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					Le journal qui sait accueillir
    ses petits nouveaux!
        L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
          L’Équipe de rédaction de l’Impharmation


  Julie Ouellet                            Sarah Fizazi
Rédactrice en Chef                       Rédactrice Sénior
                  Jean-Philippe Simon                               Denis Roy
                 Rédacteur Post-Sénior                           Rédacteur Junior


                                             Avec la précieuse et inestimable
                                                     participation de:

                                         Amélie Boudreau, Jonathan Caron,
                                         Marianne Émond, Vicky Gélinas, Mélissa
                                         Laliberté, Vicky Legros, Monique Richer,
                                         Dominic Sabourin, Véronique Simard,
                                         Jean-Christophe Tremblay.




        Merci à Novopharm® Québec
        qui assume entièrement les
        frais d’impression de notre
        journal étudiant et sans qui
        l’Impharmation ne pourrait
        exister!


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             L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
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                                                  Par Julie Ouellet
Bonjour à vous, confrères et consoeurs pharmaceutiques!

Le voilà, le journal que vous attendiez tous avec impatience. Je crois qu’il faut être un peu masochiste pour être
rédactrice en chef de l’Impharmation… J’ai la rétine brûlée au deuxième degré par les rayons cathodiques, une
tendinite au poignet droit à force de redimensionner et placer des images et des aires de textes, et des poches sous les
yeux assez creuses pour y transporter mon change, alors j’espère vraiment que vous apprécierez ce premier-né et que
vous me pardonnerez mon éditorial un peu fade...

Je profiterai tout de suite du moment pour abuser de mes pouvoirs de rédactrice en chef et vous harceler, encore une
fois, afin que vous participiez en très, très, très grand nombre au journal. Vous savez, le journal est une façon facile,
amusante et relaxante de participer à la vie étudiante. En effet, contrairement à un party, vous n’aurez pas mal à la tête
le lendemain de l’écriture de votre article et vous ne vous endormirez pas dans vos cours si vous m’envoyez un ou
deux pas-là. De plus, la participation au journal a l’avantage de ne pas entraîner de courbatures, contrairement à la
plupart des activités sportives dignes de porter ce nom.

Ne vous méprenez pas! Je n’essaie pas ici de vous convaincre de délaisser vos partys au grand salon et vos matchs
de curling, mais simplement de vous faire prendre conscience que, oui, vous avez probablement un peu de temps pour
écrire (ou au moins pour m’envoyer des pas-là!). Mais je comprends qu’une participation au journal ne vous apporte
rien de tangible… C’est pourquoi je compte lancer un hyper-méga-top (lire l’exagération ironique ici) programme de
motivation-récompense! (inclure ici un roulement de tambour imaginaire)

En gros, ce sera un système semblable aux air miles. Tous les collaborateurs du journal (même les fournisseurs de
pas-là) se verront décerner des Impharmapoints, qu’ils accumuleront dans le but ultime et très louable d’obtenir de la
merveilleuse marchandise exclusive, telle que tasses, bobettes, tshirts, etc. à l’effigie de votre journal préféré. Vous
pourrez consulter le « catalogue » dès le prochain numéro de l’Impharmation!

Voilà qui pourrait très bien clore dans la joie et le bonheur mon premier éditorial… =)

Je tiens à vous rappeler (une dernière petite fois) que votre participation sera toujours la bienvenue dans le journal!

Votre humble et dévouée rédactrice en chef,
Julie Ouellet

ps : Je remercie profondément tous les gens qui ont répondu à mon grand appel de détresse pour le premier journal, et
sans qui la première édition de l’Impharmation aurait été plutôt maigre.
pps : Je tiens aussi à remercier mon équipe d’initiation pour leur participation à la page couverture du journal...
ppps : J’aimerais bien avoir un peu plus de pas-là pour le prochain journal. =)

Notez bien, chers collaborateurs potentiels, que vous pouvez dès maintenant commencer à écrire (et même à
envoyer) vos merveilleuses contributions pour le prochain journal (textes, photos, blagues, jeux, PAS-LÀ…). Pour les
autres qui aiment vivre sous la pression, voici les prochaines dates de tombée: =)


•      Le dimanche 24 octobre 2004
•      Le lundi 22 novembre 2004

Je vous rappelle aussi la belle adresse e-mail pour m’envoyer tout ça:

                             Impharmation@pha.ulaval.ca


                                                         4
           L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                Réflexion présidentielle
                                        Par Dominic Sabourin
                   L’autre jour, un pharmacien avec qui je travaillais se plaignait du manque
                  d’organisation et du surplus de travail engendré par la venue de stagiaires en
                  pharmacie. « Jamais de répit, toujours un nouveau qui arrive, puis avec la pénurie
                  qui sévit présentement, comment veux-tu qu’on offre un enseignement adéquat et à
                  la hauteur de ce qu’on est capable d’offrir? Déjà qu’il faut superviser les stages
                  cliniques, il faut en plus introduire les petits nouveaux, ceux qu’on nous impose que
                  l’on ait le temps ou pas, pas grave… pis pense pas avoir une rémunération pour ton
                  implication dans l’apprentissage de ces étudiants là… » En gros, c’est ce à quoi
                  ressemblait son état d’âme ce soir là.

 Lorsque je lui demandai s’il n’y avait pas possibilité de changer les façons de faire actuelles, sa
réponse fut assez catégorique : « Pense même pas à ça, tu vas voir en vieillissant que c’est pas de
même que ça se passe. Tu peux avoir de bien bonnes idées mais ça n’arrive pas souvent que tu aies
les moyens de les réaliser. »

La question que je me pose alors, c’est pourquoi les pharmaciens ont tant
de difficulté à se faire comprendre. Comment se fait-il qu’on entende
parler des infirmières presque tous les jours aux petites nouvelles de
17h00 (celles que ma grand-mère ne peut pas manquer) ou encore des
médecins qui crient haut et fort leur mécontentement sur leurs conditions
de travail? Comment se fait-il que lorsqu’un département de pharmacie,
en milieu hospitalier, demande des investissements dans ses locaux, aussi
minimes soit-ils, croyez-moi, car les locaux demandent beaucoup plus
qu’un simple rafraîchissement, qu’il se fasse répondre que ce n’est pas ce
qui le plus urgent en ce moment? Si on nous dit que la portion du budget accordée au coût des
médicaments a maintenant dépassé la part du budget accordée aux salaires de médecins (dans le
budget du système de santé j’entends), comment se fait-il que les pharmaciens (qui à mon humble avis
                                  sont les mieux placés pour exercer un certain contrôle sur la vente,
                                  sur la distribution ou sur la bonne utilisation des médicaments)
                                  passent toujours en dernier? Comment se fait-il qu’au privé les
                                  pharmaciens soient mieux rémunérés et que leurs conditions de
                                  travail soient plus intéressantes que dans les hôpitaux alors que la
                                  charge de travail de ses derniers est souvent plus élevée (je ne veux
                                  aucunement dénigrer la profession de pharmacien en officine, au
                                  contraire). Cela fait beaucoup d’interrogations en peu de lignes, mais
                                  je tiens seulement à susciter votre réflexion.

J’espère seulement que si vous avez des projets et de l’ambition vous ne vous laisserez pas arrêter
par le système en place. Le pharmacien a sa place dans les soins de santé et sa place est
probablement plus importante qu’on le croit, il suffit juste que tout le monde mette un peu du sien pour
que le pharmacien obtienne vraiment la place qui lui revient de droit.

 J’aimerais bien avoir vos commentaires, question de revenir sur les multiples questions que j’ai
lancées aujourd’hui dans d’autres éditions du journal.

Dominic
Votre président
dominic.sabourin.1@ulaval.ca




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                  On veut du concret!
                       Par Amélie Boudreau(2e) et Vicky Gélinas (2e)

Bonjour à vous chère population estudiantine,

Nous voulions, en cette session plutôt bien amorcée, vous faire part de
nos états d'âme du mois d'avril dernier, alors que nous essayions de
planifier nos vacances (de l'école, pas du travail bien sûr!). Nous vous
remettons dans le contexte. Nous sommes au mois d'avril et nous
appréhendons la fin de session avec hâte et découragement. Vous vous
êtes sûrement passé la remarque suivant : «Pourquoi on apprend tout
ça? » En effet, dans la pratique courante de la pharmacie, à quoi vont
nous servir les fameux agents de lévigation, viscosifiants, de
conservation, leurs classes, leurs noms commerciaux et génériques (ex.:
ammomium quaternaire, chlorure de benzalkonium et Zéphirol)? Est-ce
                        qu'il y a un patient assez zelé pour venir nous
                        demander :« Pourquoi cette suspension ne fait pas de "caking" et quel est le
                        produit qui permet de la garder floculée? » Pourquoi apprendre le cycle de
                        Krebs par coeur quand nous sommes sûrs à 100% qu'aucun de nos clients ne
                        nous posera de questions sur la réduction de l'oxalosuccinate? Pensez-vous
                        vraiment qu'un jour quelqu'un va se pointer à la pharmacie et vous demander
                        si son diurétique agit au niveau de l'anse de Henlé ou ailleurs (... nous avons
                        déjà oublié où)? Il est évident que quand un client vient vous demander un
                        conseil, vous êtes à des années lumières du pKa, du HPLC, des étapes
                        détaillées de la fabrication d'une dragée ou encore du caractère
                        photochromogène de certaines mycobactéries non tuberculeuses. Bref,
                        pourquoi être si loin du concret?

 Nous nous excusons si, en ce début de notre 2e année, nous n'avons pas
encore saisi l'utilité profonde (et même superficielle) de toutes ces
"merveilleuses connaissances", mais nous trouvons ça un peu long de devoir
attendre en 3e année avant de pouvoir faire des liens avec la pratique (même
si nous doutons énormément que certaines notions puissent être applicables
un jour). C'est bien beau de réussir l'examen, mais si les cours font partie du
bac, c'est qu'ils ont quelque chose à apporter. Vous allez nous dire: «Oui, mais
quoi?» Ce sont les bases de toutes nos connaissances, c'est vrai. Nous
croyons toutefois que le fait de se bourrer le crâne avant l'examen, de vomir
ça sur notre copie de réponses (à noircir s'il-vous-plaît) et d'ensuite appuyer
sur le bouton «reset » de notre tiroir de mémoire à court terme, pour
finalement recommencer le processus d'indigestion pour l'examen suivant, n'est pas la chose que tout
le corps professoral souhaite. Il ne va pas sans dire que nous pratiquons tous (à quelques exceptions
                       près) cette méthode avec plus ou moins de succès.

                    En plus, à quoi bon retenir toutes ses valeurs hyperprécises (tâche de toute façon
                    humainement impossible à long terme) quand le pharmacien a accès
                    instantanément à toutes ces données d'un simple clic de souris. Il ne faut pas se
                    le cacher; tout étudiant normal ne se rappellera pas de la moitié de ses cours de
                    1re et de 2e année lorsqu'il obtiendra son diplôme. Certains diront alors qu'ils
                    auront au moins retenu l'autre moitié (s'ils sont chanceux). Nous sommes
                    d'accord avec eux, et c'est pourquoi nous ne disons pas que les cours des 2
                    premières années sont inutiles. Nous disons seulement qu'ils manquent d'aspect




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           L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
pratiques, applicables directement.

 En effet, qui de nous ne s'est pas vite rendu à l'évidence que nos
cours de 1ere année ne nous sont d'aucune utilité dans la pratique en
pharmacie d'officine? Nous avons remarqué que, mis à part le code
médicaments, rien de ce que nous avions vu ne pouvait s'appliquer.
D'ailleurs, ce que nous avons appris concernant la profession, c'est en
travaillant (système informatique, seringues d'insuline, appareils à
glycémie, dosettes, dispills... et même le nom des médicaments).
Avouez que c'est un peu frustrant de retourner travailler après une année complète d'étude sans
pouvoir appliquer le moindre principe.

 Pour remédier à cela, nous sommes d'avis que nous devrions avoir, et ce dès la 1re année, des
notions plus pratiques dans nos cours. La nouvelle formule du cours Introduction à la pharmacie est
sur la bonne voie en offrant une vision réelle des différentes avenues qu'offre la pratique. Des vrais
pharmaciens en chair et en os qui parlent avec passion de leur profession, ça redonne un peu
d'ambition pour passer à travers la biochimie et l'immuno. Et justement, en parlant de passion, il nous
semble que certains professeurs (que nous ne nommerons pas pour ne pas les blesser) ont la flamme
"un peu" éteinte. Une chance que ce n'est pas généralisé. Pour en revenir au sujet principal, nous
trouvons que nous sommes vraiment chanceux de pouvoir travailler dans notre domaine durant nos
                            études, mais que cela devrait impliquer un support pédagogique qui
                            permettrait de nous différencier un peu plus des assistants techniques.
                            Nous pourrions simplement avoir quelques notions sur les premiers soins,
                            par exemple : quoi mettre sur un coup de soleil, sur des piqûres de
                            mouches...? Pas besoin d'avoir son diplôme pour conseiller de la crème
                            hydratante et de la calamine. Pourquoi ne pas incorporer de l'information sur
                            l'orthopédie (histoire de ne pas être obligé d'envoyer le commis des articles
                            toilettes pour conseiller un client sur les marchettes un samedi après-midi)
                            ou sur les bas supports (question de ne pas avoir l'air trop cave en disant au
                            client que la grandeur des bas à aucun rapport avec le poids et la taille). Ce
                            ne sont ici que quelques suggestions qui permettraient simplement de nous
                            rendre plus autonomes dans notre milieu de stage (ou notre travail à temps
                            partiel), de mieux répondre aux
interrogations du client, tout en allégeant la tâche du pharmacien.

Maintenant que nous sommes en 2e, plusieurs cours nous semblent
déjà plus logiques et plus axés sur la compréhension de la matière;
vive la pharmacotox et la physiopatho! De plus, on commence à voir
qu'en pharmacie, on parle de médicaments!!! Malheureusement,
quand nous nous sommes apperçues qu'il faudrait en dessiner les
molécules chimiques, notre ambition a pris une méchante "drop".
Mais ne nous décourageons pas et retournons à l'étude de la
stéréochimie en espérant en comprendre l'utilité... ou du moins
comprendre tout court.

Bon bourrage de crâne.

Amélie Boudreau et Vicky Gélinas
2e année




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        L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                         La pharmacie à Montréal
                              Par Véronique Simard (2e)
En de sombres temps anciens, alors que la pharmacie n’était qu’à ses premiers
balbutiements, les étudiants de pharmacie n’avaient d’autres choix que de
s’entraider (i.e. s’échanger des articles) pour ne pas voir leur journal étudiant
mourir. Voyant en cette collaboration quelque chose de zen, pour ne pas dire
totalement Feng Shui (Une harmonie totale entre le yin et le yang du foie!),
l’Impharmation et le Capsule ont décidé de collaborer à nouveau, en souvenir des
temps difficiles... Voici donc le premier texte en provenance de l’université de


Ça y ait : l’école est recommencée! Pour certains c’est le début de la fin, pour
d’autres, le début tout court. Peu importe, on est tous très content s de revenir,
n’est-ce pas?

 Bien sûr que oui : comment ferait-
on pour se passer des nombreuses
activités sociales des étudiants en
pharmacie pendant plus d’un été?
Impossible. Surtout que le PDW est
dans votre coin cette année. Nous
avons tous très hâte ici à Montréal
de voir ce dont vous êtes capables
et d’aller s’éclater avec vous.
Surtout que c’est nous qui l’avons
l’an prochain, la question reste en suspens : la barre serait-elle placé si haute que
nous ne pourrons l’atteindre l’an prochain? J’en doute… la bonne vieille rivalité
Québec-Montréal, ça aussi c’est dur de s’en passer. Je blague bien sûr, tout le
monde sait que cette rivalité n’est que superficielle et que dans le fond, on s’adore
tous!

                                              Les initiations se sont bien déroulées
                                             cette année. Le beau temps était au
                                             rendez-vous, tout comme les
                                             premières années dans leur joli
                                             costume. Notre thème cette année :
                                             les daltons. Nos nouveaux collègues
                                             étudiants avaient donc à se costumer
                                             en danseuse de can-can que l’on voit
                                             au moins une fois dans chaque album
                                             de Lucky Luke et les filles devaient se




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                                       déguiser en Daltons. Un effet
                                                       surtout amusant à voir chez les
                                                       garçons. Comme à chaque
                                                       année, il y avait certains objets
                                                       spécifiques à amener (fioles
                                                       10,12, etc.) et chacun devait
                                                       avoir à l’arrière de son t-shirt le
                                                       bien-aimé signe de la
                                                       pharmacie avec le serpent qui
                                                       boit dans une coupe. Bien sûr,
                                                       l’alcool était au rendez-vous et
                                                       les jeux stupides aussi. Il y a
                                                       eut la traditionnelle gorgée de
l’amitié, qui a fait jaillir sa part d’exclamations de dégoût, des danses idiotes, du
« beurrage », de la crème fouettée et bien d’autres : quoi demander de plus?
Humiliation? Non, plutôt une expérience qui permet de grandir dans la vie!

 Nos premières années s’intègrent très bien, mais malheureusement, trop peu
d’entres eux participent aux diverses activités (bon j’avoue, je manque de
journalistes). J’espère que les étudiants de Québec sont plus pépés de ce côté-là.

 Les divers compléments à
l’étude sont déjà commencés.
Les 5 à 7 du jeudi soir vont bon
train et nous avons déjà eu
droit à des thèmes tels « les
jeux de bières » et « quel est
votre français préféré ». Le
premier thème est facile à
déchiffrer mais le second
consistait à essayer d’intégrer
les étudiants français (de
France là) et je dois avouer
qu’on en a des cools pas mal. Notre célèbre party 2 étages a eut lieu (c’est drôle
on a beaucoup plus de participants pour ça!), tout comme le party Shooters (ou
cul-sec comme disent les français) et tous commencent déjà à parler du fameux
Vins et Fromages. Côté sport : certains ont fait une petite virée « randonnée
pédestre » aux Etats-Unis et c’était très agréable (paraît-il).

 Bref, le « rush » de début d’année est terminé et on entre en plein « rush des
intras »! Je vous souhaite Bonne Chance à tous en ce qui les concernent!

Et Québec alors, autant de beau temps qu’ici?




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         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004

                               Il n’est pas trop tard!
                                        Par Vicky Legros




Le KIÉPUL reprend de plus belle cette année et la bonne nouvelle est qu’il n’est pas trop tard
pour vous inscrire! Les mêmes comités existant l’an dernier reprendront leurs activités, mais
avec quelques nouveaux responsables:

            Asthme et tabac                     Médicaments, grossesse et allaitement
  responsables:                                       responsables:
  Isabelle Massy et Yen-Phuong Ly                     Kasandra Gauthier et Nina Boucher




   Médicaments et personnes âgées                     Effets physiologiques des drogues
  responsable:                                        responsables:
  Caroline Beaulieu                                   Valérie Falardeau et Geneviève Lafontaine




Et possiblement un nouveau comité cette année; MTS!

 En ce qui concerne les nouveautés pour cette année, nous comptons en autres participer à la
journée du SIDA, la semaine sans fumer, au concours Forces Avenir et refaire une beauté au
site Web!

 Tenez-vous au courant en lisant les prochains articles du KIÉPUL qui paraîtront dans les
futures éditions de l’Impharmation!

Vicky Legros




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                      De l’autre côté de l’Atlantique
                                Par Mélissa Laliberté (4e)
Grenoble – Septembre 2004

Putain ! Qu’est-ce que je fous ici ???


       Voilà une question que je me suis posée au
moins un millier de fois depuis le 8 septembre 2004.
Alors que j’étais dans le TGV Paris-Grenoble… Alors
que je traînais péniblement mes 2 grosses valises
encombrantes le long du petit sentier de gravier
menant à la résidence universitaire (qu’est-ce qui m’a
pris d’amener tant de choses???) … Alors que je
                          décrassais les murs et le
                          plancher de la chambre de 9
                          m2 qui allait devenir mon
                          habitat pour les 10 prochains mois … Alors que je découvrais
                          les douches communes et la toilette sans siège … Alors que
                          je me heurtais à l’administration française pour l’obtention de
                          la carte de long séjour étudiant … Alors que je pensais à ma
                          famille, mes amis, mon chat et mon petit ami demeurés au
                          Québec …


6 heures de décalage horaire et un océan !


        C’est le fossé qui me sépare du confort
de ma routine et de mes petites habitudes
québécoises. Je suis maintenant en France, et
en France, il faut faire comme les Français !
Mon sort est évidemment loin d’être
comparable à celui des pauvres enfants
africains que Alain Zouvi nous encourage à
parrainer à 1h00 du matin à TVA. La France
est civilisée et on y retrouve à peu près les
                                mêmes trucs et
                                commodités qu’au Québec. Il s’agit cependant d’un pays
                                différent nécessitant une certaine adaptation. Il faut par
                                exemple savoir que tous les commerces (sauf les
                                restaurants et les musées) sont fermés le dimanche ! Ce
                                n’est donc pas une bonne journée pour choisir d’aller faire
                                les courses et l’épicerie … Et bien que les Français
                                semblent être 15 minutes en retard en tout temps, ils
terminent bien à l’heure, voire 15 minutes d’avance …




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         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
Les premiers jours sont les plus difficiles.


        Il faut s’installer, s’habituer à la résidence universitaire,
régler la paperasse (de ce côté, les Français semblent avoir
adopté la philosophie du « Pourquoi faire simple quand on peut
faire compliqué ??? »), trouver les endroits où faire les courses
bon marché et se nourrir, s’habituer à regarder par terre pour
ne pas enduire ses souliers de crotte de chien, s’orienter dans
la ville, découvrir les différentes activités à faire la fin de
semaine, rencontrer des gens et se faire de nouveaux amis,
etc. Bref, il faut prendre le pli Français. À mon humble avis, les
gens qui refusent cette adaptation et qui croient que la vie ici sera en tout point identique
à celle au Québec sont ceux qui retournent chez eux après quelques semaines du
régime français. Mais bon ! À quoi serviraient les voyages si tout était partout pareil ?


Avec le temps, tout s’arrange.


                                         Installée depuis maintenant plus de 2 semaines à
                                         Grenoble, je me suis botté le derrière pour sortir
                                         de ma chambre et socialiser un brin. J’ai
                                         rencontré plusieurs gens intéressants avec qui je
                                         n’aurais jamais eu la chance de jaser, fus-je
                                         demeurée au Québec : des Québécois qui,
                                         comme moi, sont venus se dépayser le temps
                                         d’une ou deux sessions, des étudiants étrangers
                                         (Allemands pour la plupart) et quelques Français.
                                         Les cours sont commencés depuis une semaine
                                         (je vais élaborer là-dessus plus longuement dans
                                         un article ultérieur) et ma nouvelle routine
                                         s’installe peu à peu.

         Aujourd’hui, lorsque je me pose la question : « Mais
putain, qu’est-ce que je fous ici ? », je suis en mesure de
répondre : « Je vais prendre une bière sur une terrasse avec
une bande de nouveaux copains et copines … Je profite d’une
bonne bouteille de vin à 2 € … J’achète une baguette de pain
frais et me promène avec sous le bras, histoire de me moquer
un peu des Français … Je regarde les sommets enneigés des
Alpes françaises, du haut de la Croix de Chamrousse (2250 m
d’altitude) dans le massif montagneux Belledonne … Je profite
de cette merveilleuse opportunité qui m’est donnée de
découvrir un autre coin du monde … »

        Je vous en redonne des nouvelles !




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         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                            Reniement
                            Par Jean-Christophe Tremblay (3e)

                                           Prélude
                                        Traîtrise divine
Angleterre, an 1000

                 Sous la lueur blafarde de la lune, je frayais péniblement mon chemin à travers les
                pierres gelées. La neige crissait sous mes pas, tels les cris d'agonie des esprits
                ensevelis. Les alcôves se dressaient devant moi, funèbres hommages dédiés à la
                noirceur de l'âme, tandis qu'imperceptiblement, les cloches de la cathédrale
                débutèrent leur tintement macabre. La brise légère semblait susurrer de tragiques
                mises en garde, mais je ne pouvais désormais plus reculer. Le regard acéré des
                gargouilles perçait machiavéliquement mon âme, faisait ressurgir
                de cruels remords. Ma cape noire traînant sur le sol gelé, je leur
                rendis pourtant leur défi sans sourciller. La forêt, silencieuse,
                docile, épiait mes moindres faits et gestes, comme désireuse de
s'attirer les bonnes grâces de son maître. Après quelques minutes, le
majestueux bâtiment se dressa finalement devant moi. Me narguant de son
immuable splendeur, il me força à m'arrêter. L'immense croix juchée près du
ciel m'hypnotisait, et je dus voiler mes yeux injectés de sang afin de ne pas
succomber. Ma raison me criait d'en finir, mais ma volonté s'imposa enfin. Et je
me remis en route. Au loin, une silhouette familière était tournée dans ma
direction, étincelant comme le firmament. Le pouvoir irradiait de ce
personnage, qui pouvait me détruire aussi facilement que je détruis les
hommes. Et c'est alors que je le reconnus:

         - Frère Nolan, est-ce vous?

         - Effectivement, mais toi, qui es-tu?

                Je désirais lui dévoiler la vérité, chasser les brumes de son ignorance, mais mes
               instincts démoniaques me harassaient sans cesse, tentaient de reprendre le dessus
               à la vision du sang qui pulsait régulièrement dans ses veines. Ma déchéance n'était
               plus un secret, mais l'anonymat m'assurait une plus grande sécurité.

                - Cela n'a point d'importance. Cède le passage ou subis mon courroux!

               - Je ressens ta perfide nature, étranger. Une engeance démoniaque n'a rien à faire
        sur un sol sacré. Éloignes-toi vite et Dieu sera clément. Sinon, la mort t'attend.

        - La mort m'attend? Je le suis déjà, prêtre, et bien plus que tu ne peux le concevoir.
        Maintenant, hors de mon chemin!

         - Alors soit! Subis la colère des anges si tu y tiens!

         - Les anges ne sont que des bâtards. Le Seigneur sera mon seul juge.




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         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
          Les portes de chêne vibrèrent sur leurs gonds et je pénétrai à l'intérieur du hall. La douce
mélopée de l'orgue s'arrêta aussitôt, et un vent glacial s'engouffra à l'intérieur du temple. Les
torches s'élevèrent et les vitraux éclatèrent. Des larmes sanglantes se mirent à couler des
innombrables statues et l'eau bénite, mue par une mystérieuse impulsion, se dirigea vers moi. Je
la repoussais à l'aide de ma cape lorsque le brasier se déclara dans le
clocher. Les lourdes poutres se mirent à vaciller, écrasant ça et là les
crânes des moines qui, en proie à une terreur absurde, se mirent à
psalmodier comme des damnés ( succulente ironie, n'est-ce pas? ). Je fis
un pas de plus à travers ce capharnaüm lorsqu'une aveuglante lumière
envahit la salle. Impuissant, je la vis percuter ma poitrine, laissant derrière
elle des chairs sanguinolentes, qui choyaient sur le sol sous les yeux
horrifiés des "damnés". En proie aux affres d'une insupportable douleur, je
titubai et m'écroulai sur les dalles de pierre. Je me relevai péniblement et,
m'apprêtant à sortir de la cathédrale dévastée, je jetai un dernier coup
d’œil sur la source de cette lumière. Et ce que je vis resta à jamais gravé
dans mon esprit: crucifié sur une croix calcinée, une représentation du
Christ pleurait. Des larmes amères suintaient de sa paroi lisse et je
compris. Ce Dieu m'avait renié à jamais, éternellement condamné à être
une créature de la nuit. Le feu s'éteignit soudainement et, perdant toute combativité, je laissai mes
                instincts recouvrer leurs droits et j'acceptai mon destin. Pris d'une rage folle,
                j'égorgeai tous les survivants, la puissance coulant dans mes veines au gré des
                palpitations des victimes. Hurlant une ultime malédiction au visage du Christ, je
                torturai machiavéliquement ce crucifix, prenant un sadique plaisir à imaginer sa
                souffrance. Rassasié, je traînai les corps exsangues dans la crypte. Alerté par un
                bruit, je repensai au prêtre qui surveillait les portes de chêne. Et d'un bon
                prodigieux, j'atterris sur lui, lui flanquant un coup de poing à la nuque. Inconscient,
                je le traînai jusqu'à l'autel où je le crucifiai, tâchant toutefois de le garder en vie. Il
                m'avait rejeté, autrefois, et maintenant il en pâtirait. Terminant d'inspecter mon
                nouveau domaine, je clouai des planches de bois sur les vitraux fracassés et
                m'affalai sur le sol, en proie à un fou rire incontrôlable: la maison de Dieu était
                désormais l'antre d'un vampire...

                                            Chapitre 1
                                            Le cercle

L'aurore s'éveillait à peine lorsque le claquement sec du caveau se fit ressentir. Fourbu, j'arpentai
mon territoire afin de déceler la source de mon malaise, la présence inconnue qui semblait m'épier
dans mon sommeil. Une aura bleutée sillait à travers la chapelle maudite, se dissipant à peine sur
mon passage. Un pouvoir incommensurable en irradiait, se resserrant comme un étau sur mon
âme torturée. Pourtant, elle était totalement obnubilée par les ténèbres qui
régnaient désormais en maîtres sur ces lieux. La futilité des planches
placardées devenait ainsi flagrante, puisque la lumière du jour était engloutie
par la noirceur. Fidèle reflet de ma nature, cet endroit auquel j'étais rattaché,
comme si Dieu lui-même en consentait, était doué d'une vie propre, se
nourrissait des souffrances du prêtre affalé sur l'autel maléfique. Mes zombis,
tels d'habiles chirurgiens, lacéraient ses chairs avec une sadique précision,
prenant toutefois soin de cautériser les plaies à vif afin de retarder son
inéluctable fin. La jouissance des murs qui m'entouraient devenait presque
palpable, ceux-ci prenant plaisir à cette torture inhumaine. Les ombres
susurraient d’incompréhensibles malédictions, s’écartant cordialement devant
ma marche pour reprendre aussitôt leurs murmures à glacer le sang. Cette




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            L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
présence avait pénétré lâchement sur les terres d’un vampire assoupi et elle devait être châtiée pour
une telle arrogance. Quel pleutre! La perspective que cet être ait pu me détruire ce jour là me hanta
encore quelques nuits, amalgame de rage et de crainte. Toutefois, l’appel du sang me fit délaisser
momentanément mes soucis et me contraint à aller chasser.


       Écumant la lande que je proclamai désormais mienne, j’observai,
tapis dans les broussailles, un village lointain. Petite communauté paisible
du Nord du pays, ces gens trimaient dur pour leur pitance. Fiers et braves,
ces hommes seraient prêts à risquer leur vie afin de protéger ceux qu’ils
chérissent. La parcelle d’humanité qui demeurait enfouie dans cette
carcasse desséchée s’éveilla soudain, amenant avec elle une déferlante
de souvenirs, ramenant à la surface leur splendeur d’antan.

                                                   ***

 Les torches vacillantes projetaient leur lueur blafarde sur le sol dallé de la crypte. Les crânes fixaient
l’étranger de leurs orbites vides, rongés par le temps et l’érosion de ce tombeau millénaire. Trébuchant
sur les os qui jonchaient le sol boueux et puant, il était escorté par plusieurs créatures à l’allure
patibulaire. Les rats grouillaient par milliers, menaçants, arrachant avec leurs dents acérées, dardant
leur langue avide à l’intérieur des cadavres en décomposition., jetés pêle-mêle à travers la pièce. Face
                   à tant d’horreurs, nul n’aurait cru n’être qu’à quelques mètres du château des Van
                   Schnitz. Creusé à même la falaise, ce dédale de couloirs rocailleux constituait la
                   tanière du plus puissant clan de vampires que la Terre ait porté. Chaque solstice, les
                   dirigeants se rencontraient dans le temple sacré et reformaient le cercle, le conseil
                   et jury responsable de l’application des châtiments lors de transgressions de la
                   Chakra. Au bout du couloir, les gardes du corps ouvrirent, en un grincement, la voûte
                   métallique afin de lui permettre de pénétrer dans l’enceinte sacrée. Une aura bleutée
                   suivait l’étranger, qui s’agenouilla. Face à lui se dressait le trône immaculé du
                   dirigeant suprême. Le visage impassible, comme figé dans le temps, le dignitaire du
                   haut commandement lui fit signe de parler:

      - Maître, nous avons retrouvé la trace du renégat. Il se terre dans une église non loin du village
      de Palma. Je me suis personnellement rendu sur place et ait pu constater par moi-même
      l’exactitude de ces informations.

      - Nos soupçons sont-ils confirmés?

      - Je le crains monseigneur. Malgré sa puissance exceptionnelle, jamais il n’aurait pu vaincre
      Nolan seul. Une tierce personne se cache inévitablement dans l’ombre.

      - Bien. Vous pouvez disposer.

                                    ***
                         Rome, 20 avant Jésus-Christ

       Transi de froid, je pénétrai à l’intérieur de la modeste maison. L’hiver
méditerranéen s’annonçait précoce cette année, les cultivateurs ayant d’ores
et déjà entreposé leur équipement agricole à l ’intérieur des murs de la
forteresse. Les végétaux étaient recouverts d’une multitude de cristaux
multicolores, reflet de la brillante civilisation romaine qui s’épanouissait sans cesse, repoussant les
limites de l’empire aux confins des contrées. Originaire d’un milieu quelques peu aisé, je passais le
plus clair de mon temps à flâner ça et là, au grand damne de mon père dont le plus cher désir était
que je poursuive son œuvre, que je devienne marchand comme le furent tous mes ancêtres avant moi.




                                                     15
           L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
Toutefois, devant le peu d’intérêt que je manifestais face à cette profession, il s’était résigné et avait
utilisé les revenus que lui procuraient son commerce pour me payer les services d’un mentor,
l’éducation étant selon lui gage d’ascension sociale en cette période de décadence. Du nom de
Mercador, ce personnage mystérieux reste, même après toutes ces années à le côtoyer, secret et
ténébreux. Discret et exigeant, il me força à apprendre les noms
des plantes, à les reconnaître, à les cultiver même au prix de
sévices physiques s’il jugeait ma motivation insuffisante. Dois-je le
détester pour toutes ces années de flagellations ou bien le
remercier pour ces connaissances si précieuses? Mon ascension
fut si fulgurante que je devins l’une des personnages les plus
respecté de ma communauté. Bienfait ou malédiction, cette même
notoriété allait attirer vers moi des forces obscures qui sculpteraient
mon destin à leur image. Je m’assis sur la chaise situé dans le coin
de la chaumière, attendant passivement qu’il soit temps de
rejoindre mon professeur. Allumant une bougie, je révisai le
chapitre de galénique et m’assoupis. Éveillé brutalement par l’arrivée impromptue de Pénélope, je
courai à en perdre haleine en direction du château de mon mentor, conscient que ce retard serait
considéré comme un écart de conduite inexcusable. Bousculant les passants, renversant les étals, je
traversai le marché à la vitesse de l’éclair pour ensuite me diriger dans le sentier sinueux qui
s’enfonçait dans la forêt des loups. Des arbres décharnés bordaient le passage duquel il ne fallait
point s’écarter sous peine de mettre sa vie en danger. Celui-ci était tout de même sécuritaire, les
                             brigands qui pullulaient dans la région n’osant pas s’embusquer dans les
                             broussailles de peur de représailles de part de la forêt. Certains la disaient
                             hantée, d’autre douée d’une vie propre. Quoi qu’il en soit, ce territoire gardait
                             encore bien longtemps son secret, tant les légendes horribles à son sujet
                             alimentait la peur des explorateurs, les braves ayant osé s’y aventurer
                             n’étant jamais revenu. Certains, au contraire, affirmaient à qui veut
                             l’entendre qu’il existait au loin au clairière peuplée d’animaux mythiques
                             dont le chant hypnotisait les voyageurs, incapables de se libérer de leur joug
                             et de retrouver femme et enfants. Quoi qu’il en soit, je parcourus les
quelques kilomètres qui me séparaient de la salle d’étude et entrai dans la hall du château.
Somptueux, décoré avec goût, cette ancienne relique de la guerre contre les barbares était transmis à
travers la dynastie des Romulus depuis des centaines d’années. En fait, les propriétaires se
succédaient à travers les âges mais semblaient toujours être les même. À un point tel que Mercuriel, le
dernier détenteur des droits du château auquel succéda Mercador fit enlever tous les portraits de la
salle du bal lorsque des rumeurs d’immortalité se mirent à circuler tant
ceux-ci semblaient similaires. Les chandelles des lustres de cristal
éclairaient faiblement la salle dont les murs étaient recouverts de tableaux
représentant des scènes de cueillette et de malades alités ingérant
multiples potions. Apothicaires de pères en fils, cette famille de nobles, bien
qu’ayant un passé trouble de sacrifices et de magie noire, était respecté
depuis qu’un des membres de la ligné décréta jadis que ses enfants
devraient utiliser leurs pouvoirs pour soigner les gens. Leur pouvoir au sein
de la communauté était tel qu’ils siégeaient même au Sénat. Je gravis
l’escalier qui menait à la bibliothèque et tentai de me faufiler discrètement
dans la salle de cours. Malheureusement, accoudé dans l’embrasure de la porte se tenait mon maître,
le regard accusateur, une lueur de rage brillant dans sa pupille dilatée. Je soutins son regard un
instant. Sans un mot, il me fit signe de m’asseoir, m’asséna 3 coups de bâtons pour me punir de mon
arrogance et débuta la leçon sans autre préambule. L’encensoir répandait dans la pièce une odeur de
myrrhe, qui n’avait de cesse de me remémorer le doux parfum de Pénélope…

                                                     ***

       -Les étoiles sont sublimes cette nuit, n’est-ce pas?




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           L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
      -Pas autant que toi ma jolie.

      -Espèce de macho! Je devrais te faire jeter en pâture aux lions,
      espèce de petit crétin imbu de lui-même, gloussa-t-elle en nous
      faisant culbuter sur l’herbe verte.

      -N’est-ce pas ce qui fait mon charme?, lui répliquai-je avec un
      sourire enjôleur.

 Elle se leva soudainement debout, plaqua ses seins contre ma poitrine et enfonça sa langue à
l’intérieur de ma bouche sans aucune semonce. Nos deux langues entrèrent dans une danse effrénée,
s’enlaçant frénétiquement. Son odeur de myrrhe pénétra mes narines, me faisant frissonner de
volupté. Je relevais doucement sa robe et caressai ses cuisses, ses fesses, remontant lascivement
jusqu’aux adorables petits seins qui faisaient mon envie. Le foin fraîchement coupé et l’humidité
ambiante de cette chaude soirée de printemps accompagnèrent nos ébats tumultueux jusqu’au petit
matin. Se dévorant des yeux, nous nous priment jusqu’à l’épuisement, puis nous dirigeâmes
                      séparément vers notre lieu de résidence. Ah, cette Pénélope! À cette époque
                      d’insouciance enfantine, je ne savais pas encore qu’elle deviendrait mienne et
                      que je la perdrais inéluctablement aux mains du destin tragique qui m’attendait.
                      Pas plus que l’idée de devenir apothicaire ne m’avait effleuré l’esprit. Elle était
                      tellement belle, tellement désirable. En temps normal, son père lui aurait interdit
                      de fréquenter un homme comme moi, mais ma récente nomination auprès du
                      précepteur Mercador m’avait permis de me faufiler dans l’entourage de ces
                      nobles. Elle avait des cheveux noir corbeau qui li descendaient jusqu’à la taille,
                      qu’elle avait fine, ce qui la différenciait des femmes en chair qui semblaient se
                      multiplier face à l’abondance des denrées alimentaires dans le royaume. Ses yeux
                      d’un brun foncé accompagnait à merveille le diadème étincelant qu’elle portant
                      au cou. Je l’aimais cette fille! La voir gambader à travers champs, l’étreindre
                      passionnément. J’aurais occupé mes journées entières de cette manière. Je me
                      complaisais dans sa contemplation, elle était ma raison de vivre (et
                      éventuellement de mourir). Un claquement sourd mis malheureusement fin à ma
rêverie, me permettant de réintégrer la réalité de laquelle je m’étais échappé.

                                                  ***

 Quelques coups de fouets plus tard, j’étais de retour et répondait aux questions
du maître qui semblait s’acharner sur moi. Quels sont les effets du curare, que se
passe-t-il si l’on mélange la mandragore et la camomille… Que de questions
inutiles me semblait-il, moi qui n’avais pas encore compris l’utilité de mémoriser
maintes informations écrites noir sur blanc dans mon grimoire. N’ayant pas
encore été confronté au champ de bataille où les gens mouraient par milliers
pour l’honneur de l’empire, pour permettre aux bourgeois de s’engraisser en
toute quiétude tandis que les épées s’entrechoquent et que les hommes sont transpercés par les
flèches de l’ennemi et la trahison de leurs alliés. Consulter un ouvrage dans ces conditions devient
extrêmement ardu, voire impossible. Inconscient de tout ceci, je continuai à rechigner et à répondre à
ces foutues questions au meilleur de mes connaissances afin d’échapper au courroux de ce fou
furieux qui brandissait son fouet. Le cours sembla durer une éternité. Finalement, je pu rentrer chez
moi, fourbu et exténué, mais je devais encore traverser la forêt avant de pouvoir me blottir dans les
bras de la belle Pénélope. Je ne savais pas encore que la pièce de dame fortune était tombée du
mauvais côté.

                                                  ***




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           L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
       -Il n’est pas encore prêt et tu le sais bien, dit Mercador.

        -Les 7 en ont décidé autrement frère, et tu devras leur obéir que ça te plaise ou non.

        -Je sais, je sais. Et quand comptez-vous lui faire subir la grande
        transformation?

        - Cela n’est pas de ton ressort. Ta tâche s’arrête ici. À partir de
        maintenant, les anciens se chargeront de son éducation.

        - Je réitère mon objection face à cette décision. Je considère
        véritablement qu’il n’est pas prêt.

        - Bien. Nous tiendrons compte de ton objection, mais cela n’influencera
        vraisemblablement pas la décision du conseil. Toutefois, tu pourras te
        présenter à l’audience et être entendu.

 Furieux mais le visage impassible, Mercador gravit une à une les marches et se rendit dans son
bureau. Rédigeant une lettre à la vitesse de l’éclair, il envoya un de ses hommes de confiance livrer
cette missive dans le plus grand secret…
                                                   ***

                                       1000 ans après Jésus-Christ

        Je lui tranchai la gorge sans remords, tandis qu’il me fixait avec un air paisible. Ce vieil homme
désirait mourir et moi, je devais me nourrir. N’est-ce pas un marché équitable? Évidemment,
l’événement fut davantage traumatisant pour l’adolescent qui fit la découverte de son grand-père
saigné à mort, une plaie béante sur la poitrine. Mais bon, il s’en remettra, le monde n’étant pas absent
d’événements encore plus cruels, n’est-ce pas? Une fois rassasié, je me dirigeai vers la chapelle que
j’avais découverte lors de mes pérégrinations. Située à mi-chemin entre le village et l’église, elle
pourrait me servir de refuge en cas d’urgence. Le cimetière où elle était située, quant à lui, ne
possédait rien de particulier. Que d’anciennes pierres tombales rongées par les intempéries et
                              couvertes de mousse verdâtre. Une immense croix juchée sur un piédestal
                              se dressait à l’orée du bois, sobre, dépourvue de tout ornement. Rien de
                              véritablement intéressant quoi. J’errai ainsi pendant quelques jours dans le
                              périmètre entourant mon cercueil, afin de mieux connaître les particularités
                              du territoire et d’identifier les végétaux pouvant m’être utiles en cas
                              d’embuscade ou d’attaque. L’éternité peut devenir franchement ennuyante
                              en l’absence de stimulation mentale. Je partis donc explorer plus à fond la
                              région, ayant en tête de découvrir la provenance de cette aura bleutée qui
                              avait envahit mon domaine. Je n’avais pas vraiment le choix d’ailleurs,
                              sombrer dans la Torpeur lorsque l’ennemi rôde n’étant pas vraiment
indiqué. Il était déjà plus de minuit, il n’était donc pas question que je continue cette nuit. Je creusai
un trou dans le plancher de la chapelle, m’introduisis à l’intérieur et le recouvrit d’une planche. Ni vu ni
connu, je m’assoupis en compagnie des vers et des charognards.

                                                     ***

        La réunion du cercle peut débuter ”, lança candidement le maître de cérémonie. Une foule
incroyable était amassée dans l’amphithéâtre afin d’assister à la suite des procédures. Les rats
n’avaient pas quitté les lieux, fixant de leurs yeux rouges les protagonistes de la rencontre qui venait à
peine de commencer. Tous les hauts dirigeants des plus anciens clans de vampires étaient présents,
discutant à vive voix jusqu’à ce que le responsable les fasse taire d’un geste de la main. Le silence fut
et la configuration de la pièce sembla changer au même rythme où le sang se déversait, formait des
runes sanglantes sur le sol. Elles pulsaient, prolongement surnaturel du système cardiovasculaire de
la victime ligotée et livrée à la foule en guise d’apéritif. Les rubis ornant les yeux des gargouilles,



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   L’Impharmation—Spécial rentrée 2004


           Suplément #1
     Les nouveaux membres de
  l’AGEP dévoilent leurs secrets
les plus intimes à l’impharmation!!!




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                L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                         Les vénérables membres du Conseil Exécutif:
Dominic Sabourin (3e)
Président de l’AGEP
                                                 Nom: Dominic Sabourin Groupe: 3e année
                                               Cas: Implication étudiante (président AGEP)
                                                              PLAN DE SOINS
PRP prioritaires                     À l’instar de son prédécesseur, Dominic ne reçoit aucune médication alors que sa situation l’exige. En
(Identification et justification)    effet, il souffre du même mal que Daniel, soit il provient d’une région éloignée et ressent le terrible

Objectifs cliniques et               - Organiser de multiples activités durant toute l’année.
pharmacothérapeutiques               - Surveiller l’apparition d’effets indésirables tout au long du traitement aux activités.
(Identification du temps propice     - Lui donner l’impression d’être sorti de son village natal en participant le plus possible à ces mêmes
à l'atteinte si ce n’est pas         activités durant toute l’année.
immédiat)

Parmi les solutions possibles identifiez l’intervention privilégiée, le suivi à effectuer (éléments de monitorage et temps) et
justifiez votre choix.

Mesures non pharmacologiques :
- Vous lavez les mains avant de la lui serrer car il n’a pas été exposé souvent aux différentes souches de bactéries que la ville lui offre
maintenant (il provient d’un endroit très peu visité par les touristes).
- Lui payer un verre aussi fréquemment que possible car ici les verres coûtent beaucoup plus chers qu’en Abitibi (il est donc à risque de
sevrage).
- Lorsque vous participez à une activité, emmener le plus de gens possibles avec vous, comme ça il aura l’impression d’être vraiment sorti
d’Amos où il y a toujours seulement 10 personnes dans les partys… (c’est environ le nombre d’étudiants de son âge qu’il rencontre quand il
retourne chez-eux).
- Ne pas lui reprocher qu’il vient de s’acheter une Grosse 50md car il croit vraiment que c’est la meilleure
bière sur terre… (c’est le plus gros vendeur à la Taverne à Amos…).

Traitement pharmacologique :
- Le seul traitement qui puisse apaiser les symptômes est la participation active et régulière des étudiants aux activités de l’AGEP.
- Lui donnera l’impression qu’il est un excellent président.
- Vous pourrez ainsi apprendre à mieux le connaître (c’est quand même un oiseau rare…)
- Ce traitement présente un bon profil d’effets indésirables (le plus fréquent étant qu’il cause sa bonne humeur).
- Si vous provenez d’Amos (ce qui est plus rare que de la M… de pape) lui mentionner, cela lui fait toujours plaisir! (il ne renie pas ses
origines quand même!!!)

Suivi et monitorage :
- Surveiller l’apparition des symptômes suivants : mauvaise humeur, irritabilité, insomnie (seulement en période
d’examen car il doit reprendre les heures manquées) et lui rappeler de ne pas trop s’en faire.
- Consulter un médecin dans les cas suivants : crise de larmes (me surprendrait énormément, mais mieux
vaut prévenir que guérir), ou colère excessive (effet que seul son unique frère a su provoquer).
Parmi les solutions possibles identifiez les options non retenues (maximum 3) et expliquez.
- Comme il ne fume pas, il n’a pas besoin de gomme Nicorettemd ou encore de Zybanmd.
- Le disulfiram (Antabusemd) s’est avéré beaucoup plus néfaste qu’avantageux dans le traitement de l’alcoolisme.
- Avec les substances hallucinogènes, les résultats n’ont pas été concluants, Dominic a vu beaucoup plus de panthères roses à queue de
castor munies de panache d’orignal qu’il n’a pu se sentir dans un autre endroit qu’Amos.

Conseils au patient (les 5 les plus pertinents)
- Instaurer les MNP mentionnées ci-haut le plus souvent possible
- Participaction… ou quelque chose du genre…
- Bien l’avertir de conserver son lait au réfrigérateur car le produit se conserve mal à température de la pièce.
- Recommander de passer le balai et de faire le ménage régulièrement, de cette façon, il en aura moins à faire lorsque sa mère viendra le
visiter (Cela évite aussi des mauvaises relations avec sa colocataire… elle aussi présidente d’une association étudiante).
- Surveiller l’apparition d’effets indésirables ou de réactions allergiques ( il présente une allergie aux gens amorphes et lambineux…).




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                   L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
   Sonia Badeaux (2e)
   V-P Interne

   So! So! So! Sonia Badeaux!
   (Tel aurait été mon slogan si j’avais eu une campagne électorale, je rêvais de « plugger »
   cette phrase à quelque part!). Ce que je fais ici? D’abord, je suis vp aux affaires intra-
   facultaires. Par analogie, je suis comme la gestionnaire des ressources humaines. Je dois
   superviser les différents comités dans l’exécution de leurs fonctions et je suis le lien avec le
   personnel de la faculté. Je suis également présidente de la journée carrière et je siège
   encore au comité du programme. Vous ne savez pas encore qui je suis? C’est moi,LA fille
   éternellement de bonne humeur avec un grand sourire… Et non, je ne suis pas la doublure
   de Geneviève Brouillette, compris? Vous n’avez par remarqué qu’elle mesure 30 cm de
   plus!?! Ce que j’aime? Les gens authentiques, rire, la bonne bouffe, les bons vins (avis subtil
   à Maxime C.-P.), la montagne, la VRAIE, en vélo ou en « snowboard ». D’ailleurs, ça fait une
   dizaine d’années que j’en fais (oui, c’est possible quand on a cet âge!). Alors au plaisir de
   vous connaître!
Guylaine Ricard (2e)
                                                                                         Jonathan Banville (3e)
V-P Externe
                                                                                         Secrétaire exécutif                    à votre
                                                                                         service
Devinez qui je suis!!!

J'organise les conférences-midi, je représente les étudiants de Pharmacie à la
                                                                                          Après avoir atteint mes 72 mots
CADEUL, je siège aux réunions du CA et du CE de l'AGEP, je fais le lien entre les        dactylographié à la minute, j’ai pu passer
étudiants de 2e et les profs en plus de faire passer des messages toujours plus          de VP externe, poste que j’occupais
intéressants les uns que les autres sur Pharmet....cela sans compter tous les            l’année dernière, à secrétaire exécutif pour
petits à côtés auxquels je participe au sein de la Faculté.                              l’année 2004-2005. J’aime tellement le
                                                                                         secrétariat que j’occupe également ce rôle
Bravo si vous avez répondu Guylaine Ricard!!!                                            au niveau du PDW 2005! Au niveau de
                                                                                         l’AGEP, mon rôle est de dactylographier
Mes postes officiels sont V-P Externe à l'AGEP et représentante de classe des 2e         les procès verbaux et les ordre du jour en
années.                                                                                  plus d’assister tous les membres du CE
                                                                                         dans leurs tâches ainsi que de faire
Mais, direz-vous, est-ce que cette fille ne fait que participer à des comités et         pleins de petites choses connexes
étudier dans la vie ???                                                                  comme l’achat de matériel de bureau.
                                                                                         Mais pour être un peu plus sérieux, le
Eh bien non! J'aime aussi plusieurs autres activités comme
écouter la télé, magasiner, magasiner, magasiner (est-ce que je
                                                                                         poste de «secrétaire» est très large
vous ai dit que j'aimais magasiner???) et même le parachute (eh                          donc cela me permet partager
oui, même les matantes sont capable de faire ça !!!).                                    mes idées au niveau
                                                                                         du CA et CE pour
Voilà qui me décrit assez bien!!                                                         essayer de faire
                                                                                         avancer les choses.
Bonne session à tous et toutes!!!

Au plaisir de vous voir !!

Guylaine                           JULIE PICHETTE (3e)
                                   VP Finances

                                    Vous dire que j’ai les cheveux rouges suffirait amplement pour vous permettre de me reconnaître. Mais
                                   voilà, par ce texte vous devez apprendre à me connaître. Alors allons-y !! Après un bac en biologie
                                   médicale et une rapide carrière dans la lucrative industrie pharmaceutique, j’ai décidé de réaliser un rêve
                                   de toujours, devenir pharmacienne!!! Après une première année plutôt tranquille, je me suis, l’an dernier,
                                   impliquée dans l’organisation de la Journée Carrière 2004. Me voici cette année dans le rôle de VP
                                   finances. J’ai toujours su que j’étais une excellente consommatrice, dépenser de l’argent n’a aucun
                                   secret pour moi!! Je me suis donc proposé pour dépenser la vôtre cette année. Soyez sans crainte
                                   notre cher président doit contresigné les chèques!!!!!
                                   Au plaisir!!!




                                                                           21
          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
 Les dévoués membres du Conseil Administratif—1e année
Guillaume Leduc (1e)
Représentant de classe

Bon, on va mettre les choses au clair tout de suite.... Non, je n'ai pas 32 ans
(plutôt 23...) Non, je n'ai pas 2 enfants comme le dit la rumeur qui circule... et
oui, il arrive qu'une certaine Catherine K. m'appelle «Thorax!!!» en criant dans
les corridors ou sur le bord de son balcon. La raison? Vous demanderez à la
principale source de ce surnom....      Ensuite, mon premier bacc, je l'ai fait en
biomed et ma maîtrise en développement du médicament, le tout à Montréal,
ma région natale... et en passant, on dit LE bus et pas LA bus.... héhé! Voulez-
vous en savoir plus sur moi? bien je suis capable de faire bouger mes oreilles...
vestige de l'homme de Cromagnon pour séduire la femelle.... J'pense que j'ai
fait le tour de mes anomalies.... Alors si vous avez des questions, gênez-vous
pas pour venir me voir!!

Maxime Chénard-Poirier (1e)                             Danièle Ouellet (1e)
Responsable des notes de                                Représentante socio-culturel
cours
                    Bonjour,                             Bonjour à tous!
                   je m'appelle Maxime                   Mon nom est Danièle Ouellet, je viens de
                   Chénard-Poirier      et              Beauport et je suis une étudiante de
                   j'ai hérité de la                    première année… même si je suis une
                   fastidieuse tâche du                 «vieille croûte», puisque que j’ai l’âge
                   Responsable        des               de la plupart des finissants de cette
                   notes de cours en                    année! (désolée si j’insulte plusieurs
                   première      année.                 d’entre vous avec le terme choisi!!!). Je
                   Non, ce n'est pas                    suis représentante socio première
                   q u e          j ' a i               année (évidemment puisque je suis en
                   nécessairement
                                                        première!). Étant donné mon âge
                   l'âme     charitable,
                                                        avancé, je dois me déplacer avec une canne! Alors si vous me croisez
                   c'est    plutôt    que
                                                        dans les corridors, n’hésitez pas à m’offrir un lift!!! Mais n’ayez crainte,
l'élection était emmerdante et longue.
Je voulais donc en finir au plus tôt. Bon               je ferai de mon mieux pour organiser les party et autres activités
je pensais que c'était une peccadille                   socioculturelles en compagnie de mes collègues et, bien sûr, y
mais telle ne fût pas ma surprise                       participer! Par la présente, j’en profite pour vous passer un message…
lorsque je pris connaissance de                         impliquez-vous, participez aux activités qu’on organise pour vous. Votre
l'ampleur de la tâche. Alors, tel                       passage à l’université en est un qui risque de vous marquer pour
l'aveugle dans une orgie je vais devoir                 toujours (et, en raison de mon expérience, je sais de quoi j’parle!). Vous
me servir de mes mains et transporter                   ne regretterez jamais de vous être impliqués ou d’avoir participé à
vos notes de cours (et aussi les faire                  diverses activités… vous ne pourrez que regretter de ne pas l’avoir
imprimer mais la comparaison aurait                     fait! Alors avant d’être tout ratatiné, recourbé et de devoir prendre 56
                                                        000 médicaments, amusez-vous et profitez de la vie!!!

                       Denis Roy dit le “Jarret Noir” (1e)
                       Rédacteur Junior de l’Impharmation

                        Il vient de la Beauce, mal engueulé de son accent natal, et maintenant connu
                       officiellement comme le seul idiot capable de perdre son Martin sans en avoir encore
                       ouvert une page. Représentant maintenant les premières années au sein de
                       L’Impharmation, Denis devra reprendre ses esprits et tenter de ne pas perdre son idée
                       en plein milieu d’un texte. S’il peut sembler parfois perdu, c’est probablement parce
                       qu’il l’est… Mais au fond, il espère être en mesure de sortir de ces moments lunatiques
                       une pensée près du qualificatif intelligent qu’il tentera de partager avec vous, sur à peu
                       près tout.




                                                      22
             L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
Julien Bureau (1e)
Représentant des sports

 Pour ma part, je viens d’un petit village situé à mi-chemin entre Trois-Rivières et Shawinigan qui
se nomme Mont-Carmel. À tous ceux qui me demandent « c’est quoi ce trou là ? », je leur
raconte l’histoire du gars en avion qui été rentré dans notre tour de télécommunication il y a
environ 3 ans. Je ne sais pas pourquoi mais tout le monde se souvient de cet événement. Vous
vous doutez probablement que je suis un ptit sportif. Et bien oui, si vous ne me voyez pas dans
un cours, c’est probablement que je suis resté sur le court de tennis ou parti à Stoneham par des
belles journées de tempêtes. Les profs de premières années parlent souvent qu’il est bon de
garder un équilibre durant nos études. Pour moi, l’équilibre serait de passer autant d’heures à
faire du sport qu’à étudier… sans oublier quelques partys qui viennent garantir le parfait
équilibre. Je vous laisse là-dessus en vous disant que si vous avez des bonnes activités à
proposer ou si vous voulez en savez plus sur moi (!!!), vous n’avez qu’à venir me parler, je suis
bien ouvert… et bonne session à tous.

Dominique Boivin (1e)                                                 David Trépanier (1e)
représentante CAPSI                                                   Comité de programme

Bonjour tout le monde,                                                Si ma vie était une année, mon premier printemps
Un cheminement bien particulier m’a amené à                           serait en Mauricie, terre native, au cœur du pays,
être représentante CAPSI première année.
Comme la plupart d’entre vous le savent déjà,                          Mon été tapageur et allumé,
mon parcours a commencé au Vandry il y a                              la fougue de l’adolescence,
                   maintenant un peu plus de 6                        vers l’est, à Rimouski,
                   ans. C’est suite à l’obtention
                   de mon MD que je me suis                            Mon automne, ma première
                   aperçue que le droit chemin                        entrée universitaire, à
                   pour moi était la faculté de                       Ottawa, j’explore la
                   pharmacie… il n’est jamais                         physiothérapie,
                   trop tard pour bien faire!
                   C’est aussi avec un demi                            Ensuite un chaud hiver
                   MBA, une maison, un                                sabbatique, dans la
                   conjoint et tout le tralala                        métropole, loin d’ici,
                   que je navigue dans cette
                   grande     aventure. J’ai                           Et la quintessence du parcourt, un nouveau
                                                                      printemps, une autre amorce : à Québec, la pharmacie.
entrepris ce bout de chemin avec vous, et
particulièrement mon rôle au sein de CAPSI,
                                                                       Si la poésie et l’art sont à la recherche d’un certain
parce que je crois en la profession de
                                                                      style et raffinement, il peut en être de même de votre
pharmacien, et je pense que c’est en
                                                                      formation académique. C’est pourquoi je suis fier
s’impliquant à fond qu’on peut faire changer les
                                                                      d’être membre du comité de programme pour
choses et être heureux dans notre profession!                         contribuer à ce que votre séjour universitaire soit

Elizabeth St-Cyr (1e)
Représentante interne
        Salut à tous!
              Je me nomme Elizabeth St-Cyr et c'est moi votre représentante interne en pharmacie pour la première année. Mon
              prénom s'écrit avec un "z" et non un "s" et sans accent sur le "E", comme celui qui est écrit derrière toutes vos pièces
              de une cent. Le message est passé, alors que j'en voie pas un qui l'écrit mal!!! C'est la première fois que je fais partie
              d'en conseil étudiant et je crois que cela va être très belle expérience pour moi. Comme le dit le dicton, vaut mieux tard
              que jamais, n'est-ce pas? Bon en voilà assez pour mon côté quétaine!!! Malgré mon nom écrit à la manière anglo-
              saxonne et mon petit accent anglais lorsque je dis des expressions comme "party" ou "super", je ne suis pas
              anglophone, mais bien outaouaise. Je viens d'une petite ville qui se nomme Aylmer, pas le "Aylmer" des boîtes de soupe
              aux tomates, mais celui en face d'Ottawa sur l'autre côté de la rivière. Par contre, avec toutes les histoires de fusion,
              je suis dorénavant officiellement une Gatinoise. Je suis plutôt timide, mais depuis que j'entraîne la gymnastique aux
              bouts de choux jusqu'aux ados, j'ai appris à prendre ma place, à me faire plus confiance… et à parler plus fort!




                                                                  23
              L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
    Les dévoués membres du Conseil Administratif—2e année
Ariane Laprise-Rochette (2e)                                              Jonathan Caron (2e)
Représentante socio-culturel                                              Représentant du FIEP

 Salut groupe!!!                                                           Jeune homme début vingtaine, poli et propre de sa personne,
         Je m’appelle Ariane et je suis
                                                                          appréciant les longues marches au clair de lune, la lutte gréco-
la vp socio de 2e année. Je suis
connue comme une des filles les
                                                                          romaine et le thé au jasmin recherche jeune femme partageant
plus « badluckée » avec son                                               les mêmes intérêts… Erf ça c’était pour l’autre journal!
nouveau char. J’aime manger de la                                         Sérieusement, j’m’appelle Jonathan, j’ai vingt ans, toutes mes
tourtière, des bleuets et du fromage                                      dents, je suis présentement
Boivin qui fait « scouik, scouik ». À part de ça « là là »                célibataire (voir ci haut héhé!)
j’aime bien avoir du fun avec une gang de « chummés »,                    et je viens de la belle ville de
                          en particulier au rally-appart, au              Rivière-du-Loup! C’est moi qui
                          vins et fromages, au drink the                  serai votre représentant au
                          small town et aux partys de mi-
                          session et de fin de session que
                                                                          FIEP en deuxième année cette
                          nous les nouveaux vp socio                      année! By the way, n’écoutez
                          organiserons pour vous! Alors, il               surtout pas certains
                          faut arrêter de « faire simple » et             détracteurs… C’est pas parce
                          participer en grand nombre ce                   que mes cheveux sont noirs et
                          serait « ben plaisant ». « À                    longs qu’on ne peut pas me
                          cause » que je vous dis ça? Ben                 faire confiance! (Dans tes dents
parce que plus on est de fous, plus on rit! N’oubliez pas,                M-A!) Bon bon bon, je vous
pas besoin d’être « ben rond » pour avoir du fun.
                                                                          entend déjà marmonner avec incertitude et circonspection:
Finalement, je suis bien ouverte aux suggestions, je suis
« ben d’adon », à part en ce qui concerne les filles qui                  Qu’est-ce donc que le FIEP? Eh bien, c’est le Fond
dansent dans des cages pour Monsieur Ménard! ;)                           d’Investissement des Étudiants en Pharmacie! Besoin de plus
Au fait, si vous ne l’aviez pas remarqué, je viens du                     amples informations? Bah euhh... Venez me voir, ça me fera
Saguenay! ;)                                                              plaisir de vous expliquer plus en profondeur de quoi il s’agit! Sur
Bonne session à tous!                                                     ce, je vous souhaite une bonne session à toutes et tous, et que
                                                                          le Schwartz soit avec vous!


Yannick Jean (2e)
Responsable des notes de cours

          Ha! Vous êtes là! Vous savez avec mes études, je n’ai pas toujours le temps de
décrire ma fonction au CA. C’est pourquoi j’utilise l’article dans L’impharmation : c’est
un moyen simple, rapide, efficace et en plus c’est un exutoire gratuit. Voici ma petite
histoire. Je me nomme Yannick Jean, je suis en deuxième année de pharmacie, et avant
que quelqu’un ne se le demande, ce n’est pas un nom composé, mon nom de famille est
Jean. Alors arrêtez de me demander : « Yannick Jean qui? » ou bien de m’appeler Yannick-Jean, ce n’est pas un nom composé (désolé j’ai
ça sur le cœur depuis longtemps). Vous vous rappelez sûrement de moi suite à ma sculpture pileuse du rallye appart de l’an dernier. J’ai
tenté de faire une percée dans le merveilleux monde du CA alors que j’étais en première année et que je me suis présenté comme
représentant de classe, malheureusement vous connaissez tous ma destiné (pour ceux qui ne le sauraient pas Guylaine était notre
représentante l’an dernier). Cette année j’ai fais preuve d’un peu plus d’humilité en acceptant une tache souvent ridiculisée et à la fois très
méconnue de tous. Je suis l’homme derrière les notes de cours, pour rassurer ceux et celles qui n’ont pas confiance en mon sérieux et en
mon sens des responsabilités, heureusement pour vous je ne travaille pas seul, Alexandra est avec moi pour s’occuper des notes. Pour les
gens qui croient que la tache des notes de cours est simple et sans problèmes, vous vous trompez. Plusieurs étudiants sont plaignards, soit
zélés, soit insatisfaisables, soit pas à leurs affaires et dans certains cas ce sont les enseignants qui répondent à certains de ces critères.
Alors j’espère que vous comprenez qu’il n’est pas possible de plaire et de satisfaire tout le monde. J’ai choisi ce poste par choix et je
compte bien faire mon possible pour assurer un bon service.
          J’ai survécu à un échec électoral en première année, mais je suis revenu et je suis donc un des responsables de notes de cours en
deuxième année ce qui fait de moi un « membre » du CA. Qui sait ce qui m’attend en troisième année?
                                                                                                           Merci l’article dans L’impharmation!


                                                               24
               L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
    André Gosselin (2e)
    El presidente… du Galien

     Le toujours très habillé et timide L’Dré les goss Gosselin entreprend sa dictature du Galien. Voici ses dix commandements :
    1.       Venez le voir le plus vite possible pour faire partie du Galien.
    2.       Venez à tous les partys, sauf ceux du Vandry.
    3.       Apprenez que, malgré la croyance populaire, Rimouski n’est pas à côté de Gaspé.
    4.       Peut importe la mode, une chemise rose ne sera jamais très virile.
    5.       Le beat qui est bon c’est celui ou tu parais bien danser.
    6.       Jamais louer un appartement à un homme qui ressemble à l’animal des muppets.
    7.       Jamais faire confiance au gars qui à les cheveux long et noir!
    8.       Le gars qui s’implique à priorité sur le player qui a priorité sur le gars cute.
    9.       Le sexe enlève le mal de tête, appliquez le remède!
    10. Un gars qui promène un chien en laisse c’est cute, mais une chienne qui promène un gars en laisse ça l’est moins.

Caroline Talbot (2e)                                                             Jean-François Turmel (2e)
Comité de programme                                                              V-P Bloc Santé

Salut tout le monde,                                                              Sonnet impromptu de l’interné.
On nous a demandé d'écrire un petit texte pour nous
présenter, mais comble du malheur, on nous a aussi                               Loin de mes deux yeux l’image d’une prison,
demandé d'être drôle et original.... Alors, je m'appelle                         Plutôt celle d’une année passée à parler,
Caroline (avouez que c'est très original comme                                   Pour le bien de tous, un bottin, cotton ouaté,
prénom...) et lors des élections pour le comité de                               Devant la classe, une petite contribution
programme j'ai dit que c'était un poste qui me tenait à
coeur (est-ce possible d'être plus original ? non!?).                            Mais aussi le temps de penser au Bloc Santé,
Encore plus original, je viens d'un petit village en                             De digne représentant je fus l’an passé,
région et , mention très drôle, qui se nomme St-                                 Cette année au poste de V-P projeté,
Alexandre de Kamouraska. En fait, et préparer vous à                             M’acquitterai de cette tâche avec fierté
une grosse surprise : l'originalité n'est pas ma plus
grande qualité... (Avouez que vous êtes estomaqués)                              Mon nom vous est divulgué, Jean-Francois Turmel
Alors reprenez votre souffle car je vous annonce aussi                           À temps perdu, avec un sonnet impromptu
                       que je ne savais pas du tout                              Décris ma vie, qui n’est point celle de Machiavel
                       quoi écrire dans ce petit texte...
                       Hé Ben! Quelle surprise hein?                             Pas facile de conclure ainsi un poème
                       Alors, ne désespérez pas, ce                              En espérant que vous n’en serez pas déçu,
                       texte sans grande saveur viens                            Ma révérence, avant que plus personne ne m’aime
                       de se terminer juste là.

Sarah Fizazi (2e)
Rédactrice sénior de l’Impharmation

 Ceux qui sont en 2eme année se souviennent probablement de mon « fameux » discours :
« euuuuuuh, ben moi ça me tient pas vraiment à coeur » ( sans commentaires…).
Donc mis à part le fait que je ne sois pas franchement douée pour improviser des discours, je suis :
•       une personne plutôt réservée quoiqu’épisodiquement extravertie… comblée de pouvoir être avec ceux que j’aime tout en ayant besoin de me
        réserver de précieux moments de solitude.
•       à la fois amoureuse de l’éclat d’un « White Christmas » nord Américain et sous le charme des exquises et historiques plages méditerranéennes.
•       ravie de passer d’interminables soirées a danser de la salsa tout en privilégiant souvent le confort des soirées pyjama- café -TV.
•        Assez inconsciente pour reprendre 5 cours au peps tout en sachant pertinemment que pendant les semaines d’examens ça va être insoutenable…
•         une fille plutôt têtue, parfois boudeuse, souvent impulsive (n’est ce pas mimi J) mais toujours sincère…
Sur ce, je vous souhaite à toutes et à tous une excellente session et vous invite à écrire ou à nous suggérer des thèmes que vous souhaiteriez voir
abordés.




                                                                          25
                 L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
Vicky Legros (2e)                                                                 Violaine Masson (2e)
Présidente du KIÉPUL                                                              Représentante IPSF


 Salut! Je suis Vicky Legros, étudiante en 2ème année, et je siège au CA en       Violaine veut dire "qui aime voyager" en Martien. Vous me
tant que présidente du KIÉPUL. Le KIÉPUL est une organisation qui existe          reconnaîtrez en vélo, peu importe la
depuis une dizaine d’années et qui comprend jusqu’à ce jour 4 comités             température. IPSF pour International
(voir article du KIÉPUL, “Il n’est pas trop tard” pour plus de détails…). En      Pharmacy Studiant Federation (ou FIEP en
plus de donner une bonne visibilité à la Faculté, le KIÉPUL véhicule bien le      français). Élue à la dernière minute (hier!),
                              rôle du pharmacien d’aujourd’hui qui ne se          j'espère pouvoir en convaincre quelques-
                              limite pas au comptage de pilules mais qui est      un(e)s parmi vous à faire un stage (de 1 à
                              aussi (et surout) de conseiller les gens. J’ai eu
                                                                                  3 mois) à l'étranger. C'est très formateur
                              ce poste de fil en aiguille après m’être
                              impliquée l’an dernier pour monter le comité        et dans 5 ans maximum (avec la maîtrise
                              “Effets Physiologiques des Drogues”. Je veille      en hôpital), on va tous avoir un emploi
                              cette année au bon roulement des activités de       avec les rares semaines de vacances et les occasions de
                              chaque comité. J’ai décidé de faire des études      voyager peu fréquentes qui s'y rattachent. Vous pouvez venir
                              en pharmacie après avoir travaillé dans un          me parler ou m'écrire n'importe quand à
                              laboratoire de recherche pour le cancer et          violaine.masson.1@ulaval.ca pour n'importe quoi (votre chat a la
                              m’être rendue compte qu’il manquait un peu          gale, votre chum doit prendre Cialis, votre belle-mère met de
                              trop de contact humain à mon goût dans ce           l'arsenic dans votre soupe ou tout autre motif sérieux ou pas).
type de travail… Pour ceux que ça intéresse, je viens de l’Outaouais, plus
précisément d’un petit village “nowhere” appelé Masham. Je pense que je
                                                                                  Je vous donne d'autres informations incessamment sur les
vous donne 10$ si vous savez c’est où! Chow!                                      stages et IPSF. En attendant, ne vous tuez pas trop à l'étude et
                                                                                  à l'ouvrage, mais assurez-vous de ne pas nuire à vos patients!
   Catherine K. Beaumier (2e)
   CAPSI junior

   Catherine K. Beaumier [katəRin(ə) K. bomje] nf.; se dit d'une personne occupant le poste de CAPSI Jr. qui jamais
   le rose de délaisse, dont le nom est entouré de mystère, et qui présente plusieurs symptômes du syndrome de
   "réserve d'énergie quasi inépuisable d'origine inconnue" (RÉQIOI).


     Julie Ouellet (2e)
     Rédactrice en chef de l’Impharmation

     Si des neuropsychologues prenaient mon cerveau et l’analysaient, ils me diagnostiqueraient sûrement une rare
     forme de psychose aigue ayant une prévalence de 0,005% et une incidence de 93454 cerveau-minute-1 . En fait,
                        j’ai seulement une imagination débordante… Tellement débordante que parfois mes idées
                        farfelues suintes en dehors de mon cerveau et vont s’agglomérer quelque part dans ma trompe
                        d’Eustache, créant un véritable buffet chinois pour les bactéries sans-abri qui rodent dans les
                        parages (c’est pourquoi j’ai souvent des otites). J’arrive parfois à utiliser mes surplus
                        imaginatifs afin d’attacher les pattes de mes neurones ensemble (dans le but de devenir
                        intelligente). Ainsi, j’ai l’habitude de voir de gentils animaux dans les molécules chimique
                        complexes (la warfarine me fait penser à un hamster un peu timide), ce qui les rend beaucoup
                        plus attachantes! J’ai aussi déjà écrit et mis en scène une pièce de théâtre qui relatait, tout en
                        émotions et en rebondissements, les diverses étapes de la glycolyse (l’acteur jouant le glucose
                        était particulièrement épatant et les deux interprètes des ATP/ADP
                        nous faisaient très bien ressentir la tristesse due à la perte de leur 3e
     phosphate…). À la limite, ça peut sembler utile d’avoir un œdème imaginatif, mais ce
     n’est pas toujours le cas! Ça ne prend qu’un ton monotone, qu’un cours sans images,
     pour que je parte dans la lune, à 384 000 km du Vandry, à essayer de me coudre un sac
     à pain dans le drapeau américain… C’est en quelque sorte pour drainer mon surplus
     d’imagination que j’accepte chaque mois de passer des heures innombrables (les
     appareils ne sont pas assez précis pour les dénombrer) à faire le journal. Oh, j’oubliais :
     malgré mon discours parfois incohérent (ou totalement déroutant), je ne suis pas
     dangereuse (je n’ai pas encore ma ceinture jaune de judo). Vous pouvez donc à loisir
     venir me parler et me donner vos textes pour l’Impharmation! =)




                                                                         26
              L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
 Les dévoués membres du Conseil Administratif—3e et 4e année
Eric Cloutier et                                               Marie-Ève Bélanger (3e)
Marie-Anne Lagueux (3e)                                        Représentante pour l'OPQ
Représentants socio-culturels
                                                                Je suis une jeune femme dans la
                        Elle, tigresse aux yeux couleur de     vingtaine, dynamique, sociable et pas très
                       l’océan, championne des pas-là,         grande, mais dans les petits pots les
                       amatrice de soirées torrides sur la     meilleurs onguents (en application locale
                       peau d’ours devant le foyer,            PRN QID en couche mince; plus efficaces
                       secrétaire hors pair comblant           que les crèmes à cause de leur pouvoir
                       toutes les exigences de son patron,     occlusif… merci les soins!). J’adore
                       recherche soirées endiablées et         rencontrer des gens, le cinéma, les activités en plein air et
bien arrosées afin d’évacuer les frustrations accumulées       beaucoup d’autres petits plaisirs de la vie. Mes ambitions :
dans les réunions de soins. Recherche                          voyager, avoir plus que 35.47 $ en tout temps dans mon
                                                               compte et me réincarner en chat. Je recherche un…euh…
aussi homme avec nuque exceptionnelle
                                                               attendez une seconde, je me trompe d’annonce là je crois
pour caresses sensuelles.
                                                               (ai-je oublié de mentionner que j’ai tendance à être
                                                               lunatique?!). Où ai-je bien pu envoyer mon autre
 Lui, patron dominant de « elle », n’est                       présentation, celle où je dis qu’il me fait plaisir de
toutefois pas l’homme d’une seule                              représenter l’Ordre auprès des étudiants et les étudiants à
femme. Il est également médaillé                               l’Ordre (des pharmaciens évidemment!)?
d’argent dans les pas-là et le lapin energizer de la danse
lascive surtout lors des vins et fromage, du cocep, des
partys de fin de session et…j’en passe. Ennemi juré de la
mémé bleachée de la café, il est tout de même facile de        Pierre St-Onge (4e)
l’apprivoiser en lui flattant le lobe de l’oreille droite.     Représentant de classe (session
Recherche désespérément des salles bondées et des danses       d’automne)
déchaînées.
                                                               Je suis...
Tu t’ennuies, besoin d’un ami, t’es tanné du Vandry ? Suffit
d’un appel pour que tout devienne beau avec les VP SOCIO!!!    -surnommé Peter, Petey, Pete, Big,
                                                               Piééééééé ou "Heille toé" pour les
                                                               pas-intimes.
Jean-Philippe Simon (3e)                                       -le seul vieux de 4e présent au CA
Rédacteur Post-Sénior                                          cette session
Responsable du site Web
                                                               -le seul rappeur de la faculté
Et oui,pour une troisième année, vous aurez le                 (attention Galien 2005.... i'm back!
plaisir ou le malheur de me lire ici ou sur notre              Ch-ch-check it out!)
site web. Je suis donc responsable du journal                  -comique (on n'a pas le choix, nous
                          l'impharmation et du                 les gros, d'être drôles pour avoir des
                          site web de l'AGEP                   amis parce qu'on peut pas se servir
                          pour les troisièmes                  de notre physique pour ça!!) Pourtant, j'aimerais tellement mieux que
                          années. Je profite                   mes amis m'aiment pour mes abdos!!!
                          donc de cet article
                          pour vous dire qu'il                 -l'inventeur des concepts publicitaires ayant le plus fait
                          y aura quelques                      jaser/choquer (culottes à terre + truc de magie poche + spécialiste en
                          grosses nouveautés                   période de rut de la marmotte) Parlez-en à la doyenne!!
                          sur le site web dans
                                                               P.S. Toute reproduction de cette description sans mon consentement
                          les semaines à                       est passible d'une tape su'a yeule ou d'une "bedaine chaude".
                          venir...                             PEACE.




                                                               27
          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                              Et Dieu Créa La Chimie :
                                         Par Sarah Fizazi (2e)

 Charles rencontre Diana, une amie de son co-locataire Doddy , pour la première fois.
Il l’avait déjà vue sur photo et l’avait trouvé de beauté plutôt moyenne…
Seulement, après lui avoir parlé pendant quelques minutes, il se sentait déjà incontestablement attiré
par elle. La conversation n’ayant de surcroît porté que sur de pures banalités il n’arrive pas à saisir les
fondements de cette « chimie »…

                    Les sentimentaux nomment cela des Ames Sœurs et certains vous diront même que ce
                   sont des êtres qui se sont connus dans des vies antérieures... Les scientifiques émettent
                   l’hypothèse d’une attraction purement chimique basée sur des molécules nommées
                   phéromones. Ces composés viendraient des glandes apocrines, qui rappelons le, ne
                   s’activent qu’à la puberté (Aha !!! vous voyez un peu mieux ou je veux en venir…).
                   L’hypothèse la plus en vogue du moment dit que ces molécules inodores seraient
                   détectées par l’organe voméronasal qui commande une augmentation de la
                   concentration sanguine en une série d’hormones impliquées dans la sexualité (par
                   l’intermédiaire de la glande pituitaire). BREF, je vous épargne les détails…

Vous voulez des preuves ?

 L’organe voméronasal est présent chez tous les autres animaux et est
retrouvé chez le fœtus humain. Pendant une expérience on a demandé à 6
hommes de mettre le même tee-shirt deux nuits consécutives (toute
utilisation de parfum ou de déodorant était interdite). Parmi ces hommes, 3
ont des CMH (complexe majeur d`histocompatibilité) similaires à ceux des
femmes et 3 ont des CMH éloignés. Les femmes devaient ensuite choisir les
tee-shirts dont l’odeur les attirait le plus. Elles choisissaient
immanquablement ceux des hommes dont le CMH s’éloignait le plus du leur.
Si ça ne suffit pas à vous convaincre, je ne sais pas ce qui y fera….

Pour ma part je pense qu’il serait assez drôle d’approfondir les recherches là dessus…
Des volontaires pour d’éventuelles expériences ???

                     Alors mesdames, vous voyez bien qu`il est inutile de fermer les yeux à vos Roméos,
                     bouchez-leur donc le nez à la place ! Qui sait, les résultats seront peut être un peu
                     plus probants ?

                      Au fait, pour ceux qui se posent la question, Charles et Diane sont effectivement
                     sortis ensembles… Seulement quelques semaines plus tard, Diane a rencontré
                     Philippe, et la chimie a opéré de façon encore plus puissante qu’avec Charles. Mais
                     qui pourrait l’en blâmer, vous savez comme moi qu’en Chimie tout est question
                     d’affinités relatives…

YARK !!! Je crois, tout compte fait, que je préfère encore la théorie des sentimentaux…




                                                 28
            L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                                   Déboires
                                              Par Denis Roy (1e)
 C’est le plus beau jour de ma vie, je suis accepté en pharmacie ! Enfin, ce ne fut pas
vraiment ce que j’ai dit lorsque j’ai reçu la réponse à ma demande d’admission, ce fut
seulement une satisfaction de travail accompli. Et ce fut encore moins ce que j’ai pensé
lorsque finalement je me suis retrouvé seul dans ma toute petite chambre du pavillon
Moraud.


 Non, j’ai vécu ce premier choc de séparation du milieu familial. Ce ne fut pas facile et je
crois que je ne peux maintenant qu’admirer ceux qui viennent de l’étranger pour étudier ici
ou dans toute autre université. Ma situation était bien loin d’être aussi mauvaise que celle
de plusieurs personnes qui se trouvent à des dizaines d’heures de leur chez eux. Non, moi
je ne suis qu’à une toute petite heure et demie, et pourtant ce fut le moment le plus émouvant de toute ma courte vie.
Et les deux semaines les plus longues…

 Il y eut l’initiation, qui, somme toute, fut très amusante bien que étions fort laids à voir sur Grande Allée. Mais une
fois la poussière retombée, la solitude revenait. Et ces amis qui n’avaient pas compris que le meilleur endroit au
monde pour étudier c’était l’Université Laval ? Il y eut quelques moments de solitudes et ensuite ce terrible retour
vers la maison pour la fin de semaine.

                               Oh soit, tout allait bien, c’était l’Exposition Commerciale, Industrielle et Artisanale de
                              Saint-Prosper et j’allais tous les revoir, parents et amis. Mais je crois que ce fut plutôt
                              une rechute dans cet énervement et cette nervosité croissante qui allait jusqu’à me
                              donner nausées et problèmes de digestion. De ma vie, je ne crois jamais avoir eu si
                              honte de moi, être si faible, était-ce vraiment possible ? Quelle image est-ce que je
                              donnais de moi-même qui avait toujours était fort et puissant dans ses décisions et
                              positions ?

                              Malgré tout je fis la lecture suggérée du cours de physiopathologie (en fait, je lus à ce
moment là la lecture du mauvais chapitre) et fit ce que je pus pour ne pas prendre du retard. Et la semaine reprenait
me laissant trop souvent emporté par des nuits trop courtes et une fatigue grandissante. Fort heureusement,
j’arrivais grâce à ma grande gueule beauceronne à développer petit à petit un réseau de contact, ce qui m’a tenu
cette semaine là.

 Une autre fin de semaine pas très facile et peu reposante, mais tout au moins, un début
de rémission semblait poindre en mon esprit. Ce fut malheureusement une troisième
semaine et une nouvelle étape, cette fois ce fut le doute académique. Une première
semaine complète… Une première semaine folle… Une remise en question complète.
Comme il me semblait avoir réussi petit à petit à passer au travers de mon adaptation
affective, il fallait que maintenant je pense découvrir un nul en moi ?!

 Ça a été la panique… Il me semblait retomber à zéro. Je dus faire une fois encore un
gros travail mental et continuer à miser sur les développements sociaux… Et maintenant
après quatre semaine de « pharmacien en devenir »… Je reprends confiance en mes
capacités tranquillement mais sûrement.

 C’est mon histoire, en résumé. Pourquoi la rapporter ici ? Pour vous divertir et vous rappeler que nous avons tous
nos histoires…




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        L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                     La chronique de Madame Conseil
Chère Madame Conseil,

 J’ai de gros problèmes et j’espère que tu vas pouvoir m’aider. Depuis quelques mois, je
sors avec un gars et ça va super bien avec lui. Le problème est que sa mère ne m’aime
pas du tout et elle ne se cache pas pour me le faire sentir!!

 Je t’explique. La mère de mon chum m’a invité à souper pour me rencontrer.
Acceptant avec joie l’invitation, j’étais tout de même très nerveuse. Voulant faire une
bonne impression, j’avais soigné mon apparence. Donc, j’arrive chez elle et la première
chose que ma belle-mère me dit c’est : Tu es en retard! Bon, ça commençait plutôt mal.
Je me suis confondue en excuses, mais ça n’a pas vraiment arrangé les choses. On est
passés à la table pour le souper et là personne ne parlait. Essayant de briser le lourd
silence, je lance la conversation. À chaque fois que j’émettais une opinion, elle me
contredisait en me disant à quel point ce que je disais était ridicule . Sur le bord des
larmes, je n’osais plus ouvrir la bouche. Mon chum a bien essayé de me défendre, mais
sa mère ne voulait rien entendre. Après le souper, on est passé au salon où elle a
ouvert la télé pour écouter un téléroman en nous interdisant de lui parler. Comme
j’étais épuisée de ma soirée, je suis rentrée chez moi.

 Je suis retournée une autre fois chez ma belle-mère depuis ce
premier souper, car elle n’était pas supposée être là. Je ne me
sentais pas la force de l’affronter à nouveau. Malheureusement
pour moi, elle est arrivée en fin de soirée. Pendant que mon
chum est parti aux toilettes, elle en a profité pour venir me
parler. Elle m’a carrément dit qu’elle ne m’aimait pas, qu’elle ne
m’aimerait jamais peu importe ce que je ferais et que je n’étais
tout simplement pas digne de son fils!!! Là c’était trop! Je n’allais
quand même pas me laisser insulter de la sorte sans réagir!!! J’ai
essayé de comprendre pourquoi elle me détestait autant, mais
tout ce qu’elle me disait n’avait aucun sens. C’était vraiment
insultant!!! Plus capable d’en entendre plus, je suis partie avec la
ferme intention de ne plus jamais revenir.

                   Mon plus gros problème est que mon copain ne croit pas que sa mère
                  est aussi méchante avec moi. Il me demande d’essayer de la
                  comprendre et d’être plus gentille avec elle!!! Là, je ne sais vraiment
                  plus quoi faire. Je n’ai aucune envie de la revoir, mais en même temps
                  j’aimerais ça avoir une bonne relation avec ma belle-mère, surtout si
                  ça peut faire plaisir à mon chum!

                  Alors, aide-moi, car je ne vois vraiment aucune solution!!!




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             L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                            Et Madame Conseil de répondre:
Cher petite bru éprouvée,

Sâche qu’il est de l’instinct de toute bonne mère de vouloir protéger sa progéniture afin d’assurer la
survie de l’espèce. Chez certaines mères, une mutation génétique engendre une surprotection, et ce,
jusqu’à un âge avancé. En effet, les mères affectés sont incapable d’imaginer leur enfant se
débrouiller seul dans la vie. « Qui lui ferait à manger? Qui lui laverait le derrière des oreilles? Qui lui
couperait les ongles d’orteils? Qui ferait son lit?...»

Il est évident que la mère de ton copain souffre d’un tel syndrome. Et c’est simplement parce qu’elle
croit que tu veux lui voler son fils , et du fait même l’exposer à tous les dangers mortels de l’extérieur,
qu’elle te déteste autant.

Que faire alors? Tu dois simplement devenir la sosie de ta belle-mère! En effet, si tu agis comme cette dernière
tout en lui ressemblant, elle te cédera plus facilement son petit chéri d’amour en sachant que tu pourras, aussi
bien qu’elle, t’occuper de ce dernier.

                  Comment faire? Commence par apprendre son livre de recettes préféré au grand complet (c’est
                  pas dûr: t’es en pharmacie!). Puis, propose d’apporter un « petit quelque chose » fait maison à
                  chaque fois que tu vas voir ton chum. Elle finira alors par avouer (à contrecœur) que tu es (un
                  peu) compétente en cuisine. Malheureusement, il se peut que ta belle-mère se conditionne
                  mentalement à ne pas aimer tes plats. Si c’est le cas, une cuillère à thé de glutamate
                  monosodique dans tout ce que tu cuisines devrait faire l’affaire...

Une fois que ta belle-mère aura accepté de reconnaître tes dons de cuisinière, tu pourra
amorcer le reste de ta métamorphose beaucoup plus rapidement:

1)     Apprends à tricoter, puis fais 3-4 paires de pantoufles en phentex à ton chum. Essaie
       de choisir des couleurs laides qui ne fittent pas ensemble, comme brun, magenta et
       turquoise (ça fait plus « pro » du tricot).

2)     Achète des vêtements à ton chum. Rien de beau ou de sexy: des gros bas de laine, des
       caleçons longs et une tuque, tout pour prouver que tu es une blonde-poule qui a à cœur
       que son chum ne s’enrhume pas l’hiver. Applique toi aussi à réprimander ton chum (à
       haute voix et devant la belle-mère) quand il refuse de mettre sa tuque au mois de mars.

3)     Achète-toi des vêtements semblables à ceux de ta belle-mère. Si tu n’arrives pas à en trouver d’aussi laids,
       tu peux chercher dans le département des costumes d’halloween ou utiliser de vieux rideaux. Porte aussi le
       même parfum qu’elle. Si elle n’en porte pas, et qu’elle pue, tu peux imiter sont odeur en te mettant du
       saran-wrap sur les aisselles lorsque tu prends ta douche afin de protéger ta sueur.

4)     Si ta belle-mère a un surplus de poids, applique-toi à engraisser un peu. Pour ce faire, tu
       peux soit manger un quart de livre de beurre chaque matin, soit manger 3 fois par
       semaine chez PFK ou McDonald. Quand tu auras engraissé suffisamment, tu pourras
       discuter avec ta belle-mère de cures miracles en pilules qui ne nécessitent ni régime, ni
       exercice physique.

5)     Apprends les potins de tous les habitants du quartier. S’il n’y en a pas, tâche d’en inventer de bien
       croustillants et controversés. Quand tu en feras part à ta belle-mère, tâche de toujours prendre un air
       révolté à la « ça à donc bein pas d’allure ! » ou à la « où est-ce que le monde s’en va de nos jours? ».

6)     Offre à ta belle-mère de l’aider à faire le grand ménage de printemps à chaque mois. Assure toi de tout
       laver à la perfection avec un zèle obsessif-compulsif (surtout le plafond: ça impression toujours). Dévisse
       aussi toutes les poignées des armoires et déplace tous les meubles afin de pouvoir laver en dessous.

Si tu fais bien toutes ces étapes, il est presque assuré que ta belle-mère finira par t’adorer. Ce qui est moins sûr,
c’est si ton chum, lui, t’aimeras encore… Mais bon, comme diraient mes ancêtres: « on peut pas tout avoir dans la
vie! »




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         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                              Le phénomène Crosby
                                Par Jean-Philippe Simon (3e)
         Cette année, au lieu de « blaster » tout ce qui bouge, j’ai décidé d’écrire à propos du
sujet qui me passe en tête au moment de la rédaction de mon article… Ce mois-ci, j’ai eu mon
éclair de génie en revenant d’un match de hockey junior majeur. J’ai décidé de mettre en
lumière un des phénomènes sportifs les plus médiatisés, sans parler du lock-out de la LNH, le
phénomène Sidney Crosby…

                         Petit moment d’histoire… Joueur de centre de 17 ans, Sidney Crosby
                        est né à Dartmouth en Nouvelle-Écosse le 7 août 1987. Sidney Crosby
                        a été repêché, au premier rang total, par l’Océanic de Rimouski au
                        repêchage de 2003. Avec une première saison remplie de points
                        marqués (135) et d’honneurs divers, Sidney a conquis le cœur des fans
                        de l’Océanic et fait damner beaucoup de partisans des équipes
                        adverses…

             La Ligue de hockey junior majeur du Québec ne pouvait certainement pas se
passer d’une publicité comme celle-là, surtout en cette année de lock-out de la Ligue Nationale
où la majorité des fans de hockey se tournent vers d’autres sources pour combler ce vide. Il est
plus que rare de voir un match de l’Océanic disputé à l’extérieur qui n’est pas à guichet fermé.
Beaucoup d’arénas sont remplies, à ce moment-là, de beaucoup de personnes qui ne
connaissent pas beaucoup de choses au hockey mais qui veulent voir cette vedette qu’est
Sidney Crosby. Voilà une manne que les propriétaires d’équipe ne voudraient pas voir se tarir…

          Ces propriétaires essaient, par toutes sortes de moyens,
d’amplifier cette source de revenus supplémentaire. La moitié des
équipes sont en discussion ou ont décidé, pour l’année 2004-2005,
de vendre les billets des matchs contre l’Océanic en forfaits. Pour
voir un de ces matchs, vous devez acheter 2 autres billets de
matchs différents. Les partisans se voient donc obliger de
débourser plus d’argent pour pouvoir voir ce super joueur… Voilà
de bons exemples où tous essaient de se remplir les poches au
profit d’un phénomène comme Sidney Crosby.


         Finalement, je n’allais quand même pas tout perdre de mes chroniques de l’an passé
et donc je vais sortir mon venin et « blaster » quelqu’un sur ce sujet… Il est possible que
plusieurs personnes ne soient pas d’accord et l’inverse aussi mais ma cible ce mois-ci est RDS,
le réseau des sports…

                J’en ai ras le pompon, au moment d’écouter « Sport 30 Mag », d’entendre et de
                réentendre toutes les belles phrases sur Crosby à tous les jours. Quand
                l’Océanic se fait pêter la face 6-2 (exemple fictif), on entend à peu près juste le
                score de la défaite mais c’est sûr qu’on va se faire répéter que Crosby va avoir
                scoré un but dans la défaite de son équipe… On s’en fout-tu rien qu’un peu ?
                J’aimerais bien plus savoir les faits saillants du match et les résultats des
                joueurs de l’équipe gagnante quand la victoire est si importante… pas des
                bagatelles à propos d’un seul joueur qui était dans le match pendant la
                rencontre… Oui, il est bon mais on le sait déjà ! Trouvez-nous des nouvelles
                « neuves » bonyenne !




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        L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
       Jean-Claude Van Damme : Philosophe Malgré Lui
                             Par Jonathan Caron (2e)

      Bonjour à tous! Après avoir discuté avec la
rédactrice en chef du présent journal, et ayant pris
connaissance du manque flagrant d’articles pour la
première parution (celle que vous lisez en ce moment), je
me suis fait un devoir de vous pourrir la vie avec l’un de
mes écrits miteux. En effet, Jean-Claude Van Damme
n’est probablement pas un sujet d’intérêt, j’en conviens
volontiers. Cependant, cet homme, né sous le nom de
Jean-Claude Camille François Van Varenburg dans un
petit village belge à la fin 1960, est bien plus qu’un
pathétique acteur spécialiste d’arts martiaux. En réalité,
ce grand (vous ferez vos propres appréciations à la fin
de ce texte) homme est en fait un poète, un philosophe.
Afin de vous en convaincre (en espérant que personne ne prenne ceci au sérieux),
je vous ferai part de quelques unes de ses citations les plus savoureuses,
répertoriées à travers ce merveilleux outil de communication qu’est l’internet.
J’espère que vous aurez autant de plaisir à lire ces quelques lignes que j’en a eu
moi-même!

 À propos de la femme moderne : "Ma femme n'est pas ma meilleure partenaire
sexuelle, mais elle fait très bien le ménage." Maintenant je comprends mieux
pourquoi il en est rendu à son quatrième mariage …

                                   Au sujet des cacahuètes, Van Damme a un jour
                                  affirmé : " J'adore les cacahuètes. Tu bois une
                                  bière et tu en as marre du goût. Alors tu
                                  manges des cacahuètes. Les cacahuètes c'est
                                  doux et salé, fort et tendre, comme une
                                  femme. Manger des cacahuètes, it's a really
                                  strong feeling. Et après tu as de nouveau envie
                                  de boire de la bière. Les cacahuètes c'est le
                                  mouvement perpétuel à la portée de l'homme ".
                                  Qui a dit que le mouvement perpétuel était un
concept impossible à réaliser?




                                        33
       L’Impharmation—Spécial rentrée 2004

 En poursuivant dans la même veine avec nos amis les noix, et toujours avec le
même goût : " Une noisette, j'la casse entre mes fesses tu vois... ", démontrant ici
toute la modestie dont fait preuve le belge…

Si vous comprenez quelque chose à celle-là, c’est que vous êtes très fort : "Je
crois au moment. S'il n'y a pas le moment, à ce moment-là, il faut arriver à ce
moment-là, au moment qu'on veut." Wow…

Van Damme est aussi photographe à ses heures ! : "T'as pas besoin
d'un flash quand tu photographies un lapin qui a déjà les yeux rouges."

 Finalement, je vous laisse avec deux dernières citations, la première
sur sa conception du nu, et la seconde, ma préférée, sur sa vision de
l’air… Enjoy !

" Me montrer nu de dos ne me pose pas de problème mais, de face,
c'est une autre histoire, je ne voudrais pas perdre tout mes fans. "
                          Syndrome narcissique démesuré ou grave manque de
                          confiance en soi?

                              " Je suis fasciné par l'air. Si on enlevait l'air du ciel,
                             tous les oiseaux tomberaient par terre....Et les avions
                             aussi.... En même temps l'air tu peux pas le toucher...ça
                             existe et ça existe pas...Ca nourrit l'homme sans qu'il
                             ait faim...It's magic...L'air c'est beau en même temps
                             tu peux pas le voir, c'est doux et tu peux pas le
toucher.....L'air c'est un peu comme mon cerveau... "


 Comme vous pouvez le constater, JCVD est un homme
multidisciplinaire, passant aisément des arts martiaux
à la philosophie, en passant par la chimie et
l’astronomie. Les belges sont trop souvent considérés
comme les « Newfies » d’Europe, mais avec des porte-
étendards comme Monsieur Van Damme, il est difficile
de penser autrement … Finalement, je vous encourage
fortement à participer aux prochaines parutions de
l’Impharmation ; dans le cas contraire, je vous reviendrai le mois prochain avec un




                                      34
         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                   Perfide félonie
                           Par Jean-Christophe Tremblay (3e)


                                      Chapitre 1
                                     La rencontre
       Geneviève et Annick m’avaient pourtant énergiquement mis en garde contre le
charme trompeur de cette vision du paradis, contre le venin qui ruisselait de l’âme de cette
jeune beauté somme toute innocente, envers la perfidie de la princesse de beauté que je
contemplais pleinement pour la première fois. Malheureusement pour moi, déjà tombé
sous son emprise machiavélique, mon aveuglement fut la cause de ma perte… J’avançai
malgré moi, le souffle coupé devant tant de volupté, hypnotisé par ses
cheveux longs qui semblaient murmurer mon nom à travers leurs
vagues filaments d’un brun doux comme la montagne à l’aube du
printemps. Assailli de toutes parts, mon cerveau ne put ainsi résister à
son parfum enjôleur qui pénétrait dans mes narines, tel l’effluve divin
de l’hydromel. Pas à pas, bébé qui apprend à marcher sur le chemin de
la vie, j’osai courageusement approcher cette reine qui enflammait
mes sens, et ce malgré la peur du rejet que m’inspirait mon propre
corps putride et répugnant. Ma gorge s’asséchant à vue d’œil et mes
mains se transformant en torrents d’une moiteur insupportable, je
rassemblai tout mon courage et lui adressai enfin la parole… Aucun rejet. Aucun
ricanement. La bonté même émanait de cette femme enjouée qui me fit le plus beau
sourire que j’eus l’opportunité de contempler dans ma triste vie. Émerveillé devant tant de
gentillesse, je m’empressai de lui offrir de partager l’atelier que j’occupais en compagnie
de Louis. Invitation qu’elle accepta avec joie, une vague lueur de bonheur dans les yeux…


                                            ***

                                     C’était un inconnu qui pénétrait dans la maison
                              familiale ce jour-là. Empreint d’une joie de vivre sans
                              pareille, personne ne pouvait me rattacher, même un
                              tantinet, à l’homme déprimé et amer que j’étais quelques
                              heures auparavant. Et c’est ainsi que je souris pour la
                              première fois en 2 ans. Mon année à venir, qui me
                              paraissait, à prime abord, ennuyante et monotone, venait
                              soudainement de prendre une tout autre tournure suite à la
                              rencontre d’un ange. J’étais heureux de recommencer la
                              redondance inhumaine du semestre scolaire! Normal,
                              puisque cet enfer sur terre était subitement devenu le
paradis que j’attendais vainement…

                                            ***




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
       Et oui! Je m’étais bel et bien laissé enguirlander par ce chérubin, cette femme qui
n’était que douceur. Ainsi, quelle ne fut pas ma joie de la voir gentiment assise à mes côtés
lors du cours de physique. Cette année là allait sceller un bonheur qui s’annonçait éternel.
Des bonnes notes en perspective et Aphrodite en personne auprès de moi! De plus,
j’enrichissais ma culture par l’étude de la sublime langue étrangère qu’est l’allemand. Tout
allait être pour le mieux dans le meilleur des mondes...

                                               ***

       Premier événement. Je pénètre silencieusement dans le local à l’occasion du premier
véritable cours de chimie lorsqu’elle rencontre l’une de ses vieilles connaissances de l’année
dernière. Après quelques instants de bavardages,
elle me délaisse pour l’accompagner avec
nonchalance jusqu’à la table « devant-droite ». Elle
venait de se joindre à cet imbécile pour les
semestres scolaires à venir, nous délaissant, moi et
Louis, comme de vieilles chaussettes sales et
indignes de sa présence. Et moi, piteux et soumis
comme un ivrogne, ai accepté de me rabattre, sans
mot dire et sans même tenter d’émettre un
commentaire, sur la table « devant-gauche ». Cette lâcheté maudite allait déterminer mon
destin, me prédestiner à une année de soumission et de cruelles souffrances aux pieds de
cette irascible dominatrice… Mais inutile de s’alarmer. Je viens à peine de la rencontrer. Il est
tout à fait normal qu’elle ait des prédispositions envers son ami de toujours. Et, de ce fait, j’ai
conservé au sein de mon esprit mes propos scabreux…

                                               ***

        Hourra! Le bus approche lentement de la rue Bouchard tandis que moi, perdu dans
mon rêve où je n’entendais désormais plus le « Renaud » volubile qui m’octroyait le privilège
de sa présence, je ne tenais plus en place. La voilà, son manteau rouge rehaussant son teint
d’une clarté immaculée et mettant en valeur ses lèvres sensuelles qui firent germer en moi
                                          l’idée, qui se concrétisa plus tard, de la traiter
                                          comme « mein herrlich fürstin » ( ma magnifique
                                          princesse ). Elle me refait son sourire irrésistible et
                                          dépose délicatement ses belles fesses et ses
                                          cuisses galbées près de moi, qui suis sur le point de
                                          perdre conscience…. Je contemple tendrement sa
                                          belle chevelure qui lui coule doucement le long des
                                          épaules, qui dansait quelques instants auparavant
                                          au gré des fantaisies du vent. Et j’écoute sa voix
                                          enchanteresse qui pénètre mon tympan et fait
                                          vibrer ma corde sensible, soudainement agitée de
                                          soubresauts d’extase… C’est également à ce
moment que je fais la connaissance de celui qui allait devenir, de bonne grâce tout de même,
un obstacle à mon bonheur, puisqu’il s’arrogeait le droit d’occuper la place que je réservais à
mon aimée 1 fois sur 2. Contrairement à ce qu’il peut penser, je ne l’ai jamais détesté,
malgré la hargne que j’éprouvais chaque fois qu’il prononçait ces mots indélébiles : « Tu te




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
tasses-tu Renaud ?» Enfin… Si tu viens, un jour, à mettre la main sur ce manuscrit, saches
que je ne t’ai jamais haïs, même que j’avais un faible pour ta bonne humeur et ton énergie
débordante…

        Touchant déjà à sa fin, le trajet certes banal de l’autobus n’allait jamais s’estomper
de ma mémoire famélique de moments aussi intenses. Je débarquai totalement marqué par
ce fabuleux voyage où mes sens furent émerveillés par cet amalgame de féminité et
d’indépendance féroce. J’étais totalement amoureux, subjugué par cette tigresse d’une
beauté implacable. Je la laissai descendre, lascive, regrettant que ce qui m’avait semblé être
un songe immortel fusse déjà achevé. Et je la regardai une dernière fois se déhancher, ses
cheveux suivant le mouvement gracieux de sa démarche féline, ce qui embrasa mon cœur de
glace…

                                                                 ***

                                       À la suite d’une interminable période de contemplations
                                      et de chagrin devant mon impuissance à établir un
                                      contact plus durable qu’un simple hochement de tête à la
                                      prélude du cours, j’étais fin prêt à tenter le coup le plus
                                      audacieux de ma jeune existence, à inviter cette déesse
                                      sur qui j’avais jeté mon dévolu à m’accompagner…à la
                                      piscine! Et oui, mon manque d’originalité est flagrant,
                                      n’est-ce pas? Mais c’était tout de même un début et,
d’une manière ou d’une autre, j’avais déjà la gorge qui se resserrait comme un étau rien que
d’envisager son refus catégorique qui, soit dit en passant, me paraissait immanquablement
prévisible. Alors, quelle ne fut pas ma joie de la voir allégrement accepter, et ce avec une
absence notable d’hésitation, mon humble rendez-vous… J’étais au 7e ciel, attendri par une
volupté digne du nirvana! Et son sourire… Je fondais littéralement, emporté par la déferlante
des émotions qui m’entraînait inexorablement vers elle, tel un naufragé vers une île déserte
salvatrice. Mais j’étais loin de me douter que cet angelot d’une pureté sans pareil n’était
autre qu’un horrible démon de perfidie… Ne pouvant tenir en place, je me préparai
inlassablement à rencontrer personnellement, pour la première fois, mon aimée, celle dont la
démarche frivole provoquait en moi des sensations qui m’étaient jusqu’alors littéralement
inconnues. Vite! Crème à barbe, parfum, chandail neuf… Je ne me rendais qu’à la piscine,
mais ma mère aurait juré, en m’apercevant ainsi accoutré, qu’un rendez-vous galant en
compagnie de ma fiancée m’attendait… Mais tel n’était pas le cas, puisque David me faisait
également cadeau de sa présence ( j’étais trop timide pour y aller seul, que voulez-vous… ).

         Ouf! Je descends doucement de l’automobile en
marche, me dirigeant à pas feutrés vers l’entrée de sa
magnifique demeure, nerveux, quasi suffocant. Elle est là! Elle
embrasse amicalement sa mère, se détourne vers moi à la
vitesse de l’éclair et m’adresse un « Bonjour! » d’une voix si
retentissante qu’elle restera à jamais gravée dans ma mémoire.
Ça y est! Elle est assise près de moi! Cette beauté animale
m’octroie enfin le privilège de sa venue après une insupportable
attente. Nous sommes arrivés… Elle descend gracieusement du
véhicule, l’odeur de ses cheveux m’enchaînant à sa démarche
légère, et nous pénétrons à l’intérieur de l’enceinte du C.R.E.P.S.




                                               37
          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
         Mais la vision suprême ne m’était point encore apparue… Elle pénètre dans la
piscine. Wow! Des hanches effilées, un corps digne de Perséphone elle-même, d’une
splendeur à rendre les hommes déments ( ce qui devait m’arriver par la suite, d’ailleurs… ),
de petits seins mignons que j’aurais ardemment désiré caresser, des fesses d’une légère
rondeur… En fait, une représentation vivante de mes fantasmes les plus fous, qui n’allait,
d’ailleurs, cesser d’hanter mes nuits par la suite… Ah! C’était plus que ma frêle carcasse ne
pouvait endurer, avait la force de supporter. À cet instant précis, je savais sciemment que
mon indépendance farouche s’était envolée à jamais, que cette créature ferait de moi son
esclave passif, consentant, dans l’assouvissement de ses plus vils instincts. J’étais
totalement à sa merci et je ne pouvais en rien résister à cette force avilissante qu’était mon
amour pour elle!

                                    ***

         Religion… Quoi de plus stupide que ce concept d’harmonie
universelle totalement erroné, cette idéologie grotesque que je fus forcé de
supporter seul, puisque séquestré à mille lieux de celle qui me faisait
chavirer. Imaginez la cruelle déception que j’éprouvai en la voyant de
nouveau, mais involontairement cette fois, s’éloigner de moi, son bureau,
situé à une distance incommensurable de mon cœur, ayant été
méchamment désigné par celui que je considérais désormais comme le
pire des tyrans. Vil professeur… Je le détestais littéralement, ce fomenteur
de troubles qui écrasait ma passion en m’enfermant dans le cachot de
l’isolement, tel un supplicié condamné à la flagellation perpétuelle, en plaçant un voile de
ténèbres et de brume devant mes vains espoirs de rapprochement intime… Et c’est ainsi que,
pour assurer ma survie dans cette caverne de silence, je me mis à admirer ma belle,
                  silencieusement, en détournant subtilement ma tête au gré des
                  commentaires d’Alexandre, ce qui me permettait de l’entrevoir à des
                  intervalles plus ou moins réguliers, ce qui n’apaisaient malheureusement
                  pas mon inextinguible soif…

                                                       ***

                  Je sens sa chaleur m’embraser tel un fétu de paille, maintenir vivace la
                flamme du désir insatiable qu’elle provoquait en moi à chaque fois qu’elle
                s’assoyait dans mon champ de vision. Que je l’adorais! Dès qu’elle posait
                ses pieds de ballerine sur l’escalier et qu’elle traversait l’embrasure de la
                porte, j’avais envie de chanter et de lui réciter les épodes que j’avais écrites
en son honneur la veille, malgré l’évidence que le bus débordait de pauvre idiots incultes, qui
ne possédaient aucun sens poétique leur permettant de comprendre le sens de mes
discrètes analogies. J’étais heureux… et malheureux à la fois. En effet, ce fut une cruelle
tragédie que m’octroya Dieu, dans sa rage vengeresse, que d’aimer une sirène amère qui
n’avait comme ambition que de m’enfoncer au plus profond des abîmes de l’esclavage.
Incapable de respirer seul, ayant perdu toute autonomie en raison de son charme
hégémonique, j’avais désormais désespérément besoin de cette créature divine, comme un
plongeur de son scaphandre. Je pensais bien mourir le jour où elle me quitterait… Voilà à
peine 2 semaines que je la connaissais et c’en était déjà fini de moi. Je voulais la revoir
absolument. Ainsi, je comptais bien remettre ça et l’inviter à nouveau à la piscine, étant




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       L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                        Intelligence Émotionnelle
                                par Sarah Fizazi (2e)

                                     John et Jaqueline sont en couple depuis 7 ans. Ils
                                    s’étaient connu à l’université et sont unis par le
                                    souvenir de moments absolument uniques (les
                                    jeudis soirs au grand salon, le rallye apart, les
                                    partys au Vandry J…). Leurs chemins ont toutefois
                                    commencé à diverger il y a de cela quelques mois.
                                    Ils n’avaient pas la même vision de l’avenir. À 28
                                    ans, jaqueline rêvait de fonder une famille. John
                                    voulait un avenir à la hauteur de ses ambitions
                                    (limousine, bureau au 20eme étage, belle
                                    secrétaire en mini jupe et tout le tralala…). Il a
                                    accepté un contrat avec une
multinationale qui l’envoyait très souvent à l’étranger (et en plus
en dans les hôtels 5 étoiles, il n’a pas a faire la vaisselle !).Se
détachant l’un et l’autre de ce que désire et de ce que vit le
conjoins il perdirent progressivement cette cohésion qui est à la
base même de la notion de couple. Prenant conscience de cette
réalité, Jaqueline décide de mettre terme à la relation. Elle en
parle à sa meilleure amie, Marilyn. -« Je sais que je suis avec lui
depuis si longtemps que le fait de redevenir célibataire a un cote
insécurisant mais il est hors de question que je vive avec lui par
habitude. Dans un sens, je l’aime encore mais c’est plus le
passé que l’avenir qui nous rattache. Je ne suis plus heureuse
dans cette relation, et lui non plus d’ailleurs. Alors à quoi se
mentir et continuer ? ». Une semaine plus tard, Jaqueline a
déménagé et a définitivement laissé le souvenir de cette relation
derrière elle…

 Marilyn est avec Enrique (devinez son nom de famille !!!) depuis 2 ans. Enrique fait
partie de ce que l’on pourrait nommer les séducteurs pathologiques (J’ajouterais
même pathogènes). Il suffit que Marilyn soit à plus d’un mètre pour qu’il se mette à
en « cruiser » d’autres… (C’est qu’il est très sensible aux phéromones le pauvre
                                  petit J ). Aller à une soirée avec lui est devenu
                                  pour Marilyn une véritable torture… Elle doit
                                  constamment garder un œil sur lui, et se sent
                                  menacée dès qu’une belle fille passe à proximité.
                                  Quant à le savoir seul, c’est encore pire… Elle ne
                                  devine que trop justement le dénouement de la
                                  soirée (pas besoin de vous faire un dessin…).Se
                                  confiant à Jaqueline elle lui dit : « J’ai souvent
                                  pensé à rompre. Je l’ai même quitté une fois,
après l’avoir surpris avec une autre. Puis il est revenu, m’a juré que c’est moi qu’il




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
aimait et qu’il ne recommencerait pas. J’ai voulu y croire de toutes mes forces. Il a
pourtant recommencé… Quant à moi,l’idée de vivre sans lui me paralyse de plus en plus.
Depuis qu’on est ensemble mon estime de moi est en chute libre, tout comme mon travail
d’ailleurs. Je suis en train de perdre tout ce que j`ai mis si longtemps a construire. Et
pourtant je le sentiment de n`avoir aucune emprise sur ce qui m`arrive ! Pourquoi est ce
que je ne trouve pas la force de le quitter et de tourner la page ? Comment fais-tu pour
gérer ta rupture et mener à bien ta carrière ? »

                      Que votre devise soit "l`Amour rend aveugle" ou non, vous avez
                     sans doutes remarqué que, face aux émotions nous ne sommes
                     pas égaux. Alors que certains semblent capables de gérer
                     n`importe quel problème avec force et raison, d`autres se laissent
                     emporter au gré de leurs émotions... C`est ce que l`on nomme :
                     l`intelligence émotionnelle. Une forme d`intelligence longtemps
                     méconnue, mais qui a l`ère des anti-dépresseurs est tout a fait
                     incontournable. Regardez autour de vous et vous verrez assez
                     rapidement qu`elle conditionne la réussite en société de l`individu
                     au moins autant que son intelligence rationnelle ! Car quoiqu`on en
                     dise, le "génie" abattu et submergé peut difficilement tirer profit de
son Q.I ...

 Reste à savoir dans quelles mesures cette intelligence est innée et jusqu'à quel point
elle peut être acquise. La multiplication des cas de dépendance affective et de
dépression ne seraient-ils en fait que les symptômes de problèmes bien plus profonds ?
Peut-on penser que l’éclatement des familles, le manque de support fiable familial ou
amical et la notion de plus en plus axée sur l’individualisme des couples seraient a la
base de ce manque de repères affectifs ? Et si Enrique n’était au fond qu’une personne
qui puise sa confiance en lui-même à travers une séduction effrénée…Ses conquêtes ne
seraient alors qu’une étape dans sa quête d’auto appréciation… Estime de soi qui aura
tôt fait de s’estomper car elle n’émane pas de facteurs constants (de l’intérieur
idéalement, ou des proches). Eh oui, il est bien plus facile d’être fort et sur de soi quand
on bénéficie du soutien d’une famille unie et d’amis présents et fiables… Une inégalité
supplémentaire entre les individus. Et c’en est une de taille, car elle a la très
malheureuse tendance de se transmettre de génération en génération… L’absence de
modèle de cohésion familiale formerait-elle les « Marilyn » et les « Enrique » ? Des
Marilyns et des Enrique qui semblent chercher un équilibre tout en mettant presque
inconsciemment toute les chances contre eux… Je ne prétends pas être en mesure de
donner des réponses… Le cerveau humain et tout particulièrement ce qui touche à
l’affectif met en jeu d’innombrables paramètres. Mais je trouve dommage que l’on ne
s’intéresse trop souvent qu’a la pointe des icebergs. On ne s’attaque bien souvent qu’aux
symptômes oubliant l’essentiel, l’affliction…

 PS : Après avoir lu ce texte Enrique regretta son Don Juanisme (un
nouveau mot !).Il pris la sage décision de devenir un type bien… (Pas
plus d’une infidélité par mois !!!)Il demande à la belle Marilyn de
l’épouser. Et comme un diamant de X carras ne se refuse pas, elle
dit « OUIIIIII » ! Dix ans plus tard, ils ont trois adorables bambinos :
Marie, Mario, et Maria ! Ayant du subir une intervention mineure, le médecin d’Enrique
lui appris qu’il était stérile… En un instant, il comprit soudainement pourquoi les 3 bouts



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           L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                                 Chronique Cinéma
                             Par Marianne Émond (2e)
Cette année, je vous reviens avec une chronique cinéma plus complète! Yé! Pour ce premier
numéro de l’Impharmation de l’année, je fais la critique de deux films de filles : le premier
Réellement l’amour est sortie en DVD et vidéocassette au mois de mai et le deuxième Wimbledon est
présentement au cinéma. Donc, si vous êtes tannés d’étudier votre chimie ou vos sciences
pharmaceutiques, prenez une pause et regardez un bon film!!!


                                     Réellement l’amour

 Réellement l’amour (version française de Love Actually) est un film que
je me lasse jamais d’écouter. Dés les premières minutes du film, j’ai
su que j’allais l’adorer!!! L’amour est abordé sous toutes ses formes
dans ce film, ce qui en fait un film universel. On se reconnaît
facilement au travers des différents personnages, on oublie que ce
sont des acteurs et nous embarquons encore plus dans l’histoire.

 Le film est réalisé par Richard Curtis qui a entre autres fait Le Journal
de Bridget Jones, Quatre mariages et un enterrement et Notting Hill avant
de se lancer dans Réellement l’amour. Avec ce film, Richard Curtis
continue de nous impressionner en créant des films qui s’écartent des
autres.

 Réellement l’amour raconte neuf histoires d’amour qui se passent à quelques semaines de Noël.
Chaque histoire nous présente une facette de l’amour : l’amour interdit, le coup de foudre, l’amour
platonique… Les personnages sont tous très attachants même si nous ne les voyions pas
longtemps. Chaque épisode vient nous chercher. Les acteurs sont tous très bons. Il y a d’ailleurs de
nombreux acteurs connus dans ce film comme Hugh Grant qui joue le rôle d’un politicien
maladroit qui vit un coup de foudre, Emma Thompson qui est très touchante dans le rôle d’une
femme dont le mari la trompe, Keira Knightley qui est l’objet de l’amour du meilleur ami de son
mari et j’en passe… Il y a même Rowan Atkinson (Mr. Bean) qui fait une brève apparition dans le
film.

Dans ce film, la trame sonore est presque aussi importante que le scénario. Sans elle, Réellement
                                l’amour ne serait pas du tout le même film. Les chansons nous
                                font partager les sentiments des personnages. Donc, si comme
                                moi vous appréciez ce film, la trame sonore est un
                                incontournable!!!

                                    Bref, Réellement l’amour est un film à voir, car il se démarque de
                                   tous les autres films d’amour. Avec ce film, on est très loin de
                                   tous les clichés des « films de filles » habituels, c’est d’ailleurs
                                   pourquoi je le conseille à tout le monde qui a envie de voir un
très bon film.




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          L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
Appréciation : 10 pilules sur 10!!!


                                          Wimbledon

Jeu, set et match. Wimbledon gagne quand même son pari de nous montrer plus qu’une simple
histoire d’amour en nous découvrir les coulisses du tennis.
Sans être un grand film, Wimbledon divertit tout en nous
montrant une facette peu connue du tennis professionnel.

 Peter Colt (Paul Bettany) participe au tournoi de Wimbledon
pour la dernière fois de sa carrière de tennisman. Une erreur
de la part du maître d’hôtel, va changer sa destinée. Lizzie
Bradbury (Kirsten Dunst), jeune étoile montante du tennis,
sera le dernier espoir d’un esprit d’un perdant. Évidemment,
l’amour naître entre les deux joueurs de tennis, mais ils
auront quelques difficultés à vivre pleinement leur amour, entre autres à cause du père de Lizzie
                                                qui ne lui permet aucune distraction pendant le
                                                tournoi.

                                                Paul Bettany, qu’on a vu dans Maître à bord et dans
                                               Chevalier, est une étoile montante du cinéma. Il sera
                                               probablement amené à jouer dans d’autres films de
                                               ce genre à cause de son charisme. Bref, il offre une
                                               bonne performance côté acteur et tennisman. De
                                               son côté, Kirsten Dunst (Spiderman et Le sourire de
                                               Mona Lisa) offre une moins bonne performance
                                               comme joueuse de tennis, mais le couple qu’elle
                                               forme avec Paul Bettany est convaincant.
                                               Connaissez-vous John McEnroe? C’est un ancien
                                               numéro un mondial de
tennis qui fait une apparition dans le film comme commentateur, tout
comme Chris Evert. Leur présence rend Wimbledon plus vraisemblable.

 Ce qui m’a beaucoup accroché dans ce film c’est l’intrusion dans la tête
du joueur au cours d’un match. C’est intéressant de voir qu’est-ce qui se
passe quand on est en train de gagner ou de perdre. D’ailleurs, lors de la
rencontre ultime entre Peter Colt et de la coqueluche de ces dames, la
tension est palpable ce qui nous laisse croire que nous avons la chance
d’assister à la finale d’un tournoi du grand chelem. La qualité du tennis
dans ce dernier est impressionnante, nous avons l’occasion de voir
plusieurs bels échanges.

 Qui sera le grand gagnant??? À vous de le découvrir en allant voir Wimbledon. Malgré les bons
vieux clichés de ce genre de film, ce n’est pas une perte de temps et d’argent que d’aller voir ce
film. Les filles et les amateurs de tennis trouveront particulièrement leur compte dans Wimbledon.

Apréciation : 7 pilules sur 10




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         L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                            Premiers Pas-là de l’année
Note de la rédactrice en chef: Étant donné que vous lisez tous l’Impharmation principalement pour les
pas-là, vous seriez sûrement déçus à prendre du Paxil jusqu’à la fin de la session si vous vous rendiez
compte qu’il n’y en avait que 6 dans ce journal-ci. Dans le but d’éviter tout traumatisme
psychologique, j’ai décidé de grossir la police de caractère afin que vous ayez l’impression qu’il y a
autant de pas-là que d’habitude.



M.T. (une française) ne comprenant pas trop ce que nous (les
québécois) entendons par le terme "chemise carrotée", nous demande
s'il s'agit d'une chemise avec des carrotes en imprimé ou tout
simplement d'une chemise orange... Je promets M.T. de dorénavant
utiliser le terme "chemise à carreaux"…


Brian (3e) durant son exposé de soins de peau et soleil: « on a supposé que
le patient avait les cheveux blonds à cause de son nom de famille, Blondin »

Jonathan Caron (2e): Vous avez jamais vu un gars de Rivière-du-Loup
chou!
Amélie Boudreau (2e): « Chou »? !?
Jonathan Caron (2e): Bein oui, quand t’es entre chaud pis saoul!


Dre. Marjolaine Tremblay: "Si je me fait ramoner en dorsal"
En parlant d'un éventuel assaillant qui l'atteindrait de coups de couteau au
niveau des cornes dorsales de la moelle épinière.

Frank (2e) a dit : «Aller étudier avec Louis Ménard, c'est comme
cruiser une grosse : ça donne rien, c'est juste drôle !!!»

Durant le cours de Chimie Pharmaceutique, Joël Fortin demande : «
Ammonium, c'est pas un groupe de musique ça ? » Puis, après quelques
minutes, il ajoute : «Analgésique, est-ce que ça veut dire qu'il faut se le
rentrer dans le cul ? »




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            L’Impharmation—Spécial rentrée 2004

                                         Bloc-notes pour pas-là
Bon voilà, j’ai une dure nouvelle à vous apprendre. J’espère ne pas trop vous angoisser, mais je vais tenter d’y aller doucement…
Vous rappelez-vous l’histoire du père noël qui apportait les cadeaux? Et bien, c’était de la frime. Si vos parent n’avaient pas été là,
vous auriez passé tout le réveillon à écouter vos tantes parler de rhumatismes en regardant le plancher… Puis, on vous a raconté
l’histoire de la cigogne qui transportait des choux dans lesquels poussaient les bébés après qu’on les ait mis au frigo 2-3 jours.
C’était faux aussi. Je pourrais vous dire que les pas-là poussent dans les buissons tout près du Vandry, mais je vous mentirais
encore… Je comprends que c’est très dur d’affronter la réalité, mais rendez-vous à l’évidence: les pas-là n’apparaissent pas par
magie… Ça prend des gens pour les dire et d’autres pour les noter! (sous-entendu: vous) Je sais que c’est difficile et que ça
demande un effort d’attention soutenu, et c’est pourquoi je tiens à vous offrir un bloc-notes pour pas-là officiel, qui contient même
des lignes. Découpez cette page et tenez-la toujours à portée de la main, prêts à noter toute stupidité, et ensemble, nous pourrons
perpétrer une nouvelle génération de pas-là dans le prochain journal! =) Merci!
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                                    Pas-là -> Impharmation@pha.ulaval.ca


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      L’Impharmation—Spécial rentrée 2004
                   News Express de la Doyenne
                             Par Monique Richer
Le 10 septembre 2004 a eu lieu, à
Fossambault-sur-le-Lac, la première
édition du Triathlon Centraide-Rouge
et Or. L'équipe de pharmacien-nes
de la Faculté de pharmacie,
composée de Julie Dufour (chargée
de cours gestion pharmaceutique) à
la natation, Jenny Lower (adjointe à
la doyenne) en vélo et Étienne
Couture (étudiant de 3e année) à la
course se sont classés 11e parmi un
groupe sélect et relevé de
participants et triathlètes du Rouge
et Or. Ce fut un énorme succès et on
se prépare pour une seconde édition
en 2005!! En voici quelques photos!!




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