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Notes du cours 4106002CR
Introduction à la géographie
humaine de Mme Isabelle Lefort,
BA Relations Internationales,
Université de Genève, 2006
par Gregor Muischneek, Ivo Näpflin, Dorothea Wawrinka,
Nina Wirth

actualisé 2007-01-27



2006-10-26


Territoire

Quand un peuple vient occuper un espace, en lui donnant son propre caractère, il
crée un territoire.
La société fait le territoire et le territoire fait la société.


Création de la géographie

née par la volonté d'acquérir un savoir autonome (religion?) sur le monde


Hérodote: premier géographe (excursion en Egypte)
enquête -> savoir -> décrire
autopsie

géographie était longtemps synonyme pour la cartographie (par ex. Peutinger
(1465-1547): carte routière de la Rome antique; portulan est une carte nautique (dès
13ème siècle))

signification des cartes
- moyen de communication
- esthétique
- navigation
- règlement territorial
- objet instrumentalisé - propagande

La carte de Cassini est la première (entre 1756 et 1815) carte détaillée de la France.
On a mesuré les distances par triangulation et assuré ainsi le positionnement exact
des lieux immuable dans le paysage.
-> carte d'Etat majeur -> carte militaire

Les géographes

~1770: Il y existe deux formes des géographes: les géographes de cabinet qui
produisent des cartes et les géographes de terrain qui font l'exploration.

La géographie devient une discipline et une science: découvrir et comprendre
le monde

Carl Ritter (géographes de terrain; 1779-1859; allemand)
Alexander von Humboldt (géographes de terrain (encore plus que Ritter); naturaliste
et explorateur allemand; a classé les "étages" des paysages végétale des
montagnes)
Ils ne veulent pas seulement connaître le monde, mais aussi le comprendre.
Conclusion tirée des explorations de Humboldt: la complexité d'une civilisation est
déterminée par la complexité de la paysage habité. ex. Afrique, Europe

Pour Ritter, il était important de regarder surtout les paysage d'un point de vue
esthétique. Ils ont fondé la géographie au terrain et en 1828 la Société de
Géographie de Berlin (Gesellschaft für Erdkunde zu Berlin)


Le tournant dans 19ème siècle et la choix de la discipline scientifique

deux raisons:
- volonté de faire la géographie comme science (sérieux)
- une grande passion pour la géographie à cause de la nouvelle connaissance des
espaces immenses qui sont disponibles (comment les utiliser?) (rôle important des
sciences physiques pour expliquer le monde; volonté de s'identifier avec le monde)

conséquences:
- En deuxième moitié du 19ème siècle la géographie entrent dans quelque
universités comme discipline

- le modèle des sciences expérimentales et des sciences de la nature
le contexte du positivisme:
Le positivisme est le système philosophique qui dit que tout est explicable d'une
manière rationnelle et justifiable. (-> sécularisation)
-> Auguste Comte
Recherche des lois:
observation / collection -> théorie / modèle -> vérification / falsification
- exemple: On s'intéresse à la montagne comme laboratoire

Des nouveaux contextes sociaux, économiques et culturels

Développement de l'esprit du temps -> influence aux sciences

nationalisme (la Tour Eiffel), impérialisme, colonialisme
- nouvelles relations aux territoires (intérêt aux montagnes, zones littorales ->
tourisme)
- mise en valeur de l'empire
- fierté nationale, régionale => la géographie est profondément liée à la création des
états-nation
- exposition universelle; vitrine de la puissance
- colonisation joue un rôle déterminant dans la circulation des information
géographique (en même temps: presse se démocratise)

Les voix géographique
nature / écologie:
M. Elisée Reclus (1830-1905)
Nouvelle Géographie Universelle (1876-1894)
L'Homme et la Terre (1905-1908) -> géographie analyse la relation entre la nature et
la société
anarchiste
passion pour géographie, politique, écologie

Jules Verne (1828-1905)
écrivain
Ses histoires de voyage suscitent l'intérêt du peuple pour le monde et la géographie
et il est donc un vulgarisateur (rendre populaire) de la géographie. Il joue un rôle
culturel fondamental.

économie:
Pierre-Émile Levasseur
historien, économiste
"On ne peut pas faire de l'économie sans être géographe."

politique:
Marcel Dubois (1856-1916)
relation entre géographie et politique
intérêts coloniaux
premier professeur de géographie à la Sorbonne


Paul Vidal de la Blache
historien et géographe
relation entre homme et nature
fondation de la géographie scientifique en France
dépolitisé
La construction des écoles nationales
L'institutionnalisation de la géographie dans les pays occidentaux () -> La
géographie devient une discipline indépendant (avant: seulement histoire
géographique, économie géographique etc.) -> rivalité des disciplines
La géographie devient une profession.

catégorisation de la géographie

Sciences de la nature / Sciences expérimentales (nomenclature / identification des
lois)
-->
Sciences de la Société
-->
Économie politique; Histoire; Sociologie; Géographie

différences régionales (différentes écoles)

géographie (parallèle de sociologie)
-> américaine: social (Ellen Churchill Semple)
-> française: nature, histoire (dépolitisé) (Paul Vidal de la Blache)
-> allemande: politique (Friedrich Ratzel)

britannique: (Sir Halford Mackinder -> comment garder la puissance économique?)
modèle de Mackinder (fixé sur Inner Crescent):



Émile Durkheim: fondateur de la sociologie en France

L'école de géographie française: Le vidalisme

Paul Vidal de la Blache:
- est le fondateur de la géographie française.
- met l'accent sur la liberté de l'individu.
- contre le déterminisme allemand.

La géographie française joue un rôle fondamental pour la création d'un Etat-nation et
pour l'éducation de l'environnement et est important en échelle international.

La géographie vidaliste est une science de carrefour:

Elle contient des éléments de la science physique (écologie), science politique et
histoire.

Les géographes français ont crée une discipline de synthèse.

Conclusion
Une pérennité (Fortbestand) jusque dans les année 1960.
L'apogée (Blütezeit) institutionnelle de la géographie française à l'échelle
internationale.
La place des géographes dans le règlement de la Première guerre mondiale.
La fin des paradigmes tranquilles: le monde change les outils et les méthodes se
révèlent insuffisantes.


2006-11-02

Vers une «nouvelle» géographie?
Des contextes nouveaux à tous points de vue

- La circulation internationale des connaissances scientifiques : les géographes
européens découvrent un nouveau monde …

- la circulation des idées et théories s'améliorent -> meilleur connaissance

- Les géographes veulent produire une «Science» et arriver à édicter des Lois

- Prendre en charge non plus la stabilité mais le mouvement

- Des contextes historiques. politiques et idéologiques bien différents de ceux de la
géographie classique:
-- la guerre froide et l'affrontement de deux blocs communiste-soviétique et
capitaliste-Nord-Américain,
-- l'effacement de l'Europe accentué par la décolonisation et les dernières guerres
coloniales,
-- l'entrée en scène des oppositions Nord-Sud, avec le sous-développement et le
Tiers-Mondisme,
-- la croissance démographique et l'explosion urbaine.



Les nouvelles géographies:
Il y a deux approches méthodologiques différentes:
- L'approche par l'espace:
mathématisation / modélisation / quantification
C'est le courant qui scientifise la géographie. Principe explicatif: On adopte une
démarche systématique.

mathèmatisation: La nouvelle géographie est une géographie des chiffres,
statistiques (avant: culture littéraire)
modélisation: adopter des modèles des autres disciplines – une façon d'approcher
un discours général. Communication est simplifiée.

- L'approche par les représentations / l'espace vécu
pensées économiques
La géographie met l'accent sur la façon de pratiquer culturellement et socialement
l'espace.

Walter Christaller (1893-1969)
géographe spatial
Les villes ont gagné plus de importance.

Conclusion

- La géographie: une discipline vivante, actuelle et actualisée mais jamais univoque.
(Il y a toujours eu plusieurs courants)

- La géographie: une discipline aux frontières et aux marges d'autres disciplines.

- La géographie et le projet toujours renouvelé d'une science des hommes dans leur
espace; constamment ouverte, évolutive



La géographie contemporaine
La ville: entre réseaux et territoires
La ville est devenu un objet géographique majeur.
La ville met en relation le démarché géographique avec d'autres (par exemple:
science économique et science sociale). La ville est donc un objet transversale.
La ville constitue un laboratoire géographique.
La ville au croisement de toutes les problématiques géographiques (développement,
gouvernance, gestion environnementale etc.)
La ville: un enjeu (Herausforderung) politique majeur
La ville: cristallisateur de mondialisation (ex. naissance des villes mondiales;
concurrence entre les villes)

Les outils et les approches de la ville

La ville des géographes

Comment la ville?
- une tradition complexe et à plusieurs voix
- La géographie vidalienne paraît en retrait.
- Une place médiocre à la géographie française jusque dans l'entre-les-deux-guerre
- Avant la Première guerre mondiale, les géographes mettent l'accent sur le
phénomène de ruralité et pas urbanité

Raoul Blanchard, Grenoble 1912: Monographie sur les villes
Il fait une étude sur Grenoble, qui est le premier classique de géographie urbaine.

Si la terre était uniforme, distances entre les villes serait égale.
a) Site et situation?

Site: caractères morphologique du milieu local d'implantation de la ville (fleuves etc.)
Situation: évoque les relations de la ville avec un milieu physique extérieur plus
lointain

Ex: Fleuves joue une rôle important pour la choix de situer une ville. (Rouen)

b)Plans urbain

5 profiles des villes

- profile de l'Europe occidentale et du Japon
centre historique assez élevé et quartiers modernes décentrés aussi élevé (ex. La
Défense, Paris)

- Amérique du Nord, Australie
centre très élevé, et quartiers très basses autours du centre

- Afrique noire
plus complexe: quartiers élevés à la périphérie et un quartier très élevé, mais, qui ne
se trouve pas au centre

- Amérique latine
centre historique relativement haut, nouveaux (entre les deux Guerres et surtout
après les Guerres) quartiers des affaires verticaux et des bidonvilles très basses

- Empire Soviétique
centre historique et quartiers monumentaux hauts et dans la périphérie, il y a des
quartiers modernes relativement haut aussi (comme Cité Universitaire de Genève,
bâtiments A et B; avec 5, 6 étages)

Les géographes, avec les historiens et les archéologues ont appris à distinguer les
villes par leur plan.
Il y a deux plan différents majeures:
- Le plan quadrillé s'installe dans beaucoup de cultures différentes. (Ex.
Philadelphie)
- Le plan radio-centriques: ex. Amsterdam


Pourquoi la ville

Les fonctions urbaines

- La ville fonctionne comme un organisme
- Les différentes fonctions de la ville: artisanale, industrielle, commerciale,
administrative, militaire, médicale, intellectuelle etc. -> des différents types de villes
apparaissent; ex: des villes industrielle, de marché, de garnison etc.
- Dans la ville, l'interaction sociale est majeure
-> L'analyse des fonctions ne sert pas à faire comprendre pourquoi la ville existe.
Elle conduit à l'élaboration des typologies.

La ville des économistes

La tradition de l'économie spatiale allemande

Trouver les principes de localisation des activité et des villes les principes des
installations de la ville. Pourquoi se localise la ville là où elle se localise?

Von Thünen

Von Thünen et la répartition concentrique des spécialisations agricoles à partir d'un
centre urbain.

Johann Heinrich von Thünen (1783-1850): économiste allemand; est l'initiateur de
l'économie spatiale; un des premiers théoriciens de l'économie du territoire
les premières tentatives de développement de théories dans le domaine de l'analyse
économique avec référence à l'espace géographique sont la spécialisation de Von
Thünen: comment s'organisent les cultures agricoles à la périphérie des villes qui
alimentent la ville?

frais de transports vs. coûts de location

[von Thünen]

Alfred Weber

(début de 20ème siècle)
économiste allemand

transpose l'analyse agricole de Von Thünen à l'industrie
étudie les facteurs qui déterminent l'implantation des cites de production et fait
intervenir quatre séries de paramètre:
- matières premières (près des ressources utilisable)
- les coûts salariaux (fabrication / main d'oeuvre)
- le transport (distance / noeud de transport)
- les débouchés (Absatzmarkt) (marché)

but de Weber: développer une optimisation économique de l'implantation des
moyens de production; Où localiser une industrie manufacturière?

Indice de Weber:
(coût des matières premières + transport à la manufacture) / (coût produit fini +
transport au marché)

coût entrant. / coût transport produit fini

1) 100/10= 10 > 1
2) 10/1000 = 1/10 = 0.1 < 1
optimale: indice de Weber = 1

Conséquence: délocalisations des secteurs quand le prix de transport / de
production change (main d'oeuvre de l'industrie)
exemple:
- centrales d'appel --> tiers mondes
- après première révolution industrielle: déplacement vers les pays du tiers mondes

Walter Christaller
1893-1969

cultures autour les villes (von Thünen) -> distribution des villes (Christaller)


Les villes sont fondamentalement des lieux centraux.

est frappé par la régularité et la hiérarchie des centres urbains en Allemagne du sud.
Il s'attache à la relation qui unie la ville à l'aire qu'elle structure à l'entour. La théorie
des lieux centraux qu'il élabore n'est pas axée sur les voies de communication.
Sa théorie étudie les rapports qui s'établissent entre une aire où résident des
demandeurs de services, et un point - un lieu central - capable d'y répondre.

- Christaller a une formation d'économiste. Le déplacement que le client doit faire
jusqu'au magasin ou au bureau dont il a besoin augmente le prix réel qu'il a à payer.

- Au-delà d'une certaine distance, la demande s'anulle, parce que le coût devient
trop élevé : cela définit la portée limite du lieu central pour le service considéré.
Chaque lieu central est ainsi entouré d'un cercle qu'il dessert et dont le rayon est
égal à la portée limite.

- Les prestataires de services ont tendance à s'agglomérer, car cela facilite les
déplacements et les achats de leurs clients. Ainsi s'explique à la fois le semis
régulier des lieux centraux – des villes – et leur hiérarchie, puisque les entreprises
qui fournissent des services rares ont intérêt à s'installer dans une localité qui fournit
aussi des biens ou des services de niveau inférieur.

La théorie est fondée sur la distinction entre des centres, qui sont le siège d’une
offre de biens et de services, et des périphéries (région complémentaire du centre)
où réside la
demande, la population utilisatrice.
- La notion de centralité justifie le regroupement en un même lieu de la production
des services de même niveau et de même portée destinés à la population dispersée
dans la
région complémentaire (ou zone d’influence), dont le centre polarise la clientèle.
- Les centres sont en effet hiérarchisés, du fait de l’existence de plusieurs niveaux
de services définis par des portées spatiales (distance que le consommateur
accepte de parcourir pour se procurer le service, définie par le coût additionnel du
transport supportable pour l’achat du produit) et des seuils d’apparition (fixés par le
volume de clientèle nécessaire à la rentabilité de l’offre de service).
- L’hypothèse d’un comportement rationnel des consommateurs, qui fréquentent le
centre le plus proche, et la concurrence entre les centres qui se partagent la
clientèle ont pour conséquence une régularité de l’espacement des villes, et la
hiérarchie des niveaux de services se traduit par un nombre plus petit et un
espacement plus important des centres lorsqu’on s’élève dans la hiérarchie urbaine.

William Alonso
1960

approche modélisée de la formation de la rente foncière en milieu urbain


Résumé


isotrope: toutes les pente (steigung, neigung) sont égales; espace homogène


Limites des modèles de l'économie spatiale

- la question de l'isotropie
- homogénéité initiale / hétérogénéité induite
- modèle statique/conditions de flux et de circulation dynamique

[????????]

[2006-11-16]
La ville des sociologues

école de Chicago

Accroissement massive de la population de Chicago:
1840 5'000
1890 1'000'000
1920 3'000'000
1930 3'400'000
"immigration brutal" (problèmes: différents sociétés)
-> crise urbaine: problèmes sociaux:
conflits raciaux
conflits internes
dysfonction
grande criminalité
prostitution
ghetto
misère
délinquance juvénile

1886 et 1919: la ville est victoire des émeutes violentes qui traduisent un malaise
social
1920-1930: courant de la sociologie urbaine; but: résolution des conflits urbaine

rôle des sociologues (selon Park): comprendre / agir: comprendre les phénomène de
la crise; intervenir dans cette crise; participer à la gestion de la ville -> pathologie
urbaine (intervenir)

Ces notions constituent une nouvelle approche des phénomènes sociaux : elle
s’oppose aux conceptions racistes qui attribuent les différences de comportements
àdes différences biologiques entre les ethnies et les races.

Méthodes empirique: enquêtes, entretiens -> analyse du comportement des
individus … ville = laboratoire social

Principe de la division socio-spatiale et de la ségrégation en milieu urbain (ghetto
juif: constitué de la population venant de l'Europe de l'est; Blackbelt, Chinatown,
Little Italy etc.)

Références: darwinisme (concurrence/domination/invasion/succession)

Principes d'une écologie urbaine (naturalisme)

R. Park
W. Burgess

Burgess et les aires concentriques
L’idée de Burgess n’est pas de caractériser la ville comme une unité spécifique
homogène, mais de rendre compte de la totalitéde la ville et de la
complémentaritédes différentes aires. Pour cela, Burgess prend en compte des aires
concentriques :


1 centre d'activité commerciale et industrielle (Loop)
La zone centrale, le Loop, se définit comme le centre d’affaire et le lieu des
industries ferroviaires. C’est une zone très stable,
2 zone de transition / détérioration (criminalité max.) (little sicily, ghetto, china
town, black belt) (migrants)
-> Hobos (sans-abris)
logement petit, dégradé
artistique; politiquement, idéologiquement radicale
La zone de transition ou de détérioration (zone 2) c’est la zone de recomposition
sociale à partir des bas quartiers dégradés qui abritent une population
essentiellement faite population. C’est la zone de première installation pour de
nombreux immigrants ; cette zone constitue le terreau nécessaire pour l’émergence
de nouvelles cultures ; elle fait coexister les différentes populations entre elles.
Politiquement, c’est la zone où les partis radicaux recrutent facilement.
3 zone habitat ouvrier / travailleurs (deutschland (quartier chicagoïen juif),
black belt)
mobilité sociale / spatial
(coeur de l'organisme urbain)
La zone 3 est une zone de seconde installation. Les gens s’y établissent après avoir
fui les bas-quartiers. C’est la zone de résidence des ouvriers qualifiés, des petits
employés. A Chicago, c’est celle de l’immigration allemande.
4 zone résidentielle
La zone 4 est la zone résidentielle par excellence. Elle se caractérise par l’ascension
sociale et l’assimilation à la culture américaine standardisée.
5 zone banlieue

historiquement:
invasion en centre
succession; remplace la zone ancienne; déloger
extension -> ville devient plus grande

La mobilité démographique, sociale et spatiale (concentré dans les zone 1, 2) est le
moteur de l'extension de la ville.
--> zones 4,5 sont seulement la conséquence de ce qui se passe au centres


La ville des écologistes
OIKOS = habitat, maison
-> mots "écologie", "économie"

écologie: comprendre l'habitat des espèces dans leurs environnements naturels

concurrence entre les espèces -> sélection des espèces (posé sur le modèle de
Darwin)

écologie urbaine: ceux qui s'intègrent plus vite, progressent

(Friedrich??) Haeckel (1869)
- naturaliste
- construit la discipline écologie (premier à utiliser le mot écologie)
- darwinien

question:
dépendance: sociale --> spatial? spatial --> sociale?

De l'écologie urbaine à l'écologie factorielle

Ecologie factorielle : calcul de la répartition et de la distribution intra-urbaine en
combinant plusieurs facteurs: -aspects démographiques,
-aspects socio-économiques,
-aspects résidentiels

trois facteurs:
- facteurs économique
- facteurs itinéraire familial âge, enfants etc. Quand on est jeune, on préfère être en
ville (on n'a pas besoin de beaucoup de place). On s'éloigne de la ville quand on a
des enfants. Quand les enfants sont adultes on revient.
- facteurs ethnique
--> Manuel Castells: ville durable



Conclusion:
les deux majeurs intérêts de la géographie aujourd'hui:
le réseau et le territoire


La ville et la géographie néopositiviste
démarche déductive / mathématisée
autrefois: géographie avais largement fonctionné par le principe inductive
années 60: passage du mot aux chiffres
"new geography" à partir des années 1960

-> modélisation

principe de la modélisation: simplifier!
Exemple: hiérarchie urbaine selon le modèle christallérien

-> problématique: Il existe une distorsion entre le modèle et la réalité. Il existent des
facteurs dont on ne se rende pas compte dans le modèle.
Par exemple:
- Histoire et temporalités des villes et des réseaux urbains
- Structurations de systèmes économiques (vignoble, interface littoral commercial,
tourisme)
- Les discontinuités «naturelles»

Réseaux urbains et historicitédes implantations : l’exemple des pays en voie
de développement: Exemple Brasilia, Brésil --> ville artificielle

Afrique: les villes se trouvent surtout dans les zones littorales --> dispositif
périphérique hérité (colonisation, commerce par navire)

Chine: Renforcement de la distribution urbaine littorale par effet d'ouverture
économique et d'insertion dans la mondialisation; une armature (Gestell) urbaine en
râteau (Rechen) plus qu'en réseau
Les ville au bord de la mer organisent l'ensemble du territoire jusqu'au centre du
pays (ici: Asie centrale) -> grande portée

Modélisation et intervention politique: la question de l'aménagement
(Einrichtung, Errichtung) des territoires

régionalisation de la France (décentralisation, rééquilibre du territoire)
-> aujourd'hui: pluralité du réseau urbain

le réseau urbain couvre plus ou moins cohérent (zusammenhängend) le territoire
français

Hautreux. Rochefort établissent une carte de la régionalisation français

-> exemple pour la régionalisation: région de l'Auvergne (centre du Massif central
France): elle a une circulation économique qui va dans le sens centrifuge

politique:
--> donner plus aux personnes qui sont plus loin de réseau urbain


Les géographes participent aux politiques d’interventions volontaristes (implantations
économiques, implantations des villes nouvelles, régionalisation administrative…)

carte isochrone: distances sont proportionnelles des temps de transports

Roger Brunet -> G. I. P. RECLUS (groupement intérêt public)



Pierre George -> rénovation de la géographie françaises
géogr. marxiste

(banane bleue)

Géographie et modélisation
--> géogr. change d'écriture
-> pour mieux communiquer avec les autres discipline

modélisation devient un mode d'écriture

la modèle a trois fonctions

- généraliser: généralisation de connaissance (compréhension des phénomènes) /
formalisation
manière de généraliser les connaissances. Elle permet de procéder à une
compréhension plus globale d’un certain nombre de phénomènes hétérogènes.

- communiquer: simplifier une analyse donnée / permet la comparaison et le
transfère aux autres disciplines
Mettre en forme, c’est-à-dire d’exprimer de façon simplifiée une analyse donnée. Elle
permet la comparaison, et elle permet plus facilement le transfert d’une matière à
une autre.

- chercher
Permettre une démarche heuristique (heureka = "j'ai trouvé": découverts). Principe
qui permet de construire des hypothèses et de les faire évoluer. Elle est rendue
possible, parce que le modèle, c’est une généralisation.
ex: L'historien Fernand Braudel et le sociologue Pierre Bourdieu ont utiliser la
modélisation.

Chorème

Méthode pour faire une analyse spatiale d'un territoire, introduit par Roger Brunet. Il
y a une table des 28 chorèmes. Un modèle de chorème ne cherche pas a simplifier
la réalité, mais à en contenir tous les faites.
-> cherche le plus petit unité de l'organisation spatiale.

Roger Brunet : c’est celui qui a poussé la modélisation le plus loin. Quel proposition
de modèle correspond le mieux à un lieu. Cependant, les géographes en inventent
toujours de nouvelles, et donc, si les géographes veulent communiquer entre eux, ils
doivent avoir un langage commun. Il faut de la rigueur et bon usage.
Cette règle a eu un impact tout à fait significatif sur la géographie.
Le courant de la géo néo positiviste a produit des modes d’écriture. Celui de Brunet
est le Chorème. A la fin des années 70 début 80 une nouvelle « langue ». ce sont
les moyens pour Brunet d’identifier les plus petites unités de l’organisation
spatiale (le lieu).
Il construit le mot de cette manière : Chor /eme et Pho / neme.
Brunet cherche à identifier les plus petites structures de l’espace qui expliquent les
plus petites unités invariables de l’espace.
C’est du structuralisme. Ils vont produire une géo qui puisse fonctionner quelque soit
l’objet d’étude, puisque le choralisme identifie les invariables.
Brunet à partir de ses 28 figures, il crée une sorte de modélisation des
modélisations, qui permet deux fonctions du modèle : formalisation et géographie
des îles tropicales.
Cet usage des chorèmes a bcp fait parler. On s’est demandé si c’était une simple
schématisation, ou si effectivement ça cachait certains invariants.
Analyse spatiale s’est particulièrement développée en géo. Elle utilise maths, outils
informatiques et développement des modèles. (SIG : système d’information en
géographie). Elles sont le résultat de l’évolution des nouvelles technologies. Il
fonctionne par couches d’informations. Il y a trois « niveaux ». On articule les
échelles. On peut donc articuler des échelles de différentes tailles.
Les systèmes d’information ont étés particulièrement développés avec l’analyse
spatiale.
Le réseau est même devenu un terme.


réseau

définitions:

- réseau matérielle
ex. routes, fleuves, veines

- réseau d'éléments d'une organisation
venant de géographie économique

- réseau immatériel
ex. sociabilité; information, échanges


les 4 types de réseaux

- Le réseau radial ou central
- Le réseau multipolaire ou polynodal maillé (maille = Masche)
- Le réseau linéaire et axial
- Le réseau à structure complexe


(homo politicus) -> géographie radicale
(homo sensibilis) -> géographie humaniste


1960: Politisation de la géographie

Les géographes ont pour objet la politisation de la géographie.

1969: une revue Antipode -> une revue radicale
David Harvey (marxiste): géographie et pouvoir

1974: publication Henri Lefebvre "La Production de l'espace"

1976 France: Yves Lacoste fonde la revue "Herodote".

La géographie prend en charge matrice marxiste influencé par Lefebvre
infrastructure materielle (transport publique )/ superstructure (sociale)--> idéologie

géographes vont exploiter théorie marxiste

L'espace est un produit social(ex. inégalité mondiale)

1) Principes de la géographie radicale
social -> spatial
La ville constitue un laboratoire pour la production des inégalités
La géographie néo-positiviste et la question des inégalités.... Et de l’intervention
politico-spatiale
- Matrice marxiste ( infrastructures/superstructures ; «idéologie»)
- L’espace est un produit social
- La ville : expression majeure du capitalisme et de la lutte des classes
(dominant/dominé; centre/périphérie). Il n’y a pas de choix rationnel autonomie
(localisation)
- Il n'y a aucune manière de choix pour les acteurs. Les acteurs sont dominés par
leur condition de classe. Ils n'ont pas d'autonomie
- Espace majeur de domination et de reproduction du système capitaliste

2) de la géographie radicale à la géographie sociale
spatial -> social
- L'ancrage de la géographie dans les sciences sociales
- Développement d’une géographie sociale qui prend en charge la question de
l’inégalité, de la pauvreté...
- Vers et pour une géographie sociale. La géographie sociale se propose d’étudier
les rapports entre le spatial et le social. Etudier la société par l'espace.

La référence à la matrice marxiste va perdre de la puissance. C'est moins l'idéologie
que les objets qui vont nourrir la géographie.

Il prennent en charge les faits sociaux. Les rapprochement entre la géographie et la
sociologie devient plus fort. La société devient un objet de la géographie.

Le marxisme change les intérêt de la géographie vers la question social -> spatial,
spatial -> social
ex. Il y a plus des suicide dans la campagne que dans la ville

- social
(la question sociale)
quoi faire avec la pauvreté etc.

- sociétal
fonctionnement d'une société

Ils vont étudier les sociétés par l'espace. --> le renversement de l'ordre des facteurs

«[...] Ce qui est premier en géographie sociale, c'est la société et non l'espace. Ce
sont les mécanismes, les processus sociaux et sociétaux, le jeu des acteurs publics
ou privés de toutes espèces. Si l'on ne cherche pas la société au départ, on ne la
trouve pas à l'arrivée [...]. Le moteur, la clé, c'est la société. L'espace est toujours
second et si l'on commence par lui, on risque de ne pas comprendre.».
(R. Rochefort, 1972)

ex: la géographie de suicide ( il y a plus de suicides en campagne que dans les
villes)

les indicateurs sociaux vont être cartifiés.

- l’analyse géographique des formes de vie sociale
- Le but de la Géographie sociale est de décrire et d’expliquer les aspects de la vie
en société qui contribuent à la différenciation du monde et à l’organisation de
l’espace.
- Pour traiter de ces situations, les géographes ont puisé chez les anthropologues et
les sociologues quelques outils comme la notion des «rôles» joués par les individus.
Les rôles assurent àchacun une place reconnue dans la société, un statut voire du
prestige.



4 domaines structurent le champ de la géographie sociale

1) Les indicateurs sociaux
les indicateurs sociaux de types statistiques : permettant de saisir les inégalités
sociales, les données démographiques

2) Les questions sociales

Le géographe doit être de son temps et contribuer àla prise de conscience collective
et àla solution des problèmes de société.
Les thèmes les plus importants sont : la scolaritéet la question de la reproduction
sociale, les problèmes d’accès au logement, les questions de pauvreté…

3) Les groupes sociaux

C’est-à-dire la prise en compte de la famille, des groupes, des classes sociales,
chacun ayant avec l’espace un ensemble de relations plus ou moins
interdépendantes façonnées dans le cadre des rapports sociaux, des échanges,
mais aussi des contextes culturels propres àchaque groupes et classes sociales.
Par ex : géographie des ouvriers, des femmes

C’est-à-dire c'est la façon d'identifier les groupes et les classes sociaux et comment
ils se distribuent dans l'espace.

4) Les combinaisons socio-spatiales
- Les différentes approches précédentes conduisent à un nécessaire
approfondissement des rapports entre les sociétés et leurs espaces.
- Considéré d’abord comme simple support matériel, l’espace prend consistance
sociale par les pratiques et les représentations qui le construisent et les enjeux dont
il est l’objet (géographie des espaces festifs, des espaces sportifs)
- Valeurs symboliques, identitaires de l’espace (survalorisation des espaces
centraux par exemple)

On met de plus en plus accent sur la valeur symbolique et identitaire de l'espace.
appropriation = faire propre, faire le sien -> question identitaire de l'espace (ex: je
suis de là, de ce quartier)




Géographie humaniste
courant de la géographie des années 70, 80

Bases et approches théoriques

Bases philosophiques : la phénoménologie
Antoine Bailly, Jean-Bernard Racine

la phénoménologie prend pour point de départ l'expérience en tant qu'intuition
sensible des phénomènes

La phénoménologie : courant philosophique se fondant sur le «vécu»et non sur la
«réalité»matérielle du monde

la mondialisation produit d'un point de vue spatial:
- de la homogénéité
- diversité, différenciation
en même temps les grandes villes se ressemblent mais l'écart devient aussi très
grand

Bases socio-psychologiques

-La psychologie constructiviste et les travaux de J. Piaget
-Saisir l’espace par les comportements (behaviorisme), les pratiques et les
représentations
-Les travaux sur «l'image de la ville»de Kevin Lynch, dans les années 60 :
approches visuelles de la ville et leurs plus ou moins «lisibilité»( voies, limites,
quartiers, noeuds et points de repères...)
-Toutes ces approches mettent l’accent sur le processus de connaissance, de
pratiques et d’appropriation de l’espace par les individus

Kevin Lynch (1918-1984) studied architecture with Frank Lloyd Wright, earned a B.S.
in City Planning at MIT, and taught courses on the urban environment at the Institute
for thirty years
His work, especially his theory of city form and studies relating to human perceptions
of the city and how they should affect city design, were highly
influential.
The Image of the City 1960

Comment est-que la ville est perçu? --> perception subjective
ex. piéton qui marche dans la ville --> l'image de l'espace qui change

Les transferts et usages en géographie
Yi Fu Tuan aux USA, Armand Frémont en France, A. Bailly en Suisse

a)Un retournement de posture : objectif/subjectif : le développement de la
géographie des «genres» --> apparition des "Gender Studies" --> géographie des
genres (ex. géographie des noirs où géographie des femmes); --> perceptions
différentes des genres

b) Un retournement de catégories : matériel/immatériel
prendre en charge ce qui n'est pas spécifiquement matériel, mais immatériel
symbolique -> un tournent du matériel à l'immatériel

c) Un changement d’échelles : l’individu et la micro-échelle
la géographie prend en charge la micro-échelle et s'intéresse même au plus petit
espace; exemple: espace doméstique

d ) Un retournement de méthode et de corpus
( cartes mentales, littérature, enquêtes sociologiques, production artistique…)
les géographes vont travailler avec un corpus constitué de témoignages, traces etc.
(mémoire)
iconographie: image, pictural, permet de voir le corpus des cartes mentales,
représentation de ce que les individus font de leur espace
carte mentale (production de carte qui donne à voir le point de vue spatial de
quelqu'un) -> ego-centré


Articulation de l’espace mémorisé en fonction du temps passé dans un espace


Conclusion

néo-positive: économique

géographie radicale, sociale: sociologique (groupe)
géographie radicale (1960)
-> géographie sociale (<70)

géographie humaniste: psychologique (individu)(1970)
-> géographie culturelle (<80)



De la géographie humaniste à la géographie culturelle
- pratiques sociales / culturelles:
alimentation (blé, riz, manioc (yuca); ex. la diffusion des pratiques alimentaires
(McDonald's)), sport, pratique religieuses / artistique --> la mode
- fondements de la géographie culturelle: la question de la civilisation: exemple de la
ville américaine (Urban sprawl, suburban/exurban, edge city)
Inde: castes -> urbain
- civilisations/universalité?

la géographie culturelle permet d'aborder des processus économiques de la
mondialisation

Approches culturelles de la ville américaine
comment une culture donnée façonne un espace


Idéologie des «Pères fondateurs»: monde rural (la ville n’est pas le symbole de la
liberté comme en Europe). Problèmes de l’industrialisation et l’urbanisation…
Après 1820, un débat s’est installé à propos de la ville :
- Les philosophes transcendantalistes prônent la nature,
- les pasteurs (éducation des enfants)
- les "féministes domestiques" (civilisation centrée sur la famille, la maison et le
jardin
Elaboration du «mythe pastoral»qui précisément valorise la banlieue qui devient le
cadre idéal de la famille américaines, la ville-centre conservent la fonction
économique.
Dès le XIXe siècle, le taux de croissance des banlieues devient supérieur à celui des
centres. au début, les banlieues concernaient des familles aisées. Elles deviennent
plus tard accessibles grâce à l’Etat fédéral.
La sphère domestique plus important aux E-U que les espaces publics
Il existe donc deux modèles de la ville américaine :
- les villes issues directement de la colonisation (avec centralité forte)
- celles issues du développement ultérieur (später) (en particulier après la guerre
civile)(sans centralité forte)
Parallèlement, un processus de "gentrification" permet la réappropriation de certains
quartiers par les yuppies et la reconquête de secteurs abandonnés. alors, des
formes architecturales de banlieues se retrouvent dans les villes-centres: shopping
malls, stades, centres de congrès.
Pratiques plus récentes encore de «patrimonialisation» des centres historiques (pour
les touristes)

commerce/communication plus entre mégalopole que entre mégalopole et
environnement/reste


Et la ville ?
Les différents types d’approche et la ville :
Réseau et métropolisation :
La métropolisation "métropole" (étym: la ville-mère) : processus de transformation
qualitative, fonctionnelle et morphologique des très grandes villes.
la métropolisation : accroissement du poids des plus grandes villes dans la
répartition de certaines fonctions, ainsi que de la concentration de la population dans
des aires métropolitaines.
Contredisant certaines "prévisions" sur le déclin des grandes villes, le processus
métropolitain s’appuie sur une mise en réseau des principales agglomérations dans
laquelle les phénomènes de connectivitétendent àl’emporter sur les relations de
proximité.
Pratiques de la ville : mobilité et déplacement (mutations sociales du
centre urbain lié à la gentryfication, à la réhabilitation de vieux quartiers par les
yuppies, les dinks (double income, no kids)..
De la «ville»à«l’urbain»: de la fonction à la culture
Lieux et territoires de l’urbain


La géographie : entre lieux et territoires

- La géographie interroge les relations que les sociétés entretiennent avec leurs
espaces sous toutes leurs dimensions : politique, culturelle, économique: processus
d'appropriation de l'espace
- La géographie et ses notions : espace, lieu et territoire
- Il n'y pas de remplacement mais une coexitence des approches et des notions
territoriale et spatiale (discipline à plusieurs voies)


Le territoire
- de l' « Espace » (space) : étendue de la distribution tendue de la distribution et de
l’organisation des hommes et des activités (approche néo-positiviste)

- au « Territoire » (place) : un espace approprié (post-moderne)
le territoire est l'espace approprié, un espace qui est porteur de sens / identité pour
le groupe qui l'occupe

Territoire : plusieurs définitions en fonction des approches
- Appropriation politique : le territoire national, régional, communal
- Appropriation par les pratiques : territoire résidentiel, de travail, quotidien, des
loisirs…
- Appropriation symbolique/identitaire: territoire d’une communauté, d’un groupe
(religion etc.)

L’origine du «territoire»
- Ecologie et Ethologie: science des espaces appropriés par une espèce; la question
du transfert de la notion dans une science sociale: l’homme est un animal qui
territorialise son espace (extension/concurrence)
- L'origine politique: le territoire est un espace approprié par une instance politique
qui en maîtrise les limites (question des frontières); notion qui renvoie à la question
de la souveraineté

La société produit un territoire et réciproquement, le territoire donne à la société son
identité et du sens.
La notion du territoire prend en charge «matériel » et l'«immatériel»


L'invention de territoire

ex: l'appropriation du littoral et de la montagne (par la société urbaine / bourgeoise /
aristocrate) --> des nouveaux régions deviennent des régions positifs et attractifs -->
tourisme, loisir, romantique

- histoire culturelle et sensible
- appropriation par de nouvelles pratiques
- appropriation par de nouveaux aménagements (Einrichtungen; ex. cafés, casinos,
quai)
- les mutations dans les représentations et les usages

--> zone de présentation / représentation! démonstration sociale / distinction

Alain Corbin a publié l'ouvrage "Le désir de rivage". Il montre comment la société
occidentale s'approprie d'un espace: espace littorale, un espace qui n'était pas
intégré avant.

Les "marqueurs du territoire" / Territoire et Identité

Il se cristallise une hiérarchie des lieux.
Les haut-lieux: les lieux qui ont un valeur particulier et ont un plus grande importance
symbolique que d'autres (tourisme; ex: Tour Eiffel)
- Lieux emblématique
- acculturation, la (re-)production pictural alimente cette emblématication

représentation symbolique des haut-lieux: ex. Tour Eiffel = France
identité territoriale est passée: lieu -> territoire -> groupe/communauté/Etat
--> Les haut-lieux sont territorialisants.

reproduction des haut-lieux (déterritorialisation):
-> Las Vegas
-> parcs à thème
-> Central Parks

"concurrence territoriale": aujourd'hui, les lieux sont en compétition -->
marchandisation du lieu. Il faut proposer des choses que les autres n'ont pas
(distinction). Il faut valoir leurs particularités. Les éléments patrimoniaux vont être
utilisé pour donner du sens au lieu. --> la politique de "requalification" (rendre plus
attractif; ex. Lyon: cité internationale)

agriculture -> industrialisation -> urbanisation
grandes ville: les fronts d'eau: usine, production, industrie (au centre) -->
requalification des friches industrielle / urbaine (friche ~ jachère) (laissé en friche)