SOMMAIRE
L’Allemagne et le Sénégal
- Avant-propos
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Faire route ensemble
La coopération au développement Concevoir ensemble l’avenir du pays
Décentralisation et développement local 7 8 10 12 14 15 16
Promotion de la paix et développement durable
Gestion de conflits et reconstruction en Casamance
Construire l’avenir à partir des opportunités d’aujourdhui
Amélioration de la compétivité des petites entreprises
Des réformes pour réduire la pauvreté Plus de lumière!
Le financement budgétaire et l’appui conseil aux réformes Energie pour le développement rural La promotion de microprojets par l’Ambassade
Petits moyens, grands résultats
Le droit à la parole
Le dialogue politique et sociopolitique Les fondations politiques allemandes au Sénégal
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Conseiller – Équiper - Former
Le Groupe des Conseillers techniques de la Bundeswehr
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La culture crée des liens
La politique culturelle et éducative à l’étranger Promotion de la langue et de la culture allemandes Favoriser les échanges universitaires
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Adresses
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Rédaction/conception : Ambassade d’Allemagne à Dakar Kai Baldow, Dr. Bernhard Braune, Renate Diack
Impression/maquette : POLYKROME 9, rue Amadou Assane Ndoye B.P. 488 Dakar, Senegal
Photos : Ambassade p. 5a/c, 16, 17a/c, 19, 23a/b Gouvernement fédéral/Guido Bergmann p. 5b GTZ p. 1, 2, 5, 6, 8, 13, 14b KfW p. 14a/c, 25b FES p.18 KAS p.17b, 20 BwBerGr p.22 GI p. 23c, 24, 25a, 27 DAAD p. 25c Entreprise FASSMER p. 11 b
Textes : Ambassade d’Allemagne, GTZ, KfW, FES, FNS, KAS, BwBerGr, GI, DAAD
Situation : mai 2008
L’Allemagne et le Sénégal
- Avant-propos
Mme Doretta LOSCHELDER Ambassadeur de la République fédérale d’Allemagne
Depuis 1960, l’Allemagne et le Sénégal sont unis par des liens étroits, par un partenariat fait d’estime mutuelle et de sincérité, dont la première pierre a été posée par Léopold Sédar Senghor, le premier Président de la République du Sénégal. S’il avait découvert l’Allemagne pendant les heures les plus sombres de son histoire, comme prisonnier de guerre, il y avait aussi fait connaissance avec la langue et la culture allemandes, Goethe et les écrivains du Romantisme allemand. Léopold Sédar Senghor a favorisé l’enseignement de l’allemand dans les écoles sénégalaises et appuyé la création du Département d’Allemand à l’Université Cheikh Anta Diop. Aujourd’hui encore, une dizaine de milliers de jeunes Sénégalais apprennent l’allemand, notamment grâce aux efforts de l’Institut Goethe, de son experte d’enseignement pour l’allemand et de la lectrice du DAAD, l’Office allemand d’échanges universitaires. Nos deux pays entretiennent des relations politiques étroites et amicales. Le président Wade a fait deux voyages officiels en Allemagne, la première fois pour une visite d’État en 2006, puis pour le sommet du G8 d’Heiligendamm en 2007. L’Allemagne est un partenaire fiable du Sénégal et accompagne le développement économique du pays. Agissant par ordre du Gouvernement fédéral allemand, représenté à Dakar par l’Ambassade d’Allemagne, deux organismes d’exécution, la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) (coopération technique) et la banque de développement KfW (coopération financière), aident le Sénégal dans différents domaines. Nous appuyons le développement socio-économique en Casamance afin que s’y instaure une paix durable. Le nouveau bateau Aline Sitoë Diatta a été financé en grande partie par l’Allemagne et construit par des chantiers navals allemands. Nous encourageons la décentralisation, condition de la lutte contre la pauvreté en milieu rural, nous voulons améliorer les perspectives d’emploi des jeunes par la promotion des PME et faciliter l’accès à l’électricité. L’Allemagne est également l’un des principaux donneurs multilatéraux au Sénégal et elle finance à hauteur d’environ un cinquième le Fonds européen de développement. L’Allemagne et le Sénégal sont aujourd’hui des partenaires fiables dans un monde de plus en plus interdépendant. La paix et la stabilité sont une préoccupation centrale pour chacun de nos deux pays : c’est pourquoi nous agissons ensemble au sein d’organisations internationales et défendons par exemple au Conseil des droits de l’homme des Nations unies la tolérance et l’application du droit international. Tous les jours, des Allemands et des Sénégalais se rencontrent, comme touristes ou partenaires commerciaux, dans le cadre de jumelages scolaires et d’échanges d’artistes, de sportifs, de scientifiques et d’étudiants et il y a longtemps que les relations ne sont plus à sens unique. Tout comme leurs homologues sénégalais en Allemagne, de plus en plus de stagiaires et d’étudiants allemands viennent au Sénégal pour y acquérir une expérience enrichissante. Ces contacts sont la meilleure façon de relever ensemble les défis de l’avenir : Comment rester ouverts les uns aux autres malgré la migration illégale ? Comment préserver notre dialogue, marqué par la confiance et l’ouverture ? Comment répondre ensemble, malgré nos niveaux de développement différents, aux grandes questions de l’avenir que sont la protection de l’environnement et du climat, la paix et le développement durable ?
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Faire route ensemble La coopération au développement
La coopération au développement entre le Sénégal et l’Allemagne est plus vaste qu’elle ne le semble au premier abord. En Allemagne, l’autorité de tutelle politique est le Ministère fédéral de la Coopération économique et du Développement, qui travaille en étroite concertation avec le Ministère allemand des Affaires étrangères. Les contributions allemandes sont principalement réalisées par le biais de la Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) (coopération technique) et par la banque de développement KfW (coopération financière), dont ce chapitre présente le travail. Au Sénégal, l’Ambassade d’Allemagne coordonne le dialogue politique avec le gouvernement et les autres donneurs. Elle est en outre responsable de la coordination des contributions allemandes sur place. La coopération allemande se retrouve également dans bien des interventions signalées par le drapeau de l’Union européenne ou les logos d’organisations internationales. Un tiers des ressources que l’Allemagne consacre à la coopération sont en effet mises en œuvre par le biais de l’UE et d’organisations internationales. Les fonds transitent par ces organisations, car la construction de routes ou la lutte contre le VIH/Sida exigent des moyens trop importants pour être mobilisés dans le cadre de projets purement bilatéraux. L’Allemagne est le plus grand pays membre de l’UE et son principal contributeur (20 % environ). La coopération
avec le Sénégal s’inscrit dans le cadre de l’Accord de Cotonou signé entre l’UE et 78 pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP). Cet accord fixe des objectifs ambitieux à la coopération : démocratie, droits humains, relations internationales pacifiques, égalité entre les sexes et protection de l’environnement. Un autre objectif important de cet accord est d’améliorer les relations commerciales entre l’UE et les pays ACP afin que les populations du Sud puissent mieux en profiter. Des accords de partenariat économique sont prévus à cet effet. Cette cohabitation de diverses organisations est, au premier abord, déroutante, car elle entraîne des redondances et des chevauchements de missions et d’attributions, qui se traduisent aussi par une charge supplémentaire pour les gouvernements des pays partenaires. Les nombreux donneurs internationaux et leurs pays partenaires ont donc convenu (Déclaration de Paris, 2005) de mieux répartir le travail entre eux. Cette division du travail vise à améliorer l’efficacité des ressources limitées consacrées au développement. Il faut éviter à l’avenir que plusieurs donneurs n’interviennent dans la région A sans que la région B soit suffisamment prise en considération. Il est important à ce propos de noter que c’est le Gouvernement sénégalais qui est à la barre. C’est lui qui choisit la destination. Les donneurs, quant à eux, ne sont que des compagnons de voyage, qui emportent des provisions, un peu d’argent et, on peut l’espérer, de bons conseils. C’est le capitaine qui décide de la vitesse de croisière et de la destination.
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Contribution allemande à la coopération au développement de par le monde
Pour l’année 2007, l’Allemagne arrive en termes de coopération au développement en deuxième position mondiale des bailleurs de fonds, juste derrière les États-Unis d’Amérique. Les fonds budgétaires allemands ont atteint en 2007 8,96 milliards d’euros.
Contributions allemandes versées à l’UE et à d’autres organismes internationaux opérant au Sénégal
• Fonds européen de développement 20,5 % • Banque africaine de développement 10,8 % • Banque mondiale (IDA-15) 7,05 %
Contributions bilatérales destinées au Sénégal pour la période 2006/2007
• Coopération technique 9 millions d’euros • Coopération financière 27,5 millions d’euros
• Programme des Nations unies pour le développement - organisations spéciales env. 9 % - fonds et programmes env. 4 %
Concevoir ensemble l'avenir du pays
Décentralisation et développement local
Depuis le début des années 1990, la décentralisation est un enjeu prioritaire de la politique intérieure sénégalaise. Les partenaires allemands accompagnent le processus politique au niveau national moyennant des services de conseil et apportent leur concours aux communes dans le cadre de la mise à disposition de services pour la population. Les chances offertes par la décentralisation sont évidentes: plus il y a de la proximité, plus les citoyens peuvent recourir au service public depuis l'école jusqu'au conseil fiscal en passant par l’établissement d'acte de naissance. Les décisions politiques sont mieux partagées et plus transparentes dans la mesure où l'historique d'un dossier est connu par les gens. Enfin, la décentralisation des structures profite aussi à l'économie puisque les entreprises régionales et locales sont en contact direct avec les responsables communaux, ce qui permet de les promouvoir selon leurs besoins. Les défis La volonté politique en faveur de la décentralisation fut suivie en 1996 par la mise en place du cadre législatif. Cependant, il manque à ce jour des mécanismes institutionnels opérationnels. Les 441 collectivités locales ne disposent pas de ressources ni de connaissances nécessaires pour remplir efficacement leur mission. A cela s'ajoutent d'importantes défaillances dans la coopération entre les acteurs nationaux et régionaux. Pour cette raison, l'engagement de la Coopération allemande pour la décentralisation se poursuit à deux niveaux, le niveau national et le niveau local.
D'un côté, on constate les efforts nationaux des autorités à Dakar en vue de l'application rigoureuse des lois et de la promotion de l'expertise administrative. De l'autre côté, la décentralisation au niveau local est favorisée dans des communes aux caractéristiques techniques et financières différentes. Une mission nationale L'Allemagne a été un des premiers partenaires bilatéraux ayant clairement approuvé les efforts de décentralisation au Sénégal. Ainsi, la Coopération allemande apporte son concours au Programme National de Développement Local (PNDL) établi depuis fin 2006 et conseille les ministères compétents. Dans ce contexte, elle soutient des études, des activités de formation et des séminaires destinés aux départements concernés, cherchant à promouvoir la mise en oeuvre rapide et efficace du PNDL. De même, le contenu de l'aide allemande a été adapté au PNDL de façon à l'enrichir de l'expérience des projets pilotes. Parallèlement à cela, l'Allemagne se concerte avec d'autres partenaires de la communauté des bailleurs de fonds sur le financement des infrastructures communales et sur les activités dans le domaine de la décentralisation sous l'aspect des nécessités liées au PNDL. Selon les prévisions, l'aide allemande ainsi que les concours financiers des autres partenaires internationaux devraient être largement intégrés au programme national au bout d'une phase pilote de trois ans. L'objectif est de déléguer l'administration des fonds à la partie sénégalaise.
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La décentralisation, moteur du développement local Les régions de Fatick et de Kaolack sont caractérisées par le climat sec de la savane et de gigantesques baobabs. Situées à l'Est de Dakar au centre du pays, les deux régions comptent près de 1,6 million d'habitants dont plus de la moitié vivent dans la pauvreté. La population souffre de la baisse des recettes provenant de la culture de l'arachide qui est la principale source de revenus. Depuis longtemps, Fatick et Kaolack font partie des régions prioritaires d'intervention de la Coopération allemande, qui y soutient également les efforts de décentralisation au niveau local. Dans ce contexte, la Coopération allemande appuie la création et l'extension des infrastructures sociales pour améliorer l'accès de la population à l'eau potable, à l'éducation et aux services de santé. En plus, elle donne des impulsions économiques par la construction de marchés ou de gares routières. La qualification des collectivités locales est un aspect de taille: la participation, l'efficience et la transparence de l'administration sont mises en pratique dans le cadre de procédures bien déterminées. Des conseillers apportent leur concours à l'élaboration de budgets orientés vers le développement et de rapports comptables périodiques. Mais la décentralisation n'est pas une fin en soi: dans le cas idéal, elle stimule la dynamique locale de développement. Pour cela, la Coopération allemande encourage aussi des approches complémentaires de développement économique communal, dont, par exemple, l'infrastructure routière et la vente de produits fabriqués localement, ainsi que l'adéquation du cadre juridique surtout en matière fiscale et foncière. Les plates-formes d'échange entre communes, chambres de commerce et autres associations privées aident à promouvoir les initiatives locales de développement.
La conception et la mise en oeuvre de plans de développement des diverses communes constituent une réussite particulière de la Coopération allemande. Avec l’appui-conseil allemand, les communes établissent leurs propres listes de priorité pour les investissements et autres projets de développement. Grâce à cette approche participative, la population est libre de déterminer ellemême les actions prioritaires de sa commune. Le village de Ndiéné Lagane prend son développement en main La commune de Ndiéné Lagane se situe dans la région de Fatick et compte environ 14.000 habitants. Au début de la coopération avec ses partenaires allemands, la commune a déclaré vouloir elle-même mettre à jour son plan de développement désuet. Sur cette base, la Coopération allemande a accompagné l'établissement d'un nouveau plan reflétant les besoins les plus urgents formulés par la population, c.-à-d. la gestion de l'eau et les établissements de santé dans le cas de Ndiéné Lagane. La coopération a été scellée par un accord conclu pour une durée de quatre ans. Dans ce cadre, l'Allemagne soutient l'étude, la mise à l'appel d'offres et la réalisation des projets sélectionnés. Des systèmes d’adduction d'eau potable et des bornesfontaines furent alors installés par des ouvriers spécialisés, sur fonds allemands avec une contrepartie de la commune. A cela s'ajoute la construction de centres de santé, de marchés, de gares routières et d'une maison destinée aux activités des femmes. Les entrepreneurs travaillent alors avec les artisans du village au lieu d'amener leur propre main d'oeuvre. Depuis, le premier plan communal a été mis en application avec de bons résultats. Les habitants de Ndiéné Lagane sont déjà en train de préparer le plan de relève.
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Ali Lô, directeur du centre de santé
Le nouveau centre de santé avec sa maternité constitue pour nous un tournant important. Avant, nous n’avions qu’un petit poste de santé qui pouvait à peine contenir le nombre de malades de Ndiéné Lagane. Aujourd’hui, nous disposons d’un grand centre de santé avec suffisamment d’espace pour assurer la consultation et les services de conseil pour les femmes enceintes. Le système d’adduction d’eau potable a également connu des améliorations positives. Ainsi, les femmes consacrent moins de temps à la recherche d’eau et peuvent donc amener leurs enfants à la vaccination. Le nombre de cas de maladies diarrhéiques a également sensiblement diminué.
Promotion de la paix et développement durable
Gestion de conflits et reconstruction en Casamance
Bien qu'elle soit riche en ressources naturelles, la Casamance fait partie des régions les plus pauvres du Sénégal, car depuis plus de deux décennies un conflit - en partie armé - se poursuit dans cette région. Dans le dessein de promouvoir la paix et le développement pérenne, l'Allemagne soutient des initiatives de paix et finance la réhabilitation d'infrastructures urgemment nécessaires. Plus de 450 km de pistes poussiéreuses et l'Etat de Gambie séparent la capitale Dakar de la région sud du pays, la Casamance. En partie enclavée par rapport au reste du pays, la Casamance a son caractère à elle. Le climat est chaud-humide, il y a des forêts denses et des rizières étendues. Mais malgré ses ressources et sa richesse culturelle, la Casamance fait partie des régions les plus pauvres du Sénégal, ce qui est dû à un des conflits les plus longs de tout le continent africain. Depuis plus de 20 ans, un mouvement indépendantiste, le MFDC, lutte contre le gouvernement central, en usant de la force armée. En 2004, un Accord de Paix a été signé, mais sa mise en œuvre est entravée par la fragmentation du mouvement rebelle et par des confrontations qui perdurent. C'est la population civile qui subit les conséquences les plus graves de ce conflit. Des dizaines de milliers de personnes sont devenus des réfugiés ou des déplacés. Des mines terrestres font toujours de nouvelles victimes et forcent les gens à renoncer à la culture de surfaces agricoles. L'infrastructure se dégrade, l'échange économique est paralysé. Le conflit a également eu des effets négatifs sur les relations sociales et humaines en suscitant la méfiance.
Négocier, conseiller, construire Dans ce milieu empreint de conflits, la Coopération allemande essaie de promouvoir la paix et d'améliorer la situation sociale et économique de la population. Les activités allemandes en Casamance poursuivent trois objectifs. Premièrement, le soutien aux initiatives de la population visant à dénouer les conflits et la promotion de la coopération entre les acteurs nationaux et internationaux agissant sur place, y compris des mesures destinées à la réintégration de rapatriés. Deuxièmement, la réhabilitation de l'infrastructure socio-économique de base, des routes et des aménagements hydro-agricoles, mais aussi des écoles, centres de santé et marchés - selon les priorités déterminées par les communautés respectives. Troisièmement, la Coopération allemande vise à promouvoir la génération de revenus et la production agricole pour et par la population. Réconcilier L'Allemagne s'est depuis longtemps engagée en Casamance et n'a pas cessé d'y apporter son soutien, même lorsque dans les années 1990 le conflit a éclaté et que d'autres organisations ont quitté la région. Ainsi, la coopération entre les institutions allemandes et les parties en conflit est empreinte de confiance, la neutralité des organisations allemandes étant reconnue. Les conflits ont créé de multiples préjugés, ressentiments et rumeurs qui bloquent tout développement. Pour aller à l'encontre de cette situation, la Coopération allemande réalise régulièrement des analyses de conflit dans les différentes zones de la région. Tous les groupes concernés - autorités publiques, population civile, combattants et organismes de développement - sont
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Insa Diémé, Paysan dans la „Zone de palmiers“
Grâce au nouveau barrage, nous récoltons plus de riz et notre bétail a de meilleurs pâturages. Cette digue anti-sel construite par les allemands aide à contenir l'eau pluviale sur les rizières. Ainsi, il est désormais possible d'augmenter la production de riz et, après la période des pluies, le bétail a de meilleurs pâturages. Ces interventions ont également contribué à réduire la méfiance entre les villages. Nos familles se fréquentent et nous sommes redevenus des frères. La crise nous avait vraiment déchirés, mais c'est du passé maintenant.
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impliqués dans la planification de projets de développement. Des organes réunissant plusieurs villages et conseillés par la Coopération allemande constituent une plate-forme importante pour la gestion de conflits. Progrès visibles Prenez l'exemple de la « zone de palmiers » dans la communauté rurale de Djinaky : elle est située près de la frontière gambienne et pendant des années l’accès était contrôlé par les combattants. La population était coupée des villages avoisinants et toutes les voies de communication étaient bloquées. Devant cette situation désespérée, la Coopération allemande a soutenu un comité composé de représentants de la zone. Après plusieurs négociations, les combattants ont consenti à rouvrir les voies de commerce et de communication. A partir de 2004, des techniciens et d'autres spécialistes pour le développement ont pu visiter la zone pour aider à construire une digue. Aujourd'hui, il y a dans la « zone de palmiers » quatre centres médicaux et une station de soins prénatals, de nouvelles classes ont été aménagées dans les écoles et quatre digues anti-sel ont été construites. Grâce à ces digues, les surfaces salines peuvent de nouveau être utilisées pour la culture du riz. Construire pour l’avenir Pour vaincre l'isolement de la Casamance, il est nécessaire de créer des infrastructures. Car sans routes praticables, sans centres médicaux et écoles, la région ne pourra se développer, malgré ses ressources naturelles. Les méthodes sensibles aux conflits élaborées par la Coopération allemande sont appliquées par les agences de développement locales et régionales lors de la mise en place de ces infrastructures, afin d'éviter rivalités et conflits.
Ensemble avec les partenaires L'engagement allemand s'intègre au programme national de relance des activités économiques et sociales en Casamance (PRAESC). Afin de promouvoir la mise en oeuvre de ce programme, la Coopération allemande apporte également des services de conseil à l'Agence nationale pour la relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). L'Allemagne agit en faveur des besoins de la Casamance, du renforcement des initiatives de paix et soutient la mise en place de conditions cadre favorables au développement économique et social. Un développement durable de la Casamance ne sera cependant possible qu'après une résolution définitive du conflit par voie politique.
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Surmonter l’enclavement : un nouveau bateau pour la Casamance Le nom du nouveau bateau, Aline Sitoë Diatta, fait preuve de la fierté de la Casamance. Pendant toute sa vie, hélas, trop courte, cette jeune femme du village Kabrousse a lutté contre le colonialisme français et pour le respect et l'estime de la civilisation et des traditions des Diola. Le nouveau bateau qui assure la liaison entre Dakar et la Casamance porte son nom. Après le naufrage tragique du "Joola" en septembre 2002, qui coûtât la vie à plus de 1800 personnes, le lancement du bateau "Aline Sitoë Diatta" marque un pas en avant vers la liaison de la Casamance aux structures commerciales et touristiques du reste du pays. Le navire „Aline Sitoë Diatta“ est le résultat d'une coopération entre le Gouvernement sénégalais, l'Allemagne et la Banque européenne d'investissement. Le 14 décembre 2007, l'Allemagne a remis le nouveau bateau à la République du Sénégal qui sera responsable de son exploitation. Depuis mars 2008, le navire assure le trajet Dakar Ziguinchor deux fois par semaine.
Construire l'avenir à partir des opportunités d'aujourd'hui
Amélioration de la compétitivité des petites entreprises
La population du Sénégal s'accroît à un rythme annuel de près de trois pour cent; la part des demandeurs d'emploi ne cesse d'augmenter. Les petites entreprises, employeurs et producteurs qui constituent l’épine dorsale de l'économie sénégalaise, offrent un potentiel d'emploi et de croissance très considérable. Pour cette raison la Coopération allemande apporte son concours à la promotion de ces petites entreprises. 80 % des Sénégalais n'ont pas beaucoup de choix: ils dépendent du secteur informel pour assurer leur subsistance. Ces personnes vivent de la confection de vêtements dans de petits ateliers, du dépannage de voitures ou de l'exploitation de minibus ou de taxis financés par elles-mêmes. Malgré la croissance économique qui dure déjà depuis plusieurs années, le nombre d’emplois disponibles dans le secteur formel est insuffisant. Celui qui ne travaille pas dans l'informel a des difficultés pour survivre; celui qui le fait ne dispose d'aucune sécurité sociale ni juridique. Pendant longtemps, il n'existait pas de stratégie nationale d'appui aux Petites et Moyennes Entreprises (PME). Or, les besoins sont multiples: les procédures administratives ne correspondent pas aux nécessités ni aux compétences des petites entreprises, l’offre de service en formation de gestion et en conseil de proximité est insuffisante. La formation prend trop de temps, elle est trop coûteuse et peu adaptée aux besoins des petites entreprises en ce qui concerne le contenu et les approches didactiques. Par conséquent, le secteur surtout informel - constitué par les petites entreprises, est freiné dans son dynamisme.
Les compétences en gestion et les ouvriers qualifiés font défaut. Par ailleurs, il était quasiment impossible, il y a quelques années seulement, d'obtenir des crédits à des conditions abordables pour financer des investissements urgents. Vu le pourcentage élevé des entreprises informelles dans l'économie du pays, cette situation était préoccupante. Les petits crédits – un engagement solide Aujourd’hui, de plus en plus de crédits sont accordés même aux petites entreprises. Pour accompagner cette nouvelle dynamique, l'Allemagne depuis 2005 a mis à la disposition de l'Etat sénégalais 12 millions d'euros au total. Ces fonds sont rétrocédés aux petites entreprises sous forme de crédits d'investissement par le biais d'institutions de microfinance (IMF) locales, par ex. à des couturières souhaitant ouvrir un petit atelier, à des garages de mécanique automobile nécessitant un équipement adapté, ou à des commerçants souhaitant construire des magasins de stockage. Comme aucune de ces entreprises ne peut, en général, fournir de garantie bancaire convenable, elles n’ont pas la possibilité de se procurer des crédits auprès des banques commerciales bien établies. En effet, les petites entreprises ne disposent pas d'une comptabilité ni d'un plan d’affaire pouvant être évalués par une banque. Pour cela, il est particulièrement important avant l'octroi d'un crédit de se rapprocher du client et de se renseigner de près, ce qui est la seule possibilité de garantir le sérieux du client et le bien-fondé de son projet. A cet égard, les résultats obtenus par les IMF promues par l'aide allemande sont très positifs. Le taux des crédits avec des impayés est de seulement 4 % en moyenne, ce qui est nettement inférieur à la moyenne enregistrée par les banques privées. Vu les besoins croissants en moyens de refinancement des IMF sénégalaises, il est envisagé de développer les instruments de garantie pour pouvoir aussi recourir à
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Amoul Diémé, caissière d'une institution de microfinance et bénéficiaire d'un petit crédit
Le crédit renforce la situation des femmes Grâce aux petits crédits, beaucoup de femmes ont pu développer des activités qui étaient hors de leur portée auparavant, surtout dans le commerce et dans la culture maraîchère. Moi aussi, j'ai fait des bénéfices de 120.000 FCFA à partir d'un crédit de 25.000 FCFA. Comme les femmes se sont aussi engagées dans la gestion de la caisse, la communication entre nous s'est améliorée. Le fait d'être en contact avec l'argent nous a valu plus de respect dans la vie sociale et nous participons de plus en plus aux décisions antérieurement réservées aux hommes.
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l'avenir au marché local de capitaux. De plus, une nouvelle banque sera créée avant la fin de l’année 2008 avec pour vocation d’intervenir spécifiquement en milieu rural - une première dans l'histoire du secteur financier sénégalais. L'Allemagne s'est engagée à y participer sous forme de capital propre et de fournir l'assistance technique ainsi que les lignes de crédit nécessaires à cet effet. La qualification comme base pour l'avenir Il arrive souvent qu'un chef de petite entreprise se trouve seul avec ces questions. Comment obtenir un crédit? Quelles sont les conditions à remplir pour pouvoir exporter ma marchandise? Où peut-on trouver du personnel spécialisé? Et un conseil fiscal qualifié? Avec l'ADEPME (Agence de Développement et d’Encadrement des Petites et Moyennes Entreprises du Sénégal), la Coopération allemande est en train de mettre en place un réseau de consultants destiné aux petites entreprises. Un portail internet spécialement conçu pour répondre aux besoins particuliers des petites entreprises, joue un rôle central dans ce dispositif. Les entrepreneurs peuvent trouver des réponses à leurs questions en cliquant sur www.senegal-entreprise.net. Evidemment, il faut aussi mentionner les Organisations Patronales et Consulaires, qui n’offrent pas encore des services suffisamment adaptés aux besoins des petites entreprises. Pour remédier à ce problème, une approche innovatrice est mise en œuvre avec l’appui de la partie allemande: des chefs de petite entreprise sont accompagnés pendant six mois par des conseillers spécialisés des Organisations Patronales et Consulaires. Au cours de cette période, des problèmes sont identifiés, des priorités sont fixées et un plan d'action correspondant est mis en application. Un programme rigoureux qui porte ses fruits. Cinq Organisations Patronales et Consulaires ont déjà participé au programme avec un bilan positif selon les témoignages des entrepreneurs.
Ainsi, les petites entreprises demandent de plus en plus de l'assistance pour introduire, par exemple, un système comptable, établir une demande de crédit, résoudre des questions fiscales ou douanières jusqu'à la demande de conseil à la formalisation de l'entreprise. Pour pouvoir exister sur le marché, les petites entreprises ont besoin de main-d' œuvre qualifiée. A partir de sa propre expérience dans le domaine de la formation professionnelle en alternance, l'Allemagne conseille ses partenaires sénégalais dans le cadre de la modernisation de l’apprentissage traditionnel jusqu'à présent informel. L'expérience des "maîtres-artisans" traditionnels est complétée par les contenus et les méthodes didactiques propres aux différents métiers. L'essentiel est alors que la formation se déroule principalement dans l’atelier. Les chambres de métiers et les ateliers sont familiarisés avec le nouveau schéma de la formation professionnelle et concourent à la définition des sections pratiques. Améliorer l’environnement Au niveau national, la Coopération allemande intervient activement en faveur de l'amélioration de l’environnement des petites et moyennes entreprises. Une activité qui porte ses fruits: le gouvernement sénégalais a prévu d'élaborer avant la fin 2008, dans le cadre de la mise en œuvre de sa stratégie de croissance accélérée, une stratégie cohérente de promotion des petites et moyennes entreprises avec un plan d'action ciblé. Un objectif ambitieux, que la partie allemande soutient activement. Une fois adopté, le nouveau plan d'action constituera un cadre commun regroupant des interventions harmonisées de l'Etat, du secteur privé et de la communauté des bailleurs de fonds. Un espoir pour les petites entreprises du Sénégal de construire leur avenir à partir des opportunités d'aujourd'hui.
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Des réformes pour réduire la pauvreté
Le financement budgétaire et l’appui conseil aux réformes
L’appui budgétaire et l’appui conseil : une approche prometteuse de la coopération renforcant la réduction de la pauvreté et une meilleure cohérence dans l’aide au développement. Depuis 2003, le Sénégal met en œuvre des réformes pour améliorer sa politique de réduction de la pauvreté. Tel est l'objectif du Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP), qui prévoit les quatre axes suivants: "création de richesse par la croissance“, "amélioration de l’accès aux services sociaux de base", "protection sociale et prévention des risques et catastrophes“ et "bonne gouvernance et développement participatif décentralisé“. Le DSRP constitue un cadre de discussion sur la réduction structurelle de la pauvreté. Un concours massif au processus de mise en œuvre du DSRP est une condition indispensable à sa réussite. A cet effet, la contribution allemande a permis, entre autre, aux acteurs clés - la société civile, le secteur privé et les acteurs scientifiques - de devenir des partenaires reconnus du gouvernement sénégalais dans le dialogue pour la mise en œuvre. L'aide budgétaire, un instrument de mise en œuvre des réformes Sur la base du DSRP, un arrangement cadre relatif aux appuis budgétaires (ACAB) fut signé en janvier 2008 entre le gouvernement sénégalais et cinq de ses principaux partenaires au développement, dont l'Allemagne. Selon cet accord, le Sénégal reçoit régulièrement des aides budgétaires dans la mesure où la
réalisation des réformes retenues ensemble est prouvée. A ce titre 210 millions d'euros d'aide budgétaire ont déjà été engagés et une enveloppe supplémentaire de 150 millions d’euros devrait s'ajouter d'ici 2010 selon les prévisions. Des réformes sous responsabilité sénégalaise Selon cette approche, c'est l'Etat du Sénégal qui coordonne l’appui au développement et exerce une réelle maîtrise sur les résultats des réformes entreprises. Des objectifs ont été fixés en vue d'un suivi transparent du processus. Le développement économique global, les progrès enregistrés dans l'exécution des réformes budgétaires et dans la réduction de la pauvreté constituent les critères les plus importants à cet égard. L’appui conseil aux aux réformes L'Allemagne met en œuvre des services d’appui conseil aux réformes auprès du Ministère de l'Economie et des Finances du Sénégal, qui est le protagoniste dans ce processus de réforme. L'objectif prioritaire est alors d'atteindre des impacts mesurables par la mise en application de l'ambitieux DSRP et des réformes qui visent une meilleure gestion des finances publiques. Depuis l'introduction du DSRP, le dialogue politique autour de la réalisation des objectifs du millénaire pour le Développement définis par les Nations unies a gagné en importance au Sénégal. Parmi les défis, il faut noter l'extension de l'infrastructure pour le secteur de l'énergie et la mise à disposition de services sociaux de base pour la population.
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Plus de lumière !
Energie pour le développement rural
L'approvisionnement en énergie électrique est essentiel pour l'éducation, les soins médicaux, les petites entreprises. La Coopération allemande considère l'approvisionnement en énergie comme une condition préalable au développement durable et pour cette raison, s'engage en faveur de l'électrification rurale et des énergies renouvelables. Sans électricité, pas de lumière, le village est plongé dans l'obscurité. Les téléphones portables ne fonctionnent plus et les émissions radiophoniques sont brusquement interrompues. Les enfants font leurs devoirs à la faible lueur d'une lampe à pétrole. Aujourd'hui, moins de 17 pour cent des ménages ruraux au Sénégal ont accès à l'électricité. Le gouvernement envisage d'atteindre un taux d’électrification rurale de 50 pour cent jusqu'en 2012. Electricité fournie par des entreprises privées Deux chemins sont envisagés. Premièrement, l'Agence sénégalaise d'électrification rurale (ASER) attribuera des concessions à des opérateurs privés qui assureront l'accès à l'électricité pour jusqu’à 60 pour cent de la population des zones à alimenter dans les trois années à venir. A cet effet, les opérateurs reçoivent une subvention initiale cofinancée par la Coopération allemande, mais après, ils devront assurer l’approvisionnement en électricité par leurs propres moyens pendant 25 ans. Dans les régions très éloignées du réseau existant, pour lesquelles, pour des raisons de coût, cette approche n’est pas recommandée actuellement, la Coopération allemande, de concert avec l'ASER, soutient
l'électrification basée sur des initiatives locales. Dans ce cas, l’option la moins coûteuse est souvent l'installation de systèmes photovoltaïques. Combustibles domestiques : générer plus, consommer moins La quasi-totalité de la population rurale au Sénégal et 30 pour cent des habitants des villes utilisent le bois ou le charbon de bois pour faire la cuisine. En vue d'éviter des dégâts écologiques et la disparition de cette source de l’énergie, l'Allemagne soutient l’aménagement participatif des forêts et encourage la population à utiliser des fourneaux plus économiques et des combustibles alternatifs. Ceci contribue aussi à faciliter le travail des femmes qui ont besoin de moins de temps pour collecter du bois. Capter le vent Les expériences allemandes dans le domaine des énergies renouvelables sont mises en œuvre au Sénégal en vue de promouvoir des alternatives écologiquement propres à la production d'électricité à partir de gasoil ou de fioul lourd. Outre l'énergie hydraulique "classique", c'est l'énergie éolienne qui paraît particulièrement prometteuse. Afin d'assurer des conditions cadre propices pour les investisseurs potentiels, la Coopération allemande apporte des prestations de conseil au Gouvernement sénégalais en vue de l'élaboration d'une loi qui promeut l’injection de l’électricité produite à base d’énergies renouvelables sur le réseau électrique. Tout comme les stratégies détaillées plus haut, l'utilisation des énergies renouvelables permet d'obtenir des résultats favorables tant sur le plan écologique qu'économique.
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Les énergies renouvelables ouvrent de bonnes perspectives pour mon entreprise. Pour la première fois, des sources d'énergie sont disponibles qui sont à la fois efficaces, durables et écologiquement propres. Et encore mieux : l'énergie solaire est accessible à tous. En tant qu'entrepreneuse, je peux confirmer que peu de projets ont un impact aussi positif et important que ce projet. Nos villages sont approvisionnés en lumière électrique, l'éducation des enfants est facilitée et, grâce à l'électricité, les femmes ont la possibilité de gagner de l'argent et de contribuer ainsi au développement du pays.
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Yvonne Faye, directrice technique de l'entreprise Energie R
Petits moyens, grands résultats
La promotion de microprojets par l'Ambassade
Le dispositif de la Coopération technique est complété par l'exécution de microprojets locaux, qui constituent une formule d'intervention souple, rapide et efficace au bénéfice des personnes immédiatement touchées. Il s'agit surtout d'activités permettant de satisfaire directement les besoins de base des populations les plus défavorisées. Au Sénégal, une enveloppe de 50.000 euros en moyenne est chaque année mise en place pour financer la réalisation de projets proposés par des promoteurs nationaux. Parmi les activités financées au cours des dernières années il faut citer, entre autres, la construction de salles de classe, la fourniture de mobilier scolaire, la réalisation de toilettes, la fourniture de matériel d'enseignement à une école professionnelle, la
construction de puits, l'installation d'un système d'irrigation en goutte-à-goutte pour le maraîchage et l'horticulture, l'achat d'émetteurs pour des petites stations de radio locales, l'achat d'un appareil pour faire de la poterie destiné à un groupe d'handicapés, l'installation de moulins à blé, de décortiqueurs de riz et de broyeurs d'arachides dans des coopératives de femmes, l'équipement d'écoles maternelles, la construction d'une bibliothèque scolaire, la réhabilitation d'un bâtiment d'école ravagé par la tempête, la stabilisation des fondations d'une école située dans une zone régulièrement inondée, la fourniture de pompes à moteur pour la mise en valeur et l'irrigation de parcelles horticoles ainsi que la fourniture de lits, de tables et de chaises à un orphelinat. Bref, beaucoup de choses sont possibles, et souvent il manque les mots pour décrire la joie des personnes aidées.
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Le droit à la parole
Le dialogue politique et sociopolitique
Le dialogue politique et sociopolitique s’inscrit traditionnellement dans les relations internationales entre les pays. L’existence de contacts étroits et harmonieux avec le gouvernement d’un pays, ses autorités et ses différents acteurs sociaux, comme les communautés religieuses, les syndicats ou les organisations de défense des droits humains, permet d’échanger des informations importantes et constitue une des bases du partenariat entre les pays. L’Ambassade d’Allemagne représente le Gouvernement fédéral allemand et, en tant que telle, entretient des relations étroites et amicales avec les acteurs de la vie politique et sociale sénégalaise. Elle règle les questions administratives, diffuse et recherche l’information, assure la promotion de l’Allemagne comme site d’implantation scientifique et économique et contribue activement au développement du
Sénégal. Elle assure par son engagement l’existence d’un cadre d’action fiable. L’Ambassade n’est pas la seule structure allemande à faire vivre ce cadre d’action, puisque de nombreuses institutions allemandes ont des contacts directs, parfois depuis très longtemps, certaines ayant même un bureau à Dakar. C’est notamment le cas des fondations politiques, un type de structure pratiquement unique au monde. Chaque fondation politique est affiliée à un parti représenté au Bundestag, dont elle reprend les valeurs et les idées. Par leur action sur place, les fondations complètent et approfondissent à de nombreux égards le dialogue politique et sociopolitique mené par l’ambassade. Outre la Fondation Friedrich Ebert, socialdémocrate, deux autres fondations politiques allemandes sont présentes au Sénégal : la Fondation Friedrich Naumann, d’orientation libérale, et la Fondation Konrad Adenauer, chrétienne-démocrate.
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Les fondations politiques allemandes au Sénégal
La Fondation Friedrich Ebert (FES)
« La politique de développement est une politique de prévention et de maintien de la paix. » Ce slogan de l’ancien Chancelier allemand, prix Nobel de la paix et ami de Léopold Sédar Senghor, Willy Brandt, est le fondement du travail quotidien de la Fondation Friedrich Ebert au Sénégal et dans le monde. Afin de mettre en œuvre ce principe, la FES encourage le dialogue politique entre les institutions étatiques et la société civile, afin de renforcer la démocratie, la justice sociale et la paix. Elle cherche à trouver des réponses aux questions cruciales telles que la consolidation de la démocratie, la migration clandestine ou les négociations des accords de partenariat entre l’UE et les ACP. Elle porte également à la connaissance des citoyens les possibilités de participation qui leur sont offertes, afin qu’ils apprennent à exiger le respect et l’application de leurs droits. Les femmes et les jeunes jouent à cet égard un rôle très particulier. La faible présence des femmes à des postes de responsabilité politique freine à de nombreux égards le développement du Sénégal. La FES s’est engagée depuis longtemps en faveur de l’égalité des chances dans l’attribution des postes politiques. Cette action a déjà remporté un succès remarquable, comme en témoigne la campagne «Avec la parité consolidons la démocratie». La formation de femmes députées et de femmes militantes reste une préoccupation importante. La participation des jeunes à la vie politique est tout aussi importante, surtout dans un pays à la population aussi jeune que le Sénégal. C’est pourquoi la formation durant toute l’année de jeunes responsables politiques est une des priorités de la FES. Le niveau élevé de chômage des
jeunes constitue également l’une des préoccupations les plus pressantes au Sénégal. Pour y répondre, la FES a initié et accompagné la mise en place de la Coalition pour l’Emploi des Jeunes et organisé des débats publics. Elle a également publié le «guide Goorboulot» pour jeunes chercheurs et créateurs d’emploi qui connaît un très grand succès dans tout le pays. Une démocratie en marche repose sur la liberté et le pluralisme des médias. La FES coopère avec toute la presse sénégalaise, en mettant l’accent sur les principes d’éthique et de déontologie, pour lesquels se battent les radios associatives et communautaires, les médias publics et les associations de journalistes. Fermement convaincue que le développement n’est pas possible sans une forte représentation des travailleurs et des réformes économiques équilibrées au plan social, la FES entretient un partenariat étroit avec les syndicats. Elle soutient les jeunes syndicalistes et les femmes. La FES incite également à l’unité et à l’adoption de positions communes sur les questions de politique économique et sociale, dans l’optique d’instaurer une coopération constructive entre les Centrales syndicales et les partenaires sociaux. Le Sénégal doit, lui aussi, de façon ouverte et active, faire face aux défis de la mondialisation et de l’intégration régionale. La FES a été l’un des premiers acteurs à s’engager, avec ses partenaires, pour la réussite du NEPAD, de la CEDEAO, de la politique régionale de sécurité et des relations équilibrées avec l’UE. Priorité est accordée aux échanges constructifs entre le Nord et le Sud et au sein du continent africain, ainsi qu’au renforcement des institutions et forces démocratiques.
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Les fondations politiques allemandes au Sénégal
La Fondation Friedrich Naumann pour la liberté
La Fondation Friedrich Naumann pour la liberté mène dans plus de 60 pays des projets de soutien au développement social et économique. Pour cette activité, la Fondation s’appuie sur des partenaires politiques forts, compétents et influents. Les partis et une population informée et avertie sont des éléments clés de toute démocratie parlementaire. La Fondation axe donc sa stratégie à l’étranger sur la mise en place de partis stables d’orientation libérale. Le développement permanent de ces partis, tant en termes de programme que de stratégie, doit leur permettre d’assumer leur fonction d’agences de développement et d’institutions au service de la participation politique et donc de la consolidation de la démocratie dans leurs pays. La Fondation soutient également des approches de projet régionales, permettant ainsi un échange d’informations avec les autres organisations et partis de la sphère libérale. L’accès des responsables politiques et des électeurs à l’information est important pour garantir le bon fonctionnement de la compétition politique. L’analyse de faits et données et l’élaboration de solutions d’inspiration libérale dans divers domaines d’action et questions politiques constituent une partie essentielle du travail des cellules de réflexion. Outre le soutien à l’analyse et à la diffusion de l’information, il est important pour la Fondation d’intégrer ces instituts à un réseau régional et international et de les associer au débat politique. Un
des soucis principaux de la Fondation au cours des dernières années a donc été d’apporter son soutien aux réseaux formés par les partis et aux cellules de réflexion. Le projet mené en Afrique de l’Ouest depuis Dakar, au Sénégal, s’inscrit dans un projet de développement régional intégré. Il porte sur un soutien à l’État de droit et à la démocratie libérale, ainsi que sur la coopération avec des entreprises, des fédérations et des institutions dans l’optique de privilégier les stratégies et les réformes de promotion de l’économie de marché. Le bureau d’Afrique de l’Ouest a été transféré fin 2006 d’Accra, au Ghana, à Dakar. La Fondation a remporté au Sénégal des succès remarquables : la longue coopération avec le Parti Démocratique Sénégalais (PDS) et ses organisations satellites a apporté une contribution importante à l’alternance démocratique et à la mise en place de structures démocratiques dans le pays. La coopération va ici des fondements de l’activité parlementaire à des projets pilotes de décentralisation des structures administratives et la Fondation met particulièrement l’accent sur la responsabilité du personnel politique vis-à-vis de ses électeurs et du pays dans son ensemble. Les activités de projet dans le domaine politique (et des partis) est complétée par la coopération avec des organisations locales et régionales de politique économique. Dans le contexte de l’Afrique de l’Ouest, la priorité est accordée aux questions liées à la liberté économique et à la suppression des obstacles à l’initiative entrepreneuriale.
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Les fondations politiques allemandes au Sénégal
La Fondation Konrad Adenauer (FKA)
La Fondation Konrad Adenauer (FKA) œuvre dans le monde entier en faveur de la démocratie et de l’État de droit, de la mise en place de structures sociales et d’économie de marché et du respect des droits humains. Elle soutient, par la formation initiale et continue de jeunes responsables, le développement des partis politiques, des groupes sociaux et de médias libres et indépendants. La FKA intervient depuis 1976 au Sénégal, par le biais de projets de promotion de la décentralisation, de l’économie sociale de marché, des médias, du dialogue politique et de la formation citoyenne. Elle appuie également la politique de décentralisation de l’État sénégalais. Une des spécialisations du programme de la FKA est l’organisation de formations à l’intention des élus locaux dans les communes, les conseils ruraux et régionaux. De nombreux partenaires de développement, nationaux et internationaux, ont recours à ces modules de formation continue. La coopération avec le Conseil national du patronat (CNP) du Sénégal vise à renforcer les structures de l’économie de marché et à promouvoir le dialogue sur les questions de politique économique. En organisant des manifestations auxquelles participent le CNP, l’Assemblée nationale et Sénat, les ministères sectoriels, le gouvernement et les médias, la FKA renforce le dialogue sur les questions économiques au Sénégal. La publication d’études, une revue destinée aux chefs d’entreprises et l’émission de radio « Entreprise citoyenne » constituent elles aussi un apport majeur à la promotion de la politique économique.
Les activités de la FKA dans les domaines de la formation politique et citoyenne, de la pluralité des médias et du dialogue politique contribuent à soutenir les institutions démocratiques et les organisations de la société civile. En période électorale, la FKA organise avec le Ministère de l’Intérieur et des organisations de la société civile des actions de sensibilisation de l’électorat. La promotion des journalistes et des médias indépendants au sein d’une société pluraliste et l’amélioration de l’ensemble de la production journalistique sont d’importantes missions de la FKA. D’autres programmes visent à promouvoir la présence de femmes à des postes de responsabilité. Par son programme de dialogue, la FKA assume son rôle d’intermédiaire entre les groupes sociaux et politiques et, en formant et en perfectionnant des multiplicateurs, contribue également à la prévention des conflits. Les publications du bureau de Dakar de la FKA : Approche pionnière en décentralisation ; Guide du formateur en décentralisation et en développement local (12 tomes) ; manuels à l’attention des formateurs d’élus et d’acteurs locaux ; Entreprendre Plus (revue du CNP destinée aux chefs d’entreprise sénégalais) ; Les Cahiers de l’Alternance (périodique annuel consacré à des thèmes sociopolitiques d’actualité et à l’éducation générale) ; Afrique Citoyenne (série de bandes dessinées de formation citoyenne pour jeunes adultes) ; études et publications sur des problèmes politiques d’actualité (émigration, crise des universités, etc.).
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La Fondation Konrad Adenauer incarne ce que l’on pourrait appeler un „humanisme interpellatif“ des consciences. Elle s’investit dans la formation des esprits à travers l’octroi de bourses à des étudiants – dont je fais partie – et elle rend de plus en plus fertile le dialogue entre acteurs politiques, économiques, sociaux et religieux.
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Bassirou Niang boursier de la FKA
Conseiller – Équiper – Former
Le Groupe des Conseillers techniques de la Bundeswehr
Le programme d’aide à l’équipement du Gouvernement fédéral allemand aide les Forces armées des pays d’accueil à améliorer leurs infrastructures et à donner à leurs soldats – même dans les professions civiles – une formation initiale et continue, afin de mieux les préparer aux missions internationales de maintien de la paix. L’Allemagne intervient notamment en fournissant gratuitement des machines, des véhicules et de l’outillage. L’efficacité de l’aide allemande est améliorée par des Groupes de Conseillers techniques de la Bundeswehr, composés de quatre ou cinq militaires, qui accompagnent sur place la coopération. Le Groupe de Conseillers techniques en place au Sénégal travaille sur trois projets principaux. Il participe, par du personnel spécialisé et du matériel, à la campagne de forage de puits de l’armée sénégalaise. Les soldats allemands aident ainsi leurs camarades sénégalais à assumer une mission importante, à savoir assurer l’approvisionnement en eau courante des zones rurales. Par ailleurs, le Groupe de Conseillers techniques de la Bundeswehr appuie la formation initiale et continue des militaires au « C.I.M », le centre de formation à la mécanique automobile et aux métiers de transformation des métaux. Enfin, le Groupe de Conseillers techniques participe à l’entretien et à l’extension des infrastructures des Forces armées sénégalaises. L’Allemagne a ainsi financé la construction du nouveau centre d’instruction du génie de Bargny. Ce centre forme les soldats sénégalais aux professions de maçon, de spécialiste de la construction en béton, d’installateur et autres, leur donnant ainsi une qualification importante pour la suite de leur parcours professionnel dans la vie civile. L’aide dans le domaine de l’infrastructure prend aussi la forme de livraisons de matériel et a notamment porté sur la rénovation de l’hôpital militaire de Kaolack.
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La culture crée des liens
La politique culturelle et éducative à l’étranger
L’accord culturel signé en 1969 entre la République du Sénégal et la République fédérale d’Allemagne vit de la présence au Sénégal d’institutions et des actions menées par celles-ci. Nous vous présentons dans les pages qui suivent le Goethe-Institut Sénégal et le lectorat du DAAD. Sur place, dans son application pratique, la politique culturelle et éducative du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères est bien plus vaste : Outre les bourses proposées dans le domaine universitaire par l’Office allemand d’échanges universitaires (DAAD) et la Fondation Alexander von Humboldt, des bourses de formation continue sont accordées par la Deutsche Welle. Le nombre d’Anciens c’est-à-dire de Sénégalais qui ont fait des études, soutenu une thèse de doctorat ou suivi une formation spécialisée en Allemagne, ne cesse ainsi d’augmenter. Ils organisent des tournois de football ensemble ou participent aux visites de députés du Bundestag, renforçant ainsi les ponts qui ont pu, grâce à eux, être construits entre l’Allemagne et le Sénégal. Le projet socioculturel « Couleurs Pikine » mené avec l’association des artistes de Pikine, le soutien financier accordé au « Festival international du film de quartier »
du Média Centre de Dakar ou à l’exposition « Réflexivité Maturité » de l’artiste sénégalais Soly Cissé font partie des possibilités que nous offre le fonds pour les petits projets culturels de l’Ambassade. L’activité internationale de promotion du sport du Ministère fédéral des Affaires étrangères est un autre élément important des échanges interculturels. Les cours pour entraîneurs proposés par l’Université de Leipzig et financés par le Ministère allemand des Affaires étrangères sont très populaires au Sénégal. Ces dernières années, plus de cinquante professeurs d’éducation physique et sportive et des entraîneurs ont ainsi pu se familiariser avec des méthodes modernes d’entraînement et de formation dans différentes disciplines. La Fédération allemande de football et la Fédération allemande d’athlétisme proposent par ailleurs des cours spécifiques. Les dons, grands ou petits, de matériel sportif, que ce soient quelques ballons pour un club de village ou une école ou les dons plus importants de matériel comme celui qu’a reçu récemment le CNP Handisport, ne cessent de le prouver : le sport rapproche les peuples.
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Promotion de la langue et de la culture allemandes
Le Goethe-Institut Sénégal
Le Goethe-Institut, présent dans le monde entier, est l’institut culturel de la République fédérale d’Allemagne. Depuis sa création en 1978, le Goethe-Institut Sénégal organise et appuie une vaste gamme de manifestations culturelles de présentation de la culture allemande à l’étranger et de promotion des échanges interculturels. Notre département de langue propose des cours d’« allemand langue étrangère » ainsi qu’un riche programme d’examens. Notre Service Pédagogique propose des séminaires sur la méthodologie et la pédagogie de l’enseignement de l’« allemand langue étrangère » à des professeurs d’allemand choisis. Ces enseignants jouent ensuite un rôle de multiplicateur en transmettant à leurs collègues, dans les régions, les expériences acquises lors des séminaires. Le Goethe-Institut Sénégal soutient également la formation continue des professeurs d’allemand au moyen de bourses leur permettant de participer à des séminaires de civilisation allemande, de méthodologie et de pédagogie organisés en Allemagne.
Le Centre d’information du Goethe-Institut Sénégal fournit des informations sur des aspects actuels de la vie culturelle, sociale et politique en Allemagne. Sa bibliothèque et sa médiathèque sont ouvertes à tous ceux qui s’intéressent à l’Allemagne ou veulent apprendre ou enseigner l’allemand. Notre travail repose en grande partie sur le dynamisme culturel et le caractère ouvert et diversifié de la société allemande. Nous nous inspirons également des compétences et des idées de nos partenaires sénégalais et les mettons en relation avec notre propre expérience professionnelle instaurant ainsi un dialogue. Nous sommes à la fois un partenaire et un prestataire de services pour tous ceux qui s’intéressent à l’Allemagne et œuvrent en faveur de sa langue et de sa culture. Nous travaillons de façon autonome et sommes sans étiquette politique. Notre action tend à relever les défis politico-culturels de la mondialisation et développe des concepts novateurs pour un monde dans lequel la compréhension mutuelle est facteur d’humanité et la diversité culturelle synonyme de richesses.
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Quelques exemples de nos activités : • Organisation d’ateliers de danse avec l’École des Sables et le Festival Kay Feec (break dance). • Ateliers consacrés au documentaire, au court métrage, à la production vidéo. • Expositions d’arts plastiques et participation à la Biennale Dak’Art. • Tournées de groupes et d’ensembles musicaux allemands de différents styles en coopération avec des festivals sénégalais comme Afrika Keur. • Débats sur des thèmes sociaux et politiques, comme la rénovation urbaine, le dialogue interreligieux, la réforme des musées.
• Projets Internet, notamment sur la migration. • Programmes de bourses pour professeurs d’allemand et médiateurs culturels. • Séminaires pour les professeurs d’allemand au Sénégal, au Mali et en Mauritanie. • Manifestations culturelles pour les apprenants d’allemand au Sénégal. • Prise en charge de clubs d’allemand dans des lycées. • Olympiades d’allemand (concours national organisé une fois par an pour le compte du ministère fédéral allemand des Affaires étrangères afin d’identifier les meilleurs élèves d’allemand. Les lauréats gagnent un voyage de quatre semaines en Allemagne.)
Favoriser les échanges universitaires
Le DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst e.V.)
Le DAAD (Deutscher Akademischer Austauschdienst – Office allemand d’échanges universitaires) est une association réunissant les établissements d’enseignement supérieur allemands, dont il appuie les relations internationales au moyen d’échanges d’étudiants et de scientifiques et de programmes et projets internationaux. Un des objectifs du DAAD est la promotion des études germaniques, de la langue, de la littérature et de la civilisation allemande dans des universités étrangères choisies. À cet effet, quelque 430 lecteurs et lectrices du DAAD, de jeunes enseignants universitaires, sont en poste dans des établissements d’enseignement supérieur de 94 pays, essentiellement dans les départements d’« allemand langue étrangère » et d’études germaniques. Le DAAD envoie régulièrement un lecteur ou une lectrice au Département de Langues et Civilisations Germaniques de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar pour y enseigner sa langue maternelle et faire un travail d’information sur le système universitaire allemand et les programmes de bourses du DAAD.
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Ambassade de la République fédérale d’Allemagne
Fondation Friedrich Ebert
20, Avenue Pasteur B.P. 2100, Dakar – Sénégal Téléphone : (+221) 33 889 48 84 Fax : (+221) 33 822 52 99 Courriel : ambrfa@orange.sn Site web : www.dakar.diplo.de
Fondation Friedrich Ebert (FES) Villa Ebert - Avenue des Ambassadeurs - Fann-Résidence B.P. 25516 Dakar-Fann, Sénégal Téléphone : (+221) 33 869.27.27 Fax : (+221) 33 869 27 28 Courriel : fes@fes-sn.org Site web : www.fes-sn.org
Deutsche Gesellschaft für Technische Zusammenarbeit (GTZ) GmbH
Fondation Konrad Adenauer
109, rue Carnot, B.P.3869, Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 889 96 00 Courriel : gtz-senegal@gtz.de Site web : www.gtz.de
Fondation Konrad Adenauer (FKA) 32, Stèle Mermoz, Route de la Pyrotechnie B.P. 5740, Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 869 77 78 Fax : (+221) 33 860 24 30 Courriel : buero@kas-dakar.de Site web : www.kas.de/senegal
Centrum für internationale Migration und Entwicklung (CIM)
Fondation Friedrich Naumann
109, rue Carnot, B.P.3869, Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 889 96 00 Courriel : cim@gtz.de Site web : www.cimonline.de
Fondation Friedrich Naumann Sacré Coeur III Extension VDN N° 252 B B.P. 2049 Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 860 51 22 Fax : (+221) 33 860 51 23 Courriel : senegal@africa.fnst.org Site web : www.fnst-freiheit.org
Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW)
Groupe des Conseillers techniques de la Bundeswehr
109, rue Carnot, B.P. 3869, Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 889 96 17 Courriel : kfw.dakar@kfw.de Site web : www.kfw.de
Groupe des Conseillers techniques des Forces armées fédérales d’Allemagne Direction du matériel des Forces armées Camp Lemonier Boulevard du Centenaire Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 832 97 03 Courriel : bergrpbwsen@orange.sn
Goethe-Institut
Lectorat du DAAD
Centre culturel allemand Point E, Rue de Diourbel angle Piscine Olympique Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 869 88 80 Fax : (+221) 33 825 13 71 Courriel : info@dakar.goethe.org Site web : www.goethe.de/dakar
Lectorat du DAAD Département de Langues et Civilisations Germaniques Université Cheikh Anta Diop de Dakar Dakar, Sénégal Téléphone : (+221) 33 825 16 55 Courriel : daad.dakar@yahoo.de Site web : www.daad.de