CLASSIFICATION PROVISOIRE DES COURS D'EAU de la partie ouest by tbr13086

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									CLASSIFICATION PROVISOIRE DES COURS D’EAU
  de la partie ouest du bassin versant de la baie de Caraquet




                             Préparé par :

                PARTENARIAT POUR LA GESTION INTÉGRÉE
            DU BASSIN VERSANT DE LA BAIE DE CARAQUET INC.




               Votre Fonds en fiducie pour l’environnement
                                au travail !
                 Your Environment Trust Fund at work !
Table des matières
                                                                                   Page

Remerciements                                                                       I
Le Partenariat pour la gestion intégrée de la baie de Caraquet                      II
Nos Partenaires                                                                     III

Introduction                                                                        1
Le cadre légal                                                                      2
La classification des eaux                                                          3
       Les catégories                                                               5
       L’établissement des buts relatifs à la qualité de l’eau                      6
       La mise en œuvre                                                             6
La sensibilisation du public                                                        8
La gestion de l’information                                                         8
Le bassin versant de la baie de Caraquet                                            9
       La géomorphologie du bassin versant                                          10
       La géologie des formations de surface                                        11
       Les sols                                                                     12
       Le couvert forestier                                                         12
       Le climat                                                                    14
       La portion maritime et estuarienne du bassin versant                         14
       Les ressources de la baie et de l’estuaire                                   15
       Les infrastructures de distribution et de traitement des eaux                16
       Données démographiques                                                       16
       La base économique du bassin versant                                         17
Évaluation de la qualité de l’eau des cours d’eau du bassin versant                 19
Données historiques sur la qualité des eaux
des Rivières Caraquet et du Nord 1994, 1995 et 1999                                 21
Interprétation des résultats des analyses des échantillons d’eau des tributaires
de la partie ouest du bassin versant de la baie de Caraquet 2000-2001               25
       Interprétation et commentaires des résultats 2000 et 2001                    26
       Variations au cours des années                                               29
Consultations publiques                                                             30
       Résultats de nos consultations publiques                                     30
Recommandations relatives à la classification des cours d’eau
de la partie ouest du bassin versant de la baie de Caraquet                         31
       Ruisseau Adams                                                               32
       Ruisseau des Prairies                                                        35
       Rivière du Nord                                                              36
       Petite Rivière de Caraquet                                                   39
       Ruisseau Bertrand                                                            40
       Rivière Caraquet Site RC1                                                    43
       Rivière Caraquet Site RC2 et RC3                                             44
       Rivière Caraquet Site RC4 et RC5                                             47
       Ruisseau Innishannon                                                         48
       Estuaire des rivières du Nord et Caraquet                                    51
Conclusion                                                                          52
Glossaire                                                                           54
Références                                                                          57
Liste des tableaux

      Tableau 1      Les étapes de la classification de l’eau                4
      Tableau 2      Les catégories                                          5
      Tableau 3      Pratiques de gestion optimales                          6
      Tableau 4      Les normes                                              7
      Tableau 5      Fluctuations démographiques                             17
      Tableau 6      Les sites d’échantillonnage                             19
      Tableau 7      Les paramètres d’échantillonnés                         20
      Tableau 8      Précipitations de pluie                                 20
      Tableau 9      Codes de correspondance
                     des sites 1994, 1995 et 1999 à ceux de 2000 et 2001     21
      Tableau 10     Résultats de l’échantillonnage Rivière Caraquet
                     et de ses tributaires (1994)                            22
      Tableau 11     Résultats de l’échantillonnage de la Rivière Caraquet
                     et de ses tributaires (1995)                            23
      Tableau 12     Échantillonnage de la rivière de Caraquet
                     et de ses tributaires (1999)                            24
      Tableau 13     Résultats 2000-2001 Interprétation basée
                     sur les normes rencontrées                              25
      Tableau 14     Sites affichant des paramètres ayant une moyenne de
                     résultats au-dessus des valeurs du GCQE 1994 à 2001.    29
      Tableau 15     Classification basée sur les normes rencontrées         31

Liste des cartes

      Carte 1        Bassin versant de la baie de Caraquet                   9
      Carte 2        La géomorphologie                                       10
      Carte 3        La géologie                                             11
      Carte 4        Les sols                                                13
      Carte 5        Le climat                                               14
      Carte 6        Les municipalités                                       16


Liste des annexes

Annexe « A » Tableau des résultats et carte
             Basin versant de la baie de Caraquet
             Ruisseau Adams
             Ruisseau des Prairies
             Rivière du Nord
             Petite Rivière Caraquet
             Ruisseau Bertrand
             Rivière Caraquet Site RC1
             Rivière Caraquet Site RC2
             Rivière Caraquet Site RC3
             Rivière Caraquet Site RC4
             Rivière Caraquet Site RC5
             Ruisseau Innishannon Site RC4
Annexe « B » Liste des intervenants
Annexe « C » Les mécanismes d’altération des sols du bassin versant
Remerciement

La classification des cours d’eau constitue une caractéristique principale des
activités liées à la gestion intégrée des bassins versants. Le ministère de
l’Environnement et des Gouvernements locaux travaille actuellement dans les
diverses régions de la province avec des groupes locaux qui ont développé de
l’intérêt le processus de classification des cours d’eau ou de la gestion des
bassins versant de leur région.

Le PARTENARIAT pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de
Caraquet se réjouie de l’opportunité qui lui est donner de contribuer au
processus de classification des cours d’eau du Nouveau-Brunswick.

Le Programme de classification des cours d’eau du Ministère de
l’Environnement et gouvernements locaux est un outil qui s’intègre parfaitement
à nos objectifs de gestion intégrée de notre bassin versant. La classification des
tributaires de la baie de Caraquet est pour le Partenariat la suite logique aux
recherches que nous avons réalisées et constitue une étape essentielle vers le
développement durable de la baie de Caraquet.

Outre le Partenariat pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de
Caraquet, le ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux soutien
aussi d’autres groupes se préoccupant des bassins hydrographiques dans la
province dont :

•   Association du bassin versant de la baie de Shediac,
•   Kennebecasis Watershed Restoration Committee,
•   Comité des bassins hydrographiques de la Baie des Chaleurs,
•   Ami(e)s de la Kouchibouguacis,
•   Société d’aménagement de la rivière Madawaska et du lac Témiscouata inc.,
•   Comité de gestion environnementale de la rivière Pokemouche,
•   Nashwaak Watershed Association Inc.,
•   Groupe de surveillance du bassin versant de la Petitcodiac
•   Coalition des bassins versants de Kent.

La Hammond River Angling Association, la St. Croix International Waterway
Commission, et l’Association du bassin versant de Tabusintac ont déjà préparé
les classifications préliminaires des eaux de leurs bassins hydrographiques.

Le Partenariat pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de Caraquet
tiens à remercier le Ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux
et les gestionnaires du Fond en fiducie pour l’environnement du Nouveau-
Brunswick pour leur support technique et financier.




                                                                                 i
Le PARTENARIAT pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de
Caraquet Inc.

Le PARTENARIAT pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de
Caraquet Inc. est une corporation sans buts lucratifs qui fait la promotion du
développement durable et de la gestion intégrée des ressources et des terres du
bassin versant. Il résulte d’une initiative de développement durable qui a débuté
en 1993 dans le bassin versant de la baie de Caraquet.

Le PARTENARIAT est un forum d’une trentaine d’intervenant représentant tous
les secteurs de la communauté. Il est dirigé par un conseil d’administration de 12
personnes qui s’assure que les décisions prises respectent la vision, la mission,
le mandat et les valeurs du PARTENARIAT

Notre vision
La vision du PARTENARIAT est « que la Communauté du bassin versant de la
baie de Caraquet vive dans un environnement sain axé sur le développement
viable de ses ressources ».

Notre mission
Notre mission est d’agir de chef de fil dans la gestion intégrée et d’assurer un
développement viable des ressources naturelles de son bassin versant en
concertation avec tous les usagers et les gestionnaires.

Notre mandat
Le PARTENARIAT réalise sa mission en assumant le mandat suivant :
   • Identifier et maintenir un réseau d’intervenants impliqué dans la gestion
      intégrée des ressources du bassin versant.
   • Se doter d’un encadrement afin de pouvoir innover et passer à l’action
      dans l’exploitation viable des ressources du bassin versant.
   • Établir un forum où l’on peut faciliter la résolution des conflits d’utilisation
      des ressources du bassin versant.
   • Classifier les eaux du bassin versant de la baie de Caraquet et en établir
      un mécanisme d’évaluation permanent.
   • Établir et maintenir un inventaire des ressources du bassin versant de la
      baie de Caraquet.
   • Faire de la recherche en ce qui a trait à l’état des ressources du bassin
      versant et en vulgariser les résultats.
   • Préparer un plan de gestion afin de maintenir et d’améliorer la qualité
      d’eau du bassin versant.
   • Établir un réseau de bénévoles pour le « suivie » de l’état de
      l’environnement du bassin versant.
   • Promouvoir l’intendance environnementale par l’éducation et la
      sensibilisation du public aux enjeux environnementaux du bassin versant.




                                                                                   ii
Nos Partenaires

Association des Pêcheurs d’huîtres de la baie de Caraquet
Association des producteurs de tourbe du Nouveau-Brunswick
Centre de recherché et développement de la tourbe
Centre de recherché et de développement des produits marins
Chambre de Commerce du Grand Caraquet Inc.
Club loisir Rivière de Caraquet
Comité du port de Caraquet Inc.
Environnement Canada
Fédération des Agriculteurs du Nord-Est
Ferme Ostréicole Dugas
Fondation pour la protection des sites naturels de l’île Caraquet Inc.
Ministère des Ressources naturelles et Énergie
Ministère de l'Agriculture des Pêches et de l’Aquaculture
Ministère de l’Environnement et des Gouvernements locaux
Office de commercialisation des produits forestier du Nord
Pêches et Océans Canada
Regroupement des producteurs de bluets de la Péninsule acadienne
Sun Gro Horticulture Canada Ltée
Union des Pêcheurs des maritimes
Université de Moncton Campus de Shippagan
Village de Bas-Caraquet
Village de Bertrand
Ville de Caraquet
Village de Grande-Anse
Village de Maisonnette
Village de Saint-Léolin

Nos partenaires croient qu’un mécanisme de gestion intégrée pour le bassin
versant de la baie de Caraquet est la solution d’avenir pour la gestion de ses
ressources incluant la ressource « eau ». Ils croient que la gestion intégrée du
bassin versant favorisa une meilleure gestion de la ressource, réduira les conflits
entre les utilisateurs et assurera un développement viable des communautés.




                                                                                 iii
Introduction

L’eau est une des plus importantes ressources du Nouveau-Brunswick. Bien sur,
nous la buvons et nous l’utilisons pour nous laver. Nous l’utilisons aussi à des
fins commerciales, industrielles et agricoles. Nous passons nos moments de
loisirs près de l’eau, nous nous adonnons à des activités récréatives telles que la
pêche à la ligne, le camping, le canotage et la natation.

Mais nous n’en sommes pas les seuls utilisateurs. L’eau est le constituant le plus
important de toute forme de vie, les plantes et les animaux en dépendent eux
aussi pour leur survie, ils l’utilisent comme refuge et comme habitat.

L'eau n'existe pas dans la nature sous une forme pure, car dû à sa capacité à
dissoudre les autres substances, elle contient toujours d'autres substances
d'origine naturelle. Les contaminants naturels de l'eau comprennent: les
minéraux, les métaux, de même que des organismes d’origine animale tels le E-
Coli.

Les problèmes posés par la contamination de l’eau peuvent avoir des
conséquences non-seulement sur l'eau potable, mais aussi sur nos activités
économiques comme la pêche, l’agriculture, le tourisme de même que sur nos
activités récréatives.

L'eau peut aussi être contaminée par des minéraux et des substances chimiques
s'infiltrant dans l'eau en provenance d’activités industrielles, des terres cultivées,
des eaux usées provenant des zones habitées représentent aussi un facteur de
contamination important. La contamination de l’eau advient soit par infiltration,
soit par écoulement de surface. Certaines de ces substances sont toxiques pour
les végétaux, les animaux et les humains, même à très petites doses. Étant
donné leur toxicité et leur durabilité, certaines de ces substances posent des
risques non seulement pour la santé des hommes mais aussi pour
l'environnement.

Le E-Coli (Escherichia Coli) est le coliforme prédominant de la famille de
coliformes fécaux. Le MEGL l’utilise comme indicateur afin de déterminer la
contamination bactériologique des cours d’eau. On mesure le taux d’E-Coli en
NPP (nombre possible probable) par 100 ml d’eau. Une contamination de l’eau
due à des matières fécales implique souvent la présence de bactéries,
protozoaires et virus pathogènes. Il existe des virus spécifiques pour les plantes,
le bétail, les insectes, les humains, et même les bactéries. Certains virus ne
survivent pas dans l'eau, mais ceux qui sont plus spécialement associés aux
maladies du tube digestif se servent de l'eau comme d'un véhicule.

La limite tolérable admise pour l’eau de consommation est de 0 NPP/100 ml, la
concentration en coliformes fécaux est un signal que l'eau ne devrait pas être
mise à disposition pour une consommation.



                                                                                     1
L'utilisation de l'eau à des fins de loisir représente un aspect important des
vacances d'été de la majorité des gens. Ne vous êtes-vous jamais demandez si
votre eau de baignade était vraiment à l'abri de tout risque? Pourtant, certaines
maladies frappent les baigneurs nageant dans des eaux contaminées. Les
baigneurs ont deux fois plus de chances de se plaindre de troubles gastro-
intestinaux, d'infections des yeux ou de la peau que les non-baigneurs. La limite
tolérable admise pour la baignade est de 200 NPP/100 ml

Dans l’eau salée, la limite tolérable admise pour la cueillette des mollusques est
de 14 NPP/100 ml. Si les eaux du littoral sont contaminées, les ressources de la
région sont à risque et notre santé économique en sera directement affectée.

Bien que les effets réels du changement de climat sur l'environnement n'aient
pas encore été établis de façon précise, de nombreux signes indiquent qu’il
existe un lien entre le climat et l’eau. Les variations naturelles du climat sont
causes d'inondations et de sécheresses qui affectent la qualité de l’eau. Certains
signes tendent à démontrer que le front pluvieux des latitudes moyennes se
déplace vers le nord. Si cette situation se concrétise la capacité de recharge de
nos réserves d’eau en sera affectées, la fonte des neiges et l'écoulement
printanier commenceront plus tôt et l'évaporation du sol et la transpiration des
plantes augmenteront elles aussi. Le phénomène est aussi susceptible d’être
accentuer par certaines de nos pratiques d’exploitation des ressources qui ne
tiennent peut-être pas suffisamment compte des impacts quelles ont sur nos
réserves en eau.

Si nous voulons que les ressources en eau actuelles du bassin versant de la baie
de Caraquet nous fournissent une quantité abondante d’eau propre pour l’avenir
nous devons, dès maintenant, les protéger et les gérer avec soin.


Le cadre légal

Afin de permettre aux citoyens du Nouveau-Brunswick de relever le défi, le
gouvernement a, en 1989, adopté la Loi sur l’assainissement de l’eau. Cette loi
constitue le cadre d’une nouvelle approche en matière de gestion et de
protection de nos ressources en eau et sert également à réaliser les buts
suivants en matière de gestion de l’eau :
• Sauvegarder nos approvisionnements en eau potable;
• Gérer nos ressources en eau pour en maintenir la qualité et la quantité;
• Intégrer la planification de l’utilisation des eaux et des terres;
• Assurer l’adoption d’une approche de prévention en matière de gestion de la
    qualité de l’eau;
• Assurer le respect des exigences légales;
• Assurer la compatibilité avec les autres mesures législatives.
C’est à partir de la Loi sur l’assainissement de l’eau que les autorités du
Ministère de l’Environnement et Gouvernements locaux ont, en février dernier,
établi le règlement sur la classification des eaux. Le règlement sur la
classification des eaux défini les stratégies de gestion de l’eau pour la province et
permet à travers des groupes se préoccupant des bassins hydrographiques:
• d’établir des normes relatives à l’eau potable dans les cours d’eau pour les
   réseaux fluviaux qui fournissent de l’eau potable;
• de fournir des normes pour la qualité de l’eau en ce qui a trait à d’autres
   réseaux fluviaux;
• d’appliquer une méthode de gestion préventive par l’établissement d’objectifs
   relatifs à la qualité d’eau et à la quantité de l’eau; et
• de faire du bassin versant l’unité de planification de base.

La mise en œuvre du règlement sur la classification des eaux est, de plus,
appuyée par les processus d’agréments associés au Règlement sur la
modification des cours d’eau, au Règlement sur la qualité de l’Eau et à la
désignation des marges de retrait des cours d’eau.


La classification des eaux

La classification des eaux est une méthode de gestion de l’eau qui sert à
harmoniser l’utilisation et la protection des cours d’eaux. C’est un processus par
étapes qui vise l’établissement de buts relatifs à la qualité de l’eau sur une base
de bassin hydrographique. Il consiste à classer les rivières ou les sections de
rivières (y compris les estuaires), les affluents et les lacs dans une des
six classes ou catégories. Chacune de ces catégories possède son propre
ensemble de normes de la qualité de l’eau, celles-ci ont été élaborées afin de
protéger les diverses utilisations de l’eau. Une fois classifiée, les cours d’eaux
peuvent être gérés selon ces normes.

Le processus de la classification comprend plusieurs étapes importantes, la
première étant d’identifier et d’impliquer les intervenants qui participeront au
processus afin qu’ils puissent bien comprendre le processus et apprendre à
travailler et à prendre des décisions ensemble.

Les intervenants comprennent les divers propriétaires de biens-fonds, les
résidents et ceux de l’extérieur du bassin hydrographique qui utilisent ou profitent
de l’eau. Les intervenants incluent également divers groupes qui utilisent les
terres : les agriculteurs, les forestiers, l’industrie (y compris les mines, les pâtes
et papiers et l’aquaculture), les pêcheurs, les canoteurs, les utilisateurs
résidentiels et récréatifs et bien d’autres. Les autres intervenants se regroupent
aussi dans divers paliers d’administration : les administrations municipales et les
autochtones ainsi que les gouvernements fédéral et provincial. Chacun de ces
groupes a des intérêts concernant les cours d’eau et peut avoir un certain impact
sur la qualité de l’eau.


                                                                                     3
La participation des intervenants dès le début du processus de la classification
des eaux permet à tous de comprendre la qualité de l’eau actuelle et de
comprendre les impacts de l’entretien, de la protection et du rétablissement à
l’état naturel. Ceci comprend, par ailleurs, les conséquences économiques,
sociales et environnementales des décisions qui sont prises et des buts qui sont
établis.

Une autre étape importante consiste à mesurer et à interpréter la qualité de l’eau
actuelle. Les données disponibles sur la qualité de l’eau sont utilisées pour
déterminer comment la qualité de l’eau a pu changer au cours des années dans
le bassin hydrographique. L’évaluation de la qualité de l’eau actuelle aide le
groupe à prendre des décisions réalistes concernant l’avenir de leur bassin
hydrographique.

L’étape suivante consiste à cartographier les informations relatives au terrain et
aux cours d’eau. La compréhension de la topographie, de la géologie, du sol et
de la couverture végétale d’une région contribuent à expliquer les
caractéristiques relatives à la qualité de l’eau. La classification écologique des
sols peut souvent aider à intégrer l’interprétation de ces caractéristiques. La
cartographie des utilisations des terres et de la géologie contribuent à expliquer
les modifications de la qualité de l’eau du système naturel et indiquent où se
trouvent les sources de polluants.

Une fois tous les renseignements recueillis, les intervenants participent à
l’établissement des buts concernant la qualité de l’eau pour le bassin
hydrographique. Les divers intervenants qui s’intéressent au bassin
hydrographique et à son eau sont encouragés à travailler ensemble pour arriver
à un consensus sur la qualité de l’eau et les buts établis.

Tableau 1




      Les étapes de la classification de l’eau

      •   Identifier et impliquer les intervenants
      •   Recueillir des données sur la qualité de l’eau
      •   Recueillir de l’information sur l’utilisation des terres et de l’eau
      •   Établir des buts pour la qualité de l’eau
      •   Préparer et mettre en œuvre des plans d’action




                                                                                 4
Les catégories

Catégorie E Eaux naturelles exceptionnelles

La catégorie Eaux naturelles exceptionnelles est une catégorie spéciale qui vise
à protéger les lacs ou les rivières uniques ou représentatives dont l’eau est d’une
qualité essentiellement naturelle et qui n’ont eu qu’un impact minime par les
activités humaines.

Catégorie AP

La catégorie AP vise à protéger davantage les bassins hydrographiques des
approvisionnements en eau de surface qui sont désignés comme des
approvisionnements municipaux en eau potable en vertu du Décret de
désignation du secteur protégé de bassins hydrographiques sous la Loi sur
l’assainissement de l’eau. Les eaux de ces bassins hydrographiques étaient
classées AP à l’entrée en vigueur du Règlement sur la classification des eaux.

Catégorie AL

Les lacs sont reconnus comme des systèmes très sensibles qui doivent être
gérés différemment des rivières et des ruisseaux. Les lacs seront gérés en
fonction de leur niveau trophique, qui représente une mesure de leur productivité
relativement à la concentration de nitrate et de phosphate présente. Certains
réservoirs seront exclus de cette catégorie.

Les catégories A, B et C

Les rivières et les autres cours d’eau qui ne sont pas inclus dans les catégories
susmentionnées seront classés dans l’une des catégories A, B ou C. Chacune
de ces catégories a ses propres normes de la qualité de l’eau et ses propres
caractéristiques relatives à la gestion.

Tableau 2


       Les catégories

       E       Eaux naturelles exceptionnelles
       AP      Approvisionnements en eau potable désignés
       AL      Lacs qui ne sont pas classés comme E ou AP
       A       Qualité d’eau excellente
       B       Bonne qualité d’eau
       C       Qualité d’eau acceptable



                                                                                  5
L’établissement des buts relatifs à la qualité de l’eau

Les six catégories représentent les buts relatifs à la qualité de l’eau. Dans la
plupart des cas, les cours d’eau répondent déjà aux buts et les mesures prises
viseront à maintenir la qualité actuelle de l’eau. Dans certains cas, les
intervenants seront d’avis que le cours d’eau doit être classé dans une catégorie
supérieure et les buts et les mesures à prendre viseront l’amélioration
progressive de la qualité de l’eau.

La mise en œuvre

La mise en œuvre commence une fois que la classification d’un système
particulier est déterminée. Une des fonctions des groupes se préoccupant des
bassins hydrographiques, y compris les intervenants, consistera à collaborer à la
planification des mesures à prendre. Le plan d’action énumère et établit les
priorités relativement aux activités à entreprendre afin de protéger ou de rétablir
à l’état naturel un cours d’eau conformément aux buts établis pour la
classification des eaux.

La mise en œuvre englobe aussi la conception et la promotion de pratiques de
gestion optimales. Les outils de réglementation comprendront les normes
proposées dans le Règlement sur la classification des eaux, en plus du système
actuel d’agréments et de permis qui porte sur les sources de pollution et les
modifications des cours d’eau.

Tableau 3


    Pratiques de gestion optimales
    Les pratiques de gestions optimales sont des méthodes d’utilisation des
    ressources terrestres ou aquatiques qui visent à minimiser les impacts
    environnementales. Elles sont possible tant sur le plan technique
    qu’économique.




    Les pratiques de gestions optimales peuvent être mises en application dans
    tout les secteurs incluant l’agriculture, la foresterie, les activités récréatives
    ou l’aménagement du territoire.




                                                                                         6
Les normes associées à la classification des eaux incluent des normes pour la
microbiologie, l’oxygène dissous, la vie aquatique et (pour la catégorie AL) l’état
trophique ou nutritif. Il y a également des normes établies pour les zones de
mélange afin d’aider l’industrie à atteindre les normes du cours d’eau. Un nombre
d’activités sont interdites ou limitées pour certaines des catégories d’eau.

Tableau 4
 A Qualité d’eau excellente
 Les normes
 B Bonne qualité d’eau
 Pour la vie aquatique;
 catégories E, AP, Al ou A      comme retrouvé naturellement.
 catégorie B                    supporte les espèces natives et aucun changement dans la
                                communauté biologique
 catégorie C                    supporte les espèces natives mais peut causer
                                des changements dans la communauté biologique

 Pour l’oxygène dissous
 catégorie E ou AP              comme retrouvé naturellement.
 catégorie AL, A, B ou C        >9.5 ppm pour les espèces d’eau froide à leur
                                premier stage de vie et >6.5 ppm pour les stages de vie
                                mature.
                                >6.0 ppm pour les espèces d’eau chaude à leur premier stage
                                de vie et 5 ppm pour les stages de vie mature.

 Pour la présence de coliformes ;
 catégories E, Al ou A;       comme retrouvé naturellement.
 C Qualité d’eau acceptable être exempt d’E. coli.
 catégories AP;               doit
Le PARTENARIAT
 catégorie B;                 <200 NPP / 100 ml.
 catégorie C;                 <400 NPP / 100 ml.
Le PARTENARIAT pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de
Caraquet Inc. est un organisme à but non lucratif dédié à la gestion intégrée du
  Activités interdites
bassin versant de la baie de Caraquet. Il résulte de l’évolution d’une initiative de
  catégories E, Al durable qui libérer des contaminants, regroupement d’intervenants
développement ou A ;           a débuté en 1993. Ce
                                 évolué en de forum
locaux a progressivement créer des zones un mélange, ou les utilisateurs et les
                               fairesanté du bassin versant, peuvent échanger leurs
gestionnaires concernés par la des retraits significatifs d’eau.
  catégories AP;               toutes les activités non-permises sous les règlements baie
points de vue afin de réduire la contamination du bassin versant de la sur lesde
                               eaux potables.
Caraquet. Depuis sa mise sur pied, le PARTENARIAT a été appelé à travailler à
  catégories Al ;              libérer de nouveaux contaminants,
                               libérer de façon continue contamination déjà connaissent
presque toutes les dimensions des problèmes de des contaminants que présents à
les bassins versants.          moins que les normes pour la classe AL ne soient rencontrées.
                             créer de nouvelles zones de mélange.
  catégorie B;               libérer des contaminants à moins que les normes de classe B
                             soient rencontrées,
 Les catégories              créer des zones de mélange à moins qu’elles ne rencontrent
                             les normes minimales.
 catégorie naturelles exceptionnelles contaminants à moins que les normes de classe C
 E EauxC;                    libérer des
                               eau rencontrées,
 AP Approvisionnements ensoient potable désignés
                             créer des zones de ou AP à moins qu’elles ne rencontrent
 AL Lacs qui ne sont pas classés comme E mélange
                             les normes minimales.
 A    Qualité d’eau excellente
 B    Bonne qualité d’eau



                                                                                              7
La sensibilisation du public

La sensibilisation du public est une composante déterminante du programme de
classification des cours d’eau, le PARTENARIAT en a donc fait une priorité.
Celle-ci se fait par la publication d'un bulletin d'information trimestrielle qui a
débuté en novembre dernier, la distribution est faite par la poste aux membres du
PARTENARIAT de même qu’à une liste grandissante de personnes intéressées
par la classification des cours d’eau et par le concept de gestion intégrée. Les
résidents du bassin versant reçoivent notre Bulletin par l'entremise du quotidien
l'Acadie-Nouvelle (voir pièces jointes).

Notre site Web www. baiedecaraquet.com constitue l’autre principal véhicule de
promotion et de sensibilisation par lequel nous avons fait la promotion du
programme de classification des cours d'eau du MEGL. L'information recueillie
sur le bassin versant de la baie de Caraquet est disponible sur ce site. Nous y
faisons aussi la promotion d'un mécanisme de gestion intégrée pour le bassin
versant de la baie de Caraquet. Une série de chroniques dans le trimestrielle
Aqua-Pêche, qui est distribué à 25, 000 exemplaires, a aussi été utilisé comme
véhicule de sensibilisation.


La gestion de l’information géographique (SIG)

Pour gérer efficacement les ressources du bassin versant incluant ceux de la
zone côtière, il faut aborder les problèmes liés à l’épuisement des ressources,
aux changements écologiques et à la santé des écosystèmes marins et
terrestres. Une bonne planification implique la collecte et l’analyse d’information
en ce qui à trait à l’utilisation de toutes les ressources du bassin versant afin de
pouvoir mesurer l’impact que cette exploitation peut avoir sur le bassin versant et
sa zone côtière ainsi que la qualité et la pérennité de l’eau potable sur le
territoire. Les rivières du bassin versant, la baie de Caraquet et le littoral qui
l’entoure absorbent un développement continuel qui, parce que mal contrôlé,
provoque la dégradation du milieu marin et la pression exercée sur les
ressources qui s’y trouvent impose une initiative de recherche afin de mettre en
place une meilleure gestion de ces activités.

Le ministère de l’Environnement et des gouvernements locaux du Nouveau-
Brunswick nous ayant rendu accessibles plusieurs banques de données en
format électronique celles-ci nous ont servi à monter un système informatisé de
gestion des données reflétant l’utilisation des sols, la qualité de l’eau, et l’état de
la ressource du bassin versant. La liste des autres intervenants ayant contribuer
à la mise sur pied de notre SIG est incluse à l’annexe « A ».

Fort de cet outil, le Partenariat peut maintenant, de concert avec les autres
amorcer l’élaboration d’un plan de gestion intégrée d’utilisation des terres et de
gestion des ressources pour l’ensemble du bassin versant.



                                                                                      8
Le bassin versant de la baie de Caraquet

Situé dans la Péninsule acadienne au Nouveau-Brunswick, le bassin versant de
la baie de Caraquet est borné au nord par la baie des Chaleurs, d’une superficie
d’environ 420 km2, il s’étend de l’île de Pokesudie à l’est jusqu’à South Canobie à
l’ouest. La zone côtière comprise dans le bassin versant est d’une longueur
d’environ 55 km. Cette zone comprend le littoral autour de la baie de Caraquet
jusqu’à l’Île de Pokesudie ainsi que le littoral de la baie des Chaleurs, de Grande-
Anse à Maisonnette1.

Le réseau hydrographique de la partie ouest du bassin est composé de trois
rivières soit la Petite rivière Caraquet, la rivière du Nord et la plus importante. la
rivière Caraquet. Une multitude de tributaires se joignent à ces rivières les
approvisionnant en eau de surface et en eau souterraine. Ces trois rivières se
jettent dans la baie de Caraquet.

La baie de Caraquet est d’environ 8 km de long par 3.5 km de large et a une
profondeur de 2 m à 8 m à marée basse.

Carte 1 Le bassin versant de la baie de Caraquet


                                                                                                               Bassin versant
                                                                                                                de la baie de
                                                                                                                 Caraquet

                                       Anse-Bleue
                                                     Maisonnette                           Pokesudie        Limites terrestre
                                 Grande-Anse
                                                        Baie de Caraquet          Bas-Caraquet              Limites maritime
                                      Village Acadien
                                                                 Caraquet
                              Saint-Léolin
                      Black-Rock           Bertrand


                                  Trudel
                                            Paquetville
                          St.-Amateur
                                Haut-Paquetville
     South Canobie
            Rocheville
                  Notre-Dame des Érables

                          Val-Doucet




1
  Techniquement cette partie du littoral n’est pas incluse dans le bassin versant, mais les activités de pêche côtière qui s’y déroulent
sont pratiquées par des résidents du territoire concerné. Nous l’avons donc annexé afin qu’elle fasse partie d’un effort de gestion
intégrée.




                                                                                                                                      9
La géomorphologie du bassin versant

Le bassin versant de la baie de Caraquet se situe dans la région des basses
terres siliciclastiques du Nouveau-Brunswick, à l'intérieur de la subdivision de la
Péninsule acadienne.

L'aspect du terrain est, à l'échelle régionale, caractéristique d'une cuesta. La
surface est plane et légèrement inclinée vers l'est. L'assise du bassin versant
consiste en des roches sédimentaires non-déformées du Carbonifère supérieur
appartenant à la formation de Clifton qui comprennent surtout des grès d'origine
fluviale.

Les falaises du littoral de Grandes–Anse et de Caraquet démontrent plusieurs de
ces roches en séquence, avec le grès gris à la base recouvert de grès et de
conglomérats rouges.

Un dyke de diabase coupe ces roches sédimentaires. L'âge de l'intrusion se situe
entre le Trias supérieur et le Jurrassique inférieur et correspond à l'expression la
plus septentrionale d'une rupture coupant le Nouveau-Brunswick en deux du
nord-est au sud-ouest. Ce dyke prend la forme d'un cap sur la côte nord de l'île
Caraquet et est également exposé sur la côte sud de baie derrière la Banque
Nationale de Caraquet.

Carte 2 La géomorphologie

                                                        Des fossiles végétaux
                                                        pennsylvaniens        sont
                                                        visibles   en    plusieurs
                                                        endroits, notamment dans
                                                        les falaises de grès de
                                                        Grande-Anse, et à l’île
                                                        Caraquet où des fossiles
                                                        d'une ancienne sorte de
                                                        fougère (Lycopodiaceae)
                                                        ont été trouvés dans un
                                                        mélange de terre glaise
                                                        signalant que la région
                                                        faisait autrefois partie
                                                        d'une plaine subtropicale.
    Légende

    Bassin versant
    de la baie
    de Caraquet
    Caraquet dyke


Sources : Les sols Forestiers du Nouveau-Brunswick




                                                                                  10
La géologie des formations de surface

Les dépôts de surface sont généralement minces et comprennent un diamicton
glaciaire ainsi que des couches de sable et gravier stratifiées. Alors que les
dépôts de surface de l’écodistrict de Caraquet sont probablement d'origine
marine, ceux de l’écodistrict Tabusintac seraient plutôt d’origine fluvio-glaciaire,
cet écodistrict étant plus élevé que la limite de transgression des océans lors des
dernières glaciations.

Carte 3 La géologie




           HOLOCÈNE
 Légende   SÉDIMENTS MARINS: sable, gravier, silt, argile, un peu de tourbe ainsi que des sédiments organiques; dépôts de plage et.d'environnements intertidaux, au' niveau actuel
           de la mer ou près de ce niveau

           Wr Plages, remblais et flèches: gravier, sable et un peu de silt; épaisseur de plus de 1 m, en général

           Op SÉDIMENTS ORGANIQUES: marais, tourbières et marécages: tourbe, sol organique, un peu de
           silt ainsi que du sable fin; épaisseur de 1 à 5 m, en général; mis en place dans des bassins peu profonds et sur des surfaces mal égouttées



           WISCONSINIEN ANCIEN ET/OU HOLOCÈNE RÉCENT
           SÉDIMENTS MARINS: sable, silt, gravier et argile; déposés sur des fonds marins peu profonds ainsi que dans des bassins locaux de grande profondeur, sous des eaux
           qui ont recouvert des régions côtières et des sections de nombreuses vallées au cours et après la déglaciation du Wisconsinien récent

           Wb Couvertures et plaines: sable, silt, un peu de gravier et d'argile; de 0,5 à 3 m d'épaisseur, en général

           Placage: sable, un peu de gravier et de silt, ainsi que d'argile rare; formation discontinue de moins de 0,5 m d'épaisseur, en général

           WISCONSINIEN
           SÉDIMENTS FLUVIO-GLACIAIRES: sable, gravier, un peu de silt et till, déposés au devant, en bordure, à l'intérieur et au-dessous de la glace du Wisconsinien
           Épandage fluvio-glaciaire: sable, gravier et un peu de si/t

           G p plaines et moraines glaciaires, de plus de 1,5 m d'épaisseur, en général

           Gx Dépots de contact glaciaires: eskers, kames et complexes de kames et kettles; sable, gravier et un peu de silt; de plus de 2 m d'épaisseur, en général


           SÉDIMENTS MORAINIQUES: till de fond et d'ablation ainsi que les graviers et sables qui leur sont associés, déposés tels quels par la glace du Wisconsinien ou avec un léger remaniement par l'eau

           Mm Moraines d'ablation ondulées et strié9s till d'ablation loameux, un peu de till de fond et de si/t, sable, gravier et blocs; de plus de 1,5 m d'épaisseur, en général
           aMm - surtout du till pierreux (dont plus de 35% consistent en fragments détritiques de dimensions
           égales ou supérieures à celles de galets)
           Couverture et placage: till de fond loameux, un peu de ti/i d'ablation, silt, sable, gravier et pierraille
           Mb - de 0,5 à 3 m d'épaisseur, en général;




           Crête morainique secondaire


           Chenal d'eau de fonte (direction de l'écoulement connue, inconnue)


           Kame ou dépôt fluvio-glaciaire isolé.




                                                                                                                                                                                                               11
Tandis que les sols du bassin versant sont dominés par des terrains ayant une
lithologie des matériaux parentaux de Mudstones rouges (altérés), ceux de la
portion sud ouest reposent sur des matériaux parentaux de Grès lithiques à
feldspathiques gris.


Les sols

Les roches pennsylvaniennes ont produit des sols relativement fertiles, en partie
en raison de la diversité lithologique inhérente au conglomérat. L’essentiel du
bassin versant de la baie de Caraquet est situé dans l’écodistrict de Caraquet
sauf pour sa partie sud-ouest qui est dans l’écodistrict de Tabusintac. La frontière
de ces l'écodistricts correspond à peu près aux limites des sols provenant des
sédiments glaciomarins ou marins. (Voir carte 4) Ceux-ci varient du sol à texture
fine dérivé de Mudstone rouge de l'unité Tracadie aux sols à texture grossière
associés au grès gris de l'unité River Bank.

Le sol glaciomarin de l'unité Barrieau-Bouctouche a une composition
intermédiaire à celle des unités Tracadie et Riverbank. Il représente un matériel
non compact et sableux sur un till compact loameux rougeâtre, et convient à
l'agriculture s'il est bien drainé. Des tills glaciaires sont présents plus à l'intérieur,
où les sols compacts à texture fine de l'unité Stony Brook sont les plus courants.

Des sols organiques se sont développés dans plusieurs des secteurs côtiers
plats et mal drainés et englobent de grandes tourbières dans la partie nord-ouest
du bassin, de Grande-Anse, de Maisonnette et sur l’Île de Pokesudie.


Le couvert forestier

Le couvert forestier du bassin versant de la baie de Caraquet est une sous-
classe de la forêt acadienne. On y retrouve des épinettes noires, des épinettes
blanches et rouges, du sapin baumier ainsi que des espèces moins abondantes
comme le bouleau blanc et le tremble. Le territoire forestier appartient
majoritairement au secteur privé. Une étude, menée par le Partenariat pour la
gestion intégrée du bassin versant de la baie de Caraquet effectuée sur la bande
riveraine de la rivière Caraquet en 1998, démontre que certains secteurs ont été
endommagés ou détruits, soit par la pratique de coupe à blanc soit par le
développement récréatif ou domiciliaire. Bien que nous n’ayons pas effectué
d’étude aussi exhaustive sur les bandes riveraines des autres rivières, la
situation semble la même.

Le Partenariat s’apprête maintenant à effectuer l’inventaire des coupes à blanc et
conduire une étude sur l’impact que cette pratique a sur les ressources
forestières du bassin à court et moyen terme, de même que ses impacts sur les
zones riveraines, la qualité de l’eau et la santé des cours d’eau en plus de ceux
quelle a sur les habitats fauniques du bassin versant.


                                                                                        12
Carte 4 Les sols




Note : L’annexe « D » explique brièvement les mécanismes qui altèrent les sols du bassin versant.

  Sources : Les Sols Forestier du Nouveau-Brunswick

                                                                                                    13
Le climat

Le climat du bassin versant de Caraquet est typiquement maritime. Les
températures et les précipitations sont largement influencées par la masse d’eau
que constitue la baie des Chaleurs et le golfe St-Laurent. Le climat ressemble à
celui de la partie centrale de la Péninsule acadienne, mais la vitesse de ses
vents estivaux est presque le double de celle des brises intérieures. Une
exposition prolongée aux vents forts du large a rabougri et endommagé plusieurs
arbres côtiers, un effet qui diminue graduellement vers l’intérieur.

Carte 5 Les zones climatiques
                                                                   Légende :
        4D                                                                       0
                                                                   DJ annuels > 5 C
                     4C
                                                  3A                   1.   > 1 800
           3C                4D
                                                                       2.   1 600 – 1 800
                                           3B
                                                                       3.   1 400 – 1 600
                                                        2A             4.   1 200 – 1 400
           2C          3D
                                                                   Précipitations de mai à septembre
                                               2B
                                                                        A   350 – 400
                                                                        B   400 – 450
                                     1B                                 C   450 – 500
                                                              2C
                                                                        D   500 – 550
                                                  3D
                      2C
                                                                   Régions climatiques
                                  3C
                                                                   Sous-régions climatiques



     Les zones climatiques (Dzikowski et al 1984)
                Figure 1. Climate zones (Dzikowski et al. 1984).




La portion maritime et estuarienne du bassin versant

A l'intérieur de la baie de Caraquet, les courants sont dominés par le mouvement
des marées et affichent un caractère bidirectionnel. La présence de flèches
(dune de Maisonnette) à l’extrémité est de la péninsule de Maisonnette de même
qu’aux deux extrémités de l'île de Caraquet suggère un transport des sédiments
vers le sud. La bathymétrie locale indique que la péninsule de Maisonnette et l'île
représentent la partie émergée d'une plate-forme peu profonde qui s'étend
parallèle à la côte et qui protège la baie de Caraquet, où les profondeurs d'eau
varient entre 3m et 8 m.

L’estuaire est formé des embouchures de trois rivières et de la baie de Caraquet,
large de 3.5 km, longue sur sa côte nord de 8 km et de 23 km sur sa côte sud
incluant le havre de Caraquet. La Baie se jète dans la baie des Chaleurs, dans le
sud du Golfe du Saint-Laurent. Elle comprend les îles de Caraquet (inhabitée
mais soumise à un plan d’aménagement) et Pokesudie (habitée).




                                                                                                       14
L’occupation non contrôlée des sols le long de la zone riveraine a résulté en la
contamination bactériologique des eaux des rivières et de leurs embouchures,
ainsi que d’une partie importante des berges de la baie. La brèche, qui s’est
pratiquée dans la dune de Maisonnette, pourrait avoir perturbé l’équilibre naturel
de la baie.

Les ressources de la baie et de l’estuaire

L’huître américaine (Crassostrea virginica) ne se reproduit pas plus au nord que
dans la baie de Caraquet (les huîtres autour des îles Lamèque et Miscou y
croissent mais ne peuvent s’y reproduire). La baie de Caraquet a toujours produit
des huîtres qui ont fourni les marchés de Québec, Montréal, Toronto et d’ailleurs.
Au cours des années, ces huîtres s’y sont taillées une place de choix. Il s’agit
d’une huître d’excellente qualité, connue sous le nom de La caraquette.

Le principal banc d’huîtres de la baie, situé aux embouchures des rivières, a fait
l’objet d’une pêche commerciale qui atteignait au début des années 1950, 325
tonnes de débarquements par année. La maladie de Malpèque a alors décimé la
plupart des stocks d’huîtres des Maritimes et dans l’effort des gouvernements
pour les reconstituer, on procéda à l’ensemencement des bancs publics avec
des huîtres résistantes à la maladie et on octroya des sites ostréicoles en
bordures des bancs publics.

Les coques sont présentes partout autour de la baie. Elles constituent une
ressource renouvelable qui fait l’objet d’une exploitation récréative. Il en va de
même pour les mâctres (palourdes) qu’on retrouve le long de la dune. Cette
ressource soutient depuis de nombreuses années une pêche commerciale et de
subsistance. Le stock montre cependant des signes d’essoufflement et des
mesures de conservation s’avèrent nécessaires.

La pêche du homard se pratique surtout dans les parties centre et est de la baie
et a une importante valeur commerciale. Une quarantaine de pêcheurs détienne
un permis mais leurs débarquements totaux ont progressivement chutés au
cours des dernières années, se situant présentement aux environs de 200
t/année Le crabe commun, qui fait l’objet d’une pêche de développement, y est
également présent en quantité commerciale.

L’éperlan donne également lieu à des activités hivernales de pêche commerciale
et récréative. Une vingtaine de détenteurs de permis de pêche commerciale y
tendrent des seines sous la glace. On peut également compter sur une centaine
de pêcheurs récréatifs qui pratiquent la pêche blanche de poisson qui remonte
jusqu’en amont des rivières pour y pondre.

Les rivières de Caraquet et du Nord ont déjà servi de frayères à des populations
de saumons. La truite et l’anguille y sont toujours présente. Le gaspareau, qui y a
déjà fait l’objet d’une pêche commerciale remonte toujours les deux rivières.



                                                                                 15
Les infrastructures de distribution et de traitement des eaux

La ville de Caraquet et le village de Bas-Caraquet opèrent conjointement un
système d'aqueduc qui distribue l'eau potable à 95% de leurs 6 000 résidents.
Ce réseau de distribution est alimenté par quatre (4) puits et une source. La
consommation annuelle est d'environ 300 millions de gallons dont 60% est
distribué au secteur industriel. Les quelque 7,000 autres habitants du bassin
versant s'approvisionnent en eau potable par le biais de puits individuels.

La ville de Caraquet possède un système de distribution d'eau salée pour
l'industrie de la transformation des produits marins.

En ce qui à trait aux égouts sanitaires, le village de Bas-Caraquet et la ville de
Caraquet exploitent un système de collecte et de traitement des égouts. Les
autres résidents du bassin versant éliminent leurs déchets sanitaires par
l'utilisation de fosses septiques munies d'un champ d'épuration. 38% de la
population du bassin versant est desservie par des réseaux publics
d'approvisionnement en eau potable et traitement des eaux usées.

Carte 6 Les municipalités

                          Baie des Chaleurs                                 BASSIN VERSANT
                                                                                  de la
                                                                           BAIE DE CARAQUET
                                      Maisonnette
                  Grande-Anse
                                       Baie de Caraquet
                                                            Bas-Caraquet   Limites terrestre
                                                 Caraquet                  du bassin versant
                  Saint-Léolin
                                 Bertrand                                  Limites maritime
                                                                           du bassin versant


                                                                           Limites munic ipales




Quelques données démographiques

En 1991, la population du bassin versant de la baie des Caraquet se chiffrait à un
peu moins de 15 300 habitants, dont approximativement 2/3 habitaient une des
six municipalités du bassin versant. Au recensement de 2001 la population du
bassin versant avait diminué à un peu plus de 14 100 personnes.




                                                                                                  16
Tableau 5

Fluctuations démographiques 1991 –2001
                                                                          Population          Nombre de logements
Municipalités                                                     1991       1996      2001    1991        2001
Bas-Caraquet                                                      1849       1775      1689     605         702
Bertrand                                                          1310       1379      1269     520         634
Caraquet                                                          4556       4655      4442    1736        1957
Grande-Anse                                                        981        965       853     380         419
Maisonnette                                                        675        675       605     n/d        423*
Saint-Léolin                                                       856        858       802     305         326
Total                                                           10 227      10 307     9660    3546        4038
Régions non-incorporées (partie de la paroisse incluse dans bassin versant)
Paroisse de Caraquet incluse dans bassin versant                  1696       1706      1585     580        676
Paroisse de New-Bandon incluse dans bassin versant                1744       1621      1478     605        783
Paroisse de Paquetville incluse dans bassin versant               1596       1617      1509     561        609
Total                                                             5036       4944      4572     1746       2068
% dans régions non-incorporées                                   32,9%      32,4%      32,1    30,9%      33.8%
* exclus du calcule du nombre de logement dans les municipalités
Sources : Statistiques Canada recensements de 1991,1996 et 2001


En terme de mouvement de sa population le bassin versant de la baie de
Caraquet suit les même tendances que les autres régions du nord de la province.
Ici comme ailleurs dans la province les gens choisissent de plus en plus de
s’établir à l’extérieur des municipalités.


La mise en valeur des ressources du bassin versant

L’exploitation de la tourbe

Le bassin versant de la baie de Caraquet comporte d’importantes superficies de
tourbières. Trois tourbières sont présentement en exploitation à;
   • Grande-Anse, par Grande-Anse Peat Moss Co. Ltd.,
   • Pokesudie, par Groupe Qualité Lamèque Ltée., et
   • Maisonnette par Sun Gro Horticulture Canada Ltée..
Une nouvelle tourbière est en développement à l’ouest du village de Saint-Léolin.

En termes d’activités d’exploitation des ressources, ou du secteur primaire, du
bassin versant comme tel, c’est probablement l’exploitation de la tourbe qui
contribue le plus à la base économique. Si le développement des tourbières de la
partie est du bassin versant dans la région immédiate de la baie de Caraquet a
probablement atteint son plein potentiel, la portion nord-ouest du bassin présente
un potentiel non négligeable de mise en valeur de cette ressource.

Encore peu pour ne pas dire mal exploité, les ressources ostréicoles du bassin
versant de la baie de Caraquet sont sans contredit le secteur qui présente le plus
important potentiel de développement économique du bassin versant. Les
activités reliées à la pêche des huîtres créent depuis longtemps des centaines
d’emplois d’appoint pour les personnes qui habitent la Péninsule acadienne.



                                                                                                               17
Les bancs d’huîtres de la baie y sont en effet récoltés depuis 1757 et ont jadis
supporté une industrie aquicole importante pour la région.

L’exploitation agricole

L’activité agricole est faible dans le bassin versant, mais depuis quelques années
l’industrie des petits fruits se développent, notamment la culture du bleuet et de
la canneberge. Pour l’instant, aucune donnée statistique n’a été obtenue afin de
définir le profil de ce secteur. Le Partenariat a cependant entrepris des
démarches auprès du ministère de l’Agriculture des Pêches et de l’Aquaculture
afin d’avoir l’information sur le potentiel agricole des terres du bassin versant.

L’exploitation des forêts

Le territoire forestier étant majoritairement composé de propriétés privées, la
forêt est exploitée par une multitude de propriétaires privés utilisant
traditionnellement leur boisé comme revenus d’appoints. Bien qu’il y ait de saines
pratiques forestières et plusieurs initiatives de sylviculture, il nous faut
reconnaître que la principale méthode d’exploitation forestière est présentement
la coupe à blanc.

L’exploitation minière

Outre l’extraction de gravière dans le secteur de Dugas et des carrières de grès
éparpillées un peu partout, il n’y a pas d’activités minières dans le bassin
versant.

Le secteur secondaire

C’est le long de la zone côtière du bassin versant que sont regroupées les
activités de transformation et de fabrication. La transformation des produits de la
mer constitue le moteur de l’activité économique du bassin versant. En plus de la
douzaine d’usines de transformation de produits de la mer qui y sont situées,
cette portion du bassin versant comprend aussi la presque totalité des
entreprises de fabrication. Cette situation s’explique par le fait que ceux-ci ont
pour la plupart émergées d’entreprises de fabrication ou de réparation
d’équipements de pêche.

Le secteur tertiaire

La livraison des biens et services se retrouve également concentrée dans cette
partie du bassin et est dominée par des activités institutionnelles. C’est
également dans la portion est du bassin que se concentrent les activités
commerciales.




                                                                                 18
Le secteur touristique contribue de façon significative au développement
économique de la région. Le Village historique acadien est sans contredit
l’attraction touristique non seulement du bassin versant mais aussi de tout le
Nord-est de la province. Situé à l’embouchure des deux plus importantes rivières
du bassin versant, cette infrastructure touristique attire des milliers de touristes
dans la région à chaque année. La tradition maritime, la distinction culturelle et la
richesse en ressources aquatiques et fauniques constituent les autres
constituantes du potentiel touristique du bassin versant de la baie de Caraquet.

Évaluation de la qualité de l’eau des cours d’eau du bassin versant

À l’amorce de notre projet de classification des cours d’eau du bassin versant en
juillet 2000, dix sites représentatifs des cours d’eau du bassin versant avaient été
identifiés pour l’échantillonnage de l’eau. L’échantillonnage d’eau a été effectué à
huit reprises, du mois de juillet au mois de novembre 2000 et 2001. Pour chacun
des dix sites l’eau échantillonnée, la trentaine de paramètres défini par le MEGL
ont été regroupés dans les cinq catégories suivantes : métaux, non-métaux
organique, organique, physique et bactériologique.

Parmi les dix sites retenus, cinq ont aussi été identifiés comme stations
d’échantillonnage des macro-invertébrés de la couche benthique. À chacun de
ces cinq sites, trois poches fabriquées de filet et contenant des cailloux ont été
installée favorisant la colonisation de macro-invertébrés (petits insectes qui
vivent dans la couche benthique). Les sacs de cailloux ont été installés au mois
de juillet et retirés au mois d’octobre de chacune des années d’échantillonnage.
La totalité des macro-invertébrés des sites d’échantillonnage ont été acheminée
au laboratoire du Centre scientifique et marin Huntsman pour analyse.

Tableau 6

Sites d’échantillonnages d’eau et des macro-invertébrées
Nom du site                     Identification        Description
Ruisseau Adams*                 rAd           12187   Au sud d’un petit pont à St-Amateur
Ruisseau Bertrand               rBtr          12190   Au sud du pont route 325
Rivière Caraquet                RC1           12184   Au bout du Chemin du boom
Rivière Caraquet*               RC2           12193   Après le dernier chalet rue Saisonnier
Rivière Caraquet                RC3           12189   En aval de la jonction ruisseau Serbys
Rivière Caraquet*               RC4           12192   Camping Innishannon
Rivière Caraquet*               RC5           12186   À l’est du pont route 340 à Rocheville
Petite Rivière Caraquet         PRC           12185   À l’est du pont rue de la Chaussée
Rivière du Nord*                RN            12182   Au sud du pont rue St-Paul
Ruisseau des Prairies           rDPr          12183   À l’ouest du pont à Major
*sites d’échantillonnage des macro-invertébrées




                                                                                               19
Tableau 7

Paramètres d’échantillonnage de l’eau

Métaux
   Aluminium (Al)                             Arsenic (As)                           Calcium (Ca)
   Cadmium (Cd)                               Chromium (Cr)                          Cuivre (Cu)
   Fer (Fe)                                   Potassium (K)                          Magnésium (Mg)
   Manganèse (Mn)                             Sodium (Na)                            Nickel (Ni)
   Plomb (Pb)                                 Antimoine (Sb)                         Zinc (Zn)
Non-métaux inorganiques
   Conductivité (COND)                        Chlore (Cl)                            Sulphate (SO4)
   Ammonia (NH3T)                             Nitrite (NO2)                          Nitrate (NO3)
   Fluoride (F)                               Nitrate/Nitrite (NOX)                  Azote (TKN)
   Phosphore total (TP-L)
Organiques
   Carbone organique total (TOC)
Physiques
   Oxygène dissous (DO)                       Solides en suspension (SS)
   Couleur (CLRA)                             Solides totaux dissous (TDS)
   Température (TEMP)                         Alcalinité totale (ALK_T)
   PH (pH)                                    Dureté (HARD)
   Turbidité (TURB)
Bactériologique
   E-Coli

*Paramètres d’échantillonnage par groupes selon la classification de « Standard Methods for the Examination of Water
and Wastewater »




Tableau 8

Précipitations de pluie (2000-2001)
                                                     juillet        août       septembre       octobre      novembre
24 hres avant échantillonnage 2000                   5 mm         0,0 mm        0,1 mm         0,0 mm        0,5 mm
                                   2001             9,8 mm        0,2 mm        0,2 mm        26,6 mm
48 hres avant échantillonnage 2000                  0,0 mm         3 mm         0,0 mm         0,0 mm        4,9 mm
                                  2001              0,5 mm        0,0 mm        0,0 mm         0,0 mm
72 hres avant échantillonnage 2000                  0,0 mm        0,0 mm        0,0 mm         0,0 mm         21 mm
                                  2001              0,0 mm        0,0 mm        0,0 mm         0,0 mm
Total 72 hres avant échantillonnage 2000             5 mm         0,0 mm        0,1 mm         0,0 mm        26,4 mm
                                       2001        10,3 mm        0,2 mm        0,2 mm        26,6 mm
Total du mois 2000                                 77,2 mm       91,4 mm        99,6 mm       98,8 mm       110,8 mm
                 2001                              98,6 mm       46,8 mm        80,4 mm       105,2 mm




                                                                                                                       20
Données historiques sur la qualité des eaux des Rivières Caraquet et du
Nord 1994-1995 et 1999

Ces données ont été compilées à partir des résultats de l’échantillonnage que le
Comité de développement durable de la baie de Caraquet avait conduit lors des
travaux de reclassement de la zone conditionnelle de pêche des huîtres de la
baie de Caraquet. L’analyse des échantillons recueillis avait été faite par le
Centre de Recherche et de Développement de la Tourbe à Shippagan.

Ces campagnes d’échantillonnage ont été conduites en fonction d’objectifs
s’apparentant, les paramètres recherchés lors de ces campagnes
d’échantillonnage portaient uniquement sur les taux d'E.Coli. Elles ne visaient
que les portions des rivières Caraquet et du Nord et du ruisseau des Prairies
situées en aval des ponts de Burnsville, de la rue St.-Paul et à Major.

Seulement certains des sites où ces échantillons avaient été prélevés
correspondent à ceux identifiés lors du projet de classification des cours d’eau,
pour les fins du présent rapport, nous leurs avons attribué un code
correspondant à ceux utilisés en 2000 et 2001.

Tableau 9

 Codes de correspondance des sites 1994, 1995 et 1999 à ceux de 2000 et 2001
                 1994-1999                                   2000-2001
                     1                                         RC3
                    3c                                         RC2
                     4                                         RC1
                    RN                                          RN
                   RDPR                                        rDPr



Note : Les données des campagnes d’échantillonnage 1994,1995 et 1999 ne
portent que sur un seul des paramètres (E-Coli) utilisés pour la classification de
la qualité de l’eau en ce qui a trait à la cueillette des mollusques. Mais comme ils
nous donnent une meilleure perspective sur l’évolution de la qualité de l’eau (en
regard des taux d’E-Coli) de ces deux tributaires de la baie, nous les incluons au
présent rapport à des fins de référence seulement.




                                                                                  21
Résultats de 1994

Le 22 août, après 25.2 mm de précipitations, la limite de 200 E-Coli
(MPN/100mL) est dépassée à tous les sites sauf aux sites 1 (RC3), 2, et 3. Pour
une même précipitation (6.8 mm), l’effet est plus prononcé en fin juillet qu’en
septembre (12 sept). Les sites 3c (RC2), 6b et 10 semblaient être les plus
affectés par les précipitations; une attention particulière a été apportée au site 3c
(RC2) qui approchait ou dépassait la limite 8 fois sur 15 durant la période
d’échantillonnage. Des systèmes sceptiques défectueux de chalets et un étang à
canard situé sur un ruisseau qui se déversait en amont du site d’échantillonnage
ont étaient identifiés comme étant les sources probables de coliformes.

TABLEAU 10


Résultats de l’échantillonnage Rivière Caraquet et de ses tributaires
Paramètre bactériologique E-Coli /100 m (1994)
            juin              juillet                 août                septembre                   octobre      nov.
Site       21 30        04   14 19      28     02   11 18      22     07 12 21 22             28    06 11 13        02
1 (RC3)          20                     56          6    11    92    54     52          12    41         12        30
2          18    16    74    26    40   34    22    18   33    144   72     40          6     72         32        70
3          24    32    68    22    62   58    46    14   24    100 102      50          12    52         16        170
3c (RC2)         22          36   340   192   194   40   226 >200 146       88    203          6   16         12   230
3d                                      46    148   56   240 >200 172       98
4 (RC1) 22       22    42    78    68   76    34    32   46    >200 64      30          9     44         14        20
5          18    90    50    38    48   90    40    42   14    206   94     56          18     8         4         80
6                30          28    96   102   40    50   16    208 160 382 345                73   12         8    100
6b                                                                                282         66   10         84
7          52    40    64    28    34   116   74    14   56    344   98     48          8     10         4         10
8          62    16    16    20    40   108   42    2    18    210   38     10          4
10               84               290   16    10    16   80    384 202      54          18    16

Précipitations

24h              0.4              9.4   6.8   0.4        0.4   25.2 5.6     6.8                                    29.2
48h              2.6   1.6              1.8              0.4         23.0         0.4
72h              1.4 32.6               1.0                                 1.6   0.2   0.4        1.0
Total            4.4 34.2         9.4   9.6   0.4        0.8   25.2 28.6 8.4      0.6   0.4        1.0             29.2




                                                                                                                     22
Résultats de 1995

En 1995, c’est le site RCB qui présentait un problème même en absence de
précipitations comme on le voyait en juin. Les sites RCN2 et RCN5 étaient aussi
très affectés par les précipitations puisque les concentrations augmentent
proportionnellement avec les quantités de précipitation. Ces trois sites
d’échantillonnage étant situés dans la portion estuarienne, notre attention s’est
portée sur les activités en amont.
Les sites 1 à 10 demeuraient problématiques avec de faibles précipitations en
(juillet) et les comptes devenaient élevés avec des précipitations moyennes. Une
attention particulière fut portée aux sites 3, 3c(RC2), 3d et 6.

Les systèmes sceptiques des chalets, l’étang à canard, de même que le bassin
de décantation de l’ancienne porcherie de Burnsville se sont révélés être les
principales sources de contamination. Le travail de sensibilisation de nos
partenaires, a permis de résoudre certains des problèmes inventoriés.

Tableau 11

Résultats de l’échantillonnage de la Rivière Caraquet et du Nord (1995)
Paramètres bactériologiques E-Coli / 100 ml
                                                     Date
Site
                         06/15         07/13         07/18         09/18   10/02
1(RC3)                                  22                          130
2                                       108                         76
3                                       70                          200
3c (RC2)                                112                         360
3d                                      82                          310
4 (RC1)                                 92                          100
5                                       178                         130
6                                       144                         240
6b                                      150                         60
7                                       40                          28
10                        350                          4            12
RCN1                      170                         10             8
RCN2                      49                          20            900     13
RN                        33                          100           150
RCN4                      22                          76            70
RCN5                                                  20            140     20
RCB                     >2400                        1860           430
RCB1                     70                           109           20
RDPR (rDPr)              23                           30
Précipitations
24h                                     1.0                         17.6
48h
72h                       4.8           2.4
Total                     4.8           3.4                         17.6




                                                                                   23
Résultats de 1999

Les résultats de 1999 nous indiquaient que s’il y avait 33 mm de précipitations ou
plus en 24 heures, les taux de E-Coli approchaient ou dépassaient les limites
pour l’utilisation récréative. Dans le cas de 45 mm de précipitations en 24hrs,
tous les sites dépassaient la limite de 200 MPN/100mL. Ces résultats confirment
que d’autres problèmes de contamination bactériologique persistent et que
d’autres travaux d’échantillonnage, d’inspections visuelles et de sensibilisation
restent à faire.

TABLEAU 12
Échantillonnage de la rivière de Caraquet et de ses tributaires (1999)
Paramètres bactériologiques E.Coli / 100 ml
                                                  Date
Site               08/03               09/23                09/29        10/15
    1               22                 1600                  23           130
    2               20                  220                  23           920
    2b              14                  790                  14           350
    3c              20                  1600                 33           130
    4               26                  920                  33           350
    4b              18                 1600                  17           180
    4c              30                  920                  33           920
    5                4                  280                  26           920
    7b              12                  280                  23           350
   RCB               7                 >2400                  8           540
Précipitations
   24h                                   45                               33
   48h              7.5                                                   .5
   72h               .5
   Total              8                  45                              33.5




                                                                                 24
Interprétation des résultats d’analyse des échantillons d’eau des tributaires
de la partie ouest du bassin versant de la baie de Caraquet 2000-2001

L’interprétation des résultats d’analyse de l’échantillonnage des cours d’eau du
bassin versant de la baie de Caraquet a été faite conjointement par M. Denys
Lanteigne, directeur-général du Partenariat pour la gestion intégrée du bassin
versant de la baie de Caraquet, et les représentants du MEGL.

Le MEGL étant en voie de développer un modèle d’interprétation des données
relatives aux macro-invertébrés, ceux-ci n’ont pas fait partie de l’interprétation. La
totalité des données des stations d’échantillonnage des macro-invertébrés de la
couche benthique acheminée au laboratoire du Centre scientifique et marin
Huntsman pour analyse a été reçue et fera l’objet d’une interprétation
subséquente.

Cette interprétation qui ne portait donc que sur les données des paramètres
métaux, non-métaux inorganiques, organiques, physiques et bactériologiques
des échantillons, de la période 2000-2001, nous a permis d’établir que l’eau
prélevés aux différents sites d’échantillonnages des tributaires de la partie ouest
de la baie de Caraquet correspondent aux normes rencontrées sous les
catégories suivantes.

Tableau 13

    Résultats 2000-2001 Interprétation basée sur les normes rencontrées

     Sites d’échantillonnage                                          Catégories
         rAb     ruisseau Adams                                           A
         rBtr    ruisseau Bertrand                                        B
         RC1     Rivière Caraquet                                         B
         RC2     Rivière Caraquet                                         A
         RC3     Rivière Caraquet                                         A
         RC4     ruisseau Innishannon                                      A ou E
         RC5     Rivière Caraquet                                         A
         PRC     Petite Rivière Caraquet                                  B
         RN      Rivière du Nord                                          B
         rDPr    ruisseau des Prairies                                    B




Afin de valider l’interprétation des résultats 2000–2001 et raffiner notre plan
d’action une seconde interprétation des résultats d’analyse de l’échantillonnage
des cours d’eau du bassin versant de la baie de Caraquet a été commander de
M. Jean-Yves Daigle, directeur du Centre de Recherche et de Développement de
la Tourbe à Shippagan.




                                                                                    25
Son interprétation prenait en considération les normes du GCQE pour la
protection de la vie aquatique de même que celles relatives à la qualité de l’eau
existante par rapport à l’oxygène dissous et l’E-Coli, tel qu’établie dans le
règlement de classification des eaux (voir tableau 4 « Les normes du règlement
de la classification des eaux »). Les données des échantillonnages 2000 et 2001
apparaissent aux tableaux de l’annexe « A ».


Interprétation et commentaires des résultats 2000-2001(Jean-Yves Daigle)

Règle général, les résultats de plusieurs paramètres ( arsenic, cadmium, cuivre,
fluorure, nickel, nitrite, plomb et antimoine) sont sous les limites de détection.
D’autres paramètres ont des résultats qui varient légèrement avec les saisons
tout en restant sous les valeurs du Guide canadien pour la Qualité de l’eau
(GCQE).

Par contre, certains paramètres et certains sites ont retenu l’attention avec des
résultats qui approchent ou dépassent les normes du GCQE pour la protection
de la vie aquatique.

Aluminium
En ce qui à trait à la présence d’aluminium, les normes selon le guide canadien
de la qualité des eaux aquatique sont de 0.005 mg/L si le pH est de 6.5 ou moins
et de 0.1 mg/L si le pH est de >6.5.

Résultats de 2000
Les concentrations d’aluminium vont en augmentant avec la saison
d’échantillonnage à tous les sites et la limite est dépassée à l’automne
(2000/11/09). Au site PRC, la limite est dépassée 4 fois sur 5 durant la saison.
La moyenne des résultats pour la saison dépasse la limite aux sites RC1, RC2,
PRC et rDPr.
Attention au site rDPr puisqu’en automne (2000/11/09) le pH est inférieur à 6,5 et
la limite est dépassée par un facteur de 80.

Résultats de 2001
Tout comme en 2000, les concentrations d’aluminium ont augmenté avec la
saison d’échantillonnage à tous les sites et la limite est encore dépassée à
l’automne (2001/16/16) aux sites rBtr, RC1, RC2, PRC et RN.
Cependant, la moyenne des résultats pour la saison ne dépasse pas la limite. La
situation est différente en 2001 comparée à 2000 au site rDPr puisque la limite
n’a pas été dépassée une seule fois durant la saison d’échantillonnage.




                                                                                26
Fer

Résultats de 2000
À l’automne (2000/11/09), la limite est dépassée aux sites RC5, RC3, PRC et
rDPr. Particulièrement au site PRC, la limite est dépassée 3 fois sur 5 durant la
saison et la moyenne des résultats est aussi supérieure à la limite du GCQE.

Résultats de 2001
À l’automne (2001/10/16), la limite est cette fois dépassée aux sites RC2, PRC et
RN.
De plus, seulement au site RN, la limite est dépassée le 2001/07/03 en plus la
moyenne des résultats à ce site est supérieure à la limite du GCQE.

Commentaires

Certains métaux tels que l’aluminium, le fer, le nickel et le manganèse sont
souvent présents dans les cours d’eau à cause de leur abondance dans les sols,
les sédiments et la couche de base rocheuse. Ils peuvent aussi être générés des
activités industrielles.

Le fait que la présence d’aluminium, de chrome et de fer aient légèrement
dépassé les normes pour les eaux aquatiques n’est pas alarmant pour l’instant.
Seulement un programme d’échantillonnage à plus long terme pourra déterminer
si cette tendance est significative. Pour l’instant, ce sont des cas isolés. Les
lignes directrices du MEGL du Nouveau-Brunswick relative à la présence de
chrome dans les eaux se situent à environ 2,0 ug/L. Cette norme a été dépassée
aux dix sites lors de l’échantillonnage du mois de juillet 2000. Lors des autres
échantillonnages, le taux de chrome ne dépassait pas les normes. En ce qui à
trait à la présence des autres métaux échantillonnés, il n’y avait rien d’anormal à
signaler.

E-Coli

La Limite tolérable admise pour la baignade est de 200 NPP/100 ml. En ce qui à
trait à l’eau potable, la limite est de 0 tolérance, tandis que dans l’eau salée, la
limite est de 14 NPP/100 ml pour la cueillette des mollusques.

Résultats de 2000
Les taux de E-Coli étaient au-dessus de 100 NPP/100mL à trois occasions au
site PRC, et une fois aux sites rBtr ainsi que RN.
Attention aux sites PRC, rBtr ainsi que RN.

Résultats de 2001
La limite de 200 npp/100mL est dépassée le 2001/10/16 aux sites PRC et RN.




                                                                                  27
Les moyennes sont aussi supérieures à la limite pour ces deux sites. Attention
spéciale devrait être accordée aux sites PRC, RN tandis qu’un suivi devrait être
fait au site rBtr.

Carbone organique total
De façon générale, il est acceptable d’avoir des résultats variant de 1 à 30 mg/L
pour ce paramètre. Un résultat inférieur à 10 mg/L est jugé de qualité supérieure.

Résultats de 2000
A tous les sites, les résultats étaient plus élevés à l’échantillonnage du
2000/11/09 et seulement au site rPDr la limite de 30 mg/L était dépassée à cette
date d’échantillonnage.

Résultats de 2001
Cette année, tous les résultats étaient inférieurs à 10 mg/L.

Oxygène dissous
L’oxygène dissous dans l’eau est un élément important pris en considération
pour la classification des cours d’eau. La vie aquatique est fort dépendante de la
quantité d’oxygène dissous disponible. La quantité d’oxygène dissous dans l’eau
varie puisqu’elle est dépendante de la température, de la salinité et de la
turbulence dans les cours d’eau. Les valeurs d’oxygène dissous sont aussi
dépendantes de la pression atmosphérique. Typiquement, la concentration
d’oxygène dissous dans les cours d’eau est de< 10 mg/L. Il est généralement
reconnu que les espèces de poisson anadrome tel que l’anguille, le saumon, la
truite, l’éperlan et le gaspareau (espèces que l’on retrouvent dans la rivière
Caraquet) ont besoin d’un minimum de 6.0 mg/L d’oxygène dissous pour vivre.

Résultats de 2000 et 2001
Toutes les valeurs rapportées sont à l’intérieur de l’écart de valeur du GCQE.

Commentaires
Cependant, certains résultats sont élevés pour la température rapportée de l’eau;
cette situation est toutefois possible en cas de sursaturation causée par un
brassage de l’eau (ex. petites chutes ou rapides).

Température de l’eau
La température de l’eau est un autre facteur important à la vie aquatique, surtout
en ce qui à trait aux espèces anadromes. Les températures de frai varient selon
l’espèce. Pour le saumon de l’Atlantique par exemple la température de frai est
de 7.5o C à 10.5o C. Pour la truite de ruisseau la température de frai peut varier
entre 5 et 10o C.

Résultats de 2000 et 2001
On ne note des températures près ou légèrement au-dessus de 15 Celsius à
l’échantillonnage du 07/18/2000 et du 08/08/2001.



                                                                                 28
Selon les commentaires des techniciennes du MEGL, les températures
enregistrées dans les cours d’eau de notre bassin versant sont meilleures que la
moyenne ailleurs dans le sud de la province par exemple.

Commentaires
Naturellement, la température de l’eau varie selon les saisons. Par contre, la
température des cours d’eau intérieurs peut être influencée aussi par l’état de la
zone forestière tampon le long de nos rivières. De la vient l’importance de les
protéger.


VARIATION AU COURS DES ANNÉES
L’automne est le temps où certains résultats de paramètres approchent ou
dépassent les valeurs du GCQE. Les taux de coliformes sont plus élevés en été
suite à des précipitations de plus de 25 mm. Le tableau suivant identifie les sites
et les paramètres avec une moyenne de résultats au-dessus des valeurs du
GCQE pour la période de 1994 à 2001.
Tableau 14

 Sites affichant une moyenne de résultats au-dessus des valeurs du GCQE 1994 à 2001.
 Sites       1994           1995           1999          2000            2001
 RC1                        E-Coli         E-Coli        Aluminium       ------
 RC2         E-Coli         E-Coli         E-Coli        Aluminium       ------
 RC3         ------         ------         E-Coli        ------          ------
 PRC         ------         ------         ------        Aluminium       E-Coli
 rDPr        ------         ------         ------        Aluminium       ------
 RN          ------         E-Coli         ------        Fer             E-Coli, Fer


D’après ces résultats, l’aluminium et le fer mais surtout les E-Coli sont les
paramètres à surveiller de plus près pour améliorer la qualité de l’eau de ces
sites. Les sources des deux premiers métaux peuvent être plus difficiles à
identifier. Les concentrations de E-Coli aux sites RC1, RC2 et RC3 semblent
diminuer avec les années. Cependant, ils sont toujours présents en
concentration élevée dans les échantillons de 2000 et 2001 pour ces sites sans
toutefois dépasser la limite.

Aux sites PRC et RN, la concentration moyenne de E-Coli dépasse la limite du
GCQE; durant les années précédentes, les concentrations étaient élevées sans
en dépasser la limite.

La perspective que nous donnent les données historiques et l’interprétation des
données de 2000 et 2001 nous laisse cependant entrevoir une amélioration
progressive de la qualité des eaux des tributaires de la baie de Caraquet.




                                                                                       29
Consultations publiques

Dans le cadre de son programme de classification des cours d’eau, le ministère
de l’Environnement et des Gouvernements locaux requière que les groupes
responsables de la classification, tiennent des consultations publiques et
prennent en considérations les opinions et commentaires du public dans leurs
recommandations au MEGL. Le Partenariat pour la gestion intégrée du bassin
versant à tenue deux sessions de consultations publiques, le 8 à l’édifice
municipal de Grande-Anse et le 11 avril à l’édifice municipal de Bertrand.
Ces sessions comportaient les points suivants :
• Le programme de classification des cours d’eau.
• La présentation des résultats de chacun des cours d’eau échantillonnés.
• La présentation de la classification proposée pour les cours d’eau
   échantillonnés.
• Une période pour les questions les commentaires et les recommandations
   des participants.

Le Partenariat avait auparavant tenu des rencontres avec le conseil municipal de
Caraquet et avec l’administration des autres municipalités du bassin versant. Ces
rencontres avaient pour buts d’informer les autorités municipales des résultats de
notre travail, des recommandations qui en découlerait et des l’engagements que
nous sollicitions de leur part.

Une version abrégée du présent rapport a également été distribuée aux
représentants des différents secteurs qui forment le Partenariat pour leurs
commentaires et recommandations. Le rapport, les commentaires et les
recommandations ont par la suite étaient revue et entériner par le conseil
d’administration lors de sa réunion régulière du 30 avril 2002.

Résultats de nos consultations

Règle générale les participants aux consultations publiques se dire en accord
avec les classifications proposées pour les cours d’eau du bassin. C’est plutôt
sur les pratiques d’exploitation des ressources à proximité des cours d’eau que
portent leurs préoccupations.

•   les participants aux audiences craignent que le drainage de la portion sud de
    la tourbière de Grande-Anse dans la rivière du Nord affecter la vie aquatique
    du cours d’eau, ils demandent qu’une attention spéciale soit accorder à cette
    question dans notre plan d’action, *
•   l’émission de particule de tourbe dans lors de la récolte a aussi fait l’objet de
    commentaires de la part de participants.
•   les coupes à blanc, le non-respect des zones tampons adjacentes aux cours
    d’eau et les chemins forestiers constituent l’autre préoccupation majeure à
    avoir fait l’objet de recommandation de la part des participants.*
* Ces recommandations ont étaient ajouter à notre plan d’action



                                                                                   30
Recommandations relatives à la classification provisoire des cours d’eau
de la partie ouest du bassin versant de la baie de Caraquet

Tel que mentionné, le Partenariat a, pour les fins du présent rapport, cherché à
avoir une perspective plus longue de l’état des principaux cours d’eau du bassin
versant. C’est pour cette raison que les données d’échantillonnage ont fait l’objet
de deux rondes d’interprétations.

L’interprétation des résultats d’analyse de l’échantillonnage des cours d’eau du
bassin versant de la baie de Caraquet a été faite conjointement par M. Denys
Lanteigne, directeur-général du Partenariat pour la gestion intégrée du bassin
versant de la baie de Caraquet, et les représentants du MEGL et portait
uniquement sur les données 2000-2001.

Le MEGL étant en voie de développer un modèle d’interprétation des données
relatives aux macro-invertébrés, ceux-ci feront l’objet d’une interprétation
subséquente.

La perspective que nous a donné l’interprétations des données sur la qualité
actuelle des eaux des tributaires de la baie de Caraquet nous apporte à leurs
proposer les classifications suivantes :

Tableau 15




    Classification basée sur les normes rencontrées
      Sites    Cours d’eau                                       Catégories
       rAb     ruisseau Adams                                         A
       rBtr    ruisseau Bertrand                                      B
       RC1     Rivière Caraquet                                       B
       RC2     Rivière Caraquet                                       A
       RC3     Rivière Caraquet                                       A
       RC4     Rivière Caraquet                                       A
       RC4     ruisseau Innishannon                                   A
       RC5     Rivière Caraquet                                       A
       PRC     Petite Rivière Caraquet                                B
       RN      Rivière du Nord                                        B
       rDPr    ruisseau des Prairies                                  B




                                                                                 31
Classification des cours d’eau
Ruisseau Adam

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau      40343
Code identification du cours d’eau          rAd
Localisation du site d’échantillonnage      Au sud d’un petit pont à St-Amateur
Numéro d’identification du site             12187
Paramètres échantillonnés                   Macro-invertébrées
                                            Métaux
                                            Non-métaux inorganiques
                                            Organiques
                                            Physiques
                                            Bactériologique
Fiche descriptive
Bassin versant                              Rivière Caraquet
Sous bassin                                 Ruisseau Adams
Écodistrict                                 Tabusintac
Zone sensible                               Aucune
Superficie                                  31 km2

Tenure                                      Terres de la Couronne       1,3 hectares        1,3%
                                            Sous licences               231 hectares        7,3%
                                            Terres privée               2 880 hectares     91,4%

Occupation des sols                         Habités                     35 hectares         1,1%
                                            Agricole                    185 hectares        5,9%
                                            Tourbière                   30 hectares          ,9%
                                            Forêts                      2 900 hectares      92 %

Couvert forestier                           Bois mou                    1 100 hectares     32,9%
                                            Bois franc                  565 hectares       19,5%
                                            Mixte                       640 hectares       22,1%
                                            Autres                      595 hectares       20,6%


Description sommaire de la situation
Il n’y a rien, outre des taux d’ammoniac (,046) sensiblement élevés, dans les données qui indique un
problème de la qualité de l’eau du ruisseau Adam. Le mauvais fonctionnement de fosses sceptiques pourrait
facilement expliquer la présence de ces taux ammoniac dans l’eau de ce ruisseau. Mais la présence à
proximité du ruisseau Adam d’un ancien dépotoir régional nous préoccupe.
Bien que nous proposions de classer ce cours d’eau catégorie A, la présence de taux d’ammoniac
sensiblement élevés et le contexte nous incite à inclure à notre plan certaines actions particulières.

Classification basée sur les normes rencontrées « A »

Classification visée : Maintenir la classification « A »

Plan d’actions proposé

  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et les encourager à adopter des
       pratiques de gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  •    Mettre en place un suivi pour effectuer l’échantillonnage.
  •    Conduire des inspections visuelles pour documenter plus en détail les sites ponctuels de
       contamination.
  •    Documenter le site et la procédure suivie lors de la fermeture du dépotoir.
  •    Développer en collaboration avec le MEGL un programme d’échantillonnage d’eau à proximité du
       site de l’ancien dépotoir.




                                                                                                         32
33
     Sources : Services Nouveau-Brunswick
                  Ministère des Ressources naturelles et de l’Énergie
                  New Brunswick Aquatic Ressources Data Warehouse
                  Ministère de l’Environnement et des Gouvernement locaux
34
Ruisseau des Prairies

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau        40419
Code identification du cours d’eau            rDPr
Localisation du site d’échantillonnage        À l’ouest du pont à Major
Numéro d’identification du site               12183
Paramètres échantillonnés                     Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique

Fiche descriptive
Bassin versant                                Rivière du Nord
Sous bassin                                   Ruisseau des Prairies
Écodistrict                                   Caraquet
Zone sensible                                 Aucune
                                                    2
Superficie                                    16 km

Tenure                                        Terres de la Couronne
                                              Sous licences                425 hectares          26%
                                              Terres privée                1 210 hectares        74%

Occupation des sols                           Habités                      30 hectares           1,8%
                                              Agricole                     61 hectares           3,7%
                                              Tourbière                    38 hectares           2,3%
                                              Carrière                     5 hectares             ,3%
                                              Forêts                       1 501 hectares      91,8 %

Couvert forestier                             Bois mou                     720 hectares          48%
                                              Bois franc                   200 hectares        13,3%
                                              Mixte                        290 hectares        18,3%
                                              Autres                       251 hectares        16,7%

Description sommaire de la situation
L’échantillonnage (2000 et 2001) révèle la présence de taux de coliformes qui dépassent légèrement les
lignes directrices de même que des taux d’Azote total Kjeldahl, et de clore sensiblement élevés mais avec
seulement une donnée on ne peut pas conclure que la situation soit problématique. La présence d’un
ancien dépotoir régional à proximité du ruisseau pourrait expliquer les taux présents dans les eaux de ce
tributaire de la Rivière du Nord.

Classification basée sur les normes rencontrées « B »

Classification visée : Maintenir la classification à « A »

Plan d’actions proposé

  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et de l’administration municipale de
       Saint-Léolin et les encourager à adopter des pratiques de gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  •    Mettre en place en collaboration avec le MEGL et la municipalité de Saint-Léolin un programme
       d’échantillonnage et de suivi sur la qualité de l’eau du cours d’eau.
  •    Conduire des inspections visuelles pour documenter plus en détail les sites ponctuels de
       contamination.
  •    Documenter le site et la procédure suivie lors de la fermeture du dépotoir.
  •    Développer en collaboration avec le MEGL un programme d’échantillonnage d’eau à proximité du
       site de l’ancien dépotoir.




                                                                                                              35
Rivière du Nord

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau        40415
Code identification du cours d’eau            RN
Localisation du site d’échantillonnage        Au sud du pont rue St.-Paul
Numéro d’identification du site               12182
Paramètres échantillonnés                     Macro-invertébrées
                                              Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique

Fiche descriptive
Bassin versant                                Rivière du Nord
Sous bassin                                   Ruisseau du Nord
Écodistrict                                   Caraquet
Zone sensible                                 Aucune
Superficie                                    67 km2

Tenure                                        Sous licences                 970 hectares       14,4%
                                              Terres privée                 5 750 hectares     85,6%

Occupation des sols                           Habités                       285 hectares        4,2%
                                              Agricole                      425 hectares        6,3%
                                              Tourbière                     425 hectares          7%
                                              Carrière                      35 hectares          ,5%
                                              Forêts                        5 560 hectares     82,4 %

Couvert forestier                             Bois mou                    2 820 hectares       50,7%
                                              Bois franc                  840 hectares         15,2%
                                              Mixte                       1050 hectares        18,8%
                                              Autres                      750 hectares         15%

Description sommaire de la situation
L’échantillonnage (2000 et 2001) révèle la présence de taux de coliformes qui dépassent les lignes
directrices (220 MPN/100ml) de même que des taux d’Azote total Kjeldahl, de clore, de calcium, de
manganèse et chrome sensiblement élevés. Bien que le versant sud de ce cours d’eau soit quelque peu
urbanisé et que la présence de fosses sceptiques défectueuses pourraient expliquer les taux de coliformes,
nous n’avons pas, pour l’instant, d’indices qui nous permettraient d’expliquer les taux que présentent les
autres paramètres. Un échantillonnage de suivi et d’autres inspections visuelles sont nécessaires.

Classification basée sur les normes rencontrées « B »

Classification visée : Maintenir la classification à « A »

Plan d’actions proposées
  •   Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et de l’administration municipale de
      Grande-Anse et les encourager à adopter des pratiques de gestion optimales.
  •   Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  •   Mettre en place en collaboration avec le MEGL et la municipalité de Grande-Anse un programme
      d’échantillonnage et de suivi sur la qualité de l’eau du cours d’eau.
  •   Conduire des inspections visuelles pour documenter plus en détail les sites ponctuels de
      contamination.
  * Recommandation provenant des participants aux consultations publiques
      Développer en collaboration avec le MEGL le MRNE et le CRDT un programme d’évaluation des
      impacts que le drainage des tourbières a sur les cours d’eau et sur leurs habitats aquatiques.




                                                                                                             36
37
38
Petite rivière de Caraquet

Fiche descriptive
Numéro d’identification du cours d’eau        40304
Code identification du cours d’eau            PRC
Localisation du site d’échantillonnage        À l’est du pont rue de la Chaussée
Numéro d’identification du site               12185
Paramètres échantillonnés                     Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique
Fiche descriptive
Bassin versant                                Baie de Caraquet
Sous bassin                                   Petite rivière de Caraquet
Écodistrict                                   Caraquet
Zone sensible                                 Aucune
Superficie                                    24 km2

Tenure                                        Terres de la Couronne
                                              Sous licences
                                              Terres privée                2 400 hectares      100%

Occupation des sols                           Habités                      30 hectares          1,2%
                                              Agricole                     130 hectares         5,4%
                                              Tourbière                    140 hectares        5, 7%
                                              Carrière                     10 hectares           ,4%
                                              Forêts                       2 100 hectares     86,7 %

Couvert forestier                             Bois mou                     1 100 hectares      50,7%
                                              Bois franc                   250 hectares        15,2%
                                              Mixte                        430 hectares        18,8%
                                              Autres                       320 hectares         15%

Description sommaire de la situation
L’échantillonnage (2000 et 2001) révèle la présence de taux de coliformes qui dépassent les lignes
directrices (340 MPN/100ml) de même que des taux de clore sensiblement élevés. Bien que la présence
d’une certaine concentration de chalets dont les fosses sceptiques seraient défectueuses soit susceptible
d’expliquer les hauts taux de coliformes nous n’avons pas d’indices qui nous permettraient d’expliquer la
présence des taux de clore échantillonnés. Un échantillonnage de suivi et d’autres inspections visuelles sont
nécessaires.

Les eaux de ruissellement de la rue de la Chaussée qui se déversent dans la rivière, provoquent des
problèmes de sédimentation.

Classification basée sur les normes rencontrées « B »

Classification visée : Maintenir la classification à « A »

Plan d’actions proposé
  •   Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et de l’administration municipale de
      Caraquet et les encourager à adopter des pratiques de gestion optimales.
  •   Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  •   Conduire des inspections visuelles pour documenter sur les sites de contamination.
  •   Mettre en place en collaboration avec le MEGL et la municipalité de Caraquet un programme
      d’échantillonnage et de suivi sur la qualité de l’eau du cours d’eau.
  •   Sensibiliser l’administration municipale à la situation de sédimentation.
  •   Aménagement en collaboration avec la municipalité de Caraquet d’un projet pilote de bassins de
      décantation des eaux de ruissellement.
  • Promouvoir auprès des municipalités du bassin l’adoption de pratiques de gestion optimales lors de
      l’aménagement, l’amélioration ou d’extension du réseau routier.




                                                                                                             39
Ruisseau Bertrand

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau        40325
Code identification du site                   rBtr
Localisation du site d’échantillonnage        Au sud du pont de la route 325
Numéro d’identification du site               12190
Paramètres échantillonnés                     Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique
Fiche descriptive
Bassin versant                                Rivière de Caraquet
Sous bassin                                   Ruisseau Bertrand
Écodistrict                                   Caraquet
Zone sensible                                 Aucune
Superficie                                    14,9 km2

Tenure                                        Terres de la Couronne
                                              Sous licences
                                              Terres privée                1 493 hectares       100%

Occupation des sols                           Habités                      65 hectares          4,4%
                                              Agricole                     15 hectares            1%
                                              Tourbière                    37 hectares          2,5%
                                              Carrière                     5 hectares            ,3%
                                              Forêts                       1 371 hectares      91,8%

Couvert forestier                             Bois mou                     511 hectares        37,3%
                                              Bois franc                   75 hectares          5,5%
                                              Mixte                        435 hectares        31,7%
                                              Autres                       350 hectares        25,5%

Description sommaire de la situation
L’échantillonnage fait en (2000 et 2001) révèle des taux de coliformes qui dépassent sensiblement les lignes
directrices (140 MPN/100ml). Bien que la topographie (cuvette) et l’urbanisation de la section supérieure du
cours d’eau de même que la présence de fosses sceptiques défectueuses pourraient expliquer ces taux de
coliformes, un échantillonnage et une autre inspection visuelle sont nécessaires.

Classification basée sur les normes rencontrées « B »

Classification visée : Maintenir la classification à « A »

Plan d’actions proposé

  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et de l’administration municipale de
       Bertrand et les encourager à adopter des pratiques de gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  •    Conduire, en collaboration avec la municipalité de Bertrand, des inspections visuelles pour
       documenter plus en détail les sites ponctuels de contamination.
  •    Mettre en place en collaboration avec le MEGL et la municipalité de Bertrand un programme
       d’échantillonnage et de suivi sur la qualité de l’eau du cours d’eau.




                                                                                                              40
41
42
Rivière Caraquet

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau        40301
Code identification du cours d’eau            RC1
Localisation du site d’échantillonnage        Au bout du chemin du Boom
Numéro d’identification du site               12184
Paramètres échantillonnés                     Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique
Fiche descriptive
Bassin versant                                Baie de Caraquet
Sous bassin                                   Rivière de Caraquet
Écodistrict                                   Caraquet
Zone sensible                                 Aucune
Superficie                                    247 km2

Tenure                                        Terres de la Couronne        22 hectares          ,09%
                                              Sous licences                10 735 hectares     43,4%
                                              Terres privée                14 000 hectares     56,5%

Occupation des sols                           Habités                      475 hectares         1,9%
                                              Agricole                     15 hectares            2%
                                              Tourbière                    37 hectares            5%
                                              Carrière                     5 hectares            ,1%
                                              Forêts                       1 371 hectares      90,9%

Couvert forestier                             Bois mou                     10 560 hectares     46,9%
                                              Bois franc                   3 300 hectares      14,7%
                                              Mixte                        5 034 hectares      22,4%
                                              Autres                       3 341 hectares      14,9%
                                              Terres humides               1 250 hectares       5,6%

Description sommaire de la situation
Bien que les résultats des deux dernières années de ce site d’échantillonnage démontrent une nette
réduction des taux de coliformes, ils démontrent encore des taux sensiblement élevés de coliformes. Étant
situé en aval du secteur ou est aménagé une importante concentration de chalets de la rivière Caraquet, il
est le mieux situé pour nous fournir des indications relatives à l’amélioration des installations sanitaires du
secteur. Ces informations nous seront particulièrement importantes dans le cadre de notre projet
d’amélioration de l’état de santé environnementale de la baie de Caraquet et des travaux de restauration du
banc public.

Classification basée sur les normes rencontrées « B »

Classification visée : Maintenir la classification à « A »

Plan d’actions proposé

  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et de l’administration municipale de
       Bertrand et les encourager à adopter des pratiques de gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  •    Conduire en collaboration avec la municipalité de Bertrand des inspections visuelles pour
       documenter plus en détail les sites ponctuels de contamination.
  •    Mettre en place en collaboration avec le MPO, MAPA, les riverains et la municipalité de Bertrand un
       programme d’échantillonnage et de suivi sur la qualité de l’eau du cours d’eau.




                                                                                                              43
Rivière Caraquet

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau        40301
Code identification du cours d’eau            RC2
Localisation du site d’échantillonnage        Après le dernier chalet rue Saisonnier
Numéro d’identification du site               12193
Paramètres échantillonnés                     Macro-invertébrées
                                              Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique

Description sommaire de la situation
Les résultats des deux dernières années de ce site d’échantillonnage démontrent une très nette réduction
des taux de coliformes. Ils démontrent encore des taux sensiblement élevés de coliformes. Étant situé juste
en amont du secteur ou est aménagé une importante concentration de chalets de la rivière Caraquet, il est
le mieux situé pour nous fournir des données de références pour évaluer la situation des installations
sanitaires du secteur des chalets. Ces informations nous seront particulièrement importantes dans le cadre
de notre projet d’amélioration de l’état de santé environnementale de la baie de Caraquet et des travaux de
restauration du banc public.

Classification basée sur les normes rencontrées « A »

Classification visée : Maintenir la classification « A »

Plan d’actions proposé
  •   Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains à la situation et de l’administration municipale de
      Bertrand et les encourager à adopter des pratiques de gestion optimales.
  •   Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.
  • Mettre en place en collaboration avec le MPO, MAPA, les riverains et la municipalité de Bertrand un
      programme d’échantillonnage et de suivi sur la qualité de l’eau du cours d’eau.

Rivière Caraquet

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau        40301
Code identification du cours d’eau            RC3
Localisation du site d’échantillonnage        En aval du ruisseau Serbys
Numéro d’identification du site               12189
Paramètres échantillonnés                     Métaux
                                              Non-métaux inorganiques
                                              Organiques
                                              Physiques
                                              Bactériologique

Description sommaire de la situation
Ce site est en aval du secteur le moins altéré du bassin versant de la Rivière Caraquet. L’essentiel de la
portion de la rivière entre les sites RC3 et RC5 cour à travers les terres de la Couronne. Outre les amateurs
de pêche à la truite et les utilisateurs du camping Innisshannon, très peu de gens utilisent cette portion de
rivière.

Classification basée sur les normes rencontrées « A »

Classification visée : Maintenir la classification « A »

Plan d’actions proposé
  •   Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains et les encourager à adopter des pratiques de
      gestion optimales.
  • Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.


                                                                                                             44
45
46
Rivière Caraquet

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau      40301
Code identification du cours d’eau          RC4
Localisation du site d’échantillonnage      Camping Innishannon
Numéro d’identification du site             12192
Paramètres échantillonnés                   Macro-invertébrées
                                            Métaux
                                            Non-métaux inorganiques
                                            Organiques
                                            Physiques
                                            Bactériologique

Description sommaire de la situation

Ce site est au centre des terres de la Couronne dans le secteur le moins altéré du bassin versant de la
Rivière Caraquet. Outre les amateurs de pêche à la truite et les utilisateurs du camping Innisshannon, très
peu de gens utilisent cette portion de rivière.

Classification basée sur les normes rencontrées « A »

Classification visée : Maintenir la classification « A »

Plan d’actions proposé

  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains et les encourager à adopter des pratiques de
       gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.


Rivière Caraquet

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau      40301
Code identification du cours d’eau          RC5
Localisation du site d’échantillonnage      à l’est du pont de la route 350
Numéro d’identification du site             12186
Paramètres échantillonnés                   Macro-invertébrées
                                            Métaux
                                            Non-métaux inorganiques
                                            Organiques
                                            Physiques
                                            Bactériologique

Description sommaire de la situation

Ce site est situé entre deux blocs de terres de la Couronne. L’occupation des terres de ce secteur du bassin
versant de la Rivière Caraquet est en régression. Les coupes à blanc ont considérablement réduit le couvert
forestier du secteur particulièrement dans la région du Lac Teague qui se trouve juste à l’extérieur de la
limite ouest du bassin versant.

Classification basée sur les normes rencontrées « A »

Classification visée : Maintenir la classification « A »

Plan d’actions proposé

  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains et les encourager à adopter des pratiques de
       gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.



                                                                                                         47
Ruisseau Innishannon

Fiche d’identification
Numéro d’identification du cours d’eau       40381
Code identification du cours d’eau           CR4
Localisation du site d’échantillonnage       Camping Innishannon
Numéro d’identification du site              12192
Paramètres échantillonnés                    Macro-invertébrées
                                             Métaux
                                             Non-métaux inorganiques
                                             Organiques
                                             Physiques
                                             Bactériologique

Fiche descriptive
Bassin versant                               Rivière de Caraquet
Sous bassin                                  Ruisseau Innishannon
Écodistrict                                  Caraquet
Zone sensible                                Cours d’eau froide
                                                     2
Superficie                                   44,9 km

Tenure                                       Terres de la Couronne
                                             Sous licences               2 763 hectares      61,7%
                                             Terres privée               1 791 hectares      39,9%

Occupation des sols                          Habités                     88 hectares          1,9%
                                             Agricole                    48 hectares          1,1%
                                             Tourbière                   95 hectares          2,1%
                                             Forêts                      4 257 hectares      94,8%

Couvert forestier                            Bois mou                    1 900 hectares      44,6%
                                             Bois franc                  1 720 hectares      16,9%
                                             Mixte                       1 200 hectares      28,2%
                                             Autres                      397 hectares         9,3%

Description sommaire de la situation

Ce cours d’eau est situé au nord-ouest du bassin versant. Tandis que la partie ouest du cours d’eau
traverse des terres privées, la portion est de l’Innishannon court à travers les terres de la Couronne. Ce
cours d’eau est le seul tributaire d’eau froide de la Rivière Caraquet ce qui contribue à faire de la Caraquet
une bonne rivière à truite. Vu l’absence d’échantillonnage pris directement dans le cours d’eau, nous ne
sommes pas en mesure de proposer une classification plus élevée que « A ». L’information disponible sur
les zones sensibles nous porte à croire qu’une classification supérieure serait possible mais des
échantillonnages directement dans le cours d’eau seront nécessaires pour proposer une classification
supérieure (eau exceptionnelle). Compte tenu du potentiel d’exploitation de la tourbe présente dans la
région attenante à ce cours d’eau, la classification proposée présente déjà certaines contraintes qu’il
importe de discuter avec l’industrie.

Classification basée sur les normes rencontrées « A »

Classification visée : Maintenir la classification « A »

Plan d’actions proposé

  •    Établir en collaboration avec le MEGL un échantillonnage directement dans le cours d’eau pour
       déterminer si une classification supérieure serait appropriée
  •    Poursuivre le travail de sensibilisation des riverains et les encourager à adopter des pratiques de
       gestion optimales.
  •    Mettre en place un groupe local d’intendance environnementale.




                                                                                                           48
49
50
Estuaires des rivières du Nord et de Caraquet

Description sommaire de la situation

Les intervenants responsables de la gestion de la ressource huîtrière de la baie de Caraquet nous indiquent
que le problème de sédimentation de l’estuaire de ces deux rivières a un important impact sur l’état de santé
environnementale de la baie et la capacité de reproduction du banc public.

Objectif : restaurer la santé environnementale de l’estuaire, de la baie et de ses ressources.

Plan d’actions proposé
  •   Développer en collaboration avec les ministères de Pêches et Océans, Environnement Canada,
      Agriculture, Pêches et Aquaculture, Environnement et des Gouvernements locaux et les intervenants
      locaux un plan de restauration de la santé environnementale de l’estuaire, de la baie et du banc
      public.
  •   Reconduire un relevé des sites d’érosion, les documenter et faire l’analyse de l’évolution de la
      sédimentation de l’estuaire.
  •   Sensibiliser les riverains à la situation et les encourager à adopter des pratiques de gestion
      optimales.
  • Entreprendre l’organisation d’un groupe d’intendance environnementale de l’estuaire et de la baie.


Partenariat pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de Caraquet

Description
Certaines activités d’exploitation ou de mises en valeur des ressources, telles les coupes à blanc et
l’aménagement de terres pour l’exploitation de bleuetières ou l’exploitation de la tourbe, soulèvent les
préoccupations d’un nombre croissant d’individus et d’intervenants du bassin versant. Exemple, les
bleuetières, qui même si elles font l’objet d’un encadrement de la part des autorités gouvernementales, sont
souvent décriées comme sources de contamination des cours d’eau. Si le Partenariat est d’avis qu’il importe
de faire la promotion des pratiques de gestion optimales des ressources de gestion intégrée du bassin
versant, il considère aussi que certaines activités, comme les coupes à blanc sur les terres privées doivent
aussi faire l’objet de plus encadrement et de mesures de contrôles.

Objectif : Élargir le Partenariat et promouvoir les pratiques de gestion optimales des ressources et
          du territoire.

Plan d’actions proposé

  •    Développer, à l’image des producteurs de tourbe, un code d’éthique environnemental pour chacun
       des autres membres du PARTENARIAT.
  •    Promouvoir auprès des autorités gouvernementales l’adoption de mesures législatives favorisant une
       meilleure gestion des boisés privés.
  •    Promouvoir un engagement accru des membres du PARTENARIAT auprès des autres intervenants
       de leur secteur d’activité.
  •    Organiser trois séances publiques d’information portant sur :
       -    le plan d’action et le suivi à la classification des cours d’eau,
       -    les pratiques de gestion optimales des zones riveraines,
       -    l’intendance environnementale et l’implication des riverains dans la mise en œuvre du plan
            d’action et du suivi à la classification des cours d’eau.
  •    Organiser trois conférences pour les membres et le public sur :
       -    le développement durable et la gestion intégrée du bassin versant, les pratiques de gestion
            optimales des ressources et l’intendance environnementale.
  •    Publier sur une base trimestrielle et distribuer à l’ensemble des ménages du bassin versant le bulletin
       d’information du PARTENARIAT
  *    Recommandation provenant des participants aux consultations publiques
       Développer en collaboration avec le MEGL, le MRNE et ses partenaires un projet d’évaluation des
       impacts que le non-respect des zones tampons a sur les cours d’eau, sur l’exploitation à moyen et
       long terme des ressources en matières ligneuses et sur les habitats fauniques du bassin versant.




                                                                                                           51
Conclusion

Comme bien d'autres régions de la province, le bassin versant de la baie de
Caraquet fait l’objet d’une exploitation intensive de ses ressources. Le
Partenariat pour la gestion intégrée du bassin versant de la baie de Caraquet qui
y fait la promotion du développement durable et de la gestion intégrée des
ressources et du territoire de la région, a été amené à étudier les différentes
composantes de la réalité physique et socio-économique du bassin versant et à
nous interroger sur les méthodes actuelles d’exploitation des ressources et sur
les moyens à prendre pour créer un meilleur milieu de vie. Nos actions ont aussi
permis de sensibiliser nos concitoyens aux conséquences que le mode actuel de
mise en valeur des ressources et d'utilisation des sols a sur le milieu naturel.

La classification des cours d’eau du bassin versant constituait pour le Partenariat
une étape essentielle dans la réalisation de nos objectifs, elle nous a permis de
raffiner non seulement nos données relatives sur la qualité de l’eau des
tributaires de la baie, mais aussi celles sur les activités d’exploitation des
ressources et d’occupation des sols à proximité des différents cours d’eau de la
partie ouest du bassin versant. L’information recueillie nous ayant permis de
classifier les eaux de cette portion du bassin et d’élaborer un programme détaillé
de suivie, le Partenariat amorce maintenant, en concertation avec les usagers et
les gestionnaires locaux, la mise en place d’un mécanisme de gestion intégrée
du bassin versant.

Pour ce faire, il nous semble essentiel, si l'ont aspire à un développement
harmonieux du territoire, que les autorités provinciales poursuivent leurs efforts
de se dotent des moyens d’assurer la mise en valeur rationnelle et intègre des
ressources et du milieu.

Nous avons bien pris note de l’adoption de la réglementation sur la classification
des eaux et des avants projets relatifs aux zones côtières et aux terres humides
de même que l’objectif que véhicule la réglementation sur la classification des
eaux de faire du bassin versant l’unité de planification de base.

Bien que ces initiatives ne constituent pas encore la politique de développement
durable et de gestion intégrée à laquelle nous faisons référence, elles n’en sont
pas moins d’importants outils de planification avec lesquelles les habitants des
bassins versants pourront développer et articuler leurs propres stratégies de
développement durable.

Nous espérons que nos recommandations relatives à la classification des eaux
des tributaires de la baie de Caraquet seront considère et que nos propos sur
une politique politique de développement durable et de gestion intégrée sauront
vous intéresser et qu'ils vous seront de quelque qu'utilité dans l’établissement du
bassin versant l’unité de planification de base.




                                                                                 52
Le Partenariat remercie les gestionnaires du Fond en fiducie pour
l’environnement du Nouveau-Brunswick et aux autorités du ministère de
l’Environnement et des Gouvernements locaux pour les appuis qu’ils nous
accordent dans la réalisation de nos objectifs.




                                                                     53
Glossaire

Activité de contact direct
Loisir ou autres activités exercés dans ou sur l'eau d'un cours d'eau et qui
présente ordinairement un risque de contact avec l'eau ou d'ingestion de celle-ci.
Ces activités comprennent la natation, la pêche à la ligne, la plongée, le ski
nautique et le contact avec la rive.

Activité de contact indirect
Loisir ou autres activités exercés dans ou sur l'eau d'un cours d'eau et qui ne
présente ordinairement pas de risque de contact avec l'eau ou d'ingestion de
celle-ci. Ces activités comprennent la pêche et la navigation de plaisance.

Bassin hydrographique
La surface de terrain qui se draine habituellement dans une rivière particulière,
dans un ruisseau, dans un cours d'eau ou autre cours d'eau mouvante.

Classification des eaux
Modalité administrative réglementée qui peut servir pour établir des objectifs
relatifs à l'utilisation de la protection de l'eau. Les rivières, les tributaires ou les
lacs ou des sections de rivière sont classés dans des catégories fondées sur le
niveau de protection souhaité.

Communauté aquatique
Groupement de plantes, d'animaux et autre biote qui vivent en interaction en
milieu aquatique dans une zone définissable, et qui avec leur habitat forment une
unité fonctionnelle avec une structure identifiable.

Cours d'eau
Cours d'eau désigne la largeur et la longueur totales, y compris le lit, les berges,
les bords et la ligne du rivage, de toute autre partie d'une rivière, d'une source,
d'un ruisseau, d'un lac, d'un étang, d'un réservoir, d'un canal, d'un fossé ou de
tout autre canal à ciel ouvert, naturel ou artificiel, dont la principale fonction est
de transiter ou de retenir de l'eau, que l'écoulement soit continu ou non.

Dans son état naturel
Signifie à l'égard d'une communauté aquatique, d'un cours d'eau, avoir des
caractéristiques biologiques, chimiques et physiques qui ne sont pas affectées
par l'activité humaine ou qui ne sont que très peu ou temporairement affectées
par celle-ci.

Décret relatif à la classification des eaux
Décret pris en vertu du Règlement sur la classification des eaux qui identifie la
catégorie de l'eau d'un cours d'eau et la date d'entrée en vigueur de la catégorie.




                                                                                      54
Déversement d'une source non ponctuelle
Pollution générale par rapport à sa source. Résulte habituellement lorsque des
activités comme des activités résidentielles, forestières, agricoles ou de
construction rejettent des polluants de façon diffuse après des précipitations.

Déversement d'une source ponctuelle
La pollution évacuée directement dans l'environnement, habituellement dans une
conduite d'évacuation. S'applique aux effluents des procédés commerciaux et
industriels et aux déchets humains collectés.

Espèces indigènes
Espèce qui est indigène ou qui appartient naturellement dans un endroit.

Estuaire
La partie d'un cours d'eau aux extrémités inférieures d'un réseau fluvial où le
réseau rencontre et dilue l'eau salée de façon mesurable et où la communauté
biotique, y compris la végétation, est caractéristique des eaux dont la salinité
mesure de cinq à vingt parties par millier.

Insectes aquatiques
Insectes qui passent une partie de leur cycle de vie dans les ruisseaux, lacs,
rivières et autres cours d'eau; comprennent les stades de vie des
éphéméroptères, des perles et des phryganes.

Invertébrés
Animaux sans colonne vertébrale, y compris les anodontes (mollusques bivalves
d'eau douce), les sangsues, les éponges, les vers et les insectes, dont ceux qui
vivent dans l'eau douce pour une partie de leur vie (par exemple libellules et
éphéméroptères).

Lac
Cours d'eau qui occupe un bassin, y compris des réservoirs, des étangs ou des
cours d'eau qui se déversent comme les lacs. Les lacs ne comprennent pas les
étangs créés artificiellement.

Macro-invertébré benthique
Insecte aquatique ou -autre invertébré qui passe une partie ou la totalité de son
cycle de vie dans un cours d'eau ou sur le fond d'un cours d'eau et qui peut être
vu à l’œil nu ou capté dans un tamis américain numéro 30.

Méthodes de gestion optimales
Méthode, mesure ou pratique qui une fois installée ou utilisée est conforme à une
activité efficace, pratique et environnementalement et techniquement saine. Une
méthode de gestion optimale conçue spécifiquement par rapport à la qualité de
l'eau empêchera, réduira ou corrigera la pollution de l'eau.




                                                                               55
Normes de la qualité de l'eau
Limites pouvant être appliquées en vertu de la Loi pour assurer la qualité de l'eau
et qui sont établies par le Règlement.

Oxygène dissous
Une mesure de l'oxygène dissous dans l'eau, exprimé en parties par million.
Une quantité suffisante d'oxygène dissous est une des exigences de base d'un
système aquatique en santé.

Qualité de l'eau
Une mesure des caractéristiques chimiques, physiques et biologiques de l'eau, y
compris les mesures de la température, le contenu d'oxygène dissous, la
microbiologie, les concentrations de nombreuses substances et les mesures
biologiques comme les passages du poisson ou la qualité de l'habitat.

Quantité de l'eau
Une mesure du volume d'eau, y compris les mesures de l'eau pendant les
diverses conditions du débit. La quantité et la qualité de l’eau sont inter reliées.
Pendant les hautes périodes de débit, une plus grande quantité d'eau est
disponible pour diluer les concentrations des substances dans l'eau. Pendant les
faibles périodes de débit, les substances peuvent devenir plus concentrées, un
volume d'eau inférieur étant disponible pour la dilution.

Retrait important
Retrait d'eau d'un cours d'eau à un débit de plus de 45 litres la minute, à un taux
de plus de 10 % du débit de l'eau dans un cours d'eau au moment du retrait, quel
que soit le débit le plus faible.

Vie aquatique
Espèces végétales, animales et autres qui vivent la totalité ou une partie de leur
vie dans une communauté aquatique, comme les poissons, les amphibiens et les
invertébrés aquatiques.

Zone de mélange
Le secteur immédiat de dilution d'un polluant dans un cours d'eau où le polluant
est déversé dans le cours d'eau.




Sources : Guide d’interprétation du règlement sur la classification des eaux du Nouveau-Brunswick




                                                                                                    56
57
58
Références

Guide des volontaires qui effectuent la surveillance de la qualité de l’eau Province du
Nouveau-Brunswick Ministère de l’environnement et des Gouvernements locaux, Fredericton,
N.-B. juillet 2000

Vers une gestion intégrée du bassin versant de la baie de Caraquet O.Chouinard, P.M.
Desjardins et E. Forgues. 2000 Chaire d’études K.C. Irving en développement durable et Chaire
des caisses populaires acadiennes en études coopératives Université de Moncton, pour Pêches
et Océans Canada Rapport manuscrit canadien des sciences halieutiques et aquatiques 2532

Plan de gestion environnementale de la baie de Caraquet Omer Chouinard, J.P.
Vanderlinden Chaire d’études K.C. Irving en développement durable, Université de Moncton Août
1997

Les sols forestiers du Nouveau-Brunswick Mark C Colpitts, Sherif H Fahrny, John E.
MacDougall, Tom T M. Ng, Bryce G McInnis, Vincent F. Zelazny Ministère des Ressources
naturelles et de l’Énergie du Nouveau-Brunswick Agriculture et Agroalimentaire Canada
Ressources naturelles Canada Service canadien des forêts, 1995

Île de Caraquet, N.-B. géologie et géomorphologie côtière, Thibault. J.J. Ministère des
Ressources naturelles et de l’Énergie du Nouveau-Brunswick Fredericton, N.-B. 1994

Recommandations canadiennes pour la qualité des eaux : protection de la vie aquatique,
Conseil canadien des ministres de l'environnement 1999 mis à jour 2001

Pour les propriétaires de terrains bordant la rivière Caraquet Sud Voisin des rivières
Monique Anne Morin, Programme de développement durable de la baie de Caraquet Caraquet,
N.B. 2000

GUIDE D’ÉVALUATION DES TERRES HUMIDES Conseil nord-américain de conservation des
terres humides (Canada) Communication No 1992-1 Ottawa Ont. 1992

Hands ON Save Our Streams The Save Our Streams Teacher’s Manual, Karen Firehock,
Save Our Streams Program Isaak Walton League of America, Inc. Gaithersburg, MD, 1995

Une question de degrés: l’abc du changement climatique Environnement Canada 1997

Zone littorale Péninsule acadienne, N.-B. Inventaire des sites et politiques d’aménagement
Lea, Benoit & Associés Commission d’aménagement et de planification de la Péninsule
acadienne décembre 1984

ECOLOGICAL LAND CLASSIFICATION Maritime Ressources Management Services, Amherst,
N.-S. 1981




                                                                                           59
Annexe « A »

Tableaux des données d ‘échantillonnage




                                          60
Annexe « B »

Liste des intervenants ayant contribués à la mise sur pied du SIG

Pêches et Océans Canada
Agriculture, Pêches et Aquaculture
Club de loisirs de la Rivière Caraquet
Association des producteurs de tourbes
Sun Gro Canada Ltée
Ferme Ostréicole Dugas
Fondation pour la protection des sites naturels de l’île Caraquet Inc.
Office de commercialisation des produits forestier du Nord
Regroupement des producteurs de bluets de la Péninsule acadienne

ANNEXE « C »

Les mécanismes d’altération des sols du bassin versant

Le sol est considéré comme la principale source d'éléments nutritifs pour les
végétaux. Les types de roches que renferme le sol confèrent à la partie minérale
du sol sa composition chimique fondamentale. Les quantités relatives d'éléments
minéraux dans le sol ont des effets notables sur les systèmes biologiques du
site. La nature géologique du matériel parental du sol influence les caractères du
sol et le genre d’organisme vivant que ce dernier peut soutenir. De nombreux
processus biologiques et chimiques, qui permettent aux sols de soutenir la vie,
nécessitent la présence d'une quantité précise d'eau.

Le lessivage du sol

Le lessivage du sol depuis les horizons supérieurs vers les horizons inférieurs
constitue un processus important dans les régions au climat humide comme la
Péninsule acadienne. Il permet la mobilisation d'éléments nutritifs essentiels
(fondamentaux) comme le potassium le calcium et le magnésium.
En plus de leur rôle primordial dans la croissance et la structure des plantes, ces
éléments sont d'importants régulateurs du niveau d'acidité du sol.
Le déplacement des éléments nutritifs est fonction du niveau d'humidité dans le
sol est affectée par les propriétés du sol et de la position du site dans le paysage.

L’acidité

L'acidité des sols est fonction des concentrations d’ion d’hydrogène, d’aluminium
de calcium et de magnésium. Elle s'accroît au fur et à mesure qu'augmente la
concentration des ions d'hydrogène et d'aluminium par rapport à la concentration
des ions de calcium et de magnésium.




                                                                                   61
Le drainage du sol

L'eau présente dans un sol agit de deux façons;
• elle agit mécaniquement en permettant ou en empêchant la percolation ou le
    mouvement de l'eau dans différentes directions,
• elle a un effet physico-chimique qui affecte la fertilité inhérente du sol et les
    éléments nutritifs présents.
Les sols qui jouissent d'un bon drainage et d'un drainage rapide sont
relativement profonds, meubles et perméables; les racines des plantes y
pénètrent profondément.
Les sols dont le drainage est rapide permettent une infiltration plus rapide et
retiennent moins l'eau qu'un sol doté d'un bon drainage. Ce sol perd plus
rapidement les éléments nutritifs qui y sont présents.
Les sols moyennement et imparfaitement drainés offrent une percolation plus
lente et une aptitude à la rétention de l'eau supérieure, tandis que les sols au
drainage médiocre à très médiocre permettent à peine l'écoulement de l'eau et ils
la conservent pendant des périodes prolongées.

L'altération atmosphérique

L'altération atmosphérique dépend des propriétés physiques et chimiques des
roches. Les propriétés physiques, telles que la taille des clivages, des fractures,
des cristaux et, dans le cas des roches sédimentaires, les proportions relatives
de sable, de limon ou d'argile, influencent substantiellement les taux d'altération
atmosphérique.

La résistance à l’altération atmosphérique des roches sédimentaires
siliciclastiques augmente au fur et à mesure que la composition des roches
passe des types quartzeux à feldspathiques, puis à lithiques.
Les roches sédimentaires calcaires sont plus vulnérables à l'altération
atmosphérique que les roches non calcaires parce que la calcite réagit
rapidement avec le bioxyde de carbone et l'eau de pluie pour produire du
carbonate de calcium soluble.

La fertilité

La fertilité est reliée à la capacité des composantes chimiques d’une roche à
neutraliser l’acidité des eaux de pluie. Les roches sédimentaires sont composées
de fragments rocheux et de minéraux de roches ignées, elles possèdent par
conséquent des concentrations très variées en éléments nutritifs.
Les roches sédimentaires calcaires sont relativement plus riches en éléments
nutritifs alors qu'à l'autre extrême, les roches sédimentaires riches en quartz
constituent en général des sources médiocres d'éléments nutritifs.

Les sols neutres à légèrement acides tendent à soutenir une activité biologique
élevée comparativement aux sols acides. Ce niveau élevé d'activité biologique


                                                                                 62
améliore la productivité du site par l'entremise d'effets secondaires, telle la
fixation de l'azote. L'activité des organismes du sol accélère la décomposition
des matières organiques ainsi que le retour des éléments nutritifs dans le sol.
Les éléments nutritifs provenant des détritus ou des déchets de plantes et
d'animaux deviennent accessibles pour le soutien de la croissance des plantes.

Lorsque les sols sont acides, la décomposition des matières organiques est
ralentie et les aiguilles, feuilles, brindilles et autres détritus s'accumulent pour
former un tapis épais à la surface du sol. La tourbière bombée en est un
exemple.

Les niveaux d'acidité influencent également la vigueur des différentes espèces
de plantes. Les divers types de roches que renferme le sol influencent ainsi
indirectement la composition végétale d'un lieu donné. Les sites infertiles et
acides favorisent la croissance de plantes qui ont la capacité de faire un
recyclage interne des éléments nutritifs essentiels, tels l'azote, le potassium, le
magnésium et le phosphore, avant de remettre leur litière au sol. Ces plantes ont
tendance à posséder un feuillage persistant et épais et fibreuses et leur litière
contribue très peu au recyclage des éléments nutritifs.

L'épinette noire, le pin gris et les éricacées, comme le kalmia à feuilles étroites et
le rhododendron du Canada en sont de bons exemples. Ces plantes sacrifient
une partie de leur énergie de croissance à la conservation des éléments nutritifs.
Dans les endroits moins acides, ces plantes sont moins fréquentes et les arbres
à feuilles caduques et les plantes herbacées sont plus nombreux.

Les liens entre la végétation et l'environnement sont des éléments essentiels de
la base de renseignements nécessaire pour formuler les stratégies de
conservation biologique.

Même si le potentiel nutritif des sols d'une région dépend grandement des types
de roches dont il est composé, les influences locales, et spécialement les
antécédents en fait de feux de forêt, les méthodes et modes de coupes, ainsi que
l'utilisation passée (agricole) des terres peuvent avoir une incidence
prépondérante sur l'approvisionnement en éléments nutritifs.*




   •   Source : Les sols forestiers du Nouveau-Brunswick




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