République Centrafricaine, et le Tchad.

Ce recueil est élaboré à l‟intention des chercheurs et des professionnels dans le domaine
de la santé de la reproduction. L‟un des objectifs visé par la réalisation de ce document
était de permettre aux différents intervenants en santé de la reproduction de savoir ce qui
a déjà été fait dans le domaine afin de mieux gérer l‟identification des axes prioritaires de
recherche. Il s‟agit ici surtout des résultats de recherche opérationnelle, c‟est à dire une
recherche entrainant une action en vue d‟améliorer un programme ou instituer un
nouveau programme. Les décideurs devraient donc avoir un accès facile à une telle
information pour une meilleure prise en compte des recommandations formulées. Ceci
justifie la présentation par pays que nous avons adoptée, afin de faciliter l‟exploitation du
document par les décideurs d‟un pays quelconque qui se référerait aux résultats relatifs à
son pays tout en ayant la possibilité de s‟informer sur les travaux faits dans les autres
pays de la sous région.

Le recueil d‟une telle nature n‟a pas été facile et les travaux seront actualisés autant que
faire se peut ; d‟où la nécessité de mettre les informations à la disposition du grand public
sur Internet pour une actualisation et une accessibilité facile.

C‟est donc un processus continue et nous demandons à tous les chercheurs dans le
domaine de bien vouloir mettre à la disposition de notre réseau représenté dans leur pays
par des cellules nationales, des résultats de recherche pouvant compléter ceux dont nous
disposons.

Le site provisoire du RESAR pourra être consulté `a l‟adresse suivante :
www.payson.tulane.edu/resar/




                                                                                           7
MODE DE RECUEIL
Les références présentées ont été obtenues auprès des différentes institutions de recherche
et universitaires, de certains chercheurs, des différentes sources des données
bibliographiques tel que Med Line, African Index Medicus . En outre, les informations
sont collectées à partir des :
       Enquêtes Démographique et de Santé
       Statistiques Sanitaires et Démographiques
       Thèses et Mémoires
       Rapports et Evaluation s
       Articles Scientifiques


PLAN DE PRESENTATION
Les travaux sont classés par pays et par ordre alphabétique. Pour chaque pays, les
références sont classées par thème ou secteur, par année de rédaction ou publication et
par ordre décroissant. Les premiers auteurs sont également cités par ordre alphabétique.
Les notices bibliographiques comprennent :
     Les nom, prénom du ou des auteurs
     Le titre dans la langue d‟édition
     Le titre de l‟ouvrage général, du périodique, de la collection ou le lieu et date de
       la rencontre pour les communications
     Le résumé s‟il est disponible (objectifs, méthodologie et résultats)
     Les conclusions et suggestions ou recommandations
     Les mots clés s‟ils sont répertoriés et éventuellement
     Une indication sur l‟existence de la référence sur Internet

Pour les thèses et mémoires, le nom/prénom du Directeur des travaux accompagnera le
nom/prénom de l‟auteur.




                                                                                         8
BURKINA FASO
CRESAR Burkina
01 BP Ouagadougou 01
Tél. 226 30 71 45/Fax: 226 30 71 46
E-mail: bkone@caramail.com/paul.nebie@sante.gov.bf




                                                     9
SANTE MATERNELLE
DONNEES GENERALES
Informations statistiques                          Sources des données

- Mortalité maternelle :                           - Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1996, n°
   * TMM = 269,7 p 100 000 NV                      10: 64.
   * TMM = 332,2 p 100 000 NV et                   - Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°
             299,5 p 100 000 femmes suivies.       452: 87..
   * TMM = 567 p 100 000 naissances vivantes       - Ministère de la santé, DSF, septembre
   * TMM = 830 p100 000 naissances vivantes        1998 : 54..
   * TMM hospitalier = 5437,7 p 100 000 NV         - Médecine Tropicale, 1998;58,3:309.

- Mortalité maternelle représente 105,1 p 100 000 Th. Méd. : Département de méd. Sociale et
femmes en âge de procréer.                        préventive Montréal , 1996, n°421:144.

- Causes des décès maternels :                     Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1996, n° 10:
   * Infection = 34,1%                             64.
   * Hémorragie = 24,9%
   * Avortement provoqué = 22,1%

    * Hémorragies = 33 %                           Médecine Tropicale, 1998;58,3:309.
    * Infections = 21,3 %
    * Anémie chronique = 15,7 %.
- Facteurs contributifs de décès maternels         Médecine Tropicale, 1998;58,3:309.
    * impossibilité de transfusion = 20,3 %
    * manque de kit opératoire = 2,7 %
    * manque de moyens pour les soins post
    opératoires = 53,7 %.
- Couverture vaccinale antitétanique               Th. Méd: FSS, Ouagadougou, 1996,n°
    * 1 dose = 24,3%          2 dose = 22,7%       411, 55.
    * 3 dose = 8,2%           4 dose = 2,2%
    * 5 dose = 0%
- Fréquence des consultations prénatales           Th. Méd : FSS, Ouagadougou, 1996,n°
    * CPN au 1er trimestre = 24,5%.                411, :55.
    * 1 CPN = 50,7%            2 CPN = 29,42%
    * 3 CPN = 17,87%          4 CPN = 1,98%.
- Couverture prénatale = 75,5 %                    Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1997, N°
    * 38,5 % avaient effectué au moins 3 CPN       455: 64.
    * moyenne = 1,9
    * 64,9 % des femmes préféraient consulter au
    2è trimestre



                                                                                  10
- Couverture prénatale = 48 %                       Ministère de la santé, DSF, septembre
                                                    1998 : 54.
- Raisons de non suivi des grossesses antérieures Th. Méd: FSS, Ouagadougou, 1996,n°
chez les multipares                                 411, 55..
    éloignement du centre de santé , intérêt non
    perçu des CPN, manque de maternité ; manque
    de personnel ; réticence des beaux-parents ;
    manque d‟information.
- Taux d‟accouchements assistés = 23,94%            Ministère de la santé, DSF, septembre
                                                    1998 : 54..
- Nombre de mortinaissance = 45 %                   Th. Méd. : Département de méd. Sociale et
                                                    préventive Montréal , 1996, n°421:144. [2]
- Fréquence des accouchements gémellaires = 1,75 Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1999, n°
%                                                   587: 102
- Association HTA et Grossesse = 6,7 % des Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1998,n°560:
accouchements et 4,4 % des hospitalisations         76.
- Fréquence gros fœtus : 2,1 % par rapport à Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1999, n°
l‟ensemble des naissances                           589: 67.
- Fréquence de l'accouchement sur utérus Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1995, n°
cicatriciel = 11,62% (soit 1 pour 9 accouchements). 312: 74
- Fréquence des ruptures utérines :                 J Gynecol Obstet Biol Reprod 1997;
    * 23 p 1000 accouchements et                    26:715-9.
    * 1 rupture p 12 césariennes.
- Fréquence des éclampsies = 8,9 p 1000.            Cahiers Santé 1997;7:231-5
- Fréquence des hémorragies de la délivrance = 1,6 Dakar Médical, 1998;43,1:57-9. .
%
- Fréquence des avortements                         Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1998, n°
    * 1 avortement pour 9,8 accouchements           544: 90.
    * 1 avortement spontané pour 12,5
    accouchements et
   * 1 avortement provoqué pour 45,4
   accouchements.
- Accouchement :                                   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°
    * Voie basse = 96,1%                           452:
    * Césarienne = 2,6%
* Dystocie = 11,9%
* Forceps / Ventouse = 0,2%
   * Complications des accouchements = 3,7% .




                                                                                   11
Informations statistiques                            Sources des données
- Morbidité maternelle grave : 5,9 %                 Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°
    * Directe = 4,9%                                 452: 87.
        dystocie = 2,5%
        hémorragie = 1,1%
        hémorragie de la délivrance = 1,1%
        HTA = 0,2%.
    * Indirecte = 1%.
- Facteurs de risque de morbidité maternelle grave   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°
* ATCD de césarienne : OR = 8                        452: 87.
* TAS  14 : OR = 2,05
    * Nulliparité : OR = 2,87
    * Mort né : OR = 3
    * Poids < 46 kg: OR = 2,57
    * Taille < 150 cm : OR = 4,77.
- Fréquence des maladies trophoblastiques            Rev Fr Gynecol Obstet 1998;93,6:428-
gestationnelles (MTG)                                32.
    * 9,7 pour 1000 grossesses,
    * 12,8 pour 1000 accouchements,
    * 94 pour 1000 avortements.
- Prévalence de l‟allaitement maternelle             Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1994,
    * Milieu rural (Ziniaré) = 87,1%                 n°236: 83.
    * Milieu urbain (Ouaga) = 66,7% (p < 10-8)
- Risques liés à la grossesse et à l‟accouchement    Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1998, n°
chez les grandes multipares                          553: 52.
    Placenta praevia = 7,02 %
    Procidence du cordon = 4,13 %
Rupture utérine = 10,74 %
Présentation dystocique = 16,94 %
    Mortalité maternelle = 8,67 %
    Mortinatalité = 28,51 %.
- L'excision                                         Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1998, n°
    * Taux de prévalence de l‟excision = 95,2%.      554: 77.
    * Âge moyen à l‟excision = 6,7  2,5 ans.
- Prévalence de l'anémie : 58,6 %                    Forum mondial de la santé, 1996;
    * Femmes enceintes = 71,4 %                      17:401-4..
    * Femmes allaitantes = 64,2 %
    * Femmes non enceintes et non allaitantes
    = 38,9 %.
Fréquence des cancers génitaux féminins
    * Seins = 51 %                                   Cahiers Santé 1997; 7:227-30. [85.
    * Col utérin = 31,7 %
    * Corps utérin = 6,9 %
    * Ovaires = 5,6 %.



                                                                                     12
RESUME DES TRAVAUX

1999
BF1
  ANONYME.
  Rapport sur les données de séro-surveillance de site sentinelle et la notification des cas
  de sida et des MST au 31 décembre 1998. Ministère de la santé, DMP/SPCNL-SIDA-
  MST, Ouagadougou, mai 1999,11. [95.]

Objectifs

   Analyser les données de surveillance des sites sentinelles et de la notification des cas de
   sida et des MST au Burkina Faso.

Méthodologie

   - Données recueillies à partir des cas notifiés par les formations sanitaires.
   - Sites sentinelles : Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Tenkodogo, Gaoua.
   - Stratégie II recommandée par l'OMS/ONUSIDA a été utilisée pour la détection de
   l'infection à VIH (femmes enceintes.
   - Les réactifs utilisés sont l'ELISA, le ICE HIV 1.0.2 et le Multispot 1-2.
   - Données d'une enquête ponctuelle menée à la maison d'arrêt et de correction de
   Ouagadougou en mai 1998.

Résultats

   - Nombre total de cas cumulés de sida est passé de 10 cas en 1986 à 13 518 cas au 31
   décembre 1998.
   - Évolution des cas de sida selon les années
       1986 = 10 cas                1987 = 21 cas            1988 = 394 cas
       1989 = 351 cas               1990 = 202 cas           1991 = 835 cas
       1992 = 1073 cas              1993 = 836 cas           1994 = 1892 cas
       1995 = 1684 cas              1996 = 1838 cas          1997 = 2216 cas
       1998 = 2166 cas.
   - Séroprévalence VIH en 1997 chez les femmes enceintes selon les sites sentinelles
       * Bobo Dioulasso : Sarfalao = 7,58 %
       * Ouagadougou : Kossodo = 6,74 %
       * Ouahigouya : 6,47 %
   - Séroprévalence VIH en 1998 chez les femmes enceintes selon les sites sentinelles
       * Bobo Dioulasso: Sarfalao = 7,71 % Hamdalaye = 8,96 %
       * Ouagadougou : Kossodo = 8,25 %                   Saint Camille = 7,7 %
       * Ouahigouya : 7 %
       * Gaoua : 4 %


                                                                                       13
       * Tenkodogo : 4,3 %
   - Répartition des cas de sida par âge (l'âge n'était pas précisé dans 468 cas)
       0-15 mois = 13 cas                                       16 mois -4 ans = 26 cas
       5-14 ans = 12 cas                                        15-19 ans = 48 cas
       20-29 ans = 182 cas                                      30-39 ans = 347 cas
       40-49 ans = 114 cas                                      50-59 ans = 23 cas
   - Sexe : masculin = 59,3 %                                féminin = 40,7 %
   - Taux de morbidité proportionnelle des MST
       * Bobo Dioulasso : Il a été notifié 10 509 cas de MST sur 117 338 consultants en 1998
       soit un taux de morbidité proportionnel de 8,9 %.
       * Ouagadougou: il a été notifié 6 738 cas de MST sur 265 370 consultants soit un taux
       de morbidité proportionnelle de 2,5 %.
   - En 1998, en milieu urbain (Ouagadougou et Bobo Dioulasso) la prévalence du VIH varie
   de 7,7 à 8,9 %
   - Sur un échantillon de 274 détenus,
       * taux de prévalence de l'infection VIH = 9,1 %
           VIH1 = 6,93 %                     VIH2 = 0,72 %                   VIH1+2 = 1,46 %
       * séroprévalence syphilitique = 7,3 %.

Conclusion et suggestions

   - Faible notification des cas de sida par les formations sanitaires.
   - Formation du personnel pénitencier et sensibilisation des détenus sur les MST et le sida.


BF2
   KABA T.
   Gros fœtus : Pronostic materno fœtal à propos de 143 cas colligés à la maternité du
   CHNYO de Ouagadougou Burkina Faso. Th. Méd. : FSS Ouagadougou, 1999, n° 589 :
   67. [5]

Objectifs

   - Décrire les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des femmes ayant accouché
   d‟un gros fœtus
   - Comparer les taux de morbidité et de mortalité chez les femmes ayant accouché d‟un
   gros fœtus par rapport à un groupe témoin
   - Comparer les taux de morbidité fœtal et de mortinatalité chez les gros fœtus par rapport à
   un groupe témoin
   - Analyser les facteurs de mauvais pronostic maternel au cours de l‟accouchement du gros
   fœtus
   - Analyser les facteurs de mauvais pronostic fœtal au cours de l‟accouchement du gros
   fœtus




                                                                                        14
Méthodologie

   - Cadre : maternité du CHNYO de Ouagadougou
   - Etude rétrospective type cas / témoin du 01/01/96 au 31/12/97
   - Gros fœtus = PN > 4000 g
   - Saisie et analyse des données par logiciel Epi info version 5.0

Résultats

   - Fréquence gros fœtus : 2,1 % par rapport à l‟ensemble des naissances
   - Age
   Extrêmes = 14 et 40ans                                     moyenne = 29 ans
   - Mode d‟admission : Taux d‟évacuation = 44,8 % chez les cas contre 38,8 % chez les
   témoins
   - Antécédent de gros fœtus = 1,4 % parmi les cas
   - 80 % des femmes avaient suivi au moins 3 CPN
   - Pathologie gravidique :
   HTA = 3,5 %                                           RPM = 2,8 %
       Hydramnios = 2,1 %                                  MAP = 1,4 %
   - Age gestationnel : moyenne = 40,4 ± 1,5 SA (cas) et 39,3 ± 1,4 SA (témoins)
   - Diagnostic anténatal : Clinique = 18,2 %              Echographique = 4,8 %
   - Coordonnées du nouveau né :
       Poids moyen = 4212,4 ± 270 g (cas)                         3115,6 ± 362 g (témoins)
       Taille moyenne = 52,9 ± 3,1 cm (cas)                       49,6 ± 3,5 cm (témoins)
       Périmètre crânien moyen = 35,3 ± 1,4 cm (cas)             33,1 ± 1,3 cm (témoins)
   - Taux de césarienne = 49,6 % chez les cas contre 19,2 % chez les témoins
   - Morbidité maternelle = 20,3 % chez les cas et 8,4 % chez les témoins
   - Mortalité maternelle = 1,4 % chez les cas et 0,3 % chez les témoins
   - Morbidité fœtale = 23,8 % chez les cas contre 12,6 % chez les témoins
   - Mortinatalité = 119 %O chez les cas et 35%O chez les témoins

Conclusion et suggestions
  Conclusion
      Taux de césarienne 4,1 fois plus élevé lors de l‟accouchement d‟un gros foetus par
      rapport à celui d‟un foetus de poids normal. Les principales complications rencontrées
      étaient : les ruptures utérines, l‟infection puerpérale et une forte mortinatalité. L‟étude
      a mis en évidence le rôle aggravant dans le pronostic maternel et fœtal de la grande
      multiparité et des évacuations sanitaires lointaines à l‟origine d‟un retard dans la prise
      en charge.
  Suggestions
      - Amélioration de la prise en charge des urgences obstétricales
      - Sensibilisation sur l‟importance des CPN
      - Equipement de la salle d‟accouchement en appareil d‟échographie et de monitoring
      - Faire un partogramme pour tout accouchement
      - Dépistage par les CPN de qualité des grossesses à haut risque.


                                                                                         15
BF3

   OUATTARA T.
   Les accouchements gémellaires dans la ville de Ouagadougou : Aspects épidémio
   cliniques et pronostic materno fœtal. Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1999, n° 587: 102.
   [3]

Objectifs

                 Étudier les aspects épidémio cliniques et le pronostic materno fœtal
   Objectif      au cours des accouchements gémellaires dans la ville de
   général       Ouagadougou.
                 - Déterminer les caractéristiques épidémiologiques des accouchements
                 gémellaires
   Objectifs     - Décrire l‟histoire des grossesses gémellaires
   spécifiques   - Décrire les caractéristiques cliniques des accouchements gémellaires
                 - Evaluer le pronostic maternel et fœtal des accouchements gémellaires
                 - Proposer des mesures susceptibles d‟améliorer la prise en charge des
                 accouchements gémellaires.

Méthodologie

   - Cadre : Maternité du CHNYO et 6 maternités de la ville de Ouagadougou
   - Etude prospective descriptive
   - Période : 01/07/97 au 31/12/97
   - Analyse : Logiciel Epi info version 5.0

Résultats

   - Fréquence : 1,75 %
   - Age
   Extrêmes = 17 et 46 ans                       moyenne = 27 ans
   - - Parité
   Plus grande = 9                                moyenne = 2,7
   - Usage des médications hormonales
        Inducteur de l‟ovulation = 0                  œstro progestatifs = 12,9 %
   - Hérédité familiale : 43,78% chez les mères et 22,16 % chez les pères
   - Moment du diagnostic :
        Pendant la grossesse = 44,8 %               Pendant le travail = 39,45 %
        Après l‟expulsion de J1 =                    A l‟entrée de la salle de travail =
        Au 1er T = 19 %                Au 2ème T = 21 %               Au 3ème T = 60 %
   - Moyens du diagnostic :       clinique = 14,45 %         Echographie = 84,33 %
   - Terme moyen à l‟accouchement =, 37 SA
   - Taux de césarienne = 8,9 %
   - Intervalle de temps entre les deux naissances
   Extrêmes = 1 mn et 857 mn                              moyenne = 25 mn


                                                                                           16
   - Etats des jumeaux à la naissance
       Vivants                    J1 = 94,6 %                J2 = 85,4 %
       Morts nés                 J1 = 5,4 %                 J2 = 14,6 %
   - Poids moyen      J1 = 2239 g                 J2 = 2223 g
   - Mortinatalité globale = 10 %
   - Mortalité néo natale précoce = 10,52 %
   - Mortalité néo natale tardive = 14,8 %
   - Pronostic maternel
   Morbidité maternelle :      signes sympathiques = 54,05 %
                                  syndromes vasculo rénaux = 51,82 %
                                  anémie = 24,39 %
       Mortalité maternelle : 1 décès

Conclusion et suggestions

   Conclusion
     Accouchement gémellaire pose des difficultés variable à la complexité de la
     mécanique obstétricale et à la fréquence des présentations dystociques. Le taux de
     césariennes est plus élevé. Les accouchements prématurés sont plus fréquents de
     même que les faibles poids de naissance. La mortalité et la morbidité sont très élevées.
   Suggestions
     - Améliorer la prise en charge des grossesses gémellaires
     - Promotionner les relations pédiatres obstétriciens dans la prise en charge des
     prématurés et des hypotrophes
     - Améliorer les moyens diagnostic
     - Améliorer les moyens d‟élevage des prématurés
     - Améliorer la prise en charge des évacuations sanitaires




                                                                                      17
1998
BF4

   COULIBALY G.
   Association HTA et Grossesse : A propos de 708 cas hospitalisés dans le service de
   gynécologie et d’obstétrique du CHNYO de Ouagadougou Burkina Faso. Th. Méd. : FSS
   Ouagadougou, 1998,n°560 : 76. [4]

Objectifs

   - Décrire le profil épidémiologique des HTA de la femme au cours de la grossesse
   ou dans le post partum ;
   - Décrire les manifestations cliniques de l‟association HTA et Grossesse ;
   - Déterminer le pronostic maternel et fœtal dans l‟association HTA et Grossesse ;
   - Identifier les facteurs associés à la pré éclampsie et à l‟éclampsie.

Méthodologie

   - Cadre : service de gynécologie et obstétrique du CHNYO
   - Etude rétrospective du 01/01/94 au 31/12/96
   - Saisie et analyse : Epi info version 5.0.

Résultats

   - Association HTA et Grossesse = 6,7 % des accouchements et 4,4 % des hospitalisations
   - Age :
   Extrêmes = 14 et 47 ans                              moyenne = 27 ± 6,8 ans
   - Parité :
   Plus grande = 11                               moyenne = 3 ± 2,2
   - Antécédents de contraception hormonale = 15,3 %
   - Antécédent personnel d‟HTA = 14,7 %                Antécédents familiaux = 9 %
   - Tension artériel :
   PAS moyenne = 163,2 ± 25,2 mmHg                  PAD moyenne = 105,7 ± 19,7 mmHg
   - Terme de la grossesse à l‟hospitalisation
   Extrêmes = 8 et 43 SA                              moyenne = 36,3 ± 26,5 SA
   - OMI présents dans 45,8 % des cas et Protéinurie positive dans 55,1 % des cas
   - Eclampsie représentait :
   10,3 % des HTA ;          0,7 % des naissances         et 0,5 % des hospitalisations
   - L‟HRP représentait 3,1 % des HTA
   - Mortalité maternelle = 2,1 % des HTA et 4,9 % des décès maternels
   - Issue de la grossesse :
   Prématurité = 22,8 %       Faible poids de naissance = 24,7 %    Mortinatalité = 15,1 %




                                                                                       18
Conclusion et suggestions

   Conclusion :
      La fréquence de l‟association HTA et Grossesse est relativement élevée. La
      mortinatalité et la PAS sont élevée. La complication la plus fréquente est représentée
      par l‟éclampsie. Les facteurs associés à la pré éclampsie et à l‟éclampsie sont
      représentés par l‟âge < 20 ans et la primiparité.
   Suggestions
      - Prendre la TA de toute femme lors des CPN
      - Référer aux médecins toute femme enceinte hypertendue ou ayant des facteurs de
      risque de pré éclampsie
      - Surveiller la TA au moins 2 semaines pour toute accouchée à risque d‟éclampsie
      - Doter tous les services publics de santé de tensiomètre
      - Recyclage du personnel
      - Mener une étude de cohorte dans la ville de Ouagadougou afin de déterminer la
      prévalence de l‟association HTA et Grossesse et d‟en préciser les facteurs de risque.

BF5
   DJIGUINDE A. P.
   Analyse des déterminants de l’utilisation des consultations prénatales en zone rurale de
   Bobo Dioulasso Burkina Faso. Th. Méd. : FSS Ouagadougou, 1997, N° 455 : 64. [17].

Objectifs

   Objectif      Rechercher les déterminants de l‟utilisation des consultations prénatales en
   général       milieu rural de Bobo Dioulasso.

                 - Identifier les facteurs démographiques qui influencent l‟utilisation des
   Objectifs     CPN en milieu rural
   spécifiques   - Identifier les facteurs socioculturels qui influencent l‟utilisation des CPN
                 en zone rurale de Bobo Dioulasso
                 - Identifier les facteurs du système de soins qui influencent l‟utilisation des
                 CPN.

Méthodologie

   - Etude transversale à deux passages : mars et juillet 1994
   - Population d‟étude = femmes enceintes de zone rurale de Bobo (49 villages)
   - Echantillonnage stratifié à deux degrés : 30 grappes de 11 femmes enceintes ont été
   retenu = 330 femmes.

Résultats

   - Age
   Extrêmes = 14 et 46 ans                                    moyenne = 26,04 ans


                                                                                        19
   14-20 ans = 23,33 %              21-34 ans = 65,15 %             35 ans = 11,52 %
   - 8,5 % des femmes avaient fréquenté
   - Gestité
        Extrêmes = 1 et 13                                          moyenne = 4,6
   - Couverture prénatale = 75,5 %
   38,5 % avaient effectué au moins 3 CPN                      moyenne = 1,9
   - 64,9 % des femmes préféraient consulter au 2ème trimestre
   - 39,4 % avaient reçu deux doses de VAT
   - 22,1 % utilisaient la chimioprophylaxie antipalustre et 28,5 % utilisaient du fer
   - Temps d‟attente à l‟occasion des CPN
   Extrêmes = 50 mn et 4 h                                    moyenne = 84 mn
   - La scolarité du conjoint (non scolarisé) et la distance parcourue influencent de manière
   significative le nombre de CPN (OR respectifs de 3,14 et 2,45).
   - Il existe une liaison statistiquement significative entre le temps d‟attente à la formation
   sanitaire et le nombre de CPN (OR = 0,31 à partir de 2 heures).

Conclusion et suggestions

         - Doter les formations sanitaires de moyens nécessaires leur permettant d‟effectuer des
         CPN mobiles ;
         - Adapter les horaires d‟ouverture et de fermeture des formations sanitaires au rythme
         de vie des populations ;
         - Dynamiser les postes de santé primaires notamment par le recyclage des
         accoucheuses villageoises en matière de CPN ;
         - Renforcer la scolarisation des enfants notamment des filles et l‟alphabétisation des
         femmes ;
         - Organiser les activités de CPN de manière à minimiser le temps d‟attente au centre
         de santé en améliorant l‟accueil des femmes ainsi que l‟intimité des consultantes.


BF6
   KY A. Y.
   Les avortements dans les maternités de la ville de Ouagadougou : Aspects épidémio-
   cliniques et prise en charge. Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1998, n° 544: 90. [8].

Objectifs

                    Etudier les avortements dans les maternités de la ville de Ouagadougou afin
   But              de faire des propositions en vue d‟en réduire la morbi-mortalité.

   Objectif         Décrire les aspects épidémio-cliniques des avortements dans les maternités
   Général          de la ville de Ouagadougou et évaluer leurs coûts.
                    - Décrire les caractéristiques épidémiologiques des patientes admises dans
                    les maternités pour avortement.
   Objectifs        - Décrire les aspects cliniques des avortements admis dans les maternités de
   Spécifiques      la ville de Ouagadougou.


                                                                                         20
                  - Evaluer la prise en charge des avortements dans les maternités de la ville
                  de Ouagadougou.
                  - Déterminer le pronostic de ces avortements.
                  - Evaluer le coût des avortements admis dans les maternités de la ville de
                  Ouagadougou.

Méthodologie

   - Cadre : maternité CHNYO et maternités communales de la ville de Ouaga.
   - Echantillonnage :
       inclusion = avortements < 28 SA, HU < 24 cm, diagnostic échographique < 28 SA ,
       Avortements provoqués et spontanés.
   - Collecte:
       Respect anonymat, Consentement éclairé,
       Questionnaire = interview et dossiers cliniques.
        Patientes revues J2, J15, J28-30.
   - Saisie et analyse : Logiciel Epi info version 5.1.

Résultats

   - Fréquence
       - 628 cas d‟avortement dont 78, 3% spontanés et 21,7% provoqués.
       Au CHNYO, 69,1 % des avortements étaient provoqués.
       - 1 avortement pour 9,8 accouchements , 1 avortement spontané pour 12,5
       accouchements et 1 avortement provoqué pour 45,4 accouchements.
   - Age
       - moyenne = 25,6 ans pour la population générale ; 26,4 ans pour les avortements
       spontanés et 22,6 ans pour les avortements provoqués.
       - Avortement provoqué plus fréquent si l‟âge est inférieur à 20 ans ( p < 0,001)
   - L‟avortement provoqué est plus fréquent si la patiente est vie seule ( 72%) que si elle est
   vie en couple ( 28%) (p < 0,001).
   - Parité moyenne
       population générale = 2,6 avortement spontané = 2,7 avortement provoqué = 2,4
       l‟avortement provoqué est plus fréquent chez les nullipares ( 64%) (p < 10-3).
   - L‟avortement spontané est plus fréquent chez les analphabètes (62%) (p < 10-3).
   - L‟avortement provoqué est plus fréquent chez les niveaux secondaires ( 40%) et
   supérieur (4 %).
   - L‟avortement spontané est plus fréquent en cas d‟absence d‟activité rémunératrice (87%)
   (p < 10-3).
   - Avortements incomplets = 42,9% des avortements spontanés et 50,7% des avortements
   provoqués.
   - L‟avortement provoqué est plus fréquent avant 11 SA ( 54,6%, p < 10-3)
   - Contexte pathologique : 50 cas dont 32 cas de paludisme.
   - Motifs des avortements provoqués
       grossesse non désirée = 27%                               déshonneur = 18,7%.
   - Méthode abortive


                                                                                        21
       mécanique = 39 % ; chimique = 62,2% (moderne : 40,3% traditionnel : 20,7%).
   - L‟avorteur est un personnel de santé : 53,7%.
   - Prise en charge :
   Avortement spontané : curage = 80% ; curetage = 19,6% ; AMIU = 0,4%
       Avortement provoqué : curage = 64,8% ; curetage = 35,2% ; AMIU = 0%.
   - Transfusion sanguine : 14 cas dont 9 cas d‟avortement spontané et 5 cas d‟avortement
   provoqué
   - Traitement chirurgical : 6 cas.
   - Morbidité maternelle
        Avortement spontané : Hémorragie = 83,7%                      Infection = 16,3%
        Avortement provoqué : Hémorragie = 77,4%                      Infection = 22,6%.
        Séjour hospitalier moyen = 2,3 jours.
   - Mortalité 3 cas de décès (2 avortements spontanés et 1 avortement provoqué)
       - taux de létalité = 0,5%
       - 9,6% des 31 décès de la période d‟étude
   - Coût moyen
       - Avortement spontané = 19 723 F CFA
       - Avortement provoqué = 54 688 F CFA
   - Subvention hospitalière par malade.
       - Avortements spontanés = 11 410 F CFA
       - Avortements provoqués = 18 592,5 F CFA.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
         - Il s‟agit d‟un problème de santé publique en milieu urbain.
         - Les victimes sont représentées essentiellement par les nullipares (38,5 %) jeunes
         (69,9 %) entre 14 et 29 ans sans activité rémunératrice (84,7 %) de niveau socio-
         économique bas ou moyen(78,2 %).
         - Le recrutement est sous évalué en raison du contexte.
         - La qualité de la prise en charge est liée à l‟état clinique, aux ressources humaines,
         sanitaires et financières souvent rares ou peu disponibles.
         - La meilleure solution est la prévention par la contraception, l‟éducation en Santé de
         la Reproduction.
   - Recommandations
       - Mise en place d‟un registre des avortements
       - Prévention des avortements spontanés
       - Prévention des avortements provoqués clandestins
       - Amélioration de la prise en charge des avortements.




                                                                                        22
BF7

   KONE B., Millogo T.F., Akotionga M., Lankoandé J., Ouédraogo C.M.R., Thiéba B.
   Les maladies trophoblastiques gestationnelles en milieu africain, description clinique,
   biologique, anatomopathologique et difficultés thérapeutiques. Rev Fr Gynecol Obstet
   1998; 93,6:428-32. [90].

Objectifs

   Déterminer la prévalence, établir le profil épidémio-clinique des maladies trophoblastiques
   et mettre en relief les difficultés de prise en charge thérapeutique.

Méthodologie

   - Étude prospective du 01/01/1993 au 31/12/1994 dans le service de gynécologie et
   d'obstétrique du CHNYO de Ouagadougou
   - Surveillance clinique, radiologique et biologique(béta-HCG plasmatique ou HCG
   urinaire)
   - Chimiothérapie = méthotrexate 0,5 mg/kg en IM 2 fois par semaine

Résultats
   - Fréquence : 85 cas de maladies trophoblastiques gestationnelles
       9,7 p 1000 grossesses
       12,8 p 1000 accouchements
       94 p 1000 avortements
   - Âge et parité
       * âge extrêmes = 16 et 45 ans                   âge moyen = 28 ans
       * parité moyenne = 2,8.
   - Circonstances de découverte
       * métrorragies = 87,8 %                            fortuite = 6,8 %
       * algies pelviennes = 1 %                         autres = 4,2 %
   - Aspects microscopiques
       * môle hydatiforme = 49,5 %                        choriocarcinome = 11 %
       * aspect histologique normal = 39,5 %.
   - Chimiothérapie
       * 18 patientes (21 %) ont bénéficié d'une chimiothérapie au méthotrexate.
       * 3 patientes (3,5 %) ont bénéficié d'une polychimiothérapie (méthotrexate +
       actinomycine D)
   - 8 patientes (9,5 %) ont bénéficié d'une hystérectomie totale.
   - Surveillance post thérapeutique
       Suivi régulier = 20 patientes (23,5 %) ; suivie irrégulier = 28 patientes (33 %)
   - Complications
       métastases pulmonaires = 5 cas                   métastases vulvovaginales = 2 cas
       perforation utérine = 2 cas                       métastases hépatiques = 1 cas
   - 1 cas de décès a été enregistré (taux de létalité de 1,2 %) = intolérance au méthotrexate
   sur terrain VIH positif.


                                                                                       23
Conclusion et suggestions

   - Le taux de mortalité bas permet de dire qu'avec la chimiothérapie, les maladies
   trophoblastiques gestationnelles ne constituent pas une affection de grande létalité.
   - Les séquelles dues à ce groupe de pathologies restent sérieuses.

BF8
   LANKOANDE J., Ouédraogo C.M.R., Ouédraogo A., Sanou J., Koné B.
   Fréquence et causes de la mortalité maternelle en milieu hospitalier de Ouagadougou,
   Burkina Faso. Médecine Tropicale, 1998;58,3:309. [91].

Objectifs

   Déterminer la fréquence et les causes de décès maternels afin de proposer des solutions
   pour réduire la mortalité maternelle en milieu hospitalier au Burkina Faso.

Méthodologie

   - Étude rétrospective de 1995 à 1996 dans le service de gynécologie et d'obstétrique du
   CHNYO de Ouagadougou.
   - Saisie et analyse par logiciel Epi info.

Résultats
   - 6469 accouchements, 5517 naissances vivantes, 952 morts nés et 300 décès ont été
   enregistrés.
   - Taux de mortalité maternelle hospitalière = 5437,7 p 100 000 NV
   - Âge moyen des femmes décédées = 26,5 ans
   - Le risque de mortalité maternelle pour les femmes évacuées était plus élevé que pour les
   femmes provenant de la ville de Ouagadougou.
   - Principales causes des décès maternels
       hémorragies = 33 %            infections = 21,3 %        anémie chronique = 15,7 %
   - Les ruptures utérines occupaient le premier rang des causes hémorragiques.
   - Facteurs contributifs de décès maternels
       * impossibilité de transfusion (61 cas) = 20,3 %
       * manque de kit opératoire (8 cas) = 2,7 %
       * manque de moyens pour les soins post opératoires (161 cas) = 53,7 %.

Conclusion et suggestions
   - Mise en place d'un système de prise en charge immédiate des patientes dès leur
   admission.
   - Réorganisation de l'accueil des urgences et de la réanimation pré opératoire.
   - Sensibilisation de la population sur la santé de la mère et de l'enfant.
   - Formation continue et recyclage des sages femmes des maternités communales sur le
   dépistage précoce des facteurs de risque, la surveillance des femmes en travail, le transfert
   précoce des cas compliqués.


                                                                                        24
BF9
   OUANGO JG., Lankoandé J., Ouédraogo C., Koné B. Les psychoses puerpérales à
   Ouagadougou :
   Aspects épidémiologiques, cliniques et considérations étiopathogéniques. Nervure,
   1998; tome XI, n°2: 13-15. [94].

Objectifs

   Analyser les aspects épidémiologiques, étiopathogéniques et cliniques de la psychoses
   puerpérale au CHNYO de Ouagadougou.

Méthodologie

   - Etude rétrospective portant sur 32 dossiers de patientes hospitalisées dans le service de
   psychiatrie du CHNYO de Ouagadougou.
   - Période : 01/01/1992 au 31/12/1995.
   - Ont été exclus les dossiers de malades mentales dont la grossesse, la puerpéralité ou le
   post partum n'ont pas été les facteurs de survenue de la maladie.

Résultats

   - Niveau d'instruction
       primaire = 23,3 %               secondaire = 9,5 %             non scolarisé = 66,7 %
   - 5 des patientes avaient des antécédents de pathologie psychiatrique
   - Parité
       primipare = 38 %                                      grande multipare = 6 %
   - État du nouveau né à la naissance
       vivant normal = 66 %
       vivant malformé = 14 %
       décédé = 20 %
   - Le symptôme le plus fréquemment retrouvé dans notre série est l'insomnie isolée ou
   associée à l'agitation et/ou au délire.
   - 50 % des patientes arrivées au service après échec des traitements traditionnels et 14 %
   avaient eu recours au traitement par la prière.

Conclusion et suggestions

   - Les décompensations psychiatriques liées à la grossesse ne sont pas rares.
   - La persistance des pratiques culturelles en matière de grossesse favoriserait l'émergence
   d'une anxiété permanente chez la femme en âge de procréer.




                                                                                       25
BF10
   LANKOANDE J., Ouédraogo A., Ouédraogo C.M.R., Touré B., Bonané B., Dao B.,
   Ouattara T., Sondo B., Koné B.
   Les hémorragies de la délivrance à la maternité du Centre Hospitalier National Yalgado
   Ouédraogo de Ouagadougou Burkina Faso. Dakar Médical, 1998;43,1:57-9. [87].

Objectifs

   Décrire la place des hémorragies de la délivrance dans la mortalité maternelle à
   Ouagadougou et faire des propositions afin de réduire sa morbidité et sa mortalité.

Méthodologie

   - Étude rétrospective portant sur 200 dossiers d'hospitalisation pour hémorragie de la
   délivrance du 01/01/1992 au 31/12/1995.
   - Ont été exclues les grossesses d'âge inférieur à 28 semaines d'aménorrhée, les
   hémorragies survenant plus de 24 h après l'accouchement et les hémorragies ne provenant
   pas de la zone d'insertion placentaire.

Résultats

   - Fréquence : 200 cas d'hémorragies de la délivrance sur 12 175 accouchements soit une
   fréquence de 1,6 %
   - Âge et parité
       * âge extrêmes = 15 et 47 ans                           âge moyen = 26 ans  0,5
       * plus grande parité = 12                                parité moyenne = 3.
   - Lieu de l'accouchement : 55 patientes (67,5 %) ont accouché dans une maternité
   périphérique ou rurale et 48 patientes (24 %) à domicile.
   - 22,3 % des accouchements à domicile enregistrés au cours de la période d'étude se sont
   compliqués d'une hémorragie de la délivrance.
   - Les patientes évacuées arrivaient en moyenne 5 heures après l'accouchement.
   - Principales étiologies des hémorragies de la délivrance
       Rétention placentaire = 54,5 %                         inertie utérine = 24,5 %
       Troubles de la coagulation = 21 %
   - Taux de transfusion = 30,5 %.
   - Mortalité maternelle
       * Taux de létalité des hémorragies de la délivrance = 13 % (26/200)
       * Les hémorragies de la délivrance représentaient 5,7 % (26/497) de la mortalité
       globale
       * La durée moyenne entre l'admission et la survenue du décès était de 3 h 15 mn
       * 76,9 % des patientes décédées avaient moins de 30 ans.
       * 38,5 % des décès étaient dus à un trouble de la coagulation.




                                                                                    26
Conclusion et suggestions

   - L'hémorragie de la délivrance est une des principales causes de mortalité maternelle.
   - Les étiologies sont dominées par les rétentions placentaires.
   - Le retard à l'admission et la non-disponibilité fréquente de contribuent à augmenter le
   nombre de décès.
   - Nécessité de formation sur la physiologie de la délivrance et la technique de la
   délivrance artificielle.

BF11
   OUEDRAGO A.
   Biométrie fœtale ultrasonore dans la ville de Ouagadougou : A propos d’une cohorte de
   126 femmes. Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1998, n° 547: 85. [16].

Objectifs

   Objectif      Etudier la croissance fœtale par la biométrie ultrasonore dans la ville de
   général       Ouagadougou
                 - Déterminer la fréquence des caractéristiques socio-démographiques des
                 gestantes
                 - Déterminer les caractéristiques de tendance centrale et de dispersion des
   Objectifs     paramètres de biométrie fœtale étudiés
   spécifiques   - Etablir la courbe échographique de croissance fœtale des paramètres bio
                 métriques étudiés
                 - Etablir la courbe échographique de croissance du poids fœtal estimé
                 - Etablir un abaque local des valeurs de biométrie fœtale avec l‟estimation
                 du poids fœtal.

Méthodologie

   - Etude prospective : suivi d‟une cohorte de 126 femmes enceintes sur le plan de la
   biométrie fœtale du 21/03/97 au 30/04/98
   - Echantillonnage accidentel dans 8 SMI
   - Critères d‟inclusion : nationalité Burkinabé, DDR précise, consentement
   - Paramètres étudiés : BIP, DAT, Fémur, circonférence céphalique, circonférence
   abdominale et poids estimatif.
   - Risque  = 1 % ; Différence significative pour p 0,01.

Résultats

   - Age
   Extrêmes = 17 et 39 ans                        moyenne = 26 ± 0,8 ans
   - Parité
   Plus grande = 7                                           Moyenne = 2,5 ± 0,1
   Primipares = 34,9 %         Paucipares = 43,7 %           Multipares = 21,4 %


                                                                                     27
   - Niveau socio-économique
   Bas = 27 %       Moyen = 52,4 %             Elevé = 15,9 %       Très élevé = 4,7 %
   - Paramètres étudiés : 4804 mesures et 936 poids estimatifs
   BIP = 964 mesures                       Circonférence céphalique = 956 mesures
   DAT = 958 mesures                       Circonférence abdominale = 963 mesures
   Fémur = 963 mesures.
   - Moyenne du BIP = 28 mm à 14 SA et 92 mm à 40 SA
   - Moyenne du DAT = 28 mm à 14 SA et 107 mm à 40 SA
   - Moyenne du fémur = 17 mm à 14 SA et 76 mm à 40 SA
   - Moyenne de la CC = 100 mm à 14 SA et 344 mm à 40 SA
   - Moyenne de la CA = 84 mm à 14 SA et 341 mm à 40 SA
   - Poids estimatif moyen = 118 g à 14 SA et 3446 g à 40 SA


Conclusion et suggestions

   Conclusion
      Il existe une forte corrélation des différents paramètres étudiés avec l‟âge gestationnel.
      Il existe également une différence significative entre les courbes bio métriques des
      auteurs africains, européens et américains. Il n‟existe pas de différence significative
      entre le poids fœtal estimatif et le niveau socio-économique des femmes.
      L‟établissement d‟abaques locaux est nécessaire pour une meilleure estimation de
      l‟âge gestationnel et du poids fœtal.
   Suggestions
      - Vulgarisation à tous les services de santé de l‟abaque de biométrie fœtale et du poids
      fœtal estimatif réalisé à Ouagadougou.
      - Introduction dans les échographes des données de la biométrie fœtale du fœtus
      Burkinabé
      - Mener une étude comparative entre l‟âge gestationnel réel et celui déterminer par
      l‟abaque local afin d‟évaluer sa sensibilité et sa spécificité.
      - Mener une étude prospective dans la ville de Ouagadougou sur la courbe de
      croissance de l‟enfant Burkinabé de 0 à 5 ans afin de la comparer aux courbes de
      référence et de l‟utiliser au cours des consultations post natales.




                                                                                        28
BF12

   SAWADOGO Y.A.
   Etude de la morbidité et de la mortalité maternelle post opératoire à la maternité du
   Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo ( CHN YO) de Ouagadougou : A
   propos de 583 interventions chirurgicales effectuées en six (6) mois. Th. Méd.: FSS,
   Ouagadougou, 1998, n°525:54

Objectifs

   -   Déterminer le taux de morbidité et de mortalité maternelle post opératoire
   -   Décrire les principaux facteurs morbides rencontrés
   -   Décrire les principales causes de mortalité maternelle post opératoire
   -   Analyser les facteurs liés à la morbidité et à la mortalité maternelle post opératoire.

Méthodologie

   - Cadre : Service de Gynécologie obstétrique du CHN-YO
   - Type : Etude prospective
   - Période : du 01/03/97 au 31/08/97

Résultats

   -   Une pathologie dans les suites opératoires observée chez 50,1%
   -   Morbidité infectieuse = 90,4% de la morbidité maternelle post opératoire
   -   Mortalité post opératoire : 3,4% de la population d‟étude ; 34,5% de la mortalité
       globale.
   -   Causes des décès : choc septique  30% ; anémie  25% ; association choc septique
       + anémie 10,5% ; éclampsie  15%
   -   Morbidité post césarienne = 92,1% de l‟ensemble et la morbidité infectieuse post
       césarienne = 46,8%

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * La morbidité post opératoire est très élevée : > à la moyenne africaine
       * Le choc septique et l‟anémie sont les principales causes de décès post opératoire
       * L‟infection est la pathologie la plus fréquente en post opératoire
       * Il est nécessaire d‟appliquer une prévention rigoureuse de l‟infection
   - Suggestions
       * Equiper les centres médicaux avec antenne chirurgicale en matériels et en personnel
       qualifié
       * Etendre la politique de prévention de infection à tous les centres de santé
       * Subventionner les évacuations sanitaires
       * Recycler et former le personnel.



                                                                                          29
BF13

   SOME D. A.
   Qualité de la prise en charge des parturiantes dans les maternités du District Sanitaire
   de Banfora au Burkina Faso. Th. Méd. : FSS Ouagadougou, 1998, n°540 : 50.

Objectifs

   Question    de Quelles sont les insuffisances des agents de santé dans la prise en charge
   recherche      de la femme en travail ?
                  Connaître les insuffisances des agents de santé en matière de prise en
   Objectif       charge de la femme en travail afin d‟identifier les actions à mener.
   général
                  - A quelle fréquence l‟agent de santé examine la parturiente ?
                  - Que fait l‟agent de santé entre deux examens pendant qu‟une parturiente
                  est en salle ?
   Questions      - Que mesure l‟agent de santé lors de l‟examen clinique de la
   spécifiques de parturiente ?
   recherche      - Quelles sont les insuffisances décisionnelles des agents de santé dans la
                  prise en charge des parturientes ?
                  - Quelles sont les connaissances des agents de santé en rapport avec la
                  surveillance de la femme en travail ?
                  - Quels sont les facteurs environnementaux qui limitent la qualité de la
                  prise en charge des parturientes par les agents de santé ?

Méthodologie

   - Etude prospective sous forme d‟enquêtes (interview individuelle structurée; grille
   d‟analyse documentaire; guide d‟observation semi structurée).
   - Cadre: District Sanitaire de Banfora.
       - Interview Individuelle Structurée au niveau des agents de Santé de 19
       formations sanitaires dotées d’une maternité.
       - Observation Semi Structurée et Analyse documentaire au niveau de la maternité du
       CHR, du CM de Niangoloko et du CSPS de Bérégadougou.
   - Population:
       - Agent de Santé effectuant couramment les accouchements, soit 26 agents
       pour l’IIS - 13 accoucheurs décideurs pour l’OSS et l’analyse documentaire.
   - Période: du 19 janvier 1998 au 1 février 1998.soit 10 semaines.
   - Analyse : manuelle.

Résultats

   - Fréquence d‟examen des parturientes par les Agents de santé:  1 fois = 73%
   - La femme en travail est examinée en moyenne toutes les 3 H 20 mn


                                                                                      30
   - Les agents de santé s‟absentent pour une durée d‟une heure quand ils sont en service,
   pendant qu‟une parturiente est en salle.
   - l‟examen clinique de surveillance d‟une parturiente ne porte que sur le TV.
   - 42% des informations contenues dans les dossiers ne sont pas mesurées.
   - L‟ocytocine en perfusion est utilisée par 65,4% des agents de Santé pour "accélérer
   l‟accouchement surtout en cas de souffrance fœtale".
   - Les agents de Santé ignorent surtout les complications fœtales, funiculaires et les
   dystocies osseuses.

Conclusion et suggestions
   Conclusion
      Ces résultats traduisent que les Agents de Santé ont des pratiques et des
      comportements préjudiciables à la vie du couple mère /enfant.
   Recommandations
      - Mener des supervisions spécifiques sur "la femme en travail".
      - Dynamiser le système de référence et de contre référence.
      - Former les matrones, les infirmières et les accoucheuses auxiliaires sur le
      suivi de la "la femme en travail".
      - Interdire l‟utilisation des ocytociques par les accoucheurs autres que les médecins et
      dans les formations sanitaires ne disposant pas de bloc opératoire fonctionnel.

BF14
   TRAORE S.
   Modifications cutanées physiologiques survenant sur peau noire au cours de la
   grossesse normale.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1998, n° 528 : 71.

Objectifs
   - Déterminer la fréquence des modifications cutanées physiologiques survenant au cours
       de la grossesse normale
   - Décrire les différentes modifications cutanées et phaneriennes rencontrées
   - Analyser ces différentes modifications cutanées en fonction des caractéristiques des
       patientes et de certains antécédents.

Méthodologie
  - Cadre : 6 Centres de Santé Maternelle et Infantile de la ville de Ouagadougou.
  - Type : enquête transversale descriptive à passage unique
  - Période : 2 avril au 1er octobre 1997.




                                                                                       31
Résultats
   - Total de 1428 femmes au 3ème trimestre de leur grossesse
   - Age : moyen = 25,31 ans ; extrêmes = 15 et 44 ans.
   - Parité : moyenne = 2 ; extrêmes = 0 et 9.
   - Poids : moyen = 63,49 kg ; extrêmes = 32 et 114 kg.
   - Fréquence observée : 99,4% avaient une modification cutanée :
        modifications pigmentaires = 98,5%
        modifications phanériennes = 41,9%
        modifications vasculaires et gingivales = 34,4%
        acné = 31%
        modifications du tissu conjonctif = 16,9%.


Conclusion et suggestions

   - Conclusion
      Les modifications cutanées physiologiques de la grossesse sont fréquentes en
      Afrique Noire : 99,4% dans l’étude.
   - Suggestions
        Formation du personnel pour une meilleure connaissance des modifications
          cutanées physiologiques de la grossesse ;
        Introduction d’un chapitre de cours de dermatologie sur les dermatoses de
          la grossesse dans la formation des sages femmes, maïeticiens et
          accoucheuses auxiliaires.
        Examen systématique de la peau et des phanères lors des CPN
        Référer les femmes enceintes ayant une dermatose non physiologique aux
          dermatologues.

BF15
   ZOUNDI O.
   Grossesse et accouchement chez la grande multipare : A propos de 242 cas colligés en
   1996 à la maternité du CHN-YO de Ouagadougou Burkina Faso. Th. Méd. : FSS,
   Ouagadougou, 1998, n° 553 : 52.

Objectifs
   But           Améliorer la prise en charge de la grossesse et de l‟accouchement chez la
                 grande multipare à la maternité du CHN-YO
   Objectif      Analyser les risques liés à la grossesse et à l‟accouchement chez la grande
   général       multipare à la maternité du CHN-YO
                 - Déterminer la fréquence de la grossesse et de l‟accouchement chez la
   Objectifs     grande multipare
   spécifiques   - Décrire les caractéristiques socio-démographiques des grandes multipares
                 et des multipares
                 - Identifier les risques liés à la grossesse et à l‟accouchement chez la grande
                 multipare.



                                                                                        32
Méthodologie

   - Etude rétrospective comparative entre grandes multipares et multipares
   - Période : 01/01/96 au 31/12/96
   - Grande multipare = parité  6
   - Multipare = parité > 1 et > à 6
   - Saisie et analyse Epi info version 5.0.

Résultats

   - Fréquence : 2956 dossiers exploitables
   Primipares = 39,07% Multipares = 1559 (52,74%) Grande multipares = 242 (8,18%)
   - Age
   Extrêmes = 23 et 49 ans                             Moyenne = 35 ans
   - Provenance
   Milieu rural = 34,3 %                                Evacuées = 65,7 %
   - Suivi prénatal
   0 CPN = 17,5 %            1-2 CPN = 20,5 %           3 CPN = 62 %
   - 22 patientes (9,8 %) avaient une HTA
   - Présentations fœtales
   Sommet = 83 %            Siège = 11 %         Transversale = 5 %         Face 1 %
   - Taux de césarienne = 33,19 %
   - Complications per et post-partum
   Présentation dystocique = 28,67 %             Rupture utérine = 18,18 %
   Placenta prævia = 11,88 %                    Infection = 4,2 %
   HRP = 2,10 %                                Hémorragie de la délivrance = 1,4 %
   - Mortalité maternelle : 21 décès (8,67 % ) dont les causes sont :
   Rupture utérine = 12 cas         Infection = 7 cas             Anémie = 2 cas.
   - Mortinatalité = 28,51 % (69 morts nés) dont les causes sont :
   Souffrance fœtale = 24,6 %                                  Placenta praevia = 11,5 %
   Prématurité = 8,7 %                HRP = 4,3 %              Toxémie = 2,9 %
   - Risques liés à la grossesse et à l‟accouchement chez les grandes multipares et les
   multipares
   Multipares          Grandes multipares         p
   Placenta praevia                    3,78 %                 7,02 %              0,02
   Procidence du cordon                1,98 %                 4,13 %              0,038
   Rupture utérine                     2,5 %                  10,74 %             7 10-7
   Présentation dystocique             10,26 %                16,94 %            0,0021
   Mortalité maternelle                2,75 %                  8,67 %             3 10-7
   Mortinatalité                        14,3 %                 28,51 %            0,2 10-8

Conclusion et suggestions

   Conclusion
      Tous les accidents de la gravido puerpéralité peuvent survenir chez la grande
      multipare avec une fréquence accrue.


                                                                                   33
Suggestions
   - Rendre fonctionnel les CMA (Centre Médicaux avec Antenne chirurgicale)
   - Doter les structures sanitaires d‟ambulance fonctionnelle et de carburant
   - Rendre toujours disponibles les kits opératoires
   - Education pour la santé de la femme et de l‟enfant.




                                                                                 34
1997
BF16
   ATIVON K. A. E.
   Les Maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG): Aspects épidémiologiques,
   cliniques et thérapeutiques : A propos de 190 cas colligés au CHN-YO. Th. Méd. : FSS
   Ouagadougou, 1997, n° 523 : 47.

Objectifs

                 Rechercher les particularités des maladies trophoblastiques
   Objectif      gestationnelles dans le service de Gynécologie-Obstétrique du CHN-
   général       YO afin d’en améliorer la prise en charge.
                 - Déterminer la fréquence des MTG au cours de la période allant de janvier
                 1988 à décembre 1994.
                 - Etudier le profil épidémiologique de ces MTG
   Objectifs     - Rechercher la symptomatologie clinique en rapport avec ces MTG
   spécifiques   - Déterminer le taux de mortalité de ces MTG
                 - Proposer un schéma thérapeutique tenant compte des conditions d‟exercice
                 de la médecine au Burkina Faso.
                 - Codifier un protocole de surveillance en tenant compte des conditions
                 socio-économiques des patientes et des examens paracliniques disponibles
                 au Burkina Faso.

Méthodologie

   - Cadre : Service de Gynécologie et d‟Obstétrique et le Laboratoire d‟Anatomie et de
   Cytologie pathologiques du CHN-YO de Ouagadougou.
   - Type : Rétrospective et Prospective
       Rétrospective du 1er janvier 1988 au 31 décembre 1992
       Prospective du 1er janvier 1993 au 31 décembre 1994.
   - Critères d‟inclusion : diagnostic clinique et confirmation histologique. Réunir au moins
   deux (2) des conditions ci après :
       * diagnostic échographique de MTG
       * étude macroscopique du produit de curetage visualisant les vésicules
       * confirmation histologique de MTG
       * persistance de la sécrétion de HCG sérique ou urinaire 8 semaines après
       l‟évacuation.
       * Confirmation histologique stricte pour les cas de choriocarcinomes.
   - Surveillance clinique et paraclinique pendant 2 ans (HCG, radiographies pulmonaires).

Résultats
   - Fréquence : 190 cas de MTG pour 27 579 grossesses, 19 947 accouchements et 3 938
   avortements soit



                                                                                      35
       5,57 MTG pour 1000 grossesses,
       7,9 MTG pour 1000 accouchements,
       48,25 MTG pour 1000 avortements.
   - Maximum de recrutement en Avril
   - Age moyen = 28 ans                           Tranche de 21 à 25 ans = 34,2%.
   - Provenance du milieu rural = 94,3%.
   - Parité moyenne = 2,8                           Paucipares : 30%.
   - Conditions du diagnostic
       * métrorragies = 73,15%                     métrorragies + douleurs pelviennes = 33%
       * métrorragies + aménorrhée = 32%           fortuite = 6,8%
       * algies pelviennes = 1%.
   - Biologie : HCG sériques ou urinaires positif = 53%              Négatif = 47%.
   - Anatomie Pathologique :
       * Macroscopie : présence de vésicules = 73%          absence de vésicules = 27%.
       * Microscopie : môle hydatiforme = 49,5% choriocarcinome = 11%; normale =
       39,5%.
   - Echographie : diagnostic positif dans 44,5%               normale dans 2,35%
   - Evolution : 10 cas de complications.
   - Traitement :
       * Curetage = 66%               Curage = 19,4%             Hystérectomie = 9,5%
       * Chimiothérapie (Méthotrexate) = 21% (persistance HCG 8 semaines après
       l‟évacuation)
   - Surveillance régulière = 24%.
   - Décès : 1 cas.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       - Les MTG sont relativement fréquentes au Burkina Faso
       - La prévalence est plus élevée dans la tranche de 21 à 25 ans
       - Elles concernent surtout les couches socio-économiques défavorisées
       - La prise en charge médicale donne de bons résultats.
   - Suggestions
       - Améliorer la tenue des dossiers
   - Création d‟un registre des MTG
       - Référence systématique en cas d‟avortement môlaire confirmé ou suspect.
       - Diagnostic anatomopathologique indispensable.




                                                                                    36
BF18
   DAO Y.
   L’Anémie maternelle au moment de l’accouchement à la Maternité du Centre
   Hospitalier National Souro Sanou (CHNSS) de Bobo Dioulasso : Prévalence et
   Conséquences pour la mère et l’enfant.
   Th. Med. : FSS, Ouagadougou, 1997, n° „416 : 86.
Objectifs

    -   Déterminer la prévalence de l‟anémie maternelle à l‟accouchement à la maternité du
        CHNSS
    -   Etudier les conséquences obstétricales de l‟anémie maternelle à l‟accouchement et
        dans le post partum immédiat à la maternité du CHNSS
    -   Etudier les conséquences périnatales de l‟anémie maternelle à la maternité du CHNSS
    -   Proposer des voies de solution au problème de l‟Anémie maternelle.

Méthodologie

    - Cadre : Maternité du CHNSS
    - Type : étude transversale
    - Période : 12/01/1996 au 06/03/1996.

Résultats

-   - Age : moyenne = 25 ans ; extrêmes = 14 et 46 ans.
-   - Parité : paucipares +++ (80,5%) . Drépanocytose = 0,4%
-   - Taux d‟Hb : extrêmes = 2,6 gr/dl et 15,5 gr/dl. Proportion Tx d‟Hb < 11 gr/dl = 66,8%
-   - Aucune prophylaxie antianémique pendant la grossesse = 75 % +++
-   - Prophylaxie antipalustre pendant la grossesse : néant = 22% ; < 3 mois = 38%
-   - Complications maternelles observées ( pour des taux d‟Hb < 7 gr/dl:
    Infection du post partum : 16%
    Hémorragie intra partum :30%
    Décès maternel : 12,5%
-   - Taux de mortinatalité = 141,7 p 1000 parmi lesquels 37,5% avec un taux d‟Gb maternel
    < 7 gr/dl.

Conclusion et suggestions

    - Conclusion
    * Prévalence de l‟anémie au moment de l‟accouchement : 66,8%
    * Les activités de CPN sont inefficaces
    * L‟hémorragie intra partum, le décès maternel et l‟infection du post partum sont liés au
        taux d‟Hb
    * La mortalité périnatale et le petit poids de naissance sont liés au bas taux d‟Hb des
        mères.
    * Il est nécessaire de développer une opération de contrôle ciblé sur les population à haut
        risque de développer une anémie ainsi que ses graves complications.


                                                                                        37
   - Suggestions
   * Rechercher et traiter l‟anémie chez les femmes en âge de procréer à l‟occasion de tout
       contact.
   * Promouvoir l‟éducation nutritionnel
   * Rendre accessible la réalisation de l‟électrophorèse de l‟Hb et du taux d‟Hb.
   * Prendre des mesures de protection individuelle contre le paludisme pendant la grossesse.
   * Mener des études sur les facteurs étiologiques des anémies chez les femmes enceintes
       pendant la grossesse et l‟accouchement.
   * Lutter contre les parasitoses intestinales
   * Pratiquer une délivrance dirigée systématique chez toute femmes anémiée.

BF19
   DJIGUIMDE A. P.
   Analyse des déterminants de l’utilisation des consultations prénatales en zone rurale de
   Bobo Dioulasso Burkina Faso. Th. Méd. : FSS Ouagadougou, 1997, N° 455 : 64..

Objectifs
   Objectif       Rechercher les déterminants de l‟utilisation des consultations prénatales en
   général        milieu rural de Bobo Dioulasso.

                  - Identifier les facteurs démographiques qui influencent l‟utilisation des
   Objectifs      CPN en milieu rural
   spécifiques    - Identifier les facteurs socioculturels qui influencent l‟utilisation des CPN
                  en zone rurale de Bobo Dioulasso
                  - Identifier les facteurs du système de soins qui influencent l‟utilisation des
                  CPN.

Méthodologie
  - Etude transversale à deux passages : mars et juillet 1994
  - Population d‟étude = femmes enceintes de zone rurale de Bobo (49 villages)
  - Echantillonnage stratifié à deux degrés : 30 grappes de 11 femmes enceintes ont été
  retenu = 330 femmes.

Résultats
   - Age
   Extrêmes = 14 et 46 ans                                     moyenne = 26,04 ans
   14-20 ans = 23,33 %           21-34 ans = 65,15 %              35 ans = 11,52 %
   - 8,5 % des femmes avaient fréquenté
   - Gestité
       Extrêmes = 1 et 13                                          moyenne = 4,6
   - Couverture prénatale = 75,5 %
       38,5 % avaient effectué au moins 3 CPN                     moyenne = 1,9
   - 64,9 % des femmes préféraient consulté au 2ème trimestre
   - 39,4 % avaient reçu deux doses de VAT
   - 22,1 % utilisaient la chimioprophylaxie antipalustre et 28,5 % utilisaient du fer
   - Temps d‟attente à l‟occasion des CPN


                                                                                         38
   Extrêmes = 50 mn et 4 h                                    moyenne = 84 mn
   - La scolarité du conjoint (non scolarisé) et la distance parcourue influencent de manière
   significative le nombre de CPN (OR respectifs de 3,14 et 2,45).
   - Il existe une liaison statistiquement significative entre le temps d‟attente à la formation
   sanitaire et le nombre de CPN (OR = 0,31 à partir de 2 heures).

Conclusion et suggestions

       - Doter les formations sanitaires de moyens nécessaires leur permettant d‟effectuer des
       CPN mobiles ;
       - Adapter les horaires d‟ouverture et de fermeture des formations sanitaires au rythme
       de vie des populations ;
       - Redynamiser les postes de santé primaires notamment par le recyclage des
       accoucheuses villageoises en matière de CPN ;
       - Renforcer la scolarisation des enfants notamment des filles et l‟alphabétisation des
       femmes ;
       - Organiser les activités de CPN de manière à minimiser le temps d‟attente au centre
       de santé en améliorant l‟accueil des femmes ainsi que l‟intimité des consultantes.

BF20
   LANKOANDE J., Ouédraogo A., Ouédraogo C.M.R., Ouattara T., Bonané B., Koné
   B.
   Éclampsies à la maternité du Centre Hospitalier National Ouédraogo de Ouagadougou:
   Aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs.
   Cahiers Santé 1997;7:231-5.

Objectifs

   Décrire le profil épidémiologique, clinique et évolutif de l'éclampsie à la maternité du
   CHNYO de Ouagadougou à l'aube du 21è siècle.

Méthodologie

   - Étude rétrospective du 01/01/1992 au 31/12/1995 à la maternité du CHNYO de
   Ouagadougou.
   - Éclampsie définie par TA > 140/90 mmHg + crises convulsives  oedèmes des membres
   inférieurs.
   - 108 cas ont été retenus.

Résultats

   - Fréquence : 108 cas d'éclampsies sur 12 175 accouchements soit un taux d'incidence de
   8,9 p 1000.
   - Âge et parité
       extrêmes = 15 et 43 ans                       moyenne = 23  1,15 ans
       plus grande parité = 10                        moyenne = 2


                                                                                        39
   - Tension artérielle
       tension artérielle diastolique < 120mmHg = 52,8 %
       tension artérielle diastolique 120-160 mmHg = 39,8 %
       tension artérielle diastolique > 160 mmHg = 7,4 %
   - Délai de survenue des crises du post partum
       extrêmes = 1 heure et 12 jours
       moyenne = 2 jours 19 heures.
   - 3 patients sont décédées avant l'expulsion, 57 patientes (54,3 %) ont accouché par voie
   basse et 48 patientes (45,7 %) par césarienne.
   - Taux de mortalité périnatale = 23,1 %.


Conclusion et suggestions

   - Forte mortalité maternelle et périnatale.
   - Amélioration de la qualité des consultations prénatales
   - Prise quotidienne de la tension artérielle pendant les 14 premiers jours des suites de
   couches.

BF21
   LANKOANDE J., Ouédraogo C. M. R., Touré B., Ouédraogo A., Akotionga M.,
   Sano D., Dao B., Koné B.
   A propos de 80 cas de ruptures utérines à la maternité du Centre Hospitalier National
   de Ouagadougou, Burkina Faso. J Gynecol Obstet Biol Reprod 1997;26:715-9. [82].

Objectifs
   Déterminer la fréquence des ruptures utérines et analyser les aspects épidémiologiques, et
   le pronostic fœto maternel afin de contribuer à la résolution du problème.

Méthodologie
  - Étude rétrospective du 01/01/1995 au 31/12/1995.
  - Cadre : maternité du Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou.
  - Ont été incluses les ruptures utérines survenues au cours du travail sur une grossesse âge
  d'au moins 28 semaines d'aménorrhée.
  - Saisie et analyse des données par Epi info version 5.0.

Résultats
   - Fréquence : 23 p 1000 accouchements et 1 rupture p 12 césariennes.
   - Principales indications des césariennes = disproportion fœto-pelvienne, dystocie osseuse,
   souffrance fœtale et présentations dystociques.
   - Âge : extrêmes = 14 et 39 ans avec une moyenne de 30 ans.
   - Fréquence des ruptures selon la parité
       * primipares = 0,07 %
       * paucipares (2-4) = 2,2 %
       * grandes multipares (7 et +) = 8,7 %
   - Antécédent d'utérus cicatriciel = 7,5 %


                                                                                       40
   - Variétés et siège des ruptures
       * rupture utérine complète = 84 %                           sous péritonéale = 16 %
       * rupture segmentaire= 71,3 %                               rupture corporéale = 2,7 %
       * rupture segmento-corporéale = 20,5 %                      rupture multiple = 5,5 %
   - Aspects thérapeutiques
       * hystérorraphie = 60 cas                                  hystérectomie = 14 cas.
       * 5 patientes décédées avant l'acte chirurgical et
       * 1 patiente est décédée au cours de l'intervention chirurgicale.
   - Pronostic maternel : 28 décès
       soit taux de létalité de 35 %
       22,7 % des 123 décès maternels observés.
   - Pronostic foetal
       seulement 4 enfants ont été sauvés au cours d'une rupture sous péritonéale.
       521 morts nés dont 76 de femmes admises pour rupture utérine soit 145 p 1000 de la
       mortinatalité hospitalière.

Conclusion et suggestions
   - Fréquence très élevée des ruptures utérines qui occupent le 2 è rang des causes de
   mortalité maternelle hospitalière.
   - Les facteurs influençant cette mortalité sont multiples.

BF22
   OUEDRAGO C.M.R.
   Etude des facteurs de risque de la morbidité maternelle grave et de la morbi-mortalité
   infantile à Ouagadougou. A propos d’un suivi en population d’une cohorte de 3 364
   femmes enceintes.
   Th. Méd. : FSS Ouagadougou,1997, n° 452 : 87. [9].

Objectifs
               Le but de cette étude est d‟aboutir à des recommandations permettant
   But:        d‟accroître la qualité des CPN afin d‟améliorer le dépistage et la prise en
               charge des grossesses à risque.
   Objectif    Etudier les facteurs de risque de la morbidité maternelle grave et de la
   Général:    morbi-mortalité de l‟enfant à Ouagadougou.
               - Déterminer la fréquence des facteurs de risque classiques dépistés au
               cours de la grossesse.
               - Evaluer la prévalence de la morbidité maternelle grave dans la ville de
               Ouagadougou.
   Objectifs   - Déterminer le taux de mortalité maternelle dans la ville de Ouaga
   Spécifiques - Déterminer la fréquence de la morbi-mortalité de l‟enfant.
               - Déterminer l‟importance relative des fréquences de morbidité - maternelle
               grave et de morbi-mortalité de l‟enfant.
               - Déterminer un score de risque de morbidité maternelle grave et un score
               de morbi-mortalité de l‟enfant.
               - Proposer une fiche de CPN simplifiée permettant un meilleur dépistage
               des grossesses à risque.


                                                                                      41
Méthodologie
  - Cadre : Maternités urbaines de la ville de Ouagadougou.
  - Type d‟enquête : Prospective en population du 15 février 95 au 7 juillet 96.
  - Population étudiée :
  Nombre de femmes incluses = 3 364. Dossiers exploitables = 3 342. Les femmes enceintes
  ont été incluses à la fin du 1er trimestre de la grossesse et ont été suivies jusqu‟à 60 jours
  après l‟issue de la grossesse. Les données ont été recueillies par questionnaire structuré à 4
  parties:
      Q1: remplie lors du dépistage (caractéristiques socio-démographiques).
      Q2 : remplie au 8ème mois (caractéristiques cliniques, pathologiques, données des
      CPN)
      Q3 : remplie lors de l‟accouchement par la sage femme de la maternité concernée.
      Q4 : remplie lors de la consultation du post partum.
  - Choix de la zone d‟enquête: secteurs d‟habitation comprenant tous les types
  d‟urbanisation rencontrés à Ouagadougou. Exhaustivité : 97,8%.
  - Déroulement pratique : 10 enquêtrices ; Dépistage à domicile de porte en porte.
  - Définitions opérationnelles :
      Morbidité maternelle grave = complication de la grossesse liée directement ou
      indirectement à l‟état gravidique.
      Morbi-mortalité de l‟enfant = enfant mort né ou décédé dans les 20 mn qui suivent
      l‟accouchement ; enfant décédé entre J0 et J6 ; poids = 2000 grammes.
  - Analyse : Epi info et STATA pour la régression logistique.

Résultats
   - Aspects épidémiologiques
       * Age moyen : 25,5 ans                              Femmes vivants seules : 3,3%.
       * Analphabètes : 57,1%                              Parité moyenne : 4,4%.
       * ATCD de césarienne : 2%                           ATCD de mort né : 5,2%
       * Contraception antérieure : 24,9%                  Grossesse non désirée : 13,8%
   * Désir de CPN : 98,8%                              CPN  1 = 77%
   * Hospitalisation pendant la grossesse : 1,7%      Avortement : 1%
   * Accouchement : maternité publique = 58,2%         Privée = 24,8%     CHU : 10,1%
   * Accouchement par une sage femme = 76,7%           Domicile : 5,6%
   * Durée du travail : < 13 heures = 89,5%            > 24 heures = 3%.
   - Accouchement :
   * voie basse = 96,1%                                 césarienne = 2,6%
   * Dystocie = 11,9%                                   Forceps / Ventouse = 0,2%
   * Complications des accouchements = 3,7%            Transfusion sanguine : 3 femmes
   - Le nouveau né
   * Poids moyen = 2932,8 grammes
   * Taux de mortinatalité = 24 p 1000 (97 morts nés; 3010 vivants)
   * 37 malformations.
   - Mortalité maternelle
   12 décès dont 10  42 jours post partum ==> taux de mortalité maternelle = 332,2 p 100
   000 naissances vivantes et 299,5 p 100 000 femmes suivies;


                                                                                        42
   6 cas de décès évitables et 5 décès à domicile, étiologies grâce à l‟autopsie verbale.
   - Morbidité maternelle grave : 5,9 %
       Directe = 4,9% (dystocie = 2,5% ; hémorragie = 1,1% ; hémorragie de la délivrance =
       1,1% ; HTA = 0,2%)
       Indirecte = 1%.
   - Facteurs de risque de morbidité maternelle grave
   * ATCD de césarienne : OR = 8                                  TAS  14 : OR = 2,05
   * Nulliparité : OR = 2,87                                     Mort né : OR = 3
   * Poids < 46 kg : OR = 2,57                                  Taille < 150 cm : OR = 4,77
   - Proposition d‟une fiche de CPN simplifiée
   Référence ou surveillance si découverte d’un facteur de risque. Référence si ATCD de
   césarienne, si taille < 150 cm. Surveillance et /ou Référence si HTA, Nullipare, Poids <
   45 kg, Mort né.
   - Fréquence de morbi mortalité de l‟enfant = 7,3%
   - Facteurs de risque de morbi mortalité de l‟enfant :
       * TAD  10 : OR = 6,56                                                   Poids < 45 kg : OR = 3,64
       * Absence de CPN : OR = 4,48                                           Taille < 150 cm : OR = 2,12
       * Ne souhaite pas espacer les naissances : OR = 2,16 Nulliparité : OR = 1,76
   - Fiche de dépistage des facteurs de risque de morbi-mortalité de l‟enfant en fonction du
   score :
       * Si le score  6, le fœtus ou le nouveau-né présente un haut risque de morbi-mortalité
       infantile.
       * Référer si TA min  10 ; Absence de CPN.
       * Surveillance si poids < 45 kg ; nullipare ; taille < 150 cm ; ne souhaite pas espacer les naissances.

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       L‟enquête MOMA a permis la connaissance de la prévalence de la morbidité
       maternelle grave et l‟évaluation du "poids réel "des facteurs de risque de MMG à
       Ouagadougou.
       Il faut réorganiser la CPN à partir d‟une fiche simplifiée.
   - Recommandations
       - Une réorganisation des CPN dans les formations sanitaires en milieux urbain et rural.
       - La reconfection d‟un nouveau carnet de CPN prenant en compte les facteurs de
       risque de MMG et de ME.
       - La formation et le recyclage des prestataires de SMI sur le dépistage des facteurs de
       risque au cours de la grossesse.
       - La création d‟un observatoire national chargé d‟étudier confidentiellement tous les
       décès maternels surtout ceux qui surviennent en dehors des formations sanitaires.
       - L‟évaluation régulière de la qualité des CPN.




                                                                                                     43
1996
BF23
   ILBOUDO Z. A.
   Analyse de la pratique des soins prénatals dans les centres de santé maternelle et
   infantile en milieu rural. Cas de 3 Centres de Santé et de Promotion sociale) (CSPS) du
   district sanitaire de Nouna Burkina Faso. Th. Méd : FSS, Ouagadougou, 1996,n°
   411, :55. [39].

Objectifs
   Objectif      Analyser la pratique des soins prénatals dans les centres de santé maternelle
   général       et infantile en milieu rural.
                 - Analyser les ressources humaines, matériels, et financières dans les 3
                      CSPS.
                 - Analyser le comportement des agents prestataires de soins prénatals et
   Objectifs          la qualité de leurs prestations.
   spécifiques   - Etudier les connaissances et les croyances des utilisateurs des centre de
                      santé maternelle et infantiles ruraux, en matière de surveillance
                      médicale des grossesses.
                 - Identifier quelques facteurs susceptibles d‟influencer le recours aux
                      soins prénatals par les femmes enceintes dans la zone d‟étude.

Méthodologie
  Population cible : agents prestataires de soins prénatals et les utilisatrices de soins
  prénatals.
  Type : Etude rétrospective au cours de l‟année 1995.
  Observation non participante de février à mars 1995 dans chaque formation.
  Interview de 114 utilisatrices des centres de santé.

Résultats
   - Le personnel de chaque formation sanitaire est de 3 personnes au maximum.
   - Age des gestantes : 18 à 35 ans = 15,8%. Non précisé = 31,6%.
   - 95,5% des conjoints étaient des cultivateurs.
   - Doses de VAT reçues : 1 24,3% ; 2 22,7% ; 3 8,2% ; 4 2,2% ; 5  0% ;
       non précisé  42,8%.
   - CPN au 1er trimestre = 24,5%.
   - Fréquence des CPN : 1 50,7% ; 2 29,42% ; 3 17,87% ; 4 1,98%.
   - Qualité de l‟accueil : très satisfaisant (34,2%) ; mauvais (25,4%) très mauvais (
       40,3%).
   - Motifs de consultation des femmes enceintes dans les centres de santé : surveillance de
       la grossesse ( 84,2%) ; maladie ( 12,3%) ; ne sais pas (3,5%).
   - Intérêt perçu par les femmes vis à vis des soins prénatals : ne sais pas ( 30%) ;
       surveillance santé mère et enfant (36%) ; éviter les difficultés à l‟accouchement
       (13%) ; recevoir des conseils (2%).
   - Raisons de non suivi des grossesses antérieures chez les multipares : éloignement du


                                                                                      44
       centre de santé , intérêt non perçu des CPN, manque de maternité ; manque de
       personnel ; réticence des beaux parents ; manque d‟information.

Conclusion et suggestions
   Recommandations :
       Bon accueil des femmes enceintes,
       Dépistage efficace et précoce des grossesses à haut risque et l‟orientation des cas
         vers les centres spécialisés
       Amandement du plan des registres de CPN
       Appui technique (des ONG) et financier (des ONG) à l‟exécution du programme de
         la maternité sans risque.

BF24
    NAPON M.
    Mortalité maternelle dans l’agglomération de Ouagadougou de 1990 à 1994. Th. Méd. :
    FSS Ouagadougou, 1996 ,n° 10 : 64. [1]

Objectifs

    Objectif       Étudier la mortalité maternelle dans la ville de Ouagadougou de 1990 à
    général :      1994
                   - Déterminer le taux de mortalité maternelle dans la ville de Ouagadougou
                   - Déterminer le profil épidémiologique des femmes concernées
    Objectifs      - Déterminer les tendances évolutives de la mortalité maternelle pendant
    spécifiques    la période de 1990 à 1994
                   - Identifier et analyser les causes de mortalité maternelle

Méthodologie
   - Cadre :
       Maternités de la ville de Ouagadougou, Formations sanitaires prenant en charge les
       grossesses et les accouchements (public et privé)
   - Type :
       Etude rétrospective sur les décès maternels du 1er janv 1990 au 31 déc 1994
   - Collecte des données :
       Décès, naissances vivantes, fiche de recueil (aspects socio-démographiques, cliniques,
       étiologique)
   - Inclusion :
       Définition OMS de la Mortalité maternelle : 42 jours post partum ; Résidence
       Ouagadougou, non évacuée
   - Analyse : Logiciel Epi Info.

Résultats
      - Fréquence :
          249 décès pour 92 328 naissances vivantes  269,7 p 100 000 NV
      - Facteurs de risque :



                                                                                      45
         jeune âge, nulliparité, primiparité, bas niveau socio économique .
      - Causes fréquentes :
         - Infection ( 34,1%) ; Hémorragie (24,9%) ; IVG (22,1%)
         - Mortalité maternelle est liée aux tendances de la fécondité des femmes (nuptialité
         précoce, fécondité précoce et de traitement ) auxquelles s‟ajouteraient la pauvreté
         et l‟ignorance
         - La qualité de la surveillance obstétricale et de la prise en charge des patientes dans
         les formations sanitaires étaient également mis en causes.

Conclusion et suggestions
     - La lutte contre la mortalité maternelle exige la connaissance préalable de l‟ampleur
     réelle de la mortalité maternelle et celle des causes spécifiques à notre pays. Ceci
     pourrait se faire par la mise en place d‟un observatoire national de suivi de la mortalité
     maternelle.
     - Mise en place d‟un système de recueil d‟information permettant une appréciation de
     l‟ampleur réelle du fléau et de ses facteurs de risque
     - Amélioration de la qualité des prestations au niveau des formations sanitaires
     publiques en particulier les CPN, l‟assistance à l‟accouchement et les soins d‟urgence.
     - Usage obligatoire du partogramme dans les services d‟obstétrique.
     - Entreprendre une recherche sur la maternité sans risque et évaluer son évolution en
     fonction des programmes entrepris.
     - Participation communautaire.

BF25
   NIKIEMA B.
   Facteurs de risque associés à la mortalité maternelle en milieu rural au BF. Th. Méd. :
   Département de méd. Sociale et préventive Montréal, 1996, n°421:144. [2]

Objectifs

                       Analyser les facteurs de risque associés à la mortalité maternelle en
   Objectif général    milieu rural Burkinabé.
                       - Estimer le niveau de mortalité maternelle dans la communauté
   Objectifs           étudiée entre 1991 et 1995
   spécifiques         - Décrire les caractéristiques des femmes décédées de cause maternelle
                       entre 1991 et 1995 comparativement aux accouchées survivantes de la
                       même période
                       - Identifier les facteurs de risque associés aux décès maternels

Méthodologie

    - Cadre : Nouna, province de la Kossi, Burkina Faso.
    - Etude rétrospective (01/01/91 au 31/12/95) et prospective (15/01/96 au
    12/04/96)
    - Analyse : Logiciel Epi Info version 5.0


                                                                                         46
Résultats
    - Mortinaissance = 45 %
    - 37 % des femmes sont conduites au CSPS ou au CMA
    - Moyens de déplacement
         mobylette = 30 %                            vélo = 30 %
         charrette = 20 %                            pied = 20 %
    - Mortalité maternelle représente 21,2 % de la mortalité des femmes en âge de procréer
    soit 27,7 % ou 105,1 p 100 000 femmes en âge de procréer.
    - Age
         extrêmes = 15 et 50 ans                   moyenne = 30,5 ans
    - Distance village /CSPS > 10 km dans 45 % des cas.
    - Pathologie pendant la grossesse
         Paludisme = 40 %        Saignements = 36 %           Fièvre = 32 %      OMI = 28 %
         Toux = 20 %            Maux de ventre = 31 %        Vomissements = 28 %
    - Parité > 4 = 59,3 % chez les cas et 28,7 % chez les témoins.
    - Mortalité maternelle augmente dans le district
    - Les facteurs environnementaux et socio démographiques ont une grande emprise sur la
    mortalité maternelle
Conclusion et suggestions
   - Nécessité d‟une action pluridisciplinaire
   - Formation des accoucheuses traditionnelles
   - Actions à l‟endroit des époux et beaux-parents qui sont les principaux décideurs

BF26
   TRAORE C.
   Étude de la capacité des services de santé à prendre en charge les maladies
   sexuellement transmissibles dans la ville de Ouagadougou. Th. Méd.: FSS,
   Ouagadougou, 1996,n°407: 87. [41.

Objectifs

   Objectif       Étudier la capacité de diagnostic et de traitement des MST dans les services
   général        de santé de la ville de Ouagadougou
                  - Analyser les connaissances des MST par le personnel de santé dans les
                  services de santé
                  - Analyser les schémas de traitement appliqués dans les services de santé
   Objectifs      - Recenser les équipements de diagnostic des MST disponibles dans les
   spécifiques    laboratoires d'analyses médicales
                  - Identifier les examens de diagnostic biologiques des MST dans les
                  laboratoires d'analyses médicales
                  - Estimer l'importance des MST observées dans les services de santé.
Méthodologie

   - Tous les services de soins et les laboratoires d'analyses médicales publics et privés de la
   ville de Ouaga ont été inclus


                                                                                        47
   - Population d'étude = personnel de santé des services d'étude
   - 131 centres de santé et 15 responsables de laboratoire
   - Enquête transversale dans les services de santé avec interview des agents
   - Période du 29/01/96 au 07/03/96

Résultats

   - 112 centres ont été retenus, 116 agents interviewés dont 65,7 % de fonctionnaires et 34,3
   % du secteur privé
   - Résultats des examens et prescription
       * 41,6 % des agents attendaient les résultats des examens avant d'administrer
       un traitement
       * 14,4 % des agents n'attendaient pas les résultats
   - Les durées des traitements variaient de 1 à 21 jours en traitement de 1 ère intention et de 3
   à 21 jours en traitement de 2è intentions
   - 1447 malades de MST ont été recensés au cours des 4 mois
   - Caractéristiques des malades de MST
       * Sexe : 59,4 % d'hommes et 40,6 % de femmes
       * Profession : élèves = 52,6 %        fonctionnaires = 23,2 %        ménagères = 7,6 %
                      chauffeurs = 7,6 % commerçants = 5,7 %
       * MST observées :
                    gonococcie = 37,7 %                                     candidoses = 23,5 %
                    leucorrhées = 15,6 %                                 trichomonases = 2,4 %
                    ulcérations génitales = 1,28 %                 écoulement urétral = 0,8 %

Conclusion et suggestions

   Conclusion
      - Les agents de santé ont une connaissance limitée des agents étiologiques les plus
      fréquents des quatre grands syndromes des MST d'importance en santé publique. Il
      s'agit de l'écoulement urétral, des plaintes gynécologiques, de l'ulcération génitale et
      des adénopathies inguinales.
      - Les schémas thérapeutiques du personnel de santé sont très diversifiés non ciblés sur
      les agents microbiens les plus fréquents.
      - La pratique des examens de laboratoire par le personnel de santé est limitée par
      l'éventail étroit des examens réalisables dans les laboratoires de la place.
   Suggestions
      - Former et recycler les différentes catégories de personnel de santé qui pratiquent la
      prise en charge des patients de MST
       - Appliquer dans les centres de soins les schémas de diagnostic et de traitement standardisé
       - Accélérer l'ouverture du laboratoire national de santé publique pour servir de
       laboratoire national de référence.




                                                                                                      48
1995
BF27
   DIPAMA K. H.
   L’ accouchement sur utérus cicatriciel à la Maternité du Centre Hospitalier National
   Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou (CHN YO) Burkina Faso. Etude
   rétrospective à propos de 625 cas.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1995, n° 312: 74

Objectifs

   -   Déterminer la fréquence de l‟accouchement sur utérus cicatriciel
   -   Identifier les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des parturientes à utérus
       cicatriciel
   -   Analyser les résultats fœto-maternels en fonction du mode d‟accouchement
   -   Faire des suggestions pour une meilleure prise en charge des grossesses et des
       accouchements sur utérus cicatriciel.

Méthodologie

   - Cadre : Maternité du CHN YO
   - Etude rétrospective
   - Période : 1/1/92 au 31/12/93.

Résultats

   -   Fréquence = 11,62% , soit 1 pour 9 accouchements.
   -   Age : entre 20 et 35 ans  85,92% ; extrêmes = 17 et 46 ans.
   -   Parité : extrêmes = 1 et 12 paucipares = 78,56%
   -   Nombre de césariennes antérieurs : 178,5% ; 219,68% ; 3 1,76%.
   -   Surveillance de la grossesse : 0 CPN  14,7% ; moyenne de CPN = 3.
   -   Examen à l‟entrée en salle : HU entre 30 et 34 cm  53,4 % ; HU > 35  24,14 % ;
       présentation du sommet  74,24 % ; bassin normal  64,16 % ; BGR 21,6 % ;
       femmes en travail  85 %.
   -   Modalités de l‟accouchement :
           - voie basse jugée possible : 45,12%
           - voie haute d‟emblée : 53,92%
           - rupture utérine : 0,96%
   -   Complications : dystocie dynamique = 14,8 % ; rupture utérine = 2,65 % ; hémorragie
       de la délivrance = 1,44 %.
   -   Total voie haute = 56,8 %
   -   Total rupture utérine = 3,52 %, soit 1 rupture pour 28 accouchements sur utérus
       cicatriciel.
   -   Total décès : 30,40 %, soit 1 pour 33 décès maternels.
   -   Mortinatalité = 10,03 %.



                                                                                       49
Conclusion et suggestions

   Conclusion
      - Fréquence = 11,62% ; âge moyen = 26 ans ; parité moyenne = 2 ; taux de césarienne
      = 40,64%.
      - Complications maternelles et fœtales +++
      - Le suivi de la grossesse et la surveillance de l‟accouchement sont insuffisants.
      - La cicatrice utérine est un gros facteur de risque de la rupture utérine.


   Suggestions
      - Formation du personnel en nombre suffisant
      - Formation adaptée du personnel aux conditions d‟exercice de l‟obstétrique dite de
      “ brousse ”.
      - Augmentation des infrastructures et du matériel
      - Sensibilisation des gestantes déjà césarisées sur les risques
      - Adressage des gestantes déjà césarisées à temps
      - Favoriser et faciliter la consultation des gestantes déjà césarisées

BF28
   OUEDRAGO D.
   La liaison obstétrico-pédiatrique à Bobo Dioulasso : Bilan de trois années de
   coopération de 1995 à 1997.
   Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1999, n°576: 53.

Objectifs

   - Déterminer la prévalence des nouveaux nés admis en Néonatologie dans le cadre de la
   liaison obstétrico-pédiatrique
   - Déterminer la prévalence des occasions manquées de transfert
   - Identifier les principaux motifs de référence
   - Décrire le devenir des nouveaux nés référés en Néonatologie
   - Etudier les échanges d‟information entre l‟unité de Néonatologie et les maternités dans le
   bcadre de la coopération

Méthodologie

   - Cadre :
       Service de gynécologie obstétrique du CHNSS de Bobo et 3 maternités périphériques
       Service de Pédiatrie du CHNSS de Bobo Dioulasso
   - Etude rétrospective du 01/01/95 au 31/12/97 soit 3 ans
   - Saisie et analyse Epi info version 5.0.




                                                                                       50
Résultats

   - Fréquence des transferts = 2,46 % des naissances vivantes.
   - Transfert selon l‟âge gestationnel (AG) : dans 48,9 % des cas l‟AG était < 9 mois
   - Poids des nouveaux nés transférés
   Extrêmes = 600 et 4910 g                        moyenne = 2250 g
   - Principaux motifs de référence :
   Prématurité et/ou faible poids de naissance = 42,7 %
   Infection néonatale = 16,3 %                          Souffrance fœtale = 10,3 %
   Détresse respiratoire = 7,9 %                        Convulsions = 7,7 %
   - Evolution
   Guérison = 50,2 %                Décès = 37,5 %               Evasion = 11,6 %

Conclusion et suggestions

   Conclusion
   La liaison obstétrico-pédiatrique reste à l‟état embryonnaire au Burkina Faso (taux de
   référence très bas). La contre référence n‟existe pas.
   Suggestions
   - Recyclage du personnel
   - Sensibilisation sur l‟intérêt du transfert précoce Dotation en médicaments de première
   nécessité
   - Renforcement du plateau technique
   - Renforcement du personnel soignant
   - Mise en place d‟une politique de prévention pré et périnatale
   - Création d‟un hôpital pédiatrique.




                                                                                         51
1994
BF29
   NABALMA S.
   Relations paludisme - grossesse chez la femme enceinte à Ouagadougou. Intérêt d’une
   méthode de surveillance de la chloroquino-résistance de plasmodium falciparum
   reposant sur l’apposition placentaire couplée au dosage de la chloroquinémie. Th. Méd:
   FSS, Ouagadougou, 1994, n° 262: 88. [40].

Objectifs

   - Mettre au point une technique de dosage de la chloroquine dans le sang.
   - Etudier l‟infection palustre chez la femme enceinte et ses répercussions sur le nouveau-
   né.
   - Etudier la faisabilité d‟une nouvelle stratégie de surveillance de la chloroquino-
   sensibilité de plasmodium falciparum chez les femmes enceintes en associant le dosage de
   la chloroquinémie à la recherche d‟infestation placentaire.

Méthodologie

   - Cadre : Centre médical Saint Camille, Institut de Recherche sur les Substances
   Naturelles (IRSN) Faculté des sciences de la Santé (FSS)
   - Type : Prospective
   - Période : novembre 1993 à décembre 1994.
   - Prélèvements sanguins pour la goutte épaisse ; Dosage de la chloroquinémie ;
   - Examen parasitologique du placenta après l‟accouchement.

Résultats

   -   Extrêmes des taux de chloroquinémie = 91 ng/ ml et 948 ng/ml
   -   Taux de chloroquinémie efficace = 200 ng/ ml et + pour une dose standard de 300 mg
       par semaine de chloroquine base
   -   Apposition placentaire positive = 39,2% taux d‟infestation placentaire
   -   Taux de positivité de la goutte épaisse (GE) = 16,5%
   -   Densité parasitaire moyenne = 1730 Pa/l
   -   Taux de positivité de la GE chez les nouveau-nés (cordon ombilical = 2,8%  densité
       parasitaire = 225 Pa/l)
   -   Les parturientes sous chimioprophylaxie avec chloroquinémie efficace ont un taux
       d‟infestation placentaire de 26,3% contre 50,9% pour le groupe témoin.
   -   Taux d‟échec de la chimioprophylaxie en fonction de l‟indice paludométrique
       placentaire = 51,7%
   -   Taux d‟échec en fonction de l‟indice plasmodique = 24,4%.
   -   Infestation placentaire et poids du nouveau-né :
        Apposition placentaire négative poids moyen = 2890 grammes
        Apposition placentaire positive poids moyen = 2668 grammes
        ( la différence est significative : p < 10-3).


                                                                                      52
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
    Importance de l‟infection palustre chez la femme enceinte et ses répercussions sur le
      fœtus : 39,2% pour l‟apposition placentaire contre 16,5ù pour le GE
    Diminution du poids du nouveau-né de placenta parasité
    Baisse de la sensibilité de plasmodium falciparum : taux de chloroquinorésistance =
      51,7% (apposition placentaire) et 24,4% (GE)
    L‟apposition placentaire permet la détection de deux fois plus d‟infections palustres.
   - Recommandations
    Poursuivre la surveillance de la chimiorésistance chez les femmes enceintes
    Proposer un nouveau schéma de la chimioprophylaxie chez la femme enceinte en
      utilisant l‟association chloroquine-proguanil
    Surveiller l‟efficacité de l‟association chloroquine-proguanil par une étude similaire.




                                                                                     53
SANTE DE LA FEMME
1998
BF30
   KONE B., Millogo T.F., Akotionga M., Lankoandé J., Ouédraogo C.M.R., Thiéba B.
   Les maladies trophoblastiques gestationnelles en milieu africain, description clinique,
   biologique, anatomopathologique et difficultés thérapeutiques.
   Rev Fr Gynecol Obstet 1998; 93,6:428-32. .

Objectifs

   Déterminer la prévalence, établir le profil épidémio-clinique des maladies trophoblastiques
   et mettre en relief les difficultés de prise en charge thérapeutique.

Méthodologie

   - Étude prospective du 01/01/1993 au 31/12/1994 dans le service de gynécologie et
   d'obstétrique du CHNYO de Ouagadougou
   - Surveillance clinique, radiologique et biologique(béta-HCG plasmatique ou HCG
   urinaire)
   - Chimiothérapie = méthotrexate 0,5 mg/kg en IM 2 fois par semaine

Résultats

   - Fréquence : 85 cas de maladies trophoblastiques gestationnelles
       9,7 p 1000 grossesses
       12,8 p 1000 accouchements
       94 p 1000 avortements
   - Âge et parité
       * âges extrêmes = 16 et 45 ans                  âge moyen = 28 ans
       * parité moyenne = 2,8.
   - Circonstances de découverte
       * métrorragies = 87,8 %                          fortuite = 6,8 %
       * algies pelviennes = 1 %                        autres = 4,2 %
   - Aspects microscopiques
       * môle hydatiforme = 49,5 %                      choriocarcinome = 11 %
       * aspect histologique normal = 39,5 %.
   - Chimiothérapie
       * 18 patientes (21 %) ont bénéficié d'une chimiothérapie au méthotrexate.
       * 3 patientes (3,5 %) ont bénéficié d'une polychimiothérapie (méthotrexate +
       actinomycine D)
   - 8 patientes (9,5 %) ont bénéficié d'une hystérectomie totale.


                                                                                       54
   - Surveillance post thérapeutique
       Suivi régulier = 20 patientes (23,5 %) ; suivie irrégulier = 28 patientes (33 %)
   - Complications
       métastases pulmonaires = 5 cas                   métastases vulvovaginales = 2 cas
       perforation utérine = 2 cas                       métastases hépatiques = 1 cas
   - 1 cas de décès a été enregistré (taux de létalité de 1,2 %) = intolérance au méthotrexate
   sur terrain VIH positif.

Conclusion et suggestions

   - Le taux de mortalité bas permet de dire qu'avec la chimiothérapie, les maladies
   trophoblastiques gestationnelles ne constituent pas une affection de grande létalité.
   - Les séquelles dues à ce groupe de pathologies restent sérieuses.


   OUANGO J.G., Ouédraogo Ch., Zongo R., Lougué S.
   Profils épidémiologiques et cliniques des toxicomanies : A propos de 109 cas du CHU
   de Ouagadougou.
    Burkina Médical 1998;1,1:14-18

Objectifs

   Inciter à l'organisation de la recherche au Burkina Faso pour une politique cohérente de
   prévention et de prise en charge en matière de toxicomanie.

Méthodologie

   - Étude rétrospective de dossiers de malades hospitalisés ou ambulatoires du service de
   psychiatrie du CHNYO de Ouagadougou.
   - Période : janvier 1990 à décembre 1994. 109 dossiers de malades toxicomanes ont été
   retenus.
   - Saisie et analyse par le logiciel Epi info version 5.0.

Résultats
   - Âges extrêmes = 13 et 61 ans avec une moyenne de 29 ans.
   - Les femmes représentaient 4 % de l'échantillon.
   - Profession
        sans emploi = 35,8 %                         secteur informel = 22,5 %
        élève/étudiant = 9,2 %                       fonctionnaire = 8,2 %
        militaire/policier = 6,4 %                    commerçant = 1,8 %
   - Drogues utilisées : amphétamines, cannabis et l'alcool
   - Les manifestations psychiatriques sont dominées par l'agressivité, l'agitation et
   l'insomnie.
   - 34 % des patients ont fait des fugues, ce comportement étant surtout caractéristique des
   consommateurs d'amphétamines et d'alcool.
   - Les prescriptions les plus courantes ont été les tranquillisants et les neuroleptiques.


                                                                                       55
Conclusion et suggestions

   En absence d'un centre de désintoxication, le service de psychiatrie est l'objet d'une
   demande de plus en plus importante du fait des troubles occasionnés ou associés à une
   consommation prolongée de produits toxicomanogènes.
   - La réponse offerte est malheureusement incomplète sous forme de réaction
   institutionnelle à la crise sans possibilité de cure adéquate de sevrage.

BF31
   PARE R.
   Connaissances, attitudes et pratiques en matière de mutilations génitales féminines :
   Résultats d’études en milieu rural du Sanmatenga.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1998, n° 554: 77.

Objectifs

                  Analyser les Connaissances, Attitudes et les Pratiques des communautés
   Objectif       rurales du Sanmatenga en matière de mutilations génitales féminines.
   général
                  -   Identifier les aspects connus des populations rurales relatives aux
                      mutilations génitales féminines.
   Objectifs      -   Décrire les facteurs pouvant déterminer l‟attitude des populations sur
   spécifiques        l‟excision.
                  -   Décrire les caractéristiques épidémiologiques et sociales de la pratique
                      des mutilations génitales féminines
                  -   Identifier les sources d‟information des populations sur mutilations
                      génitales féminines.

Méthodologie

   Sondage en grappe à deux niveaux réalisé dans 10 villages du Sanmatenga incluant les
   adolescentes, les chefs de ménages et leurs épouses du 3 au 14 juin 1996.

Résultats

   -   309 femmes mères de famille, 304 hommes chefs de ménage, 230 adolescentes.
   -   Age : 11 à 89 ans , Pères de ménages (46,5 4) Mères de ménages ( 29,7
   -   3) ; Adolescentes (17,6  2,1)
   -   Niveau d‟instruction     H        F       Adolescents Adolescentes Total
        Analphabètes         70,6% 83,8%          53,7%         80%        76,7%
        Langue nationale      17,4% 11,17%        22,7%         10,5%       14,7%
        Scolarisés           12%      4,6%        22,1%         8,2%        8,5%

   -   Définition de l‟excision : résection du clitoris (94,7%) clitoris + lèvres (5,3%)
   -   Complications de l‟excision citées : hémorragie, infection, perte de connaissance.
   -   Le désir de promouvoir socialement la jeune fille, de lui assurer un mariage stable et


                                                                                       56
       une maternité avec le moindre risque semblent déterminer l‟attitude des populations
       sur l‟excision.
   -   Une femme non excisée s‟insérait difficilement dans le village d‟après 53,1% des
       pères de ménage, 50,4% des adolescents et 49% des mères de ménage.
   -   Justification de l‟excision : respect des traditions (82,4%), prescription religieuse (
       2,1%), “ avoir beaucoup d‟enfants ” (11,8%), fidélité de la femme (1,9%), propreté de
       la femme ( 1,9%),.
   -   Pour 34,9% des hommes et 44,6% des femmes, les non-excision n‟offre aucun
       avantage à l‟accouchement.
   -   56,9% de l‟échantillon ont affirmé leur intention d‟exciser à l‟avenir leur fille, cette
       intention est statistiquement liée au niveau d‟instruction et à la religion.
   -   Dans tous les villages enquêtés, l‟excision était pratiquée ; taux de prévalence de
       l‟excision = 95,2%.
   -   Age moyen à l‟excision = 6,7  2,5 ans.
   -   96,6% des parents faisaient des sacrifices préalables et dans 93,2%, l‟excision était
       pratiquée juste après les récoltes.
   -   Coût de l‟excision : 500 à 3500 F CFA avec une moyenne à 904 F CFA.
   -   Autorité de décision de l‟excision : mères =40,5% ; grands-parents = 28,5 % ; pères =
       27,9 % ; chef de concession = 2,8 % ; chef coutumier = 0,3 %.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
        Les connaissances des complications de l‟excision sont limitées aux complications
         immédiates.
        L‟excision remplit encore des fonctions sociales aux yeux des villageois.
   - Suggestions
        Inclure des questions sur les mutilations génitales féminines dans les enquêtes
         démographiques et sanitaires nationales
        Réaliser des études socio-ethno-antropologiques régionales et des études
         épidémiologiques des mutilations génitales féminines
        Parachever la mise en place des différents organes de lutte jusqu‟au niveau
         villageois
        Effectuer des études d‟impact des différents programmes de lutte contre la pratique
         de l‟excision.




                                                                                       57
BF32
   SAKANDE B., Lankoandé J., Ouattara T., Ouédraogo A., Ouédraogo C., Koné B.,
   Soudré B.R.
   Les biopsies de l'endomètre au Centre Hospitalier National Yalgado Ouédraogo de
   Ouagadougou Burkina Faso : Principales indications et aspects histologiques.
   Méd Afr Noire 1998;45,2:117-21

Objectifs
   Faire le point sur les indications et les aspects histologiques observés au Centre
   Hospitalier National Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou.

Méthodologie
  - Étude rétrospective et descriptive menée sur une période de 2 ans dans le laboratoire
  d'anatomie et de cytologie pathologique et le service de gynécologie et d'obstétrique du
  CHNYO de Ouagadougou.
  - Période de janvier 1995 à décembre 1996.
  - Saisie et analyse des données par le logiciel Epi info version 5.0.

Résultats
   - 76 prélèvements de l'endomètre ont été réalisés mais 67 biopsies étaient de bonne
   qualité.
   - Le mode de prélèvement était le curetage biopsique (65 cas) et la résection
   hystéroscopique (2 cas).
   - Âges extrêmes = 20 et 74 ans. 55,2 % avaient moins de 30 ans
   - La parité moyenne était de 2 et la plus grande parité était de 9.
   - 70,2 % des patientes avaient une profession rémunérée
   - Indications des biopsies
       * troubles de la fertilité = 65,5 %
       * hémorragies = 22,5 %
       * avortement = 12 %.
   - Examens histologiques
       * endomètre normal = 44 %                          endomètre dysfonctionnel = 16,4 %
       * endomètre post abortum = 11,9 %                  endomètre non spécifique = 10,4 %
       * dystrophie endométriale = 5,9 %                   dysplasie/carcinome = 4,4 %
       * endométrite tuberculeuse = 2,9 %                 autres = 2,9 %.

Conclusion et suggestions

   - La biopsie de l'endomètre est un examen de réalisation simple, de coût réduit et qui
   permet une orientation diagnostique dans le bilan des troubles de la fertilité.
   - Réaliser une étude prospective associant la courbe ménothermique et les dosages
   hormonaux.




                                                                                    58
1997
BF33
   KABORE B.
   Dépistage cytologique des lésions cervico utérines au Burkina Faso : Réalités actuelles.
   A propos de 1110 FCV colligés au CHN-YO.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n° 524: 63
Objectifs
   - Décrire le profil épidémiologique des femmes bénéficiant du cyto-dépistage des
       lésions du col utérin au Burkina Faso.
   - Etudier les lésions cervico-utérines dépistées par les FCV réalisées de 1993 à 1996 au
       Burkina Faso.
   - Déterminer le profil épidémiologique des femmes porteuses des lésions cervico-
       utérines dépistées par les FCV réalisées de 1993 à 1996 au Burkina Faso.
   - Déterminer la répartition des FCV réalisées de 1993 à 1996 selon le profil du
       prescripteur.

Méthodologie
  - Cadre : Service du Laboratoire d‟Anatomie et de Cytologie Pathologiques du - Centre
  Hospitalier National Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou.
  - Type : rétrospective
  - Période : janvier 1993 à décembre 1996.

Résultats
   - Age : moyen = 38 ans ; extrêmes = 19 et 92 ans.
   - Parité  2  82,36%
   - Aspect macroscopique des cols : pathologique = 57% parmi lesquels 61,07% sont de
       type inflammatoire.
   - Résultats cytologiques globaux : Normal = 47,5% ; Inflammatoire = 45% ; Condylome
       = 5,39% ; CIN1= 0,9% ; CIN2= 0,10% ; CIN3= 0,2% ; Carcinome = 0,2%.
   - Moyenne annuelle des FCV = 277, 5, soit une couverture de 0,011 FCV pour 100
       femmes.
   - Profil des prescripteurs : gynécologues = 78,33%, sages femmes = 9,36%.




                                                                                    59
Conclusions et suggestions

    Conclusion
      * Les femmes bénéficiant du cytodiagnostic dans notre contexte sont surtout âgées de
      30 à 49 ans, mariées, ayant une parité au moins égale à 2, exerçant une profession
      rémunérée.
      * La réalisation des FCV est en deçà des valeurs théoriques seuils à partir desquelles
      on peut escompter une baisse de mortalité et de la morbidité liée aux cancers du col
      utérin.
      * Les lésions inflammatoires sont prédominantes.
      Il est nécessaire d‟étendre le cytodépistage aux femmes qui sont les plus exposées du
      fait de leur appartenance à des groupes socio-économiques défavorisés.

   - Suggestions :
        Création d‟une fondation pour le cancer
        Implication des médecins généralistes et des sages femmes dans la conception et la
         mise en œuvre des programmes de dépistage.
        Expérimenter l‟alternative “ dépistage de masse par examen visuel ”.
        Sensibilisation à travers les associations féminines
        Sensibilisation avec le concours des médias.



BF34
   LANKOANDE J., Sakandé B., Ouédraogo A., Ouédraogo C.M.R., Ouattara T.,
   Bonané B., Koné B. Cancer du col utérin à la maternité du Centre Hospitalier National
   Yalgado Ouédraogo de Ouagadougou : aspects épidémio-cliniques et anatomo
   pathologiques.
   Cahiers Santé 1997;7:227-30

Objectifs

   Décrire le profil épidémio-clinique et les résultats anatomopathologiques des patientes
   présentant un cancer invasif du col dans un hôpital d'Afrique noire.

Méthodologie

   - Étude rétrospective menée du 01/01/1993 au 31/12/1995 dans le service de
   gynécologique et d'obstétrique du CHNYO de Ouagadougou.
   - Ont été exclues les patientes présentant des néoplasies intra épithéliales cervicales (CIN
   1-3).
   - Saisie et analyse par le logiciel Epi info version 5.0.




                                                                                       60
Résultats

   - Fréquence des cancers génitaux féminins répertoriés (145 cas)
       seins = 51 %                                  col utérin (46 cas) = 31,7 %
       corps utérin = 6,9 %                           ovaires = 5,6 %
   - Âge et parité
       âges extrêmes = 27 et 76 ans                 âge moyen = 48 ans  3,7.
       Plus grande parité = 12                       parité moyenne = 7
   - Délai de consultation
       extrêmes = 1-24 mois                         moyenne = 7 mois  2,4
   - Signes cliniques
       métrorragies = 95,6 %                       douleurs pelviennes = 58,7 %
       leucorrhées = 45,6 %                         anémie = 34,8 %
   - Stades cliniques
       Stade I = 6,5 % Stade II = 10,9 %
       Stade III = 47,8 %                         Stade IV = 34,8 %
   - Résultats anatomo pathologiques
       Carcinome épidermoïde = 78,3 %              Adénocarcinome = 2,7 %
       Association de lésions carcinomateuses = 21,6 %.

Conclusion et suggestions

   - Cancer du col occupe la deuxième place des cancers génitaux féminins
   - La plupart des patientes étaient sans profession rémunérée, grandes multipares, et
   présentaient un cancer du col à un stade chirurgical dépassé.
   - Sensibilisation de la population sur la pathologie cancéreuse et l'importance du dépistage
   dans le cancer du col.




                                                                                       61
1996

BF35
   MEDA N., Cousens S., Kanki B.
   L'anémie chez les femmes en âge de procréer au Burkina Faso.
   Forum mondial de la santé, 1996;17:401-4.

Objectifs

   - Déterminer la prévalence de l'anémie chez les femmes en âge de procréer
   - Évaluer la stratégie actuelle de dépistage de l'anémie par l'observation de la coloration
   des conjonctives palpébrales.

Méthodologie

   - Sondage en grappe en avril et mai 1993 dans 25 secteurs de Bobo
   - Femme enceinte ou accouchée récente ont été incluses en priorité
   - Taux d'hémoglobine déterminé par hémoglobinomètre portatif.

Résultats

   - 251 femmes ont été incluses
   - Taux d'Hb moyen = 11,4  1,7 g/dl             Prévalence de l'anémie = 58,6 %
   - Femmes enceintes
        Taux d'Hb moyen = 10,1 1,6 g/dl               Prévalence de l'anémie = 71,4 %
   - Femmes allaitantes
        Taux d'Hb moyen = 11,6 1,6 g/dl               Prévalence de l'anémie = 64,2 %
   - - Femmes non enceintes et non allaitantes
        Taux d'Hb moyen = 12,2 1,4 g/dl               Prévalence de l'anémie = 38,9 %
   - Une pâleur conjonctivale a été observée chez 27 femmes (11 %) dont 24 étaient
   effectivement anémiées
   - La sensibilité globale de l'examen des conjonctives était mauvaise (16 %), elle demeurait
   médiocre lorsqu'on l'applique aux femmes présentant un taux d'Hb < 10 g/dl (20 femmes
   sur 46 soit 43 %)
   - Les 3 femmes qui présentaient une anémie sévère ont été toutes correctement dépistées
   par l'examen clinique
   - Taux d'utilisation des services publics de santé = 91 % pour les CPN et 72 % pour
   l'accouchement
   - 11 % des femmes avaient pris du fer et 40 % avaient pris une chimioprophylaxie
   antipalustre.

Conclusion et suggestions

   - Ampleur du problème de l'anémie chez les femmes Burkinabé en âge de procréer.
   - Nécessité d'un programme de lutte efficace.


                                                                                       62
1995
BF36
   RAMDE W.
   Les aspects anatomopathologiques et épidémiocliniques des tumeurs de l’ovaire : A
   propos de 112 cas colligés dans le service d’Anatomie Pathologique du Centre
   Hospitalier National Yalgado OUEDRAOGO de Ouagadougou, Burkina Faso.
    Th. Méd. : FSS, Ouagadougou 1995, n° 311 :81.

Objectifs

   -   Déterminer les aspects épidémiologiques des tumeurs de l‟ovaire reçues au laboratoire
       d‟Anatomie et de Cytologie pathologique du CHN-YO
   -   Analyser les circonstances de diagnostic des tumeurs ovariennes opérées qui ont fait
       l‟objet d‟une étude histologique au Laboratoire d‟Anatomie et de Cytologie
       pathologique du CHN-YO
   -   Identifier les différents types histologiques des tumeurs de l‟ovaire examinées dans le
       service du Laboratoire d‟Anatomie et de Cytologie pathologique du CHN-YO

Méthodologie

   - Cadre : Service du Laboratoire d‟Anatomie et de Cytologie pathologique du CHN-YO
   - Période : 1983 à 1993
   - Type : rétrospective

Résultats

   -   Répartition générale :
           - 75% tumeurs bénignes
           - 0,89% à la limite de la malignité (borderline)
           - 24,11% tumeurs malignes.
   -   Histologie
           - Tumeurs épithéliales communes = 31,25%
           - Tumeurs des cordons sexuels et du stroma gonadique = 19,64%
           - Tumeurs des cellules germinales = 39,29%.
   -   Age : classe modale : 20 – 29 ans avec 32,14%. Moyenne = 30,95 ans ; extrêmes = 27
       mois et 65 ans.
   -   Age pour les tumeurs malignes : moyenne = 25 ans ; classe modale = 20 – 39 ans (
       42,86%) ; extrêmes = 6 ans et 65 ans.
   -   Motif de consultation : douleur = 75% ; hémorragie = 15,38% ;           volume de
       l‟abdomen = 4,6%.
   -   Taille de la tumeur : œuf de pigeon à ballon de football.
   -   Traitement : chirurgie +++




                                                                                       63
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
          Les tumeurs germinales sont les plus représentées.
   - Suggestions
        - faire un examen clinique minutieux
        - demander l‟avis du pathologiste sur toute tumeur ovarienne opérée.




                                                                               64
SANTE INFANTILE
DONNEES GENERALES
Paramètres           Proportion                                         Source
Morbi      mortalité - Fréquence = 7,3%                                 Th.     Méd.:       FSS
infantile            - Facteurs de risque :                             Ouagadougou,       1997,
                     * TAD de la mère  10 (OR = 6,56)                  n° 452: 87. [9].
                     * Poids de la mère < 45 kg (OR = 3,64)
                     * Absence de CPN (OR = 4,48)
                     * Taille de la mère < 150 cm (OR = 2,12)
Couverture           Taux de couverture prénatale = 47,36%              Ministère de la    santé,
prénatale                                                               DSF, septembre     1998 :
                                                                        54. [24].
                   - Couverture vaccinale des enfants de 0-11 mois      Ministère de la    santé,
                   * BCG = 63,88%                                       DSF, septembre     1998 :
                   * DTCP3 = 43,3%                                      54. [24].
                   * Rougeole + Fièvre jaune = 60,8%.

                   - Couverture vaccinale des enfants de 0-11 mois
                   * BCG = 61 %                                         Th. Méd. : FSS
Couverture         * DTCP3 = 40 %                                       Ouagadougou, 1994,
vaccinale          * rougeole = 30 %                                    n°252 : 71. [59].
                   * fièvre jaune = 30 %
                   - Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois
                   * BCG = 82 %
                   * DTCP3 = 67 %                                       Th. Méd. : FSS
                   * rougeole = 60 %                                    Ouagadougou, 1994,
                   * fièvre jaune = 59 %.                               n°252 : 71. [59].
                   - Statut vaccinal des adolescents de 12 à 19 ans.
                   * tétanos = 83 %
                   * rougeole = 66 %
                   * méningite = 57 %
                   * tuberculose = 47 %                * coqueluche =   Th. Méd. : FSS,
                   29 %                                                 Ouagadougou,      1994
                   * poliomyélite = 28 %                                n°246 : 72. [70].
                   * diphtérie = 17 %
                   * hépatite = 5 %.




                                                                                     65
Paramètres              Proportion                              Source

Liaison     obstétrico- - Fréquence des transferts = 2,46 %     Th.       Méd. :     FSS
pédiatrique             des naissances vivantes.                Ouagadougou,        1999,
                        - Principaux motifs de référence :      n°576 : 53. [6]
                         * Prématurité et/ou faible poids de
                        naissance = 42,7 %
                         * Infection néonatale = 16,3 %
                        * Souffrance fœtale = 10,3 %
                        * Détresse respiratoire = 7,9 %
                        * Convulsions = 7,7 %.
                        - Facteurs liés à la prématurité :      Revue Épidémiologie et
                        * nulliparité (OR = 3,7)                Santé             Publique
                        * primiparité (OR = 1,7)                1995;43:215-24. [47].
                        * CPN (OR =3,3)
                        * pathologie maternelle au 2è
                        trimestre (OR = 2,3)
Prématurité             * pathologie maternelle au 3è
                        trimestre (OR = 3,3)
                        * poids maternel < 50 kg (OR = 2,9)
                                                                Revue Épidémiologie et
                        - Facteurs liés au RCIU                 Santé             Publique
                        * nulliparité (OR = 3,3)                1995;43:215-24. [47].
                        * PN < 3 (OR = 2)
                        * sexe féminin de l'enfant (OR = 1,8)
                        * pathologie maternelle au 3è
                        trimestre (OR = 2,4)
                        * taille mère  1,55 m (OR = 1,8)
                        périmètre brachial de la mère < 24 cm
                        (OR = 1,6).
Morbidité palustre      - Fréquence = 86,17 % des               Th.     Méd.   :    FSS,
                        hospitalisés.                           Ouagadougou, 1997 n°454 :
                        - Taux de létalité = 13,5 %             69. [49].
Urgences pédiatriques   - Urgences neurologiques (paludisme,    Th.     Méd.   :    FSS,
                        convulsions, méningites...) = 48 %      Ouagadougou, 1997,n°479 :
                        - Urgences gastroentérologiques =       90. [55].
                        16,7 %
                        - Urgences hématologiques = 15,8 %
                        - Urgences respiratoires = 11,2%




                                                                                   66
Paramètres               Proportion                              Source

Létalité hospitalière    - létalité par pathologie :             Th.     Méd.   :    FSS,
                         * néonatale = 33,3 %                    Ouagadougou, 1997,n°479 :
                         * pathologie cardiaque = 33,3 %         90. [55].
                         * malnutrition protéino énergétique =
                         29,4 %
                         * méningite = 29 %
                         * urgences chirurgicales = 25 %
                         * anémies 23,4 %
                         * diarrhées = 20,6 %
                         * affections respiratoires =19,5 %
                         *      convulsions      =    17,7  %
                         * fièvres non étiquetées = 15,5 %
                         - Fréquence = 1,6 %
                         - Nature du toxique
Intoxications     aiguës * produits ménagers = 51 % (pétrole     Th.      Méd.  :    FSS,
accidentelles            dans 78,5 % des cas)                    Ouagadougou, 1996, n°374
                         médicaments = 19,2 %                    : 54. [57].
                         * aliments et boissons = 16,1 %
                         * produits traditionnels = 12,3 %.
                         - Taux de létalité = 3,2 %.




                                                                                   67
RESUME DES TRAVAUX

1998
BF37

   DAO P.

   Etude sur les maladies rénales et urologiques chez l’enfant dans le service de pédiatrie
   du CNHYO.

    Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1998, n° 81. [30].

Objectifs
   Objectifs      Décrire les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, paracliniques et
   général        évolutives des néphropathies et uropathies en milieu hospitalier pédiatrique
                  du CHNYO
                  - Récenser les cas de néphropathie et d‟uropathies chez les enfants admis
                  ou consultant dans le service de Pédiatrie du CHNYO
   Objectifs      - Décrire les signes cliniques et para cliniques des différentes affections
   Spécifiques    - Décrire leurs modalités évolutives en milieu hospitalier
                  - Proposer des mesures pour l‟amélioration de la prise en charge

Méthodologie
  - Cadre : service de pédiatrie du CHNYO
  - Type d‟étude et période : Prospective sur 12 mois (janvier à décembre 97)
  - Inclusion : enfants de 0 à 14 ans présentant des signes cliniques et biologiques ou
      radiologiques patents de maladie rénales ou urologique
  - Collecte des données : consultation externe, hospitalisés, fiches d‟enquêtes
      comprenant un intérrogatoire, un examen clinique et les résultats de l‟exploration para
      clinique
  - Analyse des résultats à l‟aide du logiciel épi info.

Résultats
   - 104 patients de 0 à 14 ans dont 94 hospitalisés
   - Durant la période d‟étude, 3407 hospitalisations ont été enregistrées dont 2,8% pour
       affection rénale
   - Age moyen = 5,6 + 4,4 ans
   - Principaux motifs de consultations : oedèmes = 53,8%, hyperthermie = 42,3%,troubles
       digestifs = 25%, dysurie = 24%, protéinurie massive = 17,3%,
   - Affections rencontrées : infection urinaire = 33,7%, syndrome néphrétique = 31,7%,
       insuffisance rénale aiguë = 18,3%, glomérulonéphrite aiguë = 17,3%, HTA = 9,6%,
       néphroblastome = 4,9%, hydronéphrose = 4,9%, lithiase urinaire = 4,9%
   - Mortalité globale = 9 cas soit un taux de létalité de 9,5% représentant 13,8% du total
       des décès.
   - Taux de guérison : amélioration pour 57 patients


                                                                                      68
   -  Complications : infection urinaire = 9 cas, anémie = 9 patients, broncho-pulmonaire =
      14 cas.
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
   * Pathologie relativement fréquente soit 2,8% des hospitalisés
   * Affection dominées par les néphropathies glomérulaires, les infections
   urinaires = 33,7%
   * Diagnostic souvent tardif à cause de l‟insuffisance des moyens d‟investigations
   * Prise en charge délicate et décevante
   * Létalité élevé soit 9,5%.
   - Suggestion
    * Créer les conditions pour une meilleure prise en charge des patient atteints
    de maladie rénales et urologiques.
    * Sensibiliser les parents sur la gravité des maladies rénales et urologiques
    et la nécessité de consulter aux premiers signes.

BF38

   KABRE A.

   Investigation étiologique d’une mortalité juvénile élevée dans le village de YAYO,
   province du Sourou (Burkina Faso).

    Th. Pharmacie : FSS, Ouagadougou, 1998, n°539 : 71.

Objectifs

   Objectif      Investiguer une maladie endémique depuis 8 ans dans le village de Yayo et
   général       à forte létalité parmi les enfants de moins de 15 ans.
                 - Décrire la maladie et les caractères des populations atteintes
   Objectifs     - Rechercher l‟agent pathogène dans les produits biologiques et l‟eau
   spécifiques   - Identifier les facteurs essentiels de risque de la maladie.

Hypothèse diagnostiques

   -   Schistosomiase intestinale à schistosoma mansoni
   -   Leischmaniose viscérale à leischmania sp
   -   Polyparasitose : existence simultanée de plusieurs parasites
   -   Intoxication chronique par les produits chimiques utilisés dans la mise en valeur des
       bas fonds du fleuve
   -   Intoxication chronique associée à une ou plusieurs parasitose.




                                                                                       69
Méthodologie

   -   Malades présentant un ou plusieurs symptômes : paleur conjonctives, oedèmes,
       hépatosplénomégalie
   -   Etude clinique : intérrogatoire, examen clinique
   -   Etudes biomédicales : hématologie, études parasitologique (urinaire, selles),
       sérodiagnostique parasitaire
   -   Ecobiologie : Etude hydrochimique, étude malacologique
   -   Cadre d‟étude : laboratoire d‟hématologie du CHNYO, l‟IRBET, CNESA, laboratoire
       de parasitologie FSS, projet AUPELF/UREF.

Résultats

   -   51 patients examinés : âge médian = 8,5 ans
   -   Aspects cliniques : anémie clinique = 73,3% ; splénomégalie = 41,6% (isolée = 71,4%,
       associée à hépatomégalie = 28,6%) ; hépatomégalie = 2 cas ; diarrhée = 20 cas ;
       oedèmes = 5 cas
   -   Aspects paracliniques :
          Examen des selles : sujets parasités = 78,2% dont 69,3% d‟œufs de S. mansoni
          Examens d‟urine : 47 sujets sur 85 parasités à S. haematobium
   -   Prévalence globale de la schistosomiase = 13% dont 25,3% chez les sujets de moins de
       15 ans.
   -   Analyse de l‟eau de forage et du fleuve ne montre pas d‟anomalie
   -   Exploration malacologique montre la présence d‟une faible densité de bulinus
       truncatus non infestés sur le site.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       Dans la province du Sourou, le village de Yayo constitue un foyer de polyparasitose
       par une infestation schistosomienne mixte.
   - Recommandation
       * Une étude plus approfondie de la schistosomiase dans ses volets clinique,
       immunobiochimique et malacologique.
       * Une lutte chimique contre les mollusques par épandage de molluscicide le long du
       fleuve à la hauteur de YAYO et/ou l‟introduction d‟ambrosia maritima dont les
       propriétés molluscicide ont été évaluées au Sénégal
       * Etude de l‟impact des aménagements hydrauliques sur l‟environnement et la santé
       dès les études de faisabilité.




                                                                                    70
BF39

   OUEDRAGO A.

   Tâches de naissance chez les nouveau-nés des maternités de la ville de Ouagadougou.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1998, n°521 : 75.

Objectifs
   Objectifs      Etudier les aspects épidémiologiques des tâches de naissances chez les
   général        nouveau-nés de la ville de Ouagadougou.
                  - Déterminer la prévalence des tâches de naissance chez les nouveau-nés
   Objectifs      dans les maternités de la ville de Ouagadougou
   spécifiques    - Déterminer la distribution des tâches de naissance selon la nature, la taille,
                  le siège et la présence d‟autres malformations
                  - Déterminer la distribution des tâches selon l‟âge des nouveau-nés, le sexe,
                  la consanguinité, la gestité de la mère et les caractéristiques des parents.

Méthodologie
  - Cadre : 8 maternités dont celle du CHNYO de la ville de Ouagadougou
  - Type d‟étude : descriptive transversale à 1 passage
  - Sélection : population d‟enfants de 0 à 1 mois nés dans les maternités ou reçu en
      consultation
  - Échantillonnage en grappe dont la taille est de 1170 enfants pour 30 grappes
  - Période de recrutement : 12 mai 1997 – 8 août 1997
  - Analyse des données utilisant le logiciel epi info
  - Considérations éthiques prises en compte.

Résultats

   -   Sexe ratio = 1,04 ; âge moyen = 2,95 jours
   -   Enfants nés à terme = 99%
   -   Prévalence des TDN = 46,5%. 544 enfants avaient plusieurs tâches
   -   Six types de TDN : Angiomes plans, tâches saumons, tâches mongoliques, les tâches
       café au lait (TCL), les moevinaevo-cellulaires, les lentigos, les tâches achromiques
   -   Lésions vasculaires (14,3%) : Angiomes plan = 0,3% ; tâches saumons = 14%
   -   Lésions pigmentées (84,2%) : mongolique = 53% ; TCL = 27,2% ; naevinaevo-
       cellulaire et lentigos = 4%
   -   Tâche achromiques = 1,5%
   -   Répartition des 732 tâches :
          Lésions pigmentées = 85,9%
          Lésions vasculaires = 13%
          Tâche achromiques = 1,1%
   -   Siège fréquent : fesses (27,9%), membres (23%), lombo sacré (19%).
   -   Fréquence des tâches non liées au sexe (P> 0,05), ni à l‟âge, ni à la consanguinité, ni à
       la présence de malformation
   -   TDN plus élevées si la gestité est comprise entre 2 et 7 (p < 0,05).


                                                                                          71
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
   * Fréquence élevée des TDN
   * Facteurs influençant = gestité
   * Le suivi à long terme des nouveau-nés à risque est nécessaire
   * Les biopsies cutanée sont nécessaires pour ce suivi
   - Suggestions :
   * Formation / recyclage sur les affections dermatologiques surtout les TDN
   * Création d‟un centre de dépistage des maladies génétiques
   * Examen complet du nouveau-né en salle d‟accouchement
   * Mise en place dans les maternités d‟un registre où seront répertoriés toutes
   les malformations observées chez les nouveau-nés.

BF40
   RAMDE R.
   Étude des perturbations hématologiques observées au cours de la crise aiguë de
   paludisme chez l'enfant au service de pédiatrie du CHNYO.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1998,n°540 : 56

Objectifs

                  Étudier les perturbations de l'hémogramme observés au cours de la crise
   Objectif       aiguë de paludisme chez l'enfant au service de pédiatrie du CHNYO
   général
                  - Réaliser des analyses hématologiques notamment l'hémogramme chez
   Objectifs      l'enfant paludéen
   spécifiques    - Décrire les caractéristiques épidémiologiques des enfants paludéens
                  - Apprécier l'importance des perturbations hématologiques en relation avec
                  la charge parasitaire.

Méthodologie

   - Étude prospective et descriptive du 07/10/97 au 31/12/97 dans le service de pédiatrie
   - Échantillonnage accidentel de cas (enfants de 0-15 ans ayant une GE positive) et de
   témoins (enfants de 0-15 ans vus pour bilan pré opératoire ou autre pathologie dont
   l'hémogramme ne présentait pas de perturbations notables)
   - Prélèvement sanguin pour GE et frottis mince et hémogramme
   - Saisie et analyse par Epi info, niveau de signification p < 0,05.

Résultats

   - 784 cas de paludisme sur 1194 cas enfants hospitalisés
   - Pour l'étude 96 malades dont 20 cas de neuropaludismes (20,8 %) et 76 cas d'accès
   palustres graves (79,2 %)


                                                                                     72
   - Âge
        extrêmes = 3 mois et 12 ans                                   moyenne = 3,5 ans
   - Sexe : 56 garçons (58,3 % et 40 filles (41,7 %)
   - 70,8 % des malades ont été reçus dans les 3 jours de l'évolution de la maladie
   - Plasmodium falciparum a été observé chez tous les patients
   - Densité parasitaire
        extrêmes = 12 000 et 389 200 trophozoïtes/mm3               moyenne = 35 967
   - Taux d'hémoglobine
        extrêmes = 2 et 12,9 g/dl               moyenne = 6,6 g/dl             < 12g/dl = 98,9 %
   - Il n'y a pas de lien significatif entre l'intensité de l'anémie et celle de la parasitémie.
   - Type d'anémie
        microcytaire hypochrome = 53,1 % normocytaire = 43,8 % macrocytaire = 2,1 %

   - Numération blanche
       normal = 66,7 %           leucopénie = 7,3 %        leucocytose = 26 %
   - 82,3 % de thrombopénie
   - Formule leucocytaire
       lymphopénie = 40,6 %               neutrophilie = 34,4 % monocytose = 17,7 %
       lymphocytose = 5,2 %
   - 11 cas de décès soit un taux de létalité palustre de 11,5 %. La présence de schizontes est
   liée à une forte létalité palustre (p< 0,001).


Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Les anomalies de l'hémogramme observées sont l'anémie, la leucocytose, la
       thrombopénie et la lymphopénie.
       * Les perturbations sont précoces (3-4 premiers jours)
       * Il n y a pas de lien significatif entre l'intensité de ces perturbations et le niveau de la
       parasitémie.
   - Suggestions
       * Renforcement de la capacité du service des urgences pédiatriques
       * Institution d'un traitement antipalustre chez tout malade présentant les perturbations
       hématologiques décrites et une symptomatologie en faveur du paludisme même si la
       GE est négative.
       * Mise en œuvre d'une politique d'assainissement de la ville de Ouagadougou.




                                                                                            73
1997
BF41
   BARRO M.
   Analyse critique de la prise en charge des infections respiratoires aiguës des enfants par
   les médecins et les infirmiers de la ville de Ouagadougou.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°457: 59.

Objectifs
   Objectif      Analyser la prise en charge des infections respiratoires aiguës par les
   général       médecins et les infirmiers dans les formations sanitaires de la ville de
                 Ouagadougou en vue de son amélioration.
                 - Décrire la prise en charge des infections respiratoires aiguës par les
                 médecins et les infirmiers des formations sanitaires.
   Objectifs     - Analyser les CAP des médecins et infirmiers par rapport aux infections
   spécifiques   respiratoires aiguës
                 - Identifier les facteurs pouvant contribuer à l'amélioration de la prise en
                 charge des infections respiratoires aiguës.
                 - Faire des suggestions pour l'amélioration de la prise en charge des
                 infections respiratoires aiguës.

Méthodologie
  - Étude prospective dans les formations sanitaires de la ville de Ouagadougou chez les
  enfants de 0- ans
  Période : janvier à juin 1995.

Résultats
   - Âge et sexe des malades
       0-11 mois = 36,6 %               12-23 mois = 39 %           24-60 mois = 24,4 %
       masculin = 60 %                 féminin = 40 %
   - Catégorie des agents : médecins = 31,7 %, infirmiers = 68,3 %
   - Conduite de l'interrogatoire
       médecins : moyen = 100 %
       infirmiers : incorrect = 46,3 %                      moyen = 53,7 %
   - En général, les médecins et surtout les infirmiers n'ont pas fait la palpation ni la
   percussion.
   - Tous les enfants n'ayant pas de pneumonie ont pu être identifiés par les médecins ; la
   classification des cas d'infections respiratoires aiguës grave par les médecins a été
   incorrecte.
   - Aucun des enfants ayant une pneumonie n'a pu être identifié comme tel par les
   infirmiers.
   - Les médecins ont mieux classé les cas de pneumonie comparativement aux infirmiers
   avec une différence significative.
   - Seulement 26,9 % des médecins et 7,1 % des infirmiers ont prodigué des conseils aux
   mères.



                                                                                      74
Conclusion et suggestions

   - Mettre en œuvre le programme national de lutte contre les infections respiratoires aiguës.
   - Adapter et mettre en application un arbre décisionnel pour la prise en charge des
   infections respiratoires aiguës.
   - Rationaliser les prescriptions médicamenteuses et éviter les traitements abusifs.
   - Référer correctement les cas d'infections respiratoires aiguës.

BF42
   BONKOUNGOU B.
   Détermination des causes des décès infanto-juvéniles par autopsie verbale : Utilisation
   dans le projet de contrôle du paludisme par les rideaux imprégnés d'insecticides dans la
   province de l'Oubritenga.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997,n°413: 75.

Objectifs

   - Déterminer par autopsie verbale les causes des décès chez les enfants de 3-59 mois dans
   la zone d'étude.
   - Estimer par autopsie verbale l'impact des rideaux imprégnés d'insecticide sur la mortalité
   générale, la mortalité palustre, et les autres causes de décès au bout de la 1 ère année
   d'intervention du projet.

Méthodologie

   - Cadre : province de l'Oubritenga (3200 km2 et 337 622 habitants)
   - Étude randomisée contrôlée
   Période de janvier 1993 à juillet 1995.

Résultats

   - 318 décès ont été soumis à l'autopsie verbale
   - Délai d'entretien = 2-3 semaines après le décès
   - Proportion de décès attribués au paludisme par l'autopsie verbale durant la 1ère année
   d'intervention
       secteur d'intervention = 45 %                      secteur de contrôle = 37 %
   - Parmi les décès, le paludisme représente 40 %
   - Impact des rideaux imprégnés : réduction de 26 % des décès par rapport aux secteurs de
   contrôle.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Baisse de 26 % de la mortalité toutes causes confondues avec les rideaux imprégnés
       d'insecticide
       * l'interview post mortem peut fournir des informations très utiles concernant certaines


                                                                                       75
       causes de décès.
   - Suggestions
       * S'assurer que l'autopsie verbale soit respectée, l'élément central doit être l'entretien
       libre.
       * Le questionnaire post mortem doit être élaboré en questions ouvertes et questions
       fermées.
       * Éviter absolument que les réponses des interviewés soient interprétés par les
       enquêteurs.
       * Réaliser l'entretien autant que possible avec la mère du défunt.

BF43
   DAO L.
   Les pneumonies de l'enfant en milieu hospitalier pédiatrique de Ouagadougou Burkina
   Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1997,n°419 : 80. .

Objectifs

   - Recenser tous les cas d'infections respiratoires aiguës basses dans le service de pédiatrie
   du CHNYO pendant la période d'étude.
   - Déterminer la fréquence de la pneumonie par rapport aux infections respiratoires aiguës
   basses et par rapport à l'ensemble des admissions dans le service.
   - Analyser les aspects épidémiologiques et cliniques de la pneumonie
   - Décrire les caractéristiques radiologiques de cette affection
   - Décrire les aspects biologiques de la pneumonie en milieu hospitalier pédiatrique de
   Ouagadougou
   - Décrire les modalités évolutives de la pneumonie au service de pédiatrie.

Méthodologie

   - Cadre service de pédiatrie du CHNYO
   - Étude prospective
   - Période du 01/04/95 au 31/03/96
   - Saisie et analyse par le logiciel Epi info version 5.0.

Résultats

   - Pneumonie représente 3 % de l'ensemble des hospitalisations et 67 % des infections
   respiratoires aiguës basses
   - Le pic de fréquence se situe entre janvier et mars (51,4 %)
   - Âge
       * extrêmes = 1 mois et 14 ans                             moyenne = 2,8 ans
       * 84,6 % avaient moins de 5 ans
   - 82,3 % des enfants étaient à jour de leur vaccination
   - Délai d'hospitalisation
       extrêmes = 1 et 29 jours                               moyenne = 6,5 jours


                                                                                         76
   - Clinique
       * Dans 78 % des cas la température était supérieure à 38° C
       * La toux était présente dans 100 % des cas
       * On notait une dyspnée et des signes de lutte dans 58 % des cas
       * Le score de Sylverman moyen était de 2,3 il était supérieure à 5 dans 15 % des cas
       * On notait une anomalie à la palpation dans 61,7 % des cas, à la percussion dans 69,2
       % des cas et à l'auscultation dans 100 % des cas.
       * Association d'une bronchite dans 57,9 % et une infection respiratoire aiguë haute
       dans 22 % des cas.
   - Anomalies radiologiques = 77,6 %
   - Taux d'hémoglobine moyen = 8,7 g/dl extrêmes = 4 et 15,7.
   - Globules blancs : moyenne = 14 668 / mm3 , extrêmes = 3000 et 59 000 / mm3
   - La sérologie VIH était positive dans 52 % des cas
   - La durée moyenne d'hospitalisation était de 10 jours
   - Évolution
       Guérison = 82,7 %                                        Létalité = 9,4 %.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * La pneumonie est une affection relativement fréquente surtout pendant la saison
       sèche, touchant surtout les nourrissons d'âge préscolaire
       * Le diagnostic est surtout clinique et/ou radiologique
       * Le pronostic reste encore sévère, lié essentiellement au jeune âge des malades, à la
       malnutrition, à la gravité du tableau clinique au moment de l'admission et surtout à
       l'insuffisance voire l'inexistence de moyens efficaces de réanimation.
   - Suggestions
       * Mise en œuvre du programme national de lutte contre les infections respiratoires
       aiguës
       * Amélioration et maintien des taux élevé de la couverture vaccinale des enfants
       surtout en ce qui concerne la vaccination contre la rougeole, la coqueluche et la
       diphtérie.
       * Amélioration de l'état de nutrition des enfants en mettant l'accent notamment sur la
       promotion de l'allaitement maternelle.
       * Lutte contre la pollution et amélioration des conditions de vie des populations
       * Formation du personnel dans le sens de l'application des directives de l'OMS sur la
       prise en charge de la pneumonie de l'enfant.
       * Amélioration des moyens diagnostiques radiographiques et biologiques.
       * Création d'une unité de réanimation pédiatrique bien équipée.




                                                                                      77
BF44
   DIARRA Kambiré M. C. H.
   Les corps étrangers en ORL : Aspects cliniques et thérapeutiques (a propos de 2421
   cas).
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°460: 99.


Objectifs

   Objectif      Étudier les corps étrangers ORL au niveau du CHNYO de 1989 à 1994 afin
   général       d'en améliorer la prise en charge dans le contexte Burkinabé.

                 - Déterminer les aspects épidémiologiques des corps étrangers en ORL
                 - Identifier les éléments du diagnostic des corps étrangers ORL au CHNYO
   Objectifs     - Rapporter les résultats thérapeutiques des corps étrangers ORL
   spécifiques   - Faire des suggestions pour la prévention des corps étrangers ORL et
                 l'amélioration de leur prise en charge.

Méthodologie

   - Étudie rétrospective de janvier 1989 à mai 1994 dans le service d'ORL du CHNYO de
   Ouagadougou.
   - 2421 cas ont été recensés.
   - Dossiers incomplets ont été exclus.

Résultats

   - Fréquence : 2421 cas pendant 5 ans soit une moyenne de 484 / an et 4,62 % des 52 322
   consultants en ORL
   - 51 % étaient de sexe masculin
   - Âge
       0-11 mois = 2,5 %                                  1-4 ans = 40,8 %
       5-14 ans = 29,7 %                                 15-70 ans = 27 %
   - Siège
       oreille = 57,8 %                 fosse nasale = 27 %             oropharynx = 7,8 %
       bronche = 1 %                   pharynx = 0,7 %
   - Nature
       corps étranger organique : arrête : 13,7 %, insecte : 11,8 %, graine : 11,7 %.
       Corps étrangers anorganiques : caillou :29,8 %, perle : 4,2 %, monnaie : 3,9 %.
   - L'extraction au fauteuil a été le moyen a été le moyen thérapeutique le plus utilisé pour
   les corps étrangers auriculaires, narinaires et pharyngés.
   - L'extraction à la micro pince sous AG a été nécessaire pour les corps étrangers
   auriculaires ou narinaires enclavés et chez les patients non dociles
   - Suites opératoires favorables dans 99,9 %, Un cas de décès a été noté.




                                                                                      78
Conclusion et suggestions

   - Campagne d'information de la population générale sur les dangers des corps étrangers
   ORL, les gestes proscrits en cas de corps étranger ORL, la nécessité de se rendre sans
   délai au centre médical le plus proche.
   - Augmentation du nombre des infrastructures sanitaires et leur équipement.
   - Recyclage du personnel de santé.

BF45
   FAO P.
   Aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de l’appendicite de l’enfant au
   CHNYO. A propos de 110 cas.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°511: 76.

Objectifs

   Objectif       Étudier les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques de
   Général        l‟appendicite de l‟enfant de 0 à 17 ans au CHNYO
                  - Dégager le profil épidémiologique de l‟appendicite de l‟enfant au
   Objectifs          CHNYO
   Spécifiques    - Décrire la ou les formes fréquemment rencontrées
                  - Énoncer les critères diagnostiques
                  - Dégager une stratégie pour limiter les complications

Méthodologie

   -   Cadre : Unité de chirurgie pédiatrique du service de chirurgie digestive et générale du
       CHNYO.
   -   Étude prospective du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1996
   -   Inclusion : enfant de 0 à 17 ans présentant un syndrome douloureux abdominal surtout
       de la fosse iliaque droite. Appendicectomie avec pièce anormale macroscopiquement
   -   Fiches d‟enquêtes : aspects épidémiologiques, cliniques, paracliniques, évolutifs et
       thérapeutiques
   -   Analyse des données à l‟aide du logiciel Epi info.

Résultats

   -   110 cas d‟appendicite opérés pour des enfants de 0 à 17 ans sur 6951 enfants vus dont
       762 présentaient un syndrome douloureux abdominal
   -   Age moyen = 9,5 ans. 0-14 ans = 51,81%
   -   Sexe ratio = 1,6
   -   Délai de consultation : 24 h (25,5%), 2-7 jours (64,5%)
   -   Aspects cliniques :
         altération de l‟état général = 16,4%
         Hyperthermie = 48,18%


                                                                                       79
          Douleurs abdominales = 100%
          Vomissement = 56,36%
          Arrêt des matières et des gaz = 22,72%
          Constipation = 18,18%,
          Nausées = 10%
          Signes de Rovsing = 14,7%
          Blumberg = 12,8%
          Psoïtis = 7,3%
   -   Aspects biologiques : hyperleucocytose (> 10 000 GB/mm3) = 70%
   -   Traitement chirurgical : dans moins de 24 h = 87,27%, 2-3jrs = 10%, > 3 jrs = 2,73%
          Incision Mac Burney = 40%
          Incision horizontale LOHE et MADIER = 16%
          Laparotomie médiane = 44%
          Topographie : retrocaecale (46,39%), latérocaecale gauche (35,05%)
   -   Aspects macroscopiques : appendicite catarrhale (37,7%), phlegmoneuse (30,2%),
       gangrenée (26,4%), abcès (5,7%), perforée (24 cas)
   -   Evolution : suites simples (82,7%, complication (16,36%) ; durée de séjour moyen =22
       jours.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
     - Affection fréquente chez l‟enfant surtout de 10-14 ans
     - Principaux signes : douleurs FID (100%) + vomissement (56,36%) + constipation
         (18,18%)
     - Hyperleucocytose
     - Notion d‟urgence bien appliquées, technique chirurgicale bien maîtrisée
   - Recommandations
       - Promouvoir la chirurgie pédiatrique.

BF46
   GYEBRE Bambara Y. M. C.
   La surdité en milieu préscolaire de Ouagadougou Burkina Faso: Aspects
   épidémiologiques et cliniques.
    Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n° 491: 88.

Objectifs
   Objectif      Étudier les aspects épidémiologiques et cliniques de la surdité chez les
   général       élèves dans les écoles maternelles de la ville de Ouagadougou.
                 - Déterminer le taux de prévalence de la surdité chez les élèves dans les
                 écoles maternelles de la ville de Ouagadougou.
   Objectifs     - Identifier les différents types de surdité chez les élèves qui en sont atteints.
   spécifiques   - Déterminer les degrés de surdité chez ces élèves.
                 - Identifier les étiologies des surdités des élèves dans les écoles maternelles
                 de la ville de Ouagadougou.


                                                                                           80
Méthodologie
  - Échantillonnage en grappes pratiqué dans les écoles maternelles de la ville de
  Ouagadougou. 30 grappes de 21 élèves ont été constituées.
  - Période : 04/11/1996 au 18/12/1196
  - Audiométrie réalisée par un audiologiste
  - Surdité définie par perte de plus de 20 décibels.

Résultats
   - 606 élèves de 4-7 ans ont été inclus. 602 audiomètres ont été réalisés
   - 52,1 % de garçons et 47,9 % de filles
   - 57 cas de surdité soit une prévalence de 9,46 %
   - Côté atteint
       surdité unilatérale = 75,44 %                         surdité bilatérale = 24,56 %
   - Type de surdité
       transmission = 80,7 %                perception = 8,8 %              mixte = 10,5 %.

Conclusion et suggestions
   - Sensibiliser les parents et les enseignants sur les signes d'appel de la surdité et l'éviction
   des gestes menaçant l'oreille.
   - Pratiquer un examen systématique des oreilles chez tous les enfants en consultation.
   - Mettre à la disposition du service d'ORL du CHNYO de Ouagadougou, un équipement
   minimum pour le diagnostic de la surdité.
   - Établir un programme de dépistage à grande échelle et de prévention.

BF47
   KORGO P.
   Les transfusions sanguines en milieu hospitalier pédiatrique de Ouagadougou (Burkina
   Faso).
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°445: 67.

Objectifs
                   Analyser les caractéristiques épidémiologiques, cliniques, biologiques, des
   Objectif        indications et les problèmes liés à la pratique de la transfusion sanguine en
   Général         milieu hospitalier pédiatrique en vue de l‟amélioration de la sécurité
                   transfusionnelle
   Objectifs       - Évaluer la fréquence des transfusions sanguines chez les enfants de 0 à
   spécifiques         15 ans hospitalisés dans le service de pédiatrie du CHNYO de janvier
                       94 à décembre 1995.
                   - Décrire les caractéristiques épidémiologiques cliniques et biologiques
                       des malades transfusés en milieu hospitalier pédiatrique du CHNYO
                   - Analyser les indications de la transfusion dans le service de pédiatrie
                   - Identifier les principaux problèmes liés à la transfusion sanguine dans le
                       service de pédiatrie et de la banque de sang
                   - Proposer des mesures pour l‟amélioration de la prise en charge des
                       transfusés.


                                                                                           81
Méthodologie
  - Cadre : service de pédiatrie et banque de sang du CHNYO
  - Période et type d‟étude : Étude rétrospective de janvier 94 à décembre 95.
  - Matériel : dossiers d‟hospitalisation des enfants, registres hospitaliers, carnets de bon
      de sang, registre de la banque de sang
  - Inclusion : enfants de 0 à 15 ans ayant bénéficié d‟une transfusion sanguine dans le
      service de pédiatrie
  - Variables retenues : aspects épidémiologiques, éléments cliniques, biologiques,
      évolutifs
  - Analyse des données : Epi info.

Résultats

   -   Fréquence : 832 dossiers
   -   Grand nombre de transfusion au mois d‟août, septembre, octobre
   -   Age moyen = 3 ans ; moins de 5 ans = 79,5%
   -   Séjour moyen d‟hospitalisation = 5 jours
   -   Provenance essentiellement de la province du Kadiogo (74,9%)
   -   Motif d‟hospitalisation : anémie (477 cas), fièvre (211 cas), convulsions (95 cas),
       autres (32 cas), mauvais état général (17 cas)
   -   Antécédent de transfusion (3,1%).
   -   Mauvais état général (53,3%)
   -   Etiologie des transfusions :
        Paludisme : 611 cas (73,4%)
        Carence nutritionnelle : 94 cas (11,3%)
        Groupe sanguin : O (37,1%), B (30,18%) A (23,1%)
        Taux d‟hémoglobine moyen = 4,08g/dl
        Indication de transfusion pour taux d‟hémoglobine inférieur à 6 g/dl : 71,2%
        Transfusion isogroupe isorhésus : 95%
        Sang total : 99,6%
        Délai : 1er jour (82,6%)
        Bonne tolérance : 90,7%
        Transfusion après décharge : 2 cas
        Évolution favorable : 86,7%
        Décès : 8,8%
        Évasion : 4,6%.

Conclusion et suggestions
   Conclusion
      * La transfusion sanguine représente 7,9% des hospitalisations
   * Les enfants de 0 à 4 ans sont les plus concernés et surtout en saison pluvieuse
   Suggestions et recommandations
       * Sensibiliser le personnel médical pour une prescription judicieuse et rationnelle de la
       transfusion sanguine


                                                                                        82
       * Instituer un carnet spécial de surveillance et de consultation pour tout transfusé
       * Respecter scrupuleusement les règles universelles de transfusion
       * Créer un centre national de transfusion sanguine
       * Sensibiliser la population sur le don de sang et sur l‟intérêt de la supplémentation en
       fer.

BF48
   OUEDRAGO B. P.
   Otites moyennes aiguës chez l'enfant de 0-5 ans en consultation ORL au CHNYO de
   Ouagadougou : Aspects épidémiologiques cliniques et évolutifs.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°448: 62.

Objectifs

   Objectif       Étudier les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs de l'otite
   général        moyenne aiguë chez l'enfant de 0-5 ans au Burkina
                  - Établir le profil épidémiologique des otites moyennes aiguës (OMA) chez
   Objectifs      l'enfant en consultation ORL
   spécifiques    - Décrire les aspects cliniques des OMA chez l'enfant en consultation ORL
                  - Décrire les modalités évolutives des OMA chez l'enfant en consultation
                  ORL.

Méthodologie
  - Cadre d'étude = service ORL du CHNYO de Ouagadougou
  - Étude prospective du 01/03/96 au 30/08/96 chez les enfants reçus en consultation
  spécialisée ORL
  - Critères d'inclusion : 0-5 ans, OMA  10 jours avec ou sans traitement en cours
  - Critères d'exclusion : OMA > 10 jours et les OMA post traumatiques.
  - Analyse des données par logiciel Epi info version 5.0.

Résultats
   - Fréquence : 718 enfants dont 206 cas d'OMA soit 28,7 %
   - 54,9 % des enfants avaient moins de 12 mois
   - 10,6 % des enfants ont été réanimés à la naissance
   - 26,6 % des enfants avaient un antécédent d'otite
   - Aspects cliniques
       OMA congestive = 56,3 %                      OMA suppuré = 43,7 %
   - OMA suppuré est plus fréquente si la famille a un revenu faible (p = 0,03)
   - Association OMA, rhinite ou pharyngite ou rhino pharyngite dans 50,4 %
   - Association OMA + rhinite = 38,5 %
   - Evolution favorable
       * au 7è jour :           favorable = 71 %                  perdue de vue = 22,8 %
       * au 10è jour :         favorable = 70,3 %                défavorable = 29,7 %
       * évolution générale : favorable = 93,1 %                défavorable = 6,9 %




                                                                                        83
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * OMA est une affection fréquente chez les enfants de 0-5 ans en ORL avec une
       prédominance masculine (57,8 %)
       * Le niveau socio économique est un facteur non déterminant dans la survenue de
       l'otite moyenne aiguë ;
       * L'âge gestationnel, le poids de naissance, la réanimation néonatale et les modalités
       de naissance ne semblent pas constituer des facteurs déterminant dans le
       développement de cette affection
       * Les 'otites moyennes aiguës ont un bon pronostic sous traitement.
   - Suggestions
       * IEC du personnel de santé des SMI
       * Formation et recyclage du personnel
       * Poursuite de l'étude afin de pouvoir approfondir les aspects épidémiologiques mais
       aussi insister sur l'intérêt que l'on doit accorder à cette maladie.


BF49
   OUEDRAGO L.
   Bilan du service des urgences pédiatriques du CHNYO de Ouagadougou après 4 années
   d'existence.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997,n°479: 90.

Objectifs

   - Déterminer le nombre de malades admis dans le service des urgences pédiatriques du
   CHNYO du 13/05/92 au 12/05/96
   - Identifier les principales pathologies rencontrées dans le service des urgences
   pédiatriques du CHNYO
   - Décrire le devenir des malades qui y sont admis
   - Relever les principales difficultés rencontrées dans la prise en charge des malades.
   - Faire des suggestions en vue d'améliorer cette prise en charge.

Méthodologie

   - Cadre : service des urgences pédiatriques du CHNYO
   - Étude rétrospective du 13/05/92 au 12/05/96.
   - Saisie et analyse par logiciel Epi info.

Résultats

   - 15 796 hospitalisations pendant la période soit une moyenne annuelle de 3949 et une
   moyenne mensuelle de 329
   - 47 % des enfants avaient entre 1-23 mois
   - Les principales pathologies rencontrées sont : le paludisme, les maladies diarrhéiques,


                                                                                      84
   l'anémie, les affections respiratoires, les convulsions , les fièvres non étiquetées, la
   méningite, la malnutrition protéino énergétique, les intoxications et les affections
   néonatales.
   - Urgences neurologiques (paludisme, convulsions, méningites...) = 48 %
   - Urgences gastroentérologiques = 16,7 %
   - Urgences hématologiques = 15,8 %
   - Urgences respiratoires = 11,2 %
   - Evolution
        sorties = 31 %         transferts = 41 %        évasion = 10 %         décès = 18 %
   - Mortalité
        * globale = 17,91 %
        * par âge : prédominance chez les moins de 2 ans = 52,6 %
   - létalité par pathologie :
        néonatale = 33,3 %                                     pathologie cardiaque = 33,3 %
        malnutrition protéino énergétique = 29,4 %          méningite = 29 %
        urgences chirurgicales = 25 %                      anémies 23,4 %
        diarrhées = 20,6 %                                    affections respiratoires =19,5 %
        convulsions = 17,7 %                              fièvres non étiquetées = 15,5 %

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Morbidité très élevée dans le service des urgences pédiatriques et dépasse largement
       les possibilités d'accueil du service (taux d'occupation des lits = 143,93 %)
       * Pathologie dominante est infectieuse et parasitaire avec au 1er rang le paludisme, les
       maladies diarrhéiques et les maladies respiratoires
       * Taux de mortalité hospitalière = 17,91 %. Les principales causes de décès sont : le
       paludisme, l'anémie et les maladies diarrhéiques.
       * Difficultés rencontrées sont : la faible capacité d'accueil, indisponibilité de matériel
       de réanimation et de médicaments d'urgence.
       * Volumineuse charge de travail du personnel technique.
   - Suggestions
       * Organisation de cours et de stage de recyclage à répétition à l'attention du personnel
       soignant.
       * Amélioration des conditions de travail au service.
       * Renforcement des potentialités du plateau technique.
       * Intensification de l'assainissement de la ville.




                                                                                         85
BF50
   SANKARA D.
   Aspects épidémiologiques et cliniques des infections respiratoires aiguës dans les
   services de pédiatrie au CHNYO Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994, n° 466:61.

Objectifs

   Objectif       Décrire les caractéristiques épidémiologiques et cliniques des infections
   général        respiratoires aiguës chez les enfants hospitalisés dans le service de
                  pédiatrie.
                  - Recenser à l'admission tous les cas d'infections respiratoires aiguës durant
                  la période d'étude.
                  - Identifier les différents types d'infections respiratoires aiguës rencontrées
   Objectifs      en pédiatrie.
   spécifiques    - Déterminer l'incidence des infections respiratoires aiguës en milieu
                  pédiatrique
                  - Déterminer la létalité des infections respiratoires aiguës en milieu
                  hospitalier pédiatrique
                  - Identifier les signes cliniques de gravité des infections respiratoires aiguës
                  - Préciser les modalités évolutives des infections respiratoires aiguës.

Méthodologie
  - Cadre : service de pédiatrie du CHNYO de Ouagadougou.
  - Étude prospective du 20/12/1993 au 20/04/1994.
  - Ont été exclues les infections respiratoires aiguës survenues en cours d'hospitalisation et
  les rhinites associées à une pathologie non respiratoire.

Résultats
   - Fréquence : nombre d'hospitalisés = 1250
       nombre de décès = 274 soit un taux globale de mortalité de 13,92 %
       229 cas d'infection respiratoires aiguës soit un taux de morbidité de 18,3 %
   - Âge
       0-4 ans = 82,1 %                 5-9 ans = 10,5 %                  10-14 ans = 7,4 %
   - 60,7 % des patients étaient de sexe masculin
   - 92,4 % des enfants étaient à jour du BCG
   - Fréquence des différents infections respiratoires aiguës
       rhinite = 49,8 %            pneumonie = 37,6 %            bronchopneumonie = 27,9 %
       otite = 23,6 %             angine = 13,1 %                bronchiolite = 11,8 %
       bronchite = 5,7 %         laryngite = 5,7 %               pleurésie = 3,9 %
   - Durée moyenne d'hospitalisation = 11 jours
   - Évolution
       guérison = 82,5 %             décès = 11,4 %           Inconnue = 6,1 %.




                                                                                          86
Conclusion et suggestions
   - Améliorer la surveillance prénatale des femmes enceintes en vue de réduire la fréquence
   des hypotrophies foetales.
   - Enseigner aux parents surtout aux mères les signes qui permettent de déceler les signes
   de gravité des infections respiratoires aiguës.
   - Inciter les parents à consulter précocement dans les formations sanitaires
   - Dépister et renforcer à temps à un niveau supérieur les cas d'infections respiratoires
   aiguës graves qui nécessitent une prise en charge plus élaborée.
   - Mener une étude plus approfondie sur les étiologies et les facteurs favorisants des
   infections respiratoires aiguës.
   - Élaborer et mettre en œuvre le programme national de lutte contre les infections
   respiratoires aiguës.

BF51

   SOMBIE A.R.

   Infection à Hélicobacter pylori chez l’enfant : Aspects épidémiologiques, cliniques,
   endoscopiques et histologiques à Ouagadougou, Burkina Faso.

   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1997, n°450 : 73.

Objectifs
   Objectif      Étudier l‟association de Hélicobacter Pylori avec les différentes pathologies
   général       gastroduodénales chez l‟enfant au CHNYO de Ouagadougou
                 - Évaluer la fréquence de HP chez les enfants présentant des symptômes
                     digestifs justifiant une endoscopie digestive haute
   Objectifs     - Déterminer la prévalence de l‟infection chez les enfants examinés en
   spécifiques       fonction de l‟âge, du sexe, des conditions socio-économiques, des
                     habitudes de vie et de l‟ethnie
                 - Préciser la relation entre le tableau clinique et la présence de HP chez
                     l‟enfant
                 -   Déterminer les différents aspects endoscopiques associés à HP chez l‟enfant
                 -   Établir la fréquence des gastrites associées à HP chez l‟enfant.

Méthodologie
  - Cadre de l‟étude : service de gastro entérologie, laboratoire du CHNYO et le
      laboratoire d‟anatomie pathologique du CHU de Cocody Abidjan
  - Période : 9 avril 96 au 26 novembre 1996
  - Inclusion : enfants de 0 à 15 ans, hospitalisés ou vus en consultation externe de
      pédiatrie, présentant des symptômes digestifs et n‟ayant pas reçu de traitement
      antibiotique et antiamibien les sept jours précédent l‟examen
  - Collecte des données : Intérrogatoire, examen clinique, endoscopie digestive, test à
      l‟urée, frottis, histologie
  - Endoscopie : biopsie au niveau de l‟antre et du fundus.


                                                                                           87
Résultats

   -   Nombre d‟enfant : 04 présentant des symptômes digestifs
   -   Sexe ratio = 1,2, âge moyen = 7,9 ans
   -   Age > 9 ans = 40,4%, moins de 5 ans = 28,8%
   -   Fréquence HP = 72 patients (69,2%)
   -   Frottis positif = 71 cas (68,3%)
   -   Histologie + frottis = 78 patients HP+ ; 26 patients HP- soit 75% d‟enfants infectés par
       la bactérie
   -   L‟infection à HP est liée à l‟âge (p = 0,00003)
   -   Il n‟ y a pas de liaison entre HP et repas commun, prémastication des aliments,
       toilettes communes, sexe, résidence
   -   Il existe une relation entre HP et la taille de la famille supérieure à 14 personnes
   -   Aspects cliniques :
        Douleurs abdominales 80,7 – 100 % (p = 0,6)
        Dyspeptie : 55,8%
        Troubles du transit : diarrhée (67,9%), constipation (87,5%)
   -   Aspects endoscopiques :
        Normale : 73,1% des patients HP+
   -   Aspects histologiques : HP+
        HP+ dans la gastrite chronique antrale (91,1%), et 90% au fundus (p<10-7 )
        Liaison entre HP+ et gastrite chronique active (p = 10-7 )
        Gastrite folliculaire : fundus (25%), antre (44,1%)
   -   Test diagnostic :
        frottis colorés : sensibilité (90,2%), spécificité (81,2%)
        Test à l‟urée : sensibilité (83,3%), spécificité (87,5%).

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Prévalence de l‟infection à HP élevée chez l‟enfant présentant des symptômes
       digestifs
       * La transmission se fait très tôt dans la vie
       * L‟infection est influencée par le nombre de personnes vivant dans la même
       concession que le patient
       * Il existe une étroite implication de HP dans les gastrites chroniques actives et dans
       les gastrites folliculaires.
   - Suggestion
   * Rechercher HP lors du bilan étiologique d‟épigastralgie chronique chez l‟enfant
   * Mener des études sur la sensibilité aux antibiotiques
   * Réaliser une étude comparative des différents test diagnostiques de HP chez l‟enfant
   * Le traitement devra associer : antiH2 + (amoxicilline, erythromicine) ou érythromicine +
       imidazolée. L‟association amoxicilline + imidazolée est une alternative possible.




                                                                                       88
BF52
   TIEMTORE S.
   Les infections ostéo articulaires chez l'enfant au CHNYO de Ouagadougou : Aspects
   épidémiologiquesn, cliniques et thérapeutiques.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou,1997,n°483 : 116.

Objectifs

   - Décrire les aspects cliniques et radiologiques des infections ostéo articulaires des enfants
   au CHNYO
   - Décrire les caractéristiques bactériologiques de ces infections
   - Identifier les facteurs de pronostic qui leurs sont rattachés
   - Proposer des solutions pour l'amélioration de leur prise en charge.


Méthodologie

   - Cadre : services de chirurgie du CHNYO de Ouagadougou
   - Type : étude prospective
   - Période : février 1994 à mars 1997
   - Saisie et analyse : Epi info version 5.0.

Résultats

   - Fréquence
       ostéomyélites = 40,7 %            arthrites = 32,56 %        ostéoarthrites = 26,74 %
   - Âge
       extrêmes = 11 jours et 15 ans                      moyenne = 5,7 ans
   - Electrophorèse de l'hémoglobine
       AA = 60 %                     AS et AC = 26 %                  CC, SS et SC = 14 %
   - Bactériologie : taux de positivité = 61 %
       Staphylocoque = 69,2 %              Pseudomonas = 7,6 %        Streptocoque = 7,7 %
   - Résultats thérapeutiques
       bons = 45,3 %                       moyens = 39,6 %                mauvais = 15,1 %

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Les enfants de 0-2 ans sont les plus atteints
       * Présence d'une hémoglobinopathie dans 40 % des cas.
       * Prédominance des formes chroniques (77,1 %)
       * Isolement de germe dans 63,4 % des prélèvements
       * Complications retrouvées dans 39 % des cas.
   - Suggestions
       * Augmentation du personnel spécialisé en chirurgie
       * Amélioration de la disponibilité et de l'accessibilité des médicaments utilisés dans le
       traitement


                                                                                         89
       * Augmentation du nombre et amélioration de l'équipement des centres médicaux avec
       antenne chirurgicale
       * Prescription de la lincomycine ou du cotrimoxazole devant une infection ostéo
       articulaire de l'enfant si un retard inacceptable doit grever les possibilités de prise en
       charge par un centre adéquat.

BF53
   TOGUYENI D.
   Paludisme grave et chimiorésistance en milieu pédiatrique de Bobo Dioulasso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou,1997 n°454 : 69.

Objectifs

   Objectif       Étudier les profils épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques du
   général        paludisme grave et compliqué dans le service de pédiatrie du CHNSS de
                  Bobo Dioulasso.
                  - Décrire les caractéristiques épidémiologiques des accès palustres graves et
   Objectifs      compliqués chez les enfants de 0-14 ans hospitalisés dans le service de
   spécifiques    pédiatrie
                  - Décrire les manifestations cliniques présentées par ces accès graves
                  - Décrire les réponses cliniques aux traitements antipaludiques à la quinine
                  - Décrire les réponses in vitro du parasite à 4 antipaludiques (chloroquine,
                  quinine, méfloquine et halofantrine).

Méthodologie

   - Cadre : service de pédiatrie du CHNSS
   - Période 01/08/95 au 31/12/95 soit 5 mois
   - Population d'étude = enfants admis pour paludisme grave en pédiatrie dont la goutte
   épaisse et le frottis sont positifs
   - Méthodes : étude clinique, étude de la sensibilité in vivo et étude de la sensibilité in vitro
   - Analyse : Epi info version 5.0.

Résultats

   - 2134 enfants hospitalisés dont 1034 ont fait l'objet de recherche de plasmodium
   - 831 cas (86,17 %) de paludisme dont 745 cas de paludisme grave
   - Enfants de 1-5 ans les plus touchés
   - Forte incidence en octobre et septembre
   - Indice splénique = 13,69 %
   - Létalité = 13,5 %
   - Neuropaludisme = 60,26 %
   - Anémie sévère = 30,6 %
   - Formes convulsives = 25,23 %
   - Test de résistance in vivo à la quinine = 1,37 %
   - Test de résistance in vitro


                                                                                           90
       quinine = 4,87 %         méfloquine = 2,43 %              chloroquine = 21,9 %
   - Mise en évidence d'une souche multirésistante à la quinine, à la méfloquine et à la
   chloroquine.

Conclusion et suggestions

   - Pathologie dominante en milieu pédiatrique avec une forte létalité (13,55 %)
   - Les enfants les plus touchés sont ceux de 1-5 ans provenant surtout des zones urbaines.
   - L'incidence augmente au mois d'octobre.
   - IEC sur l'utilisation correcte des antipaludiques notamment la chloroquine.

BF54
   ZOUNGRANA O. C. F. C.
   Contribution à l’étude de la mortalité précoce dans le service des urgences pédiatriques
   du CHNYO de Ouagadougou.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997, n°536: 53.

Objectifs

   Objectif      Contribuer à une meilleure connaissance de la mortalité précoce dans le
   général       service des urgences pédiatrique du CHNYO
                 - Décrire les caractéristiques épidémiologiques de la “ mortalité
                     précoce ” dans le service des urgences pédiatriques du CHNYO du 17
                     juillet 1995 au 16 mai 1996
   Objectifs     - Décrire les aspects cliniques des patients
   spécifiques   - Identifier les principales affections diagnostiquées
                 - Décrire la prise en charge thérapeutique des patients :
                           Accès au traitement
                           Délai de traitement
                 - Faire des suggestions susceptibles de diminuer le taux de “ mortalité
                     précoce ” dans le service des urgences pédiatriques du CHNYO.

Méthodologie
  - Cadre : Service de pédiatrie du CHNYO (147 lits dont 24 lits pour les urgences
      pédiatriques).
  - Type d‟étude et période : Prospective du 17 juillet 1995 au 16 mai 1996
  - Les cas : enfants hospitalisés aux urgences pédiatriques et décédés dans les 24 heures.
  - Inclusions : enfants de 1 mois à 15 ans et décédés dans les 24 heures qui suivent leur
      admission
  - Exclusion : nouveau-nés de 0 à 1 mois et décédés à l‟arrivée avant d‟avoir eu un
      dossier clinique
  - Collecte des données :
        Enquête par interview des accompagnateurs des malades
        Registres du service de pédiatrie pour les années 1995 et 1996
        Fiches d‟enquête



                                                                                       91
   -   Saisie : Epi info.

Résultats

   -  4597 hospitalisés aux urgences pédiatriques soit 83,25% des hospitalisés dans le
      service de pédiatrie
   - 796 décès soit un taux de mortalité de 17,31%. Parmi ces décès, 49% des décès sont
      survenus au cours des 24 1ères heures soit un taux de mortalité précoce brut de 8,48%
   - Décédés à l‟arrivée = 19,6% (156 cas)
   - Age moyen = 3,09 ans ; moins de 1 an = 22,6% ; 0 à 4 ans = 77,4%
   - Provenance : province du kadiogo = 95%, autres provinces = 5%
   - Parents analphabètes = 79% (p < 0,001)
   - Maximum de décès en mars = 20,25%
   - Admission directe = 24%, référence = 76%
   - Traitement avant admission = 77%
   - Tableau clinique à l‟admission :
   * Tableau neurologique : 69,49% (coma/convulsion = 83,02 %),
   syndrome méningé = 14,02%, convulsion isolée = 2,6%, Paraparésie = 0,36 %
   * Syndrome infectieux : 49,49% (infection respiratoire = 59,58 %)
   * Syndrome anémique : 42,3%
   * Déshydratation : 25,13%
   * Détresse respiratoire : 21,02%
   * Malnutrition : 14,1%
   - Diagnostic présomptif :
   * Paludisme grave = 70,26%,
   * Méningite = 27,43%,
   * Bronchopneumopathie = 22,05%,
   * Gastroentérite = 10,51%
   - Traitement appliqué = 60% après 1 heure d‟attente et en moins de 30 mn dans 9% des
      cas.
   - Absence de traitement = 40% (manque de produits dû à l‟arrivée tardive des produits
      dans 73,5%, absence de moyens financier des parents dans 18%, non-disponibilité de
      ceux-ci dont 10 cas pour le sang et 3 cas pour les médicaments).
   - Provenance des produits = 99% pour les officines pharmaceutiques de la place.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
   * Décès précoces très important (49% du total des décès du service)
   * Les enfants de 0 à 4 ans sont les plus touchés
   * Les secteurs péri-urbains sont les plus concernés
   * Facteurs favorisants : milieu socio-économiques bas, analphabétisme
   des parents, retard dans la consultation, prise en charge périphérique
   défectueuse, retard thérapeutique
   * Paludisme grave est le principale diagnostic incriminé
   - Recommandation


                                                                                    92
* Elaboration et vulgarisation d‟ordinogramme à l‟attention des prescripteurs
sur les principales pathologies causes de décès dans le souci d‟une
rationalisation dans la prise en charge
* Dotation du service des urgences pédiatriques en trousse d‟urgence et
en matériel, ainsi que la prise en charge gratuite des malades pendant
au moins 24 heures.




                                                                                93
1996
BF55
   COULIBALY C.
   Les intoxications aiguës accidentelles de l'enfant en milieu hospitalier pédiatrique à
   Ouagadougou.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1996, n°374: 54.

Objectifs

   - Évaluer la fréquence des intoxications accidentelles aiguës chez les enfants de 0-5 ans
   hospitalisés dans le service de pédiatrie.
   - Déterminer les principales caractéristiques épidémiologiques des intoxications aiguës
   chez les enfants hospitalisés dans le service de pédiatrie.
   - Identifier les différents toxiques en cause chez ces enfants
   - Décrire les aspects cliniques et évolutifs des intoxications accidentelles aiguës chez ces
   enfants.

Méthodologie

   - Cadre : service de pédiatrie du CHNYO
   - Étude rétrospective du 01/01/91 au 31/12/94
   - Saisie et analyse par logiciel Epi info.

Résultats

   - Fréquence = 1,6 %
   - Âge
       extrêmes = 5 jours à 15 ans                   moyenne = 3,2 ans
   - Séjour hospitalier
       extrêmes = 0 à 13 jours                       moyenne = 2,5
   - Signes cliniques
       signes digestifs = 58,9 %                     signes neurologiques = 50,7 %
       signes pulmonaires = 50 %
   - Nature du toxique
       produits ménagers = 51 % (pétrole dans 78,5 % des cas)
       médicaments = 19,2 %                         aliments et boissons = 16,1 %
       produits traditionnels = 12,3 %
   - Délai de prise en charge
       < 2 heures = 35,5 %                         > 2 heures = 64,5 %
   - Taux de décès = 3,2 %

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * La clinique est dominée par les signes neurologiques et pulmonaires


                                                                                       94
       * Produits ménagers sont les plus en causes surtout le pétrole
       * Forte létalité.
   - Suggestions
       * Mesures préventives d'éducation pour la santé
       * Ordonnances lisibles et préciser l'âge, le poids et la posologie
       * Garder les médicaments hors de la portée des enfants
       * Améliorer la prise en charge au niveau du service en le dotant d'un minimum de
       matériel
       * Création d'un centre de toxicologie et de pharmaco vigilance
       * Recyclage du personnel pour la prise en charge des intoxications.

BF56
   KABA I.
   Impact des rideaux imprégnés de perméthrine sur les paramètres parasitologiques et de
   morbidité palustre chez les enfants de 6 mois à 10 ans dans quatre villages de la
   province de l'Oubritenga.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1996, n°410: 50.

Objectifs

                 Évaluer l'impact des rideaux imprégnés de perméthrine sur les paramètres
   Objectif      parasitologiques et de morbidité palustre chez les enfants de 6 mois à 10
   général       ans dans quatre villages de la province de l'Oubritenga.

                 - Mesurer l'impact des rideaux imprégnés de perméthrine sur les indicateurs
                 suivants : prévalence des formes plasmodiales asexuées, prévalence des
   Objectifs     gamétocytes, densité parasitaire et la forte charge parasitaire.
   spécifiques   - Mesurer l'impact des rideaux imprégnés de perméthrine sur les indicateurs
                 de morbidité suivants : nombre de cas de fièvre, nombre de cas de fièvre
                 avec lame positive et le nombre d'épisodes palustres.

Méthodologie

   - Enquête transversale dite enquête de masse, au mois de septembre 1993 et deux autres
   enquêtes en septembre 1994 et 1995 après l'installation des rideaux.
   - Critères d'inclusion : enfants de 0,5 à 10 ans.
   - Tout enfant ayant bénéficié d'un traitement antipalustre dans les 15 jours avant le
   passage de l'équipe du CNLP est exclu.
   - Cas de paludisme = température axillaire  37,5 ° et parasitémie  2500 /µl.

Résultats

   - Plasmodium falciparum était l'espèce plasmodiale prédominante dans la zone d'étude. La
   prévalence variait de 77,5 à 91 % chez les enfants de 6 mois à 10 ans.
   - Après l'installation des rideaux imprégnés de perméthrine, l'impact sur l'indice
   plasmodique globale s'est répercuté sur l'indice espèce spécifique pour Plasmodium


                                                                                     95
   falciparum dans les villages d'intervention.
   - Dans les villages témoins, une tendance à l'augmentation de l'indice plasmodique pour
   Plasmodium falciparum a été observé en 1994 et 1995 par rapport à 1993.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * L'installation des rideaux imprégnés de perméthrine dans deux villages sentinelles a
       eu un impact significatif sur l'indice plasmodique, la charge parasitaire moyenne et les
       fortes charges parasitaires.
       * La facilité d'usage des rideaux et leur action importante dans la réduction de la
       nuisance provoqué pour le secteur favorisent leur acceptabilité par les populations
       rurales.
   - Suggestions
       * Introduire un volet évaluation épidémiologique afin de surveiller l'efficacité de la
       mesure dans des situations de couverture moins idéale que la nôtre.
       * Réduire progressivement les subventions en essayant d'élargir l'intervention à
       d'autres régions. *
       * Maintenir aussi bas que possible les prix de vente au détail des matériaux imprégnés,
       afin d'assurer la pérennisation du système.

BF57
   KOUETA F.
   Bronchiolites aiguës du nourrisson en milieu hospitalier pédiatrique de Ouagadougou.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1996, n° 401: 75.

Objectifs

                   Étudier les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques des
   Objectif        bronchiolites aiguës chez les nourrissons de 1-24 mois hospitalisés au
   général         service de pédiatrie du CHNYO de Ouagadougou du 1er avril 1995 au 31
                   mars 1996 en vue de l'amélioration de la prise en charge.
                   - Recenser les cas d'infections respiratoires aiguës basses hospitalisées
                   dans le service de pédiatrie du CHNYO
                   - Déterminer la fréquence des bronchiolites du nourrisson au sein des
                   infections respiratoires aiguës basses hospitalisées dans le service de
                   pédiatrie
   Objectifs       - Déterminer les principales caractéristiques épidémiologiques des
   spécifiques     bronchiolites chez les nourrissons hospitalisés dans le service de pédiatrie
                   - Décrire les aspects cliniques des bronchiolites au service de pédiatrie
                   - Décrire la prise en charge thérapeutique des bronchiolites du nourrisson
                   en milieu hospitalier pédiatrique de Ouagadougou
                   - Déterminer l'évolution des bronchiolites du nourrisson au service de
                   pédiatrie du CHNYO
                   - Proposer des mesures pour l'amélioration de la prise en charge des
                   bronchiolites du nourrisson.


                                                                                       96
Méthodologie
  - Cadre : service de pédiatrie du CHNYO
  - Période : 01/04/95 au 31/03/96
  - Population : enfants dont âge  15 ans, hospitalisés pour infection respiratoire basse.

Résultats
   - 62 cas de bronchiolites sur 398 cas d'infections respiratoires aiguës basses et 7281
   hospitalisations en pédiatrie
   - Âge moyen = 8,6 mois
   - Durée moyenne d'hospitalisation = 6 jours
   - État fébrile = 80,6 %
   - Toux, polypnée, signes de lutte respiratoire et des sibilances à l'auscultation étaient
   habituels chez nos patients
   - Les jeunes nourrissons présentaient les formes les plus sévères de bronchiolites (p < 0,05)
   - La sévérité des bronchiolites était liée au délai d'hospitalisation
   - La radiographie pulmonaire réalisée chez 50 patients montrait des images de
   pneumopathie interstitiel et d'infiltration pulmonaire
   - Sérologie VIH a été réalisée chez 12 patients dont 6 étaient positives (50 %)
   - Facteurs associés
       * jeune âge, retard à l'hospitalisation, l'anémie et la malnutrition protéino calorique
       * il existe un risque de décès lié au mauvais état nutritionnel.

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Les bronchiolites représentent 15,6 % des infections respiratoires aiguës basses
       * Le jeune âge et le retard à la consultation sont des facteurs péjoratifs
       * Le traitement comporte la réhydratation, l'antibiothérapie, les bronchodilatateurs et
       l'oxgyénothérapie
       * Le taux de létalité est de 8,1 %.
   - Suggestions
       * Promouvoir l'allaitement maternel
       * Enseigner aux mères les mesures d'hygiène en cas de bronchiolite bénigne
       * Mener une étude pour identifier les facteurs de risque et les agents étiologiques des
       bronchiolites.




                                                                                        97
BF59
   NIKIEMA P. J. H.
   Diarrhées aiguës sanglantes de l'enfant : Aspects épidémiologiques, cliniques et
   évolutifs en milieu hospitalier pédiatrique à Ouagadougou.
    Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1996 n° 378: 61.

Objectifs

   Objectif       Décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs des dysenteries
   général        de l'enfant de 0-5 ans au CHNYO, en vue de l'amélioration de leur prise en
                  charge.
                  - Recenser tous les cas de diarrhées aiguës chez les enfants de 0-5 ans reçus
                  en consultation ou hospitalisés pédiatrie durant la période du 01/03/95 au
   Objectifs      29/02/96
   spécifiques    - Identifier parmi ceux ci les cas de dysenterie
                  - Identifier les agents pathogènes les plus fréquents en cause dans les
                  dysenteries de l'enfant
                  - Déterminer la sensibilité des agents bactériens isolés aux antibiotiques
                  usuels
                  - Préciser les modalités évolutives des dysenteries chez les enfants
                  hospitalisés
                  - Proposer des mesures pour l'amélioration de la prise en charge et de la
                  prévention des dysenteries de l'enfant.

Méthodologie
  - Cadre : services de pédiatrie et du laboratoire du CHN-YO de Ouagadougou
  - Période : 01/03/95 au 29/02/96
  - Inclusion : enfant de 0-5 ans , reçu pour diarrhée aiguë avec des selles sanglantes
  - Examen macroscopique, microscopique et culture des selles, avec recherche des rota
  virus
  - Traitement des données par Epi info version 5.0.

Résultats
   - 298 cas de diarrhées aiguës dont 31 cas de dysenterie (10,4 %) ont été notés
   - Age moyen = 17,8 mois ; 90,4 % des enfants avaient moins de 3 ans
   - Durée moyenne de l'épisode diarrhéique = 7 jours
   - 90,3 % ont consulté au cours de la 1ère semaine d'évolution
   - La fièvre, les vomissements et la déshydratation ont été notées dans respectivement 80,6
   ; 51,6 et 38,7 % des cas.
   - Pathologies associées
       infection respiratoire aiguë = 70,9 %              malnutrition = 19,4 %
       infection VIH = 12,9 %                             anémie = 9,7 %
   - Isolement de germe à la bactériologie dans 18 cas soit 58,1 %
       Shigella = 32,3 % Entamoeba hystolitica = 19,3 % Salmonella = 6,5 %
   - Sensibilité aux antibiotiques
       * Shigella : chloramphénicol, l'acide clavulanique + amoxicilline, cotrimoxazole


                                                                                       98
       * Salmonella : chloramphénicol
   - 4 enfants avaient une sérologie VIH positive
   - Évolution
       25 cas de guérison = 80,6 %
       3 cas de décès = 9,7 %

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Dysenteries = 10,4 % des épisodes diarrhéiques. La létalité hospitalière est de
       12,5%. Il n'existe pas de variation saisonnière
       * Éducation des parents sur les prodromes nécessaire.
   - Suggestions
       * Promouvoir la recherche pour une meilleure prise en charge des maladies en général
       et des dysenteries en particulier.
       * Assurer un approvisionnement régulier en matériel de microbiologie
       * Insister sur le traitement symptomatique en particulier la réhydratation qui demeure
       le traitement de base de toute diarrhée de l'enfant.
       * Orienter l'antibiothérapie par la coproculture.
       * Traitement par l'acide clavulanique + amoxicilline et le cotrimoxazole en attendant
       les résultats.

BF60
   TOUGOUMA A.
   Diarrhées aiguës de l'enfant : Aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs en milieu
   hospitalier pédiatrique à Ouagadougou
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1996 n° 376: 58. .

Objectifs
   Objectif      Décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs des diarrhées
   général       aiguës chez les enfants de 0-60 mois hospitalisés ou consultants dans le
                 service de pédiatrie au CHNYO, en vue de l'amélioration de la prise en
                 charge.
                 - Recenser tous les cas de diarrhées aiguës chez les enfants de 0-60 mois
                 hospitalisés ou consultants dans le service de pédiatrie durant la période du
                 01/03/95 au 29/02/96
                 - Décrire les signes cliniques observés chez les enfants diarrhéiques de 0-60
                 mois hospitalisés ou consultants dans le service de pédiatrie
   Objectifs     - Identifier les agents étiologiques des diarrhées aiguës survenant chez les enfants
   spécifiques   de 0-60 mois hospitalisés ou consultants dans le service de pédiatrie.
                 - Déterminer la sensibilité aux antibiotiques usuels des agents bactériens
                 isolés dans les selles des enfants
                 - Préciser les modalités évolutives des diarrhées aiguës des enfants de 0-60
                 mois hospitalisés ou consultants dans le service de pédiatrie
                 - Proposer des mesures pour l'amélioration de la prise en charge et de la
                 prévention des diarrhées aiguës des enfants de 0-60 mois.


                                                                                             99
Méthodologie
  - Cadre : services de pédiatrie et du laboratoire du CHNYO de Ouagadougou
  - Période : 01/03/95 au 29/02/96
  - Inclusion : enfant de 0-60 mois, consultants ou hospitalisés pour une diarrhée  14 jours
  - Prélèvement des selles pour : parasitologie, bactériologie et recherche de rota virus.
  - Traitement des données par Epi info version 5.0.

Résultats
   - 298 cas de diarrhées aiguës dont 246 hospitalisés et 52 externes
   - Age moyen = 13 mois 12 jours ; 55,7 % avaient entre 0-11 mois
   - 33 % des enfants étaient malnutris
   - Délai moyen de consultation = 7,6 jours
   - Durée d'hospitalisation >7 jours dans 47,6 % des cas
   - Clinique
       * Fièvre = 83,6 %                                   Malnutrition = 33 %
       * Infection respiratoire = 15,1 %                   Selles sanglantes = 10,4 %
   - Culture bactériologique
       31 germes entéropathogènes = 10,4 %
       126 germes non entéropathogènes = 42,2 %
   - Recherche de rota virus (209 cas) : mise en évidence d'agent viral dans 14,4 % des cas.
   - 32 parasites ont été retrouvés (10,7 %) = Trichomonas intestinalis et Entamoeba
   histolotica
   - Germes entéropathogènes :
       Shigelles = 42 %                    E Coli = 32 %              Salmonelles = 26 %
   - Germes non entéropathogènes = E Coli dans 72,2 % des cas.
   - E Coli pathogènes surtout sensibles au cotrimoxazole
   - Shigelles surtout sensibles à acide clavulanique + amoxicilline (10/12)
   - Salmonelles sensibles au chloramphénicol (100 %)
   - 212 cas de guérison (86 %) et 17 cas de décès (7 %). Décès plus importants chez les
   malnutris.

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Maladies diarrhéiques constituent un problème de santé publique
       * Létalité plus élevé chez les malnutris
       * Cotrimoxazole est l'antibiotique le plus actif sur les 3 germes.
   - Suggestions
       * Promouvoir la mise en place des programmes d'assainissement des zones urbaines et
       péri urbaines.
       * Promouvoir l'éducation pour la santé des populations par la sensibilisation
       médiatique
       * Formation recyclage sur la prise en charge des maladies diarrhéiques
       * Promouvoir la recherche sur l'étiologie des diarrhées aiguës
       * Prise en charge selon les recommandations de l'OMS.




                                                                                      100
1995
BF61
   BONKOUNGOU P.
   Les végétations adénoïdes : Aspects cliniques et indications thérapeutiques à propos de
   364 cas.
   Th. Méd. FSS Ouagadougou, 1995, n°310: 91.

Objectifs
   Objectif       Dégager une stratégie d'approche pratique du diagnostic et du traitement
   général        des végétations adénoïdes.
                  - Établir la fréquence des végétations adénoïdes en pratique ORL au
                  CHNYO
   Objectifs      - Identifier les manifestations cliniques devant faire évoquer le diagnostic
   spécifiques    de végétation adénoïde en pratique ORL
                  - Déterminer la place des végétations adénoïdes dans les activités
                  opératoires du service ORL du CHNYO
                  - Dégager les indications pratiques de la cure chirurgicales des végétations
                  adénoïdes dans nos conditions d'exercice.

Méthodologie
  - Étude rétrospective
  - Service d'ORL du CHNYO de Ouyagadougou
  - Période du 01/01/91 au 31/12/93.

Résultats
   - 364 enfants ont été reçus pour végétations adénoïdes soit une moyenne de 121 cas par
   an. Parmi eux 270 (74,1 %) ont bénéficié d'adénoïdectomie
   - Les végétations adénoïdes représentaient 19,4 % des consultants de 0-14 ans et 39,7 %
   des activités opératoires chez les enfants de 0-14 ans et 20,6 % de l'ensemble des activités
   opératoires.
   - Sexe : 39,3 % de filles et 60,7 % de garçons
   - Circonstances de découvertes
       syndrome obstructif = 66,7 %                      infection ORL à répétition = 26,4 %
       infection ORL chronique = 6,6 %
   - Suites opératoires
       simples = 93,7 %                               hémorragie = 2,2 %
       dyspnée = 1,1 %                                récidive = 2,9 %

Conclusion et suggestions
   - Prévention par la lutte contre facteurs favorisants essentiellement la suspension
   poussiéreuse.
   - Le traitement de 1ère intention est médical.
   - Proposer l'adénoïdectomie pour toute végétation adénoïde symptomatique qui ne réagit
   pas favorablement au traitement médical de 1ère intention.



                                                                                      101
BF62
   MEDA N., Soula G., Dabis F., Coussens S., Somé A., Mertens T., Salamon R.
   Facteurs de risque de prématurité et de retard de croissance intra-utérin au Burkina
   Faso.
   Revue Épidémiologie et Santé Publique 1995;43:215-24.

Objectifs
   - Étudier les déterminants du faible poids de naissance (FPN)
   - Aider à la mise en place d'un programme adapté et efficace de prévention du faible poids
   de naissance.

Méthodologie
  - Enquête cas/témoin dans 3 maternités de Bobo Dioulasso de décembre 1991 à novembre
  1992
  - Cas = enfant né vivant avec P N < 2500 g (600 cas) témoins = PN  2500 g
  - Exclues : gémellaire, malformation congénitale et résidence à Bobo < 1 an
  - Âge gestationnel des nouveaux nés estimé par le score de Capurro
  - Etat nutritionnel de mère estimé à partir de l'indice de Quételet
  - Enfants réparties en trois groupes :
     Prématuré nés avant 37 SA et PN < 2500 g
     RCIU : nés à terme et PN < 2500 g
     Témoins : PN  2500 g.

Résultats
   - Échantillon final = 281 prématurés (P), 300 RCIU et 578 témoins (T)
   - Prévalence du tabagisme = 0,8 %
   - Indice de Quételet moyen = 21,1 kg/m2 et 18,2 % avaient un indice < 19 kg/m2 (déficit
   énergétique chronique)
   - La survenue d'un accouchement prématuré ou d'un RCIU était significativement plus
   fréquent dans le sous groupe de mères âgées de moins de 20 ans (P = 43,4 %, RCIU =
   43,3 % T = 17 %)
   - Age élevé ( 35 ans) n'avait pas d'effet sur la prématurité mais était associé à une
   réduction du risque de RCIU (P = 3,9 %, RCIU = 3,3 % T = 10,4%)
   - L'augmentation du risque de prématurité et de RCIU était observé chez les nullipares (P
   = 50,5 %, RCIU = 52,3 % T = 20,4 %) et les primipares (P = 21,7 %, RCIU = 17,7 % T =
   22 %)
   - Le célibat était associé significativement à la prématurité et au RCIU (P = 29,2 %, RCIU
   = 26,3 % T = 14,9 %)
   - L'absence de revenu chez la mère et le père était associé à une augmentation du risque de
   prématurité
   - L'absence d'instruction scolaire était associé à une réduction du risque de prématurité et
   de RCIU (P = 64,8 % ; RCIU = 66 % ; T = 74,1 %)
   - La consommation de thé durant la grossesse et le lieu d'accouchement n'étaient pas liés
   ni à la prématurité ni au RCIU
   - Une chimioprophylaxie antipalustre était associée à une réduction significative du risque


                                                                                      102
   de prématurité mais aucun effet pour le RCIU (P = 22,1 % ; RCIU = 31,7 % ; T = 33,9 %)
   - Le nombre de CPN < 3, les pathologies maternelles (paludisme, uro génitales),
   indicateurs anthropométriques bas (poids < 50 kg, taille  1,55m, indice de Quételet < 19
   kg/m2) étaient associés à une augmentation significative du risque de prématurité et de
   RCIU
   - Facteurs liés à la prématurité :
       nulliparité (OR = 3,7)         primiparité (OR = 1,7)       CPN (OR =3,3)
       pathologie maternelle au 2è trimestre (OR = 2,3)
       pathologie maternelle au 3è trimestre (OR = 3,3)
       Poids maternel < 50 kg (OR = 2,9)
   - Facteurs liés au RCIUI
       nulliparité (OR = 3,3)          CPN < 3 (OR = 2) sexe féminin de l'enfant (OR = 1,8)
       pathologie maternelle au 3è trimestre (OR = 2,4)
       taille mère  1,55 m (OR = 1,8)
       périmètre brachial de la mère < 24 cm (OR = 1,6).


Conclusion et suggestions

   - Les déterminants du faible poids de naissance lié à la prématurité et au RCIU sont
   différents
   - Sensibilisation pour la fréquentation des centres de santé
   - Amélioration de la qualité des CPN.

BF63
   MBAIRASSEM E.
   Neuropaludisme de l'enfant au CHNYO de Ouagadougou : Étude des facteurs de
   risque.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1995, n°307: 56.

Objectifs

   Objectif      Identifier des facteurs de risque de neuropaludisme en vue de la proposition
   général       des mesures pour l'amélioration de sa prise en charge.
                 - Recenser les cas de neuropaludisme chez les enfants de 6 mois à 15 ans
                 hospitalisés au service de pédiatrie du CHNYO et les cas de paludisme
                 simple au CM Paul VI et Saint Camille du 02 août au 02 décembre 1993.
   Objectifs     - Comparer l'incidence de certains facteurs chez les enfants de 6 mois à 15
   spécifiques   ans admis pour neuropaludisme au service de pédiatrie du CHNYO et chez
                 les témoins.
                 - Faire des propositions pour l'amélioration de sa prise en charge et sa
                 prévention.




                                                                                    103
Méthodologie
  - Étude prospective cas/témoins menée du 02/08/93 au 02/12/93
   - Les cas ont été recrutés au service de pédiatrie du CHNYO
   - Les témoins recrutés au service de pédiatrie du CHNYO et aux CM Paul VI et Saint Camille.

Résultats
   - 223 cas de neuropaludismes (16,5 % des hospitalisés) et 481 témoins
   - Taux de mortalité du neuropaludisme = 19,5 %
   - Taux de létalité du neuropaludisme = 11,7 %
   - Âge
       extrêmes = 6 mois et 13 ans 9 mois               moyenne = 4 ans 3 mois
       < 5 ans = 68,6 %            5 ans = 31,4 %
       OR = 0,60 : jeune âge est un facteur protecteur du neuropaludisme
   - Sexe : 55,2 % de garçons et 44,8 % de filles.
   - Revenu du père
       73,1 % avaient un bas revenu chez les cas.
       73,6 % avaient un bas revenu chez les témoins
   - Parasitémie
       * Cas :  100 000 /µl = 13,9 %
       * Témoins :  100 000 /µl = 15,8 %
   - Chimioprophylaxie était de 5 % chez les cas et de 5,4 % chez les témoins.


Conclusion et suggestions
   - Assainissement des zones périurbaines de la ville de Ouagadougou.
   - Renforcement et amélioration des structures sanitaires pour une meilleure prise en charge
   - Recyclage du personnel pour une meilleure prise en charge
   - Sensibilisation des populations par les mass médias sur les moyens de lutte antipalustre.
   - Référence des malades suspects de neuropaludisme le plus tôt à des structures de santé
   plus adéquat pour leur prise en charge.
   - Sensibilisation des parents des enfants consultants dans les formations sanitaires sur le
   paludisme en particulier les mesures prophylactiques.
   - Traitement présomptif des fièvres par la chloroquine comme recommandé par le
   programme national de lutte contre le paludisme (PNLCP).
   - Consultation précoce des formations sanitaires pour une fièvre qui persiste malgré un
   traitement antipalustre adéquat.

BF64
   ROUMBA M. M.
   Environnement socioculturel de la malnutrition protéino calorique de l'enfant de 6-36
   mois en milieu rural mossi.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1995, n° 313: 78.

Objectifs
   Objectif       Étudier l'environnement socioculturel de la malnutrition protéino calorique
   général        de l'enfant de 6-36 mois en milieu rural mossi dans le département de


                                                                                         104
                  Tougouri, province du Namentenga.
                  - Identifier les croyances, pratiques sociales et culturelles relatives à
                  l'alimentation chez les mossi du département de Tougouri
   Objectifs      - Identifier les lois, règles et tabous qui réglementent l'alimentation du
   spécifiques    nourrisson, du jeune enfant de 6-36 mois, de la femme enceinte et de la
                  femme allaitante du département de Tougouri
                  - Vérifier dans la pratique la conduite de l'alimentation des nourrissons et
                  jeunes enfants atteints de malnutrition protéino énergétique (MPE) par leurs
                  mères
                  - Proposer une approche de lutte contre la MPE sous l'angle socioculturel
                  au sein de la population.

Méthodologie

   - Étude descriptive transversale du 20/04/94 au 24/06/94
   - 400 personnes dont 150 mères d'enfant malnutris
   - Échantillonnage aléatoire à plusieurs degrés effectué sur 24 villages
   - Exclusion : célibataires, jeunes couples sans enfant, non consentant, âge de l'enfant
   inconnu, absence de carnet de vaccination, enfant refusant le contact et enfant en bon état
   nutritionnel.

Résultats

   Enquête générale (400 personnes)
   - sexe : 33,25 % d'hommes et 66,75 % de femmes
   - 71,5 % avaient moins de 50 ans
   - Profession : 87,2 % des hommes étaient des cultivateurs et 34,18 % des femmes avaient
   une activité lucrative
   - 96,25 % étaient des illettrées
   - Religion
       animiste = 52,25 %               musulman = 28,25 %               chrétien = 19,5 %.
   - Opinion sur la MPE
       maladie banale = 83 %                                 pouvoir magique et divin = 12 %
       maladie en rapport avec l'alimentation de l'enfant = 4 %.
   - Interdits de la femme enceinte
       * miel et aliments sucrés => accouchement dystocique par macrosomie (56,75 %)
       * tamarin et aliments aigres => dystocie par hydramnios (49 %)
       * sel et aliments salés => hypertrophie foetale + oedème maternel (44,5 %)
       * œufs => morts nés à répétition, tumeur génitale et aveuglement du foetus (15 %)
   - Interdits des enfants de 6-18 mois
       * œufs => retard au langage, rend voleur et échec à l'excision (56,5 %)
       * miel => carie dentaire (24 %)                        viande => diarrhée (3,7 %)
   - Le non-respect des coutumes est significativement lié au séjour en en ville mais n'est pas
   significativement lié au culte religieux pratiqué par la population
   - L'allaitement au sein à la demande est de règle pour toutes les mères d'enfants en bas âge
   Enquête spécifique (mères des enfants malnutris)


                                                                                      105
   - Sexe : 52 % garçons et 48 % de filles
   - Age :
       6-12 mois = 25,3 %               13-24 mois = 44 %                25-36 mois = 30,7 %
   - 40,3 % étaient à jour de leur vaccin et 25,7 % n'avaient reçu aucun vaccin
   - 95,3 % n'avaient jamais été suivi et 88,7 % avaient un antécédent de diarrhée
   - 66 % des mères respectaient les coutumes en rapport avec l'alimentation
   - Aucun enfant de 6-12 mois n'avait été sevré du lait maternel
   - Interdits à la MPE
       la viande fraîche (68,9 %), le lait (54,1 %), le sucre et les aliments sucrés (62 %)
       => dyspnée, ballonnement et aggravation de la diarrhée.

Conclusion et suggestions

   - De multiples interdits et restriction frappent la femme enceinte, la femme allaitante et
   surtout l'enfant
   - Organiser des campagnes de sensibilisation en choisissant des thèmes et des moyens
   appropriés et adapté à la région
   - Former les mères et les jeunes filles sur la conduite de l'élevage de l'enfant en utilisant
   des denrées locales
   - Entreprendre une étude sociologique du milieu en vue d'appréhender correctement les
   fondements des coutumes en rapport avec l'alimentation de l'enfant en s'appuyant sur les
   résultats
   - Enseigner aux mères les fondements de la MPE et la manière de les éviter.




                                                                                        106
1994
BF65
   BAMBARA M.
    Les convulsions de l'enfant au service de pédiatrie du CHNYO : Aspects
   épidémiologiques et cliniques.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1994,n°258: 63.

Objectifs
   - Décrire les aspects épidémiologiques et cliniques des cas de convulsions fébriles chez les
   enfants de 0-15 ans.
   - Déterminer la mortalité globale, la létalité des convulsions chez les enfants de 0-15 ans.
   - Proposer des mesures visant à l'amélioration de la prise des convulsions chez les enfants
   de 0-15 ans.

Méthodologie
  - Étude prospective du 10/05/93 au 09/05/94.
  - Cadre : services de pédiatrie et du laboratoire du CHNYO
  - Saisie et analyse par le logiciel Epi info.

Résultats
   - Fréquence globale = 23,5 % des admissions
   - Prédominance du sexe masculin : 54,1 %
   - 76,7 % des enfants avaient entre 0-4 ans
   - Recrudescence aux mois de juillet à octobre (53,8 %) avec un pic en août
   - Traitement antipaludique avant l'admission = 73,5 %
   - Nombre moyen de crise = 2,1 avec des extrêmes de 1-20.
   - Délai moyen d'hospitalisation = 3,3 jours
   - Une hyperthermie a été noté dans 85,6 %
   - Dans 79,2 % des cas il s'agissait de crises tonico cloniques
   - Dans 99,6 % la durée des crises était < à 30 minutes
   - 56 % des enfants étaient reçus dans un état de coma.
   - La goutte épaisse était positive dans 53,7 % des cas
   - La ponction lombaire a été faite dans 50,2 % des cas : la cytologie et la bactériologie
   étaient négatives dans respectivement 84,7 et 90,2 %.
   - Le taux d'hémoglobine moyen était de 8 g/dl
   - La glycémie
       moyenne = 5,77 mmol/l                                        hypoglycémie = 22,9 %
   - Calcémie
       moyenne = 1,97 mmol/l                                       hypocalcémie = 62,6 %
   - Évolution
       guérison = 77 %                    évasion = 7,2 %                   décès = 15,2 %
       les décès représentent 25,22 % des décès du service.
   - Le décès était survenue avant 24 heures dans 79,6 % des cas.
   - Psychomotricité ultérieure
       normale = 96,6 %                              régression = 3,4 %.


                                                                                      107
Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Fréquence globale des convulsions = 23,5 % des admissions en pédiatrie
       * Les nourrissons sont les plus touchés et les formes tonico cloniques sont les plus
       fréquentes.
       * Les décès surviennent surtout dans les 24 premières heures.
   - Suggestions
       * Assainissement de la ville
       * Dotation en matériel de réanimation et en matériels d'urgence.
       * Améliorer la surveillance post natale et la consultation des enfants
       * Rechercher les étiologies des convulsions.

BF66
   BERE B.
   Analyse de la situation vaccinale et nutritionnelle des enfants de 0-5 ans dans la
   province du Namentenga Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS Ouagadougou, 1994, n°252 : 71.

Objectifs
   Objectif      Analyser la situation vaccinale et nutritionnelle des enfants de 0-5 ans dans
   général       deux zones (sensibilisée et non sensibilisée) de la province du Namentenga.

                  - Déterminer le taux de couverture vaccinale des enfants de 0-23 mois et le
                  niveau de connaissance des maladies cibles du PEV par les mères de ces
   Objectifs      enfants dans 2 zones de la province du Namentenga.
   spécifiques    - Analyser l'état nutritionnel des enfants de 0-5 ans dans la province du
                  Namentenga et dans les deux zones à travers le taux de malnutrition, le taux
                  d'anémie et la prévalence de l'avitaminose A
                  - Comparer le taux de couverture vaccinale des enfants de 0-23 mois, le
                  taux de malnutrition, de l'anémie, de l'avitaminose A à des enfants de 0-5
                  ans dans les deux zones de la province.

Méthodologie
  - Cadre province du Namentenga (224 000 habitants en 1993)
  - Période : 14 au 28 mars 1994
  - Type : étude transversale, échantillonnage en grappe.

Résultats
   - Enfants de 0-23 mois
       54 % avaient entre 12 et 23 mois
       47,7 % de filles contre 52,3 % de garçons
   - Enfants de 0 à 5 ans
       0 ans = 0,8 %                    1 an = 21,3 %                  2 ans = 16,7 %
       3 ans = 22 %                    4 ans = 22 %                    5 ans = 10 %
       44,6 % de filles contre 55,4 % de garçons


                                                                                     108
   - Femmes
       * 15-25 ans = 32,1 % 26-35 ans = 30,5 % 6-45 ans = 21,9 % 46 et + = 15,5 %
       * 92,9 % étaient analphabètes et 97,3 % étaient des ménagères
   - Couverture vaccinale des enfants de 0-11 mois
       BCG = 61 %          DTCP3 = 40 %            rougeole = 30 %      fièvre jaune = 30 %
   - Couverture vaccinale des enfants de 12-23 mois
       BCG = 82 %          DTCP3 = 67 %          rougeole = 60 %     fièvre jaune = 59 %
   - 19 % des femmes avaient leurs enfants non à jour de leurs vaccinations ou non vaccinés
   pour diverses raisons.
   - 54,8 % des femmes avaient déjà reçu au moins 2 doses de VAT
   - 26,8 % des enfants de 6 mois à 5 ans étaient malnutris.

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Taux d'utilisation des services de vaccination bas.
       * Faible couverture vaccinale antitétanique des femmes.
       * Taux de couverture vaccinale de la zone sensibilisée supérieur à celui de la zone non
       sensibilisée.
       * Niveau de connaissance des maladies du PEV bas
       * La prévalence maximale de malnutrition et de l'anémie se situe à l'âge de 1 an.
       * Le faible taux de scolarisation et d'alphabétisation influencent le niveau de
       compréhension des femmes sur la gravité des maladies du PEV et du bien fondé de la
       vaccination et des activités en matière d'éducation pour la santé.
   - Suggestions
       * Information et sensibilisation des femmes par IEC
       * Surveillance de l'état nutritionnel des enfants de 6-18 mois
       * Multiplication, amélioration et insistances sur les causeries d'éducation pour la santé.
       * Inciter et motiver les mères à participer activement aux séances d'éducation
       nutritionnelle.

BF67
   KABORE P. M. E. W.
   Place du paludisme dans les convulsions de l'enfant au service de pédiatrie du CHNYO
   de Ouagadougou.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994, n°261 : 66.
Objectifs
   - Recenser à l'admission les cas de convulsions chez les enfants de 0-15 ans
   - Identifier parmi ces convulsions celles liées au paludisme
   - Déterminer les principales affections associées au paludisme chez les enfants de 0-15 ans
   hospitalisés dans le service pour convulsions
   - Préciser les modalités évolutives des crises convulsives liées au paludisme chez les
   enfants de 0-15 ans
   - Déterminer la mortalité palustre et la létalité des convulsions d'origine palustre chez les
   enfants de 0-15 ans hospitalisés
   - Proposer des mesures en vue d'une meilleure prise en charge des convulsions d'origine
   palustre chez les enfants de 0-15 ans hospitalisés.


                                                                                        109
Méthodologie

   - Cadre : service de pédiatrie et du laboratoire du CHNYO de Ouagadougou
   - Étude prospective du 10/05/93 au 09/05/94

Résultats

   - Fréquence globale des convulsions = 23,52 %
   - Fréquence des convulsions liées au paludisme = 50,13 %
   - Prédominance du sexe masculin 53,6 %
   - 75,2 % des enfants avaient entre 0-4 ans
   - 72,83 % des enfants ont été admis entre juin et octobre avec un pic en août 96,6 % des
   enfants avaient reçus un traitement avant l'admission (antipaludéen = - 78,8 % ;
   anticonvulsifs = 55 %)
   - Délai d'admission
       extrêmes = 0 et 180 jours                      moyenne = 2,9 jours
   - Clinique
       hyperthermie = 91,3 %                          perte de connaissance = 66,4 %
       vomissements = 34,9 %
   - Température moyenne = 38°7
   - Crises tonico cloniques = 84,4 %
   - Durée des crises < 30 minutes = 99,6 % des cas.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion *
       * Le paludisme est la 1ère cause des convulsions chez l'enfant
       * Importante variation saisonnière
       * Forte mortalité et létalité
       * La forme convulsive du paludisme constitue une urgence pédiatrique.
   - Suggestions
       * Amélioration de la surveillance post natale et de la consultation de l'enfant.
       * Promotion du traitement présomptif des accès fébriles à la chloroquine.
       * Sensibilisation des parents pour la consultation précoce.
       * Approche étiologique précise par des examens paracliniques.
       * Assainissement du milieu.
       * Équipement en matériel de réanimation et en médicaments d'urgence.




                                                                                          110
BF68
   KABORE P. W. O.
   Aspects épidémiologiques, cliniques et évolutifs de la tuberculose chez l'enfant en
   milieu hospitalier.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994, n°244 : 94.

Objectifs

   Objectif      Situer la place de la tuberculose de l'enfant dans l'endémie tuberculeuse
   général       ainsi que sa place au sein des pathologies de l'enfance en milieu hospitalier
                 et en cerner les différents aspects.
                 - Déterminer l'incidence et la prévalence de la tuberculose de l'enfant en
                 milieu hospitalier.
   Objectifs     - Décrire le profil épidémiologiques de la tuberculose chez l'enfant
   spécifiques   - Décrire les aspects cliniques et paracliniques de la tuberculose chez
                 l'enfant
                 - Évaluer les résultats du traitement de la tuberculose chez l'enfant
                 - Dégager des éléments de recommandations pour le diagnostic et la prise
                 en charge de la tuberculose de l'enfant.

Méthodologie

   - Etude rétrospective du 01/01/90 au 31/12/93 concernant les enfants de 0-15 ans
   - Malades mis sous traitement du service de pédiatrie et du centre régional de lutte anti
   tuberculeux.

Résultats

   - 83 cas de tuberculoses chez les enfants de 0-15 ans pour 1293 cas tout âge confondu soit
   6,42 % de l'ensemble des cas de tuberculoses.
   - Âge
       extrêmes = 2 mois et 15 ans
       0-4 ans = 37,3 %                5-9 ans = 27,7 %                10-15 ans = 34,9 %
   - Sexe : 51,8 % de filles et 48,2 % de garçons
   - 49,4 % ont été vaccinés par le BCG à la naissance et 31,3 % n'étaient pas vaccinés.
   - 66,3 % d'atteintes pulmonaires et 33,7 % d'atteintes extra pulmonaires
   - Évolution
       guérison complète = 36 cas                          guérison avec séquelles = 17 cas
       abandon = 6 cas                                     décès = 8 cas
       reprise évolutive = 2 cas.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       Le diagnostic de la tuberculose chez l'enfant est peu aisé du fait de la difficulté
       d'obtention de preuve bactériologiques et en raison de la limitation des moyens


                                                                                     111
       d'investigations.
   - Suggestions
       * Réalisation d'une enquête épidémiologique devant toute tuberculose de l'enfant à la
       recherche de la source de contamination
       * Intensification de l'éducation pour la santé et la mise en place d'un système efficient
       de récupération des cas d'abandon
       * La vaccination ou la revaccination de tous les enfants vivants au contact d'un
       tuberculeux bacillifère et ayant une réaction tuberculinique négative.
       * Étude de l'efficacité du BCG chez les enfants de 0-5 ans
       * Étude de l'impact du VIH sur la tuberculose chez les enfants.

BF69
   KAGAMBEGA J. F.
   Étude des protéines plasmatiques chez le nourrisson et le jeune enfant noir Burkinabé
   sains et en état de malnutrition protéino calorique.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994,n°239 : 165.

Objectifs

   Déterminer des valeurs de référence des protéines plasmatiques marqueurs nutritionnels
   chez le nourrisson et le jeune enfant Burkinabé considéré comme sains et malnutris en vue
   d'un diagnostic précoce de l'état de malnutrition et du suivi des malades.

Méthodologie

   - Étude prospective cas/témoins menée au CYNYO, et aux CM urbain et de Samandin
   - Période du 15/06/92 aux 19/01/93
   - Échantillonnage accidentel de sujets sains et malnutris
   - Prélèvements sanguins pour examen de laboratoire.
   - Étude de 18 paramètres biochimiques par calorimètre ou photomètre soit par
   immunophelemétrie.

Résultats

   - 231 nourrissons et jeunes enfants ont été inclus : 125 cas de malnutrition protéino
   énergétique (MPE) et 106 témoins sains.
   - Sexe ratio = 1,08 pour les malnutris et 0,96 pour les témoins
   - La malnutrition modifie significativement le taux d'hémoglobine, la kaliémie, la
   glycémie dont les concentrations chutent alors que l'urée sanguine augmente
   - L'albumine, la transférine, et surtout l'apolipoprotéine A1 et la préalbumine dont les
   concentrations plasmatiques s'effondrent chez les malnutris (p < 0,001) apparaissent être
   des protéines de choix pour le diagnostic et le suivi de la malnutrition protéino énergétique
   (MPE)
   - La préalbumine, et l'apolipoprotéine A1 permettent la détection des formes infra
   cliniques
   - Intérêt pronostic important de ces 4 protéines


                                                                                       112
   - les données biochimiques et les paramètres anthropométriques sont significativement et
   fortement corrélés.
   - Sur le plan anthropométrique et clinique
       * L'utilisation combinée de 2 indices nutritionnels en l'occurrence les indices
       poids/taille et taille/âge constitue une meilleure approche pour appréhender l'état
       nutritionnel des enfants.
       * Le déficit pondéral ou émaciation débute tôt dans l'enfance (dès le 6è mois et
       persiste au delà de 4 ans)
       * Le retard statural est plus important après l'âge de 1 an
       * L'anémie et le retard psychomoteur sont significativement associés à la malnutrition
   - Sur le plan biologique
       * L'hémoglobine, les électrolytes sanguins en particulier la kaliémie et la glycémie
       sont profondément affectés par la MPE avec chute important de leur concentration
       sérique.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Les 4 protéines ont des concentrations plasmatiques corrélés significativement au
       statut nutritionnel. Ce sont donc des marqueurs faible de l'état nutritionnel des enfants.
       * La préalbumine et l'apolipoprotéine A1 sont les plus précocement atteints au cours
       de la MPE.
       * L'effondrement important de ces 4 protéines était significativement associé à la
       survenue du décès.
       * Il existe une forte corrélation entre les paramètres anthropométriques et les données
       biochimiques.
       * Le bas niveau socio économique des parents constitue le déterminisme de la
       malnutrition protéino énergétique.
   - Suggestions
       * Renforcement de la surveillance alimentaire
       * Élaboration et mise en place d'une politique d'éducation nutritionnelle avec des
       objectifs tangibles à court, moyen et long terme, notamment un programme
       d'assistance nutritionnelle.
       * L'équipement et la subvention de laboratoires d'analyses médicales afin d'en faciliter
       l'accessibilité aux populations subséquemment au personnel de santé.
       * Initiation d'autres études qui pourraient élucider la part des facteurs socio-
       économiques et culturels dans le développement de la malnutrition.
       * Appui à des études biologiques pour l'établissement des valeurs de référence
       nationale.
       * Initiation d'études sur les régimes alimentaires les mieux adaptés à notre contexte
       socioculturel pour le CREN.
       * Organisation des sessions de formation et de recyclage en nutrition pour les agents
       de santé.
       * Détermination systématique des indices anthropométriques dès l'admission des
       enfants dans le service de pédiatrie.




                                                                                        113
BF70
   TIENDRBEOGO S.
   Parasitoses intestinales et bilharzioses urinaire en milieu scolaire dans la ville de
   Ouagadougou Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994,n°250 : 105.

Objectifs
   Objectif       Établir le profil épidémiologique des parasitoses intestinales et de la
   général        bilharziose urinaire en milieu scolaire dans la ville de Ouagadougou
                  - Évaluer la prévalence des parasitoses intestinales chez les scolaires
   Objectifs      - Évaluer la prévalence de la bilharziose urinaire chez les scolaires
   spécifiques    - Identifier les facteurs de risque liés aux parasitoses intestinales et la
                  bilharziose urinaire en milieu scolaire
                  - Déterminer les signes cliniques liés aux parasites intestinaux.

Méthodologie
  - Sondage selon latechnique d'Henderson par tirage au sort de 30 grappes de 18 élèves.
  Choix des élèves fait par stratification selon 3 niveaux (primaire, élémentaire et moyen).
  - Période d'avril à juin 1993.
  - 519 élèves ont été inclus dont 51,1 % de filles
  - Âge moyen = 10 ans avec des extrêmes de 5 et 15 ans.

Résultats
   - Taux de prévalence des parasites intestinaux = 62,2  4,2 %
   - Taux de prévalence des protozoaires intestinaux = 54,1  4,3 %
   - Taux de prévalence des helminthes = 10,2  2,3 %
   - Parmi les 323 élèves parasités, 20 étaient porteurs d'au moins 2 parasites soit 6,2 % des
   élèves parasités.
   - Taux de prévalence de Schistosoma haematobium = 3,3  1,5 %

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Les parasitoses intestinales évoluent de manière méso endémique en milieu scolaire
       à Ouagadougou. Il s'agit essentiellement d'un parasitisme à protozoaire.
       * Prédominance des parasites à transmission orale.
       * La bilharziose urinaire est rare dans nos écoles. La présence de cas autochtones
       traduit l'existence de zones de transmission dans la ville de Ouagadougou.
   - Suggestions
       * Renforcer l'éducation pour la santé dans les écoles primaires
       * Reprendre le concours national de salubrité dans les établissements préscolaires et
       primaires du pays.
       * Effectuer une prospection malacologique exhaustive des cours d'eaux et barrages de
       la ville de Ouagadougou
       * Doter toutes les écoles d'une alimentation en eau courante et latrines fonctionnelles
       en nombre suffisant.



                                                                                     114
SANTE ADOLESCENTS/JEUNES
DONNEES GENERALES
Paramètres             Données                                  Source
                       - Types d'informations souhaitées par
                       les jeunes
                       * Dans le domaine de la PF :
                       comment éviter une grossesse,
                       comment       éviter   les  maladies,    Rapport final. Ministère de
Besoins des jeunes en informations sur les méthodes             la       Santé,       DSF,
SR                     contraceptives et des informations sur   Ouagadougou, avril 1998 :
                       les rapports sexuels.                    91. [67.
                       * Dans le domaine de la grossesse et
                       de l'accouchement : complication de
                       l'accouchement, durée de la grossesse,
                       suivi de la grossesse.
                       * Dans le domaine des MST/sida :
                       mode de transmission, manifestations
                       cliniques.
                       - TMM                                    Rev Méd Brux 1999; 2:87-
                       * 4081 pour 100 000 NV                   9. [89.
                       * 3,1 % des accouchements des
                       adolescentes.
- Mortalité maternelle * 16,3 % de l'ensemble des décès
chez les adolescentes  maternels.
                                                                Rev Méd Brux 1999; 2:87-
                        - Causes des décès                      9. [89.
                        * avortements provoqués clandestins
                        (6 cas) = 30 %
                        * anémie chronique (6 cas) = 30 %
                        * choc infectieux (3 cas) = 15 %
                        * rupture utérine (3 cas) = 15 %
                        * éclampsie (2 cas) = 10 %.




                                                                                   115
RESUME DES TRAVAUX

1999
BF71
   LANKOANDE J., Ouédraogo C.M.R., Ouédraogo A., Tiéba B., Akotionga M.,
   Sanou J., Koné B.
   La mortalité maternelle chez les adolescentes au CHU de Ouagadougou, Burkina Faso.
   Rev Méd Brux 1999; 2:87-9.

Objectifs
   Préciser la vulnérabilité des adolescentes face aux complications de la grossesse et de
   l'accouchement afin de mieux plaider pour le renforcement des programmes de santé et
   d'éducation des adolescentes au Burkina Faso.

Méthodologie
  - Étude rétrospective menée à la maternité du CHU de Ouagadougou au cours de l'année 1995.
  - Analyse et saisie par le logiciel Epi info.

Résultats
   - Taux de mortalité maternelle
       * 20 décès, 646 accouchements et 490 naissances vivantes ont été colligés
       * taux de mortalité maternelle = 4081 pour 100 000 NV et 3,1 % des accouchements
       des adolescentes.
       * Cette mortalité maternelle représentait 16,3 % de l'ensemble des décès maternels.
   - Fréquence des décès en fonction de l'âge
       * 13-15 ans = 47,6 % (1/21)
       * 16-17 ans = 16 % (3/187)
       * 18-19 ans = 36,5 % (16/438)
   - Fréquence des décès en fonction de la parité
       * primipare = 27,8 % (15/538)
       * paucipare = 46,3 % (5/108)
   - Causes des décès
       * avortements provoqués clandestins (6 cas) = 30 %
       * anémie chronique (6 cas) = 30 %
       * choc infectieux (3 cas) = 15 %
       * rupture utérine (3 cas) = 15 %
       * éclampsie (2 cas) = 10 %.
   - Facteurs contributifs de décès maternels : manque de kit opératoire et manque de sang.

Conclusion et suggestions
   - La grossesse chez l'adolescente est une grossesse à risque pouvant être responsable de
   décès maternel.
   - Encourager et développer les programmes de santé spécifiques à l'adolescente.
   - Sensibilisation sur les méthodes contraceptives et les conséquences des avortements provoqués.



                                                                                            116
1998
BF72
   ANONYME.
   Évaluation des besoins en santé de la reproduction des jeunes du secteur non informel
   au Burkina Faso. Rapport final.
   Ministère de la Santé, DSF, Ouagadougou, avril 1998 : 91.

Objectifs

   Objectif       Évaluer les besoins des jeunes du secteur non informel dans le domaine de
   général        la SR en particulier l'information/conseil, la prévention des grossesses non
                  désirées, la lutte contre les MST et le sida/VIH
                  - Inventorier tous les problèmes de santé rencontrés par les jeunes surtout
                  dans le domaine de la SR et MST/sida
                  - Inventorier les services disponibles pour le public cible dans les
   Objectifs      formations sanitaires et autres structures dans le domaine de la SR, la PF et
   spécifiques    MST/VIH/sida
                  - Identifier avec les jeunes eux mêmes les services nécessaires pour la
                  résolution des différents problèmes de santé identifiés
                  - Proposer des stratégies efficaces et des axes d'intervention possibles pour
                  une meilleure prise en charge des jeunes et des adolescents du secteur
                  informel au Burkina Faso en matière de SR, PF et MST/sida.

Méthodologie

   - Étude prospective du 30/101997 au 20/11/1997 par interview des jeunes et groupes de
   discussion dirigés et enquête des prestataires au niveau de 11 régions sanitaires du Burkina
   - Ont été inclus 339 jeunes du secteur informel et 22 focus ont été réalisés.
   - Régions : Ouagadougou, Tenkodogo, Fada, Dori, Kaya, Ouahigouya, Dédougou,
   Koudougou, Bobo, Banfora et Gaoua.

Résultats

   - Âge
       10-14 ans = 7 %          15-19 ans = 48 %       20-24 ans = 44 %
   - Sexe : 173 filles et 166 garçons
   - Statut matrimonial
       mariés = 6 cas             concubinage = 32 cas            célibataires = 301 cas
   - Utilisation des méthodes contraceptives
       aucune = 111 cas           moderne = 186 cas traditionnel = 1 cas
   - Types d'informations souhaitées par les jeunes
       * Dans le domaine de la PF : comment éviter une grossesse, comment éviter les
       maladies, informations sur les méthodes contraceptives et des informations sur les
       rapports sexuels.
       * Dans le domaine de la grossesse et de l'accouchement : complication de


                                                                                      117
    l'accouchement, durée de la grossesse, suivi de la grossesse.
    * Dans le domaine des MST/sida : mode de transmission, manifestations cliniques.
- Problèmes de SR perçus par les jeunes
    Conséquences sociales des grossesses non désirées, difficultés d'accès aux lieux de
    soins du fait des avortements.
- Connaissances sur la prévention du sida
    Éviter les rapports sexuels, port des condoms
- Classification des problèmes prioritaires à résoudre
    MST/sida,      avortement/grossesse indésirée      excision   toxicomanie/drogue




                                                                               118
1997
BF73
   OUANGRE E.
   Les anomalies de position du
   testicule : Enquête épidémiologique en milieu scolaire dans la ville de Ouagadougou.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997,n°487: 59.

Objectifs

   - Déterminer la prévalence des anomalies de position du testicule chez l'enfant en milieu
   scolaire
   - Répertorier les anomalies de position du testicule chez l'enfant en milieu scolaire
   - Rechercher les anomalies associées.

Méthodologie

   - Cadre : écoles primaires de la ville de Ouagadougou
   - Type : enquête transversale
   - Période : avril en juin 1996.
   - 7335 élèves du primaire ont été inclus.

Résultats

   - Âge
       extrêmes = 2 et 18 ans                                moyenne = 9,9 ans
   - Fréquence des ectopies testiculaires = 1,07 %
   - 135 cas de pathologies du canal péritonéo vaginal ont été notés
       ectopie testiculaire = 58,5 %                          hernie inguinale = 26 %
       hydrocèle = 12,5 %                                     atrophie testiculaire = 2,2 %
       kyste du cordon = 0,8 %
   - Âge moyen des enfants ayant une ectopie testiculaire = 9,7 ans avec des extrêmes de 6 et
   14 ans.

Conclusion et suggestions

   - Sensibilisation du personnel de santé sur le diagnostic précoce en salle d'accouchement.
   - Recyclage sur l'examen clinique du nouveau né.
   - Information et sensibilisation des parents sur les risques d'infertilité et de cancérisation
   liée à l'ectopie testiculaire et la nécessité de palper les bourses de leurs enfants.
   - Sensibilisation du personnel médico scolaire sur la nécessité de palper les bourses de tout
   écolier consultant au dispensaire.
   - Estimation de la fréquence réelle des ectopies testiculaires dans la population générale.




                                                                                        119
1994

BF74
   OUEDRAGO C. M. T.
   Identification et analyse des problèmes de santé des adolescents de 12 à 19 ans en
   milieu scolaire à Ouagadougou Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994 n°246 : 72.

Objectifs

                 Identifier et analyser les problèmes et besoins de santé des adolescents de
   Objectif      12-19 ans des lycées et collèges de la ville de Ouagadougou.
   général
                 - Décrire l'histoire médicale des adolescents de 12-19 ans des lycées et
                 collèges de la ville de Ouagadougou
                 - Rechercher les comportements liés à la santé des adolescents de 12-19 ans
   Objectifs     - Recueillir auprès des adolescents de la ville de 12-19 ans des lycées et
   spécifiques   collèges de la ville de Ouagadougou leurs plaintes en matière de santé
                 - Recueillir auprès des adolescents de la ville de Ouagadougou des lycées et
                 collèges de 12-19 ans leurs demandes en matière de santé
                 - Faire des suggestions pour l'amélioration de la santé des élèves
                 adolescents de la ville de Ouagadougou.

Méthodologie

   - Enquête transversale de 24 établissements secondaires
   - Période du 29/11/93 au 08/02/94
   - 1047 élèves ont été inclus.

Résultats

   - Sexe : 49 % de filles et 51 % de garçons
   - Âge
       12 ans = 3 %           13 ans = 8,9 %         14 ans = 11,2 %       15 ans = 13 %
       16 ans = 13,8 %        17 ans = 19,1 %        18 ans = 22,8 %       19 ans = 7,6 %
   - antécédents
       hémoglobinopathie = 16 %                                      asthme = 6 %
       poliomyélite = 2 %                                            épilepsie = 0,7 %
   - Tous les élèves étaient célibataires, 73 % habitaient en famille et 27 % étaient en
   location.
   - Statut vaccinal
       tétanos = 83 %                     rougeole = 66 %               méningite = 57 %
       tuberculose = 47 %                  coqueluche = 29 %            poliomyélite = 28 %
       diphtérie = 17 %                   hépatite = 5 %


                                                                                    120
   - Durée du sommeil par 24 h
       < 7 h = 26 %                       7-9 h = 40 %                          > 9 h = 29 %
   - 4,2 % des élèves (7 % de filles et 93 % de garçons) fumaient
   - 31,3 % (dont 34,3 % de filles) prenaient des boissons alcoolisées
   - 58,6 % (dont 41 % de filles) prenaient du thé et 73,5 % (dont 46 % filles) prenaient du
   café.
   - 2 % des élèves avaient eu l'occasion de consommer de la drogue
   - 31 % des élèves (dont 40 % de filles) avaient déjà eu des rapports sexuels
   - Âge moyen au 1er rapport sexuel
       14,9 ans pour les deux sexes
       16,1 ans pour les filles et 12,8 ans pour les garçons (différence significative)
   - 2,6 % des filles avaient été violées
   - Nombre d'enfants désirés : 3,13 pour les filles et 3,81 pour les garçons.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       Les comportements à risque sont : la consommation d'alcool, de tabac, les expériences
       sexuelles, suivies des grossesses indésirées, des avortements provoqués et des
       MST/sida.
   - Suggestions
       * Mise en place d'un programme pour la promotion de la santé des adolescents
       * Créer des centres d'animation où les adolescents pourront trouver en permanence les
       informations dont ils ont besoins.
       * Faire respecter les lois interdisant de fumer dans les lieux publics et l'avortement.
       * Faire des études sur l'alimentation et la sexualité des adolescents
       * Favoriser et entretenir un dialogue avec les adolescents.

BF75
   SOURA Y.
   Le tabagisme des élèves des établissements du Burkina Faso : A propos d'une enquête
   dans 12 provinces. Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1994, n°245: 70. [73.

Objectifs

   Objectif      Étudier le tabagisme des élèves du secondaire dans 12 provinces du
   général       Burkina Faso.
                 - Déterminer la prévalence du tabagisme en milieu scolaire dans 12
   Objectifs     provinces du Burkina Faso.
   spécifiques   - Déterminer les connaissances des élèves sur les effets nocifs du tabac.
                 - Déterminer les caractéristiques du tabagisme des élèves fumeurs.
                 - Décrire le profil social des élèves fumeurs.




                                                                                     121
Méthodologie

   - Le tirage au sort d'une classe par niveau d'étude et par province a abouti à un échantillon
   de 4950 élèves repartis dans 84 classes.
   - L'ensemble des établissements secondaires des 12 provinces comptait 28 625 élèves en
   1992.
   - Période d'étude = mai 1992.

Résultats

   - 4941 élèves ont été retenus.
   - Âge
       extrêmes = 11 et 25 ans                       moyenne = 17,4  2,1 ans
   - 61 % des élèves connaissaient la nocivité du tabac
   - Effets nocifs identifiés
       cancer = 72,8 %                                    pathologie respiratoire = 62,3 %
       pathologie cardio vasculaire = 33,4 %              effets neuro psychiques = 14,2 %
   - L'âge moyen d'initiation au tabagisme était de 13,4  2,2 ans.
   - Consommation moyenne de cigarettes par jour = 7,5  2,6.
   - Âge moyen des fumeur = 18  1,8 ans (extrêmes = 14 et 25 ans=
   - La proportion de fumeurs qui n'avaient jamais redoublé était significativement plus
   faible que celle des non-fumeurs (p < 10-7.
   - Motifs de consommation de cigarettes
       vaincre la peur = 43,6 %                               copains fumeurs = 36,8 %
       rester éveillé = 33,8 %                                influence publicitaire = 8,3 %
       parent fumeur = 7,8 %                                 plaisir = 2,9 %
       lutte contre nausée = 2,9 %
   - Motifs du refus de fumer chez les élèves qui n'ont jamais fumé
       connaissance des effets nocifs = 62,9 %               raisons de santé = 42,4 %
       pression de l'entourage = 14 %               manque de moyens financiers = 6,9 %
       dégoût = 4,7 %                               le fait d'être fille = 4,1 %
       manque d'intérêt = 3,4 %                     religion = 1,7 %.

Conclusion et suggestions

   - Intégration de la lutte anti tabac dans les activités quotidiennes du personnel de la santé.
   - Mise en place d'un programme national de lutte anti tabac au niveau scolaire
   - Augmenter les taxes sur les produits du tabac.
   - Interdire le sponsor des activités sportives et culturelles des élèves par les firmes de
   tabac.




                                                                                        122
MST/SIDA
DONNEES GENERALES
Paramètres             Proportion                             Source
                       - Séroprévalence chez les femmes       Int Journal of STD and
                       enceintes = 8 %                        AIDS, 1997; 8: 646-51.
                       * VIH1 = 85 %                          [46].
                       * VIH2 = 11 %
                       * VIH1+2 = 4 %.                        Th.       Méd.:      FSS,
                       - Séroprévalence chez les routiers =   Ouagadougou,        1994,
                       13,4 %                                 n°240: 44. [22].
                       * VIH1 = 8,6 %
                       * VIH1+2 = 4,8 %                       Th.       Méd.:     FSS,
- Séroprévalence selon * Indéterminé = 2,2 %                  Ouagadougou, 1997,n°492:
la catégories sociale  - Séro prévalence VIH chez les         84. [43].
                       donneurs de sang = 7,2 %               Int Journal of STD and
                       - Séroprévalence selon la situation    AIDS, 1997; 8: 646-51.
                       matrimoniale                           [46.
                       * Célibataire = 10,9 %
                       * Concubinage = 13,2 %             *   Ministère de la santé,
                       Marié = 7,1 % (p = 0,02)               DMP/SPCNL-SIDA-MST,
                       - Séroprévalence chez les détenus =    Ouagadougou,      mai
                       9,1 %                                  1999,11. [95.
                       * VIH1 = 6,93 %
                       * VIH2 = 0,72 %
                       * VIH1+2 = 1,46 %
- Prévalence selon le - masculin = 59,3 %                     Ministère de la santé,
sexe                   - féminin = 40,7 %                     DMP/SPCNL-SIDA-MST,
                                                              Ouagadougou,         mai
                                                              1999,11. [95.
                       - Principaux germes                    Th.       Méd.:     FSS,
- Les MST              * gonococcie = 37,7 %                  Ouagadougou, 1996,n°407:
                       * candidoses = 23,5 %                  87. [41].
                       * leucorrhées = 15,6 %
                       * trichomonases = 2,4 %
                       * ulcérations génitales = 1,3%
                       * écoulement urétral = 0,8 %        Th.      Méd.:      FSS,
                       - Prévalence chez les prostituées = Ouagadougou, 1997,n°492:
                       52,6 %                              84. [43.




                                                                                 123
Paramètres                Proportion                                 Source

-          Manifestations - Lésions dermatologiques                  Th.      Méd. :    FSS,
cliniques de l'infection * prurigo = 32,3 % zona = 30 %              Ouagadougou, 1997,n°433
VIH                       * dermatoses fongiques = 28,4 %            : 77. [42].
                          * cheveux frisés = 19,4 %
                          * dermite séborrhéique = 12,9 %
                          *        gale        =      4,5       %
                          * folliculites = 4 % .
Connaissances         sur - Connaissances des parents                Th.        Méd.:    FSS,
l'infection à VIH         * 100 % des parents avaient déjà           Ouagadougou, 1997,n°488:
                          entendu parlé du sida                      130. [63].
                          * 52,9 % avaient une bonne
                          connaissance
                          * 30,2 % des parents ne savaient pas
                          qu'un enfant pourrait être atteint du
                          sida.
- Prévalence par tranche - Répartition de la prévalence selon        Ministère de la santé,
d'âge                     l'âge                                      DMP/SPCNL-SIDA-MST,
                          * 0-15 mois = 1,7 %                        Ouagadougou,      mai
                          * 16 mois -4 ans = 3,4 %                   1999,11. [95].
                          * 5-14 ans = 1,6 %
                          * 15-19 ans = 6,3 %
                          * 20-29 ans = 23,8 %
                          * 30-39 ans = 45,3 %
                          * 40-49 ans = 14,9 %
                          * 50-59 ans = 3 %.
-             Paramètres - Poids et taille                           Cahiers Santé 1999;9:173-
anthropométriques à la * Les enfants nés de mères infectées          7. [81].
naissance                 par le VIH avaient plus souvent un
                          faible poids de naissance que les
                          autres (23,7 % contre 15,6 %) et
                          étaient plus fréquemment de petite
                          taille (17,8 % contre 10,3 %).
                          * L'infection maternelle par le VIH et
                          la primiparité constituent des facteurs
                          de risque de faible poids de naissance.
                          * Le seul facteur de risque de petite
                          taille est l'infection maternelle par le
                          VIH.
                          - Le périmètre crânien
                          Le périmètre crânien à la naissance        Cahiers Santé 1999;9:173-
                          des enfants n'était pas lié au statut      7. [81].
                          VIH de la mère.



                                                                                       124
RESUME DES TRAVAUX


1999

BF76
   ANONYME.
   Rapport sur les données de séro-surveillance de site sentinelle et la notification des cas
   de sida et des MST au 31 décembre 1998.
    Ministère de la santé, DMP/SPCNL-SIDA-MST, Ouagadougou, mai 1999,11.

Objectifs

   Analyser les données de surveillance des sites sentinelles et de la notification des cas de
   sida et des MST au Burkina Faso.

Méthodologie

   - Données recueillies à partir des cas notifiés par les formations sanitaires.
   - Sites sentinelles : Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Ouahigouya, Tenkodogo, Gaoua.
   - Stratégie II recommandée par l'OMS/ONUSIDA a été utilisée pour la détection de
   l'infection à VIH (femmes enceintes).
   - Les réactifs utilisés sont l'ELISA, le ICE HIV 1.0.2 et le Multispot 1-2.
   - Données d'une enquête ponctuelle menée à la maison d'arrêt et de correction de
   Ouagadougou en mai 1998.

Résultats

   - Nombre total de cas cumulés de sida est passé de 10 cas en 1986 à 13 518 cas au 31
   décembre 1998.
   - Évolution des cas de sida selon les années
       1986 = 10 cas                1987 = 21 cas            1988 = 394 cas
       1989 = 351 cas               1990 = 202 cas           1991 = 835 cas
       1992 = 1073 cas              1993 = 836 cas           1994 = 1892 cas
       1995 = 1684 cas              1996 = 1838 cas          1997 = 2216 cas
       1998 = 2166 cas.
   - Séroprévalence VIH en 1997 chez les femmes enceintes selon les sites sentinelles
       * Bobo Dioulasso : Sarfalao = 7,58 %
       * Ouagadougou : Kossodo = 6,74 %
       * Ouahigouya : 6,47 %
   - Séroprévalence VIH en 1998 chez les femmes enceintes selon les sites sentinelles
       * Bobo Dioulasso: Sarfalao = 7,71 % Hamdalaye = 8,96 %
       * Ouagadougou : Kossodo = 8,25 %                   Saint Camille = 7,7 %
       * Ouahigouya : 7 %


                                                                                     125
       * Gaoua : 4 %
       * Tenkodogo : 4,3 %
   - Répartition des cas de sida par âge (l'âge n'était pas précisé dans 468 cas)
       0-15 mois = 13 cas                                       16 mois -4 ans = 26 cas
       5-14 ans = 12 cas                                        15-19 ans = 48 cas
       20-29 ans = 182 cas                                      30-39 ans = 347 cas
       40-49 ans = 114 cas                                      50-59 ans = 23 cas
   - Sexe : masculin = 59,3 %                                féminin = 40,7 %
   - Taux de morbidité proportionnelle des MST
       * Bobo Dioulasso : Il a été notifié 10 509 cas de MST sur 117 338 consultants en 1998
       soit un taux de morbidité proportionnel de 8,9 %.
       * Ouagadougou: il a été notifié 6 738 cas de MST sur 265 370 consultants soit un taux
       de morbidité proportionnelle de 2,5 %.
   - En 1998, en milieu urbain (Ouagadougou et Bobo Dioulasso) la prévalence du VIH varie
   de 7,7 à 8,9 %
   - Sur un échantillon de 274 détenus,
       * taux de prévalence de l'infection VIH = 9,1 %
           VIH1 = 6,93 %                     VIH2 = 0,72 %                   VIH1+2 = 1,46 %
       * séroprévalence syphilitique = 7,3 %.

Conclusion et suggestions

   - Faible notification des cas de sida par les formations sanitaires.
   - Formation du personnel pénitencier et sensibilisation des détenus sur les MST et le sida.

BF77
   SOMBIE I., Nacro B., Tiendrébéogo S., Dao B., Cartoux M., Méda N., Ky Zerbo O.,
   Dabis F., Mandelbrot L., Van de Perre P.
   Infection maternelle par le VIH et paramètres anthropométriques de l'enfant à la
   naissance au Burkina Faso.
   Cahiers Santé 1999;9:173-7.

Objectifs

   Analyser la relation entre l'infection maternelle par le VIH et les paramètres
   anthropométriques de l'enfant à la naissance au Burkina Faso.

Méthodologie

   - Étude prospective menée de janvier 1995 à mai 1996 à Bobo Dioulasso.
   - Critères d'inclusion : au moins 18 ans, résider dans la ville et être enceinte de 7 mois au
   plus, acceptation du test VIH
   - Était considérés comme petits les enfants ayant : un poids de naissance < 2500 g, toute
   taille < 47 cm et tout périmètre crânien < 33 cm.
   - Analyses univariées et multivariées ont été réalisées.



                                                                                       126
Résultats

   - Test de dépistage VIH proposé à 3695 femmes et 3387 femmes (91,66 %) ont accepté.
   - Échantillon d'étude composé de 956 mères (et 956 enfants) avec 118 femmes (12,3 %)
   ayant une sérologie VIH positive.
   - Il n'existait aucune différence au niveau des âges, nombre de grossesses et
   d'accouchements moyens entre les femmes séropositives et séronégatives.
   - Chez les enfants, le poids, la taille, le périmètre crânien, l'âge gestationnel moyen, les
   proportions de prématuré et de retard de croissance intra-utérin ne différaient pas en
   fonction du statut sérologique de la mère.
   - Les enfants nés de mères infectées par le VIH avaient plus souvent un faible poids de
   naissance que les autres (23,7 % contre 15,6 %) et étaient plus fréquemment de petite
   taille (17,8 % contre 10,3 %).
   - Le périmètre crânien à la naissance des enfants n'était pas lié au statut VIH de la mère.
   - L'infection maternelle par le VIH et la primiparité constituaient des facteurs de risque de
   faible poids de naissance.
   - Le seul facteur de risque de petite taille était l'infection maternelle par le VIH.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       L'infection maternelle par le VIH est un facteur de risque de faible poids de naissance
       qui reste une cause importante de mortalité périnatale et infantile.
   - Suggestions
       * Activité d'information, d'éducation et de communication en matière de VIH chez les
       femmes en âge de procréer.
       * Création d'un centre de dépistage volontaire
       * Promotion du dépistage du VIH dans un couple lors des visites prénuptiales.
       * Promotion des préservatifs dans les centres de planification, familiale comme
       méthode efficace de contraception et de protection contre le VIH.
       * Administration de zidovudine à toute femme enceinte séropositive.

BF78
   TAVERNE B.
   Représentations de la transmission mère-enfant du sida, perception du risque et
   messages d'information sanitaire au Burkina Faso.
   Cahiers Santé 1999;9:195-9. [84].

Objectifs
   - Étude de la compréhension des messages officiels de lutte contre le sida en milieu rural.
   - Étude de l'influence des messages de lutte contre le sida sur les représentations
   populaires du sida et de ses modes de transmission.

Méthodologie
  - Enquête ethnographique menée entre 1993 et 1998 dans une dizaine de villages mossi de
  la province de l'Oubritenga.


                                                                                       127
   - Entretiens semi-directifs et observations directes effectuées à l'occasion de séjours de 1 à
   4 mois.
   - 200 entretiens formels ont été réalisés dont une cinquantaine auprès de 10 guérisseurs.

Résultats

   - Les représentations populaires contemporaines de transmission mère-enfant du VIH se
   fondent sur l'idée que la maladie est dans le sang et que le foetus est conçu à partir du
   mélange de sangs.
   - Aussi la contamination est jugée inévitable et systématique car elle aura lieu in utero.
   - Le lait maternel aurait le même pouvoir contaminant que le sang car le lait c'est du sang,
   mais son rôle dans la transmission est jugé secondaire puisque la contamination serait
   antérieure à la naissance.
   - L'allaitement est jugé responsable de la transmission de la maladie selon deux autres
   directions : un enfant sain pourrait être contaminé en tétant une femme malade ; une
   femme saine pourrait être contaminée en allaitant un enfant né de mère malade.
   - Le caractère systématique de la transmission et la crainte de la contagion à partir de
   l'enfant conduisent la population à affirmer qu'aucun soin ne peut être accordé à un enfant
   né d'une femme malade du sida, qu'il faut l'abandonner et le laisser mourir.
   - Ces représentations sont des constructions récentes élaborées par la population à partir
   des croyances préexistantes relatives à la physiologie et au rôle du sang dans la
   transmission des maladies, sur la base des informations sanitaires entendues.
   - Les messages d'information sanitaire ont une responsabilité majeure dans l'élaboration de
   ces représentations.

Conclusion et suggestions
   - Les messages d'information sanitaire constituent la principale voie de diffusion d'une
   information scientifique auprès de la population.
   - Les enjeux liés à la qualité et à la justesse des informations diffusées sont donc majeurs.
   - Les notions de risque de transmission et l'énoncé de leur valeur constituent une part
   essentielle du contenu des explications des modes de transmission du sida.




                                                                                        128
1998
BF79
   LANKOANDE S., Méda N., Sangaré L., Compaoré I.P., Catraye J., Sanou P.T. Van
   Dyck E., Cartoux M., Sankara O., Curtis V., Soudré R. B.
   Prévalence and risk of HIV infection among female sex workers in Burkina Faso.
   Int Journal of STD and AIDS, 1998; 9:146-50.

Objectifs
   - Déterminer la prévalence de l'infection VIH et des autres MST chez les prostituées
   - Identifier les facteurs associés à l'infection VIH.

Méthodologie
  - Étude prospective dans les services d'hygiène des deux plus grandes villes du Burkina
  d'octobre à novembre 1994
  - Ont été incluses des volontaires des groupes cibles
  - Examen clinique, gynécologique et prélèvement génital ont été réalisés
  - Sérologie syphilitique, VIH ont été réalisés.

Résultats
   - 426 femmes dont 211 à Ouaga et 215 à Bobo
   - Age moyen = 27 ans avec des extrêmes de 12 et 50 ans.
   - Pays de provenance : Ghana = 53 %             Burkina = 25 %        Togo 20 %
   - Analphabète = 57 %                             Célibataire = 62 %
   - 80 % savaient que le sida est sexuellement transmissible, 27 % connaissait transmission
   sanguine et 1 % la transmission mère/enfant.
   - 344 femmes (81 %) utilisaient constamment le préservatif, 52 % utilisaient une
   contraception orale pour éviter les grossesses indésirées
   - 61 % des femmes pensaient qu'elles n'étaient pas exposées au risque de sida
   - Le nombre de client par semaine varie entre 1 et 70.
   - 72 % de leur dernier client avaient utilisé un préservatif
   - 70 % des femmes signalaient l'existence de client régulier n'utilisant pas de condom
   - Coût des rapports sexuels : 300-500 F = 86 % , 1000 F = 13 % et 2000 F = 1 %
   - Taux de prévalence des MST = 52,6 %
   - La gonococcie, la syphilis et les ulcérations génitales étaient significativement associées
   à l'infection VIH
   - Facteurs associés : nombre de grossesse  2, la non perception du risque d'infection VIH,
   la syphilis et les ulcérations génitales étaient significativement associés à l'infection VIH.


Conclusion
   - Le taux d'infection VIH et de MST est élevé chez les prostituées.
   - Il est nécessaire de mener une sensibilisation sur les MST/sida à l'endroit des prostituées.



                                                                                         129
BF80
   OUEDRAGO T.
   Manifestations cutanéo-muqueuses au cours au cours du sida pédiatrique au Centre
   Hospitalier National Yalgado Ouédraogo (CHNYO).
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1998, n°530: 71.

Objectifs
   - Identifier les différentes affections cutanéo-muqueuses
   - Déterminer la fréquence de ces différentes manifestations
   - Evaluer les effets de l‟âge sur et du sexe sur les différentes manifestations.

Méthodologie
  - Cadre : Service de pédiatrie du CHN-YO
  - Etude descriptive transversale à passage unique
  - Période = 1/03/97 au 28/02/98

Résultats
   -   106 enfants de 18 mois à 15 ans répondant aux critères de SIDA pédiatrique ; 57 tests positifs
   -   Les enfants sidéens représentaient 3,15% des enfants de 18 mois à 15 ans.
   -   Age moyen = 4,84 ans ; extrêmes = 18 mois et 13 ans.
   -   Tranche la plus importante = 18 mois à 35 mois (52,7%)
   -   Clinique : perte de poids  98,2% ; infections récurrentes  84,2% ; muguet buccal
       chronique  82,5% ; diarrhée chronique  70,2% ; fièvre récurrente  70,2% ;
       adénopathies généralisées  59,6% ; pneumonie  38,6% ; Manifestations cutanéo-
       muqueuses  96,5%.
   -   Principales manifestations cutanéo-muqueuses : lésions fongiques  80,7% ; prurigo 
       29,8% ; zona  24,6% ; cheveux défrisés  17,5% ; hypertrichose ciliaire  3,5%.

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Taux de séropositivité = 53,8% parmi les enfants de 18 mois à 15 ans repondant aux
       critères de SIDA pédiatrique de l‟OMS
       * Fréquence globale des manifestations cutanéo-muqueuses = 96,5%
       * Les manifestations cuténéo-muqueuses les plus fréquentes sont : la candidose
       buccale, le prurigo et le zona.
   - Suggestions
       * Poursuivre les activité du Comité National de lutte Contre le SIDA et les MST
       d‟information et d‟éducation sur le SIDA en insistant sur les facteurs de risque
       * Dotation du laboratoire en technique de dosage des lymphocytes CD4 indispensable
       au suivi des patients ;
       * Fidélité à un seul partenaire et usage des préservatifs.




                                                                                            130
1997
BF81
   NEBIE Y.K.
   Séro épidémiologie des virus de l'immuno déficience, de l'hépatite B, de la syphilis chez
   les donneurs de sang et impact de la prescription des produits sanguins sur la sécurité
   de la transfusion au CHNSS de Bobo Dioulasso Burkina Faso.
    Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1997,n°492 : 84.

Objectifs

   Objectif      Identifier les zones de dysfonctionnement de la chaîne transfusionnelle du
   général       CHNSS de Bobo, pouvant compromettre la sécurité de la transfusion
                 sanguine
                 - Décrire la population des donneurs de sang au CHNSS
                 - Déterminer les prévalences et incidences des affections VIH, de l'hépatite
   Objectifs     B ainsi que de la syphilis chez les donneurs de sang au CHNSS
   spécifiques   - Évaluer le risque résiduel pour ces différentes maladies
                 - Étudier les modalités de la prescription des produits sanguins au niveau
                 du CHNSS de Bobo
                 - Identifier un système de gestion des donneurs de sang pour une meilleure
                 sécurité de la transfusion sanguine à Bobo.

Méthodologie

   - Etude rétrospective du 01/01/95 au 31/12/95 concernant tous les donneurs de sang et
   toutes les demandes de produits sanguins
   - 1800 demandes et 2842 dons ont été enregistrés
   - Dépistage VIH par un test Elisa unique de 2è génération,
   - Dépistage hépatite B par un test Elisa (Monolisa HBs), Ag HBe sur 112 poches tirées au
   hasard.
   - Dépistage de la syphilis par VDRL modifié (RPR Slide-test).

Résultats

   - Collecte mobile = 1647 cas (58 %), collecte fixe = 1195 cas (42 %)
   - Nouveaux donneurs = 68,4 % donneurs réguliers = 31,6 %
   - Age
       Extrêmes = 18 et 65 ans                       moyenne = 25,34  6,5 ans
   - Sexe masculin = 90,1 %                       Féminin = 9,9 %
   - Séro prévalence VIH dans les dons de sang = 7,2 %
   - Prévalence marqueurs de l'hépatite B : Ag HBs positif = 16,6 %
   - Prévalence anticorps anti tréponémiques = 7,5 %
   - Taux de couverture globale des besoins = 80,9 %
   - Dans 90 % des cas, le taux d'Hb était  6 g/dl


                                                                                    131
Conclusion et suggestions
   Conclusion
      - Faible prévalence du VIH chez les donneurs de sang vus en collecte mobile (3 %)
      - Prévalence élevée des maladies dans le groupe des donneurs de sang réguliers (14,2
      %)
      - Service de gynéco obstétrique est celui qui consomme le plus de produits sanguins
      (43,5 %).
   Suggestions
      - Inciter la population à donner son sang par une campagne d'information à travers les
      médias
      - Rédynamiser l'association des donneurs de sang
      - Promouvoir l'éducation sur les MST et le VIH/sida dans le milieu scolaire
      - Mettre en place une véritable politique d'annonce des résultats et de prise en charge
      des donneurs malades qui doivent être exclus des dons de sang.
      - Intégrer la transfusion sanguine sous tous ses aspects au programme d'enseignement
      de la faculté des sciences de la santé
      - Mettre en place un système national d'hémo vigilance et évaluer par des études, la
      transmission VIH, de l'hépatite B et de la syphilis par la transfusion sanguine.

BF82
   OUEDRAGO A.
   Manifestations dermatologiques chez les sujets VIH positifs au CHN-YO : Aspects
   épidémiologiques et cliniques.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1997,n°433: 77. [42].

Objectifs
   Objectif       Étudier les aspects épidémiologiques et cliniques des manifestations
   général        dermatologiques au cours de l'infection VIH chez les sujets adultes âgés de
                  18 ans et plus au CHNYO
                  - Recenser les adultes consultants ou hospitalisés dans les différents
                  services de l'hôpital, suspects d'infection VIH et présentant une dermatose
                  - Décrire les différents aspects cliniques des lésions cutanées rencontrées
   Objectifs      - Identifier les fréquences de ces manifestations dermatologiques
   spécifiques    - Classer les différents séro positifs selon la classification l'OMS
                  - Analyser les paramètres suivants : test VIH, âge, sexe, situation
                  matrimoniale, profession, facteurs de risque, stade clinique
                  - Calculer les valeurs prédictives positives de ces dermatoses.

Méthodologie
  - Étude transversale à multiples passages de juin 1995 à juin 1996
  - Population : consultants en dermatologie ou hospitalisés dans les services du CHNYO
  - Exclusion : patients âgés de moins de 18 ans, refusant le test VIH et les patients non
  suspect d'infection VIH
  - Inclusion : patients âgés de 18 ans et plus, suspects d'infection VIH en fonction des
  critères significatifs de la définition du sida de l'adulte et présentant des lésions
  dermatologiques.


                                                                                    132
Résultats

   - Fréquence
       304 malades bénéficiés du test VIH
       201 séro positifs = 66,1 %                                   103 séro négatifs = 33,9 %
   - Âge
       extrêmes = 18 et 75 ans                                     moyenne = 32,9 %
       18-26 ans = 25,4 %            27-35 ans = 43,8 %             36-44 ans = 20,9 %
   - Sexe : hommes = 55,2 %                                   Femmes = 44,8 %
   - Situation matrimonial
       Célibataires = 41,3 %                                       monogames = 39,9 %
       Veufs et veuves = 8,5 %                                     polygames = 6,5 %
   - Profession
       Ménagères = 27,5 %              cultivateurs = 13,9 %        élèves /étudiants = 10 %
       Artisans et commerçants = 8,5 %                              secteur informel = 5,5 %
   - Antécédent de transfusion = 1,5 %
   - 83,2 % des patients ont eu des antécédents de MST dont 86,
       1 MST = 81,6 %                   2 MST = 14,6 %                  3 MST = 3,8 %
   - Stade clinique (classification OMS)
       stade I = 0,5 %        stade II = 54,7 %        stade III = 34,3 %       stade IV = 10,4 %
   - Lésions dermatologiques
       prurigo = 32,3 % zona = 30 %                  dermatoses fongiques = 28,4 %
       cheveux frisés = 19,4 %                      dermite séborrhéique = 12,9 %
       gale = 4,5 %                                 folliculites = 4 %
   - Valeurs prédictives positives
       leucoplasie chevelue = 100 %                 candidose buccale = 96 %
       zona = 88,5 %                               molluscom contagiosum = 85,5 %
       Kaposi = 83,3 %                              prurigo = 84,4 %
       condylome acuminé = 76,9 %                 gale = 53 %

Conclusion et suggestions

   - Remboursement des soins médicaux pour toute personne séro positive
   - Dotation du laboratoire en technique de dosage des CD4
   - Mise en place d'un service psychosocial de soutient aux médecins pour la préparation
   psychologique des malades au test VIH
   - Recyclage du personnel de santé sur les manifestations cliniques de l'infection VIH
   - Fidélité à un partenaire pour la population




                                                                                          133
BF83
   SANGARE L., Méda N., Lankoandé S., Van Dyck E., Compaoré I.P., Catraye J.,
   Sanou P.T. Cartoux M., Soudré R. B. HIV infection among pregnant women in Burkina
   Faso : a nationwide serosurvey. Int Journal of STD and AIDS, 1997; 8: 646-51. [46.

Objectifs

   - Déterminer la prévalence de l'infection VIH chez les femmes enceintes à Bobo,
   - Décrire les facteurs associés à l'infection VIH dans la population d'étude.

Méthodologie

   - Étude prospective du 07/10/94 au 07/02/95 à Ouagadougou, Bobo Dioulasso,
   Ouahigouya et Fada au niveau de centre de CPN
   - Test VIH réalisés selon la méthode anonyme préconisée par l'OMS
   - Échantillonnage aléatoire de 250 gestantes par centre, après accord de la patiente pour la
   sérologie syphilitique
   - Sérologie VIH réalisée par deux tests Elisa mixte et test rapide VIH1et 2
   - Sérologie syphilitique par deux tests TPHA et Rapid Plasma Reagin.

Résultats

   - 1294 gestantes ont été incluses
   - Age moyen = 25,2 ans                extrêmes = 15 et 49 ans
   - Durée moyenne de la scolarisation = 2,5 ans        extrêmes 0 et 17 ans
   - 63 % des patientes savaient que le préservatif est une méthode de contraception et
   d'éviction des MST/Sida
   - 19,3 % des gestantes avaient déjà utilisé un préservatif
   - Prévalence séropositivité = 8 % dont 85 % VIH1 ; 11 % au VIH2 et 4 % au VIH 1 2
   - Prévalence des séropositifs selon la région
        Ouahigouya = 10 %       Ouagadougou = 8,3 %           Bobo = 7,5 %     Fada = 6,5 %
   - Prévalence des séropositifs selon la situation matrimoniale
        Célibataire = 10,9 %      Concubinage = 13,2 %           Marié = 7,1 % p = 0,02
   - Prévalence des séropositifs selon le niveau d'éducation
        Aucune = 6,7 %            1-6 ans = 7,9 %             > 6 ans = 13,3 % p = 0,001
   - - Prévalence des séropositifs selon la sérologie syphilitique
        Positive = 21,9 %                 Négative = 7,7 %                      p = 0,01
   - L'existence d'une sérologie syphilitique positive était un facteur de risque de sérologie
   VIH positive (OR = 3,4.


Conclusion et suggestions

   - L'infection VIH est une épidémie au Burkina Faso
   - Nécessité d'une sensibilisation en vue de la réduction du taux de prévalence
   - Risque élevé de sérologie VIH positive chez les enfants par transmission verticale.


                                                                                      134
BF84
   TRAORE F.
   Acceptabilité par les parents des enfants hospitalisés en milieu pédiatrique de Bobo
   Dioulasso du dépistage de l'infection VIH.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1997,n°488 : 130.

Objectifs

   - Évaluer les connaissances en matière d'infection VIH des parents d'enfants hospitalisés
   au CHNSS de Bobo
   - Étudier les croyances des parents et leur comportement face à l'infection VIH
   - Proposer aux parents un dépistage de l'infection chez leur enfant puis leur propre
   dépistage
   - Procéder à ce dépistage chez l'enfant et/ou chez les parents avec leur accord
   - Assurer une prise en charge médicale et psychologique des enfants qui seront dépistés
   ainsi que de leurs parents.

Méthodologie

   - Cadre : service de pédiatrie du CHNSS et du laboratoire d'analyse du centre Muraz de
   Bobo
   - Enquête transversale
   - Période de novembre 1996 à décembre 1997.

Résultats
   - Entretiens réalisés avec 85 % de mères et 15 % de pères
   - Âge des parents variait entre 19-70 ans avec une moyenne de 33  9 ans
   - Âge des enfants variait entre 1-14 ans avec une moyenne de 4,8  3 ans
   - Pathologies à l'hospitalisation
       paludisme = 64,4 %                méningite = 12,4 %             malnutrition = 7,1 %
       pathologies respiratoires = 5,3 %                    pathologies digestives = 5,8 %
   - Antécédent de transfusion = 10,2 %
   - Connaissances des parents
       100 % des parents avaient déjà entendu parlé du sida
       52,9 % avaient une bonne connaissance
       30,2 % des parents ne savaient pas qu'un enfant pourrait être atteint du sida
   - 18,2 % des parents avaient déjà utilisé le préservatif
   - Acceptabilité du test à l'enfant = 65 %
   - Acceptabilité du principe du test du parent = 64,4 %
   - Acceptabilité réelle du test = 7 %.
   - Tous les tests pratiqués sont revenus négatifs.




                                                                                     135
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Les connaissances des parents des enfants hospitalisés restent insuffisantes
       * Le dépistage semble assez bien accepté en milieu hospitalier, il l'est moins à titre
       externe
       * La pratique effective du test sur l‟initiative des parents est très faible.
   - Suggestions
       * Renforcer la sensibilisation des populations en matière d'infection VIH
       * Promotion des programmes d'éducation sexuelle en milieu scolaire
       * Promotion d'une politique de santé renforçant les conditions de prise en charge des
       personnes atteintes
       * Assurer les conditions d'une réelle prise en charge psychologique et sociale
       * Améliorer l'accès au test VIH et au conseil volontaire et confidentiel pour les
       femmes et les hommes en âge de procréer.




                                                                                    136
1996
BF85
   LEDRU S., Méda N., Fofana M., Soula G., Bazié A. J., Chiron J.P.
   Etiologic Study of Genitourinary Infections in Women of Childbearing Age in Bobo
   Dioulasso, 1992.
   Sexually Transmitted Diseases, 1996; 23:151-56.

Objectifs
   - Déterminer la prévalence des principaux agents responsables des infections génitales
   - Étudier la sensibilité de Neisseria gonorrhée aux antibiotiques.

Méthodologie
  - Cadre : ville de Bobo Dioulasso
  - Période de mai à octobre 1992
  - Population : 245 femmes non enceintes de 15-49 ans ayant consulté au CHNSS de Bobo
  Dioulasso ont été incluses.
  - Les examens sérologiques et bactériologiques ont été réalisés au laboratoire du Centre
  Muraz de Bobo Dioulasso.

Résultats
   - 223 femmes ont accepté les examens biologiques.
   - L'âge moyen était de 26,6 ans et 54 % des femmes avaient entre 20-29 ans.
   - 60,8 % des femmes étaient d'un niveau primaire et 3 % d'un niveau supérieure.
   - 57 % des femmes étaient mariées.
   - 66 % des femmes connaissaient l'existence des préservatifs et seulement 34 % avaient
   déjà utilisé un préservatif.
   - Principaux signes cliniques
       leucorrhées = 98 %               prurit = 66 %            douleurs pelviennes = 56 %
       dyspareunie = 46 %              dysurie = 46 %           ulcération génitales = 6 %
   - La bactériologie était positive chez 82 % des patientes.
   - Principaux agents pathogènes
       Trichomonas vaginalis = 27,8 %                    Chlamydia trachomatis = 26,9 %
       Candida albicans = 16,6 % Neisseria gonorrhea = 10,9 %
   - Poly infection
       un agent infectieux = 49 %                        deux agents infectieux = 22 %
       Trois agents infectieux et plus = 10 %.
   - Résultats des 21 antibiogrammes réalisés (N. gonorrhée)
       * 67 % étaient producteurs de béta-lactamase et étaient résistant aux pénicillines et à
       l'amoxicilline.
       * Seules la ceftriaxone et la spectinomycine étaient actifs sur tous les germes.
   - Candida albicans était plus fréquent chez les femmes de 15-25 ans, Chlamydia
   trachomatis chez les femmes de 26-35 ans, et Trichomonas vaginalis chez les femmes de
   36-45 ans (p = 0,001.




                                                                                     137
Conclusion et suggestions

   - Trichomonas vaginalis et Chlamydia trachomatis sont les principaux agents infectieux
   responsables des infections génito urinaires au Burkina Faso.
   - La forte prévalence de Chlamydia trachomatis et la sensibilité de Neisseria gonorrhée,
   nous recommandons la prescription de spectinomycine ou de ceftriaxone + la tétracycline
   dans le traitement des infections à gonocoque.
   - Conseils sur les MST/sida à prodiguer à toute patiente consultant en gynécologie.

BF86
   SIOHO N.
   Acceptabilité du test VIH, séroprévalence et caractéristiques socio-démographiques des
   femmes enceintes infectées à Bobo Dioulasso Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1996, n° 405 : 64.

Objectifs

                 Etudier l‟acceptabilité du test VIH, la séroprévalence et les caractéristiques
   Objectif      épidémiologiques des femmes enceintes infectées par le VIH à Bobo
   général
                 - Mesurer l‟acceptabilité du test VIH proposé en CPN
                 - Identifier les facteurs socio-démographiques liés au refus et à l‟acceptation
   Objectifs     du test VIH chez les femmes enceintes
   spécifiques   - Déterminer la séroprévalence de l‟infection à VIH chez les femmes
                 enceintes à Bobo
                 - Décrire les caractéristiques socio-démographiques des femmes enceintes
                 infectées par le VIH à Bobo Dioulasso.

Méthodologie

   - Cadre : ville de Bobo Dioulasso, 16 742 km2 soit 6 % du territoire national
   - Sites : SMI de Farakan et de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale,
   - Population d‟étude :
       femmes admises dans ces deux centres pour CPN, résident dans un rayon de 10 km
       Grossesse  32 SA et test VIH volontaire.
   - Test VIH par technique Elisa, Peptilav
   - Saisie et analyse des données par le logiciel Epi info

Résultats

   - Fréquence
   2620 CPN dans les deux centres                     Test VIH proposé à 914 femmes
   Acceptabilité = 90,4 %                              Refus = 9,6 %
   - Refus du test plus élevé si âge > 20 ans (p = 0,001)


                                                                                       138
   - Raisons du refus
       Avis négatif du conjoint = 51,1 %                   Peur du sida = 31,8 %
   - Caractéristiques des femmes ayant accepté le test VIH
   Age moyen = 26,1 ans                               Analphabètes = 66,3 %
   Bas niveau socioéconomique = 59,1 %
   - Séroprévalence = 12,1 %
       VIH1 = 10 %                          VIH2 = 1,7 %                         VIH1+2 = 0,4 %
   - Séroprévalence plus élevée entre 20-29 ans (p = 0,0001)
   - Séroprévalence non liée au statut marital et à l‟antécédent de transfusion sanguine
   - Risque infection VIH plus élevé en cas de multipartenariat (OR = 1,95)

Conclusion et suggestions
   Conclusion
      - Infection VIH est une réalité inquiétante à Bobo
      - Fréquence élevée entre 20-29 ans et en cas de multipartenariat
      - Le taux d‟acceptabilité est élevé (90,4 %)
      - Les facteurs liés au refus sont : le mariage, le niveau socio-économique élevé et l‟âge
       20ans
   Suggestions
      - Intégration de la proposition du test VIH dans les activités des centres de SMI en vue
      d‟une prise en charge précoce du couple et de l‟enfant à naître
      - Optimisation de l‟adhésion volontaire des femmes à la proposition du test VIH par
      une implication directe des conjoints
      - Proposition d dépistage du VIH dans la population générale par une multiplication
      des centres de dépistage et de counseling
      - Hausse de la prise de conscience chez les jeunes femmes par un renforcement de la
      sensibilisation axée sur la limitation des partenaires et l‟utilisation de préservatifs lors
      des rapports occasionnels.

BF87
   TRAORE C.
   Étude de la capacité des services de santé à prendre en charge les maladies
   sexuellement transmissibles dans la ville de Ouagadougou.
   Th. Méd.: FSS, Ouagadougou, 1996,n°407: 87.

Objectifs
   Objectif        Étudier la capacité de diagnostic et de traitement des MST dans les services
   général         de santé de la ville de Ouagadougou
                   - Analyser les connaissances des MST par le personnel de santé dans les
                   services de santé
                   - Analyser les schémas de traitement appliqués dans les services de santé
   Objectifs       - Recenser les équipements de diagnostic des MST disponibles dans les
   spécifiques     laboratoires d'analyses médicales
                   - Identifier les examens de diagnostic biologiques des MST dans les
                   laboratoires d'analyses médicales
                   - Estimer l'importance des MST observées dans les services de santé.


                                                                                         139
Méthodologie
  - Tous les services de soins et les laboratoires d'analyses médicales publics et privés de la
  ville de Ouaga ont été inclus
  - Population d'étude = personnel de santé des services d'étude
  - 131 centres de santé et 15 responsables de laboratoire
  - Enquête transversale dans les services de santé avec interview des agents
  - Période du 29/01/96 au 07/03/96

Résultats
   - 112 centres ont été retenus, 116 agents interviewés dont 65,7 % de fonctionnaires et 34,3
   % du secteur privé
   - Résultats des examens et prescription
       * 41,6 % des agents attendaient les résultats des examens avant d'administrer
       un traitement
       * 14,4 % des agents n'attendaient pas les résultats
   - Les durées des traitements variaient de 1 à 21 jours en traitement de 1 ère intention et de 3
   à 21 jours en traitement de 2è intention
   - 1447 malades de MST ont été recensés au cours des 4 mois
   - Caractéristiques des malades de MST
       * Sexe : 59,4 % d'hommes et 40,6 % de femmes
       * Profession : élèves = 52,6 %        fonctionnaires = 23,2 %        ménagères = 7,6 %
                      chauffeurs = 7,6 % commerçants = 5,7 %
       * MST observées :
                    gonococcie = 37,7 %                                     candidoses = 23,5 %
                    leucorrhées = 15,6 %                                 trichomonases = 2,4 %
                    ulcérations génitales = 1,28 %                 écoulement urétral = 0,8 %

Conclusion et suggestions
   Conclusion
      - Les agents de santé ont une connaissance limitée des agents étiologiques les plus
      fréquents des quatre grands syndromes des MST d'importance en santé publique. Il
      s'agit de l'écoulement urétral, des plaintes gynécologiques, de l'ulcération génitale et
      des adénopathies inguinales.
      - Les schémas thérapeutiques du personnel de santé sont très diversifiés non ciblés sur
      les agents microbiens les plus fréquents.
      - La pratique des examens de laboratoire par le personnel de santé est limitée par
      l'éventail étroit des examens réalisables dans les laboratoires de la place.
   Suggestions
      - Former et recycler les différentes catégories de personnel de santé qui pratiquent la
      prise en charge des patients de MST
      - Appliquer dans les centres de soins les schémas de diagnostic et de traitement
      standardisés
      - Accélérer l'ouverture du laboratoire national de santé publique pour servir de
      laboratoire national de référence.



                                                                                         140
1995

BF88
   BONZI M.
   Étude multicentrique sur les comportements sexuels, les connaissances et les croyances
   sur le SIDA en milieu scolaire Burkinabé dans 25 provinces au Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1995,n°314 : 59.

Objectifs

   Objectif       Évaluer les connaissances et les croyances sur le SIDA ainsi que les
   général        conduites à risque d‟infection par le VIH en milieu scolaire burkinabé

                  - Déterminer les comportements sexuels des élèves
   Objectifs      - Évaluer les connaissances et les croyances sur le SIDA
   spécifiques    - Déterminer les attitudes et les pratiques vis à vis du SIDA
                  - Évaluer l‟évolution des comportement sexuels et les connaissances sur le
                  SIDA.

Méthodologie

   - Étude transversale multicentrique réalisée sur 20 provinces ;
   - Population : lycéens des classes de 3ème et du 2nd cycle de l‟année scolaire 1993-1994.
   - Échantillonnage stratifié au niveau de chaque ville chef lieu de province.
   - Période = avril à mai 1994

Résultats

   -   Taille de l‟échantillon= 2801 élèves
   -   Age : 14 à 29 ans moyenne = 18,9 ans ±1,6.
   -   Sexe : masculin= 76% ; Féminin= 24%. Sexe ratio = 3,2.
   -   Statut matrimonial : 1% de mariés ; 94,8% célibataire
   -   58,3% avaient une expérience sexuelle avec des différences relatives au sexe, à l‟âge,
       classe, ville. Sexe : garçons = 60,3% ; Filles = 50,9%. Différence significative.
   -   A groupe d‟âge égal, l‟expérience sexuelle varie suivant les villes.
   -   53,3% des élèves résidant chez les pères et les mères ont déjà eu des relations
       sexuelles contre 60% chez ceux habitant avec d‟autres parents.
   -   Age moyen du 1er rapport sexuel = 17,4 ans ± 1,7 (fille) et 16 ans ± 2,3 ans (garçons)
       => différence significative.
   -   Le nombre amis occasionnels est de 2,2 ± 2,6 chez les filles et de 3 ± 3,8 chez les
       garçons ; => différence significative.
   -   77,7% utilisent des préservatifs ; 19,3% n‟utilisent jamais le préservatif : motifs : cher,
       ne savent pas où les trouver, peur d‟acheter, diminue le plaisir.
   -   Refus du partenaire de porter le préservatif= 32%.


                                                                                         141
   -   Les moyens contraceptifs modernes sont connus pour 80,2% de l‟échantillon, parmi
       eux : 92,7% connaissent le préservatif ; (pilules = 48,7%; injectables = 3,6% ; stérilet
       =1,8% ; autres =0,6%.
   - 5,6% trouvent que le préservatif ne sert à rien.
   - Sources d‟information : radio = 83,4% ; journaux = 74,7% ; professeurs = 65,7% ;
       copains = 60%.
   - 93,5% connaissent l‟existence du SIDA, 63,9% ont pu citer 3 signes au cours du
       SIDA.
   - Conceptions sur le SIDA : maladie surnaturelle = 35,8% ;
   guérison possible = 7,5%
   - Prévention : fidélité (85%) ; préservatif (76,1%) ; limitation des partenaires
   - 85,4 % ont peur du sida, 80 % acceptaient faire le test
   - Attitude en cas de séropositivité :
       arrêt des rapports sexuels = 58,7 %              utilisation des préservatifs = 41,2 %
       fidélité à un partenaire = 39,9 %
       augmentation de la fréquence des rapports = 2,2 %
   - Effets des campagnes sensibilisation sur les comportements = 87 %
       port permanent de préservatif = 70,9 %
       diminution du nombre des partenaires = 46,6 %
       Arrêt des rapports sexuels = 13,2 %.

Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       Campagnes d'IEC ont un impact positif chez les lycéens mais des efforts restent à faire
       afin d'améliorer les connaissances sur le sida et le changement de comportement
       sexuel des élèves.
   - Suggestions
       * Renforcer la collaboration entre décideurs politiques, décideurs de santé publique,
       médecins, sociologues et psychologues pour une meilleure approche socio-
       comportementale des jeunes.
       * Organiser à l'image des journées nationales, des journées provinciales et
       départementales de lutte contre le sida.
       * Organiser et conscientiser les guérisseurs traditionnels pour qu'ils privilégient les
       messages de prévention.
       * Développer des programmes d'éducation et de sensibilisation sur le sida dans les
       établissements secondaire dès la classe de 6ème.
       * Impliquer davantage les enseignants pour que ceux-ci servent de relais entre le
       CNLCS et les élèves dans les messages d'information et de communication sur le sida.
       * Développer le principe de l'éducation par les pairs.
       * Introduction effective du sida dans les programmes scolaires
       * Multiplier les conférences sur le sida dans les établissements.
       * Mettre sur pieds dans chaque établissements scolaire une organisation pour la
       promotion de la lutte contre le sida.




                                                                                      142
BF89
   MEDIA N., Ledru S., Fofana M., Lankoandé S., Soula G., Bazié A. J., Chiron J.P.
   Sexually transmitted diseases and human immunodeficiency virus infection among
   women with genital infections in Burkina Faso.
   Internationnal Journal of STD & AIDS 1995;6:273-77.

Objectifs

   - Déterminer la prévalence des MST et de l'infection par le VIH chez des femmes
   consultant pour infection génitale.
   - Identifier au sein de cette population des facteurs associés à l'infection par le VIH.

Méthodologie

   - Enquête transversale menée dans le service de gynécologie et d'obstétrique du CHNSS
   de Bobo Dioulasso.
   - Période : mai à octobre 1992
   - Inclusion : 15-49 ans, non enceinte et consentement
   - Dépistage sérologique anonyme de l'infection VIH a été réalisé selon la stratégie
   préconisée par l'OMS.


Résultats

   - 223 femmes ont été incluses
   - 57 % des femmes étaient mariées et 19 % ont signalé l'existence de partenaires
   occasionnels.
   - Faible utilisation des préservatifs: 4 % d'utilisation systématique.
   - 77 % des femmes avaient une MST
   - La séroprévalence du VIH était de 42 %
   - Agents pathogènes dominants étaient : Trichomonas vaginalis (28 %) et Chlamydia
   trachomatis (27 %).
   - La fréquence de toutes les MST identifiées était plus importante chez les femmes VIH +
   que chez les femmes VIH -
   - L'infection à Neisseria gonorrhée était parmi les MST le seul facteur associé à l'infection
   VIH.


Conclusion et suggestions

   - Les femmes consultant pour infection génitale constituent un groupe à haut risque de
   MST et d'infection par le VIH.
   - Des conseils intensifs de prévention du VIH devraient être prodigués à toutes les femmes
   qui consultent pour infection génitale.



                                                                                       143
BF90
OUEDRAGO S.
Abcès du foie et infection par le VIH en médecine adulte au Centre Hospitalier
National Yalgado Ouédraogo (CHN-YO) de Ouagadougou.
Th. Med.: FSS, Ouagadougou, 1995, n°315: 90.

Objectifs
   - Déterminer la prévalence de l‟infection VIH chez les personnes portant un abcès du foie
   - Etudier les aspects épidémiologiques des abcès du foie des personnes infectées par le
   VIH et des personnes non infectées.
   - Etudier les aspects cliniques des abcès du foie des personnes infectées par le VIH et des
   personnes non infectées
   - Comparer les aspects paracliniques (biologie et échographie) des abcès du foie dans les
   deux groupes de patients.
   - Rechercher les agents étiologiques des abcès du foie dans les deux groupes de patients.
   - Evaluer l‟efficacité du traitement dans les deux groupes.



Méthodologie
  - Cadre : service d‟hépato-gastro-entérologie du CHN-YO
  - Etude transversale pendant 18 mois ( du 1/1/93 au 30/6/94)

Résultats
   - Fréquence des pathologies du foie : 23,3% dont 30,5% d‟abcès parmi lesquelles 45%
       de sérologie HIV+.
   - Age moyen des sujets à sérologie VIH + = 35,4 ans ; extrêmes = 20 et 48 ans.
   -   Délai moyen entre le début clinique et la consultation : 18,5 jours; extrêmes 3 et 180 jours.
   -   Antécédents de dysenterie = 29% ; Prise d‟alcool = 52%.
   -   A l‟entrée : température moyenne = 38,5°C. Extrêmes = 36°8 et 40°5.
   -   Hépathomégalie : 97,7% VIH+ et 96,4% VIH-
   -   Echographie : localisation aux 2 lobes = 32% ; lobe droit = 54% ; nombre d‟abcès  1
       = 57% ; multiple = 43 % dont 41,9% associé au VIH+.
   - Taille des abcès : moyenne = 8 cm de diamètre ; extrêmes = 3 et 15,5 cm
   - Etiologie : amibien = 82,9% ; microbien = 17,1%
   - Evolution : favorable pour 93,3% avec HIV+ et 94,5% pour VIH- ; décès =6%
       équitablement répartis pour VIH+ et VIH-.
Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * La prévalence du HIV chez les porteurs d‟abcès du foie est très élevée : 45%
       * L‟aspect clinique ne diffère pas dans les deux groupes
       * La réponse au traitement dans les deux groupes est bonne.
   - Recommandations
       * Lutte contre le péril fécal
       * Dotation en réactifs pour la sérologie amibienne
       * Equipement en appareil d‟échographie et Prévention en matière d‟infection VIH.


                                                                                               144
1994
BF91
   BOUGMA S.
   Aspects anatomo-pathologiques des gastrites chez les sujets atteints d‟infection VIH au
   CHN-YO. Th. Méd.: FSS Ouagadougou, 1994, N°243: 64. [23].

Objectifs

   Objectif général Etudier les aspects anatomo-pathologiques et la fréquence des gastrites
                    chez les sujets atteints d‟infection VIH au CHNYO
                    - Déterminer la fréquence des gastrites chez les sujets atteints d‟infection
                    VIH
   Objectifs        - Décrire les aspects endoscopiques des gastrites chez les sujets atteints
   spécifiques      d‟infection VIH
                    - Décrire les lésions histologiques des gastrites chez les sujets atteints
                    d‟infection VIH

Méthodologie

   - Cadre : service de gastro-entérologie et d‟anatomo-pathologie du CHNYO
   - Type : étude prospective d‟octobre 1992 à décembre 1993
   - Technique : fibroscopie, biopsie et examen anatomo-pathologique
   - Saisie et analyse logiciel Epi info version 5.0.

Résultats

   - Taille de l‟échantillon = 60 dont 42 % de femmes et 58 % d‟hommes
   - Aspects endoscopiques
   muqueuse érythémateuse = 46 %                           muqueuse purpurique = 22 %
   muqueuse hémorragique = 20 %                            muqueuse pétéchiale = 12 %
   - Aspects du lac muqueux
   Bilieux ou teinté 25 cas soit 50 %                      aspect clair = 25 cas soit 50 %
   - Aspects histologiques :
   muqueuse subnormale = 26 %                      gastrite chronique atrophique = 22 %
   gastrite spécifique = 32 %                      gastrite lymphocytaire = 8 %
   gastrite et métaplasie intestinale = 8 %       tumeurs malignes = 4 %
   - Séro types
   VIH1+2 = 62 %                          VIH1 = 28 %                         VIH2 = 10 %

Conclusion et suggestions

   Conclusion
      - 70 % des sujets infectés avaient une gastrite histologiquement prouvé
      - Réaliser une enquête plus fine


                                                                                       145
      - Proposer une politique de lutte contre les gastrites en général et les gastrites chez les
      sujets infectés du VIH en particulier en agissant surtout contre les facteurs de risque.
   Suggestions
      - Education sanitaire des populations
      - Amélioration de la qualité de la prise en charge thérapeutique des malades du sida
      - Etude systématique des sérums doublement positifs par le Centre National de Lutte
      contre le Sida (CNLS).

BF92
   SAWADOGO A.
   Sida et chauffeurs routiers à Ouagadougou Burkina Faso : Evaluation d’une action
   d’éducation, d’information et séroprévalence de l’infection à VIH.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994, n°240 : 44.

Objectifs

   Objectif      Evaluer l‟impact du programme de formation des routiers sur la prévention
   général       du sida réalisée durant deux ans par l‟AFVP et la DESA

                 - Etablir des données sur la prévalence du VIH chez les chauffeurs routiers
   Objectifs     - Evaluer dans ce groupe de chauffeurs routiers deux ans après le
   spécifiques   programme de formation mis en place par l‟AFVP et la DESA
                 - Estimer le taux de prévalence de la séropositivité VIH

Méthodologie

   - Etude descriptive transversale à deux passages (1991 et 1993)
   - 200 chauffeurs routiers tirés au sort
   - Enquête CAP à partir d‟un questionnaire anonyme
   - Test VIH : Elisa 1et 2 et Western Blot
   - Feed back des résultats au contrôle

Résultats

   - Age moyen = 34 ans en 1991 et 35,5 ans en 1993
   - Religion musulmane prédominante
   - Célibataire = 26,9 % en 1991 et 27,2 % en 1993
   - Polygamie = 17,9 % en 1991 et 17,3 % en 1893
   - Monogamie = 49,1 % en 1991 et 42,6 % en 1993
   - Analphabète = 45,5 % en 1991 et 35,1 % en 1993
   - Niveau primaire = 32,2 % en 1991 et 23,3 % en 1993
   - Niveau secondaire = 9,5 % en 1991 et 11,4 % en 1993
   - Ecole coranique = 12,8 % en 1991 et 30,2 % en 1993
   - Réduction de la durée du voyage en 1993 (p< 0,0005)
   - Réduction des rapports sexuels au cours des voyages en 1993
   - L‟action éducative a été positive dans l‟ensemble en témoigne :


                                                                                        146
        * La diminution significative des rapports sexuels au cours des voyages
        * La baisse des antécédents de MST
        * La diminution de la proportion des routiers qui avaient des connaissances erronées
        sur les modes de transmission du sida
        * L‟augmentation significative de la fidélité
   - Prévalence VIH augmente
   - Renforcer la politique de prévention et redoubler d‟effort dans les campagnes de
   sensibilisation du sida chez tous les groupes à risque en général et chez les chauffeurs
   routiers en particulier (p < 10-9)
   - La plupart des partenaires sexuelles sont des prostituées
   - Réduction de la fréquence des rapports sexuels en 1993 une durée de séjour > à 7 jours
   - Relation entre rapport sexuel et séjour à l‟hôtel
   - Rapports extra conjugaux = 65,5 % en 1991 et 70 % en 1993
   - Utilisation des préservatifs = 59,7 % en 1991 et 60,9 % en 1993
   - Réduction des MST en 1993
   - Prévalence = 13,4 %
        VIH1 = 8,6 %                       VIH1+2 = 4,8 %                  Indéterminé = 2,2 %
   - Il existe une relation entre séropositivité et antécédent d‟urétrite (p = 0,01).

Conclusion et suggestions

   Conclusion
      - Développer des stratégies nouvelles pour lever les réticences à l‟utilisation du
      préservatif
      - Mener une étude multidisciplinaire pour déterminer les causes de la non ou mal
      utilisation des préservatifs afin de mieux centrer les actions
      - Soutenir financièrement et matériellement l‟association des routiers pour la lutte
      contre le sida
      - Prolonger la durée du projet prévention du sida chez les routiers et l‟étendre à toutes
      les provinces du Burkina.




                                                                                      147
PLANIFICATION FAMILIALE
DONNEES GENERALES
Paramètres               Proportion                             Source
 Méthodes contraceptives Pilule : 20-29 ans = 59 %              Th.      Méd.:       FSS,
et âge                   DIU : 30-49 ans = 72,86 %              Ouagadougou, 1998, n°531:
                         CIP : 30-49 ans = 63,4 %               113.
                         NorplantR : 35-49 ans = 56,4 %
                         - Pilule :
                         * effets secondaires = 30 %
                         * troubles du cycle = 24,4 %
                         * bonne appréciation = 44 %
                         - DIU :
                         * effets secondaires = 35,7 %          Th.      Méd. :      FSS,
                         * troubles du cycle = 44,2 %           Ouagadougou, 1998, n°531 :
                         * effets secondaires généraux =        113.
                         16,1 %
Effets secondaires des - CIP :                                  Th.      Méd. :      FSS,
différentes méthodes     * effets gynécologiques = 11,9 %       Ouagadougou, 1998, n°531 :
                         * troubles cardiovasculaires = 7,9     113.
                         %
                         * troubles du cycle = 83,2 %
                         * effets secondaires généraux =
                         20,8 %.
                           - NorplantR :
                           * troubles du cycle = 77,7 %
                           * ménorragie = 25,7 %
                           * aménorrhée = 15,2 %
                            * effets secondaires généraux =
                            40,8 %
                            * troubles cardiovasculaires =
                            12,8 %.
Principaux           effets - Effets secondaires                Dakar Médical, 1998;43,1:79-
secondaires et taux de * troubles du cycle = 56,8 %             82.
continuité du NorplantR     * céphalées, vertiges, nausées =
                            19,3 %
                            * palpitation = 2,5 %
                            * mastodynies = 1,5 %
                            - Taux de continuité au bout d'un
                            an de suivi = 96,5 %.
 Couverture contraceptive Taux de couverture contraceptive      Ministère de la santé, DSF,
                            = 7,97%                             septembre 1998 : 54.


                                                                                    148
RESUME DES TRAVAUX

1999
BF93
   KONE B., Lankoandé J., Ouédraogo C.M.R., Ouédraogo A., Bonané B., Dao B.,
   Sanou I.
   La contraception par les implants sous-cutanés de lévonorgestrel (NorplantR) :
   Expérience africaine du Burkina Faso.
   Contracept Fertil Sex 1999; 27,2:162-3.

Objectifs

   Rapporter le bilan de 4 années d'expérience en matière de contraception par les implants
   sous cutanés afin de mieux asseoir une campagne d'information éducation et
   communication sur cette méthode.

Méthodologie

   - Étude rétrospective sur 4 ans de 1992 à 1995.
   - Cadre ville de Ouagadougou
   - 1660 femmes ont bénéficié des implants de NorplantR

Résultats

   - Diminution progressive du nombre des utilisatrices après les 2 premières années
   d'activités et augmentation progressive du nombre de retrait
   - 72 % des insertions ont été faite pendant la période menstruelle.
   - Des effets secondaires (hypoménorrhée, aménorrhée, spotting, hyperménorrhée) ont été
   notés dans 51 % des cas.
   - 247 retraits ont été effectués. Les principales raisons étaient :
        raisons médicales = 4,1 %                                troubles du cycle = 3,7 %
        désir de grossesse = 2,5 %                              échec de la méthode = 0,12 %
   - 68,5 % des implants ont été insérés par des sages femmes et 31,5 % par des médecins.
   - 2 cas d'échec = prise d'antituberculeux pour tuberculose pulmonaire, 1 an après
   l'insertion.

Conclusion et suggestions

   - Le NorplantR est une méthode de choix qui devrait être introduite dans les programmes
   de planification familiale.
   - Les indications et les contre indications de cette méthode méritent d'être parfaitement
   connues par les prestataires.
   - Sensibilisation et information pour réduire le nombre de retrait avant la cinquième année.




                                                                                      149
150
1998
BF94
   IVO. K.S.
   Profil épidémiologique, tolérance et acceptabilité en Planification Familiale à
   Ouagadougou : A propos de 4 méthodes contraceptives.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1998, n°531 : 113.

Objectifs

                 Etudier l‟acceptabilité et la tolérance des méthodes contraceptives chez les
   Objectif      utilisatrices de contraception orale, DIU, contraception injectable
   général       progestatifs et de NorplantR de la ville de Ouagadougou.
                 - Décrire le profil épidémiologique des utilisatrices des méthodes
   Objectifs     contraceptives
   spécifiques   - Evaluer le niveau de connaissance des utilisatrices sur les méthodes de
                 contraception
                 - Déterminer le degré de tolérance de ces méthodes
                 - Déterminer l‟acceptabilité des différentes méthodes contraceptives

Méthodologie

   - Cadre : ville de Ouagadougou, quatre centres de santé choisis sur leur forte fréquentation
   et leur situation urbaine ;
   - Type : enquête transversale à passage unique dans les quatre centres
   - Population cible = utilisatrices des 4 méthodes contraceptives : CO, CIP, DIU et
   NorplantR
   - Echantillonnage : sondage accidentel de 700 utilisatrices
   - Critères d‟inclusion
        âge 15 – 49 ans                             3 mois d‟utilisation
        Consentement éclairé                       disponibilité à répondre aux questions
   - Collecte des données : 26 juin 1997 au 26 septembre 1997
   - Saisie et analyse : Epi info version 5.0.

Résultats

   - 700 utilisatrices ont été incluses
   CO = 29,3 %             CIP = 28,9 %        DIU = 28,4 %            NorplantR = 13,4 %
   - Age
       20-34 ans = 62,7 %                         Moyenne = 31,6 ans
   - Parité
       Multipares = 51,6 %                       Multipares et Grandes multipares = 69,1 %
   - Age, parité et méthodes contraceptives
       Pilule :        20-29 ans = 59 %         Paucipares = 42 %



                                                                                      151
       DIU :            30-49 ans = 72,86 %       Multipares = 44,2 %
       CIP :           30-49 ans = 63,4 %        Multipares = 47,4 %
       NorplantR : 35-49 ans = 56,4 %
   - Sans emploi rémunéré = 64,4 %
   - Tolérance et acceptabilité
       Pilule : effets secondaires = 30 %               bonne appréciation = 44 %
                troubles du cycle = 24,4 %
       DIU : effets secondaires = 35,7 %               troubles du cycle = 44,2 %
             effets secondaires généraux = 16,1 % (dont 56,3 % = prise de poids)
   CIP : * effets secondaires gynécologiques = 11,9 %
         * troubles cardiovasculaires = 7,9 %
         * troubles du cycle = 83,2 % (dont aménorrhée = 41,7 %)
         * effets secondaires généraux = 20,8 % (prise de poids = 59,5 % ; céphalées = 12 %
   NorplantR : * troubles du cycle = 77,7 % (irrégularité = 46,7 % ; ménorragie = 25,7 %
                 aménorrhée = 15,2 %
                     * effets secondaires généraux = 40,8 %
                    * troubles cardiovasculaires = 12,8 %

Conclusion et suggestions
   Conclusion
      - Tolérance variable pour chaque méthode
      - Effets secondaires identiques que ceux de la littérature
      - Acceptabilité satisfaisante mais pas suffisante
      - Nécessité d‟implication des hommes dans les programmes IEC en PF.
   Suggestion
      Réaliser une étude comparative de la prise en charge des effets secondaires menstruels
      par le fer, l‟hormonothérapie et les veinotoniques afin de standardiser la conduite à
      tenir face à ces effets secondaires dans les centres de PF.

BF95
   LANKOANDE J., Ouédraogo A., Dao B., Ouédraogo C.M.R., Bonané B., Touré B.,
   Ouattara T., Kaboré I., Millogo B., Koné B.
   Évaluation de la pré introduction de la contraception par les implants sous cutanés de
   lévonorgestrel au Burkina Faso
   . Dakar Médical, 1998; 43,1:79-82.

Objectifs
   Évaluer l'acceptabilité de la méthode contraceptive par les implants Norplant dans la ville
   de Ouagadougou un an après son introduction en vue d'envisager sa vulgarisation au
   Burkina Faso.

Méthodologie
  - Étude prospective menée de septembre 1992 à septembre 1993 dans la ville de
  Ouagadougou.
  Échantillon de 197 femmes a été suivi dans cinq formation sanitaires de planification
  familiale.


                                                                                     152
   - Suivi après insertion à : 1 semaine, 1 mois, 3 mois, 6 mois et chaque fois que la femme le
   demande.

Résultats
   - Source d'information
       * agents de santé = 44,6 %                      mass médias = 36,3 %
       * parents/amis = 16,4 %                         conjoint = 2,7 %.
   - Âge et parité
       * âge extrêmes = 18 et 47 ans                  âge moyen = 31,9 ans
       * plus grande parité = 11                       parité moyenne = 5.
   - Statut socio-professionnel
       * sans profession rémunérée = 55,8 %           salariées = 24,9 %
       * secteur informel = 10,2 %                     élèves/étudiants = 9,1 %.
   - Le poids
       * les poids extrêmes étaient de 42 et 91 kg
       * le poids moyen est passé de 60 kg à l'insertion à 62,43 kg 12 mois après soit un gain
       pondéral de 2,43 kg.
   - Principaux effets secondaires 12 mois après
       troubles du cycle = 56,8 %                    céphalées, vertiges, nausées = 19,3 %
       palpitation = 2,5 %                           mastodynies = 1,5 %
   - 7 cas de retrait soit 3,5 % ont été notés
   - Motifs de retrait
       infection locale = 1 cas                      convenance personnelle = 2 cas
       obésité et HTA = 3 cas                       désir de grossesse = 1 cas
   - Taux de continuité au bout d'un an de suivi = 96,5 %.

Conclusion et suggestions
   - Le NorplantR est accepté et toléré par les femmes
   - Nécessité d'insister sur le counseling pour maintenir ce bon taux de continuité.
   - Nécessité d'extension des prestations de service en implants NorplantR sur toute l'étendue
   du territoire.
   - Poursuivre la surveillance des femmes afin de pouvoir déterminer les principaux motifs
   de retrait dans notre contexte socioculturel.

BF96
    SIA D.
   Connaissances Attitudes et Pratiques en matière de Planification Familiale en milieu
   rural : Etude dans des villages du Sanmatenga au Burkina Faso
   . Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1998, n° 529 : 107.

Objectifs
   - Déterminer le niveau de connaissance et d‟information des populations en matière de
   PF ;
   - Déterminer l‟utilisation des méthodes contraceptives par les populations ;
   - Identifier les principales sources d‟approvisionnement des populations en moyens
   contraceptifs modernes ;


                                                                                      153
   - Déterminer les facteurs favorables à la PF ainsi que ceux qui lui font obstacle.




Méthodologie
  - Cadre : 10 villages de la province du Sanmatenga (Kaya)
  - Enquête transversale à passage unique
  - Période du 03 au 14 juin 1996
  - Saisie et analyse : Epi info version 5.0.

Résultats
   - Age moyen
       Chefs de ménage = 45,4 ans                           Mères de ménage = 28,9 ans
       Adolescent(e)s = 17,5 ans
   - Religion
       Musulmans = 59,7 %                Chrétiens = 14,13 %            Animistes = 26,15 %
   - Scolarisation
       Analphabètes = 76,9 %                     Alphabétisés langues nationales = 14,6 %
   - Taille des ménages : 9 à 10 personnes par famille
   - 61,04 % avaient déjà entendu parlé d‟au moins une méthode contraceptive moderne
   - Sources d‟information
   Radio et télévision = 49,13 %              Agent de santé communautaire = 16,83 %
   CSPS et hôpital = 15,47 %
   - Tx des utilisateurs de méthode contraceptive moderne avant l‟enquête = 9,4 %
   - Durée de l‟allaitement maternelle
       Extrêmes = 12 mois et plus de 48 mois                        Moyenne = 39,26 mois
   - Durée moyenne de l‟abstinence sexuelle du post partum
       Mères = 14,3 mois                Pères = 13,4 mois        69,3 % entre 12 et 23 mois
   - Age moyen au premier rapport sexuel
       Pères de ménage = 21,1 ± 4,7 ans                  Mères de ménage = 17,1 ± 2,3 ans
       Adolescents = 16,5 ± 3,9 ans                       Adolescentes = 14,8 ± 1,9 ans
   - Profil de l‟agent rural de PF : animateur local, agent de santé communal et volontaire =
   90,69 %
   - Age moyen au premier mariage
       Pères = 26,7 ans                                   Mères = 17,2 ans
   - Age moyen au premier mariage = 18,66 ans.


Conclusion et suggestions

   Conclusion
      L‟allaitement maternel et l‟abstinence sexuel au post partum constituent les méthodes
      traditionnelles d‟espacement des naissances. Les structures sanitaires constituent la
      principale source d‟approvisionnement en contraceptifs modernes. Les populations
      acceptent volontiers les services des agents communautaires. Les obstacles à la PF


                                                                                        154
   sont :
   - l‟insuffisance de communication au sein de la population en matière de fécondité
   - les préjugés sur les effets secondaires des contraceptifs.
Suggestions
   - Poursuivre les campagnes de sensibilisation plus particulièrement en direction des
   populations du milieu rural.
   - Associer les agents de santé communautaires préalablement formés à la distribution
   des contraceptifs modernes.
   - Suivi et évaluation des activités préconisées en matière de PF.




                                                                               155
1997
BF97
   BARRY E. R. V.
   Connaissances Attitudes et Pratiques du personnel de santé de la ville de Bobo
   Dioulasso en matière de Planification Familiale.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1997, n°490 : 98.

Objectifs
   Objectif      Analyser les CAP en matière de PF du personnel de santé de la ville de
   général       Bobo Dioulasso et évaluer leur influence sur la faible prévalence
                 contraceptive de la population de novembre 1996 à février 1997
                 - Evaluer les connaissances du personnel de santé de la ville de Bobo sur les
                 différentes méthodes contraceptives existantes au Burkina Faso, leurs modes
                 d‟action, leurs avantages et leurs inconvénients ;
   Objectifs     - Décrire les attitudes en matière de PF du personnel de santé de la ville de
   spécifiques   Bobo et les raisons de leurs attitudes ;
                 - Analyser les pratiques en PF du personnel de santé de la ville de Bobo et
                 déterminer le taux d‟utilisation de contraceptifs par le dit personnel ;
                 - Décrire les influences des connaissances, attitudes et pratiques en PF du
                 personnel de santé de Bobo et leurs prestations.

Méthodologie
  - Etude exhaustive des prescripteurs de toutes les formations sanitaires publiques et
  privées de la ville ;
  - Période de novembre 1996 à février 1997 et Interview directe de 335 agents.

Résultats
   - Age
   Extrêmes = 21 et 63 ans                                   moyenne = 40,2 ± 7,6 ans
   - 8 % de bonnes définitions de la PF et 15 % de bonnes définitions de la contraception
   - 30 % des agents de santé étaient capables de citer les six principales méthodes
   contraceptives sans consulter un document
   - Les modes d‟action les plus connus étaient ceux des méthodes hormonales et du DIU
   (respectivement 72 et 82 %)
   - Le schéma de suivi des clientes sous contraception orale était connu par 50 % des agents
   de santé
   - Le schéma préconisé pour la contraception injectable était connu par 33 % des agents de
   santé
   - 27 % des agents pensaient qu‟il était obligatoire de rencontrer le couple avant la
   prescription contraceptive
   - 91 % des agents croyaient en l‟efficacité de la contraception dans notre pays
   - 98 % des agents de santé pensaient que la PF était importante
   - 35 % des agents affirmaient que le DIU est une méthode abortive
   - Taux d‟utilisation des contraceptifs = 75 %.



                                                                                     156
Conclusion et suggestions
   Conclusion
      - Les connaissances du personnel de santé en matière de PF sont limitées.
      - Les attitudes du personnel de santé vis à vis de la PF sont influencées par les
      conceptions personnelles.
      - Les pratiques du personnel de santé en matière de PF étaient peu élevées.
   Suggestions
      - Former ou recycler tout le personnel de santé en matière de PF
      - Rechercher les raisons de certaines attitudes et pratiques du personnel de santé de
      Bobo Dioulasso en matière de PF.




                                                                                   157
AUTRES DOMAINES
1998
BF98
   ANONYME.
   Plan stratégique de la santé de la reproduction au Burkina Faso 1998-2008.
   Ministère de la Santé, DSF, septembre 1998 : 54.

Objectifs
   Général          Réduire de façon significative les taux de mortalité et de morbidité
                    des groupes cibles de la Santé de la Reproduction.
   4       domaines - Maternité sans risque
   programmatiques  - Lutte contre les obstacles à la SR
                    - Prévention et prise en charge des infections génitales et des états
                        non infectieux de l‟appareil génital
                    - Santé sexuelle et reproductive des jeunes.

Résultats
   - 1996 ; 7 964 705 hts ; 51,7% d‟hommes ; 48, % de femmes
   - Espérance à la naissance : 52,2 ans (1993), projection en 2010 60,7 ans sans le
       SIDA et 35,2 ans avec le SIDA.
   - TMM : 567 p 100 000 naissances vivantes ( DEP 1995)
            830 p100 000 naissances vivantes (OMS UNICEF)
   - 1995 : - 7 (24 avortements dont 7 524 clandestins) et 3 812 non précisés
             - 27,1% des accouchements ont été assistés
             - couverture prénatale = 48 %
   - Couverture sanitaire des enfants :
          - Taux de mortalité juvénile = 79,4‰
          - Taux de mortalité périnatale = 43‰
          - Taux de mortalité infantile = 93,7 ‰
   - % d’enfants de moins d’un an inscrits en consultation infantile est < 4%.
   - Taux de couverture prénatale = 47,36% (DEP 1996)
   - Taux de couverture contraceptive = 7,97% (DEP 1996)
   - Taux d‟accouchements assistés = 23,94%
   - Taux de couverture vaccinale en 1996 ( enfants entre 0 et 11 mois) : BCG  63,88% ;
       DTCOQP3  43,3% ; Rougeole + Fièvre jaune  60,8%.

Stratégies du plan
    - Renforcement des capacités et la décentralisation des systèmes de santé
    - L‟IEC et le plaidoyer
    - L‟habilitation de la femme
    - La collaboration intersectorielle et le partenariat
    - La promotion de la recherche.



                                                                                 158
BF99
   OUANGO J.G., Ouédraogo Ch., Zongo R., Lougué S.
   Profils épidémiologiques et cliniques des toxicomanies : A propos de 109 cas du CHU
   de Ouagadougou.
    Burkina Médical 1998; 1,1:14-18.

Objectifs
   Inciter à l'organisation de la recherche au Burkina Faso pour une politique cohérente de
   prévention et de prise en charge en matière de toxicomanie.

Méthodologie
  - Étude rétrospective de dossiers de malades hospitalisés ou ambulatoires du service de
  psychiatrie du CHNYO de Ouagadougou.
  - Période : janvier 1990 à décembre 1994. 109 dossiers de malades toxicomanes ont été
  retenus.
  - Saisie et analyse par le logiciel Epi info version 5.0.

Résultats
   - Âge extrêmes = 13 et 61 ans avec une moyenne de 29 ans.
   - Les femmes représentaient 4 % de l'échantillon.
   - Profession
        sans emploi = 35,8 %                         secteur informel = 22,5 %
        élève/étudiant = 9,2 %                       fonctionnaire = 8,2 %
        militaire/policier = 6,4 %                    commerçant = 1,8 %
   - Drogues utilisées : amphétamines, cannabis et l'alcool
   - Les manifestations psychiatriques sont dominées par l'agressivité, l'agitation et
   l'insomnie.
   - 34 % des patients ont fait des fugues, ce comportement étant surtout caractéristiques des
   consommateurs d'amphétamines et d'alcool.
   - Les prescriptions les plus courantes ont été les tranquillisants et les neuroleptiques.

Conclusion et suggestions
   En absence d'un centre de désintoxication, le service de psychiatrie est l'objet d'une
   demande de plus en plus importante du fait des troubles occasionnés ou associés à une
   consommation prolongée de produits toxicomanogènes.
   - La réponse offerte est malheureusement incomplète sous forme de réaction
   institutionnelle à la crise sans possibilité de cure adéquate de sevrage.




                                                                                     159
1997
BF100
   OUEDRAGO S. M.
   Etude de la gale humaine en milieu scolaire de la ville de Ouagadougou Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1997,n°489 : 77.

Objectifs

   - Déterminer le taux de prévalence de la gale humaine chez les scolaires de la ville de
   Ouagadougou
   - Préciser la relation entre l'atteinte de la gale et l'hygiène
   - Déterminer l'influence des conditions socio-économiques et des habitudes de vie sur
   l'affection galeuse
   - Identifier les localisations les plus fréquentes des lésions galeuses
   - Identifier les complications de la gale chez les scolaires
   - Identifier la nature des traitements utilisés.

Méthodologie

   - Étude transversale
   - Échantillonnage : écoles primaires de la ville de Ouagadougou, 4485 enfants ont été
   inclus
   - Période du 08/01/1997 au 12/05/1997 soit 89 jours
   - Saisie et analyse par Epi info version 5.0.

Résultats
   - Âge
       extrêmes = 4 et 17 ans                            moyenne = 9,9 ans
   - Hygiène vestimentaire correcte = 396 cas (8,8 %)
   - Hygiène corporelle : correcte = 11,8 %                   passable = 47,4 %
   - Résidence en zone péri urbaine = 67,2 %
   - Taux de prévalence globale = 6,1 %
   - Âge moyen des galeux = 10,2 ans avec une prédominance chez les plus de 13 ans
   - Répartition selon la classe sociale
       favorisée = 12,5 %                moyenne = 22,7 %              défavorisée = 64,8 %
   - Répartition selon l'hygiène corporelle :
       au moins 3 toilettes = 9,2 %                           moins de 2 toilettes = 80,8 %
   - Répartition selon l'hygiène vestimentaire
       sale = 13,5 %                      moyen = 82,1 %                    correcte = 4,4 %
   - Localisation des lésions : fesses = 85,7 % ; espaces interdigitaux = 62,3 %
   - Complications
       surinfection = 27,8 %                                 eczématisation = 7 %
   - Type de traitement
       aucun = 40,3 %                 moderne = 36,3 %               traditionnel = 19,8 %
   - Dans 62,3 % des cas il existait un grattage de l'entourage.


                                                                                        160
Conclusion et suggestions

   - Conclusion
       * Prévalence élevée de la gale en milieu scolaire
       * Affection prédominante chez l'écolier de sexe masculin
       * Influence du rôle de l'hygiène, de la promiscuité et du niveau socio-économique
       * Le domicile reste le lieu où le risque de contagion est le plus élevé
   - Suggestions
       * Rendre abordable le coût et l'accessibilité des médicaments contre la gale
       * Formation du personnel de santé de premier recours à la prise en charge correcte de
       la gale
       * Initier une étude pharmacologique sur la thérapie traditionnelle de la gale comme
       alternative aux thérapies modernes pour en réduire le coût
       * Contrôle quotidien de l'hygiène vestimentaire et corporelle avant l'entrée en classe
       * Éviction scolaire effective et systématique pour tout écolier atteint de gale jusqu'à
       guérison complète.
       * Donner des notions élémentaires de gale au personnel enseignant du primaire afin de
       permettre le dépistage précoce.




                                                                                     161
1994
BF101
   TIENDREBEOGO S.
   Parasitoses intestinales et bilharzioses urinaire en milieu scolaire dans la ville de
   Ouagadougou Burkina Faso.
   Th. Méd. : FSS, Ouagadougou, 1994,n°250 : 105.

Objectifs
   Objectif       Établir le profil épidémiologique des parasitoses intestinales et de la
   général        bilharziose urinaire en milieu scolaire dans la ville de Ouagadougou
                  - Évaluer la prévalence des parasitoses intestinales chez les scolaires
   Objectifs      - Évaluer la prévalence de la bilharziose urinaire chez les scolaires
   spécifiques    - Identifier les facteurs de risque liés aux parasitoses intestinales et la
                  bilharziose urinaire en milieu scolaire
                  - Déterminer les signes cliniques liés aux parasites intestinaux.
Méthodologie
  - Sondage selon la technique d'Henderson par tirage au sort de 30 grappes de 18 élèves.
  Choix des élèves fait par stratification selon 3 niveaux primaire, élémentaire et moyen.
  - Période d'avril à juin 1993.
  - 519 élèves ont été inclus dont 51,1 % de filles
  - Âge moyen = 10 ans avec des extrêmes de 5 et 15 ans.

Résultats
   - Taux de prévalence des parasites intestinaux = 62,2  4,2 %
   - Taux de prévalence des protozoaires intestinaux = 54,1  4,3 %
   - Taux de prévalence des helminthes = 10,2  2,3 %
   - Parmi les 323 élèves parasités, 20 étaient porteurs d'au moins 2 parasites soit 6,2 % des
   élèves parasités.
   - Taux de prévalence de Schistosoma haematobium = 3,3  1,5 %

Conclusion et suggestions
   - Conclusion
       * Les parasitoses intestinales évoluent de manière méso endémique en milieu scolaire
       à Ouagadougou. Il s'agit essentiellement d'un parasitisme à protozoaire.
       * Prédominance des parasites à transmission orale.
       * La bilharziose urinaire est rare dans nos écoles. La présence de cas autochtones
       traduit l'existence de zones de transmission dans la ville de Ouagadougou.
   - Suggestions
       * Renforcer l'éducation pour la santé dans les écoles primaires
       * Reprendre le concours national de salubrité dans les établissements préscolaires et
       primaires du pays.
       * Effectuer une prospection malacologique exhaustive des cours d'eaux et barrages de
       la ville de Ouagadougou
       * Doter toutes les écoles d'une alimentation en eau courante et latrines fonctionnelles en
       nombre suffisant.


                                                                                        162
COTE D’IVOIRE
CRESARCI
BP V47
Tel 225 22 44 01
Fax : 225 22 57 92
E-mail: cresarci@africaonline.ci/inspinfo@africaonline.co.ci




                                                               163
SANTE MATERNELLE
1999
CI1
ADJAMAGBO (A.), Guillaume (A.) ET KOFFI (N.) (éds),1999. –
Santé de la mère et de l’enfant : exemples africains.
Editions IRD, Collection Colloques et Séminaires, Actes scientifiques du GRIPPS n°1.
Paris 1999 : 165 p.

RESUME
 Cet ouvrage est centré sur le thème de la santé maternelle et infantile en Afrique, une des
composantes majeures de la santé de la reproduction : il présente les apports et les limites
des disciplines des sciences sociales qui abordent cette question. Les différentes
contributions mettent en évidence la nécessité de diversifier les approches afin de mieux
cerner l‟ensemble des mécanismes et facteurs influençant la santé. Axés sur le Burkina
Faso, le Sénégal et la Côte d‟Ivoire, les articles rassemblés dans cet ouvrage présentent
une certaine diversité dans les approches, tant au niveau de la couverture des données que
de la méthodologie de collecte et d‟analyse utilisée. Enfin, à travers les expériences tirées
de ces études, l‟ouvrage propose une réflexion sur les implications du recours au concept
de santé de la reproduction, dans un contexte africain aux réalités locales variées.
MOTS CLES : Santé de la mère – Santé de l‟enfant – Population – Approches
méthodologiques – Afrique subsaharienne.

CI2
ADJAMAGBO Agnès, Agnès Guillaume, Patrice VIMARD
Santé maternelle et infantile en milieu Akan
(Côte d‟Ivoire).
In Santé de la mère et de l‟enfant : exemples africains. IRD Paris

RESUME
A partir d‟enquêtes réalisées en Côte d‟Ivoire, une réflexion est menée sur les
méthodologies des enquêtes relatives à la santé maternelle et infantile et la nécessité de
diversifier les approches par enquêtes qualitatives et quantitatives. Une analyse des
comportements thérapeutiques adoptés par les mères pour soigner leurs enfants ou se
soigner à différents moments de la vie féconde est réalisée ; elle révèle l‟importance de
resituer ces pratiques dans leurs fondements culturels pour comprendre les
comportements adoptés. Les recours thérapeutiques sont variables selon le moment du
cycle de vie et changent selon les caractéristiques socio-économiques de la femme et leur
degré d‟autonomie.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire – Enquêtes qualitatives – Enquêtes quantitatives – Santé
maternelle – Santé infantile – Itinéraires thérapeutiques.



                                                                                         164
CI3
A.J. DIARRA Nama, O. Angbo, M.N. Koffi, T.K. Yao, C.Welffens Ekra
Morbidité et mortalité liées aux transferts obstétricaux dans le district sanitaire de
Bouaflé en Côte d’Ivoire
Santé publique 1999, volume 11, PP. 193-201

RESUME
Sur un an d‟observation, l‟hôpital de référence du district sanitaire de Bouaflé a reçu 112
femmes évacuées par les structures périphériques. Les femmes âgées en moyenne de 25,8
± 7,41 ans avaient dans 90,2% des cas été évacuées avant leur accouchement. Les motifs
d‟évacuation étaient dominés par les dystocies (56,2% des cas), suivies des hémorragies
de la délivrance (5,4%) et des infections amniotiques (4,5%). Les motifs d‟évacuation
n‟ont pas été trouvés conformes aux diagnostiques d‟admission dans 45,5% des cas
(51/112). Les différences observées ont porté sur les dystocies et sur les ruptures utérines
dont 2 cas seulement sur 9 avaient été diagnostiqués avant l‟évacuation. Au cours de
l‟étude, 4 décès maternels et 55 décès périnataux ont été observés. Ces décès ont été
enregistrés le plus souvent parmi les évacuées ayant utilisé les transports en commun,
ayant eu moins de trois consultations prénatales, grandes multipares (Chi 2 = 10,32 ; p=
0,04) et ayant parcouru plus de 30 km Les auteurs recommandent d‟améliorer la
reconnaissance des grossesses et des accouchements à risque et leur prise en charge par
des actions au niveau des prestataires de soins pour améliorer leur pratique, des femmes
pour les instruire sur les signes de gravité les menaçant et des communautés pour
l‟organisation des évacuations.

CI4
KOFFI, KONAN Jules, ANONGBA Danho Simplice, TOURE Coulibaly Karidiata
Les hémorragies de la délivrance : aspects épidémiologiques et étiologiques à la
maternité du CHU de Treichville de 1993 à 1997
Thèse 2183 UFR Sciences Médicales 1999.

RESUME
Objectif : fréquence, facteurs favorisants et étiologies des hémorragies de la délivrance à
la maternité du CHU de Treichville.
Les hémorragies de la délivrance ont concerné 1,53% des accouchements
Les facteurs de risque sont : multipare > 3, référence, immigration, drépanocytose,
antécédents de lésions utérines de HRP et d‟hémorragie de la délivrance, accouchement à
domicile ou maternité périphérique, absence de surveillance prénatale, anémie au cours
de la grossesse, complications mécaniques au cours du travail, mort fœtale in-utéro. Les
étiologies par ordre d‟importance : atonie utérine, rétention placentaire et coagulopathies.
MOTS CLES : Hémorragie de la délivrance, Facteurs de risque Etiologies.




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CI5
KOUAKOU Etienne, ANONGBA Danho Simplice, TOURE COULIBALY
Karidjata
Rupture utérine au cours du travail : à propos de 1993 cas colligés dans le service de
Gyneco-Obstétrique du CHU de Treichville.
Thèse n° 2182 UFR-Sciences Médicales 1999

CI6
SAFOU Christian Kouadio, ANONGBA Danho Simplice
Placenta praevia au cours du travail : pronostic materno-fœtal et conduite à tenir.
A propos de 533 cas colligés à la maternité du service de gynécologie et d’obstétrique
du CHU de Treichville
Thèse 2338 UFR Sciences Médicales 1999

RESUME
L‟objectif de ce travail était d‟établir la fréquence du PP, les caractéristiques
épidémiologiques, la mortalité et morbidité maternelles et périnatales, le pronostic
materno-fœtal et proposer un schéma thérapeutique. 42,8% avaient un âge  30ans. 40%
étaient multigestes ou multipares. 43,6% avaient une grossesse mal suivie. 30,02% des
antécédents d‟avortement. 6,37% des cicatrices utérines.
L‟hémorragie a révélé le PP dans 52,6% des cas, 4 décès maternels ont été relevé, 139
décès périnataux. La morbidité maternelle était élevée et liée à l‟anémie et aux infections.
Le score d‟Apgar était < 7/10 à la 1ère minute dans 47,6% des cas et l‟accouchement a été
prématuré dans 34,1% des cas.
Les décès fœtaux sont liés à l‟âge gestationnel bas (48,2%), le faible poids de naissance
(66,2%), à la mauvaise surveillance prénatale (82,8% des cas) et les associations
morbides (PP-HRP ; PP - rupture utérine, PP – procidence du cordon.)
L‟information sur l‟intérêt des CPN comme moyen de diagnostic précoce, l‟équipement
et l‟approvisionnement des services en médicaments, la réduction du coût des kits, la
prise en charge rapide avec l‟amélioration des structures d‟accueil et la présence d‟un
pédiatre au moment de l‟accouchement sont les éléments à prendre en compte dans une
prise en charge efficace.
MOTS CLES : Placenta praevia, Pronostic fœtal, Pronostic maternel, Mortalité,
Morbidité.

CI7
ZANOU Benjamin, DESGREES DU LOU Annabel, GUILLAUME Agnès, KOFFI
N’Guessan et COLL.
Etudes et Recherches n°26 ENSEA février 1999
Etude démographique et de santé maternelle dans la sous-préfecture de
Niakaramandougou (centre Nord).

RESUME
Enquête déroulée dans l‟observatoire de population mis en place par l‟ENSEA en 1997.
Plus de 46% de la population a moins de 15 ans. Le taux de scolarisation est faible (49%
chez les filles, 62% chez les garçons). Le Taux d‟accroissement moyen de la population



                                                                                        166
des 10 dernières années est de 2,5%/an et la Fécondité autour de 6,1 enfants/femme; 10%
des femmes ont utilisé une méthode moderne de contraception, 14% une méthode
traditionnelle ; 7,8% des femmes ont dû recourir à l‟avortement ; 96% des femmes
enceintes ont été au moins une fois en CPN mais seulement 45% ont eu quatre CPN.
20% des femmes continuent d‟accoucher à domicile sans assistance médicale.
MOTS CLES : Santé maternelle, Niakaramandougou, recours à l‟avortement, pratique
contraceptive, CPN, accouchement..

CI8
NIOBLE Evelyne épouse YAPI, DIARRA-NAMA.A.J
Caractéristiques liées à l‟anémie chez les femmes au premier trimestre de la grossesse à
la PMI de l‟INSP.
Thèse n°2283 UFR Sciences Médicales
RESUME
Etude prospective menée chez 406 femmes en 1996-1997.
La proportion des femmes trouvées anémiées était de 45,2%. 10,6% présentaient une
anémie ferriprive.
Les caractéristiques des femmes anémiées étaient : le bas niveau d‟instruction, la faible
consommation des produits carnés (51,8%), la consommation d‟argile (20%).
MOTS CLES : Femmes enceintes, Carence en fer, Anémie, Facteurs de risques.




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1998
CI9
BOHOUSSOU-M.K., WEFFENS-EKRA C, TOURE-COULIBALY-K, TANO-
BIAN-A et Coll.
Rapport du groupe de travail Projet Santé Abidjan mai 1998.
Références des grossesses à risque et transfert des urgences obstétricales vers les services
spécialisés d‟Abidjan, Côte d‟Ivoire. Bilans et propositions.

RESUME
Malgré un niveau d‟infrastructures exceptionnel en Afrique de l‟Ouest, le taux de
mortalité maternelle varié à Abidjan de 250 à 400 p 100 000 n.v.
Le dispositif de référence est inopérant (capacité d‟accueil insuffisante, tarif élevé et
inaccessibilité des médicaments de la PSP).
La plupart des parturientes à risque accouchent à domicile ou proviennent des maternités
périphériques.
Les moyens d‟évacuation, les délais d‟admission et de prises en charge mettent en danger
la vie des parturientes et des nouveau-nés.
En 10 ans, il n‟y a pas eu d‟amélioration bien que 90% des décès sont évitables.
Il est urgent de réorganiser le système de référence :
      Ouverture des services spécialisés aux gestantes à risque.
      Prescriptions exclusives des médicaments de la PSP.
      Evaluation régulière du système de référence.
      Organisation et instauration d‟un coût raisonnable de service de transfert
         médicalisé et équipé de radio.
La réorganisation des services d‟urgences est indispensable :
      Gestion des produits et médicaments d‟urgence.
      Recouvrement des coûts différés.
      Equipement en bloc opératoire des grosses maternités éloignées des centres de
         référence.
Mise sur pied d‟un fond de solidarité
Suivi des indicateurs de base
Audit des décès maternels pour identifier les dysfonctionnements et les moyens
d‟améliorer les services.

CI10
GBELIA KUYO Abel, ANONGBA Danho Simplice
Aspects épidémiologiques des grossesses extra –utérines tubaires. A propos de 200 cas
colliges dans le service de gynécologie du CHU de Treichville.
Thèse n°2068 UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Etude prospective d‟août 1996 à mars 1997.




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Objectif : identifier les facteurs favorisants des GEU et leurs étiologies dans le service de
G.O du CHU de Treichville 7,44% cas de GEU par rapport aux accouchements et 5,5%
par rapport aux grossesses.
Les facteurs de risque identifiés : l‟âge entre 26 et 30 ans, l‟absence de profession, le
célibat, la gestité entre 2 et 4, les antécédents de MST ou d‟infection génitale basse, le
traitement de la stérilité surtout traditionnellement, le bas niveau socio-économique, la
consommation d‟alcool et la résidence en zone rurale.
La salpingite chronique non spécifique (74,08%) domine. Chlamydia trachomatis est le
principal agent incriminé (67,10%).
MOTS CLES : GEU, Facteurs favorisants, Salpingite Chlamydia trachomatis.

CI11
GOYAUX Nathalie, CALVEZ. T, YACE SOUMAH F, WELFENS-EKRA-C,
DIADHIOU-F., ALIHONOU-E. et coll.
Complications obstétricales au cours du premier trimestre en Afrique de l’Ouest.
Journal de Gynécologie Obstétrique et Biologie de la Reproduction 1998 nov., 27 (7),
702-707.

RESUME
Travail effectué au Bénin, Sénégal et en Côte d‟Ivoire.
Les informations concernant 345 femmes. Elles ont été collectées dans les registres de
huit maternités.
La complication la plus fréquente est l‟avortement spontané (50%), les complications des
avortements (34%) et les grossesses ectopiques (8%).
Partout, les patientes semblent avoir eu accès rapidement aux soins :  des femmes
reçoivent les interventions le jour de l‟admission. Il y a cependant trois décès maternels
dont des suites des complications de l‟avortement.
SUR MEDLINE : PMID = 9921440, UI : 991.20008

CI12
KAIMBA Christian, GONDO-DIOMANDE
La situation des accouchements à domicile dans la commune d’Adjamé en 1996 et
1997.
 Mémoire de CES. Gynécologie obstétrique UFR Sciences Médicales 1998

CI13
KOFI KOUADIO Achille, ANONGBA Danho Simplice
Les accouchements à domicile à propos de 1 000 cas colligés à la formation sanitaire
d’Abobo Sud
Thèse n°2077 UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Etude prospective du 1er février au 31 mai 1998. 1 000 cas comparés à 2 000 témoins qui
ont accouché sous surveillance médicale.
L‟accouchement à domicile représente 23,2% des accouchements enregistrés à la FS
d‟Abobo-Sud.


                                                                                         169
C‟est le fait de paucipares principalement, le plus souvent survenu accidentellement. Ils
sont assistés par la famille et le niveau socio-économique des parturientes est bas.
Les accouchements volontaires sont dirigés par une matrone avec un pronostic fœto-
maternel nettement meilleur.
MOTS CLES : Accouchement à domicile, Pronostic fœto-maternel, Paucipaires.

CI14
KONAN KOUASSI Jean, TOURE COULIBALY Karidiata
Pronostic fœto-maternel au cours des évacuations en obstétrique. Expérience du
service de Gynécologie et d’Obstétrique du CHU de Treichville. A propos de 1422 cas
d’évacuation.
Thèse UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
L‟étude porte sur la période du 1er juillet 1994 au 31 décembre 1996.
La fréquence des évacuations obstétricales était de 12,8%.
Il s‟agissait principalement de femmes d‟un âge moyen de 25,7 ans, primipares (43,7%)
ou paucipares (26,3%) ; non scolarisées (61,5%) de bas niveau socio-économique
(67,9%) qui ne fréquentent pas régulièrement les centres de santé (56,5% avaient moins
de 4 CPN).
La durée moyenne de l‟évacuation était de 40 mn.
Elles accouchaient à 98,2% dans le service, au cours du transport (0,7%).
73, 8% des cas ont accouché par voie basse, 26,2% ont subi une césarienne.
La mortalité maternelle pour l‟échantillon était de 114,4 p 100 000 nv, la mortalité
périnatale de 186‰.
MOTS CLES : Evacuation sanitaire, Pronostic fœto-maternel caesarienne, Prématurité,
Accouchement.




                                                                                     170
1997

CI15
BERCHE T, Coll du projet Santé Abidjan, BOHOUSSOU.M..K, TOURE-
COULIBALY-K, WELFFENS-EKRA-C.
Enquête multicentrique MOMA en Afrique de l’ouest. Résultats de la Côte d’Ivoire.
Rapport Ministère de la santé Publique, Abidjan ; Ministère de la coopération, Paris ;
Mission de Coopération et d‟Action culturelle, Abidjan ; Institut National de la Santé et
de la Recherche Médicale, Paris.

PRINCIPAUX RESULTATS
    Parité moyenne 2,44 ;
    indice synthétique de fécondité 5,45 ;
    1,2% des femmes avaient un antécédent de césarienne ;
    69% déclaraient utiliser une méthode de contraception dont 19% une méthode
     moderne.
    95% au moins avaient eu une CPN.
    17,7% des femmes ont eu une TA élevée (maxima > 12, minima > 8) dont 15,6%
     ont eu une protéinurie détectable.
    45,5% ont eu au moins une affection au cours de la grossesse dont 75% des
     épisodes concernent les infections vaginales et MST. 1,9% avaient signalé une
     hémorragie génitale.
    26% des accouchements ont eu lieu à domicile ou au cours du transport (taxi),
     dans un CHU dans 2,2% des cas.
    4,7% des cas étaient supposés prématurés.
    Dans 98,1% des cas l‟accouchement avait eu lieu par voie basse, 1,5% par
     césarienne. 1,8% des accouchements comptaient une présentation anormale.
    10,6% des femmes avaient présenté une pathologie au cours de l‟accouchement.
    L‟hémorragie de la délivrance représentait plus d‟un tiers des complications.
    Les nouveau-nés des grossesses simples présentaient un poids < 2 500 g dans
     10,7% des cas. Les malformations représentaient 1% (ou 1,6% des
     accouchements).
    204 enfants décédés incluaient 76 en période néonatale et 113 décès de fœtus. En
     incluant les grossesses gémellaires, la mortalité périnatale est de 58,4‰ (3 fois
     plus élevée chez les jumeaux).
    12 décès maternels avaient été enregistrés ce qui donnait un taux de mortalité
     maternelle de 352 p 100 000 nv.
    10 cas ont été considérés comme évitables.
    La morbidité maternelle était de 14,3% (globale), la morbidité grave de 7,3%.




                                                                                     171
CI16
GUILLAUME Agnès, KASSI N, KOFFI N.
Morbidité, comportement thérapeutique et mortalité à Sassandra.
Rapport : Croissance démographique, développement agricole et environnement à
Sassandra.. ORSTOM-ENSEA-GIDISCI, Paris, 1997: 287-310

RESUME
Dans cet article, une analyse de la morbidité et de la mortalité infanto-juveniles et
maternelles est réalisée à partir des résultats d‟enquêtes menées dans le cadre du
Laboratoire de Population de Sassandra et de Statistiques sanitaires.
L‟étude des itinéraires thérapeutiques révèle une alternance entre médecine moderne et
médecine traditionnelle.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Sassandra, Morbidité Mortalité maternelles, Morbidité
Mortalité infanto-juveniles, Itinéraires thérapeutiques.

CI17
KOUADIO AMENAN Nathalie, SARACINO TAGLIATE, DIARRA-NAMA
Profil épidémiologique des femmes consultant à la maternité de Yopougon-Attié après
accouchement à domicile
Thèse n° 1951 UFR Sciences Médicales 1997

RESUME
Période d‟étude de janvier à juillet 1996 dans une maternité d‟un quartier populaire de la
périphérie d‟Abidjan (1109 cas)
21% des accouchements enregistrés ont eu lieu en dehors de la maternité dont 94% de
véritables accouchements à domicile (324).
Il s‟agit essentiellement d‟ivoiriennes (80%) dont 40% du groupe AKAN.
44% des femmes proviennent du milieu rural
73% des accouchées ont eu 2 CPN en moyenne
91% déclarent n‟avoir pas eu d‟information sur le terme de leur grossesse
99% habitent loin de la maternité et 89% doivent emprunter les transports en commun
pour s‟y rendre. Ce sont en général des multipares : 83%.

CI18
PORTAL J.L, WELFFENS-EKRA-C, BOHOUSSOU-K-M.
Qualité de la prise en charge obstétricale dans le secteur public, à Abidjan.
In "Santé en Capitale".

RESUME
Fréquence des césariennes : 23 %
68,5 % ont eu des CPN
70 % des cas ont été évacuées par les maternités périphériques
Elles sont une urgence dans 69,5 % des cas et prophylactiques dans 30,5 % des cas
Les indications sont surtout maternelles : 53 % (bassins dystociques : 15 %)
La souffrance fœtale représente 25 % des cas et la disproportion fœto-pelvienne : 15 %
des cas



                                                                                      172
CI19
ORTIZ-P, PORTAL-J-L, WELFFENS –EKRA-C., TANO-BIAN et coll
Utilisation des services de santé maternelle à Abidjan de 1994 à 1996.
In "Santé en Capitale".

RESUME
   Fréquence des évacuations : 19 %
   Evacuations par les moyens propres : 81 %
   Motifs d‟évacuation le plus souvent retrouvés à l‟admission et qui assombrissent
    le pronostic vital maternel et fœtal.
   disproportion fœto-pelvienne 19,5 %
   souffrance fœtale : 16,30 %
   Mortalité maternelle : 1200 pour 100.000 naissances vivantes
   Mortalité périnatale : 168 pour 1000
   Mortalité maternelle : 31,1 % des femmes évacuées

CI20
YAO-KOFFI-Théodore, DIARRA NAMA A.J, WELFFENS–EKRA-C
Etude sur les références obstétricales dans le district sanitaire de Bouaflé

Thèse n° 2006 UFR Sciences Médicales 1997

RESUME
Etude prospective descriptive sur l‟ensemble des femmes évacuées dans le service de
G.O de l‟Hôpital Général de Bouaflé du 1/11/95 au 31/10/96 soit 112 cas. Leur âge
moyen est 25 ans, 82,1% d‟analphabète.
    Fréquence des références 112 sur 1416 (7,91%)
    81% des femmes ont déjà eu un enfant
    51,9% des femmes avaient accouché à domicile à la grossesse précédente
    46,4% ont eu au moins3 CPN
    10,7% n‟ont jamais fait de CPN au cours de cette grossesse
    Les dystocies viennent en tête comme cause de la césarienne (50%)
    Il y a eu 4 décès maternels (3,6% du groupe) dus principalement aux hémorragies
       dont 3 dans le post-partum.
    49,5% des enfants sont décédés principalement en raison de dystocies.
    Les conditions d‟évacuation étaient mauvaises (pas de transport médicalisé, routes
       peu praticable).
    Les indications d‟évacuation n‟étaient pas pertinentes dans 45,5% des cas.
    Le pronostic materno-fœtal était sévère : 3,6% de décès maternels, 49,5% de
       décès périnatals.
Recommandations : IEC communauté, amélioration accès aux Formations Sanitaires
Standardisation des critères d‟évacuation.
MOTS CLES : SSP/IB, Evacuation obstétricale, District sanitaire Bouaflé, Pronostic
Maternel et fœtal.


                                                                                   173
1996
CI21
BONI Serge, ANONGBA-D-S, BOKOSSA-MAMBO.et Coll
Décès maternel par infection : à propos de 153 cas dans le service de G.O. du CHU de
Cocody.
3e congrès SAGO Yaoundé – Déc. 1994
Annales de l‟Université d‟Abidjan, Série B, Médecine, Tome XXVI, 1996

CI22
BONI Serge, ANONGBA. D. S, BOKASSA MAMBO. Et Coll……
Les évacuations sanitaires d’urgences en obstétrique, bilan de deux années dans un
service de référence : la Maternité du CHU de Cocody.
3e congrès SAGO Yaoundé Déc. 1994
Annales de l‟Université d‟Abidjan, Série B, Médecine, Tomme XXVI,1996

CI23
DOGORE-R, SANGARE.V, OUATTARA.I, KALE.K, KOFFI.M
Mortalité Maternelle : Etude comparative en Côte d’Ivoire, Afrique de l’ouest
Archives Belges de Santé Publique. Vol 53 (1996) Sup 1 155 N 003 9578 39-42

CI24
DOUMBIA Yacouba, TOURE COULIBALY Karidiata
Les indications de césarienne à la maternité du CHU de Treichville.
Mémoire de CES de GO 1996

RESUME
Analyse rétrospective des registres et dossiers des femmes césarisées dans la période du
1/3/1993 au 28/02/1995 ;
     3312 accouchements dont 754 césariennes ont été recensées
     Fréquence des césariennes : 22,76%
     68,5% ont eu des CPN
     69,7% des cas ont été évacuées par les maternités périphériques
     Elles sont une urgence dans 69,5% des cas et prophylactiques dans 30,5% des cas
     Les indications sont surtout maternelles : 53% (bassins dystociques : 15%)
     La souffrance fœtale représente : 24,64% des cas
     La disproportion fœto-pelvienne : 14,72% des cas
     Morbidité maternelle dominée par les infections (17,37%) et l‟anémie (12%)
     32,8% de score d‟Apgar et 8,80% de décès fœtal
     Il n‟y a pas eu de décès maternel dans la série




                                                                                    174
CI25
GUE-YERET Privat, TOURE COULIBALY Karidiata
Les évacuations obstétricales, Expérience de Treichville
Mémoire de CES-G.O

RESUME
Etude prospective effectuée du 15/11/1992 au 14/09/1993 les données de 405 femmes
évacuées sont comparées aux données de 792 gestantes non évacuées, dans la même
période.
Fréquence des évacuations : 19%
Evacuations par les moyens propres : 81%
Motifs d‟évacuation le plus souvent retrouvés à l‟admission et qui assombrissent le
pronostic vital maternel et fœtal
     disproportion fœto-pelvienne 19,5%
     souffrance fœtale : 16,30%
Mortalité maternelle : 1 200 pour 100 000 naissances vivantes
Mortalité périnatale : 168 pour 1 000
Mortalité maternelle : 31,1% des femmes évacuées

CI26
KOFFI KOUASSI Francis, ANONGBA DANHO Simplice
Mortalité maternelle à la maternité du Centre Hospitalier Régional (CHR) de
Yamoussoukro

Thèse n°1885 UFR Sciences Médicales, 1996

RESUME
Etude prospective menée du 25-03-1995 au 24-03-1996.
    Le taux de mortalité maternelle calculé était de 562,64 p 100 000 nv, 19,63% de
       l‟ensemble des accouchements avaient eu lieu à domicile.
    L‟évacuation sanitaire est le seul facteur de risque de décès maternel identifié.
    Les femmes sont surtout décédées dans le post partum 63,42%
    Les principales étiologies étaient les hémorragies (58,53%) principalement dues
       aux ruptures utérines (37,5%), les infections (17,07%), l‟éclampsie dans 17,07%
       des cas.
    78,04% des décès maternels étaient évitables. La responsabilité du décès revenait
       à 39,02% à la famille, au personnel médical à 24,39% et à l‟administration à
       14,63%.
Des recommandations ont été formulées.
MOTS CLES : Mortalité Maternelle, Accouchement à domicile, Evacuation sanitaire,
Equipement Education pour la santé.




                                                                                  175
CI27
GBEI Tiemoko, BOHOUSSOU-K-M
Complications obstétricales des MGF dans trois maternités d’Adjamé
Thèse n° 1974 UFR Sciences Médicales,1996

CI28
MBANDAMA Konan, BOHOUSSOU K.M, TOURE COULIBALY Karidiata
Eléments de pronostic de l’accouchement dans la réduction de la morbidité et la
mortalité maternelle au CHR de Man.
Thèse n° 1836-UFR Sciences Médicales 1996.

RESUME
Les objectifs de cette étude étaient :
         Apprécier l‟effet des C.P.N. sur le pronostic maternel de l‟accouchement.
         Identifier les principaux facteurs de risques et les principales causes de
            morbidité et mortalité maternelles.
         Proposer des solutions en vue d‟améliorer la santé de la mère en Côte d‟Ivoire
            en général et en particulier dans la région de Man.
Enquête rétrospective et prospective sur une période de 12 mois (du 1er mars 1995-29
février 1996).
     L‟échantillon comprend 913 femmes suivies en C.P.N. et 568 femmes qui n‟ont
        pas suivi de C.P.N
     1212 naissances vivantes
     267 états morbides et 36 cas de décès
     Morbidité : 14,12% chez les gestantes suivies et 24,29% chez les gestantes non
        suivies.
     Mortalité : 1 204 pour 100 000 naissances vivantes lorsque les femmes sont
        venues en C.P.N.
     Les dystocies représentent la pathologie dominante qui conduit à la mort.

CI29
TANOH –Laure, MAREGA, ANONGBA-D-S -------
Le traitement de l’éclampsie : à propos de 11 cas colliges à la maternité du CHU de
Cocody.
Annales de l‟Université d‟Abidjan. Série B Médecine Tome XXVI 1996

CI30
THONNEAU Patrick, DJANHAN Yao, WELFFENS-EKRA C, BOHOUSSOU-K-M
The persistence of high maternel mortality in the Ivory –Coast.
Lettre dans American Journal of public Health 1996 Oct ; 86 (10) : 1478-9
Sur Internet, Med-line PMID : 887 6525, UI : 97030584

CI31
UNICEF-M.S.P
Rapport sur la situation des femmes et des enfants en Côte d’Ivoire 1996



                                                                                    176
1995
CI32
ABAULETH-Yao-Raphaël, DJANHAN-Yao et Coll
Surveillance de la grossesse chez la femme diabétique au CHU de Cocody. Abidjan
Médecine d‟Afrique, 1995, n°42 (10)

RESUME
     109 femmes ont été suivies (association diabète – grossesse).
     Les complications gravidiques étaient :
    28,5% de vaginite, 14,5% HTA, 6,5% d‟infections urinaires, 6,5% des gestantes ont
    eu des menaces d‟accouchement prématuré.
Le poids moyen de naissance : 3124-3510 g
16% de nouveau-nés étaient des macrosomes
90% des enfants nés à terme avaient un bon score d‟Apgar
3 décès néonatals et 2 malformations ont été observés
Le coût de la prise en charge s‟élevait à 150 000 CFA.

CI33
ADJAMAGBO (A) et GUILLAUME (A), 1995
Objectifs et principaux résultats des recherches sur la santé de la reproduction à
Sassandra et comparaison avec les milieux ruraux akan, Communication à l’atelier du
GRIPPS
«Santé de la reproduction dans les pays à croissance démographique rapide : approche
méthodologiques» (Abidjan, 10 au 13 mai 1995), 16p. multigr.

RESUME
Cette communication sur la santé de la reproduction en Côte d‟Ivoire repose sur les
résultats de différentes enquêtes menées en milieu akan. Bien que ces enquêtes ne
couvrent pas de façon exhaustive le champ de la santé de la reproduction, elles abordent :
la santé maternelle et infantile, plus spécifiquement les morbidités et mortalité
maternelles et infantiles et les comportements de santé, ainsi que la fécondité et
l‟infécondité, notamment la planification familiale. La nécessité d‟étudier ces questions
de la santé de la reproduction par des études qualitatives et quantitatives est mise en
évidence pour disposer d‟indices qui permettent de mesurer les niveaux et l‟intensité des
phénomènes mais aussi comprendre les logiques à l‟origine de ces phénomènes et les
resituer dans le contexte global du fonctionnement des sociétés.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire - Milieu akan – Santé de la reproduction – Mortalité et
morbidité infato-juvénile et maternelle –Comportements thérapeutiques

CI34
GUILLAUME (A), KOFFI (N.), VIMARD (P.), 1995
«Santé de la mère et de l’enfant en Côte d’Ivoire»
In Population du sud et santé. Parcours et horizons, Commission Scientifique de
démographie (éd.), Paris, ORSTOM Editions : 201-232


                                                                                      177
RESUME
La création de Laboratoire de population et la réalisation d‟enquêtes dans différentes
régions de Côte d‟Ivoire, ont permis la collecte d‟un corpus de données sur la santé de la
reproduction. Dans cet article, la variation des comportements thérapeutiques ainsi que
des niveaux de stérilité, de morbidité et de mortalité infanto-juvénile est analysée. Une
étude des causes de morbidité et mortalité révèle l‟importance de certaines pathologies en
particulier les maladies diarrhéiques.
MOTS CLES : Côte d‟ivoire, Santé de la reproduction, Mortalité et morbidité infanto-
juvénile et maternelle, Comportements thérapeutiques.




                                                                                      178
1994
CI35
ABAULET-Yao-raphaël, BOHOUSSOU-K-M
La césarienne abdominale : indications techniques et risques maternels en fonction du
mode d’admission au CHU de Cocody de 1989 à 1991

Thèse n°1571 UFR Sciences Médicales 1994

RESUME
   2 374 césariennes pour 15 476 accouchements (15,34%). De 1980 à 1991 les taux
    ont régulièrement baissé ; 60,66% des parturientes ont été référés et 74,73% des
    femmes césarisées avaient été référées.
   Les indications principales des césariennes prophylactiques étaient l‟utérus
    cicatriciel : 35,65%, le dépassement du terme : 15,50%.
   Les principales indications des césariennes en cours de travail sont : La souffrance
    fœtale aiguë : 22,30%, La disproportion foeto-pelvienne : 15,09%, Les
    présentations dystociques : 10,54%, Les utérus cicatriciels : 10,54%.
   Le taux de mortalité par césarienne est de 21,48‰ (rapport aux césariennes),
    mortalité dominée par les causes infectieuses.

CI36
DOGORE Raymond, SANGARE Victor Sékou et Coll
Etude de la mortalité maternelle et infantile.
Analyse de la situation de base en milieu communautaire de Côte d’ivoire
Rapport et comptes rendus /UNICEF. Collaboration à la recherche sur la Reproduction.
Vol 1, N°2,31 mars 1994

RESUME
Un décès sur quatre de femmes en âge de procréer était un décès maternel
Au cours de 1992, le taux de mortalité était évalué à 594 p. 100.000 nv, 58% de ces décès
survenaient au cours de la grossesse. 68% des décès se produisaient à domicile.
Pour un taux brut de mortalité infantile de 107 p 1 000 nv les enfants de moins de un an
représentaient 53,3% de ces décès.

CI37
KAMAGATE ZOUMANA – KADIA. M. D.
Les déterminants sociaux de la mortalité maternelle en Côte d’Ivoire : le cas d’Abidjan
Mémoire Maîtrise I.E.S. UFR Sciences Humaines 1994




                                                                                     179
CI38
OUSSOU Clément Norbert, BOUHOUSSOU K.M, DIARRA –NAMA-A-J
Les naissances à domicile dans la commune de Bouaké : Pronostic maternel et fœtal, à
propos de 1464 cas enregistré en 6 mois.

Thèse n°1607 UFR Sciences Médicales 1994

RESUME
Etude prospective qui consiste à décrire les accouchements à domicile et d‟en analyser
les préjudices maternels et fœtaux. Ces accouchements ont été enregistrés dans le service
de gynécologie du CHR et les 4 maternités urbaines de la commune. Tous les
accouchements ayant lieu en dehors des centres de santé. Les données ont été recueillies
à partir des fiches de renseignements informatisées sous forme de questionnaires et
traitées à l‟ordinateur. La fréquence des accouchements à domicile évaluée à 22, 5%
restait encore très élevée. Le pronostic fœto-maternel, quoique favorable, restait encore
en deçà de la réalité (car sous évaluation des données). L‟environnement socio culturel
expliquait l‟existence de ce phénomène (population encrée dans la tradition et 76%
d‟analphabètes, conditions socio-économiques défavorables) et déficit d‟informations à la
fois chez les accouchés et les accoucheuses traditionnelles en matière de santé de la
reproduction. D‟où la nécessité d‟un encadrement des accoucheuses traditionnelles afin
qu‟elles puissent assurer ce rôle, assurer efficacement et dans des conditions sanitaires
propices.

CI39
VARLET Charles-A-K, WELFFENS-EKRA –C, DIARRA-NAMA
Mortalité Maternelle en milieu Hospitalier Régional (CHR de San-Pedro)
Thèse n° 1570 UFR Sciences Médicales 1994
RESUME
Etude prospective descriptive qui a porté sur la période de Juillet 1992 à Juillet 1993 chez
les patientes qui ont accouché ou ont été évacués après accouchement sur le C.H.R
47 décès pour 4655 naissances vivantes soit un taux de mortalité de 1 009/100 000
naissances vivantes.
Causes de décès essentiellement obstétricaux directes (42 soit 89,36%) avec causes
principales les infections (46,81%) et les hémorragies (29,79%)
33 femmes n‟ont jamais eu de CPN (70,21%)
Près de la moitié de ces femmes ont été évacuées de Centres de Santé Périphériques
(49%)
75% des femmes décédés ont été prise en charge au début du travail par une matrone
91,49% des décès auraient pu être évités.




                                                                                        180
CI40
YAO-KOUADIO Jean, DIARRA-NAMA J, SANGARE A.N.
Bilan prénatal et anémie de la femme enceinte.
A propos de 1409 bilans prénatals effectués au laboratoire de Biologie de L’INSP
Thèse n°1558 UFR Sciences Médicales1994

RESUME
Etude rétrospective sur 1409 bilans effectués en 1992, l‟anémie (Hb < 11 g/de)
représentait 52% des cas dont 2% d‟anémie sévère et 27% de suspicion d‟anémie
ferriprive.

CI41
OULE Solange, DIARRA-NAMA- Alimata J.
Evaluation des activités des accoucheuses traditionnelles formées entre 1988 et 1993
dans le canton OUA sous-préfecture de Danané
Mémoire surveillant d‟unité de soins 1994-INFAS




                                                                                   181
SANTE INFANTILE

1999
CI42
CHIYE Fernand, HOUENOU AGBO Yveline, DIARRA-NAMA-A-J
La place de la prescription nutritionnelle dans la prise en charge des enfants malades
âgés de 0 à 5 ans
Thèse n°2295 UFR Sciences Médicales 1999

RESUME
Contribution à l‟évaluation des prestations en matière de nutrition dans les formations
sanitaires.
Dans 74% des cas de consultation, le diagnostic n‟a pas été précisé dans le carnet par le
prestataire.
Les affections les plus couramment rencontrées sont, par ordre de fréquence décroissante,
le paludisme, les infections respiratoires, les infections diarrhéiques et la malnutrition.
32,2% des patients avaient une insuffisance pondérale. Parmi ces enfants malnutris,
seulement 1,8% avaient été décelés par les prestataires. 7% à 8% des patients avaient été
interrogés sur leurs antécédents diététiques. 8% avaient reçu des conseils diététiques et
3% avaient eu une prescription diététique. Ceci peut s‟expliquer en partie par la charge de
travail : en effet, les prestataires consultaient en moyenne 23 malades par jour, sans avoir
été suffisamment formés pour les consultations pédiatriques. Par ailleurs 30% des mères,
ne connaissent pas le régime correct de leur enfant. Parmi les mères qui prétendaient
connaître le régime correct de leur enfant, 11,53% ne le pratiquaient pas, soit par
négligence (25%), soit pour des raisons financières (45%).
Recommandations :
La formation des agents de santé à la prise en charge intégrée des maladies de l'enfant,
l‟augmentation de l‟effectif des prestataires et une meilleure répartition des charges, la
sensibilisation et l‟éducation des mères sur la pratique nutritionnelle et la lutte contre la
pauvreté.

CI43
COULIBALY TENEDIA Assita, HOUENOU-A-Y, DIARRA NAMA A.J
Description des habitudes alimentaires des nourrissons de o à 1 an dans deux
communautés à Abidjan Attécoubé – Marcory
Thèse n° 2208, UFF Sciences Médicales 1999

RESUME
L‟étude des habitudes alimentaires des nourrissons de 0 à 10an de décembre 1997 à
juillet 1998 a relevé que :


                                                                                         182
       -     l‟allaitement maternel est pratiqué à 97,5%,
       -     seuls 3% des mères allaitent exclusivement à un mois,
       -     l‟introduction d‟eau, de décoction et de jus de fruit est précoce avec une
             moyenne d‟âge d‟introduction variant de 2 à 9 jours.
L‟analyse des connaissances des mères montre qu‟elles ne sont pas suffisamment
informées sur l‟allaitement maternel exclusif.
Certains facteurs socio-culturels étudiés semblent ne pas influencer l‟allaitement
maternel. Il s‟agit de l‟âge, la parité, la profession et la religion.
Par contre, une relation significative a été établie avec le niveau d‟instruction, la région
d‟origine et le statut matrimonial des mères.
46,29% des mères ont débuté la diversification alimentaire avant 4 mois. L‟insuffisance
de lait est la principale raison justificative du début de la diversification.
L‟état nutritionnel est meilleur chez les nourrissons allaités au sein jusqu‟à quatre mois
sans diversification alimentaire.
L‟approche de l‟allaitement maternel « exclusif » doit être revue. Elle tiendra compte des
aspects socio-culturels tels le niveau d‟instruction des mères, leur origine, leur statut
matrimonial et insistera sur l‟âge du début de diversification.
MOTS CLES : Allaitement maternel exclusif – Nutrition – Diversification alimentaire–
Hôpitaux Amis des Bébés

CI44
KONATE-ZIE, OULAI-SOUMAHORO-M, TOURE COULIBALY-K.
Impact de l’initiative « hôpitaux amis des bébés » sur la morbidité, la mortalité et la
létalité néonatales. Cas du service de Pédiatrie du CHU de Treichville
Thèse n°2252 UFR Sciences Médicales 1999

RESUME
En 1991, la Côte d‟Ivoire adhère sur l‟initiative de promotion de l‟allaitement maternel
dénommée initiative „Hôpitaux amis des bébés‟, lancée conjointement par l‟UNICEF et
par l‟OMS.
Notre étude a pour objectif d‟évaluer l‟impact de cette initiative sur la morbidité, la
mortalité, la létalité néonatale dans le service de Pédiatrie du CHU de Treichville, cinq
années après le lancement.
Il s‟agit d‟une étude rétrospective et comparative. Elle a porté sur 10 années réparties en
2 périodes : de 1987 à 1991 à 1996.
Au total 15 241 nouveau-nés ont été enregistrés avec une augmentation de 2 085
nouveaux cas par rapport aux cinq années précédentes. La morbidité reste élevée. Le taux
de mortalité globale est passé de 23,58% entre 1987 et 1991 à 21,25% entre 1992 et
1996 ; de même la létalité a baissé.
Au vu de ces résultats, nous suggérons que les efforts entrepris dans le cadre de l‟IHAB
soient soutenus par les médias et renforcés par la création de structures équipées et
adaptées pour une meilleure survie des nouveau-nés.
MOTS CLES : Allaitement Morbidité, Mortalité Nouveau-né, Initiative des „hôpitaux
amis des bébés.




                                                                                        183
184
1998
CI45
BEKOIN-Akouba-Adèle, TIMITE-KONAN-Adjoua-Marguerite.
Etiologie Des Infections Respiratoires Aiguës Inférieures De 1 à 59 Mois A La PMI De
Yopougon.
Thèse UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Les infections Respiratoires Aiguës (I.R.A.) sont une des causes les plus importantes de
morbidité et de mortalité chez l‟enfant de moins de 5 ans surtout dans les pays en
développement. Pour lutter contre ce problème de santé publique, l‟OMS a proposé un
programme de lutte contre les I.R.A.
Notre étude visait à identifier les étiologies bactériennes et à préciser la part du virus
respiratoire syncitial dans les I.R.A inférieures de l‟enfant de moins de 5 ans à la P.M.I de
Yopougon. Il s‟agit d‟une étude prospective transversale qui a porté sur 259 enfants de 1
mois à 59 mois.
Nos résultats ont été les suivants :
-Du point de vue épidémiologique, L‟I.R.A. inférieure est plus fréquente dans la première
année de vie : elle touche 43% des enfants de moins de 1 an. Son incidence baisse avec
l‟âge.
Il existe une légère prédominance masculine avec une sex-ratio égal à 1,04.
-Du point de vue clinique, parmi les enfants atteints d‟I.R.A. inférieure, 30% avaient une
pneumonie grave et 10% avaient une maladie très grave.
Les affections associées aux I.R.A. inférieures étaient surtout ORL (81%) et digestives
(18%).
-Du point de vue micro biologique, l‟étude des antigènes solubles dans les urines avait
permis de noter que Streptococcus pneumoniae était le germe le plus fréquent (29%)
suivi de loin par Haemophilus influenzae (5%).
L‟ensemencement du prélèvement par écouvillonnage de l‟oropharynx avait quant à lui
permis d‟identifier :
        -les Streptocoques bêta hémolytiques dans 41% des cas, en particulier le type C
qui représentait 36% des cas,
        -les Streptocoques alpha hémolytiques ont été identifiés dans 5% des cas. Le
portage oropharyngé de Streptococcus pneumoniae et d‟Haemophilus influenzas était de
2% dans notre étude.
Nous n‟avions pas trouvé de correspondance entre les bactéries détectées par les
antigènes solubles dans les urines et les bactéries isolées dans l‟oropharynx.
Dans les 18 prélèvements de pus d‟otite effectués, nous avions isolé une fois
Pseudomonas aeruginosas et trois fois staphylococcus aureus.
Le seul virus que nous avions recherché était le virus respiratoire syncitial. Nous l‟avions
retrouvé 23 fois sur 259 prélèvements nasopharyngés soit 9% des cas.
A propos des manifestations hématologiques associées aux I.R.A. inférieures, nous
avions constaté que 67% de nos enfants étaient anémiés.
Parmi eux 72,3% avaient une anémie hypochrome microcytaire.



                                                                                         185
Par ailleurs, nous avions noté un taux de leucocytes normal dans 82% des cas, une
leucopénie dans 5% des cas et une hyper leucocytose dans 13% des cas.
A propos des facteurs de gravité des I.R.A. inférieures, nous avions constaté que la
répartition des germes responsables de pneumopathies (Streptococcus pneumonia et
Haemophilus influenzae) n‟était pas liée à l‟âge, que les antigènes solubles dans les
urines étaient plus fréquemment positifs dans les pneumonies graves et les maladies très
graves et que le portage oropharyngé d‟Haemophilus influenzae était associé à une seule
pneumonie grave.
En terme de prévention des I.R.A.inférieures, nous pourrions proposer aux organismes
internationaux et aux gouvernements d‟introduire les vaccins contre Streptococcus
pneumoniae et Haemophilus influenzae b dans le programme élargi de vaccinations.

CI47
BOUREIMA-Hamadou, TIMITE-Konan-A-Marguerite
La rougeole de l’enfant : profil épidémiologique, aspects évolutifs et évaluation du coût
en milieu hospitalier pédiatrique au CHU de Yopougon
Mémoire, CES-Pédiatrie 1998

RESUME
La rougeole demeure dans nos régions une affection grave et onéreuse à double titre.
D‟une part elle constitue l‟une des principales causes de morbidité et de mortalité des
enfants de 1 à 4 ans. D‟autre part, elle grève lourdement les budgets de nos structures
hospitalières et au-delà ceux de nos Etats.
Notre étude a permis de montrer que le coût moyen d‟une rougeole compliquée (52 403 F
CFA) est élevé car il est nettement supérieur au SMIG (Salaire Minimum
Interprofessionnel Garanti). De plus, elle touche essentiellement les couches sociales les
plus défavorisées.
Dans ces conditions, à défaut de son éradication la réduction de la charge tant morale que
matérielle qu‟elle représente devient une priorité de santé publique pour nos pays. Y faire
face passe nécessairement par une politique de prévention adaptée et soutenue. Cette
politique doit s‟accompagner de mesures permettant d‟améliorer le niveau de vie des
couches sociales les plus démunies.

CI48
DIARRASSOUBA-Gnenefoly, TIMITE-KONAN-A-Marguerite
Les anémies en pédiatrie médicale au CHU de Yopougon. Aspects épidémiologiques,
cliniques et transfusionnels.
Thèse, UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Notre travail est une étude transversale prospective portant sur 227 enfants âgés de 1
mois à 14 ans, hospitalisés pour anémie en Pédiatrie Médicale au CHU de Yopougon.
L‟analyse des résultats montre :
*Au plan épidémiologique
    56 des enfants ont un âge compris entre 1 et 4 ans.
    Les enfants sont en majorité issus de milieu socio-économique modeste.


                                                                                       186
* Au plan biologique
     54,3 % des anémies sont microcytaires
     L‟anémie microcytaire hypochrome reste la forme la plus fréquente.
* Les principales étiologies sont :
     Le paludisme
    Les causes nutritionnelles
     La géophagie
     Les hémoglobinopathies.
* 32 % des sujets ont été transfusés sans détermination du taux d‟hémoglobine
uniquement en se basant sur la pâleur des conjonctives.
Au regard de ces résultats, l‟amélioration du niveau socio-économique des populations,
l‟éducation nutritionnelle, la lutte contre le paludisme, l‟équipement des laboratoires
doivent être les moyens de prévention.
MOTS CLES : Enfant-Anémie-Etiologies-Transfusion.

CI49
DJIBIAHOU-Pauline épouse N’ZUE, TIMITE-KONAN Adjoua Marguerite
Le profil actuel des méningites purulentes de l’enfant au CHU de Yopougon
Thèse, UFR-Sciences Médicales 1998

RESUME
C‟est une étude rétrospective qui a porté sur 101 cas et a montré que :
- les méningites purulentes de l‟enfant ont représenté 1,20% des admissions dans le
service de pédiatrie du CHU de Yopougon.
- Les enfants les plus touchés étaient âgés de 3 à 11 mois (46,6%) et le sexe masculin
prédominait légèrement (52,47%) avec un sex ratio de 1,1 ;
- les principaux signes physiques retrouvés à l‟entrée étaient la fièvre (72,27%), le coma
(41,58%), la raideur de la nuque (58,41%) et le bombement de la fontanelle antérieure
(25,74%).
Les germes ont été identifiés dans 76 cas avec principalement l‟Haemophilus influenzea
B dans 31,57%, le pneumocoque dans 28,4% et le méningocoque dans 11,84% des cas ;
- l‟antibiothérapie a reposé essentiellement sur les céphalosporines de 3ème génération ;
- des complications sont survenues chez 54,4% des malades, 16,8% sont décédés et
30,9% ont gardé des séquelles neurologiques ;
La vulgarisation du vaccin contre l‟haemophilus influenzae B chez le nourrisson de
moins d‟un an et l‟amélioration de la prise en charge clinique, biologique et thérapeutique
paraissent incontournables à la réduction de la morbidité et de la mortalité de cette
affection.
MOTS CLES : Méningites purulentes, Enfants, Haemophilus influenzae B,
Streptococcus pneumoniae, Neissaria meningitidis, Coma, Céphalosporines, Vaccins.




                                                                                       187
CI50
KOUAKOU KOUADIO Alphonse, ANONGBA DANHO Simplice
Mortalité périnatale, fréquence et aperçu épidémiologique à la maternité de la PISAM
de 1992 à 1996
Thèse UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Pendant l‟année scolaire 1997-1998 une étude rétrospective concernant la période 1992-
1996 et portant sur 2273 naissances fut menée dans le but d‟étudier la mortalité périnatale
à la maternité de la Polyclinique Internationale Sainte-Anne Marie d‟Abidjan (PISAM).
37 cas de décès périnatals ont été enregistrés se répartissant en 29 cas de décès fœtaux
tardifs (10 décès antépartum, 19 décès perpartum) et 8 cas de décès néonatals précoces.
Le taux de mortalité périnatale enregistré est de 16,28‰ avec un taux de mortinatalité
12,76‰ naissances totales et un taux de mortalité néonatale précoce de 3,58‰ naissances
vivantes.
Le nombre de CPN, le poids de naissance des nouveau-nés, les antécédents maternels,
l‟âge gestationnel, certaines complications gravidiques, le degré de dilatation du col de
l‟utérus et l‟aspect du liquide amniotique ont été identifiés comme facteurs de risque de
ces décès périnatals.
Le taux de césarienne est 29,73% et les principales indications sont : la souffrance fœtale
et l‟hémorragie antépartum.
75% des décès périnatals sont constatés 48 heures après la naissance dont 50% dans les
24 premières heures
Les causes probables sont : la prématurité et l‟hypotrophie fœtale, la souffrance fœtale,
les malformations.

CI51
YAO-AYA, OULAI-SOUMAORO
Les urgences Pédiatriques en milieu tropical : difficultés dans la prise en charge des
enfants admis en urgence au service de Pédiatrie au CHU de Treichville.
Thèse n° 2333 UFR Sciences Médicales 1999

CI52
KROU Nathalie ép DANHO, OULAI SOUMAHORO, TOURE-COULIBALY-K
Etude des facteurs de risque de la mortalité périnatale à la maternité de la Formation
Sanitaire de Koumassi
Thèse n° 2104, UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Le taux de mortalité périnatale global observée : 25‰ nv avec une sérologie VIH + de
12,3% (chez les mères).
Le taux est de 20‰ chez les mères non infectées, 38‰ chez les mères infectés au VIH1,
50‰ chez les mères VIH1+2 positives. Les facteurs de risque de la mortalité périnatale
sont pour la mère : l‟âge>31 ans, le nombre de CPN<3, l‟accouchement à domicile,
l‟aspect anormal du liquide amniotique et il n‟a pas été établi de relation significative




                                                                                       188
avec la sérologie de la mère. Pour le fœtus, se sont la présentation par siège, le faible
poids de naissance qui lui-même est en relation avec le statut sérologique de la mère.
MOTS CLES : Mortalité périnatale, Maternité urbaine, Facteurs de risque, Infection
maternelle au VIH

CI53
LOHOUES-KACOU M.J, TOURE M, HILLAH J, CAMARA B.M
Transmission materno-fœtale du virus de l’hépatite B en Côte d’Ivoire. Plaidoyer pour
une vaccination de masse Santé 1998. Nov-Déc, 8 (6) : 401-4
Sur Internet Med Line PMID : 10064 911, UI : 991 64305

CI54
OUATTARA.M, DIARRA – NAMA Alimata J
Prévalence et facteurs de risques de la carence en vitamine A chez les enfants de 6 à 59
mois dans la région Nord-ouest de la Côte d’Ivoire.
Thèse n°2048, UFR Sciences Médicales 1998
RESUME
L‟enquête a porté sur 600 enfants.
Au cours des 15 jours de l‟enquête l‟incidence de la diarrhée était de 24,6%, celle des
infections respiratoires de 18,2% et la prévalence de la malnutrition globale de 31,7%.
3,4% des enfants présentaient une malnutrition aiguë, 29,8% une malnutrition chronique.
32,7% avaient un taux de vitamine A<20ug /ml 0,63% des enfants présentaient la tache
de Bitot.
La diarrhée, l‟infection respiratoire et la malnutrition protéïno – énergétique n‟ont pas été
retrouvés comme facteurs de risque dans cette étude. L‟alimentation de la veille était
essentiellement à base de céréales et féculant.
MOTS CLES : Enfant, Déficit en Vitamine A, MPE, Diarrhée, Infection respiratoire,
Côte d‟Ivoire.

CI55
ZOH-GOGBE, TIMITE-KONAN, OULAI SOUMAHORO M.
Evaluation de la prise en charge de l’enfant diarrhéique de 5 ans en Côte d’Ivoire.
Thèse n° 2097 UFR Sciences Médicales 1998

CI56
LASME-E, AMON-TANOH-Dick F, AKAFFOU E, EHUA-AMANGOUA-E,
KOFFI-O, KANGAH DIEKOUADIO F.
Les facteurs de risque des détresses respiratoires néonatales en milieu hospitalier à
Abidjan.
Annales Pédiatrie (Paris), 1997, 44, n° 9, 635-639

RESUME
Les détresses respiratoires néonatales posent un véritable problème de santé publique de
par leur impact sur la morbidité et la mortalité néonatale. Elles représentaient 23,4% des
admissions et 34,4% de la mortalité néonatale de notre service entre 1991 et 1992. Le but
de ce travail était d‟identifier les facteurs de risque afin de proposer des mesures
permettant de réduire la mortalité.


                                                                                         189
Notre étude rétrospective a été effectuée à partir de 273 dossiers médicaux colligés dans
un service de Néonatalogie à Abidjan. La période d‟étude a été de 23 mois (février 1991-
décembre 1992).
Nos facteurs de risque ont été sur le plan clinique, l‟indice de Silverman supérieur à 4, les
pauses respiratoires, les apnées et le score d‟Apgar inférieur à 7.
Sur le plan épidémiologique, la prématurité, la référence par un centre périphérique, l‟âge
d‟admission supérieur à 24 heures, le poids de naissance inférieur à 2 000 g sont ressortis
comme facteurs de risque dans notre contexte d‟exercice.
Un score a été établi afin d‟apprécier dès l‟admission le pronostic de tout nouveau-né
ayant une détresse respiratoire.
Le recyclage et la formation du personnel notamment des sages-femmes, ainsi que
l‟équipement des centres périphériques permettront d‟améliorer le suivi anténatal et la
prise en charge du nouveau-né à la naissance. Le transport médicalisé des nouveau-nés
doit être intégré dans notre politique de prévention. Ces mesures permettront de
minimiser les risques et de réduire la mortalité.
MOTS-CLES : Détresse respiratoire, Nouveau-né, Facteurs de risque.




                                                                                         190
1997
CI57
ELENGA-Narcisse, TIMITE-KONAN, KOUAME-KONAN-Joseph
Mortalité dans le service de pédiatrie du CHU de Yopougon au cours de l’année 1995
Mémoire, CES –Pédiatrie et Puériculture, déc 1997

RESUME
La mortalité pédiatrique était élevée dans notre service. La population infanto-juvénile
était la plus touchée (81%). Il n‟existait pas de prédominance de sexe. La plupart des
malades provenait de la commune de Yopougon (79,5%). La proportion des immigrés
était faible (12,3%). On notait un pic au mois de juillet correspondant à la grande saison
pluvieuse et à la recrudescence des infections respiratoires et du paludisme. Les décès
surviennent plus pendant les gardes de nuit. Il y avait une corrélation entre la période du
mois et les décès avec une prédominance après la deuxième semaine du mois. Les causes
de mortalité étaient représentées par les infections respiratoires basses, le paludisme
grave, les anémies et l‟infection par le VIH. Cette mortalité élevée pourrait être liée :
- aux difficultés socio-économiques qui amènent les parents à consulter tardivement,
- au manque de motivation du personnel après l‟euphorie des années 1990 et 1991.
Pour diminuer le taux de mortalité dans notre service, il importe :
- d‟équiper le service en matériel
- de transformer les salles de «soins semi-intensifs» en véritables salles de réanimation
dotées d‟un équipement suffisant : cardioscope, matériel d‟intubation, respirateur,
cathéters centraux
- de former les infirmiers et sages-femmes aux techniques de prise en charge d‟un malade
comateux ou nécessitant une réanimation
- D‟insister sur la maîtrise par les médecins de pédiatrie des techniques élémentaires de
réanimation : prise de voie centrale, intubation, drainage thoracique
- de sensibiliser le personnel médical et paramédical sur la responsabilité de chacun au
sein de l‟équipe médicale
- concernant la motivation, il faut plaider auprès du ministère de l‟économie pour le
payement de la prime de garde de nuit.

CI58
KONAN-KOUAKOU-Claude, TIMITE-KONAN-Marguerite
Connaissances, attitudes et pratiques des mères ivoiriennes vis à vis de la rougeole en
milieu périurbain dans la commune de Koumassi.
Thèse, UFR Sciences Médicales 1997

RESUME
Cette étude a montré que les mères connaissent parfaitement les signes en faveur de
rougeole et les signes de gravité. Cependant elles ne savent pas l‟âge de vaccination
contre la rougeole et elles ne lavent pas leurs enfants au cours de la rougeole.
Les mères entreprennent un traitement immédiat. La moitié fait un traitement mixte à
base de traitement moderne et traditionnel.


                                                                                       191
La consultation chez les herboristes et l‟automédication traditionnelle constituent
l‟essentiel du traitement traditionnel.
MOTS CLES : Rougeole, Mères, Attitudes, Pratiques, Pédiatrie

CI59
YODA-Moussa, TIMITE-KONAN-Adjoua-Marguerite
Syndrome néphrotique de l’enfant à Abidjan. Aspects cliniques et évolutifs.
Thèse, UFR Sciences Médicales juil 1997

RESUME
Il s‟agit d‟une étude rétrospective et prospective, portant sur le syndrome néphrotique de
l‟enfant à Abidjan. Elle s‟est déroulée dans le service de pédiatrie médicale du CHU de
Yopougon. Elle s‟étend sur 4 ans 9 mois, couvrant la période de septembre 1991 à juin
1996. Nous avons recensé 35 enfants hospitalisés et suivi pour syndrome néphrotique sur
12 043 malades de tout genre hospitalisés durant la période d‟étude, soit une fréquence de
0,29%. Le syndrome néphrotique survient le plus souvent chez l‟enfant âgé de 12 mois à
4 ans (60%) avec une légère prédominance masculine (sex-ratio = 1,06).
Les syndromes œdémateux (74%),l‟ascite (68,5%) et l‟oligurie (37%) sont les principaux
symptômes de découverte. Aucune particularité clinique et biologique n‟a été observée.
Les 35 malades ont été réparties en syndrome néphrotique pur : 25 cas et en syndrome
néphrotique impur : 10 cas. Le traitement a consisté en une corticothérapie d‟emblée
dans 94% des cas et à un traitement symptomatique dans 6% des cas.
Les complications ont été dominées par les infections (78%) notamment les infections
O.R.L. (48%). Trois malades sont guéris, dix sont en rémission, dix en cours de
traitement, neuf sont perdus de vue et trois sont décédés.
MOTS CLES : Syndrome néphrotique, Enfant, Corticothérapie, Pédiatrie.




                                                                                      192
1996
CI60
BONNET (D) (éd.), 1996
« La malnutrition de l’enfant : fait culturel, effet de la pauvreté ou du changement
social ? »,
Sciences sociales et santé, vol.14, 1 : 3-116

RESUME
Ce numéro spécial regroupe quatre articles d‟anthropologues, médecins et psychologues
sur la malnutrition de l‟enfant. Sont abordés dans ce numéro : les théories culturelles
populaires, les représentations médicales, les relations mère / enfant dans le contexte de
la malnutrition, et le traitement biomédical des enfants malnutris porteurs du VIH.
MOTS CLES : Malnutrition infantile, Représentations populaires et médicales, VIH,
Relation mère / enfant, Négligence sociale.

CI61
BONNET (D) (éd.), 1996
Présentation. « La notion de négligence sociale à propos de la malnutrition de
l’enfant »,
N° spécial «la malnutrition de l’enfant : fait culturel, effet de la pauvreté ou du
changement social ? »
Sciences sociales et santé, vol.14, 1 : 5-1

RESUME
Cette présentation du numéro spécial de la revue Sciences sociales et santé consacré à la
malnutrition de l‟enfant introduit les quatre articles du numéro par une réfléxion sur la
notion de «négligence sociale».
MOTS CLES : Malnutrition Infantile, Représentations populaires et médicales, VIH,
Relation mère / enfant, Négligence sociale.

CI62
DIARRA –NAMA-A-J, KOFFI-N-M,TEBI-A, ROY-C---
Effets d’une supplémentation en vitamine A sur les enfants malnutris. Etude réalisée
en milieu rural dans le Nord de la Cote d’Ivoire.
Article original, Annales de Médecine, Tome XXV, 1996, 159-169
RESUME
Pour étudier les effets d‟une supplémentation en vitamine A sur la Malnutrition Protéino-
Energétique, 115 enfants malnutris âgés de 12 à 47 mois recrutés par sondage en grappes
dans une zone rurale de la Côte d‟Ivoire et répartis en deux groupes, ont reçu en double
aveugle pendant 24 mois, cinq doses espacées d‟au moins trois mois de 100 000 UI de
vitamine A ou de placebo. A la fin de l‟étude 82% des enfants supplémentés avaient
rattrapé leur retard staturo pondéral pour 71% dans le groupe placebo (différence non
significative p>0,05), et le groupe vitamine A rapporté significativement moins




                                                                                      193
d‟épisodes fébriles que le groupe placebo (p<0,04). Un accent doit être mis sur la
vitamine A dans le traitement de la malnutrition Protéino-Energétique.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Malnutrition Protéino-Energétique, Vitamine A, Essai en
double aveugle.

CI63
DON-TIEMOKO,OULAI-SOUMAHORO-M, TIMITE-KONAN.M.
Etude de la mortalité et de la morbidité pédiatrique à l’Hôpital Général de Port-Bouet
Thèse n°1909, UFR Sciences Médicales, 1996

RESUME
Etude portant sur la période de janvier à décembre 1995. (27 971 dossiers) qui
représentaient 43,82% des admissions totales de l‟hôpital 71,85% des enfants étaient dans
la tranche < 5 ans. Les maladies liées à l‟environnement représentaient : maladies
infectieuses et parasitaires 56,82%, les infections respiratoires 15,54%, les maladies
diarrhéiques 7,05% et la malnutrition 1,7%. L‟hospitalisation de jour a été pratiquée en
raison du manque de personnel.
La mortalité globale sur cette période était de 6,41%. Le paludisme était la principale
cause de décès (67,60% des cas) et les enfants de moins de 5 ans les plus exposés.
Des recommandations ont été formulées.
MOTS CLES : Morbidité, Mortalité Infantile, Enfants < 5 ans, Activités Santé infantile,
Hôpital Général Port-Bouet

CI64
LASME-Evelyne, COFFI-D-S, WELFFENS-EKRA-C
Epidémiologie et prise en charge des détresses respiratoires néonatales en milieu
hospitalier. Expérience du service Néonatologie du CHU de Yopougon
Thèse n°1787 UFR Sciences Médicales 1996

RESUME
Les détresses respiratoires néonatales sont fréquentes dans notre pratique quotidienne
(23,4%) des admissions.
Etude rétrospective sur 273 dossiers colligés dans le service de Néonatologie du CHU de
Yopougon, une période de 23 mois (Février1991 à décembre 1992).
Notre population était composée de 65,4% de nouveau-nés à terme, pesant dans 55,7%
des cas mois de 2500 grammes : ont été admis dans les 24 premières heures de vie.
35,9% de nos détresses respiratoires étaient graves avec un indice de SILVERMAN
supérieur à 4 et un score d‟APGAR à 1 minute inférieur à 7 dans 88,3% des cas. Les
pauses respiratoires et les apnées étaient survenues essentiellement au cours des détresses
respiratoires graves, chez les nouveau-nés pesant mois de 2 000g.

CI65
NIAMIEN-AKA-Amoins Christine, HOUENOU-AGBO Yveline
Prévalences et principales causes de l’anémie et de la carence martiale chez les enfants
de 0 à 60 mois dans la communauté de Sicobois (Yopougon-Abidjan)
Thèse n° 1872, UFR Sciences Médicales 1996



                                                                                       194
RESUME
Il s‟agit d‟une étude prospective portant sur 113 enfants de 0 à 5 ans à Yopougon-
Sicobois.
L‟analyse de nos résultats a permis de montrer que :
     La prévalence de l‟anémie dans la communauté de Sicobois est de 81,41%.
     Sur le plan clinique, l‟anémie est bien supportée chez l‟enfant africain et le signe
        le plus fréquent est la pâleur conjonctivale.
     Sur le plan hématologie nous avons : 4,35% d‟anémie sévère, 76,08% d‟anémie
        microcytaire, plus de 65% d‟anémie hypochrome
    L‟anémie microcytaire hippodrome reste donc la forme la plus fréquente.
     Sur le plan épidémiologique, les facteurs de risque identifiés sont : l‟âge, le
        régime alimentaire, le sevrage.
     Les principales causes de l‟anémie sont indiscutablement : le paludisme, les
        causes nutritionnelles, la géophagie, les hémoglobinopathies.
La baisse de la ferritinemie et le rapport transferrine-albumine supérieure à 30% chez les
sujets ayant une ferritinemie normale ou élevée nous ont permis de noter 67,36% de
carence martiale. L‟âge de la carence se situe entre 6-12 mois.
Au regard de l‟analyse de notre étude, la supplémentation martiale des enfants de 0 à 36
mois, précisément à partir de 6 mois surtout chez les nourrissons qui ont un retard à la
diversification alimentaire, l‟éducation nutritionnelle et la lutte contre le paludisme
doivent être les moyens de prévention.
MOTS CLES : Anémie, Enfant, Etiologie, Facteurs de risque, Prévention.

CI66
TOURE Fatogoma, KONE Mamourou, HOUENOU-A-E
Mortalité périnatale : à propos de 207 cas observés au CHR d’Abengourou.
Thèse n° 1855 UFR Sciences Médicales 1996
RESUME
De juillet 1995 à mars 1996 une étude prospective concernant 2133 naissances a été
menée en vue d‟étudier la mortalité périnatale dans les maternités du CHR
d‟Abengourou, de Niablé et de Yakassé Feyassé.
207 cas ont été enregistrés dont la moitié des morts néonataux précoces s‟est passé dans
les 72 premières heures de vie extra utérine.
Le taux de mortalité périnatale est de 97,04 pour 1000 naissances totales. Les deux
composantes que sont la mortinatalité et la mortalité néonatale précoce se situent
respectivement à 67,04 et 32,16 pour 1000 naissances. 67,63% des mères des enfants
décédés n‟ont pas un score de consultations prénatales excédant 3. 96,62 des mères sont
analphabètes. 96,14% des mères sont issues de conditions socio-économiques faibles.
Certains indicateurs du risque périnatal sont connus : la prématurité 25,87%.Le faible
poids de naissance 42,5% ont moins de 2500 g. D‟autres sont spécifiques à
l‟environnement africain : les évacuations tardives, la fréquence élevée des complications
gravidiques, hématome retro placentaire, procidence du cordon, dystocie.
Le taux de césarienne est de 22%. Il est donc nécessaire de promouvoir une politique de
prévention périnatale prenant en compte la double composante sociale et médicale de la
mortalité périnatale.
MOTS CLES : Prévention, Facteurs de risques


                                                                                      195
CI67
VETTER Kathleen M, DJOMANG Gaston, ZADI M.D. Fernande et Col.
Clinical spectrum of HIV virus disease in children in weat africain city.
Pediatric infections diseases Journal, 1996; 15; 438-42

CI68
YAO-Kouamé-Mathurin, KANGAH-Diékouadio
Bilan de trois années d’activités du service de Néonatologie du CHU de Yopougon de
1992 à 1994
Thèse, UFR Sciences Médicales, mai 1996

RESUME
Ce travail est une étude rétrospective faite au service de néonatologie du CHU de
Yopougon.
Il est porté sur 1536 nouveau-nés hospitalisés du 1er janvier 1992 au 31 décembre 1994
dont 52,67% de garçons et 47,33% de filles.
Les prématurés représentent 25,13% des admissions.
Les nouveau-nés dont l‟âge se situent entre zéro jour de vie (Jo) et quatre jours de vie
(J4), constituent 85,54% de nos admissions.
La majorité de nos hospitalisés proviennent de la commune de Yopougon, parmi eux
51,90% sont adressés par la maternité du CHU de Yopougon.
Trois grandes pathologies constituent les problèmes préoccupants de la morbidité
néonatale :
    -       Les infections néonatales : 23,74%
    -       La prématurité               : 17,22%
    -       La détresse respiratoire : 15,26%
Les méningites sont au premier rang des infections néonatales à localisation prouvée avec
23,48%.
Nous notons que 543 nouveau-nés soit 35,35% des admissions ; présentent deux ou trois
affections associées.
L‟association la plus fréquence chez tous les nouveau-nés confondus est :
-prématurité et détresse respiratoire : 18,18% des cas.
L‟association la plus meurtrière est :
-prématurité et infection néonatale : 29,66% des décès.
Le séjour moyen en hospitalisation est 8,11 jours par malade.
La guérison a été observée chez 66,66% de nos malades, la mortalité s‟élève à 29,55% et
sa première cause est la prématurité avec un taux de mortalité de 20,96%.
La fréquence des décès est élevée pendant les 24 premières heures d‟hospitalisation avec
un taux de 27,53%.
MOTS CLES : Néonatale, Morbidité, Mortalité




                                                                                     196
1998
CI69
BONNET (D) et GUILLAUME (A), 1995
Les apports d‟une collaboration pluridisciplinaire dans les recherches sur la santé de la
reproduction, Communication à l‟Atelier du GRIPPS
«Santé de la reproduction dans les pays à croissance démographique rapide : approches
méthodologiques»
(Abidjan, 10 au 13 mai 1995), 6 p. multigr.

RESUME
Cette communication présente une définition des différents concepts relatifs à la santé de
la reproduction. L‟apport des disciplines de sciences sociales, en particulier
l‟anthropologie et la démographie pour l‟analyse de la santé de la reproduction est ensuite
analysé, ainsi que l‟intérêt de privilégier plusieurs types d‟enquêtes, enquêtes qualitatives
et quantitatives.
MOTS CLES : Santé de la reproduction, Méthodologie, Démographie, Anthropologie.

CI70
BONNET (D) et GUILLAUME (A), 1995
Soins aux enfants et statut des enfants dans le ménage. Contenu du thème et
propositions d’orientation, Communication à l’atelier du GRIPPS
«Santé de la reproduction dans les pays à croissance démographique rapide : approche
méthodologiques» (Abidjan, 10 au 13 mai 1995), 5p multgr.

RESUME
Cette communication présente les orientations des recherches à mener le thème des soins
aux enfants et de leur statut dans le ménage. Le concept de soins est défini en terme de
soins au quotidien et soins préventifs, des pratiques préventives médicalisées et des
recours aux soins. La notion de statut de l‟enfant prend en compte son identité, sa parenté
dans le ménage, son activité et le niveau socio-économique du ménage. Une
méthodologie pour mener recherches et analyse sur ce thème est proposée.
MOTS CLES : Méthode d‟analyse, Enquêtes qualitatives, Soins, Pratiques préventives,
Recours aux soins, Statut des enfants.




                                                                                         197
1994
CI71
BONNET (D), 1994
«L’éternel retour ou le destin singulier de l’enfant»
L‟homme, 131, juil. Sept. 1994, XXXIV (3) : 293-324

RESUME
La fréquence des décès à répétition dans la petite enfance conduit les populations
africaines à la construction de catégories d‟interprétation : retour d‟un ancêtre,
assimilation de l‟enfant à un génie capricieux, insatisfaction de l‟enfant dans ses relations
parentales. Ces interprétations ont été proposées par des médecins comme une des
explications locales de la drépanocytose. L‟importance de la mortalité infantile, en
Afrique, ne permet pas de formuler une causalité univoque. Ces interprétations nous
renseignent, par contre, sur la représentation de l‟enfant et sur son statut de décédé,
associé à un enfant «jamais mort» dont l‟éternel retour (avec les rituels qui sont associés)
permet une relative maîtrise de la souffrance morale consécutive à la mort d‟un enfant
pour les endeuillés.
MOTS CLES : Mortalité infantile, Conceptions locales, Drépanocytose, Statut de
l‟enfant

CI72
KOUADIO-KONAN-D, TIMITE-KONAN.M
Morbidité et mortalité dans le service de pédiatrie du CHU de Yopougon au cours de
1991-1992
Thèse n° 1616, UFR Sciences Médicales 1994
RESUME
Ce travail a porté sur 333 sujets de pédiatrie médicale. L‟échantillon se répartissait en
57,70% de sexe masculin et 42,30% de sexe féminin. La population infanto-juvénile
représentait 69,5%.
Les motifs d‟hospitalisation étaient avec principal symptôme la fièvre : les affections
(62,8%), les anémies (23,3%), le paludisme (17%), les pneumopathies (10,7%), la
malnutrition (3,1%), la rougeole (1,9%) et les méningites (1,3%).
La mortalité globale observée est de 3,7% avec un taux élevé dans la population infantile
(49% des décès) 52,4% des décès sont survenus dans les premières 24 h.

CI73
KPAHO KOUEVOON Bernard
Nouveau-nés de faible poids de naissance : aspect épidémiologique et pronostic fœtal : à
propos de 700 cas observés à la maternité du CHU de Cocody en1993
Mémoire CES-G.O-UFR Sciences Médicales 1994
RESUME
Etude rétrospective de janvier 1993 à décembre 1993 portant sur 700 cas (N.N de poids
< 2 500 g)
La tranche d‟âge la plus frappée est celle comprise entre 15 et 35 ans (89,8 des cas).




                                                                                         198
Les sans professions représentent 69,4% et 69% des mères sont de niveau social bas.
22,2% des cas ont un poids inférieur à 45 kg et 26% des cas ont une taille inférieure à
1,50m. La parité joue un rôle. Ainsi 38,2% des primipares mortels et 34,8% des
multipares font des enfants de faibles poids. Les avortements provoqués interviennent
dans 28,1% des cas et 4,3% des cas pour les utérus cicatriciels. Le pronostic fœtal est
dans 34% des cas avec 32,1% de mort-nés et 1,8% de décès en pédiatrie avec une
prédominance chez les prématurés.
Le résultat de ce travail a permis de dresser le profil à risque de la gestante susceptible
d‟avoir un enfant de faible poids de naissance. Il s‟agit de la gestante âgée de 20 ans au
moins, primipare, de poids inférieur à 45 kg, de taille inférieure à 1,50m, de bas niveau
social, qui néglige les consultations prénatales, ayant dans ses antécédents des
avortements provoqués, une cicatrice utérine et dont le déroulement des grossesses est
émaillé de pathologies comme : gestose, anémie, paludisme, placenta praevia.

CI74
N’CHO KOUASSI Justin, HOUENOU-A-E
Santé des enfants de 0 à 5 ans à San-Pédro.
Thèse n° 1567, UFR Sciences Médicales, 1994
RESUME
Nous avons interrogé 257 mères et examiné 401 enfants de 0 à 5 ans dans deux localités
de San-Pédro. La localité de Bardot où la politique sanitaire classique se déroule au
centre de santé, et la localité de Méné qui a opté pour la santé communautaire.
Au terme de cette étude nous pouvons souligner :
-Sur le plan nutritionnel :
     58,10% d‟enfants ont un bon état nutritionnel
     30 à 40% de malnutrition fruste
     L‟allaitement maternel est de règle (98%).
Les mères commencent la diversification à 4-5 mois mais elles utilisent peu ou pas de
protéine animale.
-La surveillance de l‟état de santé des enfants est pratiquement inexistante dans cette
région.
-Les pathologies les plus fréquentes sont les I.R.A, les parasitoses intestinales et les
dermatoses.
Pour ces points soulignés plus hauts, il n‟y a pas de différence significative entre les deux
localités.
Par contre sur le plan vaccinal et sur l‟utilisation des SRO Bardot diffère
significativement de Méné.
Dans le 1er cas Bardot a une meilleure couverture vaccinale 69,76% contre 54% à Méné,
il bénéficie d‟une activité vaccinale fixe et régulière.
Dans le 2e cas les mères de Méné connaissent et utilisent les SRO plus que celles de
Bardot. Ceci est l‟œuvre des agents de santé communautaires qui circulent dans les
communautés villageoises pour faire de l‟éducation pour la santé.
Nous avons proposé une intégration des deux types de politique pour une meilleure
couverture sanitaire.
MOTS CLES : Santé des enfants de 0 à 5 ans, Nutrition, Vaccination, Santé
communautaire.


                                                                                         199
SANTE ADOLESCENTS-JEUNES

1999
CI75
GONDO-Diomandé, KOUAME-Albert, KONAN-Yao, SANGARE-Aminata-N,
BAÏ-Casimir
Recherche opérationnelle sur l’amélioration des services de Santé de la Reproduction
pour les adolescents en Côte d’Ivoire.
Rapport d‟étude en cours de rédaction.

CI76
KONE-Idrissa, THIAM-Aboubacary
Etude des besoins des jeunes de 15 à 25 ans en matière de santé de la Reproduction
dans les communes de Abobo, Yopougon, Grand-Bassam, Bouaké, Daloa et Korhogo.
(Côte d’Ivoire).
Mémoire Gestion des Services de Santé CESAG 1998

RESUME
Enquête menée auprès de 236 jeunes.
23% des jeunes connaissent les méthodes modernes de contraception. 26% des jeunes
filles reconnaissent avoir eu une grossesse non désirée, parmi elles 76% avaient eu
recours à l‟avortement. Ils avaient une bonne connaissance du Sida (94%) mais les MST
comme la syphilis, la gonococcie, le chancre mou étaient connue par 46% et seulement
3% avec connaissance des autres maladies sexuellement transmissibles (Herpes,
papillomes). Les médias et l‟école étaient les principales sources d‟information (52%).
15% reconnaissaient s‟être auto diagnostiqué porteur de MST. La précocité sexuelle
(15ans) et le partenariat rétribué (40%) ainsi que l‟absence de communication avec les
parents (61%) caractérisaient la sexualité des enquêtés. Les enquêtés étaient favorables à
un programme de distribution à base communication (DBC). Leurs souhaits en matière
des services portaient sur la disponibilité de services de SR et la confidentialité.
En matière de médias, leurs préférences ont été recherchées. L‟étude avait également un
volet « qualité des soins » dans les cliniques de l‟AIBEF.




                                                                                      200
1996
CI77
YAPO-Mambo-Germain, TIMITE-KONAN-M.
Morbidité chez l’adolescent au CHU de Yopougon en 1995

RESUME
Cette étude rétrospective sur un an (du 1er janvier au 31 décembre 1995) de la morbidité
de l‟adolescent au CHU de Yopougon a permis de situer la fréquentation des hôpitaux par
les adolescents.
Les 1200 patients enregistrés se répartissent comme suit :
      Gynécologie Obstétrique…………………………………….. 424 soit 35,3%
      Chirurgie pédiatrique………………………………………… 267 soit 22,3%
      Chirurgie digestive…………………………………………… 107 soit 08,9%
      Neurochirurgie………………………………………………. 061 soit 05,1%
      Hématologie………………………………………………… 055 soit 04,6%
      Traumatologie Orthopédie…………………………………… 036 soit 03,0%
      Pédiatrie médicale…………………………………………… 250 soit 20,8%
La tranche d‟âge de 10 à 14 ans a recueilli 556 patients soit 46,3% contre 644 (53,7%) à
la tranche de 15 à 19 ans.
Nous avons obtenu une sur morbidité féminine avec un sex-ratio égal à 1,8 fille pour un
garçon. La morbidité a été globalement dominée par les maladies liées à la grossesse, à
l‟accouchement et la puerpéralité (29,6%). Dans la tranche de 10à 14 ans, la morbidité a
été dominée par les maladies infectieuses et parasitaires (28,6%) et par les maladies liées
à la grossesse, à l‟accouchement et la puerpéralité (53,6%) dans la tranche de 15 à 19 ans.
Les services de chirurgie ont relevé le traumatisme comme la principale affection. La
Pédiatrie médicale et le service d‟Hématologie ont relevé respectivement le paludisme
(79,5%) et la drépanocytose (84,2%) comme les principales affections. Dans l‟espoir
d‟une meilleure prise en charge de la santé des adolescents, nous suggérons la
construction d‟un hôpital ou le réaménagement d‟un service spécifique pour adolescents,
l‟instauration de l‟éducation sexuelle à l‟école, la lutte contre les accidents et la lutte
contre les moustiques.
MOTS CLES : Morbidité, Adolescents, Hôpital.




                                                                                       201
1995
CI78
DJANHAN-Yao, KODJO-R, GONDO-Diomandé
L’accouchement chez l’adolescente au CHU de Cocody-Abidjan
Médecine d‟Afrique Noire : 1995, 42(4)

RESUME
Nous avons réalisé une étude rétrospective de 1989 à 1991 dans le service de gynécologie
obstétrique du CHU de Cocody. L‟objectif de cette étude est de déterminer les
caractéristiques de l‟accouchement de l‟adolescente dans un service de référence.
Nous avons emprunté la définition de l‟adolescente préconisée par l‟OMS, à savoir toutes
les jeunes filles de 12 à 19 ans.
Les résultats relèvent que :
     79% des adolescentes ont été référées à la suite d‟une complication de
        l‟accouchement.
     93% des grossesses chez ces adolescentes ont bénéficié d‟au moins d‟une
        consultation prénatale.
     84% des adolescentes ont accouché par voie basse.
     84% des enfants sont nés vivants.
     Le taux de mortalité maternelle est de 3 326 pour 100 000 accouchements.
     La grossesse et l‟accouchement doivent être surveillés en milieu spécialisé.
MOTS CLES : Accouchement, adolescente, service de référence.




                                                                                    202
1994
CI79
AYO-Ahibet
La problématique des grossesses en milieu scolaire : le cas d’Abidjan
Mémoire de Maîtrise I.E.S. UFR Sciences de l‟Homme et de la société 1994




                                                                           203
MST- VIH/SIDA
Le programme National de lutte contre le SIDA, les MST et la Tuberculose (PNLS-MST-
TUB) éditent une revue bibliographique des travaux dans les domaines qu‟il couvre.
Aussi, ne sont pas repris ici que tous les travaux en matière de MST-VIH/SIDA qui
figurent dans cette revue.




                                                                               204
RESUME DES TRAVAUX

1998
CI80
AKA-DAGO-Akribi,         DESGREE-DU-LOU,           MSELLATI-P,       DOSSOU-R,
WELFFENS-EKRA-C.
Issues surrounding reproductive choice for women living with HIV in Abidjan, Côte
d’Ivoire.
Reproductive Health Matters, vol 7, n°13, May 1999

RESUME
La grande majorité des femmes qui vivent avec le VIH en Afrique n‟ont pas conscience
de leur séropositivité et sont habituellement testées pour la première fois lors d‟une
grossesse. Cet article analyse les choix en matière de reproduction exercés par des
femmes fréquentant un dispensaire prénatal à Abidjan, Côte d‟Ivoire, qui ont appris leur
séropositivité pendant leur dernière grossesse. Il analyse comment les désirs et les
opinions des femmes, leurs relations et leurs comportements génésiques ainsi que leurs
intentions à propos de futures naissances ont été modifiés par cette nouvelle. Le
comportement sexuel dépend de facteurs psychologiques et relationnels qui sont souvent
plus importants que les questions de santé ; cela demeure vrai quand il s‟agit de prendre
des choix en matière de procréation, qui sont étroitement liés. La santé d‟un individu ou
d‟un couple et le risque de donner naissance à un enfant contaminé peuvent revêtir moins
d‟importance que la satisfaction des obligations sociales et familiales. Cette analyse des
risques doit être prise en compte par les programmes de lutte conte le SIDA et de
planification familiale dans leurs messages de prévention, afin que la discussion des
décisions en matière de procréation de la part des femmes séropositives dépasse les
facteurs liés à la santé au sens étroit.

CI81
DESGREES-DU-LOU-A, MSELLATI-P, YAO-A, WELFFENS-EKRA-C et Coll
Impaired fertility in HIV1 infected pregnant women: a clinic-based survey in Abidjan,
Côte d’Ivoire 1997
AIDS 1999 Mar 11; 13 (4); 517-21
Sur Internet (Med line)
PMID : 10197381, UI: 99211238

CI82
KANGAH-Alphonse, KADIO-Auguste
Le VIH/SIDA et le corps enseignant. Quels impacts sur le système éducatif ivoirien ?
Thèse n°2165, UFR Sciences Médicales

RESUME
Ce travail a tenté de faire le point sur la part du VIH/SIDA dans la mortalité et la
morbidité des enseignants du primaire et du secondaire dans 10 régions de Côte d‟Ivoire.



                                                                                      205
Le Sida est la première cause de décès des enseignants en Côte d‟Ivoire : chez les
instituteurs ils représentaient 64,22% au cours de 1996-1997 et 69,41% en 1997-1998, ils
étaient 43% des professeurs au second cycle décédés-en 1996-1997.
Au cours de l‟enquête, 95% des instituteurs vivant avec le VIH étaient au stade SIDA.
Conséquences : Les enseignants sont indisponibles en moyenne 6,2 mois au cours de
l‟année qui précède le décès. Ce qui représente 252 à 280 cours non dispensés.
Pour un ratio élèves maître de 45, de 1997 à 2000, 71 655 enfants de 6 à 11 ans dont
41,89% de filles pourraient être perturbés dans leur scolarité du fait du déficit en
enseignants causé par le SIDA.

CI83
ZANOU-Benjamin, NYANKAWINDEMERA-Albert et Coll
Enquête de surveillance de comportements relatifs aux MST-SIDA en Côte d’Ivoire
(BSS 1998).
Rapports (quatre) ENSEA avec la collaboration de FHI et IRESCO, 1999

1      Rapport de l’enquête auprès des jeunes

RESUME
Enquête dans six (6) villes auprès de 5075 adolescents de 15-19 ans.
La plupart étaient scolarisés et avaient en général le niveau secondaire.
13% des garçons n‟ont jamais entendu parler de MST contre 23% des filles.
54% des filles ne connaissaient pas les signes de MST chez la femme pour 66% de
garçons qui n‟en savaient rien. 12% des garçons et 15% des filles connaissaient au moins
deux signes de MST chez la femme.
50% des garçons ne connaissaient aucun signe des MST chez l‟homme et elles étaient 6
sur dix dans ce cas chez les filles. 39% des garçons et 19% des filles connaissaient au
moins deux signes de MST chez l‟homme.
Plus ils étaient âgés et plus ils étaient instruits, mieux les jeunes connaissaient les MST.
12% des garçons et 15% des filles reconnaissaient avoir eu une MST au cours de l‟année
précédant l‟enquête.
Les jeunes avaient à 98% entendu parler du SIDA : plus de 60% des garçons ont cité au
moins deux méthodes de prévention dans les 6 villes, alors que chez les filles elles étaient
moins nombreuses (44% à Bouaké, 49% à Abidjan). L‟âge et le niveau d‟instruction
influençaient également le niveau de connaissance. Le ¾ des jeunes au moins ont cité le
condom comme moyen de se préserver, venaient ensuite la fidélité et l‟abstinence. On
notait une bonne tolérance à l‟égard des malades du SIDA.
Ils étaient 99% à connaître la possibilité de faire le test dans leur ville mais seuls 2,4%
des filles et 3,2% des garçons l‟avaient fait (surtout à Korhogo et Abidjan).
56% des garçons et 54% des filles étaient sexuellement actifs avec un âge moyen de 15
ans au premier rapport. 98% des garçons et 54% des filles avaient entendu parler du
préservatif masculin, ils étaient 93% des garçons et 76% des filles à savoir où se les
procurer. Par contre, 49% des garçons et 57% des filles n‟avaient jamais entendu parler
du préservatif féminin. 46% des garçons et 39% des filles qui en avaient entendu parler
ne savaient pas où s‟en procurer.
72% des garçons et 67% des filles avaient utilisé au moins une fois le condom. Lors du
dernier rapport sexuel, 35% des garçons et 32% des filles avaient utilisé le condom.


                                                                                        206
2      Rapport de l’enquête auprès des routiers

RESUME
Enquête conçue comme un recensement exhaustif des routiers dans trois passages obligés
des routiers pendant le mois d‟octobre 1998.
666 sujets de 15 à 49 ans ont été interrogés
99,7% des routiers ont entendu parler du SIDA
86,6% ont cité au moins une méthode de protection
94,9% ont entendu parler des MST, mais 67,7% pouvaient citer un symptôme et
seulement 40,7% ont cité deux symptômes
Ils ont reconnu avoir eu des rapports avec des partenaires réguliers ou occasionnels :
36,1% ont eu au moins une partenaire occasionnelle au cours des 12 mois précédents,
60% n‟en ont pas eu,15,6% ont eu au moins une partenaire prostituée, 7,9%
reconnaissent avoir eu au moins trois partenaires 99,6% connaissaient le préservatif
masculin contre 43,3% qui connaissaient le féminin. Ils sont 71,5% à savoir utilisé le
condom contre 2,4% qui déclaraient avoir utilisé le préservatif féminin.
Pour 87,8% le dernier rapport sexuel avec les prostituées s‟est effectué avec le condom,
71,8% des cas de relations avec les partenaires occasionnels et dans 30% des cas avec les
partenaires réguliers 11% ont déclaré avoir eu une MST au cours des 12 mois précédents
dont 97,3% se sont soignés.
67,7% savent qu‟ils peuvent faire le test du VIH dans leur lieu de résidence, mais
seulement 17% l‟ont fait et pris les résultats du test.
98,8% ont reçu des messages de prévention mais ils ont été compris de diverses façons.

3      Rapport de l’enquête auprès des migrants ruraux.

RESUME
Enquête réalisée auprès de 1246 travailleurs migrants ruraux de 15-49 ans (Grand-
Bereby, Zuénoula) en oct 98.
99,3% ont déjà entendu parler du SIDA. 90,5% connaissaient une méthode de protection.
91,5% connaissaient les MST mais seulement 80,1% pouvaient citer un symptôme et
55,2% deux symptômes des MST de l‟homme, contre 40,8% et 23,1% de la femme. Ils
étaient 30,7% à reconnaître avoir eu au moins une partenaire occasionnelle au cours des
12 mois précédents 69,3% ont déclaré n‟en avoir pas eu. 5,4% ont eu au moins une
partenaire prostituée. 1,7% reconnaissaient avoir eu au moins trois partenaires.
96% connaissaient le condom masculin contre 49,6% pour le féminin. Ils étaient 49,6% à
connaître le circuit de distribution du condom masculin contre 4,9% pour le féminin.
81,7% du dernier rapport avec les prostituées a été protégé, 67,3% avec les partenaires
occasionnelles et 21% avec les régulières.
5,3% ont déclaré avoir eu une MST les 12 mois précédents. Ils se sont tous soignés.
68,1% des enquêtes ont déclaré avoir discuté des MST –VIH-SIDA avec leurs partenaires
régulières. 25,5% n‟en ont pas discuté. 26,1% seulement ont déclaré pouvoir faire le test
de dépistage où ils résident. Parmi eux 14,9% on fait le test et seulement 58,3% d‟entre
eux ont pris les résultats.




                                                                                     207
4      Rapport de l’enquête auprès des prostituées

RESUME
1520 cas reparties en cinq villes. Elles avaient entre 15 et 60 ans. Les déterminants de
l‟entrée dans la prostitution sont le manque de soutien (81%), la pauvreté des parents
(60%). Au cours des sept jours précédant l‟enquête, la moyenne des partenaires sexuels
était neuf. Le prix de la „passe‟ était en moyenne de 2715frs. Une prostituée sur dix a été
victime de rapports imposés et ce sont les plus jeunes qui ont subi le plus ces agressions
sexuelles. 17% ne connaissaient aucun symptôme de MST de la femme et 24% aucun
symptôme de MST de l‟homme. 15% reconnaissaient avoir eu un symptôme de MST au
cours des mois précédents. Elles ont eu recours au personnel de santé (65%),
l‟automédication (39%) et aux tradi-praticiens (28%). 2% des prostituées n‟auraient
jamais entendu parler du SIDA. Elles étaient 87% à citer au moins un moyen de
prévention. 97% avaient utilisé le condom au moins une fois mais elles l‟utilisaient moins
à Abidjan. Elles étaient 3 sur quatre à n‟avoir pas fait le test du SIDA et seulement 18%
de celles qui l‟on fait ont été prendre les résultats.




                                                                                       208
1998
CI84
CARTOUX-M,MSELLATI-P, MEDA-N, WELFFENS-EKRA-C----
Attitude of pregnant women towards HIV testing in Abidjan, Côte d’Ivoire and Bobo-
Dioulasso, Burkina Faso, DITRAME Study Group (ANRS O49 Clinical Trial).
Diminution de la Transmission Mère Enfant du VIH. Agence Nationale de Recherches
sur le SIDA.
AIDS 1998 Déc 3; 12 (17); 2337-44
Sur Internet Med-line PMID: 9863877,UI: 99079581

CI85
DESGREES-DU-LOU-A, MSELLATI-P, RAMON-R., WELFFENS-EKRA-C-----
HIV-1 infection and reproductive history : a retrospective study among pregnant
women, Abidjan, Côte d’Ivoire, 1995-1996.
Ditrame Project.
AIDS-1998, Aug, 9(8) : 452-6
Sur Internet Med-line PMID : 9702593, UI : 98367675

CI86
DIALLO-Karidiatou, FAYE-KETE-ACHI-Hortense
Prévalence de l’infection à chlamydia trachomatis chez la jeune fille à Abidjan.
Thèse n°2008 UFR Sciences Médicales 1998

RESUME
Etude transversale chez 97 jeunes filles de 14 à 20 ans. La moyenne d‟âge était de 18,6
ans avec une prédominance de nullipares et de nulligestes. L‟âge d‟initiation sexuelle se
situait entre 15 et 17 ans et seulement 14% des filles utilisaient le préservatif. C.
trachomatis a été mis en évidence dans 13,6% des prélèvements endocervicaux. 84,5%
des filles avaient des anticorps totaux anti-Chlamydia trachomatis et 28% des Ig A
dirigés contre cette bactérie. Par rapport aux agents de MST, les prévalences étaient de
38,2% pour la vaginose bactérienne, de 18,6% pour la candidose vaginale et 2,6% pour
T. vaginalis. Aucune souche de N. gonorrhea n‟a été isolée. En dehors de la dyspareusie,
aucun facteur épidémiologique n‟est lié à l‟infection chlamydienne chez la jeune fille. La
Prévalence de l‟infection à Chlamydia trachomatis est importante dans la population
étudiée. Seule la dyspareusie peut permettre de détecter les jeunes filles à risque
d‟infection chlamydienne. Des efforts doivent être faits en vue d‟une meilleure prise en
charge des adolescentes en ce qui concerne les MST.
MOTS CLES : Infection, Chlamydia trachomatis, Jeune fille.

CI87
KONAN-Yao, TRAORE-Moussa, MAH-BI-Guessan, GHYS-Peter
Etude des déterminants d’entrée au métier de la prostitution, de la mobilité et la
migration des prostituées et des déterminants de la sortie de la prostitution.
Rapport d‟étude INSP/RETROCI février 1998




                                                                                      209
CI88
SANGARE-KOUASSI-A, COULIBALY-I-M, AHOUMAN-A
Seroprevalence du VIH chez la femme enceinte dans 10 régions de la Côte d’Ivoire.
Santé 1998-Mai-juin ; 8(3) : 193-8
Sur Internet Med-line PMID : 9690319,UI : 98354776




                                                                                    210
1997
CI89
BECHU (N.), DELCROIX (S.) et GUILLAUME (A.), 1997.
Devenir socio-économique des enfants et familles affectés par le VIH/SIDA dans les
pays en développement : le cas de la Côte d’Ivoire
Rapport final pour l‟ANRS, mars 1997,206p.

RESUME
Ce rapport présente tout d‟abord la méthodologie d‟une enquête sur le devenir de familles
touchées par le sida dans trois pays en développement (Burundi, Haïti et Côte d‟Ivoire),
et les problèmes éthiques posés par sa réalisation. Les évolutions des conditions de vie
des ménages et de leur structure familiale, notamment en cas de décès du malade, sont
analysées dans une seconde partie, à la lumière des résultats de l‟enquête menée en Côte
d‟Ivoire. Une attention particulière est portée sur les changements dans les conditions de
vie des femmes, particulièrement affectées par l‟instabilité matrimoniale et des enfants,
notamment en cas de décès des parents.
MOTS CLES : Pays en développement, Côte d‟Ivoire, Conséquences familiales,
Conséquences économiques, Femmes, Enfants, Famille, Sida.

CI90
BECHU (N), GUILLAUME (A.), DELCROIX (S.) et BI TAH (N.), 1997.
Devenir socio-économique des enfants et familles touchées par l’infection à VIH/Sida
L’exemple de la Côte d’Ivoire.
 Article dans le sida en Afrique, Recherches en Sciences sociales de l‟homme et de la
société, ANRS-ORSTOM, Paris : 141-152

CI91
COULIBALY-TRAORE (D.), MSELLATI (P.), DESGREES-DU-LOU (A.) et al.,
1997.
Le vécu des femmes d’un essai thérapeutique visant à réduire la transmission mère
enfant du VIH-1 à Abidjan, Côte d’Ivoire en 1997 (essai ANRS 049),
Communication à la Xe Conférence internationale sur le sida et les MST en Afrique
(CISMA), Abidjan, 7-11 décembre 1997.

RESUME
A partir d‟entretiens semi-directifs réalisés auprès de 60 femmes participant à un essai
clinique de réduction de la transmission mère enfant par un traitement court d‟AZT (essai
ANRS 049), différents points concernant le vécu d‟un tel essai sont analysés : quelle est
la représentation que les femmes se font de la transmission mère - enfant du VIH ?
Pourquoi participent-elles à cet essai ? Comment interprètent-elles la notion de placebo ?
Quels projets de procréation font-elles ?
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Femmes, Essai thérapeutique, Transmission mère/enfant,
Placebo, Procréation, VIH.




                                                                                      211
CI92
DELCROIX (S.) et GUILLAUME (A.),1997
L’expression des solidarités familiales au sein des familles affectées par le VIH/Sida en
Côte d’Ivoire
Communication orale à la Xe Conférence internationale sur le sida et les MST en Afrique
(CISMA), Abidjan, 7-11 décembre 1997, Abidjan, Côte d‟Ivoire : abstract n°D-029, p.11.

RESUME
Cette communication présente, à travers les résultats d‟une enquête menée auprès de 120
familles affectées par le sida, l‟évolution de la structure des ménages et les sources
d‟aides privilégiés et disponibles pour ces familles tant au niveau économique, social que
pour la prise en charge des enfants. Le rôle de la famille élargie et de la communauté y
est souligné.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Sida, Déstructuration familiale, Conséquences
économiques, solidarités familiales.

CI93
DENIAUD-F.
Statut du condom en Afrique
Santé 1997 Nov-Déc ; 7(6) : 405-15
Sur Internet Med-Line

CI94
DENIAUD-F.
Dynamique de l’acceptabilité du condom féminin auprès des prostituées et des jeunes
filles à Abidjan Côte d’Ivoire.
Contracept-Fertil Sex 1997. déc. ; 25 (12) : 921-32
Sur Internet Med-Line PMID : 9497605, UI : 98159033

CI95
DESGREES-DU-LOU (A.), 1997
Controverse sur les conditions méthodologiques et éthiques de la recherche dans les
pays en développement
Transcriptase n° 60, novembre 1997 : 4-6

RESUME
La parution, dans le New England Journal of Medecine du 18 septembre 1997, d‟un
article de Peter Lurie et Sydney Wolfe contestant l‟éthique de certains essais de réduction
de la transmission périnatale du VIH menés dans les pays en développement a déclenché
une vive polémique. Cet article retrace la polémique engagée et propose quelques pistes
de réflexions sur certains aspects complexes des essais cliniques dans les pays en
développement : l‟éthique, le placebo, la notion de standard de soins et les problèmes liés
à l‟allaitement.
MOTS CLES : Pays en développement, Essai clinique, Ethique, Placebo, Transmission
périnatale du VIH, Allaitement, Standard de soin.


                                                                                       212
CI96
DESGREES-DU-LOÛ (A.), MSELLATI (P.),RAMON (R.) et al., 1997
Infection par le VIH et fécondité des femmes : étude rétrospective chez des femmes
enceintes à Abidjan, Côte d’Ivoire, 1995-1997
Poster présenté à la Xe Conférence internationale sur le sida et les MST en Afrique
(CISMA),Abidjan 7-11 décembre 1997, Abidjan, Côte d‟Ivoire, résumé B 1293.

RESUME
Dans le contexte d‟un essai thérapeutique visant à réduire la transmission mère enfant du
VIH1 (projet Ditrame, essai ANRS 049), des informations rétrospectives sur la vie
génésique des femmes enceintes qui avaient accepté le test du dépistage du VIH1 ont été
recueillies, de 1995 à 1997, à la Formation Sanitaire Urbaine de Yopougon, commune
d‟Abidjan. Des indicateurs de fécondité ont été construits à partir de ces informations
(nombre moyen de grossesses par femme, nombre moyen d‟avortements ou de mort-nés,
proportion de primipares, risque d‟échec de la grossesse), et la différence entre les
groupes infectés et non infectés par le VIH1 pour ces indicateurs a été mesurée au
moyens d‟analyses univariées et multivariées.
Il apparaît que les femmes infectées par le VIH1 ont eu en moyenne un nombre de
grossesses inférieur à celui des femmes non affectées par le VIH1 et que le risque
d‟échec de la grossesse (grossesse terminée par un avortement ou un mort-né) est
supérieur chez les femmes VIH1 plus que chez les femmes VHI1.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Abidjan, Fécondité, VIH, Grossesse, Avortement, Mort-né,
Essai clinique.

CI97
DESGREES-DU-LOÛ (A.),1997
Sida et santé de la reproduction en Afrique Subsaharienne :une revue commentée de la
littérature
ETS, Notes et projets n°4, Orstom, Paris, 1997,25p.

RESUME
A travers une revue de la littérature sur le sujet, l‟objet de cet article est de faire une
synthèse de l‟état des connaissances et de la recherche concernant les répercussions de
l‟épidémie de sida sur la santé de la reproduction dans les pays africains au sud du
Sahara, et les enseignements qui peuvent en être tirées pour l‟élaboration de programmes
sanitaires.
Dans les pays d‟Afrique subsaharienne, l‟épidémie intervient dans un contexte familial
spécifique, marqué par une polygamie importante, une forte instabilité conjugale, et un
faible pouvoir de décision chez les femmes, contexte qui par ailleurs connaît actuellement
de fortes évolutions. Cependant, les conséquences de l‟infection par le VIH sur la
sexualité et la procréation au sein des couples, dans ces familles, ont été jusqu‟ici peu
étudiées, la majorité des travaux portant sur les relations sexuelles dites à risque, par
définition extraconjugales (relations occasionnelles, avec des prostituées, etc.). Le


                                                                                       213
problème se pose pourtant, dans des populations où toutes les couches de la population
sont touchées, et où la proportion de femmes enceintes infectées par le virus du sida est
souvent de plus de 10%. L‟épidémie est susceptible de modifier les comportements
sexuels et matrimoniaux, et en agissant à la fois de façon indirecte sur la fécondité des
groupes et des individus. La Nécessité d‟une approche intégrée de la prévention de cette
maladie, qui représente un des plus graves problèmes de santé publique auxquels aient à
faire face bon nombre de pays africains, dans les différents programmes d‟amélioration
de la santé de la reproduction, s‟impose donc aujourd‟hui. Des liens étroits devraient être
rapidement établis, en particulier, entre les programmes de lutte conte le sida et les
programmes de planification familiale ainsi que les programmes de protection de la mère
et de l‟enfant (PMI).
MOTS CLES : Afrique subsaharienne, Sida, Santé de la reproduction, Sexualité ,
Planification familiale, MST, Fécondité, Transmission mère enfant.

CI98
EKPINI-E-R, WIKTR-SZ et Coll
Late postnatal mother-to-child transmission of HIV-1 in Abidjan, Côte d’Ivoire.
Lancet 1997, April 12 ; 349 (9058) : 1054-9
Sur Internet : Me line PMID : 9107243 ; UI : 97261289

CI99
FAYE-KETTE-Y, KOUASSI-A, M’BENGUE, KACOU-A
Prévalence des agents de MST chez la femme
Congrès de Dermatologie. Février 1997, Abidjan

CI100
FAYE-KETTE-Yortense , KOUASSI-A, M’BENGUE, DOSSO-M
Séroprévalence des tréponématoses chez la femme enceinte.
Séminaire atelier „Femmes et SIDA „ Mai 1997, Abidjan

CI101
KOUADIO-Luc, LEPREON-Flora, KOUAME-Koffi et Coll
Etude de l’impact des campagnes de sensibilisation et d’éducation sanitaire dans la
lutte contre le SIDA à Abidjan.
Annales de l‟Université de Cocody, série L, Pharmacie, Tome IV, 1997 p 37-58

CI102
MEDA-Nicolas, MSELLATI-P, WELFFENS-EKRA-C, CARTOUX-M
Réduction de la transmission mère enfant du VIH dans les pays en développement :
Stratégies d’intervention disponibles, obstacles à leur mise en œuvre et perspectives.
Cahiers Santé 1997 ; 7 :115-25




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1996
CI103
BONGO-Julien-Noël-Kpin-Djamand, AOUSSI-EBA François
Conseils de dépistage au centre d’information pour la prévention du SIDA (CIPS)
d’Abidjan : analyse des activités d’octobre 1994 à sept 1995
Thèse n°1802 UFR Sciences Médicales 1996

RESUME
   4451sujets dont 69% d‟hommes et 31% de femmes.
   La moyennes d‟âge était de 24,3 ans (de 1 à77 ans).
   La séroprévalence était de 12,42% avec 1,24% de sujets à statut indéterminé.
   901 clients ne sont pas revenus pour le résultat au 1er test. L‟étude des
    comportements de 571 séronégatifs a permis de conclure que le dépistage
    volontaire en complément du conseil peut être un outil intéressant de prévention.
MOTS CLES : Conseils, Dépistage volontaire, SIDA, Comportement sexuel.

CI104
COULIBALY-TRAORE (D.), 1996
Attitudes et comportements des femmes enceintes face au dépistage VIH/Sida à
Abidjan (Côte d’Ivoire)
Mémoire de DEA, ORSTOM,ANRS et IES de l‟Université d‟Abidjan.

RESUME
Dans le cadre d‟un essai clinique de réduction de la transmission mère enfant du VIH, le
test de dépistage du sida a été proposé systématiquement aux femmes venues en
consultation prénatale dans une formation sanitaire et un CHU à Abidjan. Une partie des
femmes ont refusé de faire le test, et une partie de celles qui avaient accepté ne sont pas
venues chercher leur résultat. Ce mémoire analyse les raisons du refus du test et du non-
retour pour les résultats, à partir d‟entretiens qualitatifs menés auprès d‟une centaine de
femmes.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Femmes, Dépistage, VIH, Consultation prénatale.

CI105
DIARRA-NAMA-J-, P-MSELLATI, M-BRISSAC-J-GARDON, J-L-REY
SIDA et personnel soignant en Côte d’Ivoire
Med Trop, 1996 ; 56 : 259-263

RESUME
Au cours du second semestre 1993, une enquête sur les connaissances, attitudes,
pratiques et comportements vis à vis de l‟infection par le VIH et du Sida a été réalisée
auprès de 90personnel soignants, dont 87% de femmes, issus de deux centres de santé
maternelle, 42 à Abidjan et 48 à Daloa. La connaissance des termes de Sida et de
séropositivité est bonne de même que la connaissance des symptômes du Sida. Elle est
meilleure chez les personnels récemment affectés et chez les infirmiers que chez les
aides-soignants. L perception du risque est étroitement dépendante de la notion de


                                                                                       215
population à risque. Le risque professionnel est clairement évoqué, et suscite une grande
crainte en partie liée aux incertitudes concernant des modes secondaires de contamination
et l‟absence de moyens de prévention disponibles. A titre individuel et privé, la
protection passe par la réduction des partenaires et des sorties. La demande très vive de
formation et d‟information apparaît d‟autant plus importante que les incertitudes
actuellement constatées tendent à entraîner des comportements de rejet ou d‟abandon de
certains soins ou de certains malades, voire de la profession de personnel soignant elle-
même.
MOTS CLES : Sida, Afrique noire, Connaissances, Attitudes, Pratiques et
comportements.

CI106
KONE-Allasane, AOUSSI-EBA-François
Evaluation de l’impact des campagnes de sensibilisation du P.N.L.S dans les
entreprises privées de la ville d’Abidjan.
Thèse n° 1890, UFR Sciences Médicales 1996

RESUME
Enquête menée auprès des travailleurs, médecins et chefs du personnel.
Malgré un bon niveau de connaissance du VIH/SIDA, 47% reconnaissaient n‟avoir pas
utilisé les condoms alors qu‟ils avaient au moins une partenaire sexuelle occasionnelle
dans 85,3% des cas.
L‟attitude envers les personnes vivant avec le VIH, était positive (compréhension,
compassion, tolérance).
Il y avait une amélioration dans la réduction du nombre de partenaires sexuels (31,7%
contre 41% au cours de l‟évaluation initiale), dans l‟utilisation du préservatif (68,2%
contre 55,6%), l‟acceptation à faire le test de dépistage (66,4% contre 55,6%) et l‟attitude
envers les malades du SIDA (84% contre 74,7%).
Plus le niveau de connaissance sur les MST était bon, moins les travailleurs avaient de
MST. Il n‟y a pas de prise en charge intégrée dans les entreprises de l‟étude.
MOTS CLES : Infection VIH/SIDA, impact JEC-SIDA , Entreprise privées.

CI107
GUILLAUME (A.), DELCROIX (S.) et BECHU (N.), 1996
Recompositions familiales et gestion économique et sociale du sida dans les familles
affectées en Côte d’Ivoire.
Colloque International «Sciences sociales et sida en Afrique». Bilan et perspectives,
CODESRIA-PNLS-ORSTOM, Saly-Portudal, Sénégal, Vol.2 : 683-696
RESUME
A partir des résultats d‟une enquête menée auprès de 120 familles affectées par le sida,
cette communication présente les conséquences de la maladie sur la structure des familles
en particulier la déstructuration familiale. Les femmes sont particulièrement touchées par
l‟instabilité matrimoniale et les enfants par le décès de leurs parents. Les solidarités
familiales représentent une aide substantielle pour ces familles mais ne constituent plus la
source privilégiée de recours.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Sida, Déstructuration familiale, Femmes, Enfants,
Conséquences économiques, Solidarités familiales.


                                                                                        216
CI108
ABE-N’DOUMY-Noël, AGBROFFI-Joachim, TOURE-Irafiala, KOUAKOU-
N’GUESSAN-François
Les orphelins du SIDA en Côte d’Ivoire : Question d’une intégration sociale.
Rapport d‟étude I.E.S. Université de Bouaké 1995

CI109
DELCROIX (S.), GUILLAUME (A.),1995
Sida en Côte d’Ivoire : le devenir de familles affectées
Communication au séminaire international CEPED-ENSEA-INS-ORSTOM-URD
«Ménage et famille en Afrique : bilan, enjeux, et perspectives de la recherche» (Lomé, 4
au 9 décembre 1995), 23p. multigr.

RESUME
Une première partie de cette communication est consacrée à une revue de la littérature sur
les conséquences du sida dans les pays en développement, plus particulièrement les
conséquences démographiques mais aussi l‟organisation familiale, économique et sociale.
Ensuite à partir des résultats d‟une enquête menée en Côte d‟Ivoire, est réalisée une
présentation du devenir de 120 familles affectées par le sida : déstructuration familiale
affectant plus spécifiquement les femmes et les enfants, changement de situation
économique et modification des réseaux de solidarités, telles sont les conséquences
décrites.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Sida, Déstructuration familiale, Conséquences
économiques, Solidarités familiales.

CI110
GUILLAUME (A.), 1995
Les conséquences du sida : les difficultés de la mesure.
In « les sciences sociales face au sida, cas africain autour de l‟exemple ivoirien ». Dozon
(J.P.) Vidal (L.), (éds). Atelier de Bingerville (Côte d‟Ivoire), 15-17 mars 1993,
G.I.D.I.S.-C.I (Groupement interdisciplinaire en Sciences sociales – Côte d‟Ivoire),
O.R.S.T.O.M., Comité Sciences Sociales et Sida, Paris, ORSTOM Editions, collection
Colloques et Séminaires : 211-217

RESUME
Cet article traite des difficultés de réalisation des enquêtes sur les conséquences du sida
quand elles ont pour population cible une population de malade : problème
méthodologique de «recrutement» de l‟échantillon mais surtout les problèmes d‟éthique
et de confidentialité.
MOTS CLES : Conséquences du sida, Méthodologie, Ethique.

CI111
GUILLAUME (A.), 1995
La pandémie du Sida
In « Questions de population pour l‟Afrique », fiche pédagogique, dossier pédagogique
n°11, RIADEP, Lomé : 11.1-11.14



                                                                                       217
RESUME
Cette publication a pour objectif de fournir des informations sur les grandes questions de
population. Cet article présente la maladie du sida et ses conséquences au niveau
économique, démographique et social et particulièrement au niveau familial.
MOTS CLES : Sida, Conséquences démographiques, Conséquences économiques,
Famille.

CI112
LEPREON-Flora-Colombe, KOUADIO-KOUAKOU-Luc
Contribution à l’étude de l’impact des campagnes de sensibilisation dans la lutte contre
le SIDA à Abidjan.
Thèse UFR Sciences Pharmaceutiques et Biologiques 1995

CI113
YEO-OUATTARA-Souleymane
Migration et SIDA en Afrique de l’Ouest : Etude socio-anthropologique du
comportement des migrants burkinabé en Côte d’Ivoire face au SIDA.
Rapport I.E.S. UFR Sciences de l‟Homme et de la Société 1995




                                                                                      218
PLANIFICATION FAMILIALE
1999
CI114
GUILLAUME (A.), DESGREES-DU-LOÛ (A.), KOFFI (N.), ZANOU (B.), 1999
Le recours à l’avortement : la situation en Côte d’Ivoire.
ENSEA-IRD, Abidjan, études et Recherches n°27, mai 1999, 52p..

RESUME
A partir d‟enquêtes menées en Côte d‟Ivoire dans différentes régions, cette étude présente
la situation du recours à l‟avortement ainsi que les pratiques en matière de planification
familiale. Ce recours à l‟avortement est fréquent et se généralise dans certains groupes de
population et en particulier dans les villes. Plus de la moitié de ces avortements déclarés
sont faits dans des structures médicales sans que l‟on connaisse réellement les conditions
sanitaires de cet acte, mais une part importante des femmes l‟ont fait soit à domicile soit
chez un thérapeute traditionnel : autant de pratiques lourdes de conséquences pour la
santé de connaissance et d‟utilisation des méthodes contraceptives set d‟ailleurs très
variable selon les régions et dépendant de l‟accessibilité à de tels programmes.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Avortement, Pratique contre contraceptive.

CI115
GUILLAUME (A.),
La régulation de la fécondité à Yopougon
Une analyse des biographies contraceptives, ETS, IRD, Paris, 1999,
Document de recherche n°7, mai 1999

RESUME
Cet article analyse les comportements de planification familiale adoptés par les femmes
au cours de leur vie féconde, à partir d‟une étude des biographies contraceptives. L‟étude
de la période d‟entrée en vie contraceptive ainsi que da la régularité dans l‟utilisation des
méthodes met en évidence les besoins des femmes en matière de planification familiale.
La pratique contraceptive a augmenté chez les femmes de Yopougon depuis les années
1980, révélant de nouvelles aspirations en matière de fécondité. Si l‟utilisation de la
contraception est relativement constante après chaque naissance, cette pratique
contraceptive se traduit par la recherche d‟une efficacité supérieure des méthodes puisque
l‟utilisation de méthodes modernes de contraception augmente pour les naissances de
rang élevé. La prévalence contraceptive est plus importante chez les jeunes femmes que
les aînées et intervient chez ces femmes dès le début de la vie féconde.

CI116
N’ZUE-YAO-Jean-Raphaël, KONAN-Kouassi
Les déterminants sociaux du choix et de l’abandon d’une méthode contraceptive : le
cas d’Abidjan
Mémoire UFR Sciences de l‟Homme et de la Société 1999



                                                                                         219
1998

CI117
ANDOH-Hyacinthe-K, KOUASSI-Lucien
Fécondité et préférences des hommes en matière de fécondité en Côte d’Ivoire
Rapport OMS-DHS. Atelier régional d‟analyse des EDS en Afrique subsaharienne

RESUME
L‟analyse des données de EDS 1994, dans le but de ressortir la fécondité et les
préférences des hommes en matière de fécondité a permis de relever que :
     Le nombre moyen d‟enfants vivant par homme était de 2,2 avec 7,5 pour ceux qui
       étaient entre 55-59 ans.
     Le niveau de fécondité augmente avec l‟âge, il est de 7,4 enfants chez les hommes
       polygames.
     Les hommes non instruits et ceux du milieu rural sont plus féconds que ceux
       instruits et vivants en milieu urbain.
     La majorité des hommes de 15-49 ans voulaient plus d‟enfants mais plus le
       nombre d‟enfants augmente, plus ce désir décroît. Le désir d‟enfant à moins de 3
       enfants est le même chez l‟homme et la femme. Le désir des hommes d‟avoir un
       autre enfant surpassait celui des femmes, mais cette différence décroît lorsque le
       nombre d‟enfants augmente.
     A partir de 6 enfants, il y avait désaccord entre époux dans les couples
       monogames : le désir d‟un enfant est de 81% chez les hommes contre 72% chez
       les femmes. Ce désaccord existait également lorsque c‟est le mari qui ne voulait
       plus d‟enfant. La taille moyenne idéale de la famille pour l‟homme était de 6
       enfants contre 5,5 pour les femmes. Chez les hommes polygames elle était de 9,4
       enfants.
     49% des couples étaient d‟accord sur la taille idéale de leur famille.
     69% des hommes mariés ne discutaient pas de PF avec leurs épouses même s‟ils
       étaient 54% à approuver la PF (63% des femmes mariés l‟approuvaient).

CI118
TOURE-Lassina, GUILLAUME-Agnès, DESGREES-DU-LOÛ-Annabel,
KAMAGATE-Zoumana
Planification Familiale et Santé de la Reproduction à Yopougon (Côte d’Ivoire)
Méthodologie de l’enquête
Les documents méthodologiques du GRIPPS N° 1 ENSEAO-ORSTOM, octobre 1998

RESUME
Le document traite de la problématique, des objectifs des questions de collecte,
d‟exploitation et d‟analyse des données de l‟enquête menée à Yopougon en 1996.



                                                                                     220
1997
CI119
ANOH (A.)
L’offre de services de planification familiale à Aboisso
Bulletin du GIDIS n° 15, Abidjan,1997 : 57-72

RESUME
Cet article, basé sur une recherche bibliographique et des observations directes, analyse
les efforts entrepris en vue de stimuler et satisfaire la demande de services de régulation
des naissances dans le département d‟Aboisso (dans le sud-est de la Côte d‟Ivoire) choisi
pour abriter un programme pilote de la santé de la reproduction et de la planification
familiale. Ce programme reste tributaire des services de santé dans la mesure où
l‟implication des acteurs privés et des institutions communautaires est faible. Dans ces
conditions, la durée du trajet et le coût du transport pour obtenir des soins en planning
familial demeurent souvent inacceptables pour un bon nombre des populations. A ces
contraintes, s‟ajoutent des difficultés, liées à l‟expérience limitée en matière de
prescription et de suivi de soins en planification familiale de la part des personnels de
santé.

CI120
KOFFI (N.) et FASSASSI (R.)
Fécondité et planification familiale au sein des corps habillés militaires et para-
militaires
Rapport d‟enquête, ENSEA, Abidjan, 1997, 155p.
RESUME
La population des camps et cités militaires et para-militaires d‟Abidjan et de Bouaké se
caractérise au plan de l‟âge par son extrême jeunesse. Cette jeunesse se traduit au plan
matrimonial par une domination numérique des célibataires mais aussi par une forte
proportion des unions informelles. L‟instruction touche la plupart des résidants même si
les différences entre hommes et femmes sont encore appréciables. L‟indice synthétique
de fécondité est moins élevé qu‟au niveau national mais l‟âge au premier mariage
féminin relativement faible et un intervalle inter génésique qui semble se raccourcir dans
les générations les plus jeunes, sont de nature à s‟opposer à la baisse rapide de la
fécondité. La solidarité familiale encore forte est attestée par la présence importante des
collatéraux du chef de ménage ou son conjoint. Les avortements sont assez nombreux.
Dans l‟ensemble, le tiers des femmes en âge de procréer affirment avoir au moins une
fois eu recours à cette pratique. Il s‟avère ainsi que l‟offre de P.F. est nettement plus
faible que la demande. Ainsi, les taux de prévalence contraceptive sont relativement
faibles. Les pratiques contraceptives plus fréquentes chez les femmes non mariées
attestent du fait qu‟elles sont essentiellement orientées vers un retard de la vie maternelle
plutôt que vers une contraception d‟arrêt.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Gendarmes, Policiers, P.F., Contraception


                                                                                         221
MOCKET-KOUADIO-ABRAN-Germaine, WELFFENS-EKRA-C.
Acceptabilité de la planification familiale : étude préliminaire au CHU de Yopougon
Mémoire de CES de gynéco-obstétrique UFR Sciences Médicales 1997


TOURE-L., KAMAGATE-Z, GUILLAUME-A, DESGREES-DU-LOÛ-A
Planification familiale et santé de la reproduction à Ypougon
Rapport d‟enquête, ENSEA, Abidjan janv.1997, 66p + annexes

RESUME
A l‟heure où la Côte d‟Ivoire s‟engage dans une phase active de sa maîtrise
démographique, un programme associant recherches et actions a été élaboré afin de
définir des projets pertinents et dévaluer ceux existant en matière de P.F. Ce rapport
concerne la première phase du projet, qui consiste à une analyse de la demande et une
évaluation de l‟offre actuelle en matière de P.F., en milieu urbain à Yopougon, commune
d‟Abidjan, dans le cadre du projet Santé Abidjan (P.S.A). Il montre que la fécondité reste
forte, mais que les variations selon les caractéristiques socio-économiques révèlent
l‟émergence de comportements de P.F. dans certaines catégories sociales, confirmée par
l‟analyse du désir d‟espacement des naissances ou du nombre d‟enfants désirés. On
observe un niveau de connaissances des méthodes contraceptives relativement bon,
modernes comme naturelles, étroitement lié au niveau d‟instruction. Cependant il existe
un décalage important entre le degré de connaissance et la pratique contraceptive. Les
sources d‟information et de distribution sont multiples, avec un rôle important joué par le
secteur informel. Enfin, le Sida est une menace connue par tous, mais très peu intégrée
aux question de procréation.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Abidjan, Fécondité, P.F., Sida, Procréation, Désir d‟enfant




                                                                                       222
1995
CI121
ADJAMAGBO-A, GUILLAUME-A, VIRMARD-P
Evolution de la fécondité et espace socio-économique
Communication au séminaire international « Transitions de la fécondité et planification
familiale en Afrique », Abidjan, 16-19 mai 1995

RESUME
Zone rurale d‟économie marchande située dans le sud-ouest de la Côte d‟Ivoire, la région
de Sassandra se caractérise par un niveau de fécondité relativement élevé. Les évolutions
de 1991 à 93 montrent néanmoins que la situation se modifie rapidement. L‟examen
général des indices de fécondité et des attitudes relatives à la planification des naissances
fait ressortir l‟émergence de comportements favorables à la réduction de la descendance
chez les hommes et les femmes. Cette évolution se traduit par l‟identification de deux
grandes catégories de populations caractérisé par un degré distinct d‟entrée en phase de
transition : d‟un côté, les agriculteurs indépendants qui demeurent les plus féconds et de
l‟autre, les salariés agricoles et autres actifs caractérisés par des niveaux relativement plus
faibles de fécondité et par des attitudes nettement plus favorables à un contrôle des
naissances. Cependant, dans les deux groupes l‟utilisation de la contraception demeure
encore très marginale. Les changements observés participent en fait de processus globaux
qui affectent l‟ensemble de l‟organisation sociale et en particulier le système de
production parvenu aux limites de ses possibilités de reproduction.
MOTS CLES : Fécondité, P.F., Groupe socio-économique, Crise, Transition

CI122
ADJAMAGBO-A, GUILLAUME-A, VIRMARD-P
Fécondité et demande de planification familiale à Sassandra.
Communication au séminaire ENSEA ORSTOM. GIDIS-C.I « Croissance
démographique développement agricole et environnement à Sassandra Côte d‟Ivoire »

CI123
ANGUI-Adelaïde
Attitude et comportement de la population Abidjanaise face au centre de planification
familiale
IES-UFR Sciences de l‟Homme et de la Société Mémoire de maîtrise 1995

CI124
ODI-LATTOH
Les femmes rurales et la politique du planning familial : le cas de la région d’Aboisso
IES-UFR Sciences de l‟Homme et de la Société Mémoire de maîtrise 1995

CI125
POPULATION SERVICE INTERNATIONAL (PSI)
Connaissances, Attitudes, Pratiques concernant la planification familiale en Côte
d’Ivoire PSI Rapport d‟enquête 1995


                                                                                           223
CI126
VIRMARD-P
Analyse des interactions entre la demande et l’offre de planification familiale.
Propositions pour des analyses thématiques
Communication à l‟atelier du GRIPPS « Santé de la reproduction les pays à croissance
démographiques rapides : approches méthodologiques », Abidjan 10-13 mai 1995

RESUME
Après avoir présenté brièvement l‟état de la question quant à l‟analyse des relations entre
l‟offre et la demande de la P.F en Afrique subsaharienne, la communication propose les
indicateurs et les variables qui pourraient être utilisées dans le cadre d‟analyse des
données rétrospectives et de suivi, agrégées et individuelles.
MOTS CLES : Méthode d‟analyse, Fécondité, Contraception, Offre de PF, Demande de
P.F, Indicateur, Variable.

CI127
VIRMARD-P, ADJAMAGBO-A, GUILLAUME-A
Plaidoyer pour des programmes de recherches appliquées sur la P.F. en Afrique
subsaharienne
Communication au séminaire international « Transitions de la fécondité et planification
familiale en Afrique », Abidjan, 16-19 mai 1995

RESUME
La communication plaide une meilleure articulation des recherches sur la fécondité et des
activités des opérateurs qui œuvrent dans le domaine de la population. Dans cet esprit,
différentes propositions méthodologiques sont faites pour concevoir les programmes de
recherche appliquée qui permettent d‟éclairer les expériences de P.F. qui doivent être
développées en Côte d‟Ivoire, par une analyse de la demande et de l‟offre de la
planification, le suivi de la mise en place de nouveaux programmes et l‟évaluations de
leurs impacts.
MOTS CLES : Afrique subsaharienne, Côte d‟Ivoire, P.F, Fécondité, Recherche
appliquée




                                                                                       224
1994
CI128
KOFFI-N’GUESSAN, KOUYE-M-P, SIKA-G-L
La planification familiale dans le département d’Aboisso (Sud-est de la Côte d’Ivoire)
Rapport d‟enquête ENSEA 1994

RESUME
Le Bureau National pour la Coordination de la Planification Familiale (BNCPF) a initié
un programme de P.F. dans la région sud-est de Côte d‟Ivoire avec l‟appui matériel et
financier du FNUAP en 1992. L‟implantation du programme, un intérêt timide des
femmes en âge de procréer à fréquenter les services mis à leur disposition, le taux de
prévalence contraceptive de 6,8% pourraient être améliorés si les solutions aux obstacles
rencontrées par le programmes sont appliquées. Il s‟agit d‟informer et sensibiliser la
population sur l‟existence du programme car les attitudes des hommes et des femmes
soumis à l‟enquête sont favorables à l‟utilisation des méthodes contraceptives modernes.
MOTS CLES : Côte d‟Ivoire, Aboisso, Planification Familiale Méthodes contraceptives

CI129
GUILLAUME-A, VIRMARD-P
Fécondité, crise économique et différenciations sociales à Sassandra (sud-ouest de la
Côte d’Ivoire)
Dans « Maîtrise de la croissance démographique et développement en Afrique »,
Séminaire International, ENSEA ORSTOM, Abidjan 26-29 nov. 1991, Paris ORSTOM
éd., Collection Colloques et Séminaires : 143-168

CI130
VIRMARD-P, GUILLAUME-A
Vers la multiplicité des facteurs de la fécondité en Afrique de l’ouest : les modes de
régulation, de la reproduction humaine, incidence sur la fécondité et la santé.
AIDELF, n° 6, Colloque International de Delphes, 6-10 oct. 1992, Paris, PUF : 15-28

RESUME
L‟article examine les évolutions divergentes de la fécondité en Afrique de l‟Ouest avant
d‟analyser les facteurs sociaux et économiques de changements qui se manifestent en
Côte d‟Ivoire. Enfin, la mise en œuvre croissante de programme de P.F. et la propagation
du Sida sont évaluées en tant que nouveaux facteurs d‟évolution de la fécondité.
MOTS CLES : Afrique de l‟Ouest, Côte d‟Ivoire, Fécondité.




                                                                                     225
CI131
VIRMARD-P, GUILLAUME-A, QUESNEL-A
Singular fertility patterns in rural Africa. Socio-economic differenciations and
transformations of fertility models in west Africa.
In the « Onset of fertility transition in sub-saharan Africa », LOCOH-T et HERTRICH-
V, Liège, Ordina Editions : 193-220

RESUME
Par l‟analyse des comportements des reproductions démographiques de plusieurs
populations rurales de l‟Afrique de l‟ouest, l‟article analyse les mutations singulières de
leur modèle de fécondité. Ces mutations sont liées à l‟évolution des rôles assignés aux
enfants, aux transformations de leur condition d‟éducation et aux modifications des
stratégies économiques et sociales des différentes communautés. Ces mutations
correspondent à une remise en cause des attitudes et des contrôles traditionnels de la
fécondité et l‟apparition de nouvelles aspirations, formalisées par des individus et des
familles nucléaires plus autonomes.
MOTS CLES : Afrique de l‟Ouest, Côte d‟Ivoire, Togo, Fécondité, Economie de
plantation, Crise économique, Coût des enfants, Différentiation sociale.




                                                                                       226
GUINEE CONAKRY

CERREGUI
BP 4880 Conakry
Tel 224 /46 19 37/ 42 14 82/ 21 33 40
E-mail: md.balde@syfed.gn.refer.org




                                        227
SANTE MATERNELLE
DONNEES GENERALES
                                                                                Sources
     INFORMATIONS                 1993     1994     1995      1996     1997        De
      STATISTIQUES                                                              Données

Population de femmes en âge 1539045 1579061 1682861 1800742 1926794
de procréer

Naissances totales attendues      277028   284231   302915   324134    333110
 Hôpital                                    18735    19207    19541     20088
 C.S                                        26958    30374    33433     34369
 Domicile assisté                            9436    13640    24059     27812
 Domicile non assisté                      229102   239694   247101    250841




                                                                                ANNUAIRES STATISTIQUES
                                                                                 MINISTERE DE LA SANTE
Naissances vivantes                         50351    59567    70038     76757

Mortinaissances                              4778     3654     6995      5512

Décès maternel                                         555       626
                                                             12,69 à
Proportion des prématurés                                    12,97 %

Nombre     de     consultations
prénatales
  1er Trimestre                   141250   153920   159583   182400
  2e Trimestre                    111322   123613   129100   157213
  3e Trimestre                     85709   105716   117004   122916

Examen physique et clinique
pratiqué
  TA                              197031   229329   246104   280129
  Poids                           197031   229329   246104   280129
  HU                               85709   105716   117004   122916
  BDC Fœtus                        85709   105716   117004   122916




                                                                                    228
Examens de Labo de routine
pratiqués
  Hématocrite/NFS                141250     153920   159583     182400
  Electrophorèse hémoglobine      nd         nd       nd         nd
  Groupe Sanguin                 141250     153920   159583     182400
  Sérologie Syphilis             141250     153920   159583     182400
  Sérologie VIH                   nd         nd       nd         nd
  Goutte épaisse                 141250     153920   159583     182400
  Albuminurie/Glucosurie          85709     105716   117004     122916


Nombre d'accouchements par les femmes au Centre                     Non disponible
où elles ont fait les CPN

Taux de couverture en CPN                                     61%             EDS 1992

                                                              83%         Bulletin Info SNIS
                                                                           Décembre 1994

                                                              54%         Forum National de
                                                                          la Santé Mai 1997

Proportion d'accouchement par les femmes référées ou     37,1%
transférées des autres Centres                       16.114/43.434




                                                                                     STATISTIQUES HOSPITALIERES 1997
Proportion d'accouchements selon l'âge de la femme
     > 16 ans                         ( 969)
    16 - 19 ans                       ( 8.436)                 2,3 %
    20 - 24 ans                       (10.602)                19,7 %
    25 - 29 ans                       ( 9.671)                24,9 %
    30 - 34 ans                       ( 7.220)                22,7 %
    35 ans et plus                    ( 5.738)                16,8 %
                                 T = (42.636)                 13,5 %


Proportion d'accouchement selon la parité
  Primipare                 (14.022)
    2                       ( 8.892)                          32,3 %
    3-4                     (11.286)                          20,5 %
    5-9                     ( 2.550)                           26 %
    10 et plus               ( 684)                           19,7 %
                        T = (43.434)                           1,5 %




                                                                                                229
Proportion des césariennes                                     16,8 %


Indications des césariennes
  Dystocie dynamique et mécanique                              58,4 %
  Hémorragie du dernier trimestre                              18,3 %
  Souffrance fœtale                                             7,1 %
  Pathologie funiculaire et des membranes                       3,7 %
  Toxémie gravidique tardive                                    1,9 %
  Autres                                                       10,6 %


Proportion des dystocies                                        9,8 %


Proportion des            femmes   transfusées   lors   des     Nd
accouchements.

Répartition des accouchements selon la spécialité de
l'accoucheur
   Infirmier                                                     __
   Sage femme                                                  35.659
   Médecin/Gynécologue                                          7.775
   Acc. Traditionnelle                                           __
   Famille                                                       __


Proportion des accouchements assistés par ventouses ou         1,1 %
forceps.

Proportion d'hystérectomie                                     0,13 %


Délai moyen entre l'arrivée de la femme dans la               4h à 6h
structure et délivrance.
                                                                          ANAPATH.
                                                                          CANCER
                                                                          DU
                                                                          REGISTRE




Nombre de cancers du col de l'utérus par an                   720/5 ans
Nombre de cas de cancers de sein par an                       140/5 ans
Nombre de décès de femme liés au K de l'utérus                  n d1
Nombre de décès de femme liés au K du sein                       nd



1
    Nd : non disponible


                                                                             230
RESUME DES TRAVAUX
1997

GN1
MINISTERE DE LA SANTE
Programme de Maternité Sans Risque

RESUME
Le taux d'accouchements assistés est de 24,70% en 1997 selon les statistiques du
Ministère de la Santé. Ce taux était déjà de 25% en 1992 selon l'EDS.

Par rapport à la Maternité Sans Risques, une série d'évaluations régionales de la santé
maternelle a été" effectuée d'avril 1995 à décembre 1996. Au cours de l'évaluation, les
informations recueillies auprès des prestataires, bénéficiaires, élus locaux, responsables
sanitaires et administratifs à tous les niveaux ont permis de ressortir les obstacles à une
maternité sans risques qui sont les suivants:
     Le statut social de la femme,
     La pauvreté des populations,
     L'enclavement géographique des populations,
     Le manque de motivation des agents,
     L'absence de déontologie chez les prestataires,
     Le faible niveau de formation des prestataires,
     Le manque de moyen de transport,
     Le manque de moyen de communication entre les niveaux de soins,
     Le non-respect de recouvrement des coûts par les prestataires de services,
     L'absence d'un partenariat effectif entre tous les intervenants sur le terrain.


Suite à l'identification des obstacles, des recommandations ont été faites pour
l'amélioration de la santé maternelle, et des axes stratégiques ont été dégagés pour une
MSR s'inscrivant tous dans deux domaines: la qualité des services et la participation
communautaire.




                                                                                       231
1996

GN2
DIALLO FATOUMATA FOFANA SMI/PF
Expérience - Formation Accoucheuses Villageoises en Guinée

GN3
Hyjazi Y. et collaborateurs
Fréquence, traitement et pronostic feoto-maternel de l'éclampsie au service de Gynécologie et
d'Obstétrique du CHU Donka

GN4
MINISTERE DE LA SANTE
Atelier Régional d'Identification des Axes Stratégiques du Programme MSR.
Rapports Techniques

GN5
MINISTERE DE LA SANTE
Atelier Régionaux d'Identification des Axes Stratégique du Programme MSR. Rapport
Technique - Kankan - N'Zérékoré




                                                                                         232
1995

GN6
B. TOURE et collaborateurs
Evaluation de la Santé Maternelle dans les Régions de N'Zérékoré et de Kankan

GN7
B. TOURE et collaborateurs
Evaluation de la Santé Maternelle dans les Régions de Kindia et Labé




                                                                                233
1993
GN8
FOFANA Fatoumata et collaborateur/AGBEF
Evaluation des Accoucheuses Villageoises dans le cadre du programme PEV/SSP/ME -
Rapport de Mission (Moyenne Guinée et Guinée Maritime)

GN9
UNICEF. Stat. View Association
Enquête CAP sur la Santé de la Mère et de l'Enfant à Conakry




                                                                            234
SANTE DE LA FEMME
RESUME DES TRAVAUX

1997

GN10
CEPETAF
Etude sur les Mutilations Génitales




                                      235
SANTE INFANTILE
RESUME DES TRAVAUX
GN11
ANONYME
RESUME
Pour renforcer les données sur la santé des enfants, un document intitulé « le secteur de la
santé en Guinée : revue et analyse. Le rapport au 28 juillet 1995 de cette intervention de
la communauté européenne est ci-dessous résumé :

Objectifs :
  - réaliser la revue du secteur de la santé en Guinée,
  - apprécier dans ce cadre les interventions financées par la Communauté
      Européenne (CE)
  - Identifier et proposer les domaines et les orientations de l'action future de la CE
      dans le secteur de la santé.

Méthodologie :
Un ensemble de visites, de rencontre et de séances de travail ont été organisés tant à
Conakry qu'à l'intérieur du pays. Un déplacement de 7 jours a été effectué en Guinée
Forestière, en haute Guinée et en Moyenne Guinée.

Les documents existants de politique sectorielle ainsi que les rapports d'études et de
revues effectués par les bailleurs de fonds dans les différents domaines d'activités, ont
servi de support à l'étude. Des discussions avec les responsables du Ministère de la Santé
Publique et des principaux bailleurs de fonds intervenant dans le secteur ont complété
l'étude.

Résultats

           Sur la santé de la mère : selon deux études distinctes (ENCOMEC/Conakry et
            ENAMOG/Moyenne Guinée enquête sur la nutrition et l'alimentation en
            Moyenne Guinée) 1990, Université de Tulane, 4% des femmes à Conakry et
            11% en Moyenne Guinée présentaient un état nutritionnel qui constituait un
            risque immédiat pour leur santé. L'insuffisance pondérale à la naissance,
            témoin de l'état sanitaire et nutritionnel de la mère, est quant à lui peu
            documenté; diverses statistiques à ce sujet le situent en effet entre 7% et 25%
            d'enfants nés avec un poids inférieur à 2,5 kg. Par ailleurs, la déficience en
            iode est un problème très prévalent et sérieux pour les femmes qui sont plus
            fréquemment atteints que les hommes (goître, troubles thyroïdiens,
            avortements, augmentation de la mortalité).Et finalement, il y a l'anémie



                                                                                        236
           ferriprivé qui a été peu étudiée en Guinée mais qui pourtant est certainement,
           il s'agit essentiellement.
          Sur la santé de l'enfant : les déficiences nutritionnelles sont un problème
           important chez l'enfant, il s'agit essentiellement:

       -   du retard de croissance qui toucherait selon certaines sources 31,6% des
           enfants de mois de 5 ans (44% en Haute Guinée)
       -   de la maigreur qui serait présente chez 11,5% de ces enfants
       -   de carences en iode (prévalence du goître de 64% dans la population
       -   du crétinisme de 2% (troubles mentaux, nanisme) et de l'anémie ferriprive,

Recommandations :

La disponibilité alimentaire du pays n'est pas connue de façon précise. Elle semble
pourtant globalement garantie, tant par la production locale que par les importations
croissantes dont bénéficie la zone rurale, au moment de la période de soudure.

En ce qui concerne la sécurité alimentaire, l'étude ENCOMEC (enquête sur la
consommation auprès des ménages à Conakry (1989-1990) a estimé que malgré
l'utilisation d'une partie importante de leur revenus pour les dépenses alimentaires, 30%
des ménages n'avaient pas accès à 80% des 2.200 kcal par jour et par personne
recommandées par l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS)

L'amélioration de la sécurité alimentaire des ménages constituerait évidemment un
progrès. Seule, elle ne permettrait pourtant pas de résoudre la malnutrition qui constitue
un sérieux problème de santé en Guinée. Il faudrait en effet pour cela mener un ensemble
d'actions éducatives pour améliorer le sevrage des nourrissons, les habitudes alimentaires
des mères et des enfants et réduire la fréquence des infections, afin de rompre le cercle
vicieux : infection-malnutrition. Tout cela doit être appuyé par un meilleur accès à l'eau
saine.

CONCLUSION
Les données répertoriées dans ce document ne sont certes pas exhaustives, mais elles
permettront d'identifier les domaines prioritaires de recherche en S.R. en Guinée.

GN12
ENQUÊTE DE DEM OGRAPHIE ET DE SANTE
Selon l'Enquête de Démographie et de Santé, 34,9% de la population correspondent à des
enfants âgés de 0-9 ans. Malgré les acquis du programme du PEV/SSP/ME la mortalité
reste élevée (136/1000) quant à la mortalité juvénile elle a passé de 153/1000 à 108/1000
en 1996. La mortalité infanto-juvénile se situe à 229/1000 et la mortalité périnatale à
66,6/1000.

Les causes les plus fréquentes de mortalité et morbidité infantiles sont liées :
   - au paludisme : 31%
   - aux IRA : 23%


                                                                                      237
   -   aux petits poids de naissance : 18%
   -   aux Helmintiases : 16%
   -   aux maladies diarrhéïques : 14%
   -   à la malnutrition : 11,5%

Avec les efforts fournis par les PEV/SSP/ME, le nombre de cas de Polyomyélite et de
tétanos néonatal, est en régression.

Selon les données de l'évaluation profil pays, les taux de couverture vaccinale de la
polyomyélite est passé de 7% en 1988 à 70% en 1994.

En ce qui concerne le tétanos néonatal, le taux d'incidence moyen pour le pays est de
54/100.000 NV. La région la plus touchée est celle de Faranah, avec une incidence de
115/100.000 NV. Les régions de Labé (Moyenne Guinée) et Kankan (Haute Guinée) sont
au dessus de la moyenne nationale. Avec la vaccination anti-tétanique prénatale dont la
couverture est de 65% (profil pays 1995), le tétanos néo-natal est en baisse.

Les déficiences nutritionnelles constituent de sérieux problèmes de Santé Publique, car :

   -   1/10 des enfants de moins de 5 ans présente un retard de croissance,
   -   1/3 des enfants de moins de 5 ans présente un état maigreur,
   -   la carence en iode provoque la présence du crétinisme chez 2% des enfants
   -   les carences en fer et en vitamine A sont insuffisamment appréciées.

Si dans le cadre du PEV et de la TRO les résultats sont assez satisfaisants avec une
couverture vaccinale pour les enfants de moins de 1 an de :

   -   BCG : 86%
   -   DTC3/Polio3 : 73%
   -   Rougeole : 70%

Et l'utilisation de la TRO dans les épisodes de Diarrhée de 60%, le document de base du
Forum National de la Santé (Mai 1997), considère que l'état nutritionnel des enfants reste
préoccupant.

En effet selon ce document :

   -   25% de nouveau-nés pèsent moins de 2500 grs,
   -   30,5% des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique (ESIP
       1992)
   -   11,5% des enfants présentent une malnutrition aiguë et 31,6% un retard de
       croissance (ESIP 1992 - 93)

L'allaitement maternel, bien que répandu (85%) est dans la pratique soit non exclusif, soit
trop prolongé.




                                                                                       238
SANTE ADOLESCENTS/ JEUNES
DONNEES GENERALES
Selon l'Enquête de Démographie et de Santé de 1992 la population guinéenne âgée de 10
à 19 ans représente 20,4 % de la population totale et 20 % des filles de 15 ans ont déjà eu
des rapports sexuels.

Les conséquences de cette sexualité précoce sont nombreuses :
   - Une fécondité précoce = 31 % des filles de 15 à 19 ans sont déjà mères ou
       enceintes.

Les avortements provoqués, infanticides ou abondons sont fréquents, bien que des
chiffres fiables ne soient pas disponibles.
    - Le niveau des connaissances des méthodes contraceptives et des MST/SIDA est
        très bas et l'utilisation de la contraception aussi ;
    - La faible scolarisation des filles entraînant souvent des mariages précoces et des
        maternités précoces.
    - La délinquance juvénile  partenariat multiple.
    - Les mutilations génitales féminines




                                                                                       239
RESUME DES TRAVAUX

1997
GN13
PSI/OSFAM
Enquête CAP sur la santé reproductive des jeunes âgés de 12 à 19 ans dans les villes de
Conakry et Kankan




                                                                                   240
1996
GN14
BALDE M.D. et Collaborateurs –CERREGUI
Recherche narrative sur le comportement sexuel des adolescents et jeunes de Guinée
Rapport CERREGUI/FNUAP, 1996
Objectifs :
       Recueillir sur le plan national des informations précises sur le comportement
           sexuel des adolescents et jeunes Guinéens.
       Recueillir des informations sur l'attitude des parents face aux problèmes de
           sexualité des adolescents en rapport avec leur cadre Socioculturel.
       Apporter des informations complémentaires sur les conséquences de la
           sexualité des adolescents en matière de grossesse non désirée, de MST/SIDA,
           de la contraception, de la fécondité et des mutilations sexuelles.

Méthodologie :
Il s'agit d'une étude basée sur le principe de la méthode narrative, élaborée et exécutée par
les jeunes qui utilisent une technique de jeu de rôle après des discussions de groupe. Un
questionnaire a été rédigé et appliqué à 1279 jeunes de l'ensemble de la Guinée en
Décembre 95 et Janvier 96. Une enquête sociologique complémentaire sous forme de
focus groupe d'adolescents et d'entretiens individuels avec des informateurs clés (parents,
enseignants, notables) a été réalisé.

L'échantillonnage a été fait à partir d'une stratification qui couvre les 4 régions naturelles
du Pays et la ville de Conakry. 400 ménages ont été tirés dont 192 en zone rurale, 80 à
Conakry et 128 dans les autres Centres urbains.

Résultats :
L'âge moyen aux premiers rapports sexuels est situé entre 15 et 19 ans avec une précocité
plus marquée chez les filles. Face à cette sexualité précoce l'adolescent est confronté à de
nombreuses difficultés :
        L'ignorance du risque de grossesse
        Le rejet de la grossesse par la famille avec une tendance à engager la
           responsabilité de la mère de la fille,
        L'intention de procéder à un avortement provoqué (1/5 des enquêtés) face à
           une connaissance insuffisante des risques liés à l'avortement,
        La non fréquentation des services de PF, liée à la peur des parents et la honte
           d'y être vu,
        Le niveau insuffisant de connaissance des moyens de protection contre les
           MST/SIDA,
        Le bas niveau d'information sur les méfaits de la mutilation sexuelle.
        Le manque d'information sur la sexualité.




                                                                                          241
GN15
HYJAZI Y. et collaborateurs
Fréquence, traitement et pronostic feoto-maternel de l'éclampsie au service de Gynécologie et
d'Obstétrique du CHU Donka

GN16
O. CAMARA et collaborateurs - Projet SR/FNUAP
Les raisons de la faible fréquentation des services de PF par les adolescentes de 15 à 19 ans
dans les Communes de Dixinn et de Ratoma (Conakry)

Rapport Projet SR/FNUAP, 1996.
RESUME : En Guinée, une étude sur la sexualité et la reproduction des adolescentes et
jeunes démontrent que 42 % des enquêtées ont été enceintes, 15,4 % ont subi un
avortement provoqué au mois une fois et seulement 1/6 pratique une méthode de
contraception moderne à partir de personnes interposées.

Pour remédier à cette situation, la présente étude a été réalisée avec les objectifs suivants
:
   - Identifier les raisons de la faible fréquentation des service de PF par les
       adolescentes dans les Communes de Dixinn et de Ratoma ;
   - Proposer des mesures d'amélioration de la fréquentation de ces services par ce
       groupe cible ;

L'échantillon complaît 100 adolescentes de 15-19 ans. 55 ont eu des entretiens semi-
structurés et 3 Focus groupes de 15 adolescentes par séance. Des entretiens individuels
semi-structurés ont été réalisés avec 50 parents.

Cette étude a montré que :
   - L'accès à la PF par les adolescentes n'est pas facile (80 % non-disponibilité de
        l'agent et 20 % situation géographique) ;
   - Les agents de santé chargés de PF estiment que les adolescentes refusent de
        fréquenter les Centres de PF par HONTE ou par PEUR d'y rencontrer un parent
        proche ;
   - La plupart des adolescents qui utilisent une méthode de PF moderne
        s'approvisionnent en Pharmacie.




                                                                                         242
1995

GN17
THOMPSON Robert :
Politique Nationale de Santé des Adolescents Guinée-Conakry
Rapport de Mission d'Appui Technique



1994
GN18
GTZ
Première enquête auprès de la Jeunesse scolarisée
Projet de santé rurale de GTZ).

RESUME : Cette étude dont les données qualitatives ont été collectées par Focus
Group Discussion et les données quantitatives par un questionnaire anonyme sur la
sexualité remplis par les élèves permet de relever que les connaissances sur la conception
sont faibles : les filles doutent des le nombre nécessaire des rapports, le temps nécessaire
pour concevoir un enfant, le rôle de l'homme dans ce processus. Il existe une idée vague
sur les périodes fertiles et infertiles du cycle. De même que les filles, les garçons ne
savent pas non plus qu'un seul rapport peu engendrer une grossesse. Ils ne connaissent
pas bien les méthodes de contraception et se méfient des méthodes modernes.

L'abstinence est la méthode la plus utilisée : soit totale (préserver la virginité), soit
périodique en fonction du cycle.

Pour la jeunesse scolarisée, le préservatif est considéré comme un moyen de protection
contre les MST/SIDA et non un moyen contraceptif. De même, les jeunes ne veulent ni
espacer ni limiter, leur souci est de ne pas mettre ou tomber enceinte.

GN19
HYJAZI Y. et collaborateurs
Avortements provoqués chez les adolescentes au service de Gynéco-Obstétrique du CHU
Donka

RESUME : L'étude est rétrospective et inclut les années 1990-1993 les registrés
d'hospitalisation, protocole opératoire et dossiers des malades ont servi de support à
l'étude. Les paramètres étudiés ont été : fréquence, âge, statut matrimonial, profession,
âge gestationnel et complication. Il ressort de cette „etude que le taux d'avortement
provoqué compliqué est de 3,43 % des admissions obstétricales . Par ailleurs, l'âge
moyen des adolescentes qui représentent 31,91 % des 94 cas enregistrés est de 17,5 ans
avec un minimum de 13 ans ; 83,33 % sont célibataires et 40 % élèves ; 63,33 % des


                                                                                        243
APC ont été réalisés par la méthode de dilatation et curetage ; L'âge gestationnel était
supérieur à 12 semaines dans 40 % des cas et le taux des décès maternels a été de 20 %.

GN20
STAT VIEW/PSI
Etude sur la consommation des préservatifs en Guinée - Enquête auprès des Adolescents de 12
à 19 ans.

RESUME : L'enquête a été réalisée à Conakry (Coronthie et Matoto) et à N'Zérékoré,
Capitale de la Guinée Forestière.
Cette étude a permis de relever ce qui suit :

A) Connaissances sur le SIDA :

   -   94 % des adolescents de 12 à 19 ans ont entendu parler du SIDA à partir de la
       Radio et de la télé. Une autre source d'information est constituée par les parents et
       les amis (36% au cours du mois avant l'enquête) ;
   -   24 % ont adopté l'utilisation du préservatif comme méthode de prévention du
       SIDA.

B) Usage du préservatif :

   -   69 % connaissent le condom dont 72 % peuvent se le procurer à la Pharmacie ou
       au marché et 23 % manquent d'information sur le lieu de vente ;
   -   Par ailleurs ces filles aimeraient également voir une coiffeuse ou une vendeuse
       ambulante vendre les condoms.

C) Conduite sexuelle :

   -   44 % des adolescents de 12 à 19 ans connaissent des rapports sexuels et ont eu en
       moyenne 3 partenaires sexuels ;
   -   23 % déclarent avoir utilisé un condom lors de leur dernier rapport ;
   -   En moyenne 4 rapports sexuels avec le même partenaire par mois ;
   -   56 % des filles ont appris la sexualité par le canal d'un ami ; 4 % de leur mère ;
   -   Participation communautaire

   35 % des jeunes 12 à 19 ans appartiennent à des mots associatifs pour mener des
   activités artistiques, culturelles et sportives (42%), 9 % des activités religieuses et 7,6
   % des activités scientifique.




                                                                                          244
1993
GN21
BALDE M.D. et collaborateurs
Rapport de Recherche : Enquête sur les besoins et problèmes liés à la Sexualité et la
Reproduction des Adolescents et Jeunes de 10 à 24 ans en Guinée Zone de Conakry
Ministère Santé/FNUAP

RESUME : Cette étude a porté sur 696 adolescents et jeunes âgés de 10-24 ans dont 419
filles et 277 garçons issus de 300 ménages choisis de façon aléatoire dans les 50 zones de
dénombrement de Conakry (selon la stratification du Ministère du Plan). L'interview a été
faite selon un questionnaire anonyme, confidentiel et précodé.

Résultats :
   -   24,5 % des adolescents et jeunes enquêtes n'étaient pas instruits et le taux
       d'abandon scolaire était de 10 % chez les garçons et 11% chez les filles ;
   -   6,44 % des filles ne fréquentaient pas l'école à cause d'une maternité et 17 % des
       garçons enquêtés étaient au chômage.
   -   16,4 % étaient orphelins ;
   -   L'âge moyen des filles au premier rapport sexuel était de 15,8 ans  2,98 et celui
       des garçons 16,46 ans  2,98. 20 % des filles ont eu leur premier rapport sexuel
       entre 10 et 15 ans.
   -   L'âge moyen du premier partenaire sexuel des filles était 17,9 ans  2,27 ;
   -   15,5 % des filles interviewées ont été enceintes et parmi elles, 15,4 %
       reconnaissent avoir eu un avortement provoqué ;
   -   32 % des adolescentes connaissent des méthodes contraceptives, la pilule est la
       mieux connue (50 % des enquêtés) suivi du condom (12 %) ;
   -   La source d'information est les amis pour 41,9 % ;
   -   La pratique contraceptive est faible 16,7 % et le nombre d'enfants souhaités sont
       de 4  1,51 ;
   -   46,3 % des enquêtés ne connaissent aucun signe de MST, cependant 9,12 %
       reconnaissent avoir eu une MST dont 18 % se sont prêtés à l'automédication ;
   -   73,5 % des enquêtés connaissent le SIDA à travers les médias, mais l'abstinence,
       la fidélité et l'unicité du partenaire sont moins cités comme mesure préventive des
       MST/SIDA.




                                                                                      245
MST/SIDA
DONNEES GENERALES
Par rapport à la situation épidémiologique peu d'informations fiables existent sur la
prévalence des maladies sexuellement transmissibles bien que leur prise en charge des
constituer une activité quotidienne des praticiens dans les formations sanitaires.
Cependant, des études menées dans les préfectures Nord-Ouest du Pays montrent une
prévalence de la syphilis de 20,5 %  4,5 %, de même sa prévalence chez les femmes
enceintes est de 9,8 %  2 %.

D'autres études de même genre menées au Centre du Pays montrent une prévalence de la
syphilis de 11,8 % chez les femmes enceintes à Kindia.

Selon ces études les MST représentent 7 % des motifs de consultation reparties comme
suit : Urétrites 11,3 %, Urétrocystites 13,3 %, Orchiépidydimites 7,5 %, Ulcérations
génitales 5,7 %, syphilis secondaire latente 9,4 %, infections cervico-vaginales 43,4 %,
infection utéro-annexielles 9,4 %.

Quand au SIDA les formations sanitaires ont notifié de 1993 à 1997, 3408 cas se
répartissant comme suit : Hommes 54 %, les femmes 44 % et enfants 2 %.

Evolution des cas annuels de SIDA 1993 - 1997


    ANNES            HOMMES             FEMMES             ENFANTS             TOTAL


      1993               210                117                 1                328
      1994               329                201                13                543
      1995               325                273                12                610
      1996               491                421                10                922
      1997               474                488                43               1.005


    TOTAL               1.829              1.500               79               3.408

        %                 54 %               44 %             2%
On note une progression dominante chez les femmes infectées où on est passé de 35,7 %
des cas en 1993 à 48,5 % des cas en 1997 et un abaissements de l'âge moyen des malades
qui est passé de 39 ans en 1889 à 26 ans en 1997.
L'enquête sérologique chez les femmes enceintes montre que le SIDA existe dans toutes
les Régions de la Guinée.


                                                                                    246
Prévalence du VIH chez les femmes enceintes selon les régions et l'année d'enquête


 REGION/ANNEE                    1993               1994                   1996

Labé                             0,6                 0,8                    1,2
Conakry                          0,9                 1,5                    2,1
Kankan                           0,8                 1,7                    2,2
Kindia                           0,5                 1,2                    1,8
N'Zérékoré                       0,9                 1,3                    1,9
Moyenne Nationale                0,8                 1,1                    1,5


Tous les types de virus de l'immunodéficience humaine se trouvent en Guinée avec une
prédominance du VIH1 (87 %), VIH2 (5 %) et VIH1 + VIH2 (8 %).

2 - Bilan des activités

Prévalence du VIH chez certains groupes cibles


        GROUPES CIBLES                  ANNEE DIAGNOSTIC                  % VIH


Femmes enceintes    (n = 1850)                    1996                     1,5 %
Donneurs de sang    (n = 2500)                    1997                     1,4 %
Transporteurs       (n = 250)                     1996                      5%
Prostituées         (n = 140)                     1994                     32 %
Consultants MST      (n = 800)                    1996                      4%




                                                                                  247
RESUME DES TRAVAUX

1997
GN22
GTZ
Projet Santé Rurale GTZ 1997
Selon l'enquête sur l'automédication au sujet des MST chez les conducteurs de longues
distances à Gueckédou les chauffeurs ont un comportement à haut risque pour contracter
les MST. Parmi eux 19 % avaient un TPHA positif, 94,3 % étaient déjà en contact avec le
virus de l'hépatite B et 18,3 % se trouvaient en état d'infection.

Une enquête auprès des femmes à partenaires multiples (Projet Santé Rurale GTZ 1995)
a montré que 99 % de ces femmes ont déjà ressenti au moins un signe d'une maladie des
organes génitaux.

Les signes et symptômes mentionnés par les 152 femmes (avec plusieurs réponses
possibles) sont les suivants :


Signes et Symptômes                                          Nombre de cas                    %


Perte blanche                                                      119                   78 %
Douleur au bas ventre                                              117                   77 %
Démangeaison                                                       105                   69 %
Douleur pendant le rapport                                          77                   51 %
Ulcération génitale                                                 23                   15 %
Autres signes                                                       37                   24 %


MINISTERE DE LA SANTE/PNLS/PROJET SR/PF
Enquête sur la qualité de la prise en charge des MST (IP6/IP7) dans 36 structures de santé.

MINISTERE DE LA SANTE
 Appui ONUSIDA au PNLS-Guinée/Conakry
Rapport Technique et Financier (1ère phase 1996) - Mise en oeuvre des Activités Planifiées
(2ème phase 1997)




                                                                                          248
1996
GN23
DIEN A. et collaborateurs
Séro Prévalence de l'Infection à VIH, de la Syphilis et de l'Hépatite B chez les gestantes
fréquentant un Centre de Santé Urbain de Conakry

MINISTERE DE LA SANTE
Rapport Annuel d'activités du Programme National de Lutte Contre les MST/SIDA

MINISTERE DE LA SANTE /PNLS/PSI/FHI
Impact Socio-Economique du VIH-SIDA en Guinée

Résumé
Prévalence du VIH : Si elle était de 1,03 % en 1994, on prouvait l'estimer entre 1,26 et
3,7 % en 1996.

Estimation VIH en 1996 (PNLS/PSI)


                    PARAMETRES                                       ANNEE 1996


Prévalence VIH chez les adultes                                      1,26 à 3,7 %
Prévalence population générale (femmes enceintes)                           1,5 %
Personnes infectées par VIH                                        60.000 à 100.000
Cas annuels de SIDA                                                 4.000 à 9.000
Décès annuels dûs au SIDA                                           1.800 à 5.500
Nombre d'orphelins                                                  4.000 à 10.000


   -   Impact sur la situation sanitaire : 35 % des enfants de mères séropositives
       développent le SIDA et meurent dans les 3 ans qui suivent.

   -   Impact économique : Chaque sidéen perd 79 % de sa vie productive. Le revenu
       potentiel perdu par sidéen étant de 7.491 dollars US, il atteindra 59.000.000 de
       dollars pour l'ensemble des sidéens en l'an 2000.

GN24
MOHAMED SANO - ADAMA CAMARA
SIDALERTE INTERNATIONALE
Enquête CAP auprès des tenanciers et filles libres de Mamou




                                                                                      249
1995
GN25
MINISTERE DE LA SANTE/PNLS/PROJET SR/PF
Etude qualitative sur la prévention de MST/SIDA auprès des filles libres et des camionneurs à
Tamagaly et Mamou ((République de Guinée)

GN26
ANONYME
Etude de la sexualité des jeunes : Connaissances attitudes et pratiques : Projet
Santé rurale Kissidougou, Gueckédou, Faranah - Octobre/Novembre 1995.
RESUME
    - 2106 élèves dont 1358 garçons et 748 filles
    - 384 charretiers
    - 401 vendeurs
    - 345 apprentis menuisiers
    - 367 apprenties couturières
Ont été enquêtés et 80 % savent que le SIDA est transmis par voie sexuelle, 50 % pensent
qu'on peut prévenir le SIDA avec le préservatif. Un tiers estime que le SIDA n'existe pas
en réalité.




                                                                                         250
1994
GN27
ANONYME
Enquête de Séroprévalence chez les femmes enceintes : Projet santé rurale
GTZ 1994.
RESUME
1000 femmes autochtones et 510 femmes réfugiés venues à la consultation prénatale ont
été interrogées et un dépistage anonyme s'en est suivi.

Les résultats de l'enquête montrent que le taux de prévalence est de 1,2 % chez les
femmes enceintes autochtones contre 0 % chez les réfugiés.

       - 87,9 % des femmes autochtones et 65,7 % des réfugiées déclarent connaître la
       maladie.
       - 43,8 % des autochtones et 8,4 % des réfugiées peuvent nommer au moins une
       voie de transmission,
       - 47,1 % des autochtones et 23,5 % des réfugiées peuvent citer au moins un
       moyen de prévention.

GN28
ANONYME
Séroprévalence de l'infection à VIH : de la syphilis et de l'hépatite B chez les
gestantes fréquentant un Centre de santé urbain de Conakry 1994.
RESUME
    - 823 femmes gestantes âgées de 13 à 45 ans reçues en CPN ont été prélevées et les
       sérums testés pour la recherche des anticorps dirigés contre le VIH, le tréponéme
       pâle et l'antigène de surface de l'hépatite B dans le but de déterminer leur
       séroprévalence et les différentes corrélations. Les résultats obtenus ont montré :
       - 0,85 % de séropositivité au VIH
       - 4,86 % de femmes séropositives à la syphilis
       - 5,46 % de gestantes séropositives à l'hépatite B

Par ailleurs 92 femmes/823 étaient séropositives pour les 3 marquent sérologiques et 3,26
% avaient une réaction positive au VIH et à la syphilis.




                                                                                     251
PLANIFICATION FAMILIALE
DONNEES GENERALES
Les activités de PF n'ont démarré dans le Pays qu'après la Conférence Mondiale sur la
Population à Mexico en 1984. Les premières années ont été consacrées à :

   -   L'introduction d'un programme de PF,
   -   L'installation des services de PF
   -   L'intégration des services de PF aux soins de Santé primaire depuis 1992.

Malgré tous les efforts, la prévalence contraceptive selon l'EDS 1992 se situerait au-
dessous de 3 %

Ce taux serait de 4,7 % en 1996 (résultats provisoires du RGP).

Tableau récapitulatif de la distribution des contraceptifs par l'AGBEF
et ses différentes antennes.

                                                                                   SOURCES
         PARAMETRES                              PROPORTIONS                       D'INFOR-
                                                                                   MATION
                                     1993     1994     1995       1996    1997
Taux de prévalance contraceptive
Générale                             3%                4,7 %      7,9 %


Quantité de contraceptifs distribués
  *Pilule (C orale plaquettes)       16.065 16.444 37.555 42.501 54.304
  *D.I.U                                353    649    273    412    877
  *Préservatifs                      30.145 14.435 16.225 28.409 29.565
  *Injectables                        2.108 2.839 8.506 10.806 13.763
  *Spermicides (fl mousse ou         23.307 5.920 8.851 28.409 31.521
   tubes comprimés )



Les méthodes contraceptives sont faiblement utilisées dans le Pays aussi bien en zone
rurale qu'en zone urbaine et les méthodes chirurgicales (ligature des trompes et
vasectomie) ne sont pas sollicitées. Par conséquent une sensibilisation à grande échelle
devrait être engagée dans ce sens.




                                                                                     252
Méthodes prescrites dans les Centres de Santé urbains de Kissidougou
(1993 et 1994)


METHODES                 NOMBRE DE FEMMES           POURCENTAGE


Pilule                            527                    70,8 %
Injectable                        174                    23,4 %
Ovule                              22                        3%
D.I.U                              19                     2,6 %
Ligature                            2                     0,2 %




                                                                  253
1996
GN30
FNUAP
Evaluation de la logistique des contraceptifs dans la zone du Projet SR/PF

GN31
Ministère de la Santé BEPR/AGBEF/GTZ Guinée
Recherche action sur les causes de la déperdition des multiples utilisatrices de contraceptifs au
service de l'AGBEF

GN32
TOURE Boubacar et Diallo Amadou Lamarane :
Approche verticale et intégrée des services de planification familiale en Guinée
In the Evaluation Project, Caroline Population Center 1996

RESUME:
On relève de du rapport de cette étude que le taux de prévalence contraceptive serait de
7,9 %. Ces taux bas de prévalence contraceptive ont motivé tous les intervenants pour la
réalisation d'études en vue d'améliorer et de promouvoir l'utilisation des services de PF.
Cependant très peu d'études ont un caractère national.

GN33
SY KADIATOU et Collaborateurs
Enquête d'opinion sur la contraception en milieu scolaire à Conakry




                                                                                            254
1995

GN34
ANONYME
Evaluation des services urbains de PF : Hèrémakono et Madina (Kissidougou).
Rapport du Projet Santé Rurale GTZ 1993 et 1994.

RESUME : Cette enquête se propose d'évaluer une fois par an les services de PF en vue
de mesurer l'impact des actions entreprises. Au total 751 fiches des clients de PF pendant
les années 1993 et 1994 ont servi de support pour cette évaluation.

Résultats :
   -   98 % des clientes viennent du Centre urbain
   -   75 % de ménagères
   -   5 % sont des élèves ou des étudiantes
   -   80 % des femmes sont mariées
   -   Les maris ont en majorité un poste salarié ou sont commerçants et artisans.
   -   50 % ont en moyenne 31 ans
   -   1/3 a plus de 35 ans
   -   Le nombre d'élève a doublé de 93 à 94 (13 en 93 et 25 au 94)
   -   La moitié des élèves a déjà un enfant ce qui le pousse à se protéger.
   -   55 % des clients ont déjà eu 5 grossesses ou plus et 39,4 % ont 5 enfants ou plus.

L'analyse des fiches de PF montre que la pilule est largement prescrite (70,8 %) suivie de
la méthode injectable (23,4 %)

GN35
FNUAP Stat. View
Etude sur les perceptions du personnel de santé relatives à la Planification Familiale pour
définir les besoins de formation.

GN36
HYJAZI Y. et Collaborateurs - CERREGUI/FNUAP
Enquête CAP sur la prévalence contraceptive en zones urbaines et rurales
de la Guinée (CERREGUI - 1995)
RESUME
C'est une enquête qualitative qui a été menée de Février a Avril 1995. Elle avait pour
objectifs:
    - d'évaluer la connaissance de la P.F au sein de la population
    - de comprendre les phénomènes liés à la faible utilisation de la contraception.
    - Et de recueillir des données pour l'élaboration d'une stratégie nationale IEG en
        SMI/PF



                                                                                       255
L'échantillon était constitué de 231 personnes dont :
    - 95 hommes âgés de 18 à 55 ans.
    - Et 136 femmes de 15 à 49 ans.

Ces personnes ont été sélectionnées dans 72 ménages tirés au hasard dans les préfectures
de Conakry, Forécariah et Dalaba ciblées préalablement suivant les zones de
dénombrements EDS 1992.

L'enquête a révélé que :
    - Sexe, l'âge et le milieu de résidence avaient une influence sur la connaissance et la
       pratique de la contraception qui était faible (33,5 % de connaissances).
    - Les Centres de santé étaient peu fréquentés par la PF (2 % des utilisateurs) et la
       raison principale invoquée a été le manque d'information.

En conclusion, la stratégie IEC doit tenir compte des groupes cibles identifiés par l'étude,
des raisons de non-utilisation et de non-fréquentation des centres.

GN37
STAT VIEW Association, Financement FNUAP
Enquête sur la PF auprès des Leaders religieux Musulmans et Chrétiens par la méthode des
Focus Group.




                                                                                        256
1994
GN38
DUCONGE J.P. PSI
Enquête sur les causes de non retour des clientes de PF en consultation dans 23
Centre de Santé
Rapport PSI 1994 (HG et GF)

RESUME : 180 femmes enquêtées.
   -   71 % des causes de non-retour dépendent des clientes et 29 % sont attribuables
       aux services en général.

Des causes attribuables aux clients :
        50 % sont dût aux voyages/déménagements clients
        18 % désir de grossesse
        15 % maladies diverses
        2 % pression familiale

Des causes attribuables aux services :
        46 % effets secondaire
        23 % centre de santé et personnel de santé
        20 % manque de moyens
        11 % défaut d'informations

En conclusion, plus de la moitié des causes de non retour peuvent être résolues par deux
stratégies :
    - Développement de l'accessibilité
    - Amélioration de l'information et de la qualité des soins

GN39
STAT VIEW/PSI
Etude sur la consommation des préservatifs en Guinée - Enquête auprès des Adolescents de 12
à 19 ans

GN40
STAT VIEW/PSI
Etude sur la consommation des préservatifs en Guinée - Enquête auprès des Adolescents de 20
à 35 ans




                                                                                       257
GN41
STAT-VIEW Association/PSI
Evaluation des pratiques médicales concernant les Contraceptifs Oraux et Injectables en
Guinée - Enquête auprès des professionnels médicaux-
Rapport PSI 1994.
RESUME :
L'enquête a porté uniquement sur les professionnels médicaux travaillant dans les
maternités de Conakry, N'Zérékoré et Kamsar. Il ressort de cette étude les résultats les
données ci-après:
    - 10 % des enquêtés déclarent ne pas connaître les contraceptifs oraux et 34 % les
       contraceptifs injectables.
    - Seuls 57,6 % des enquêtés qui connaissent la contraception orale, la prescrivent
       réellement, contre 33 % pour la contraception injectable. Ceux qui ne la
       prescrivent pas, incriminent leurs statuts professionnels (Sage femme, ATS,
       matrone).
    - Plus de 70 % des prescripteurs pensent que l'avis du mari/conjoint est nécessaire
       pour la prescription d'une des deux méthodes.
    - Les adolescentes, nullipares, célibataires sont celles a qui la contraception orale
       est le plus souvent prescrite tandis que pour l'injectable, il s'agit de multipares,
       âgées de plus de 30 ans et mariées.
    - Les problèmes rencontrés dans la prescription de la contraception orale sont :
        Les troubles du cycle 27 %
        Le changement de poids 20,7 %
        Les nausées 16,1 %
        Les échecs 21,5 %
        La difficulté de prise quotidienne 19,3 %
    - Les problèmes rencontrés en cas de prescription des injections sont :
        Aménorrhée 15,5 %
        Changement de poids 15,5 %
        Difficulté de programmer les injections 12,7 %
        Troubles métaboliques 11,3 %
        Métrorragies 8,4 %
    - En cas de métrorragies sous contraception injectable, 33,3 % prescrivent des
       hémostatiques et 27,2 % un curetage hémostatique.
    - La méthode de contraception la plus conseillée par les professionnels médicaux
       est la contraception orale (23,2 %) suivie par le DIU (15,8 %), l'injectable (11 %)
       et le condom (8,5 %).

GN42
STAT VIEW Association/PSI
Etude sur la consommation des Contraceptifs Oraux et Injectables en Guinée - Enquête auprès
des femmes (15-35 ans).




                                                                                       258
GN43
STAT-VIEW/PSI
Etude sur la consommation des contraceptifs oraux et injectables en Guinée (Enquête
auprès des femmes de 15 - 35 ans) 1994.

RESUME : L'enquête a couvert le Gouvernorat de Conakry (2 Quartiers : Coronthie et
Matoto) et la Capitale de la Guinée Forestière (Centre ville de N'Zérékoré). 195 femmes
ont été sélectionnées au hasard par la méthode de tirage à probabilités égales.

Résultats :
   -   18,5 % des enquêtés connaissent la contraception
   -   14,4 % des femmes interviewées connaissent la contraception orale et 4,1 % la
       contraception injectable.
   -   8,2 % des femmes de 15 - 35 ans ont pratiqué la contraception orale au cours des
       3 derniers mois et seulement 1 % d'entre elles ont pratiqué la contraception
       injectable.
   -   Beaucoup de femmes qui connaissent les contraceptifs oraux les achètent dans les
       C.S, l'AGBEF ou dans les Pharmacies modernes.
   -   Minidril est la marque la plus convoitée, son prix est de 600 F (plaquette)
   -   La principale marque de contraceptif injectable est le dépo-provera, le prix moyen
       d'une injection est de 2.687 F.




                                                                                     259
1992
GN44
DIALLO Amadou Lamarana
Enquête sur la perception et la pratique de la PF en Moyenne Guinée Décembre 1992.
Rapport de l'Enquête sur la perception et la pratique de la PF en Moyenne Guinée
(EPPPF/MG)

Objectif : Evaluer la contribution du programme de sensibilisation des populations à
l'acceptation de la PF en moyenne Guinée.

Résultats :
   -   51 % de l'échographie est de sexe féminin
   -   La moyenne d'enfants souhaitée est de 6,3
   -   76 % des enquêtés connaissant l'AGBEF, mais seuls 52 % savent de quoi
       s'occupent l'AGBEF.
   -   79 % sont favorables à la PF pour des raisons d'ordre économique et social, la
       religion n'est pas un obstacle majeur.
   -   19 % des enquêtés sont hostiles à la PF parce qu'elle favorise la débauche des
       jeunes et l'infidélité des épouses, parmi lesquels les hommes sont les plus
       nombreux.
   -   49 % ont eu à parler de PF avec leur entourage immédiat,
   -   71 % des enquêté ont entendu parler des contraceptifs, mais ne les connaissent
       pas.
   -   10,3 % ont dit avoir utilisé au moins une fois un contraceptif.
   -   La pilule et le préservatif sont les méthodes les plus connues et les plus utilisées.
   -   La majorité des utilisateurs sont concentrés à labé où il existe une offre de service.
   -   68 % des utilisateurs potentiels s'approvisionneraient dans une formation sanitaire
       ou dans une pharmacie.




                                                                                         260
AUTRES DOMAINES
1997
GN45
HYJAZI Y. ; Diallo F.F.:
Revue de la littérature en Santé de la reproduction (S.R) en Guinée.
Projet Population Santé Génésique (PPSG).Ministère de la Santé /Banque Mondiale.
Août 1997.

GN46
MINISTERE DE LA SANTE/INTRAH
Recensement des besoins de formation en SR/PF, Survie de l'enfant, MST/SIDA

GN47
MINISTERE DE LA SANTE
Forum National de la Santé : Analyse de la Situation – Perspective

GN48
STAT-VIEW Association
Analyse des résultats des recherches antérieures sur les programmes prioritaires de Santé




                                                                                            261
1996
GN49
FNUAP
Document de base de             formation    du   4ème   Programme   de   Coopération
FNUAP/Gouvernement

GN50
MINISTERE DE LA SANTE
Politique Sectorielle de santé 1997 – 2010

GN51
MINISTERE DE LA SANTE
Stratégie IEC/Santé de la reproduction

GN52
MINISTERE DE LA SANTE/FNUAP
Rapport Technique du Symposium National sur la SR en Guinée

GN53
Projet FAMPOP-PSI GUINEE
Bilan Statistique (1992-1995)




                                                                                 262
1995
GN54
MINISTERE DE LA SANTE/OMS
Profil ; Pays/ Guinée

GN55
MINISTERE DE LA SANTE
Projet de Programme de Formation Initiale et Continue des Personnels de la Santé de la
République de Guinée




                                                                                  263
1992
GN56
KEITA Mohamed lamine et Collaborateurs
Enquête Démographique et de Santé




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posted:8/6/2010
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Description: Revue de la Litt rature sur les Travaux de Recherche Effectu s Placenta Praevia