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Infections sur cathéters

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Infections sur cathéters DESC 10-1-07 Dr S. Alfandari Médecin Hygiéniste, CH Tourcoing Infectiologue consultant, CHRU Lille Plan   Généralités Diagnostic  Epidémiologie  CVC adulte réa  Facteurs de risque   Prévention Traitement    Verrou Antibiothérapie systémique Arbre décisionnel Pathogenèse de l’infection de KT  Infection extraluminale   Mécanisme dominant la première semaine  Site d'insertion contaminé lors de la pose Contamination secondaire plus rare (pansement) Colonisation d'un raccord KT - Ligne veineuse   Contamination endoluminale   Manipulations septiques (injections, déconnexion...) Flore hospitalière colonisant les mains du personnel soignant secondaire à un foyer infectieux à distance  Hématogène ( <10% )   Contamination de l'infusat Biofilm  Apparition dès 24h    Dépôt d'un film protéique et plaquettaire sur le cathéter Adhésion et accumulation de micro-organismes Production par certaines bactéries de substances polysaccharidiques favorisant l'adhésion (slime). Plusieurs types de cathéters  Cathétérisme de longue durée    Broviac/hickman, tunnelisés, PAC Hématologie, unités de nutrition parentérale, … Dyalyse Réanimation  Cathétérisme de courte durée   Aux USA: 5 millions de CVC posés par an Diagnostic des infections de CVC INFECTIONS LIEES AUX CATHETERS VEINEUX CENTRAUX EN REANIMATION Actualisation 2002 de la 12e Conférence de Consensus en Réanimation et Médecine d'Urgence (Paris 1994) Cotation des recommandations Score d'évaluation a) études prospectives, contrôlées, randomisées, b) études non randomisées, comparaisons simultanées ou historiques de cohortes, c) mises au point, revues générales, éditoriaux, séries substantielles de cas publiés dans des revues avec comité de lecture et révisés par des experts extérieurs, d) publications d’opinions publiées dans des journaux ou livres sans comité de lecture. Niveau de recommandation 1) recommandation justifiée par des preuves scientifiques indiscutables, 2) recommandation justifiée par des preuves scientifiques et le soutien consensuel des experts 3) recommandation ne reposant pas sur des preuves scientifiques adéquates mais soutenue par des données disponibles et l’opinion des experts. Diagnostic   A l'exclusion du pus au point de ponction, aucun signe clinique ne permet d'affirmer l'infection sur C.V.C. (2-b) Analyses microbiologiques indispensables  Avec ablation: culture de l'extrémité distale du CVC    culture qualitative en milieu liquide culture semi quantitative sur milieu gélosé culture quantitative en milieu liquide après rinçage endoluminal ou après "vortexage" ou sonication.  Avec conservation du cathéter   Limites Methodes Culture semi-quantitative     Seuil: > 15 UFC n’explore que la portion extra luminale de cathéters incomplètement validée sur les KTV en réanimation. Se:60-100% -Sp:20-50% Maki, NEJM, 1977 Culture Quantitative        Ablation aseptique du KT Section de l’extrémité distale (5-6 cm) Ajout d’1 ml eau stérile et « vortexage » Mise en culture de 0,1 ml sur gélose Examen 5 jours plus tard Quantification en cfu/ml, après correction de la dilution initiale (1/10) Seuil: 1000 UFC/ml  Se:88%, Sp:97% Brun-Buisson, AIM, 1987 Diagnostic KT en place    Taux élevé d'ablations injustifiées (3/4 des CVC enlevés à tort) Situations nécessitant le maintien du CVC Techniques possible que si pas de (2-c):     Choc Tunnelite Thrombophlébite Endocardite Examen direct des hémocultures  Gram sur HC-CVC avec AOLC (acridineorange leucocyte cytospin)   Puis lecture sous illumination UV Se:96%, Sp:92%, VPP:91%, VPN:97% Kite, Lancet 1999 Rushforth, Lancet, 1993 Diagnostic des infections sur cathéter: KT en place  Ecouvillonnage du point de ponction ou du pavillon     Examen direct VPN = 97-100% (1-b). Utile en cas de suspicion d’infection mais pas en dépistage Permet d'affirmer l'absence d'ILC en cas de suspicion clinique  Non rentable en systématique (1-b). Guidet, Infection 1994 Raad, CID, 1995 Mahe, Rean Urg, 1998 Colonisation de l’extrémité du CVC     Meta-analyse 29 études randomisées 1990- 2002 Culture quantitative ou semiquantitative & bactériémies Correlation:    R²= 0.48, p< 0.001 BSI=0.77 + 0.73(CTC) Rijnders, CID, 2002 Hémocultures quantitatives   2 HC simultanés KT et périph Si concentration bactérienne KT/Périph  5  Evoque infection Mosca, Surgery, 1987 Douard, ICM, 1991 Quilici, CID, 1997  Sur KT tunnelisé  1 Hc sur KT > 100 ufc/ml évoque une infection même isolée Capdevilla, EJCMID, 1992 Hémocultures différentielles  Temps comparé de positivation des HC   Automates d’hémocultures notent l’heure de positivation des flacons en lecture optique Si HC sur KT positive > 2 heures avant HC périph  Infection sur KT (1-b)  Blot, Lancet 1999  Sensibilité = 91% Spécificité = 94% ATB préalable et HC différentielles Raad, AIM, 2004 Définition d’une infection de cathéter (consensus SRLF 2002)  ILC non bactériémique: (2-c) Culture CVC  10 3 ufc/ml  Infection non liée au CVC :  Et Régression totale ou partielle dans les 48 h ou Orifice purulent ou tunnelite.   CVC stérile ou <103 Culture CVC positive   Bactériémie liée au CVC: Bactériémie dans les 48 heures souche différente et/ou autre foyer infectieux présent et le syndrome infectieux ne régresse pas à l'ablation du CVC  et Culture site d’insertion + au même germe ou Culture CVC  103 ufc/ml – même germe ou Rapport HC quantitative KT/HC périph 5 ou différence temps de pousse  2 h La culture du CVC et autre site positive et le syndrome infectieux ne régresse pas à l'ablation du CVC Taux d’infections et densité d’incidence Données REACAT 2002-03 Inf. locale Inf. locale Inf. générale Inf. générale Colonisation culture culture sans avec Total <10-3 bactériémie bactériémie Infections 10-3 Nombre de cas 103 11 21 6 21 59 Durée de maintien (med [min-max]) Taux brut (%) 1 9 [3-79] 4,96 2 12 [6-28] 0,53 10 [4-54] 1,01 8 [5-11] 0,29 13 [4-24] 1,01 11 [4-54] 2,84 Densité d’incidence (/1000 jrs-CVC) 1 4,99 0,53 1,02 0,29 1,02 2,86 sur 2 075 CVC ; 2 sur 20 648 jours de suivi Diapo: CCLIN Paris Nord DI brute N=87: 29 services participant 3 ans 36 10 Nb de services_années 8 6 4 2 0 Densité d'incidence (/1000 jrs-KT) Diapo: CCLIN Paris Nord Incidence  Analyse: 29 études: 94595 jours KT:  Rijnders CID 2002 Densité d’incidence: Bactériémies sur cathéter: 2,7‰  MD Anderson Cancer Center - Houston Texas. 1988-1996  20041 KT sous claviers, 2148 PAC, 882 KT tunnelisés Sous claviers Bactériémies / 1000 j 0,073 PAC 0,0074 Tunnelisés 0,042 Infect. locales /1000 j Durée d’utilisation (j) 0,88 149 0,31 450 0,104 300 Raad ICAAC 2001 Taux variable selon le KT Crnich & Maki, CID, 2002 Facteurs de risques  Liés aux patients :   Liés à l’utilisation    sexe masculin (3-b) immunodépression (3-c) grande densité des soins (2-b)   Liés à la pose :   matériaux: polyuréthanes silicone > PVC. site d'insertion :   et  Fémoral et jug interne > sousclavière (1-a) jugulaire interne vs fémorale ???   Condition d’asepsie chirurgicale (1-a). Manipulations de la ligne veineuse (2-c). Prophylaxie par AB inefficace (2-a) mais AB pendant la durée d’insertion (2-b) protecteurs. durée du cathétérisme (1-b). Risque instantané non constant (3-c). Pour les cathéters artériels pulmonaires, il existe une augmentation du risque audelà du 4 ème jour de cathétérisation (2-b). Tx d’incidence et durée de maintien Données REACAT 2000-01 / 2001-02 / 2002-03 N=6414 12 Tx Incidence ILC 10 8 Tx incidence ILC selon la durée de maintien du KT 6 4 2 0 3-7 jrs Diapo: CCLIN Paris Nord 8-10 jrs 11-30 jrs >30 jrs Durée de maintien du KT Analyse multivariée Données REACAT 2000-01 / 2001-02 / 2002-03 Modèle final OR 1,04 1,59 1,67 1,89 0,51 2,23 IC95% P [1,0-1,1] <10-4 [1,2-2,1] 0,001 [1,2-2,2] 0,0005 [1,4-2,6] <10-4 [0,3-0,7] 0,0002 [1,5-3,2] <10-4 Variables Durée de maintien Site Jugulaire ou Fémoral Ordre du CVC Infection à un autre site à l’ablation Perfusion d’ATB Au moins une défaillance à l’ablation Nombre de cathéters Nombre d’infections 4774 222 Diapo: CCLIN Paris Nord 215 Hickman, 125 Cook, 324 PICC,155 Midline, 70 Ports 69532 journées KT (1 to 395, med 44) DI: 0,99/1000 J CVC * Ann Intern Med 1999; 131:340 (*) outpatient clinics or physician’s office HIV > Cancer • 10-month (1995) Prospective follow-up, 12 hospitals, Paris • Hickman CVCs and Ports • Cancer (n=255) and HIV (n=201) infected patients Cancer HIV 3.78 vs 0,39 per 1000 CVC-days, p<0.001 Astagneau, ICHE, 1999 Frequency of CVC handling  HIV   3.04/1000 cvc-days  20-40% days in use 5.07/1000 cvc-days  80-100% days in use 0.17/1000 cvc-days  0-20% days in use 4.9 /1000 cvc-days  60-80% days in use  Cancer patients   Astagneau P et al – ICHE 1999; 20:494 MRSA carriage at insertion Jean, Nephron, 2002 No Nasal SA (58) 68 nasal SA (31) 58.6** Age Peripheral atherosclerosis History of bact. Months on dialysis End of the study CVC surv. Nb of bacteremia Bacteremic patients Local infect. 15.5% 40% 62 39%* 65% 59 482 0.2  0.6 12% 12% 720* 1.6  1.6*** 80%*** 65% * p<0.05 **p<0.001 ***p<0.0001 Microbiologie CCLIN Paris nord 2000-2003 n = 536 Colonisation SCN 51,8 S. aureus 9,1 Entérobactéries 26,7 P. aeruginosa 14,9 Candida spp. 3,2 Autre BGN 2,2 Autre Gram + 7,6 Autre, indéterminé 4,8 Entérocoque  CCLIN Paris nord 2000-2003 n = 209 Infection 32,5 19,1 34,9 25,3 4,3 2,4 4,8 5,7 CCLIN NNIS Paris nord 2000-2003 1990-1999 n = 132 n=30701 Bactériémie Bactériémie 33,3 37,3 27,3 12,6 18,9 10,6 7,6 3,8 3,8 5 0,7 3,8 4,5 17,2 13,5 Pathogènes rares:   Corynebactéries (JK) - Bacillus spp - P. cepacia - S. maltophilia Acinetobacter spp - Nocardia spp Malassezia furfur - Aspergillus spp Conséquences infections de CVC    Responsable de 35% des bactériémies nosocomiales Surcoût de qq milliers d’€ par épisode bactériémique Niveau de surmortalité discuté   Littérature: 0 à 35% Soufir ICHE 1999 Surmortalité Attribuable RR 2.01 1.3 Ajustée sur facteurs pronostiques à l’admission Ajustée sur facteurs pronostiques à J3 Morbidité, Mortalité  ILC bactériémiques =   Augmentation du risque de décès en réanimation estimée entre 4% et 20% Prolongation de la durée de séjour de 5 à 20 jours (1-b).  Estimation des risques difficile car  grand nombre de facteurs confondants (gravité des patients et évolution des patients depuis l’admission, adéquation de l’antibiothérapie)(1-b). S. aureus Pseudomonas sp Candida sp.  Conséquences accrues si (1-b)    Prévention des infections de CVC 3 sources de recommandations Révision consensus SRLF 2002 HICPAC/sociétés savantes USA 2002 EPIC UK 2001 Lors de la pose     Limiter les indications Habillage chirurgical et champ opératoire large  Démontré Raad, ICHE 94, recommandé par tous Opérateur entrainé Asepsie du site de pose    Chlorexidine à 2%: USA02 Id ou polyvidone iodée: les autres Pas de pommades antibiotiques: Tous L’antiseptique doit rester au contact de la peau jusqu’à ce que la peau soit sèche. Pour la polyvidone iodée, min 2 minutes  Détersion par savon antiseptique puis badigeon antiseptique (povidone iodée ou chlorhexidine ou alcool).   Pansement stérile standard ou transparent semi perméable Prévention: choix de l’antiseptique  Chlorhexidine > povidone iodée (1-a) dans plusieurs études mais:   Chlorhexidine fortement dosée (2%) ou associée à de l’alcool (2-a) Chlorhexidine à 0,5% = PI Humar, CID 2000  Povidone iodée-alcool > povidone iodée seule Parienti, CCM 2004 (2-a).  Aucune étude n’a comparé la povidone iodée-alcool et la chlorhexidine-alcool (point non résolu). Entretien et manipulations    Ne pas utiliser de filtres tous Limitation manipulations et ouvertures de la ligne veineuse tous Surveillance tous  Contrôle visuel ou palpation Min /72h SRLF02 1/sem ou si souillé: USA02 Si souillé UK01  Changement du pansement     Changement des tubulures tous   / 72h Si sang ou lipides  / 24 h  Protocoles écrits dans l’unité: observance régulierement évaluée tous Matériau du KT  Etudes contradictoires sur le risque infectieux   Variation du risque thrombogène Recommandations divergentes  Polyuréthane ou silicone (sauf KT < 24h): SRLF02, USA02 UK01  Pas de recommandations:  Héparinisation et/ou KT imprégnés d’héparine  Relation thrombose-adhérence microbienne-infection    Pas de démonstration de l'utilité sauf chez l’enfant SRLF02 Efficacité probable Randolph Chest 98 Recommandé sauf CI fabriquant: UK01 Nombre de lumières du KT  Multilumière:   Patients plus graves Plus de manipulations   Pas plus d’infection proportionellement aux manipulation Choix libre SRLF02 KT tunnellisé  Effet sur le risque infectieux variable   Pas d'effet en sous clavier: Andrivet CID 94; Randolph CCM 98 Effet en Jug: Timsit JAMA 96 et fémoral Timsit AIM 99   Confort des patients en cas de longue durée Recos   SRLF 02: pas en sous clav UK01: Non sauf durée prévisible > 30 j Site d’insertion  Balance entre risque  Infectieux et mécanique Sous clav: 3-15% Jugulaire: 12-28% Fémoral: 14-34%   Différences de taux d'infection selon le site    Int Care Med 1995; Crit Care Med 2000; NEJM 99; ICHE 99,  Recommandations   Sous clavier SRLF02 (si > 5-7j) USA02 UK01 Jugulaire si Swan Ganz SRLF02 Changement de KT  Changement sur guide    Mêmes conditions d'aseptie que pose initiale Pas en cas d'infection (indication "mécanique") Possible si faible présomption d'infection (temporaire) pour tous Pas d’augmentation du risque d’infection avec le temps Le risque d’infection est plus bas avec le 1er KT Le changement de KT est dangereux Proscrit par tous  Changement systématique Timsit. ICHE 2001     Le plus     Personnel suffisant et formé tous Surveillance et retour d’information Personnel spécialisé KT USA02 Choix et préparation des liquides perfusés  Sous hotte à flux laminaire USA02 Prévention: politique générale  Les facteurs de risque d’ILC sont essentiellement exogènes (liés aux matériels et à l’environnement).   C’est pour cette infection nosocomiale que les programmes d’amélioration continue de la qualité des soins ont le plus de chance d’être efficaces. Les programmes d’éducation destinés à prévenir les ILC se sont avérés efficaces. Prévention: Swan Ganz et KT artériel    Toutes les règles précitées s'appliquent à leurs utilisations. La mise en balance des risques infectieux et des complications classiques de la voie SC suggère que le site jugulaire soit préférable pour un cathéter de Swan Ganz. L’emploi des manchons plastifiés qui protègent le cathéter est recommandé (2-a). Il n’est pas recommandé de changer systématiquement le cathéter de SwanGanz ou les cathéters artériels (2-c). Prévention: Swan Ganz et KT artériel  Il est préférable d’utiliser des sets de pression à usage unique (2-b). Il est recommandé d’utiliser des systèmes d’injection clos pour réaliser les bolus lors de l’utilisation du cathéter de Swan-Ganz (2-c).  Les mêmes recommandations doivent être appliqués avec le système PICCO®.   Il ne faut pas utiliser les solutés glucosés pour la purge des sets de pression (1-b). Il est recommandé de changer l’ensemble des tubulures, set de pressions, robinet tous les 4 jours (2-b). Prévention: Cathéters de dialyse  Très peu de données existent sur les cathéters de dialyse en réanimation. Le changement systématique des cathéters de dialyse n’est pas recommandé (2-b).  KT imprégnés  Antiseptiques  Chlorexidine/sulfadiazine  Semble efficace  Non recommandés sauf situation particulière SRLF02  Oui si taux d’infection > 3,3/1000 J KT USA02  En Réa si pose > 10j Guidelines UK 01 (sauf durée prévisible > 30 j) Impregnation externe (voir Raad Lancet ID 2007)  Première génération   Chlorexidine et sulfadiazine 16 essais randomisés:   Réduction de colonisation Réduction des bactériémies dans 2 essais  Argent: 4 essais sans résultat, 2 diminuant colonisation  Impregnation interne et externe  Chlorexidine et sulfadiazine    3 essais randomisés Réduction de colonisation Pas de réduction des bactériémies Prévention: CVC impregnés   Meta-analyse: argent-sulfadiazine-chlorhexidine  11 études 2602 CVC (2-10 j) Cout-efficacité  Réduction absolue des bacteriémies: 1.2% to 3.4%   RR bactériémie: 0.56 (0.37-0.84) 3.2% vs. 5.2% RR colonisation 0.44 (0.36-0.54) 25.3% vs. 43.5%  Economies: 68 $ to 391 $ par KT employé  Mais…. Dans toutes les études:   taux de colonisation élevés dans le groupe contrôle: 18 à 71.4% !! Taux de bactériémies élevé: 2.1 à 8.6 % Veenstra JAMA 1999 Prevention of bloodstream infections with central venous catheters treated with antiinfective agents depends on catheter type and insertion time: evidence from a metaanalysis. Walder, ICHE 2002 KT imprégnés  Antibiotiques  Minocycline/rifampicine   A discuter si échec d’une stratégie de réduction des infections (pb de cout et de résistance) USA02 Non SRLF02 KT imprégnés d'antibiotiques  Kt imprégnés Minocycline-Rifampicine   Randomisée double aveugle 281 patients/298 KT trilumières 63% ICU - Durée mediane de KT: 6 jours (1-28) Contrôle (n=136) KT colonisés (Sherertz) S Coag Non S coag Bactériémies 36(26) 19(14) 17(13) 7(5) KT imprégnés (n=130) 11(8) 2(2) 9(7) 0 p 0.001 0.001 0.01 Raad I, AIM 1997 KT imprégnés d'antibiotiques p < 0,001  817 patients , 865 KT, 738 évaluables, 30 KT non cultivés, 30<3 jours 87 Rifampicine Minocycline- 100 80 60 40 (n=356) p < 0,002 28 13 ChlorhexidineSulfadiazine argent (n=382) 20 0 1 Colonisation CR bactériémies Darouiche NEJM 1999 Darrouiche, Ann Surg 2005 CVC col. Fungi col CR-BSI: Rate: Nos. bact: Vanco use: AB use: 7.9 10 2 0.36 26% 47% 95% vs vs vs vs vs vs vs 6.3/1000 cvc-days, 3 RR=2.94, 10 RR=5.8, 1.43/1000 cvc-days, 37 %, 56% 96% p=0.46 p=0.09 p=0.015 p=0.13 p=0.26 KT imprégnés d'antibiotiques Leon C, ICM 2004 One team largely involved in 5/ 8 studies and the meta-analysis* Rifampicin-impregnated central venous catheters: a meta-analysis of randomized controlled trials Falagas, JAC 2007 Colonization CR-BSI Raad1997: No company, including Cook Critical Care, was directly or indirectly involved in the Darrouiche 1999:Supported by funds from Cook Critical Care, Bloomington, Indiana; the design of the study, collection or analysis of the data, or the decision to submit the report for publication. Department of Veterans Affairs, Washington, D.C.; and the University Cancer Foundation at the University of Texas M.D. Anderson Cancer Center, Houston. Impregnation of catheters with minocycline and rifampin is described in two patents that are the property of Baylor College of Medicine and the University of Texas M.D. Anderson Cancer Center, Houston. Dr. Darouiche (an employee of Baylor College of Medicine) and Dr. Raad (an employee of the University of Texas M.D. Anderson Cancer Center) are coinventors of the two patented methods. Both patents were licensed by Cook Critical Care, Bloomington, Indiana, with royalty rights to Baylor College of Medicine and the University of Texas M.D. Anderson Cancer Center. The inventors receive a percentage of the royalties according to the official policies of each academic institution. None of the authors, including Dr. Darouiche and Dr. Raad, have other financial links to Cook Critical Care or other catheter-manufacturing companies. Rifampicin-impregnated central venous catheters: a meta-analysis of randomized controlled trials Falagas, JAC 2007 Prophylaxie antibiotique  Voie systémique    Risque sélection BMR Non recommandé Tous Etudes randomisées Carratala AAC 1999 Hendrickson JCO 2000 Limité à période de neutropénie post chimio Efficaces Risque sélection BMR Non recommandé Tous  "Verrou" antibiotique préventif       Biofilm formation Schneegurt, MA. Wichita St. University, Microbiology 103. Verrous et littérature Données sur > 20 ATB ATB utilisés en pratique        Vancomycine Cephalosporines Aminoside Linezolide Quinupristin/Dalfopristin Clindamycine Amphotéricine B  Vancomycine-Heparine Gentamicine-Heparine Minocycline-EDTA Cefazoline-Heparine    Verrous préventifs Population Treatment ABL Solution Outcome 50 pts. receiving hemodialysis Gentamicin vs. heparin lock /2 mois Genta 5 mg/mL + Heparin 5,000 U/mL G: 0.3 vs. H: 4/1000j = 0.02 P McIntyre Kidney Int. 2004 79 pts. receiving hemodialysis Gentamicin + citrate vs. heparin lock /10 mois Genta 40 mg/mL + 3.13% citrate G+C: 0.03 vs. H: 0.42/100j P = 0.003 Dogra JASNephrol. 2002 120 onco-hemato Carratala AAC 1999 14 pediatric cancer pts. Heparin vs. heparin+vanco M-EDTA lock vs. heparin lock Vanco 25µg/mL + Heparin 10 U Minocycline 3 mg/mL + EDTA 30 mg/mL Colonis: 0 vs 16% BSI: 0 vs 7% 6 month infxn rate (MEDTA: 0/1000 days vs. H: 2.23/1000 days; P = 0.05) Chatzinikolaou CID 2003 60 pts. receiving hemodialysis M-EDTA lock vs. heparin lock Minocycline 3 mg/mL + EDTA 30 mg/mL Bleyer ICHE 2005 90 day catheter survival (M-EDTA: 83% vs. H: 66%; P = .07), CR-BSI: 1 vs 0 Taurolidine Taurolidine + citrate vs Heparin (historical controls) Allon CID 2003 58 patients/ 76 catheters randomized Betjes Nephrol Dial Transplant 2004 Traitement des infections de CVC Possibilité thérapeutiques      Ablation seule Ablation + antibiothérapie IV Maintien + antibiothérapie IV Maintien + verrou local Maintien + verrou local + antibiothérapie IV Ablation seule  Hémocultures négatives   Régression des signes cliniques à l’ablation Pas d’immunodepression ou de sepsis sévère Uniquement pour SCN Si plusieurs Hc réalisées et 1 seule positive En dehors d’une immunodepression  Hémoculture positive    Ablation immédiate d’un CVC présumé infecté si :      Signes locaux francs (cellulite, tunnelite, collection purulente) (1-b) Infection « compliquée » d’emblée : thrombophlébite , endocardite (1-b) Germes « à haut risque » avec bactériémie à Staphylococcus aureus, Pseudomonas ou Candida (1-b) Signes de gravité (choc septique) sans autre cause apparente ;(1-b) Bactériémie chez un malade porteur de prothèse endo-vasculaire, valvulaire (1-c) ou immunodéprimé (point non résolu). Ablation + antibiothérapie IV  Gold standard     Sepsis sévère Tunnelite Endocardite Certains micro-organismes: S. aureus, P. aeruginosa, fungi Plus d’avis d’experts que d’études HC-: 7 j si SA, PA, ID HC +: 14 j SA, PA IDSA, CID, 2001 > 10 jours pour SA Raad, CID, 1992  Durée     Antibiothérapie et conduite thérapeutique initiale selon les résultats microbiologiques  En cas de HC+ à S.aureus, il est recommandé de faire   Une ETO (ETT chez le jeune enfant) pour vérifier l’état des valves (1-b),  fréquence élevée d’endocardite associée (5% 20%) et un Doppler veineux.   Absence de lésion valvulaire et de thrombophlébite = traitement « court » (10-14 j) (1-b). L’existence de complications nécessite un traitement plus prolongé. Maintien + antibiothérapie IV  Rubin, CID 1999     Etude retrospective, onco-hématologie pédiatrique Chambres implantables Bactériémies avec rapport Hc KT/periph ou même germe pus/Hc Succes: disparitions signes cliniques et Hc - 30 j apres tt   34 infections à staph dont 31 evaluables 10-14 j atb iv et conservation du CVC S. epidermidis: S. aureus: 92% (23/25) 66% (4/6)  Succes:     Mais, 8 (25%) récidives 46-408 j + tard Seul prédicteur de succes: S. epidermidis: (p=0.035) Maintien + antibiothérapie IV  Dugdale, AJM 1990, étude retrospective   37 bactériémies sur Hickman 18% guéris sans ablation du cathéter 70 bactériémies sur KT à SCN Risque relatif de récurrence en multivarié: 2,9 (1,2-8,8) si KT non enlevé  Raad, ICHE, 1992, étude retrospective    Thorne, AIDS, 1998, étude retrospective    CVC pour rétinite à CMV 388 pts, 63 inf à Gram+ (majorité de staph) Taux de succes   ATB + ablation: 90% ATB sans ablation: 95% Maintien + verrou  Messing, J Parent Ent Nutr 1988, étude ouverte  22 cas   11 verrou seul 11 verrou + 3 J ATB   1 échec par groupe (candida) Suivi de 27 autres cas sur 2 ans traités en verrou seul avec 25 succes  Mais récurrences  Johnson, PIDJ 1994   7 hickman, 1 KT dialyse, 2 PAC Succès sauf les 2 PAC 22 infections chez 11 patients: 92% de succes KT tunnelisés pour nutrition parentérale 7 bactériémies et 2 candidémies Verrou ATB 1-2 sem isolé chez 3 patients (+/- atb iv 1 sem) Bactériémies guéries mais rechute des candidémies   Krzywda, ICHE 1995, ouverte  Benoit, CID 1995, étude prospective ouverte     Maintien + verrou + antibiothérapie IV  Longuet, CID, 2001    Etude retrospective 20 bactériémies sur PAC (VIH et oncologie) 16 verrou (+ ATB IV):   3 ml de SSI Vanco ou teico 5 mg/ml +/- amiklin  Résultat    Succès: 5 (31%) Réponse partielle: 2 Echec: 9 Prise en charge des épisodes fébriles IDSA, CID, 2001 Patient fébrile avec KT "non définitif " Voir si ATB nécessaire Patient peu sévère Terrain correct Bonne tolérance clinique Patient sévère Terrain altéré Signes cliniques (Hypo TA, défaillance viscérale) Antibiothérapie empirique impérative Faire 2 HC couplées Oter le KT ? Cultiver le KT Changement sur guide ? HC négatives KT non cultivé Si fièvre persistante Oter le KT ! HC négatives Culture KT négatives HC négatives Cultures KT positives Si valvulaires ou neutropéniques et Cultures + S.aureus ou Candida HC positives Cultures KT positives Chercher ailleurs Cf Traitement Surveillance étroite Répéter HC Bactériémies sur KT IDSA, CID, 2001 Infection compliquée Thrombophlébite Endocardite Ostéomyélite Oter le KT ATB prolongée 4 à 8 semaines Infection non compliquée Staph coag neg S.aureus BGN Candida Enlever KT ATB 5 à 7 j KT en place ATB 10 à 14 j +/- verrou Enlever KT ATB 14 j Enlever KT ATB 10 à 14 j Enlever KT ATB 14 j après dernière HC + Voir pour ETO Bactériémies sur PAC ou KT tunnélisé IDSA, CID, 2001 Compliquée Thrombophlébite Endocardite Ostéomyélite Oter KT ATB 4 à 6 semaines Abcédation locale Oter KT ATB 10 à 14 j Bactériémies sur PAC ou KT tunnélisé IDSA, CID, 2001 Non compliquée Staph Coag neg KT maintenu Oter le KT ATB 14 j si ETO - S.aureus Laisser KT ATB + verrou 14 j Oter le KT ATB 10 à 14 j BGN Laisser KT ATB + verrou 14 j Candida Oter le KT ATB 14 j après dernière HC + ATB 7 jours + Verrou 10 à 14 j Si échec (HC +, détérioration clinique) OTER le KT Si échec (HC +, détérioration clinique) OTER le KT Si échec (HC +, détérioration clinique) OTER le KT
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