Alain et Jacqueline 4

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Alain et Jacqueline 4 Powered By Docstoc
					                    13 septembre 2006
                           SALINA


L  e petit déjeuner est vraiment un des meilleurs moments de
   la journée. En général, on essaie de savourer ces instants
   tant qu'on le peut et tant qu'on n'est pas bousculé par des
horaires trop matinaux (cf. 1ère nuit à Palerme). Aujourd'hui,
pain grillé, jambon, fromage, jus de fruits divers, fruits
variés – espèce de petit brugnon et pêche presque blanche dure
et très sucrée – raisin, biscuits fourrés à la confiture
typiquement siciliens… thé et café à volonté (bref, on
s'empiffre). Assez classique mais bien agréable pour commencer
la journée.

                 Ces îles sont le paradis des fleurs,
                 hibiscus    de    toutes    les    couleurs,
                 bougainvillées et l'on est mi-septembre. Le
                 printemps doit être féerique. Ce matin,
                 location d'un scooter, un 50 cc . A deux
                 j'aurais du prendre un 125. Un peu hésitant
                 au début, je m'y fais vite. On a une
                 sensation de liberté incroyable en roulant
                 doucement pour admirer le paysage, sentir au
                 passage un jasmin ou un figuier…    C'est du
                 pur bonheur. Nous voyons bien les autres
                 îles et on devine Stromboli au loin. La mer
                 est d'un beau bleu (marine ?), les figues de
                 barbarie jaune ou rouge, c'est beau. Nous
                 nous imaginons la douceur de passer un mois
                 ou plus dans une de ces belles maisons avec
                 une terrasse fleurie, abritée par des
                 canisses….

                 On part à l'aventure à 9 heures avec un
                 scooter rouge qu'on rendra demain matin
                 puisqu'on compte monter en fin de journée
                 sur le volcan Monte Fossa Delle Felci.
                 Location : 25 € + 5 € d'essence et 2
                 casques. Nous voilà partis pour Pollara,
                 mais la falaise est à l'ombre. Je ne sais
                 pas où j'ai lu qu'il fallait y venir le
                 matin pour la lumière ! (ya forcément une
                 erreur, vu qu'elle est orientée au couchant,
                 alors au levant, c'est plutôt à l'ombre…).
                 On rebrousse chemin et direction Santa
                 Marina de Salina et Lingua.

                  En scooter, on fait plus couleur locale,
même avec les casques qui sont devenus obligatoires depuis peu
(J'ai des oreilles de cocker ou quoi ? Ca rentre pas dans le
casque sans plier !). Ca n'empêche pas les Italiens de rouler
sans casque, en fumant ou en téléphonant, voire les deux. Les
plantes sentent bon, et on est bien collé l'un contre l'autre.
Arrêt au Capo Faro où on descend sur une belle plage de galets
noirs avec des falaises impressionnantes. On tourne autour du
phare prendre quelques photos, puis on va à Lingua pour une
promenade sur le port.

Il est midi : on s'attable chez Da Alfredo (renommé dans des
guides) où les granite sont très réputées. On en déguste une
aux figues de Barbarie (délicieuse - slurp) et on tente la
glace chocolat – stracciatella entre deux brioches (un peu
lourd, trop sucré, mais…) ; bien calés après ça, on va jusqu'à
la pointe de Lingua voir le phare et le joli petit lac. C'est
pittoresque. Les gens sont toujours sympas, accueillants et
pas agressifs ni peu rassurant comme à Palerme le 1er soir.
J'ai bien aimé l'ambiance de Lingua, un peu hors du temps,
hors touristes. Calme et sérénité. Dommage que l'on ne parle
pratiquement pas Italien, je me serais taillé de ces bavettes…


13h30 retour sur Santa Marina de Salina ; on reprend quelques
photos des ruelles au soleil avec leurs magnifiques jardins
fleuris. On trouve enfin une épicerie où on achète deux
chaussons farcis et une bouteille d'eau pour notre randonnée
de ce soir.
Retour à l'hôtel en scooter à petite vitesse pour savourer la
douceur de l'air. Le scooter c'est génial, on a une sensation
de liberté incroyable (un peu bruyant le 50cc quand même), et
puis ma nana qui me fait plein de bisous dans le cou, whaou…
Alain en profite pour me peloter sans vergogne! Il fait chaud,
on fait un petit plongeon à la piscine avec le Stromboli dans
l'axe. Tout simplement sublime.

Ensuite on se rééquipe pour le Trek au Monte Fossa delle Felci
(la fosse des fougères) 962 m, point culminant des Eoliennes.
On laisse le scooter au sanctuaire de la Madonna Del Terzito à
Valdichiesa où un papet nous fait la causette en sicilien. Je
pense qu'il nous fait comprendre qu'on est fada de monter à
cette heure avec cette chaleur. Ce en quoi il a raison. Je
confirme. Montée toujours aussi abrupte (c'est encore un
volcan) avec des marches taillées pour des géants, et en plein
soleil bien sûr.

Il fait très chaud : je rame. De l'autre côté, on aperçoit le
Monte Porri l'autre grand cône volcanique un peu moins haut.
La première partie – au soleil – ressemble un peu à l'Estérel
par   sa   végétation.  Ensuite   on   traverse  des   forêts
d'eucalyptus, de châtaigniers, de chênes et de pins. Comme on
est des marcheurs expérimentés – sic – on dédaigne la route
pour emprunter des raccourcis avec des escaliers aux dalles
énormes taillées dans le terrain. Les odeurs sont enivrantes
et dans les sous-bois l'air est un peu plus frais, mais la
brume nous empêche d'apercevoir clairement des îles voisines.
2 heures plus tard, nous atteignons le sommet perdu dans les
fougères. On est un peu frustré, nous attendant à une vue à
360°. Or, on ne voit que Filicudi et un peu Alicudi dans la
brume, les autres îles sont cachées par la végétation très
présente (le couchant sur ces deux îles valait la grimpette du
plus haut sommet des Eoliennes, aucun doute à avoir). On
pique-nique sur une table et des bancs installés là. Nous
sommes seuls, au calme. Après on descend sur un petit
promontoire admirer le coucher de soleil. Il y a du vent et il
fait presque froid. On finit de dîner avec la dégustation de
petits cakes (de Stromboli – la Sirenetta) et un peu de
Malvoisie (un vrai morceau d'anthologie ce digestif !). Il y a
dans la vie quelques moments inoubliables. Heureusement.

Descente entre chien et loup, puis sous les étoiles avec nos
lampes frontales. Comme je tombe deux fois dans les
raccourcis, on prend la route plus longue mais plus sûre pour
mes fesses. Et puis on peut admirer les étoiles, la masse
sombre de l'autre volcan, apprécier le chant des grillons..
oui, oui… Encore une fois, c'est magique, ce calme, les
lumières tout en bas au bord de la mer à Malfa et Rinella. Le
retour semble long : arrivée au scooter vers 21h30. Retour à
l'hôtel en flânant, (c'est la première fois que je conduis un
scoot la nuit) douche, rangement des valises. Décidément,
Salina nous plait : câpres, Malvoisie et sérénité...
14 septembre 2006
SALINA – LIPARI
B  ien dormi dans les bras de Morphée qui s'appelle aussi
   Malvoisie… Temps nuageux, mais toujours aussi chaud avec
   beaucoup de vent. Dernier petit déjeuner et direction
l'arrêt de bus.

On procède en plusieurs étapes. Je monte en scooter avec Alain
à l'arrêt avec nos deux sacs à dos, puis Alain redescend
chercher une par une les valises. Il a l'air de s'éclater
comme un fou, seul sur le scooter. Il doit néanmoins aller le
rendre (ouiiinnn !!! ). On reste 1 heure à attendre le bus (on
a raté de précédent de 10 minutes). Pas grave, on est bien.

Arrivée à Santa Marina à 10h30. Billets pour Lipari à Ustica
Lines. L'aliscafo est prévu pour 11h10, mais à cause du
mauvais temps rencontré après Palerme, il a plus d'une heure
de retard et il reste encore un grand moment à quai. La
traversée est heureusement rapide, les îles sont très proches.
Si on avait pris Siremar, on serait partis à l'heure. En
Sicile, les horaires, non capiamo !

On arrive à Lipari à 13 heures. Du port, on téléphone à
l'hôtel Arciduca**** où une hôtesse nous explique en français
qu'un minibus est prévu pour nous récupérer. L'hôtel où doit
rester 5 nuits est situé un peu plus haut. La chambre est plus
petite, mais c'est très luxueux, décoré dans un style plus
baroque que les précédents.

On sort découvrir Lipari – à Marina Corta – surtout pour
trouver de quoi se nourrir.       On s'arrête à Alta Marea:
restaurant donnant sur le port de tourisme:
     Bruschette à l'aubergine et tomates fraîches.
     Sandwich chaud aux tomates fraîches et séchées avec du
      fromage.
     Granite citron et pêche avec café = 18 €.

On voit tout un tas de touristes qui se précipitent à
l'embarcadère pour des excursions. Les guides préconisent aux
touristes de s'installer à Lipari (la plus grande de
l'archipel des Eoliennes) durant leur séjour aux îles et à
partir de là rayonner pour visiter les autres. Ca ne donne pas
envie (trop de monde) et pourtant nous n'avons pas visité
Filicudi, Alicudi ni Panarea et nous sommes des touristes…
C'est pourquoi ensuite nous flânons à la découverte des
différents magasins de céramiques colorées, bijoux en lave,
obsidienne ou hématite, vêtements, alimentation typique :
tomates séchées, vin, huile d'olive, confiture…. et œufs de
thon que je retrouve (ça me rappellera mon enfance) ; enfin
c'est Alain qui les trouve.

Visite de la citadelle avec l'église San Bartolo, saint patron
des îles éoliennes. Il fait toujours aussi chaud. Vers 14
heures les rues sont moins animées maintenant        que   les
vacanciers ont embarqué pour leurs excursions.

Alain achète des ficelles pour tenir ses lunettes, ce qui lui
évitera de mâchonner ses branches de lunettes chaque fois
qu'il prend une photo. Et Dieu sait s'il en prend. Retour à
l'hôtel – douche – bulle.

A la réception on demande les horaires des bateaux réguliers
pour Filicudi, parce qu'on estime que les excursions proposées
– 45 € par personne pour Alicudi et Filicudi – avec une
trentaine de personnes ressemblent à une arnaque. On va
essayer d'y aller avec les lignes normales et louer une barque
avec un pêcheur pour en faire le tour ce devrait être plus
sympa.

On sort dîner. Alain, qui a emporté trop de vêtements chauds,
s'achète une jolie chemise légère blanche et noire, qui lui va
à ravir (d'ailleurs il la garde sur lui) et moi deux bracelets
en hématite et obsidienne.

Dîner à la Trattoria Sfiziusa pour 43 € :
     Spaghetti alla Sfiziusa
     Gamberini Arrosto
     Costadelle Fritti
     Insalata mixte
     Insalata liparote
     Vin Salina Rosso Colosi

Pas de dessert puisqu'on avait acheté du raisin à un marchand
ambulant. Petit tour sur le port pour digérer… (Le raisin,
c'est dans la chambre, avec… notre Malvoisie).

				
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