être apprenti dans Les pays de La Loire
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- 5/29/2010
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être apprenti dans Les pays de La Loire
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Les apprentis ligériens en 2006-2007 : enquête sociographique
Laura Delavaud, CSE (ehess-cnrs) associée au CENS (université de Nantes), Doctorante
Lætitia Poulain, Céreq régional des Pays de la Loire, MSH Ange-Guépin, Chargée d’études
La réforme Seguin a aujourd’hui plus de 20 ans. En ouvrant l’apprentissage à
l’ensemble des niveaux de formation, en permettant la succession de plusieurs contrats et en
reculant à 25 ans l’âge limite d’entrée dans le dispositif, cette réforme donne un nouveau
visage à l’apprentissage. Longtemps cantonné aux seuls CAP, l’apprentissage connaît une
profonde mutation en autorisant l’accès à de nouveaux diplômes tels que le BEP, le
baccalauréat professionnel, le BTS, la licence professionnelle ou encore les différents titres
d’ingénieurs. Le profil tant social que scolaire des apprentis s’en trouve transformé : les CFA
accueillent désormais des jeunes plus âgés, mieux dotés scolairement et pour qui ce mode de
formation n’est plus guère un choix par défaut. L’apprentissage est aspiré par le haut (Arrighi,
Brochier, 2005).
Cela fait également plus de 20 ans que la Région des Pays de la Loire, en collaboration avec
l’université de Nantes, s’interroge sur l’apprentissage ligérien. En effet, l’enquête réalisée en
2006-2007 s’inscrit dans une tradition, deux précédentes générations d’apprentis ont déjà été
étudiées dans les années 1980 et 1990. La comparaison des cohortes de 1984, de 1992 et de
2006 permet de mesurer l’impact de la réforme sur l’apprentissage ligérien et d’observer
l’évolution de la morphologie sociale des apprentis. Mais alors qui est aujourd’hui l’apprenti
ligérien ?
En 20 ans, l’apprentissage ligérien a doublé ses effectifs passant de 14 687 en 1987 à
23 200 en 1997 et à 30 649 en 2007. L’ouverture du dispositif à l’ensemble des diplômes y est
évidemment pour beaucoup, les CAP ne représentent plus aujourd’hui que 37 % des effectifs.
Les apprentis du supérieur, quasi inexistants en 1990 (0,6 %), connaissent une progression
modeste mais continue, ils arrivent à 15% en
Les résultats présentés dans ce 2007. Première conséquence sur les
document sont issus d’une recherche
caractéristiques sociodémographiques des
réalisée en 2006-2007 auprès d’un
échantillon représentatif de 5000 apprentis : ceux-ci vieillissent. Agé en moyenne,
apprentis dans la région des Pays de la en année terminale, de 18 ans et 1 mois en 1986,
Loire. Ces jeunes ont eu à répondre à de 19 ans et 5 mois en 1994, l’apprenti ligérien a
un questionnaire d’une quinzaine de aujourd’hui 20 ans et 1 mois. L’entrée dans
pages visant à connaître leurs l’apprentissage des niveaux supérieurs ne peut
conditions d’apprentissage mais expliquer à elle seule ce vieillissement puisqu’il
également leur origine sociale et s’observe dès le CAP – ces derniers ont vieilli de
démographique, leur situation 6 mois en 20 ans. La proportion des filles, elle,
familiale, leur mode de transport et reste sensiblement la même (30%) et les
d’hébergement, leurs loisirs, etc. Seuls différentes réformes n’y ont rien changé. En plus
les apprentis en année terminale ont eu
d’être minoritaires, elles sont concentrées dans un
à répondre au questionnaire, leur
pratique plus longue de l’apprentissage nombre limité de métiers (la coiffure, la
devant leur permettre un regard plus pharmacie, la vente et la comptabilité-gestion).
distancié et plus complet sur ce mode L’enquête réalisée en 2006-2007 montre
de formation. La passation des également que si le recrutement social des
questionnaires s’est déroulée au sein apprentis s’effectue encore majoritairement dans
même des CFA garantissant ainsi un le milieu ouvrier, il s’étage en fonction du niveau
taux de non réponse relativement de formation. Plus on s’élève dans la hiérarchie
faible et une qualité de remplissage. des diplômes et plus la part d’enfants d’ouvriers
décroît (61,1% des niveaux V ont un père ouvrier,
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contre 51,6 % pour les niveaux IV, 36,3 % pour les niveaux III et 28,8 % pour les niveaux I et
II). Les résultats concernant l’origine scolaire des apprentis vont dans le même sens : c’est
ceux qui possèdent le plus de capitaux qui accèdent aux strates les plus élevées. D’une manière
générale, le niveau monte – seuls 16,1 % des jeunes entrent aujourd’hui en apprentissage sans
diplôme contre 26,6 % en 1992 – mais le recrutement scolaire se hiérarchise. Les niveaux V
Établissement d’origine des apprentis ligériens proviennent du collège, les
En % niveaux IV du collège et du
Lycée gl lycée professionnel, les niveaux
Collège* Lycée pro supérieur Total
et techno III du lycée professionnel,
CAP 81,8 % 12,4 % 4,5 % 1,3 % 100 % général ou technologique et les
BEP 68 % 19,9 % 11,1 % 1,0 % 100 % apprentis du supérieur sont
MC 61 % 27,2 % 9,6 % 2,2 % 100 %
BP/BM 51,7 % 26,6 % 13,3 % 8,4 % 100 %
recrutés dans le supérieur.
Bac pro 42,2 % 43,6 % 12,7 % 1,4 % 100 % Parallèlement, 75% des MC et
BTS 5,3 % 33,4 % 43,7 % 17,6 % 100 % 60% des BP/BM et bac pro ont
autres sup 0,9 % 1,9 % 6,2 % 91,0 % 100 % déjà suivi un apprentissage
Total 58,4 % 21,7 % 12,6 % 7,3 % 100 % contre 18% pour les apprentis
* collège et assimilés (IME, MFR) du supérieur, ce qui signifie que
les apprentis de niveau V accèdent aisément au niveau IV, mais beaucoup plus rarement aux
diplômes supérieurs au bac. Le baccalauréat représente pour les uns une finalité, pour les
autres une porte d’entrée.
En somme, le niveau de formation constitue une variable extrêmement clivante, le
baccalauréat scindant l’apprentissage en deux mondes apprentis. Ce dispositif de formation
est largement présenté comme un modèle d’ascension sociale. En effet, il recouvre l’ensemble
des diplômes et permet de commencer « en bas » pour aller jusqu’au diplôme d’ingénieur.
Seulement, l’enquête sociographique ne va guère dans ce sens et tout se passe comme s’il
existait deux trajectoires indépendantes : un apprentissage « du bas » et un apprentissage « du
haut ». L’apprentissage ne constitue donc plus un ensemble homogène, les CFA accueillent
désormais des jeunes aux profils différenciés, des apprentis différents socialement,
scolairement, avec un rapport à l’apprentissage, au travail et à l’avenir différent.
L’analyse factorielle présentée ci-dessous tente de rendre compte de cette
hétérogénéité. L’axe horizontal oppose clairement les apprentis du supérieur aux apprentis de
niveau V, la hiérarchie des diplômes est parfaite. Le premier groupe se compose d’apprentis
de niveau I, II et III, majoritairement recrutés dans l’enseignement supérieur ou concernant les
BTS dans les lycées généraux, technologiques et professionnels. Ils n’ont pas redoublé au
cours de leur scolarité et sont plutôt issus des classes supérieures (la profession de leur père
appartient aux catégories supérieures ou intermédiaires). À l’opposé se trouvent les apprentis
de niveau V, issus des milieux populaires. En rupture avec l’école, ils arrivent de 3e, voire en
deçà et ont redoublé une classe au primaire et/ou au collège. Les niveaux IV, au centre du
graphe, se situent dans une position intermédiaire. Trois formes d’apprentissage semblent se
dessiner : un apprentissage que l’on pourrait qualifier d’insertion, caractéristique des apprentis
du supérieur qui voient dans ce dispositif de formation un moyen d’accéder au monde de
l’entreprise. L’apprentissage constitue un choix délibéré devant leur permettre de trouver plus
facilement un emploi. L’apprentissage de formation partage avec ces derniers un moindre
détachement scolaire dans la mesure où ils n’ont pas choisi l’apprentissage par désintérêt pour
l’école. D’origine sociale plus variée, ils proviennent généralement des lycées professionnels,
voire d’une seconde ou d’une première générale. Ils ont choisi l’apprentissage pour apprendre
un métier. Situés à droite sur le graphique, l’entrée en apprentissage de ces apprentis en CAP,
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BEP ou MC résulte d’un désamour pour l’école. L’apprentissage est une alternative à l’école
et le fait qu’ils considèrent que le CFA ne lui ressemble pas atteste cette culture anti-école.
Redoublants, élèves en 4e ou 3e technologique ou d’insertion, leur choix est d’autant plus
cohérent que leur père a lui-même été apprenti. L’apprentissage d’intégration réunit tous ceux
qui ne se reconnaissent pas dans l’école et qui cherchent à travers ce dispositif une place dans
un collectif de travail.
DECF
ingénieur
supérieur IUP
licence pro
redoublement au primaire
éducateur
DUT
pas de redoublemnet au coll. inférieur 3 ème
Tle géné ou techno
BTS
pas de désintérêt pour l'école
Tle pro agriculteurs
app. = trouver du travail
CAP
cadre supérieur le CFA ressemble à une école
prof. interm. Ouvriers le père a fait un app.
Employés
le père n'a pas fait d'app. MC
BT /BP/BM artisan, com. le CFA ne ressemble pas à une école
LP (<Tle pro) app. ° trouver du travail
Bacpro BEP
désintérêt pour l'école
pas de redoublement au primaire
snde ou 1ère
3ème
redoublement au coll.
en gras : origine scolaire
en italique souligné : diplôme prépraré
en italique : profession du père
L’analyse factorielle des correspondances est une méthode statistique qui permet de
combiner plusieurs variables. Schématiquement, elle se lit en fonction des couples
distance/proximité ou encore répulsion/attraction. Ainsi, le fait que le BTS soit à proximité
des terminales générale, technologique ou professionnelle indique que le recrutement en
terminale scolaire est caractéristique du profil des apprentis de BTS.
Le taux d’inertie de l’analyse est de 33,6 % et les variables « diplôme préparé » et
« profession du père » y sont incorporées au titre des variables supplémentaires.
Si l’orientation en apprentissage est de plus en plus vécue comme relevant d’un choix
personnel – 79,6 % des apprentis ligériens affirment que leur entrée en apprentissage
correspond à un choix personnel alors qu’ils n’étaient que 62,7 % en 1992 – les raisons qui
motivent ce choix diffèrent. On y retrouve la structure en triptyque de l’apprentissage : les
apprentis du supérieur sont davantage attirés par le mode de formation que par le métier en
lui-même ce qui traduit leur volonté de se professionnaliser, d’acquérir une expérience qu’ils
pourront valoriser sur le marché du travail. A contrario, les apprentis de niveau IV et plus
particulièrement les BP/BM choisissent un métier. Majoritairement inscrits en BP coiffure,
préparateur en pharmacie, boulangerie ou dans le bâtiment, ils se dirigent vers des métiers
pour lesquels l’apprentissage est une tradition. La formation de préparateur en pharmacie ne
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s’effectue d’ailleurs qu’en alternance. Moins préoccupés que leurs camarades par le salaire ou
leur insertion professionnelle, ils justifient leur choix par leur amour du métier.
Choix de l’apprentissage selon les niveaux de formation
En %
Autres
CAP BEP MC BP/BM Bac pro BTS sup
Attirance pour le métier choisi 88 % 89,7 % 94,8 % 93,9 % 83,1 % 79,5 % 78,9 %
Pour avoir un salaire 81,2 % 78,3 % 76,3 % 76,3 % 86,6 % 88,1 % 87,6 %
Attirance pour le mode de formation 62,5 % 73,5 % 70,1 % 74,5 % 79,8 % 92 % 93,8 %
Par désintérêt pour l’école 59,6 % 60,6 % 50,4 % 43 % 48,4 % 34,4 % 17,3 %
Pour trouver plus facilement du travail 52,4 % 56,1 % 51,9 % 53,2 % 70,3 % 81,7 % 83,4 %
Sur le conseil de l’orientation scolaire 14,6 % 10,8 % 15 % 11,7 % 8,2 % 5% 4,1 %
En raison de la proximité de l’employeur 13,3 % 12,3 % 3,7 % 11,2 % 7,3 % 6,6 % 4,9 %
Par décision des parents 4,7 % 3,7 % 2,2 % 2,8 % 2,2 % 2,6 % 1%
Se distingue, enfin, une troisième catégorie dont le « choix » de l’apprentissage apparaît
comme un choix contrarié. En rupture avec l’école, leur entrée en apprentissage s’effectue sur
les conseils de l’orientation scolaire, voire par décision des parents. C’est principalement dans
les CAP hôtellerie-restauration, métiers de la viande ou du bâtiment qu’ils sont orientés. 20 %
d’entre eux affirment même qu’ils auraient préféré travailler plutôt que de poursuivre leurs
études.
Laura Delavaud et Lætitia Poulain
Bibliographie :
- « 1995-2003. L’apprentissage aspiré par le haut », J-J. Arrighi et D. Brochier, Bref, Céreq, mars 2005.
- « L’apprentissage : une idée simple, des réalités diverses », J-J Arrighi et O. Joseph, Bref, Céreq, octobre
2005.
- « Apprentissage : une singulière métamorphose », G. Moreau, Formation Emploi, n°101, janvier-mars
2008.
- Le monde apprenti, G. Moreau, Paris, La Dispute, 2003.
- « Les apprentis dans les Pays de la Loire. Profils, trajectoires et insertion 1992-1996 », INSEE Pays de la
Loire, Dossier de référence études, n°12, décembre 1997.
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Des CFA ouverts au regard sociologique : enquête relative
à l’intégration des apprentis de niveau V en Pays de la Loire
Laurent Riot, sociologue au Céreq régional des Pays de la Loire, MSH Ange Guépin
Cette communication est tirée d’une recherche sur « l’apprentissage d’intégration »* :
l’expression renvoyant à l’encadrement social et professionnel des apprentis de niveau V,
population classique de l’apprentissage jusqu’à la fin des années 1980 et aujourd’hui en partie
laissée dans l’ombre des recherches sur l’apprentissage. Cette recherche s’est principalement
attachée à décrire la scène ordinaire de cet encadrement, les Centres de formation pour
apprentis (CFA).
Deux misions fondamentales de ces établissements ont été interrogées : la première est
l’intégration sociale de ces apprentis, dont une fraction est réputée « en difficultés » (scolaires
et sociales) ; la seconde mission est l’intégration de ces jeunes à un corps de métier au terme
de leur apprentissage (« intégration professionnelle »).
La démarche envisagée pour faire le point sur ces deux missions a visé à dévoiler de façon
critique les usages et les représentations ordinaires des personnels qui les accomplissent dans
les CFA : formateurs, directions d’établissement, « accompagnateurs sociaux », personnels
administratifs, surveillants… Pour cela, la recherche s’est appuyée sur une méthodologie
qualitative (l’ethnographie) qui a mobilisé ces personnels pendant environ huit mois dans trois
établissements ligériens.
Une enquête ethnographique dans trois CFA des Pays de la Loire
L’enquête ethnographique (ou d’observation directe) permet une objectivation lente d’un
espace social grâce à une implication directe et continue dans cet espace. Ce type d’enquête
repose sur l’observation d’activités in situ et sur le recoupement d’informations de sources
variées obtenues en fonction des relations tissées sur le terrain. Suivant cette démarche, les
matériaux exploités pour nourrir la réflexion sur les missions d’intégration des CFA ont
principalement été de trois ordres : observations directes des interactions entre formateurs et
apprentis de niveau V en atelier et en classe, dépouillement d’une vingtaine de dossiers
d’apprentis jugés « à problème » dans les CFA contactés, enfin, entretiens avec les
formateurs, les personnels de direction et les personnels administratifs à propos de ces cas et à
partir des observations réalisées en classe et en atelier (N= 30).
Un des points saillants de la recherche a porté sur la régulation à laquelle contribuent les CFA
pour maîtriser les tensions incessantes que vivent les apprentis entre les exigences scolaires de
la formation (qu’une bonne partie d’entre eux a cru fuir en choisissant l’apprentissage) et
celles de la profession (où ils sont entrés précocement et où ils doivent trouver leur place).
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Le traitement de « problèmes » de discipline au CFA est une facette importante de cette
régulation, cet aspect étant sujet à des interprétations variées. Les personnels d’établissement
sont en effet soucieux de maintenir un ordre scolaire au CFA (au moins pour afficher des
résultats honorables aux examens), mais ils disposent pour cela de moyens limités, les
entreprises ayant la responsabilité légale du contrat d’apprentissage pendant toute la durée de
la formation. De ce fait, les personnels de CFA ont une vision partagée entre deux nécessités
contradictoires : d’un côté, transmettre aux jeunes des contenus éducatifs comparables à ce
que peut proposer l’école (le lycée professionnel), de l’autre, prendre en compte le statut de
salariés de ces jeunes ainsi que leur réticence vis-à-vis de l’univers scolaire.
Ces dilemmes impliquent des divergences de vue au sein des CFA, notamment, entre
formateurs et personnels administratifs. Ainsi, les formateurs se montrent plus ou moins
disposés à considérer leur activité comme devant englober une part de discipline et de travail
social à l’égard des apprentis. Leur autorité est en effet directement éprouvée en classe et en
atelier et ils attendent de leur direction qu’elle les soutienne en « recadrant » des apprentis
manifestant de l’hostilité à l’égard de la formation (application de mesures disciplinaires). Les
ressources dont disposent les formateurs pour maintenir l’ordre en formation tiennent à leur
carrière (expériences antérieures, ancienneté sur le poste) et aux caractéristiques socio-
démographiques des sections d’apprentissage où ils exercent (tantôt favorables, tantôt
défavorables à des formes de collaboration avec des collègues).
Les directions, de leur côté, évitent que les problèmes de relations entre formateurs et
apprentis affectent leurs rapports avec les entreprises (risques que les mesures disciplinaires
aboutissent à de ruptures de contrat, ou à des manques à gagner financiers). Ainsi, elles
considèrent qu’une partie du travail des formateurs consiste à trouver des arrangements avec
les apprentis, une bonne part d’entre eux s’étant orientés vers l’apprentissage par
« désamour » de l’école.
Une autre catégorie d’agents intervient dans cette régulation des tensions pour le maintien de
l’ordre scolaire au CFA : les « accompagnateurs sociaux et professionnels »**. Ces
personnels apparaissent comme l’équivalent des Conseillers principaux d’éducation (CPE)
mais prennent en charge des dimensions plus larges qui sont liées aux relations de travail des
jeunes en entreprise. Ils interviennent au croisement des champs d’action des formateurs et
des directions d’établissement (en relation étroite avec les directions). Consistant à prendre à
part les jeunes et à tenter de résoudre chez eux certaines dimensions identifiées comme
problématiques, le travail de ces agents prend une forme invisible aux yeux des formateurs,
car il touche à des domaines que l’administration souhaite garder confidentielles (problèmes
familiaux, de justice, de santé, etc.). Par ailleurs, pour maintenir les jeunes dans la formation,
ce travail social implique des accords informels qui échappent partiellement aux formateurs.
L’identification de « problèmes » de discipline en formation et la mise en œuvre de moyens
pour répondre à ces problèmes – facettes de ce qu’on appelle l’« apprentissage d’intégration »
– dépendent ainsi directement des relations qu’ont entre elles ces catégories de personnels.
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Dans ce cadre, les négociations entre ces personnels varient selon l’ordre organisationnel des
CFA : présence ou non d’ « accompagnateurs sociaux », modes de recrutement des formateurs
issus du milieu professionnel et d’enseignement général, gestion par des formateurs ou
d’autres personnels de modules de formation individualisés, etc.
Notes :
* « Des CFA ouverts au regard sociologique. Enquête relative à l’intégration des apprentis de niveau
V en Pays de la Loire », rapport au Conseil régional des Pays de la Loire (juillet 2008).
** Plusieurs appellations existent pour désigner les fonctions auxquelles renvoie cette catégorie de
personnels au plan régional : « accompagnateurs sociaux et professionnels », « accompagnateurs
sociaux », « animateurs vie sociale » (identifiables dans 17 établissements ligériens sur 57).
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Être apprenti dans les Pays de la Loire
Bibliographie
Une sélection de documents disponibles au Carif-Oref des Pays de la Loire
OUVRAGES
L'apprentissage en France : enjeux et développement
Selon les objectifs du Plan national de cohésion sociale lancé en 2005, 500 000 apprentis seront formés d'ici
2010. Du fait de la décentralisation, les Régions ont désormais un rôle majeur dans ce dispositif. Aussi cet
ouvrage présente-t-il l'historique du dispositif, la législation en vigueur (et notamment les questions relatives
au financement), ainsi que des statistiques issues de différents ministères (Éducation nationale, Économie et
Emploi). Une bibliographie complète cette synthèse.
Centre Inffo. – Saint-Denis : CENTRE INFFO, 2008
Réf : R01405
Insertion des apprentis et des lycéens : publications académiques régionales 2005-2006
Résultats de l'enquête d'insertion réalisée en 2005 et 2006 auprès de jeunes sortant de formation
technologique et professionnelle en lycée et en Centre de formation d'apprentis (CFA) et n'ayant pas poursuivi
d'études. Les résultats sont présentés par académie.
Direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance. – Paris : MINISTÈRE ENSEIGNEMENT
SUPÉRIEUR RECHERCHE, 2008. – n. p.
Réf : R01292
L'apprentissage : du financement à la mise en œuvre
Ouvrage synthétique sur la législation relative à l'apprentissage se présentant comme un guide pratique à
l'usage des acteurs de l'apprentissage. Toutes les thématiques y sont abordées : principes généraux, aides
accordées aux entreprises, conclusion du contrat, statut de l'apprenti, rôle du maître d'apprentissage,
déroulement du contrat, calcul de déclaration, statut du centre de formation d'apprentis… Des adresses utiles et
des sites de référence sur le sujet complètent le document.
Centre Inffo. - Paris : CENTRE INFFO, 2008. – 82 p. - (Vademecum des fiches pratiques du Centre Inffo)
Réf : R01339
Guide de l'apprenti
Édition actualisée du guide destiné aux jeunes pour tout savoir avant d'entrer en apprentissage, avec à l'appui
des conseils pratiques et des adresses de sites Internet. L'actualité juridique est reprise dans cette édition, que
ce soit pour l'apprentissage junior ou pour les règles relatives à la rémunération des apprentis.
Ministère travail emploi formation professionnelle. - Paris : MINISTÈRE TRAVAIL EMPLOI FORMATION
PROFESSIONNELLE, 2007. – 205 p. - (Les indispensables jeunes)
Réf : R00594
L'école vers l'emploi ?
La relation entre l'école et l'emploi ne va pas de soi en France. Elle est marquée par des disjonctions que l'on
peut qualifier de culturelles, par des fluctuations économiques et par le fort taux de chômage qui restreint
l'accès à l'emploi, notamment des jeunes. D'autre part, les inégalités sociales ont des répercussions majeures
en termes de représentations et d'attentes par rapport à l'école ainsi qu'en matière d'orientation. Ce document
propose des pistes de réflexion pour essayer de répondre aux questions chroniques que se posent enseignants,
parents et jeunes : Quelle est la fonction de l'école ? L'école sert-elle à préparer les enfants à entrer dans la
culture et/ou doit-elle préparer à l'emploi ? L'offre éducative est-elle adaptée à l'insertion sociale des enfants
les plus pauvres ? Comment faire cesser les discriminations à l'embauche ? Enfin, tandis que le temps d'études
s'allonge pour certains et raccourcit pour d'autres, selon quelles temporalités préparer les jeunes à l'entrée
dans la vie active ?
Collectif d'auteurs. – Paris : CNDP, 2006. – 208 p. - (Diversité ville école intégration, n° 146, septembre 2006)
Réf : R00196
Les contrats d'objectifs et de moyens conclus en 2005 entre l'État et les Régions en vue
de développer, valoriser et moderniser l'apprentissage
Avec un taux d'insertion dans l'emploi compris entre 70 et 90 %, l'apprentissage est une réponse adaptée aux
besoins de main-d'œuvre croissants des entreprises. Afin de valoriser le statut de l'apprenti, améliorer les
conditions de formation, inciter les entreprises à recourir à ce mode de formation et augmenter les moyens
consacrés à l'apprentissage, des contrats d'objectifs et de moyens ont été conclus, en 2005, entre l'État et les
Régions. Plusieurs objectifs étaient visés : l'adaptation qualitative et quantitative de l'offre de formation, la
diversification des publics accédants, l'amélioration de la formation et des conditions de vie et d'étude des
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 72
apprentis et la promotion de l'apprentissage. Ce document présente les principes et les objectifs de ces contrats
ainsi que les engagements des Régions en la matière.
Conseil national de la formation professionnelle tout au long de la vie, DEVILLE Nathalie. - Paris : CNFPTLV,
2006. – 53 p. - (Les cahiers du CNFPTLV)
Réf : R00622
ÉTUDES
Les apprentis ligériens en 2006-2007 : enquête sociographique
Consulter la synthèse p.65-68
DELAVAUD Laura, POULAIN Laëtitia, MOREAU Gilles, ORANGE Sophie. – Nantes : Maison des sciences de
l'homme Ange Guépin ; Céreq Nantes ; Université de Nantes ; Centre nantais de sociologie, 2008. – 179 p.
Réf : E00120
Des CFA ouverts au regard sociologique : enquête relative à l’intégration des apprentis
de niveau V en Pays de la Loire
Consulter la synthèse p.69-71
RIOT Laurent, MOREAU Gilles. - Nantes : Céreq Nantes ; Maison des sciences de l'homme Ange Guépin ; Centre
nantais de sociologie ; Université de Nantes, 2008. – 157 p.
Réf : E00124
Edusarthe : 50 actions pour l'insertion des jeunes
L'inspection académique de la Sarthe publie cinquante fiches action réalisées, entre autres, par les centres
d'information et d'orientation et la Mission générale d'insertion, présentant des actions pour l'insertion des
jeunes. Quatre fiches concernent l'accompagnement et l'accueil des jeunes sortants sans solution, à différents
moments : avant la sortie du circuit scolaire, puis à la rentrée et plus tardivement dans l'année scolaire. Deux
fiches présentent la Mission générale d'insertion et l'animation départementale d'insertion de la Sarthe, qui
assurent respectivement conception, diffusion et mutualisation des outils de communication en direction des
jeunes et des partenaires et la liaison avec les partenaires extérieurs à l'Éducation nationale. Nombre de lieux
d'accueil sont décrits comme, par exemple, l'atelier pédagogique personnalisé, où les stagiaires bénéficient
d'une prestation spécifique d'apprentissage qui répond aux besoins d'individualisation de la formation ; l'atelier
relais qui accueille des jeunes qui ne trouvent plus place dans les dispositifs traditionnels compte tenu de leurs
difficultés comportementales ; le centre d'écoute et d'orientation des adolescents ; le centre d'information et
d'orientation, au nombre de cinq en Sarthe ; le centre de ressources insertion jeunes allophones ; les Maisons
de l'emploi ; les Missions locales et les PAIO. Des outils sont présentés : le contrat éducatif local qui permet à
l'enfant d'accéder à la culture et au sport ; le cursus adapté qui est un parcours original favorisant l'accès au
diplôme et à la qualification ; les démarches de recherche d'emploi qui proposent une méthode et un
accompagnement tout au long de la scolarité ; le dispositif d'éducation récurrente deuxième chance qui ouvre à
des personnes ayant quitté le système éducatif la possibilité de reprendre leurs études en formation initiale
dans l'Éducation nationale ; le Module de repréparation d'examen par alternance (Morea) qui permet à un élève
de repasser certaines épreuves du Bac après deux échecs ; la plate-forme d'accompagnement vers l'emploi ;
les pôles insertion. Différents services sont assurés comme, par exemple, le service social scolaire ; le suivi des
jeunes après la journée d'appel de préparation à la défense ; l'accompagnement éducatif d'un jeune bénéficiant
d'une mesure éducative prise par le ministère de la justice, dans le cadre de la Protection judiciaire de la
jeunesse ; le service académique de validation des acquis.
Inspection académique de Sarthe. - Le Mans : INSPECTION ACADÉMIQUE DE SARTHE, 2007. – 126 p.
Réf : E00090
L'apprentissage dans la zone d'emploi de Saint-Nazaire en 2006
Dans le bassin de Saint-Nazaire, en 2006, le nombre d'apprentis s'élève à 2 317, soit une progression de 11 %
depuis 2004 (Pays de la Loire : 30 590 apprentis). Plus de 26 % sont des femmes. Depuis 2004, la progression
des contrats féminins est de + 18 % et celle des contrats masculins de + 15 %. 40 % des diplômes préparés
sont de niveau bac ou plus. La part des jeunes femmes préparant ces types de diplômes est importante
(52,4 %) et augmente de + 4 % depuis 2004. Dans les formations préparées, les filières du bâtiment
concentrent à elles seules 23 % des entrées en 2006 (20 % dans la Pays de la Loire), soit une augmentation de
près de 40 % des entrées depuis 2004. Le nombre d'entrées en métallurgie croît également de près de 40 %
depuis 2004. L'électricité régresse de près de 3 %, l'hôtellerie-restauration de 1,6 % et la mécanique de 1,3 %.
Peu de diversité dans le choix des femmes : 70 % d'entre elles signent un contrat d'apprentissage dans le
commerce ou les soins aux personnes, alors que 70 % des hommes se répartissent dans six filières. En 2006,
les entreprises du bâtiment ont recruté plus du tiers des apprentis. Les employeurs du commerce concentrent
environ 20 % des apprentis. Les entreprises industrielles forment près du quart des apprentis. Plus du tiers des
apprentis ont contractualisé avec une entreprise de la Carene, mais l'apprentissage ne représente que 2 % de
l'emploi salarié. La communauté d'agglomération de Cap atlantique concentre le quart des effectifs,
l'apprentissage représente 4,3 % de l'emploi salarié. Dans les communautés de communes du Sud-Loire, le
poids de l'apprentissage est de plus de 11 %. Plus de 9 apprentis sur 10 des entreprises du bassin d'emploi de
Saint-Nazaire sont formés en Loire-Atlantique et 6 sur 10 précisément dans le bassin d'emploi de Saint-Nazaire.
Les Centres de formation d'apprentis (CFA) du bassin d'emploi de Saint-Nazaire ont formé, en 2006, près de six
jeunes sur dix. Les taux de rupture globale des contrats sont de 21 %, soit 288 abandons sur 1 380 contrats
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 73
signés. 27 % des contrats rompus le sont durant la période d'essai de deux mois. Les services arrivent en tête
avec plus de 28 % d'abandons. Dans ce secteur, celui de l'hôtellerie-restauration présente 43 % d'abandons,
dont 24 % durant la période d'essai. On comptabilise 22 % d'abandons dans le commerce, dont 21 % durant la
période d'essai et 20 % dans la construction. L'industrie présente le taux de rupture le plus faible : 16 %, mais
45 % des abandons ont lieu pendant la période d'essai.
Délégation au développement de la région nazairienne. - Saint-Nazaire : DÉLÉGATION AU DÉVELOPPEMENT DE
LA RÉGION NAZAIRIENNE, 2007. – 8 p.
Réf : E00074
Edusarthe. Éducation, économie, emploi : rapprocher l'éducation et l'économie
L'Inspection académique de la Sarthe publie un dossier sur vingt ans de partenariat entre l'école et l'entreprise.
Il présente les dispositifs conçus pour les élèves et pour les professeurs. La première convention cadre
académique relative au partenariat école entreprise a été signée en mars 1995. Dès cette année, l'académie
crée huit Pôles de ressources et d'innovations technologiques. Puis, chaque année, le recteur et le président de
région, s'appuyant sur les études de l'Oref relatives aux vingt groupes formation emploi, publient une note
d'orientation sur l'offre de formation professionnelle initiale dans la région. Depuis 1994, l'association
FormaSarthe facilite le rapprochement entre l'éducation et l'économie. En juin 2000 : une convention organise
des stages de professeurs, de conseillers d'orientation psychologues et de personnels d'encadrement dans les
entreprises : de 2001 à 2007, on compte 95 stagiaires pour 760 journées-stagiaires. En 2005, une convention
départementale est signée pour l'égalité des chances entre les filles et les garçons, les hommes et les femmes
dans le système éducatif. En 2007, le bassin Sarthe-sud comprend trois plateformes d'accompagnement vers
l’emploi. Plusieurs dispositifs contribuent à l'information et l'orientation des jeunes : les forums FormaSarthe,
les visites d'entreprises, des stages de découvertes en entreprise et chez des artisans, les Olympiades des
métiers et des opérations comme "Un jour, un jeune, une entreprise" qui permettent à des jeunes de découvrir
un chantier ou de partager la journée d'un chef d'entreprise, par exemple. Enfin, l'option Découverte
professionnelle pour les élèves de 3e, depuis la rentrée scolaire 2005, élargit et complète la connaissance des
métiers, des milieux professionnels et de l'environnement économique et social. Les échanges de savoirs se
développent depuis près de quinze ans entre les entreprises et les établissements de formation et plusieurs
dispositifs départementaux contribuent à la formation des professeurs et personnels éducatifs en matière
d'évolutions de l'environnement économique et social.
Inspection académique de Sarthe. - Le Mans : INSPECTION ACADÉMIQUE DE SARTHE, 2007. – 66 p. -
(Références : des informations techniques pour agir)
Réf : E00093
À vous de jouer ! Quelles perspectives pour les jeunes dans les Pays de la Loire ?
Le Conseil économique et social des Pays de la Loire (CESR) a réalisé, en 2006, une étude sur les perspectives
pour les jeunes dans la région, à partir de sept analyses thématiques, dont l'autonomie, la culture,
l'engagement, l'orientation. L'importance de l'apprentissage dans les Pays de la Loire (30 000 apprentis) fait
qu'à 17 ans, 14 % des jeunes sont entrés dans la vie active (moyenne nationale : 10 %). 62 % des jeunes
actifs ligériens sont des apprentis (moyenne nationale : 48 %). Entre 19 et 20 ans, 25 % d'entre eux sont au
chômage. Pour les 20-24 ans, la moitié des jeunes de 21-22 ans sont entrés dans la vie active. Ce n'est qu'à 23
ans que le nombre d'emplois stables dépasse celui des emplois temporaires. Pour plus de 90 % des jeunes de
25 ans, la fin des études a eu lieu. À 27 ans, les femmes connaissent le taux d'activité maximum, 87 %
travaillent ou recherchent un emploi. 11 % des jeunes de 16 à 25 ans n'ont aucun diplôme, soit 50 000 jeunes.
Les apprentis sont confrontés tôt à des conditions de vie exigeantes. Aux contraintes matérielles et financières
(logement, transport, restauration), s'ajoutent des difficultés personnelles (manque d'accompagnement social,
difficultés d'intégration, conditions de travail). Pour les étudiants, le logement est souvent difficile : le Centre
régional des œuvres universitaires et scolaires (Crous) gère 7 000 logements et moins de 7 % des étudiants y
sont logés. L'objectif est d'y loger, dans 10 ans, 10 % des étudiants. Durant leurs deux premières années, 4
étudiants sur 10 décrochent, sans validation. Le budget moyen étudiant est de 284 euros, sans aides au
logement. 18 % des résidents en Foyers de jeunes travailleurs (FJT) sont des scolaires ou des étudiants. Les
jeunes 18-30 ans sont 17 000 à bénéficier des minima sociaux sur 142 000 ligériens bénéficiaires. Six ateliers
d'audition ont été organisés dans la région afin de recueillir les préoccupations des jeunes. Celles-ci portent sur
l'emploi, le logement et la mobilité. Le niveau de ressources des jeunes détermine leurs conditions de vie. À cet
égard, la question d'un RMI pour les jeunes de 18 à 25 ans se pose parce qu'ils apparaissent comme les plus
fragilisés. En conséquence, le CESR émet des préconisations portant sur différents secteurs : le logement, dont
il faudrait adapter le coût à la solvabilité des jeunes ; la mobilité, à faciliter, car c'est un atout déterminant pour
l'emploi et la réorientation de l'effort public de la politique de la ville sur l'humain. Afin que chaque jeune puisse
construire son avenir, le CESR préconise un rapprochement entre l'école et l'entreprise, une élévation du niveau
de culture générale, l'accroissement des compétences transversales, de l'autonomie et des capacités de travail
personnel, la lutte contre l'illettrisme et la possibilité pour chaque jeune de poursuivre ses études aussi loin qu'il
le souhaite, quelles que soient ses origines familiales, géographiques ou culturelles. Côté orientation, le CESR
recommande la formation des professeurs à l'entreprise et à l'éducation à l'orientation, la modernisation de
l'organisation des services de l'orientation, une meilleure lisibilité des perspectives de chaque filière et la
possibilité de donner une seconde chance aux jeunes en grande difficulté.
CESR Pays de la Loire. - Nantes : CESR PAYS DE LA LOIRE, 2007. – 578 p.
Consulter la présentation de l'étude sur le site du CESR.
http://cesr.paysdelaloire.fr/?id=4831
Réf : E00048
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 74
Edusarthe : repères pour l'orientation
En Sarthe, l'évolution de l'orientation après la sixième, de 1986 à 2006, montre un maintien du passage en
cinquième au-dessus de 90 % (garçons : 90,5 % ; filles : 95,1 %). Le passage en quatrième se maintient à
près de 95 %. Il a gagné 17 points depuis 12 ans. Dans les deux cas, les écarts entre les collèges sont
importants. Après la troisième générale, on constate une baisse de deux points du passage en seconde
générale et une hausse de près d'un point de l'orientation en seconde professionnelle. Les différences entre
établissements sont grandes quant au passage en seconde générale ou technologique (mini : 29,5 % ; maxi :
87,9 %) et entre garçons (54,4 %) et filles (62,1 %). Le taux de redoublement, inférieur à 5 %, est un des plus
faibles constatés depuis le début des années 1980. La Sarthe se situe, fin 2006, à 3,7 % en dessous de
l'académie et de la France (60 % pour les deux) pour le passage en seconde générale ou technologique. En
2006, le passage en première est en hausse, plus de 80 % (plus de 75 % en 2004). Le nombre total de
bacheliers a doublé en Sarthe entre 1985 et 1994 (de 2 129 à 4 523). En 2006, l'orientation en Lycée
professionnel (LP) vers un CAP est choisie par 31 % des troisièmes SEGPA-EREA (Section d'enseignement
général et professionnel adapté - Établissement régional d'enseignement adapté) (20 % en 2000 et 4 % en
1997). 47,7 % des filles de troisième SEGPA-EREA choisissent le LP pour 22,2 % de garçons. Ceux-ci
choisissent davantage l'apprentissage, 36,8 %, que les filles, 15,9 %. Les garçons représentent 73 % du total
des élèves scolarisés en troisième préparatoire à la voie professionnelle (3PVP). 76 % des élèves de 3PVP
poursuivent leurs études en LP (seconde pro-CAP), dont 75 % des garçons et 78,5 % des filles. Un élève sur
sept entre en apprentissage, dont 8 % des filles et 16 % des garçons. Après le BEP, 57 % des élèves
poursuivent en première ou en mention ou formation complémentaire en 1 an. Un jeune sur deux trouve une
solution positive après le pôle insertion (dispositif accueillant des jeunes de plus de 16 ans sans solution à la
rentrée ou en cours d'année). Trois mois après leur sortie, les 322 jeunes passés par un pôle insertion sarthois,
en 2005-2006, sont dans les situations suivantes : 1 sur 7 a signé un contrat d'apprentissage (1 sur 9 en 2005,
1 sur 7 en 2004) ; 1 sur 4 est admis en seconde professionnelle ou CAP de LP (1 sur 4 en 2005, 1 sur 14 en
1998) ; 1 sur 7 a trouvé un emploi (1 sur 10 en 2005, 1 sur 9 en 2004) ; 48 % des jeunes scolarisés en pôle
insertion n'ont pas de situation stabilisée au moment de l'enquête.
Inspection académique de Sarthe. - Le Mans : INSPECTION ACADÉMIQUE DE SARTHE, 2006. – 186 p.
Consulter l'étude sur le site de l'Inspection académique de la Sarthe.
http://www.ac-nantes.fr:8080/ia72/edusarthe/index.php
Réf : E00053
Observatoire de l'insertion professionnelle en Pays de la Loire
Au 1er février 2005, sept mois après la fin de leur formation, 77 % des jeunes sortant d'apprentissage ont
trouvé un emploi, dont 5 % en contrat aidé. Parmi eux, les apprentis de niveau V représentent 42,5 % des
sortants, ceux de niveau IV, 35 % et ceux de niveau III et plus, 18 %. Les filles représentent 32 % des
sortants, parmi elles, 21 % sont de niveau III et plus (garçons : 17 %), 39 % de niveau IV (garçons : 33 %).
Le taux et le statut de l'emploi sont fortement liés au diplôme. 62 % des apprentis sont issus des formations du
secteur de la production, dont 92 % de garçons. Les 6 % de filles sont pour presque un tiers dans
l'agroalimentaire, alimentation cuisine. À niveau de diplôme égal, le taux d'emploi est meilleur après une
formation dans la production (80 %) qu'après une formation dans le tertiaire (73 %). 44 % des garçons issus
du secteur de la production sont en CDI contre 27 % des filles. L'intérim est aussi une modalité d'insertion plus
importante pour les garçons : 12 % contre 5 % des filles. À l'issue d'une formation tertiaire, 48 % des garçons
ont trouvé un emploi stable contre 39 % des filles, 7 % trouvent des missions d'intérim contre 4 % de filles.
Les filles ont les meilleurs taux d'insertion après les DECF-DESCF (96 %), le BP Santé (91 %) et les BTS
Comptabilité gestion (95 %). Les garçons obtiennent les meilleurs taux après un BP Construction du bâtiment
(97 %), un Bac pro Mécanique générale et d'usinage (96 %) et après un BP Travail du bois et de l'ameublement
(95 %).
Rectorat de l'académie de Nantes, CARIF-OREF Pays de la Loire. - Nantes : CARIF-OREF PAYS DE LA LOIRE,
2006. – 34 p.
Réf : E818
Les dispositifs de formation en alternance : zone d'emploi de Saint-Nazaire
Dans la zone d'emploi de Saint-Nazaire, en 2004, les entrées en apprentissage présentent un solde positif de
+ 6 % par rapport à 2003. Tout en décroissant, les effectifs en niveau V représentent 62 % des apprentis.
L'augmentation des effectifs se fait surtout au profit des formations de niveaux IV et plus. Les femmes ne
représentent qu'un peu plus du quart des effectifs. Elles sont peu nombreuses au niveau V, 24 %, mais 34 %
au niveau IV et 32 % aux niveaux supérieurs. Les flux d'entrée en formation hôtellerie-restauration diminuent
de - 25 % depuis 2001 et en commerce de - 15 %. La filière agroalimentaire, en repli cette année de -13 %,
présente une évolution positive de + 3 % depuis 2001. Le secteur cumulé du bâtiment, des travaux publics et
de la construction est toujours le secteur prépondérant de formation, mais perd 1 % depuis 2001. Quant aux
filières industrielles, les effectifs en électricité-électronique augmentent de + 59 % sur la période 2001-2004
tandis que ceux en mécanique-productique et en métallurgie diminuent de - 20 %. En 2004, les employeurs du
bâtiment signent près de 4 contrats sur 10, principalement pour des diplômes de niveau V. Les formations
supérieures sont peu nombreuses (2 %). Dans l'industrie, les niveaux Bac+ représentent 17 % des contrats
signés. Les employeurs du commerce ont réalisé à peine 20 % des contrats d'embauche dont 13 % se
rapportent à une formation supérieure. Dans l'hôtellerie-restauration, 9 contrats sur 10 sont signés pour des
CAP ou BEP. En 2004, on compte 2 082 apprentis, formés dans 43 centres de formation par apprentissage
(CFA), dont 8 sont situés localement. Ces derniers forment 45 % de l'ensemble des apprentis, soit 942
personnes. Le nombre de contrats en alternance chute en 2004 : - 8 % pour les contrats en qualification, -
47 % pour les contrats d'adaptation. Les contrats d'orientation (une dizaine en 2004) sont marginaux. Les
jeunes filles représentent 41 % des effectifs. Les jeunes de niveau CAP-BEP ou moins représentent 44 % des
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 75
contrats signés. Trois quarts des contrats sont signés par des entreprises de moins de 50 salariés. C'est en
adaptation que les abandons sont les plus nombreux, de 1 % en 2003 à 7 % en 2004.
Délégation au développement de la région nazairienne. - Saint-Nazaire : DÉLÉGATION AU DÉVELOPPEMENT DE
LA RÉGION NAZAIRIENNE, 2005. – 30 p.
Réf : E790
Illettrisme et CFA
Cette étude a pour objet d'identifier la manière dont les Centres de formation d'apprentis (CFA) ligériens
abordent la question de l'illettrisme : leur représentation, les réponses pédagogiques apportées, leurs attentes.
Elle a fait l'objet d'un état de lieux dans les CFA (entretiens exploratoires dans six CFA, entretiens avec six
entreprises, questionnaire envoyé aux 41 CFA accueillant des CAP) et d'un recensement de l'offre des
structures spécialisées en lutte contre l'illettrisme (visites ou entretiens avec les 26 Ateliers de formation de
base (AFB) de la région). Sur les 41 questionnaires envoyés, 26 ont été retournés. Les réponses portent sur
52 % de l'effectif total d'apprentis de niveau V en Pays de la Loire. Sur les 8 609 apprentis concernés par le
questionnaire, 1 740 sont déclarés comme profil 1 - apprenti ayant des difficultés ponctuelles sur les savoirs de
base et demandant une attention particulière à certains moments du parcours de formation - (soit 20 % de
l'effectif total) et 1 111 sont déclarés comme profil 2 - apprenti ayant des difficultés fréquentes sur les savoirs
de base et demandant une attention particulière tout au long de son parcours de formation - (soit 13 % de
l'effectif total). Les secteurs professionnels les plus touchés par les difficultés sur les savoirs de base sont le
bâtiment, l'agriculture, la restauration, la vente et l'automobile. D'après les CFA rencontrés, le nombre
d'apprentis en difficultés est constant. Mais les CFA n'appréhendent pas facilement l'illettrisme qu'ils englobent
dans la notion de "difficultés". Tous les CFA réalisent un ou plusieurs repérages des apprentis en difficultés : 13
(sur 26) avant la signature du contrat, 19 à l'entrée en formation et 16 tout au long du parcours au CFA. Un
apprenti de profil 1 passe 95 % de son temps de présence au CFA en groupe-classe (64 % pour un profil 2) et
5 % en groupes à effectifs réduits (32 % pour un profil 2). Pour la majorité des CFA, la seule évaluation
objective de la prise en charge des difficultés est l'évaluation finale de l'examen du CAP, au travers des
résultats. Les principaux problèmes évoqués par les CFA pour la prise en charge des apprentis en difficultés
sont le manque d'outils adaptés, l'organisation des formations, le manque de formation des maîtres
d'apprentissage face à ce public, la définition exacte des difficultés. La majorité des CFA sont favorables à
l'amélioration de la prise en charge des apprentis en difficultés sur les compétences de base. L'objectif final
pour les CFA est d'être en mesure de proposer des séquences de formation de base. D'ailleurs, certains CFA ont
fait appel à des Ateliers de formation de base (AFB) pour leurs apprentis en difficulté. Compte tenu des
compétences et de l'expérience des AFB et de leur volonté de travailler avec le public apprenti, une meilleure
prise en charge des apprentis concernés par le problème de l'illettrisme pourrait être envisagée en utilisant la
complémentarité entre les CFA et les AFB. Des préconisations sont faites : informer et sensibiliser les CFA sur la
question de l'illettrisme ; positionner les apprentis sur les compétences de base, à leur entrée en
apprentissage ; intégrer des actions de formation de base dans l'offre de formation des CFA ; prendre en
compte l'alternance dans le processus de réacquisition des compétences de base ; développer un partenariat
avec les AFB ; que la Région pilote, coordonne le rapprochement entre les CFA et les AFB, construit avec les
SAIA les formations de formateurs et finance l'outil de positionnement/évaluation, l'introduction de séquences
de formation de base et les visites en entreprises.
Région des Pays de la Loire, DANET Isabelle. - Nantes : RÉGION DES PAYS DE LA LOIRE, 2005. – 97 p.
Réf : E777
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 76
ARTICLES
Le bâtiment peine toujours à trouver des bras
Plaquistes, coffreurs, maçons, couvreurs, charpentiers, chauffagistes et personnels d'encadrement
intermédiaire (chefs d'équipe, métreurs, dessinateurs…), tels sont les besoins en personnels recensés par la
Fédération française du bâtiment en Mayenne. La progression de l'activité et le départ en retraite de nombreux
actifs contribuent à mettre le marché sous tension. La formation des jeunes, notamment par l'apprentissage,
constitue la clé. Et la fréquentation du Centre de formation d'apprentis (CFA) de Laval donne des raisons
d'espérer en passant de 350 élèves en 2002 à 500 en 2008.
VALLEE Jean-François. - OUEST FRANCE, 15/04/2008
Apprentissage : un atelier pour aider les jeunes à faire le point
La Mission locale, l'ANPE et la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Cholet organisent des "ateliers
apprentissage". Prévus à partir du 19 septembre 2007, ces ateliers sont l'occasion de faire le point sur les
formations en alternance, obtenir des informations sur les secteurs d'activité… Ils se déroulent à Cholet, Saint-
Macaire-en-Mauges, Chemillé, Beaupréau, Saint-Florent-le-Vieil et Champtoceaux.
OUEST FRANCE, 17/09/2007
La CCI du Mans se dote d'un campus dédié à l'automobile
Accueillant 1 500 apprentis par an et 4 500 personnes en formation continue, le campus de la Californie,
au Mans, va être totalement restructuré. L'objectif étant de regrouper l'ensemble des formations dédiées à
l'automobile (auto, moto et camion) et d'en moderniser les équipements.
BASSI Olivier. - LES ECHOS, 13/09/2007. - p. 5
Plus de 1 000 apprentis de niveau bac ont été formés à l'Aforbat
Centre de formation spécifique au bâtiment et à l'ameublement, l'Aforbat de Vendée a, depuis sa création,
diplômé plus de 1 000 apprentis aux métiers du bâtiment (niveau IV).
OUEST FRANCE, 17/05/2007
Accéder au site de l'Aforbat Vendée.
http://www.aforbat-vendee.com
Un site pour consulter les offres d'apprentissage
Dans le cadre de la campagne d'information sur l'apprentissage lancée par la Permanence d'accueil,
d'information et d'orientation (PAIO) du Segréen et l'ANPE de Segré, un blog, présentant les offres en contrat
d'apprentissage est désormais consultable sur Internet : hautanjou-apprentissage.com. En outre, une rencontre
professionnels-jeunes est organisée le 23 mai 2007.
OUEST FRANCE, 08/05/2007
Accéder au blog sur l'apprentissage créé par la PAIO du Segréen.
http://www.hautanjou-apprentissage.com/
L'alternance est sous-utilisée dans le pays [de Châteaubriant]
Promouvoir l'apprentissage et l'alternance dans le pays de Châteaubriant et améliorer le taux de réussite de ces
filières, c'est l'objectif de l'ANPE et de la Mission locale. Outils de diversification de la formation, ces deux
alternatives sont peu utilisées. D'où la démarche lancée auprès des entreprises pour valoriser ces filières.
OUEST FRANCE, 13/04/2007
"Passerelle" réinsère les jeunes déscolarisés
"Vous avez entre 16 et 26 ans ? Vous résidez dans le territoire de la communauté de communes ? Vous êtes
sortis du système scolaire sans qualification précise et vous avez une vague idée du métier que vous voulez
exercer ? Vous êtes motivés pour apprendre un métier par alternance ?", interroge Jean-Claude Bazeau,
président de la PAIO de Sablé-sur-Sarthe. Alors, l'opération "passerelle pour l'apprentissage" s'adresse à vous.
La formule "permet de consolider un projet professionnel en bénéficiant de stages dans les entreprises",
poursuit Jean-Claude Bazeau. Elle prépare en définitif à l'apprentissage ou au contrat de professionnalisation.
Le principe est simple : 210 heures de formation au lycée Val-de-Sarthe, 180 heures en entreprise, avec le
soutien de différents partenaires : Chambre de commerce et d'industrie, communauté de communes, PAIO,
ANPE, club de développement. La prochaine session de formation rémunérée s'étalera du 22 mars au 29 juin
2007, pour 12 candidats.
OUEST FRANCE, 21/02/2007
La Région Pays de la Loire exclut tout soutien à des recrutements en CNE et limite au
minimum l'aide aux employeurs d'apprentis juniors
Le Conseil régional des Pays de la Loire a modifié, lors de sa session du 29 juin 2006, son règlement
d'attribution des aides régionales directement liées à la création d'emplois, afin d'exclure "un accompagnement
financier en faveur de la création d'emplois sous CNE" (Contrat nouvelles embauches). Le Conseil régional a
adopté également une modification du règlement d'attribution et de versement des aides aux employeurs
d'apprentis "afin de limiter les aides au minimum réglementaire pour l'apprentissage junior". Le nouveau
règlement précise que l'aide à l'embauche ne sera pas versée à l'employeur en cas "d'embauche d'un jeune de
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 77
15 ans n'ayant pas terminé, au 31 décembre de l'année en cours, son cursus de premier cycle de
l'enseignement secondaire".
SCHERER Diane. - AEF, n° 66665, 29/06/2006
Contact : Conseil régional des Pays de la Loire : service presse, Sophie Le Miller - Tél. 02 28 20 60 63 -
sophie.le.miller@paysdelaloire.fr
La Région des Pays de la Loire précise ses stratégies en matière d'éducation et de
formation
Pour élaborer son Schéma régional éducation formation 2007-2011 (SREF), le Conseil régional des Pays de la
Loire a installé une instance consultative, regroupant les divers acteurs de l'éducation et de la formation,
chargée d'alimenter la réflexion en vue de la rédaction du document final. À l'occasion de la seconde réunion de
cette instance, lundi 15 mai 2006 à Nantes, Jacques Auxiette, président de la Région, a présenté les grands
axes des travaux engagés pour l'occasion. Trois objectifs ont été définis : les parcours individualisés en
favorisant la continuité et la sécurité, le droit à la qualification différée et le développement de l'éducation
permanente. Parmi les réponses pratiques à ces objectifs, "nous insistons particulièrement sur la modularisation
de l'offre de formation, visant à rendre la formation accessible à tous", explique Patrick Cotrel, vice-président
du Conseil régional et président de la commission Formation professionnelle, apprentissage et politiques de
l'emploi.
LEPEYTRE Jérôme. - LE QUOTIDIEN DE LA FORMATION, n° 442, 17/05/2006
En savoir plus sur le site de la région des Pays de la Loire.
http://www.paysdelaloire.fr/conseil_regional/politiques_publiques/formation_apprentissage/index.html
Une charte pour encourager l'apprentissage
Les apprentis sont majoritairement formés par les artisans. D'où l'idée de mettre en place une charte de
l'apprentissage qui inciterait les grandes entreprises à opter pour ce type de formation. Parmi les signataires,
des entreprises cotées en bourses, des banques… En Pays de la Loire, une quarantaine ont déjà signé la charte
de l'apprentissage et 40 autres vont le faire.
OUEST FRANCE, 11/04/2006
Le Cifam accueille les apprentis handicapés
Le Centre interprofessionnel de formation pour l'artisanat et les métiers (Cifam) permet d'apprendre par des
moyens différents car le handicap n'altère pas toutes les capacités. Le Conseil régional a instauré, en 1996, un
dispositif qui a favorisé l'intégration des apprentis en situation de handicap. Le Centre régional pour les enfants,
adultes inadaptés (Creai) en assure la coordination. Actuellement, sur les cinq départements de la région et
dans les quarante-deux centres de formations, 366 apprentis sont de jeunes handicapés.
OUEST FRANCE, 04/01/2006
L'insertion post-scolaire dans l'Académie de Nantes
Résultats de l'enquête sur l'Insertion professionnelle dans la vie active (IVA) 2005 menée par l'Académie de
Nantes sur l'entrée dans la vie active des sortants des lycées et des sortants d'apprentissage. Au 1er février
2005, 62 % des lycéens ne poursuivant pas d'études ont trouvé un emploi, contre 77 % chez les jeunes sortant
d'apprentissage. 57 % occupent un emploi salarié (72 % pour les sortants d'apprentissage) et 29 % sont en
recherche d'emploi (18 % pour les sortants d'apprentissage).
CARIF-OREF Pays de la Loire, LOMBARDINI Dominique. - TRAIT D'UNION, n° 181, 01/01/2006. - pp. 4-5
Consulter l'article sur le site du Carif-Oref des Pays de la Loire.
http://www.cariforef-pdl.org/telechargement/ficTelecharge_1/documentation/TU176.pdf
Les effectifs du centre de formation de la CCI ont doublé en dix ans : Eurespace accueille
1 215 apprentis
Eurespace Formation, le centre de formation des apprentis de la Chambre de commerce et d'industrie du
Choletais, a le vent en poupe. Il accueille 1 215 apprentis du CAP au BTS, soit deux fois plus qu'il y a dix ans.
OUEST FRANCE, 10/12/2005
Consulter la fiche de l'organisme de formation sur le site du Carif-Oref des Pays de la Loire.
http://www.cariforef-pdl.org/consultationOrg/detailsOrga.asp?id=43&code=11361P&syndication=
Apprenti à 14 ans : une solution à l'échec scolaire ?
L'apprentissage dès 14-15 ans, sans les exigences du vrai contrat de travail ? Pour le gouvernement, c'est une
solution à l'échec scolaire. Pour les jeunes "préapprentis" boulangers du Mans, c'est déjà une réalité.
Témoignages.
ANGEVIN Patrick. - OUEST FRANCE, 01/12/2005
Les métiers de l'apprentissage en plein essor
Un bilan très positif a été dressé au cours du premier trimestre 2005 par Jean-Pierre Derian, le directeur du
Centre interprofessionnel de formation pour l'artisanat et les métiers (Cifam). Cette année, une hausse des
effectifs d'apprentis salariés dépassait les 10 % à la fin du mois de septembre. Un flux d'entrée de 1 200 jeunes
pour un total de près de 2 300 inscrits, la filière des métiers de l'apprentissage connaît un succès grandissant.
OUEST FRANCE, 07/11/2005
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 78
Le groupe Bel organise une formation en alternance
Un CAP Conducteur de machines automatisées de fabrication ou de conditionnement en agroalimentaire va être
mis en place avec l'École nationale des industries laitières de Poligny (Jura), par le biais d'un contrat
d'apprentissage. Et cela en partenariat avec l'agence ANPE de Laval et la mission locale. "Nous allons créer une
classe d'environ 25 jeunes (18 à 25 ans) de la région qui suivront la théorie à l'école dans le Jura (14
semaines) et la pratique (38 semaines) dans une de nos cinq usines à Évron, à Sablé-sur-Sarthe, à Cléry, dans
la Meuse, et à Dôle et Lons-le-Saunier, dans le Jura", indique Gérard Bozzetto, responsable des ressources
humaines au sein de l'entreprise Bel. Chaque usine prendrait donc cinq ou six jeunes déjà titulaires d'un CAP
pour les former. "Notre objectif est d'avoir du personnel qualifié en conduite de machines de façon à développer
et à renforcer l'employabilité de notre personnel". Au final, un diplôme valable pour toute l'industrie
agroalimentaire et validé par l'Éducation nationale sera remis au jeune qui pourra ensuite être embauché dans
n'importe quelle entreprise agroalimentaire.
OUEST FRANCE, 28/10/2005
Les Pays de la Loire ont signé leur contrat d'objectifs et de moyens en faveur de
l'apprentissage
Jacques Auxiette, président du Conseil régional a signé, jeudi 20 octobre 2005, un Contrat régional d'objectifs
et de moyens (Crom) pour la modernisation et le développement de l'apprentissage avec l'État, les chambres
consulaires, la Fédération régionale du bâtiment, la Fédération régionale des travaux publics, la Capeb des Pays
de la Loire, l'Union fédérale des Scop de l'Ouest, l'Union des industries et métiers de la métallurgie des Pays de
la Loire, et l'Agefiph. Le Crom prévoit plusieurs axes de modernisation et de développement de l'apprentissage
pour lesquels l'objectif, les actions, le financement et les indicateurs ont été précisés : adaptation qualitative et
quantitative de l'offre de formation ; amélioration du déroulement de l'apprentissage ; amélioration des
conditions de vie des apprentis ; accès des personnes handicapées à l'apprentissage ; préapprentissage et
public en difficulté ; accentuer la féminisation de l'apprentissage ; faciliter la reprise et la création d'entreprises.
DELAMER Béatrice. - LE QUOTIDIEN DE LA FORMATION, n° 308, 26/10/2005
Contacts : Conseil régional des Pays de la Loire : Sophie Le Miller - Tél. 02 28 20 60 63 -
sophie.le.miller@paysdelaloire.fr
Conseil régional des Pays de la Loire : Gwenola Huet - Tél. 02 28 20 60 65 - gwenola.huet@paysdelaloire.fr
Pays de la Loire : le budget formation met l'accent sur les premières qualifications
L'apprentissage se voit doté de 141 millions d'euros, en mettant l'accent sur la qualité plutôt que de créer de
nouveaux contrats. Parmi les mesures prises : la Région financera les manuels scolaires pour la deuxième
année d'apprentissage (ils le sont pour la première année depuis la rentrée 2004). La formation professionnelle
continue (87 millions d'euros) va opérer une simplification des dispositifs et territorialiser la politique régionale.
C'est le Programme territorialisé unique, doté de 18,55 millions d'euros, dont l'objectif est de fondre les
dispositifs d'aides à la formation existants.
DELAMER Béatrice. - LE QUOTIDIEN DE LA FORMATION, n° 173, 07/03/2005
Le public a échangé sur le thème des métiers manuels : Compagnons du devoir : un tour
et puis…
Les Compagnons du devoir (120 élèves à Nantes) ont accueilli des visiteurs en janvier 2005. Lors des
discussions, il a été question de l'avenir des métiers manuels et de l'après tour de France des artisans.
OUEST FRANCE, 01/02/2005
Accéder au site des Compagnons du devoir.
http://www.compagnons-du-devoir.com/
La Région mise sur ses jeunes
Si la Région des Pays de la Loire a été choisie pour accueillir la 38ème finale des Olympiades des métiers, ce
n'est pas un hasard. "Avec 28 000 apprentis répartis dans les cinq départements, la Région arrive en tête du
classement national en nombre d'apprentis par rapport à la population totale" assure Patrick Cotrel, le vice-
président du Conseil régional. "Cet événement est une étape essentielle pour le combat quotidien de notre
région en faveur de la qualification et de l'emploi pour tous" ajoute Jacques Auxiette, le président du Conseil
régional.
OUEST FRANCE, 18/01/2005
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 79
SITOGRAPHIE
Apprentissage.gouv.fr
Site développé par le ministère de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi.
http://www.apprentissage.gouv.fr
Haut-Anjou apprentissage
Blog sur l'apprentissage créé par la PAIO du Segréen et recensant les offres d’apprentissage dans le Segréen.
http://www.hautanjou-apprentissage.com/
Ministère du travail
Fiche de présentation du dispositif.
http://www.travail-solidarite.gouv.fr/informations-pratiques/fiches-pratiques/contrats-travail/contrat-
apprentissage.html
Centre de ressources documentaires du Carif-Oref des Pays de la Loire – octobre 2008 80
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